conscience 17

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du 20/09/2000 au 27/12/2000

00/09/20 :
Après avoir découvert, expérimenté, pratiqué, cherché dans le domaine du « monde psychique » (ainsi le nommé-je) je conclue ce chapitre définitivement (en commençant un nouveau carnet, d’ailleurs) en énonçant que : le monde-univers-réalistico-virtuel de la pensée qui tient en contact tous les humains pensant –ou au moins se servant de leur cerveau et de la pensée, d’une certaine manière qui entraîne et est assimilable à une certaine FREQUENCE d’émissions-ondes – n’est pas l’endroit, le milieu, la Voie, le Royaume qu’il faut chercher et suivre.

Non, le vrai monde est et se retrouve dans la sensation et le souffle. Et ne pas se laisser duper par le « sens intellectuel », la pensée qui s’émet dans le monde puis s’écoute et se perçoit par écho.
Non ! Le monde et le Royaume se trouvent dans la sensation et le souffle.
SORTONS DE NOS TETES !

D’ailleurs la seule partie de notre corps qu’on ne puisse voir par nous –même (sans miroir) c’est…la tête, le visage. (Tout au plus peut-on voir le nez qui permet de sentir –sans pensée, et la bouche indispensable pour la Parole…) C’est un signe.

00/09/21 :
Cesser de mimer, cesser de simuler. AGIR-FAIRE.

00/09/22 :
Automne 2000 !…
Je sais ce qui est déstabilisant pour, et avec, moi : j’ai inversé mes capacités, polarités.
J’ai une sensibilité qui réfléchit, et une pensée qui perçoit.
oui, c’est çà. Mon cerveau, ma pensée est sensible, sent, touche et perçoit les choses. Et mon corps, mes organes sensoriels réfléchissent sur toutes les informations qu’ils captent…

Nous avons la vue parce que pour progresser il faut se donner, distinguer et percevoir un but, un objectif, à distance; loin de soi.

Le souffle justement est la synthèse de l’espace et du temps. Temps par la durée et le cycle des inspirations-expirations. (Le temps aurait donc un flux et un reflux –ce que semblent indiquer les alternances nuit-jour et les saisons – mais « en vécu », à l’échelle individuelle c’est moins évident-perceptible…
L’espace par le volume de l’inspiration et de l’expiration.

Pour des démarches que je trouve un peu semblables, je préfère les Nabys aux Fauves.
D’ailleurs le nabbi n’est-il pas le prophète en hébreu ?

00/09/25 :
Je sais pourquoi il y a cette différence « existentielle », dans la façon d’être, entre moi et la plupart –ou en tout cas, beaucoup – de gens : c’est leur manque d’INTENSITE. Incroyable comme la plupart des gens vivent « non-intensément », sans intensité. Alors que je suis quelqu’un de très intense et qui vit intensément. Et en ma présence ils sentent leur « faiblesse », leur manque d’éveil et de conscience; d’implication dans la réalité. Leur manque d’intensité !

00/09/26 :
Bien que l’idée de séparer corps et âme me paraisse et semble trop facile et imprécise (voire impropre) il me semble que l’on peut dire que le corps est connaissance sans conscience, et l’âme conscience sans connaissance. De fait, voilà pourquoi le corps piège l’âme en l’empêchant de chercher, percevoir et connaître. Elle l’enferme dans les limites de sa petite et faible connaissance endormie. Le corps est une mémoire morte. Alors que l’âme est une lueur vivante, un laps circonstanciel…

Se libérer de soi-même !

Etre le frère de l’araignée. Haïe pour sa beauté inacceptable ; l’intelligence de son intolérable esthétisme.

00/09/27 :
Ecoute le monde. Sers-toi davantage de tes oreilles que de tes yeux. Les yeux cherchent la forme pour trouver le sexe. Les oreilles cherchent le ton pour trouver le cœur ou l’âme. Enfin, si tu te sers de tes yeux pour entendre et de tes oreilles pour voir, tu trouveras l’esprit. Or l’esprit de la plupart des humains est corrompu, obnubilé, manipulé par l’égoïsme, la mesquinerie, l’envie, la jalousie, la méchanceté, l’orgueil et la concupiscence. Donc : écoute.

L’essentiel n’est pas d’aller vite, mais de ne PAS PERDRE DE TEMPS; ne pas gaspiller le temps. Veiller à bien exploiter chaque seconde, dans l’espace.

Une autre raison de ma réticence à me mettre en couple ? Déjà, seul, notre existence peut-être qualifiée de tragique, alors à 2 c’est pathétique. Et, soit je déteste le pathétique (le + souvent), soit il me fait rire.

00/09/28 :
La pire et plus grande des erreurs ? Peut-être de croire ou vouloir être quelqu’un ou même quelque chose; se croire maître de ses choix, croire choisir et déterminer.
Tant qu’on a encore conscience d’un soi distinct du monde on est dans le jeu de dupe. Accomplir ce qui est dans l’instant; pour cela, être clair, sans aspérité ni obstacle. D’ailleurs même pas « être clair », mais : « CLARTE », « SIMPLICITE ».

Franchir le pas, faire le saut, plonger dans l’accomplissement et ne plus revenir (à ce pseudo soi-même) !

00/09/29 :
« L’opposé du contraire ».

00/09/30 :
Croquer le rayon de miel de la vie et sentir chacune des petites alvéoles libérer le suc, le nectar existentiel, qui se répand dans la bouche de mon âme.

Aller au contact de la vie, et la toucher, la pénétrer, quitte à violer de l’œil, de l’oreille ou de la parole, ces humains égoïstes qui l’enferment dans l’étroitesse rigide de leur orgueil.

La Vie a ceci de bien fait, que quoi qu’il arrive, la solitude ne pourra durer très longtemps…

Découvre la richesse de la pauvreté et tu ne seras pas loin du bonheur, et de la liberté.
Ou : découvre la richesse de la simplicité et tu acquerras le bonheur.

Brooklyn Funk Essentials le 16/10 à la Maroquinerie 20°

00/10/02 :
Je sais : je pense que depuis fort longtemps – sinon depuis toujours – j’ai décidé de tout faire, en moi essentiellement, pour que la mort ne me prenne pas vivant.
C’est donc mort que j’entrerai dans la mort. je ne lui concéderai pas la moindre parcelle de – ma – vie.

00/10/03 :
La sagesse est discipline mais la discipline n’est pas sagesse.

00/10/04 :
Ne s’occuper que de ce qui m’intéresse. Ne chercher que ce qui me passionne – sans me nuire ???…

Je sais aussi pourquoi ma conscience, notamment de moi-même, est d’une acuité à la limite du supportable (au moins nerveusement ou EMOTIONNELLEMENT) : c’est parce qu’à force de sonder, chercher, fouiller mon « moi » et ma pensée et développer ma conscience, j’ai mis en lumière, révélé ce qu’on nomme l’inconscient.
Je n’ai plus d’inconscient. Je sais pourquoi je fais chaque chose, comment et pourquoi, et comment les autres agissent.
Il n’y a plus pour moi de « mystère » humain, tout est clair, manifeste et…décevant, bien souvent hélas. D’où mon trouble. La plupart des comportements oscillent entre orgueil et réflexe mécanique-mécaniste; quand ce n’est pas un malheureux et mesquin mélange des deux. Je suis moi-même encore le jouet de ces vanités et fatuités. Mais j’essaie de m’améliorer et de m’en débarrasser.
Cela fait bien longtemps que dure cet état de fait pour moi, mais je l’admets enfin.

J’ôte en fait la dernière capsule, le dernier opercule d’inconscient qui obstruait encore ma conscience.
Je sais ! Il n’y a aucune fierté, prétention ou orgueil en cela, juste un constat. De fait, il me reste à accomplir ce que je trouve juste et…primordial ou plus important, compte-tenu du temps.

De plus, dans beaucoup de cas, l’inconscient, dans son activité correspond au domaine d’influence féminin : celui de la pensée.
Par la pensée, elles entrent en contact avec l’inconscient masculin, et les hommes se laissent manipuler sans s’en rendre compte, et pour cause.

Qu’est-ce qui vaut la saveur et la sensation d’une noisette craquant sous la dent ?…

Tu parles ! Cette vie c’est la mort qui s’amuse.

00/10/05 :
Faut-il avoir honte d’avouer que rien n’a d’importance pour moi ? Rien ne compte. Et cependant j’ai des valeurs qui entraînent même des principes.
Ou plutôt si, une seule chose me « relie » au monde : c’est justement la conscience d’exister. La perception instantanée stupéfiante de la réalité, non seulement m’incluant mais en plus me donnant du recul par rapport à elle-même.
Il n’y a rien au-delà ni en deçà du présent !

« Gainsbourg voyeur de première » (Joseph GIBERT 32 F) par Frank MAUBERT.

J’ai envie de me défoncer la gueule. Depuis que j’ai arrêté toute drogue (4 ans déjà !…) je n’ai plus de flamme.
J’ai envie de me défoncer, pour la brûlure. Je n’ai plus que des braises en moi, des charbons tièdes, mais la flamme, le feu de l’ivresse : çà ça me manque !

00/10/07 :
! Aujourd’hui pour mon anniversaire, mes 31 ans je m’offre la fin de ma seconde pièce : « Chère innocence ».

L’important pour un artiste est de se renouveler. L’artiste qui décline, consciemment ou non, la même œuvre tout au long de sa carrière n’est qu’un narcissique monomaniaque. Le plagiaire de lui-même. On peut alors résumer son travail en disant qu’il a produit UNE œuvre, assez floue d’ailleurs, et que tout le reste n’est qu’ébauche.

00/10/09 :
Les fleurs tombées au sol,
petits soldats de la Beauté
abattus et laissés pour compte
sur le champ de bataille de l’hystérie urbaine.

00/10/10 :
La preuve que l’on n’attend pas la même chose des hommes et des femmes, bien qu’ils soient très semblables : chez les hommes, les petits cons ont souvent une grande bouche et c’est plutôt un problème; alors que chez les femmes, les petits cons ont souvent une grande bouche aussi mais là c’est plutôt un avantage.

00/10/11 :
Le « oui » s’adresse au vivant,
le « non » à la vie.

00/10/13 :
Région du Guatemala à éviter (risque de « dépouille ») : el Peten. 500 km au nord de la capitale.

A Emmaüs contacter Mme TURLEAU

La Vérité c’est que depuis que je suis né je suis amoureux de l’univers, amoureux de l’existence. Il me faut bien çà, pour la qualité et la quantité de mon amour. Sans aucune forfanterie, ni mégalomanie. Juste les faits.
Du coup je ne peux pas aimer une seule personne. C’est l’Existence dans son entier, en commençant par celle qu’elle me fait ressentir, par moi-même que j’aime (attention je ne dis pas, et ce n’est pas le cas, que je m’aime – je m’inclus dans mon amour pour l’univers, c’est différent)
Me demander d’aimer une seule personne c’est comme demander à un éléphant de se caser dans un clapier…

00/10/14 :
Cela fait longtemps que je le sais (l’ai découvert) et j’en ai déjà…écrit, mais : l’univers est vide d’émotion, de sentiment, de sensibilité et c’est à nous de le remplir, par nos pensées, nos paroles et nos actes.
De fait, soyons Amour pour remplir ce monde d’Amour et de Vérité.

00/10/16 :
Pour chacune des pièces que j’écrirai, à l’avenir, se souvenir « constamment » de ce que dit Bacon de l’œuvre de Beckett dans ses « Entretiens avec Michel Archimbaud » (p 105 3ème entretien) C’est très pertinent, et peut s’appliquer à toute personne très cérébrale, dont je fais partie.

De fait : se garder d’avoir des idées, ou en tout cas, de réfléchir sur son art. Chercher l’inspiration, l’envie, la pulsion et l’accomplir. Mais : pas de « méta-conscience », pas de « méta-sensibilité » par rapport à ton propre art.
D’ailleurs, tout ce qui est « méta » est suspect, non ??…
Là encore je pourrais rejoindre Bacon, qui n’aimait pas les explications-recours à la métaphysique.

je parviens au niveau où je peux me séparer, débarrasser de ce comportement adopté depuis très longtemps, qui consistait (par amour, cet amour immense que j’ai pour les humains et la vie) à me chercher mais surtout, après les avoir « vaincus », à me créer des problèmes, défauts, erreurs et même vices.
Ceci afin d’être au niveau de mes congénères et de ne pas les écraser, les aveugler, les irradier, les supplanter.
Mais maintenant c’est bon j’aurais recours à la RUSE. Jésus l’a dit : « Soyez rusés, plus que les fils de cette ère ».
Oui, j’ai été trop généreux de ma vérité avec les autres, qui pour la plupart ne sont que rapaces et reptiles mesquins, avides et envieux…et jaloux. (C’est terrible de l’avouer, mais ce qui est bien plus terrible c’est que cela soit vrai !…)

Maintenant je ruserai. D’autant que, par nature, je suis TRES TRES TRES EXCELLEMENT RUSE.

Amen.

00/10/17 :
« Le tigre » au théâtre d’Edgard 58 bd Edgard Quinet 75014 à 19h45 avec mes amis Stéphane AIME et Claudine FUENTES.

Michel ARTHUR, rencontré rue DAUPHINE, propose et organise des « loges de sudation apaches ».

00/10/19 :
Mais…tout simplement, pourquoi tant de défauts et si semblables ???
Pourquoi avons-nous tant de défauts, et les mêmes en plus ? Narcissisme, orgueil, vanité…Pourquoi ? Quel…intérêt ?

Info Palu pour la Guatemala.

00/10/20 :
D’un coup, une idée me vient…LA idée. Ecrire une pièce sur une rencontre (plusieurs) entre Sade et Marat !…
Et je l’intitule « Sade et Marat » (bon, çà on peut revoir)
Et j’y introduis Charlotte de Corday qui serait présentée par Sade à Marat.
Ca commence avec deux femmes qui discutent des hommes. On découvrira qu’il s’agit de la femme de Marat et de Charlotte. Puis on découvre Marat. Puis Sade, libéré de la Bastille. Et leurs grandes discussions…Jusqu’à la mort de Marat ?

Vraiment intéressant. A creuser.

00/10/21 :
Il est une évidence, au regard de la vie , c’est que tout est soumis et animé selon un rythme se décomposant comme suit : un début difficile où l’on est ignorant et impuissant (on subit le début de l’événement, qui n’était pas « prévu », choisi, qui surprend) puis une période de progression puis un point culminant et enfin une régression.
Les femmes ? Je leur fais peur. Je leur fais peur car je suis « trop »; trop puissant, en règle générale, trop intelligent en particulier et trop libre, trop indépendant, trop complet.

00/10/24 :
Pourquoi ne pas faire une expo de photos réalistes, en l’intitulant : « Dieu. Œuvres choisies ». Amusant, non ?

00/10/25 :
Et si, tout simplement : les hommes ont le pouvoir et les femmes ont le savoir ?…
Le savoir sans pouvoir est inutile, le pouvoir sans savoir est dangereux…

00/10/26 :
Bonheur SI Bien-être SI Paix SI Justice SI Respect SI Amour (si Gentillesse ?)
Et on ne peut expliquer, donner une raison-origine à l’Amour. L’Amour est LE mystère.

D’autre part, tout ce qui est INEXPLICABLE (et non : « inexpliqué ») est divin.
L’Amour est inexplicable. Donc Dieu est Amour.

00/10/30 :
Une fois arrivé à Guatemala ciudad, à la sortie de l’aéroport, prendre le bus 83 ou 101 jusqu’à « 7ème avenue ».

00/10/31 :
Ca y est, on a décollé. La Terre vue du ciel est vraiment…émouvante, stupéfiante, éblouissante, bref merveilleuse. Quant aux nuages que l’on côtoie et surplombe, il semble impossible de se lasser du spectacle qu’ils offrent.

Nouvel avion. On part de Madrid. Plein sud-ouest, direction Miami.
De nouveau l’enchantement de voir le mode par en haut.

Seigneur Dieu tu travailles tout le temps; à chaque instant, en chaque endroit. Tu es notamment l’énergie qui anime tout l’univers, et il est fort probable que tu sois conscient et veilles.
Mais alors : en quoi devons-nous travailler et veiller ?

D’accord nous devons travailler et veiller le jardin d’Eden – de Délice – qui est l’Amour; et non nous occuper de la matière. Mais d’une part, nous ne sommes plus dans l’Eden, d’autre part comment travailler ?
Assurer la pérennité des processus ou …les améliorer ??

Faire vivre. Faire vivre l’Amour, voilà notre travail, et veiller à ne jamais laisser l’Amour se transformer en Haine, par dégénérescence; ne jamais laisser la Haine s’imposer dans le monde. Je me souviens d’un dicton (espagnol je crois, ou persan) qui dit à peu près : « l’Etranger c’est le Diable ».
A bien comprendre.

Etonnant. Je pensais qu’il y avait plus de nuages au-dessus de l’océan, qu’au- dessus des terres; or, pour l’instant il y en a moins, je dirais même beaucoup moins.

Maintenant on survole Miami. C’est immense, effarant. On dirait un gigantesque tapis de braises; une broderie incandescente, où vivent, meurent, rient, pleurent, naissent, courent et font l’amour des millions de personnes. Impressionnant et malgré tout…émouvant. On arrive au son d’un genre de Stéphane Grappelli.

Avec le décallage horaire et l’heure matinale ou tardive, je ne sais pas exactement quelle est la date.
En tout cas, dans cette salle d’attente et en voyant le panneau EXIT écrit en rouge, je me dis que « TRANSIT » ferait un bon titre de livre sur « la vie ».

Il est 10:37 PM et nous sommes le Thursday October 31st…

Zou ! Nouveau décollage, direction Guatemala ciudad dans 2h20. Je vais essayer de faire un petit somme; parce qu’on va débarquer à 1h30 du matin au Guatemala, et je ne sais pas ce qui va se passer en conséquence.

01/11/2000 :
Dormi dans une pension-hôtel dans la calle del AYUNTAMIENT

les nèfles : nisperos

Enfin ! Je suis à nouveau égaré, désemparé, personne et presque rien – juste ce qu’il faut. Essayer de se rapprocher du réel : une présence avant tout, puis éventuellement un mouvement. Tout cela d’Amour.
Il fait beau et juste ce qu’il faut de chaleur. Cela va bien ici et maintenant.

En route vers Flores et Tikal, le pays m’apparaît comme très montagneux. Des montagnes pas très hautes mais suffisamment pour accrocher les premiers nuages.

L’âge n’a de sens qu’avant l’adolescence et après la maturité : dans l’enfance et la vieillesse. Entre, il n’a aucune importance, on a « toujours » le même âge quand (ou tant que) on est jeune.

02/11/2000 :
Sur le site de Tikal. La nature n’est pas cruelle, elle est sans miséricorde ni pitié. Nuance.

Oui j’aime bien être seul. je suis en bonne compagnie. Honnête et bienveillante, voire même : bien-pensante.

49 marches jusqu’au 1er niveau de cette pyramide orientée plein ouest.

00/11/03 :
Sur la pyramide précitée j’ai fait la connaissance de Iris et Nina, deux suédoises sympas avec qui j’ai passé la journée et visité le site de Tikal.

Et en haut d’une autre pyramide j’ai rencontré Justine et Flora, 2…françaises avec qui je suis reparti à Santa Elena, et avec qui j’ai passé la soirée. C’est pourquoi je suis ce matin à Flores, charmant petit village coloré sur le lac en face de Santa Elena.
Je pense qu’elles dorment encore, alors…je déjeune.

Je pense qu’à présent je vais retourner à Guatemala ciudad, ou plutôt à Antigua qui est plus plaisante, parce que ce sont les 2 seules villes où il y ait des distributeurs d’argent; et je préfère conserver mes dollars comme « sauf-conduits ».

Tikal ne m’a pas impressionné. Pas beaucoup, disons. C’est probablement dû à mon « initiation égyptienne ». J’ai pu constater, grâce à ma boussole, que toutes les pyramides sur lesquelles je suis monté, étaient très précisément orientées selon un des 4 points cardinaux. Le nord, l’ouest ou l’est…
De même, dans les petits temples en haut de ces pyramides, il y a systématiquement 3 chambres longitudinales, toutes en longueur et très peu profondes (pas même la largeur d’un homme les bras écartés)
Bizarre…

Ah si ! Ce qui m’a plu et impressionné c’est la rigueur que dénotent ces constructions. Tous les angles, les bords sont très droits et très acérés. Il n’y a pas d’approximation c’est très net, tout est tendu au cordeau. Ca a un côté très « propre », très net.
Il y a aussi encore beaucoup de pyramides qui « gisent » sous des monticules de terre, recouverts d’arbres.
C’est curieux.

Et il y avait bien sûr les « pisote », mignons petits animaux, curieux croisement entre chat et chien, avec un peu de singe et de tapir. Ils sont chez eux à Tikal, ils grimpent parfois jusqu’en haut des pyramides, et font de curieux « couinements-grincements » quand ils se disputent, ce qui semble assez fréquent d’ailleurs.

De fait, il est maintenant à peu près 20 h. Les 2 françaises s’étaient barrées sans rien me dire dès 6 h du matin. Bon. Mais du coup j’ai rencontré une super et adorable slovène nommée Manica avec qui j’ai passé toute la journée. Ce fut une très agréable journée. Vraiment. Très douce et lente. J’en ai des coups de soleil sur le front et la nuque.
Et maintenant je prends le bus de nuit pour Guatemala ciudad.

Je ne te suis pas supérieur, je te suis différent; et c’est (déjà) bien assez.

00/11/04 :
Comment expliquer l’attrait, l’attirance sexuelle ? Cette fascination pour la forme, pour le galbe qui peut abolir la raison, la sagesse. Cette capacité à focaliser et monopoliser l’attention au détriment de toute autre chose.
Arriver à « désexualiser » la perception, la sensibilité au monde.

Arrive un moment où tu n’as plus à chercher à apprendre, parce que tu sais. Ce que tu dois alors faire c’est faire vivre la Vérité, la Connaissance : faire vivre l’Amour. Le nourrir de toi comme il te nourrit de lui.

La seule richesse de l’homme c’est sa femme; je suis misérable.

Mais heureusement la seule richesse de l’homme c’est sa gentillesse (et la sagesse); je suis riche.

Antigua de Guatemala (l’ancienne capitale) est une petite ville ou un grand village sympathique, coloré avec un joli marché très bien achalandé et au moins 2 places agréables avec des arbres et un lavoir avec emplacements individuels pour les laveuses.
Les couleurs dominantes sont le jaune, le rouge et le bleu : les 3 fondamentales en fait…

00/11/05 :
Le temps c’est la sensation de l’espace.
La sensation est l’empreinte du temps. Temps et sensations vont de pair, sont « liés » ou unis.
Difficile d’exprimer la temporalité de la sensation; je viens seulement d’en prendre conscience un peu plus intensément – ici à Chichicastenango.

Je suis maintenant à Panajachel. J’ai acheté de jolies couvertures très colorées et différentes à Chichi.
Il est possible d’aller sur une île sise sur le lac Atitlan. Il faut pour cela se rendre au village de Santiago puis de là prendre un bateau.

J’ai passé la soirée avec Laureen, une américaine mignonne, accueillante et plutôt sympa. C’était tranquille.

00/11/06 :
Si je vais à Quetzaltenango : sources d’eau chaude, chauffées par un volcan, pour se baigner.

Super son d’instrument genre xylophone : MARIMBA. J’en ai joué avec un type d’ici. C’était agréable. Musique guatémaltèque par excellence (CHITO CORTEZ)

00/11/07 :
Contrairement à ce que beaucoup ont dit – moi y compris – l’essentiel n’est pas de chercher mais de trouver.
J’ai passé la journée d’hier avec 2 norvégiennes relativement cool; pas trop désagréables. Sympas même, oui : sympas. C’était assez bien.
Elles s’appellent Kirsten et Anna. Je suis depuis hier au petit village de San Pedro del laguna que j’ai rallié par bateau, et aujourd’hui je vais retourner à pieds à Panajachel. 6 heures de marche m’a-t-on dit. Je pars à 9 h00.

OK, d’accord, je ne suis pas complet. il me manque ma femme; à nous deux nous serons complets.

J’ai été jusqu’à Tzununa, car après Santa Cruz il est impossible d’aller à Panajachel à pieds, à moins de progresser à la machette. J’ai donc arrêté de marcher à 15h00 après être parti à 8h30.
En chemin j’ai pris mon temps et j’ai fait le mariole dans un arbre pour rapporter des fruits – assez savoureux – à 2 jeunes filles du Costa Rica, dont une bien mignonne. Je me suis retrouvée en situation délicate dans l’arbre car il était plus facile d’y monter que d’en redescendre. Je me suis d’ailleurs un peu blessé le torse en redescendant.
Plus tard je me suis baigné dans le lac Atitlan. L’eau était très claire, très belle.

Ensuite j’ai marché dans la montagne et fini par prendre le bateau pour Panajachel où je vais enfin manger et ensuite envoyer quelques mails. Puis je reprendrai le bateau pour San Pedro del laguna où j’ai laissé le reste de mes affaires.

00/11/08 :
J’ai pas envoyé de mails; trouvé çà trop cher. Je pars maintenant de Panajachel vers…Nahuala. Ce village est une des raisons majeures de mon voyage au Guatemala. Il est censé être peuplé de « brujos » : chamans, sorciers, hommes-médecine. On vivra…

A noter que depuis mon arrivée ici, au Guatemala, je fais de curieux rêves, dont 2 rêves « éjaculatoires » les 2 dernières nuits.

J’ai rencontré un brujo, Juan, (en 2015 je note ce souvenir : dans l’après-midi j’ai fait une sieste durant laquelle j’ai fait un rêve où je voyais une sorte de grand masque circulaire, solaire qui arrivait sur moi) juste au moment de quitter Nahuala pour Quetzaltenango. Du coup je suis retourné sur Solola où je vais passer la nuit et je le retrouve demain à 8h00 à Nahuala. Il me fera assister à 1 célébration maya avec d’autres brujos.
De Solola on a une vue sur le lac Atitlan.

00/11/09 :
Au Guatemala il y a 20 nahual, qui sont : TZIQUIN; AMAK; NOJ; TIJAX; KAWOK; AJPU; IMOX; IQK; AKABAL; KAT; KAN; KAME; KEJ; QUANIL; TOJ; TZI; BATZ; E; AJ; IX.

TZIQUIN : el nagual del dinero, trabajo, buenas suerte
AMAK : los muertos (les morts, défunts)
NOJ : le savoir, la sagesse.
TIJAX : couper ou ôter la vie des gens
KAWOK : « qui ne se bat pas ».
AJPU : le vent.
IMOX : bonne pensée, bon mental.
IQK : le sacrifice.
AKABAL : la suffisance, assez
KAT : l’abondance
KAN : le nagual de l’urgence.
KAME : signifie la mort.
KEJ : celui qui a la bonne santé.
QUANIL : la richesse
TOJ : paiement, sacrifice aux autres naguals.
TZI : le nagual de la maladie.
BATZ : attacher ou amarrer.
E : une bonne vie, un bon chemin.
AJ : une grande vie dans ce monde.
IX : l’autel du monde.

Ensuite Juan me montre 1 plante médicinale contre les mots d’estomac, nommée : KEWUCH (quéwurr)

agua AMARGA, aera del tunnel del Santa Maria, il y a des eaux chaudes et 1 paysage superbe, me dit Juan.

J’ai donc assisté à 1 « sacerdotes mayas » (une célébration, un office maya) qui en fait faisait également intervenir des éléments chrétiens, voire catholiques, comme la référence au Père, au Fils et à l’Esprit Saint. C’était intéressant. Il y avait juste Juan et moi. On a fait brûler 6 boules de copal et de la myrrhe. J’ai enregistré et pris des photos. On verra ce que ça rendra.

Pour prendre le bus (je vais maintenant à Xela – Quetzaltenango) il suffit de s’asseoir sur le bord de la route; en tout cas, à certains endroits-clefs, ça marche. Depuis 2-3 jours les matins sont clairs ensoleillés, puis viennent les nuages très bas, le brouillard et même la pluie dans la soirée et la nuit.

Sur la route de Xela un camion s’est renversé dans un virage. Pas étonnant, les chauffeurs conduisent comme des fous ici; toujours à la limite de la sortie de route ou du renversement, et je ne parle même pas des dépassements en côte et virage sans aucune visibilité ni reprise.
Apparemment il n’y a pas de blessé. La route dégagée, on repart.

Je sais pas d’où ils les sortent mais ils ont vraiment des pommes superbes dans tout le pays. Toutes calibrées et reluisantes. Il faudra que je les goûte.

Je suis à Pension Gladys 10-35 à côté d’une station Esso Tiger market express sur la 12 avenida. zona 1.

J’ai dîné chez Thierry, dans son restaurant « Las Tapas » (sympa) qu’il a monté avec 1 pote à lui, autre français, qui, lui, s’est barré ailleurs au bout de 2 mois; le resto en a 4. Je lui souhaite prospérité. Son fils et sa fille ne parlent pas 1 mot de français mais l’année prochaine il les envoie avec la grand-mère à Paris.

Je suis encore trop narcissique et trop égocentrique; de fait, je suis encore trop passif. Je change ! Pousser ! Il faut pousser. Je pousse.

00/11/10 :
Ce matin au marché de San Francisco del alto un pickpocket m’a dérobé mon appareil photo mais je m’en suis rendu compte juste après, et j’ai deviné qui c’était – alors qu’on était dans la foule – je l’ai rattrapé, repris mon bien et laissé partir.
C’était un avertissement manifeste pour moi qui avais été psychiquement incorrect durant le trajet en bus de Xela à San Francisco
Il faut dire que durant la nuit j’ai entendu une femme qui semblait vraiment jouir et ça m’a échauffé l’esprit et l’énergie…Mais je me reprends. D’autres que moi l’ont entendu et une autre femme a ricané -–c’est vraiment stupide et inadapté comme réaction, ça m’énerve.
Maintenant je vais aux Aguas AMARGAS que m’a conseillées Juan.

Il est temps de faire véritablement le point vis à vis de Dieu. Alors voilà : je refuse de CROIRE quoi que ce soit. Croire n’est qu’une conviction hypnotique. On croit et puis bien souvent on se réveille et ne croit plus.
Non, pour ma part j’ai la FOI. OUI. La foi c’est l’adhérence, la communion et la fusion avec ce que l’on sait et ressent. Je sais qu’il y a DIEU. Je sais aussi que Jésus Christ est celui qui a le mieux indiqué la voie menant à Lui. Alors j’ai la foi en Jésus. Je sais que Dieu est conscience, amour et justice; VERITE. Aussi j’essaie d’être conforme à son projet, en tant qu’être humain, c’est à dire représentant de Lui. Voilà.
Maintenant c’est moi qui vis et ressens. Donc c’est moi qui choisis et assume. Et je choisis de manifester la Vérité Divine. Amen !

Il y a à Xela un docteur qui s’appelle…Israel CASTRO ! Ca m’amuse.

Bon ! J’ai été aux aguas Amargas. Elles sont très chaudes; trop pour moi. Mais ça m’a beaucoup appris. Très initiatique. Et je ne sais plus que penser des femmes. J’ai toujours des doutes. Si nous sommes si nuls par rapport à elles, alors quel intérêt présentons-nous pour elles…à part celui d’inséminateurs. J’ai toujours des doutes quant à leur amour pour les hommes…
Elles portent l’enfant et accouchent dans la douleur, soit – elles en sont suffisamment fières – mais j’ai l’impression qu’elles recherchent l’homme pour pouvoir se croire Dieu en accouchant et allaitant (donc pour sa semence) pour son admiration à leur égard et pour la force – sécurité – qu’il peut leur apporter. Mais pas pour sa personne, pour son identité de mâle humain, parce que pour çà elles se montrent juges, castratrices, humiliantes, chicaneuses, et avides (toujours plus, toujours mieux, toujours « plus cher »)
Je pense qu’elles sont moins désintéressées que les hommes qui eux, au pire, veulent avoir des rapports sexuels avec elles, veulent leurs corps. Mais comme elles n’ont quasiment que çà à offrir matériellement, physiquement, si les hommes les aiment elles savent à quoi s’en tenir; d’autant qu’eux, bien souvent ne veulent pas forcément d’enfants.
Bien sûr, c’est tendancieux et très critiquable ce que j’écris mais je considère qu’il faut que cela le soit, ne serait-ce que pour savoir que ce point de vue peut exister.
Bon ! Ca n’a pas grande importance ce que je viens d’écrire; ce n’est quasiment que du doute.

Etudions ! Nous saurons…Mais j’ai déjà…CONTINUONS !

nouilles : chaominh.

Un homme n’attend pas, ne doit pas attendre. Je n’attends plus ce qui « va se passer », je PARTICIPE, je suis DANS ce qui se passe.

00/11/11 :
Je compte aller à Retalhuleu en passant par San Sebastian, en direction de Champerico sur la côte Pacifique…Allons !

Ca y est, je suis dans le bus en train de quitter Xela. Au terminal j’ai rencontré 1 française avec qui en quelques secondes il y a eu 1 bon contact. Elle avait l’impression de m’avoir déjà rencontré. Ca a duré maximum 1 minute; elle allait à la frontière et moi à l’opposé.
Il fait frais ce matin mais le soleil déjà présent va y remédier.

Aller sur le site de Juan Noh ? Bon, en fait, une fois sur place, ce site se révèle peu intéressant et cher, donc je n’y pénètre pas.

il m’arrive de penser au cousin de Stéphane A, Laurent, et surtout à son métier qu’il fait très très bien. C’est un vrai artiste. Il est graveur de pierres tombales. Je trouve çà fabuleux et ce qu’il réalise est très beau.
Penser qu’on puisse graver dans la matière, dans la pierre, pour un ultime signe envers un vivant passé à l’éternité, je trouve cela grandiose. C’est un métier à la frontière du métaphysique. En tout cas j’aimerais savoir graver la pierre, avec des inscriptions, aussi bien que lui.

J’ai fait un super parcours à pieds qui m’a permis découvrir des plantations de café et de voir comment le café était mis dans les camions. J’ai fait de bonnes photos et j’ai aussi découvert des plantations d’arbres à caoutchouc; grâce à Dieu qui guide mes pas. D’ailleurs, en arrivant au village j’ai offert un pot (milk-shake banane-ananas) à un type qui s’est révélé être Témoin de Jéhovah. Il m’a d’ailleurs offert 1 exemplaire de la Tour de Garde édition Guatémaltèque.

Au Guatemala, c’est curieux, il semblerait que toutes les installations sportives sont construites soit par Coca-Cola soit par Pepsi-Cola. Elles sont à leurs couleurs, donc : soit bleues soit rouges. Ca va de la petite installation, genre street-ball au grand stade athlétique.
Etrange. En tout cas, Pepsi domine dans ce pays. Il est même présent dans certaines infrastructures. Publicité insidieuse, mécénat hypocrite.

Retalhuleu est 1 ville sympathique très typique ce me semble, avec diverses choses à faire (il y a même un parc de loisirs pour enfants) et très peu fréquentée par les touristes.
Une bonne adresse à prescrire en somme, comme dernière étape avant le Pacifique.
Qu’importe le passé et le futur, nous savons TOUS TOUT du Présent.

00/11/12 :
Puerto San JOSE
POCA Gente

Me voilà donc enfin au Pacifique. Que dire devant cet horizon liquide, ce couperet incommensurable tendu entre ciel et terre ? Du sel, de grosses vagues roulant sur des gens épanouis de soleil et les ramenant inexorablement à leur milieu : la terre.
L’océan, ou LA mer qui nous repousse de son amour indifférent.

Comme il se doit, je mange un poisson. Mon premier spécimen « ichtyoïde » guatémaltèque.

La Loi a la beauté des vêtements qui cachent le corps des femmes. J’aime la Loi au même titre qu’une petite culotte…

Qu’est-ce que Dieu quand tu vis dans une hutte de terre battue, au bout d’un chemin au milieu de caféiers, et que tu te laves avec tout le village dans le marigot ?

Mais si la Loi est sous-vêtement, le corps est…péché. Non ! Le corps est SANCTUAIRE de Dieu, de la Vérité. Le corps fait partie du Royaume. Le corps est les murs du Royaume, ou les frontières.

00/11/13 :
Je réalise que tout simplement, je refusais aux femmes le droit d’être elles-mêmes; à savoir : de se comporter comme des femmes, de « façon féminine ». Je rectifie.

00/11/14 :
Je cherche en fait le frisson qui se trouverait au-delà de l’interdit, au-delà du normal, au-delà de la logique, au-delà des lois.
Le plaisir fusionnel ultime : l’Orgasme rédempteur !
Voilà ce que je cherche, avec et dans les tâtonnements de mon cœur, les atermoiements de mon âme.
Un plaisir qui ne ferait pas partie de la « juridiction christique », ou même humaine, ou diabolique. Un plaisir simple, spontané, sans simagrée, ni procédures, ni attitude, ni convention, ni délais. L’instinct instantané hédoniste. Un plaisir qui échappe à la justification, à la raison.
Un plaisir qui échappe à la fatalité. Un plaisir qui s’ECHAPPE tout simplement, qui s’échappe par sa présence ultime, intense et incantatoire. Un plaisir pour affirmation existentielle mais en communion avec l’Autre, sans se soucier de valeur ni référence.
Au-delà du Bien et du Mal, un plaisir qui transcende Dieu. Un plaisir qui verrait ma chair rongée de centaines, de milliers de trous creusés par des petits crabes qui y auraient pondu des petits vers blanchâtres stupides et sauvagement vivants.
Le plaisir des tourments de Job.

Parce que pour l’instant ce n’est pas l’épée de Damoclès qui pend au-dessus de ma tête, ce sont mes testicules qui balancent sous mon nombril.

Un plaisir pour unique première et dernière LIBERTE !

Mais je cherche ce qui n’existe pas.
Alors il me faut chercher autre chose que le plaisir, et maîtriser ce dernier.
Allons ! Exaltons ! Jubilons !

00/11/15 :
Assister à un vol de pélicans en formation serrée, tout en me faisant chahuter par les vagues du Pacifique est un excellent souvenir que je dois à …hier 17h00.
Ils ont recommencé aujourd’hui à la même heure – le rite du pélican… – mais plus loin. Hier ils étaient juste à 1 mètre au-dessus de ma tête alors que j’émergeais d’un rouleau. Par 2 fois. Bonheur fugitif mais certain. Fugace et pourtant certain. Il est indéniable que les pélicans ressemblent aux ptérodactyles.

00/11/16 :
Dernière soirée sur la Pacifique. J’y suis resté parce que la fille de l’hôtel (des tenanciers) avait caché une de mes chaussures pour m’empêcher de partir.
Face à cette gentille et mignonne adversité j’ai repoussé d’un jour mes projets d’investigation du reste du Guatemala.

Quel vacarme ! Pacifique, tu rendrais sourd le lombric, mon protégé.

Encore quelques pélicans ce soir…Je les adore. Ils volent parfois au ras de l’eau, juste devant la vague, en surfeurs aéro-aquatiques. Et ils ont une telle PRESENCE. Surprenant et émouvant à la fois.

00/11/17 :
Finalement, plutôt que Escuilta, je m’arrête à Palin, que j’avais prévu pour demain. Petite ville avec sur la place du marché, au centre ville, devant l’église (sympa) un ceiba énorme de tronc, avec une ramure immense qui couvre toute la place et le marché.
Quelque chose comme un carré de 30 m de côté au moins, soit une ramure couvrant une superficie de 900 m² !!…Vraiment étendue.
Demain j’irai à Amatitlan, petite ville près du lac homonyme.

En fait c’est vrai : le Guatemala est un pays vraiment pauvre. Et ses habitants que je n’appréciais pas beaucoup au début, sont tout de même assez sympathiques, dans l’ensemble. Les adultes; car les enfants, comme partout, sont facilement souriants et gracieux.

A noter que tout ferme entre 18 et 20 heures, et qu’après 20 h il n’y a plus grand chose d’ouvert.
Et les Guatémaltèques aiment les glaces et produits dérivés, surtout les hommes me semble-t-il; non les femmes aussi, tout autant sinon plus.
La moyenne d’âge de la population ou plutôt l’âge moyen est jeune car les enfants sont nombreux alors que les vieux plutôt rares.

00/11/18 :
Finalement j’accélère le mouvement. Je suis passé ce matin à Amatitlan pour voir le lac, puis j’ai tracé jusqu’à Guastatoya (El Progresso) petite ville sympa et maintenant au lieu d’aller à Coban je vais le plus vite possible à Livingstone, car je compte essayer d’aller sur une petite île (hé oui !) au nom évocateur : la Graciosa.
Et pour ce faire je vais remonter le Rio Dulce jusqu’à Livingstone depuis El Relleno (Rio Dulce)

J’ai bien fait d’accélérer le mouvement pour arriver ce soir à Rio Dulce, vu qu’il y a…un cirque. Le Chinchilla HNOS. J’y suis; on va voir. Pop corn à l’appui…

00/11/19 :
Ils étaient du Honduras les cirqueurs. C’était pas impressionnant, à part – à peine – un numéro de voltige avec des cordes, réalisé par Spider-Man…
Les clowns par contre avaient l’air drôles mais comme leurs numéros s’appuyaient beaucoup sur la parole…j’ai rien compris.

5 A.M > Puerto Barrios bus (45 mn – 1 h) : jusqu »à Finca ARIZONA
puis Corino bus (visa in…) puis vers Puerto Cortès puis La Ceiba (4 h de bus) puis le Ferry pour : Utila island

00/11/22 :
Ca fait trois jours que je n’ai rien écrit, mais c’est normal car cela fait 3 jours que j’ai rencontré Jacqueline Albers, une hollandaise qui, quand elle sourit, me rappelle Elodie, la 1ère fille censée jouer Vivienne dans « Le Dessert ».

Las ! Elle a un « boy friend » en Hollande, je la considère et traite donc en « inenvisageable ». D’ailleurs il n’est pas dit qu’elle « m’envisagerait »; mais qu’importe ! Tel ne doit pas être et n’est pas le propos.

Mais depuis le 19 au soir aussi, suite à un jus d’ananas avec de la sale glace, je suis perturbé gastriquement. Surtout, je n’avais pas remercié Dieu pour cette boisson, donc la porte était ouverte à une possible infection.

Cela influe sur mon appétit. Je mange en moyenne 1 fois par jour, ce qui a pour résultat d’étonner, ou plutôt exaspérer même, Jacqueline.

Nous avons commencé les cours depuis hier. Théoriques uniquement, hier et aujourd’hui, et à partir de demain : immersion, puis plongée.

Ah oui ! Il faut quand même préciser que nous sommes à présent…au Honduras, sur l’île d’Utila, à 1 h de bateau de la côte.

00/11/23 :
On peut aussi se rendre compte de l’influence du son sur l’humeur et l’état-ambiance-atmosphère psychologique en constatant les changements provoqués par les changements de musique dans un endroit donné.

Aujourd’hui nous avons effectué notre première immersion (pas plongée) avec Jacqueline, le guide Joseph – d’Israël bien sûr – et un allemand : Julian.
C’était d’autant plus intéressant et excitant qu’il s’agissait d’exercices de survie et que les conditions étaient un peu difficiles.
J’apprécie le fait et la sensation de respirer avec le tube, le « régulateur », le mélange oxygène-azote.

Etonnant aussi comment après avoir flotté, un peu comme en apesanteur, on se sent vraiment lourd en sortant de l’eau; surtout s’il s’agit de monter dans un bateau.

00/11/25 :
Déjà 2 plongées dignes de ce nom ! Mais mes oreilles sont malmenées.

En finir avec le « Dieu Papa ». Prises ou considérées selon une certaine approche, toutes les religions monothéistes (essentiellement les 3 plus connues) sont très infantilisantes – jusqu’à Jésus qui appelle Dieu : Papa – Abba.
Mais en même temps il affirme et c’est vrai – vérifiable – que le Royaume de Vérité-Amour-Justice appartient à ceux qui ressemblent aux enfants.

A présent nous prenons nos distances avec Jacqueline…Il est vrai que nous sommes depuis 6 jours constamment ensemble. Or nous sommes différents et nos caractères et fiertés ne sont pas forcément compatibles.
De fait, depuis hier, elle est irritable.
Ca ne me dérange pas. Nous continuons néanmoins à partager la chambre.
Le cours doit prendre fin aujourd’hui, et il y a peut-être possibilité de faire 2 plongées gratuites demain. Selon la façon dont je ressentirai celles d’aujourd’hui cela déterminera si je reste demain ou si je m’en vais. Il y a un bateau tous les jours à 11h30 ou 11h00 (préférable d’arriver au plus tard à 10h45…) et le temps est à présent au beau fixe et très chaud – cette nuit c’était pénible : tout était moite, j’avais beaucoup transpiré en dansant et jouant au volley-ball et la douche ne marchait
pas !…
Cela a contribué à l’agacement de Jacqueline.

Ce matin nous avons donc passé notre examen théorique final que j’ai réussi avec un taux de réussite de 92%.
C’est assez bien.
Cet après-midi nous partons pour 2 plongées.

Bon, comme ça c’est pas très bien passé niveau oreilles (vraiment douloureux, pénible, car comme je ne suis concentré que sur çà, ça gâche tout le reste) je n’ai obtenu que le niveau SCUBA Diver jusqu’à 12 m avec moniteur. C’est vrai que c’est dommage mais il semble y avoir incompatibilité; ce dont je me doutais fort.

Du coup, je pars seul demain, car il y a encore possibilité de faire 2 plongées gratuites sur la « face Nord » de l’île.
Je vais en profiter très probablement pour visiter Copan.
D’où l’itinéraire suivant : El Progreso (?) > La Lima (sûr) > Chamelecon > La Ceiba > Tela > Express pour San Pedro.
A l’embarcadère de La Ceiba demander au taxi d’aller au Terminal de los buses.

San Pedro Sulla > direct bus to Santa Rita de Copan : The Main City
va voir ROSA LILA

Un bon remède contre les parasites gastriques est un extrait de grain de raisins (les graines plus exactement) Aussi la prochaine fois que je mangerai du raisin j’en garderai les graines pour tester…

Pendant mon séjour sur l’île d’Utila j’ai mangé 2 fois du requin ! C’était nouveau pour moi et j’ai…ADORE.
Je pense que c’est vraiment un de mes poissons préférés. D’autant que j’ai pu le savourer de 2 façons différentes. Une fois grillé au barbecue (très bon mais un peu sec) et une fois cuit avec « son jus » dans une poêle : délicieux. En tout cas c’est vraiment très bon.

Las ! Je me retrouve tout seul pour la première fois depuis longtemps. J’ai passé la journée d’hier et la matinée d’aujourd’hui avec un couple d’allemand (Andréa et Andi HÖFLER) rencontrés quelques jours auparavant dans l’hôtel à Utila et qui étaient au même club de plongée.
La fille je la trouvais vraiment très jolie, et tous les deux sont adorables; d’où un peu de tristesse de les avoir quittés.

La nuit dernière d’ailleurs j’ai dormi dans le même lit qu’une japonaise (pour partager le prix de la chambre) que nous avions rencontrée à la descente du bus en arrivant à La Entrada. On a repris le bus avec elle ce matin, mais on l’a perdue de vue en arrivant à Copan.
C’est là que j’ai quitté Andy et Andréa, les 2 allemands.

J’ai trouvé le site de Copan plus intéressant que Tikal/ On y est plus enclin à REGARDER, car il y a beaucoup de détails, dans les sculptures des stèles notamment, alors qu’à Tikal, du fait des dimensions des pyramides, on se contente de VOIR.
C’est plus actif à Copan; la perception demande plus d’attention.
C’est marrant comme le fait d’avoir passé au moins 3 semaines au Guatemala fait que je m’y sente plus à l’aise qu’au Honduras. Quand j’y suis retourné j’étais un peu comme soulagé, avec un peu l’impression de retourner « au pays », voire « à la maison ». Curieux.

00/11/28 :
Ce matin j’ai été au village de San Juan del Obispo, qui m’avait été conseillé par un « local ». C’est un petit « pueblo » sympathique, avec une fontaine où trône une sculpture représentant Jean donnant le baptême à Jésus. C’est à flanc de montagne; je n’y suis pas resté longtemps.
A présent, après avoir fait des cadeaux pour papa et maman, je vais en visite guidée avec une vingtaine de touristes occidentaux, sur le volcan Pataya, qui est toujours actif.

Bon ! C’était un peu pénible, l’expédition au volcan. Froid et nuages ,et redescente dans la nuit, les chaussures remplies de graviers volcaniques.

Et maintenant me voici rendu à l’étape « dernière soirée guatemaltèque » . Je la passe seul; du moins sans compagnie, dans un café-restaurant très sympathique d’Antigua : le Restaurante Wiener.

Louis Armstrong met l’ambiance et il y a 2 tableaux « un peu cubistes » très beaux, très réussi – surtout un. Je les prends en photos.

00/11/29 :
Voilà, je suis en route pour l’aéroport.

Le trajet et meilleur moyen – si on veut se comporter comme le Guatemaltèque moyen -–c’est de prendre le bus depuis Antigua jusqu’au terminal à Guatemala ciudad et de là prendre le bus 83 qui devrait me mener à l’aéroport en une demi heure…

Ca a été rapide; moins d’une demi-heure. Je suis maintenant à l’aéroport dans la salle d’embarquement. Ce furent vraiment d’excellentes et actives vacances…
J’ai – dans un ordre non exhaustif – visité Tikal, photographié une énorme mygale ou tarentule, acheté la moitié du marché du marché de Chichicastenango (!…), rallié San Pedro de la laguna à Tzununa, assisté à une célébration christo-maya à Nahuala, entendu jouir pendant son sommeil, dans ses rêves, une jolie prostituée à Xela (ou alors c’était 1 autre femme, je ne sais pas exactement; c’était dans une chambre à côté de la mienne) contré le vol de mon appareil photo par un pickpocket à San Francisco del alto, poussé un paralytique dans sa drôle de carriole à Xela, défendu l’honneur ou la fierté d’une prostituée à Retalhulen où j’ai rencontré un planteur de papayers, nagé dans le Pacifique où j’ai vu des pélicans et des dauphins à Champerico, joué de la musique avec des locaux, vu un ceiba immense à Palin, vu un cirque du Honduras à Rio Dulce, joué des percus et dansé avec des afro-guatémaltèques à Livingstone, rallié l’île d’Utila au Honduras depuis Livingstone avec une hollandaise à tendance égocentrique ou trop individualiste, fait de la plongée à Utila dans l’Atlantique, dormi avec une japonaise, visité Copan, gravi la volcan Pataya en activité et…finalement pris le bus jusqu’à l’aéroport !

Je me suis aussi baigné dans des eaux très chaudes près de Xela et dans le grand lac qui mène à l’Atlantique; elles étaient, à cet endroit, sulfurées et véritablement brûlantes.

Et puis…bien sûr, j’ai rencontré et passé du temps avec : 1 Suédois, puis 2 Norvégiennes, puis 2 Françaises, puis 1 Slovène, puis 1 Américaine, puis 2 Norvégiennes, puis 2 Colombiens, puis 1 Hollandaise puis 1 couple d’Allemands.

Il ne me semble pas m’être ennuyé.

Maintenant que je survole le Guatemala, ou plutôt déjà le Mexique, je prends davantage conscience que mon voyage au Guatemala est fini. FINI. Ce n’est pas réjouissant; c’est vrai qu’APRES COUP, on trouve que le temps passe vite.
Retour en France…Ca ne me déplaît pas vraiment, non plus, mais…heureusement que j’ai des projets et choses à y faire, indépendamment de mon emploi. Et puis j’ai encore 6 jours de vacances. Ca va.

Il est vraiment « indispensable » de noter que durant l’intégralité de mon voyage au Guatemala, CHAQUE nuit j’ai fait un ou des rêves bizarres, étranges, curieux, inhabituels, avec la plupart du temps, peut-être même tout le temps, une atmosphère-ambiance oppressante, inquiétante, plus ou moins patente, ouvertement, explicitement.

Cette nuit j’ai d’ailleurs éjaculé longuement, sans retenue, et sans rêve – du moins : pas dont je me souvienne.

L’avion a du retard, donc ça fait autant d’attente en plus. La salle d’attente – même genre qu’à l’aller; elles doivent être formatées – est à moitié pleine.

J’ai toujours les oreilles plus ou moins compressées. D’ici quelques jours, si ce n’est pas revenu à la normale – surtout la droite – j’irai voir un oto-rhino-laryngologiste (ouf !)

Si un drame survenait au cours du vol de cet avion qui nous fait (im)patienter depuis des heures, ce serait proprement absurde –ironiquement tragique – à la limite du cocasse aberrant. Mais enfin…nous préférons tous et toutes parvenir à Madrid; attardés mais sains et saufs.

On est maintenant en plein ciel, à bord d’un 747 et on vole à une moyenne de 1050 km/h.

1133 km/h de moyenne maintenant. Et – 38° dehors…

00/11/30 :
Nous sommes maintenant à Madrid. Les 4 heures de retard prises au niveau de Miami se répercutent ici. Du coup, je serai vers les 16 heures à Maurepas; ça me fait perdre une après-midi.

Je pense que je n’aurai pas de problème de décalage horaire, car je suis un peu fatigué, n’ayant quasiment pas dormi durant le voyage, et je ne me coucherai pas avant une heure « normale » pour la France, soit 22 – 23 h ou minuit. Voire plus s’il y a des activités…
Ils ne nous ont même pas passé de films pendant toute la durée du vol. Juste de la pub (!) et de mini-documentaires. Non, décidément je suis déçu par Ibéria, qu’on m’avait présentée comme une des meilleures…Ils sont très très loin de Malaysia Airlines.

Ca y est ! Dernier vol jusqu’à Paris. On est encore au-dessus de l’Espagne; je le sais car les champs, vus d’en-haut, sont rouges. Alors qu’en France ils sont marrons; j’avais repéré cela à l’aller.

Ca y est ! Le train de banlieue…15h39, toutes les gares de Montparnasse à Rambouillet.

S’intéresser à Claude Adrien HELVETIUS.

00/12/01 :
Bon allez, ça y est ! Je suis en France…Des actes !

J’ai assisté, aujourd’hui de 19h00 à 20h40 à mon premier cours d’alphabétisation (pour les étrangers au Centre d’Hébergement d’Urgence Emmaüs du boulevard Perreire). Ca ira, j’apprécierai et serai apprécié. A suivre…

00/12/05 :
Il y a des milliards de vies que nous n’aurons pas…Est-ce un drame ? Je ne pense pas; d’autant qu’il y a des milliards de vies qui ne m’auront pas…

00/12/07 :
Se libérer du CARACTERE et pouvoir « CONDENSATOIRE » de la matière, qui entraîne un mouvement « d’effondrement » sur son propre centre (de gravité) de repli sur soi, contraire au mouvement de don et d’expansion de la vie.

Et se détacher également de « l’engluement » , de la poisse de l’orgueil, qui se sert du mental pour nous maîtriser, nous enfermer, nous coincer.

Je SAIS ! Il n’y a ni à douter ni à s’acharner à continuer de chercher. Il faut (suffit ?) accomplir la Juste Vérité de l’Amour.

Il n’y a surtout pas à chercher ou vouloir l’approbation (ou la désapprobation) d’autrui.

Il faut bien reconnaître que depuis que je suis né, je côtoie, suis au contact, rencontre et crée la rencontre, avec des gens au-dessus de la moyenne ou de la norme courante; particulièrement pour ce qui est de l’ouverture d’esprit, et de la tolérance – parfois même de l’intelligence; je pense dans ces derniers cas à Arnaud C, Xavier M et Xavier F. C’est réjouissant et…normal.

D’autre part, le problème d’en « finir avec la vie » c’est que cela implique presque nécessairement une certaine VIOLENCE. De plus, s’il faut parler de suicide, on le considère toujours comme un acte malheureux, tragique, triste, grave, la marque d’un désespoir…
Mais : pourquoi ne pas, tout simplement, arrêter de vivre, parce qu’on est satisfait, qu’on a assez perçu et joui de l’existence ?
On pourra ajouter : surtout si on ne veut pas en subir la dégradation…
S’en aller, tout simplement, sans bruit ni fureur ni larmes ni frisson, parce que…le moment est venu – parce que ce n’est PLUS TROPPP TOT et PAS ENCORE TROP TARD…

Vivre jusqu’à la mort et vivre-mourir HEUREUX ! Vivre sa mort en somme.

Voudrait-ce dire « Vivre la mort » ? Non. Mais au même titre que l’éveil n’est pleinement bon que grâce à l’existence du sommeil, l’activité grâce au repos, de même la vie n’est (peut-être) douce que grâce à la mort…Supportable…

……NON ! VIVRE ! VIVRE et RIEN D’AUTRE ! Santé et Joie !

00/12/08 :
Non, je ne suis pas juif; je n’ai pas ce malheureux bonheur…

00/12/11 :
Combien de personnes sur cette terre continuent de vivre parce qu’elles n’ont pas le courage de mourir ?

Aujourd’hui j’avais rendez-vous avec Christelle (une comédienne, dans le genre de Michèle Pfeiffer) à 13h00 à l’intersection de la rue de la Tour et de la rue Vital (ce qui déjà est plaisant…) Or, en chemin j’ai donné 10 F à un clochard que je connais un peu…
Hé bien, en remontant la rue de la Tour, je vois 10 F dans le caniveau ! Je les ramasse, et il se trouve que du coup ils me permettent d’avoir l’appoint pour pouvoir inviter Christelle lors du déjeuner. Sinon je n’aurais pas pu payer l’intégralité, j’aurais dû lui demander quelques francs.
Edifiant n’est-il ?
Dieu, Dieu merci !
Gloire à Dieu !

00/12/12 :
Ce n’est pas la Vie, ni même Dieu qui est compliqué, c’est le Mal, le Diable; car la juste Vérité est simple et DROITE.

00/12/13 :
Chercher des infos sur les SAN « ceux qui errent » d’Afrique australe : peintures rupestres vieilles de plusieurs millénaires.

00/12/14 :
Fidèle comme la soif.

Me vient à l’esprit, via la mémoire, le souvenir de cette jeune et belle prostituée qui écoutait des chansons romantiques dans son walk-man.
Elle écoutait des chansons d’amour pendant la journée et livrait son corps le soir et la nuit, aux clients de passage, dans cette petite pension de Quetzaltenango, où je m’étais arrêté. Pour quelques quetzals probablement.
Je l’ai, psychiquement, entendu rugir, puis « auditivement », physiquement, entendu jouir…dans ses rêves probablement – me semble-t-il, dans une chambre à côté de la mienne.

Haïr la vie pour ce qu’on l’aime…
J’ai prié pour elle…Est-ce dérisoire ? Déplacé ?
Si cela pouvait être efficace ! Pour qu’elle soit libérée de cette existence.

00/12/15 :
Commencer à dater les « périodes de vécu » ou « cycles d’humeur », « cycles relationnels » pour voir si il y a des cycles dans la vie, par rapport à comment se passent les choses en elles-mêmes et par rapport à soi (moi, en l’occurrence)
Donc : depuis le 11/12/2000, période de « bien-être, dynamique » avec puissance provenant de moi et du souffle qui m’anime. Enthousiasme, optimisme et réussite.
« Présence » de Dieu, bénéfique. Or, pleine lune le 11/12/2000…Au cas où il y aurait incidence…

Sur le côté gauche du bonheur.

00/12/17 :
Que dois-je faire alors ? (Puisque je SAIS Dieu; puisque j’ai eu, comme d’autres, cette expérience mystique, cette Rencontre – du 02/11/1992…)
Agir. Autant agir et ne pas m’égarer et perdre de temps à réfléchir. Agir et trouver, plutôt que chercher perpétuellement.
Mieux vaut trouver un petit caillou, qu’envisager ou penser à une montagne…

00/12/18 :
L’état de conscience supérieur semble semblable à l’état de conscience du rêve. C’est à dire : une présence, mais sinon fixée, du moins devant faire un effort pour les « manipulations cérébrales » acquises, ou culturelles – comme compter, par exemple. Les facultés ramenant à l’égo social (construit, artificiel, « autre ») sont également moins « efficaces », comme, par exemple, la mémoire…
Intéressant.

00/12/26 :
C’est en étant faible personnellement que tu es puissant universellement. (Car alors, ton ego ne fait pas obstacle au flux universel)

00/12/27 :
Parce que non seulement t’es un rat, mais en plus t’es collant. T’es un racolleur, quoi. C’est çà le pire.

En marche ! En avant ! Ici et maintenant faisons vivre l’Amour et vivons de et en lui.

Et puis…au pire, cela va passer…

Animons avec et dans la JOIE !!!

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