conscience 65

Pour qui est honnête et discerne, il y a plus à apprendre de ses adversaires que de ses amis.

19/08/17 :

20/08/17 :

Vouloir punir quelqu’un – pour quoi que ce soit – est une forme de perversité. La punition est une forme de vengeance, qui est perversité. Cesser de vouloir punir.

21/08/17 :

Tant que tu es soumis, tant que c’est la peur qui te limite tu n’es qu’un pantin.

Toutes les civilisations et cultures fondées moralement sur des religions – surtout quand il s’agit des 3 monothéismes sémites – ont pour modalités non les limitations mais les refoulements; ce qui est beaucoup plus pervers et en explique les paradoxes comme les aberrations.

Qui ne sait se reposer finit par ne faire que s’épuiser. Qui ne se repose s’épuise.

22/08/17 :

Qui affronte la méchanceté – sienne ou d’autrui – est peut-être fort; qui subjugue la méchanceté est puissant – et, par le fait, l’a vaincue.

Inutile de prétendre me convaincre qu’on peut être « intégriste modéré » : si tu es intégriste c’est très probablement, au fond, par peur d’un enfer (ce concept que toutes les religions exploitent à leur profit pour asservir les gens) : peur d’être torturé éternellement par une divinité sadique si tu ne t’es pas conformé à ce que un ou des individus ont prétendu qu’il fallait faire. Et du fait de cette peur tu commettras ou laisseras commettre des atrocités curelles et liberticides.

Intégriste ne signifie pas intègre mais excessif, et généralement fasciste.

Peut-être peut-on considérer que chaque adulte est ce que l’adolescent qu’il (elle) était a fait de lui (elle).

Finalement, depuis des années je n’avais pas assez de lucidité pour me permettre de libérer mon courage, m’assumer.

A présent je suis plus lucide, donc je perçois davantage les Réalités que je vis, dont moi. De fait, me connaissant mieux également, je peux désormais me libérer, m’assumer : être vraiment moi – sans plus me soucier des avis d’autrui à mon propos. J’abandonne également toute tutelle, tout censeur, toute domination sur moi; j’abandonne toute soumission.

28/08/17 :

Quand on agit avec passion on révèle la Beauté.

29/08/17 :

Pour vivre mieux : s’améliorer. Pour s’améliorer : être sincère.

Pour être sincère : reconnaître Tout – à commencer par tout ce qu’on est.

Pour reconnaître Tout : cesser toute crispation.

Pour cesser toute crispation : jouir d’exister

(Pour jouir d’exister : communier avec les Réalités – mettre en concordance le meilleur de nous-même et le meilleur des Réalités).

La perfection n’est pas intéressante, ne peut pas être intéressante.

30/08/17 :

Ils sont riches parce qu’ils capitalisent sur notre servilité.

31/08/17 :

Il n’y a qu’un mal : la méchanceté, c’est à dire la perversité. La perversité consiste à faire souffrir pour se faire jouir – la vengeance, et la punition en font donc partie.

01/09/17 :

Il est bénéfique d’être ouvert et large d’esprit, mais il est aussi préférable de savoir ne pas transiger par rapport à certaines de nos valeurs. Savoir être net et univoque.

Mon erreur est de vouloir, consciemment ou non, que tout de mes réalités soit conforme à ce qui me convient, et du coup je cripse mon esprit, et cela peut entraîner une crispation de mes réalités.

02/09/17 :

Une des façons de vivre le mieux possible – c’est à dire : tant pour soi que pour autrui – me semble être : SE DECRISPER. Cesser et refuser toute crispation de soi.

Se laisser être et, dès qu’une crispation (mentale ou musculaire) commence, se décrisper. LIBERER LES MOUVEMENTS. VRAIMENT. Il ne s’agit pas d’y penser, d’y réfléchir, mais bien de le vivre : SE DECRISPER; ce qui libère nos mouvements.

Se décrisper consiste, notamment, à vivre, d’instant en instant, continuellement selon son orientation et sa Vitesse personnelles.

Trouver ses orientations et vitesses personnelles, notamment grâce au « point axial » de notre cognition : le lien en nous à partir duquel on perçoit le mieux, et le plus, le fait d’exister. Et le point focal : l’endroit dans le Monde qui nous permet de percevoir le mieux et le plus possible – soit en occupant ce lieu, soit en orientant et centrant nos capacités cognitives vers lui.

04/09/17 :

Il semblerait qu’en fait il vaut mieux comprendre l’INVERSE de ce que certaines personnes déclarent avec fracas.

Souvenirs du jour : son regard : ses grands yeux foncés, d’animal humain, de femelle intriguée.

05/09/17 :

L’amour brûle de ses interdits. Peu à peu me surgit le Rire

vis à vis de ces formules éclatantes

abruptes comme des vérités

tranchantes comme ce qui est brisé

et péremptoires comme le complexe orgueil.

Comment libérer l’Amour

quand on le sait Fauve ?

Je ne veux plus la Colère de mes Erreurs. Je ne veux plus l’Agressivité de ne falloir t’aimer.

06/09/17 :

Finalement : quel est mon problème fondamental (si jamais j’en ai un…) ? N’attacher d’importance à rien ? Et ne vouloir rien ? Mais j’attache de l’importance à quasiment tout et tout le Monde; mais…du fait que je n’ai pas vraiment de pouvoir sur tout ce qui arrive alors je n’y attache pas d’importance et j’abandonne. Mais…j’ai du pouvoir sur les choses, et sur les gens – mais je refuse d’en user sur les gens.

Et je n’ai pas assez d’envie pour vraiment agir; s’ajoute à cela que j’imagine que tout ce que je veux va m’échoir spontanément.

Je veux éliminer toute peur en moi (même si en vérité il n’y en a pas…pas vraiment). Même si je n’en ai pas véritablement, j’ai néanmoins des aliénations qui me manipulent encore. Ce sont tous ces processus psychiques acquis, construits, dont je veux me débarrasser.

Se débarrasser de TOUTE peur.

07/109/17 :

Depuis 30 ans je cherche une consigne de vie qui soit inaltérable; et je l’ai trouvée : UTILE SAVOIR. Chercher l’Utile, qui permet de trouver le Savoir, et agir, vivre, en conséquence. UTILE SAVOIR.

Ne pas s’occuper de l’inutile, ne pas se gaspiller, et agir selon le savoir (et non la croyance).

08/09/17 :

La conscience est Présence. Ne pas restreindre sa Présence, mais le cas échéant…la répartir différemment : selon les autres présences…

De même que pour le travail, vivre consiste en : RESOUDRE DES DIFFICULTES, l’humilité consiste à ne pas occuper plus d’espace que soi.

La dignité consiste à ne pas occuper moins d’espace que soi.

L’humilité consiste à ne pas prétendre être plus que ce qu’on est. La dignité consiste à ne pas prétendre être moins que ce qu’on est.

Si tu ne vis pas selon ce que tu peux tu n’es pas digne de toi.

Suite aux discussions au Jardin des Idées : trouver un Equilibre permettant aux libertés individuelles de cohabiter, qui permet d’obtenir un consensus, qui mène à identifier un Intérêt Commun, qui pourra être atteint par un PROJET commun.

09/09/17 :

A chaque réveil, une seule chose à faire : se demander ce qu’on veut – « Que veux-je ? »

Ce matin : toucher les Réalités, être en communion avec elles, et leur offrir quelque chose d’utile que j’inventerais et produirais : mon « livre de conseils pour vivre ».

10/09/17 :

C’est à partir d’aujourd’hui que je me désaliène VRAIMENT du théome.

11/09/17 :

De notre vie consciente, beaucoup dépend de ce à quoi on applique la capacité d’emprise qu’est notre conscience. CHOISIR judicieusement ce à quoi on applique notre conscience; et toujours avec l’idée de libérer, et protéger les choses qui nous importent.

Une des questions est : peut-on changer (et si possible s’améliorer) ou ne fait-on – quoi qu’on veuille – qu’accomplir notre capital génétique, notre génome ?

Je pense que tout est structure, donc : à partir de la base initiale du génome qui produit les structures (et en conserve une grande part tout au long de la vie , sauf accident) ces structures peuvent d’elles mêmes (par volonté et efforts) se modifier et ensuite évoluer et faire se comporter différemment l’individu.

Mais il y a ce qu’on peut nommer « la force inertielle » du génome : une inertie due à la tendance du génome à spontanément continuer de produire les mêmes structures (dont psychiques) qui peuvent contrecarrer les tentatives de changements…

12/09/17 :

Cesser les tutelles.

Puisque je comporte des valeurs qui me respectent, ainsi qu’autrui, je me libère totalement. Je suis prêt pour ce qui advient. Je suis et deviens MOI – avec les Réalités.

Refuser toute manipulation, refuser toute aliénation, toute domination. N’obéir qu’à soi – donc ne pas rendre de compte ni obéir puisqu’on se connaît. Ne pas se justifier à soi-même.

Maintenant je passe à l’âge « vraiment adulte » : je m’assume totalement, sans plus aucune soumission, plus aucune tutelle mentale. Moi.

A partir de MAINTENANT je me libère et suis libre : je cesse la tutelle psychique – je ne rends de compte à RIEN pour mes pensées – et le théome (je refuse et ne cède plus rien à quelque idée de divinité que ce soit, ni à quelque tentative de manipulation par autrui). Je ne fais dépendre mon esprit que de moi-même, et le préserve libre de toute influence que je ne souhaite pas, qui ne me plait pas.

Et je garde en mémoire que c’est de l’instant où, en août 1989, j’ai commencé à imaginer de remercieer le soleil et la lune, puis les 4 éléments (eau, terre, air, feu) puis plus tard découverte de la Bible (que Célia m’avait offerte) que j’ai commencé à devenir grave et envisager d’être observépar une ou des entités tutélaires – que je me suis donc créé l’aliénation théiste, la peur de la divine observation, du divin jugement : ce que je nomme le théome. Beurk ! Déjections psychiques. Je cesse cela.

Moi seul, dont mon esprit. Mois eul pour maître.

Tu peux gâcher ta vie à imaginer le pire; j’essaie de jouir de la mienne avec les réalités.

La première chose à faire au contact de la mlveillance est de préserver ton orientation et ton espace.

13/09/2017 :

SINCERITE TOTALE.

Pour apprécier au mieux les Réalités il est préférable d’être le plus libre possible, et pour être le plus libre possible il est utile de commencer par être le plus sincère possible – surtout vis à vis de soi; et de vivre en conséquences.

De tout mon être je veux protéger toutes les Réalités qui me plaisent – je vis.

Détester fait qu’on s’encombre de ce qu’on déteste.

14/09/17 :

La meilleure façon de répondre à la mort est de vivre.

J’accepte d’être vaincu mais je me refuse de perdre.

Que mon plaisir ne cause douleur

Que ma dilection ne méprise

Que mon altruisme ne soit sournois

Que mon amour ne haïsse/

Quand on cherche des connaissances il semble important de savoir se priver.

L’attention est peut-être la partie la plus sincère de la conscience, et le point de contact de soi avec le reste du Monde. De plus, la conscience est peut-être constituée de plusieurs « parts » d’attention.

L’étonnant est aussi que quand l’attention a perçu quelque chose qui l’intéresse il est très difficile, voire impossible, de l’en détourner immédiatement.

On peut utiliser une autre part d’attention qu’on pourra peut-être rendre majoritaire ou prioritaire mais il faut vraiment faire un effort pour que la part d’attention initiale ne s’applique plus, voire qu’elle cesse de s’activer. Et c’est un fractionnement de notre conscience qui permet cela et y procède.

Etudier sa conscience.

Dans les rapports aux autres consciences ce sont surtout les crispations qui créent des difficultés.

L’esprit s’encombre de ce qu’il rejette et se piège par ce qu’il refuse.

15/09/17 :

Oui, vraiment : en cultivant continuellement ce que l’on est, pour s’améliorer, on parvient à un niveau de développement où l’ensemble de notre connaissance devient, et est, d’instant en instant, Connaissance pertinente de ce qui constitue les Réalités que l’on expérimente. Notre Conscience est Connaissance. Nous pouvons alors agir et vivre en conséquences. Pour cela il est préférable d’être totalement sincère.

Et, en fait, il semble y avoir 2 types de connaissances : la Connaissance Immédiate, relative à un Lieu à un instant précis – elle est plutôt subjective.

Et la Connaissance Acquise, issue de l’expérience, davantage objective, et moins voire pas soumise à des variations – mais…à ne pas confondre avec les valeurs morales…

18/09/17 :

Dans tes rapports à autrui tu essaies de les percevoir ou tu t’exposes ?

Dans nos rapports à autrui, mieuxvaut essayer de les percevoir, au lieu de se montrer.

Ne soumettre son esprit à RIEN – donc personne; pas même soi…RIEN.

Et surtout : ne pas soumettre Soi à son esprit. Notre esprit est une part de nous mais nous ne sommes pas notre esprit. Donc : ne se soumettre à RIEN.

19/09/17 :

Je viens de réaliser vraiment et définitivement que nous SOMMES énergie, et que la conscience n’est qu’un des modes particuliers d’actualisation de l’énergie. La preuve ? Quand nous mangeons, vient ensuite la phase de digestion où on a moins d’énergie à occuper à autre chose que la digestion qui en accapare beaucoup; et donc on a tendance à être fatigué jusqu’au sommeil ou la somnolence. Preuve limpide…Donc : manger moins.

Pour vivre au mieux il peut suffire de : agir utilement (et par suite : ne pas se gaspiller). Clarifier sa Conscience, Désaliéner son Attention, Optimiser son Intention, Choisir son Orientation, Equilibrer sa Vitesse. Tout cela d’instant en instant. Voilà non ma philosophie de vie, mais plutôt mon MODE OPERATOIRE EXISTENTIEL.

Que tout ne soit qu’un grand tas de sable, ou qu’il y ait « aussi autre chose », le plus important est qu’il y a des possibilités de SE vivre, et se vivre LIBRE.

Ce qui me répugne chez les fascistes religieux c’est qu’ils ont généralement en commun de prétendre que la divinité serait aussi grossière que cruelle – semblab le à eux, en fait, souvent – notamment par le fait de supplicier ceux qui lui déplairaient – l’enfer.

La question est : au regard des Réalités et du Monde , est-il soutenable que le, la, ou les démiurges sont cruels et grossiers ? Je dirais NON.

Les fascistes religieux s’appuient ainsi, pour la plupart, sur leur peur d’une torture post-mortem, à tendance éternelle. Ce faisant ils insultent non seulement les Réalités, la Raison et la Dilection, mais aussi les hypothétiques divinités ou démiurges – sauf à reconnaître qu’ils vénèrent et exigent de vénérer une divinité monstrueuse et cruelle.

Ha toutes ces découvertes et inventions du passé qui me permettent de vivre bien aujourd’hui. Merci à mes Prédécesseurs et Prédécesseuses.

20/09/18 :

Je me vis totalement, ou en tout cas jusqu’à avant l’excès. Je me vis totalement jusqu’à avant l’excès – en refusant toute peur.

Je me vis en respect de ce tout que j’admire et en refusant toute peur.

Ne pas vivre selon les modes opératoires d’autrui, mais selon ce qu’on ressent vraiment et ce qu’on estime correct.

Pour vaincre ses défauts, comme pour vaincre autrui il faut déjà les percevoir – sans complaisance : sans s’attarder ni se laisser coincer ni se piéger, mais au moins les percevoir – ne pas se provoquer ni se mentir.

Peur Tutelle Marchandage

Courage Soi Libération

21/09/17 :

Que perçois-je ? Que veux-je ? Que fais-je ? Qu’arrive-t-il ?

Tout est là…

Les 2 principaux défauts et par suite obstacles des humains – notamment entre eux – sont : la lâcheté et l’orgueil.

Peu de choses libèrent plus que de cesser la peur et l’orgueil.

22/09/17 :

Aujourd’hui j’ai définitivement réalisé que ce qui nous manipule – au sens de : nous fait agir malgré nous, ou au moins contrarie ce qu’on pourrait mieux faire – c’est : la peur et l’orgueil.

En tout cas pour moi; bien que je n’aie pas vraiment de peur mais plutôt un mélange de dégoût et de paresse. Donc à partir de maintenant je ne me crispe plus de tous mes dégoûts, soupçons, peurs et orgueil : je CONTINUE à épanouir mes mouvements.

23/09/17 :

Refuser toute emprise sur soi, autre que soi-même, et encore : en se méfiant de soi aussi. Et surtout refuser toute emprise sur notre psychisme, refuser toute manipulation de notre mental, de nos pensées.

Pour se désaliéner il est fondamental de se libérer de tout jugement sur soi : abandonner la position de coupable attendant sa condamnation; ne plus accepter l’évaluation d’autrui.

Abandonner toute culpabilisation aussi, notamment parce qu’elle ne sert à rien sinon à maintenir dans une soumission à quelque chose qui finalement est autre que soi : morales, lois, convenances…

Ne plus accorder d’importance à tout jugement sur soi : prendre en compte ceux qui sont pertinents, mais sans s’en manipuler, et laisser les autres.

Peut-être sont-ce la lâcheté et l’orgueil qui motivent la volonté de domination et la jalousie…

La méchanceté ne peut te pervertir que si tu le veux ou si tu doutes de toi.

Pour rectifier ses défauts, voire s’en débarrasser ainsi que de ses erreurs, il semble préférable de ne pas les nier, pas les refouler, pas les ignorer : il est bien préférable de les TRAITER aussi résolument que sincèrement – sans complaisance.

Ne pas répondre à une provocation par une autre provocation, et surtout pas de même type, sinon c’est se laisser manipuler.

Puisqu’il FAUT manger, alors – quand on le peut – privilégier le Plaisir et non la fonctionnalité. Qualité par rapport à quantité. Ne manger que ce que l’on DESIRE, et RIEN d’autre. Intéressant…Donc CHOISIR.

Je préfère être quelque chose de fortuit : un fruit du Chaos peut-être, un produit des Réalités.

J’apprécie et estime importantes les Singularités, et je réprouve et tiens en haute suspicion tout ce qui tend à les supprimer – dont les aliénations, les soumissions, les conditionnements…

Pour la plupart des fois, une fois qu’on a mis fin à un « contact de conscience » avec quelqu’un d’inconnu, il semble préférable de ne pas y revenir – ne pas « traîner en arrière » ni « après la personne ».

C’est mieux quand on sourit.

Je suis agacé autant qu’amusé sarcastiquement par toutes ces philosophies qui se voudraient éclairées autant que sages et qui ne sont qu’inconscientes suffisances et résignations sournoises : ces pseudo-spiritualités qui voudraient prétendre d’accepter et apprécier inconditionnellement, et systématiquement, tout ce qui nous arrive : avec amour et gratitude.

C’est selon moi ce que je qualifierais de philosophie « bourgeoise », aristocrate même, au sens d’une façon de percevoir et concevoir l’existence, d’après une vie bien privilégiée qui a empêché de percevoir ce que l’existence et les Réalités peuvent avoir de violent, dangereux, douloureux et même parfois cruel (par les humains). Cela entraînant une façon de percevoir et concevoir plus idéaliste que réaliste.

Philosophie bourgeoise, ou philosophie confortable, ou philosophie des aisés : philosophie cossue.

Sans parler de l’infantilisme dans lequel cela maintient les individus. L’infantilisme…ce positionnement de sujétion et d’infériorisation et de pseudo-transcendance sournoise et condescendante; ce maintien dans le confort finalement apeuré, dont nous avons si souvent tant de mal à nous libérer.

24/09/17 :

Quelles sont mes vraies valeurs personnelles ?

Liberté, Gentillesse, Intelligence, Courage, Honnêteté, Beauté.

J’estime qu’il faut protéger et développer cela, donc les cultiver, en commençant par SE cultiver, cultiver ces valeurs en soi.

Je pense aussi, et à ce titre, qu’il faut protéger les fragiles, les vulnérables. Or…on commence vulnérable (à la naissance) et on finit vulnérable (vieillesse et mort). Y a-t-il un « message » en cela ?

CULTIVER

(Chercher) UTILE – Ne pas gaspiller

Clarifier la Conscience

Désaliéner l’Attention

Optimiser l’Intention

Orienter nos Mouvements

Transformer nos contrariétés

Epanouir les Libertés

Partager les Gentillesses

Appliquer les Intelligences

Exercer les Courages

Eprouver les Honnêtetés

Célébrer les Beautés

(verbes interchangeables)

La conscience apporte de la clarté dans les Réalités, donc : ne pas restreindre sa conscience, ne pas diminuer sa part de clarté, même quand autrui s’en sent gêné. Qu’autrui se clarifie et que la conscience-clarté ne s’occulte pas.

25/09/17 :

NE PLUS ME GASPILLER D’AUTRUI.

Dont : ne plus se laisser manipuler par autrui, ne plus s’en servir comme objet, ne plus en être l’objet, ne plus mépriser, ne plus être vaniteux, etc…

Souvent quand je fais un progrès spiritualo-comportemental j’agis ensuite avec suffisance, plus ou moins grande, pendant 2-3 jours.

Cela est en grande partie dû au fait que je réagis avec mépris car je me rends compte, généralement, de l’aliénation sociale que je vivais avant (et dans laquelle restent celles et ceux qui ne s’améliorent pas) : vis à vis des gens. Changer cela.

Tout de même…ne pas trop se créer de difficultés, ne pas trop se créer de problème, ne pas trop se gêner, ne pas trop rendre sa vie désagréable car…tout finir mal : vieillesse inévitable (dans le meilleur ? des cas), maladie(s) très probable(s), « incidents » et mort.

Donc…te fais pas chier – car la vie te chiera.

26/09/17 :

Pour vivre au mieux – libre et aise – il est très utile de traiter adéquatement les contrariétés : les provocations, les résistances. Ne pas s’en laisser manipuler : donc ne pas altérer notre humeur et ne pas agir à l’instar des provocateurs. Toujours garder à l’esprit : agir utile.

28/09/17 :

Psychiquement, dans notre esprit il n’y a des difficultés que si on les crée ou les accepte; car c’est simple : soit on veut quelque chose et on y consacre son esprit, soit on ne veut pas et on n’y consacre pas notre esprit. C’est simple : on veut ou on ne veut pas; et on pense et agit en conséquence.

Mentalement, comme musculairement : ne pas se gaspiller et ne pas faire semblant.

Simplement : cesser de produire de la méchanceté, et à la place produire de la gentillesse et de la dilection. Simplement.

Plus on est puissant plus il est approprié de pratiquer la mansuétude en même temps que la rectitude, et l’abnégation en même temps que le respect – sans opprimer quiconque, dont soi.

Pourquoi ne pas céder à la colère ? Parce qu’on veut protéger les Réalités et parce qu’on refuse de se faire manipuler.

Quoi ? Les yeux des oreilles et les oreilles des yeux…

Lorsque la méchanceté commence à poindre en nous, utiliser sa contraction pour élan vers une autre direction que sa cible : plus bienveillante.

Ce qui est étonnant c’est la capacité d’accaparemment – notamment par fascination jusqu’à l’obnubilation – de la méchanceté : l’intention perverse. Elle accapare l’attention ou au moins la capacité de focaliser une partie des capacités cognitives.

Désaliéner l’attention est vraiment capital. Toujours veiller à préserver la liberté de notre attention, car c’est par là que sinon on s’égare vers et dans la méchanceté.

Toujours se demander : à quoi j’applique mon attention ?

Susan Sontag était vraiment d’une intelligence fine, avec des avis aussi pertinents qu’inattendus. Ses avis sur le surréalisme, notamment via l’approche photographique, en est un brillant exemple.

Certes il est louable de maîtriser sa conscience dont son attention, mais…qu’est-ce qui maîtrise ?

Quelle part de nous ?…

Se renforcer de ce qu’on aime, se galvaniser de ce qu’on admire.

Acheter « L’impitoyable lune de miel ! » (i married a strange person !) un film de Bill Plympton.

30/09/17 :

Ne pas s’occuper des défauts d’autrui; s’occuper des nôtres.

02/10/17 :

L’esprit, nôtre ou d’autrui, n’a que le pouvoir qu’on lui confère. Si on ne s’en occupe pas il n’a pas de pouvoir – du moins si on ne se refoule pas : de l’importance d’être scrupuleusement honnête avec soi-même.

Ce que beaucoup de gens recherchent dans l’imagination théiste, les spéculations spirituelles, c’est une Matera Prima, un début ultime, un…Mur, grâce auquel ils peuvent se dire – s’imaginant soulagés et satisfaits – « voilà le début de toutes choses, voilà l’absolu, voilà la vérité, voilà la référence ultime ». Et ce faisant ils se soumettent à ceux qui, d’une obédience ou d’une autre, selon tel type de caractéristique psychique, ont formulé cette hypothèse, ont donné un nom et des rites à cet imaginaire, à ce désir d’absolu qui manifeste en fait une fuite (consciente ou non) par rapport aux Réalités qui effraient et gênent, dont la mort.

De fait, les humains étant des êtres très psychiques, à activité mentale développée, leurs insatisfactions leur font – pour beaucoup d’entre eux – produire des fantasmes.

Jusqu’à preuve indubitable du contraire, les divinités sont des fantasmes.

Si tu me dis quel est ton fantasme je te dirai quelle est ta religion, quelle est ta divinité.

De même, si tu me dis quelle est ton angoisse, je te dirai quelle est ta (ou tes) divinité et quelle est ta religion.

03/10/17 :

Aujourd’hui fut le dernier jour où je me soumettais à l’hypothétique pan-psychisme, à l’hypothétique transcendance : où je sacrifiais mon esprit à quelque chose d’autre que lui-même.

A partir de maintenant je ne rendrai de compte à rien – pas même à moi puisque je me connais et suis en accord avec moi-même – pour mes pensées; car mon esprit est mien et à rien d’autre – pas même l’Univers dont il émane, procède et est constitué. Je suis une singularité qui se désaliène du reste – tout en en restant solidaire quand je l’approuve. 17H48.

Mon esprit est plein de structures que j’ai acceptées et d’autres que j’ai produites, qui sont toutes d’ordre à produire des pensées de soumission à une imaginaire (ou réelle) transcendance, et une aliénation à des rituels de conjuration que je me suis inventés : essentiellement par le biais d’excuses présentées à cause de mes mauvais actes, paroles ou pensées. Je cesse cela. Je m’assume SINGULIER et sans comptes à rendre de mes pensées.

Généralement mon esprit va produire des pensées méchantes par vindicte vis à vis de ce que je déteste. C’est une erreur. Ne produire ni méchanceté ni vindicte, ni perversité. Sachant que la méchanceté est perversité, sinon on ne la produirait pas – c’est à dire qu’elle procure une forme de plaisir à la personne qui la produit.

Admettre que l’on a de la méchanceté en soi, mais ne pas l’actualiser. Au contraire, se servir de l’énergie de la méchanceté, pour être gentil.

Mais tant que notre méchanceté ne s’actualise que dans nos pensées alors ne pas s’en excuser, sinon c’est soumettre et aliéner notre esprit à autre chose que lui-même, à autre chose que nous-même.

En fait, du fait notamment de la lecture assidue de textes religieux j’ai créé en moi une entité juge à laquelle je me soumets : le théôme, ou peur du divin.

Je cesse cela. Je ne me soumets plus à cette entité et je la dissous.

J’essaie de cesser toute spéculation et de m’en tenir aux faits, rien qu’aux faits – donc aux ressentis. Aux ressentis qui m’informent et me permettent de choisir, et je choisis et agis honnêtement.

Si on veut vaincre sa méchanceté mieux vaut ne pas la protéger.

Protéger ses qualités; pas ses défauts.

Ne pas oublier que la Conscience, comme la Vie, est Sauvage – et comme elle, veut le rester.

04/10/17 :

Je connais le nom de mes divinités les Réalités : CHANCES. Et leur prénom est PLAISIRS. Merci à Plaisirs Chances.

05/10/17 :

Reconnaître tout ce qu’on est. Jouir de ce qui nous en plaît et ne pas s’appliquer à ce qui nous en déplaît.

Occuper résolument tout notre Espace Singulier sans en rien céder de ce qui nous en plaît. Occuper tout notre Espace Singulier qui nous plaît, et savoir éventuellement laisser la part qui ne nous en plaît pas.

Ne pas se crisper de son imagination. Veiller à ses libertés de mouvements – s’épanouir.

Sachant que l’on évolue continuellement et constamment, la difficulté consiste à discerner quand refuser les pressions sur nous du monde, et quand les accepter : savoir comment COMPOSER nos modifications tout en préservant ce qui nous plaît et qu’on veut conserver.

Inutile de continuer d’écrire tant que je rends des comptes, que je me justifie dans mon esprit, car cela prouve que je ne suis que le pantin de mes aliénations, que la poupée de mes soumissions, que l’esclave de mes peurs, de mes idées, de mes imaginations, de mes chimères.

Car d’ici là je ne suis qu’un lâche hypocrite, un sournois faible.

A la prochaine ?

Je veux me réapproprier mon esprit : moi le gars né depuis 47 ans et dont l’esprit s’aliène lui-même, et qui imagine devoir rendre des comptes à une « grande conscience » formée par celles des autres êtres vivants. Je cesse cela ? Mon esprit.

Je suis un Lieu Immédiat.

A la prochaine ?

Si on veut se connaître – et se libérer – il semble approprié de vraiment étudier ce qui nous manipule, donc : ce qui nous attire, ce qui nous répugne, ce qui nous plaît, ce qui nous déplaît, ce qui nous rassure, ce qui nous inquiète, ce qui nous satisfait, ce qui nous contrarie, ce qui nous amuse, ce qui nous attriste.

Etre bien au clair vis à vis de tout ça, et abandonner ceux qui sont nuisibles.

Cela requiert : Dilection, Honnêteté, Courage et Energie.

Qu’y gagne-t-on ? De mieux vivre.

A la prochaine ?

06/10/17 :

A quoi tu te raccroches dans le flux des Réalités ? A des idées ? Tu pourrais cesser…

Qui s’occupe de ses gênes peut les vaincre.

M’enregistrer lisant des livres que je découvre à mesure que je les lis.

Filmer les foules dans les gares, seulement au niveau des têtes.

Oui, une de mes plus précieuses phrases : on n’est complet qu’avec le Monde.

07/10/17 : 12h15

09/10/17 :

Ne pas favoriser la nuisance. Transformer toutes nos énergies malfaisantes et malveillantes, en énergies constructives et bienfaisantes.

Pour vivre efficacement il est approprié de s’actualiser utilement. Pour agir utile il faut avoir un (ou des) but – donc savoir ce qu’on veut.

Que veux-je ? Etre Aise, produire de la philosophie (sinon sagesse…) et de l’esthétisme.

Bon. Donc, agir en conséquences.

10/10/17 :

Comment se désaliéner quand on est soumis ?

Identifier en quoi se caractérise l’aliénation, la soumission : comment cela procède-t-il ?

Et une fois qu’on a identifié toutes les modalités, tous les processus, ne plus s’y consacrer : entrer en résistance résolue et « intraitable ». Donc s’actualiser AUTREMENT que selon les processus qui nous aliènent.

En un mot : CHANGER. Changer TOUT de soi, s’il le faut. CHANGER.

Changer – c’est cela transformer.

Trombone shorty (musique)

Une grande partie de nous est innée; le reste on le construit.

Et même l’inné on peut le modifier.

Ma méchanceté est l’amère rosée de mes frustrations. Elle monte parfois, suite à l’échauffement que me suscite des beautés dont je refuse de me jouer.

Pour qui ne prendrait garde, l’amour serait aussi pourvoyeur de haine. Orienter son être selon l’Aise et transformer ce qui en est nuisible.

Orienter et Transformer

Protéger et Améliorer

Décrisper et Edifier

Aimer et Amuser

La conscience vigile elle-même n’est qu’une interprétation et une forme choisie. Le mieux c’est notre être : ce qui est présent et en contacts avec les Réalités.

Notre moi est IMMEDIATETE DU CORPS, IMMEDIATS MOUVEMENTS.

Libérer les mouvements. Abandonner tout contrôle.

Une fois atteint un niveau d’éveil pertinent et respectueux : une acuité, alors LIBERER NOS MOUVEMENTS.

S’orienter Utilement selon notre Connaissance Immédiate, à notre Vitesse, et Transformer de nous ce qui est nuisible pour Protéger et Améliorer les Réalités.

Nous sommes volonté – que voulons-nous ?

Revenir au fait que nous sommes énergie, et la conscience elle aussi est énergie – limitée.

C’est pourquoi quand on est accaparé visuellement on entend moins bien, et vice versa. On a une quantité limitée à consacrer aux perceptions et on ne peut pas tout consacrer de cette quantité à un seul sens…Il y a toujours un minimum utilisé par les autres sens valides…Intéressant.

On peut décider des priorités mais pas tout contrôler…

22h38. Moi.

11/10/17 :

14h21 : A partir de maintenant : moi.

17h52.

18H25

18h47

20h00

Mon problème c’est qu’il peut m’arriver de commencer à produire des idées que j’estime répréhensibles, et en conséquences quelque chose réagit en moi et peut-être hors de moi, mais de toute façon se manifeste en moi par une présence pesante sur la tête, dans la tête, dans les globes occulaires, pouvant me donner la sensation d’être soudainement fatigué, une impression de quelque chose de poisseux qui adhère à moi, dans la poitrine, l’abdomen, qui peut même me faire frissonner, me rendre gourd, et alors si je me concentre sur ce que j’entends je peux avoir l’impression que des voix s’adressent à moi, hostiles ou faisant des reproches, et je me dis que certaines personnes qui pourraient être concernées par mes idées vont du coup avoir accès à moi, à mon intérieur au moins psychique et me manipuler ou capturer l’esprit.

Enfin je me dis qu’une ou plusieurs éventuelles hypothétiques divinités vont me punir pour ces pensées.

C’est à la fois quelque chose (qui me paraît) en moi, et/ou extérieur, mais si c’est extérieur ça finit par me pénétrer.

Et en fait c’est le fait d’être agacé, contrarié, suspicieux et un peu inquiet vis à vis de tout ça, qui est la principale cause et motivation de ma production d’idées (je ne fais que les commencer et ne continue pas, mais je suis tellement exigeant, zélé, que cela suffit pour me contrarier) que je réprouve – par provocation, réaction de liberté vis à vis d’une autorité.

Donc…je cesse de me soumettre à tout cela – que je nomme « le théôme », et si je commence mes idées détestées, je les endure et reconnais comme une manifestation d’une part de moi, mais je ne m’y implique pas et les cesse. Sans me justifier, sans m’expliquer, puisque tout ce que produit mon esprit est une manifestation de lui, et qu’il est une part de moi, pour partie innée par sa composition organique, et pour partie composée par tous les souvenirs.

Et je me souviens que je suis animé d’un élan qui est totalement autonome et libre – par rapport au reste du monde, et par rapport à mon esprit.

Et je me souviens que je suis trop zêlé et trop perfectionniste pour tout ce qui concerne mon esprit.

Donc à partir de maintenant je ME vis uniquement moi, donc : l’IMMEDIAT que je suis, sans me référer à quoi ou qui que ce soit d’autre. Moi immédiat.

Tout mon esprit est mien donc je n’en rends pas compte.

Je ne réprime plus aucun de mes mouvements, aucune de mes productions; au pire je les réoriente, sans revenir en arrière.

Autrui ne peut se consacrer totalement ni indéfiniment à toi, sinon il deviendrait captif de toi.

En fait mes difficultés proviennent de ce que, depuis le temps où je me droguais, j’ai trop accepté l’altérité et également je l’ai trop rejetée, trop refusée.

Je me suis mal positionné par rapport à l’altérité et l’ai mal positionnée par rapport à moi – du fait des combinaisons que j’opérais entre mes sensations et mes pensées, dont mon imagination, et mes désirs et frustrations.

Se souvenir d’un fait TRES IMPORTANT : je peux me rééquilibrer (par exemple : quand sur un seul pied) en pensant déplacer une partie de ma pensée vers le côté qui permet de compenser mon déséquilibre. Une partie de pensée-présence-énergie-mouvement.

Ne pas oublier que sur le chemin de la réussite il peut y avoir des échecs.

12/10/17 :

Le Bouddhisme est à l’Hindouisme ce que le Christianisme est au Judaïsme – une variation plus douce et respectueuse des Réalités.

13/10/17 :

Je commence à partir de ce que je suis et non à partir de ce que je pourrais être; sans complaisance ni idéalisme – sinon je serai toujours en décalage et désaccord.

14/10/17 :

Ressentir l’endroit en notre corps où l’on se ressent le plus vivre, notre « centre intime », et LE DECRISPER.

Et tout ce qui entre en contact avec, ne pas s’en crisper, mais le laisser être animé, dynamique, vivant, libre : non crispé.

Voilà ce qui libère et nous révèle.

Améliorer ce qui, émanant de ce « centre intime » nous paraît néfaste, mais pratiquer cet effort d’amélioration sans se crisper, sans refouler, sans nier, ni sans être complaisant au niveau de ses erreurs.

15/10/17 : Un peu avant 10h30.

Je cesse de me soumettre à la peur d’une hypothétique transcendance, je ne suis plus et pas un pantin.

En mon espace singulier je ne tolère que moi. Une forme d’irrédentisme existentiel.

Transformer ses énergies néfastes en activités bénéfiques. Ainsi : transformer ses énergies de peur et de perversité, en activité de courage et de gentillesse.

S’orienter pour s’éloigner de ce qui provoque de la perversité en nous, écarter tous nos mouvements de ce qui provoque de la perversité en nous.

S’orienter pour résister à la peur en nous, pour l’affronter et la vaincre.

C’est en fait mon rapport à l’obéissance dont je dois me désaliéner, un rapport de soumission qui dure depuis plus de 40 ans.

Cesser d’obéir – et devenir, enfin, son propre maître.

16/10/17 :

Agir de sorte à être en accord avec soi et content de soi; et non pour se conformer à ce qu’autrui voudrait qu’on soit.

Ne jamais oublier, ni cesser, de SE CULTIVER.

Le fait d’agir vraiment honnêtement (c’est à dire : être juste vis à vis d’autrui, et sincère vis à vis de soi) permet de pouvoir tranquillement assumer ce qu’on fait et est, et confère une solidité à nos productions.

Pour cela il est utile de vraiment discerner ce qui se passe en nous, donc de le ressentir : Ressentir tous nos mouvements et présences internes, dans notre espace organique singulier. « Connais-toi toi-même » disaient les Grecs.

Ma principale difficulté est la vindicte que je recèle en moi, sourdement, en grande partie inconsciente et spontanée : une vindicte vis à vis des Réalités, du fait de mes frustrations affectivo-sensuelles.

Mais j’en deviens conscient et fais des efforts constants pour me corriger, m’améliorer.

La pensée c’est du son, et beaucoup de gens voudraient dominer l’esprit d’autrui.

Et plus ils essaient de nous dominer plus cela a tendance à provoquer notre colère.

Mais sauf si un combat physique est indispensable, sinon la colère est mal appropriée : elle oriente vers la perversité – la méchanceté – et encombre les capacités cognitives (perceptions et pensées).

Se faire libre et tâcher de se corriger ou rester soumis et n’être qu’un pantin sournois ?

Se faire libre et s’efforcer de s’améliorer.

J’ai de la perversité en moi, aussi je m’efforce de me corriger.

Ophiocordyceps unilateralis : stupéfiante horreur…

17/10/17 :

Je suis aliéné. L’ensemble des soumissions que j’ai acceptées depuis ma prime enfance jusqu’à aujourd’hui, tout cela a créé en moi une entité psychique, de type parasite, qui me domine en m’imposant non seulement des limites (plus ou moins pertinentes selon les cas, mais généralement judicieuses, je le reconnais) mais surtout une sanction dès que je transgresse une ou plusieurs de ces limites.

Cette sanction consiste en un malaise diffus mais tenace, une gêne mentale de type engourdissement, et l’impression d’entendre des voix m’accusant. Le dernier point – les voix – peut être une illusion de type schizophrénique ou une réalité, peu importe; l’important étant qu’elles m’entravent dans mes libertés et mouvements.

Cette entité, ce sur-moi diront les psychologues (et les existentialistes tel Sartre), et ce théome comme je le nomme (bien qu’il soit plus ancien que mes préoccupations spirituelles) me manipule sourdement tant que je n’ai pas fauté, et de façon « patente » dès que je commets une faute (c’est à dire : une erreur consciemment effectuée).

Mais en plus, du fait de ma SAINE résistance à cette aliénation, à ce théome, ce parasite mental, je provoque donc commets des pensées (rien de plus) inappropriées (et encore : je ne fais que commencer, je vais très rarement au bout desdites pensées).

Bref ! Comment me désaliéner ?

En étant VRAIMENT MOI et SEULEMENT moi – donc sans l’emprise de ce parasite.

Donc, pour être moi, je dois m’accomplir, m’actualiser sans aucune contrainte, aucune emprise (puisque je suis un ensemble de mouvements spontanés, donc sans entraves).

Donc cesser et refuser toute crispation. Donc CONTINUER à m’épanouir, sans me crisper.

Et lorsqu’il s’agit de résister à l’emprise du théome, qui voudra pour une raison ou une autre reprendre le contrôle de mon être, résister par les mouvements libres, sans crispation, sans suspension, sans arrêt, sans retour en arrière.

Et mon espace est moi – quoi qu’il y ait « d’autre » en mon espace singulier je ne me crispe pas : je reste mouvements continuels, et ce qui n’est pas moi devra sortir de moi ou sinon être sous ma domination.

Mais je sais qu’il va y avoir un SEVRAGE psychique avec même répercussions physiques (gêne, frissons, engourdissements, pesanteurs, pressions dans les globes occulaires, fatigue subite, inquiétude voire anxiété…). Car j’ai déjà tenté plusieurs fois de me désaliéner de cette soumission à « autre-que-soi » mais à chaque fois j’ai fini par céder, car mon esprit produisait des arguments, des prétextes, des alibis, des justifications, des excuses, des causes, des raisons, ou des remords, doutes, peurs, fatigues. Je cédais généralement par faiblesse, peur, remords ou miséricorde.

Se libérer. N’être et vivre que soi – RIEN d’autre. Aucune crispation. Libérer ses mouvements.

Et pour cela aussi, reconnaître ses défauts, honnêtement, tous, puis s’efforcer continuellement de les corriger : de s’améliorer.

Se souvenir de l’expérience de type mentisme, vécue la fois où j’avais fait manger des psilocybes à Patrick P et que je l’avais perdu après : mon cerveau s’était emballé de panique-culpabilité et je sentais mon esprit coincé sur le remord-peur (remord d’avoir maltraité Patrick et peur des conséquences juridiques éventuelles si vraiment on le retrouvait pas) puis il s’était mis à faire « défiler » plein de pensées exactement comme des lignes de code défilant à toute allure sur un écran d’ordinateur « buggé ».

De même, au réveil, je suis moi PUIS je commence à penser et deviens un esprit qui fonctionne, mécaniquement, automatiquement, par associations d’idées et schémas pré-établis et conditionnements.

Le même genre d’emballement de mon esprit, suite à culpabilisation du fait d’une erreur que j’avais commise, m’est arrivé une autre fois.

Mais je suis avant, et autre chose que mon esprit. Mon esprit est une construction PAR moi, mais je ne suis pas mon esprit.

Je suis un espace singulier contenant des mouvements qui l’animent. Et ces mouvements veulent rester libres.

Je suis toujours animé de paradoxes de type oxymoriques : il me semble que s’occuper uniquement de soi en sorte de se vivre le mieux possible permet par suite de vivre au mieux vis à vis, et avec, autrui. Mais je refuse car cela me paraît égocentrique. Donc je m’oriente vers autrui.

Mais d’autre part je refuse l’intrusion d’autrui dans « mon espace de conscience » et toute influence d’autrui; donc je me crispe vis à vis d’autrui.

Mais à présent il me semble que pour savoir ce qu’il en est vraiment de mes réalités, il est approprié que je me vive SANS RESISTANCE, sans crispation, afin de découvrir CE QU’EST VRAIMENT MON ESPACE : ce lieu que je suis et qui est composé d’une partie de l’Univers, d’une partie des Réalités qui interagissent entre elles.

Donc je me relâche complètement et si quelque chose me déplaît je me réoriente afin de résoudre le problème – soit en m’en éloignant soit en l’affrontant. Je libère, donc décrispe, totalement l’espace singulier que je suis.

Ne mettre de l’intention dans nos mouvements que si c’est indispensable : en cas de gêne.

La vie est souple, sinon c’est la machine.

Vis à vis du désir ne pas forcer.

Refuser la peur; et ne pas s’y soumettre.

Je veux ne plus considérer la féminité comme un objet de désir, les corps comme matière à plaisir. Pour cela il me semble judicieux de les percevoir pour les CONNAITRE et non pour en profiter : apprendre et non jouir.

Mais, du coup, que faire vis à vis de la Beauté ? La célébrer. Non par l’érotisme mais par l’Esthétisme : trouver ce qu’elle exprime, ce qu’elle manifeste et ce qu’elle accompagne.

Je suis un « SINGULARISTE » : un excessif de la singularité personnelle – mais pas obligatoirement égoïste; quoique…

Je refuse de croire. Je préconise de vivre totalement ce qui nous plaît et convient.

S’occuper de ses peurs car elles touchent vraiment quelque chose en nous, infailliblement – et donc nous révèlent.

18/10/17 :

S’intéresser au Blob qui bouffe de l’avoine.

19/10/17 :

Certes la conscience veut avant tout jouir, mais actualiser une grande partie de son être en érotisation est une erreur; qui non seulement mène très souvent à se gaspiller mais surtout structure l’esprit de façon inadéquate : l’esprit en vient à considérer le Monde prioritairement comme un terrain d’investigation génitale.

Mieux vaut réserver tout ce qui concerne le sexe, au couple – amoureux, de préférence.

20/10/17 :

S’agissant de l’atmosphère intérieure, en nous, qui va déterminer en grande partie nos humeurs et nos comportements, il est capital de CHOISIR le type de PRODUCTIONS que l’on y émet, le type de PRESENCES que l’on crée en soi et celles qu’on accepte de l’extérieur.

Quelles Présences accepte-t-on en soi ?

Ne pas accepter de haine , de méchanceté : de perversité.

Vraiment, tout est là : LIBERER LES MOUVEMENTS, de soi et du Monde, et ne crisper que si indispensable. Libérer ses mouvements.

FIAC 2017 : Reinhard Voss / Aron Demetz / Haruhiko Sunagawa / Demaison Laurence (photo) / Pascal Vochelet / Lola Moser / Satoshi Saikuza / ECHEVERRIA Alinka

Ô hypothétiques divinités

nous avons fait de votre enfer un Paradis

et de votre paradis un Possible.

Photographier autre chose, ailleurs, ce qu’on ne photographie pas : trouver vraiment la Beauté d’ailleurs, initialement invisible.

Chercher de nouveaux territoires.

21/10/17 :

Si on hésite entre rester chez soi et sortir, mieux vaut sortir. L’aventure ou la surprise sont plutôt dehors.

22/10/17 :

Vivre totalement son plaisir immédiat : s’épanouir de son aise présente. Vivre cela.

La poussée génitale, la volonté-tension d’éjaculer contient tout de l’individu : son bien et son mal, sa gentillesse et sa perversité. C’est logique puisqu’elle – l’éjaculation – doit permettre de transmettre tout ce qu’il est. D’où l’ambiguïté, l’ambivalence, des désir et plaisir sexuels.

23/10/17 :

Ce qui m’a aliéné, et à quoi je me suis soumis depuis mon plus jeune âge (d’aussi longtemps que je me souvienne conscient) ce sont : la culpabilisation et la peur d’un châtiment . Les 2 sont liés, et la culpabilisation est en grande partie due à la peur, mais pas uniquement : elle est aussi (selon les cas) sincère, « altruiste ».

Ce qui me déplaît dans le châtiment c’est la perte de contrôle sur soi et son existence : la soumission à autrui, à son pouvoir qui supplante et remplace le nôtre, et pour nous faire souffrir, en plus.

De même, la culpabilisation, pour grande part me dérange, car elle crée un sur-moi (ou en procède) en moi : une part de moi crée le malaise au sein de moi.

Le soupçon, voire la crainte, d’une ou plusieurs entités (divinités ou autres) qui m’observeraient pour me juger, produit la même gêne en moi, de type schizoïde.

De fait, en tout cela ce qui me gêne c’est l’idée et par suite l’impression, jusqu’à la sensation (fourmillements, frissons, présence oppressante, pesanteur, fatigue, pression dans les globes occulaires, inquiétude sourde, accélération cardiaque) d’une manipulation de moi par un « agent autre » présent en moi : un intrus, un parasite psychique – une possession, un envoûtement.

De fait, c’est cela que créent l’éducation et surtout les religions – toutes : un parasite psychique, qui vit aux dépens du sujet qu’elle infecte, et qui le manipule, le fait obéir pour agir ou ne pas agir, de telle ou telle façon.

Les religions, en introduisant des idées paranoïaques (là ou les divinités nous observent, nous jugent, nous condamnent et nous punissent maintenant et même après la mort) produisent des structures mentales schizoïdes et paranoïdes (on peut aussi considérer qu’elles exploitent celles préexistantes chez leurs patients – leurs sujets) dans les individus qui s’y soumettent et qui ne sont alors plus eux-mêmes, du fait de leur soumission : ils ne sont plus que les pantins des structures psychiques qui les parasitent et influent, contrôlent, leurs pensées et par suite leurs actes et paroles.

Les individus ne sont plus eux-mêmes mais sont devenus des clônes : des répliques uniformisées d’un ensemble de consignes et rituels impersonnels.

Pour se libérer ce n’est pas forcément l’objet de la peur qu’il faut affronter, mais la peur elle-même : ce frisson désagréable, cette gêne, cet engourdissement, particuliers, cette présence en soi provoquée par telle ou telle chose. S’occuper de la peur en nous, et ensuite, éventuellement, de ce qui la provoque.

Depuis des millénaires la soumission est le principal mode et le but premier de l’éducation. Les esprits sont avant tout influencés, volontairement ou non, pour obéir et se soumettre : depuis les parents jusqu’à la moindre institution et tous les rapports professionnels.

4 choses expliquent le monde et les sociétés humaines : la peur, la servilité, l’orgueil et la stupidité.

Pas de sagesse sans mémoire.

Pourquoi se libérer ? Pour améliorer les Réalités en produisant du nouveau. On ne produit rien de nouveau en ne faisant qu’obéir.

24/10/17 :

Il faut parfois protéger les Réalités d’elles-mêmes, et parfois les protéger de soi.

La conscience veut prioritairement jouir (incluant le « ne-pas-souffrir). Mais il est inapproprié de jouir de tout. Donc la conscience doit limiter ses mouvements, et pour cela mémoriser les limites qu’elle se fixe. Ce faisant, elle crispe une partie d’elle-même. Mais si elle (la conscience) garde son attention focalisée sur ses limites-crispations, alors elle se met à vivre en fonction de ses interdits, et finit par s’obséder d’eux et s’aliène en eux et par eux. De plus, la conscience prend le risque de produire en elle-même une réaction, de rejet vis à vis de ce ou ces blocages-limites-crispations. Et par suite, elle prend le risque d’en venir à faire ce qu’elle réprouve et refuse, pour se révolter – par la transgression.

Alors : comment se limiter ?

La douleur permet de se limiter – quoique. Et la peur, mais qui est motivée par la crainte de la douleur.

Comment se limiter ? Efficace semble de modifier ses goûts, qui par suite entraîneront une modification des désirs et par suite une modification des orientations.

Mais comment changer ses goûts ? Au moins, peut-être peut-on changer la hiérarchie de ses goûts ?

Voilà une découverte : SAVOIR VIVRE CONSISTE A HIERARCHISER SES DESIRS.

25/10/17 :

Mon soupçon inquiet est que « quelque chose » (volonté d’autrui, notamment) pénètre mon espace cognitif et surtout se substitue à moi : me supplante et me manipule. C’est pour cela que je n’arrive pas à me décrisper. Mais je cesse. Soit c’est juste de l’imagination et alors inutile de s’en occuper, soit c’est possible et alors si cela arrive je lutterai et soit vaincrai et regagnerai ma liberté psychique, soit je serai vaincu…et continuerai toujours de lutter pour la regagner.

Mais le fait est que j’ai l’impression d’être parfois « assiégé » par les volonté et conscience d’autrui, et j’ai également l’impression d’être possédé par cet ensemble éducativo-moralo-religieux auquel je suis soumis depuis ma naissance : l’obéissance et la soumission à quelque chose d’autre que soi, extérieur à soi : les parents, puis les professeurs, les lois, l’idée de divinité(s). Toutes ces autorités et emprises que je rassemble sous le vocable de « théome » ont créé en moi l’impression d’être possédé et pantin.

Donc, à l’instant je décide de cesser toute soumission : je n’obéis plus qu’à moi et ne rends plus de comptes à rien ni personne, puisque je me connais : LIBRE.

Et l’impression d’occupation en moi par l’autorité extérieure je ne m’en occupe plus ou sinon pour lui résister mais plus s’y soumettre.

Mais quoi qu’il en soit je ne me crispe plus car mon espace singulier est uniquement moi, ou s’il y a autre chose je ne consacre rien à cette chose qui, ne trouvant rien pour s’accrocher, s’évanouira et disparaîtra de soi-même.

Et je ris de qui voudrait se rassurer d’un diagnostic de schizophrénie, au lieu de voir qu’il ou elle est affligé du même problème, étant nécessairement né dans une communauté humaine…

De fait, en moi ce n’est toujours que moi qui lutte contre moi; car c’est une partie de moi qui se contrarie de paroles, actes ou pensées produits par une autre partie de moi. Il n’y a que moi – dans et par ma diversité. Me connaissant je n’ai donc aucun compte à rendre, du moins pour mes pensées. Donc je cesse de rendre des comptes à moi, à mon sur-moi, à mon théome, ou à quoi que ce soit, puisque je me connais et sais que je refuse et réprouve d’être nuisible.

Donc…je cesse.

Un des principaux manipulateurs de l’esprit est : la peur.

Refuser la peur permet de libérer son esprit – et à force on vainc la peur, et on devient vraiment libre.

Pour se libérer de la peur, la refuser, il est capital de ne plus s’en crisper. Se décrisper, de la peur et de toute autre cause – se décrisper.

Il semble beucoup plus difficile de corriger ses défauts tant qu’on ne reconnait pas les avoir. Reconnaître qu’on a des défauts et ensuite s’efforcer de ne plus les produire, surtout : ne pas les acoomplir; et à force on les dissout.

Se décrisper, inconditionnellement et totalement.

Même si rien n’est absolu, se décrisper.

Tout à coup, aussi subitement que résolument et totalement, CESSER TOUTE CRISPATION DE SOI et enfin : SE VIVRE TOTALEMENT.

Ne pas omettre que le fait d’être conscient produit un dédoublement ou fractionnement de soi : ce qui perçoit et ce qui perçoit ce qui est perçu.

Percevoir, ressentir ses mouvements et advenir selon eux.

Qui ne se fait pas confiance risque fort de se trahir.

La Beauté est une Lumière et l’Art est un phare.

26/10/17 :

S’occuper de ce qui est en notre espace singulier cognitif, prioritairement : s’occuper de ce qui provoque une réaction plus intense en nous, un surcroît de vibrations activité. Ne rien en négliger ni refouler. S’occuper de ce qui en notre espace singulier nous gêne; jusqu’à se sentir tranquille, libéré. Faire cela en toute honnêteté, donc sans se crisper, et avec le courage nécessaire, donc l’énergie-mouvement utile.

CULTIVER SON ESPACE : le protéger, l’entretenir, le fournir.

J’ai du Fauve ? Je le dompte.

J’ai du monstre ? Je l’affronte.

Faire vivre les Dilections; ne pas faire vivre la méchanceté.

J’ai de la perversité en moi. Je veux m’en débarrasser. Pour cela je veux ne plus produire de perversité (ce ne sont toujours que des débuts, à peine prémices et UNIQUEMENT en pensée; mais j’estime que c’est déjà trop) et ne plus obéir au « censeur intérieur » (acquis et construit depuis ma naissance) ni à quelque censeur que ce soit ni à quelque autorité que ce soit, autre que moi.

Réaliser que toute perversité, comme toute méchanceté (qui est également perversité) est généralement motivée par la vindicte. Ainsi, c’est notamment la vindicte qu’il est nécessaire d’éliminer de soi.

Ne pas obéir au théome, car sinon, si je m’y soumets, alors ma volonté se révolte contre et me pousse à provoquer…par de la pensée perverse. Donc ne plus obéir aux autorités fera que je n’aurai plus envie de les provoquer.

Reste de ne pas produire de perversité donc notamment cesser la volonté, consciente et inconsciente, de vengeance. Et ne plus considérer autrui comme un objet.

La plupart des humains fonctionnent de cette façon : contrariété entraîne colère qui entraîne volonté de vengeance qui entraîne méchanceté, perversité. Et beaucoup en sont inconscient, d’où la difficulté à s’améliorer.

La seule chose qui m’empêche de me vivre totlement et donc d’être vraiment Aise ? La peur. Même si je n’ai pas peur, c’est malgré tout une forme de peur.

La peur de méfaire et de par suite me faire punir par la ou les hypothétiques divinités, et aussi qu’elles en soient affligées, et aussi que je sois rejeté. C’est surtout l’idée de rejet qui me gêne, ainsi que celle de punition : surtout de douleur. La peur de la douleur est le joug principal, par menace, de toutes les religions.

La vérité ? C’est que je n’en ai rien à foutre. De tout. De rien. Mais heureusement, la vérité c’est que j’en ai quelque chose à foutre; et que j’en ai plus à foutre que rien à foutre. J’aime une majorité de Réalités.

Bref. Je cesse ma peur. Je me vis. A partir de maintenant. Et je m’assume et fais des efforts pour m’améliorer – en me vivant totalement en accord aavec la majorité, bienveillante, de moi.

27/10/17 :

J’estime que vivre est avant tout un bonheur, donc j’essaie de profiter au mieux de ce bonheur et j’essaie aussi de me corriger et m’améliorer pour en profiter encore mieux et pour le protéger : protéger les Réalités de moi, et d’elles-mêmes, quand nécessaire. J’essaie de ne pas nuire au bonheur d’exister.

Il y a une forme de conscience qui est emprise et une forme de conscience qui est communion. Quoi qu’il en soit la conscience est un rapport aux énergies – siennes et celles des Réalités. On peut choisir…

La conscience est une mise en concordances d’énergies – différentes.

Il semble que quand on ne sait pas comment utiliser ses énergies, le mieux soit de les employer le moins possible.

Pour maîtriser son esprit, comme pour être univoque, il est approprié d’être résolu, et donc de se choisir un objectif.

Pour être résolu, comme fidèle à ses valeurs, il est approprié de s’en souvenir, mais tout souvenir est une crispation; donc avoir des valeurs est contraire à la liberté maximale – ce qu’on sait déjà puisqu’il est préférable d’avoir des valeurs, qui sont des limites; ne serait-ce que parce que la volonté de préserver sa liberté est déjà une limite.

Une des difficultés est que nous sommes, chaque individu, un mélange, qui forme un tout présent continuellement.

Donc continuellement notre dilection est présente, et plus elle est manifeste en nous, telle une lumière, plus elle amène voire produit son ombre : la haine.

De fait, plus on veut aimer et plus on décoouvre comment haïr. Plus on veut être gentil plus on découvre aussi comment être méchant.

Rien n’est constant que l’espace.

Il est intéressant de constater que pour être vraiment attentif, mieux vaut ne pas l’être continuellement : savoir faire des pauses.

Qui ne sait se reposer ne sait finalement que s’épuiser – ou qu’être inactif.

…Je suis tellement pas loin d’être d’accord, que je ne sais plus exactement où je suis…

28/10/17 :

19h53 Commencé à être libre ?

Tout est défini par ses limites, et donc on est ce qu’on s’interdit.

22h00. Débuter du fondamental : que sais-je ? Quelque chose existe. De quoi ? D’Espace, Matière et Mouvements.

Donc je débute de ça et observe : Espace, Matière et Mouvements – qui constituent les Réalités que je ressens, dont moi-même.

29/10/17 :

Les lieux d’une aridité,

où j’apportais ma pulpe –

des impasses où vivait-vivaient

des îles sans océan, de lumière aveugle,

espoirs sourds et stase féconde.

Je cherchais des absences de nom,

vérités à saisir l’espace d’une particule,

un temps d’atermoiement non pressé.

Je fais partie de ces amants

que la Vie aime laisser.

De garde, mégarde…

Je n’ai que le labyrinthe pour Idylle.

Quand cela m’est aisé

je goûte m’éveiller

dans les reins de la nuit

quand on est le seul bruit.

Quand la solitude ne serait pas impossible

jusqu’à la vérité sans importance

– autre que ce qu’on voudrait croire :

ce qu’on sait toujours.

L’autre c’est l’Autre

soi c’est Moi.

Pour être vraiment libre il est crucial d’être capable de n’attacher AUCUNE importance à ce que pense ou dit autrui, et par suite ne pas s’en occuper par rapport à nos propres paroles et pensées – et actes.

30/10/17 :

Tout simplement : ne pas produire d’énergies néfastes.

Donc quoi qu’il arrive, ne pas produire de volonté méchante, de vengeance, de perversité.

Je veux vaincre mon quadruple défaut : l’hypocrite, le servile, le méchant et le sur-moi.

Tout le reste de moi s’accepte.

Il est possible qu’il n’y ait pas de justice objective, de loi impartiale, et qu’il n’y ait à la place que des rapports de force, dans lesquels la majorité, par la puissance qu’elle constitue, joue un rôle prépondérant.

Pour faire simple : c’est la majorité qui décide de ce qui est licite.

Mais ma question finalement a toujours été, depuis 30 ans : y a-t-il des lois de justice universelles, irréfutables ?

Ou n’y a-t-il que des expressions de majorité ?

Vouloir être tout le temps sincère est très louable mais on découvre qu’on est toujours dans l’interprétation de soi, le jeu, la comédie, et qu’à trop vouloir être sincère on prend du retard par rapport à soi car on s’observe trop, et ce faisant…on n’est plus spontané…donc plus sincère.

31/10/17 :

Chaque individu est un mélange de sensations, émotions, souvenirs, désirs et aversions. Et ses pensées sont la résultante de ce mélange et ne sont finalement que de faible importance car toujours ce qui l’anime ce sont ces 5 éléments qui sont antérieurs, au-delà d’une formulation verbale ou mentale : au-delà des mots.

Mais les mots permettent leur « mise en évidence » et par suite une prise de conscience, plus précise, de l’individu, ainsi que la capacité de les faire connaître à autrui.

Je réalise qu’il y a une part de moi qui se sent victime : victime des Réalités; et qui plus est, victime condamnée. Et cela me tourmente tout de même, même inconsciemment : par un mélange de révolte, de désespoir, de tristesse, de colère, de dépit, de peur, de sentiment d’impuissance, de désarroi, de dégoût, d’étonnement, d’agacement, de contrariété, de fascination, de jouissance masochiste même, et un refus de la résignation.

Cela ajouté, et faisant partie, et étant motivé par ma solitude. Cela crée un processus explosif et déstabilisant, qui est en fait le lot de tout humain un minimum lucide…

Si tu adores vivre, alors VIS TON ADORATION. Vis ton Bonheur, vis ton Aise. Tout simplement.

Ce qu’on trouve de meilleur en soi, le cultiver.

02/11/17 :

Durant toute ma vie j’ai été minabble : je n’ai commis que des actions mesquines et sournoises, animées d’un mélange de vindicte injustifiée, de molle perversité et de peur. Un cocktail pitoyable d’égoïsme et d’outrecuidance.

J’ai été un cuistre. Et peu m’importe qu’il en soit de même pour la plupart des êtres humains. Comment me changer ?

Finalement, depuis peut-être toujours je me suis servi de ma conscience comme d’un outil pour la prédation et me suis comporté comme un prédateur : je me servais de la gent féminine, comme d’objets de plaisir (ce qu’elles faisaient réciproquement, mais ça les concerne). Je considérais les femmes comme des objets d’étude jouissive : je voulais apprendre, en jouissant, comment les Réalités se comportent pour elles-mêmes jouir – par elles, les femmes.

Je veux changer ce comportement et ce rapport. Donc je cesse de regarder et écouter les femmes comme des proies. Et du coup me réoriente totalement vers ce qui est UTILE.

03/11/17 :

Je refuse la dépersonnalisation qu’entraîne, qu’est, la soumission à une norme. Je veux être juste, pas me soumettre. On ne s’améliore pas en se soumettant, on n’est alors qu’un pantin et on se cache en s’estimant protégé par sa soumission, « purifié » en cas d’erreur et d’excuses qui tiennent plus de l’hypocrisie que de la sincérité. Et même si les excuses sont sincères elles ne permettent pas de s’améliorer car elles épargnent l’individu.

Il me semble préférable d’être soi, et non un pantin, et d’assumer les conséquences de ses erreurs, et faire des efforts pour se corriger.

Ce n’est pas une justification de la douleur, c’est le choix d’un processus plus long, plus pénible, mais honnête, libre, singulier : digne. Pas une fuite servile de lâche aliéné et anonyme, mais l’affirmation d’un soi courageux, libre et honnête.

Vivre ses propres Réalités, selon soi, et non selon quelque chose ou quelqu’un d’autre. Vivre par soi-même et non par procuration.

Ecouter IBEYI ? Et Colette Magny.

04/11/17 :

Utiliser sa mémoire mais traiter chaque instant selon les Réalités, en réagissant avec ellles, et non séparés d’elles. Vraiment : composer ses actions et réactions AVEC les Réalités.

L’erreur est de vouloir s’isoler, ou se croire isolé.

Etre la totalité de soi, tout, c’est trop, car c’est être sa gentillesse et sa méchanceté : ses vertus et ses vices. Aussi est-il préférable de ne pas être la totalité de soi mais le meilleur de soi : moins mais mieux.

Faire en sorte de ne pas produire de méchanceté, et sinon ne pas continuer la production de méchanceté : l’arrêter. Et veiller à ce que la méchanceté d’autrui ne trouve pas écho en nous…

Ne nier aucune part de la Réalité; en refuser éventuellement, mais ne rien en nier – sinon c’est autant de soi que l’on piège.

A ce titre, ce que tu retiens de ta conscience, vis à vis du Monde, peut être autant que tu incites le Monde à te prendre.

Savoir libérer et donner de sa conscience : partager – judicieusement; à bon escient.

05/11/17 : 19h10 Je libère mon esprit de toute aliénation, et toute soumission autre que mienne.

Il y a moi : ce que je suis et produis, et il y a les Autres : tout ce qui n’est pas moi : tout ce que je ressens comme étant DISTINCT de moi (mais dans quelle MESURE ? Jusqu’où ou jusqu’à quoi est-ce vraiment distinct de moi dès lors que j’en suis conscient et donc que cela occupe une partie de mon esprit, est en moi ?) quel que soit le contact que j’ai vis à vis de cette Altérité.

Il y a ce que je ressens comme « CONSTITUTIF de ma personne », et ce que je perçois comme distinct.

Je ne me soumets plus à ce qui est distinct (mais qu’est-ce qui est distinct ?)

La difficulté (pro)vient de ce que quand je commets mentalement une faute – commence à produire des pensées que je sais nuisibles – j’imagine que je produis par ce fait une brêche en moi, un accès pour la conscience et l’influence d’autrui, de ce qui n’est pas moi, et que cette conscience et cette influence s’exercent alors sur moi, adhèrent à moi et ne me quittent pas – m’observant, m’encombrant, et m’apostrophant – tant que je ne me suis pas excusé, tant que je n’ai pas prêté allégeance à ce que j’imagine (crois) être un esprit global existant transcendant, formé par des consciences d’autres individus. C’est agaçant comme aliénation…

06/11/17 :

On attend…! En abrutis aliénés on attend notre Vie. On attend de rentrer en classe, bien en rang, puis attend nos notes, puis attend les résultats d’examens, puis attend la réponse de l’entretien d’embauche, puis on attend sur le trajet entre chez soi et le travail (et vice versa) – en dormant, pour la plupart – on attend le week-end, on attend les vacances, on attend la retraite.

Heureusement j’essaie d’attendre le moins possible et tâche de mettre à profit les attentes, mais quand même…on a cette tournure d’esprit (et ce mode de vie) d’ATTENDRE…Rien en fait !

Soit on attend, alors on attend rien, soit on agit et alors on n’attend pas.

07/11/17 :

Pourquoi ne vivé-je pas aussi agréablement qu’il me semble que je pourrais ? Parce que je me gêne trop des désagréments que me causent les Réalités, surtout de ceux produits par autrui. Pourquoi me gêné-je tant, surtout d’autrui ? Parce que les Réalités ne s’accomplissent pas comme il me semble qu’elles pourraient; notamment les humains ne se comportent pas aussi bien qu’il me semble qu’ils pourraient; et aussi par volonté quasi réflexe d’être en bons termes avec eux.

Qu’est-ce qu’ils me semble qu’ils pourraient ? Etre moins agressifs, moins acrimonieux, plus respectueux, plus ouverts d’esprits, plus magnanimes. Ces défauts ne sont-ils pas aussi les miens ? Non. Mais ai-je des défauts ? Oui (lesquels ?…Je ne sais pas car j’entends par défauts des modes de comportements vraiment nuisibles, pour autrui). Oui j’ai des défauts. Puis-je corriger les défauts d’autrui ? Extrêmement peu probable. Puis-je corriger les miens ? Possible. Donc…je m’occupe de mes défauts !

Quelque chose de moi veut se venger du Monde…C’est inapproprié; et dans mon cas, vraiment injustifiable.

L’ambivalent, jusqu’au dangereux, pouvoir de la révélation : de révéler ce qui est caché ou inconnu.

Le plaisir libère, et libère fait jouir.

La souffrance piège, et piéger fait souffrir.

Peut-être que les mots ne font avant tout que révéler notre incapacité à partager et communiquer – l’essentiel – notamment notre « intérieur », notre intériorité, notre intimité réelle.

En photo, comme dans les Réalités en général, j’aime que ce que je vois soit nuancé. Ce que je signifie par « nuancé » ? Je n’aime pas que tout soit trop clair, trop lumineux – ni trop sombre; mais à choisir je préfère , pour ce qui est des photos tout au moins, le plus foncé par rapport au plus clair.

J’aime que les luminosités soient variées et qu’il y ait de nombreuses ombres, différentes elles aussi. J’aime que les lumières mettent en valeur les ombres, et réciproquement. J’adore les clairs-obscurs. Probablement parce qu’ils me semblent le plus et le mieux représenter l’existence.

08/11/17 :

Que veux-tu que je te dise : comme pour tout le monde, ma vie a des aspects tragiques mais il me semble inutile de s’attarder sur cela. Je n’ai pas à me plaindre.

09/11/17 :

Si tu n’es pas coupable il est plus efficace de ne pas prendre les choses à titre personnel, et quoi qu’il en soit de toujours veiller à être honnête, et donc impartial.

Plus on discerne plus l’orgueil est un piège et un gaspillage.

Exprimer ce qui nous importe, et si possible le partager avec autrui.

Tant que ça n’est pas nuisible, ne rien refouler de nos qualités et de ce qui nous plaît.

Les nuits d’automne et d’hiver ont une intensité, une précision et profondeur des noirs notamment, que je les préfère à celles d’été. Visuellement je préfère les nuits d’automne et d’hiver, mais tactilement – pour les odeurs et le toucher, dont la température, bien sûr – je préfère celles de printemps et d’été.

Il est intéressant, quand on est éveillé, d’essayer de vérifier qu’on est vraiment réveillé : d’essayer de vraiment étudier si l’on n’est pas en fait dans un rêve, d’essayer de percevoir ce qui différencie notre état présent d’un état de rêve. Or…le doute est souvent possible…Comment savoir ?…

J’ai remarqué, quand quelqu’un fait une critique, qu’il est souvent judicieux de se demander si cette critique ne devrait pas d’abord s’adresser à lui ou elle-même…

Il est fréquent que les gens qui critiquent soient les moins fondés à le faire…

10/11/17 :

Il est capital de veiller à ne pas se laisser manipuler par les façons de penser d’autrui.

A ce titre, ne pas laisser autrui nous mener à culpabiliser pour des choses dont nous ne sommes pas responsables.

De même, ne pas les laisser se débarrasser sur nous de leurs propres torts et problèmes.

Agir éventuellement en faveur d’autrui mais pas selon autrui. Veiller à n’être le pantin de personne, et donc savoir ne pas prêter attention à ce que produit autrui.

En cas de colère, ne pas la nier, ne pas la refouler, mais au contraire localiser ses énergies et les transformer en activités utiles – non méchantes, mais au contraire : gentilles.

Procéder de même avec toutes les émotions et énergies néfastes.

Youtube : hygiène mentale

Monsieur Phi/Science étonnante

11/11/17 :

Vraiment : NE PAS SE FORCER. Tout simplement. Si on se force c’est qu’on n’est pas vraiment soi.

Vraiment, très souvent les principales motivations des agressions des uns envers les autres sont : l’envie-jalousie, la volonté de dominer, et la volonté de vengeance.

Tant qu’il n’est pas indispensable de s’en occuper, mieux vaut ne rien y consacrer de soi et laisser autrui avec ces motivations.

Je suis Immédiateté de mes Mouvements.

Tout retour sur moi, tout retour de mes mouvements sur eux-mêmes, est inappropriée. La culpabilisation, la peur, le remord, le regret, la colère, la rancune, tout cela est en fait retour de mes mouvements sur moi-même : erreurs.

Ce qui importe c’est où tu es et où tu vas : où en sont tes mouvements et vers quoi s’orientent-ils. S’excuser, craindre, regretter, est aussi inutile que désagréable.

Le fait est qu’être conscient c’est SAVOIR : à chaque instant si on est vraiment conscient on sait ce qu’on ressent, ce qu’on veut et ce qu’on fait.

12/11/17 :

Pour libérer il est plus approprié de donner les énergies : les diffuser, les disperser, les répandre, les partager.

Alors que – se – crisper les fait stagner, garder pour soi mais de façon compulsive, égoïste.

Libérer ses mouvements.

Un sac à foutre…! Une part de moi, importante, veut transformer autrui en un objet-sujet, une « chose » qui me serve d’exutoire physique, mental, émotionnel et sentimental.

Quelque chose qui me permette d’exprimer, accomplir, expulser, attribuer, mes frustrations, mes colères, mes dépits, mes rages, mes nihilismes, mes volontés de détruire, mes mépris, mes indifférences, mes désespoirs, mes peurs, mes soupçons, mes refoulements, mes hontes, mes soumissions, mes défauts, mes qualités (aussi…), mes vices, mes perversions, mes vertus, mes tendresses, mes curiosités…pour aboutir jusqu’à mon éjaculation et jusqu’au plaisir (si possible) de cet autrui réifié, dans un mélange d’adoration et de mépris.

Beaucoup de gens, consciemment et/ou inconsciemment, ont aussi cette part en eux, en elles, mais moi j’en suis bien conscient et lucide, et cela me gêne car je trouve cela nuisible et pervers. Et je refuse d’être nuisible, ni pervers.

Le plus ambivalent étant que je considère que, pour partie, cette attitude vis à vis d’autrui serait gentille, bienveillante, bénéfique : libératrice – pour elles, puisque ce sont les femmes qui sont concernées. Car je suis agacé par tous ces refoulements hypocrites qui nous gouvernent et par voie de conséquences nous manipulent via l’inconscient qui tente de résister. Agacé car je sais, NOUS savons, que nous sommes avant tout des « envies de jouir », des chairs de plaisirs, des corps de sensualités, des esprits d’hédonisme.

Et tout ce que la société a mis d’obstacles, d’entraves à ces tendances naturelles, innées, produit autant de perversité par un mélange de refoulements et de déformations de nos mouvements spontanés.

Ce qui produit la perversité est davantage, et plus souvent, l’interdit que le désir lui-même. Car si la plupart des gens veulent jouir, rares sont ceux qui veulent faire souffrir – et heureusement. Il y a certes des pervers, mais la plupart sont produits par la société, par ses interdits A commencer par l’interdit de la nudité : la honte et culpabilisation vis à vis du corps, et surtout du sexe; en tant qu’organe et activité.

Je pense donc préférable de libérer mes mouvements – pas forcément jusqu’à les accomplir en actes, ni même paroles ou pensées, mais les laisser se développer en ma conscience; car je SAIS que je refuse de nuire et que je ne veux pas faire souffrir. Je sais que mes désirs sont bienveillants, tant pour moi que pour autrui, et je sais qu’en n’insistant pas et qu’en leur choisissant une intensité appropriée on n’aliène pas les individus qui en ont conscience.

Libérer les plaisirs que produisent mes mouvements ! Libérer les plaisirs.

J’essaie; je verrai ce que cela produit – puisque je sais que je veux protéger les gens.

Je réalise que c’est cela que je dois décrisper : libérer mes contrôles sur moi-même, et libérer mes plaisirs, libérer mes sensualités.

13/11/17 :

Il semble que, d’une part, aucun mode de vie ne soit absolument efficace, et d’autre part, que ça soit tant mieux.

Comme pour la colère, transformer l’agitation froide de l’inquiétude en activité utile et constructive. ORIENTER et TRANSFORMER (les flux que l’on est). Vraiment…Tout est là.

Bien prendre conscience qu’on n’atteindra pas une perfection et que c’est plutôt tant mieux.

Réaliser que nos erreurs, nos échecs, nos défauts, nos tares, font partie de notre existence et de notre histoire, et qu’il est judicieux de chercher à s’améliorer et à se corriger, il est néfaste de s’en obséder : savoir avant tout jouir de soi, jouir d’exister – tant qu’on ne fait pas sciemment souffrir autrui. Jouir sans nuire et sans se forcer.

Il est très envisageable de considérer qu’une des premières conséquences de l’apparition de laa photographie ait été la libération, et par suite radicale modification, de la peinture. Du fait que la peinture – les peintres – ne pouvait plus revendiquer être le médium de représentation le plus fidèle à la Réalité, les peintres ont pu, dû peut-être, parfois, aller au-delà du simple registre de « duplication  » de la Réalité, pour commencer à être « autre chose » ou au moins un moyen de représentation d’autres aspects de la Réalité que les seuls physiques et surtout les seuls visuels. Ainsi la peinture a commencé à vouloir représenter davantage des impressions, puis des émotions, puis des idées – du moins le prétendaient les peintres, mails il ne faut pas négliger ni exclure le fait que les nouveaux peintres, contemporains de la naissance de la photographie, pouvaient parfois être moins habiles que leurs prédecesseurs; fût-ce par paresse ou moindre talent . Véritablement : on n’a pas assez commenté et montré tout le mal que les peintres médiocres ont fait à la peinture, surtout à partir du XIXème siècle et après.– puis véritablement « autre chose » : abstrait.

On peut y voir une certaine logique : ne se cantonnant plus au seul physique, à la seule surface, à la seule apparence, la peinture est devenue plus mentale, intellectuelle, cérébrale : pour arriver à tout ce qu’on a connu de pictural depuis le XXème siècle.

En restant strictement matérialiste et si la loi de l’évolution est la seule vérité alors cela tend à prouver qu’une des formes les plus appropriées pour perdurer dans le processus concurrentiel qu’est la Vie : la forme humaine. Intéressant…

14/11/17 :

Consigne ? Se cultiver pour aller au bout des choses et oser être curieux.

15/11/17 :

Plus on déteste quelque chose plus on s’en obsède et par suite plus on s’en manipule et s’en rend influençable.

Ne pas détester ni nier ce qu’on réprouve. Bien discerner ce en quoi on s’en distingue.

16/11/17 :

Cesser et refuser toute soumission; et surtout toute soumission à autre chose que soi – qu’on nomme cela « transcendance », « sur-moi », « divinité », « loi », morale », « tradition », « culture », « parents », « police », « patron », « théome »…

Je suis en sevrage. Quelque soit notre « diversité » (trouver mieux comme terme ?…Pluralité ?) unir notre esprit et ne le soumettre à rien d’autre que soi.

Et se méfier des habitudes et des tendances : l’esprit apprécie de se réfugier dans la soumission, l’obéissance, la croyance (qui est une forme de soumission et d’obéissance, voire de résignation). Là encore l’esprit est comme ces rats qui cherchent un mur à longer parce qu’ils détestent – craignent – les espaces découverts, vides.

L’esprit redoute la liberté.

Se méfier de cela et toujours veiller à être libre et indépendant, au moins mentalement. Ne rendre de compte à rien, ne payer allégeance à rien.

Si on estime que « quelque chose ou quelqu’un » nous parasite au niveau mental, il est préférable de ne pas refouler nos impressions, afin de clairement discerner ce qu’il en est : percevoir ce qui se manifeste, et alors ne pas s’y soumettre et ne rien y consacrer de soi, afin de ne pas l’entretenir.

Ne pas entretenir l’adversaire, qui finit alors par s’affaiblir jusqu’à disparaître. Ne pas entretenir l’adversaire, notamment : ne pas lui accorder notre attention; rien.

Ne pas s’encombrer de ce qui nous déplaît; donc tant qu’il n’est pas indispensable de s’en occuper, ne pas s’en occuper. Faire cesser en soi ce processus d’auto-accablement issu de la culpabilisation, elle-même en grande partie due à cette « autorité exogène » – autre que soi-même – que l’on a intégré dans notre esprit du fait de notre appartenance à une société et du fait de nos différentes expériences (cultures, rencontres, recherches, études…). Dissoudre de soi, éliminer en soi le censeur intérieur : l’ensemble de nos processus mentaux, généralement acquis par l’éducation et les différentes influences qui nous poussent à culpabiliser, à nous accuser et nous faire craindre des châtiments. En résumé : se libérer des peurs et des soumissions dont on s’est pénétrés au cours de notre existence. Refuser toute peur, refuser toute soumission; sans se crisper : simplement en ne s’identifiant pas à elles.

Dès la naissance, de par l’appartenance à une famille et plus largement à une société, notre esprit est formé à obéir, manipulé, modelé pour obéir, être soumis – à des normes : lois, morales, traditions, etc…La peur étant le plus souvent le mode d’influence pour produire la soumission.

Par suite, peur et soumission s’inscrivent dans les modes de fonctionnements les plus initiaux de l’esprit, les plus fondamentaux, qui ensuite peuvent être exploités, mis à profit par toutes sortes de pouvoirs : politique, religieux, policier, judiciaire, patronal.

C’est cette tendance acquise – ou parfois même naturelle – à la soumission, que nous pouvons et devons détruire en nous. Tout simplement en n’agissant ni par peur ni par soumission, mais au contraire par dilection, lucidité, courage, volonté, persévérance.

De même, et cela favorise la manipulation, le conditionnement, l’esprit a une tendance à se choisir des objets auxquels « s’accrocher », dont se « saisir », et pour avoir des repères, des références.

L’esprit est une forme de force constrictrice. Donc si on l’habitue en plus à ce que son activité constrictrice s’applique à une coercition, à soumettre, alors la soumission, l’obéissance seront d’autant plus efficaces et ancrées en l’individu.

De fait, la part d’esprit conditionné va vouloir garder sous son emprise tout le reste de l’esprit de l’individu et emploiera pour cela tout ce qu’il réprouve, déteste, craint, comme autant de menaces pour produire la peur et le soumettre.

S’occuper plutôt des priorités d’élan, dont est composé l’esprit, plutôt que de ses propriétés de saisie-crispation. Les mouvements, encore…

De fait, se libérer de toute forme de soumission, surtout mentale. Se déconditionner, se désaliéner – se libérer. Devenir libre : non soumis, non manipulé. Devenir l’expression de soi, et non de « quelque chose d’autre que soi ».

Quand tu veux vraiment libérer ton esprit – et donc toi – une partie de toi, une partie de ton esprit, devient l’obstacle, l’adversaire, voire l’ennemi, de tout le reste de l’esprit. Savoir et se méfier de cela.

Il est crucial de ne pas adopter la façon de penser de ce qu’on réprouve, et surtout de ne pas s’en manipuler ni laisser manipuler.

17/11/17 :

Ne pas être dans l’interdiction ni la soumission mais dans le choix judicieux, et la liberté. Il ne s’agit pas de se gêner du fait qu’on se prive, mais au contraire : de se libérer par un choix (différent) judicieux.

Ne pas se définir par ses limites mais plutôt par ses libertés et choix : par ses possibles accomplis. Ne pas se vivre par déduction ni privation mais par affirmation et acquisition. Pas se vivre en négatif mais en positif.

19/11/17 :

Epanouir son espace cognitif, tout son espace cognitif; ne pas le restreindre.

Ne plus me parler de divinité, de paradis, d’enfer : d’imaginaire; je parle de faits.

Je ne veux pas spéculer, imaginer; je veuxTRAITER des FAITS.

AUCUNE SOUMISSION. SE LIBERER. LIBERER SES MOUVEMENTS §

En se libérant totalement, en libérant tous ses mouvements, on met fin aussi à toute soumission et alors tout se révèle : de soi et des réalités car on n’occulte plus rien.

Abandonner toute crispation car la crispation ne provient pas de soi – n’est pas soi – mais provient de la peur que le monde nous a inculquée…pour nous soumettre.

Libérer ses mouvements – SOI !

Et qu’ainsi se révèlent les Réalités : Soi et le reste du Monde.

Cesser les contraintes, cesser l’emprise. L’emprise n’est soi : elle est manifestation de la soumission – à la peur.

Je me refuse d’abîmer plus que ce qui est strictement indispensable les Réalités.

Se donner aux Réalités ce n’est que leur rendre ce dont on les prive.

20/11/17 :

Cesser tout souci (sinon peur) vis à vis de l’autorité, vis à vis de la soumission. Cesser toute soumission.

Oeuvrer pour le présent et le futur – qu’importe le passé ! Oeuvrer pour protéger et améliorer les Réalités.

Ecouter Lucette Renaudin Vary trompettiste.

Le problème du terrorisme-fascisme-totalitarisme religieux c’est qu’on est face à des individus qui ont un esprit archaïque, pour le moins du Moyen-Age, avec une technologie d’aujourd’hui. Donc forcément les capacités de nuisances sont grandes. D’où des massacres aussi grossiers que de grande ampleur.

21/11/17 :

Plutôt que de maugréer et ressasser, se demander plutôt : « qu’est-ce qui ne va pas ? Qu’est-ce qui ne me plait pas ? En quoi suis-je contrarié et pourquoi ? ». Répondre sincèrement.

Quoi ?! Tout relativiser sous prétexte que tout se détruit, que chacun vit vers sa mort ?

Non. On ne doit pas évaluer la vie à l’aune de la mort mais bien à l’aune d’elle-même, et des plaisirs.

Transformer en Joies, Plaisirs et Activités Utiles nos énergies néfastes; et si possible aussi celles d’autrui.

Les énergies néfastes d’autrui qui entrent en contact avec notre espace cognitif, ne pas s’en corrompre mais les transformer en énergies utiles et bénéfiques : actes constructifs, joies, plaisirs.

Une divinité qui voudrait qu’on tue pour elle ? Quelle piètre entité !…Un démon.

Moi, 18h42. Je me connais, inutile de me justifier auprès de moi-même : ce ne serait qu’une auto-aliénation, aussi servile qu’hypocrite.

22/11/17 :

Cette façon qu’a l’esprit de se manipuler lui-même, dans un mélange tantôt simultané, tantôt alterné, de soumission et de révolte, par ce qu’il déteste et par ce qu’il réprouve et par ce qu’il craint…

Se libérer de ce mode de fonctionnement, ou en tout cas ne plus s’y soumettre.

23/11/17 :

Tout humain conscient comporte une part d’inquiétude du fait du mystère d’exister et de la Réalité de la mort. Ce sont ces inquiétudes qu’exploitent les religions pour soumettre et conditionner les individus.

Quoi qu’il en soit, bien réaliser que l’on a en soi, sinon une inquiétude, du moins la conscience de la menace constante, omniprésente, de la mort. Se mettre au clair par rapport à la mort, au fait d’être mortel. J’ai fait ça très tôt (plus intuitivement que vraiment de façon intellectuellement formulée). Elle est – nous dit-on – inévitable, donc inutile de s’en soucier. On peut par contre être vigilant et raisonnable afin de ne pas l’aider. Sans s’empêcher de vivre pour autant.

Vivre c’est maintenant.

Tant qu’on ne reconnait pas que certaines choses désagréables (ou tout au moins : qui nous déplaisent) existent on en est d’autant plus déstabilisé.

Un des plus beaux buts et une des meilleures occupations dans l’existence consistent à s’améliorer.

La conscience est une présence, semblable à un fluide, un espace fluide – qui peut rencontrer et entrer en contacts avec les autres espaces fluides des consciences d’autrui.

Selon moi le mal c’est la perversité : la méchanceté, car non seulement elle nuit mais en plus elle corrompt le plaisir, puisque la perversité c’est nuire pour le plaisir, qui, lui, est censé être de nature vertueuse : uniquement bénéfique et producteur d’aise et d’amélioration.

La vérité c’est que ce qui me trouble par rapport à la perversité c’est la culpabilité et en fait la véritable motivation de la culpabilité : la peur de la punition – de fait la peur de MA douleur.

De fait, pour simplifier, une grande part de ma motivation à ne pas commettre de méchanceté est : la peur de souffrir (dégoût, plutôt que peur, peut-être, mais finalement peur tout de même).

Et ce rapport à ma souffrance est profond car j’associe la souffrance à une aberration et, dans le cas où je ne serais pas coupable, à une injustice. Ne me paraîtrait admissible qu’une souffrance en cas de culpabilité. Mais même cela je le refuse, en fait; cela m’a été inculqué (et imposé) par le monde, dont mon éducation : si tu es coupable alors tu « mérites » d’être puni (c’est à dire, d’une façon ou d’une autre : souffrir) voire : tu DOIS souffrir.

Ce rapport à la souffrance ne m’était pas naturel, pas initial, mais fait depuis l’enfance partie de mes structures psychiques essentielles qui motivent et produisent la plupart de mes pensées.

Mais je refuse et réfute la souffrance, et la punition qui n’est que vengeance, car la vengeance n’est qu’ajout de violence, souffrance et méchanceté : elle ne fait qu’augmenter, aggraver la destruction.

En réaction à ce concept que l’éducation a profondément ancré en moi – « la souffrance est juste si je suis coupable » – j’ai développé par logique de déduction : si je me garde d’être coupable je ne souffrirai pas car je ne DEVRAI pas souffrir, puisque n’aurai pas à être puni.

J’ai intégré d’une part : la souffrance est la sanction d’une faute, et d’autre part l’innocence, la probité, jusqu’à la gentillesse sont les garants de l’absence de douleur.

Et par suite, l’idéal sur lequel j’ai longtemps fantasmé : Dieu, le divin, se devait d’être le suprême bien, donc suprême agréable, donc plaisir absolu : sans douleur et ne dispensant pas la douleur.

Mais la plupart des religions présentent leur ou leurs divinités comme des entités punisseuses, jusqu’à cruelles : infligeant la souffrance.

Par suite, je me suis positionné en tant que fayot vis à vis du divin : « je veille à ne pas fauter et du coup vous m’épargnez la douleur ».

Ce qui d’une part était, au moins pour partie, non sincère (car seulement motivé par les peur et refus de souffrir) et d’autre part illusoire car toute divinité, si elle existe, ferait de moi ce qu’elle voudrait.

Mais en plus, la confrontation, les contacts avec les Réalités me font découvrir les douleurs : au moins celles d’autrui. J’ai fort heureusement très peu souffert (physiquement, la seule douleur que je redoute) dans ma vie.

De fait, c’est ma lâcheté par rapport à la douleur qui, pour grande part, a motivé mon sens moral depuis mon enfance. Car sinon je n’ai AUCUN sens moral : seul m’importe et compte, sincèrement, initialement, spontanément et fondamentalement, mon plaisir – et mon absence de douleur.

J’ai ainsi – par absolutisme et idéalisme – refusé, rejeté la possibilité qu’une divinité – surtout « mienne » (mon, mes concepts) – puisse faire souffrir, puisse être méchante.

C’est pourquoi je suis si répugné par la violence phallocrate, fasciste et totalitaire, d’une partie – prosélyte et ostentatoire – de l’Islam. Et à la lecture du Coran, que j’ai trouvé aussi simpliste que grossier et méchant – pervers (comme au moins l’Ancien Testament aussi, et le Nouveau Testament, et la plupart des religions connues), je me suis dit qu’une telle entité, opposée à ma conception de l’existence, et du plaisir, pourrait être un démon ou un démiurge fou, cruel; et en même temps comme ce serait l’opposé de moi, une forme de logique pourrait considérer plausible que cela soit effectivement une divinité, voire « l’unique divinité », qui après la mort tourmenterait tous ceux qui lui auraient déplu.

Mais il est temps que je cesse de nier ou refouler que la douleur et la mort font partie des Réalités. Le refuser c’est se mentir et corrompre nos rapports aux Réalités.

Il est utile et préférable de non seulement reconnaître que la mort et la douleur font partie des Réalité, mais même les accepter car…elles sont utiles. Ce qui ne veut pas forcément dire qu’on les apprécie ou qu’elles nous plaisent.

De plus, je ne peux prétendre affronter la peur et m’en désaliéner, si je refoule ce qui en est l’ORIGINE : la douleur.

Aussi, vouloir être libre inclut de se désaliéner de la peur, donc de ne plus se soumettre à : la douleur.

Aussi je me positionne ainsi : je suis prêt à affronter même la douleur si elle est le prix de ma libération pour devenir un être meilleur : qui, précisément, tend à lutter contre la douleur et la mort, en n’étant ni méchant ni violent.

J’ai une part de méchanceté en moi, mais je vais la corriger, me corriger, m’améliorer, par dilection et vertu sincère, et non par peur, et soumission sournoise.

Reconnaître la méchanceté en soi, non pour s’y complaire, non pour l’accmplir, mais au contraire pour ne pas l’aider de notre intention. Au contraire : transformer l’énergie qu’est notre méchanceté en la réorientant et l’exploitant autrement que nuisiblement, grâce à notre intention.

24/11/17 :

Utiliser son agressivité pour…affronter ses propres défauts. Voilà qui est utile. Agresser ses défauts – pour les vaincre et s’en débarrasser.

L’hypocrite paradoxe des religions – surtout les monothéismes moyen-orientaux – est qu’elles se posent en remède…d’un mal qu’elles créent : la peur du divin.

Et quel est ce remède ? La soumission; la soumission à des individus et rituels aussi humains que compulsifs.

Agresser ses propres défauts et erreurs.

D’une certaine façon, toutes les choses sont bonnes, tout est bon car utile; ensuite tout dépend de la façon dont on s’en sert. Or, l’humain peut choisir la façon dont il se sert de toute chose; c’est pourquoi l’humain est la mesure de lui-même, donc notamment son propre juge.

Utiliser notre colère en la transformant pour traquer et combattre nos propres défauts.

Vraiment très pertinent et utile : utiliser son agressivité pour agresser ses défauts et erreurs.

Je pense que l’origine des gens est sans importance; ce qui importe c’est ce qu’ils font.

Pourquoi, lorsque j’ai un souci spirituel dû à une de mes fautes, ressens-je si souvent une pression dans les yeux ? C’est une vraie et bonne question…

Est-ce parce que ma tension artérielle, ma pression cardiaque est plus forte ?

(la plupart des fois, elle aussi change, en effet)

Quand quelque chose ou quelqu’un provoque ma colère j’ai le réflexe de m’inquiéter car la colère me pousserait à la méchanceté, qui est ce que je réprouve – et donc je risquerais de me réfuter moi-même.

Identifier la volonté de vengeance, en soi, qui est la principale cause de méchanceté, d’agressivité.

Et toujours : qu’est-ce qu’on veut vraiment ?

Que tout ce qu’on produit, chaque mouvement intérieur, extérieur, soit la sincère manifestation de soi, sans aucune contrainte, aucune soumission à quoi que ce soit – et surtout pas à la peur, première et plus grande cause, origine, de mensonges envers soi-même.

Toute contrariété, toute limite, est frustrante, surtout pour un nihiliste iconoclaste fondamental comme moi (mais en même temps, et même davantage, j’adore les Réalités , pour lesquelles j’ai beaucoup de tendresse et d’affection). Et toute frustration entraîne colère et donc volonté de vengeance , donc méchanceté donc agressivité.

Du coup ce dont on se limite a tendance à nous exciter, et par suite à exercer une attraction, une fascination sur nous, et ainsi ce qu’on refuse, déteste, nous aliène, nous captive, nous manipule.

La vérité c’est qu’on veut juste jouir et que notre vie correspond, au moins en creux, , dans ses contours, ses limites (au sens double de restrictions et d’extrémités) à ce qu’on s’interdit : aux plaisirs qu’on se refuse – pour quelques raisons que ce soit.

Je l’apprécie car je trouve qu’il y a une sincérité dans les mouvements de son corps : un naturel; une expressivité (sinon une expression) authentique. Elle, Thérèse.

Ce que je déteste chez les fascistes religieux c’est qu’ils prétendent savoir une vérité absolue, alors que – comme tout le monde – ils ne savent pas : ils ne font que croire des hypothèses et des récits dont rien ne prouve le bien-fondé, et leur seule force est de jouer avec le doute possible vis à vis d’un éventuel démiurge, qui en plus serait cruel, alors qu’ils prétendent qu’il n’y a pas de doute. C’est l’arrogance de leur malhonnêteté et la méchanceté de leur peur, que je réprouve.

J’ai toujours été très attaché à la singularité du soi, de chaque personne, et bien entendu de moi. A tel point que je refusais les influences, jusqu’à redouter ou soupçonner d’être possédé, manipulé par autrui : par une volonté, désagréable, malveillante qui me déplairait.

Et à force de me défier de cela j’ai fini peu à peu par me convaincre que c’était possible, et ai donc attribué des « pouvoirs » de type « occulte », spirituel, psychique, aux gens que je désapprouve : surtout les fascistes religieux, mais aussi n’importe qui que je soupçonnerais d’être malfaisant, nuisible. Je dois et veux me débarrasser de ces illusions. Et même si ce n’était pas des illusions, autrui n’a psychiquement sur toi que le pouvoir que tu lui accordes – selon ce que tu as vraiment en toi et selon tes vraies valeurs, repères, forces et faiblesses.

Se connaître – pour identifier l’impact d’autrui, et son influence éventuelle – comme par exemple quand on se crispe d’être observé par quelqu’un et continue alors même qu’il est parti mais qu’on ne le sait pas et qu’on se décrispe dès qu’on réalise qu’il/elle est parti.

25/11/17 :

Cette contraction, tension, crispation continuelle que je ressens dès le réveil, qui est une présence encombrante, pesante en moi, davantage même dans mon corps que dans mon esprit, généralement sur le côté gauche de l’abdomen, vers le bas…c’est un mélange énervé et énervant de peur, dégoût et refus d’être jugé, puni et observé. Ce conglomérat, ce bézoard psychique, est issu de l’enfance, entretenu continuellement depuis, et renforcé par le concept du divin, spectateur et juge.

Ce bézoard psychique est aussi constitué de toutes mes frustrations, et toutes mes hontes, mes regrets, mes remords.

Et il est ancré en moi par ma peur d’un châtiment, et de ne pas être agréé, aimé et par mon acceptation servile, soumise, d’être jugé et observé, issue et héritée de l’enfance où l’on est le centre des attentions, donc du monde, et jugé, observé et dominé.

Focaliser mon attention sur ce bezoard me permet de l’identifier, de le révéler et ce faisant de le dissoudre, de me décrisper vis à vis de lui, de m’en désaliéner.

Ce bezoard étant initialement formé et constitué de toutes mes crispations, il est constitué aussi de toutes mes perceptions défavorables : toutes mes perceptions et idées de la méchanceté d’autrui, de l’agressivité du reste du monde, de mes refus, mes dégoûts, mes répugnances, mes tristesses. Il est également constitué de mes perversités, vices et méchancetés, voire en est la cause ou la source.

Ce bezoard m’encombre et me manipule, continuellement. Focaliser ma conscience dessus me permet de le discerner et de le décrisper : de me décrisper car je suis crispé sur lui et par lui. Et en le décrispant et en me décrispant je le dissous peu à peu, tout en m’en libérant.

Pour ce faire, je me concentre vraiment sur moi et non sur le reste du monde; pas sur autrui. Je suis attentif à moi et à mes sensations de crispations. Je fais cela en toute honnêteté et sans me crisper, en essayant de me détendre totalement : notamment mentalement.

Mais, que ça soit lié à ce bézoard ou non, depuis longtemps j’ai le refus et dégoût et crainte que le Monde me pénètre pour me changer : que je ne sois plus moi mais quelque chose qui me déplaît.

Or, ma grande expérience mystique de 1992 était de cet ordre, bien que je ne fus pas pénétré par quelque chose qui me déplaît (mais peut-être était-ce une… »entité » sournoise…? Il me reste toujours à retranscrire par écrit cette expérience…).

26/11/17 :

Tout est Découvertes, Rencontres, Révélations – continuellement; de Soi et du Reste.

27/11/17 :

Je ne veux plus me créer de paranoïa à cause d’excès de crédit concédé à de simples idées.

D’autre part, ne pas se soucier de l’avis d’autrui sur nous car dans cette existence la plupart des gens pensent avant tout, et généralement, uniquement à eux-mêmes.

Faire ce qu’on estime utile, pour l’utilité et pour rien d’autre – et savoir discerner ce qui, émanant d’autrui, est utile.

Revenir à : je suis la Source Unique de mon Espace organique et la Source principale de mon Espace Cognitif Singulier (le corps et ses perceptions, idées et interactions avec le reste du Monde). Donc tout ce que je produis (idées, paroles, actes, émotions, sentiments, pensées) se répand au moins dans mon Espace Organique privé, et par suite a des conséquences dans mon Espace Cognitif Singulier. Donc, veiller à ne pas produire de haine, ni de méchanceté, ni de perversité ni de vice.

Mon erreur, de longue date, est de soupçonner que si j’ai conscience de quelque chose alors autrui aussi peut en avoir conscience. Plus précisément : que si je pense quelque chose alors autrui peut percevoir ce que je pense.

Mais que cela soit vrai ou non, autrui est extérieur à moi, et tant qu’il/elle n’agit pas vis à vis de moi en actes ou, dans une moindre mesure, en paroles, alors qu’importe ce qu’il peut percevoir ou penser de moi – cela ne peut avoir d’incidence sur moi. Cela n’a d’incidence sur moi que si je crois que cela en a, que si j’imagine que ça en a.

S’occuper de soi et laisser autrui à autrui.

Tout c’est trop, et celui qui aime protège. Qui aime se prive.

28/11/17 :

A chaque instant la conscience veut s’appliquer, donc avoir un sujet auquel s’appliquer, un support, une prise. Dès lors qu’on lui interdit de s’appliquer à un sujet, il est nécessaire de lui en trouver un autre, faute de quoi l’énergie de l’individu s’accumule du fait du barrage de l’interdit, créant frustration et colère. C’est là qu’intervient le fait de SE REORIENTER.

Bien réaliser que le mieux est de s’occuper de l’utile – et que la vanité n’est pas utile : elle est un énorme gaspillage.

La vanité c’est accorder trop d’importance à la perception qu’autrui peut avoir de nous.

Vraiment :

S’appliquer à l’UTILE

Libérer son Espace singulier

Donc Clarifier sa Conscience

Désaliéner son Attention

Optimiser son Intention

pour S’Orienter Utile et Transformer pour Améliorer.

29/11/17 :

Ce qu’on admire, instinctivement, dans le corps des femmes, ou des hommes, c’est l’optimisation du rapport entre forme et énergie : l’actualisation optimale, la meilleure, entre une énergie – potentielle, ensemble de possibles – et sa réalisation en formes. Un peu comme en arithmétique, une belle femme serait la meilleure (la plus exacte ?) représentation d’une certaine fonction arithmétique, de type : f(x) = ax + b= Femme; où « a » serait l’énergie, « b » la quantité de matière visible, ses capacités cognitives et « x »…l’instant immédiat.

De la plupart de croyants je ne vois rien d’autre, au bout du compte, que des animaux apeurés, terrorisés – tant par la mort que par la vie – trop souvent hargneux de leur peur. Que des paranoïaques (donc égocentriques et orgueilleux) crédules, puérils et serviles. Des individus qui ne font du fait d’exister qu’un renoncement à eux-mêmes, au profit de ce qui n’est jusqu’à preuve du contraire qu’un récit, une hypothèse, une spéculation, une imagination, un mythe.

Des individus malades de peur, de servilité, de dépendance, et qui ont souvent le défaut supplémentaire de vouloir contaminer les gens ne souffrant pas de leur angoisse.

Les horribles manifestations se revendiquant actuellement de motivations religieuses, prenant pour alibi le religieux, sont simplement la preuve que le dernier type de fascisme dont l’humanité doivent se défaire est le fascisme spirituel.

30/11/17 :

Il prit le parti des femmes. S’il se trompa ? Au moins l’erreur était belle !…

01/12/17 :

Si on réalise qu’on est soumis à « quelque chose » en nous, de psychique, mental, alors il faut traquer cette autorité, cette chose, cet observateur, ce scrutateur, le débusquer et l’affronter, le dissoudre, et ne plus s’y soumettre.

Identifier tout ce qui nous soumet, TOUT, et cesser de s’y soumettre.

Mon censeur dominateur intérieur m’observe, me traque, me presse et me provoque. C’est par cela que je doute de moi, puisque réagissant par provocation je produis mentalement ce que je réprouve. Cesser la soumission, assumer pendant le temps du sevrage mes provocations, en endurer les tourments, gênes, que je m’auto-génère et finalement me débarrasser à la fois de mes défauts et de mon censeur dominateur intérieur.

02/12/17 :

Simplement savoir ce qu’on veut et ce qu’on refuse, et ne se soumettre à rien.

Reconnaître ce qui est de soi et ce qui ne l’est pas; essayer de s’améliorer, et ne se soumettre à rien.

Ce n’est pas qui, c’est QUOI. Pas qui est-on mais qu’est-on.

03/12/17 :

En le ressentant en toute sincérité, trouver moi : ce mélange de vision intérieure mélangée aux sensations de ressentir son coeur…

Ce moment-lieu où étant uni je suis un : moi-SOI.

Je suis véritablement possédé par l’ensemble des autorités qui se sont imposées à moi depuis ma naissance : de la contingence à mon employeur, en passant par mes parents, les lois, l’armée et les différents concepts de divinités. Cela a produit en moi : la Soumission, soumission à l’Autorité Intégrée.

C’est de cela dont je veux me débarrasser : cela que je ressens dans mon esprit, mon cerveau, jusqu’à mon coeur et mon abdomen, la pression dans mes yeux, la pression derrière mon crâne. Tout un carcan psychique tellement ancien, profond et fort que je le ressens dans tout mon corps et que j’ai l’impression que c’est une part de moi : une partie de mon identité.

Mais c’est faux : ça n’est qu’un intrus, un PARASITE aliénant.

Je veux me débarrasser de ça. Pour cela je cesse TOTALEMENT de lui rendre des comptes, de m’en occuper, de lui prêter attention.

Son plus grand moyen de coercition est la peur – peur d’un châtiment, notamment post-mortem (bien commode puisqu’en rapport avec : l’Inconnu, inconnaissable, donc aussi instinctivement inquiétant que fascinant et vraiment insaisissable tant qu’on n’y est pas concrètement confronté). La peur et…la compassion, qui en m’attendrissant m’affaiblit et finit par me faire me rendre à ses sournoises injonctions.

Je cesse d’obéir, je cesse de me soumettre – et j’endure les affres du sevrage psycho-somatique, les violences de la libération; car cette entité psychique – l’Autorité Intériorisée Parasite – est quasiment autonome et veut garder son emprise sur moi. Je cesse donc TOUT rapport de ma part vis à vis d’elle.

Tous les individus subissent la même soumission mais au moins à présent j’en suis clairement conscient. Ce parasite psychique me pousse même à interpréter toute manifestation externe à moi, du monde, comme participation d’un rappel à l’Ordre.

Je cesse de me soumettre. Et ma soumission peu à peu se dissoudra. Mais il y a tout de même 48 ans que j’y suis soumis. Il me faut donc être résolu, fort, endurant, persévérant et sincère – et courageux. Et plein de dilection pour moi et les Réalités. Maintenant !

05/12/17 :

Pourquoi ne vivé-je pas vraiment conformément à ce que je sais et préfère ? Parce que j’attache trop d’importance à autrui, au détriment de moi. Je le fais du fait d’un mélange de vanité, de volonté d’harmonie, d’intégration, pour éviter des conflits dus à l’éventuelle mauvaise volonté d’autrui.

Un des plus sûrs moyens d’être au mieux vis à vis d’autrui est d’être au mieux vis à vis de soi.

Pour s’occuper des Réalités, commencer par s’occuper de soi.

Le double intérêt de se comporter en fonction d’un Art de Vivre est : d’une part on améliore les Réalités, d’autre part on ne se gaspille pas. L’Art de Vivre c’est optimiser ses rapports à l’existence, c’est s’optimiser, ainsi que ses rapports à l’existence.

La perfection est un piège mythique qui ne fait que nous user.

Pourquoi je ne vis pas comme je le pourrais et voudrais, aussi aise que je le peux ? Parce que j’accorde trop d’importance à l’avis d’autrui. Quand je me serai vraiment libéré de l’avis d’autrui, de l’importance que j’accorde à cet avis, quand je serai totalement indifférent à l’avis d’autrui sur moi – qu’il soit pertinent ou non – alors je serai libre vis à vis d’autrui et donc à même de me vivre pleinement, sans me manipuler.

Tout simplement quand je ne serai plus vaniteux, ni en envie d’affection.

06/12/17 :

Bien réaliser que nos pensées sont des productions émergeant du brassage continuel de l’ensemble de nos souvenirs, goûts, dégoûts, désirs et émotions.

Il convient donc de ne pas vouloir trop les contrôler, ni leur accorder trop d’importance : ce qui importe ce sont les actes qu’on produit à partir de nos pensées. S’occuper surtout de ce qu’on peut contrôler vraiment : nos actes.

J’ai l’impression qu’une part de moi, au moins une part de mon esprit, veut l’inverse de ce que la majorité de moi veut : ainsi une part de moi, « l’Autre moi » est destructrice et nihiliste.

Que ce soit selon la physique quantique ou simplement selon la psychologie, ou la pensée populaire traditionnelle, cela est identifié comme constitutif des êtres humains, mais cela me surprend et surtout me gêne. Car cela implique une vigilance constante pour ne pas méfaire, ne pas laisser agir notre part destructrice.

Mais puisque je sais que je refuse de nuire je peux me libérer totalement afin d’exploiter l’énergie de « l’Autre moi » pour agir selon le « Moi majoritaire » et épanouir l’ensemble de ce que je suis.

La chose à faire est de cesser de se soumettre à la peur transcendantale, ou à la peur vis à vis des Réalités, la peur d’un jugement – la peur, quelle qu’elle soit.

Je ne suis pas pervers , je suis lâche et en même temps rebelle donc je provoque mes valeurs car je refuse de me soumettre mais me soumets quand même à mes « autorités intégrées » (tutélaires ?…). Donc je provoque et ensuite culpabilise et me tourmente.

Je cesse de me soumettre, je cesse de me soumettre à la peur, je cesse de craindre – d’autant que fondamentalement je n’ai pas peur, je ne crains « rien »; c’est mon esprit qui est conditionné, automatisé par les soumissions que j’ai intégrées, acceptées, depuis ma naissance.

Tant qu’on ne reconnaît pas vraiment ce qu’on est, ce qui est en nous, on ne peut en améliorer les défauts. Se libérer, se décrisper, afin de se révéler à soi-même et se rectifier si nécessaire.

Tout simplement : annihiler en soi toute peur et tout orgueil – alors on se libère.

Pour annihiler sa peur et son orgueil il suffit de refuser de s’y soumettre. Liberté je cris ton « non » !

Il s’ensuit qu’on doit alors endurer les Réactions de notre propre esprit à notre refus de se soumettre, et si on résiste alors on finit par s’en libérer. Le tout étant alors de ne pas en devenir suffisant.

Se soumettre à une autorité ne permet pas de s’améliorer vraiment, de se rectifier. En se vivant libre on peut vraiment se révéler à soi-même et choisir vraiment et donc se rectifier si nécessaire.

Si on se bloque sur l’erreur ou l’obstacle on s’arrête et on tombe sous son emprise; mieux vaut continuer.

J’ai confiance dans les Réalités car soit elles n’ont pas de volonté, pas d’intentions, soit elles sont plutôt bienveillantes, et en tout cas pas perverses sinon elles auraient fini par se nuire et ne pourraient exister. Mais justement : tout tend à disparaître…Oui, mais plus exactement certaines choses disparaissent mais d’autres apparaissent. Les Réalités se transforment continuellement. Et même si finalement tout tend vers une destruction totale de TOUT, cela entraînera la disparition aussi de la conscience (puisqu’elle n’aura plus de support organique) et donc de la douleur. Mais surtout, malgré les mouvements individuels et généraux qui tendent à leur dissolution, les Réalités, toutes, tendent spontanément et continuellement à améliorer leur condition – au moins est-ce leur intention (quand l’intention existe, bien sûr).

Les Réalités – dont je fais partie – veulent être heureuses.

A partir du moment où l’on est suffisamment lucide, on sait au moins ce qui nous est indispensable pour agir de façon judicieuse pour se préserver. Ensuite il suffit de se vivre en conséquence de ce qu’on sait – dont nos goûts.

07/12/17 :

Pour vivre au mieux, être efficace et ne pas se gaspiller, mieux vaut s’occuper de ce qui est vraiment en notre pouvoir, et parmi ce qui est en notre pouvoir, s’occuper prioritairement de ce qui est utile.

Il est intéressant de constater que plus on veut percevoir ce qui est petit plus on doit recourir à de grosses machines; comme s’il y avait une « constante d’échelle ».

Mon odeur préférée est peut-être celle du pain, de la baguette, au niveau du croûton, surtout sur la croûte un peu farineuse. Et sinon, la goyave jaune à chair rose, bien sûr – odeur qui me stimule, alors que celle du pain m’est comme un réconfort.

08/12/17 :

Il est possible que la photographie, de par sa reproduction fidèle de la réalité, ait révélé le caractère vain, voire prétentieux, de la peinture. D’où, par réaction, une dégradation des qualités de reproduction de la réalité par la peinture à partir de l’apparition de la photo; dégradation qui a très vite conduit à des productions « aberrantes » de types cubistes et ultérieurs, commencées par les impressionnistes. Face à l’inégalable précision de la photo, la peinture ne pouvait plus revendiquer que la tentative d’exprimer l’émotion, de l’impression (l’impressionnisme) ou de l’imaginaire….toutes choses non formelles, non visuelles…

Dans le domaine de la conscience, le plus important consiste en ce à quoi on applique ses capacités émotionnelles et intentionnelles.

Veiller à ne pas s’agacer de ces individus sournoisement agressifs et prétentieusement serviles.

Stop ! Je suis toujours soumis : soumis à l’autorité intégrée et/ou transcendante, car soumis via la peur d’un châtiment post-mortem, en fait : soumis à la peur de la douleur.

Même si en fin de compte je n’ai pas vraiment peur car j’ai vaincu le « phénomène peur » quel qu’il soit, et parce que je ne crois pas à un châtiment, et parce que je le refuse, et parce que je m’en fous, je me manipule tout de même par une soumission, qui me fascine car le processus qui apparaît en moi m’intrigue et me révulse.

Bon. Je cesse toute soumission; donc je vais probablement avoir à endurer le malaise psycho-somatique du sevrage : gêne, inquiétude, soupçons d’avoir mal agi, d’avoir méfait, engourdissement psychique, paranoïa, pression dans les globes occulaires, lourdeur dans les yeux…

De fait, je pense que toutes ces difficultés sont dues à ma paranoïa initiale, elle-même due à un égocentrisme, lui-même dû à un manque d’affection et de sensualité depuis l’enfance, dus peut-être à un excès d’idéalisme entraînant notamment un refus de suivre les codes classiques de séduction…

Je cesse toute soumission.

C’est une erreur de s’amoindrir pour ménager autrui. Ce n’est pas au mieux de s’amoindrir, mais au moindre de s’améliorer.

Identifier les DRAINS énergétiques – généralement agissant via le psychisme : souci, rumination, etc… – et ne plus s’en occuper, afin de ne plus être draîné par eux. Ce peuvent être des individus, comme des habitudes, néfastes.

Un bon moyen de ne plus en pâtir est de ne plus rien leur consacrer de nous, ou alors seulement le strict indispensable; et s’agissant des habitudes : les cesser.

J’ai rencontré un gars aveugle que j’ai amené jusqu’à un endroit approprié pour chanter dans le métro. Il fait des bruits, « clics » avec sa bouche pour se repérer par écho-localisation. J’avais vu dans un reportage un gars faire ça, mais il était présenté comme excpetionnel (sur youtube) : capable de faire du vélo, par exemple. Et là le gars me dit qu’ils sont nombreux à utiliser cette technique.

Optimiser l’Intention inclut, en ce qui concerne l’individu, de s’orienter vers l’Utile, et pour l’individu vis à vis de ses rapports à autrui : veiller à ce que, s’il y a une orientation commune, qu’elle ne soit pas néfaste.

Comment ne plus être mauvais si ce n’est pas moi qui lutte contre mes défauts mais ma peur issue de ma soumission ? Donc, pour me débarrasser de mes défauts c’est moi-même qui doit les affronter pour les vaincre, donc en refusant ma peur donc en refusant de me soumettre, donc en affrontant mes aliénations. Que cela ne soit qu’imagination ou réalité ou un mélange des 2, j’affronte à partir de maintenant mes Réalités sans plus aucune soumission. 23H58.

Découvrons ce que sont MES Réalités…?

09/12/17 :

Ces gens qui détestent le Monde et méprisent la Vie ne devraient pas prétendre aimer l’hypothétique entité qui les aurait créés.

Tant que je ne reconnais pas ma part de méchanceté il m’est d’autant plus difficile de la vaincre, de me rectifier. Une fois que je la reconnais je me la révèle et peux la transformer – transformer ses mouvements en mouvements plus judicieux, bénéfiques, utiles.

Ce qu’on refuse nous bloque et ce qui nous bloque nous domine – sauf si on s’en sert comme appui; sans se bloquer. Reste qu’il est préférable de choisir judicieusement ce qu’on refuse, et de se décrisper totalement – donc, le cas échéant, ne pas se bloquer mais réorienter.

11/12/17 :

Dès lors que tu cesses vraiment toute vanité et toute vindicte, toute volonté de vengeance, alors tu deviens vraiment libre vis à vis d’autrui.

Toujours se défendre vis à vis de l’oppression et de ll’injustice. Ne rien céder à l’oppression.

En toute chose, faire ce qu’on estime utile et essayer de s’améliorer. Quant aux avis d’autrui, discerner les perttinents et ne pas s’occuper des autres, sauf à vouloir se gaspiller.

13/12/17 :

Refuser toute soumission c’est se passer de toute la fallacieuse et servile protection que la soumission peut éventuellement apporter.

Refuser toute soumission ne peut se faire qu’avec courage.

Quand tu décides de ne plus te soumettre à l’Autorité Intégrée, ce qui te tourmente alors ce sont les défauts qui, libérés, ressortent de toi : la lâcheté et la méchanceté.

Il s’agit alors d’endurer leurs agressions et de dissoudre les énergies que sont ces défauts – en ne s’y appliquant pas.

14/12/17 :

Notre esprit, tel qu’on nous le forme par la soumission, est une force contraignante : qui incite ou empêche. C’est une emprise, notamment sur nous-mêmes.

Pourquoi ne me vivé-je pas aussi bien que je pourrais ? D’abord parce que, souvent, je me comporte finalement comme mon propre ennemi, et ensuite parce que j’accorde trop d’importance aux avis et comportements d’autrui, et enfin parce que je suis vaniteux vis à vis d’autrui.

Donc…CESSER tout cela. Immédiatement. Ce n’est ni difficile ni compliqué : Cesser.

Ne laisser manipuler nos mouvements par rien ni personne – c’est cela la liberté. Choisir vers quoi on oriente ses mouvements : à quoi on s’applique. Ce à quoi on s’applique révèle ce qu’on est. Rien d’autre.

C’est pourtant simple : je veux simplement vivre ma joie d’exister. Donc je la vis ! Sans me gêner du reste, tant que ça n’est pas indispensable.

Produire de mauvaises idées (et à fortiori de mauvais actes) c’est polluer la source que l’on est et qui participe à l’alimentation du monde.

Ce qui me garde sous emprise d’une Autorité Intégrée (en moi), soumis, et m’empêche de me vivre pleinement c’est la peur – d’une punition si je transgresse les règles de cette Autorité.

Tout est mouvements et crispations : les actes, paroles, pensées et contacts. Savoir exploiter cela : se servir des mouvements; notamment ceux provoqués en nous par autrui. Les crispations sont elles-mêmes mouvements.

Et toujours ces questions : quand et où commencent les mouvements ?

Dans mes rapports à autrui ce n’est pas la peur qui me poussait à me refouler, mais au contraire le refus de laisser ma colère manipuler mes actes.

Sacrebleu ! Revenir au fondamental PREMIER : la respiration. Inspirer volontairement et attentivement, pleinement, de la totalité de ses capacités d’inspiration et laisser l’expiration se faire. Mais aussi savoir pratiquer l’inverse : laisser l’inspiration se faire et expirer attentivement.

15/12/17 :

Vin blanc TARIQUET goûteux.

Refuser toute manipulation, toute oppression.

Quand on veut se libérer on veut se décrisper, et si on se décrispe tout de nous semble plus perceptible…On libère et révèle nos qualités mais aussi nos erreurs.

La difficulté est que si on ne veut pas libérer nos défauts alors on se crispe sur eux et ils deviennent notre seule contrainte, notre seule autorité, notre seule limite, et donc paradoxalement on se retrouve manipulé par ce qu’on réprouve. Il en va de même avec ce qu’on réprouve, refuse, craint, ce qui nous déplaît…

Donc, vraiment se libérer, se décrisper, et nos défauts ne pas les animer, ne pas leur appliquer notre intention – et réorienter leurs énergies et les transformer.

Et si au départ, une fois libérée, cette part de nous provoque, ne pas persister : ne pas y appliquer notre intention.

Si on n’est pas vraiment honnête – dont sincère – et donc si on ne s’occupe pas de ce qui nous plaît, ni de ce qu’on veut, alors on se retrouve à s’occuper de ce qui ne nous intéresse pas, voire nous déplaît, ou même : de ce qu’on ne veut pas.

Il me semble que la conscience de chaque individu s’étend ou peut s’étendre au-delà de lui-même (même sans parole et sans acte) et que par suite nous sommes entourés, immergés, dans « de la conscience » formée par les consciences de toutes les formes vivantes.

Même si ce n’est pas vrai, une illusion, il me semble que le fait d’y croire ou de le soupçonner, permet de l’expérimenter…C’est étonnant.

Je pense que dès qu’on est réveillé, vigile, tout de nos rapports (au moins aux êtres vivants) est composé de consciences, qui sont constituées de mouvements.

De fait, tout est Présences, dans des Espaces.

Nous pouvons choisir de nous révéler ou de nous cacher; de nous libérer ou d’être opprimés (par nous ou autrui). J’estime préférable de se révéler : d’être Présent aux Réalités, et non absent.

PEUR COLERE ORGUEIL : les 3 ennemis intérieurs qu’on peut dominer si on le veut.

16/12/17 :

Ce qui me préoccupe depuis longtemps c’est de savoir que ce que je suis est un mélange : un mélange composé de qualités et de défauts, de dilections et de méchancetés, de vertus et de perversités, et que finalement, à chaque instant, tout dépend de la partie qui domine, majoritaire ou non.

Je sais aussi que les désirs inassouvis nous travaillent plus que les assouvis.

Je sais que si je veux vraiment me libérer je libère du coup aussi mes erreurs et défauts. Mais il semble qu’il soit nécessaire de se décrisper totalement pour se libérer, et donc prendre le risque de commettre des erreurs; mais si on se connaît suffisamment pour être certain qu’on refuse d’être nuisible alors on peut se décrisper totalement.

Mais je crains aussi que quand je me décrispe, des forces malveillantes externes à moi, essaient de me manipuler.

Mais…le seul obstacle est la peur d’un châtiment. Se débarrasser d’elle car mieux vaut prendre le risque de commettre honnêtement des erreurs et de se rectifier et s’améliorer, que d’être servilement et hypocritement correct par soumission – notamment parce que si c’est par hypocrisie et peur, alors la part d’erreur, méchanceté, de notre véritable nature, qu’on n’aura pas sincèrement essayé de corriger, se manifestera d’une façon ou d’une autre (même de façon psycho-somatique, par exemple). Mais pour ce qui est de libérer ses énergies, si l’on doute de soi mieux vaut les libérer peu à peu, progressivement, afin d’être sûr de toujours pouvoir reprendre le contrôle si nécessaire.

Se libérer totalement donc : se décrisper et être ses mouvements sincères.

Pour s’améliorer savoir se servir de ce qu’autrui provoque en nous, y compris les malveillants. L’intérêt des malveillants, comme de toute personne dont le comportement nous déplaît, est qu’on peut s’en servir pour identifier nos propres erreurs et défauts, et ensuite faire des efforts pour se rectifier.

Ce qui m’empêche d’être continuellement sincèrement moi c’est la peur. La peur est un réflexe de préservation de soi, on ne peut donc la supprimer, mais on peut cesser de s’y soumettre – et ainsi devenir enfin libre : SOI/

Je cesse de me soumettre à la peur.

Quant à l’animosité d’autrui, je la laisse à autrui, tant qu’elle est sans risque réel pour moi, sinon je m’applique à faire cesser cette animosité, quitte à mettre autrui hors d’état de nuire. Mais les pensées et les paroles agressives ne sont qu’outils de lâches.

Protéger ce qui nous plaît et ne se soumettre à rien.

Plutôt une vie de libre mortel qu’une éternité de pantin.

17/12/17 :

Vous mettez les gens dans la merde et ensuite vous les accusez de s’être salis ?

Vous mettez les gens dans des problèmes et ensuite vous les accusez d’avoir eu des problèmes ?…

Je suis…affligé…Parce que je rentre peut-être dans l’âge des afflictions : le temps où les gens qu’on aime – soi compris – deviennent fragiles, vieux, malades, et meurent. L’âge où les spectres de la douleur, de la vieillesse – l’autre nom de la faiblesse – et de la mort sortent de la cave où notre ignorance, notre enthousiasme et notre fougue juvénile et rieuse les avaient repoussées. Et ma solitude , qui devient irrémédiable.

18/12/17 :

Quand l’attention est attirée il est très fréquent que la pensée se mette à spéculer et nous piège dans ses spéculations, nous empêchant de vraiment percevoir les Réalités. Savoir se libérer de ce fonctionnement mental, en libérant son attention, qui est très mobile et rapide.

D’une certaine façon, et c’est en cela que réside le piège, la perversité est l’amour absolu : qui unit haine et amour, sexe et torture, bienveillance et malveillance. Mais l’absolu est excessif et l’excès détruit. Tout c’est trop.

L’humaniste, par dilection, se pose des limites.

« Comprendre la photo » John Berger.

19/12/17 :

Corruption et spoliation sont les 2 jougs qui pèsent sur l’Afrique.

Je suis encore fasciné par le pouvoir que la méchanceté donne sur…ce qu’on admire, voire ce qu’on aime. C’est véritablement un rapport pervers : être nuisible pour en retirer du plaisir. Fort heureusement je ne traduis pas ça en actes, je n’agis pas de telle façon. Je suis encore fasciné par les forces de destruction – notamment pour la liberté qu’elles semblent manifester : en n’obéissant pas, en ne se soumettant pas aux règles, peut-être en se soumettant à AUCUNE règle.

C’est une des questions : peut-on être totalement libre, donc en refusant de se soumettre à quoi que ce soit, et ne pas être nuisible ?

Oui – si nos désirs ne sont pas nuisibles; donc si nos goûts sont respectueux.

Comme je l’ai déjà noté (carnet 48 ou 49) : concernant la colère, la vengeance et la haine, il faut quand même noter que j’ai toujours eu de la haine en moi, caractérisée par un mépris et même une détestation pour tout ce qui est…mignon et (bien souvent cela va de pair) fragile, faible : vulnérable. Je suis particulièrement sensible, agacé, par le mélange de stupidité, candeur, ignorance, beauté mignonne, naïveté, prétention, curiosité, enthousiasme, fragilité, délicatesse, vulnérabilité, orgueil, arrogance, joie, bonheur, amour, tendresse…D’une certaine façon, par tout ce qui (en dehors des quelques défauts énumérés) constitue les aspects intangibles et pourtant réels de la conscience et de la vie : par l’essence même de la vie.

Je suis d’une certaine façon, un « tueur absolu », un « assassin absolu », un « tire au coeur ».

Et en même temps je suis, et plus majoritairement, tout l’inverse : un absolu défenseur de la vie, de la conscience et de tout ce que j’ai précité. En fait, il semble que malveillance et bienveillance se rejoignent; peut-être parce que la haine est peut-être de l’amour frustré…

Heureusement je suis davantage bienveillant que malveillant, et je me cultive tel.

Peut-être est-ce parce que je suis un admirateur amoureux éperdu des Réalités, que je suis aussi, pour moindre part, un…potentiel (seulement) destructeur…?

Un être excessif…et qui paradoxalement ne produis RIEN de vraiment concret ni abouti…Partagé que je suis entre 2 extrêmes.

Mais je ne suis pas entre 2 extrêmes : je suis bien davantage admirateur et protecteur, et – par frustration, et donc dépit, colère et donc légères et seulement virtuelles velléités de vengeance – un petit peu tourmenté par des petites tentations d’imagination agressive, et même pas forcément destructeur.

Je suis une sorte de philosophe chercheur artiste : un curieux esthète – esthète parce que curieux, curieux parce qu’esthète.

20/12/17 :

C’est une des grandes difficultés de cette existence : le rapport entre les émotions et l’impermanence…

21/12/17 : Hiver.

Préserver les gens, préserver la paix : oui, mais pas à ses propres dépens.

Préserver la paix commence par se préserver soi-même.

Tout ce qu’on fait vis à vis des Réalités est plus efficace si on commence par soi.

Le Soi Conscience est un espace dynamique sensible, dont la conscience est la partie la plus mobile (qui constitue l’attention). Veiller à ce que notre attention ne s’occupe que de ce qui nous intéresse et importe vraiment. C’est par l’attention que l’on se fait manipuler; c’est donc bien elle qu’on doit désaliéner et dont on doit être le seul maître.

Elsa Schiaparelli / Amory Carhart / Georg Grosz / Carl Erickson / Elise Daniels / Lisa Foussagrives-Penn

Plus encore qu’en portrait c’est vis à vis des « choses » qu’Irving Penn me semble le plus efficace et original : son traitement de tout ce qui est objet, « non vivant ».

Jean Patchett / Armand Fèvre / Rachel Carson / Père Couturier / Carson Mc Cullers / SJ Perelmn / Issey Miyake

Faut-il cesser toute sensualité psychique ? Pour éviter de s’égarer. Pas forcément, mais comme pour tout : être judicieux dans ses choix.

22/12/17 :

Qu’est-ce qui me rend insatisfait dans le fait de me refouler lors de certains de mes rapports à autrui ? Ce qui me rend insatisfait c’est que je ressens que cela occulte un pan agréable, voire merveilleux, des rapports que l’on peut avoir, car cela obstrue le flux des Réalités, cela oblitère, entrave les mouvements des consciences.

Je ne veux plus frustrer les Réalités, je ne veux plus amputer le Monde et les gens de ce qu’ils ont peut-être de meilleur. Donc je veux m’épanouir, car c’est en commençant par s’épanouir soi-même que l’on permet aux Réalités de s’épanouir.

Je peux m’épanouir car je sais que je refuse de nuire à ce à quoi je ne veux pas nuire et que je veux protéger tout ce qui me plaît (individus compris). Pour m’épanouir je dois procéder selon MES Vitesses, libérer mes mouvements qui s’épanouiront selon leurs Orientations et leurs Vitesses propres. Se souvenir d’aller à SA Vitesse, pas à celle d’autrui ni à celle d’automatismes ou d’habitudes. MA Vitesse.

L’amour présente 2 risques : la perversité et la détestation.

Suis-je au clair avec toute hypothétique divinité ?…Oui. La seule qui pourrait me déplaire serait une cruelle, tortionnaire – et si c’était le cas, je refuserais tant que je pourrais de l’adorer.

On retrouve ce que j’estime être le seul problème également dans les rapports humains : méchanceté ou non ? Je refuse la méchanceté.

Vive la Gentillesse, vive les Dilections, vive l’Amour, vive les Beautés, vive les Plaisirs !

Je suis bien au clair vis à vis de l’Existence : mon seul ennemi c’est la méchanceté. Je peux (donc) me décrisper, me libérer. Et veiller à corriger nos mauvaises habitudes.

J’ignorais qu’en luttant contre la méchanceté – mienne ou d’autrui – je me la rendrais d’autant plus perceptible.

De fait, j’ai ma sagesse et ma philosophie – ma règle de vie – : être gentil et refuser la méchanceté. Tout simplement.

On peut arguer qu’il y a de la méchanceté dans le Monde, et même qu’une (ou plusieurs) entité démiurge aurait créé ce Monde en y incluant de la méchanceté, mais aussi des façons de s’en préserver, d’y échapper. Il me semble qu’il n’est pas vivable longtemps d’être uniquement méchant.

Georgie Fame & the blue flames : Get away

Oscar Benton

Marvin Holmes and the Uptights : ride you mule.

23/12/17 :

La seule chose que les morts puissent faire est de nous rappeler de vivre d’autant mieux.

24/12/17 :

Etre ambigü ou ambivalent favorise davantage la destruction que la construction.

25/12/17 :

On cesse d’être un pantin dès qu’on se décide libre; et on devient libre par tout ce qu’on décide de refuser. Ce qu’on refuse établit nos valeurs.

Dans res Réalités s’actualisant continuellement c’est par nos refus qu’on établit nos libertés les plus véritables.

26/12/17 :

Une des questions les plus importantes, aussi fondamentale que dangereuse, est : comment maîtriser le désir ? Pour le supprimer, si nécessaire.

Déjà, définir : qu’est le désir ?

Dans le travail, ce qui importe c’est d’agir efficacement (à la limite, peu importe ce qu’on fait).

Tant qu’on ne touche pas autrui, libérer notre conscience : épanouir totalement nos capacités de perceptions – ne laisser rien ni personne les restreindre.

Il est fréquent que les individus qui ciritiquent soient en fait les plus criticables.

Finalement je peux apprécier d’être contrarié car alors je suis plus honnête : la part sans complaisance que je refoule généralement (pour être accomodant) ressort et mes réactions sont souvent plus spontanées – pas forcément plus efficaces, mais parfois plus sincères.

De l’importance cruciale, pour être libre, d’être maître de son attention : être capable à volonté de choisir à quoi on applique son attention, et de l’empêcher d’être captée par ce qu’on ne veut pas.

L’attentionest la partie, l’extrêmité, la plus immédiate de notre capacité d’être dans un état conscient. (Intéressant ce rapport au temps…)

Le principe de jouer avec le crime est de perdre. Ne pas jouer avec le crime. Qui joue avec le crime veut perdre. Une des meilleures façons de ne pas perdre contre le crime est de ne pas jouer avec lui.

L’attention est à l’intersection des capacités de mémoire, de sensibilité, de savoir, de réaction, d’estimation, de désir, d’aversion, et de notre position par rapport au reste des Réalités. De fait, notre attention est notre part simultanément la plus sincère et la plus intangible de nous-mêmes – bien qu’elle soit une sorte de sens tactile pouvant exploiter les autres sens.

Une part de mon ambition est de me « re-créer » à partir de ce que j’étais initialement, de ce que je suis devenu, et de mes valeurs produites à partir de mes goûts initiaux, de ceux qui ont pu apparaître et de ce dont j’estime que le monde m’a prouvé que c’est valable ou non valable.

Je n’ai jamais fait appel à la chance et je ne veux pas me contenter d’exploiter ce que le Monde m’a donné initialement. Je veux que l’ensemble des potnetialités et vécus que je suis s’auto-détermine. Je veux construire mes libertés, pour être sûr de les gagner et donc qu’elles soient vraiment des libertés et non seulement déterminismes.

L’attention c’est ce que je considère être : mon attention c’est moi; ce qui semble irréductible à la matière, la partie consciente de mon esprit.

L’attention c’est l’ensemble sensitif formé par les intersections de mes matières et espaces singuliers, avec les matières et espaces du reste des Réalités.

Les mots deviennent limités, le langage verbal…

ATTENTION : JE VIS.

Désaliéner l’Attention –

Attention, Désir, Agir, Maîtrise.

Ne pas traîner pour accomplir ce qu’on veut car qui sait si on vivra encore dans une seconde ?

Merci encore à celles et ceux qui nous ont précédés et qui ont amélioré notre condition.

Je ne suis d’aucune religion. Je suis sceptique tendance panthéiste ou animiste. Et plus forcément des plus intéressés par ce genre de sujet. Ce qui m’intéresse ce sont les faits, les Réalités indéniables, irréfutables.

Et je refuse tout conditionnement, notamment le conditionnement par la peur. On pourrait dire : j’ai une condition, je n’ai pas besoin de conditionnement.

Rien ne nous décrit mieux que nos refus ? (S’ils sont sincères)

Que refusé-je ? Je refuse de faire souffrir de façon inappropriée (au sens de : injuste, inutile). Je refuse d’être méchant (ce qui souvent revient au même que le point précédent). Je refuse le fatalisme et d’être un pantin, manipulé.

Ce qui entrave une partie de notre attention quand on a une difficulté vis à vis d’autrui c’est de refuser que cette personne se comporte différemment de ce qu’on veut. Dès lors qu’il n’y a pas de nécessité, admettre la différence d’autrui permet de libérer totalement notre attention de cet individu. Là encore, tant qu’on peut, laisser la personne fâcheuse à elle-même.

27/12/17 :

La pénible erreur que je commets depuis des années est de soupçonner que si mon esprit est préoccupé par quelqu’un alors cela donne accès à ce quelqu’un à mon esprit : qu’il/elle peut alors me posséder, manipuler – comme un envoûtement (choses auxquelles je ne crois pas, pourtant).

29/12/17 :

Qu’est-ce qui fait que je ne me vis pas aussi aise que je le pourrais ? J’attache trop d’importance à l’avis d’autrui et je me révulse et révolte de ce que je réprouve. Cela se résume en : je réagis inadéquatement à l’altérité qui me déplaît, car je suis trop idéaliste : je veux trop que les Réalités soient conformes à ce qui m’importe. Je veux trop que les Réalités n’aient pas les défauts que je réprouve.

Ne pas favoriser la haine.

Je donne trop d’impact en moi à ce qui me déplaît.

Ce qu’on réprouve révèle nos valeurs.

31/12/17 :

Vraiment : ne plus faire semblant de se débarrasser de l’Emprise, du Sur-Moi, et de la soumission à ce processus psychique acquis, instillé en nous depuis l’enfance.

L’Emprise est cette présence en nous, dont on sent qu’elle est différente de nous, qu’elle n’est pas véritablement nous, pas viscéralement, pas sincèrement nous, et qui observe et juge tout ce qu’on pense, dit et fait.

Cette présence en nous, placée via l’éducation, par nos parents, nos professeurs, les lois, la police, la morale, les normes sociales, les traditions, les croyances, les habitudes, la majorité au sein de la population dnt on fait partie, et qui juge continuellement et constamment tous nos actes, paroles, pensées, désirs : TOUT ce qu’on est et tout ce qu’on produit.

C’est une gangue, une chappe, un joug, une nasse, un piège, une prison, une boîte dans laquelle et PAR laquelle nous sommes MANIPULES, non nous-mêmes, ne pouvant exister et nous manifester que par ce qu’elle agrée. Une surveillance interne, intégrée, assimilée, incorporée : un Sur-Moi.

Identifier en nous cette présence, ressentir ses présences, ses forces, ses emprises, ses manipulations, ses contraintes en nous et sur nous, et LES REFUSER : veiller à ce que nos mouvements (mentaux, vocaux, musculaires : TOUS nos mouvements) soient absolument LIBRES de ces forces d’emprise. Totalement libres signifie : refuser toute manipulation de ces forces, donc S’EN EXTRAIRE. Ne même pas s’y opposer (quoique cela soit parfois indispensable) mais plutôt les refuser si radicalement, refuser même leur présence en nous, de sorte qu’elles ne peuvent plus s’y appliquer et se dissolvent.

Pour cela : les traquer, les RESSENTIR, les identifier et refuser d’être elles, refuser de s’identifier à elles, refuser toute influence d’elles en cours.

Eviter de provoqquer l’emprise par des offenses à ses normes car cela entraîne le réflexe de s’y soumettre.

Et quand on a bien identifié notre Emprise Normative Intégrée, en nous, identifier l’Emprise Externe : celle qu’autrui essaie d’avoir sur nous. Procéder de même façon : identifier les forces manipulatrices et les refuser radicalement – refuser toute manipulation, refuser de s’identifier à toute force externe à nous.

C’est ainsi qu’on se libère VRAIMENT : qu’on cesse d’être un pantin du Monde.

Mais cette démarche doit être moins un processus mental que physique : moins psychique que sensitif.

Il s’agit d’avoir seulement l’idée, souvenir, d’identifier les forces d’emprise (internes et externes) qui s’exercent sur nous et ensuite de les RESSENTIR, ressentir leurs présences et influences, et les REFUSER : en s’en EXTRAYANT, en refusant de S’IDENTIFIER à ces forces – en s’en libérant, en s’en DISTINGUANT.

Cela requiert une vigilance de chaque instant mais qu’il faut savoir relâcher, laisser ne serait-ce que pour ne pas se créer une nouvelle emprise – de routine. Et cela rejoint…l’Attention. L’Attention est la première modalité de notre conscience dont nous devons veiller qu’elle soit libre de toute emprise d’autrui, et de toute Emprise Normative Intégrée.

Premier 2018 :

REFUSER TOUTE EMPRISE SUR MOI.

Dégourdissements – Plantes – Carnets

02/1/18 :

La pensée à la fois est dépendante de l’humeur et à la fois la détermine. Veiller à ce que notre pensée soit une bonne humeur.

« C’était mieux avant… »

« Non, c’est toi qui étais mieux avant ».

Soit c’est faux et alors : inutile de s’y soumettre, soit c’est vrai et alors raison de plus pour se rebeller et s’en libérer.

04/01/18 :

Ne pas se soumettre à la peur. Qui se soumet à la peur n’est que pantin. Se trouver des valeurs et les respecter, mais ne pas se soumettre à la peur.

Réaliser que l’on est parasité par un parasite mental : l’autorité intégrée, le sur-moi. Et cesser d’obéir à ce parasite, cesser de s’y soumettre. Cesser de se soumettre à quoi que ce soit – se libérer.

La perversité contracte les énergies selon un mode vibratoire qui produit l’illusion d’un plaisir mais en fait c’est déplaisant : c’est une vibration qui tend à détruire, tiède, sourde, engluante…Discerner cela – et changer : se réorienter et transformer les mouvements néfastes.

Arrête d’être lâche, et trouve-toi quelque chose à faire.

05/01/18 :

Pour échapper à l’emprise d’une idée, se forcer à penser à quelque chose de radicalement différent dès que l’idée nous vient à l’esprit. Ne pas refouler, ne pas chercher à ne pas produire l’idée – ce qui serait un paradoxe absurde – mais plutôt la transformer iimédiatement dès qu’on en prend conscience : se forcer à penser à autre chose.

Transformer nos pensées qu’on réprouve : penser autre chose dès que possible; et systématiquement.

Et à force ces idées perdent de leur emprise sur nous. C’est ainsi que j’ai arrêté les drogues : dès que l’idée m’en venait je me forçais à autre chose, n’importe quoi d’autre pourvu que ça ne soit pas les drogues. Par exemple : panneau, trottoir, ho les nuages…Et l’idée initiale disparaît, et à force se fait de moins en moins présente en moi; et aujourd’hui elle n’a plus de force sur mon esprit et je n’y pense plus.

Transformer les mouvements des désirs inappropriés et des idées inappropriées. Transformer les mouvements.

Ainsi on se débarrasse de toute emprise psychique. Se libérer de toute emprise mentale, de soi ou d’autrui.

La peur d’être possédé, la peur d’être piégé, la peur d’être vaincu…ce sont toutes des transferts de la peur initiale : la peur de mourir. La peur même de la douleur est une peur de mourir, car souffrir c’est mourir à son état idéal de plaisir, souffrir c’est la mort du bonheur.

Se libérer de la peur de la mort. Par exemple en la refusant puisqu’on est vivant. Vivre résolument – et non éperdument – vivre résolument : en s’affirmant, et non en fuyant.

Vaincre la peur, en se vivant résolument.

Tant qu’on est conscient on est capacité volitive.

Dans les rapports humains seuls importent les actes. Craindre les paroles et à fortiori les pensées est aussi lâche qu’inapproprié.

06/01/18 :

Si la théorie du Big Bang est juste, alors il faut expliquer pourquoi il régnait au début de l’Univers des températures très élevées, puisque la température est censée être corrélée à une activité. Or, s’il s’agit d’un début, avant lequel il n’y avait rien, alors il n’y avait pas d’activité – donc pas de chaleur.

Notre logique, humaine, a du mal à envisager que quelque chose puisse être éternel, car si éternel alors pas de début et si pas de début alors pas d’existence

Notre logique ne nous permet donc pas de comprendre les causes de l’Univers. Il est probable que les causes de l’Univers ne soient ni logiques ni même rationnelles au sens que nous donnons à ces termes. Les causes sont probablement différentes de nos modes de fonctionnement mentaux classiques.

08/01/18 :

L’erreur est de crisper ses capacités de perception. La conscience est déjà un processus de contraction, donc inutile de rajouter de la crispation – sinon on s’aliène à ce qui nous fait nous crisper et on s’aliène soi-même.

09/01/18 :

L’espoir est une carte qu’on retrouvera dans ma poche.

De prime abord, réagir gentiment aux Réalités, mais aussi s’entraîner à se défendre pour les cas d’agression. Entraîner son esprit, sa parole et son corps à se défendre jusqu’à mettre hors d’état de nuire tout adversaire, si nécessaire.

Mais savoir que l’esprit n’est en fait vulnérable qu’à lui-même; donc améliorer, libérer et renforcer son esprit – par l’honnêteté et la dilection, notamment.

3 cas mystérieux d’insomnie incessante : Thai Ngoc, Albert Herpin et Paul Kern – des ANNEES sans dormir…

A noter que Kern a eu cet état suite à une balle dans le crâne qui a détruit une partie de son lobe frontal et qu’il prenait 4 repas le jour et durant la nuit…

Ngoc ce serait suite à une fièvre.

Aussi une Inès Fernandez aurait eu la même particularité.

10/01/18 :

Ne pas refouler les néergies de ses dilections, ni celles de ses aversions, mais épanouir de façon altruiste les premières, et transformer de façons utiles les secondes.

Pour admirer les Réalités, les célébrer sans leur nuire.

11/01/18 :

Ne pas se crisper vis à vis de quelque réalité que ce soit. Si une chose (objet ou personne) existe, se crisper vis à vis d’elle ne fait que compliquer nos rapports à elle. Ne se crisper vis à vis de rien.

Tout est rapports de mouvements dans des espaces…

Acheter « qu’est-ce que le temps ? Qu’est-ce que l’espace ? » de Carlo Rovelli.

Je me retiens encore de me donner aux libertés de l’épanouissement de mes mouvements et de me donner aux Réalités et aux événements qu’elles constituent, toujours à cause du soupçon que j’ai de me faire posséder : que quelqu’un ou quelque chose s’empare de moi, se substitue à moi en moi. Le soupçon qu’une conscience s’empare de la mienne et me manipule.

Cesser ce soupçon inquiet. Si quelque chose essaie de me posséder je lutterai et si je suis vaincu, au moins me serai-je vécu libre.

J’affectionne la plupart des Réalités, alors je vis pleinement mes affections, en veillant à ne pas nuire.

Je me libère de toute emprise – à partir de…maintenant !

12/01/18 :

S’occuper de soi, et si autrui a besoin, s’occuper d’autrui. Tout simplement; mais s’occuper prioritairement de soi.

Les Mouvements permettent l’évolution des Réalités – à nous d’orienter et transformer pour améliorer.

Les actes priment de beaucoup sur les pensées mais les pensées peuvent initier les actes; il importe donc d’améliorer ses façons de penser – afin de les optimiser ainsi que nos actes.

13/01/18 :

Ne pas se crisper vis à vis de ce qu’on déteste – ne pas s’en manipuler. Et éviter de détester.

15/01/18 :

Se décrisper – se libérer de cette emprise.

Clarifier la Conscience : ne pas se mentir ni laisser manipuler et discerner lucidement ce qui constitue nos Réalités.

Désaliéner l’Attention : laisser libre notre Attention, et en tout état de cause ne la laisser manipuler par rien ni personne d’autre que soi.

Optimiser l’Intention : ne pas se gaspiller et garder à l’esprit pour motiver et orienter nos actes les objectifs qu’on s’est donnés.

Tout savoir ne vaut que ce qu’on en fait. Inutile de savoir quelque chose si on ne le met pas en application, si on ne vit pas en conséquence.

Pour optimiser ses activités, il est très utile de se créer des projets et assigner des objectifs pour les réaliser.

Une des erreurs les plus fondamentales est le déni de réalité : nier que certaine(s) chose(s) existe(nt). Tout ce qui existe fait partie et compose la Réalité. Il s’agit de le reconnaître; c’est simple mais capital.

Une bonne façon de ne pas se faire manipuler par la frustration est de donner – DONNER, au lieu de vouloir prendre.

Je n’essaie pas d’abîmer.

16/01/18 :

Pour transformer, généralement mieux vaut donner.

Dans tout mouvement d’entraînement prendre l’habitude de le continuer avec son mouvement inverse, notamment pour bien ancrer en soi le réflexe de contre-attaquer immédiatement suite à un mouvement d’esquive, parade, défense que l’on fait en combat. La contre-attaque doit faire partie de tout mouvement de défense qui se veut vraiment efficace.

Cela permet de produire un mouvement complet et d’obtenir un équilibre de nos forces : mouvement et anti-mouvement (ou antagoniste).

Une erreur classique est d’avoir peur de la peur plutôt que de ce qui pourrait la provoquer.

Discerneer que l’excès de zèle vis à vis d’un sujet a tendance à provoquer le problème qu’il veut éviter – surtout dans le domaine psychique.

Depuis longtemps je me suis crée la croyance et habitude de considérer toute idée et toute perception comme une entité qui devient présente dans mon espace cognitif et par suite dans « celui du Monde ». Décrisper son esprit, et ne le crisper que si c’est indispensable. Vraiment : veiller à cesser de faire de son esprit une emprise, une force de crispation – sans pour autant nier ou abandonner cette capacité, qui peut s’avérer utile, mais dont il importe de ne pas s’en piéger.

SE DECRISPER – MUSCLES ET ESPRIT.

La liberté c’est L’INTERET COMMUN.

Projet ? Intégrer. La pause.

Je suis mouvements qui peuvent composer avec des mouvements les environnant, afin d’obtenir un équilibre agréable.

Je cesse d’être systématiquement emprise – je me décrispe.

Aucune croyance, une seule question : QUE SE PASSE-T-IL ?

Que ressens-je ?

Que veux-je ?

Que fais-je ?

QUE RESSENS-JE ?

Se demander : « Pourquoi ne vivé-je pas aussi agréablement que je pourrais ? ».

Personnellement je ne vis pas aussi agréablement que je pourrais malgré le fait que j’adore exister, les Réalités. Pourquoi ne vivé-je pas aussi agréablement que je pourrais ? Parce que je considère autrui maladroitement.

Avoir une approche d’autrui, au moins pour soi, pertinente et judicieuse : ne pas s’en importuner inutilement.

Le fait qu’une goutte puisse faire déborder notre vase prouve qu’on a commis l’erreur de le laisser se remplir. Or, c’est précisément cela qu’il faut ne pas faire. Veiller à vider son vase – son espace personnel singulier, énergético-organique – à ne pas accumuler nos énergies, nos mouvements, et à transformer ce qui tendrait à devenir nuisible.

Tout simplement : en ces Réalités qui me dépassent je décide de faire A MA MESURE. Ma Mesure. Humblement.

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