conscience 12

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du 04/09/1999 au 23/12/1999

Ne plus JAMAIS être indolent.

La timidité est la paresse de l’orgueil.

990904 :
Nous nous sommes trompés. Ce n’est ni le Bien ni le Mal qu’il faut chercher, mais le Vrai. La Vérité est Immanente et transcende Bien et Mal.

Repenser au terme de « tourbe » pour la traduction de la Génèse.

Et si Dieu était la Mort ?
La mort en tant, paradoxalement, qu’agent participant, permettant la vie, et la poursuite de la Vie ?

Nouveaux symboles :
la faim pour la femme
la soif pour l’homme…

990906 :
Etre UN.
(C’est cela que veut entraîner Dieu, en disant : « tu m’aimeras de toute ton âme, de tout ton esprit, de toute ta force » : cœur, cerveau, muscle)

Que la pensée, le désir, la volonté procède à, et procède d’un, unique mouvement. Qu’il n’y ait pas de différence, ni de distinction entre l’idée, la parole et l’acte.

Dimanche 12 prévoir un grand sac poubelle pour l’action caritative avec le Léo Club.

La Vie est une Farce, mais on ne sait pas rire.

990907 :
Je brise le rapport infantilisant à Dieu.

990908 :
A force de pas manquer d’air, ils finiraient par en faire manquer les autres.

990913 :
Savoir que je vais t’appeler ce soir, me met les tripes dans un feu de glace. L’impression d’avoir avalé un papillon de cristal.

A l’idée de t’appeler, j’ai des cloches dans le ventre. J’ai le sang qui tintinnabule.

990914 :
Ce n’est pas le plaisir qu’il faut rechercher dans la vie. C’est là le piège. C’est plutôt le bien-être, la paix, la sérénité. Et tu y trouves du plaisir, mais dans ce cas tu en fais un moyen et non une fin. Car si tu fais du plaisir une fin, tu plonges : il t’engloutit.

A côté de toi
j’ai l’impression d’être une tornade
qui voudrait embrasser une flammèche ;
une vague rôdant autour d’une étincelle.
J’ai l’impression d’avoir une fougue volcanique
pour ta fragilité de givre.
J’avais envie de te sauter dessus ;
de te toucher presqu’à t’en donner des coups de poing.
Envie de tout casser sauf toi,
et pourtant l’impression que tout est indestructible,
et toi seule plus fragile qu’un premier flocon.

Ô ma plus belle des femmes.

990915 :
Il s’exprimait avec la tonitruance d’un pet de bidasse.

990916 :
Ce qui est fondamental c’est : ce que tu cherches.
Et ce qu’il faut que tu cherches c’est : L’AMOUR et LA JOIE.

990917 :
Cette nuit MPM.

Donne l’Amour et la Paix pour édifier, et cherche l’Amour et la Joie pour exalter la Vie.

990918 :
Cette nuit MPM.

Chercher le Royaume de Dieu, soit : L’Amour, la Vérité, la Justice, la Joie.

990919 :
Rencontré aujourd’hui Claude Besson qui travaille à la télé, et à qui je vais remettre un exemplaire de ma pièce.

Nous nous sommes soustrait du monde, en nous retranchant dans notre tête, dans notre pensée ; et nous sommes à présent absent au monde. Nous sommes ce qui lui manque ; nous devons donc remplir.

990920 :
Quitte à vivre avec une femme, je cherche la perle rare, pas un collier de verroterie.

L’humour c’est le manche plus aiguisé que la lame.

990921 :
La feuille de coriandre a le goût…de l’adolescence.

Si je devais choisir la saison pour mourir je choisirais…le Printemps.

990922 :
Peut-être que chacun et chacune de nous en venant au monde,
donc en ayant choisi de se détourner de Dieu
et de s’emparer de ce qu’il avait interdit,
emporte du coup avec lui une part du Diable,
qu’il aura donc à « digérer »
(puisqu’il s’agissait d’avoir mangé le fruit interdit)

Chacun a sa part de mauvais, du diable,
à gérer, combattre.
Il y a ceux qui ont tendance à la dissoudre,
à la transformer en bonnes choses,
et ceux qui ont tendance ou cherchent à la faire fructifier.
Soyons donc de ceux qui essaient de convertir le mal en bien.

Les 3 arts majeurs sont : la musique, la sculpture et la peinture ;
car internationaux, directement accessibles
et par le plus grand nombre
(la sculpture peut même être perçue par les sourds et/ou aveugles)
La sculpture pourrait donc être l’art « suprême »,
mais moins exaltant, et plus « passif » dans son émission et sa réception,
que la musique (qui par contre échappe en grande partie aux sourds)

L’écriture – poésie, littérature – n’est pas vraiment de l’art, mais du LYRISME.

Le but de tout artiste, avant même d’être égoïste, doit être altruiste.
L’artiste doit exalter et glorifier l’existence ;
c’est à dire la matière et la vie.
La forme et le fond.

Ecrire un essai sur l’art, que je nommerai :
« De l’indispensable superflu –essai sur l’art – »

L’art doit être la réponse amoureuse de l’humain
à la péremptoire affirmation existentielle du monde.

Qu’est-ce qui ne va pas en moi ?
Peut-être le fait que je n’ai pas les moyens de mes ambitions ;
ou que je n’ai pas les ambitions de mes moyens.
Peut-être que j’ai fait une erreur en rejetant les 3 verbes :
croire, espérer, attendre.

Je ne crois en personne.
Je n’espère rien.
Je n’attends rien.

Je cherche, j’essaie, j’hésite.
Je crois que le problème serait aussi :
la tentation d’être le pire des méchants,
et la capacité pour.
Mais une espèce de « faiblesse »
par rapport à ce premier projet, me gêne m’encombre, me paralyse :
la gentillesse ; la générosité, l’Amour.

La Vérité, suivre la Vérité,
quoi qu’il en soit, quoi qu’il arrive.
Je commence seulement à m’avouer
que j’ai toujours su être maudit par le célibat.
Et je me dis c’est dommage,
car peut-être que ça peut exister le VRAI amour d’un couple
c’est à dire celui qui dure toujours :
les couples qui ne se séparent pas
car sont toujours amoureux.

RDV au Rêve rue Collincourt.

990923 :
L’Automne…
Les hommes et les femmes : la fanfare et la parade.

Le Voilà le Secret : c’est qu’il faut PENETRER la réalité.
Pleinement, totalement,
de tout ton cœur, de toute ta tête, de toute ton énergie :
de tout ton être.

990924 :
Cette nuit : débordement intempestif.

Mon haleine a parfois l’arôme subtil et corsé d’un clochard.

Je comprends mon erreur, à propose de la connaissance, du savoir.
Erreur que je fis à la base, lorsque je me lançai dans la quête.
Heureusement, ce n’était pas ma seule motivation.
Or, voici : Savoir n’est pas pouvoir.

Oir : croire, vouloir, savoir, pouvoir, voir.

Métro St Georges : magasin de cadeau amérik du sud et quartier qui semble être intéressant.

990926 :
Je crois que j’obéis encore à une certaine forme de déterminisme social, voire civique, alors que finalement je n’ai ni l’envie ni le goût de m’associer avec une femme, pour former cette entité cellulaire bipartite que l’on nomme : un couple.

Le Vice. C’est le vice qu’il faut que je surveille, et empêche de s’épanouir ou de contrôler mon énergie, et par là de manipuler ma réalité psychique.

Ecrire une nouvelle où le gars se réveille dans la peau d’un autre. Voire dans la peau d’une femme.

Si tu veux du bon « rasmalaï » tu vas Rue des 2 Gares, à Paris.

Locataires de la vie, ou propriétaire de la mort ?

J’ai rencontré aujourd’hui Claude MERLIN habitant au 10 rue de…l’Evangile ! Ca s’invente pas. Et dans le même temps Esther Moïsa !

990927 :
Beaucoup d’erreurs de ma part dans mon approche de la vie. En effet, pour moi, vivre c’était être conscient.
Et être conscient c’était comprendre et savoir ce que je faisais. Or, cela entraîne un recul par rapport à la vie, à l’existence, à l’Evénement. Et une perte d’énergie, de l’Energie, donc de soi.
Or, il faut être DANS et AVEC l’événement. Employer l’énergie que l’on est, uniquement à travailler, œuvrer. Etre ce que l’on fait.

Qu’est-ce qui est mal ? Le vol, le viol et le meurtre. Sous toutes leurs formes…

990928 :
Cannelle s’adressant à Gingembre :
Tu sais tricher mon nu.
Déploie (pour moi) ta baguette magique
Ô Merlin de mes entrailles
Enchanteur de mes profondeurs
(Redresse ton bâton)
Ton pénis tend mon pénitent
(Et) viens en pèlerinage
Sur mes terres sucrées.

Serti d’émoi, serti de mon émoi
Moitié moi – moite émoi.

Le rapport entre Temps et Conscience…
La perception tendrait à nous faire déplacer notre « point focal » de conscience rapidement (ou notre volonté) alors qu’en « même temps » il faudrait aller toujours plus lentement pour bien « prendre ? » conscience des choses…

L’authenticité, authentique, en hébreu : MAKORI. Or, MAKOR = source, origine.

Je ne suis pas dur, j’ai des limites sur lesquelles je sais qu’il n’y a pas à transiger.

« Comme » est d’un emploi grossier en littérature ; surtout en poésie. Il n’y a que dans le langage parlé que l’on peut l’employer. Et encore, il constitue alors une licence.

990930 :
Bon ! Finis les discours et les tergiversations. J’optimise mon existence.

Voir jusque dans quelle mesure la liberté dépend de l’indépendance, de la séparation.

C’est une évidence : il faut savoir s’imposer.

Comment ne pas être grave quand on sait (mais peut-être se trompe-t-on…) que chaque acte doit provenir d’un choix, lui-même issu d’1 intention, qui doit donc être juste. Et que ce choix et cette intention composent et constituent notre responsabilité et notre liberté au monde…?

991002 :
Focaliser son potentiel émotif sur l’Autre, et plonger –s’immerger- toujours plus profondément dans l’Aventure de l’Instant.

991003 :
ZAPPA : Apostrophe overnite sensation.

Le « problème » c’est que je m’ai, mais ne me suis pas. Je sais avoir, m’avoir, pas m’être. Je SUIS !

991004 :
Le monde cherche à étouffer l’individu, tout comme le corps cherche à étouffer l’âme.

Je ne sacrifie plus au mythe de la vérité apatride. La vérité est où l’on est.

J’ai une haleine de coprophage.

991005 :
Je crois (encore) en l’amour au premier regard.
A la reconnaissance mutuelle, les retrouvailles réciproques.
Le reste n’est qu’adaptation, voire pire : accommodation,
ou encore : résignation.
Et de çà je ne veux pas.

991006 :
Non seulement la vie n’est pas un jeu, mais en plus, tu n’as pas intérêt à rester sur la touche.

Toute rencontre constitue un Absolu universel, puisqu’elle unit un « temporel » à un « spatial », le Temps à l’Espace. Car une rencontre a nécessairement lieu à 1 seul endroit, à 1 seul instant.
Une rencontre est la réunion du temps et de l’espace.

Dites, vous trouvez que…
Je trouve rien, moi ; c’est à peine si je cherche.

991009 :
Intéressant. A l’intersection des rues Richelieu, Vivienne, Petits Champs : un FP est gravé sur un mur. Découvert après appel téléphonique. Suite à recherche pour voyage.
Ensuite, je vais chez Havas, et là la vendeuse souligne son nom sur un papier qu’elle me donne : Caroline. (Hier j’ai rencontré Caroline, aussi)

Polaris la Femme Prisme.

991011 :
A noter : je t’engorge.

991012 :
Le problème c’est que c’est la tragédie qui doit nous apprendre à rire.
L’horreur est notre instructeur pour la vocation de clown.

991013 :
Face à l’immensité de l’espace, l’esprit ça sert d’os…Ah ah ah.
Dans la chair de l’acte, le Souffle ça sert d’os. Hi hi hi…

991016 :
Je reprends ce que j’ai écrit précédemment : quitte à mourir, autant que cela soit en automne.

« The Jazzpassenger » avec Debbie Harry ?

991017 :
Cette nuit MPM.

Ecrire, faire 1 liste de ce qui est fondamental : de l’intérieur de l’individu, de l’extérieur. (et de ce qui fait le lien entre les 2 ?)

Les 3 ennemis : la peur, le doute, l’orgueil.

Si l’on a suffisamment cherché (?)
il arrive un moment où cela ne sert plus à rien de continuer à chercher.
Et même, cela peut desservir.
Il faut alors être.
Remplir de façon optimale l’espace-temps.

991019 :
Depuis la naissance jusqu’à l’individuation psychique, l’humain passe par 3 étapes : la peur, le doute puis l’orgueil.
Dans sa vie d’adulte « dit complet », il connaîtra également ces 3 obstacles : l’orgueil de lui-même, le doute vis à vis de sa femme, et la peur vis à vis de ses enfants.
Lui-même s’apporte l’orgueil, la femme (ou l’homme, selon le sexe) lui apporte le doute, et les enfants lui apportent la peur.

En effet, dès le départ, peur, doute et orgueil : tel est l’ordre d’apparition lié à 3 sensations (aux 3 fondamentales) : la douleur, le besoin, le plaisir.

La peur suit la douleur de la naissance.
Le doute suit le besoin succédant à la naissance : la faim, la soif.
Enfin, l’orgueil vient du plaisir, qui entraîne une sublimation du soi ; qui entraîne par PERSISTANCE (et du fait qu’on lui obéit) le plaisir de la satisfaction des besoins.

Je pense que ce n’est pas forcément orgueilleux que je suis, mais plutôt…vaniteux. Ce qui, à la limite, est pire : plus mesquin ; moins « ambitieux ». A moins que je ne sois un mégalomane désabusé…

991020 :
Ne pas être affecté dans le comportement. Etre toujours, perpétuellement attentif, dans l’instant et le lieu où l’on se trouve, dans la quête de la gentillesse et de la joie.
Faire un, faire corps avec l’élan universel, être dans le juste souffle de la Vérité.

En fait, j’ai toujours été un être complet ; se suffisant à lui-même. Mais, heureusement, j’aime les autres et apprécie leur présence. Et j’ai voulu AVOIR des femmes, ou plutôt une seule, mais à travers elle : LA femme. Mais je voulais l’acquérir, comme un bien ; par avidité. Erreur…

Ecrire une saga, à partir d’1 personnage renégat, tel que je voulais faire la pièce.
Plus tu acquiers la vraie conscience, plus tu « entres » vraiment dans le monde. Et tu découvres une réalité parallèle, la vraie. Certains peuvent la percevoir.
Le héros, il la devine, pressent, mais/et par son imagination peut entrer en contact avec et l’influer. Mais il n’arrive pas à avoir la Perception (KOÏNOR, d’où le nom du diamant, par clin d’œil)
Il finira par l’avoir.
Ceux qui ont la perception, qui sont dedans ; bons et mauvais. Ceux qui savent ; bons et mauvais. Ceux qui ignorent ; bons et mauvais.
Dans 1 même scène, sous des apparences anodines, il peut en fait se passer des choses très importantes et complètement différentes. Le lien entre les 2 mondes est la parole. D’où déstabilisation du héros quand il s’en rend compte. Les rêves sont des tentatives de contact, ou des incursions momentanées. Pareil pour les drogues.
Le héros a le pouvoir d’entendre jusqu’aux âmes et, via le souffle, de remonter jusqu’à l’être ultime des gens.
Il est un benelohim (hébreu, langue sacrée dans laquelle communiquent les « initiés » mais alors que tous ont eu un « enseigneur », lui n’en veut aucun, ce qui montre bien qu’il est l’Elu pour les benelohim, le Précurseur. Annonciateur et en même temps l’avant-dernier (avant le Roi et la Reine mais aussi Shell, celui qu’on ne nomme, pour les ennemis, par car il reste dans l’ombre) Ils le nomment Lucifer ; est 1 homme pas 1 démon.
Les mauvais le cherchent car avec lui S pourrait séduire beaucoup plus d’humains et être puissant. Et les bénélohim le cherchent car il est celui qui doit annoncer et précéder le Roi des Roi, Prince des Princes, l’Emmanuel, partout où celui-ci passe et l’aider à se fixer dans une enveloppe charnelle, via sa femme, la Reine, dont lui Argus sera le Garde (autre nom), le chevalier servant qui ne devra jamais succomber à la tentation de faire l’amour avec elle, car sinon cela engendrerait l’Antéchrist. C’est pourquoi il sera tenté par beaucoup de femmes car à chaque fois qu’il succombera à celles-ci elles auront toutes un truc particulier en commun avec la Reine, truc auquel du coup il ne pourra plus résister (normalement) (genre : les mains, les cheveux, etc…)
Mais s’il résiste alors il devient résistant aussi vis à vis de la Reine. Il ne doit s’unir qu’à la femme qui lui est donnée : sa femme dont il est l’homme.
De plus, il y a des passages dans l’eau. S est la pieuvre géante, son sbire : le cachalot. La Reine une raie verte (or le vert est la couleur d’Argus : bleu + jaune…Rappel aussi de l’église et rouge, jaune, bleu…)
Moïse est un dauphin et Argus est l’espadon (King Fish) (éperon pour la parole) capable de rester le plus longtemps hors de l’eau. Garde de la raie manta.

991021 :
Un des mystères vient de ce que, certes, il y a l’Elan. L’élan qui anime l’Evénement (nous avec) Mais la conscience a tendance à nous distinguer de cet élan, à créer 1 décalage par rapport à ce qui progresse, évolue constamment.
La conscience nous laisse, ou crée un « suspens » par rapport au flux. Voilà pourquoi, par l’énergie psychique développée suite à la conscience, on peut même arrêter ou empêcher (ou à l’inverse peut-être provoquer ? ça n’est pas sûr, c’est MOINS sûr) certaines phases de l’Evénement.
Si tout est énergie, la conscience, en tout cas la conscience de soi, semble être une absence d’énergie. Un vide. Un peu comme un trou dans l’espace, ou une rupture, un arrêt rythmique dans le temps. Voilà pourquoi la conscience de soi semble isoler, voire perdre ou égarer.

Le vrai Soi est une source (qui donne), alors que le faux soi est un abîme (qui prend)
Mais toujours la question, alors : qu’est-ce qui distingue le soi du Tout ? Le corps ? Mais le corps est composé par, et fait partie du Tout. Qu’est-ce que le Soi ?

Toujours cette importance de la direction du flux vital. Vers l’extérieur, ou vers l’intérieur. Vers l’Autre ou vers Soi.
On n’est quelque chose que lorsque l’on (se) donne. Quand on prend, on reçoit, on n’est « rien ». Le plein donne, le vide reçoit.

On retrouve cette vérité première et ce mouvement : prendre-donner / dedans-dehors / diastole – systole / entrer – sortir / absorber – expulser.
Mais d’où vient l’énergie des « 2 pôles » ? (Surtout celle du « donneur » d’ailleurs ?…)

La connaissance alourdit, enfle, effectivement (voir St Paul) Apprendre c’est prendre ; donc l’inverse, donner c’est…oublier ? Faut-il oublier ?
Et en hébreu, oublier (se dit) s’écrit : SHAKACH et « souvenir » (et le mâle)…ZAKAR.
Ce qui est très proche phonétiquement…Sauf que SHAKACH est beaucoup plus « dur », déterminé, sec…

Or, oublier est effectivement ce qui permet d’évoluer, de progresser, d’aller de l’avant intégralement, entièrement, librement, sans entrave.

991022 :
Dans la Vérité, Trouve (ou : cherche efficacement) la Source de la Joie : l’Amour.

Amusant : je partirai en vacances le 24/10 à la St Florentin et je reprendrai le travail 01/12 à la Ste Florence. Amusant.

Koh Samuï.

Leurs ricanements grincent la mort.

Célèbre dicton de Florent P :
La sagesse ? Poil aux fesses…
La connaissance ? Poil à la panse…
Et Dieu ? Poil aux yeux ?

991024 :
Je pars en Thaïlande !

J’ai toujours préféré Dali à Picasso, car le second m’apparaît comme un touche-à-tout hyper doué, alors que le premier est un génie omnipotent.

991025 :
Bangkok la désordonnée, Bangkok la « survivreuse ».
Bangkok l’inextinguible.
Mon âme se transvase, via la mousson, des cieux aux caniveaux,
et tranquille se disperse ou s’évacue, c’est au choix,
au long des artères, veines et autres capillaires d’asphaltes.
Je me dépose fondamentalement sur les marches d’un autre temple bouddhique
et à chaque goutte supplémentaire s’affaisse davantage mon inclination
pour cette fosse ingénue de sable, pierre et ciment.

Et de nouveau se pose l’interrogation
Dieu est-il grave ? Jésus est-il sinistre ?
La sagesse a-t-elle le goût faisandé de la moribonde mélancolie ?
Qu’est-ce que la joie, et où se trouve-t-elle ?
Dans l’insouciance ?
Mais l’insouciance mène à l’inconséquence qui entraîne l’injustice.
Justement, tiens, la joie n’aurait-elle pas quelque lien mystérieux avec la justice ?

991026 :
Aller à SOUKOUMVIT.

Orange : SOAM
Combien : tolaï

Ne cherche pas : sois.

Sois joyeux de vivre dans la Vérité. Et pour cela, sois humble.

Merci : kop kung kap (ka, pour une femme)
Bonjour : sawadi kop
Please : kaluna.

Psaume 1 : 1 : « Heureux…..

Le bonheur c’est partager l’amour.

Sachant que tout peut être agréable, et même source de plaisir, la douleur elle-même, alors qu’est-ce qui peut définir le bien et le mal à l’échelle individuelle ?
Attendu qu’on peut se faire du bien en faisant mal à l’autre. Donc, pour la même action, le bien et le mal sont présents en même temps. C’est donc l’autre qui commence à définir le mal pour soi. Mais, pour soi, à partir du moment où on a CHOISI, qu’est-ce qui est mal ? Donc le mal naîtrait de la rencontre avec l’autre ? Et qu’est-ce qui définit le mal « en soi » ?

PAM KIN : très bonne « patate ».

C’est quand tu te places hors du monde, que tu n’es pas à ta place.

991027 :
Il y a moins de mendiants qu’en France. Nettement moins.

Il y a beaucoup d’occidentales, surtout Françaises et surtout parisiennes, que je n’aime pas, parce qu’elles sont salies et qu’elles continuent voire apprécient de se salir. Elles sont sales de l’intérieur. Sales d’esprit. Vulgaires, grossières, dépravées et infidèles.

Chaud : roan
Froid : yen
Sans glace : ma¨hao / nam kêng

Après expérience et réflexion, Paris est une petite ville, chère, prétentieuse et peu animée. Mais sympathique néanmoins.

Je n’ai pas encore fait mon choix. Pas encore choisi entre le bien et le mal. Le mal me tente encore…
Je choisis le Bien ! L’Amour, le Don, la Construction et la Joie !

Qu’est-ce que je fais bien ? La morale, la discussion philosophique, spirituelle. Bref, il n’y a rien que je fasse bien. Ou plutôt si, hélas, je fais bien…semblant.

991028 :
Etonnant : durant mon sommeil je rêve qu’au cours d’1 cambriolage je découvre ou on me confie 1 bébé. Et je décide, en le disant, que même au risque de me faire attraper, je « sauverai » ce bébé.
Or, au réveil, peu de temps après que je sois sorti dans la rue, une française m’aborde et me dit qu’elle n’a plus d’argent et que son bébé a faim.
Du coup, je l’accompagne pour la voir (son bébé fille) et lui laisse de l’argent.

Début pour le livre :
« L’ennui avec le commencement c’est qu’on y est rarement préparé. Pour moi je pense pouvoir dire que tout a débuté le jour de mon départ en Tanzanie ».
Départ pour Chiang Maï à 19h25 pile. Dans Bangkok, aller derrière la gare. Petit quartier comme je les aime.

Je cherche le bien-être du monde, par mon bien-être.

31/10/99 :
A Bangkok, Maison Thomson’s house : à côté de l’université.

A Chiang Maï, ce jour j’avais rencontré Cyril, Matthew DRUMMIE, Teresa OLIVEIRA, et Tatiana, par l’intermédiaire de Michaël VIDONI.
Depuis, on s’amuse bien . Ce même jour, le soir je me suis laissé aller à prendre une petite cuite mais bien dosée, au whisky thaïlandais qui a un goût de caramel ou sirop d’érable. La première depuis 3 ans !…Et la dernière avant longtemps.

991103 :
Pour un PCV en France : 9 001 999 33 1000/ attendre puis, le n°

991104 :
La beauté (la Grâce) est aux enfants ce que l’eau est aux nuages : leur nature essentielle.

991106 :
KO (île) TA –RU-TAO : la plus grande île dans l’extrème sud-ouest. Les Gitans de la mer et l’Ile du Diable, depuis l’embarcadère de PAK BARA à 60 km nord-ouest de SATUN.

991108 :
En route pour Mae Hong Son, mais peut-être Pai.

La Vérité est le support de la Réalité.
La Réalité est l’enveloppe de la Conscience.
La Vérité constitue les os et la Réalité la chair de l’Existence qui est un corps impersonnel. Et la Conscience est l’Identité de la Présence. Le Soi de l’Existence.

Devise de Vérité : Gentillesse, Simplicité, Joie.

TOM YAM KAI : soupe de poulet.
KAO PAT PIC GENG KAI : riz frit + piment + poulet.

991112 :
Sur le trajet en train vers Chumphon vers 14h30 le train a percuté une voiture qui était sur la voie. Je crois que l’automobiliste ne respirait plus. Une femme lui a fait des massages cardiaques, puis ils l’ont emmené. C’est la 2ème fois dans ce voyage où j’assiste à un accident grave.
La 1ère fois c’était le lendemain de notre arrivée à Mai Sai : un homme et une petite fille. Moins grave, je crois. Prudence…

L’Océan : cette frontière entre l’angoisse et la sérénité absolues.

991113 :
Sur Ko Tao (l’Ile aux tortues) depuis ce matin.

Derrière l’océan
Un château de nuages
Au donjon de soleil.
Forteresse d’eau et de lumière.

Apprendre à trouver la juste vitesse, celle de la paix, qui, bien entendu, est lente. Apprendre, trouver la réelle efficacité, qui utilise pleinement le temps et donc va lentement, mais sûrement et irrésistiblement.

991116 :
Voir permet d’anticiper, de connaître ce que tu risques de faire à l’Autre.
Sinon j’en suis à me guetter une intention.
Suivre le flux semble ne pas être le but véritable de cette vie. Cela peut suffire , mais il est plus intéressant de vouloir, puis d’agir en conséquence.

Pourquoi voir est-il le sens indispensable pour se déplacer, pour le mouvement ? Parce qu’il permet d’obtenir le + grand nombre d’informations sur la nature physique, solide, de l’obstacle, de l’Autre et en plus, de par la distance, il permet d’anticiper. il est aussi le + rapîde, hors contact direct.
Voir pourrait apporter des informations qui normalement seraient apportées par les autres sens : le contact (toucher), même le son, mais pas l’odeur…
On ne peut rien savoir d’une odeur en en regardant la source.
Mais il aura fallu pour çà une expérimentation préalable. Une connaissance.

Les autres sens rapportent les choses à soi et ne permettent pas une projection de soi dans le monde. Voir est le sens du futur. Le sens qui permet d’aller au-delà de soi. De plus, les autres sens, lorsqu’ils sont au contact de leur « objet », ne permettent pas, n’offrent pas la possibilité par eux-mêmes d’éviter l’information, la sensation. S’il y a un son, on ne peut s’empêcher de l’entendre (ou alors avec les doigts ou boules Quiès mais pas par les oreilles elles-mêmes) De même, pour toucher, si on est au contact de la chose. De même, pour une odeur, le nez ne peut se boucher lui-même (même en respirant par la bouche on sent quand même, même si c’est moins)
…Le souffle offre un minimum de choix quant à son sens.

En revanche, la vue, par son organe même, peut choisir : on peut fermer les yeux.
Ainsi le sens le + rapide (lumière) et le « plus important » est aussi celui qui est le plus libre et permet le plus de liberté.

991117 :
N. Scott Monraday

L’Enfant des temps oubliés.

Mangot : c’est le fruit violet.

991118 :
En fait, je ne sais trop quoi dire sur la Thaïlande. Au début, je la trouvais fièvreuse. Maintenant, je la trouve douce, très douce, presque trop. Un peu comme si le « concept » de vacuité propre au bouddhisme était ici mis en application jusque dans la terre elle-même. Il y a une espèce d’absence ou de non-manifestation de l’énergie, voire justement de l’intention. Disons que cela semble manquer de détermination, de conviction, de résolution ; et pourtant, c’est manifestement un pays de personnes travailleuses, laborieuses. Un pays industrieux, à défaut d’industriel.
Etrange.

991119 :
Fruit en baie jaune : LONG KHONG.
La « poire » verte : CHUMPHÛ.

991120 :
Formule du Baume du Tigre :
Menthol : 10%
CAMPHOR : 25%
CAJUPUT oil : 7%
CINNAMON oil : 5%
CLOVE oil : 5%
DEMENTHOLISED MINT oil : 6%

MACEO PARKER –keep your soul together – avec Pee Wee Elliss

991121 :
Bien sûr qu’il y a la quête de la beauté, mais il y a plus fort que la beauté : il y a la justice ; et la justice est constituée par l’honnêteté et le respect.

991122 :
On y est. Dernier jour en Thaïlande. Avec deux fois plus de « blues » car hier j’ai quitté Carmen et Vera, sur l’île de Ko Panh Gan. Je n’ai pas pu rester pour la « full moon party » qui a lieu…aujourd’hui. Plus d’avions avant un mois !…
J’étais bien avec elles. En fait, j’aurai passé très peu de temps seul, en Thaïlande. Peut-être un ou 2 jours, voire trois.
Ce SONT de merveilleuses vacances. Très agréables, très instructives, très dépaysantes, très reposantes.
Dans quelques heures je m’envole pour la France…

Chakrawak road est une bonne place pour du Bangkok authentique. Plein de petites rues, échoppes, etc…Essentiellement vestimentaires cependant, mais avec plein de petits vendeurs de succulentes « thaïlanderies ».

Les ½ sphères de « crème », délicieuses, se nomment : KHANOM KÔ.

Fruit : POLLAMAÏ.

Me voilà maintenant dans la salle d’attente de l’aéroport de Bangkok, porte 22. On a beau savoir que la nostalgie ou la mélancolie sont inutiles et même néfastes, « on » se
laisserait bien tenter.
D’autant que ce soir c’est la « fool moon party » et que Vera und Carmen y seront…Sans moi !
Des français, un groupe est présent. L’avion ne part que dans une heure.

J’ai donc rencontré Vera et Carmen le 12/11/99 vers minuit.

991123 :
Il allait vers les gens, recherchant l’amitié, histoire de confirmer que vivre c’est autre chose que s’enivrer devant un match de foot à la télé, ou s’acheter une nouvelle paire de chaussures.

Voilà, je suis de retour en France. Il fait un froid humide…Bienvenue. Vive la vie.

991125 :
Juger, déjà me dérange, mais ce qui me gêne vraiment c’est la condamnation.

Centre du Volontariat de Paris, dans le 6ème : 72 rue Bonaparte M° St Sulpice.
01 40 46 75 06

Ne meurs de tes questions, vis tes réponses.

991126 :
L’Espace est Présence. Départ, commencement. Présence initiale ; l’espace est éternel, Eternité.
Et le temps est fin, le temps est énergie destructrice. Volonté, qui en tant que tel influe sur ce qui est, et donc modifie, bouleverse et détruit finalement. Le Temps c’est la mort.
La dialectique de cet univers Espace-Temps est celle d’un coït initial et terminal, dû et mû par la 3ème dimension, le 3ème agent : l’Amour.

Cet univers c’est le Temps qui fait l’amour avec l’espace. L’Espace et le Temps qui font l’Amour, et engendrent la vie avec sa part de douceur et d’agressivité, avec sa présence et sa disparition, son début et sa fin.

991127 :
Etrange. En Thaïlande, tout a vraiment commencé le soir où j’ai entendu Manu Chao dans un petit bar-bouge de Chiang Maï. Puis je l’ai réentendu dans la chambre-bungalow de Véra et Carmen ; suite à quoi nous avons eu une conversation intéressante.

J’ai été un des premiers à acheter et écouter cet album. Or, aujourd’hui il est rès répandu.
Et aujourd’hui à environ 16h00 je tombe sur une manif anti-OMC, qui fait peur pour l’avenir du monde, notamment social.
Or, comme musique leit-motiv ils ont pris…Manu Chao…
Etonnant ces coïncidences.

991128 :
Perrine, comédienne de théâtre, rencontrée dans une fête vers 3h30 – 4h00.

991201 :
Vous savez, on peut aussi ne pas être artiste, dans la vie. D’ailleurs, en règle générale, ce ne sont pas les artistes qui ont construit le monde dans lequel nous vivons. Pour tout dire les artistes sont rarement des bâtisseurs ; et à mon sens, mieux vaut un petit maçon ou un petit plombier qu’un grand artiste. Mais cela se discute, bien entendu. Je ne m’en prive pas, du reste…

Est-ce que je crois en l’humain ? Ca ne signifie pas grand-chose comme question-bateau d’ailleurs. C’est un peu vague. Je préfère dire que j’ai une certaine confiance, ou plutôt je concède un certain crédit aux meilleures qualités humaines.
Mais je reste dubitatif sur « l’humain en général ; quant à son avenir ».
Sa possibilité d’aller loin réside peut-être plus dans son appartenance à un grand projet qui le dépasse…

991202 :
La Vérité est Une, mais elle a une Surface et une Profondeur. La Surface c’est l’Apparence : le Corps, et la Profondeur c’est l’Energie, le Souffle, l’Esprit et la Volonté, mais aussi (moins puissant) la pensée.
C’est en cela que la Parole est si importante : en tant que souffle venant du dedans du corps et allant vers l’extérieur (l’Autre, corps) elle fait le Lien, elle crée et établit le Contact.

991203 :
Dans une critique artistique, que ce soit pour un tableau, une sculpture ou un film, on oublie systématiquement quelque chose ; peut-être l’essentiel…

991206 :
Pour et dans le théâtre je suis, et commence à l’être avec cette pièce, à la fois inséminateur (par mon texte, j’introduis la semence du verbe dans les corps des actrices et acteurs) et obstétricien (en tant que metteur en scène, j’aide les acteurs à accoucher des personnages dont je les ai fécondés)

Vendredi, quai 12 18 heures Montparnasse. Pour aller chez moi et procéder tous ensemble à la première répétition.

Ecrire la pièce ou la nouvelle qui me trotte en tête depuis des années : les gens enfermés dans un supermarché qui se retrouvent isolés suite à expérience spatio-temporelle. Ils faisaient l’inventaire. Lutte pour les jeux, la nourriture, les armes, l’eau.

Ou encore, s’agissant de ma pièce « Le dessert » que nous allons faire vivre, je tiens le gouvernail (ma vision de la pièce) et le texte est le bateau ; et les acteurs sont le vent (le souffle) et la mer (les vagues)

Se souvenir de çà :
1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30
31 32 33 34 35 36

4+8+17+19+27+36 = 111
On choisit un chiffre, on l’entoure et on barre les autres de sa ligne et de sa colonne. Comme çà 6 fois, sans reprendre les barrés. Et avec la somme des chiffres choisis, on trouve OBLIGATOIREMENT 111 !…Intéressant.
Vu il y a quelques mois dans la rue, présenté par un prêcheur évangéliste, au carrefour des boulevards St Germain et St Michel.
A dire à une femme :
Ami agile, amant fragile…

991208 :
Ce qui m’amuse et me laisse perplexe en même temps, c’est cette possibilité de toujours choisir entre suivre le flux et décider de l’acte. Choisir.
Or, j’ai l’impression que le flux que l’on peut suivre manifeste effectivement une voie médiane et simple, mais elle ne me semble pas optimale au niveau de l’accomplissement. elle n’exploite pas (pas forcément) (tout) ce qu’il peut y avoir de meilleur dans la possibilité, le possible, le virtuel.
C’est donc entre le milieu et le meilleur (ou le pire, hélas) que réside la liberté véritable.

Mais, d’autre part, le flux me semble trop « sans émotion » « sans sentiments ». Or, si ce sont émotions et sentiments qui font souffrir, ils me semblent néanmoins préférables à « l’atonie ».

Ainsi, encore une fois, le « Flux » est avant tout une énergie neutre, qui peut soit devenir un « ordre » dans tous les sens du terme, soit devenir un moteur ou une réserve qui peut servir à agir selon ce qu’on VEUT, l’estimant juste. A suivre…

Prochaine réunion Léo club : amener les vêtements à donner.

991209 :
Cette nuit, ce matin MPM. Ca faisait longtemps…

991210 :
Ecrire un « Manuel de l’Homme véritable ». Où je pourrais inscrire tout ce que je peux et ai pu découvrir dans la quête de la Vérité. Tout ce qui me semble intéressant, pertinent, important, pour apprendre à bien se comporter, à bien vivre dans le monde.

Faire la part entre :
la source personnelle
la source universelle
donc les 2 flux qui en découlent.

Et qu’est-ce qui peut identifier, détecter les 2…

Et si on arrête la pensée, il reste la sensation, les sens. Qu’est-ce qu’ils nous apportent, nous apprennent. Et quelle est la différence de nature entre l’ouïe, la vue, le toucher et l’odorat ?

Et enfin, se détacher de l’égocentrisme et « égo-interpétation ».

C’est cela : il faut libérer ce que l’on est et le donner au monde. Donc d’une certaine manière : pénétrer le monde. C’est cela probablement, la pénétration dont parle Dieu dans les Psaumes et les Proverbes et autres Livres Sapientiaux.

Et en plus, il faut être très rapide. Mais très rapide, en fait, pour rattraper l’Instant, la vague du temps, par rapport à laquelle la pensée nous a décalé. Il ne faut pas penser, il faut être –veiller et ACCOMPLIR chaque seconde de notre existence.

C’est étrange comme il semblerait que les femmes SAVENT, sont conscientes de la réalité, de la Vérité. Et pourtant, quand on constate comment elles se comportent…Déjà, elles ne disent pas les choses directement, ni explicitement. Elles ne disent rien de ce qu’elles savent, justement.

991213 :
Ma devise :
ŒUVRE ET CONTEMPLE…
NON !
ŒUVRE ET VEILLE.

991214 :
Question toute simple : pourquoi l’arc en ciel fait-il vraiment un arc ? C’est à dire, vu que la lumière arrive de face, pourquoi à la partie gauche de l’arc le rouge est-il à gauche (du jaune) alors qu’à la partie droite il est à droite (du jaune) ?

Je viens seulement de réaliser : mais, à quelle lettre correspond W en hébreu ?
Le W de WWW des adresses Internet…
W correspond à…vav. Et vav vaut…6. Ce qui donne : WWW = 666 !…

Paradoxe des paradoxes !…Je suis quand même quelqu’un d’étrange. En effet, je me méfie des femmes et rejette 3 verbes : croire, espérer et attendre ; et malgré tout, pourtant, je crois que j’attends celle que j’espère…
Ou j’attends la femme que j’espère et en qui je croirai.

991215 :
Je viens de comprendre. J’ai très vite perçu, instinctivement, que la liberté et le pouvoir pouvaient trouver des « espaces sauvages » dans la désobéissance, et pour résumer et mieux dire : dans le mal. De plus, parallèlement à çà, j’ai cherché le pouvoir, mais comme c’était pour un mauvais propos…(d’ailleurs : chercher le pouvoir n’est jamais, ou très rarement alors, une juste cause) le mal m’a fait voir ses cibles préférées.
Et par goût du vice, je me suis mis (malgré les apparences, mes convictions et même ma conscience) à chercher : le crime. Et celui-ci m’a donc désigné ses proies.
Il est temps de changer de démarche et d’objet de quête. Se reposer la question : « qu’est-ce que je cherche ? »
La réponse est toujours : La Vérité. ; mais elle a 2 faces : l’Amour et…la haine. C’est donc l’Amour que je dois chercher. C’est l’Amour que je cherche.

Ce qui me laisse (rend) dubitatif, c’est que lorsque j’essaie d’être attentif, soit je suis attentif à moi (auquel cas, je privilégie le « toucher » interne et l’ouïe –interne et externe) soit, si je veux être attentif à l’extérieur, je privilégie la vue.
Or, je me dis « comment ferait, ou fait, un aveugle ? » Et il me semble savoir, et percevoir, que la vue n’est pas forcément le meilleur sens pour percevoir la « réalité » profonde et objective de l’autre.
Là encore il me semble préférable d’employer le sens vital, qui en plus est directement en contact avec le flux vital, et même le flux universel.
Il apparaît, ressort, alors que la vue permet de se repérer, pour éviter les obstacles.

Faire un sketch comique sur 1 accouchement, avec le père qui filme. Ca peut être très drôle.

991217 :
Etonnant. Dans la nuit du 10 au 11, j’ai fait un rêve où Valérie G (une collègue) venait près de moi et posait sa tête sur mon épaule pour du réconfort, après et pendant une fête. Plus exactement, je lui faisait poser sa tête sur mon épaule, ce qui d’ailleurs m’étonnait.
Or, aujourd’hui on a fait une fête le midi et j’ai parlé à tout le monde sauf à elle, mais ce soir, alors que tout le monde se prépare pour aller à la fête de l’O de fin d’année, il ne reste + que moi (des liquidateurs) dans l’Office, et là elle débarque, d’abord tout sourire, puis après m’avoir demandé si Philippe F était là et avoir entendu ma réponse négative, elle se décompose et commence à avoir les larmes aux yeux et presque pleurer. J’essaie de la réconforter.
Bref, je reprécise mon rêve. Je leur avais dit, à Philippe et Valérie, en arrivant lundi matin. J’avais dit à Valérie, sur le ton de la plaisanterie, « il faut que tu arrêtes d’être dans mes rêves ». Et d’ailleurs, j’avais ajouté « peut-être que Philippe y était aussi ».
Bref, dans ce rêve, je m’éloignais par rapport à un groupe (que je crois être celui de l’O) et alors Valérie venait et je la « forçais » à mettre sa tête sur mon épaule.
Or, dans la « réalité » je suis le seul à ne pas aller à la fête, je suis le seul à rester à l’office et j’ai 1 peu « forcé » Valérie à me dire ce qui n’allait pas, et à rester avec moi pour se calmer.
Etrange… Encore une fois…

991218 :
Ces humains !…Ils m’ennuient, ou m’importunent, ou même « m’insupportent » si souvent…Leur médiocrité m’exaspère. je ne parle pas de leur statut social, mais de leur « statut existentiel ». Ce qu’ils ont ne m’intéresse pas, ce qui est important pour moi c’est ce qu’ils sont. Et c’est bien là, hélas, qu’est le problème et la déception.

991220 :
Rappelle Olivier pour l’action « Pizza d’un soir » à distribuer auprès des SDF. Avec l’Armée du Salut et Pizza Huts.

991221 :
Tout va bien !… tout va placidement bien, mais tout va bien.
Plus que 11 mois à attendre, et c’est les vacances, c’est çà ???

Etrange. Ce midi, en allant pour la 1ère fois de ma vie, seul, aux Galeries Lafayette, sur le pont Neuf je trouve une ½ enveloppe, contenant la ½ de la lettre, destinée à…Yves SIMON, que j’ai déjà croisé plusieurs fois, sans lui parler, bien que j’aie senti qu’il y avait bonne perception réciproque. J’aime bien ses livres et ses disques, j’aime bien l’allure du personnage, et je m’étais dit qu’à notre prochaine proximité (sinon promiscuité) je lui adresserais la parole.

Or, il y a l’adresse sur l’enveloppe, mais également la mention « faire suivre » ; et elle est déchirée. Peut-être vais-je lui écrire…

Qu’est-ce que tu cherches en essayant sans cesse de m’humilier ?
Tu veux peut-être que je déclare n’être qu’une merde ? Tu t’imagines ou tu crois que je me prends pour un dieu ?

Je veux juste être un homme. Je veux être un humain, et progresser le plus possible. Mais je ne veux pas être dieu : trop de responsabilités ; trop de remords.

J’ai encore en moi cette tentation de commettre un crime qui mérite vraiment la mort, et donc justifie le fait de mourir.

Si je sonde au fond de moi, souvent je sens ou découvre de la colère, et du dépit – tous deux issus de l’orgueil que je sens aussi – plus profond -.
Et en fait, encore plus profond, je sens la haine…Et il (me) semble qu’il en est de même pour tout le monde. Et en cherchant la Vérité je me suis arrêté à ce stade, et trop souvent, j’ai découvert la haine chez moi et chez les autres.

Tu peux bégayer si tu veux, mais en tout cas, rends sa liberté à l’espagnol. Autrement dit : libère l’ibère…

Je tiens quand même à rappeler que les artistes sont, avec les sportifs, les travailleurs les moins utiles ou tout au moins les moins indispensables. Et ce n’est d’ailleurs pas un hasard (il n’y a pas de hasard) si dans notre société actuelle où tant de choses se font à l’envers, et où tant de valeurs risquent de se retrouver sens dessus dessous, ce n’est pas une surprise si on arrive à l’aberration de voir que les artistes et les sportifs sont paradoxalement les mieux payés ! Un comble !…

Dédicace pour le livre à offrir à Patrick : « L’œil jamais ne débande… »

991222 :
il faut bien reconnaître l’évidence, la vérité. Plutôt que véritablement la Vérité, c’est le Pouvoir – la capacité de contrôle des gens (surtout) – que j’ai cherché. Et comme c’était une mauvaise quête, j’ai trouvé le « mauvais » pouvoir : le pouvoir sexuel. Ainsi j’ai découvert que le pouvoir et la vérité se trouvent au milieu de soi et au milieu du monde (entre les gens) : dans le souffle individuel, et dans le « souffle du monde ». Mais l’objet et la motivation de ce pouvoir-là est : le sexe. C’est pourquoi je découvre l’appel ou la pulsation sexuelle partout où je cherche.
Mais la Vérité est au-delà de çà. Mais pour l’atteindre, il faut que je dépasse ce « nuage lubrique », cette obnubilation concupiscente. Et pour cela, de nouveau, au lieu de vouloir et de prendre, je dois pouvoir et donner. Donner.

En période de mousson, l’Asie est un continent incontinent…

J’ai encore ce goût pour le crime, pour la haine. Cette pulsion qui me pousserait à détruire la Beauté, à flétrir la grâce, puis à l’anéantir. C’est horrible. Je le sens et le sais et ce « goût », cet éventuel penchant me semble davantage être moi, que le reste ; ce qu’il peut y avoir de bon et de gentil en ma personne. Aurais-je le fond mauvais, et suite à une éducation, parentale et existentielle –ma vie, mon vécu – aurais-je, du fait de ma sensibilité (extrême) développé une certaine tendresse, une certaine douceur ?…

991223 :
Dis-toi que si c’est une bombe, il faut avoir la mèche (à propos de pin-up de magazine)

Volonté et effort, voilà les matériaux à notre disposition pour améliorer notre existence. Et l’outil c’est notre corps ; il convient donc d’en prendre soin.

Ce goût pour le mal, je le ressens véritablement, c’est une sensation de boursouflure en moi, localisée surtout au niveau du nombril, du ventre. Et parfois, j’ai l’impression que ma volonté se situe, se mobilise aussi, au niveau de la langue, de la nuque, du derrière du crâne, dans les épaules, dans les paumes des mains, dans les lombes, et enfin, éventuellement, au niveau du scrotum. Etrange, mais somme toute : logique.

Etonnant, je n’aurais pas cru, en commençant ce carnet, que je le finirais pour la veille de Noël…

Les actes ne sauvent pas…mais ils condamnent.

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