conscience 3

du 27/05/1993 au 06/10/1993

Vocabulaire swahili :
saïdia : help me / saangapi inaondoka (gari): à quelle heure part (le bus) /
qui : nani / nini : quoi / unataka nini : qu’est-ce que tu veux ? / when : rini /
pâtes : tambi / compris : ume elewa / m’bani : maison (home) /
femme : mwana umke / chaise : kiti / lit : kitanda / payer : lipa / buy : nunua /
niamazi : ta gueule / gueguere : petits pois / jaribu : essayer / listen : sikeleza /
hear : maskia / understand : unaherewa /

27/05/93 :
Le périple reprend (enfin).
Ukerewe s’éloigne progressivement
pour entrer dans la mémoire.
Face à moi, à tribord,
Kiregi Island « l’île de pierre »
où vit une colonie de 200 pêcheurs.
Bientôt Mwanza
et le train pour Morogoro.

Nous voici dans le tant attendu train Tanzanien.
Au moins il part à l’heure.
En revanche, il roule (réellement) à la vitesse d’un homme qui court.
Vu la distance à parcourir, on peut redouter les crampes.

30/05/93 :
Tout va bien. La santé est optimale.
Nous sommes à Dar es Salaam (« Havre de paix »).
Pour mon bonheur, j’ai rencontré Hussein, qui m’a invité chez lui.
Aussi, nous visitons la capitale,
et le soir nous discutons longuement religion.
Il semble pressentir la juste voie,
et est de fait très intéressé.
Je devrai rester toute la semaine,
afin d’assister au mariage de son frère vendredi.

[Suivent des références bibliques]
2 Pierre 2 ; 3 : 14-16 / Ro 10 : 1-4 / Mat 7 : 12-23 / Mc 3 : 31-35 ; 7 : 6-8 /
Lc 20 : 9-19 / Jean 1 : 1-14 ; 6 : 28-71 /

Les Arabes fuirent, à Pamba et Zanzibar,
devant les Allemands qui stoppèrent l’esclavage.
Après la révolution en 1964
les Tanzaniens-Arabes de Zanzibar,
poussés par ceux de Tanzanie,
fuient par bateaux jusqu’à Doubaï et Abou Dhabi.
Dans ces endroits ils parlent Swaïhili.
Kis Swaïhili est un mot arabe.
Les Arabes et les Allemands ont rencontré le peuple des Shirazi sur Zanzibar.
Les Wazaramo sont une tribu africaine de Dar es Salaam.
Les Afro, les Wazaramo et les Shirazi étaient les premiers
à vivre dans la région de Dar es Salaam, et à connaître les Arabes.

Le lac Victoria
(nom donné par Spike, en référence à la reine)
s’appelait à l’origine : Nyanza « lake ».
Le « lac » (je sais pas comment on dit lac en Swaïhili) NYANZA.
Les Afrikains de la région de Mwanza s’appelaient les WASUKUMA. Les Sukuma.

Ezéchiel 14 : 14-23.

08/06/93 :
A Bagamoyo : la grande maison date de 1895,
et les blocs « pour esclaves » de 1888-89.
Buagamoyo = Bagamoyo.
De Moyo : coeur ,
et Baga : laisser tomber.
« Ménage ton coeur »,
retiens-le, contrôle-le.
Apaise-le.

Vu sur un bus : « Man is a walking civil war ».
et
« MTU NI UTU » : Human is Humanity.

Ophir : ville d’où Salomon tire beaucoup d’or.

Je pense que notre merde, pour des raisons physiologiques notoires inhérentes à sa nature, est depuis trop longtemps exclue systématiquement de notre société.
Réintégrons la merde, il y va de l’intérêt du corps de l’Etat.
Peut-être qu’on chie la valeur de viande-terre brute qu’il a fallu pour nous faire.

Génèse 19 et Juges 19 = même histoire….
Ephésiens 3 : 18.
Alors : longueur = profondeur ?

16/06/93 :
[Dans un petit hospice médical]
3ème ou 4ème nuit sans véritable sommeil;
je ne sais plus vraiment.
J’espère que la malaria a fui…
Putain, un bébé crie de douleur,
de peur, d’horreur,
tu comprends ce qu’il dit.
Toute la condition humaine jaillit de sa bouche.
Puis, il appelle sa mère.
L’homme préfère et s’en remet à sa mère,
par extension : à la terre,
au monde et à la vie qu’il porte.
D’instinct.
Que cherches-tu Seigneur ?
Tu le chasses des délices,
de la vie heureuse, paisible,
avec perte et fracas,
et tu voudrais qu’il te revienne ?

Monsieur,
ceci est ce qu’on a coutume d’appeler
une lettre de motivations.
A votre avis : quelles sont-elles ?
Les mêmes que pour tout le monde,
bien entendu.
Tout d’abord : trouver un emploi.
Pourquoi ?
Pour gagner de l’argent
et ne pas être inactif.
De l’argent pour me nourrir, me vêtir, avoir un toit;
en bref : vivre décemment,
comme un humain dit « civilisé »
et…libre.
Ne pas être inactif,
car l’oisiveté (mène souvent aux mauvaises actions)
est une des principales causes de chute pour l’homme.

Voici donc mes motivations premières et véritables.
Il eut été possible d’emprunter la voie habituelle,
qui passe outre (ces préoccupations strictement matérielles)
mais j’attache une grande importance à l’honnêteté, à la franchise.
Ceci étant dit,
il reste qu’étant passionné par les différentes formes de communication que comporte la pub, et ayant de fait suivi une instruction adéquate….

A = noir E = blanc I = rouge O = bleu U = vert

Suis les étoiles, Frère
Jusqu’à te perdre
Perdre quoi d’ailleurs ?
Corps de douleur, coeur de mort.

Ayant beaucoup combattu des énergumènes facistes généralement handicapés intellectuellement, je klaxonne leur motards nuisibles, offrant pour quelques rares sionistes, tout un véritable wagon xénophobe.
Conclusion ? Méfions-nous des yougoslaves zélés.

Un An cosmik = 31557600 secondes
un jour = 86400 secondes

Jean 16:7 ; 14:16 / Isaïe 11:2.

Sixth century monk Dionysius wrote « The Mystical Theology ». Dionysius stood in debt to Plotinus of the 2nd century.
Erigena (later) translated Dionysius and among others, influenced Cardinal Nicholas of Cusa.
Voir les Mystiques de la Renaissance.

moja juma = 24 heures.

L’espoir :
inepte abîme évanescent,
débiteur d’une aurore
qui ne paraîtra jamais.

Profitant de ce qu’il semble m’être accordé une identité,
je tente un constat de cette existence.
Qu’est-ce que l’homme ?
Un être vivant qui s’habille;
essentiellement pour cacher ses organes génitaux.
Donc : un tube;
avec des dents à un bout
et des poils à l’autre.
Les mains ?
Plus facile pour porter la nourriture à l’entrée du tube.
Les pieds ?
Efficace pour aller chercher ladite nourriture,
quand elle est éloignée.
Bras et jambes permettant une plus grande amplitude des mains et pieds,
donc plus de bouffe.
Car le but du vivant est de bouffer.

Pensez-vous qu’un jour les humains,
tous ensemble,
sous l’effet d’un influx universel,
s’arrêteront,
pile là où ils se trouvent,
pour regarder autour d’eux
avec la même indulgence qu’en eux-mêmes ?
Réaliseront-ils qu’il est temps de brûler l’argent,
de partager ce qui ne nous sert pas.
Comprendront-ils l’ineptie de leur idole : le profit ?
Alors les gens sortiront des magasins
avec juste ce qu’il leur faut,
pas plus – pour quoi faire ?
L’entasser dans un coin ?
– Tout sera gratuit
et il y aura du travail pour tout ceux qui en voudront.
Mais pour l’instant
je préfère me taire.

[Lettre à Arnaud CLERC, jamais postée]
Salut à toi ARNO-KTURN
Enfin des nouvelles ! Il était temps. Mais tu sais, la Tanzanie est accaparente.
Bon, tu t’en doutes (sinon je serais déjà revenu) je prends mon pieds. Inutile de s’attarder, on en parlera entre 4 yeux.
Mais quand même : je vis et vois des choses délirantes. Pour te donner un début d’idée, imagine le Moyen-Age avec des voitures, des bus et parfois l’électricité.
Et encore : pas partout les voitures.

Oh ! Il y a quelque chose que je devrais pas te dire, mais je ne résiste pas à l’envie; c’est tellement ENÔRME. Je pense d’ailleurs que tu ne le croiras pas, et pourtant…
Voilà : il y a un endroit dans ce pays, peut-être d’autres, mais en tout cas je connais celui-ci, où…tiens-toi bien : 50 KILOGRAMMES (50 000 grammes) coûtent…non, tu vas pas le croire, mais tant pis : 50 kg = 40 Frs !!! 50 kilos pour 40 FRANCS !
Bien sûr : « A beau mentir qui vient de loin » mais viens ici et vois par toi-même; et perds tes dents, tes yeux, tes mains et un pieds.

Enfin bon, ceci est sans importance, ce qui compte c’est le voyage, et lui il est initiatique. Ce serait bien de t’en parler, mais si je commence ça n’arrêtera plus. Attendons d’être à nouveau réunis.

Sinon, comment vas-tu ?(ah enfin !) As-tu réussi tes examens ? Tu ne devrais pas tarder à être en vacances. J’espère que ça marche avec ta copine. Bon, c’est ton histoire.

A l’heure où je t’écris (25/06/93 vers 18h00)- donc 16h00 pour toi- je suis en train de tester ce qui semble être « le rhume béton » africain. J’ai déjà essayé la malaria. Alors CA c’est une sale maladie. Aïe ! ça fait vraiment mal. Penser qu’il y a des gens qui en meurent…Brrr….
Symptômes : quand elle arrive (car une fois qu’elle t’a été inoculée par sieur Moskito, elle se manifeste lentement, puis de plus en plus vite et douloureusement) tu dors, ou reste prostré sur ton lit (je te parle de la big attack, pas d’échantillon) ensuite, tu perds l’appétit (tu ne VEUX PLUS manger) donc tu t’affaiblis encore + (il faut se forcer à bouffer) puis tu deviens fébrile, la peau hyper sensible, tu ne supportes plus l’eau, puis la fièvre, la transpiration, et alors…la nuit venue : aïe aïe aïe les maux de tête, ami. La migraine. Aïe ! sans arrêt, boum, boum. Et mal au bas du dos et à toutes les jointures (coudes, genoux, poignets).
Voilà en gros les symptômes. SALE maladie.
Et pour ma part, j’ai eu une maus big costaud attack, car les cachets « hyper puissants » dont 6 suffisent pour une crise aiguë ( et c’est vrai, car c’était pas ma première) il m’en a fallu 12, plus du temps, et l’aide de Dieu bien sûr. Il est partout en ce voyage, applanissant mes voies, mais là encore je préfère ne pas te brouter.

Sinon je ne compte pas (sauf destin contraire) rentrer de sitôt en France, car dès que je serai rétabli, je dois aller chez un ami, au bord du lac Victoria (j’ai passé un mois sur une île véritablement paradisiaque dans le lac; il est véritablement IMMENSE. De nombreux endroits, on croirait l’océan, car à perte d’horizon on ne voit que de l’eau) où je devrais travailler un ou deux mois pour me refaire des sous (j’en ai encore beaucoup- la vie est si peu chère POUR UN EUROPEEN) puis j’aimerais me diriger, enfin, vers la Zambie.

Si tu croises mes parents, ne leur dis rien au sujet des maladies, j’attends d’être rétabli pour leur dire. Ca leur évitera des soucis.

Si tu continues de voir Fabienne, Lionel, Laurent et Yannick, dis-leur que je pense à eux. Pas tout le temps bien sûr, mais ça m’arrive, ahahah !!!

Bien entendu cette lettre sera probablement postée beucoup plus tard qu’elle n’est en train d’être écrite, mais qu’importe.

Travailles-tu toujours la musik ? Toujours pas de visite aux producers ? Ou peut-être que si, et qu’en l’espace de 3 mois tu es devenu une starrrrrrrr. Ou une stââââââr.

Bon écoute baby, il faut qu’on s’quitte maintenant. Pleure pas, tu sais c’que c’est, moi non plus. Faut qu’tout soit carré pour bien rouler.
SANTE AMOUR et SERENITE.

Nenda zako : casse-toi / araka : vite / mauvais : siomzuri / parceque : kwa sababu /
avant : kabla / après : bada / beaucoup : chache.

Le désir :
qui s’éveille aux sens comme le coq à l’aube,
dans un cri irrépressible et atavique.
Quand la pluie tombe
et qu’on est sous les toits,
c’est le désarroi qui nous rassure,
c’est l’angoisse qui nous exalte;
(et la solitude nous berce de l’écho de chaque goutte, exorcisme de nos larmes)
et dans le son de chaque goutte
distincte des autres
c’est l’écho de notre solitude que nous écoutons.
Je hais trop la Vie pour lui donner la mienne;
trop dégoutté de ce pseudo-partage
pour rendre la part qui m’a été échue.

LE CONSTAT
Ce qui va suivre est dur,
cruel, sans pitié, froid, subjectivement objectif;
c’est la vie.
La vie sur terre.
Un constat ?
Pour qui, pour moi ?
Pour toi ?
Non.
UN constat de la vie.
Donc un constat pour rien.
Si ce n’est pour me soulager,
me libérer,
car je ne pourrai rien faire avant.

Je suis né…
qu’importe quand puisque je ne m’en souviens plus.
Boudin de sang coagulé,
amas de cellules carnées,
jailli d’un trou poilu qui avait,
9 mois auparavant,
provoqué l’érection d’un autre boudin de sang,
d’où, après moultes mouvements
épileptiquement convulsionnaires,
j’avais jailli pour moitié,
perdu dans une foule anonyme
(comme toutes les foules d’ailleurs).

Suite à ce mémorable événement,
dont les faits et raisons échappent toujours au principal intéressé,
je dus apprendre à marcher puis à parler.
Cet apprentissage d’activités primordiales pour mon existence
me reste également obscur.

« Quand donc êtes-vous apparu ? »
me dira le lecteur impatient.
Honnêtement je lui répondrai :
après quelques brêves et fortuites apparitions
aux alentours des 3ème et 4ème années,
je me décidai définitivement à faire mon entrée
sur la scène des vanités,
à l’âge de 5 ans.

5 ans !
On est pas vieux à 5 ans,
mais on sait déjà tout;
mais çà « on » se charge bien de « vous » le faire oublier.
L’instruction c’est l’EXtrusion.
En tout cas, à 5 ans tous les sens sont éveillés,
aptes à communiquer au moi ou à l’âme
(on en reparlera de ces deux là…)
les heureuses informations que peut lui offrir le monde.
Cela commence généralement par le vacarme assourdissant
d’une cour d’école
et les pleurs incessants et déstabilisants
des rejetons pas encore sevrés.

Puis on vous dit qu’« il FAUT » vous mettre en rang.
Bien sûr, vous ignorez ce qu’est un rang,
et comment on fait pour s’y mettre
(mais déjà vous commencez à soupçonner vos parents
de vous avoir poussé dans un piège).
C’est ainsi que vous commencez à énerver le « maître » ou la « maîtresse ».
Par la suite vous n’oublierez plus jamais ce que signifie se mettre en rang ou colonne, et cela pourra même servir aux individus mâles, de nombreuses, mais rapides, années plus tard (nous y viendrons…)

C’est alors l’entrée dans : la classe.
(Classe comme classeur, pour classer)
Très vite l’individu, mâle ou femelle, qui vous avait fait mettre en rang s’affirme comme le maître incontesté de l’endroit.
C’est d’ailleurs le titre qu’il s’attribue : « maître ».
Sa prise de pouvoir se fait à l’aide d’un volume sonore conséquent
(supérieur à celui que vous pourriez produire)
par des gestes à l’amplitude démesurée,
des mouvements saccadés de la main droite ou gauche
avec l’index tendu,
et force froncements de sourcils.
Après cette démonstration de force,
« l’être dominant », semblant satisfait de lui-même et de l’effet produit,
vous invite d’un ton plus doux, à vous asseoir.
Mais commençant à le connaître et à le comprendre,
vous devinez l’ordre sous les paroles doucereuses.
Alors vous vous asseyiez.
Et vous commencez à découvrir le monde autour de vous.
Du regard, vous parcourez les murs couverts de pictogrammes ineptes,
puis constatez que vous disposez pour vous seul,
outre la chaise sur laquelle vous êtes assis,
d’une table ou d’une portion de table;
et déjà s’insinue l’idée-notion de territorialité,
liée à celle souvent déjà acquise, de propriété.

Vous en êtes là de vos investigations
quand le maître se manifeste à nouveau
par un haussement de ton.
Par la convergence des regards
et la brusque et instinctive hausse de température
dont vous êtes l’objet,
vous comprenez rapidement
que c’est à vous qu’il s’adresse…

Vous levez alors vers lui un regard empli de crainte,
car vous savez déjà qu’il n’aime pas être contrarié.
Du coup, profitant de son statut et, fin psychologue,
remarquant que vous êtes déstabilisé,
le voilà qui se met à vous menacer de punition
(vous ignorez encore ce que c’est, mais devinez déjà l’ennemi)
de piquet (idem) et autre privation de récréation.
Ca aussi vous ignorez ce que c’est,
mais connaissant maintenant la tendance perverse de votre interlocuteur,
il vous apparait comme sûrement préférable de conserver
ce dont il prétend vouloir vous priver.
Puis après une désagréable minute
(généralement ce n’est pas long la 1ère fois)
jouant les bons princes, il vous notifie d’un
« ça passe pour cette fois ».

A noter que j’ai parlé de l’individu comme d’un homme,
mais c’est bien plus souvent de femme dont il s’agit.
Cependant le comportement est exactement le même,
avec juste une stridence supplémentaire dans l’expression vocale.

Puis une sonnerie retentit,
que d’emblée vous appréciez,
car elle a au moins le mérite de créer une diversion
dans l’atmosphère pesamment ennuyeuse que le maître est parvenu à instaurer. C’est alors que vous est révélé le sens de la salvatrice récréation.
Vous voilà de nouveau libre,
rendu à vous-même….

————

……car l’humour est tout ce qui reste à l’âme lucide
pour tenter d’éclairer les ténèbres de ce monde futile.

946 728 000 km : révolution de la Terre autour du Soleil.
vitesse de déplacement de la Terre : 30 km/seconde. 1 an : 31 557 600 secondes.
La vitesse de la Terre est 1/10 000 ème de la vitesse de la Lumière.

———–

Mais très vite on vous ramène sur Terre,
on vous rappelle à l’ordre.
Vous savez, l’ordre :
cette phase contraignante du désordre….
En effet, très tôt vous vous heurtez aux grilles
et à l’interdiction formelle de passer par dessus.
Commence alors la prise de répère dans ce nouvel univers,
qui pour hermétiquement clos n’en est pas moins grand,
il faut l’admettre;
mais vous n’êtes pas seul non plus
– loin s’en faut.

C’est alors que commence d’apparaître les personnalités.
Hélas retentit, plus stridente cette fois vous semble-t-il,
la sonnerie du retour en classe.

Ce qui se passera durant toute l’année
dans ces alcôves de la pré-éducation
a été en grande partie résumé précédemment.
A la fin de l’année,
les sujets à tendances extraverties
se verront qualifiés « d’éléments perturbateurs, indisciplinés »,
les plus courageux
(ceux qui auront osé répondre parfois au maître tout-puissant,
tâchant de lui rappeler par-là qu’il n’est qu’un vivant comme les autres,
bouffeur, chieur, dormeur)
se verront en prime taxés « d’insolence ».
C’est ainsi que commence, non l’éducation, mais la formation,
la modélisation selon les besoins de la société,
de ses futurs pions…
pardon : citoyens.

L’étape suivante
c’est l’entrée dans la « grande école ».
Très grave, le papa ou la maman,
parfois les deux,
vous y mènent avec force sermons et recommandations,
qui finissent de vous alarmer
quant à la conservation de votre liberté chérie.

D’emblée il vous faut bien admettre
qu’effectivement cette école est plus grande que la précédente.
La majorité des individus la peuplant, aussi, d’ailleurs.

Ainsi, d’ancien grand vous voici nouveau petit.
Changement radical.
Vite se faire une place dans la micro-société,
dans sa hiérarchie.
Pour cela : système infaillible,
trouver des plus petits
ou plus faibles psychologiquement,
et les impressionner fortement
par les récits fictifs de vos exploits antérieurs.
Ne pas hésiter au besoin à en « boxer » un ou deux,
histoire de bien se faire connaître et respecter.
Pas trop cependant,
sinon votre réputation vous vaudra d’affronter les « vrais durs »
et là, en plus du péril pour l’intégrité de votre visage,
vous risquez d’être destitué de votre trône chèrement acquis.

Par la suite, il vous suffira d’entretenir votre réputation,
toujours par des récits exaltant vos vertus,
et par quelques actions d’éclats.
Du genre : être le dernier à ne pas être prisonnier à la « déli-délo »
ou « casser la gueule » à un grand de CE1
(pas trop costaud ni trop brave, bien entendu).
Il peut être utile également d’avoir un ou deux « bons copains »
forts, dans la plus grande classe : le CM2.
C’est très dissuasif,
pour les « outsiders » qui voudraient bien vous « faire votre fête »,
vous « attaquer ».

Il n’est pas exclu d’intégrer une « bande »,
ou mieux : d’en former une.
Dans tous les cas,
s’assurer une place prépondérante et indiscutable,
notamment pour toute prise de décision
(aller « attaquer une autre bande » par exemple).
Une bande est une entité active,
formée en groupe d’individus,
dont le nombre peut varier
de un (ça s’est déjà vu)
à une dizaine de membres, tous unis
tant qu’il s’agit d’être vainqueurs.
Dans le cas contraire,
cohésion et solidarité prennent alors un sens tout relatif,
propre à chacun.

Bien entendu,
en tant que représentant mâle de l’espèce humaine,
je traite ici de problèmes strictement virils.
Les quilles à la vanille étant occupées à des discussions oisives,
des jeux de poupée, marelle et élastique,
sans intérêt pour tout guerrier
– gars en chocolat –
qui se respecte.

Toutes les informations précitées sont primordiales
pour tout « élément perturbateur
– voire subversif – »
qui très vite comprendra que l’intérêt de l’école
se résume aux récréations
de 10h30,
11h30 jusqu’à 13h30 – la plus longue et la plus importante –
ainsi que celle de 15h30.
Hors ces instants,
l’école s’avère être une fastideuse réductrice de liberté;
puisque, non contente de nous enfermer le jour,
elle nous donne du travail (devoirs et leçons)
pour occuper le temps où l’on échappe à son emprise.
Que de mercredi, samedi et dimanche usés
à faire et refaire des devoirs-exercices
qui ne m’ont jamais servi
à rien…

En 5 ans d’école primaire
j’ai appris
à lire,
écrire,
compter,
calculer des pourcentages.
Voilà,
c’est tout.
Le reste se résume à des vapeurs insipides
historico-géographico-biologico-manuelles.

Un exemple parmi tant d’autres,
que tout le monde reconnaîtra :
j’ai nommé le traumatisant problème
des baignoires et robinets qui fuient.
Honnêtement
si le problème se pose chez vous,
que faites-vous ?
Vous vous jetez sur un papier et un crayon
pour calculer la perte nette que le sinistre va occasionner,
ou plus prosaïquement,
vous décrochez le téléphone d’un geste las,
et d’une voix non moins lasse,
vous demandez un hypothétique rendez-vous au plombier ?
Les gens sincères répondront le second choix.
De toutes manières, les autres, honnêtes ou pas,
en viendront à la même solution,
après une migraine mathématique.
Car qui de nos jours est capable de résoudre ces stupides problèmes
de robinets qui fuient ?
Quelques instituteurs vicieux
et autres professeurs de maths à névrose obsessionnelle.
Soit; tout est dit !

Il y a aussi le problème des trains partant en sens inverse
à la même heure,
mais roulant à des vitesses différentes.
A quelle heure se croiseront-ils ?
Non mais, et ta soeur, elle connaît l’âge du troisième écrou de la chaudière ?
De toutes façons, avec la SNCF vous êtes tranquilles :
les deux trains seront en retard
et ça vous coûtera plus cher.

Si je puis apporter une critique constructive au mode d’éducation actuel,
je crois que, plutôt que chercher à tout prix à nous faire apprendre,
il faudrait essayer de nous faire comprendre,
et surtout nous expliquer
à quoi nous servent et nous serviront les choses que l’on apprend.
Le risque encouru sera d’intéresser l’élève-patient
qui pourra alors se montrer plus réceptif
au précieux savoir
diligemment inculqué.

05/07/93 :
Je suis fou;
dans ce pays d’exubérance contenue.
Contrée de chaleur,
de pulsions ataviques,
chimie fertile de mélanges.
Pays débrideur de sens.
Contrôle ton coeur
si tu veux survivre,
apaise ton âme,
ne réponds pas au cri de tes glandes,
résiste à l’autre
pour te préserver.

Russian theosoph : A. Kamensky; E. Pisareva, Besant, Scar, Ouspensky, Stranden.
Anna Unkovsky made studies connections entre color sound et nombre.

Des tombes du Néolithique déterrées en 1984 en Inde, in Vatagallu village in Raichur district of Karnataka. In Bellary, Raichur, Dharwad and Mysore prehistoric paitings.
Dr Dulary Qureshi découvre des inscriptions dans des grottes in Pitalkhora (90 km de Aurangebad) surround by thick jungle. D’après elle, les inscriptions découvertes dans les grottes de Chitya datent entre 250 av JC et 200 après JC. D’après elle, ce site pourrait être identifié avec Ptolemy’s Petrigala ou Pitangalya.

Au milieu de ces femmes
exemples d’altruisme,
vivant et agissant pour de stupides distants et ingrats mâles,
je suis bien.
Je me sens si bien, si léger, si libre.
J’ai l’impression, dans cette cuisine à ciel ouvert,
arbitrairement coincée entre deux murs,
d’être au vrai centre du monde;
dans le creuset éternel de l’univers.
Dans mon exaltation
j’en viens à penser que l’univers est femelle,
et parfois,
épars et improbables,
gravitent des petites pierres sèches et ineptes :
les hommes.

Revenu sur terre,
je m’échappe à nouveau
d’une certaine réalité convenue,
en suivant le flux des paroles
de ces chères et chairs,
dont le propos que je sais ne pouvoir qu’être futile
me semble pourtant fondamental, essentiel, capital.
Tant que parleront les femmes, le monde tournera.
Tant que femme vivra, terre sera…

Dès l’âge de 10 ans,
parfois avant,
elles préparent le repas
avec fierté, dévotion, dévouement.
Entre leurs mains
se recomposent les formules élémentaires
d’une chimie organique
consommable et bientôt consommée,
par des gouffres avides et égoïstes.
Par ces 2 derniers qualificatifs on aura reconnu les hommes.
Enlevez son sexe à l’homme
et il ne lui reste plus rien.
Enlevez son sexe à la femme
et il lui reste son coeur.
Dieu aime la femme,
voire comme il la traite durement.
Quant à l’homme,
livré à lui-même,
il se consumera dans un égoïsme auto-destructeur.
Dire qu’il place sa fierté, son orgueil,
dans un tube de chair extensible
relié à deux glandes fragiles et douillettes
(plus souvent source de douleur que de plaisir).
Pourtant, instinctivement, intimement,
il a bien compris qu’il faut donner.
D’où son amour-culte pour le sein,
organe-symbole du don s’il en est….

1 respirer (O², N)
2 boire (H²O)
3 manger (C,N;H²O)
4 pisser (C,H²O)
5 chier (C, H²O)
6 dormir (O², N)

1 : permet à tous « d’être » et n’interrompt pas leurs fonctions
6 : suspend momentanément toute activité, sauf 1 (et 4 et 5, très rarement…Quoique : pas quand on est bébé…)
2 et 3 : obéissent à la nécessité, mais nous permet et nous rend actifs.
4 et 5 : obéissent à la nécessité mais nous laissent passifs.
6 : nous laisse passifs.

6 secondes : 4 secondes pour inspirer , 2 secondes pour expirer.
3 secondes de « suspension ».

1 : 24 h par jour, soit 100 % de la journée (à part, particulier)
2 : 10 mn par jour, soit : 0,17 h/j soit 0,71 % de la journée
3 : 2 h/j soit 8,33 % de la journée
4 : 5mn/j soit 0,08 h soit 0,33 % de la journée
5 : 5 mn soit 0,08 h soit 0,33 % de la journée
6 : 6 h soit 25 % de la journée.

Au total, avec les fonctions 2 à 6 c’est 34,7 % du temps de chaque journée qui est monopolisé. Un tiers de notre vie est consacré au « vital ».
Il nous reste 65,3 % pour « agir ».

Ce monde masque sa stérilité
sous une fécondité exubérante,
et sa vanité par une activité intempestive.

Le chapitre 1 de la Génèse a 9 verbes désignant l’action de Dieu :
dire voir créer appeler faire séparer bénir se mouvoir placer.
Le chapitre 2 a 20 verbes désignant l’action de Dieu :
faire faire pleuvoir faire pousser faire venir faire tomber former prendre se reposer achever.

TANZANIA = TANGANYIKA + ZANZIBAR.

Jean 14:16; 16 :7 / Isaïe 11:2.

Je tiens maintenant à revenir
sur 2 points qui me paraissent essentiels.
L’apparition du moi,
puis ce qui en découle :
l’acceptation (dans une très grande majorité) de la vie et du monde,
ou parfois son refus.
Encore une fois,
c’est à partir de mon expérience personnelle
que seront dressées des généralités.
Car il m’est apparu que je n’étais que très peu (si je l’étais)
différent de mes congénères.

Je crois pouvoir dire
avoir découvert ma personne
suite à l’action des « autres » sur « moi ».
J’ai comme très vieux souvenir par exemple,
celui de mon grand-père en train de me torcher.
Je me souviens m’être dit que c’était la dernière fois.
Que Dieu me préserve de cette humiliation
s’il m’accorde une vieillesse…

La confrontation
avec de « petits camarades »
commença également de tracer
les contours de mon individualité.
En fait, c’est par l’échec,
l’opposition, la frustration,
que la conscience de soi s’immisce dans l’humain.
C’est par le « non »,
en opposition avec son « oui »,
avec le « oui » qu’il est,
que l’humain prend conscience de lui-même.
En effet,
tant que l’univers
dans lequel il évolue
tend à satisfaire tous ses besoins et désirs,
l’émission – au sens propre –
de lui-même qu’il effectue par des cris, mouvements, pleurs,
ne lui revient pas, ne lui est pas renvoyé.
En conséquence,
il ne retourne pas « contre » lui-même sa faculté de conscience
ou perception du monde,
puisque celle-ci se perd dans une contemplation,
alors objective, de l’univers sensible.

[J’avais barré tout ce qui suit en caractères italiques :
Ayant tous les droits et tous les honneurs, les empreintes de son individualité : besoins, désirs (essentiellement besoins en fait; je doute qu’un nourrisson ait des désirs, en tant que volonté, sans origine vitale, d’être satisfait) se répandent hors de lui; et le plaisir qu’il en retire ne l’éveille même pas à lui-même, puisque ce plaisir, cette satisfaction était part de lui-même, qu’il avait éjectée (ex-jecto). ]

On pourra avancer
que le plaisir, via la satisfaction des besoins,
(je doute…)
initie également le nourrisson à lui-même.
Mais l’effet « éveillant » est nettement moindre
puisque pour le bébé : tout lui est dû,
et ce plaisir qu’il ressent n’est jamais qu’une part de lui-même
qu’il avait éjectée (ex-jecto) en un appel,
et qui lui revient.
Ses sensations,
sa perception du monde
sont donc en plein accord avec lui-même.
Il lui est donc inutile de s’interroger,
et encore une fois, de retourner sa conscience sur son « soi ».
Plus simplement :
ne nous interrogeons pas,
profitons.

Néanmoins
nous admettrons que le plaisir
issu de la satisfaction des besoins
engendre une parcelle de conscience égocentrée.
Mais en conséquence,
tout vivant étant un chercheur
(quête de nourriture, d’abri, de sexe opposé),
cet embryon de conscience,
stimulé par toutes les offres (tentations ?) du monde,
va faire apparaître dans l’individu : le désir.

Le désir de plaisir;
plaisir qui atteint le soi.
D’où, en fait de désir de plaisir,
c’est d’un désir de soi dont il s’agit.
Mais désir inconscient à soi-même,
puisque l’individualité n’en est encore qu’au stade du germe.

Ainsi vont apparaître les premières revendications de plaisir,
et face à elles les premiers refus et frustrations
(jusque là il y avait une « extension continuelle » du « sujet »).
Car jusqu’alors toute expression du bébé provenait d’un besoin,
donc d’une cause vitale,
et était en conséquence satisfait par les parents ou proches
afin d’assurer sa survie.
Mais avec le désir apparaît le « superflu »
ou facultatif,
ou même l’interdit car dangereux.

Le bébé,
qui ignore tout,
ne connaît pas la notion de danger,
ni l’ampleur de celui-ci qui peut aller jusqu’à être mortel.

Il faut signaler ici que le désir de soi était à la base un désir
désintéressé et objectif,
de connaissance,
issu probablement des sens
qui sont en fait des récepteurs et chercheurs d’informations
donc connaissance.
Mais bien vite cette quête est récupérée
et transformée par l’égo,
qui en fait n’est jamais partiel
mais soit alerte soit inerte.
Et en état d’alerte, il est surpuissant,
contrôlant tout raisonnement et comportement délibérés,
puisqu’étant le moteur de l’individu conscient de lui-même.

Pour être bien clair à présent,
posons que le refus, le « non » est un mur,
et l’expression du désir et du besoin : deux balles différentes.
Jusqu’alors, la balle du besoin était lancée par le bébé,
ne rencontrant aucun obstacle, donc ne revenant pas.
Cependant, le bébé,
peu de temps après l’émission de son besoin était satisfait
(dans le meilleur des cas, bien entendu).
Mais la balle du désir, parfois, se heurte à un mur………………..

Désir d’étendre son pouvoir et ses possessions
(cupidité)
sur le monde.
Tout ramener à soi,
tout ce dont je peux m’emparer ou qui m’obéit
est moi.
Le désir en fait masque la cupidité.
La volonté de posséder toujours plus,
pour la satisfaction de l’orgueil.
Mais quelle est l’action qui éveille définitivement l’égo,
le centre de l’orgueil,
faisant mourir le moi véritable
qui en fait est une ouverture de l’universel sur lui-même ?
Ainsi la connaissance universelle devient-elle ponctuelle,
et donc restreinte et fausse
– par rapport à l’univers – puisque sujette, subjective.

La désobéissance ?!

12/07/93:
Je suis allé au centre de théosophie dans l’après-midi.

Maintenant que je suis plus vieux,
j’aimerais décrire le monde
et surtout les humains tels qu’ils m’apparaissent.
Du moins lorsque, froid comme le bistouri
et aigü comme la douleur,
je me mets à disséquer le vif de nous autres : êtres humains, « enfants de Dieu ».
Voici des tubes
munis de 2 excroissances
osseuses articulées et carnées
leur permettant de se déplacer,
et 2 autres préhensiles
leur permettant d’acheminer de la matière,
pudiquement (hypocritement) appelée nourriture,
à l’ouverture du tonneau-gouffre des Danaïdes que constitue tout vivant
– l’humain n’étant pas le moindre.

Voici donc des tubes
munis à 1 extrémité de dents
et à l’autre….de poils.
Je me suis toujours demandé
pourquoi on avait du poil
essentiellement en grande quantité,
et pour tous,
aux couilles, au cul et sous les bras.
Question sans réponse pour l’instant;
comme tant d’autres, du reste.

Et voici nos tubes qui se balladent
sur leurs 2 jambes,
bouffis d’orgueil
et emplis de merde.
Chacun promenant son petit paquet de crotte
et son quart de jaune
à défaut de quart de rouge….
Regardez-les,
tous préoccupés
avant tout par LEUR personne,
LEUR visage,
et la façon dont « les autres » les percevront.
Ainsi vont nos paquets de boyaux merdeux,
fanfaronnant
et osant s’exprimer sans cesse.

J’étais fait pour la vie
comme d’autres pour le Loto,
mais par une combinaison gagnante
j’ai tout perdu.

[Suivent des idées pour un roman, et son début]
Silöe EA
commence dans une cellule sur Ukerewe. Rencontre un vieux sage Tangawizi : voleur de temps en vieux language. la racine diluée dans l’eau : pas d’effet, mais pour certains, sèche : pouvoir de remonter dans le temps.
Silöe ne peut pas dire pourquoi il ne connait pas son nom. En fait un ange sous forme d’un humain est venu et a deamndé à tous ceux qui ont croisé Silöé de l’aider sans lui dire le but de sa quête.
Il découvre qu’il était capitaine d’un bateau avec 12 personnes. Un le trahira. Son but : il voulait la vie éternelle.

« Que se passe-t-il ici ?  Je viens de me réveiller dans cet endroit qui semble être une cellule de prison, vu l’exquise décoration des murs de brique, du sol en terre battue et dela paille pour le lit. N’oublions pas pas l’exquise odeur qui y règne. Pour ce dernier point, mon compagnon -car il y a un autre individu dans cette pièce- semble participer activement de l’affaire.
Je multiplie par deux la distance entre lui et moi. Je touche pratiquement un des quatre murs de ce délicat alcôve maintenant.
Au vacarme produit par ses ronflements, il est possible d’avancer que mon partenaire est en excellente santé, tout au moins qaunt à ses poumons.
Un grognement sourd couronné d’un pet retentissant et l’homme s’éveille. Constatant très vite qu’il n’est pas seul, il m’adresse un regard où je ne saurais déceler de l’intelligence

13/07/93 :
Theosophical library from « The Essential Unity of all Religions » de Dr Bhagwan Das.
« All religions tell us that God, The Universal Self,
Is the one True, Beautiful, Good.
We know the True,
The Real, that which is;
We desire the Beautiful, the Lovely
We do the Good, the Right ».

Les Vedas chantent :
« Asato ma Sad gamaya,
Tamaso ma Jyotir gamaya »
(Lead me from the Unreal to the Real;
Lead me from Darkness unto light.
Me from the mortal to the Immortal Self ).

Cardinal Newman (parallel to these divine songs) composed the famous hymn which was the favourite of M. GHANDI.
« Lead, kindly Light,
Amid the encircling gloom,
Lead thou me on !
The night is dark, and I am far from home.
Lead thou me on ! »

A Greek song which ante-dated the Vedic and pre-dated the Christians and other scriptures says :
« Great Goddess, hear !
And on my darkened mind
Pour thy pure Light in measure confirmed ».

Dr Bhagwan Das :
« One Cosmic Brotherhood
One Universal Good
One Source, 1 Sway
One Law beholding Us
One Purpose moulding Us
Life enfolding Us,
In Love always.
May Peace and Prosperity return among men,
May Cooperation unite them, Love bind them,
Brotherhood enfold them, Patience possess them,
Self control strengthen them,
The Past be forgiven them,
The Future be sanctified for them,
May Peace and Prosperity return to them ! »

Ovide dans « Les Métamorphoses » :
« I see better things and approve; I follow the worse ».

Etre libre ou libéré par Jésus
cela signifie-t-il
devenir l’un de ces êtres stéréotypés insipides,
au regard vide et délavé par d’innombrables abstinences,
étrangers à toute émotion véritable,
le plus souvent habillés de gris ou de noir -comme leur vie-?
Sont-ils libres ces névrosés qui refusent le corps,
emplis de honte comme de sang ?

Me repentir, mais de quoi,
si Dieu est le conducteur de nos pas;
s’il est l’Unique à qui appartiennent la décision,
les causes et conséquences de tout acte ?
Si rien ne se fait sans son approbation,
si « même nos cheveux sont comptés »
et que « pas un oiseau ne tombe au sol sans qu’il le sache ».
Me repentir de quoi puisqu’il m’a « fait à son image » ?
Pourquoi me repentir si « lui et moi sommes Un » ?
Qui, en dernier ressort, crée les handicapés,
les malformés, les malades, les épidémies,
les famines, les sécheresses,
les fous, les aveugles, les sourds, les mongoliens ?
On pourrait citer d’autres « merveilles » de la Création,
du Créateur.

Qui se repentira pour cela ?
Qui DOIT se repentir, pour être juste ?
Qui a créé le sexe tant discriminé
et son absolue nécéssité ?
Qui a créé le plaisir pour le solliciter ?
Qui a dit que « l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme,
et les deux formeront une seule chair »
et condamne ce que moins prosaïquement il nomme la fornication ?
Qui parle de perversité, d’esprit vicieux ?
Qui ordonne qu’on coupe la main
de la femme qui a saisi, pour défendre son mari, les testicules de son adversaire ?
Parlons d’adversaire :
qui a créé Satan
et qui s’est adressé à lui très libéralement,
en le tutoyant,
en Job;
ou qui requiert l’aide d’un esprit
« qui mettra le mensonge dans la bouche des prophètes »
dans le 1er Livre des Rois ?
Qui fait naître Salomon – que Dieu appréciera et favorisera plus que tout roi avant et après – de la femme que David (le si vertueux) a volé à Urie en le faisant (en plus) assassiner lâchement ?
Alors qu’il est dit
que les enfants illégitimes
n’entreront point dans l’assemblée de Dieu,
même à la 10ème génération.
(Réfutera-t-on en disant que David a épousé Beth-Schéba ? C’est vrai, il a osé !).
« Ce que David avait fait déplut à l’Eternel »…
qui cependant lui donna quand même Beth-Schéba pour femme, d’où sortit Salomon.
Jusqu’au bien aimé Jésus,
né de Dieu et d’une femme;
faisant au fil des siècles, de Joseph, le patron des cocus.
Qui a mis un arbre
bon à manger et agréable à la vue,
précieux pour ouvrir l’intelligence,
devant l’homme,
à portée de main,
en lui interdisant d’en manger
alors qu’il connaissait la faiblesse,
l’ignorance et la volonté de savoir de l’homme,
ainsi que la méchanceté cupide du serpent
« plus malin des bêtes que Dieu avait faites ».
Qui prêche l’amour, le pardon, la bénédiction même de l’ennemi
et fait se conclure la Bible et les Temps (sa propre parole)
dans un gigantesque bain de sang et de feu « sans pitié » ?

Je ne juge pas,
je porte à l’attention,
des faits et mots
qui m’emplissent de perplexité
(non de doute).
Comment, face à tant de paradoxes,
de « bruits et de fureurs », de haine,
ne pas être attiré par le paisible, discret et pacifique bouddhisme,
prônant la recherche et la contemplation d’Un (pour parler rapidement) Néant originel et Final ?
Un Alpha et Oméga hors de toute atteinte et même tentative de description
(donc humanisation) de l’humain ?

Devra-t-on rappeler
les massacres d’Amérique du Sud,
la Saint Barthélémy,
l’Inquisition ?
Et même si la mode est aujourd’hui à critiquer ces actions « à la gloire de Dieu », comment sincèrement en vouloir à ces hommes
animés d’un zèle féroce et destructeur
dont ils trouvaient maints exemples dans « le livre par excellence »,
et dans les actions même de leurs prophètes
(citons pour exemple Elie, qui égorge 850 hommes en un jour)
et de leur Dieu ?

J’aime Dieu
et je le crains.
Oui, je le crains,
malgré mes paroles qui pourront paraître insolentes,
voire blasphématoires.
Mais leur mérite est d’être franches, sincères
et de faire sortir de moi un lourd rocher de scandale,
qui n’est pas le bon,
celui sur lequel tout homme peut se hisser en sécurité.

Je préfère cette sincérité,
au risque de la payer cher,
à une stupide, lâche horrible et sourde hypocrisie,
que de toute façon Dieu n’ignorerait pas,
et même n’ignore pas chez ceux qui s’y adonnent.

Non, ma conversion totale
(c’est à dire, dans le sens littéral : mon changement de direction pour une autre, nouvelle et bonne voie)
ne saurait se faire sans cette « mise au point ».
Je reste convaincu,
et je ne pense pas que cela changera,
avec l’Ecclésiaste
(qui le dit dans un sens beaucoup plus large et…PROFOND)
que « vanité des vanités, tout est vanité »
et, pour ma part – mais qui suis-je pour juger Dieu (?….)
ce que d’ailleurs je n’ose faire réellement –
j’estime que Dieu aurait mieux fait de s’abstenir de toute manifestation.
Je n’irai pas plus loin pour l’instant.

Encore une fois,
je suis profondément croyant,
et si je ne le suis pas
(par refus de Dieu)
j’aspire de tout mon coeur, corps, âme, esprit, à l’être
et j’aime Dieu, l’admire, le chérit,
et pense à lui continuellement, chaque jour,
quasiment à chaque instant.
A tel point qu’on pourrait dire que cela occupe entièrement ma vie
(au moins mentale, spirituelle)
mais (encore une fois)
j’estime qu’il ne faut pas négliger,
pour accroître la lumière divine de l’adoration,
ce qui, pour soi, constitue des zones d’ombres.
C’est à la lumière de la Révélation que se dissiperont les voiles obscurs de l’incompréhension qui peut mener à l’erreur et à la faute.
Ainsi se manifestera, dans la plénitude de Jésus Christ, la gloire omnisciente et éternelle de Dieu.

Puisse Dieu incliner votre coeur à me répondre.
S’il vous plait faîtes-le.
Nous pourrions entamer une correspondance, un dialogue,
enrichissants pour tous deux,
dans notre quête de l’Eternel.
Quoi qu’il en soit, la paix soit avec vous.
Amen.

Quinghaosu : l’herbe qinghao (Artemisia annua) : plante très utile contre le paludisme et le cancer du sein. Voir annexe 1 de ce carnet 3.

Acte 5:3 / Act 26:18 / Rom 16:20/

Babel : « employait les mêmes mots » ou « few words » pour the New English Bible..
Jean 1:1/ 1Tes 5:23

Apocryphe : grec word « hidden (things) »
1 : writings so important that they have to be caché, just pour initiés.
2 : cachés car pas assez bons, secondaires, douteux ou hérétiques.
3 : d’après Jérôme : les écrits qui sont pas en Hébreux

Babel : the original Assyrian « bâb ilu » : « gate of God ».

Aratus de Cilicie : poête de 3 siècles avant Jésus Christ.

15/07/93 :
Puique dans l’obéissance à la Loi, je ne fais qu’être soumis,
comme un gentil toutou,
dans le choix de la désobéissance je vis pleinement la liberté,
puique je décide entièrement de mon choix.
D’abord, en me libérant de la servile obéissance, je jouis,
en suivant ma propre volonté.

Peut-être que la liberté est dans le péché.
Puisque Eve et Adam avaient décidé AVANT de manger du fruit,
et donc d’être corrompus par S, de désobéir, donc de pécher.
Ils avaient décidé et pris cette liberté qui est LA liberté.
Et même si soit-disant après cela ils furent possédés par le péché,
ils peuvent à tout instant refuser de le suivre.
On peut toujours dire « non »,
on ne peut pas toujours dire « oui ».

Incroyable ! Le « prodige » d’Ezéchias en 2Ch32 serait-il d’avoir bouché l’issue supérieure du Guihon, et ce Guihon serait-il celui de la Génèse, donc probablement le Nil ?

! D’après l’histoire de Manassé, qui est Hozaï (2Ch33:19) ? Sa prière (de Manassé) est écrite dans « le livre de Hozaï ».
+ une complainte de Jérémie sur Josias. Les Complaintes (Où se trouvent-elles ??) : chants des chanteurs, chanteuses sur Josias.

16/07/93 :
J’ai pas réussi à dormir.
Je sais pas pourquoi, j’ai rien fait de spécial.
Peut-être parce que j’ai résisté à la tentation de fumer,
ou la malaria qui s’en va;
qui sait…

donner/recevoir
Sois prêt et veille. Sois prêt : A vivre et à mourir/
Aimer, pardonner/
Accepter, refuser/
Rire, pleurer/
Parler, taire/
Apprendre, ignorer/
Travailler, reposer/
Posséder, manquer/
(Assumer, combattre ?)
Jouir, souffrir/
Louer, lutter/

Remarques à propos d’une clémentine :
la vie a besoin d’eau ET de sucre,
(ainsi que d’un « milieu intérieur »
protégé par une membrane pas totalement hermétique)
d’un support
et d’un espace.

1Rois 11:41 : le Livre des actes de Salomon ?
Abijam ou Abija : Abijam en 1Rois 15 : fils de Maaca fille d’Absalom ou Abisalom.
Abija en 2Ch 13 : fils de Micaja fille d’Uriel de Guibéa ! ….Y’a comme un blème…Fils de Roboam. Roboam : « 1ère et dernières » (les 2 fois) « dans les livres de Schemaeja prophète » et Iddo prophète parmi les registres généalogiques…?

Josaphat 2 Ch20:34 : dans mémoires de Jéhu, lesquels sont insérés dans le livre des rois d’Israël. En fait, ce livre comporte aussi Juda…

18/07/93 :
Suite des « considérations » sur la Vie.
Tout ce qui vit a besoin d’une nervure
{centrale qui recevra le fluide nécessaire à sa croissance
puis conservation, ainsi que}
qui servira de canal de transmission et réception des informations
et éléments nécessaires à sa croissance
et à sa conservation.

La dernière chose qui finisse de se développer est le cerveau,
pourtant c’est lui qui dirige tout…
Il se construit un corps pour se protéger
et accomplir son destin, son dessein
(et ses désirs).
Ainsi : c’est le fruit qui fait pousser l’arbre.
Tout l’arbre ne pousse que par le fruit qui est latent en lui,
disséminé partout entier à lui-même.
De plus (or) à la base, il a fallu qu’un autre fruit (ou peut-être le même) meure
pour que naisse l’arbre, et donc le fruit.
Peut-être le fruit, au lieu de se transmettre, ou par sa descendance, se projette-t-il dans le futur.

Au détour d’un souffle / Entre deux sarcasmes / Pff !

Intéressant !…Le père de Moïse.
Lévi : Gén46:11 (!) puis 1Ch23:6 puis 1Ch23:12
Lévi puis Kénath puis Amran qui engendre Aaron et Moïse (fils de Moïse : Guerschom et Eliezer).
Et flûte ! c’était tout bêtement écrit en Exode 6:20 Son père prit sa tante…..

Les actions de David (les 1ères et dernières) sont dans : livre de Samuel, de Nathan, et Gad (prophète).
Salomon : Nathan, dans la prophétie de Achija, de Silo et les révélations de Jéedo prophète de Jéroboam fils de Nebath.
Ozias : par Esaïe + Ezéchias.

Josué 5:13 ? Histoire avec l’ange.

20/07/93 :
Au centre de Théosophie.
O hidden life, vibrant in every atom
O hidden light, shining in every creature
O hidden love, embracing all in Oneness.
May each who feels himself as one with Thee
Know he is therefore one with every other.

The Indian Théosoph. vol 82 n° 3 p60
N’oublions pas que tout est en MOUVEMENT, surtout le « vivant ».

The Emptiness of Emptiness (an intro to Early Indian Madhyamika) C.W HUNTINGTON Jr

Geshe Namgyal Wangchen ISBN : 81-208-0814-3

Respiration- Pisser – Boire – Chier – Manger – Dormir(ce dernier c’est « sortir » ou « entrer » ?)
C’est actions sont-font dans l’ordre : in(out) / out / in / out / in / ? out ?
Les organes « requis » par ces activités sont : poumons / reins (vessie) / reins-intestins (anus) / estomac, foie / cerveau ?
up,down / up,down / up,down ? Or ces actions (exceptées peut-être respirer et dormir) ont rapport avec le centre (estomac-nombril) et le milieu, entre haut et bas -up, down- est le nombril (extérieur) et l’estomac (intérieur).

Or, avant la naissance, toutes ces actions se font justement par le nombril,
tandis que le foetus semble dans un état de sommeil (ou non-éveil…)

[Spéculation-équivalence à partir de la Génèse]
1er jour : apparition-introduction de la Vie
2ème jour : polarisation du corps (haut-tronc-bas)
3ème jour : apparition du sang puis chair
4ème jour : apparition des 2 hémisphères (pourquoi pas droit=soleil et gauche = lune…) ou/et des neurones ou de 2 stades de conscience : conscience « de jour » et conscience « de nuit »; ou apparition du cerveau(soleil)=jour et du coeur(lune)=nuit, puisque le cerveau « sent » l’extérieur donc la lumière ou jour, et le coeur est à l’intérieur, dans la nuit…
Ou à l’inverse, le coeur-soleil et le cerveau-nuit. On retrouverait encore une fois ce lien entre soleil et coeur qui semblait déjà troubler les Aztèques.
5ème jour : à ce stade, l’humain passe par les différents stades d’évolution; émergeant de plus en plus du LIQUIDE amniotique.
6ème jour : même chose, puis finalement on atteint le stade d’humain (peut-être asexué…)

21/07/93 :
65 ouest, 18° C, 10 h, 3 nitrogène, 2 calcium.

chien : ikito
language Kitchaga :
eau:mouda/ feu:moudo/soleil:m’bari/pluie: fua/ animal: chof/ humain: wantrou/ air: hewa/terre: arizi/ souffle : oupepo/respirer : ipoumoua.

22/07/93 :
1h00 du matin. thus/bond/yield/link

Les 5 Livres Classiques : Bible du Confucianisme :
« Le livre des Mutations » : Yijing
« Le livre des Odes » : Shijing
« Le livre des Documents » : Shujing
Le « Printemps et Automne » : Churiquiu
Le « Livre des Rites » : Lijing

Ces ouvrages ont été écrits sous les Hans , vers – 557 ….

Avant : un « Livre de la musique » en plus, et en moins le « Livre des Mutations ».

23/07/93 :
0h26 précisément ! Ahahah
Jean Baudrillard : la transparence du mal. Essai sur les phénomènes extrèmes
(p 190) Ed. Galilée.

H2 + O = H2O + energy

Hérode serait un Edomite…
Jésus remis à 4 soldats qui le crucifient : Luc 22:60.
Le morceau trempé dans le plat AU MILIEU de la table.
Lieu où il naît : SOUS la terre.

Puisque la vie, par ses manifestations, repousse toujours antérieurement son origine (poule ou oeuf, arbre ou fruit)
on pourrait dire que Dieu est extérieur à toute sphère de causalité
(sphère, car unie et retournant sur elle-même);
également parce qu’il a créé.
Mais étant TOUT il est donc également dedans (la création et la vie surtout).
Or, comme tout provient du centre et y retourne en le protégeant,
Dieu est donc au centre de tout vivant;
d’ailleurs le souffle, comme la bouffe, descend « au fond des entrailles »
(« lampe de l’Eternel »).

24/07/93 : Liver, kidney
Oh il y a des soirs où l’on se perd
En une conjecture bizarre
Il y a des nuits où l’on se dit
Qu’il est déjà trop tard
Au dessus de la plage
Les nuages

The first single Boy mooring.

La Vie humaine est ce qui se fait de mieux dans cet univers, j’en suis persuadé.
Et même la mort est la cerise sur le gâteau
et non le ver dans le fruit.

Je vois plusieurs raisons s’opposant à l’explication scientifique de (l’apparition de l’atmosphère terrestre) la présence d’oxygène libre dans l’atmosphère, désormais admise.
1°) le Co2 semble devoir sa création à une action organique, animale, vivante.
2°) Il n’y a pas de CO2 dans l’espace interstellaire. C’est donc un gaz très rare, jusqu’à preuve du contraire limité à la seule Terre.
3°) L’oxygène est l’élément le plus courant dans la croûte terrestre alors que le carbone est un des moins présent. De même pour l’eau de mer.
4°) Le CO2 est produit par la respiration aérobique, donc des êtres animés.

Je crois plutôt que les premières plantes et peut-être les autres ont tiré (en admettant qu’il n’y avait pas d’oxygène dans l’atmosphère) l’oxygène et le carbone de LA TERRE PAR LES RACINES.

24/07/93 : [je viens de fumer ; mon premier cône de cannabis depuis fin mai, car j’avais « arrêté »]
Qui çà, où çà
Y’a perte au je chez vous.

Qu’est-ce qu’on.
Je pisse…appel d’eau face à l’océan Indien et prout tagalère
Pourquoi
A force d’être tout le monde t’es plus personne
Jésus tout l’monde
Bouddha personne
Bête commesespieds

26/07/93 :
La haine est électrique
L’amour est nucléaire

Ce n’est pas que les animaux se parlent,
mais ils savent et agissent de concert,
même quand l’un mange l’autre.

Vanité/Orgueil/Sagesse/Egoïsme

0 = 1 Croix barrée ? ou en symétrie ?

Ce qui est navrant dans l’esprit commun c’est son manque d’originalité.
Le oui, le non, bon, mauvais, grands, petits :
bref d’accord-pas d’acc ! moi-toi
Le problème de l’humain c’est qu’il est envahissant.
On le voit partout
et il crée même à grands efforts des cellules ou amas de particules pour se voir.

Préférer ne pas vouloir
plutôt que vouloir quelque chose en sachant qu’on peut avoir tort.
Oui mais où s’arrête le vouloir ?
Quand peut-on dire que l’on ne veut plus ?
Quand on se contente des 6 ?
(besoins : respirer, boire, uriner, déféquer, dormir, manger)

Voilà :
depuis que je suis né, je pense que sincèrement j’ai aimé les gens;
même ceux avec qui j’ai pu avoir des différents,
ou à qui j’ai nuit volontairement;
mais plus j’ai connu, plus j’ai compris que les humains ne veulent pas l’amour,
plus j’ai réalisé que je ne pourrais jamais leur donner tout l’amour que j’ai….
sans mourir. (1)
Carrément ! …comme Jésus ? (2)

(1)…parce qu’ils ne seront même pas capables de l’accepter,
limités que nous sommes par le corps et ses contraintes. Sa rigidité.
Il faut se dénouer.

(2)…mais la notion de « péché » et tout ce qu’y s’y rapporte est extrèmement chiante.
J’ai peur de dire « j’ai donné ma vie à Jésus » par peur du mépris des humains
et en retour par peur qu’ils blessent mon orgueil.
Je me suis préféré à Dieu.
Mais pourquoi toutes ces privations ?
Bordel ! Faut pas jouer avec le sexe.
Il nous l’a donné d’accord, mais faut pas abuser
car c’est très proche du centre
et ça concerne la création de vie,
l’appel d’un destin
ou peut-être au contraire est-ce le destin qui est peut-être la volonté qui appelle, comme on retourne une chaussette l’histoire de l’univers se « retournerait ».
Partant de son point final qui est en fait une (explosion) nouvelle naissance,
mais d’un ancêtre dans le « vrai » temps
(qui irait ? dans le « bon sens » ?)
et en fait, plus ça va, plus on se rapproche de la véritable naissance de l’univers.
Apparente expansion
qui en fait est une « convexion » égocentrique multidirectionnelle.

Je suis en fait l’ancêtre de mes parents…

D’où Jésus : « il faut naître de nouveau (d’eau et d’esprit) »
alors que la première fois on naît d’esprit puis d’eau).

Attends/arrête/c’est nous qui décidons du temps/et des arêtes.

« Une des caractéristiques du vivant est de mourir ».
Le pal lisse.

Selon certaines « traditions » taoïstes, le métal correspond aux poumons, le feu au coeur, la rate à la terre, le foie au bois et les reins à l’eau.

[Suit une lettre jamais expédiée, à Arnaud CLERC]
SALUT A MOI ARNO-KTURN
Enfin des nouvelles ! C’est pas trop tôt, il aurait pu écrire avant. Ca fait 4 mois qu’il est parti et il m’écrit seulement maintenant.
Enfin bon, peut-être qu’il était trop accaparé par la découverte de ce nouveau pays, de ce nouveau continent.
Ouaip, ça doit être çà. Il faut dire que c’est le dépaysement total. Changement d’univers sensuel. Total. Nouvelles images, nouveaux sons, nouvelles odeurs, nouveaux contacts…En fait, il doit halluciner total.
Pour les « grandes villes » : le Moyen-Age avec des véhicules à essence et un peu d’électricité.
Pour les villages et îles : le REVE. La paix, la beauté et l’appellation, la « qualification » d’humains qui retrouve un sens noble.
Et puis pour l’atmosphère, le « cadre météorologique » : le soleil, le soleil et un peu de soleil. Le bleu du ciel…qui fait se taire la bouche comme le stylo –
Bah ! Souhaitons-lui que tout ce, ces bonheurs se poursuivent. Que le nuage sur lequel il plane sereinement ne retombe pas trop vite en pluie, vers la poussière avide…
Au moins une fois dans sa vie il aura choisi, construit et assumé SA vie. Libre. C’est peut-être ce qui compte le plus pour lui. Vivre tel qu’il l’envisage, d’après ses propres lois.
« Comment vais-je » me demande-t-il ! Bah qu’importe puisque je ne puis lui répondre. Au moins, il espère que je vais bien.
Bon, on va se quitter maintenant car son stylo en a écrit assez pour l’instant; et moi j’en ai lu assez pour ma part. Allons !
SANTE, AMOUR et SERENITE.

Si tu prends tu perds tout.
Si tu laisses tu gardes.

27/07/93 :
Par suite : si tu prends tu détruis.
Si tu laisses tu conserves.
Quelle est LA vitesse 1°) d’expansion de l’Univers /
2°) (conséquence, peut-être la même) vitesse d’accomplissement, de « déroulement » du monde ?
La « vraie » vie serait-elle celle des plantes ?

……..vous avez dit quoi pour qu’on se regarde

28/07/93 :
TAKIS : artiste travaillant sur les ondes, magnétisme. Intéressant. « Musik des sphères » Pythagore.

Cioran : « Le Mauvais Démiurge » [lu intégralement ] un BON Cioran.

Dialogue :
– « Ouaip le film, tu sais, quand machin il en met plein la gueule à l’ôtre. »
– « Euh le…là, le viol là ? »
– « Ouaip ouaip ! Cool man, ouaip c’est cool : yes ! »

Voilà un dialogue qu’on peut entendre dans la rue chez les jeunes aujourd’hui.
Merci ciné et télé.

Voilà ! Bon c’est clair. Bah on est long à comprendre.
L’homme joue. Qui c’est qui tousse ?
C’est moi d’avoir fumé. C’est pas cool.
Je comprends pas.
Ca doit augmenter la sécrétion d’une hormone ou enzyme
qui fait se concentrer l’attention générale du sujet sur lui-même;
qu’il peut aller jusqu’à projeter en quelqu’un d’autre.
C’est l’hormone qui pue. Lév XIV : 1-9 et avant…

29/07/93 :
Notes tirées de M. Loeffler-Delachaux : « Le symbolisme des Légendes ». – L’ARCHE – 1ère édition 15/02/1950 :

La peur de disparaître, notre « sentiment d’infériorité majeur » se présente sous deux aspects :
1 « Peur de la mort » pour le grand âge
2  Peur de la mort par manque de nourriture

Pour combattre ce sentiment d’infériorité majeur, les peuples ont inventé les mythes de la durée.

Principaux sites illustrés par la célébration de Mystères furent Samothrace, Eleusis, Mégalopolis (Grèce) Abydos, Bousiris (Egypte) Ourtuk, Babylone, Assour, Ninive, Kharram, Dilbat et Milkia pour la Chaldée et la Babylonie.

= Jésus entre âne et boeuf : correspond à la plus ancienne tradition chinoise : « l’exposition au sol ».
= le « don de soi » de l’Ancêtre fondateur était perpétuellement renouvelé, à la faveur de cérémonies rituelles et de la « danse dynastique » exécutée sur la tombe même de l’Ancêtre.
= celui qui sème » le nom de Saturne réunit donc pour la première fois, à notre connaissance, les 2 idées essentielles rapportées aux Eternels et que nous concentrons aujourd’hui dans l’expression : « Père céleste ».

Je n’ai aucun but dans la vie,
aucun désir.
Même celui d’une femme s’estompe lentement,
se décomposant peu à peu tout au long de sa vaine errance
dans mon encéphale en voie de désertification.
Seule l’ivresse cannabinique me paraît encore intéressante.

J’aime Dieu mais qu’Il ne demande pas à la « poussière » d’être solide comme son « roc »….
J’aime Dieu;
de toute mon âme j’espère,
de tout mon coeur je pense,
de toute ma force j’en doute.
Je ne reviendrai pas sur le faux problème de son existence ou non;
il n’y a que les hypocrites et les insensés pour le refuser;
pour ne pas le réaliser.
Je dis réaliser car ce terme me semble plus approprié
pour décrire les rapports du créateur et de sa créature.
L’un et l’autre se réalisent dans celui d’en-face.
Même si le gendarme a façonné le voelur…
Même si l’un a placé l’autre en-face du fruit du litige…
Je ne sais pas si je suis vraiment content d’être « croyant »
car la foi semble asservir davantage que la laïcité.
Où est la liberté du « fidèle » ?
Dans la messe du dimanche, ou dans l’abstinence contre-nature, de tout plaisir ? Dans la face blême et contrite des curés, prêtres et pasteurs,
ces castrés de l’esprit, peut-être ?
Enlevez la peur du monde
et cherchez Dieu alors…

Tous ces moutons bêlants,
qu’ils aient pour bergerie une église, un temple ou une mosquée
ne sont que des lâches,
ayant pour sang la peur,
pour squelette la servilité
et pour chair la honte.

Regardez-les prier dès le moindre problème,
et pourtant se précipiter chez le médecin
plutôt qu’à l’église dès qu’ils sont malades…
Hypocrites !
Leur Dieu est la peur
et leur prophète la douleur.
La Mort !
La mort. Un refroidissement le long de l’échine peut-être, chair lectrice ?

Plus l’homme se donne les moyens de se passer de Dieu,
plus il évident qu’il en est incapable.
C’est dans une merde bien chiée qu’on peut distinguer son objectif
et son affection pour l’humain.

Mais pourquoi ?
Pourquoi avoir créé ?
Pourquoi cet univers, ce monde avec toutes ces lois ?
Pourquoi l’instinct de survie
qui nous fait endurer l’existence comme on s’enfonce dans les sables mouvants. Plus on s’agite, plus on s’enfonce.
Le mieux étant encore de se laisser aller
jusqu’à ce que la merde qui a osé nous commettre reprenne ce qu’elle s’estime dû.
Quel gigantesque anus que la planète bleue quand on y songe…

Pourquoi nous avoir IMPOSE sans choix la responsabilité de « jardinier »
dans un jardin dont on n’a rien à foutre, c’est flagrant au vu des attitudes…
J’en ai rien à foutre du monde ?
Mais j’ai peur de me suicider, hé oui.
Et puis, ce qui est pire, encore moins pardonnable :
j’espère.
J’ai de l’espoir.
Je sais pas pour quoi, mais j’en ai.
Tu en veux ? Tiens, en voilà.
Fais-en bon usage,
mais s’il te plait, ne le dépense pas dans la vaine attente d’une vie éternelle.

Eternellement chiante !
Vous voyez le tableau ?
Plus de sexe, plus de plaisanterie, plus de risque, plus de dangers,
plus d’alcool, plus de problème, plus de jour, plus de nuit.
Rien.
Le calme plat,
l’extase décérébrée,
l’éblouissement hébété;
bêrk ! J’arrête là.

J’aime Dieu mais ce qu’en disent les humains (MOI COMPRIS) me dégoûte.

LA question que j’aimerais poser
à tous les prêtres, pasteurs, curés et autres ministres du gouvernement divin, est : « pensez-vous avoir le Saint Esprit ? ».

Rien n’est plus jouissif que de voir ces mortels
en fait plus sûr d’eux-même que de leur Dieu;
suivant plus leurs convictions qu’une quelconque « révélation ».
Rien n’est plus jouissif donc que de les contrarier,
de les laisser sans réponse, dubitatifs, flottants,
puis très vite, réalisant l’étendue du gouffre que masque leur vérité fictive,
s’abriter derrière des phrases conventionnelles,
archétypes des anciennes formules magiques et autres incantations,
qu’ils ont maintes et maintes fois entendues et répétées.
Sans s’interroger, car,encore plus qu’à l’armée, s’interroger en religion c’est désobéir.
Comme si l’esprit qui est la seule création véritablement intéressante, était en fait une de ces innombrables « choses mauvaises ».
Je sais que Dieu existe. C’est la seule chose que je « SACHE ».

Mais la beauté est prisonnière du péché
et les humains sont esthètes.

Eckhart, Böhme, Kierkegaard.
Les Athonites : moines byzantins du Moyen-Age, du nom du Mont Athos.

« Vicitmes du devoir » de Ionesco.

31/07/93 :
L’induit et le produit.

[Suit une lettre à Arnaud CLERC jamais postée…..]
Lettre à Rno
Ca doit bien être la 4ème ou 5ème lettre, mais aucune n’a été postée. Car comme j’oublie de les poster, quand je les retrouve elles me paraissent défraichies, ne correspondent plus à mon humeur ou état d’esprit.
Ainsi, la dernière qui pendant sa rédaction me semblait intéressante et aujourd’hui chiante surtout vers la fin. Tu pourras juger, je la joins à celle-ci.
Alors pour s’amuser nous allons essayer l’écriture automatique, tu sais « façon dada ou surréaliste ».
Attention…PARTEZ.
Quoi voilà ? Tout çà ? Et quoi que voulez-vous ? Des mots des mots mais tout est creux. Que voulez-vous de résonnance. Pour raisonner v’la les aisances. Vous voulez je désespère. Des rues, des taons. Ton sur ton une charrue.
Vide : où çà ? Je vois, encore une croix. Il est temps. Passez donc.

Bon j’arrête là pour l’instant.

Quel fut ton premier crime, mon frère….?
Tu en es où de tout ce qui t ’entoure ? Du tout pour tout de rien.
L’esprit objectif serait-il un leurre ?
A force de nier ses adversaires on finit par approuver pire.
Là, j’ai changé de posture sur le lit depuis cette page et c’est plus pratique pour écrire.
C’est amusant je viens de ma rendre compte que parfois je commence à avoir une écriture « de grand », quand j’étais petit.
Bon ! Tu peux dire ce que tu veux, moi-même en fait j’écris chaque mot par la tête pour jouer direct une émission claire. Donc dans ces cas là rester très cool ! Car plusieurs sens apparaissent.
J’ai lu un livre canon de Raphaëlle Billetdoux, ça s ’appelle « Mes nuits sont plus belles que vos jours ». Ouaip ils en ont fait un film, mais ça délire comme bouquin.
Elle s’entendrait peut-être avec nous, et en plus écrit de façon surprenante. C’est…très fort, faudrait qu’tu l’lises. J’sais pas si gagn vraimen du ten à écrire vit
D’où qui X

30/07/93 :
Dans le signe de la croix la barre verticale représenterait l’ouïe et la barre horizontale la vue.
Cette même croix est plantée dans la terre (ténèbres) enterré mort chair (sang c’est le feu ?)
esprit ? pensée ? Parole ! = air

La Lumière est Esprit et Jésus est eau qui mène au sang ? + eau du baptème et déluge, suffit pour créer et consommer.

De même le signe de la croix pourrait signifier :
dans un rapport sexuel, ne rentrer que le gland.
En effet, la petite partie supérieure représente le gland
entré dans la femme dont le sexe est représenté par la barre horizontale,
le reste de la barre verticale représentant le reste du pénis resté à l’extérieur.
Ce pourrait être un symbole très vieux,
un symbole lié au culte de la fertilité.
La croix rappelerait l’erreur.
Ou peut-être l’erreur est symbolisée par la croix à l’envers
qui montrerait le sexe de l’homme rentré plus à fond dans celui de la femme.
Ce qui dépasserait le simple geste utile
(le gland introduit suffit pour émettre la semence)
pour/par la quête du plaisir.
A moins que la croix soit le symbole de la rencontre du temps et de l’espace.
Le temps qui pénètre l’espace.

souffle-air (chair) ou eau sang Air (H) Lumière
YHWH

Matière mater. La matière est EST temps. Eau

Culte du vaudou au Brésil, Cuba et Haïti. Racines yoroubas, d’origine du golfe du Bénin.

Le corps divin serait étendu sur la Terre : nombril sur Ararat (attention Arménie en guerre). Une main sur USA-Europe, et une sur l’URSS *
Si tu tapes en dessous nombril tu peux t ’en tirer.
Au niveau intersection soit nombril soit poumon.
Flanc percé en bas à gauche, sang et eau. Sang différent de race : foi (Israël Islam) Eau bataille pour l’eau (plateau du Goaln, avec Syrie donc. Oui, effectivement « l’ennemi syrien »….)
Les deux pieds en bas = Afrique du Sud…. Les Noirs pris en esclavage se libèrent : esclaves encore, même par l’économie. Nous servent à marcher, à évoluer.
Mais les jambes se libèrent. Ainsi que l’URSS (combattre = côté gauche du cerveau. Apprendre, planifier, croire….)
Côté droit = Etats-Unis libres, spontanés dirigent en fait le monde.
Ou inverse, ça dépend du sens de la croix sur terre ?…
Christ viendra des USA ?
Dans la croix la verticale est le temps et l’horizontale est l’espace.

Avant que le temps (c’est pour çà : « au commencement Dieu créa les cieux et la terre » en une seule phrase = TOUT UNI.)….-
Temps infini. Peu importe espace. Et le temps a percé l’espace, ressortant de l’autre côté, transformé mais devant avancer coûte que coûte. D’où irrémédiable Vie.
La croix indique aussi le Nord l’Ouest, l’Est et le Sud.

Peut-être Dieu et Diable ensemble puis impossible d’où séparation entre Dieu symbolisé par la verticale de la croix et Diable symbolisé par l’horizontale, ou l’inverse. Le Diable dans la barre verticale : confère verge de Moïse qui se transforme en serpent, et fait couler sang et eau).
Temps- Espace = Matière-Lumière.

Pôle Nord : cerveau. Pôle Sud : pieds qui renvoient le sang au cerveau quand on mange. La glace fond et fait circuler le sang; échange par chauds et froids (changement valeur interaction CREE, MOUVEMENT)
Voir Dieu,….
Nombril = Equateur
Etc…..Asie : main gauche (plus tardive mais plus spontanée, + véritablement savante)
Le premier fils tu me le donnes (en souvenir de Caïn, pas d’Adam).
Adam dans la verticale de la croix et Eve dans l’horizontale pénétrée.
Un côté, une côte = une parcelle de vie en vieil araméen…

« Poussière » (Adam) + « Dispensatrice de Vie » (Eve. Peut-être Adam s’attribue-t-il à lui-même ce titre….)

On retrouve « Joseph » dans Génèse et Evangile. Joseph-Jésus. Vendu par ses frères…..+ « fais remonter mes os d’Egypte »…. Le père Israël (symbole de Dieu) demande à tous ses fils qui sont mauvais d’aller chercher le bon fils….Jésus et Joseph….+ intersection coeur ou thorax ou nombril. Intersection = Vie ?
Esprit-Souffle (Lumière) différent de Chair Sang Ténèbre.
Mouvement-Stagnation. Chair (Volonté) Désir Renoncement.
A noter : « Joseph » le « père » de Jésus, également.

Dieu en « abolissant le scandale de la croix » c’est à dire (également) du sexe, féconde Marie juste par l’Esprit, la volonté.
Dans la confrontation Dieu-Diable, l’un VEUT stopper l’autre. Ou l’autre VEUT tuer l’un.
Voir les arbres et les fleurs.

De plus, l’homme rentre dans la femme par un bout petit, méprisable, en premier, puis sort de la femme avec la tête en premier.
Ainsi, dans la croix, l’enfant serait symbolisé par le petit bout supérieur (au dessus du T)

Les quatre direction sont indiquées par la croix. A quoi correspond l’intersection ?
Droite de Dieu, hémisphère droit. Terre : hémisphère droit et hémisphère gauche.

Pour l’instant Jésus ou Dieu dort, puis se réveillera. Il dort comme un homme allongé sur le coté-flanc, et dans cette position l’hémisphère sud est protégé car plus important; comme quelqu’un qui dort sur le côté gauche donc avec l’hémisphère cérébral gauche protégé car sur le sol recouvert par l’autre hémisphère plus exposé.
Mont Ararat = hypophise ? Ou Jérusalem. Centre du cerveau-monde. « D’après Paul dans la Bible : pour connaître « longueur longueur hauteur profondeur ».

Voir et sentir permettent de percevoir « devant ». Tandis que entendre et toucher peuvent permettre de percevoir derrière.
De même entendre et sentir sont des sens « profonds » tandis que voir et toucher sont plus « superficiels », en bas, de surface.
En fait , pas de profondeur car UN.

L’intersection de la croix c’est voir, mais avec le coeur.

Oeil-voir = temps; différent d’entendre la Parole. Donc la vision devait « obliger » à la faute -d’orgueil- car elle permet de constater la manifestation flagrante de l’espace.

233 365…La Pyramide de Kheops est en fait un CARRE. Un cube… Pourquoi pas le cube de l’Epopée de Gilgamesh ?
L’histoire qui aurait commencé en Egypte ?
Voilà pourquoi le Nil apparaît dans les 4 (encore !) fleuves évoqués dès le début de la Génèse. + « TEM » (qui signifie : limon en égyptien ancien) est le nom du premier humain, à rapprocher de TA en vieil araméen.
Jésus part en Egypte, mais naît en Galilée. Moïse part d’Egypte.
(L’Atlantide serait sous le lac Victoria. Ahahah)
Voilà pourquoi il ne faut pas résister…
Voilà pourquoi le troudans la gorge ? La Parole est à l’intersection ?
Jésus fait revivre Lazarre, le frère d’une Marie.
Jean : « Je suis la voie de celui qui crie dans le désert, applanissez les voies de l’Eternel ».

Jean est la partie inférieure de la croix (en dessous de a barre horizontale) : « je dois diminuer »… et Jésus qui doit croître et être élevé est la petite barre verticale supérieure de la croix. Idoit être crucifié à son tour parce que les humains préfèrent le plaisir à ….je ne sais pas quoi. La foi peut-être.

Golgotha = « lieu du crâne »… Sommet du crâne, ou plutôt le sommet de la croix qui fera tout pour pousser. De même le spermatozoïde et l’homme sont « au bout » de la queue puis éjaculé (eau).
Car on part « d’un mauvais pieds » et dans la servitude. Les Miracles de Moïse = symboles des mois ? (lunaires) et au 10ème mois : naissance par mort de tous les premiers nés.
Moïse s’échappe seul (dans l’ovule). Tous les spermatozoïdes (1er nés) meurent.
Pour certain : il rentre dans le ventre de la femme, qui devient enceinte, et n’en ressort qu’avec la naissance…

Génèse 3 = « ils SE connurent nus »….

Constante de Hubble, ou expansion de l’univers.
H = 100 km/s / mégaparsec 4,73. 10puissance 19 14,19. 10puissance 22
mais 50<H<120

Soit A1 un point matériel masse m et P un point masse unitaire. A exerce sur P une force d’attraction : F= – f m/r² r = distance AP. Cette force dérive de la fonction
u = fm/r (qu’on appelle : potentiel newtonien, différent de l’énergie potentielle -u = -fm/r); f = coefficient numérique ne dépendant ni du soleil ni de la planète, mais seulement des unités de mesures choisies.

Si l’Univers est représentable par un modèle de Friedmann, il a présenté dans un passé fini, l’explosion primordiale correspondant mathématiquement aux deux conditions : R = 0 et dR/dt = l’infini.
RxT(température) = Constante. Donc Temps décroît.
Ce rayonnement est compris entre à peu près 30 (20,7cm) et à peu près 3,2cm.
Intensité relative : 10puissance 4 pour 3,2cm. Longueur d’onde à peu près 4,5cm
pour 20,7cm longueur d’onde = 40cm.

Source des récits Génésiak = peut-être par-delà l’Iran, entre Caucase, Turkestan russe et Asie centrale.
Les gens de Sem partent vers le Sud. Cham vers le Sud-Ouest. Japhet vers l’OUest : l’Arabie, la Syrie, l’Egypte + l’Afrik, les derniers vers l’Europe.

YHWH : étude grammaticale = « il est » ou « il fait être », « il réalise ».
El Shaddaï (Exode 6:2,3)
Bethléem = 777 m au dessus de la mer…
Mer Morte = – 394 m et la vallée du Jourdain = – 800 m.
Déchirure pieds du Taurus = Afrique loin
mer Rouge, lac Nyassa, Tanganyika; volcan Kenya, Kilimandjaro, Sinaï, ras abyssins.
= séparation du monde ? (Péleg) ou Déluge ?

Mystik rhénans = Eckhart, Tauler, Suso, Ruysbroek : « L’ornement des noces », Le livre de la pauvreté spirituelle / « La théologie germanique » a beaucoup intéressé Luther.
Hadewijk = femme a écrit récit très beau mystik.
Eckhart n’a pas finin’a pas fini son « Opus tripartum ».

Teilhard de Chardin
Au début voyage mystik.
Protéger-la contre les voix / des visions / dans tumulte / dans silence.

Le livre de poche historik : « Histoire Sainte » par Daniel-Rops de l’Académie Française.

Chine (« centre ? de l’Asie ») = Empire du milieu, terre du milieu d’où le symboleidéogramme pour l’écrire.
Terre séparée en 2 comme au temps de Péleg ? (Et « venus de l’Est »)

120 ans = 3 x 40 (ou 4×30 : Jc) = période de purification. A 40 ans peut-être l’humain est libre.

Caïn était-il un humain Blanc et Abel un humain Noir ?

Il n’y en a qu’un qui soit seul,
et ses larmes irriguent la Terre :
DIEU.
La Malaria :
c’est étrange d’avoir la mort en soi
et de se dire qu’on pourrait la laisser agir…
Illusion tentation du pouvoir !
Le plus grand pouvoir,
et donc le seul véritable,
est celui de vie et de mort.
Surtout ne le donnez pas à un humain !

Reprise des cogitations sur la croix (vraiment intéressant…)
Eau symbole du temps : éternelle, coule. Symbole pas nouveau en fait (même très ancien….)
Air = espace.
Ouïe = permet de prendre conscience de l’espace.
Vue = temps : on VOIT les choses vieillir. L’aveugle ne peut (difficilement) le savoir… Exemple : la nature.
365/233(hauteur approximative, en mètre, de la pyramide de Khéops)…..

Nombril sommet crâne = hauteur-taille de la première partie de la croix.
Mais alors, les deux barres horizontales des deux côtés de la verticale, sont les deux oreilles ou les deux bras ?…
Même distance du sommet de la tête à la bouche , et du nombril à l’anus…..

Adam et Eve puis Seth…jusqu’à Noë qui rentre à 8 personnes dans l’arche. Puis a trois descendants.
Mort des spermatozoïdes après la fragmentation de l’oeuf en 8 ? …
Puis des 8, séparation en 3 (tête-Sem, tronc-Japhet, jambes-Cham).
La vie de moins en moins longue = le temps s’affaiblit dans l’espace ?
Japhet ainé = Europe…Mais de Sem = Abraham.
Sem = tête Japhet (bras, aussi : « étendre ses possessions »)
Jambes = esclaves du corps : négligées, marchent dans la boue, supportent « leur maître ».

Rencontre de la haine et de l’Amour = Vie; d’où lutte et faim… La haine tue, l’Amour ouvre les bras.

31/07/93 : 4 mois en Tanzanie !

R (ou E) = 0 T = infini et I = 1 et R/T = infini
ou R = 1….

Lorsque je compris que mes congénères chercheraient quasi-systématiquement à me contredire, et lassé de leur manque de pertinence et d’objectivité à cet – et à mon – égard, je décidai d’être mon propre contradicteur.
Ainsi débuta en moi un « dialogue intérieur » qui me permit rapidement de m’élever intellectuellement encore davantage au-dessus de mes contemporains, pour la plupart fastidieux, limités et obtus.

Je pense que les croyants ont une peur pathologique de la mort,
ainsi qu’une tendance à la parano, la schizo, la névrose obsessionnelle
et un caractère maniaco-dépressif anxieux.

Ce que les mots cachent c’est leur opposé…
L’expression d’une idée = inhibition ou dissimulation de son antithèse.

Falloir Devoir Croire Donner

« Stand by me !… » = « cette conne n’est pas restée mais j’suis sûr qu’elle a acheté le disque !… »

4 sens « 4 » vitaux…

l’Homme tiré de la Terre et la Femme tirée de l’Homme acquirent ce qui s’élève en remplaçant le mortel….

Ce monde, et peut-être l’univers, peut se résumer en un verbe = Falloir…
Au commencement était….!
Voilà pourquoi falloir est un verbe intransitif :
personne ne peut se l’approprier.

Le problème de l’humain c’est qu’il est divin…
et donc : il cherche toujours à pêter plus haut que son cul,
et même à ne pas pêter du tout;
d’où constipation.

Temps = quand ? Espace = où ?
Soit on s’intéresse juste au mot,
soit juste au concept : à l’idée; plus immatérielle.
Le mot est commencement de matérialisation.
Encore une fois : Jean 1. Car Dieu : avant et irréel.

Se tromper, pécher.Réussir Vaincre contrôler

Etudier : la prononciation des lettres

Matthieu 25 : 34-40

Getting old is to grow…

[Suit une étude-réflexion sur la prononciation des lettres]
A > I > E > O > Ü (> U : ou)
Ê = « intersection » du A et du I (plutôt que A + I) Le français est intéressant car
Ê = AI = A uni à I. Langage « mathématik » ou « pictural », « symbolico-phonik » ?
MAMA = universel. MA x 2 = affirmation.
le M (impression) exprime le moi, le A est l’ex-pression de soi.
Son tout à fait logik d’un point de vue physiologik = M le son le 1er et le plus facile qui puisse sortir de la bouche. Ecartement des lêvres (donc effort et contrôle) minimum (en accord avec bébé) peut presque se faire SANS OUVRIR LA BOUCHE.
Donc 1er son = M qu’il soit capable de produire
Et 2nd son, une fois la bouche ouverte = A le naturel et sans effort (s’articulation).
CQFD ! x2 car (manque d’assurance ET affirmation. Retour àl’EN-TRAIN.

M = 1ère lettre de l’alphabet universel ? 32 lettres à l’alphabet juif ? Non, 22 je crois.

WOMEN’S WORLD
CHILDREN’S LAW.

Dialogue :
–  Qu’est-ce que tu fais, là ?
– Là je mets ma main sur ton sein.
– Ben oui, mais moi je veux pas !
– Bah qu’est-ce que tu veux, alors ?
– Je veux qu’tu mettes pas ta main sur mon sein.
– Non, çà c’est c’que tu veux pas, mais moi j’te demande c’que tu veux.
– J’veux q’tu m’embrasses.
– Bon ben moi j’veux bien. Tu vois, j’suis plus coopératif que toi. (Il l’embrasse puis se redresse). Oui mais moi j’ai pas qu’une bouche et une langue, j’ai 2 mains aussi !…
– Ah ben vas-y ! Dis-moi qu’t’as un sexe pendant qu’t’y es.
– Bah oui, puisque t’en parles ! Effectivement j’ai un sexe pendant, mais depuis un moment il s’est redressé pour participer au débat, au moins…faute d’ébats.
– Ah ! Mais t’es vraiment dégueulasse !
– J’vois pas c’qu’y a d’sale…J’parle de la nature.
– Non vraiment, tu m’déçois…
– Pour çà il aurait fallu qu’tu m’estimes.
– …….
– Bah alors, dis quèquchose ! Fais pas l’mur.
– Ben oui mais j’sais pas quoi dire, tu m’as sciée là.
– Reste pas d’bois. Tiens ! Dis-moi qu’j’suis con.
– Bah ! Tu l’sais bien.
– Dis-moi d’partir alors.
– Ca aussi tu l’sais.
– Bon alors j’t’embrasse.
– Bon…d’accord, et si tu veux tu peux occuper tes mains.
– Bien. (Il s’arrête).
– Qu’est-ce qu’y a ?
– T’as les seins froids.
– Ah parcequ’en plus faut qu’j’te les chauffe ?
– Non, mais s’ils sont froids c’est qu’t’as pas envie.
– Bah j’sais plus. Tu parles tout l’temps aussi.
– J’te rappelle que c’est toi qui as commencé.
– Bien sûr : tu voulais c’que j’voulais pas !
– Ah non ! C’est toi qui voulais pas c’que j’voulais !
– Bien sûr : « toujours les mêmes ».
– J’comprends mon grand-père qui disait « les amants qui se parlent trop finissent par ne plus se parler du tout ».
– Et moi ma grand-mère qui disait « Sans seins, point d’humanité ».
– Elle a pas épousé un manchot que j’sache, alors comment ils faisaient ?
– Vite.
– Vite ?
– Vite !
– Bon, alors ne perdons plus de temps en bavardages inutiles.

(Ils se jettent l’un sur l’autre).

Chaque épisode des mythes religieux et des légendes est construit de la même manière = « à l’inverse des faits ».
Dieux bons = produit de l’imagination collective des peuples conscients de leurs instincts de meurtre et rapine.
Dieux immortels (commencer avec Chronos et Saturne) « Eternels » = compensateurs de notre sentiment d’infériorité majeur : la crainte de la mort.

04/08/93 :
On se contente de peu
Quand on devient vieux
On apprend à apprécier
Ce qu’on va quitter
On découvre que la Vie
Est parcimonie
Sans vouloir vous inquiéter
La route est tracée.
Avec 2x moins de dents
On est moins vorace
On devient plus tolérant
Des tares de la race.
Il y a des gens qui s’amusent
A rire de la muse.
Moi, à ceux-là je réponds
Avec mon tréfond.

Le 1er état indépendant dans la région plus tard appelée Nubie fut : la cité de Napata.
Là, vers – 750 résidaient probablement les 1ers souverains du pays de Kouch (comme l’appellation des Egyptiens…).

Suite « Non… » « La Voie Lactée » de Bunuel.
Traduction des Evangiles de l’Institut de Jérusalem.
Alfred Kastler : en même temps qu’être moral, l’humain est devenu conscient de la mort.
Teilhard de Chardin = Avènement de la noosphère.

Le thomisme ?

On apprend rien, on ne découvre rien.
On se reprend, on se recouvre.

L’énergie de la lumière serait-elle proportionnelle (ou égale) à sa fréquence ?

Kitcha witcha = crazy world.

05/08/93 :
L’essentiel est la foi. (Phrase à sonorité « légère »)
prononciation des voyelles uniquement : E (S) a (S) I (S) E E A UA
prononciation des consonnes uniquement : LSSL L F

Tous les gens sont des cons. (Phrase à sonorité plus « lourde » sons plus lourds)
sons « fermés » ? u a o o

Peut -être le déroulement d’une conversation dépend-il ou non de l’emploi de ces sons. Ouverture des lèvres, position de la langue dans la bouche, contrôle de l’air par la gorge aussi larynx pharynx, pression des poumons.

En fait, une langue c’est une façon de faire vibrer l’air d’une certaine matière et donc de construire ou influencer d’une manière précise tout individu qui y sera soumis. Important car en fait, peu importe la compréhension, ce qui compte c’est l’émotion.

Pourquoi est-ce que je fume ?
Parce que la vie c’est bon quand on la tue. On n’en profite – jouit – qu’en la tuant.
On retrouve le mythe de Caïn et Abel.
J’attire votre attention sur Caîn qui signifie = Acquisition, acquis ; et Abel «ce qui monte » (après en être descendu) = Inné.
Caïn = Hémisphère Gauche et Abel = Hémisphère Droit.
Jeunesse d’homme et de l’humanité. Mais peut-être est-ce une loi que pour le mâle et la femme serait différente.

C’est bon ça fait travailler la rapano un tipeti. A è SI ELO ALLIIYE. UéOKAPEOTI.
Avec ch’ti bout d’clope ça doit donner une tronche. [A propos d’un mégot de joint d’herbe qui me restait sur le coin de la bouche].

TERRA(E) – ATLANTIDA(E).
TER (JUPITER)

TER (JUPITER) – COOL – ? – Bah théoriquement pas très ouvert mais en fait je l’ai pas essayé.
Yerra aussi c’est bizarre. Pas très > 0
Y a une discussion, un dialogue entre des crapauds ou canards puis un messire [?] bleu à voix enrouée.
Son, toujours son, que faire de la lumière, alors ?

Le son nous viole notre intention et notre attention.
Faire attention à ce que l’on dit. Bouh lâ lâ. Et dire que j ’en suis encore à écouter !

N’être plus rien qu ’une absence de volonté.
Un appel à rien, au vide, un trou noir.
Habiter au « j’suis pas là ».
Voilà bien toutes leurs mystiques.
Religion = refus inhibé de vivre.

Pas avoir osé dire non, pas assez tôt.
Peut-être faudrait-il dire « non » dès le départ,
afin d’éviter d’avoir à dire tout le temps « oui » plus tard.
J’ai confiance au Seigneur.

Une goutte de sang peut faire germer une graine
sauf si elle a été mangée = passée par l’estomac d’un être vivant quelconque.
Voilà pourquoi il ne faut pas manger de viande
sinon après quand retourner dans terre pas faire pousser.
Il est tellement plus facile de se réfugier derrière le n’importe quoi.
Ou justement derrière rien.
Derrière maintenant il n’y a plus de crapauds qui chantent et là qui s’arrêtent.
Tu connais Judas.

Tenir le souffle parti.
Sans rien dans les poumons.
Puis les laisser se remplir lentement,
puis se vider puis attendre sans rien, en suspendu.

La parole fait se suspendre le souffle si on n’ose y répondre même en pensée.
[Ce qui suit en italique est barré sur le carnet] Bon sang mais c’est clair = Abel.

J’ai fait l’armée car quoi qu’on en dise c’est le système le plus logique et le plus merde….j’ai oublié – conforme je crois c’était – ah adapté à la nature humaine.
C’est bien d’avoir mais faut se souvenir….

Vous arrive-t-il d’arrêter de vous regarder le nombril ?
Très rarement.
Estimez-vous assurer, être valable ?
Non puis oui. Oui car j’ai la pensée et les sens et je peux interemployer les deux pour appréhender le quelque chose, la Manifestation et essayer ainsi que comprendre…le Rien du Tout; du moins à mon échelle.
Alors restons calme, contentons-nous d’être une bête; mais oui mais y’en a qu’ont des idées, plein, et des désirs, donc, alors ça fait naître le trou.

Il y a longtemps….les rythmes notiques.
Plus de note résonnante mais du percussif, du perforant.
En fait c’qui s’passe c’est que tu fais c’que tu veux on en a rien à foutre.
Heureusement.
La lien est courte mais elle probablement très profonde. [ ???Stone raide le bonhomme.]
Que savoir ?
Les sons nous font entrer dans l’espace, la vue dans le temps.
On se fixe par l’ouïe alors que par la vue on est constamment mobile,
mais on cherche à s’emparer.
Peut-être c’est quelquechose d’électro-chimique.
Tu sais pas.
C’est comme un plan de parano à différentes échelles.

ALE I IO WAELANE.

P’tit plan 68ards. Genre très cool…Tu fais c’que tu veux. Chacun sa voie. Laisse tomber. Mmm…
Mais bon j’voulais…apprendre. Connaître. C’est ça quoi. Moi. Voir. Entendre. Sensualiser une région que je savais belle et que je pensais « habitée »;
en fait je m’étais justement efforcé de rien penser avant d’arriver.

Il peut y avoir des lecteurs de pensée très facilement. Variation de pesanteur générale. Par les souffles. Différences de températures = dépression chaud-froid. Peut-être femme-homme.

C’est bouché l’Afrik.
Mais qu’est-ce que j’veux ?
Peut-être marcher tout seul les mains dans les poches.

IESUA YECHOUA YESHOAH….

06/8/93 :
AIÊ(U) = Matthieu – normal / EANDRE = grave.
A(L)E(X)ANDRE = vainqueur. Son gai + le X dynamik
clUb mEdItErrAnnE(e) : bien trouvé = gai, brillant, ouvert, presque parfait.

Nous parlons très vite; dans le sens où nous employons peu de sons et courts mais il y a peu d’information en eux et beaucoup de conventionnel.
On ne s’écoute plus, on se contente de placer à intervalles réguliers et stratégiques des formules sonores (des séquences ondulatoires notamment donc) sachant qu’elles vont servir notre intérêt élevé aux ordres avisés des suaves ordonnées….
Oui bon, c’est comme ça que ça peut marcher….

KEN
No you can’t do that : NO YU KEINT DU ZAT.

Bah tu peux penser c’que tu veux faire, de même on n’en n’a rien à foutre.

J’aime être anonyme.
Merci Dieu de m’avoir fait français
pour la langue, la liberté, l’éducation,
la sécurité, la connaissance, le pouvoir….
Bon, on s’arrête là.

Mais, sans rire, si ça c’était déjà reproduit pleins de fois ce qu’on vit,
et encore une fois les dinosaures sont la fin et non le commencement.
A un certain nombre de millions d’années, plus assez de radioactivité.

Rien ne me repaît plus que de contempler le néant.

Y’a rien à espérer, c’est pour çà que j’ai la foi.

Les sens nous leurrent c’est fou.
J’évolue pas énormément en fait dans ma pensée.
Du moins le papier ne le retranscrit-il que peu.

L’Afrik sent le bon,
sent le beau :
sent le bon chocolat chaud.

Qui sait quelquechose a déjà oublié demain.

07/08/93 :
L’ivresse est le compagnon de la misère.
LOVE YAVE (HH) = LUEYAVE.
ALLELOUIA à l’envers = AIOULELA. C’est clair au niveau sonorité que c’est gai, ouvert, doux.

L’imagination voilà ce qu’il faudrait étudier : pourquoi – comment.

Je ne conçois pas la vie autrement qu’une errance (dans tous les sens du terme).
Nous sommes les témoins vivants de l’autopsie d’un meurtre.
J’vais cesser d’employer ce carnet à écrire des conneries en lettres de merde.
L’autre lui dit : (j’suis) sûr que j’pourrais être un bon écrivain. Oui mais que raconter ?
– Tu veux une histoire merveilleuse, t’as qu’à ouvrir ton coeur et contempler la nature.
– J’préfère pas, merci.

Il n’y a (ou il n’y aura plus) de cultures,
simplement des échanges économiques.
On découvrira que tout le monde agit de la même manière :
donne argent reçoit bien;
et qu’il n’y a rien d’autre.
Toutes les villes seront transformées en immenses dortoirs
avec, à des points stratégiques, probablement un peu à l’écart de la ville,
de grands CENTRES d’approvisionnement avec tout disponible,
bien rangé, bien classé, étiqueté…
Juste des « marchés »
comme on le dit déjà en macro-économie.

Il n’y a rien à écrire;
tout est inscrit dans la chair :
du flux de la vague au reflux des nuages.
La vérité libère. Veillez à ne pas mentir.

08/08/93 :
Présence « absence » Dieu. Information. La sensation nous guide.
Nous suivons nos sens même et surtout inconsciemment.
On va emprunter telle rue parce que ça sent bon,
on suit une onde, un son, une pseudo-idée (influx créant instantanément une idée).
Le Désir tend vers la Beauté (soi dangereux) qui tend vers le Plaisir (soi ambigu).

Longueur de vie mène à un rétrécissement de celle-ci et du soi,
comme un élastique ou toute chose qu’on allonge. Ah ah ! Mais y’a des courts.

Feu = allié ambigü A > O : =
Couteau = allié dangereux I = é : /
A,M,E,N ABBA (juif = père)

Pièce de théâtre : 2 mecs sur scène et racontent ce que pourrait être leur vie, et c’est ça l’histoire. Ils s’emportent, miment. Parlent à des individus qu’on voit pas.
(« T’as vu, il a l’air louche »)
Ils sont en fait dans le rêve l’un de l’autre. Ils vont se voir dormir, et c’est la fin : ils préfèrent rester dans leurs rêves.

2 clochards, un trottoir, un lampadaire.
A : Il fait plus sombre qu’hier et chaque jour c’est pire.
B : Le monde est tel qu’il est, y’a rien à en r’dire. Sur ci.
A : Sur ?
B : Ci.
A : Sûr ?
B : Si.
Font un pari : marcher jusqu’au premier qui tombe sans vouloir se relever.

Interaction perpétuelle,
donc instinct de possession :
orgueil et réaction :
instinct de possession en « échos » qui deviendra (désir) vol.
la vue : très court, très rapide.
ouïe : long, lourd, brut.

Ce sont les japonais ou les chinois les plus intelligents probablement.

NAECJ : anagramme de Caïn.
Brahma, Vichnou, Shiva
sous leur personne de constructeur, destructeur, conservateur
on retrouve Adam, Caïn et Eve….

09/08/93 : 930809
Quand je fume est le seul moment où j’utilise, j’emploie réellement mon corps,
pour moi-même, sans obéir à une nécessité, un besoin,
afin d’obtenir du plaisir, une satisfaction égoïste pure.
Quand je marche aussi ou fait l’amour,
mais mon extase totale, de mon moi, c’est quand je suis « après la fume »;
irons-nous même jusqu’à dire : « quand je suis par la fume » ?
(je) suis désolé mais (je) je VAUX mieux avant qu’après.
Et puis, il y a quelquechose avec le feu…
Les deux premières conquêtes de l’homme sont l’outil (le couteau) et le feu.
On retrouve les 2 dans les mythes d’Isaac et Abraham :
« Père, je vois le feu et le couteau… ».

Les fumeurs (je me répète) dévorent le feu
et peut-être la lumière.
Ainsi l’humain du 20ème siècle serait parvenu à un tel contrôle « voilé » de la matière et de lui même qu’il en serait à pouvoir manger le feu.
Mais erreur :
ce n’est pas le feu qu’on mange,
on en mange la chaleur,
donc l’énergie (différent aussi)
et on décompose du cannabis et du papier
en utilisant l’eau comme vecteur,
de la matière à nous,
par la chaleur du feu et le froid de notre bouche.
Cela crée une dépression :
l’eau (de la salive et de l’air) va du chaud vers le froid.

Sur terre : le trajet de l’eau serait de suivre le froid ?
– Merveille d’esthétisme du point d’interrogation –
Ce qui voudrait dire que l’eau va de l’Equateur aux pôles.

L’homme gouverne tellement….

Retour à Joseph : vendu par ses frères. Un homme….Gn 37:15 Dothan ?
« Notre frère, notre chair… » Juda(s) – par un baiser – a trop aimé la chair mais est peut-être le seul qui ait voulu vraiment le sauver. Dans le cas de Joseph et de Jésus.
Tunique de plusieurs couleurs (pour Joseph) Tunique d’une seule pièce pour Jésus.
Lumière = Vie ?

C’est le délicat goût cendré de la mort que j’aime dans chaque taffe de cigarette ou de joint.

930810 :
Tu viens d’où tu vas ?!…Bon, il faudra se ressaisir parce que je fais quoi de ma vie ?? Matériellement je 6 fonctions + plus achète nourriture, utilise transport et c’est tout.
Sinon, le reste du temps je pense, je m’enferme en moi-même.

Pourtant j’ai le sentiment de progresser dans ma connaissance des RAPPORTS entre les gens.
Il n’existe généralement que des dialogues.
Tout bêtement : du plus vers le moins, chaud et froid.
Aigu et grave.
Fort faible.
Rapide lent.

Conscience-Inconscience, Connaissance-Ignorance, Amour-Haine bien entendu.

La terre respire,
et sa beauté s’échappe dès qu’on veut la saisir.

Diffus, dix fois des fous, j’ai vu au feu, souvent enlacés si serrés, l’exégète notera l’exagération, qu’on croirait quelques crustacés prêts à coproduire, héhéhé…

Pourrait-on créer, par le biais de l’écriture, quelque chose de perpétuel;
en l’occurrence une phrase qui soit sans fin,
matérialisée par un point dans………
Ca doit pouvoir se faire mais plus tard.

On devient adulte quand soudain il fait frisquet sur les rêves d’enfant.

11/08/93 :
Ce qui est désespérant dans les Evangiles c’est la concision du texte : des événements tragiques nécessitent 2 à 5 mots et les plus beaux traits de pensée (et notamment d’étude psychologiques) se résument en une petite histoire.

Jésus au milieu.

12/08/93 :
Tout se déroule, s’effectue, se dilate et se relate.
Etrange ce côté plat et rond du cerveau,
qui fait penser à un oeil de la tête.
Le problème c’est que certains vous diront que c’est dans l’esprit qu’il faut chercher, disons canaliser sa soif d’informations(s).
Votre corps vous « dira » en vous le faisant sentir
que c’est dans la chair qu’il faut quêter,
car pas d’esprit sans corps – pour l’instant –
et si pas moi, alors pourquoi moi rien et

Le prêtre et le clochard :
– Bonjour mon fils, avez-vous…
– Qui t’appelles ton fils ? J’ai plus de père depuis longtemps; je l’ai tué et j’ai rien puisque je suis clochard.
-Vous avez tué votre père.
– Non. Mort avant ma naissance. Il y a une pierre quelque part dans le Sud…Mais dans ma tête : rien pour lui.
– Que faites-vous ici ?
– Ca, j’aimerais bien le savoir. Mais pourquoi tu poses toutes ces questions ? Les prêtres sont officiellement reconnus comme étant de la police ?
– Non, mais…
– Ecoute, casse-toi. T’as rien à m’apprendre, rien à m’apporter et d’ailleurs t’as rien du tout. T ’es comme moi.T’es même pire qu’un clochard car tu ne te possèdes pas toi-même. Alors va-t-en, corbeau déplumé, mouton servile qui sent trop le savon et la naphtaline. T’es pas propre t’es aseptisé; pas chaste : névrosé, et t’as pas la foi t’as la trouille.
– Pourquoi cette haine ?
– Ca y est, il va nous la jouer « Kung Fu » en prime time. Mais t’as rien compris. C’est pas de la haine c’est du mépris et de la pitié ! Aucun de tes confrères, quelles que soient les couleurs religieuses qu’il porte, ne m’a convaincu. Tous des entêtés fanatiques, plus zèlés, en fait, pour leur propre conviction que pour leur Dieu chimérique.
– Déçu ?
– Non, j’attendais rien. La vie m’a au moins appris ça : plus t’attends….plus t’attends. Donc : ne pas, ne rien attendre.
– C’est défendable.
– J’ai pas besoin d’aide. Et ne me parle pas d’amour, j’ai des hémorroïdes.
– Si je m’en vais vous serez à nouveau seul, or vous aimez parler.
– Je…C’est vrai. Comment sais-tu cela ?
– Si vous n’aimiez pas parler ou n’en aviez point envie, vous n’auriez pas donné un tel tour à la conversation. Vous m’avez même interrompu pour pouvoir placer votre discours. Comme ensuite vous m’avez chassé, je puis en déduire que vous êtes fier ou déçu…
– Intéressante déduction. Vous semblez bien connaître les hommes pour un homme de Dieu.
– Evidemment.
– Je préfère marcher si vous n’y voyez pas d’inconvénients. Ca me gêne d’être vu l’anus rivé au sol en compagnie d’un curé.
(Ils se mettent en marche).
– A moi l’interrogation ! Avez-vous l’esprit saint monsieur le pasteur ?
– Je ne sais pas. J’essaie de l’honorer. Interrogations ! Pourquoi toujours pourquoi ? La question ne semble pas appartenir aux hommes, mais elle apparaît plus volontiers comme une convention, un signe scripturaire mais aussi une façon d’employer le son que l’on produit, d’une certaine façon. En le rendant plus léger, aigü, vers la fin notamment. Ainsi la volonté propre à l’interrogateur influencera le monde sonore, et par suite le monde, en élevant le niveau sonore et donc le débat, en réaction au principe d’interrogation qui est contraire, par rapport à « la ligne » du monde et agit à l’instar d’un trou noir, absorbant tout et le régurgitant probablement, sous une forme plus subtile. L’interrogation, en une seule phrase, résume tout un contexte, des sentiments, des événements, des « référents ». Elle peut même le faire en un son.
– Stop ! Vous auriez pu siffler une seule note et j’aurais peut-être compris. Car là c’est un déluge de parole, si vous m’entendez….Quel avenir pour un homme qui ne parvient pas à suivre votre au-delà ? Pour celui qui, enraciné des plantes jusqu’aux cheveux, est la terre même, avec toutes ses exubérances ?
– Si vous croyez en Dieu vous aurez la vie éternelle.
– Déjà ? Le contrat ! Je dois signer où ? J’obéis, il faut du sang pour la plume des sens…Mon histoire, comme mes espoirs s’anéantiront en une éjaculation obscure, profonde, atavique, immémorielle, réitérant le mythe originel , quoique qu’il puisse paraître du sacrifice de millions pour un seul…
– La croix…
– Laquelle ? Je ne condamne plus, je ne tue plus, je ne baise plus, je ne vole plus. Je suis davantage abstinence que licence. Plus de sacrifice, plus d’espoir. Obéissance à la mouvance, discipline dans la réalisation. Action parfaitement impersonnelle. Je suis le prototype de toutes les religions…Que voulez-vous ? Je suis ce que vous prêchez. Pourriez-vous m’embrasser sans répulsion ?
– Votre foi est surprenante ! Quelle est la rancoeur qui vous anime ?
– Des questions toujours des questions.
– Tu as peur, frère ! Pas de la mort, puisqu’elle est morte, mais de la vie, que tu envies. Jeux de mots chasse les maux, frère. La peur du feu dans l’eau. A tout fondre et confondre, l’on s’effondre.
– Fallait-il la foudre pour réveiller une âme ?
– Falloir : le curieux verbe, qui ensemence le langage d’impératifs. Tu ne crois pas en toi-même et tu voudrais des réponses de ma part. La foi est la liberté gratuite qui coûte le plus cher à l’homme.
– Mais je crois en moi. En rien d’autre, mais en moi et sur moi : aucun doute. Je peux même me montrer franchement affirmatif : je suis.
– Regarde-toi, frère : voilà ce que tu crois de toi, un trottoir dont on te distingue à peine, une crasse et une humiliation comme deux peaux supplémentaires. C’est dans cette estime que tu te tiens, si tu CROIS en toi.
– Mais que faire d’autre qu’errer, mon frère ? Construire quoi, alors que je me désagrège. Espérer quoi, si mon souffle me fuit ? Un jour, il ne reviendra plus et alors j’aurai juste le temps de réaliser que j’étais davantage cette parcelle d’espace offerte et possédée par tous, que ce corps qui en dépendait.
– Le souffle….Vous fumez ?
– Oui.
– Pourquoi ?
– Parce que fumer tue et je ne peux apprécier la vie qu’en la tuant.
– La haine de ce monde vous aura imprégné…..
– Je ne suis pas haineux. Je suis désintéressé, c’est différent. Après avoir été désabusé. Eh oui. En quête de stabilité, d’équilibre, je me rends dans le monde, l’observe, le subit, puis revenant à moi-même je comprends que toute valeur est vaine. Plus beau est le fruit, plus laide sa pourrissure. Alors, jetant mon amour au feu de deux cuisses, un soir de fête, j’abandonne tout au souvenir d’une étincelle
extase à vie. Depuis ce n’est que fuite et refus.
– Vous acceptez de vivre, cependant…
– Non. Mais je n’ai pas le courage du suicideur.
-Daire !
– Je préfère « deur », pour l’esprit….
– Vous avez la foi.
– Je crois en Dieu comme l’eau prend en glace. J’ai pas l’choix. La pureté de la glace peut-être. Vous savez, l’homme peut se contenter de très peu pour vivre; et depuis que je suis clochard je n’ai jamais eu faim.

[Lettre destinée à Arnaud CLEC; jamais postée]
Bon ! Celle-ci il faut qu’elle parte.
Ca fait au moins 4 lettres qui te sont destinées et aucune n’est partie.
Bon, ici c’est : « comment va-t-il très bien ? » C’est la folie, mais surtout parceque j’ai réalisé la ienne, ou en tout cas le lot d’espoir bidons et irréalistes que j epouvais avoir.
Si tu étais venu peut-être que jamais on serait repartis, mais l,à comme je suis seul, je rentrerai probablement.
Tu sais ici c’est vraiment différent. On prend son temps pour tout. Non franchement je peux pas t’en parler là comme çà, il faudrait des heures. J’ai un type de vie idéal ici et si tu savais avec quelle facilité.

13/08/93 :
La mer s’avance,
se renverse
et c’est une nouvelle marée haute.
Pas de violence
mais une puissance irrépressible.
Que peut-on faire
pour influer sur le spectacle que nos sens nous délivrent,
par la volonté et les « deux Mémoires ».
Mémoire « antérieure » innée
(rêves plus réflexes; les premiers étant eux aussi réflexes).

Il y a probablement minimum deux phases de rêves au cours d’un cycle total de sommeil.
L’une quand on dort très profondément (quelquechose « d’extra-ordinaire » se produisant). Séparation corps-âme; l’esprit se libère. La peur, encore une fois, doit créer l’effort, l’action : action réflexe de rattachement au corps.
L’autre : les rêves de réveil, où là inversement, l’esprit se rattache à l’âme; voilà pourquoi ils sont si intimes et qu’ils peuvent nous hanter toute la journée. Car le souvenir d’un rêve doit être comme une fenêtre entrouverte sur l’océan mémoriel où l’individu, à chaque pulsion ou pulsation, apparait en écume de l’instant.

As-tu vu, soeur, les longues chaînes himalayennes au sommet des vagues provoquées par le sable à faible immersion.
Ah ah ah sauvages holas des impromptus de la parole.
Les voici qui flagornent tels trublions sur arc-en -ciel indomptable.
– Mais laissez, vous n’êtes que risée.
– D’où vous vient ce verbiage fleurant l’éducation caustique ?
– J’ai été éduqué.
– Vous voulez dire : vous avez eu des parents riches.
– Ca allait.
-Continuons ce jeu de questions-réponses car pour se révéler il est plus pratik.
– Qu’as-tu fait ?
– J’ai cherché à comprendre. Toute ma vie. Le problème c’est qu’il me semble que je n’avais que les sens pour çà. Donc j’ai joui…Avez-vous ?
– Si vous parlez même de plaisir égoïste, celui de la chair est faible… Qu’aimez-vous vraiment dans ce monde ?
– Tout ce qui n’est pas humain. C’est beau, c’est là, ça tourne bien. Tout s’apporte et se supporte.
DEPORTE EMPORTE se REPORTE et ça RAPPORTE (…….) COLPORTE PORTER tout bêtement c’est clair les frères ?
App > 0 Su = moins, ou baisse de l’agressivité < 0 Em < 0 Re

Il n’y a de solution à rien;
juste des événements plus ou moins interférents.
Mais même les progrès de la science dont le but premier était de supprimer la peur
– notamment par suppression de la douleur, de la mort, la peur des éléments, etc…-
ne sont pas des solutions. Les vaccins deviennent inutiles….

OYEREMOYA.
Rêches calêches de fumée sêche, l’équipage cannabinique (ini….)

15/08/93 :
Hé oui ! Ah ah…Toujours pas d’abandon.
Volonté différente de Discipline.
Discipline de plus en plus nécessaire à mesure que l’on est plus intelligent.

Je ne sais pas à quoi servent les souvenirs
puisqu’ils sont un peu, nécessairement, des poids morts,
encombrant notamment par la nostalgie.
Nostalgie : absinthe des souvenirs.

La méloire donne sa couleur au sang ?
Rouge pour hier, bleu pour demain.

Tant de problèmes viennent du caractère transitoire et instable de toute forme.
Les formes…
DE-forme RE-forme (EN…) TRANS-forme FORME DI-forme
DE-mettre RE-mettre TRANS-mettre OM-mettre METTRE SOUS-mettre
AD-mettre COMPRO-mettre Paramètre ah ah.
Radicalement différent : AP; SUP; DE; EM; RE; RA(P); COL; COMP (porter)
DE; TRANS; O ; SOU; AD; COMPRO (mettre)

Les gens s’équilibrent entre eux par la parole.
Si pas de parole : chacun s’enferme sur sa position, avec ses déséquilibres.
Le problème est qu’au lieu de chercher une position d’équilibre,
chacun va tenter d’incliner l’autre de son côté .
Surtout moi étant balance, il me faut un autre plateau.

Frivoles ? sortir fais as m’ tu lesquelles pour mère ma lois les sont Où ? veut on ‘l que ce faire à, suivre rien ne à on-t-risque Que
XXXXXXXX sruoj sel .tnatsni epatE .tubéd ed nif ertov icioV . seéliov sesueug ed tnanitul snitrebil shalloM ! snollA Vous dites Rigueur ?
Profession femme vous connaissez ? Section voile ou pas ?

16/08/93 :
Prends garde car ces quelques lignes pourraient-t’être fatales.
En effet, il n’y a rien à gagner à vivre.
Tout s’échappe, tout se sape;
et déjà les adultes de demain zappent sur les visions d’apocalypses.
Rien n’est facile pour personne.
Tout demande effort…..
Nous ne contrôlons rien.
Allan Allan que nous reste-t-il à dire ?
La ligne du monde,
trouver le fil d’Arianne de la vie sur Terre.
Chercher et trouver le lien universel.

17/08/93 :
1h05;
dans une quinzaine d’heures je prends enfin le train pour Mwanza
et peut-être les poissons d’or.

Pourquoi cette envie d’hurler, de se révolter ?
Cette violence trop longtemps contenue,
canalisée aux moyens d’artifices (psychiques)
et qui maintenant réapparait, resurgit,
fissurant la façade vermoulue de la société prête à se rompre comme une digue, sous le poids des rivières détournées et contenues.
Plus de ces farces pour bovins décérébrés.
Il n’y a que la peur et la douleur qui fassent reculer ou s’arrêter l’humain.

le U : cuvettes; très ancien pour l’humain.
A : pourrait être le feu.
Certes ces lettres sont récentes.
MA; IA, èé, Aïe !
Tous me font immensément chier. Tu m’entendez-je ?

J’ai pas envie de retourner en France pour l’instant.
On sait trop ce que ça signifie :
boulot dodo,
week-end susucre,
vacances nonoss,
sousous dans l’os,
pépé gaga.

18/08/93 :
Eh oui, j’ai oublié (j’espère) mon passeport et mon billet retour à Kinondoni Sekenke Tower’s.
Merde ! Rien qu’çà. Je prie Dieu…
Du coup me voici à Morogoro : objectif premier, intermédiaire, d’il y a un mois et demi. Ca a l’air très paisible et gentillet. Afrika gentillet.

Les cheveux sont la parure naturelle de l’humain.

Gimme your gold
and your lie
for I touch
‘cos I need some.
‘cos I wanna thrill and love, and know now, I don’t know no.
Gimme your blood that I drink, and your flesh that I eat, ‘cos I’m HUNGER.
The p.’ s insane. I don’t know….
Gimme your heart, and your brain and your hands for I’m MASTER.

930819 : Hé oui nous sommes le 19 !…
L’amour de Dieu…L’amour d’une femme…Préférer le ponctuel à l’universel.
Préférer la caresse à l’ivresse. Le chaud, le doux face à l’impalpable.
L’éphémère triomphant de l’éternel.
Illusion ! comment la goutte noierait-elle l’océan;
le postillon du fou dilue l’océan.
A vos marques, relevez la tête, ô vous les balafrés de la Vie !

La femme Afrikaine est un trône d’or et d’airain,
sur lequel vit vautré et avachi l’homme, dans toute

Rien n’est plus représentatif de cette fin de XXème siècle, qu’une voiture déglinguée, recouverte de l’âme d’une poussière d’âge et d’aventure.
Aux côtés d’un linceul mouvant j’abandonne ce que « l’autre » appelle toi.
Mais ! Je ne comprends rien. Où commence Dieu, où finit moi ?
Elle m’a offert la Parole; l’a même enfoncée de force dans ma gorge,
et je n’ai pas bronché, pas parlé. Rien.

Le néant proche du mien.
Ah ah ! La ligne du monde. Ah ah. Et Van Gogh tu l’as saisi ? ALORS il est tombé.
La ligne verte. La voie du monde. Pense à la note bleue. La ligne bleue.
La ligne de l’eau, de la terre, du ciel.
Les racines cherchent l’eau,
les branches et le tronc la suivent dans son ascension.
Le bleu du ciel. Peu de choses m’épatent autant.

La place des mots (ou leur intonation) se détermine dans la phrase, par leur sonorité et donc la ligne musicale qu’ils vont créer.
Ainsi les verbes parlant d’action, donc sous-entendant une conscience active, devront avoir un type de sonorité facilement audible, donc aigu ou très grave.

La langue française s’adapte très facilement à ce genre de raisonnement.
Créer un nouveau language ou en retrouver un qui serait universel.
A+M+N-B-E. Le premier cri que l’on pousse, quelle est sa signification ?
Douleur probablement, mais….Un rappel.

20/08/93 :
Tout est porteur d’information.
Qui dit information dit réalité (dit sens)
dit support (dit racines) dit origine,
et à ce stade là, on rejoint, en quelques sorte, la question cosmologik qui demeure : l’univers est-il fini ou infini ?

Prenons une autre voie :
le vivant se caractérise comme un volume croissant puis stationnaire de matière et d’énergie.
Peut-ête le vivant est-il le seul volume de matière « privé » de Dieu.
L’instable recherche la stabilité : via la nutrition.

Comment fonctionnent les sens ?
Emetteur – information – Moi Accord tacite ou pas ?
Car ce sont les sens qui font que l’on se sent différent du reste du monde,
car on s’en approprie le fruit.
On jouit, on souffre.
Amusant de constater que dans les rêves, notre perception du monde et notre rapport avec lui peuvent être différents de notre état de pseudo-veille.
Oh vous pourrez dire : « Non, moi dans mes rêves, j’entends, je vois, je parle, je sens, je vois les couleurs ».
Mais réfléchissez-y bien, tentez de vous rappeler exactement un rêve et vous verrez que rarement ce sera sous un rapport sensuel que vous l’envisagerez mais sous un rapport disons : émotionnel.
Ma peur serait de croire que l’émotion nait de la sensation, mais préférons penser qu’elle l’éveille.
ANA (PU-CU) NDA ?
HEP HOP HEHE

930821 :
Les sens, sans délirer ! Facile : vue, ouïe; mais sentir et toucher…

930822 :
Sanskrit, Koréen, (Malay) Russian, SINHALESE, TAMIL : lettres; voyelles ?
Ubatili mtupu x2, mambo yote ni ubatili.

Les couleurs dans la nature :
bleu, vert, jaune, rouge, blanc, marron, noir (orange ,violet, rose).
Je sais enfin.
Ce que je cherchais, comme beaucoup d’autres,
notamment dans l’ivresse et la débauche, le risque.
Je cherchais la mort.
Et voilà ce qu’ils cherchent tous ces humains qui ne trouvent pas.
La froide, la noire, celle qui échappe à tout empire humain et triomphe de tous.
Mais…on ne s’échappe pas !
Oh non, on n’échappe pas à soi-même aussi facilement.
Si c’était à refaire, peut-être essaierais-je d’être anesthésiste.

23/08/93 :
Tout disparait, tout s’évanouit. Mes croyances, mes espoirs, mes désirs.
Foin de toutes ces illusions.
Au regard de l’âme, toute réalité se dissout, toute lumière s’estompe.
Le monde est vide, creux. Comme une bouche toujours plus avide de nourriture,
tel est ce monde qui tourne la beauté en pourriture.
Pas d’espoir. Rien. C’est fini, je suis mort. ADIEU.
Quand on gagne, on gagne peu,
quand on perd on perd tout…
Et ta gueule !
Viens çà mon frère : nous partagerons la même flamme.

Je ne peux pas avoir tort car l’erreur proviendrait d’un système incohérent.
Or, tout système incohérent dans la nature finit par s’autodétruire.
On peut donc estimer que tout être humain dont les raisonnements et comportements ne tendent pas à l’autodestruction VOLONTAIRE et fonctionnant normalement (et « bien bâti ») est une des expressions du principe Antérieur et Ultime.
Suite à quoi (ah ah ah) tout le monde, ou presque, a raison.

24/08/93 :
Mars fait sa révolution en 686 jours. Un an sur Mars = 686 jours.
Tertullien : écrivain écclesiastique + Celse (en 178).
Une édition préliminaire aux Manuscrits de la Mer Morte. 1/5 des textes est publié, une autre partie en 1996…?

La discipline de plus en plus nécessaire quand on est de plus en plus nombreux) a pour effet « secondaire » de séparer les humains, d’instaurer des castes : chacun son rôle.
Viennent ensuite les valeurs morales qui attribuent plus ou moins d’honneurs à tel ou tel job.

Tout est affaire d’échanges entre plus et moins, chaud et froid.
Déséquilibre par rapport à un équilibre qu’il est probablement préférable de ne pas atteindre. Les Ténèbres la Lumière.

930825 :
Face à la mer, face à l’Indien, j’attends l’idée.
Que la beauté émerge de la masse grisâtre de mon cerveau.
Au rythme des marées pulmonaires, le désir s’idéalise.
Puis, ceint de vocables grondants et imposants,
le moi entame sa dérisoire parade.
Ne nous y trompons pas :
lorsqu’on rit on recrache le souffle de façon profonde.
Le rire est pour certains une ouverture directe.
– Que pensez-vous de votre cheveu sur la langue ?
– J’ai la langue trop longue.

Il faudrait dire 0h00 heure de Tokyo puisqu’Empire du Levant; et pas Greenwitch Merguez.

Itinéraire de passage…..

93/08/26 :
Prière païenne.
Le revoilà ce chien humain.
Passager de l’existence, il file comme un remord parmi les âmes,
rabotant de ses pieds alourdis par les milles, le socle maternel.
Suspendu à son souffle,
il erre sans but,
faisant de sa vie même, une offense à la morale laborieuse.
Pour s’être voulu fidèle
le voici qui se répand en débauche délibérée,
face à l’Eternel,
pour une ultime prière païenne.

Alors,
ivre de la frustrante ignorance,
il bredouille dans le brouillard de son illusoire conscience :
« JE me TIENT face à Dieu….son concepteur ».
Flo !

La forme ne nous appartient pas,
n’ayant créé ni le vocabulaire, ni la syntaxe.
Tâchons au moins de récupérer le fond….

930827 :
Aux extrêmes d’un désir on mesure l’Empire du Néant.
Mais il y a mieux !
Face à lui-même l’humain veut encore triompher.
Emotion, nous ne sommes qu’émotion.
Avec le souffle en navette, entre ici et….Jamais !
Ainsi je parlerai.
Que les grains se taisent et les graines écoutent.

Ca me dérange ces églises qui font du bruit (couvertes ou à l’air libre).
Il y a quelque chose d’indécent à s’autocélébrer soi-même.
Puisqu’on sait que l’on est Dieu,
en le glorifiant nous nous passons la crème.

Perte et fracas : tel est l’intitulé du monde.
Fuite du trou vers les bords,
mais on s’enfonce, frère.
Sombre le tableau engloutissant la palette
et tout spectateur avec lui.
Voici la fin

Vautré en fauteuil,
inconfortable,
je traque la synapse originale.
Beaucoup de gens ont vécu ici,
et ce n’est pas fini.

La concision devrait être la première règle de tout écrivain.
L’univers sonore est déjà humainement saturé.
Partout l’humain !
Hommes, fourmis et vers, sur la Terre ensemble allaient de ter, et non de pair.
Le premier, pressé, travaillait, la deuxième, travailleuse, se pressait.
Le troisième décompressait…

J’ai tout brûlé au feu des fous.
La danse ascensionnelle de « suave le joint »
entraîne à sa suite mes soucis d’esthétisme futiles.
Dans l’arrière cour populaire d’un quartier identik,
mon squelette prend l’air par voie épidermik.
Mais pourquoi écrire ?
Cet orgueil de vouloir laisser sa trace,
sur une planète qui s’effrite aussi sûrement que le sablier s’écoule ?

L’esprit est un luxe dont l’homme s’est embourgeoisé.
Ainsi consomme-t-il aujourd’hui un hamburger grassement aseptisé,
en lieu et place d’une cuisse d’antilope fraîchement tuée.

Ah ! Les ascètes aseptisés de l’Assomption !

Retour à la cour.
L’Afrik continue.
Il me souvient de nuits dont la solitude faisait parler les pierres.
Où le moindre ruisseau s’ordonnait orchestre symphonik.
Qui m’expliquera la conscience des humains ?
Nos ancêtres voulaient nous le cacher, mais c’est le mal qui nous rend bons.
A ceux qui vaincront : l’étoile du matin pour parure éternelle.
Aux autres, les affres du Midi. Les affres ou les honneurs…
Ne rien cacher, tout exprimer.

Trop longtemps réprimés les humains se révèlent enfin.
Fureur, angoisse et révolte sont le terreau des générations futures.
Déjà l’embryon se débat.
La Terre est compost.
Demain naît d’hier à l’instant même.

Une hypothèse drôle serait que nous n’ayons pas plus de conscience que les pierres, que contrairement aux apparences nous soyons aussi passifs qu’elles par rapport aux événements. Nous ne faisons qu’exécuter ce qui « doit être fait ». Comme des pierres dévalant la colline.

[Petit texte initialement destiné à Léandre G.L et jamais posté]
Léandre est seul – c’est pour cela qu’il aime s’entourer de personne(s).
Léandre est sombre – c’est pour cela qu’il travaille la lumière.
Léandre n’est l’ami de personne – c’est pour cela que beaucoup l’apprécient.
Léandre est inquiet – c’est pour cela qu’il rit.
Léandre est à sec – il boit.
Léandre craint – sa voix est grave.
Léandre voudrait – il fuit.
Léandre est – il fume.
Léandre doute – il joue.
Léandre aïné – il partage.
Léandre erre – il accueille.
Léandre ignore – il raconte et Léandre me dit MERDE, et encore…
Léandre est insaisissable – il fréquente.
Léandre s’ennuie – il anime.

 

930828 :
La laideur est la beauté non apprivoisée.
Et la beauté est la laideur domestiquée.

930901 :
Il y a dans le monde quelque chose d’invisible,
d’intangible, d’inaudible, d’inodore et dinosaure.
C’est pourtant cela qui nous fait vivre…

Le vrai humour ne fait pas rire, il fait pleurer.
C’est pourquoi la plupart des comiques sont des hypocrites.
La pensée est froide, triste et haineuse.

930902 :
Ali : fils d’Abu Talib, ibn Abdul Muttalib. Sa mère est Fatima.
Né en 598 (10 ans avant la mission de Mohammet à la Mecque). Premier enfant à se convertir à l’Islam avant 10 ans.
Assassiné 17 Ramadan (an 40 de l’Hégire : en 661) enterré à Ghuri à la Najaf (Iran).
Elevé par son cousin germain le Prophète dont il devint gendre par mariage avec Fatima dont il a deux fils : Al Hassan et Al Hussein « maîtres de la jeunesse du Paradis » Benjamin de ses trois frères.
Le califat ne fut attribué qu’après l’assassinat du 3ème : Uthman ibu Affane en 35 de l’Hégire. Mandat de 5 ans. Assassiné par Abdul Rahman ibn Maljam dans la mosquée Confa.
Considéré comme fondateur de la première école culturelle de l’Islam d’où sortit un puissant courant intellectuel.
Khadidja : femme de Mahomet.
Abou bakr : Assidick (Abdallah ibn Abi Quohafa (573 – 634) ) 1er calife orthodoxe, Omar, Othman ou Osman ibn Affane : il rassembla le Coran et épouse une puis deux filles de Mahomet.

930903 :
Orgueilleux ? Non : trop fatiguant.
Humble ? Trop facile.
Alors quoi ?
Ce monde sue la vanité, pue l’échec et tue l’espoir.
La mort et l’espoir…
Sac et ressac de l’âme.
Une trépidation insensée,
telle est la manifestation de ce monde.

Cela peut paraître paradoxal et même impossible :
mais tout serait si simple si Dieu n’existait pas.
Ce Lui inaccessible, muré de lui-même dans son orgueilleuse unicité.
Tu nous a déjà imposé l’Enfer de l’existence,
faut-il en plus que tu nous juges ?
Projeter ton autocritique sur de la poussière,
que ta soif d’honneur et de reconnaissance anime inutilement,
est-ce là la marque de ta divinité ?
Pardonne-moi, j’ai compris et aujourd’hui je suis mort.

Au centre de Théosophie : vient des Néoplatoniciens du 3ème siècle de notre ère et commença avec Ammonius Saccas.
Brahma Vidya (divine knowledge).
Emmanuel SWEDENBORG 29/01/1688 (Swedberg) plusieurs livres très intéressants.
Serge Kahili King (hawaïan sahman) : a quest for the hidden power of the planet.
>>Voir annexe à ce carnet 3.

A propos d’un jogger aux allures de forcené :
je ne sais pas s’il se fait du bien, mais il se donne du mal…

930910 :
Le corps est la poussière qui se jouit d’elle-même;
l’esprit est l’âme qui se joue d’elle-même.
Je renonce à l’ivresse
car elle peut apporter l’Illumination mais au prix d’un nouvel esclavage.
Un me suffit.
J’aime l’Amour mais hais la Haine : on n’en sort pas.
Et encore mon amour n’est-il souvent que commisération.

Laissez une chance au monde.
Porte l’amour en couronne perpétuelle.
Frisson céleste tel est le Fils de l’Homme.
Hommes frères ouvrez l’huis du coeur
et fermez l’antre du néant.

930912 :
J’aime l’Afrik car chaque aurore semble être la première d’un monde encore vierge. Chaque aube vous rend témoin de la naissance de MA la Terre.
Alors, goûter le plaisir de chier une bonne merde bien profonde,
rendant la chair astrale à elle-même.
Ô Dieu ! Beauté Manifeste ton oeuvre offerte. Merci !

930918 :
–  Ah ! vous avez voyagé dans le Tiers-Monde. Comment était-ce ?
– Enrichissant !
– (une tierce personne) Oui, c’est toujours enrichissant d’aller voir la misère….

Ce ne sont pas les vieux qui perdent. C’est nous. Au contraire, eux ils restent.

930922 :
Et les enfants unis en tribus de violence
dansaient autour du feu originel et terminal.
Leurs cris résonnaient
sous le chapiteau de la nuit étincelante,
se mélant aux harangues des hauts-parleurs
diffusant une musique primaire
faite de bouillonnement métalik,
en écho à la lave remplissant leurs veines.
Et leurs coeurs explosaient
à la face de l’Ennemi momentanément vainqueur
comme autant de volcans organiques
fiers de la honte qu’éprouvait à leur égard la vieille Terre génitrice.
Le monde était devenu un écran gigantesque
où prenaient forme et s’agitaient tous les cauchemars
des ancêtres qui l’avaient détruite;
paralysés qu’ils étaient par la peur
d’affronter leur conformisme strangulateur.

Début :
Il y a si longtemps que c’est probablement demain,
après avoir résolu par la corruption toutes leurs luttes intestines qui les gangrenaient, les humains s’imaginèrent être entrés dans une nouvelle ère de paix et prospérité.
Mais celui que l’on ne doit pas nommer, sinon par le terme d’Ennemi, veillait.
Or, s’appuyant sur les pauvres qui constituaient l’immense majorité de la population humaine, il provoqua une révolution à l’échelle planétaire.
Cette révolution fut gouvernée, dirigée, planifiée par ses sbires qui dissimulaient leur véritable identité sous des dehors hypocrites de pruderie religieuse.
La pseudo-foi qu’ils professaient ne faisait qu’exploiter tout ce que l’humain possède d’intolérance, de racisme, de fascisme, de violence, de haine, enfouis en lui.
Ainsi s’accomplit la première partie du Plan prévu de toute éternité : l’Affrontement Polaire; son nom provenant de ce que le Sud et le Nord entrèrent en guerre.
Inutile de dire que ce fut violent et horrible puisque c’était la guerre.
Mais sachez qu’elle prit fin parceque les 5/6 de la population terrestre – animaux compris – furent détruits, massacrés.
Mais celui qui devait naître, l’envoyé, fut conçu quelque part en Asie. Puis il naquit le 21 Mars de ce que l’on nommerait par la suite l’an 0. Alors naquit Silöe. – l’envoyé, sur le mont Ararat, dans l’ancienne Arménie.

230993 :
AEI et AOU
le premier est aigü, frais, rapide, court, léger, planifiant.
Le deuxième est grave, lent chaud, long, lourd, « hérissant ».
Il y a 5 sons, 5 couleurs, 5 (4) sens, 5 doigts (5 organes).

930925 :
Les vagues sont belles
Sous les doux alizés
Vivez le virtuel
Epanoui vérité
fourmi laborieuse
accompagne l’idée
quand la vie frileuse
croît ensoleillée.
L’astre témoin fait trembler l’air, peuplant de frissons délétères ce creuset de l’Esprit : l’espace manifestatoire.
Il est des instants où l’on s’oublie vivant,
dilué dans la contemplation.
’âme hésite alors entre le corps et la scène;
ainsi peut-être entra l’accord dans la Cène.

930930 :
Meilleure traduction française de l’Ancien Testament, celle du Chanoine CRAMPON publiée par la Société Saint Jean l’Evangéliste.

Qui sont les Guti ? peuple (invasion montagnards contre les Akkadiens).
Ecole d’Hermopolis (en Egypte) : Dieu crée le monde en l’appelant.
voir annexe de ce carnet 3.

931001 :
masse de la Terre = 5,977 x 10 puissance 27 grammes
masse du Soleil = 1,97 x 10 puissance 33 grammes soit 333 000 fois la Terre.
K = 6,670 x 10 puissance moins 8 unités C.G.S
diamètre de Terre = 12 757 km
rapport masse Terre / masse Soleil = 1/ 332 312.
Densité Terre = 5,52
période rotation sidérale 23h56mn et 4s distance de la Terre au Soleil = 149 598 000 km (plus ou moins 500 km).
force de libération de la Terre = 11 km par seconde. (mais attraction théoriquement jusqu’à l’infini).

931002 :
Toute manifestation est orgueil.
Le vrai humble on ne le voit pas, ne l’entend pas, ne le connaît pas.
Il ne se manifeste pas. Rien. Le vrai rien.
Moins que le vide,
car l’absence c’est encore une façon de dire : « j’y suis pas »…..

931006 :
Le temps c’est ce quelque chose qui n’a pas fini de commencer.

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