conscience 20

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du 28/05/2001 au 17/07/2001

28/05/2001 :
Je connais le secret de W.S. Burroughs : c’était en chair, sang et humeurs, la statue d’exorcisme vaudou de Giacommetti.
L’envers grinçant de Giacommetti; l’accomplissement organique et absolu, mais dépravé, de son œuvre.
Burroughs a fait vivre les statues, l’imaginaire sculpté de Giacommetti.

Détail amusant, la traductrice de « Ultimes paroles » de Burroughs, Mona de PRACONTAL, a un nom qui fait penser à un produit pharmaceutique psychotrope, genre Pentotal, Gardenal…
PRACONTAL. J’imagine bien Burroughs écrire qu’il vient de s’envoyer une ampoule de Pracontal…

Je me demande pourquoi je continue (sauf exception) à ne PAS me comporter en sage éveillé illuminé; alors que je le suis depuis déjà longtemps…

C’est le côté pervers de mon amour pour les gens qui me fait accepter leur(s) doute(s).

Coïncidence ? Il parle p114 (01/02/1997) du « Journal de Marlène Dietrich » que j’avais acheté 3 jours avant ce livre de Burroughs.

29/05/2001 :
Ca y est ! Je viens de réaliser ce qui se passe quand je ne « pense pas », ne « parle » pas sur le réseau psychique, via et dans la pensée.
Du fait de ma concentration alors, je fais de la RETENTION de Souffle.

Je dois continuer à laisser circuler le Souffle et même à INSUFFLER le SOUFFLE dans le monde quand je sens le malaise.
Les gens se nourrissent du Souffle (consciemment ou non) je dois donc purifier celui qui passe par moi et le redistribuer avec AMOUR.
SOIT !

Le réseau informatique de l’Office a « sauté »; du coup on ne peut plus travailler.
C’est étrange cette constatation : partout dans le monde et la vie, plus quelque chose est sophistiqué, plus c’est aussi fragile et peut être vaincu par quelque chose de très simple, rudimentaire.

Cela tend à prouver l’existence d’un équilibre qui fait que ce que l’on gagne d’un côté, dans un autre domaine on le perd…Mieux formulé quand on progresse ou a un gain dans un domaine, on perd « l’équivalent » (en « énergie » ?) dans un autre domaine (à l’opposé ?)

De fait, que gagne-t-on à vieillir, quand on vieillit ??
Puisqu’on perd l’énergie, tout au moins la force…
On est censé gagner en…sagesse.
Donc le comble et le but de la sagesse est l’absence de force – sinon la faiblesse…?

De même, un bébé naît : il est très faible (bien que théoriquement porteur d’un grand potentiel) et ignorant.
Il n’a pas de connaissance, certes, mais il est un « parfait » CONNAISSEUR car il EST sensibilité, capacité de ressentir.

En fait, peut-être pas le but mais au moins la bonne voie dans la vie est d’apprendre à gérer la réalité-énergie. Energie « interne » et « externe ».

Il n’est pas nécessaire d’être fort; il suffit d’être « fonctionnel ». Ainsi : entretenir sa motricité, ses sens et la souplesse.

De fait, c’est bien ce que je fais : des étirements qui servent à l’assouplissement, mais je suis encore trop « préoccupé » par le gain de force.
Me concentrer sur l’assouplissement ‘la solidité aussi…) et entraîner le cœur aussi, car c’est le moteur.

Les vieux (je l’ai déjà écrit, il me semble) ont – contraints et forcés – la « bonne vitesse » d’exécution des actes.
Le bon rythme et on devrait, de fait, se rendre compte qu’on gâche plein d’énergie durant la jeunesse, en employant beaucoup plus de force qu’il n’est nécessaire pour agir, et en précipitant tout.
Aller LENTEMENT.

Tel est le but, le sens de ma vie : Dieu a (avait) un projet avec l’être humain, en le créant. J’essaie d’accomplir ce projet de façon optimale. Tel est mon but.

Le « problème », la mauvaise technique, est que je dirige mes sens avec mon mental, et je passe chacune de mes sensations au crible de ce même mental.
D’autre part, je crée dans ma « zone psycho-perceptive » une latence semi-passive où je provoque la critique mentale (ou même verbale) d’autrui.
Cesser « d’idéaliser » le monde, le percevoir au travers des idées à priori et posteriori.

Amusant. Je m’arrête devant 1 esquisse griffonnée d’1 montagne, qui se révèle être de…Giacometti. Mais je n’apprécie pas ses sculptures…

30/05/2001 :
La joie, la gaieté que tu sois joyeux ou non, diffuse continuellement la joie dans le monde; et pas la gravité. La JOIE !

Je pense pouvoir dire que je n’ai pas peur de la mort. La preuve en est que j’en parle très rarement; mais c’est d’autant plus facile à dire quand on est jeune et qu’elle est statistiquement (et non logiquement; elle ne suit HELAS aucune logique……) éloignée.
Tout au plus dirais-je que je préférerais que cela ne soit pas trop pénible car il serait dommage de finir sur une mauvaise impression-sensation. En outre, elle m’intrigue…Suite ou pas suite ??

Etre (dans) la sensation nette, brute, naturelle sans jugement, ni réflexion ni idée.
Sensations et actes. Feel and act.
Le « problème » si je veux VRAIMENT communiquer avec autrui c’est que cela implique que je m’expose et surtout EMETTE ce que je suis. Or ce que je suis EST PUISSANT. Ce n’est pas une question « d’avoir » mais d’ETRE. Je suis « puissant » parce que j’essaie d’être VRAI donc je suis (au moins 1 peu) REEL et la réalité est puissante puisqu’elle est…TOUT; tout ce qui existe, et incontournable.

(Mais) Il faut vraiment que je rentre, que je pénètre le monde; même si en proportion, plus je pénétrerai plus il fera (opposera ?) RESISTANCE. La résistance. Tel moi Pénis et le monde Vagin. Le monde qui fait résistance comme le vagin se resserre autour du pénis pour mieux le sentir et mieux faire ressentir au pénis (individu-moi) son existence et la sienne, la rencontre.

Mais cette résistance m’ennuie. Je ne la trouve pas utile, ou alors mal appropriée, maladroite. Surtout la résistance humaine, qui n’est bien souvent qu’un obstacle-mur formé par l’orgueil, la peur et toutes leurs variantes.

Savoir (plus que se souvenir) continuellement se savoir-sentir comme un pénis, avec le monde entier – toute matière, toute chose, la réalité – autour, comme un vagin.

Marcel JOUSSE « La manducation de la parole ».

31/05/2001 :
Pour l’homme, Dieu est davantage de nature « femelle » et pour la femme davantage de nature « mâle » (ce qu’on retrouve en sous-entendu en Génèse 1 : 27)
C’est peut-être pourquoi je ne trouve pas ma femme qui, tel Dieu, est toujours « plus loin », au-delà, et en fait…innaccessible.
Mais moi ce qu’il me faut, ou/et que je voudrais c’est de la présence à ma mesure, de la voix pour mes oreilles, de l’apparence pour mes yeux, de la chair pour ma chair. Même si Dieu est également tout cela…

Le crime est un trou. Sa virtualité même (en pensée) crée une dépression dans (au SEIN-centre) le « continuum mental, psychique » qui, par loi de gravité, attire tout le reste.
D’ailleurs il faudra que je vérifie quelle est la signification du terme hébreu employé, mais pour un blasphème (crime très grave, sanctionné par la mort) Chouraqui traduit dans la Torah par « TROUER le nom de Dieu ».

Cependant quand je sens le crime (sa virtualité-possibilité plus précisément) venir en moi, c’est plutôt un « resserrement » autour de moi que je ressens et quand je l’ai provoqué c’est en éveillant ou provoquant « l’ouverture » dans « l’élément femelle ». Le plus souvent, je provoque cela en guettant, en fixant mon attention psychique ou même sensible sur la POSSIBILITE d’ouverture de l’individu femelle.
Et ensuite, je le (la) laisse s’ouvrir d’elle-même. (Très vicieux…)
Mais sinon je sais que si je « présente », pousse, le « pénis psychique », là l’ouverture se crée.
La « porte » du féminin ne peut pas refuser l’entrée du « bélier » masculin.
Elle peut, tout au plus, résister à la poussée, mais elle ne peut bloquer l’accès puisqu’elle EST ouverture, passage…trou.
D’où le terme hébraïque pour féminin, qui contient en racine le terme : « trou ».

Reste le fait de la douleur (et le plaisir) pour la « porte » féminine : lorsqu’elle rend (accouche) , le fruit de l’acte-rencontre (coït) et l’effort pour le bélier-masculin et le plaisir puis la fatigue-anéantissement-tristesse ? après ce plaisir.

Où l’on retrouve la Génèse 3 : augmentation de la douleur pour la femme et du travail pour l’homme.

De même, ce qui est si fascinant avec le crime, la faute-péché, c’est sa capacité de CONDENSATION de la conscience. D’abord elle semble l’immobiliser puis la condensation s’effectue sous forme de cristallisation, les cristaux étant les idées; qui entraîne de fait, également, un fractionnement, puisque « singularisation » en idées « distinctes » les unes des autres, de la conscience.
Et ce fractionnement entraîne un « affaiblissement » du SOI et même un égarement du SOI. Où est-on quand la pensée nous donne l’impression qu’on est à la fois dans la représentation-perception du noir et du blanc ?…(là encore Génèse 3 : « Où es-tu ? »)

En somme : il y a des « trous » où il ne faut pas aller; des appels auxquels il ne faut pas répondre, des penchants vers lesquels ne pas incliner…Garder le cap, de la RECTITUDE (?…)

A noter le caractère « tordu », courbé de mon pénis, même en érection…Il semblerait qu’il en soit de même pour la plupart des hommes.
Ceci dit, quand j’ai vraiment une érection de « vraie » excitation et volontaire, je l’ai pas vraiment regardé (pas minutieusement) mais il me semble qu’il est droit…En tout cas, plus droit que pour une érection « réflexe ».

Reste cette stimulation intellectuelle et même physique que peut provoquer en moi le « crime »…

Enfin le problème est que, face aux « émanations psychiques » secrètes, voilées, dissimulées : les murmures, soupirs, mauvaises pensées ou paroles dont on « laisse porter » les significations agressives possibles, je ne sais pas comment réagir. Quel est le juste comportement.

Car je sens qu’il ne faut pas entrer dans le jeu de la manipulation mentale, en répondant, en faisant de même, ou au moins en utilisant le même « canal », la pensée.

Et je ne m’estime ni en droit, ni suffisamment juste et savant pour influer sur le monde.

Alors, dans une certaine limite, je subis.

Je « suspens » l’influence néfaste, quand c’est tourné vers autrui, mais quand c’est vers moi : je laisse.

(Quelqu’un qui ne connaîtrait, ni ne percevrait la réalité comme moi et d’autres le faisons, doit trouver que, assez souvent dans ces carnets, je pars dans des « délires métaphysico-parano-mégalomaniaques » assez bizarres et obscurs…Tant mieux ou tant pis – pour eux)

Je pense qu’il faut que j’INTERVIENNE. Par ma présence et en fonction de ce que j’estime juste. Mais je ne sais pas COMMENT intervenir, car si je mentalise, pense, je CAUTIONNE ce type de comportement « mauvaise conscience ».

Ne pas se servir de la pensée, du psychisme, comme d’un organe sensitif !L’erreur que l’on fait sous l’impulsion (dans le cas d’une « tentation » masculine vis à vis, vers, un individu féminin) ou par l’appel (tentation féminine vers le masculin) du « crime »-péché c’est d’attrapper en soi, de se saisir de la mort, de la part de mort que l’on porte en soi. C’est l’attention-volonté qui s’empare et se fixe sur la mort, et via elle c’est « l’âme » qui en conséquence meurt. Mais étant (l’âme) un « capital énergie » énorme, cela USE avant de tuer définitivement; à moins d’un passage à l’acte (meurtre) direct, encore plus rapide. On se tue et/ou on tue l’autre.

01/06/2001 :
Isabelle RAVIOLLO m’a donné les coordonnées d’une dame qui recherche un scénariste et qui s’avère être une personne (il me semble, car nous n’avons conversé pour l’instant que par téléphone) passionnante.
Il s’agit de Marie Christine CHAMBERLAIN.
J’ai RDV avec elle ce soir à 20h à la Maison du Japon.
Elle est petite, blonde, en bleu marine, cheveux mi-longs.

02/06/2001 :
J’ai rencontré Marie Christine hier. Femme charmante que j’apprécie beaucoup, qui semble être vraiment généreuse.
Ce fut une soirée étrange. Entre romantisme XIXème et décalage presque surréaliste.
Du fait de ma fatigue (les 2 jours précédents j’avais très peu dormi) j’ai du mal à bien percevoir et agir volontairement. Une impression de rêve. On a presque flirté. En fait je la manipulais, car j’hésitais à savoir si je voulais et allais la « sauter » (vieux fantasme – c’est le cas de le dire – de la vieille femme) J’ai fini par la masser. Elle, allongée par terre, en soutien-gorge, moi au-dessus, puis assis tous les deux sur une liseuse, mon bras autour de ses épaules.
Et, de fatiguée par les médicaments en début de soirée (dépendance au TEMESTA) elle est devenue nettement plus alerte, avec changement de voix (plus de petite voix « chenue »)

C’était curieux et plaisant comme soirée.
Bien sûr on pourrait dire que j’ai mal agi, que je l’ai allumée.
Mais c’était autre chose : c’était une volonté de contact, plus proche, de complicité, de début de rencontre vraie.
J’aime bien cette femme, surtout quand elle dépasse, surpasse l’effet des médicaments et s’en libère. Elle en prend à cause d’incroyables histoires à fond bassement financier, avec le reste de sa famille, surtout son frère.

(+ tard) je sais ce que j’ai fait, qu’il s’est passé hier : j’ai affronté mon fantasme de faire l’amour à une femme âgée. Et je l’ai dépassé, dominé, après l’avoir cerné et approché au plus près. (Et surtout parce qu’en fait son corps ne m’excitait pas, et son parfum me déplaisait) Et je n’y ai pas cédé. Maintenant ça ne me « travaillera » plus (ceci dit ça ne me « travaillait » pas)
Dépasser son fantasme, comme ses peurs, comme ses défauts, cela libère et rend plus serein.
D’autant que Marie-Christine a du charme et de la beauté.

Et si j’y repense, j’ai passé les 2 dernières soirées-nuits avec des femmes. Deux jeunes, Sylvie SAULOUP et Isabelle RAVIOLO, et une moins jeune Marie Christine vendredi.
Pour simplifier, nous aurions pu avoir des relations sexuelles (avec toutes) mais nous n’en eûmes point.
Par contre, je les ai toutes massées…
Le massage instinctif, perceptif que je pratique…
Isabelle m’a dit que j’arrivais immédiatement à savoir, connaître la personne et comment et où agir (mais je n’appréciais ni sa peau, ni celle de Sylvie)

Qui sait si je pourrais pas en retirer des bénéfices financiers, héhéhé…En cas de problèmes ??…

Plus sérieusement, je vais peut-être développer ça et masser des hommes aussi, pour accroître ma connaissance et donc mes compétences.
C’est un tel contact avec la chair-viande et donc avec la réalité; la vérité des gens, y compris.

J’ai découvert l’Espace St Martin au 199 bis rue St Martin, dédié il semblerait à la Rose-Croix…Espace « ouvert ». J’y retournerai.

Nils Landgren Funk Unit ?

04/06/2001 :
Si tu te sens mal, indépendamment de toute raison physiologique, c’est que tu n’es pas toi-même, que tu es « à côté » de ta place existentielle.
Cette place existentielle a pour centre l’origine de ton souffle, là d’où part « l’appel » de l’inspiration et là où va le principe vivifiant de l’air.

Mais…cesse de consommer la Vérité, cesse d’être prédateur de la réalité émotionnelle. Admire-la, glorifie-la et entretiens-la – par ton souffle, de tout ton être.

L’Amour est un édifice vivant s’appuyant sur une base-fondation sur laquelle reposent deux piliers. La base est la fidélité, et les deux piliers sont la tendresse et la générosité.

05/06/2001 :
Je n’aime pas beaucoup « Libération ».
Ce n’est pas un journal sérieux, et ils sont opportunistes à force de vouloir être « dans le coup », « tendance ».
Ca me fait plus penser à un magazine. « Libé » : le magazine quotidien.

A quelque chose malheur est bon : si mon grand-père paternel ne s’était pas cassé la jambe et si ma grand-tante maternelle était venue à un certain rendez-vous, mes parents n’auraient peut-être pas été conçus et je ne serais peut-être jamais né…

06/06/2001 :
J’aime la femme pour ce qu’elle EST vraiment : sa délicatesse, sa grâce, sa générosité; mais je déteste toutes ses simagrées, attitudes, hypocrisies, indifférence et innocence affectées.

un de mes grands projets-rêves serait de réaliser une vie du Christ, au cinéma, en caméra subjective dès qu’il apparaît (à la naissance) et en image continue (sans coupure) Eventuellement des « noirs », dus aux clignements d’yeux, et où il dirait aussi des phrases de l’Evangile de Thomas.
même sur la croix ce serait en caméra subjective; on verrait les témoins de haut, vus de la croix.
Tout au plus verrait-on ses mains, pieds et ombre.

Cela commencerait quand Marie va rendre visite à Elisabeth et que Jean tressaille dans le ventre d’icelle à la voix de Marie.

Dans un de mes livres sur les plantes, un médecin envisageait des vertus aphrodisiaques pour l’ail.
Or, après en avoir consommé, pendant un temps, à outrance, j’ai pu me rendre compte que…c’est bien possible.
La fréquence de mes éjaculations nocturnes, durant le sommeil (bien que…ça réveille !!!) augmentait sensiblement. A tel point qu’à la fin de ma « cure » d’ail (car pendant cette période j’en mangeais plusieurs gousses par repas !!!) ces manifestations avaient lieu presque toutes les nuits; accompagnées de transpiration, hausse de température (effet connu, celui-ci)
Or ma fréquence « normale », que j’ai pu déterminer par mes études-observations, est d’une montée de semence tous les 14 jours en moyenne
Intéressant…
En outre, j’ai dû, par ce régime outré, me provoquer une sensibilité ou « allergie » à l’ail, car cela fait 2 ou 3 fois maintenant que quand un soir je mange une seule gousse, dans la nuit j’éjacule. Cela m’est encore arrivé cette nuit. Etonnant, car maintenant je mange rarement de l’ail, mais les dernières fois où j’en ai consommé, le « phénomène » s’est produit…

Je connais l’erreur que je fais : je continue à me scruter dans le « monde psychique », à écouter la voix des idées, surtout si elles parlent de moi; et d’ailleurs je provoque leur « intérêt » sur ma personne.
Pénétrer le monde et pour cela arrêter d’être dans mes pensées et arrêter de chercher dans le monde une « opportunité sexuelle ».
Le plaisir est dans la rencontre qui est union-communion et découverte.
Pour découvrir, il faut être ignorant. Pour être ignorant : ne pas avoir de souvenir; donc pas de mémoire. Mémoire = mâle ZCR (en hébreu) donc ne pas être mâle, donc femelle; et effectivement la femelle est trou NQBH (en hébreu) Mais pas trou qui engloutit, mais trou qui laisse passer. Un cercle, un anneau.
Remember sur Ukerewe, nous sommes des anneaux ?…

C’est curieux, il y a des mots dont j’ai toujours du mal à me souvenir.
Je pense que je vais dresser leur liste, peut-être en ressortira-t-il quelque chose…
Par exemple : matelas (difficile), résidence, répertoire (bcp de mal pour celui-là)

07/06/2001 :
J’ai participé hier à une soirée de « slameurs ». Cela m’a fait prendre conscience de l’intérêt de laisser plus de spontanéité à ma parole.

Le monde – dans son caractère agressif, d’obstacle – cherche à te restreindre, limiter, brider – en te « repoussant » – au niveau de ta sensibilité, de tes sensations, et (donc) de tes émotions ; et (donc) de ton être.
SOIS. Et s’il le faut impose ta sensibilité !

Ben voyons !…Souris à celle(s) qui cherche(nt) à te lacérer l’âme…et à étouffer ton énergie ; et par ses pensées acérées, corrosives et constrictrices.

De l’avantage de l’esprit sur la force : plusieurs hommes faibles valent un homme fort, alors que plusieurs hommes bêtes ne valent PAS un homme intelligent…Dont acte.

08/06/2001 :
La sagesse tient parfois à des nuances. Ainsi, dans la vie, ne sois pas gourmand mais GOURMET.

Docte ignorance…

Parmi un tas de faux jeton c’est le vrai qui paraît faux…

C’est pas possible d’être aussi niais. C’est du professionnalisme à ce niveau là. C’est une vocation.

09/06/01 :
Amusant. Sous une grille au sol, protégeant les racines d’un arbre, dans la rue d’Arcole qui mène à Notre-Dame, il y avait…un plan de cannabis qui poussait. Il faisait déjà au moins 25 cm de haut, mais courbé et pratiquement indécelable. Sauf pour moi, héhéhé. Je l’ai pris en photo.

10/06/01 :
Il est fondamental de ne pas vouloir percevoir les choses, et que ces choses se passent EMOTIONNELLEMENT comme on le veut, ou le voudrait. Mais bien au contraire, il faut les percevoir telles qu’elles sont réellement, sans à priori, sans préconçu, sans préméditation, et sans chercher à les ADAPTER à notre propre état d’esprit.
Une perception objective des émotions, voilà ce qu’il faut.

Sinon, il y a inévitablement un décalage, qui crée malaise.

De plus, cesse de chercher, traquer le malaise (tu sais où et ce qu’il est…) cherche et trouve SYSTEMATIQUEMENT et UNIQUEMENT le bien-être. Utilise tes dons, aptitudes de traqueur pour trouver et entretenir, faire vivre le bien-être pour toi et les autres.

Cesse également de t’apesantir sur le fait que les choses mauvaises que tu perçois, que tu sais être « mauvaises » sont effectivement mauvaises.
Dépasse l’affliction ou attristement que provoque en toi la connaissance du caractère mauvais des mauvaises choses. Cesse d’être juge ; et…de SOMBRER avec le mal…Dépasse cela et aime « ton » mal comme une partie de toi-même, à améliorer.

11/06/2001 :
Je répète : Etre; gentiment, sincèrement et simplement. ; sans affectation ni ostentation – CONTINUELLEMENT.

Encore une fois : Eviter (sauf quand nécessaire) d’intellectualiser, de mentaliser (et) interpréter la sensation.

Les oiseaux que j’héberge au-dessus de ma fenêtre et qui font beaucoup de bruit, m’empêchant même de faire la grasse matinée le dimanche, me permettent en fait d’exercer ma maîtrise de moi et ma patience. Ce sont des étourneaux. Bruyant oiseaux…

Je peux apprécier la poésie, certaines poésies, certains poèmes, mais je n’aime pas ce que je nommerais « la poétique », la forme délibérément lyrique, qui « impose » des « images » prétendument belles, inspirées, élevées, délicates ; où je ne perçois pour ma part que de la démagogique sensiblerie plus ou moins intellectuelle. Des ronds de jambes phonétiques.

12/06/2001 :
Le mental, l’égo, le « petit soi » concupiscent et l’énergie libidinale ne font qu’un. Maîtriser cette réalité-présence en soi, en – justement – ne s’y attachant pas, en ne s’en emparant pas, c’est cela qui mène vers la libération.
Ne pas entretenir, ni s’attacher, ni se fixer sur l’énergie concupiscente : voilà la voie.

13/06/2001 :
rendez-vous avec Pascal MARTINET (directeur de programmation) au théâtre CLAVEL à 17h00. Amener un exemplaire de la pièce (Le dessert)

Je m’expliquerai plus précisément une autre fois (si nécessaire) mais : chacun(e) de nous vit son enfer. Suite à une erreur qui a entraîné la naissance-incarnation nous venons vivre les conséquences de cette (ces) erreur(s) et nous vivons notre enfer, et nous l’imposons – en plus ! – les uns aux autres.
Mais tout n’est pas faux ni mauvais dans nos choix (dans nous-mêmes) et de fait nous pouvons également vivre notre paradis (sans P majuscule, puisqu’il reste la mort. Mais de fait, si nous naissons c’est que l’erreur-crime est « supérieure » aux « qualités », donc nous nous incarnons et finissons par mourir, car la sentence de l’erreur fatale (l’égoïsme, l’égocentrisme) est la mort puisqu’on se sépare, on rejette la source de vie.
Il faut donc agir en sorte que notre paradis supplante notre enfer.
L’Amour (et) l’humilité est la voie. Et puis la joie, la sincérité…

Je suis en train de vivre mon 11 572ème jour…

15/06/2001 :
Fabuleux de constater que tout travaille en symbiose pour (malgré les apparences parfois) permettre la conservation de la vie.
Ainsi quand les moisissures se développent au-dessus d’un liquide, elles s’étendent de façon à former une couche, un « film » qui ralentit ou même empêche l’évaporation de l’eau, et ainsi permet d’entretenir leur vie…Etonnant.

17/06/2001 :
Si c’est via le son, l’ouïe, les oreilles que tu peux être atteint, ou perturbé par des intentions néfastes ou au moins non amicales, ou non humanistes ou philanthropes, alors l’essentiel est d’être attentif à ce que tu entends, puis à ce que tu DECIDES D’ECOUTER.

Ne PRETE PAS (le français est bien fait, souvent, dans ses expressions) l’oreille à ce que tu sais, par instinct-intuition (et/puis) connaissance, être mauvais, ou au moins non gentil.
Choisis ce que tu ECOUTES.
Voir peut être passif, pas REGARDER.
De même, entendre est passif, pas ECOUTER.

Encore une fois : CESSER D’ETRE PASSIF. AGIR, CHOISIR.

Agir c’est choisir, choisir c’est agir.
L’action dépend, suit le choix. Donc commence en toute chose par : CHOISIR.
Et choisir cela implique, au moins vis à vis de ce qui cherche à nuire : refuser ce que l’on n’apprécie pas, ou ne veut pas.
Où l’on retrouve : CHOISIR – REFUSER – DISCERNER. Verbes fondamentaux, qui reviennent à des instants-propos cruciaux tout au long de la Bible.

18/06/2001 :
Ce rapport qu’ont les femmes avec leur chat…
Ce mélange de connivence, complicité, non dénué de sensualité. Une proximité, un peu de l’identité…

L’homme est chien, la femme chatte.

19/06/2001 :
Je suis poseur. Ayant conscience de l’attention des autres sur moi, j’ai beaucoup de mal à ne pas « faire beau », à ne pas prendre des attitudes affectées, destinées à montrer à quel point « j’assure ».
Mais curieusement, s’il y a en cela un peu de vanité et d’orgueil, ce n’est pas l’essentiel. Non, en fait j’agis ainsi car j’ai horreur qu’on se méprenne sur moi et surtout (de fait, par suite) qu’on me juge maladroitement, mal, de façon « indue ».

Et en fait ce qu’il se passe c’est que les gens spontanément perçoivent mes qualités (pour simplifier et aller vite…) mais ils en doutent et doutent de moi ; du coup ils me lancent des « piques » verbales ou psychiques pour vérifier (ce qui est déjà ennuyeux) mais quand en plus ils se rendent compte qu’ils avaient bien perçu alors le doute cède la place à l’envie, la jalousie (puis) la mesquinerie.

C’est un premier point et il n’y a aucune paranoïa là-dedans. Tout le monde vit cela ; chacun et chacune à son « échelle ».

Mais il y a pire : je ne suis jamais (ou si rarement) synchrone avec moi-même, avec ma présence-manifestation. Et même plus simple : je ne suis jamais UN, unifié entre ma sensibilité (sensations) ma conscience (qui se « nourrit » des premières) et mes actes.

UN.

Je suis pratiquement toujours en retrait de mes actes, et j’ai même réussi à créer un retrait par rapport à ma cosncience, et ma pensée et même mes sensations.
Une espèce de « par-égo », et en fait c’est ce « para-égo » qui gouverne ou au moins manipule…F P.

Et hélas, ce para-égo s’est construit ou a été engendré à partir de ma sensibilité (émotive et sentimentale) blessée. Il est donc tout de défiance, de doute ; voire de rancune et de colère.

Etre UN. Qui plus est : UN, DANS et AVEC LE MONDE…

Déjà écrit…A accomplir ! A vivre.

Etre et répandre l’Amour, encore et encore, qui est DON inconditionnel de soi. Sans s’imposer à qui « n’en veut pas », bien entendu…

Ce que m’apprend la vie, pour ce qui est de choisir ta femme, c’est qu’il ne faut pas te fier à ton sexe ni à tes yeux, mais plutôt à tes oreilles et à ton cœur, et à l’extrême limite au toucher aussi…

ECOUTE et sens, pour choisir.

20/06/2001 :
Cette nuit j’ai été encore plus loin dans la maîtrise de mon ancien fantasme.
J’ai dormi dans le même lit que Marie Christine sans la toucher sexuellement, sans même jouer comme la première fois où l’on s’était vus (pas de massage…)
Elle était inquiète, pensant que sa fille allait encore la faire enlever !!…Quelle famille vraiment ! Les Atrides !!

Enfin bref, je pense qu’elle était également intéressée par me mettre dans son lit, mais il ne s’est rien passé. Je n’ai rien fait, sinon lutter contre ses ronflements, contre les mouvements du chien (Oscar) dans le couloir et écouter la mère (90 ans) aller tenter de parachuter un hypothétique étron dans les toilettes, toutes les 10 minutes – une obsession !

Bref, au maximum 1 h de simili-sommeil.

Dans le parc Bella BARTÖK où je déjeune ce midi, une fille déclare à ses amies en lisant son horoscope : « Attention, en juillet je vais avoir un instinct minable ».
J’en ris encore…
D’autant que le ton et la diction étaient parfaits, compte tenu de tous les paramètres (atmosphère, personnes, texte, contexte, cadre…)

Prends le temps de sentir, de ressentir, de vivre les choses, de les accomplir. Va lentement, savoure…

21/06/2001 : L’ETE !!!
Fête de la musique ce soir.

Ne fais pas ce que tu sais qui va plaire aux gens, mais plutôt ce que tu sens et sais être juste.
Suis TA voie et non celle des autres.

Une autre de tes erreurs : tu cherches ton malaise, dans le monde. Tu le cherches jusqu’à ce que tu l’aies trouvé. Quand tu l’as trouvé, tu le jauges rapidement et ensuite (d’ailleurs, étrangement, surtout s’il est moins fort que toi – du reste, il l’est toujours) tu le laisses te perturber, s’insinuer en toi, jusqu’à te rendre mal à l’aise pour ensuite pouvoir lutter contre lui, en douceur, avec ce handicap que tu as laissé se créer, jusqu’à ce que tu aies réussi à t’en débarrasser, en le « dissolvant » par ta bonne volonté et ta douceur.
Tu agis en fait comme un « alambic à malaise ». Tu distilles le malaise pour en faire du nectar, mais hélas tu oublies ensuite de le savourer et somme toute tu en fais très peu profiter les autres. Tu le tiens en réserve en toi, ou par devers toi.
Libère-le et fais en profiter le monde, de ce nectar de SIMPLE BIEN ETRE, PACIFIQUE, DOUX et GENTIL; bref l’AMOUR.

22/06/2001 :
Le fait que pour connaître le « plus » (sinon le mieux) possible, il faille revenir à l’unité, à la cellule. Et donc…détruire. Etrange.
Ne peut-on vraiment connaître que ce que l’on détruit ? Et n’y a-t-il pas une autre façon de connaître ?
Ou alors « l’erreur » est-elle de connaître ?

Le sexe…Une femme tente de m’attirer, ou me propose le sexe…
Mon énergie l’intéresse.
Soit; mais elle, que peut-elle m’apporter, me proposer en échange, que je n’ai pas ?
Et effectivement, si la volonté de connaissance est l’erreur, si la connaissance est…la mort, alors il « faut » la fuir…l’oublier ?

Où l’on retrouve qu’en hébreu, le mâle s’écrit ZCR, qui signifie aussi « mémoire »…Donc la femme serait…l’oubli, ou au moins le proposerait. Le « trou » de l’oubli, le trou de mémoire. Le trou du mâle ZCR, la femme.

Or, sauf incident, traumatisme, on n’oublie rien. Sinon…sa naissance, sa prime enfance et bien sûr…sa mort.

Etonnant : alors que je venais d’écrire ce qui précède, 3 garçons passent, je ressens de l’affection, une vague d’amour vis à vis d’eux. Et l’un des 3 dit – apparemment à un des autres – « Et là, t’as regardé ? » en montrant une direction pas loin.
Cela m’interpelle; sans hésiter je me lève et vais vers…une statue que je n’avais jamais vue (je suis au Luxembourg) près de l’entrée qui donne sur le Panthéon.
Or, cette statue, tout de suite, me fait penser à…moi. Avec les cheveux un peu longs, bouclés, plus fournis – quoique non, même pas.
Avec les mêmes « trous », au-dessus et en avant des tempes.
Jusqu’à ses doigts de pieds, dont les « index » sont plus longs que les pouces…
Etrange…
La mémoire, le soi, la pierre…
Je l’ai prise en photo.

A noter : suis-je ou ne suis-je pas mes sensations ?
Car, EFFECTIVEMENT (j’adore le français pour la précision qu’il permet dans le discours) si J’AIME tout ce que je perçois, même ce qui est désagréable, en réalisant (?) que ce que je perçois est moi, alors je constate qu’il n’y a plus aucun problème.

Mais je continue encore, cette erreur, à m’arrêter sur l’individu éveillé par la sensation; au lieu de me concentrer sur l’objet de – et qui « provoque » – cette sensation.

J’ai demandé, à un gardien qui passait, de qui était la statue. Réponse : DISPETTO par Valette (1873) A suivre…[En 2014, alors que je travaille sur ce carnet, je cherche ce que signifie DISPETTO…En italien cela signifie…Dépit. L’analogie, similitude, le rapprochement est…envisageable, n’est-ce pas…]

Il est 0h05 puisque le train démarre.

J’ai assisté à la représentation dans laquelle jouaient Isabelle (RAVIOLO) et Sylvie (SAULOUP) Et la fin a été très étrange. D’un seul coup, alors que je n’y prêtais pas attention, j’ai VECU, et non cru ou eu l’impression, que l’acteur qui chantait la chanson de Baptiste des « Enfants du Paradis » s’adressait à moi, et que – pour simplifier – « ça y est j’y suis : libre, libéré, dans le Royaume de Dieu ».
Et après je me suis senti serein, « normalisé », tout était à sa place, et…curieusement j’étais (au moins) un des centres directeurs émotionnels de l’ensemble. Comme si tout le monde « savait » et « m’accueillait ».
Inutile d’en écrire plus – et il n’y a rien de paranoïa ni paranoïaque là-dedans.
Juste une EXPERIENCE forte. C’est d’ailleurs en réalisant la puissance inhabituelle et la présence de mon cœur que j’ai pris conscience de ce qui se passait…Etrange.

23/06/2001 :
Un goût de caniveau hante mon âme
Clochard génétique ?
Ayant lâché sa gêne !
Tant mieux.

24/06/2001 : 1h45
Une autre formulation de quelque chose que j’ai écrit précédemment : nous vivons pour nous affranchir de nos erreurs. Et il s’agit donc de ne pas s’y asservir davantage.

27/06/2001 :
Bien !…Après avoir SUFFISEMMENT tergiversé, voici ma décision : c’était la dernière fois, depuis samedi, que j’ai laissé les « moins savants et moins justes » PLACER leur influence néfaste en ma présence.
Dès à présent JE REGNE. En toute humilité mais sans humiliation.

29/06/2001 :
Qui sont ces hommes qui volent le rire des petites filles et les transforment en femmes amères et chicaneuses ?
Qui sont ces femmes qui étouffent la fougue des petits garçons et en font des hommes graves et indifférents ?

Ok je me répète, mais : ce qui me fascine, déstabilise, étonne, rend perplexe et en fait, fait douter, c’est ce mélange d’activité et de passivité qui constitue la sensibilité.
Pour percevoir il faut à la fois être passif et actif. Peut-être pas en même temps, mais d’abord : être actif pour diriger le faisceau de l’attention puis passif pour recevoir l’information.

Un instant de violence.
Un instant de violence pure,
totale, absolue.
Juste une fois.
Jusqu’à en mourir.
Pour exprimer une « certaine partie » de ce que la vie m’inspire, provoque en moi; moi qui ne suis et ne puis être que réaction…
Résistance ?! Voire…

Affronter ? Repousser ? Vivre ???
C’est quoi ? Accepter ?!
?!?!?!?!?! Et EN PLUS…MANGE !

30/06/2001 :
La réalité est semblable à un oiseau qui vole : quelque chose d’à la fois statique et en mouvement, s’appuyant sur le souffle, l’espace et le temps. Le souffle qui est ce qui relie le temps à l’espace. Ou alors le souffle est l’INTERSECTION (plutôt…) du temps et de l’espace…

01/07/2001 :
il faut que je cesse d’être le genre d’individu dont on peut dire : « j’aime beaucoup ce que vous ne faites pas »…

02/07/2001 :
Nous avons une âme à libérer !!! Chacune et chacun : une âme à libérer.

Pour certaines choses, j’ai un cerveau si rapide…qu’il précède et anticipe mes velléités de spontanéité…
Le maîtriser…Mais pour l’instant, je n’ai trouvé pour le contrôler qu’un « supra-cerveau », un « sur-moi » (tout aussi artificiel) pour maîtriser le « faux » moi, l’égo. Difficile d’en sortir.

03/07/01 :
Pour résumer : d’abord tu es perdu.
Alors cherche.
Puis sache ce que tu cherches. Tu découvres alors la Vertu : car tu cherches la Vérité.
Alors apprends, étudie (par tous les moyens mais sans jamais te départir de la prudence)

Jusqu’à ce que tu trouves le Discernement.
Alors tu discernes, distingues : la Juste Voie.

A partir de ce moment : entre dans le Royaume de la Vérité.
Suis la Voie, puis SOIS la VOIE.
Applique tout ton être à ne pas t’en éloigner ou détourner. SOIS la Voie, et non le mensonge, qui mène au crime.
SOIS LA JUSTE VOIE : GENTILLESSE, HONNETETE, INTEGRITE, HUMILITE, ALTRUISME.

04/07/2001 : Hé oui !
La Vérité c’est que tu ne peux tergiverser, entre ce qui est mauvais (ou faussement bon, car plaisant par un certain côté « agréable ») et ce qui est bon.
Il faut CHOISIR et s’en tenir à son choix unique. Etre INTEGRE dans son (ses) choix, dans son engagement sur–dans la Voie.
INTEGRITE. N’aller « ni à gauche ni à droite », tout droit. INTEGRE.

A partir du moment où tu agis honnêtement, toujours, sans jamais chercher à nuire à autrui, alors ne te préoccupe pas de ce que peuvent penser ou dire « les autres » de toi.
De même, quand tu vois les défauts d’un ou/et d’une autre, bien que vous participiez d’UN même ETRE, ne t’en exaspère pas, ne te mets pas en colère.
Cela n’a pas à influer sur ce que TU es.
Si tu peux reprendre cette personne pour l’aider à s’améliorer, fais-le sans délai ni hésitation, mais sinon, si tu sais que c’est inutile, alors ne t’en énerves pas. Tant pis.

J’ai trouvé comment exprimer le sentiment et la sensation que m’évoque toute forme d’ivresse aujourd’hui : FRELATE.
Le fait de m’enivrer de quelque façon que ce soit (haschich, champignons, alcool…) me donnerait l’impression d’être frelaté; de ME frelater.
D’ailleurs tous ceux et celles qui s’enivrent, je les appellerai désormais « les frelatés ».

Intéressant : en sortant du train, vers 23h20, un peu avant la passerelle, je vais dans la même direction que deux femmes qui me précèdent, quand je vois une petite boîte par terre. J’hésite puis l’inspecte et la ramasse. Je l’ouvre et dedans est une espèce de pâte à modeler rose, molle. Je me demande si c’est du bonbon, mais non. Puis j’hésite et enfin je la sors de la boîte. Or, en dessous : il y a 5 francs. Qui tout de suite me font venir à l’esprit que Dieu m’encourage.
Car durant tout le trajet je ruminais, hésitais, par rapport aux « pensées concupiscentes », faut-il les laisser venir, les suivre même, ou les empêcher ? Et quelle voie suivre vraiment, etc…
Ayant (une fois de plus !…) choisi de ne pas me laisser happer et emprisonner par les « pensées sexuelles » je suis sorti du train. Tout en pensant que je suis obligé, ou m’oblige à prendre tout ça avec tant de gravité.
Or, la boîte se nomme « Play-Do ». Qu’on pourrait – que je comprends – traduire par : « joue le DO », « joue la Voie ».

Je donnerai les 5 francs demain, à quelqu’un qui en a plus besoin que moi. Merci DIEU (puisque je ne connais pas ton nom, sinon YHWH)
D’ailleurs, ce soir à Emmaüs au CHU de Perreire où je travaille comme bénévole un soir par semaine) j’avais donné 10 francs à un mec pour une canette et je lui avais dit de garder la monnaie, soit…5 francs.

05/07/2001 :
Arrête de te montrer. Car, à ta façon, bien particulière, souvent tu te montres.
L’ostentation, toujours, et surtout une ostentation….de l’âme.
A proscrire. Eviter. Cesser.

06/07/2001 :
Vivre, accomplir sa singularité quand on sait que tout est unicité…
Quand on le sent.
Sentir son « vivre » comme une dichotomie principielle.
Schizophrène ipséité…Je rigole ailleurs…
de mon rictus-cactus d’ici.

07/07/2001 :
Depuis longtemps, par souci de ne pas faire d’erreur, surtout de ne pas commettre de mauvaises choses, je gardais mon énergie, mon énergie-présence-réalité-identité en moi.
Et même, au lieu d’être une source, j’étais un trou noir, happant toute « énergie » conscience-pensée qui passait à la portée de ma sphère cognitivo-psychique. Et je me nourrissais de cela, sans rien donner « énergétiquement ». Je donnais en ACTES, certes, mais du coup ces actes étaient secs, froids à la limite de la stérilité.

Or, c’est bien l’inverse qu’il faut faire : ne rien freiner de ce qui est « énergie-chaleur-présence » de soi. Se donner intégralement, continuellement, au niveau psychique et (surtout) pneumatique – via et dans le SOUFFLE.

Ce qui me rebutait, c’est que dans ce domaine les femmes « règnent » ou au moins sont « partout », tout le temps, et se comportent comme si l’on était « chez elles ».

Mais tant pis, elles veulent qu’on leur donne : DONNONS leur.

par contre, au niveau des actes, physiques, corporels, là il ne doit pas y avoir forcément FUSION; et donc là : maîtrise de soi.

Sors ! Sors bon sang, sors de ta tête et entre dans le monde. Pénètre le monde.
Et…cesse d’envisager, considérer (et même percevoir) la femme comme un ennemi. Un partenaire, oui, un adversaire à la rigueur parfois, mais un ennemi…très rarement.

En fait, pour résumer : depuis que j’ai découvert le « mode psycho-pneuma-énergétique » de la réalité, j’ai gardé jalousement mon énergie, car je ne voulais pas la donner à des gens que j’en estimais INDIGNES.
Mais il faut donner, c’est sûr. Reste à savoir comment. Modalités, mon cher : modalités.

L’erreur est que je me RETENAIS.

09/07/2001 :
Je repense souvent, depuis lors, à ce tirage de cartes que j’avais fait avec une fille, le soir de la fête de la musique (21 juin dernier)
J’avais choisi, sans voir ce qu’elles représentaient, soigneusement les 5 cartes, allant en chercher sous la pile, etc…
Or la 1ère fut : la SOURCE.
!!! Puis, il y avait eu, je m’en souviens, ce qui avait provoqué mon étonnement : l’AVARICE et la CULPABILITE, puis les 2 autres qui étaient genre : la SERENITE puis une autre « bonne » dont je ne me souviens plus.
Je n’avais pas pris cela au sérieux, mais j’y repense souvent depuis (D’autant que plus on est éveillé plus ce qui nous entoure et arrive est signifiant, signe)

De fait, l’avarice : j’étais effectivement, comme je l’ai écrit plus haut (il y a quelques jours) avaricieux avec mon énergie.
Et j’étais avaricieux car je ne savais diffuser (ou étais tenté) cette énergie que sous forme « d’influx » sexuel, ce qui me faisait…CULPABILISER, car je savais (et sais) que ce n’est pas la bonne façon de procéder (sauf avec sa femme, bien entendu)

mais à présent, après une initiation psycho-sexuelle avec ma voisine (échange de visions et d’actes sexuels mentaux – psychiques – avec elle durant 2 nuits) j’ai compris qu’il faut que je diffuse mon énergie, comme une source bienfaisante, mais sans volonté ni nature sexuelle, même si dans les « faits » (mais peut-on parler de faits « psychiques » et pneumatiques ?) cela correspond à une activité ou s’apparente, rejoint l’acte sexuel.

Amusant tout de même d’avoir tiré, et en premier, la carte : LA SOURCE…

Il ne s’agit d’ailleurs pas d’agir de façon « psychique » car le mental, la pensée justement incline presque systématiquement les choses vers le sexe.

L’influx, la diffusion de la SOURCE doit être PNEUMATIQUE. Répondre et agir par RESSENTI véritable, via, par et DANS le SOUFFLE.

En outre, j’estimais (à tort ET à raison) que mon REGARD, mes intentions et mes influx n’étaient pas assez « purs », droits, louables.
Donc j’en préservais autrui, en ne leur « infligeant » pas.

L’intention…

La Vérité c’est que les hommes et les femmes sont tous beaux et belles. Vraiment. Chaque individu, même physiquement, de visage, ne serait-ce que par son unicité est beau. BEAU. Vraiment. Ne serait-ce que parce que chacun et chacune est une EXPRESSION, une déclaration formelle, esthétique, pour le moins.

Je suis un homme de parole; dans tous les sens du terme certes…mais…hélas, uniquement de paroles. Et bien peu d’actes…

tout ce que tu perçois est aussi toi, et tu es aussi tout ce que tu perçois. De fait, pour une millième nouvelle fois : Aime ton prochain (qui en hébreu, on ne le rappellera jamais assez, signifie aussi : ton ami, ET ton ennemi, ton mal) comme toi-même.
Et : voir la réponse que fait Jésus quand quelqu’un lui demande : « qui est mon prochain »…Ce peut être le Samaritain (un ennemi pour un Juif…) Mais il présente le prochain comme celui qui agit de façon généreuse et juste. Ce qui tendrait à exclure le méchant…Or, il faut aimer même les méchants…

10/07/2001 :
Cesse de « sonder psychiquement » les gens pour savoir ce qu’ils pensent de toi et de tes manifestations (actes, paroles, pensées)

Ce qui m’attire ou plutôt me plaît en elle ?
L’odeur de son regard…
et le son de sa peau.

11/07/2001 :
Cesse de suivre le mal quand il cherche à t’attirer. Refuse le doute qu’autrui cherche à t’instiller, le doute dont le monde, qui en est rongé, cherche à te « contaminer ». Aucun doute ! Et en cela, méfie-toi (sans aucun sexisme) de la femme, championne du doute, qui doute de tout, tout le temps (ou presque) et veut faire douter, pour conforter ses croyances (qui reposent pourtant sur le doute)
Pas de doute. Il n’y a que les faits, la réalité.
Et quitte le psychisme, en dehors du travail.

Plutôt que mes états d’âme, d’esprit, mes errements, mes atermoiements, mes quêtes, je devrais plutôt mentionner, dans ces carnets, mes IMPRESSIONS, mes rencontres, mes avis. C’est peut-être plus intéressant et plus amusant et même…plus poétique.

Du genre : j’ai apprécié ce matin, en allant à pieds à la gare, que la température soit juste au-dessus du frisson. Où l’on sentait la possibilité du frais.

Et ensuite, dans le métro bondé, face à (contre) une blonde qui ne me plaisait pas, aux lèvres légèrement méprisantes. Et quelques instants après, sur le côté d’une brune aux lèvres très « chair », plus à mon goût, « occupée » par derrière par un « costume » peu original, un peu balourd.
Mais curieusement c’est moi qu’elle a regardé avec un air presque effarouché, en descendant, parce que (?) son coude avait frôlé le dessus de ma main.

Chaque instant est (une) rencontre. Mais avant cela, chaque instant est pour la conscience (…) un choix : choix entre rencontrer la vie ou rencontrer la mort.
J’ai encore le goût à la rencontre de la mort (au moins de la « corruption » qui en fait partie)
Ce qui me SEDUIT encore en elle c’est la part de « liberté » dont elle dispose, et qui est « interdite » à la vie.
Le Mal peut jouir – connaître – des choses qui sont interdites au Bien. Et là est la tentation. En cela réside le pouvoir séducteur du Mal : une autre sphère d’activité, d’influence. Un nouveau territoire : PLUS de liberté; donc de possibilité d’exister, donc : plus de SOI.

Encore une fois l’Amour n’existeRAIT-il que sur et par un espace « libéré », laissé, con-cédé (héhéhé) par la Haine ?…

Louis C : jeune mec rencontré ce soir, lors du pique-nique au square du Vert Galant. Il a l’air plus « ouvert », éveillé, amoureux de l’humanité que la « moyenne » des « gens ». Et chose curieuse…il était avec un gars que j’avais rencontré (et ensuite ramené chez lui de Paris à Colombes) le soir de mon retour de Thaïlande, quand j’avais rencontré Nicolas et Elodie sur la passerelle des Arts.
Il s’appelle Zack. Je l’avais pas reconnu au début.
J’ai discuté avec eux, leur ai offert du pain, du fromage et du vin. Mais les autres étaient si agressifs, méprisants. L’horreur. Ils ont fini par partir.

Il reste tellement de savoir-vivre à apprendre pour certaines personnes…

12/07/2001 :
Ce qui est étonnant aussi avec les humains c’est leur tendance et aptitude (qui peut tourner au défaut, parfois, même souvent) bien connue à humaniser leur environnement et tout ce qui les concerne. En parlant avec Laurent C, un collègue, je réalise que les humains ont « humanisé » quelque chose de « naturel » : la parole.
Et, comme bien souvent, ils l’ont particularisé : des milliers de langues et dialectes, au lieu d’une seule langue pour tous les humains.
Le particularisme humain…

Continuellement, sois intégralement A ce que tu ressens et fais. Et si tu as un objectif, ne te laisse pas distraire, sauf par un danger ou quelque chose de (vraiment) important.
Et si tu penses (mieux vaut éviter…) fais de ta pensée un ACTE maîtrisé, « concret » mais surtout maîtrisé, comme la marche ou l’usage des mains; quitte à penser très lentement s’il le faut.

13/07/2001 :
Hé ! ho ! Hé, au fait…Il s’agit de MAITRISER l’énergie sexuelle…certes ! mais pas de l’OPPRIMER; ni de la REPRIMER. Pas de brimade, ni mépris, ni de « persécution ». Une liberté responsable, consciente et respectueuse d’autrui.
Dont acte…(?)

N’oublie jamais, que tu le veuilles ou non, la femme est l’autre partie de la réalité-vérité. Tu es une moitié et elle aussi (l’autre)

14/07/2001 : …Merci Mesdames Messieurs les Révolutionnaires. Merci.

Tiens, tiens…? La tanzanite, une des pierres les plus récentes (j’en ai vu, c’est une jolie pierre violette claire, transparente; délicate comme couleur) a été découverte en Tanzanie (chérie) en…1969 !
Et en plus, j’aime beaucoup le violet qui est…plus « sage » que le rose, « trop » (?) « vif », mais qui reste ma couleur préférée (quoique…certains bleus, et violets, et jaune et même rouges…enfin bref !)

16/07/2001 :
Notre monde et son SYSTEME économico-social proposent comme (pathétique ?) alternative : la liberté de l’esclave ou la servitude de l’affranchi…
Ce que j’avais, du reste, bien exprimé dans ma nouvelle « Quelle liberté ? » parue dans La Voix des Siècles.

Hé hop ! pffff…la p’tite perfide qui te déchire les nasales. Mmmh, elle a du rectum. Oui, j’irais même jusqu’à dire qu’elle a du duodénum, mais je ne voudrais pas trop…m’avancer.
Oui…ça pourrait faire mal.

Il est toujours plus tard.

Je reprécise l’erreur que j’ai faite pendant longtemps : j’assimilais toute mon « énergie-présence » manifestatoire à la seule énergie sexuelle. Or, ne voulant pas galvauder cette dernière, ne voulant pas la gaspiller auprès de femmes que je n’en n’estimais pas dignes (oui oui…) je gardais, du coup, TOUTE mon énergie. Alors qu’il faut faire le TRI, choisir – là encore.
Et tout ce qui n’est pas énergie sexuelle, le donner « sans parcimonie ». Le répandre avec bienveillance, et donc bienfaisance. Quant à l’énergie sexuelle : qui sait si je trouverai sa « juste et véritable…récipiendaire »…

17/07/2001 :
Tu vis ce que tu es, mais tu es plus que ce que tu vis.
Ou alors, tu as atteint LA REALISATION (optimale)

Nous sommes énergie. Il s’agit de LIBERER cette énergie, et de veiller sur elle, afin de ne pas mal l’employer (pour détruire; égoïstement) de ne pas l’asservir, ni de la laisser s’asservir

(Ce qui suit sont des notes que j’avais écrites en commençant le carnet par la fin, à partir de la dernière page)

09/06/01 : Les versets 2 et 3 chap 2 de Génèse me posaient problème.
Et en fait, je pense qu’il faut les traduire par : « et d’achever Dieux au jour le septième ». « Et de bénir Dieu……bonheur créé : Un Dieu pour faire ».
Le vrai, unique Dieu, est celui qui vient après : YHWH.
Ayant un doute, je vais voir à ELIYAHOU (Mon Dieu est Yahou) et sa première mention joue avec des « homographies » tournant autour de SH B T . SHABAT qu’il ne faut pas traduire UNIQUEMENT par repos…
En fait YHWH a « délégué » son pouvoir en ELOHIM l’univers, la réalité matérielle, créée de ciel (espace) et matière (terre-espace)

S’il y a un autre verbe d’action après « et de dire » (WAYOMER), ce n’est pas le sujet habituellement traduit qui est le vrai sujet de ce second verbe, mais le second personnage mentionné. Le 2ème verbe s’attribue au 2ème sujet.

10/07/2001 : A propos du chap 4 : on ne maîtrise vraiment que « de l’intérieur » et non en « dominant » par au-dessus.
D’où : « et toi maîtrise en lui » ; que l’on avait déjà dans chap 2 ?

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