conscience 6

du 27/07/1995 au 01/07/1996

950727 :
C’est décidé ! Je ne pense plus, je ne réfléchis plus.
Un cerveau vide sur un ventre plein
vaut mieux qu’un cerveau plein sur un ventre vide.
Trop manger fait vomir, mais trop penser fait mourir.
L’instinct, la pression de l’émotion vont droit à l’essentiel ;
toucher au but, au vif.
Il y a interaction entre mon intérieur intangible, « immobile »
et perpétuellement en construction,
et l’extérieur tangible, mouvant et en destruction.

950728 :
Notre chance c’est l’imperfection.
Il n’y en a qui connaisse l’Enfer : Dieu.
Dieu : le vrai nom de la Solitude.

950731 :
Dans le train, en face d’une fille qui a de jolies mains.
Il fait bon été ; on en oublie l’hiver.
Difficile de communiquer . Timidité proche du pathologik.
Je sais plus qui a dit que les timides étaient en fait de grands orgueilleux.
En tout cas, si ça ne s’est pas encore dit, il est temps que ça se sache.
Il n’y a pas que cela, remarque.
Ce qui inhibe également c’est la quasi-certitude d’être importun ;
et de se faire jeter, en définitive.
Bon sang, mais !… Ca y est, bien sûr ! J’ai pas envie ! Je n’ai pas envie !
Je ne veux pas me maquer. Me lier avec une femme.
Bon sang, la voilà la révélation. Je m’en fous ! J’en veux pas ! NON !
Pas de femme !
Et puis EN PLUS : pour quoi faire ?

950801 :
Maintenant : soyons ferme.

950811 :
Ferme ne veut pas dire bloqué.
Soit dit en passant, tout ce que j’ai écrit le 950731 était hypocrite,
stupide, outrancier, grotesque,
en un mot : malvenu.
Pour l’instant, j’abandonne Dieu à ses prophètes,
à ses ascètes, à ses apôtres et à ses martyrs.
Mieux vaut être un fils d’homme, rempli de ses faiblesses,
qu’un fils de Dieu, vidé de sa force.
Peut-être n’aimé-je rien tant que mes faiblesses.
A chacun de bâtir sa maison avec ses propres matériaux.
Aimer c’est accepter ; s’ouvrir…
aussi la femme est-elle peut-être la seule à « savoir » aimer…
La beauté est révélation, dévoilement.

Employer de la pâte à modeler pour éviter de dépasser les lignes, en peinture.

Vive le rire, qui nous fait expirer.
Ecrire cela, en inscrivant une lettre sur chaque arbre,
en suivant un chemin qui forcerait à lire de droite à gauche.

Chaque homme n’a d’autre obligation que celle qu’il se donne ; ou accepte.
Le concept de justice est un des premiers à impliquer une transcendance…

950812 :
[Suit une tentative de « constitution » rédigée avec Christine B, dans ma Fiat PANDA rouge, pendant que nous nous rendions, sur un coup de tête, dans la forêt de Brocéliandre. Je conduis, elle roule des joints, nous fumons et elle écrit. ]
Aujourd’hui 12 Août 1995. Nous, C. et F.
Article 1 : Tu ne porteras pas atteinte à l’intégrité physique ou mentale de ton prochain ou de ta prochaine.
Article 2 :
Toute personne victime de blessure physique aura le droit de réclamer le même préjudice au coupable.
Le voleur devra rendre le double de ce qu’il a volé.
L’assassin sera livré aux proches de la victime.

950906 :
Le Penon de las Cortinas.

950906 :
Début du VOYAGE.
[dans le nord de l’Espagne, dans une région plutôt aride]
Quand on prête attention, on peut réaliser que la parole,
dans la plupart des cas,
sert à relater, à ranimer le passé.
Aussi, quitte à parler, manifestons l’intemporel,
premier stade vers l’Eternel… !
ou alors la parole sert à anticiper, à décrire le futur ;
elle est alors bien hasardeuse et même présomptueuse.
Enfin, le présent s’exprime en acte : Agissons !

950909 :
La lumière éveille la matière. L’esprit est volatile.
Le mauvais écho, n’en vibre pas.
Ne t’émeus pas de l’extérieur.
Le monde s’accomplit en pression et dépression.
Si les choses ont prise sur toi,
tu seras aussi changeant que le vent ;
ta volonté n’aura pas plus de fermeté qu’une brindille.
L’arbre commence par être faible, puis il s’affermit.

950910 :
Récit de l’initiation du 09/09/95.
[Compte rendu assez précis grâce à un dictaphone
que j’avais employé et sur lequel j’enregistrais
beaucoup des choses que je vivais]

J’étais monté sur une petite butte de pierre,
au sommet de laquelle je m’étais assis.
Face au soleil.
Je sors le petit pot dans lequel j’ai mis les psi(locybes) avec un peu d’eau.
Et là : surprise, tout le liquide est devenu noir,
les champignons ont repris leur volume.
Je prends une petite gorgée. Pas excellent au goût.
Puis je roule un cône, du meilleur des 2 matos – le maroco –
tout en buvant et avalant les psi.
Il est à peu près 20h15 quand je commence.
A la fin du 1er cône
[roulé mais non fumé ; en « préparation »]
tout est normal.
Je prends une grosse gorgée-bouchée qui a du mal à passer.
C’est la 2ème fois.
Puis je commence à rouler Afghan.
Les premiers effets commencent à se faire sentir.
Vers à peu près 20h34.
Je fais une ficelle d’Afghan. Petite.
Tout en la faisant, je commence à « sortir » vraiment.
Je passe beaucoup de temps à faire la ficelle,
temps qui correspond avec la montée.
Quand j’ai fini de rouler le cône je suis « dedans », actif.

Je regarde les collines devant moi.
Je vois des motifs apparaître.
Puis comme des voiles imperceptibles.
Les couleurs me plaisent beaucoup.
Des formes, puis je me sens attiré du regard vers le haut, à ma verticale.
Le ciel est encore à la fois clair et sombre.
Je perçois comme des mosaïques. Très beau.
Puis, je DOIS regarder ma main car la ligne d’amour est très foncée. Rouge.
Puis je repense à la veille et à la fille. J’envisage qu’elle m’appelle.
Je dénie de la bouche tout en prêtant attention à ma droite.
Puis je dis « non » à la sollicitation possible en face de moi ;
je sens alors un lâchage et de la tristesse et désillusion de la part de l’autre,
et au même moment un grand double cri d’oiseau-bête – long puis court –
qui exprime vraiment les sentiments décrits. Perplexe un peu.

Je me lève et dit :
« Créature je suis créature. Fidèle je suis ; mon maître est Dieu ».
Je fais quelques pas puis un des noms de Dieu me vient.
Puis je me retourne, plus ou moins sentant présence. …
La lune ! Dans mon dos. « Elle était derrière moi ».
Elle me surprend car je la vois triple et ai du mal à la voir simple.

Puis après je vois des illusions de serpent
à deux endroits où je pose les yeux.
Serpent marron avec des anneaux clairs.
J’ai du mal à bien voir ce qui est dans l’endroit le plus proche.
Mi-végétal mi-minéral. Je touche de l’index droit.

Je décide de prendre un cône ; le prend dans la poche droite.
Afghan. « Choix judicieux ».
Puis je sens qu’il est temps de partir. Sensation-conviction très « précise ».
Maintenant.

Je marche content ; il me semble expérimenter un peu de « déjà vu »,
peut-être dans un ou des rêves.
Il fait nuit. Je suis accroupi pour sentir et réfléchir,
et au loin j’entends des voix d’enfant, d’homme et une moto.
Ils arrivent, surgissent d’un virage, je suis au milieu de la route,
leur fais signe de passer. Il s’arrête sur scooter rouge avec casque et lunettes.
Petit joufflu moustachu brun, petits yeux noirs.
Son fils pâle de peau, châtain-blond, mignon, entre les jambes.
Il m’asperge de paroles
commençant par « Que tal ? »
riant un peu mais se remettant en même temps de l’émotion que je lui ai provoquée. Simultanément je sais et réalise que j’ai déjà vécu cette scène.
Je lui fais signe maladroitement que je ne comprends pas ,
en désignant mon oreille droite.
Il fait : « Ah non entiendès ». Et il redémarre.
Je repense à ça, je suis songeur,
me demande si je l’ai déjà rêvé ou vraiment vécu.
Je pense que c’est rêvé ; quand j’étais en Afrique.
Au bout d’un moment il repasse. Je me mets sur le bord de la route
et fais un peu comme un valet qui ferait signe de passer.
Il ralentit, semble hésiter
puis passe en jouant sur l’ambiguïté entre « Hasta luego »
et « Esta loco » (« c’est un fou, un con »).
Et l’intention de la voix n’est pas bonne.
Ca m’ennuie car comme dans mon rêve, je suis préoccupé qu’il m’ait mal compris.
Ca me travaille un peu.
Puis différents petits coups de fatigue.

Et je m’allonge, la lune légèrement à gauche.
Beaucoup d’idées, réflexions ;
j’entre en dialogue avec la lune qui devient instantanément la mort.
Elle cherche à m’effrayer mais n’y parvient pas car pas de prise en moi.
En résumé j’apprends que l’important est de la refuser,
dans le sens : ne pas l’inclure dans ma conception du monde.
Ne pas vouloir la destruction.
Mais à chaque fois que je me dis « oui mais elle est là » je retombe dans les doutes.
Finalement je m’en débarrasse.
Et acquiers la conviction qu’elle n’est vraiment qu’un passage.
« Une porte » qui ne fait que détruire la matière,
mais permet au vrai soi d’aller ailleurs, à un autre stade.
Entre-temps pause joint.

Puis des frissons me viennent
et là je me dis qu’il faut que je me débarrasse de ces frissons.
Je remarque qu’ils encerclent et « étouffent » mon souffle et mon cœur.
Par concentration-relaxation j’arrive à remaîtriser mon corps.
Qui, sous l’effet du souffle, se met à gonfler (la poitrine).
Deux-trois fois je suis en état de suspension (ni inspiration ni expiration).
Découverte qu’après une « suspension » –
avec inspiration à fond, qui devrait se recracher
après un cap qui précéderait l’étouffement –
je me « libère » et peux à nouveau aspirer, sans avoir expiré.
Je suis un peu perdu dans mon souffle.
Puis je ressens qu’il faut que je quitte l’endroit où j’étais.
Je me relève rapidement puis je me sens animé, attiré vers la droite.
Et là tout s’accélère, malgré moi je me mets à marcher à reculons.
Je décide alors que pour tout ce qui va suivre,
je vais très peu faire intervenir pensée ou volonté
car je sens qu’elles perturbent ce qui m’arrive.

Je sais que j’ai en moi un mauvais frisson
que j’ai réussi à concentrer et c’est lui qui me quitte maintenant.
Je dois le laisser partir vu que la « décision »
initiatrice du processus était de m’en débarrasser.
Mais je ne dois pas le chasser avec acte de volonté
car c’est justement sur la volonté qu’il se greffe, se plaque.
Acte de volonté serait donc lui « tendre la main ».
Alors je marche à reculons puis me roule par terre.
Tout se concentre essentiellement dans la main droite
et surtout au bout de l’index.
Je tourne sur moi par terre. Puis fais la toupie
[debout, je tourne sur moi-même],
tellement vite que j’ai mal à la main droite.
Puis je me contorsionne « autour » de mon doigt,
je le suis, il touche par terre, puis indique des directions
puis m’amène à m’effondrer
(mais à chaque fois que je devrais m’effondrer je me retiens,
ralentis le coup, par volonté, par « peur » de douleur ;
et du coup, il se re-ancre en moi via la volonté, et ça repart de plus belle).
Je suis parfois tel un danseur, parfois tel un karatéka – kungfu ;
je suis de très belles gardes et poses.
Puis je fais des bonds, mon bras droit se met à tourner très vite
en même temps que je saute puis le doigt se pique à terre.
Puis me vient le mouvement de lancer
ce quelque chose qui veut sortir, dans ma main.
Vers le ciel, l’horizon, vers la lune, puis le doigt va à terre.
Ensuite il s’élève au-dessus de moi puis appelle l’autre moi.
Contact ; « il » passe dans la main gauche
mais je le remets sur-dans la droite.

Le doigt au-dessus de la tête puis il tourne et retourne et va à la bouche, la désigne, y entre, puis les trois oreilles [ce texte en italique est barré sur le carnet, mais il me semble me souvenir que le doigt est au moins allé vers l’oreille droite] puis repart.
Ensuite il capte mon regard puis va entre mes deux yeux puis pirouette et au nombril, tourne autour de mes couilles puis remonte, (je crois va à la bouche, non plutôt : ) il va sous mon œil gauche contre la cloison nasale puis va à l’oreille droite puis gauche puis bouche et la chose est dans ma bouche.
Lutte avec la langue puis il faut l’expulser via le souffle. Les sons se font de plus en plus « étroits ». Je suis allongé, fais des sons graves puis de plus en plus étroits jusqu’à être un très mince filet d’air entre dents et langue.
Je pense que des choses sortent de moi, notamment serpent ; puis ça repart mouvements.

Je n’arrive pas à m’en débarrasser car je ne sais pas trop comment « me positionner » par rapport à ma volonté.
Finalement je finis par m’en débarrasser peu à peu et le quitte définitivement via une feuille d’OCB que je laisse s’envoler « chargée » en partie du mauvais frisson.
Mais il m’en reste un peu dans le doigt alors je le laisse me guider vers la feuille qu’il retrouve tout en s’agitant comme fait un chien sur une piste et j’arrive sur la feuille.
Je crois que je la touche, car j’hésite, par peur de me recharger. Oui je la touche puis sait qu’il faut que je m’en aille vite sans la prendre.

Je me redresse et file droit devant moi, en indiquant ma direction avec mes deux mains.

Ensuite je rince ma bouche puis boit puis mange, sans avaler – en les recrachant – la première et la dernière bouchée.
Je me sais libéré du frisson. Du mauvais frisson qui me paralysait, m’handicapait intellectuellement et physiquement via la volonté, depuis longtemps.
Puis je vais refumer un cône pour me convaincre que si c’était via-grâce-par l’entremise de la fume qu’il était entré en moi, ce n’est pas elle la responsable.

Au cours de ces pérégrinations
j’ai eu un peu de mal à me positionner vis à vis de mon souffle.
J’ai également appris à SALUER LES ARBRES.

Couché à 2h00.

950913 :
L’Amour ne peut se fonder que sur une reconnaissance
esthétique physique et psychique réciproque.

950915 :
[Note à propos de recherches à la bibliothèque de Beaubourg]
HYLOZOÏSME ? !
Génèse 18 : 1 les esprits du chêne de Mambré ?

En Sumérie le signe de la vie était une vigne.

Luc [l’évangéliste] aime les pierres.

Chez les 3 synoptiques le récit de Guadara suit immédiatement l’apaisement de la mer par Jésus-Christ.

Mt 12 : 43-45 // Lc 11 : 24-26

Prochaine initiation = à la Mer.

Il me semble depuis le milieu d’après-midi (+ – 15h) mais en tout K depuis 21 h sûr, que j’ai « la tête qui tourne ».

950916 : Réveil à 6h10.
Depuis, minimum, la nuit du 12 (au 13) je me réveille systématiquement à la même heure : 04h44 – 45. Sans savoir pourquoi, au sortir d’un rêve (pas particulier ; quoique celui de ce matin était « fixateur » notamment au niveau du nombril).
Excepté dans la nuit du 14 où je me suis réveillé vers 4h20 à peu près.
Plus tôt donc mais j’en avais conscience en m’éveillant, avant de regarder le réveil, et chose curieuse je m’étais couché plus tard que les autres fois (après 1 heure).
J’ai dit minimum, car peut-être que ça m’arrive depuis le 11 et peut-être même depuis le 10.
Enfin il est à préciser que les heures mentionnées (excepté aujourd’hui) sont celles fournies par mon réveil qui avance d’au moins 3 ou 5 minutes.

950920 :
Atropa Mandragora
Ramasser toute plante si possible en lune croissante.
Cinabre … !
Croiser les mains sur le devant de la poitrine, agiter la tête vers la droite et vers la gauche sans arrêt ; arrivé au point extrême, s’arrêter.
Cela étend le visage et les oreilles pour que les souffles mauvais ne puissent plus entrer.
[Selon des « ésotériques » chinois, il me semble]

951014 :
Le « Violon »….

Le rêve est la lumière de la nuit.

951017 :
Attentat ce matin – Ligne C RER – vers 7h00 du mat’.
Ces abrutis tapent sur les prolos…

951018 :

Z x 1 = 142857 142857 = Z x 1
Z x 3 = 428571 285714 = Z x2
Z x 2 = 285714 428571 = Z x 3
Z x 6 = 857142 571428 = Z x 4
Z x 4 = 571428 714285 = Z x 5
Z x 5 = 714285 857142 = Z x 6

Les chiffres inversés « par triplet », ont pour somme des multiples dont ils sont composés = 7.
Ex : 1+6 ; 2+5 ; 3+4

12 « aussi »….
8 5 6 10 13 8
5 5
6 6
10 10
13 13
8 5 6 10 13 12
12 aussi

951019 :
Pittoresque ou pitoyable ?…..
On s’embrasse par où on mange et on baise par où on pisse.

951020 :
Le manque qui crée le déséquilibre qui crée la nécessité qui crée le besoin qui crée l’intérêt qui crée le contact.

Quelle est ma Loi ?
Ne pas médire
Ne pas détruire Ne pas haïr
Ne pas tuer

Ne pas avoir le regard « ravisseur »
Ne pas mépriser (dû à l’orgueil, en fait)

Non, ne pas mépriser.

Loi négative (pléonasme ! ? !)
Loi positive : AIMER

MEPRISER E PRISER
M
P
R
I
S
E
SURPRISE

951028 :
Les 4 sens.

951103 :
Les amoureux m’emmerdent. Les amants, eux ont une certaine fougue, 1 passion au sens actif du terme, vivants quoi ! Mais les amoureux sont trop conventionnels, trop archétypés. Trop établis, trop stationnaires, enfin disons-le : trop semblables à la mort. D’ailleurs, la preuve, si on les laisse faire, ils ne tardent pas bien souvent à se reproduire, engendrer, bref : donner la vie ; aspect ludique de la mort.
Tout faux Argus. L’amour ne se résume pas à ce morbide constat dans lequel se complait ta conscience écorchée. L’amour se manifeste au bord d’un œil ; dans l’ampleur d’un silence…irremplaçable, ou encore, dans la folie d’un abandon aussi irrationnel qu’inconditionnel.

Un monstre, je finissais par être un monstre !…
Le mental est un horrible gouffre.

951106 :
Je suis le fou du roi, la tangente est à moi.

951107 :
Rêve « émetteur ».

951108 :
ACORE : « Roseau arômatique ».
Il y en a rue des Lavandières. Ste Opportune à côté du . Derrière le quai de la Mégisserie. A partir de mai jusqu’à août.

951109 :
Pour des « canettes » exotik = THANH BINH JEUNE 10 RUE Watt 75013.

(Fais-moi penser de te dire) Au cas où j’oublierais, rappelle-moi de te dire d’aller te faire foutre.

951110 :
C’est pas nouveau. L’essentiel nous échappe.
C’est comme ça qu’on se laisse aller
à accomplir de laborieuses obligations
et qu’on réalise brusquement, en un instant –le dernier-
que l’on est passé à côté de notre vie.

Les masses ont BESOIN d’être aliénées.
D’où la mise en place ancestrale du travail systématique.
Ce besoin est un des nombreux avatars de la féconde servilité humaine.
Sans travail l’esclave s’ennuie, et, livré à lui-même et à ses mesquines pulsions,
finit par devenir agressif et commence à se livrer à une destruction
de son environnement et même de lui-même,
aussi systématique et méthodique que son esprit manque de système et de méthode.

Plusieurs facteurs inhérents à la nature humaine favorisent sa soumission, en vue d’une société « idéale-fonctionnante » :
la servilité
le « besoin ludique »
la sensibilité ou « impressionnabilité »
l’endurance
la vénalité
la peur (ou même lâcheté)
l’envie
l’avidité-cupidité
le mépris du prochain
l’instinct grégaire + le conformisme
l’étroitesse d’esprit
le besoin d’ivresse

Le grand danger de nos sociétés actuelles est de développer……..plus tard !

Mettre un enfant au monde c’est prêter la vie et donner la mort…..

951111 :
Il sera bâti par des traîtres !
La main tirant à l’encolure, vautrés dans l’aisance.
Grands connaisseurs.

L’un des deux « ingrédients » (…) de la vie est un parfum.
Matthieu 26 : 1 à 13, dont 26 : 8à 9…

Marnina Martha = la réjouissante Martha.

La Réalité / La péché / le rêve

J’AI PAS HONTE
OH NON J’AI PAS HONTE.
CA NON J’AI PAS HONTE.

951114 :
Compte rendu succinct de la prise de champignons du 951112.

J’étais dans un lieu inconnu. (Exprès choisi)
Le petit bois de St Rémy l’Honoré.
J’ai beaucoup marché, réfléchi.
Ai eu un dialogue avec un arbre assez auguste,
qui m’a rappelé l’humilité.
Puis je suis parti dans une expérience « arts martiaux »
où spontanément je trouvais et faisais des gestes techniques.
Puis j’ai compris qu’il y a entre autre deux faces au corps,
selon la façon dont on est de profil par rapport à l’adversaire.
J’ai déterminé ma garde. Epaule droite de face à l’adversaire.
Puis j’ai découvert que le regard est une arme.
Puis j’ai passé beaucoup de temps à déterminer comment me retourner,
réagir, en cas d’attaque sur ma « faille ». Très long.
Puis toupie qui m’a fait prendre conscience de la bulle
(comme dirait Don Juan) ou plutôt ma cellule ou tube.
Tout était flou et en mouvement à l’extérieur de cette cellule
et tout très net et clair et fixe à l’intérieur.
Je tournai dans le sens inverse de d’habitude.
Puis, alors que j’étais convaincu d’être sur le bon chemin,
je suis arrivé loin de là où j’avais laissé la voiture,
que j’ai retrouvée après marche, à L’ ENDROIT DE FORCE (Indéniable).
Rue de la Borne…
Puis je suis passé chez Christine, où j’ai perturbé les consciences au départ.
Puis j’ai découvert l’acuité différente de regarder sur le côté.
Et maintenant je me sens mieux.
Découverte du pouvoir de la volonté (1 tout petit peu).

voir Epître aux Romains 11 : 15.

951116 :
Je t’aime tellement
que je te demande de ne pas vivre avec moi.
Ainsi ,nous ne vieillirons pas ensemble.
Nous ne nous flétrirons pas de concert ;
nous ne nous racornirons pas les deux bords d’un même parchemin.
Non, pas pour nous le mélange des puanteurs déliquescentes.
Tu ne verras pas mes rides, je ne verrai pas tes tâches.
Pour toujours, fermes tes seins et soyeuse ta peau,
dans mon cœur ;
solides mes épaules et entreprenant mon sexe,
dans ta mémoire.
Lorsque la vie, fidèle à elle-même,
s’évaporera solitaire de nos deux corps distincts,
nos ultimes souvenirs, à l’un comme à l’autre,
resplendiront de corps éclatants et vigoureux.
Séparons-nous
avant que ce soit l’habitude, plus que l’amour,
qui nous fasse éclore côte à côte au matin.
Oui, c’est sans amertume ni égoïsme que je te dis :
tu ne partageras pas mon agonie.

KUSTIS : vessie, en grec.

951118 :
Evitons de parler de « Dieu »,
car, ce faisant, on l’extériorise,
on en fait une « tierce personne »,
alors qu’il est en nous
et que nous sommes (en lui).
Vivons et accomplissons.
MANIFESTONS !

951119 : 4h24
« Amusant » : une pisse agréable peut avoir le volume
d’un verre rempli « comme il faut »….
Même volume pour manger.
Un bon verre de riz (ou de dattes)
ou de LENTILLES ou de riz (héhéhé)
ou de maïs ( ?).
Un verre de vin.

951217 : Vers le matin.
Patrick P. gilet-cigarette.
Doigt dans la bouche : l’index.
« La suite est facile » essuie-t-il.
Il pense à la Finlande
et au nouvel an
que nous eussions pu passer tous ensemble là-bas.
« Rien, les poches vides et le cerveau embrumé »
dit Stéphane I.
Echappée de Patrick à 90 degrés.
Dominique enchaîne en son sens.
« Faut que j’arrête ».
« T’aimerais bien ».
« Bon, y’a plus rien à boire. »
« Plus tard peut-être ».
« Mais vraiment plus rien… »
« Vous écoutez Europe 2, il est 4h00 ».

Ils finirent le crabe à 6h00 du matin
ou 5h59 pour d’autres.

Salut ô ma « petite fille », ô mon « petit fils ».
Santé longue et prospère à vous deux, et tous.

[Note du 960110 : Oui, oui c’est bien à toi ma descendante ou/et mon descendant que je m’adressais ce matin là. J’espère que tu te sens et te porte bien.]

951222 : vers 1h30.
Hé oui ! C’est bon, l’herbe. Bon ?

en Génèse 4 :16 : « Acquis » engendre « l’Educateur » qui engendre « l’Expulsé » qui engendre « Dieu fait vivre » qui engendre « La demande du cadeau » qui engendre LEMEK.
C’est quoi LEMEK ? Qui prend deux femmes…. « La Parure » et

951223 : vers 13h50. Je chie.
Content j’ai une bonne quantité de tisane. Comptant.
Bunuel me regarde. « Goya » hurle-t-il
par les faisceaux asymétriques de ses yeux.

951224 : ….
Je sais pourquoi je veux être avec une femme.
Pour le sapin….de Noël.
Stéphane I. est là.
« Un temps. La vie est relativement courte. Fascinant
ce que les hommes ont pu façonner
pour leur confort, usage personnel ».
Une simple explosion différente.
La Terre est un drôle de soleil.

951230 : 5h45.
Emonder : couper les branches inutiles.
Le dico est tombé à pic à chaque fois.
Peu de secrets, pas de hasard.
Oh si, mais tellement non ; alors d’accord.
Je suis l’horloge des lettres et des mots
qui m’amènent à la frète ultime,
de guitare ou d’horloge.

Verrons-nous les louanges
déployées par des êtres d’amour épanoui.
Nous asservissons l’amour.
Bande d’incapables.
« C’est si facile d’être un héros ». Ah ah merci THIEFAINE.

Paulo me regarde de son « œil proche ». Il tasse le cône.
On écoute Marcel DADI.

Un autre corridor ?
Mais non, au contraire, un carrefour !
Allons ! Déjà ainsi ça me plait.
Si ça me plait, ça peut. Ca puit. Ca puise.
Yes I in the big puit.
Yes love. Be together.

960108 :
Trouvé le carton à dessins d’une Sandrine.
[A qui je rendrai son carton et ses deux places en bonne loge pour un concert de Noir Désir.]

960110 :
Suite de 951103.
– J’en veux pas de ton amour. Je le trouve claustrophobe. Toujours ensemble. Enfermés dans le « nous deux ».
Je rejette ta vision conformiste de l’amour.
Trop conventionnel ; tellement conventionnel que conventionné. Entretenu à coup d’allocations. Ca c’est sûr qu’il vaut mieux être marié ou concubin que célibataire.
Quant à la soit-disant « force » de l’amour, elle ne résiste pas à une furieuse envie de chier. Alors…c’est à mourir de rire mais je préfère rire de mourir.
Allons je vais te le dire pauvre mortel : l’amour n’existe pas. Ce que les humains nomment ainsi n’est que le résultat de la peur de la solitude, et l’exigence impérieuse des glandes, que cimentera l’emprise de l’habitude. Ce qui est plein doit se vider et ce qui est vide se remplir.
Par quoi : la prostate se déverse dans le vagin.

Mon pauvre !….Quelle vision as-tu de l’homme et de la femme ?
L’homme n’est qu’un sceaux gicleur, destiné à sceller la femme, qui elle n’est qu’un trou avec de la viande autour pour faire les bords. D’ailleurs, tout être vivant n’est qu’un trou ; tout au plus : un tube. Le corps ne sert qu’à définir les bords du trou. Tu me parlais de lois tout à l’heure…je n’en connais que trois. Le remplissage, le vidage et la chute : la nutrition, la déjection et la vie qui va de naissance à trépas.
Comment peux-tu parler avec tant de froideur, d’absence de sentiment ?
Je ne suis pas froid. Le froid appartient à ton monde. Moi je ne suis ni chaud ni froid. « Tiède » est encore le terme qui me définirait le moins mal. Quant à l’absence de sentiment, c’est normal : je viens d’un monde où, par rapport à celui-ci, tout n’est qu’absence.

Bon. En sortant de la bibliothèque vers 14h27, aurais-je croisé Dieu ?
Si oui, c’était une vieille femme en manteau bleu avec un sac gris ?
Monsieur, vous pouvez me remettre mon sac bien sur l’épaule ?
Oui.
Merci. C’est « très mieux ». Bonne journée.
Bonne année.

J’ai un problème…..
Il se trouve que la seule chose qui m’émeuve chez l’être humain (homme ou femme) c’est son intimité. Or, par définition, c’est la seule chose sur laquelle on ne puisse pas l’interroger….

960111 :
L’existence ne manque pas de paradoxes.
Ainsi ce sont les ténèbres de la mort
qui nous éclairent sur la lumière de la vie.

960112 :
Cheap. Parole au poker, par suite :
A toutes les générations qui suivent : tout va bien, tout est merveille, splendeur si vous le voulez.
Bon. Voilà. Tout çà….

960113 : Plus tard. Vers 18h00.
Pourquoi je m’défonce ? ?
Parce que quand t’es raide, il se passe toujours « quelque chose ».
Tout est « extra-ordinaire ».
Voilà. Et même quand l’ivresse constitue l’ordinaire.
L’ivresse apprend à vivre. Même si elle tue. Ou peut tuer.

960118 : vers 0h40.
Après la répèt’ avec INTERLOPE [nom que je donnais au groupe formé avec 3 potes] .
J’emmerde tous ces prédicateurs de tornades, de ténèbres et de flammes.
C’est çà la vie.
Le plaisir ! Quoi d’autre ?
Je me roule un gros pétard d’herbe (afrikaine) plus shit (afrikain).
oh50 J’allume le spliff. J’écoute la K7 de la Ré pet’.

960119 :
Les voix de la communication….
Ce que j’ai à dire (100%)
Ce que je pense à dire (90%)
Ce que je sais dire (80%)
Ce que je dis effectivement (70%)
Ce qu’il entend (60%)
Ce qu’il écoute (50%)
Ce qu’il comprend effectivement (40%)
Ce qu’il admet (30%)
Ce qu’il retient (20%)
Ce qu’il dira ou répètera (10%)

Le Mal, c’est le seul qui ait le choix. C’est là sa force.

INTER VRAC
Sur Inter Vrac
Tout est Patrak

22h48. Erreur grave de Stéphane I. à la belote.

990126 :
Quelle importance, Seigneur ?
Tout est gratuit ; c’est pour çà que nous achetons et vendons tout.

990126 aussi :
L’horreur avec les humains c’est que ce sont les plus cons les plus fertiles.
Un abruti trouvera toujours une gueuse pour se reproduire ;
ce qui n’est pas forcément le cas du génie, hélas…

960127 :
Chez Laurent K. Mon tirage de tarot :
18
La Lune
2 14
La Papesse La Tempérance
Le Chariot 10 La roue de Fortune 3 L’impératrice 16 La maison Dieu 20 Le Jugement

19 Le soleil 17 L’étoile

4 L’Empereur

960131 :
Castaneda : « châtaigneraie » en espagnol.

A voir : la SPIRULINE (algue bleue).

Allons ! Qu’y a-t-il d’autre dans ta foi, qu’une conviction aussi arbitraire que têtue ?
Quelle est l’origine de cette foi, sinon la peur du néant et le refus de la vacuité ? !

960202 :
Pour la chanson « Le Père Noël est mort » :
Le Père Noël est mort
Dans un supermarché
Aux rayons « produits frais »
Il était avarié.

Le Père Noël est mort
Sa hotte était un peu… désuète
L’Amour ne fait plus recette.

Parfois, on serait tenté de penser que la vie n’est qu’une suite de contrariétés infamantes.

Vous aimez le sexe de la femme ?
Non.
Ah ? ! Pourquoi ?
Je le trouve mesquin, morbide et nauséabond.
Pourriez-vous préciser ?
En un mot : ridicule.
Mais les 3 premiers mots employés…
Mesquin : par son espèce d’apparence renfrognée, introvertie –au sens profond du terme (Hem ! Pardonnez cette facilité). Morbide : car ce n’est qu’un trou tiède et gluant, où s’enlise la vie de l’un, pour donner la vie à l’autre, et la mort par la même occasion. Enfin, nauséabond parle de lui-même, il me semble. Il sent la viande, dans le meilleur des cas, et le poisson dans tous les autres.
Congres corrupted Reboot Washington DC Yes-No ? (Y/N) ?

L’humain est fongible.

960205 :
Relation de la prise de champignon du 960203. Pris des psilos avec Patrick P, of course).
Absorption vers les 18 heures. Patrick, très vite ressent des effets (« Ta moquette est vivante ; c’est normal les couleurs ? Il pleut, il neige ? »)
On va au Bretagne acheter, moi des feuilles, lui des clopes. Fasciné par toutes les lumières, il ne peut agir. Donc je vais acheter pour lui.
Ensuite, on va au « bois de la pierre ».
Là, il est toujours fasciné, bloqué, alors je le laisse.
Je fais un peu de karaté dans les bois, puis je décide d’aller le rechercher. Mais je le trouve pas. Alors qu’il m’avait dit qu’il me retrouverait. (Je l’ai laissé après avoir été le rechercher PLUSIEURS fois). Il est pas à la voiture non plus.
Je décide d’aller à sa recherche.
Je pars à gauche. Remonte la rue. Je suis bien. Je le trouve pas. Je retourne sur mes pas.

Et là, une voiture (Golf) s’arrête. Une femme la conduit. Elle me demande comment aller aux Essarts.
Mais elle a une drôle de tête et j’ai l’impression d’avoir déjà vécu la scène. De savoir.
Il y a une lumière violette et un fort parfum dans la voiture.
Je la sens qui m’appelle.
Je commence à lui indiquer le chemin, mais comme c’est trop compliqué, j’abandonne.
Puis, en la regardant, je me dis que c’est peut-être une pute ou une cochonne qui a envie de se faire enfiler. Je commence à envisager la chose ; du coup elle s’anime : « je suis complètement perdue. Je sais pas quoi faire… ».
Elle me regarde bizarrement et une bouffée de parfum me parvient. J’aime pas.
Je repense à Patrick, et je me dis « bof, non, j’ai pas envie de la niquer ».
Je lui explique donc vite fait comment revenir une minimum dans la direction, tout en lui faisant comprendre que ça me branche pas. Elle me laisse à peine finir et se barre l’air dépité.

Ca me fait tout drôle. Je me demande si je viens de rêver ou si j’avais rêvé avant.

Puis, j’arrive à ma voiture. Patrick n’est pas là. Je l’appelle deux, trois fois, puis décide de le chercher en voiture. Je reprends la même route.
Et là, commencent à m’assaillir de sales idées.
Je commence à culpabiliser. Je me dis : « Pourquoi il est pas là ? Il a peut-être fait un mauvais délire et une connerie ». Je culpabilise car je lui ai forcé la main pour qu’il en prenne (des psis).
Je rebrousse chemin, puis prend la route de droite, à partir du point de départ.
Je retourne jusqu’à chez lui. Là, il y a le mec de sa sœur qui attend celle-ci dans sa voiture (à lui). Je lui demande si Patrick est là. Il est pas sympathique. Il répond qu’il sait pas. Je fais le tour de la maison, la fenêtre est éteinte.
J’ai le cerveau qui fonctionne à toute allure.

Je retourne au bois, appelle Patrick.
J’imagine qu’on me mette sa mort sur le dos. En fait, c’est çà qui fait disjoncter le mental, suractivé par les champignons.
J’imagine Rodolphe B. et Xavier M. qui étaient là en début d’après-midi, ne pouvant m’aider et se détournant .

Et ce programme psychique s’emballe malgré moi, tandis qu’une autre partie recherche toujours Patrick.
Puis j’ai le cerveau qui s’enflamme. Je vois les flammes, ou explosions dans ma tête. Puis je réalise que mon cerveau est emballé et que je ne le contrôle plus du tout.
Et là, je me dis : « ça y est, je suis fou. J’ai perdu ma tête ».
J’envisage de boire du lait pour contrecarrer peut-être. Puis je me dis « Putain, les champignons ça craint. OK je suis foutu, mais il faut au moins que je ramène Patrick chez lui. Ca rend fou, les champ’ ».

J’envisage devoir dire aux parents que je suis devenu fou. Pleins de tracas de ce genre.
Puis, je rentre chez moi, avec le cerveau qui vrille et siffle.
Néanmoins, il y a toujours une « part de moi » lucide , et donc inquiète, car 70 ou 80% du reste s’affole et défile comme un programme sur un terminal d’ordinateur. A toute vitesse.

J’arrive chez moi, dans l’appart’ et j’essaie de faire le point. Allant de la fenêtre à la glace du couloir, plusieurs fois. Je me regarde. Puis, je crois, subitement, je me calme et tout redevient normal. Je décide de me coucher.

Je médite un peu, dans le noir. Il est à peu près 22h30.
Puis je rallume la lumière et j’envisage de fumer un cône, mais j’ai la flemme.
Alors l’interphone sonne. Dominique (FREIN) et Sandrine (PONTET). Ils débarquent et voient qu’il y a quelque chose de bizarre. J’essaie de leur expliquer, mais impossible.
On commence à discuter puis fumer, puis Patrick appelle. Ce qui finit de me calmer.

Finalement Sandrine s’endort dans mon lit. Puis ils se barrent tous les deux. Et je me couche, vers3h30 ou 4h30 du matin, je sais plus trop.

Résumé et enseignements à tirer de cette initiation :
Ne jamais laisser l’anxiété s’emparer de soi.
Tout est chimie dans le cerveau. Il fonctionne comme un ordinateur et certaines idées peuvent agir comme des virus et le détraquer (comme : anxiété, culpabilité, etc…)
En fin de compte, heureusement que mon disque dur était solide et efficace ! ! !…

Et je crois aussi avoir senti le « moi », en plus du mental. Il y avait toujours « quelque chose » qui constatait et flippait de mon état, mais en même temps s’en foutait, car détaché du mental.
J’ai peut-être commencé à distinguer le « moi » ou peut-être… « l’âme ».

960207 :
Penser à reprendre les mots de la liste des Correspondances bibliques, et chercher leurs racines ; notamment leurs racines dans les autres langues (plus, les racines hébraïques).

Issu de « Le champignon sacré et la croix » : IA = sève ; littéralement : « eau forte ».

960208 :
C’est l’eau qui pose problème, lors du pourrissement, au moins des végétaux.
Plus les corps sont secs ou desséchés, plus ils restent intacts.
Repenser à la pyramide de Khéops/Ghizéh dans laquelle, même dans des réductions, à échelle réduite, la viande se dessèche sans pourrir.

Pourquoi avez-vous étranglé toutes ces femmes ?
Pour sentir la vie s’échapper. C’est le moyen le plus….sensible ou sensitif. On ne sent jamais tant la vie que dans ces instants paroxystiques où elle risque de s’évanouir. Et justement mes victimes s’évanouissent.
S’évanouissaient. On t’a attrapé ; c’est fini maintenant.
Voire….
Quoi ? Qu’oses-tu insinuer ?
Savoir…Les femmes sont censées être belles. Synonymes orgueilleux de splendeur pour l’humanité. Aussi : comment mieux toucher et même saisir cette splendeur qu’en stoppant son véhicule ?….

SAHARA BLUE : « I’ll strangle you » sur Columbia/Sony Music. A trouver et à acheter ! ! !

960209 :
Se remettre à la peinture.
Tout par la couleur et la forme, mais « oublier » la « 3ème dimension » : la profondeur.
Faire des « aplats », « unis » couleur. Pas de « patchwork ».

960210 : Chez Dom’
Ils dorment tous (Dom et Steph) Je profite de l’appartement.

Alors :
Ce qui se passe c’est qu’avec l’ivresse, je cherche à me fuir. Une partie de moi cherche à s’enfuir, du centre d’attachement du corps notamment, et une autre partie, plus méchante, cherche à tout tuer.
Et l’ensemble, sous la « poussée extatique » est comme projeté hors de moi, sur les autres présents.
Je me mets à contrôler leurs pensées et leurs paroles. Commence alors « l’emprise » dont je suis le point d’équilibre d’où tout part et où tout retourne.

Les gens, désirant juger le monde, se mettent à dévorer la substance psychique dont ils sont imprégnés.
Ils se mettent à parler malgré eux.
Et hier, par exemple, j’ai compris que Marc est un traqueur. C’est à dire qu’il cherche puis suit, pour tenter de l’atteindre, l’essence même des êtres.
Du coup, c’est là qu’il y a eu interférence, qui aurait pu se conclure de façon tragique.
Car je m’étais expulsé et projeté dans le monde, et Marc, en me traquant, me forçait à revenir en moi, et du coup provoquait l’osmose entre le monde et mon « moi-assassin » qui veut me- et se – détruire.
Ce qui fait qu’on arrivait à un état de faits et de paroles où tout convergeait vers l’auto-destruction.
Car, si j’étais resté, j’aurais été jusqu’à les manipuler/influencer à me tuer, mais comme une partie de moi se serait révoltée et défendue, on se serait massacrés malgré nous-mêmes, sans même comprendre

Ou même, si on ne l’avait pas fait « physiquement », on se serait « arraché » les âmes, ou au moins l’esprit, du corps.

Et nos esprits se seraient retrouvés hors de nous, ivres de colère, tandis que le reste, s’il y en a un, et nos corps seraient perdus dans le monde ; « oubliés » d’eux-mêmes.

Il y a un vampire des âmes en moi.

Ce qui précède s’explique. Dieu porte ou portait en lui-même sa destruction, la MORT ou plutôt « volonté de néant ». Mais il l’aime et la respecte, car c’est la partie la plus libre, totalement libre, de lui.
Aussi a-t-il créé, à partir de cette pulsion, l’humain.
Ainsi, chaque humain vient au monde pour juger, et accomplir, s’il préfère la voie de la vie ou la voie de la mort.
Mais chacun est INCLINE par ce fondement principiel et final de la destruction. Chacun porte en lui la pulsion de mort et doit apprendre à la découvrir, puis à la gérer ou y obéir.

Ainsi, une des grandes questions posées à travers l’univers est : « Est-ce que ça vaut la PEINE ? »
Et il y aura peine, tant que le choix contraire n’aura pas été définitivement pris.

CHOEPHORE : celui ou celle qui, chez les Grecs, portait les offrandes destinées aux morts.
CHAMADE : signal annonçant autrefois la capitulation des assiégés.

960212 :
Ecrire une histoire d’amitié entre une girafe et une hyène (un guépard, peut-être aussi) Faire !
A midi en Afrik
Tout est clair.

J’essaie d’agir de façon à pouvoir assumer, chacun de mes actes et chacune de mes paroles, sans avoir à en rougir.

960214 :
Fais voir…Snif.. .Tu sens la mort….la peur aussi. Mais la peur ne reste pas. Tu vois, tu ne sens plus déjà. Mais te prends pas la tête : c’est pas le courage qui vient, c’est la vie qui s’en va.

960216 :
Ne craignons pas tant la douleur : elle seule nous enseigne…ensaigne.

960218 : vers 2h49.
Après la fête chez Hugues, frère de Xavier F.
Il est 2h49. Attention, ton petit frère, il serait attiré par les hommes.
Mais heureusement, je ne le suis pas. Donc, je lui ai montré que c’est pas « ARH » BON !
Bon ! On est rentrés tôt. Ah ! j’rigole. Tu me suis, mon sang ?
Oh dis-le, DIS LE MOI tu m’aimes. DIS TU AIMES AIME
Je roule…

960221 : CENDRES…
Jour des Cendres.

Les femmes ?
Rien de plus simple. Tant qu’elles n’ont aucun pouvoir sur toi, tu as tout pouvoir sur elles.

960226 :
Bon !
Un nouveau cycle commence. Depuis hier, départ (à la Carême, excellent).
Donc, au programme :
Ivresse uniquement aux dates « clefs », importantes.
Le matin au réveil : élongations, étirements, assouplissement. Puis manger. Puis un peu d’haltères (penser à emprunter ceux de Xavier M. sinon en acheter)
Le soir : ½ heure : haltères, finis par assouplissements.
Bien manger. Beaucoup de légumes et beaucoup de fruits, plus beaucoup de jus de fruits et lait.
Plus, minimum une fois par semaine : piscine.

960227 :
Elle s’en est allée aimant tout au passage :
Aujourd’hui le beau temps,
Demain la pluie, un jour la chambre étroite et sage,
Un jour les 4 vents…
Aujourd’hui le silence,
aujourd’hui la parole ;
aujourd’hui la raison.
La chimère, aujourd’hui,
comme une souris folle
qui trotte en la maison.

Marie Noël (1883 – 1963) « Les Chansons et les heures ».
Pris dans le métro, entre Cambronne et Bir-Hakeim.

A répondre à toute personne qui viendrait me prêcher Dieu….
« Qui est-il ce Dieu, qui préfère m’envoyer de pâles émissaires, de fébriles et fiévreux hérauts, plutôt que de s’adresser à moi en personne ?
Quel est ce supposé Amphy(i ?)trion qui a recours à au moins 3 modes d’emplois différents, même si relativement proches, rédigés en des langues réputées pour leurs difficultés : l’hébreu, le grec, l’arabe.

960304 :
Ce qu’il faut ne suffit pas toujours…

Nous nous déplaçons, mûs par le feu intérieur,
car on ne peut laisser en place ce qui brûle,
sinon ça consume ce qu’il y a autour et obtient un trou.
Ouverture vers le néant (qui devient « nécessairement », déjà, une dimension)

960307 :
Avoir au moins l’obligeance de n’être rien, plutôt qu’un raté ? ?
En fils de vapeur s’évanouit mon souffle cannabisé.
La vérité ne jouit que du mensonge.
L’offense enfin réveille l’amorphe merveille ! !…

Maintenant ou ailleurs les mots nous rappellent à cet « autre » omniprésent : nous-même.

Me sera-t-il possible de porter ma lettre et mon verbe à l’attention du prochain innombrable ?

Easy. Cool. Take it COOL man.

960309 : 3h29
Tu t’échappes en paroles inutiles
mais en actes essentiels.
Honte à toi, tu n’es qu’un sale con !

96
03
12 :

Ac : symbole de l’actinium.
Aceracées (du latin, acer : érable)
Famille de plantes dicotylédones ayant pour type l’érable.
Ache : ses feuilles stylisées apparaissent sur les chapiteaux gothiques. Elle forme les fleurons des couronnes des ducs et marquis.
Aconit : plante vénéneuse des régions montagneuses, à feuilles vert sombre. Famille des renonculacées. Aconitine : alcaloïde extrait de la racine de l’aconit crapel, utilisé à faible dose en médecine. (Très toxique à dose élevée, paralyse les muscles respiratoires : mort par syncope).
Acousmie : hallucination auditive.
aktis : en grec : Rayon…
latin : aculeus : aiguillon.
Ag : l’argent.
Agape : dans les premiers temps du christianisme, repas que les fidèles prenaient en commun. En grec : AMOUR.
Agassin : bourgeon le plus bas d’une branche de vigne et qui ne donne pas de fruit.
Agauê : remarquable (en grec)
Ageratum : plante d’origine américaine (famille des composés)
Aga ou agha : nom de dignitaires orientaux musulmans.
Agrios : sauvage (en grec)
Agrostis : herbe vivace, abondante dans les prés. Famille GRAMINACEES.

960316 :
[Suit un texte écrit tour à tour avec Patrick P. Ce qui est en italique est écrit de sa main, le reste l’est de la mienne]
Je dis vague et je surnage dans les marécages de Prague.
Etant au-dessus de ma cage, comme une dague sur le cordage de ma potence, émerveillé par cette hâte, (tous ses voyeurs sont en transe) je me retrouvais tout en vrac.
Là c’est une page blanche qui commence. Nous revenons au Plaisir, ivresse et Venin Désir et Volupté. Ensemble nous écrivions
CHAMPAGNE AG GA GHAMP AGN CHAMPIGNON SUMERIEN [AG signifiait « champignon (sacré ?) » chez les Sumériens ; selon le livre que je lisais alors : « Le champignon et la croix »]

Le monde s’exprime ; eh oui : le sexe prime.
Arriverai-je à me suffire ?
Oui et non.
Puisqu’ « il n’est pas bon que l’humain soit seul… »
Je peux me suffire, et c’est là mon vertige,
car en fait non, je ne me suffis pas à moi-même.
Voilà un autre secret : aucun humain ne suffit.

Si quelqu’un lit cela plus tard, qu’il sache, ohf….que je l’aime.
Mais…Ah ? ? Parler à l’autre. Oui. Là. Présent. Avec sa part de gentillesse (Oh ! Alcool aux lettres) qui ne demande qu’à jaillir.

960317 :
Notre existence quotidienne finit par bâtir
une gangue autour de notre sphère de perception
et après nous ne voyons plus que le décor de nos habitudes.
Ainsi nous échappe le merveilleux….

Rêveries de postérieurs aussi immaculés qu’indécents.

Ivresse : pourquoi préférer l’anormal au normal ?

Pour gagner la sève, les dents suffisent ;
pour gagner le sang, les crocs s’imposent.

960323 :
La « Clef » !… Enfin… Une piste sûre ?…
Voir….l’Amanita muscaria, ses effets et son culte, serait cette fameuse « clef » des écrits ?
(La curiosité (la « bonne ») : la soif de connaissance est le moteur du discernement)

(Plus tard…)
C’est hyper cool, j’ai retrouvé les gens avec qui j’avais passé le premier de l’an. Et ils et elles m’apprécient beaucoup. Et ça va progresser. Et moi aussi je les aime beaucoup. Et le MAL-ENTENDU s’est dissipé.

960324 :
Je ne veux plus écrire sur la mort,
la douleur, la tristesse
et toutes ces choses désagréables.
D’abord, parce que ça ne sert à rien
(dans le meilleur des cas)
et ensuite, et surtout, parce que ça n’est que complaisance.
Et la complaisance ne fait qu’entretenir ce qu’elle prétend dénoncer
et n’entraîne que faiblesse et nombrilisme morbide.

Accomplir les choses dès que leur nécessité se manifeste, permet de gagner du temps, ne serait-ce qu’en évitant d’en perdre.
Toute non-perte est un gain, de par la puissance de la « conservation ».

960327 :
S’il n’y a pas de transcendance, un au-delà, un après, bref : Dieu, l’idée de justice devient aussi artificielle et caduque que ce dernier…
Bof. quoique….
Mais la justice est un équilibre (pour parler vite)

Il n’y a que les fous qui puissent être pleinement heureux ;
ici j’entends par fou : celui qui a oublié la mort.
(Moi, de mon côté, je m’en soucie peu ; mais j’en parle « en principe », comme le facteur dégradant du bonheur –pour beaucoup de personnes- ce qui est facilement compréhensible).

Le plus inquiétant reste que :
à mon échelle cérébrale microscopique,
je pense que si j’avais le pouvoir d’un démiurge,
et si j’étais un Dieu sadique,
je créerais le monde exactement tel qu’il est.
Avec notamment, le ver de la mort dans tous les fruits vivants.

Par contre, il est certain que si j’étais un Dieu d’amour,
je n’aurais pas créé et surtout pas laissé le monde se perpétuer ainsi !

D’ailleurs, même plus que sadique, le terme de haineux me paraît plus approprié.

Voir : Hume, Huxley, et Wyclif.
Surface sphère : S = 4 x Pi x R²

Séverine…..Je la trouve pas belle, elle m’émeut.
Elle fait vibrer en moi la corde, sinon paternaliste, du moins protectrice.
Le « mâle protecteur » ah ah ah…
Et c’est bien là le problème : sa sensibilité, sa fragilité à fleur d’être.
Au bout du compte, j’aurais peur de ne pouvoir lui causer que de la peine,
du chagrin.
Et je veux pas. Elle est toute mignonne, et si gentille.

960328 : Dans le métro vers 8h30.
Pensée du jour : Vous préférez un cheveu sur la langue, ou un poil dans la main ?

Aïssa SANOGO….
Histoire amusante. A 21h elle m’appelle, très speed, me dit qu’elle est au Mali et me raconte sa vie. Je finis par comprendre qu’elle a rencontré le gars qui habitait auparavant dans mon appart’. On discute puis on se quitte en bons (très) termes. C’est la fille de l’ambassadeur du Mali. Délirant…

La clémentine, ORANGE de couleur, produit une moisissure VERTE…
La banane, noire et jaune, en fournit une blanche (et grise et verte).
La plupart des moisissures sont blanches ou vertes et se présentent sous forme de duvet-mousses constitués de poils ou petites tiges.

Qu’est-ce qui dans la nature ressemble le plus à un champignon commun ?
La bite de l’homme ! Et encore plus quand elle est sans prépuce.
D’où, peut-être, cette volonté des premiers hébreux de circoncire les hommes.
Ces hébreux qui, d’après la thèse très intéressante et défendable de John ALLEGRO étaient fortement influencés par les cultes de la fertilité fondés sur les champignons et les extases qu’ils peuvent provoquer….

960329 :
« Only the body count ! »
Juste le corps.
JUSTE
CORPS

Intéressant non, notamment grâce au jeu de mots sur « juste ».

960402 :
Dans le train du retour, vers 18h15. Départ 18h23 quai 11 (Ah ah ah)

Ce soir, je vais à la Commémoration de la mort de Jésus – le Christ – pour le 2 de Nissan.
Cette commémoration, je n’ose dire fête, est organisée à Elancourt par les Témoins de Jéhovah…Je me demande ce que « ça va donner »…
Ca m’excite un peu…

Je suis sur LA ou une BONNE VOIE pour la paix, la sérénité, l’amour.
La Vérité ! Je le sens, je le pense. Je le vis.
Persévérance ! Discipline, vigilance et persévérance sont les maîtres mots pour l’instant.
Ne pas se laisser aller à communier avec la voix-voie destructrice.
L’ennemi est clair : la Haine. Et multiples, nombreux ses véhicules, ses sbires.
Mais ils ne sont pas les plus forts. NON.

Se méfier de « sa » « propre » pensée.
Et quitte à l’écouter, ne pas la laisser flétrir le monde.

Etre gentillesse, douceur, bienveillance, tolérance, patience,
en vue de devenir et être : AMOUR.

Et ne pas se prendre pour le centre de l’univers.
Même si l’on est le centre (peut-être, remarque…) de son propre univers.
En tout cas, l’individu est le centre de cohésion et de coordination de son univers.

Nous y sommes….
Epître aux Hébreux chapitre 9.
14 Nissan de l’An 33 : Nouvelle Alliance.
Apocalypse 12 : 17 / 1 Cor 11 : 27-29 / 1Jean 2 : 1-2 / Gal 3 : 16,17 et 29 / Jean 13 : 34-35

Bon ! C’était décevant !
Tout au plus : une séance de lecture.

960403 :
LALIBELA en Ethiopie : la Jérusalem noire.

Comment être moins orgueilleux ? Ou plutôt comment DEVENIR moins orgueuilleux ?

960404 :
A la frontière…
La frontière. Se placer et vivre à la frontière. Sur la frontière (plutôt qu’UNE, car peut-être n’y en a-t-il qu’une)
Sur la frontière entre sagesse et folie, entre nuit et jour, entre ivresse et sobriété, entre débauche et abstinence. Bref, entre Dieu et l’animal : l’Homme.

960405 :
Jacques BROSSE : « La magie des plantes » Espaces Libres. Albin Michel

Le bouleau serait arrivé de « l’Est » il y a à peu près 10 000 ans.

Comme tout le monde peut le remarquer : le sel « appelle » l’eau. Mais, en s’évaporant, elle « relâche » le sel.

Il n’est pas de plus grand trésor qu’une femme,
et pas de plus exaltant éclat à ce trésor que la beauté.

960406 :
A placer un jour dans un livre « Toxicomanie et Amour » : « Trouve-toi une autre mule, c’est pas les ânes qui manquent autour de toi ».

960408 :
Timothy LEARY : « La politique de l’Extase » (l’expérience psychique) – chez FAYARD 1979

960410 :
Le Royaume ! ! Le Royaume d’Amour et de Paix :
c’est vrai qu’il est « au milieu de nous ».
Au milieu de soi : c’est le coeur !
Ecouter son coeur ! Et non sa tête.
Et alterner (selon) en cas « d’obstacle », entre coeur et cerveau.

Rue des Taillandiers : magasin sur Sri Aurobindo.

Rue Lafontaine : cercle des Célibataires-Rencontres : étude sur la Gestalt. Y’avait une bonne ambiance, mais je n’y suis pas allé-resté.
Il faut payer 150 F par an plus 70 F par conférence.

Scopolamine : alcaloïde tiré de la mandragore, voisin et mêmes effets qu’atropine.

960411 :
Pour LE livre [que je pourrais écrire] : SULFURE – Mr S… : un démon puissant, mais pas LE diable. D’où possibilité de le vaincre « facilement » comme prévu.

960412 :
On sait que dans un triangle rectangle : c² = a² + b²
D’où : c = racine de (a² + b²) donc ½ c = rac(a²+b²) / 2
Si c : 7,2 alors 7,2 = rac(25+25) donc 7,2 =rac50
Estimations. On va retrouver 1,42857. Quasi sûr. A vérifier concrètement.

Radamanthe : mythologie grecque. Un des trois juges de l’Enfer, fils de Zeus, frère de Minos.

960416 :
Encore un rétréci du bulbe dilaté des glandes.

Voilà le secret, le « sens » de la mort :
c’est que, à l’image –à l’instar- de Dieu,
nous mourrons pour laisser la place à d’autres (ou l’autre)
Nous nous en détachons, pour qu’il soit libre entièrement et autonome.
DETACHE.

Dieu s’est sacrifié, ou a sacrifié une part de lui pour que l’univers existe.
Désolé ça me bouleverse. Je continuerai plus tard.

S dans LE livre [dont j’ai l’idée], appelle les humains : les Honteux ; et tous les vivants : les chieurs.

960417 :
Dans la nuit du 16 au 17, j’ai rêvé d’un affrontement psychique avec deux gars. C’était « ambiance Far-West » ou Mexique. Finalement, je les ai contrôlés et tout s’est définitivement détendu quand je leur ai donné le peu de « beu » qui me restait.
Or, maintenant, à peu près à 12h05, il me vient l’idée que ce pourrait être en rapport avec Gilles [ROYER] au Mexique.
A-t-il vécu cette scène ? A voir à son retour….

La Génèse Biblique déchiffrée. Histoire passée et future de l’humanité, aux lumières des textes sacrés et des mythes. par Yannick AUFFRET. éditions ARCANE isbn :2-9509562-0-3

Traduction de la Bible par LEMAITRE DE SACY. A voir ?

960418 :
Très curieux…
Hier, j’ai enfin commencé à TRADUIRE la Génèse. Je n’ai pas été plus loin que la quatrième lettre du PREMIER mot !
Car là, le mot inclus – après LES premiers sens inclus dans les deux premières lettres – dans le phonème créé par les 2ème , 3ème et 4ème lettres, a pour sens : TETE et…venin !…
Et, à l’instant où je suis tombé sur venin et les relations évidentes avec tête et début, là j’ai ressenti un coup de froid, qui progressivement mais rapidement s’est transformé en attaque d’angoisse. Carrément. C’était bien de l’angoisse, venue je ne sais d’où, mais en fait, si, je sais : de la révélation, qui n’en est pas une, mais une confirmation de ce que je pense et ce à quoi j’étais arrivé par réflexion : il y a un VICE dès L’ORIGINE, un vice, oui, dans l’univers.

je ne m’étendrai pas plus pour l’instant. Mais j’ai eu d’autres accès d’angoisse aujourd’hui, vers 14h20-14h30 après avoir mangé. Spontanés ou presque ; je les ai un peu traqués et laissés venir…
Je me demande si c’est pas dû à un « flash-back » champignonesque….
Car j’avais JAMAIS connu l’angoisse, avant l’incident désagréable avec Patrick et le « qu’as-tu fait de ton frère ? » au rapport évident, d’ailleurs, avec Génèse 4.

Curieux….

960419 :
Les Gitans sont les fils d’Abel. Ils vont, libres, de par la terre, tels des pasteurs, et non errant ou exilés, comme on voudrait nous le faire croire.

960420 :
TIPHINAR : Mariage entre Hébreu et Phénicien.

960422 :
Traduction de RASHI + Midrach Rabbah : Sepher at ATNAY (ATVAY ?)
Traduction conseillée par un étudiant de la TORAH. Barbe et chapeau, rencontré à 13h00 au métro Dupleix.

Ne pas omettre : = voir
Vue ? Vu et Vision……Spectacle.

960423 : vers 17h45 dans le train Paris-La Verrière.
Assez ! Assez de laisser-aller, de complaisance, de relâchement dans la langueur. La mélancolie.
Je DETESTE la langueur. Alors autant ne pas y céder.
Et pendant qu’on y est : être ferme et résolu dès le premier instant d’éveil le matin.
Et ne pas traîner au lit.
CHANGER ! ! Changer sa tête, ses HABITUDES de pensées, de comportement.
CHOISIR et TENIR !

960426 :
HEIM. R et WASSON R.G : Les champignons hallucinogènes du Mexique. Ed du Muséum National d’histoire naturelle. Paris 1958.
HEIM. R : Les champignons toxiques et hallucinogènes. N. Boubée et Cie – Paris 1978.
SOLIER R, de Curandera : Les champignons hallucinogènes. Jean Jacques PAUVERT 1965

D’après un livre sur le rêve : on passe (comme les carnivores) à peu près 20% de notre temps de sommeil en sommeil paradoxal (où le rêve a lieu). D’où, pour huit heures : 480 minutes x 20% = 96 minutes.
On retrouve à peu près les 100 minutes que j’avais déjà relevées dans un autre carnet.
Pour 6 h : 360mn x 20% = 72 mn. Donc 72 x 365 = 26280 mn.
26280 mn / 60 = 438 heures. Et 438h / 24 = 18,25 jours de rêve par an, en dormant 6 heures par nuit.
D’où 18 jours de liberté, notamment pour des rites mycologiques et cannabiniques.

960501 :
Prochain roman à écrire : un bien dérangeant : LE NECROMANE.
Histoire d’un homme passionné, obsédé par la mort ; qui l’expérimente sous toutes ses formes, avant, bien entendu, de se suicider.

960502 :
Il faut que la fleur meurt pour que le fruit naisse.

960503 :
Il était bon dans les premiers temps, mais dès l’origine l’épine était dans son coeur et le venin dans sa tête.
Toute manifestation ne faisant que révéler son propre fond, voilà pourquoi le monde va se dégradant, de pire en pire, toujours plus violent, plus impitoyable.
Cruauté et perversité sont les deux ventricules du coeur du DEMIURGE UNIVERSEL.

960507 : [Les traits, dans ce qui suit , représentent les dossier des banquettes dans le wagon du train]

4 10 6

19

5 15 7
25

8 20

3 27 11

21

18 26

22 Ordre de placement des gens en fonction
12 14 13 de leur arrivée (du 1er au 28ème)
Significatif…..
24
17 26

28 16
9

2 23

1

960510 :
Le Mal c’est la différence par rapport à la Perfection.
Le Mal c’est ce qui distingue de la Perfection.
(Ennuyeux le métro) (Ca bouge, pour écrire)

960511 :
La danse lente d’Henry DUPARC (ou du Parc)

960513 :
A l’exposition Corot au Grand Palais.
Il a dû jouir de la vue. On sent le plaisir irradier de ses tableaux. Via la lumière essentiellement.
C’était un bosseur ce gars, çà aussi j’en ai l’impression sensible.

960514 :
L’Horreur est proléfique et la Beauté fragile.

960515 : 0h32
Il faut (savoir) jouir du monde sans artifice ; sinon tu deviens dépendant de l’artifice.

A la bibliothèque du Xvème à 14h05.
Romain 7 : 24 ?

960520 :
Librairie Geuthner
C. TOUSSAINT : Les origines de la Religion d’Israël. L’Ancien JAHVISME
Paris Librairie orientaliste Paul Geuthner 1931.

960522 :
La Création naît d’un déséquilibre.
Un peu comme si : créer une marche supplémentaire était nécessaire pour ne pas tomber.
Le déséquilibre naît du manque.
Le manque est l’élément ultime (permettant D’ATTEINDRE) la perfection.

J’ai peur d’être ennuyeux. De rien avoir à lui dire.
L’humain parle surtout pour exprimer ses doutes,
ses questions, ses angoisses, ses problèmes.
Et, il semble que : moins tu en as, moins tu as de choses à dire.
Car chaque discours, ou la plupart, est tellement nombriliste.
Du coup, quand tu t’es trouvé et que tes problèmes se dissolvent,
que te reste-t-il à dire « pour entretenir la conversation » ?
J’ai peur qu’elle s’ennuie avec moi, surtout si je ne parle que peu.

960528 :
« La Religion naturelle » de Hume
« La Théodicée » de Leibniz

960531 :
Tant que tu es seul, célibataire, tu es une comète.
Dès que tu te lies, en couple, tu n’es plus qu’un satellite.
Dans le premier cas, tu progresses toujours, libre.
Dans l’autre, tu tournes en rond. Tu satellises.

960604 :
Dieu est Mauvais ?
Le meurtre pour Absolution !

Tu manges des fayots, tu chantes des boyaux.

La liberté n’existe pas !
Elle n’est que le plus grand des rêves de l’Homme,
conscient de ses besoins, donc de ses chaînes.

960614 :
N’est-ce pas merveilleux ?
Aujourd’hui c’est la fête du Sacré-Coeur. Or, dans la nuit du 13 au 14, nos lèvres, pour la première fois, se sont jointes. Celles d’Annie et les miennes.
On n’a pas dormi de la nuit.
Nous nous sommes embrassés vers 3h30 – 4h00 du matin. Première fois.
Puis nous avons évolué, portés par du rêve, du plaisir, de la tendresse et de la paix.

Voire…

960615 :
FUNKY PORCINI : Good music… ! ! ! A acheter.

960616 :
La vie est un conte initiatique en sept dimensions :
la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher, l’esprit, l’émotion et l’Amour.

960621 :
Le corps est la ponctuation du discours de l’âme.

960622 :
Voilà ! Ce fut bref avec Annie. Ca s’est fini hier par deux bises vites faîtes.
Annie – Thing else ?

960701 :
Tu peux te jouer de ton intelligence, tu n’échapperas pas à ta folie.

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