conscience 18

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du 28/12/2000 au 07/04/2001

00/12/28 :
Ah ! Un nouveau carnet…J’aurais pu patienter et ne le commencer que le 1er janvier 2001 (un lundi en plus…) mais non.

Façon Zen :
Qu’est-ce que la Vie, et quelle est la Voie ?
Inspir-expir.

Il me semble l’avoir déjà, alors je répète :
la pensée est un outil, donc : s’en servir puis le reposer. Mais SURTOUT NE PAS DEVENIR L’OUTIL ou OUTILLE, manipulé par l’outil.
Ne s’en servir que pour travailler, ou résoudre un problème concret que l’intuition-sensation-perception n’aura pas pu résoudre.
Pour le reste : se CONTENTER (dans tous les sens du terme) d’être conscient, en éveil, et agissant : ACTIF.

Ne pas « retourner » sa conscience sur soi, en réfléchissant, s’examinant (ré-FLECHISSANT…) ce qui cause soit immobilisation, soit régression, soit les deux, mais toujours ALLER DE L’AVANT.

D’où Jésus : AIME TON PROCHAIN comme toi-même. C’est à dire, la perception de l’autre qui est : après l’instant présent que tu occupes. Toujours aller vers l’autre (et) de l’avant.
Et : ton prochain toi-même. C’est à dire : ne pas t’arrêter, te fixer sur ce que tu es à l’instant où tu en prends conscience mais toujours continuer d’être conscient (en conscience d’Amour) de ce que tu deviens perpétuellement.

Donc l’instant d’après : d’où le « ton prochain » : ce qui va venir et qui, plus précisément, VIENT, perpétuellement.

Enfin : ne te laisse piéger, arrêter, immobiliser par RIEN ni PERSONNE !…(Ni même distraire, au sens de dévier de la route, per-vertir…)

De fait, en étant DANS le MOUVEMENT, tu découvriras l’importance (voire la nécessité) d’adopter la bonne VITESSE ou/et le bon RYTHME qui sont ceux de l’UNIVERS. Probablement UNE seule VITESSE.
Et en fait, le RYTHME est ta capacité –et tout ce que tu en fais- d’exploiter, d’employer la vitesse et l’énergie inhérente, constitutive du monde.
C’est ta…part de LIBERTE.

Comme lorsque tu joues ou FAIS des percussions.

Il y a une vitesse de DECOULEMENT de l’ensemble de l’événement et tu la construis et l’ornes avec des coups, frottements qui la ponctue, la font apparaître même.
C’est cela le rythme.

Et dans ta vie, ton HISTOIRE PERSONNELLE (amusant comme j’en viens à retrouver ou utiliser une formule employée par Don Juan dans les livres de Carlos CASTANEDA…) qui fait partie de l’universelle, le rythme ce sont : tes choix et TES ACTES (qui ne doivent être qu’UN, d’ailleurs)

Un des drames de la condition humaine, c’est cette séparation qu’il subit entre corps et esprit. (La séparation non qualifiée de « bon » dans la Génèse serait-elle un symbole corps esprit ?…Séparation des eaux : en haut-l’esprit, en bas-le corps ?…A continuer…)
Du coup, la Torah -la Loi- nous permet de donner à notre corps un bon comportement, pour, dans un premier temps, le libérer de l’erreur ou même faute ; dans un second temps de libérer l’âme – de la « servitude » corporelle (incluant la prison psychique de la pensée) et enfin de les rassembler de nouveau ou en tout cas d’arrêter de les opposer ; pour les faire travailler, oeuvrer ENSEMBLE.

De même, le souffle est séparé en deux, qui paraissent opposés mais participent à la même REALISATION.
De fait, on ne peut pas toujours acquérir ; (même connaissance, sagesse, etc…) il faut rendre, relâcher régulièrement. Inspirer PUIS expirer.

Roman ZASLONOV, peintre rencontré (me souviens plus – le 01/12/04) au 9 rue Castiglione www.artchic.com

Où l’on retrouve la mémoire…Pour ou contre ? ? ? Car elle ramène en arrière…Ou alors une mémoire « courte » ; pas plus d’une journée, par exemple…Pourquoi pas…Entre 2 réveils. Ou entre le réveil et l’endormissement. Ainsi le rêve serait une zone…interdite…D’ailleurs on n’est pas censé se souvenir de ses rêves…

00/012/29 :
Tu es une source. Veille à ce qu’elle soit toujours douce et jamais aigre ni amère. C’est tout. Une source se répandant dans le monde et l’abreuvant ; et l’irriguant.

Les yeux sont faits pour percevoir ce que les oreilles ne peuvent, et non l’inverse (les oreilles faites pour percevoir ce que les yeux ne peuvent) Ou plutôt : et vice-versa.
De plus, entendre sa pensée : soit, d’extrême rigueur ; mais l’écouter : NON.

00/12/30 :
La puissance, l’énergie ce n’est pas cela l’essentiel, le plus important ; le fondamental c’est l’Amour.
Dieu –le Créateur, donc extérieur à nous, bien que en nous et nous en lui- a le pouvoir, l’énergie. C’est lui qui AGIT.
Ensuite, la Conscience. La Conscience est le point de rencontre entre nous et Dieu ; c’est le PARTAGE.

Enfin, ce qu’Il nous a donné, c’est l’essentiel, c’est l’Amour. (« Dieu nous a tant aimé qu’Il nous a donné son Fils » et « Dieu est Amour ») Chacun et chacune de nous est Fils (ou alors les femmes sont Dieu matriciant, Puissance et Energie…et les hommes sont les Fils)
Or nous faisons mourir le Fils, en tuant Nous-même l’Amour, soit en ne le manifestant pas, soit en le réprimant, l’étouffant, le bafouant, soit en le tuant véritablement, physiquement. Et nous le tuons dans les autres et avant tout : en nous-même.

Voilà pourquoi les événements, la réalité, jusqu’aux activités nous échappent, car cela n’est pas de notre ressort, c’est le domaine de Dieu. L’essentiel est que nous faisions vivre la Conscience, l’Eveil et l’Amour.
Or, par l’Abandon (et donc la Confiance) que cela implique, nous découvrons que Dieu se met à vraiment agir pour nous PUISQUE NOUS NE LUI FAISONS PLUS OBSTACLE.

Et nous découvrons qu’il nous permet et offre de réaliser ce que nous sommes au travers de notre Vie.

Et si l’égo (orgueil, vanité, prétention, jalousie, envie, etc…) est illusoire et « mauvais », il existe par contre pour chacun et chacune une identité : la Sensibilité. NOTRE Sensibilité.

Qu’est l’Amour ? Une douce chaleur à partager (ou : qui se partage…)

00/12/31 :  !…
Le monde n’est peut-être pas dual
mais il risque d’être duel
si nous n’y prenons garde…

« La mise en scène de la vie quotidienne – les coulisses de la scène » de GOFFMAN (Serge ?) éditions Minuit.

03/01/2001 :
! ! Eh oui, on y est dans ce nouveau millénaire, siècle, mois, semaine, qui a commencé un lundi, pour bien ordonner et faire les choses…

05/01/2001 :
Faut-il sentir l’appel du Temps, extérieur à nous, pour accomplir l’acte, et se fondre, pénétrer l’instant pour agir ? Ou ce temps est-il déjà en nous ?
Un peu des deux semble-t-il, et surtout il semble bien être source en nous.
Donc nous avons tout ce qui peut nous permettre d’agir : en nous…
Mais alors qu’est l’extérieur ?

Le secret de la liberté (de la liberté et du bonheur)
dans les rapports humains ?
Donne ton coeur à tout le monde en général,
et à personne en particulier.

06/01/2001 :
Aujourd’hui vers midi, papa et moi avons emmené Ophélie la chatte siamoise de maman pour la faire euthanasier afin d’abréger son agonie.
Puis on l’a enterrée au pied du sapin dans le jardin.
Tout cela m’a bien servi, comme une vraie expérience, car j’ai pu vraiment sentir que l’on souffre vraiment de la souffrance morale, émotionnelle (autre que celle véritablement physique) surtout –et peut-être même uniquement- si l’on se con-CENTRE sur l’objet (ou personne) qui provoque la douleur ou tristesse.
Il ne faut JAMAIS s’arrêter, se concentrer, mais TOUJOURS être FLUENT ; en accord avec le flux de la vie, le flux existentiel.

C’est cela le secret de la vie : ne pas être figé, arrêté en soi ; avoir la conscience toujours « en marche ».

07/01/2001 :
Il y a tout dans la Bible. Non seulement le mode d’emploi de et pour la Vie, mais encore : le schéma de montage et même les matériaux, composants et ingrédients employés !

08/01/2001 :
Je n’aime pas la philosophie car c’est une pratique qui consiste à chercher et poser des questions pour y répondre par d’autres questions.

Vient ensuite la spiritualité qui consiste à apporter de mauvaises réponses à des plus ou moins bonnes questions.
Et enfin la mystique qui consiste à vivre les réponses sans se soucier des questions.

Pour simplifier, la philosophie c’est l’art du doute, et avec le doute on ne fait rien ; en tout cas on ne construit pas, et on n’évite même pas les erreurs.

10/01/2001 :
Ô Dieu Amour merci ! Dans l’Existence il y a la Vie. Dans la Vie il y a la Voie. La Voie se compose d’une orientation (direction-« but ») et d’une démarche-méthode.
L’orientation est le Bien-être et la Méthode : l’Efficacité.

Cherche, trouve et applique l’Efficacité. De fait ACCOMPLIS l’AMOUR : BÂTIS LE BONHEUR.

Xavier M ne voit plus ses anciens amis ou très rarement ; moi plus du tout.
Dans le fond il a un peu raison (changer de vie, lâcher l’ « histoire » personnelle) mais dans la forme (il boit beaucoup, et souvent, de l’alcool, à ce qu’on me dit. Il se « met minable ») il a complètement tort…

Je lui garde toute l’estime que j’avais pour lui.

12/01/2001 :
En cas de discussion sérieuse avec des femmes face à toi, méfie-toi surtout de celle qui parle le moins ; pire si elle ne dit rien.

La hâte ou pire la précipitation sont signe ou facteur d’égarement ; parfois même les 2 en même temps.
Le flux existentiel et la vie vont lentement.
Il s’appliquent à remplir l’espace du POSSIBLE.
Faisons pareil.

14/01/2001 :
J’invente un proverbe métaphorique : « si (quand) tu veux pisser sur quelque chose, trouve d’abord le sens du vent ».
Signifie : quand tu veux critiquer quelque chose ou quelqu’un, en public, prends d’abord garde à ce que dit la pensée majoritaire, ou quels sont les avis des personnes les plus influentes…
Sinon les critiques risquent de se retourner contre toi (le vent te renverra ta propre urine) et en plus tu sauras comment tourner ton propos pour ménager les sensibilités.

15/01/2001 :
La vérité c’est que la plupart des humains sont manipulés par les productions (idées, imaginations, fantasmes…) de leur mental et que ce mental a été construit par « d’autres » (parents, éducateurs, « milieu »), qu’ils l’ont subi et reçu de façon passive et la plupart du temps inconsciente.
Seule la sensation SANS PENSEE peut nous libérer, nous affranchir et nous permettre de retrouver le chemin du SOI et du Monde.

Un bon père ? C’est quoi un bon père ? Pour avoir un bon père, il faut avoir un bon enfant…

01/01/18 :
J’adore la façon (et à quel point !) dont les poils du pubis peuvent être tordus. Ca m’étonne, m’intrigue, m’amuse et me fascine à la fois.

J’ai l’impression qu’t’es à l’envers, toi…

2001/01/24 :
« Alors, quoi de neuf ? »
« Aujourd’hui… »

Dire ?
Je connais le goût du diable et ne puis encore affirmer que je ne l’apprécie pas.

Bon d’accord ! C’est définitif, je le dis et même le proclame : je déteste le goût du diable, je le rejette.
2001/01/25 :
Ma difficulté à être concentré, à être uni-voque dans mon comportement, vient de ce que mon « centre perceptif » est la plupart du temps distinct de mon « centre d’attention ».

Déjà il n’est pas évident pour moi de concentrer mes vue, vision, odorat, toucher sur et dans un seul endroit, mais en plus mon attention se porte et pose ailleurs. Je regarde à gauche et suis attentif à droite.

En général, je pourrais dire que mon altruisme (et ouverture sur le monde) gouverne mes sens, mais mon égoïsme-narcissisme gouverne mon attention…et du coup, en retour, gouverne mes sens.

Il arrive aussi que sens et attention soient unis, mais alors un « stimulus » extérieur « touchant » mon « soi » provoque par réaction une « dilatation » de mon égo, qui se met à narcissiser en focalisant mon attention sur « moi » (mais surtout le moi prétentieux, vaniteux, orgueilleux) et sur tout ce qui peut le « nourrir » en le flattant ou tout simplement en y portant attention.

De fait, quand mon attention est narcissique, égocentrique, elle se nourrit des autres attentions.

L’attention et son influence, comme influence-paramètre majeure des rapports humains.
Vouloir « capturer » l’attention car l’attention d’une personne EST cette personne.

01/01/27 :
Restaurant de spécialités réunionnaise qui a l’air bien : « Les Petits Chandeliers » 66 rue Daguerre 14°

01/01/30 :
Réunion EMMAUS 18 rue de l’Aude M° Alésia

31/01/2001 :
« Quand on est compliqué, c’est qu’on poursuit des objectifs contradictoires » dixit le Professeur d’Organisation Politique de la France.
Intéressant. Très intéressant…A appliquer à une approche pragmatique.

Beaucoup des problèmes entre homme et femme proviennent d’un malentendu de départ : l’homme veut la femme, et la femme veut l’enfant.

01/02/2001 :
Je présente la particularité et l’ambiguïté d’être sérieux quand je plaisante, et de souvent plaisanter pour ou quand je suis sérieux…

02/02/2001 :
ES : Emission de Semence, cette nuit. 2 fois. J’ai laissé aller. C’est mieux (mais pas forcément plus agréable, contrairement à ce qu’on pourrait croire…)

Il est intéressant de constater que les films actuels qui sont très souvent violents, se mettent à « esthétiser » cette violence, en chorégraphiant les combats. Et pour ce faire ils ont de plus en plus recours à des prestations issues des arts martiaux.
Les gens –le public- voient donc de plus en plus souvent de démonstrations d’arts martiaux.

Or, personnellement, de par et dans ma démarche, qui m’est propre, sans RELLE influence de la part des films, (quoique…) je m’intéresse également aux arts martiaux. Mais c’est issu d’une « rencontre » avec cette voie de discipline, « provoquée » par ma quête de la sagesse.

Toujours est-il que là encore, mon comportement est « malgré moi » en accord avec le « mouvement historique ».
Je suis synchrone avec mon époque, bien que je veille à être indépendant d’esprit, et libre d’influences…

(Plus tard, et pourtant ça y fait tout à fait suite) Bien entendu tu es en partie « composé » par les IMPRESSIONS de tes sensations.

Mais même, au-delà, il semblerait (surtout pour les « sujets » vivants et plus encore : humains) que tes sensations, les informations perçues et « portées » par tes sensations soient…une partie de TOI !…

C’est à dire que tout ce qui est « extérieur à ton corps » fait (en fait) partie de ton IDENTITE GLOBALE.

D’où cette connaissance (ou même…omni-science ?…) qui est même PRE-instinctive. Une connaissance qui serait due au fait que le présent serait une réminiscence du « passé » déjà connu soit par le rêve (très fréquent, probable et plus rationnel) soit par une vie…antérieure, soit par une « simultanéité » événement-perception qui serait due à la nature ORGANIQUE de la réalité ; c’est à dire que la réalité dans son ensemble est un seul corps, et comme tel, le pieds sait ce qui arrive à la main, instantanément.

Donc, encore une fois : chercher le coeur ET le souffle.

Ne laisse ton bien-être dépendre de PERSONNE (d’autre que toi)
Ne laisse RIEN (donc : ni personne) t’écarter de la voie du JUSTE ACCOMPLISSEMENT (qui inclue de fait TON accomplissement).

Je repense à cette fille que j’avais vu furtivement vomir debout, comme si elle se débarrassait d’un trop plein, qu’elle débordait ; et son vomissement avait quelque chose d’éjaculatoire. Et je me souviens que cela m’avait interpellé sexuellement ; ou plutôt (c’est difficile à exprimer) ça m’avait ému au niveau de l’énergie qui après excitation peut devenir énergie et excitation sexuelle. Disons que ça avait commencé de m’émoustiller ; et encore…ça m’avait…alerté.
C’est entre autre le comportement strictement et uniquement organique qui m’avait plu. La soumission aux ordres impérieux du corps. Cela, toujours m’excite, de façon ambiguë, car c’est mon cynisme ou même mon sadisme qui se réjouit de ce spectacle, de l’humiliation humaine.

Dans le porno c’est cela aussi qui me plaisait, mais aussi ce qui me fascinait c’était la « fonctionnalité ». L’adéquation des parties génitales et le fait qu’alors l’homme se résume à un « bout » et la femme à un ou des trous.

Pour revenir à la « vomisseuse », ce qui a excité mon sadisme ce fut l’abandon de l’individu aux soubresauts convulsifs et inextinguibles du corps ; et l’humiliation, pour qui voudrait être avant tout une âme…

03/02/2001 :
J’aime l’humain.
Au delà de ce qu’on pourrait dire. Et peut-être l’aimé-je encore davantage pour ses faiblesses que pour ses forces, car ses faiblesses proviennent la plupart du temps d’un amour et d’un désarroi irrépressibles face à la vie.

Peut-être est-ce dans nos faiblesses que nous rendons le plus grâce à Dieu.

Ce que nous sommes ?…Mais mon ami, nous sommes la mort de Dieu.

05/02/2001 :
Grâce à une collègue, c’est la première fois aujourd’hui que je réalise CONSCIEMMENT ce que j’envisageais inconsciemment grâce à la perception : le parfum d’une femme nous renseigne sur son caractère ; sur son âme même (on parle d’ailleurs « d’âme » pour les parfums…)
C’est une évidence ; mais il est bon de la SAVOIR, et d’avoir cela à l’esprit…

Je ne manquerai pas à l’avenir d’étudier, d’analyser les femmes en fonction de leur parfum (la fragrance, la qualité ET la quantité qu’elles emploient, tout cela est très expressif…)

Intéressant. Cette nuit j’ai rêvé d’une de mes collègues qui partait en Chine et à qui je demandais de m’emmener (Vivienne J) Quand je lui ai demandé ce matin : « Alors vous partez en Chine ? » elle m’a répondu « Bien sûr ». Et quand j’ai insisté elle m’a déclaré que c’est son rêve depuis longtemps. C’est elle que j’avais vu en rêve dans ce rêve prémonitoire d’avant l’examen d’entrée à l’ODEADOM, alors que je ne la connaissais pas encore, et dans le rêve –comme à l’Office- elle tenait le rôle prépondérant. Dès mon arrivée à l’Office, elle m’a « pris sous sa coupe », m’a tenu en bonne estime.
J’ai également fait des rêves à teneur érotiques avec elle, or je sais que je lui plais.
Mais c’est une collègue, et mariée qui plus est.
Nous devons être en « contact psychique » ou évoluer dans des « sphères existentielles en affinité »…

06/02/2001 :
Je le dis et le maintiens : contrairement à ce qu’elle se flatte de penser, la société, le système, l’Humanité, sous couvert et de par ce qu’elle nomme le « progrès », retourne en fait vers un état naturel.
Mais elle le fait, hélas, de façon contrainte et pour de mauvais motifs (égoïsme forcené)
D’où l’on voit (ré)apparaître la nudité, mais aussi les communications instantanées à distance, etc…

07/02/2001 :
A l’inverse de Jean Jacques GOLDMAN, au lieu d’aller « au bout de mes rêves » j’irai au bout de mon éveil…
Au bout de la conscience, c’est à dire…à l’infini.

08/02/2001 :
Etonnant, il y a un film qui va sortir avec Mel Gibson, « Ce que veulent les femmes », et l’accroche est : « il peut entendre ce que pensent les femmes ».

Or ! C’est mon cas ! J’entends ce que pensent les femmes, mais je sais qu’il ne faut pas l’écouter ; c’est un des pièges.

Mais encore une fois un film ou spectacle ou autre, révèle quelque chose que j’estime préférable de cacher…
On vit ce qu’on est…

La dialectique est simple, et inversement proportionnelle et issue des constitutions de base : l’homme cherche-veut le plaisir et la femme cherche-veut le pouvoir.
Et chacun de ces individus cherche dans l’autre « l’objet » de sa passion.

Or, si nous savons qu’en fin de compte, le pouvoir ne nous appartient pas, pour le plaisir il subsiste un doute…

09/02/2001 :
Le binôme « pouvoir-plaisir » correspond au binôme constitutif « puissance-beauté ». En attribuant couramment les « pouvoir et puissance » aux hommes, et « plaisir et beauté » aux femmes ; mais avec des parties de chaque chez l’un et l’autre…Et des correspondances : beauté de la puissance, etc…et vice versa.

La femme a au moins cette qualité –ou « vertu » ?- de forcer ou amener l’homme à produire le meilleur de lui-même.

Toujours je ne connais pas,
mais encore : j’adore.

10/02/2001 :
Amusant…Je vais pour traverser un passage piéton et je vois un bout de plastique d’une couleur que je trouve un peu jolie et inhabituelle. J’hésite à le ramasser, me dis « oh et puis si », bien qu’il soit sans grande importance. Je le ramasse. Puis je tourne la tête à l’opposé puis je regarde devant moi. Mais quelque chose a attiré mon regard au niveau du spoiler avant d’une voiture arrêtée au feu rouge. Je regarde de loin, puis détourne la tête puis malgré tout j’y reviens car je me dis « c’est curieux, on dirait… » Je regarde mieux et il me semble que oui…Je me rapproche et suis quasiment sûr que c’est…un billet. Je m’approche devant la voiture, me baisse : c’est bien un billet de 20 F coincé dans une des prises d’air du spoiler ! ! !

Je le prends mais en une seconde je pense que les conducteurs de la voiture (un homme et une femme) vont se demander ce que je fais et qu’il va falloir que je leur montre et qu’ils pourraient en revendiquer une partie, ou tout, comme c’est situé sur « leur propriété ». Alors, tout en étant baissé de façon qu’ils ne puissent voir mes mains, je fais passer le billet de ma main droite à la gauche où je le froisse pour qu’il ne soit pas visible, et en me redressant je leur montre…le bout de plastique coloré !

Puis je m’en vais avec les 20 F que j’avais dès le début prévu de donner à un SDF.
Je le donne quelques centaines de mètres plus loin à une fille avec un écriteau « SVP j’ai faim ».

Bien ! Intéressant et amusant.

12/02/2001 :
J’ai rappelé Aurélia, rencontrée au bar Les Chiffons, le 27/01. Hyper sympa et tranquille. La fête-soirée aura lieu le 24/02 à partir de 21h00 au 6 rue DANCOURT chez Lisa et Nabil.

Aurélia travaille à la bibliothèque-musée d’Auguste COMTE au 10 rue Mr Le Prince. Elle me propose de faire une visite privée du musée dès demain. Auguste COMTE…Etonnant, c’est le « père » du « positivisme » il me semble…Vivons !

01/02/13 :
Cette nuit, abondante émission de semence.

Cervantès, Molière, Calderon, Tasse, W. Scott, Eschyle, Milton, Shakespeare, Corneille, Aristote, Dante, Homère.

15/02/2001 :
Le corps :
intermédiaire entre Dieu…
et le néant.

Certes, ce fut une étape cruciale de re-trouver que « je sais » mais ne pas faire en conséquence l’erreur quasi-constante de s’ARRETER. S’arrêter sur le savoir.
En fait, la connaissance, elle aussi, bloque ou immobilise, puisqu’on s’en tient à ce « savoir » ou que l’on perçoit et/ou (ré-)interprète les choses en fonction de ce POINT FIXE qu’est l’objet ou la « sphère », « l’espace » de connaissance.
Même si ce savoir concerne la Voie, on risque sous prétexte –parceque- on connaît le chemin et la procédure de ne plus l’ACCOMPLIR mais simplement répéter une procédure qui devient comportement, qui devient attitude, puis habitude et de nouveau on est enfermé et EN RETARD par rapport au monde.
Or, la vérité est que nous (re ?…)découvrons tout à chaque instant (mais qu’est-ce qu’un instant ?…Quels sont ses limites : début et fin ? ? ?)

Se pose de nouveau le « problème » du SAVOIR et de la MEMOIRE…

Etre dans ICI et MAINTENANT.

Où l’on découvre que le monde anime le Soi, le soi est monde par (point d’intersection entre « soi » et « autre ») la conscience…

On revient à la conscience.

La conscience est sensibilité, mais elle génère désir, et le désir a soif de plaisir, et le plaisir en LOCALISANT la sensation (la boucle commence à se faire et se conclure) crée le point d’où naît l’avidité, l’égoïsme.

16/02/2001 :
Cette nuit, nouvelle émission de sperme, en partie provoquée psychiquement, par influence de la volonté sur le corps (mais non manuelle, bien entendu) Simplement : décision prise après avoir senti (ce qui m’a réveillé) des velléités de « montée spermatique », de mener, provoquer jusqu’au bout cette montée, jusqu’à émission, qui sinon ne se serait pas produite.

Et tout cela sans imagination érotique.

L’être de Vérité, d’Amour que Jésus a incarné est PNEUMATIQUE. C’est dans et par le souffle qu’il faut le chercher et le trouver.
Tandis que l’autre dans lequel la plupart des humains sont est l’être psychique ou mental, constitué et nourri-entretenu par le mental, la pensée. Et c’est ce dernier que la plupart des gens font vivre par LEURS PAROLES, actes et pensées.
Mais il faut échapper à cela, s’en libérer et vivre et faire vivre l’être d’Amour qui est SOUFFLE PNEUMA-TIQUE.

17/02/2001 :
Pee ou Poe : bonne musique. Femme qui chante. Atlantic Record Warner.

20/02/2001 :
En art, plus qu’ailleurs, il est vain et même simplement inutile de « faire » des théories.
Les théories sont des commentaires de lois, or les lois nous préexistent. Par contre nous, nous avons le « faire ». Aussi s’agit-il d’abord d’agir, d’accomplir. Et s’il nous reste un peu de temps et d’énergie et si l’on a l’envie de les gaspiller, alors –à postériori- on peut « théoriser », disons plutôt « thé-orrifier ».
Cette vie n’a peut-être pas de sens mais elle a au moins un but (au moins un certain…) à moins que ça ne soit l’inverse.

Je continuais à chercher le pouvoir…Depuis si longtemps je continuais à chercher le pouvoir. Pas pour m’en servir –non…je respecte trop les humains pour cet abus- mais au moins pour savoir que je le posséderais et POURRAIS l’utiliser, l’employer ; ne serait-ce que pour me préserver ou aider autrui.
Mais à nouveau je réalise que la vérité est dans l’abandon de la puissance. L’abandon à la douceur de l’amour et du respect. Laisser le flux universel –qui est amour, au moins pour nous les humains…- nous animer et simplement aider à sa canalisation par notre conscience puis volonté ; toujours dans un but constructif d’amour.

21/02/2001 :
Paradoxe de la Vie :
traite ton corps spirituellement
et ton esprit… « corporellement »,
SENSIBLEMENT.

Je vis aujourd’hui mon 11460ème jour.

Lire « Tristes tropiques » de Claude Lévi Strauss ?
Il relate dedans le voyage de 300 intellectuels, dont André Breton, sur le « Paul Lemerle » vers la Martinique.

22/02/2001 :
Renoir : le pragmatisme velouté (phrase qui m’est venue hier soir, au volant de ma voiture)

La vie : se répandre en une apocalypse de douceur.

23/02/2001 : vers 0h10.
Il y a eu un semblant de répétition ce soir.
Patrick P arrivé avec quelque chose comme une demi-heure de retard, ne voulait pas bosser, continuait à faire du mauvais esprit, à vouloir faire entrer Arnaud C dans son petit jeu, à faire le petit garçon, genre : je parle pas aux filles ; il a refusé de travailler les 2 premières scènes alors je l’ai viré.
Après une explication et quelques mots durs mais vrais.
Et ça soulage. Je n’aurais jamais dû l’inclure dans la pièce. Je l’avais fait faute de mieux, et il présentait certaines aptitudes, mais il faisait à plus ou moins haute dose du mauvais esprit ou de l’anti-jeu ; enfin : pas franc, comme toujours.

Ca libère de l’avoir sorti du projet.

Arnaud semble vouloir rester et j’en suis content car il assure. Il est plus large d’esprit et d’intelligence ; donc plus souple.

Une de mes grandes forces ? Mon bien-être ne dépend de personne.

Il y a longtemps que j’ai appris à me suffire à moi-même. Et pour tout dire je ne l’ai pas appris : je l’ai toujours su ; mieux : c’est un fait. Ca fait partie de moi : je me suffis.

Une des particularités (ennuyeuse) des femmes c’est qu’elles parlent très souvent au 18ème degré mais prennent tout au PREMIER degré –et en plus ensuite l’interprètent (et mal, bien souvent)

Ce soir, une soirée « Interrogation-Réponses-Recherche » est prévue chez moi. J’adore ces soirées qui sont à traiter et prendre de façon ludiquement sérieuse et sérieusement ludique.

Je ne « m’occupe » pas, je VIS.

24/02/2001 :
BUMCELLO : bonne musique.
Earth Wind & Fire : live « Gratitude ». Bien.

26/02/2001 :
A l’inverse « d’autres » qui placent péniblement une idée par livre ou par pièce, j’énonce un concept par phrase !

Le sens vital me semble plus « connecté » à l’ouïe qu’à la vue.

28/02/2001 :
J’ai souvent l’impression que le bouton des urinoirs me connaît mieux que quiconque. En tout cas, avec son effet de miroir déformant il me renvoie une image qui me semble assez juste, assez indicatrice de certains de mes « aspects d’âme » (plutôt qu’ « états »)

Si je dois donner un conseil aux gens pour trouver la sérénité, je dis : cherche Dieu. Et si ça leur paraît trop abstrait, alors cherche la Vérité. S’il en est de même alors : débarrasse-toi du malaise.

Fais ce qu’il faut pour te débarrasser du malaise.

C’est la voie que j’ai choisie et elle est vraiment efficace, même si difficile, au moins au début et après ; mais vient le temps où l’on commence –avant même de récolter les fruits- à percevoir la dilatation des prémices de bourgeons. Et LA on SAIT qu’on a raison et qu’on est sur la bonne voie. Sur LA VOIE.

01/03/2001 :
Je ne sais plus si je l’ai déjà écrit, mais en tout cas : « Pierre Auguste Renoir, mon père » par Jean Renoir est un livre merveilleux. Oui ! Merveilleux.
Empreint d’amour de la vie, des humains et de Renoir qui lui-même semble avoir été si appréciable.
Je n’aimais pas sa peinture, mais je vais m’y intéresser, car un tel être, si perspicace et judicieux dans ses perceptions et avis sur la vie a « nécessairement » ou au moins logiquement peint des choses superbes ou au moins agréables.

Curieux d’ailleurs cette intuition qui m’avait fait acheter ce livre alors que je savais que je n’aimais pas sa peinture. Outre le simple fait qu’il s’agissait d’une biographie à tendance même presque autobiographique (d’ailleurs oui, cela a été déterminant de me dire : « Tiens, le fils réalisateur connu, écrit un livre sur son père également célèbre. Les deux ayant exercé dans un art visuel. Essayons ») il y avait une intuition qui me disait que ça devait être intéressant.
Enfin, il me semble qu’il n’était vraiment pas cher.

Mais vraiment, quel délice ! A tel point que par respect pour Renoir, pour Jean, et pour la femme-mère, je ne le lirai pas jusqu’au bout. Je laisse les 10 dernières pages pour ne pas lire leur mort.
Quoi qu’après consultation, je vais continuer mais arrêter avant leur mort. Il y a assez déjà de la déchéance physique de Renoir.
Vraiment très agréable. Pétri de tendresse, de délicatesse ET (malgré tout ?) de vérité, d’honnêteté.
A conseiller.

Ne me dis pas que tu fais partie de ces gens qui n’ont trouvé que la sodomie pour introduire (…) de la fantaisie dans leurs ébats.

02/03/2001 :
Je lis, moins pour apprendre que pour tenir mon esprit en éveil.

Je viens d’avoir une discussion, plutôt un cours, avec le directeur de l’O (Francis L) Très intéressant. Il m’a parlé de différence entre efficience et efficacité. D’aller lentement, par conséquence, quand on est pressé ; pour tout bien faire, en étant d’autant plus attentif, vigilant.
Ensuite de l’importance de la présentation, de la forme. Car c’est sur cela que l’on est jugé de prime abord.
Et il a conclu sur l’histoire d’un de ses mais passant un entretien à IBM et qui avait eu une remarque sur son bouc.
De fait, quand je passerai l’examen pour être assistant, je raserai mes « pattes » (de loup…) Merci M. L

De même : me faire un « book » ou des « books » pour présenter mes photos.
Il faut que je prépare efficacement la présentation de mes photos, afin qu’elles reçoivent un accueil favorable et soient acceptées pour exposition.

On peut s’interroger sur le bien-fondé de la dénomination « art » pour toute forme de littérature, poésie comprise.
Mais si c’est un art, c’est un art mineur. D’autant plus mineur en regard des deux seuls arts majeurs : la musique et la sculpture. Plus précisément : la sculpture et la musique.

04/03/2001 :
Ma plus belle oeuvre d’art peut être mon être, ma personne que je perfectionne, améliore et garde avec attention, délicatesse, affection et précision.
Il en va probablement de même pour chaque être humain.

Je le répète, mais un peu différemment : tout le monde se trompe ; et nous vivons à travers nos erreurs. Le tout est d’en diminuer le nombre, l’ampleur et l’incidence.

Un autre « secret » de mon bien-être : ne jamais, depuis que je suis vraiment entré dans la Voie –mais n’y ai-je pas toujours été ?- avoir transigé avec l’Amour. De fait, ne jamais m’être donné à une femme car je n’en ai trouvé aucune digne de mon amour et aucune n’a éveillé mon amour. Ceci dit sans même une once de prétention ou d’orgueil. Je n’ai pas galvaudé l’Amour, en retour il ne m’a pas « marivaudé ».

05/03/2001 :
Avec le Sens Vital, essayer d’ENTRER en contact avec la « sensibilité de l’Existence (ou Existant ». Voilà la Voie.

Je n’avais jamais pensé à une chose : Jésus nous dit « Buvez, ceci est mon sang ». Or, il est venu pour accomplir la Torah, et dans la Torah, il est dit que le sang c’est l’âme.
Donc quand nous buvons, c’est l’âme de Dieu que nous ingérons.
Nous mangeons le corps. Il y aurait donc bien une distinction FONDAMENTALE entre corps et âme.
Pas esprit, qui est une activité corporelle, mais âme. L’Esprit cependant est l’ensemble des Ames. Vivantes et mortes ?
C’est à dire celles de personnes vivantes et celles de personnes ayant vécu ? Peut-il y avoir des âmes mortes ?

Jésus parle de la « seconde mort », la mort de l’âme ?…

Nous sommes chacun les SOURCES de notre monde (cognitif et affectif) et il nous appartient de le remplir d’Amour ou de haine.

Isabelle PARENT (Emmaüs) Réunion Emmaüs le 19/03.

La grande question est : comment regarder, admirer la femme, sans que cela soit « sexuel ». Comment avoir un regard purement esthétique et non lubrique ?
Là encore la réponse est l’amour, mais l’amour mène si vite au sexe, que ce soit pour un bon ou mauvais motif…
Altruiste ou égoïste.
Et là encore c’est le plaisir qui fait franchir la « frontière » entre esthétique et lubrique.

Un plaisir donc sensibilité qui éveille à la « sensualité ». Le plaisir !…Toujours lui…

La Voie, ce qu’il faut chercher, de tout son être, c’est l’Amour.
Et c’est ce qu’a dit Jésus, qui est venu accomplir la Torah.
La question est : la Torah permet-elle de trouver la Voie de l’Amour ? Outre le fait qu’il y ait le commandement d’aimer Dieu de tout son coeur, âme, énergie, et outre les dix Commandements, est-ce que la Torah nous mène à l’Amour ?
Oui, pourrait-on répondre, puisque la Voie se trouve en cherchant la Vérité (« Tu ne mentiras point ») en n’étant plus violent (« tu ne tueras pas » ET « tu n’emploieras pas le nom de Dieu en vain » –pour justifier tes crimes en étant honnête (« tu ne voleras pas ») et en aimant : « Aime ton prochain comme toi-même ».

Mais tout le reste me semble « fioriture » et « noie » l’ESSENCE du message, de la Torah.

Alors pourquoi a-t-il été donné ? Notamment les sacrifices…
Bien sûr il y a le fait qu’ils nous ramènent à la matière et peuvent nous permettre, par leur caractère pénible, de prendre conscience de notre mauvaise action et de la regretter (puisqu’il faut sacrifier des êtres vivants…)

Les oreilles sont à la frontière. La frontière qui est tellement difficile à percevoir (si elle existe !…) La frontière du temps, et celle de l’espace. C’est d’ailleurs très probablement une seule frontière.
Au moins, la frontière de la perception du temps et de l’espace. Or, l’humain en tant qu’être sensible et vertical est l’archétype du chercheur de frontière.
Je m’exprime mal, avec cette dernière phrase.

De par sa verticalité et sa tête qui regroupe tous ses sens, l’homme, par son propre corps, est assimilable à une frontière.
Et cette frontière est surtout au niveau des oreilles ; ou plutôt : le sens qui est « pile » à la frontière est l’oreille, puisqu’après elle on est derrière le corps, derrière la face, donc…dans le passé.

Nous sommes face à la réalité, donc face au temps et à l’espace. Nous le voyons, rencontrons avec les yeux, puis l’odeur puis le toucher et l’ouïe est la dernière physiquement à ressentir les choses (qui ne sont pas en contact avec noous) avant qu’elles se dissolvent dans le passé.
Elles ressentent le dernier instant-réalité PRESENT de la vague EVENEMENTIELLE spatio-temporelle.
A noter d’ailleurs que les yeux sont à la même hauteur que les oreilles. Et certains et certaines ont même « l’axe » des yeux à même hauteur que le trou des oreilles.
Remarque, l’oreille « interne » qui véritablement permet d’entendre, est parfois plus basse que le trou. Je vérifierai sur un dico ou atlas…

C’est dans la gorge que je sens la perversité, le goût de et pour la souillure. Et il peut monter jusqu’à la bouche.
Mais il me semble qu’il monte du ventre. On dirait que cela entoure la bulle ou source d’amour qui irradie du nombril. Ou même que cela en fait partie…
Cette ambiguïté du mal…(avec un petit « m » pour ne pas lui conférer trop d’importance, et « donc » de force)

Il me reste 3 choses à me débarrasser. Sans ordre : l’attitude (faire ce que l’on sait que l’autre préférera ; se laisser influencer par la perception, le regard de l’autre) , la volonté plus ou moins réelle de trouver une femme, et le goût-fascination pour le mal (même s’il n’y a jamais passage à l’acte)

Cela pourrait se résumer à : ETRE.

Pour l’attitude, s’en libérer : ne plus guetter l’avis de l’Autre sur ma personne.

08/03/2001 :
Je viens de découvrir MONDRIAN. Quel peintre ! Surtout de 1900 à 1910, mais même après. Jusqu’à ses dernières toiles, que du coup, suite à la progression historique, je me mets également à apprécier. A revoir…

Dans la pièce où j’exposerai les arguments du bien et ceux du mal, l’un des personnages s’appellera « S » ou alors…Funeste.
Ca sonne bien comme prénom : « Funeste » pour l’avocat du « mal ».

09/03/2001 :
Nous sommes tous et toutes des prostituées
et l’Etat est notre maquereau.

Merci, Dieu sait ! Je n’ai pas les moyens d’acheter beaucoup de choses (tout et n’importe quoi) mais j’ai les moyens d’acheter ce dont j’ai besoin ET ce que je VEUX. Merci.

La force rend bête, la faiblesse rend vicieux.

Il y a une moyenne-estimation de 259 produits consommés par un ménage moyen d’ouvriers.

Et quelle est la voie pour trouver la Vérité ?
La sincérité.

10/03/2001 :
Pourquoi je n’aurai jamais peur de vous tous ? Parce que je sais ce que vous êtes, alors que vous ignorez ce que je suis.

Ne pas oublier (mais alors…se servir de la mémoire ? ?…) que nous sommes des sources. Sources de réalité.
Donc ne pas se comporter comme des trous, des fosses, qui attirent au lieu d’émettre.
Il est mieux et même nécessaire d’émettre. Emettre l’Amour.

13/03/2001 :
Mais qu’est-ce que t’espères…matozoïde ?

J’y pense déjà depuis quelques temps : il faut que je restreigne mes lectures (et écritures) au strict minimum crucial –en dehors de l’activité professionnelle, bien entendu.
Car lire et écrire entretiennent le mental ; l’activité psychique.
Or, c’est pneumatique qu’il est meilleur d’être.

14/03/2001 :
On perçoit bien ce qu’est le couple pour beaucoup de gens, lorsque l’on peut constater leur étonnement et leur première question lorsqu’ils apprennent que vous êtes célibataires : « Comment faîtes-vous sexuellement ? Ca vou smanque pas le sexe ? »…….

Je ne suis pas pessimiste, pas « noir » : je rejette les fausses lumières ; c’est différent.

15/03/2001 :
Fête samedi soir chez Stéphanie, à Nanterre.

16/03/2001 :
Etonnant : Dieu pourvoit toujours à mes besoins en feu. Dès que je n’ai plus de briquet j’en trouve un par terre ; mon attention est attirée vers lui, je le ramasse et il fonctionne.

Le but, le sens de la vie est de faire vivre l’Amour.
Faisons vivre l’Amour.

Vis pleinement ce dont tu es conscient ; accomplis totalement ce que, grâce à ta conscience, tu sais être juste.

20/03/2001 :
Premier, ou plutôt : SECOND Printemps du millénaire !……Pluvieuse entrée en matière.

2 choses d’abord, je ne vais pas tarder, je pense, à commencer –à écrire- la pièce avec Marat et Sade. Et au lieu de l’appeler « Marat et Sade » je l’appellerai : « Les révoltés ».
2ème chose : écrire, peut-être, une pièce sur un auteur-metteur en scène qui écrit pour manipuler les gens et les pousser à la haine ou au suicide ; les acteurs et les spectateurs.

Je le crois vraiment.
Ne crois rien, mec. Sache et agis, ou alors ignore et cherche.

Ô Femme, je voulais être ton échelle, tu as été mon chat noir…
Tu n’es plus qu’une amère superstition.

21/03/2001 :
Nous sommes UN. « L’autre » est VERITABLEMENT une autre partie du grand MOI, du grand JE SUIS dont ma personne n’est également qu’une partie. Ce sont plus que des mots, C’EST la REALITE.

La réalité est UNE.

De fait, il faut abandonner toute attitude, toute affectation (qui en plus nous enferme dans un comportement qui n’est pas SINCEREMENT nôtre, donc dans le mensonge –donc le « mourissement », la mort)

Et ne pas accepter ou être influencé par les doutes d’autrui. Sinon cela confirme leurs doutes, et les confirme dans leur, et donc NOTRE, erreur.

Simple, sincère, humble.

Marquer l’arrêt
Défaite
Devant la raie
Défaite aussi.

22/03/2001 :
En bref : faut-il marquer l’arrêt ou la raie ?…

26/03/2001 :
C’est amusant et intéressant de se souvenir –constater- que c’est sur l’île de KO-TAO (eh oui…) que j’ai définitivement réalisé la vertu du « dégourdissement accompli » tel que je le pratique depuis…
Je dois même pouvoir le dater précisément grâce au carnet de l’époque.
Mais ça faisait déjà quelques mois ou un an que je faisais de l’exercice à peu près régulièrement…
Quels bienfaits, quoi qu’il en soit ! ! ! ! !

Fini respire,
fini inspir et fini expir.
Finies visions et finis oiseaux.
Finis enfants et finis repas.
Finie désaltération et finis mouvements…
Voilà la mort.
Finis contacts !

27/03/2001 :
Si tu veux être solide et endurant dans la vie,
sois indulgent avec tout le monde…
sauf toi-même.

31/03/2001 :
Please, just pay attention.
Oh, no need to pay, you can have it for free…

Apprend, tu sauras prévoir,
mais n’oublie pas que la règle première est :
l’imprévu.

01/04/2001 :
« The Ambassadors » ?…

03/04/2001 :
Ne rien arrêter, ne rien enfermer par la conscience. Et que la conscience elle-même ne s’arrête pas, ni ne soit fermée, ni définitivement « définie ».

Tout en devenir. Tout devient, arrive.

Et cesser de tout ramener à soi ; de se croire ou, pire, vouloir le centre de convergence intentionnelle de toutes les informations manifestes (ou non) de notre sphère cognitive.

Ecrire une nouvelle, ou mieux : quitte à réaliser un film « véritablement naturiste » réaliser un film sur un jeune homme qui travaille dans une morgue et devient nécrophile parce que se faisant il réanime les mortes (et peut-être les féconde-t-il ; à voir…)

Etre constamment vigilant sur ce qui remplit notre esprit, que sont nos pensées. L’esprit doit être soit vide (le plus souvent ; au mieux) soit rempli d’idées constituées uniquement par ce que l’on fait à l’instant présent.

Cesser de se croire, et donc se percevoir, comme fondamentalement distinct du reste du monde. Le monde est un. Nous sommes un endroit où se porte l’attention qui elle-même est mue par l’élan-volonté de l’univers ; l’énergie…
Ainsi plutôt que se « contracter » il faut « se »… « dissoudre » avec-dans le monde ; car nous sommes partie du monde.

Au même titre que la main n’a pas à se croire détaché du reste du corps sous prétexte que c’est elle qui tient le stylo qui écrit ; de même l’individu conscient n’a pas à se croire distinct du reste du monde.

Je sais pourquoi j’ai tant « cérébralisé » et pourquoi je continue encore à mentaliser. C’est parce que les gens sont trop décevants avec leur mesquinerie, leurs jalousies, leur hypocrisie, leur envie ; ils ont si peu à m’apprendre ou me montrer que je me « réfugie » dans ma tête, à me créer mes propres dialogues, qui en conséquence tournent quasi-inévitablement aux psycho-drames.

Tout cela parce que les gens ont peur de la vérité, peur du réel, peur d’eux-même et des autres. Peur et honte ; et bien souvent ils ont raison d’avoir honte, car leurs pensées et comportements sont « honteux ».
Ils n’ont qu’à changer ; ou au moins essayer. Je le fais bien, moi !

Il faut donc que j’arrive à me satisfaire, à être comblé par « l’extérieur » sans en rajouter, sans l’agrémenter avec du « monde mental-intérieur ».

C’est également pour cela (j’y reviens…) que j’apprécie tant les livres, et surtout (uniquement) les livres qui enseignent quelque chose. Initiatiques.

La Vie est Initiation. Il nous appartient (au moins çà…) de ne pas en faire une mascarade, ni une corvée !

04/04/2001 :
Je dois parvenir à m’intéresser à la réalité physique, et non à (ne pas me laisser accaparer par) ma « virtualité psychique ». Dehors, encore une fois. DEHORS de SOI, DANS le MONDE.

Tout faire comme on urine. Dans le même « laisser-aller » tout de sensibilité, de satisfaction.

05/04/2001 :
Découvrir la Volonté de l’Univers et être Un avec elle ; devenir son agent !

Je reviens à quelque chose que j’ai donné noté mais qui n’est pas sans intérêt ; qui est même très important me semble-t-il : la discontinuité de la perception.
La vue ou même l’ouïe « touchent » notre « moi » par « séquences » et non en flux continu. Voilà une raison supplémentaire pour laquelle nous avons une perception et de fait une conscience fragmentaire et surtout fragmentée.
Il semble qu’entre chaque réception d’information, il y ait un « vide » en nous, ou une « absence » au monde, et peut-être même à soi-même.
C’est cela qu’il me faut étudier et…combler ?

07/04/2001 :
Bon, il est grand temps d’arrêter de se prendre pour le maître du monde en visite incognito sur Terre.

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