conscience 29

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du 28/10/2003 au 30/07/2004 :

28/10/03 :
Je considère que « l’introspection », la quête du « Vrai Soi » est peut-être une « juste » Voie, judicieuse, MAIS je considère qu’il y a ainsi en fait 2 grandes « démarches » existentielles de la Vérité, et pour simplifier je les nommerai : la Voie égotiste et la Voie altruiste.
Et, pour l’instant du moins, je continue de préférer la Voie altruiste car elle me semble être davantage la Voie de l’AMOUR que celle de l’égotisme.
Et je considère qu’il n’y aurait pas eu d’Univers sans l’Amour, et que l’Amour fait partie, participe de « la » Vérité.
Et si l’Amour n’est pas la Vérité Absolue et Ultime, alors j’en fais malgré tout ma « destination ».
Je n’irai pas au-delà, à moins qu’il ne m’y mène ou « invite ».

Et je préfère l’imparfait au parfait, l’imperfection à la perfection. Même si je choisis la perfection pour DIRECTION (au sens d’orientation)

En fait je commence à vouloir cesser la quête effrénée et perpétuelle de Connaissance. Je préfère de plus en plus résolument me consacrer à AIMER.

Je l’ai déjà écrit (il me semble) mais : dans le travail il ne faut pas se débarrasser des choses (qui nous déplaisent) mais les accomplir.

29/10/03 :
Allons, surfer : n’écoute ni ne suis les SIRENES.

Nous pourrions tous et toutes être des FRUITS que Dieu mange en temps voulu, selon le degré de mûrissement où ils développent le plus de saveur. Une banane ? Jaune ou verte ? Ou suis-je un fruit de LA PASSION, à manger plutôt une fois qu’il est FRIPE ? Pourquoi pas…

SORIG HEALTH TONIC (tisane en boîte : pour les reins, remède tibétain) TIBETAN SCIENCE of healing.

30/10/03 :
Encore une fois, cesser toute crispation mentale, psychique et toute crispation et refoulement de l’être-énergie, ainsi que l’inquiétude-méfiance qui y est liée; d’autant que, de toute manière, en dernier ressort et dans le pire des cas, SEULS les ACTES sont véritablement CONSEQUENTS.

Ce qui ne signifie pas qu’il faille avoir de « mauvaises pensées », nuisibles INTENTIONNELLEMENT, vraiment volontairement. Mais ne plus tant se crisper, et se tourmenter sur les délires et fantasmes qui peuvent « surgir » parfois.
Le problème serait s’ils étaient fréquents. Et encore.

Mais de toute manière, il est préférable de se désaliéner de « l’éroto-manie » psychique ou « physique ».

Qu’il ne soit pas une illusion que mon monde est fortement influencé par moi, c’est fort possible.
Mais alors raison de plus pour ne pas guetter avec « inquiétude » les conséquences de mes manifestations. Attendu que j’essaie de n’émettre-manifester qu’Amour, Vérité, Justice et Authenticité, en tout cas pas de haine. Donc LIBERER mon monde de ma surveillance « post-manifestatoire ».

Aller constamment, continuellement – et « observer » – DE l’AVANT.

AINSI CESSER DE GUETTER ET OBSERVER le « REGNE DU SOI ».

Et abandonner et se débarrasser de la gravité (la « gravité-malgré-soi »)

Et, sauf cas particulier nécessaire, sinon quand mon esprit vigile, ma vigilance psychique est « happée » par une autre, un autre esprit, la laisser se dissoudre, sans « saisir » ni crisper.

Malheur aux étrangleurs (et parfois étrangleuses…) de rire !

01/11/03 :
Le tout est (hors du couple) de ne pas confondre amour et concupiscence, affection et érotisme.
Et ne pas pratiquer le FAUX don qui consiste à attendre un retour (une « rétribution »)

Le mot d’ordre est donc : LIBERER les femmes.

Et cesser de vouloir FAIRE ou être « PARFAIT ».

02/11/03 :
Ca y est, je suis dans l’avion en partance pour Delhi.
Le terminal CDG 2 m’a paru moins évident, moins pratique que le CDG 1.
Hier soir grosse fête déguisée chez Christine (Billon) pour sa pendaison de crémaillère.
Sympa. Bien dansé.
Dans 8 à 9 h, l’Inde…mystérieuse et mythique pour moi, depuis des années que je repoussais ce « rendez-vous »…
J’ai dormi à peu près 1h30 entre 4h30 et 6h00, mais ça va.

Pour toute démarche : Tourist Office.
Pour réserver 1 hôtel, etc…
Il peut être judicieux de s’adresser au tourist Office de l’aéroport; ce que je n’ai pas fait…
Le chauffeur de taxi m’annonce qu’il est interdit de prendre 1 chambre sans avoir réservé – à cause des terroristes !

eau : pa’ani.
merci : tenh-né wad.

03/11/03 :
Me voici donc dans Delhi; depuis hier soir. Ma première impression est que…c’est calme. Surtout pour une ville de 15 millions d’habitants.
Je suis sur le toit d’un petit immeuble de 3 étages. Il y a pleins de petits rongeurs grimpeurs gris rayés, entre écureuils et gimenottes. Mignons, dont un ou peut-être même une, plus curieux que les autres…d’ailleurs la revoici. Manifestement je l’intrigue. Elle se rapproche de moi, à 2 mètres. Mais à chaque fois que j’essaie de la photographier elle s’enfuit.
Elles disputent sans violence excessive leur territoire avec des pigeons, pour lesquels des humains ont confectionné un pigeonnier.
Ca y est ! J’ai réussi à la photographier. Elle s’est même approché à 1 mètre de moi.
C’est délirant, des fois ils s’agrippent et se plaquent comme des lézards.

Pour l’instant, à ce que je vois du haut de ma terrasse, il n’y a pas tant de monde dans les rues. Il est 9h00. A minuit, tout était éteint, morne et personne dans les rues.
Tout a commencé à s’éveiller à partir de 4h00.
A noter que les distributeurs automatiques d’argent sont dans des locaux fermés avec un garde à l’intérieur; pour chaque.

Mon compagnon de chambrée, un Indien étudiant en informatique, m’a fait partager son petit déjeuner vers les 5 heures du matin.
De fines galettes souples, avec de la viande hachée cuite et assez épicée (« faiblement » selon lui) Il a aussi fumé un joint de haschich qui devait être assez fort. Puis il s’est rendormi (héhéhé joint du matin, torpeur survient…) et il dort toujours.

Apparemment on roule à gauche, mais aussi à la « vas-y comme ça passe ».

Cesser de nier ou mettre de côté ce que je SAIS (depuis longtemps ou dans l’instant) Et ne pas refuser d’agir « EN FONCTION » et conséquence.

soleil : chând
faux : âgh
SVP : méher bani
manger : khao (comme « cow » en anglais)
boire : pani (comme l’eau)
marcher : tchalo
fourmi : rya
dormir : sodjâ(o)

Cesser d’être grave !…

mangue : âm;

Marqué sur le bord de la route : « Drive slow, work in progress ».

Il est fréquent de voir des Indiens cracher par terre.

Il y a une grande décharge à la sortie de Delhi et ça pue sur une aire de plusieurs centaines de mètres de rayon.
Une odeur à dominante de poisson pourri.

Je suis dans le bus pour Srinagar. On m’a annoncé 18 à 19 heures de route…

La perfection peut être un piège.

04/11/03 :
thé salé : nam hintchen
riz : canâh

On est maintenant dans le Cachemire. On voit très peu de femmes; à se demander s’il y en a…Par contre, que de poils…!…

05/11/03 :
Certains et certaines (peut-être même tout le monde) ont un petit vélo,
d’autres une araignée au plafond,
moi j’ai un oiseau sur le toit.

[Le séjour qui suit, à Srinagar, sur la lac Dal, sur des bateau-hôtels, fut éprouvant. Car il faisait froid la nuit, ce qui rendait l’endormissement difficile, et j’étais arrivé en état de sur-vigilance et déficit de sommeil. De plus, c’était en plein ramadan et qui plus est la semaine de la pleine lune, et les gens, par milliers, la nuit scandaient des litanies avec des leaders qui hurlaient par dessus. Cela faisait comme des vagues, le tout étant vraiment éprouvant pour les nerfs et le psychisme. Mais j’avais décidé d’en inscrire le moins possible dans mes carnets….C’est pourquoi certaines phrases sont en fait symboliques, voire métaphoriques, ou cryptées…]

06/11/03 :
Dure journée. Toujours pas dormi. [Depuis 01/11; réveillé depuis le 02/11 6h00 du matin]

07/11/03 :
Depuis que je suis arrivé je dors maximum 1 heure, 1 heure et demi par nuit, peu de temps avant l’aube. Et depuis que je suis au Cachemire, à Srinagar, je suis réveillé peu de temps après m’être endormi, par les gens qui célèbrent leur Dieu.

Seul
tel un sabre sans fourreau
je ne suis que dangereux

Liberté j’essaie de te vivre

09/11/03 :
Ici les gens adorent le cricket. Pour ma part je préfère le rugby.

11/11/03 :
Essayer de trouver « 4 tons of funk », qui serait un bon groupe de funk d’après ce que m’a dit Gilda, la femme de Tony – les Australiens.

12/11/03 :
Quelques brins de safran dans du lait, le matin est excellent pour prendre de l’énergie.

Sur le bord de la route après la frontière, ayant quitté le Cachemire, il y a écrit :
Drive like hell
You’ll be there.
Génial.

Il y a des singes
dans les montagnes.

C’est marrant tous les camions en Inde ont des inscriptions marquées; des messages de sagesse, drôles, taquins,……

15/11/03 :
Dieu dort dans nos coeurs.

Les oiseaux « boulbouls » qui aiment les choses sucrées sont des oiseaux agressifs. Les Maharadjas organisaient des combats de boulbouls.

Je roule maintenant vers Jaïpur, surnommée la Ville Rose…
Mon pilote est Santosh.
Un curieux type, bien plus malin et savant qu’il n’y paraît – qu’il ne le laisse paraître.

J’ai vécu tellement de choses depuis mon arrivée en Inde…!

Fais pas ton paon, ni ton serpent.

Quand je serai dans Mumbaï je demanderai des taxis du gouvernement (or prepayed taxis)

16/11/03 :
Je suis dans un cinéma dans Jaïpur, pour y voir un film Indien, et il y a différentes portes – après le hall majestueux. Ces portes ont pour nom Perle, puis Rubis, puis Emeraude et Emeraude-Diamant.

17/11/03 :
J’ai trouvé la graphie de mon nom en sanskrit. D’après la liste des passagers du train que je prends pour aller à Mumbaï.

Ce train fait peut-être 300 m de long.

Je traverse donc le Rajastan et une partie de l’Inde à une vitesse moyenne de 80-100 km/h.
C’est sec. Jaune et vert.

Nous faisons une halte dans la ville de Nana. Et puis non finalement on ne s’arrête pas, on continue. Ah si on s’y arrête, mais le train est plus long que la ville. Alors forcément on déborde le quai.

L’impétigo…Curieuse maladie.

Nous faisons route de nuit à présent. J’ai discuté avec un homme âgé Indien. Il y a 26 états et beaucoup de profiteurs et de corruption. Souvent le fils aîné reste avec ses parents.

18/11/03 :
Je suis maintenant dans Mumbay depuis ce matin 8h00.
Ville plutôt sympathique où il y a plusieurs grandes églises et j’ai même vu une version de la Bible King Jame’s, en vente dans un marché aux livres.

J’ai une nouvelle petite ampoule; je l’ai pas sentie venir.
Au fur et à mesure de mes pérégrinations dans Mumbaï j’ai fini par découvrir The Church of Our Lady of Health. Bien entendu je m’arrête à son abord.

Il y a beaucoup d’aigles en Inde. Ils volent plus ou moins haut dans le ciel, du Nord au Sud.

Oui, encore une fois, employer des mots pour cristalliser le pouvoir de la conscience.
La pensée entre toile d’araignée et dard de scorpion,
le scorpion qui finit par retourner son arme contre lui-même.

Résolument il me faut davantage vivre pour moi-même. M’intéresser à ce que je suis.

J’ai peu vu de touristes depuis mon arrivée en Inde. A part sur les sites touristiques.

19/11/03 :
2 trains par jour pour Delhi en direct : Mandala Express à 3h30 // à 14h30 Goa Express.

Je suis maintenant dans l’état de Goa. Je me suis enfin baigné dans l’océan Indien. Température idéale. Il fait bien soleil, bien chaud, bien dégagé.

A croire que je ne prends le temps de vivre que quand je dors;
et encore : mes nuits sont courtes.

La solitude sera-t-elle la réponse à mon plus beau désir ?

La perfection mène à la folie.

20/11/03 :
Je suis dans une bien sympathique Guest House, tenue par une descendante de Portugais. Une Chrétienne, catholique probablement. Il y a toute une partie en jardins. C’est agréable. A dix minutes à pieds de la plage.
Hier j’ai découvert un tout petit restaurant, sur la plage, à l’écart. Je pense y retourner car il est possible que je puisse y manger du requin.

Curieux arbre que le cocotier.

Aller à PANDJI. Aller à la bus station (big) Kadamba

Je goûte un vin Indien en compagnie de Magnus un Suédois. Le vin a un peu un goût de vin de noix, assez subtil, brun de couleur.

Aller à Dudhsagar Falls by train.

21/11/03 :
Me voici donc à Panaji, sur les conseils de Magnus.

Placer sa haine.

De retour à Colvoa (Beach)
Dans le petit restaurant, sur la plage, à l’écart de tout le reste. Très sympathique, dépouillé. Et je vais déguster…du requin ! Quelque chose comme 3 ans que je n’en ai pas mangé.

Panaji est la capitale de l’état de Goa. Etat très pacifique, à forte majorité, apparente, chrétienne. C’est une ville où demeure encore très visible l’influence portugaise : beaucoup de maisons typiques colorées et de grandes églises blanches.

Ca y est j’ai mangé ma part de requin ! Grande, longue comme du coude au poignet. Un DELICE ! Définitivement pour moi le meilleur, le plus goûteux poisson du monde.
Consistance et goût, tout y est; d’autant qu’il était très bien préparé.

22/11/03 :
A vrai dire je ne raffole pas de l’Inde, pays sec, ni des Indiens, gens plutôt coincés, qui se réfrènent, pèsent et calculent constamment leurs rapports entre eux, bref qui ne se « lâchent jamais ».
Il faut dire qu’ils sont plus d’un milliard, avec en plus une vraie mosaïque de religions et spiritualités, et très peu de policiers, donc il est préférable que chacun se contrôle.

Je me suis fait dérober le petit singe de mon sac Kipling. Je ne sais ni où ni comment.

Des heures et des minutes
Paysages abrupts aux sauvages visages

Une roche semble très fréquente en Inde : de type volcanique, rouge-ocre, ils s’en servent pour faire des espèces de pavés-parpaings. Elle doit sûrement être ferreuse.

Après un agréable périple à moto à travers la jungle j’arrive aux chutes de Dudhsagar. Dudh signifie « lait » et « sagar » : eau.

Quepem : Chandarnati Temple

23/11/03 :
Je suis à Chandreshwar Bhutnath. C’est un très joli et agréable, calme temple en haut d’une montagne, en rase campagne. Très bel intérieur. Bonne étape.

24/11/03 :
Le corps est curieux : il s’use moins si l’on s’en sert que si l’on ne s’en sert pas.

Nous faisons une halte en haut des chutes de Dudhsagar. J’étais en bas avant-hier…Je suis dans le train qui me ramène à Delhi.
Durant ce voyage j’ai…compris tellement de choses, grâce aux Indiennes, aux Indiens. La preuve en est que je n’écrirai plus de la même façon dans mes carnets – si je continue même d’en écrire.

25/11/03 :
J’ai attrapé une espèce de rhume à l’Indienne. Entre angine et rhinopharyngite.

J’aime vraiment bien l’Inde. Leur sagesse lente et modérée, leurs airs de rien, de ne pas y toucher, dont ses femmes discrètes et avenantes vestales.
L’Inde a la beauté des cailloux sur les bords des chemins.

Je suis toujours dans le train pour Delhi. J’y ai rencontré un français, Jérôme, sympa, saisonnier en montagne et qui bosse aussi au festival d’Avignon, en tant qu’éclairagiste. Ca fait du bien de parler Français, et en même temps j’aurais bien attendu mon retour en France.

Dans les toilettes de ce train, j’ai pu constater que les graffitis parant les murs de ce genre d’endroits sont les mêmes sous toutes les latitudes et longitudes.

26/11/03 :
Ils ont un sport-jeu étrange ici en Inde, c’est le Kabaddi.
Un gars doit empêcher 7 autres, dont six se tiennent par la main en couple, de dépasser une limite. C’est curieux. Ca me plait bien. Ils sont pieds nus.

Une espèce de chape invisible mais très lourde semble peser sur chacun des habitants de ce pays – moins, ou pas, sur ses habitantes. Ou plutôt si : elles sont consignées, souvent, derrière les murs. C’est différent.
Je pressens, et après en avoir brièvement parlé, que cela a à voir avec les notions de Karma et Réincarnation.
Encore une fois ils semblent tous se museler, se brider les uns les autres et eux-mêmes.
On ne s’exprime ni ne vit « librement », facilement, « légèrement » en Inde.

Cela va jusqu’à imposer aux hommes d’uriner comme des femmes, dans la même position accroupie.

27/11/03 :
Dernière journée en Inde.
Je sors d’un temple Sikh. Les gens y étaient accueillants, courtois, respectueux et humbles. Je continue d’apprécier les Sikhs.

Oui j’aime bien l’Inde pour son harmonie distanciée, pour son calme sous pression.

Les nombreuses et les nombreux, l’encens en toile de fond, les flaques de tchaï
Coursives du temps aux milles résonances talonnées.
L’Inde, où l’on apprend le mélange épicé de la Parcimonie.

Manger une goyave à l’angle de Arakasha Road.
En rejeter les graines une par une
pour chaque rayon du soleil qui s’éloigne.

Dans les villes, que ce soient les bus ou les voitures, les conducteurs ont un usage assez pénible et hélas fréquent du klaxon.

Se souvenir tout de même que mon boat-house sur le lac de Srinagar fut le « Appollo 8 ». Alors que ça aurait dû être son voisin le « Wild Rose ». Mais on m’a offert le « Appollo 8 », dont le patron est Farouq.

Dernier quart d’heure sur le sol de l’Inde, mais déjà dans l’avion.
Définitivement un voyage surprenant, étonnant, intense, soutenu, mémorable, gratifiant, instructif. Révolutionnaire my dear.

28/11/03 :
Et me voici en France. 7h15 dans le RER qui m’amène à Paris. Il fait 4° mais je n’ai pas froid.

29/11/03 :
Il semble inévitable (nécessaire) qu’une certaine partie de l’énergie des vivants, surtout mâles, s’exprime de façon violente.
C’est pourquoi dans une société policée, très « encadrée », structurée, pacifiée, les individus sont agressifs, ou – pour éviter de l’être – indifférents, ou méprisants.
Voilà pourquoi beaucoup de Français, surtout Franciliens sont hargneux.

03/12/03 :
Bref, dans la plupart des cas, la plupart du temps, tout ce que je ressens de mon histoire, et mon histoire elle-même n’est en fait qu’un grand jeu vicieux, pervers avec moi-même et avec les fantasmes générés par mon cerveau suite à mes manques et frustrations.
Un grand jeu, combat contre moi-même.
Je cesse de lutter contre moi-même. Je cesse d’être mon faux ami et mon vrai ennemi.

Je ne serai plus victime de moi-même, de mon imagination. C’est une promesse (et je n’en fais pas souvent, sinon jamais) que je me fais.

S’intéresser aux MOUFOUS d’Afrique…

04/12/03 :
Laisse leur le sucre de l’espoir
et garde pour toi l’âcre réalisme.

Mais…je continue de faire vivre l’Espoir. Et le Réalisme est, notamment, succulent.

06/12/03 :
Je m’apprends de plus en plus à savourer,
à chaque inspiration, le nectar pernicieux
de la frustration que distille mon coeur en toute pulsation.

C’est finalement sur le manque que je fais une pause.

Découvrir la joie satisfaite de la satiété des 6 besoins alliée à la santé. Santé et Joie !

08/12/03 :
Oui…! J’écris moins dans ce carnet.
En tout cas le « Gewürtztraminer – Grand Cru Mambourg » est un très bon vin.

10/12/03 :
Il faut quand même reconnaître que l’Inde m’a ébranlé. En me faisant reconsidérer mes valeurs, via mes rapports à la perfection notamment.
Ce fut très profitable et instructif, et…je continue !

Benjamine (ANDRE) est à Vieille Eglise.

Mais il s’agit – après réflexion et analyse – de « se reprendre », de recommencer à se maîtriser, en partie.
Le vrai nouveau défi, le nouvel objectif et la nouvelle direction c’est ce que j’ai déjà évoqué il y a quelques mois : arriver à « transmuter » l’énergie transformée en libido, en « autre chose ». Accomplir, actualiser AUTREMENT la part d’énergie qui habituellement est exploitée en libido.
Voilà la vraie voie.
Il s’agit d’ALCHIMIE organique, d’alchimie physiologik.

FINLEY QUAYE : musicien intéressant.

11/12/03 :
Savoir se méfier de la compassion et de la tolérance que l’on a à l’égard d’autrui.

C’est décidé : je re-lâche mon être-vague. Je reprends la vague de moi-même, l’onde de mon être avec le surf de mon coeur.
Et qu’importe MES conséquences.

Dans la vie, si tu veux éviter de te faire souffrir toi-même, et si tu veux te désaliéner, maîtrise 2 choses : ton imagination et, par suite, ta libido.
Bref : maîtrise ton imagination, méfie t-en et défie t’en.

Je n’indique plus autant de « techniques », de « jalons » marquant « le chemin de la vérité » dans mes carnets; car d’une certaine façon j’en ai déjà trop mis. Or, il est préférable de ne pas trop en dire, et d’affronter des limites, d’avoir ou de se poser des limites, de savoir s’arrêter (quitte à repartir plus tard, bien sûr)

Vraiment (je récapitule ce que j’ai déjà écrit) : Veiller à ne pas être son propre ennemi.

15/12/03 :
Le poète mystique est celui qui dit moins que ce qu’il sait, moins que ce qu’il peut.

Je pourrais dire que je suis amoureux…de moi ! Et très jaloux…

Encore une fois, selon la logique que cet univers nous amène à développer, TOUT est possible.
Et même, cet univers implique une A-CAUSALITE : l’origine « doit » être acausale, d’après notre logique courante.
Il y a « nécessairement » eu un « franchissement », un « saut ».
…Où cela (me) ramène au PESSAH.

Ces déroutes qui nous envoûtent
ces folies qui nous délient
(Ombres nous rendent moins sombres)
ce venin délétère
l’aspic de mes tendons
ma fibre aux couleurs d’abîme
reflètent le tout drapé d’ironie.
Est-ce un sourire en commission ?
une misère à la commissure ?
Ma connaissance est un slip verrouillé
un caleçon sans entrebâillement.

16/12/03 :
Oh oui ! L’ironie aux frontières du sarcasme et du sardonique, voilà bien mon ton préféré.
Faire osciller une feinte désinvolture légère, entre sarcasme et sardonique (ta soeur)

18/12/03 :
Si je voulais être bêtement fataliste, voire pessimiste, je dirais que les 2 lignes latérales qui dessinent la perspective de ma vie sont la vieillesse et la solitude, se rejoignant en un point à l’horizon; point qui est peut-être le mur face auquel j’arriverai un jour.

19/12/03 :
Peu de choses sont aussi sérieuses que l’humour.
L’avoir compris me rend redoutable…

20/12/03 :
Cette nuit, Laëtitia et moi avons joint nos lèvres.

C’est l’Hiver.
Quand on –

EUH…….

25/12/03 :
Mon plus beau Noël.
Quand j’entends son coeur
je suis prêt d’exploser
j’ai envie d’être plus grand que l’univers.
Entendre un seul des battements du coeur de Laëtitia
me fait penser : « c’est bon, j’ai vécu ».

27/12/03 :
Laëtitia, au goût de myrtilles des bois.
C’est une gigue dans ma moelle,
une farandole autour de mon coeur.
A fleur de monstre je gerbe ma rage en bouquets
pour les pieds de Laëtitia.
J’ai vu la foudre furtive dans les cheveux de Laëtitia.
L’honneur d’être un grain de soleil dans les yeux de Laëtitia.

J’ai cette lame, au fond, qui pourrait être mon amour,
ce fil qui rampe de circonvolutions,
un spectre d’horreur qui racle ses pieds acérés
le long du chemin soyeux de ta chair.
Des chaînes amoureuses de leur fantôme.
Méfie-toi de mon venin, distillat de ma faim,
de mes obscurs extrêmes,
mais au-delà, je mets une goutte indicible,
pour toi, pour ton vivre.

29/12/03 :
Je suis, davantage qu’avoir. Il y a ceux qui ont, davantage qu’ils ne sont.

Pourquoi Laëtitia me plait-elle ? Parce que j’aime sa façon de se mettre en contact avec le monde – monde dont il semblerait que je fasse partie.

30/12/03 :
Cette lueur que mon corps balbutie,
cet écho de rosée dans l’aridité du vide, c’est toi.

31/12/03 :
La liberté qu’on te donne n’est pas ta liberté.

[Suit une phrase que j’adresse, sur ce carnet, à Laëtitia alors que nous sommes en train de dîner au restaurant avec son père et un couple d’amis d’icelui + 1 troisième homme. Elle répond en inscrivant la date, que je n’avais pas mise, et en composant un mini « poème », faisant référence à nos 2 paires de pieds qui sont de type grec toutes les 2]

Je t’invite, tu prends ce que tu veux et…TU RÂLES PAS !

03/01/04
Un stylo,
2 pieds beaux,
Dessinons les cours d’eau…

06/01/04 :
Je viens de me rendre compte que le jour où Laëtitia et moi nous sommes rejoints est le 20 décembre c’est à dire la St…THEOPHILE !!!

07/01/04 :
La perfection, ce monstre insatiable,
tapie au coeur de l’humain.
Etre avisé et vigilant dompteur.

Cette sourde haine qui me rôde et que je hante.
Venin mélancolique pour griffes sirupeuses,
ronronne la pourriture au fond des cellules
et le fil du poignard me sourit plus franc.
Un sursaut de définitif, une vocation d’irrévocable,
la glace est l’ambroisie du sang.

14/01/04 :
Le temps est la limite de l’espace et l’espace est la frontière du temps.

Certes j’écris beaucoup moins et moins souvent qu’avant l’Inde.

La Fin du Monde ? C’était hier, non ? Pas vu passer…tant pis ! On l’a encore loupée.

15/01/04 :
Ironique < Sarcastique < Sardonique

Album de Donald BYRD : « Caricature » entre 1970 et 1975.

20/01/04 :
« Qui sont les Elohim de la Bible ? » de Luc REMAYNET collection « Religions en question » Les éditions du monde réel.

21/01/04 :
Je le déclare enfin : l’explication de cet Univers est trop vaste pour moi.

La résolution du mystère de l’Existence est trop vaste pour moi, hors de ma portée.
Même si je n’ai jamais eu de prétention inverse, il est tout de même bon de le déclarer.
Je ne veux plus connaître les « tenants et aboutissants ».
Je veux juste, à ma mesure, répandre, assurer et profiter du bien-être de vivre.

22/01/04 :
Aujourd’hui j’ai inventé un proverbe de type « proverbe symbolique africain » :
« L’arbre tombe plus vite qu’il ne pousse »
…j’aime assez.

26/01/04 :
Ne pas oublier que quoi qu’on veuille, quoi qu’on fasse on n’a toujours qu’une perception PARTIELLE de la réalité.
Et tant mieux !

29/01/04 :
Ma chérie n’a pas de sac à main. C’est aussi pour ça qu’elle me plait.

Il est préférable que je me ressaisisse au niveau de l’orgueil. Car, en me libérant des pressions oppressions d’autrui et en osant et en en venant à m’épanouir, exprimer librement, et de fait notamment en ne taisant plus mes qualités, j’en viens, insensiblement, à être trop fier de moi. En tout cas je sens que je me dirige vers cela et trop de fierté, voire de l’orgueil.
Donc revenir, ou plutôt M’ORIENTER de nouveau en fonction de l’humilité et la modestie.

Je me rends compte également que je suis moins enclin à faire des efforts pour les gens de mauvaise volonté.
Là aussi se reprendre, afin de ne pas se faire (laisser) corrompre par les gens de mauvaise volonté.

Hmmm…vigilance, vigilance…

Bref, garder ouverture d’esprit et souplesse de caractère.

30/01/04 :
Acheter The Bloomdaddies – « Mosh for Lovers » ?

dimanche 08/02 on fête l’anniversaire de Carole CASTELBOU à 16h00 au Bataclan, 50 boulevard Voltaire.

Il y a un SENS (aux trois significations du terme : signification – direction – sensibilité) de et dans la Vie.

Enfiler ma vie !
Et me servir de tout ce que j’ai découvert et appris de SAVOIR-VIVRE.

Et notamment que le bien-être est un effort (sinon un travail, voire un combat) quasi-permanent de chaque instant.

04/02/04 :
Il me semble l’avoir déjà écrit mais peut-être que si l’on vieillit c’est pour mourir sans regret.

06/02/04 :
Si tu ne sers pas la vis, c’est le vice qui te dessert.
Ah ah ah…

08/02/04 :
[Suit un message, dicté par Patrick POURON lors de la fête d’anniversaire de Carole, que je retransmis par Internet à un de ses profs de sa formation d’assistant social, à propos d’un contrôle que Patrick avait presque réussi entièrement]

Bonjour Mr Astruc.
de la part de Patrick POURON 1ère année ASS à l’IFSY.
Bravo ! J’étais sûr du piège; ce que j’ai donc regardé en 1er, sûr de n’être pas dupe.
Rage, désespoir, ô vieillesse ennemie, je me suis quand même fait avoir comme un bleu ! J’ai fait naître l’enfant en 2000.
A bientôt de vous revoir pour suivre vos cours.

09/02/04 :
Le silence est une des forteresses de la sagesse, et un des remparts de la paix.

Pour la fête chez Christine BILLON, le 21/02, je dois apporter un filet de clémentines + 6 packs de jus d’orange.

14/02/04 :
Spathiphyllum, plante sympa.

18/02/04 :
Reprendre la lutte : la lutte de et pour l’Amour Universel.
L’agape.
Donc se rouvrir au monde, se replonger en lui et se redonner à lui. Recréer le CONTACT. Car depuis que je suis avec Laetitia je vis dans une bulle de bonheur, un peu exclusive.

20/02/04 :
De nouveau cette question, fascinante : quelles valeurs ? Quels repères ? Que peut-on décréter comme loi, et en fonction, vertu de quoi ?
Car dans les faits tout n’est-il pas réalisable par l’humain ? Tout au moins, il n’est pas (plus) question de permis-permission, puisque nous décrétons l’homme LIBRE de ses CHOIX, et même AVANT cela, l’homme est libre de ses GOÛTS, envies, désirs.
De fait, quelle valeur, quelle JUSTIFICATION (« donc ») quel droit autre que la SATISFACTION de l’ego – ou tout au moins son…soulagement ?
Peut-on nommer l’ego…philie ?
Cela peut donc « créer », « ériger » en valeur « objective » (puisqu’à la fois interne-subjective et externe-objective, obtenu grâce à « l’extérieur », « l’autre ») le PLAISIR.

Et c’est là que resurgit la stupéfaction : le plaisir existe et il est accessible. Facilement même !
Et justement on peut envisager, considérer que la « GESTION » (dont l’obtention) STRICTE du plaisir puisse REGULER les rapports humains, qui plus est de façon juste.
Le plaisir de chacun constituant à la fois son champ de liberté et sa « frontière » vis à vis et par rapport à AUTRUI.

21/02/04 :
Ma chérie n’aime pas les agrumes.

23/02/04 :
Colère et Indifférence sont 2 dangers potentiels de moi vis à vis d’autrui.

La politesse c’est le jardinage civique.
C’est aussi l’hygiène civique.

25/02/04 : Cendres…
Pourquoi encore cette nostalgie de l’asile (Marcel Rivière) ?
Confort mécanique, facilité et sécurité des routines déresponsabilisantes et déresponsabilisées.
Et puis les rapports humains, qui se développent dans cette impression générale d’être des réfugiés dans un camp de transit…

J’estime préférable de ne plus écrire les découvertes « existentielles » que je fais, la connaissance « fondamentale » ni les techniques car chacun doit se trouver et trouver sa voie.
Mais pour une… »dernière »…fois je laisse et résume ce que je sais, dans ce qui suit : perception-souffle-temps-espace-courage-ténacité-amour-gratitude envers YHVH.

26/02/04 :
Qui n’a pas encore perdu peut encore gagner
et qui n’a pas encore gagné peut encore perdre.

27/02/04 :
Etrange tout de même : dans la nuit du 23 au 24 j’ai rêvé (je dormais avec elle) que j’étais avec Laëtitia et qu’un mec, au début pour un renseignement et plutôt agréable, finissait rapidement par me braquer avec un revolver et je n’avais pas peur.

Or, dans la nuit du 25 au 26 Laëtitia s’est fait braquer (elle était en compagnie de sa soeur Stéphanie) dans les mêmes conditions selon le même scénario !

Bizarre…

Et la semaine dernière on a retranscrit ensemble certains de ses rêves sur disquettes informatik.

29/02/04 : Rare le 29…
Comme je l’ai dit à Laëtitia ce matin : la parole est semence du réel; et nous sommes des semeurs et semeuses.

02/03/04 :
Dans la vie il est bon de parfois prendre le temps d’identifier honnêtement et clairement ses problèmes et défauts.
Je pense que je n’ai pas de problème. Je n’en ai plus. Je m’en suis débarrassé.
Par contre j’ai entre autre défaut celui de n’être pas assez entreprenant.

Il me semble préférable de me forcer à entreprendre des projets, quitte (surtout ?…) à soulever des « montagnes ».
Etre moins rêveur, moins contemplatif, spéculatif et plus…constructif.
Mais cela me demande un VERITABLE et gros (énorme) EFFORT. Et je n’aime pas l’effort…

Avoir des idéaux, mais ne pas être idéaliste.

Edition Didier CARPENTIER
7 rue St Lazarre 75009
Nadine JOUVERT 06 85 41 39 05 01 48 78 00 72 / 85 81

03/03/04 :
Puisque j’ai vaincu celui qui t’avait vaincu, peut-être puis-je déclarer : les victimes de mes victimes sont mes victimes.

Finalement je pense qu’il est bon que je continue de noter mes découvertes, voies, réalisations, atermoiements dans mes carnets d’en-train. Donc : l’importance de l’intention.
Au-delà du plaisir, choisir l’Amour pour élan, pour énergie animante.
Et par et pour l’Amour se donner au monde. Mais un vrai amour : excluant toute hypocrisie égoïste, ou hypocrite égoïsme…
Et qui ne confond pas, ne remplace pas amour et affection avec sensualisme, ou même érotisme.

Peut-être puis-je dire que je préfère être spectateur d’un spectacle dont j’ignore l’histoire à laquelle je m’adapte dans l’instant plutôt que d’être auteur et acteur de mon histoire – dont je craindrais d’atteindre et d’être les limites.

La force de l’immédiat(eté)

06/03/04 :
Je viens de participer à la manif pour les droits des Femmes. J’étais dans le cortège des « Ni putes ni soumises ». J’y ai rencontré Philippe MALIK, éducateur de la rue, de 52 ans; d’origine algérienne qui m’a expliqué la 1ère génération (1950) et les autres. Sympa.
J’ai aussi parlé avec…Jack Lang et…Arianne MNOUCHKINE que j’ai félicitée et à qui j’ai laissé ma carte, et vais envoyer 2 de mes pièces. Elle m’a conseillé de monter mon spectacle « sans argent » en amateur.
Oui : retour à la case ZERO, DEPART. En avant !

08/03/04 :
Sensibilité et Intelligence sont indispensables pour t’orienter dans la vie : le cerveau et le coeur. Entraîne ton intelligence, ton esprit par la réflexion et l’arrêt de la pensée.
Nourris et satisfais ton coeur par la curiosité, la connaissance et la retenue. Bref : maîtrise-toi pour savoir mieux ALLER.

10/03/04 :
Attention, encore une fois : si je n’y prends garde je risque de devenir moins PATIENT, moins souple, moins FACILE; de m’irriter, impatienter plus rapidement et facilement.

L’Amour requiert Vigilance et Discipline. Ainsi qu’honnêteté et simplicité.

12/03/04 :
Revenir à « l’activisme » de se choisir et construire de Bonne Humeur, soi et donc son monde. Construire sa vie dans (le sens de) la Bonne Humeur, et ne pas (plus) se laisser « CORROMPRE » par « l’extérieur ».

Bref, ne pas oublier que chacun est le coeur de son monde.

Pago : bon jus de goyave, bonne marque.

17/03/04 :
La force du Rire, le Pouvoir de l’Humour !…

19/03/04 :
Se libérer définitivement de « l’IMAGE de SOI ».
Se libérer, désaliéner, affranchir de son identité, du soi constant « permanent » et « définitif ».
Etre continuellement en mouvement, évolution, changement.

Refuser, se détourner et s’éloigner sans hésiter, sans attendre, sans douter, sans taquiner, de la corruption (-flétrissure-souillure)

Savoir vivre et faire vivre l’Amour.
(Notamment en abandonnant vanité, égoïsme et hypocrisie ainsi que « libidinosité » ou même « libidinisme »)

20/03/04 :
Il y a dans le jardin du Sénat un cheval splendide, fait en bois flotté, par Heather JANSCH. Magnifique !

Toujours être conscient (au-delà « d’avoir à l’esprit ») d’OU et comment être à la juste place; et si possible la « meilleure ».

Se libérer de l’obscurcissement, l’enfermement, l’obnubilation de la pensée.

Ne pas se focaliser sur ce qu’on ne veut pas mais sur ce que l’on veut. Pas sur l’obstacle mais sur l’issue.

Dans cette fête.
Nouvelle et si ancienne.
Continuelle ?
Ces existences griffonnées d’entrevues,
corridors et champs fertiles.
Il y a des mots et des gorges qui les émettent,
des lèvres qui les articulent.
Nos corps qui dansent –
sur des partitions de désirs,
de simulations et d’attitudes.
Tous ces pieds qui foulent le plaisir des rencontres.
Non décidément ce n’est pas maintenant que j’écris hors des marges.
Fronde syntaxique, étymologies limites.
Prenez ces détours aux atours sans retour.
Du velours pour la rétine,
du faisceau succulent aux pupilles.
Un goût : des caresses,
des oreilles aux ongles,
des racines aux fesses.
Nous avons un monde à ne pas détruire
avant de continuer à le bâtir.

22/03/04 :
Tout simplement arrêter de – se – créer (et/ou simuler, imaginer) des problèmes.

Et savoir prendre et avaler de grandes goulées de bien-être.

23/03/04 :
Je viens de relire mes notes de quand j’étais dans la Cachemire, à Srinagar…..Et rien ne ressort de l’intensité et de la folie qui y régnaient et de tout ce que j’ai pu vivre. Ca aurait été difficile et long de tout retranscrire. A peine ai-je noté que je n’ai pas dormi pendant 3-4 jours, puis juste 1 heure à 1 heure et demi. Et pour cause…Héhéhé. Belle victoire de ma part : j’ai bien triomphé.

Il est vraiment BON : utile, savoureux, NOURRISSANT énergétiquement, dynamisant de garder son calme.

Revenir à la voie de « maîtrise de soi », sans excès bien sûr.

24/03/04 :
Curieux monde dans lequel nous vivons, où les attentats, explosions, suicidaires ou non, surgissent tels des champignons néfastes, vénéneux.
On commence à parler, sans s’y attarder, comme d’une banalité du paysage, « d’alertes à la bombe ». Ce qui donne des dialogues affreusement incongrus comme suit :
Bonjour monsieur. Excusez-moi d’être en retard : il y avait une alerte à la bombe sur ma ligne de métro.
Ah oui !
Bon, on y va.
Bien sûr. Si vous voulez bien passer dans mon bureau.
Donc…concernant le dossier « infrastructures » etc, etc…

Cette faculté qu’a l’humain de banaliser l’horreur…

25/03/04 :
Hier soir, Laëtitia et moi avons planté un mirabellier dans les bois des Vaux de Cernay, sur un minuscule îlot où se trouvaient déjà 2 autres grands arbres. (C’est une idée que j’avais bien avant de sortir avec elle)
Génial. C’était stimulant, intéressant, enthousiasmant, fort.

29/03/04 :
Aujourd’hui en prenant le train à Montparnasse j’ai rencontré…JOSQUIN « de Marcel Rivière ». Ca m’a fait bien plaisir. Il semble aller, être bien (tremblant un peu, sûrement à cause des médocs) Toujours aussi « intellectualiste » dans son approche du monde; « sémantique » – disons : « sémantiste ».
Il sort définitivement de l’Institut dans…5 jours. tant mieux.
Ca m’a fait bien plaisir.
Et, quand on était dans le train, justement, Benjamine A m’a appelé.
Ils ont toujours eu du mal à communiquer ensemble, et là encore. Curieux.

J’ai l’impression et pense (surtout) qu’avec cette rencontre j’ai tourné définitivement la page (c’était déjà fait, mais bon…) quant à la…nostalgie de « là-bas ».

31/03/04 :
Avons-nous une DETTE envers Dieu ? Une dette qui de fait serait éternelle ? Ou nous faut-il rembourser, payer pour TOUT ce que nous sommes, vivons ?

01/04/04 :
Le 2ème oeil donne de la profondeur à la vision – tu donnes du relief à ma vie.

« La sagesse de Ben Sira » traduit de l’hébreu, introduction et annotations par Chales MOPSIK ISBN : 2-86432-394-X 160 p 25 €

02/04/04 :
C’est comme au téléphone : on dirait que les gens le sentent quand on sourit ou non en les regardant, sans qu’eux-mêmes nous regardent directement.

03/04/04 :
De soi annihiler le juge et l’assassin (Ainsi que le bourreau)

06/04/04 :
Fontaine, je suis fontaine.
Peut-être même : source.
Répandre l’Amour, la Paix et la Joie.

Ce que je cherche dans la Bible, et dans l’étude de sa partie hébraïque c’est une trace, des « preuves » d’une inspiration, d’une intelligence, d’une connaissance de la vie et de l’existence, « supérieure », dépassant la sagesse populaire, la philosophie, l’expérience ou la science.
Et je trouve !

07/04/04 :
2 choses ! D’abord : ne plus se restreindre du tout (par soi-disant respect, ou autre, d’autrui) au niveau des capacités de perception, mais au contraire aller toujours davantage à la rencontre du monde.
Et : chaque instant est NOUVEAUTE.
Surtout : chaque nouvelle journée, APRES SOMMEIL, est NOUVEAU MONDE.

A découvrir, et jouir.

Et…une 3ème chose : ne plus perdre de billet de 10 € !!!

Ne plus se restreindre au niveau de… »l’espace pneumatique ».

Simple : tant que ça va pas « mal » ça va « bien ».

ARRETER LA VANITE !

C’est un terme un peu excessif mais…c’est le plus approprié. En vrai, précis : arrêter de prêter attention à ce qu’autrui pense(rait) de soi; même si c’est pour éviter qu’il(s) ne se trompe(nt)

VOLONTE. Maintenant que je me suis, au minimum nécessaire, éveillé : ne pas choisir, à chaque instant. Et me choisir AIMANT, FACILE et SIMPLE. SANS mauvais esprit !

A présent que je remets au DEGOURDISSEMENT et à mon art martial (le Wasashi-do, la Voie du Soi, ou Wasashi tout court) la tentation me revient de redevenir végétarien, voire végétalien.
Evidence ?…

Que SUIS-JE ? Une température, tendance tiède. Je suis une FREQUENCE. Un son inaudible, mais permanent. Une présence à la fois statique, immobile et animée. Une ouverture-réception-absorption et une fermeture, et une émission-déjection.

08/04/04 :
La pensée est meurtrière, oui…mais le coeur est suicidaire.

Cesser de retourner à ce qui me déplaît ou dérange. Cesser de re-créer, RENOUER le contact, le LIEN avec la cause de désagrément. Mais au contraire s’en détourner, VOLONTAIREMENT, activement, et parfois, s’il le faut, s’en éloigner.
Nous…en tout cas, je fais passer toutes les informations (dont les sensations) à travers la…serrure de nos connaissances-(souvenirs) préférences-doutes-peurs.
Je réinterprète, trans-forme TOUT. Essayer d’obtenir des « INFORMATIONS » les plus « brutes », « objectives » possibles.
Pour cela, réduire le(s) intermédiares entre le soi-sensible et l’objet.
Par la vitesse (du soi vers l’objet) et par l’ouverture-imprégnation toujours accrue.

09/04/04 :
Bien REALISER (dans les 2 sens du verbe…) que l’on n’est ni parfait ni infini. On a des défauts et des limites. Et somme toute : tant mieux.
De fait :
Qui comprendra, comme il est préférable, cette phrase que j’énonce (hem !…) :
« Le Mal est notre Liberté » ?

10/04/04 :
Ne cherche pas le coeur des humains. Ne cherche pas leur secret, leur intérieur.

11/04/04 : Dimanche de Pâques.
Merci à Jésus pour son Enseignement. (Et tant pis si ma foi et mon admiration pour lui me font passer pour niais, naïf ou autre; d’autant que les mots pour l’exprimer sont limités et assez peu nombreux)

Et maintenant : l’ART du SOI !…

Savoir se donner sans se faire prendre.

La Vérité c’est qu’il me faut RALENTIR.

15/04/04 :
Cette nuit, pour la 1ère fois, j’ai rêvé de Laetitia.
Un curieux rêve, où dans un hôtel louche, interlope, je finissais par aller acheter de l’herbe chez un gars qui y avait un grand loft. Laetitia parmi d’autres était cliente.

16/04/04 :
Au-delà même de toute méchanceté, cesser toute agressivité. Que ce soit en actes, paroles ou même pensées.
Et cesser de condamner.

17/04/04 :
Ma conscience est essentiellement « mentalisation », pensées.
Chercher une autre « forme », une autre façon d’être conscient, une autre « voie ».
Et peut-être, autre que la sensibilité, sensation…

21/04/04 :
Continuellement
ménager les coeurs
et se désaliéner
pour orienter l’actualisation
de l’énergie, dans la bienveillance,
afin (de travailler) (à) d’édifier un monde d’Amour.

Un corps sans odeur c’est comme un plat sans sauce !

Humilité ! Se recentrer avec (l’)humilité. Humilité encore et toujours. Modestie.

KLEZMER (musique)

24/04/04 :
Bien souvent nous sommes des comédiens et comédiennes qui surjouons et cabotinons.

26/04/04 :
Cap résolument sur la joie constructive, avec bon esprit, bonne volonté, bonnes paroles et bons actes !

Oui, notre existence est Dialogue(s). Et la Vérité est qu’il faut REPONDRE au monde; avec Amour, sans affectation ni attitude aucune, ni rancoeur.
(Où l’on retrouve 2 des 3 principaux versets de la Torah !)

27/04/04 :
Bien distinguer et discerner quand lutter et quand passer outre.

Et vivre en fonction d’une de mes CONCEPTIONS (c’est bien le terme approprié) du monde : je suis la SOURCE de MON monde (tout ce que JE perçois et expérimente) donc je dois être bénéfique, constructif, agréable…

Egayer son mental ! En chasser le triste et le méchant.

Et me souvenir que mes 4 ennemis rôdent toujours : tristesse, orgueil, paresse, colère.

Dommage ! Les petits vilains qui ont visité ma cave m’ont volé tous mes disques de l’époque hard-rock. Tous ! Dommage.

Ecoute la scène; pas les corridors ni les coulisses – ni les spectateurs.

29/04/04 :
Sensation-cognition et mémoire…..(La sensation n’a pas de mémoire ? Dès que l’on fixe – ou – qu’on fait appel à la mémoire on se désynchronise de la spontanéité, de l’immédiateté…)

Mais la racine, le SOCLE de la mémoire c’est justement…le SOI.

Je dors ! Même les yeux ouverts, debout, en action, je dors !
Ou au moins je somnole.
Une espèce de léthargie toujours pèse sur ma conscience…

30/04/04 :
Ca y est ! Après quelques petites difficultés j’ai réussi à obtenir les clefs de MON habitation avant la signature définitive chez le notaire. L’ancien propriétaire M. Thierry BEUREY a été gentil et sympathique – et l’est encore.
J’ai eu les clefs le 28/04/04 à 19h30 et j’ai tout de suite déposé 5 cartons.
Et aujourd’hui je fais rouvrir l’eau (495 au compteur) et l’électricité.
Cet appartement me plait. Et ça n’est qu’un début !…

03/05/04 :
Ca y est ! J’ai emménagé samedi (le 01/05/04) à Gallardon, grâce à Patrick P, Laurent K, Laurent R, Sami et…Laetitia.
Formidable. C’est vraiment un super appart. Et les choses s’amorcent, commencent très bien.

J’estime devoir écrire que je suis entré depuis quelques mois dans une ère bénéfique de bien-être fort développé.

04/05/04 :
Cette nuit j’ai passé ma première nuit seul chez moi. J’apprécie de plus en plus cet appartement. En fait je préfèrerais y être, plutôt qu’ici au travail, mais le 2nd me donne accès au 1er…

Je pense que l’eau est masculin : pénètre la Terre qui, elle, est féminine. De même l’air est masculin et le feu féminin.

06/05/04 :
De l’élan et de l’enthousiasme en tout.

Libère ton monde. (Notamment en cessant D’ADHERER, par ta conscience, à la conscience d’autrui) Mais répands, diffuse l’Amour.

L’Eveil par les mains.

Vitesse d’actualisation de soi…

Oui : répandre dans le monde la part d’Amour que je suis. Ne rien en garder.

Pourquoi ai-je voulu vivre et (donc) vivé-je ? Aussi pour être égaré, pour douter, pour manquer, et être triste.

Et sinon…pour jouir – et aimer. (Bref =) Aimer…

07/05/04 :
Du fait de ce « laisser aller » (relatif) et cette moindre « souplesse » que j’avais décidé d’adopter, j’applique et emploie moins mon « savoir-vivre » vis à vis d’autrui.
Il faut dire que « les gens » (…) m’ont lassé…..
Mais je me reprends, et il me semble préférable de réemployer mon savoir-vivre et de continuer à apprendre.

J’ai 2 drogues (dures…) : la conscience et apprendre.
La conscience est toucher; (et) pénétrer. Apprendre c’est être pénétré, c’est « manger » et assimiler.

Ainsi je me repais continuellement, insatiablement (mais sans que cela soit un problème) de ma vie-conscience qui est la réponse continuelle à la question :
« Qu’est-ce que vivre-être-exister ? »
Et « qui » vit ?

Se détacher de la volonté ou désir d’être « reconnu » par autrui.

Ressentir jusqu’au bout de mes fibres.

13/05/04 :
Ah ! un petit coup de « paranoïa constrictrice » : dans le train bondé, pour cause de grève, debout, (op)pressé, avec l’impression que le monde cherche à te COINCER, pour t’immobiliser et te bloquer pour « toujours ».
Re-découvrir et re-sentir les énergies et…les vertus de l’humour.
Et se rendre compte définitivement que c’est moi qui cherche à me piéger (notamment parce que j’apprécie les sensations des montées d’angoisse-adrénaline)
ME LIBERER et donc LIBERER MON MONDE.

Ca y est ! Cette fois j’ai fini de tirer les enseignements de la période de « FLOTTEMENTS » que je me suis octroyée depuis plusieurs mois, et je repasse à l’acte, en synthétisant mes nouvelles connaissances et résolutions (tout en comprenant les anciennes) en un verbe…que je ne nomme pas – car il faut savoir garder secrètes certaines « vérités ».

14/05/04 :
Ce qu’il y a de plus intéressant entre un homme et une femme n’est-il pas……l’INTERVALLE ?

Etre ACCUEILLANT.

Quelle RESISTANCE ? (Et pour-quoi ?)

Croiser quasi-simultanément
une bonne soeur en noir
et une jolie petite fille avec un bras en moins
(Au Luxembourg)

17/05/04 :
Mon erreur aussi fut de faire fusionner ma conscience avec celle de la, ou des, personne que je percevais. Du coup, cela les perturbe, évidemment.
De même : quand je sens qu’autrui cherche à « fusionner » sa conscience avec la mienne, il est préférable que j’émette de l’Amour.

Ecrire une pièce où les dialogues seraient des phrases de roman, des onomatopées, etc : où les acteurs communiqueraient sans que les mots aient de rapport entre eux.
Ex :
c’est donc la joie de demeurer.
Tout à fait, cette montagne est immense.
VITE, vite.
vite, vite vite.

Ecrire une pièce philosophique mais vulgaire, dans un langage grossier.

22/05/04 :
La diagonale du vide.

Quelques traits, sur du bois, sous de la fumée.

24/05/04 :
Cesser d’être en conflit avec soi-même et de se contenir.

C’est entendu ! J’ai commencé – enfin ! – à (m’) apprendre la trompette le 20/05/04, en jouant avec l’embouchure. Et aujourd’hui j’ai joué avec « toute » la trompette.

25/05/04 :
Ne plus se laisser engluer par les… »poisseux » et les « poisseuses ». Continuer droit sa voie.

26/05/04 :
Quelqu’un a inscrit dans le métro : « Pour sauver la Terre : la simplicité volontaire »;
Bravo. [J’ai un doute; je me demande si ce n’est pas moi qui avais écrit cela, et dans un « excès » d’humilité, je l’attribuai à un autre. On dirait vraiment du « moi »…]

Tout est sensation-(échange d’)énergie.

Encore une fois : mon monde est moi – je suis mon monde.

Je SAIS donc que je suis l’Amour et la Haine. Je dois libérer l’un et dompter l’autre.
Dompter ou…charmer.

Ne te braques pas, ni ne t’arqueboutes contre le monde.
Mais, bien au contraire : fais l’INVERSE.

30/05/04 :
Sortir (s’extraire) de la pensée mots-images et entrer dans la sensation-acte.

02/06/04 :
(J’ai vécu un orgasme vraiment fort, long et agréable cette nuit vers 3h00…Tout seul, pendant un rêve)

Le fait qu’il Existe « quelque chose », que l’Univers soit, est au-delà de toute explication, rationalisme humain, donc au-delà de toute morale, de tout « bien ou mal ».

Il s’agit d’un SURGISSEMENT impératif, péremptoire, et « donc » tout ce qui est possible peut se réaliser sans autre justification que la SATISFACTION de celui qui FAIT, agit.

Il n’est question ni de permission, ni de légalité, ni de justice, mais simplement de possibilité et d’accomplissement.

La loi n’a aucun fondement inaltérable, puisqu’il n’y a aucune transcendance (à force d’être inaccessible, toujours « au-delà ») mais juste l’IMMANENCE : la réalité-vérité des faits.
Ce qui n’exclut pas son UTILITE, en tant que protection des individus…les plus faibles.

La loi n’est pas « JUSTE » elle est UTILE.

Il n’y a ni justice ni transcendence.

Dieu lui-même n’est, par et pour beaucoup d’individus, qu’un CONCEPT NORMATIF, utile et ultime pour créer des lois.

Pas de lois sans Dieu. Et pas de Dieu sans lois, c’est à dire sans…faibles qui ont besoin de lois.
Le Dieu tout Puissant est donc la plupart du temps une « émanation » des faibles.

Du reste…DIEU, origine et Créateur de l’Univers, tel que je le VIS (expérimente et pense) est, non inaccessible, mais irréductible à la pensée et à la perception humaine.
Bien que pensée et perception soient des portes sur l’Infini.

Ma respiration et mes battements de coeur se font sans ma volonté, « indépendamment » de ma conscience, et pourtant font vivre et entretiennent le (mon) moi.
Chacune des cellules qui me constituent agit, « vit », indépendamment de « moi ».
Donc par extension, l’ensemble de mon être est, peut-être, la conjugaison (et conjonction) de toutes ces cellules, mues par « je ne sais quoi ». Donc mon être est pleinement « UN », même malgré la césure, dichotomie, que semble créer (et même être) la conscience.
Je serais un être…synergétique mais…mû MALGRE LUI-MÊME.

Une espèce de processus ?…

Je note, maintenant que je prends les « grandes lignes » pour aller au travail, à Paris, et en revenir, que les femmes dans le train, donc des… »PROVINCIALES » (tout comme moi) sont moins…raffinées, sophistiquées, et en bref moins attirantes, moins excitantes et moins belles que les « banlieusardes ».
Tout comme les hommes du reste.
Plus « rustiques »…
Moins raffinées, oui, moins « délicates » d’allure. Les traits moins doux, la peau moins brillante, l’allure moins engageante, moins avenante.

03/06/04 :
Ce que j’apprécie, entre autre, dans la trompette, c’est que, pour l’instant en tout cas, je dois « conquérir » chaque note.

Toujours cette interrogation-doute-quête qui me travaille : COMMENT VIVRE ? Se « laisser porter » ? au gré des pulsions, envies ? Vouloir tout maîtriser ou le plus possible, et selon, à partir de quelles valeurs, quelles références ?

Le « Sens vital », profond et de « COMMUNION » avec autrui semble être la meilleure voie, mais je « rebascule » la plupart du temps dans la pensée.
Et, du reste, c’est par la pensée (mémoire) que je me souviens et décide de me comporter en fonction, selon le « SENS ».
Continuer cette Voie.

04/06/04 :
Je l’avais déjà évoqué mais cela m’apparaît vraiment clair à présent. J’ai fait l’ERREUR (qui m’a même emmené assez « loin »…) de prendre ma pensée pour un SENS, une sensibilité-sensation.
De même, j’interprétais tout ce que je percevais, et en lui donnant une signification égocentrique et paranoïaque le plus souvent (pas « d’agression » mais de « dénigrement » de ma personne ou de malveillance ou au moins « non bienveillance »)

L’erreur de prendre ses « émanations psychiques » pour des sensations. Et l’erreur de confondre le monde, sa réalité, avec « mon » monde psychique.
En bref, et encore : l’erreur de vivre, rester, dans le psychique.

05/06/04 :
Ne pas reprendre ce que l’on donne mais le LIBERER (sans « revenir » DESSUS et sans en faire un « trou noir » – gravitationnel…)

Et ne pas SAISIR les réactions d’autrui à soi.

La trompette…Ou l’art de découvrir que ce qui est simple n’est pas forcément facile.

Gil Scott Heron « The bottle ». Bonne musique.

07/06/04 :
Verre plein : je le vide.
Verre vide : je me plains.

09/06/04 :
Ma « BASE » de perception est l’ouïe. (Pour laquelle on peut parler de DON, surtout suite à l’expérience-révélation de 1992 à l’armée…) Mais il s’agit de continuer, de progresser, et notamment d’être davantage DANS et « en fonction » de la VUE. Et du toucher, et d’essayer de développer « d’autres » modes de perception. Bien qu’à la base, tout soit plus ou moins TOUCHER.
Et me libérer, m’AFFRANCHIR de l’ouïe; et de ce que je nommerais le « canal » « phono-psychique ».

Projet, direction et but : le plaisir ? (qui inclut au-delà de soi, celui d’autrui)

J’apprécie le goût amer.
Le bonheur a un goût sucré mais une sonorité amère, ou peut-être l’inverse.
Je suis heureux. Pleinement heureux. Oui : pleinement.
PLEIN. De bien-être, y compris – indispensable – ce petit déséquilibre qui fait, qui EST la Vie.

10/06/04 :
Il semble, ou est possible, que chaque humain produise ce qui lui nuit le plus. Un peu comme un cancer de l’âme; un ver qui ronge le soi, se ronge lui-même.
En quoi me nuis-je ?
Je me cherche, m’invente, me crée des raisons-prétextes d’être en colère, de mauvaise humeur, de me fâcher (sans le faire « réellement », ouvertement) avec moi-même et autrui. Cesser de chercher le problème ! Cesser de PROVOQUER.

Ni provoquer, ni frimer !
Et au travail !

11/06/04 :
C’est l’anniversaire de Laetitia aujourd’hui. Je vais lui faire une petite surprise ce soir et une plus grosse demain.

VOIR ! Regarder ! Je suis si PASSIF de et avec ce sens…

Ca va finir par paraître « obsessionnel » mais c’est évident : je dois être davantage VUE.

Il faut tout de même reconnaître que le sexe féminin n’est pas très pratique pour les caresses buccogénitales. Il semble plus pratique d’effectuer une fellation qu’un cunnilingus.
En tout cas je n’ai pas essayé la première (et n’en ai pas envie) mais je trouve la second peu pratique – ce qui ne veut pas dire déplaisant, mais je pense que c’est plus facile de sucer un membre, en 3 dimensions, plutôt que lécher un sexe qui est en fait en 2 dimensions, voire une.
Simple remarque.

12/06/04 :
Je reviens au « SENS VITAL ».
Ce sens qui est réunion et intersection de la vue, de l’ouïe, de l’odorat et du toucher; et qui est fondamentalement un TOUCHER de tout mon être-présence, au contact du « reste » du monde.
Un sens qui se ressent et (s’)agit en température (froid-chaud) et souffle (inspir-expir) ce sens qui est l’ACTUALISATION de mon être et qui s’effectue continuellement dans l’Immédiat(eté) Ce Sens qui est sensation et construction du monde : sa sensibilité, son activité (et sa « raison » – d’être)

Ce Sens qui est le début du dialogue entre moi et le monde.

Je viens de croiser Alain Souchon à bicyclette, en noir, rue Vavin. J’y ai déjà croisé plusieurs fois son fils.

Ce qui précède constitue ma réponse à la question qui me TRAVAILLE depuis des années : « COMMENT vivre ? »

Parfois je m’homéopathise à la haine. Mais l’Amour reste mon remède.

14/06/04 :
A chaque instant, il y a un endroit du monde AVEC lequel ma conscience et donc mon être sont plus éveillés. Car plus intéressés.

Savoir s’abstenir voire se priver pour acquérir la maîtrise. Plus de discernement et moins d’aliénation…

Somme toute : la conscience c’est…l’égocentrisme de la matière. Ou plutôt le narcissisme. Comme quoi…

15/06/04 :
Le combat est contre la Mort (sous toutes ses « formes », tout ce qui la provoque, tout ce qui tue) Et c’est un combat…à Vie !

Vivre (selon) mon art : la Wasashi-do : la Voie du Soi.

Vivre-aller au bout de soi, continuellement, constamment, mais sans forcer. Au bout du geste, du mouvement, etc…

Or, je découvre que Wasashi est aussi…le nom d’un des 2 sabres dont se servaient les samouraïs, dont Musashi entre autres.

Comment décrire la sensation-conscience d’exister-vivre ?
Une compression (un tassement, effondrement) une condensation et en même temps 1 diffusion, dilatation. Mais davantage un resserrement-compression-condensation.

Quelles Loi ? Celle du plus fort, du plus intelligent ? Celle du vainqueur.

J’écris très peu à propos de Laetitia. Alors que je pense à elle quasi-constamment.
Notre relation est une graine; pour le moment.

J’aimerais faire un livre avec des interviews de femmes uniquement, exprimant leurs avis, conceptions et opinions sur Dieu.

16/06/04 :
Ce monde que je critique, voire déteste, pour son côté mercantile, où rien ne se donne mais se vend ou au mieux s’échange, est évident voire même logique.
Car le système d’échange monétaire est directement issu de l’égoïsme humain, individuel, lui-même résultante directe de la NECESSITE de survie de l’individu dans un milieu, sinon hostile du moins dangereux, difficile, où la survie est difficile et précaire.
En conséquence l’altruisme ne peut être spontané, attendu qu’on ne sa(va)it pas s’il y a(vait) assez à manger pour tout le monde dans tel endroit immédiat. C’était donc « à l’origine » « chacun pour soi » et toute la société elle aussi, quasi-nécessaire ou indispensable aux individus, découle de cette « contrainte originelle ».
J’en reviens au « naturel » de l’égoïsme.
Seules contraintes-nécessités-motivations : la PRESERVATION du soi, puis sa SATISFACTION.

Et justement la nécessité et volonté de Préservation, Première chronologiquement et (donc) en importance, permet, de fait, de « modérer », « harmoniser » les rapports à autrui : on évitera de faire violence à autrui, tout simplement et NATURELLEMENT pour éviter qu’autrui nous fasse violence.
On peut alors atteindre le stade du CONSENTEMENT mutuel (non contraint, si possible, étant « l’idéal ») et « viser » toujours sa propre satisfaction, même en se « servant » d’autrui.

Préservation et Satisfaction…

Mourir héroïquement ou vivre lâchement ?

Grâce à la piscine, et suite à ma technique de dégourdissement pratiquée avec plus ou moins d’assiduité depuis des années, j’ai pris conscience que les articulation (notamment les chevilles qui sont continuellement tassées – comme les genoux d’ailleurs) sont en fait des NOEUDS d’ENERGIE, et qu’en dégourdissant, décontractant ces noeuds on libère l’énergie qu’ils contiennent, qu’on peut alors répandre dans le reste du corps, et assimiler.

A creuser…

17/06/04 :
Peut-être que toutes les religions sont des chemins, différents, spécifiques, menant tous à Dieu (ce qui n’est pas nouveau) mais au travers d’obstacles qui justement constituent l’identité même de chacune de ces religions. Obstacles qu’il convient et appartient à chacun de réussir à dépasser, « vaincre » pour enfin entrer plus avant et authentiquement dans une relation plus proche avec Dieu.

18/06/04 :
Ce matin, pour sortir de la gare Montparnasse, au lieu de prendre la voie « chaude » plus confortable à couvert des couloirs, j’ai pris la sortie à l’air libre. Du coup, sur la route j’ai vu des CD originaux (pas des copies) Je les ai ramassés : il y a Salif Keita (x2) des musiques tradi de Guinée, Louise Attaque (le seul album qui m’intéresse de ce groupe français !) Jacques Dutronc, Stones Roses, des chansons des années 39-45.

J’avais bifurqué au dernier instant, juste avant de suivre la « voie prévue-facile ».
Cela confirme encore, s’il était nécessaire, la valeur de la « voie du contraire », qui est aussi – souvent – celle de l’effort, du vrai choix et de l’improvisée liberté. Dieu merci.

A mes enfants je dirais, entre autre : ne te plains pas, chiale pas. Proteste s’il y a lieu mais ne te plains pas. Quoi qu’il arrive.

21/06/04 :
L’Eté ! Enfin, déjà et chouette : encore.
Après un agréable week-end avec Laetitia, chez son père, et avec sa soeur, je reste seul sur Paris et vais, pour une des rares fois, seul au restaurant. Parce que en plein quartier Latin, du Sud-Ouest et avec un alléchant menu à 12 € alors que j’en ai 11,68 – grâce à Laetitia qui m’en a donné 10 !

Et en fait je suis seul dans ce grand restaurant. Le serveur est sympa. Je suis dans une grande salle à l’étage, rue St Séverin, face à l’église, complètement seul ! Pas un seul autre client. Curieux; mais pas déplaisant. Le 2ème album de Manu Chao passait.

Je suis heureux. HEUREUX. Y’a pas d’autre terme, ni d’autre expérience.

Laetitia et moi nous rapprochons davantage. J’achète un appartement. Je viens d’acheter un billet d’avion pour la Roumanie, où nous irons Laetitia et moi. J’ai suffisamment d’argent pour me payer tout ce dont j’ai besoin et même tout ce que je veux. Je commence à jouer de la trompette. Je suis en bonne santé. Je suis Heureux.

Ca ne me rend ni particulièrement joyeux, ni exalté mais : repu. Un sentiment de satiété et de plénitude.

24/06/04 :
La liberté est un effort.

25/06/04 :
Est-ce que, comme les individus qui la composent, une espèce vieillit ? Jusqu’à mourir de mort « naturelle » ? La « civilisation », surtout occidentale (mercantilisme, productivisme et scientisme) est jeune, mais peut-être que l’humanité est déjà vieille.

28/06/04 :
Arrêter de se placer par rapport au « mal », à ce qui est nuisible, aux pensées néfastes. Ne plus aller jusqu’à la douleur pour se limiter.

29/06/04 :
Ah Arnaud C, cher frère-ami,
qu’il est loin déjà et pourtant si proche,
le temps où nous nous fabriquions
des petites niches, aussi précaires qu’artificielles,
de liberté, à coups répétés de nocturnes inhalations cannabiniques.
Nous longues et fiévreuses discussions,
émaillées d’humour sans pitié ni retenue,
nos errances au pied du mur.
Je pense à toi en bulle ambrée,
orange marron rouge et noire, chaude et confinée,
un boudoir d’âme.

30/06/04 :
La quête de l’excellence, non de la perfection.

Que sais-tu de la haine, toi ?
Ce rouage qui grince au fond de chaque muscle,
qui affleure sur la rive des caresses.

01/07/04 :
Tout est question de répartition, gestion de la Quantité INSTANTANEE d’Energie que nous sommes.
Ce que l’on consacre à chaque activité qui est actualisation du soi.
Que ce soit en pensée, « acte » ou parole : le tout étant ACTE, bien entendu.

J’avais décidé de relâcher ma discipline sur moi-même mais il y a trop de colère en moi et hors de moi et donc par répercussion (si je n’y prends garde) de nouveau en moi. Donc je recommence la DISCIPLINE. Vigilance, préméditation et maîtrise circonspecte de soi : CIRCONSPECTION.

Je viens de discuter avec un prêtre à Notre-Dame. J’étais venu pour.

Dans la vie il est préférable de choisir, et de choisir l’Amour. Choisir : c’est à dire s’engager dans une certaine voie, un certain comportement et ne pas s’intéresser voire rejeter ce qui…pourrait CORROMPRE ces résolutions et actions.

Sans trop s’interroger ni étudier les LIMITES et frontières. Amen.

Mais pour ce faire il s’AGIT d’être le plus SENSIBLE possible afin d’être le mieux vigilant possible, et d’être UN, UNIVOQUE pour ré-agir rapidement : efficacement.
Et (ainsi) ne pas chercher systématiquement ce qui nous PLAIT mais plutôt (et plus précisément) ce qui CONSTRUIT AVEC notre participation – sur TOUS les « plans » – de façon bénéfique, le monde.

Donner pour construire.

Il s’agit de TENDRE davantage vers LE (mon) but. J’étais devenu un peu trop dé-tendu, lâche.

J’ai trop accepté ou me suis laissé aller A GAUCHE ou à DROITE…DE COTE. Fini ! DROIT DEVANT…

Mais une (grande) partie de la Vérité est que je ne vis pas pleinement, totalement, à l’extrême, aux extrémités, à fond. Dans les limites du respect d’autrui, bien sûr.
Je ne me le permets pas.
Je vais changer cela.
ME vivre totalement. Univoquement ET totalement.

Emplir totalement et prendre possession de tout…l’ESPACE DE MON IPSEITE.

02/07/04 :
Ne pas être à la fenêtre mais à la porte.

07/07/04 :
Suivre la musique du monde…Peut-on être son propre COMPOSITEUR ? Et interprète.

1h du matin passé.
Sound system dans ce bar du nord de Paris.
(Abracadabar)
L’imagination m’impressionne dans un pub de port,
quelque ancien comptoir quelque part loin.
Eau gazeuse et 2 rondelles de citron.
Une fille s’est évanouie, furtivement.
Peau brune, chaude et douce.
Hypoglycémie. Relents cannabinés et voix qui portent,
parfois, doucement pour être…ramassées.
Laetitia partie fumer du joint, probablement – avec Laetitia.

09/07/04 :
Si le Mal existe, où se situe la frontière entre Bien et Mal ?
A noter qu’en hébreu le mot qui sert à signifier « entre » (BIN) peut aussi signifier « comprendre », « intelligence ».

12/07/04 :
Le corps est discours : celui des femmes, chansons, celui des hommes, déclarations.

13/07/04 :
Acheter : « Conversations avec Marlon Brando » Albin Michel 1993.

En finir avec l’HYPOCRISIE pudibonde moribonde. Mais se maîtriser, également.

14/07/04 : (Dans le train qui danse)
Les secondes soyeuses, mon élan,
viscéral, d’horizon pulmonaire – territoire alvéolaire.
Des nuages aux arbres,
je suis une vue maladroite, une optique gourde.
Dans l’interstice organique je savoure mon incongruité.
Je salue, loue et remercie Celui Qui Donne de Justes Limites.

15/07/04 :
J’ai progressé, me suis amélioré. Preuve en est la trompette. La difficulté qu’elle présente me rebutait et maintenant elle me plaît.
Je m’apprends peu à peu à apprécier l’effort, la difficulté.

Fantaisie…!

Notre expérience de la réalité nous amène à développer une rationalité, à partir de laquelle nous élaborons une logique.
Or, en retour, cette logique, en analysant la réalité, en vient à une conclusion ir-rationnelle : l’univers serait éternel et infini. Or, si tel était le cas, il n’aurait ni commencement ni origine, donc il n’existerait pas.
Où l’on découvre, par notre rationalité, les LIMITES de notre rationalité, les limites de notre intelligence.

De toute manière, toute activité entraîne dépense-transformation de la matière initiale; même si, dans le cas de la conscience, on peut considérer que la matière réalise une forme de « plus-value » sur elle-même.

Mais la conscience elle-même est peut-être un « piège ». Car elle peut constituer une sorte de « décrochage » par rapport à l’IMMEDIATETE.
Est-il préférable de s’abandonner à l’immédiateté ? Est-ce « la » Voie ? Sommes-NOUS L’Univers, UN, qui s’accomplit, s’actualise en et par chacune et chacun ?
Et le piège serait la conscience et les actes « POUR SOI ». L’erreur.

Par l’immédiateté on rejoint le Dialogue avec le Monde.
Répondre au monde.

Délecte-toi de toi-même. Fructifie et délecte-toi de toi.

16/07/04 :
Subir le moins possible…?
Agir en fonction de la soumission minimale ?…Intéressant comme voie.

(Bref !…) Arrêter tout MELODRAME : il n’y a que le CORPS : BESOINS et sensations.
Douleurs, plaisirs – mal-être, bien-être. Ne pas générer de mal-être par le mental (ni même de « pernicieux » bien-être, d’ailleurs)

Pour la plupart nous vivons selon et par notre mental, et cela je ne le veux plus. Je veux vivre par et selon la sensibilité.

Vivre : quel poème !
Mon frisson est encore fugace
pour le règne de dissolution.
Inspiration départ
haleine itinéraire
Je m’assourdis au dialogue
m’occulte des œillades :
Débile
Reconnaître le pire : soi
et accueillir le monde.
Délivrer notre méticuleuse parade
étrange.

17/07/04 :
Orienter son jaillissement – ou diffusion, écoulement.
Nous sommes énergie, présence « virtuelle » ou plutôt : potentielle, qui s’in-forme.
Se dissimule, se cache ou fuit dans des FORMES qu’on lui a inculquées et qui sont les PENSEES, mais aussi les actes et les paroles (pensées à un autre niveau-stade de manifestation) et les sentiments.

Ne choisir, dans la mesure du « possible », que ce qui me plait vraiment, me « fait ENVIE ». Sinon : s’abstenir. Tant au niveau des sensations qu’au niveau des besoins.

Bref : un HEDONISME éveillé (donc) désaliéné.

Me savourer. Moi : c’est à dire mon corps et sa RESULTANTE au contact du reste du monde.

Je me sens une sphère, pneumo-centrée, stratifiée, dont le coeur est informulable et à la fois mystérieux et évident : EVIDENCE et MYSTERE.

Je viens de croiser William Sheller à Montparnasse. Je suis revenu sur mes pas pour lui dire « Juste bravo et merci pour tout ce que vous faîtes ». Même si je n’apprécie pas tout.

A partir d’aujourd’hui je commence à appliquer mon « choix sensible et avisé » à TOUT, dont la nourriture. D’où je pense que je vais arrêter la viande et me tourner vers les plantes. Longtemps que cela me travaille…

Le vent maintenant
Le courant d’aujourd’hui
a déjà englouti hier
et amoncelle ce qu’il disperse
en rivage de demain
Le bien-être en plasma
où baignent mes coquines cellules.
Vivre est un goût de soleil
assaisonné de glace
Nous flambons notre mèche jouissance.
J’aime presque tout.

L’Eveil…
Vivre comme dans la jungle.
En danger, à l’affût, toujours prêt.

C’est à présent déclaré :
Laëtitia et moi ne sommes plus ensemble, en couple, depuis aujourd’hui 19h00. (Il est 23h46) Du reste, nous n’avons jamais composé un véritable couple.
Et j’ai été hypocrite, menteur et je l’ai galvaudée. Je lui ai avoué, du reste. Je l’ai manipulée dès le début, dès la première fois où je l’ai vue.
Simplement j’avais noté que je ne lui déplaisais pas, et ce vendredi soir là (20/12/03) elle avait un décolleté agréable et m’a proposé de dormir dans mon lit, et a fini par ne garder que sa petite culotte, alors j’ai décidé de saisir l’occasion et d’ESSAYER. Alors qu’elle ne me plaisait pas. Ne me plaisait ni ne m’attirait. Simplement, ce soir là, avant de se retrouver dans mon lit, elle avait 1 mignon décolleté – elle a de jolis seins. Et le fait qu’Eric (Poilpot) qui l’aimait ne puisse l’avoir alors que moi qui m’en « foutait » je puisse, « m’aiguillonnait ».
Mais après j’ai découvert quelqu’un de très intelligent, très éveillée, très pragmatique, vive et me suis dit que « ça valait la peine » (pas envie de « faire dans le poétique ») et donc j’ai continué, alors qu’elle n’était pas agréable. Et puis il y avait l’attrait du sexe, et de la peau, la chair.
Bref, je n’étais pas en accord avec moi-même, ni mes « principes ».
Mais je ne regrette pas. Justement, cela, non ELLE, valait la « peine », ou plutôt l’effort, et la…transgression de mes idéaux.
Laëtitia MIESCH est une humaine MERVEILLEUSE, géniale, formidable.
Par contre, les petits écrits sur elle que j’ai pu faire étaient hypocrites. Je ne les pensais pas, ne les ressentais pas. J’essayais de me convaincre, je simulais, et me disais que peut-être elle les lirait.
D’ailleurs c’est pour cela qu’il y en a très peu.
Mais je dois avouer que j’ai été médiocre : je n’ai pas voulu, j’ai préféré vivre une expérience contraire à moi-même, à ma vérité, quasi-uniquement pour EN FINIR AVEC LA SOLITUDE.

Mais c’était quasiment inévitable…Par contre j’essaierai de ne pas réitérer ce « compromis ».

Même si toujours décalé, A COTE, c’était quand même agréable. En tout cas nous avons eu, sinon partagé…, des moments agréables.

Nous n’étions pas compatibles; c’est dommage – pour nous 2.

Nous sommes amis.

18/07/04 :
Laëtitia
tu es le coeur
qui fait trembler les ténèbres
Tu es la Vie
dans ses plus forts frissons
dans sa plus indestructible fragilité.
Tu es ce qui justifiera éternellement
l’Univers en son entier –
l’excuse pour toutes ses horreurs.
Tu es cette perle
d’un vaste bijou que nous connaissons
partiellement
Tu es la sève d’Yddragsil
la fraîcheur qu’envie le vent
et la limpidité que poursuivent
les rivières.
Merci Laëtitia.

Héhéhé…un peu abusé…

Et j’avais également décidé de m’unir à Laëtitia pour abolir, nier, réfuter ce qui semblait être une fatalité : ma solitude.
Ainsi, ensemble, nous avons ouvert et vécu un espace-temps de LIBERTE.
Et, pour ma part, j’ai toujours pensé, raisonné et agi en termes de couple.

Sevrage : rangement et nettoyage – dont lessive.

19/07/04 :
Grâce à mon expérience avec Laëtitia je SAIS à présent, ai eu confirmation, qu’il ne faut essayer de former un couple qu’avec une personne qui me plaise vraiment, spontanément, immédiatement. Quelqu’un que je RECONNAISSE, avec qui NOUS nous reconnaissons – réciprocité.
Je le considérais déjà avant mais c’était encore trop…idéaliste et théorique. Maintenant je le sais et c’est certain.

…L’impression parfois d’être un aigle s’adressant à des perruches. (Cette formulation m’est venue samedi 17/07 – avant la discussion de « rupture » avec Laëtitia – d’ailleurs je lui ai dit)

Et du fait de notre relation tendue, stressante même (il me faut bien avouer que j’ai vécu 7 mois de plus ou moins grand stress, en « dépit » du bien-être, mais somme toute relatif, que cela me procurait) j’étais dans une sphère, bulle qui me bridait – j’étais d’ailleurs plus irritable, moins patient.

De fait, je recommence à me re-libérer, re-lâcher.

Tout de même : ce que j’ai accepté, ce que je me suis laissé aller à endurer, juste pour ne pas être seul, pour m’occuper.
J’ai préféré être « mal » accompagné (car Laëtitia est une personne formidable, géniale, malgré notre incompatibilité) que seul.
Et comme je n’étais pas honnête, j’étais même hypocrite (là aussi…hem !) dans le peu que j’ai écrit à son propos…

Je n’ai vraiment pas de quoi être fier sur ce sujet, mais en même temps…j’ai fait ça…délicatement.

Mais on peut aller jusqu’à dire que je l’ai bafouée, et en même temps toujours…non.
Si elle avait voulu « partir dans le voyage » que nous nous proposions au début (je « métaphorise ») et qu’elle avait donc été moins désagréable, moins agressive, peut-être nous serions-nous aimés.
Car de toute manière, de l’amour j’en ai des masses, à donner. Et elle aussi…
Ce fut donc…ambigu, bizarre, un peu débile, comme toutes mes histoires de « …couples » avec les femmes jusqu’alors.

Par contre – las – je n’ai, de nouveau, pas de SUJET d’intérêt. J’ai des OBJETS mais plus de SUJET; même si c’était un SUJET surtout de préoccupation.

Je n’ai plus cet horizon de chair.
Par delà mes méditations et contemplations.

20/07/04 :
Pour conclure, 7 mois exactement plus tard (hé oui : 7) : je suis resté avec Laëtitia, j’ai continué notre relation car c’était mieux que rien. J’avoue m’être adonné au… »faute de mieux ».
Je maintiens qu’elle est une femme très intelligente, pertinente, perspicace et intelligente. Je ne regrette pas.

Dieu : l’Infime Grand Séparé.

Sans cette séparation, la création serait bloquée, dans l’Absolu de la Plénitude.
De même, si nous étions totalement conscients et maîtres de nous-même, nous serions bloqués de nous-mêmes. Le fait de décider de décider est pouvoir qui immobiliserait instantanément tout.
C’est difficile à EXPRIMER mais ça me paraît évident et depuis que je l’ai compris je vois les choses différemment.
Je dirais même que tout « système CONSCIENT » nécessite une part d’inconscient, de « malgré lui » permettant le MOUVEMENT, l’activité.

C’est bien, avec la trompette on ne peut pas tricher, pas faire semblant.

Ce monde, si grand n’est-ce pas ?!
Mais à notre échelle en fait; complètement à notre échelle.

21/07/04 :
Laëtitia et moi avons été ensemble pendant…210 jours.
210 jours d’une expérience très instructive, très révélatrice, très intéressante.

Deux outils fabuleux, ou selon le type d’interlocuteurs, 2 armes redoutables de l’Amour Constructif sont : le Sourire et l’Humour.

Assez de faire « bien ». Agir UTILE !

En donnant son 1er cours d’alphabétisation à Camille (« Gamine », la fille qui habite dans le même petit hameau que Yohann) je réalise que notre être social est construction, échafaudage et stratification d’éléments qu’on nous inculque le plus tôt possible, et qui, bien que recouvrant parfois des réalités, ne font de toute manière que les exprimer de façon totalement arbitraire.
Mais par la suite cela s’étend, corrompt et IMPOSE même notre perception que nous avons du monde.

Difficile de vraiment exprimer et EXPLIQUER ce que j’ai réalisé.

Mais alors qu’y AVAIT-IL à la base ? Là encore : la sensibilité, les sensations.

Et comment les premiers êtres ont-ils commencé à ACQUERIR des « données ». Mémoire et…FICHTRE !

22/07/04 :
Finalement, concernant le couple et l’Amour, j’ai passé 10 ans d’abstinence, à réfléchir, méditer, étudier, ruminer pour en fin de compte me livrer à ce que je dénonçais chez autrui : l’union « anti-solitude », le couple « fornicatoire ».
Ce sur quoi il m’était arrivé de vitupérer je m’y suis finalement adonné, sans (presque) aucun scrupule.
Je me suis servi de Laëtitia.
J’ai « commis » le « faute de mieux ».

Néanmoins, si elle avait voulu (mais pour cela il aurait probablement fallu qu’elle me plaise vraiment et surtout dès le début) je pense que nous aurions pu former un vrai couple – d’amoureux.

Mais je pense, aussi, que nous voir presque uniquement le week-end, et son individualisme tendance égoïsme et sa jeunesse encore très idéaliste – entraînant manque de souplesse de caractère – ont été autant d’obstacles supplémentaires.

Enfin bref : je ne jouerai plus.

Evidence : il ne faut pas galvauder l’Amour.

On peut considérer que j’ai été un salaud. Mais en même temps…non. Car…si elle avait essayé (du reste, je crois qu’elle m’a aimé, en tout cas je lui ai plu. Elle m’a dit les deux…) si elle m’avait aimé, je pense (pas sûr mais presque) que je l’aurais aimé. Oui, je pense que oui, car elle est « aimable ». Mais pour cela il aurait fallu que je commence par l’aimer…Enfin je ne sais pas…

En tout cas j’ai été tendre, attentionné et affectueux avec elle. Ce qu’elle n’a pas vraiment été avec moi. Mais c’était pour se préserver probablement.

Et puis je fus trop « souple », alors que j’aurais dû être plus « ferme », plus la contrer. Mais en même temps, elle n’était pas suffisamment objective, réceptive, de bonne foi pour l’accepter, l’admettre. C’est aussi pour cela que je ne l’ai pas fait. Vu les « éclats » quand, au début, je l’ai fait.

Tout cela fut donc très instructif.

Et depuis que je ne suis plus dans la tension d’être avec Laëtitia, je retrouve ma légèreté, mon aspect blagueur, boute-en-train : moins grave, lourd. Plus pétillant.

Je ne veux plus me résigner à la compagnie de gens avec qui, en vérité, je ne me sens pas bien.
Là encore, comme pour la nourriture, je vais CHOISIR en fonction de ma sensibilité, de ce que j’apprécie.

Je sais juste qu’il y a un livre dans lequel sont écrites des choses très pertinentes : la Bible. Et dans ce livre, ce que j’ai préféré c’est les Evangiles, qui disent d’aimer son prochain comme soi-même.
J’essaie de le faire, c’est pourquoi je dis que je suis Chrétien.

23/07/04 :
A noter également que depuis une semaine je me ronge moins les ongles et que je tends à ne plus me les ronger; comme avant le 20/12/03…

24/07/04 :
Quand je suis seul je peux étudier le monde, mais dès que je suis avec une (ou plus) personne, je « dois » agir, « mettre en application » ce que DANS L’INSTANT je SENS-SAIS.
Dit autrement : seul je peux m’exercer, accompagné je dois TRAVAILLER (dont CONSTRUIRE un monde meilleur, si possible d’Amour)

Nous sommes des PERVERS et PERVERSES. Tendance pervers de l’Amour.

En finir avec les OCCULTATIONS.

Ne plus accepter ni subir ni provoquer les OCCULTATIONS de ma conscience et/ou de mon être que je provoque ou qu’autrui tente de m’imposer ou me provoquer.

25/07/04 :
Je tente un « théâtre de l’espiègle »,
entre ironie et sardonisme.

J’aime l’ambiguïté en anglais entre « I have to live » (j’ai à vivre) et « I have to leave » (je dois partir)
Je l’ai employée il y a quelques minutes avec un américain, d’un groupe de musique duquel j’ai acheté le disque. Ils chantaient du jazz style un peu New Orleans dans la rue St André des Arts.

26/07/04 :
Je voulais écrire ça il y a à peu près 1 mois mais ne le fais qu’aujourd’hui : dans la vie il faut savoir aller trop loin.

Le 18/02/04 quand j’écrivais « bulle de bonheur » c’était hypocrite, mais il s’agissait quand même d’une bulle…

Encore une fois, mon « credo » :
Ne pas croire mais SAVOIR
Ne pas espérer mais VOULOIR
Ne pas attendre mais OEUVRER

et d’abord : Donner pour Construire.

De fait, je ne me suis pas « renié » dans ma tentative-jeu avec Laetitia : car j’ai donné pour construire, je n’ai pas cru mais savais, n’ai pas espéré mais (plus ou moins, un peu au moins) voulu, n’ai pas attendu mais ai oeuvré.
Bref, j’ai…tenté – un peu.
Et ce fut (parfois jouissivement) instructif.

Peut-être formuler ainsi :
« Savoir ne pas croire
Vouloir sans espérer
Oeuvrer sans attendre
afin de Donner pour Construire
l’Amour. »

Depuis des années je quête, expérimente pour me bâtir une DEVISE (délectable polysémie de ce terme…) et celle-ci, entièrement personnelle, me plaît.

Ou plutôt : « Savoir sans croire, vouloir sans espérer, oeuvrer sans attendre, afin de donner pour construire l’Amour ».

La poésie seulement belle n’est qu’un paon.

J’entends souvent : « on vit POUR ceci, ou pour cela… ». Mais je pense, entre autre, qu’on ne vit pas forcément POUR quelque chose. Il n’y a peut-être pas de POUR. Il n’y a peut-être ni sens, ni projet, ni but, ni raison.
Mais si nous vivons POUR quelque chose alors je pense que c’est pour TOUT.

Nous vivons pour TOUT, accomplir, ressentir, faire, etc…Et il n’y a pas d’échelle de « valeurs », de même qu’il n’y a pas de « Justice » (ne serait-ce que parce qu’il est impossible de « l’exercer ») La justice cherche à (ré)équilibrer, compenser, et comment compenser ce qui a disparu (vol, meurtre) ou manque (« inégalités » ou plutôt DIFFERENCES) ?

Nous vivons « pour » TOUT mais comme TOUT n’est ni accessible ni « accomplissable » ni dans l’immédiat ni dans la durée, nous sommes contraints de CHOISIR.
Nous choisissons inévitablement en fonction d’AFFINITES, de nos sensibilités, or ces sensibilités nous SONT, nous constituent MALGRE NOUS.
En effet, jusqu’à preuve du contraire : qui s’est CHOISI, à la naissance, homme femme, tel caractère ? Nous nous subissons nous-mêmes et, dans le meilleur des cas, nous adaptons nous mêmes, nous apprivoisons, nous domptons…

27/07/04 :
Curieux comme les mauvaises habitudes sont plus faciles à prendre que les bonnes.

Pourquoi la tristesse dans la nostalgie, le souvenir ?…
Non ! Je prône le « regard en arrière » minimal, et si faisant, alors avec JOIE !

Je pense, entre autre, que tout est chimie. Les humains eux-mêmes sont (semblables à) des éléments chimiques qui peuvent, plus ou moins heureusement se combiner, et leur mise en présence permet à chacun de manifester telle ou telle de ses PROPRIETES.
Et certaines RENCONTRES sont d’ordre SYNERGIQUES.

Et si toutes ces « épidémies » animales (boeuf, vache folle, mouton et grippe aviaire) n’étaient que des simulacres, mensonges, manipulations créées par les multi-nationales agro-alimentaires, avec la complicité des gouvernements, pour faire disparaître tous les petits producteurs-synonymes-facteurs de liberté pour les « consommateurs » ? Afin de tout centraliser, regrouper en immenses groupes qui à terme pourraient posséder l’ensemble de la production de nourriture mondiale; nous forçant alors à leur « manger dans la main » ?
Cela cumulé avec la tentative hégémonique des producteurs d’OGM, qui sont sûrement les mêmes, d’ailleurs…Funeste ?

28/07/04 :
Je pense qu’on peut être belle (ou beau) et sotte – comme une poésie stérile. Mais on ne peut être « bien faite » (bien fait) avoir un beau corps et être sotte, car il faut de la subtilité, un goût à la fois esthétique et pratique, une véritable intelligence pour « se faire », être un beau corps.

Une femme excitante je la surnomme une MECHE et non une « bombe ». C’est moi la « bombe » que la mèche permet de faire exploser. Une mèche ou une…étincelle.

« Les Souffreuses » (ferait un bon titre…)

En tout cas : TOUT EST UTILE dans la Vie. Rien d’inutile.

TRES intéressant : une « pendule interne » règle la durée du cycle veille-sommeil à 24h30 min. C’est Michel SIFFRE qui l’a découvert(e), confirmé par tous les scientifiques. Lire son ouvrage « Hors du temps » (Julliard 1963)
Dès demain je commence une « expérience » : je note l’heure précise à laquelle je me réveille puis celle du réveil du jour d’après et ainsi de suite, ainsi que les heures de coucher.
Car…si je reste éveillé 18 heures, cela signifie-t-il que je peux ne dormir que 6h30, pour compléter le cycle ?
L’expérience semble le prouver. Mais si je respecte une plage horaire fixe (ex : éveil à 6h00 tous les jours) est-ce que si je veille 22 heures, 2h30 seulement me suffiront pour la journée à venir ? (A charge de ré-équilibrer le lendemain, en me couchant plus tôt) Là encore par expérience j’aurais tendance à dire que je peux être « en bonne forme » avec 6h30 de sommeil (5h00 ou 5h30 me semble, à terme, trop peu) donc 18h00 de veille.
A étudier…
Il est déjà étonnant que nous alternions veille et sommeil, mais que ce cycle dure PRECISEMENT 24h30 est surprenant.
Et intriguant par rapport à une journée terrestre qui dure 24h00 (ou 23h59 je crois)
A quoi correspond ou SERT ces 30 minutes supplémentaires ?…Serait-ce le REVE justement qui serait bien cet « espace-univers » à part ? Ou…période pendant laquelle « on » nous « recharge » ?…

La trompette c’est comme la vie : rien n’est jamais acquis.

29/07/04 :
On peut remettre en cause les critères « bien » et « mal », mais pas ceux-là : « agréable-désagréable » et « dangereux-non dangereux » (même si on peut considérer que TOUT peut être dangereux)

Le secret pour être inaccessible aux « pièges à coeur » de la Vie c’est : maîtriser le désir, savoir en jouer sans en être joué (jouet) et ne pas avoir de sentiments, s’en détacher.
Ce dernier conseil peut paraître affreux, horrible, mais il n’en est rien. Le sentiment n’est qu’un « REMUGLE » de l’émotion, les « chaînes du coeur ». Une mauvaise fermentation de l’Amour.
Quiconque n’a pas compris cela, n’est pas arrivé à ce stade ne peut comprendre ce que je dis et ne peut qu’en être choqué.
Du reste, les grands mystiques, les Initiateurs-Instructeurs ne disent pas autre chose…

Et qu’on ne dise pas que l’Amour est un sentiment. FAUX. L’Amour est une SENSATION-EMOTION(-ACTIVITE)

Alors que je suis AISE, pourquoi continué-je à…pour dire vite, « me FAIRE » du souci ou tracas ?
Vivre mon aise !

Essayer d’ETRE-VIVRE SPONTANEMENT sans « m’appuyer » sur les souvenirs.
Si l’on est vraiment ACCUEILLANT au monde, les sensations sont plutôt spontanées et vierges mais presque immédiatement nous les re-form-ulons de part, à travers nos souvenirs-formes.
ACCUEIL-IMMEDIATETE-SPONTANEITE-SIMPLICITE sensations VIERGES.

L’impression parfois d’être un catalyseur de pensées…d’autrui; voire même de conscience.

Un catalyseur…Nous sommes catalyseur de flux-énergie-potentialités du monde, de l’univers. Catalyseur.

Encore une fois, formulé un peu autrement : le monde, dont les gens, est terre fertile et nous pouvons aussi être semeur et semeuse d’amour.
Parabole de Jésus-Christ sur le semeur…

30/07/04 : 1h30
Le problème ce n’est pas l’Amour (ou l’absence d’Amour) le véritable problème c’est la solitude.

Comme je le disais il y a quelques heures à Yohann et Marie-Aude, certains et certaines d’entre-nous, de par leur état « d’éveil », d’attention aux autres, d’affection et gentillesse-prévenance sont dans un… »mode vibratoire » qui est (déjà) celui de l’Amour – l’Amour Universel et inconditionnel.
Du coup, quand ils essaient de se mettre en couple, ils trouvent une DE-CONVENUE car ils ne font que continuer d’expérimenter ce qu’ils connaissent déjà, niveau affection et engagement qu’ils peuvent donner. Rien de nouveau, rien de « PLUS », de plus « FORT ».
S’ajoutant à cela ce que je nomme le « mythe ou mirage hollywoodien » de l’Amour Fantastique, éblouissant, fait d’accords parfaits et « d’aventures », dont ils ont été « nourris » depuis l’enfance, et qui les laisse désemparés face à l’Autre qui : a des défauts et finit par vivre avec eux, elles, une forme plus ou moins vaste de « quotidien », habitude, « routine » qu’on leur a de plus inculquées comme étant nulles, fastidieuses, exécrables, à fuir et proscrire; ils vont de nouveau de déconvenues en déconvenues et, loin de remettre en cause leur idéal tronqué, artificiel et fallacieux de l’Amour, ils préfèrent fuir, considérant que s’ils ne trouvent pas ce qu’ils…fantasmaient, en fait, c’est qu’ils ne sont pas amoureux.
Alors qu’ils le sont, amoureux, et pour cause : ils l’étaient avant même de rencontrer la personne et de former un couple.
Les « éveillés » forment tous et toutes, à chaque instant un couple : AVEC L’UNIVERS.
Ils sont amoureux…de l’Existence et de l’Humanité.

Ecrire une pièce comique où des humains remontent dans le temps et effectuent des reportages sur les humains préhistoriques ?

Continuer à pratiquer-étudier le « toucher intime » ou « toucher existentiel ». Ce contact du monde avec mon INTERIEUR, vers le CENTRE de mon corps. En fait, les autres sens : vue, ouïe, toucher, odorat semblent être les… »extrémités » de ce sens (dans un sens à la fois spatial – au bout – et temporel – après, à la « fin » de la sensation.
Peut-être l’ouïe pénètre-t-elle un peu plus vers « l’intimité ». Le toucher intime-existentiel est immédiat et PERMANENT, CONTINUEL, les autres sens (se) manifestent IN-FORMENT APRES.
Ce sens peut s’apparenter parfois ou même être ce que l’on nomme l’intuition.

Le principal, et unique, risque que court celui qui pratique l’Amour c’est de s’exposer. L’Amour s’expose.
L’Amour sexe ? Pause…

Ce qui nous obscurcit et occulte le monde c’est de vivre, consciemment et non, en « savant », comme si nous savions et connaissions tout ce qui se passe. Alors que nous sommes fondamentalement, puis en grande partie, dans l’IGNORANCE.
On ne sait rien de ce qui est et peut être et arriver.
Vivre dans l’état de vigilance-réceptivité qu’entraîne cette prise de conscience. D’où PRUDENCE (et circonspection) mais aussi, paradoxalement : CURIOSITE.
Aller de l’avant, aussi prudemment que résolument.

Je suis amoureux…de la CONSCIENCE. Et elle me fait jouir. Merci à Dieu pour CELA.

Peut-être que vouloir être soi c’est le bon choix : l’Erreur.

Cesser de m’égarer dans ce qui ne m’intéresse pas ou/et me nuit. Vivre uniquement à ce qui me plait.

23h13
Si je ne suis pas un bouffon je veux au moins être PITRE.

J’arrive à la fin de ce carnet…
9 mois ! Que d’événements, de sensations, d’émotions, d’expériences…Fort peu notées – ni quantitativement ni qualitativement.
9 mois – de gestation. Oui, on pourrait dire que je m’accouche et je dispose pour vivre des éléments suivants : le Souffle, la Vigilance, le Sens Existentiel, la Vitesse d’actualisation, l’Immédiateté, l’Amour, l’Humour et le Sourire.

Je suis 2 des 4 lèvres du Baiser de la Vie.

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