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12/10/07 :
Vise et travaille pour l’utilité et l’efficacité de tes actes; absolument pas pour la « gloire » que tu pourrais en retirer.
Mais sache mettre à profit l’éventuelle reconnaissance favorable qu’ils peuvent (t’)attirer, entraîner.

La Joie : cultiver la Joie.

Quand je me con-centre, je me mets dans un état, une FREQUENCE trop grave. Je dois être plus léger, plus joyeux, plus dé-tendu, plus « facile ». La joie est une excellente façon, un mode, une Fréquence de vibration-onde(s)-être.
Important.
Et le moins crispé possible.

Mais si je suis – hem !, j’ETAIS si (sérieux) « grave » c’est parce que je me sens trop concerné, m’investis trop d’un « rôle » par rapport à ce que je perçois; je le (et me) prends trop au sérieux, (m’) y accorde trop d’importance.
Et même si je peux avoir raison, il est malgré tout préférable de s’en détacher.

Je fais cette erreur parce que je considère que ma Vie en dépend !…Alors que c’est FAUX !…Dans la plupart des cas, finalement, ce à quoi j’attache de l’importance, trop, n’est pas si important que ça.

Il y a BEAUCOUP de choses que je prends trop au sérieux…
Tout simplement parce que je prends…TOUT au sérieux.

C’est aussi une façon de m’occuper et trouver un sens et une utilité à ma vie et à moi-même. Hé hééé….

Je dois me corriger, puis me recentrer sur ce qui (m’)est VRAIMENT important.
(Même si, finalement, « incorrigible »…je considère que TOUT est important)

Nous avons beaucoup de chance de vivre en cette époque où chaque individu peut se suffire à lui-même (pour les vraiment chanceux…dont je considère faire partie) et où il dispose de pleins de façons de s’épanouir, s’amuser, jouir et même faire ce qu’il veut. Incroyable. Incroyable chance. Issue du travail de nos prédécesseurs.

13/10/07 :
Incroyable ces forces de la vanité et du narcissisme. Elles agissent comme une véritable gravité, pesanteur sur les forces émanant de la « planète » individu.
Surtout chez moi qui n’ai jamais été aimé ni n’ai aimé et n’ai donc pu projeter, transférer, reporter ces forces et intérêts.

L’HUMOUR !

Le monde est un espace, à la fois Vide et Plein – rempli PAR nous…….

Et les mots et idées (ne) sont (que) des CONCRETIONS et/ou CONTRACTIONS et/ou COMPRESSIONS de cet espace, par des intentions.

On trouve confirmation que les paroles et autres « émissions » injustifiées n’ont aucune importance et ne méritent donc aucune attention, dans le fait que lorsqu’on est dans un environnement dont le son dépasse un certain niveau et empêche donc de percevoir ces « malveillances », on n’en a alors aucune connaissance et n’est alors pas perturbé. Intéressant.

Et finalement…depuis longtemps je perçois MIEUX que par la vue ou l’ouïe (et cela rejoint « mon » fameux « Sens Vital ») car…je suis (comme tout le monde) ondes vibratoires.

Je suis des (ou une ?…plutôt « des » me semble-t-il…) ondes caractérisées par des vibrations dues à une émission pulsatoire – le coeur.

Ces vibrations ont et sont des Fréquences et ces fréquences peuvent être traduites, « formulées », en des émotions et sentiments – qui peuvent en retour influer sur le coeur qui « est » (ou au moins anime) l’Intention initiale.

Or, je ressens beaucoup en termes de vibrations-fréquences les ondes des gens et de moi-même.

Mais sans l’admettre.

Il est temps que je le fasse vraiment et vive vraiment en conséquence.
Et je dois m’efforcer (quand je n’y suis pas spontanément) d’être une Fréquence AGREABLE de Joie et Communion.

Or, tous les rapports dans ce monde, sont des rencontres d’ondes-fréquences, et leurs influences et conséquences réciproques.

Enfin, les mots et pensées (en tout cas la plupart et au moins ceux des malveillant/e/s stupides) sont de TRES FAIBLES FREQUENCES, (voire nulles) sauf si les gens savent manier leur intention…

Il est donc plus intéressant de s’occuper d’un autre Registre de fréquences.

De fait, il y a longtemps que j’écris que tout est Energie – mais…j’agis très très peu en conséquence.

Je perçois à un niveau profond, vibratoire, de Présence-Fréquence, mais finalement « m’interdis » de le faire vraiment, et surtout d’agir en conséquence.

J’agis(sais ?) toujours en fonction d’une CONCEPTION de « matière solide et inerte » pour le monde et même (en gros) les gens.

Il est temps de vivre en Fréquences…Sur un « mode Energétique » et non plus, seulement, sur un « mode matérialiste figé, dur et inerte ».
Un mode Energétique, dynamique, fluide et évolutif.

Mouvements vibratoires !
…De fréquences agréables…

15/10/07 :
Je reviens à ma devise « Prudence et Liberté » et à ma démarche existentielle…Je me comporte comme un « guerrier », mieux : comme un Eclaireur. Sans cesse je me tiens prêt pour un éventuel « Affrontement total, absolu ».
Cela parce que je constate que je suis plongé dans un univers présentant un fort potentiel de dangerosité, pouvant se montrer hostile et pouvant (me) provoquer douleur et mort.

Or, l’essentiel (pour moi) étant ma sauvegarde dans de bonnes conditions, sain et sauf, il est donc logique et évident d’adopter ma tactique de préparation et entretien de soi et d’apprentissage de ce qu’est vivre.

Il me paraît irréaliste, puéril et même lâche de s’abandonner, d’être une feuille dans le vent, en plein désert ou dans l’océan déchaîné, en pleine tempête.

Don Juan, via Castaneda – ou Castaneda seul… – préconise de choisir « les chemins qui ont du coeur »…

Je trouve cela pertinent…mais…risqué et « ambitieux », car certains chemins ont du coeur, mais ce peut être un coeur féroce, prêt à vous « engloutir », « dévorer ». N’en déplaise ou nonobstant l’explication qu’il donne pour « chemins qui ont du coeur ».

Je privilégie, pour ma part, ce que je nomme : la Voie de l’Aise (qui rejoint bien souvent les chemins qui ont du coeur)
Si l’on est VRAIMENT AISE en faisant quelque chose, c’est qu’on est en accord avec soi, que cela nous profite, convient, et même que l’on est en accord avec autrui – en tout cas, qu’on ne lui nuit pas.

La Voie de l’Aise…

Finalement, grande est la tentation d’écrire que, seule compte pour moi la Conscience. J’en n’ai « rien à faire du reste »; je l’ai mon amour, c’est mon jeu-découverte avec la conscience.

Après tout, ce qui est la vie et qui en constitue l’intérêt c’est la conscience – et toutes ses possibilités, modalités, « déclinaisons ».

Or, je ne fais que prendre le « truc » à la racine : l’éveil – seul ça m’intéresse, m’excite, me comble et me fait en vouloir ENCORE…

16/10/07 :
Je m’en veux. Oui, l’essentiel de la colère qui m’habite n’est pas ressentiment envers autrui, non. Je suis en colère contre moi.

En colère d’être (si) transigeant vis à vis de tout ce que je sais et tout ce qui me semble préférable.

En colère de ne pas AGIR tel que je le PEUX.
En colère d’être si FAIBLE alors que j’ai une certaine Puissance.

Peut-être devrais-je travailler cela, selon cet « axe »…
Je SAIS – ce que j’estime préférable de faire.
Alors, plutôt qu’appliquer l’essentiel de mon énergie-être à être conscient, je devrais AGIR. Lentement, peu à peu, peut-être, mais de tout mon Intensité.

Ne plus transiger sur ce que j’estime utile, et ne plus être complaisant avec mes faiblesses (paresse, velléité, irrésolution, tristesse due à « l’anamour » – joli terme que je crée) ni vis à vis de la stupidité et/ou de la méchanceté (le cas échéant) d’autrui.

En fait j’en reviens au fait que je ne vis as selon le mode qui m’intéresse le plus : le MODE ENERGETIQUE.

Je continue d’avoir une vie, de me complaire dans une CONCEPTION (dans tous – au moins 2 – les sens du terme) MATERIALISTE du monde, selon un monde de matière, même si une des propriétés de la matière est l’activité psychique, mentale…

Non ! VIVRE L’ENERGIE !!!….(TOUT est Energie)

(Mais) l’intérêt c’est que l’Energie est Dynamisme, Dynamique, (en) Activité CONTINUELLE…!

(Et donc, entre autre, ni paresseuse ni irrésolue…)

Je pourrais également formuler – d’ailleurs c’est plus exact – en disant : mon problème est que je continue de vivre dans et selon LEUR monde (celui « d’Autrui ») au lieu de vivre dans et selon MON MONDE, dans, selon et par MOI

Allez !…

17/10/07 :
Je commence enfin ! Enfin je commence à ME vivre ENERGIE.
Du coup, tout est… »évident » – mais il s’agit de « s’extirper » des aliénations classiques, de ne plus s’actualiser dans les habitudes (sexe, et/ou pensées sexuelles, conflits d’égos, quête de pouvoir, …) mais se diriger, CHOISIR COMMENT on s’actualise.

TOUT est là. J’ai déjà beaucoup écrit là-dessus. Il n’y a qu’à le vivre.
SE VIVRE ENERGIE !

Vivre SON monde et non le monde d’autrui. Et vive les rencontres de monde, circonspection pour les fusions, mais non aux absorptions ou soumissions !
Comprenne qui peut.

VIS TON ENERGIE…

18/10/07 :
Grève totale des transports TER donc jour de congé…

Je ne considère pas que toutes les choses se valent. Et même si elles se valaient cela ne signifierait pas pour moi qu’elles soient « donc » sans importance.
C’est un relativisme et le relativisme est en fait indifférence. Et pour moi l’indifférence n’est pas une voie, ou alors la voie minérale, celle des pierres, qu’on peut considérer come inertes, inanimées.

Mais moi je suis un être vivant, de chair palpitante, de sang chaud, de volonté, d’élans, d’émotions, sentiments et pensées.

Le « vortex » de mon énergie, sa source semble être dans une « poche » sous le nombril, sur une hauteur d’une paume et large comme une tête. Elle est située entre les deux hanches et au-dessus du pubis.

Et elle irradie, directement dans la tête et on la retrouve dans les mains, et poignets, et parfois on la sent dans les pieds – la plante.

Je veux, avec mes mots, consolider le monde. Produire un discours mortier, des phrases arcs-boutants.

Si j’attache de l’importance aux choses et aux gens c’est par Amour, (et) par le Sens Esthétique, (et) par l’Emerveillement devant le Miracle de l’Existence.

C’est par…Volonté ! (Mienne ou non…)

Il est certain que l’énergie située sous le nombril peut facilement être identifiée comme de type sexuel, mais je pense qu’elle est AVANT et AU-DELA de cela : Energie Vitale Essentielle.

Et le Mental, la Pensée, très souvent, « automatiquement » se sert de l’idée, de la pensée, de l’imagination pour se FIXER, FIGER, et par là ralentir ou immobiliser l’être (notamment) pour se – le – rassurer)
Mais aussi bien souvent elle exploite l’énergie vitale, mentionnée ci-dessus, pour la « transformer », « transmuter », « convertir » en « sexualité » mentale ou physique – ce qui a pour conséquence (et, « car » ? BUT ?) de faire « ABOUTIR » l’individu, de ne pas aller « plus loin », de s’arrêter au « premier mur » à-de la liberté : le sexe.

Probablement parce qu’il existe dans l’humain un « programme » visant la dispersion, dissémination de ses gènes (et) de la vie : la reproduction, pour la continuation perpétuation de la vie.

En fait, c’est très simple.
Je suis Energie qui continuellement cherche à s’actualiser – et spontanément, et par habitude, plutôt de façon jouissive.

Energie : potentialité, potentiel, d’activité qui cherche à (s’) accomplir concrètement.

Avec – heureusement – une origine, un « départ » et une extrémité SENSIBLES. Pour pouvoir choisir et s’orienter.

C’est bien de se Vivre Energie, mais autant le faire en Fréquence Rire.

– Qu’est-ce que vivre ? Reviens quand tu proposeras une réponse satisfaisante.
– Vivre c’est…SE DEPENSER.
– Soit. Alors…Optimise ton Plaisir…

Je suis encore mécontent de moi. Pourquoi ? Parce que je continue à me disperser, laisser distraire par la « non-bienveillance », sinon malveillance, d’autrui.
Pourquoi le fais-je ? Par colère ? Pourquoi suis-je en colère ? Parce qu’ils/elles m’agressent, et parce qu’ils n’ont pas de raison valable, de le faire, puisque moi je ne les agresse pas – au contraire.

Mais ma colère est INAPPROPRIEE. A partir du moment où il n’y a pas agression physique, ni verbale patente, avérée, et qu’on ne nuit pas à mes intérêts, je dois arriver à DEPASSER le Souci du « respect » de ma personne.

C’est CELA que je dois faire : ME DEPASSER. A autrui je dirais : « s’il n’y a pas d’agression patente, alors DEPASSE-TOI ».
Ne reste pas crispé sur ta personne. (D’ailleurs c’est ce que cherche inconsciemment autrui : te faire te crisper sur toi-même)

Et pour me dépasser, je dois dépasser ma Fierté; et même…ma Propre-Estime (l’anglais est plus pratique : « self-estime »)
Dépasser ma propre-estime (car fierté peut avoir une connotation péjorative, bien que je ne l’emploie pas présentement dans ce sens)

Mais cela m’est difficile car j’ai un sens de la justice exacerbé, et déteste qu’on porte injustement atteinte à qui que ce soit, donc moi inclus.

Mais d’accord, je peux continuer à être intransigeant pour autrui, mais vis à vis de moi, pour le « véniel » je dois DEPASSER ma propre-estime.
C’est LE « truc ».

C’est « toujours » la « même chose » : tu « n’en es pas là, plus là ». Ne pas REDESCENDRE au niveau des « mauvais » : les envieux, jaloux, mesquins, aigris, grincheux, agressifs, injustes, partiaux, arbitraires, médisants, hypocrites, lâches, veules, inféodés, prétentieux, vaniteux, orgueilleux, égoïstes; tous ces gens et comportements qui cherchent à gâcher la vie d’autrui.

Mais Se Dépasser et dépasser sa propre estime ne doit pas être une FUITE !…Non. Mais au contraire, la marque, la manifestation de la Liberté du Soi et du Moi – qui ne se laisse pas piéger; pas même en lui-même.

Et cela doit se faire, également, sans ostentation, ni nique à autrui.

Ainsi, quand autrui vient te chercher désagréablement mais pas GRAVEMENT ni dangereusement, il ne doit trouver que TON DOS S’ELOIGNANT. Pas ta face.
S’il trouve ta face, c’est que tu n’as pas agi à bon escient : tu as PERDU.
Ton dos ou mieux : rien ni personne. Bonne « métaphore ».

DIANTRE !!!
Je viens enfin – seulement – de comprendre…

Quand quelqu’un est devenu un Viveur (une Viveuse) il se retrouve face à…LUI-MEME.
Il doit s’affronter lui-même.

Au départ, tu découvres le monde et par le fait : la peur.

Si tu décides de l’affronter, et gagnes, tu acquiers la Lucide Sérénité : même si dans les faits tu n’es pas forcément serein ou lucide, au FOND de toi tu l’es, et lucide et serein – par rapport à tout ce qui te concerne.
De mort-vivant (ou plutôt vivant-mort) ou dormeur, tu passes à Eveillé et Vivant. Tu accèdes alors au rang d’Eveillé.

Puis tu rencontres alors : les Gens.
Et tu découvres la Colère.
Et si tu l’affrontes (la colère) et les affrontes (les gens) et gagnes, tu acquiers le Vrai Courage d’Energie.

Tu ne te comportes pas forcément tout le temps courageusement, mais QUAND il le faut; alors tu te dresses et résistes sans faillir – jusqu’à la mort s’il le faut.
Et ton énergie, ta force est efficace et grande – elle peut même t’éviter de lutter.
Tu deviens alors Viveur. De Vivant Eveillé, tu deviens Viveur.

Puis une fois Eveillé Viveur, en possession de TA Lucide Sérénité et de ton Vrai Courage d’Energie, tu rencontres…l’Orgueil-Vanité-TOI.
Tu dois alors t’affronter.

Car tu sais quoi faire mais c’est toi-même qui s’y oppose, toi-même qui te fai(t)s obstacle, toi-même qui t’égares.

Tu dois alors te combattre toi-même et te vaincre.

Pour acquérir (ou plutôt : re- devenir ?)…le Pouvoir Liberté.

T’affronter toi-même, car même quand autrui t’importune, le vrai problème vient de ta réaction et de ce qu’il éveille de mauvais en toi, et non de sa « minablerie » à lui – que sinon, du reste, tu élimines rapidement.
Non, le problème c’est toi !…

A l’ouvrage !

20/10/07 :
Concentre-toi et occupe-toi en priorité des rapports entre ta Volonté et le monde, et reste avant tout centré et occupé sur ta Volonté.

Tu constateras qu’à tout instant ta Volonté est présente, est Toi, et veut quelque chose, TEND vers quelque chose : un objet ou une réalisation.

Sinon c’est que tu es EGARE.

Même tes perceptions doivent « passer après ». Certes, tu dois D’ABORD percevoir ce qui t’entoure et est en toi, mais si tu as clarifié ta conscience, tes sens sont très efficaces, et ils te font parvenir les informations immédiatement.

Une fois que tu es renseigné, tu dois alors te concentrer sur ta volonté, et ses rapports avec le monde, et les moyens et issues pour la mener à son accomplissement.
Sans négliger, bien entendu, les sensations et tes sens qui te tiennent informés de la structure matérielle, dure, de ton environnement et de toi-même.

Mais…concentre-toi et occupe-toi surtout de ta Volonté – qui est en fait ton Energie-Etre en mouvement-développement-actualisation.

Peut-être te faut-il bien dé-couvrir ce qu’est ta Volonté…

Et d’abord, je dois me lever dès que je suis réveillé (après quelques étirements de dégourdissement) au lieu de traîner, à guetter quelque chose de vague et irrésolu en moi.

La volonté ne s’objective vraiment qu’avec le corps debout (sauf pour les invalides, bien sûr)

Et cesser d’être complaisant avec autrui, par vanité ou par inapproprié respect.
Je dois d’abord m’occuper de MON Aise. Même et surtout pour, ensuite, aider autrui.

La colère et les soucis mesquins (me) rendent ETROIT au niveau de (ma) Présence de Conscience, du « Volume »-Espace constituant cette conscience.

Il faut oeuvrer à l’opposé de cela; ELARGIR cet espace, volontairement.

Avec l’élargissement de la conscience, (re)vient la clarté, la paix et la joie.

S’agissant de la volonté, il est capital qu’elle soit Bienveillante, Pacifique et Joyeuse.

Simplement réaliser et admettre que RARES sont les gens qui te sont utiles. Pour ton développement, ton bien-être ou autres. Rares.

Il est temps d’arrêter de consacrer du temps aux inutiles; surtout aux inutiles désagréables.

Par contre, les gentils, les beaux, les compétents, les enthousiastes, les joyeux, les drôles, les vraiment intelligents sont utiles; je peux m’y consacrer – tant pour moi que pour eux.

Il est vrai qu’une vision utilitariste des rapports humains (sans tomber dans une démarche mesquine d’intéressé) est « éclairante ».

Ne t’intéresse qu’à l’utile et aux utiles. Ne te gaspille pas par l’inutile.

21/10/07 :
La frustration est une cause, une source de colère.
Or, la frustration n’est pas légitime comme source de colère.
C’est par orgueil que le frustré se met en colère. En effet il se fâche de ne pas avoir quelque chose qu’il prétend être en « droit » d’avoir alors qu’il s’est avéré INCAPABLE de l’avoir et donc ne le « mérite » pas !
Il se met en fait en colère contre lui-même mais refuse de l’admettre.

De plus, la frustration ne s’applique qu’à des choses non indispensables, à des ENVIES et non des besoins. Des envies propres à l’individu, qu’il n’est pas capable d’assouvir et c’est cela que son orgueil déteste.
Car l’orgueil repose sur une IMPOSTURE. L’orgueil (et l’orgueilleux) se vante et se flatte de prétentions mensongères.

Je suis dans les champs en ce dimanche ensoleillé froid, et face au monde je dis : « c’est toi que j’aime Mystère évident, Evidence mystérieuse ».

C’est l’AISE que je dois avant tout, et continuellement, chercher, obtenir et cultiver.

Il faut vraiment que je me libère de l’orgueil (commun à tant de gens) de (me) croire être une personnalité totalement distincte et autonome par rapport au reste de l’Univers.

Même si je me sais Composé, je me crois et veux encore « Détaché » de tout le reste. Or c’est faux ! Erreur.

Si je suis passé de la simple goutte diluée dans la vague, au « statut » de poisson dans l’océan, je ne peux malgré tout pas m’extirper de l’océan.

Et encore n’ai-je pas envie de partir dans des considérations, spéculations considérant que l’Univers est un tout qui s’accomplit MALGRE toute volonté des individus.

Mais indéniablement, je Suis, et suis Animé de « quelque chose » qui m’échappe, et sur lequel il est préférable de ne pas exercer de contrôle, ni même de conscience, sous peine de…le tuer, et de n’être plus lors qu’un ego, imbu de l’illusion de lui-même, de l’illusion-fantasme d’être un « Soi » autonome, auto-produit, et manipulé par des structures psychiques, qu’au mieux, il n’a pu choisir et « réformer » qu’en partie; le reste lui ayant été imposé malgré lui ( par la culture, l’éducation, le vécu, l’époque, etc…)

Je dois donc être moins Refus. Et davantage Acceptation et Participation, Coopération.

D’autant que sinon je développe une hypocrisie. Puisqu’une partie, le CA veut, pousse, quelque chose, et sous prétexte d’émancipation, le « Je-Moi » ne le fait pas car le Soi s’y refuse.
Mais dans l’ensemble de l’être – le Soi – le désir, volonté demeure et crée conflit.

Il faut éviter le Conflit en Soi, cela c’est une Voie.

Chercher l’Aise Libre.

Ainsi quand certains désirs-volonté surgissent, « montent » il est judicieux de chercher des Directions pour permettre la Continuation du Mouvement de l’Etre, et non sa constriction, son blocage, son refoulement, son arrêt.

Chercher l’Aise, oui, mais l’Aise Libre; pas celle qui aboutit toujours et uniquement à la même conclusion aliénante (jeu, sport, sexe, télé, drogue…)
L’Aise Libre.

Mais il ne faut pas Rejeter, Refuser le Monde et ses Elans.
C’est une hypocrisie orgueilleuse, une traître « liberté ».

Il faut UTILISER le Monde et ses Elans.

Imaginer se détacher – tout en restant vivant – n’est qu’une illusion. Il n’y a que la mort qui permette de se détacher du monde, mais alors on se perd aussi, et donc même dans sa défaite le monde triomphe, ou dans notre fallacieuse victoire nous perdons.

Illusion que le détachement du monde, pourtant prôné par TOUTES les mystiques, spiritualités et religions.

A l’exception, et en cela on peut d’ailleurs considérer que ce n’est ni une mystique (trop contemplative, méditative) ni une spiritualité (trop intellectuelle) ni une religion (trop arbitraire et spéculative) de : l’ANIMISME et son corollaire le CHAMANISME.

Tout est là : depuis des années je me suis construit SUR et PAR le REFUS.

Je considère à présent (ne serait-ce qu’à titre d’expérience, même si c’est ce que je fis pendant 10 ans de 15 à 25 ans en gros, la période de « défonce ») devoir passer à une Construction par et sur l’Acceptation.

Ou plutôt la Coopération, donc par le Choix – le plus souvent favorable, d’Accord – qui permet de garder la force du refus, qui peut permettre la liberté.

Mais on peut aussi considérer que la Liberté est essentiellement déjà là, présente, spontanée.

Nous sommes Liberté.

Je crois l’avoir déjà écrit mais j’ai envie de dire : vis comme tu urines. Comme tu défèques, comme tu respires, avec la même évidence, simplicité, le même relâchement – jouissif.

22/10/07 :
Une autre erreur déstabilisante est de continuer à chercher la « Transcendance » et de me positionner de cette fallacieuse façon dans le monde et par rapport aux gens.

Certes c’est, de ma part, une sorte de pulsion compulsive pour m’occuper, et donner du sens et de l’importance à ma vie.
Et finalement, voilà au moins une chose que m’a apportée cette quête : une occupation.

Mais enfin, il s’agit à présent d’être VRAIMENT réaliste et pragmatique. Car la mystique et surtout la religion sont INFANTILISANTES et répondent à (ou créent, aussi) une demande infantile : les individus croyants veulent conserver, rester dans leur position, condition d’enfant par rapport à une Autorité d’où ils sont issus, parentale.

Il est temps de mûrir – davantage, car je ne suis plus tout à fait dans ce comportement infantile, mais il reste sous-jacent.

Tout simplement me focaliser sur ce que j’aime. Et j’aime : être conscient. Mais il faut que j’aille au-delà, je dois PERCEVOIR. Nuance importante…Car être conscient peut être statique, alors que percevoir est dynamique.

Considérer mon corps comme un CHANTIER, plutôt que comme un champ de bataille. Un chantier. Et le mieux est d’employer chacune de mes RESSOURCES à une tâche UTILE.
Intéressant…Très.

En fait, « instinctivement » j’ai choisi, il y a longtemps, et je pense que c’est ce qu’il faut faire, un sujet d’intérêt, de passion, d’occupation, de quête qui…NE PEUT PAS M’ECHAPPER !!!

Et ça c’est bien………

Finalement, tout ce que j’aurais pu vivre, et n’ai jamais vécu, avec une femme, je l’ai transféré, idéalisé et sublimé dans la quête (de) la « rencontre ultime » que je cherche, et dans la « Connaissance » que je traque – au lieu de « traquer » une femme.

Enfin, il faut vraiment admettre que certaines personnes ne veulent pas être en paix avec autrui.
Mais ce n’est pas une raison pour entrer systématiquement dans leur jeu, ni s’acharner à s’en faire aimer.
Les laisser à eux-mêmes.

De même, et de façon plus générale, refuser d’admettre que les gens puissent être méchant de façon illégitime me fait perdre beaucoup de temps, car je me « retourne » vers eux…
Et veiller à ne pas s’en corrompre, à ne pas adopter leur méchanceté, leur aigreur…

Par contre, je vais aller encore davantage vers les gens, et quand je les « toucherai », alors au lieu de me détourner comme j’ai toujours fait, je vais CONTINUER, par le regard, la parole et le GESTE, mais sans les violenter, avec douceur et humour, et leur faire réaliser et admettre que nos vies nous offrent cette opportunité magique : les Rencontres, Dé-couvertes et Libérations !!

Finalement, pourquoi ne vis-je pas exactement comme j’aime ???

Par vanité ! La vanité qui s’offusque d’être critiquée pour mon non-conformisme; et la vanité qui s’offense des atteintes des « mauvaises volontés ».

Erreur que je fis (par ignorance, mais grâce à ces études maintenant je sais) : il ne faut pas attendre sa volonté. Il faut la TROUVER. Au pire, la chercher et la trouver, car notre volonté est toujours là. Notre volonté est nous.

23/10/07 :
De nouveau je constate que quand, une fois rentré chez moi après le travail, j’oeuvre à ce qui me plait (écrire, musique, philo politique…) en faisant (un minimum) un effort agréable, au lieu de céder à la paresse, je me sens mieux : bien en moi-même, en accord.

Pas « La » Vitesse (du Monde) mais TA Vitesse (la tienne propre)…
(Sauf parfois, où il est préférable d’adopter la Vitesse du Monde)

La chance c’est le bonheur qu’on se crée ou l’occasion de bonheur qu’on saisit.

TOUS mes « problèmes » sont « résiduels », et sont dus à ma VANITE.
Je dois vraiment travailler à être moins OMBRAGEUX (même quand on « m’agresse »)

Ce n’est pas avec son mental qu’il faut jouer mais avec le monde. (Toujours dans et avec le respect)

Il est temps d’enfin l’écrire (je ne crois pas l’avoir fait avant…) : depuis TOUJOURS, depuis tout enfant, dès que j’ai voulu entrer en contact avec une fille qui me plaisait, je devais faire un effort contre une « pression » et j’avais toujours l’impression de devoir dépasser un obstacle, une « BARRIERE » invisible;
Et cette SENSATION était très similaire (sinon EXACTEMENT la même) que lors d’une transgression morale, légale. Comme quand je faisais une « bêtise »…

Il n’y a RIEN de religieux ou éducationnel là-dedans, c’est juste une constatation que je me fais depuis toujours.
Dès que je veux entrer en contact avec une fille (femme) j’ai l’impression de faire quelque chose de « NON NATUREL », contre-nature. Ca demande un effort, un dépassement qui ne se présente que lorsque je fais quelque chose de « mal ». Notamment la sensation de chaud, la « bouffée de chaleur ».

C’est très étrange…Il n’y a aucune notion de péché, culpabilité ou autre de ce genre, d’autant que je n’ai jamais été éduqué ainsi.

Par contre, sitôt que mon envie d’entrer en contact n’est pas « charnelle », il n’y a PLUS AUCUN problème : Tout est simple et naturel, sans EFFORT.

Etrange…

Et si c’était de la timidité, il y a longtemps que ça n’en est plus, ou que je sais la dépasser, mais le malaise demeure.
Et c’est ce qui fait que quand je m’écoute vraiment, je n’ai pas envie et ne le fais pas.

L’explication de mon comportement (préféré) est simple. Le monde, bien que stupéfiant (le Miracle de l’Existence !…) et toujours propice à des surprises de tout ordre, est néanmoins sensiblement le même, partout et tout le temps depuis que je suis conscient.
Et somme toute…on peut très bien le concevoir et le percevoir comme une « routine »…Et comme un processus m’échappant, indépendant de moi et sur lequel je n’ai aucune contrôle, aucun pouvoir : je ne peux pas le changer.

Par contre…il y a…Moi, (évolutif) sur lequel je peux exercer un contrôle. « Je » se découvre « être un monde » sur lequel il peut appliquer son être-énergie, s’occuper, et obtenir une maîtrise, une influence, des résultats. Un monde pour exercer sa Liberté !…

Voilà pourquoi finalement, (au « pire », en « dernier ressort ») la plus simple, évidente et profitable « démarche » et même consigne est :
CULTIVE-TOI.
Cultive ton monde.

Si ma vanité et ma paresse – qui ont « créé » mon côté velléitaire – m’ont égaré et fait perdre beaucoup de temps, par contre ma légitime fierté (en fait : mon amour de la liberté, de MA liberté et de Moi) m’aide à vouloir (me) changer, à progresser.

C’est en partie grâce à ma fierté – et aussi grâce à toutes mes expériences, recherches, réflexions, constatations – que j’ai découvert : ma Volonté; mon Etre-Volonté.

Et finalement, ce que j’ai cherché pendant des années (même dans les livres) c’était ma Volonté (que je confrontais aux enseignements et « ordres » des livres « spirituels »)

Et à présent depuis peut-être…2 semaines (depuis mon anniversaire ?…) je commence à vivre selon et pour ma Volonté. Je commence à vivre mon Etre-Volonté. Je commence à me vivre. En fait, on doit pouvoir dater ça de quand (carnet 36 précédent) j’ai commencé à me nommer Viveur.
Mais je le fais vraiment depuis…oui : depuis le Viveur.

Par contre…je n’ai pas encore rencontré de femme qui éveille, excite ma Volonté.

Je suis tenté d’écrire que TOUT ce que j’ai FAIT, REALISE jusqu’à maintenant c’était (pour) exercer ma Volonté…

Revenir à :
Je suis mon monde et mon monde est moi.

24/10/07 :
Tout ce que je perçois, toutes mes sensations (internes et externes) toutes mes émotions, toutes mes pensées, toutes mes envies (et aussi, APRES, toutes mes paroles et tous mes actes) TOUT cela constitue mon monde.
Et ce monde, je PEUX le CONTROLER; et ne pas le subir : surtout je peux CHOISIR mes pensées et émotions et envies, en fait tout ce qui ME perturbe de l’intérieur si je ne le maîtrise pas.

CULTIVE TON MONDE.

(On revient à Génèse : le jardin de Délice que l’humain devait garder et travailler…)
Ou plutôt :
VOLONTE, CULTIVE TON MONDE.

Ce que l’on ressent (tout au moins, hors « agression de l’extérieur ») et ce que l’on produit c’est ce qu’on EST; et l’intéressant c’est qu’on peut le contrôler.
Je commence à vivre ainsi :
Volonté je cultive mon monde.

Et quand « l’Autre Monde » – l’extérieur à nous – nous opprime, le mieux que nous ayons à faire est de lui résister.

Dès lors qu’un être est naturellement viable (c’est que l’Univers le veut, l’agrée…?) alors il peut survivre à TOUT – par la Résistance; qui est une des ex-pressions, manifestations – par CONTACT sur « l’Autre Monde » – de la Volonté-Etre.

Par contre la Résistance contre soi est mal appropriée; il convient plutôt, le cas échéant, de se ré-orienter, et actualiser AUTREMENT.

Au sujet de la Volonté, pour être plus précis par rapport à ce que je peux, je dirais que : vivre volontairement, vivre en volonté, par volonté, de volonté, se vivre volonté me paraît une façon judicieuse, adéquate et efficace pour se choisir et avoir une maîtrise sur soi et devenir libre.
C’est ça l’intérêt.

Il est indispensable d’arriver à DEPASSER L’IRRITATION qu’un ou des individus ont pu nous créer à force, par leurs… »mauvaises volontés » (euphémisme) répétées.

Arriver à dépasser l’irritation que certaines personnes nous provoquent.

25/10/07 :
Finalement la civilisation occidentale n’a inventé que 2 choses véritablement utiles et constituant un vrai progrès : la médecine et…les vacances. Pour ceux qui peuvent…

Finalement, la grosse erreur que je fais par rapport à autrui, et qui date du lycée quand j’ai décidé de me mettre « à la place de l’Autre » pour être sûr d’être objectif, c’est d’ANTICIPER les reproches qu’il pourrait me faire et…d’y CROIRE !

Et j’ai cette habitude !…dont je dois me débarrasser : ne plus la faire puisque j’en suis conscient..

Car sinon je FORM-ule toute ma pensée, l’actualise selon ces « anticipations inquiètes et suspicieuses ».

Et me mets ensuite à agir et interpréter en ce sens, allant jusqu’à créer imaginairement les confirmations de ces idées.

Certes je suis narcissique, mais…pas de façon…vaniteuse justement, mais plutôt du fait d’une Curiosité Stupéfaite.

De même chercher systématiquement à ARRETER et FORMULER sa conscience sur tous les sujets que l’on perçoit est une erreur.
Rester continuellement en mouvement évolutif constructif.

Egalement, aller « voir » (d’une façon ou d’une autre……) les « mauvais-e-s » en se sachant plus fort qu’eux, c’est de la vanité et encore trop faire leur jeu.

Encore une fois : laisse le mal à lui-même – sauf s’il se fait vraiment menaçant, bien entendu.

Mais sinon, laisse le mal à lui-même, ne t’en occupe pas. Il se nuit lui-même.

Finalement qu’est-ce qui « grève » le plus ma vie (de privilégié, c’est à dire : ni pauvre, ni malade) ?
La colère.
Et qu’est-ce qui dans la plupart des cas provoque ma colère ? Les atteintes d’autrui – directes (sur moi) ou indirectes (sur le monde, ou une tierce personne)
Ces atteintes peuvent être de très nombreuses sortes…

Mais, primo je peux choisir mon humeur (sans être faux, ni forcé) secundo le mieux est de ne réagir qu’aux atteintes vraiment néfastes.

Sinon, le mieux est de les LAISSER PASSER. Passer, se dissoudre, glisser sur nous sans trouver de prise.

En effet, finalement : POURQUOI se mettre en colère ?
Ca résout très rarement les problèmes (sauf, éventuellement, avec des gens honnêtes et de bonne volonté, mais…qui en tant que tels ne t’auront donc pas agressé…!)
Pour entretenir ta colère ? LA colère (du monde) ? Ta vanité ? LA vanité (du monde) ?
Non. Encore une fois : contrôle ta Vitesse et ton Humeur – et ne la laisse pas corrompre par autrui !!!

Je suis encore beaucoup trop – souvent – « endormi » ou égaré dans l’immobilité « conscientive » (de la conscience) ou « obscurci » !

Le regard est (à) l’extrémité de la Volonté.

Mais quand on regarde, on PERCOIT moins. On ne perçoit que ce qu’on regarde (et encore, parfois ce qu’on VEUT au lieu de ce qui EST)

Sauf les cas nécessaires où il faut regarder (SCRUTER) , il semble préférable de VOIR.
Et pour Voir il est nécessaire de ne pas employer la volonté, ou plutôt : juste pour se mettre en condition, en disponibilité pour Voir.
Mais après cette mise en disponibilité, il faut au contraire être le moins « volontaire » possible : et être réception, disponible, être VUE, vision.

26/10/07 :
Pourquoi se soucier de choses qui, finalement, en vrai, ne nous intéressent ni ne nous plaisent ? Sinon par vanité, stupidité, habitude et manipulation…

Quand on a pris une bonne résolution, une bonne décision pour désaliéner son esprit, c’est le fait de « retourner en arrière », de « rétroverser » le sens d’actualisation de sa pensée, qui fait que l’on se remet à ressasser de vaines choses.

Il y a 3 erreurs, 3 risques avec le fonctionnement psychique de la conscience : l’Immobilisme, le Retour en arrière, et l’Egarement.

Le premier mystère (chronologiquement et en importance) de la conscience est : l’ATTENTION.
Qu’est-elle vraiment, comment se comporte-t-elle, a-t-on vraiment une maîtrise sur elle ?…
Voilà un sujet d’étude très intéressant.

Face à quelqu’un de déplaisant, ne PAS placer la confrontation sur un plan psychique – même si elle ou il le fait ou le tente.
Rester strictement physique.
Sauf s’il s’agit d’un adversaire digne de ce nom.

Je suis content de vivre à cette époque, et en France en plus.
Nos prédécesseurs, ancêtres ont dû souffrir affreusement – sans morphine, sans analgésiques. C’était vraiment des durs.
Nous sommes des rigolos par rapport à eux.
Avec nos dépressions, stress…(qu’ils avaient aussi, du reste)

La souffrance morale n’est (presque) rien, le plus souvent elle n’est que complaisance, (pour l’)auto-apitoiement, narcissisme morbide.

On peut la supprimer en choisissant de ne plus souffrir, mais la physique c’est tout autre chose. Elle est (ou me semble) imparable.

16h50…Ca y est. J’entre dans un espace-temps de 38 jours de vie IDEALE : liberté TOTALE. J’y vais…avec une calme joie trépidante qui monte.

Comprendre et admettre qu’on ne peut tout percevoir. Et…

l’attention est le point de contact spontané et « objectif » entre Soi et le Monde.

Attention !…

Je pense que l’Univers n’est pas mauvais joueur. Implacable (sinon impitoyable) mais pas mauvais joueur…

S’intéresser à la Musique Concrète, à l’acousmatique et Dub Concret.

27/10/07 :
Palibothra, Palibotra…? Nom d’une ville située sur le Gange, qui figure sur des cartes très anciennes du monde. Dont une d’Eratosthène du IIIème siècle av JC.

Il faut vraiment que je cesse de « me mettre au diapason émotionnel » d’autrui.
Je dois « travailler » ma « propre note », ma propre Fréquence, mon Humeur.

28/10/07 :
Après recherche, il semble que Palibothra soit Patna.
A la confluence du Gange et de l’Arennovoas.

29/10/07 :
Le positionnement par rapport à la réalité, qu’on a spontanément au réveil, me paraît judicieux. Ni trop appuyé ni trop relâché, ni trop léger ni trop lourd.

[Dans les jours qui suivent, les textes en italique sont ceux que j’écrivis sur un autre carnet durant mon voyage en Inde. Je les retranscris tous, en essayant de les placer à la date où ils ont été écrits. Le projet de départ était d’écrire une fiction s’appuyant sur mes événements de voyage, puis j’ai « bifurqué » et finalement abandonné]

Effectivement, lorsque tu es né et a toujours vécu dans un environnement de lépreux murs de ciment et de routes de bétons défoncées, tu dois avoir du mal à envisager ne serait-ce qu’un horizon dégagé, un ciel vaste, un espace plus large qu’un stade de football coincé entre deux immeubles.

Ca ne m’empêche pas d’être dans ce RER roulant vers CDG2.
J’ai pas choisi de naître dans un lieu propice à me semer dans le coeur une certaine affection pour l’existence, lais je peux décider d’entretenir ce goût pour l’évasion qui se rumine au fond de chaque être humain.

C’est pour ça qu’il pleut : pour me confirmer que j’ai fait le bon choix de tendre au soleil Indien.
Je l’aurai mon été indien, mais pas en import tirage limité.
Non. Je vais vivre la version Deluxe, pas loin des charentaises de Vishnu et juste devant les fesses de Kali.

La vie est cette graine d’improbable qui pousse au terreau des incertitudes, et que nous taillons de nos doutes en posant nos volontés pour tuteurs.

J’ai pas besoin d’écrire une fiction; la réalité est le plus terrifiant des Paradis.

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La Vie…Nos vies ! Champs labourés par le soc du besoin et l’araire des désirs.
Parfois remonte à la surface ce qu’on pensait enfoui sous les sédiments des heures, dans les strates des ans…

Dans cet avion de retard j’identifie l’actualisation d’une fille de mon adolescence : Maryse.
Avocate à Montpellier.
Il y a plus de 20 ans elle avait, malgré la niaiserie incompétente de ses 15 ans, réussi à sauver – avec la salutaire intervention de sa mère qu’elle avait appelée – mon meilleur ami : Patrick.

Plaisante rencontre. Mais nous sommes déjà, elle et moi, à plus de 1200 mètres d’altitude, et elle ne parvient pas à me distancer bien qu’elle se déplace à 475 km/h.
Ca fait déjà 2O km que je la suis. Jusqu’à Delhi.
Je ne lui propose pas de sortir faire un tour car la température extérieure est de – 6 ° C. Restons courtois.

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Cette lueur qui nous accompagne depuis Roissy, ce n’est pas un lampadaire que nous aurions arraché par inadvertance; non, c’est le soleil.

Mais à présent la lune
surnage son encrier.
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Surprenant…En montant dans l’avion (nonobstant – presque – la grève) j’avise le rang juste devant mon siège…Maryse Pechevis !…
Une « fille de l’époque du lycée », qui avait même assisté à des « soirées corsées » de la bande hardos (les Rebuts !…) ; et dont la mère avait sauvé Patrick Pouron de sa tentative de suicide, alors qu’il s’était « réfugié » chez Maryse après avoir ingéré des médicaments. Alors que je l’attendais en Bretagne, sans le sou, à squatter un camping puis une fille (elle, son lit et sa chambre) que j’avais séduite puis grâce à…des malhonnêtetés (cambriolage) avais réussi à récupérer de l’argent.
Elle est sympa.

Vivre pleinement son Aise.
(Et avant et pendant cela) Vivre pleinement la Sensation de Soi.

Je vis ma vie idéale : déplacement continuel, nouveauté constante, liberté totale, insouciance et aucun attachement.
J’aurais presque envie d’écrire…vive la retraite !…

30/10/07 :
Chandra : la lune.
5h00 du matin…
Me voici donc en Inde. A New Delhi. Au Hare Krishna Guest House.
Après avoir déposé Maryse chez ses amis, nous sommes allés, Anne et moi à ce guest-house qu’elle connait.

On a rencontré Anne, avec Maryse quand on est montés dans le taxi (c’est moi qui aie proposé de la prendre avec nous, elle avait l’air un peu en difficulté. PRE-PAID taxi : très bon plan qui permet de payer le bon prix et d’éviter les déconvenues)

Après un jus de mangue, sur la terrasse et sous la lune, nous allons dans la chambre que nous partageons. Elle a souffert (et souffre encore) d’angoisse, de troubles maniaco-dépressifs, et prend peut-être des cachets. Mais pas du tout folle. Juste…en quête de « conscience de vivre »…qui l’a menée à des troubles du sommeil.
Ca vous rappelle quelqu’un ?…
On en a discuté. Je lui ai donné quelques conseils, brièvement, par rapport à l’angoisse.
Anne L, de Paris 5ème.

Cherché-je à constituer un dictionnaire du monde ?

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Ensuite j’atterris et en compagnie de la sauveuse d’ami je rencontre une parisienne actrice de théâtre, avec qui je partage une chambre.

Je ne dors pas. Elle se médique pour y parvenir…et cela me mène à ma première douche indienne –

pour commencer une nouvelle et première journée chez Barata, la Mère sans âge.

Depuis tant d’années je me pratique, m’essaie à constituer un Dictionnaire Existentiel – un Lexique du Monde.
Alors j’en achète un, anglais-hindu, pour un pseudo-étudiant, fier d’être « Rajpoune », du Rajastan.

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Mon premier contact avec l’Inde fut olfactif. Une odeur de décor fumé, et maintenant 2 chiens blancs et profilés s’apostrophent avec une hargne juste ce qu’il faut d’appuyée pour ne plus être seulement feinte. Mais déjà un scooter les a effacés et un dialogue à trois les évanouit.

Quels sont donc ces soupirs qui hantent les circonvolutions de cette ville encéphale ?
Ai-je le monde à ma portée ? ou à m’apporter ? ou à supporter…Suis-je ce rire qui joue à cache-cache derrière toutes ces dents ?

J’ai bien choisi ce Lassih nature

Je suis le Taquin, celui qui fait de son esprit un joker; entre le 2 d’étreinte casse-gueule et l’as traître ou refuge.

J’ai tellement joué à la bulle qui ne veut pas éclater, tellement cendré les braises et soufflé les bûches.
Ma flamme est mon Amour, mon noeud ma friandise, ma chasse mon festin et la peur ma délicate curée.

Je picore les grains d’angoisse, je mouds l’anxiété. Je joue petit puisque moi, mais à perdre tout puisque Moi.

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Ce toit m’entoure de statues. Bronzes animaux, fixités sauvages, immobilis transits.
Ainsi d’un kangourou qui m’observe de toutes ses oreilles, me scrute brut de fonderie.

Mes défis sont dérisoires, égomaniaques. Des assertions autour de mon nombril, des questions pour mon orgueil.

Je rampe petit à petit du fond de ma paresse vers mon oeuvre écrit. J’empoigne la masse de mon cerveau et la pointe de mon oeil; j’affûte le rabot de ma langue.

Errer ! Errer sur les ficelles du mondes. Encore.
I’m wandering and I’m wondering…

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Indescriptibles ces dédales d’existences, ces enchevêtrements de trajectoires, ces cacophonies de semelles…
Je sais juste que dans leurs trames je me sens vivre
Vivre sans mourir. Là sont mes vagins, alors (sont) mes étreintes.

Le puzzle pour identité, loteries fouettent mes désirs.

Cette ville n’existe plus fourmilière mais érupte tellurique, frétillement fiévreux d’un champagne poisseux de survie, effervescence anthropomorphe.

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La chaleur me donne l’impression de fusionner avec le monde. La frontière entre l’intérieur et l’extérieur s’estompe à mesure que s’imposent les degrés.

31/10/07 :
Une nouvelle aube, le même nouveau soleil, un premier cri de premier de premier oiseau, un chaton d’abord, sa mère ensuite – son père vers d’autres chattes.

Une marque de Shiva, en goutte de sang sur le troisième oeil, je patiente mon petit déjeuner.

Trois heures de route taxiée s’annoncent pour rallier Agra d’où je cheminerai en train de nuit vers Varanasi la mythique pour le môme de l’école Malmedonne qui s’attardait il y a juste quelques battements de coeur sur un gros rocher dont il avait fait un bateau, avec son ami Marc G – plutôt qu’entrer à l’école – cette usine à préfaçonner les esprits.

J’infuse lentement mon thé noir miel gingembre, tandis que se diffuse ce souvenir…Je n’ai pas trahi l’enfant F. Je l’ai emmené dans beaucoup d’endroits du monde, lointains, inconnus.

Porridge à l’ananas, tchaï brûlant, thé noir miel gingembre, salade de fruits dont papaye l’invitée orange dont je salue toujours avec contentement l’arrivée.
Ils devraient apprendre à mûrir leurs poires.
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L’aube se lève après moi sur la terrasse du Hara Rama guest house, d’où je partirai dans moins d’une heure pour Agra, en taxi, puis ce soir vers Varanasi en train de nuit.

Hier je me suis promené dès la nuit tombée dans les petites rues étroites et populeuses du Main Bazar de Delhi et…j’adore ça. Là je me sens vraiment dans et avec le monde.

au revoir : atcha tcher’ téhé; mais tout le monde dit « bye ».

La devise de la police de Delhi, inscrite en rouge sur leurs voitures 4 x 4 blanches est : « With you for you always ».

chien : koutah
gândouh : « pédale »

chandrama : lune
« chandra » : blanc, et « ma » : mère.
La lune-Chandrama : la mère blanche.

noix de coco : nadiàl

Le maharadja qui a fait construire le Taj Mahal a fait couper les bras des ouvriers pour être sûr qu’il n’y aurait qu’un seul Taj Mahal au monde, à Agra.
Un prix beaucoup trop exorbitant et cruel – surtout pour…un monument funéraire !

let’s go : ja’llo.

Oui, mon « but » préféré dans la vie est de RESISTER, de la façon que j’estime la plus agréable et judicieuse, à l’Univers. Il ne s’agit pas de toujours refuser, vivre dans et par le non mais d’UTILISER la PRESSION qu’EST, que CONSTITUE l’Univers, pour obtenir ressentir ce qui m’est le plus agréable.

Je considère la vie comme l’opportunité pour l’EX-PRESSION du Soi grâce à la RESISTANCE.

Mais on peut notamment employer la résistance aussi comme un bateau résiste au vent, en l’utilisant pour avancer…

En Inde, tu te demandes quand les choses ont été neuves…

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Ils sont si nombreux…
Leur nombre finit par constituer une aberration d’innombrables lumières
sous les ténèbres d’un soleil prêt à chauffer leur peau, comme leurs os.
Leur cendre comme leurs urines.

Chante mon pilote.
Chanson d’amour, « very lovely »,
avec ces pointes nasillardes, folklore muqueux
au long d’une route droite pour mieux être sinueuse par ses rencontres.

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Ce que j’aime, ce que je cherche c’est l’immersion. Je suis venu pour ça en Inde; je suis servi. J’adore.
N’être rien et en même temps « tout ».

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Agra.
Assis à un angle, je vois la vie.
J’entends les énergies.
Je sens des restes de citron et de goyave sur ma main droite.

La nuit met du relief aux lumières.
Le silence hisse sa tête parfois, subrepticement.
Un policier taxe une allumette à un conducteur de rickshaw,
pour se curer les dents,
repart d’un pas nonchalant empesé de la conscience de son pouvoir.
Une sirène bleue…elle est déjà passée.
Une envie lancinante de déféquer me titille le fondement.
J’ai un nouveau but : trouver un endroit pour lâcher mes déchets.
Je me mets en route.

Le plus étonnant en Inde : tu te demandes quand les choses ont été neuves…

J’ai donc trouvé un lieu pour me soulager et un petit lézard a profité que j’étais tout à mon ouvrage pour me passer sur le pied. Gauche. Furtive sensation de frais, lisse et souple…

Mon train n’a que 5 heures de retard. De 21h00 il passe à 2h du mat’.

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Le train n’a que…5 heures de retard.

Combien ça coûte : kitini ka hèyi ?

Finalement on voit beaucoup d’hommes et assez peu de femmes. Je dirais…60% hommes 40% femmes, voire 65% – 35%.

Amusant : jusqu’à maintenant je n’ai rencontré que des femmes (à l’exception de Raoul, un hollandais très agréable, 5 minutes, et un français vite fait) : Maryse, puis Anne, puis Christine (Allemande avec qui j’ai passé l’après-midi d’aujourd’hui) puis Florence et sa mère. Et une fille dans un cyber-café.

C’est amusant, il y a un insecte ou oiseau (oui pas sûr à cause du bruit environnant) qui fait un bruit genre « Pssstt » comme quelqu’un qui appelle. Je pense que c’est un oiseau car ils sont dans un arbre.

Livre qui semble passionnant, vu sur la quai de la gare d’Agra où il est 22h30 pur un train qui arrivera à 2h30 : « Ideas, a history of ideas from fire to Freud » by Peter Watson.

C’est contre nos faiblesses qu’il faut lutter, contre nous-mêmes, contre nos défauts.

please : cripia
excuse-moi : cripia hà diayé.

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01/11/07 :
De qui te caches-tu ô humain ?

Et pourquoi offres-tu la peur et la honte comme armes à ton auto-mutilation ?
Anonymat, castration, rancoeur, angoisse…
voici la litanie rédigeant la facture que tu acceptes.

Ainsi tu recouvres ta vie ? Tu existes sous la couche ?
Un vivre troglodyte. Une fuite de reptations.

Moi je n’ai rien à cacher, mais si ma main encore se crispe pour brandir dissimulation en erroné salut, n’y vois rien de mieux que renoncement, vanité et soumission.

Avec cette touche de vanité pour conclure le maquillage.

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Tes problèmes, résiste-leur.
Résiste, refuse de subir, ne subis pas : RESISTE.
Libère-toi en les REPOUSSANT. Surtout ceux en toi.

– Which tribe are you from ?
THE tribe. It’s name is : « The ».

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Comme tout événement important,
ce train s’est fait attendre, désirer en heures,
puis il a surgi et rebondi en quelques secondes.

Lentement à présent, lentement, et en mol balancement
il nous charrie à travers la terre Indienne,
vers Varanasi l’indatable.

Parfois s’élève et nous suit sillage
le bas et sourd mugissement de la motrice.
L’annonce d’un village ou d’un autre train.

Je n’ai pas encore vu le Gange.
Ganga le dispensateur de vies et le collecteur de morts.
Ganga, intestin et trachée du nord Indien.

Les pires ennemis sont invisibles :
les maladies, les traîtres, la vieillesse et la folie.

Rampants et insidieux, veulerie inexorable.
Dignes humains qui les repoussent.

– De quelle tribu es-tu ?
– LA tribu.

Constituons LA tribu.

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Je suis depuis cet après-midi avec Maïdar et Isabella.
Maïdar est Basque Espagnole et Isabella anglo-espagnole.

On se passe bien.

Se retrouver avec deux belles femmes, 8 ans après la Thaïlande, c’est…étonnant et plaisant.
Que dire de ce trajet interminable en compagnie de ces deux plaisantes humaines ?
Outre le plaisir de la compagnie, il y a aussi – pas trop déplaisant mais il serait temps que ça s’arrête – 18 heures de train plus 7 heures d’attente à Agra et nous ne sommes toujours pas arrivés.
Stop sur arrêts sur pauses sur retards…

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Moite de patience, de délais repoussés, d’heures étendues et ajoutées.
18 heures de train déjà, auxquelles s’ajoutent 7 heures d’attente en gare. Et nous n’avons toujours pas franchi les 500 km maximum d’Agra à Varanasi.

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02/11/07 :
Je suis maintenant à Varanasi. J’ai rencontré un homme vraiment bien : enthousiaste, honnête, avec fort moral.
Sa maison où il travaillait s’est effondrée, mais il va se, et la, relever. Vraiment un gars charmant. Un gentilhomme.
Il s’appelle Samsu je crois, car maintenant il est parti car le « manager » de l’hôtel n’accepte pas les « non clients ». C’est grâce à Samsu pourtant que j’ai trouvé ce guest-house tout près du Gange avec le resto sur le toit, où nous bûmes un tchaï et…une jolie fille pas loin – mais en train de discuter avec un autochtone.

Si tu décides de te battre, ne prépare pas la revanche : gagne de façon définitive.
Sinon la revanche pourrait signifier ta perte.

J’adore ! Je suis complètement trouvé de perdu,
égaré d’ici et j’aime ça.
Anonyme, variable, disponible, alerte et mobile.
Dans le flot de la vie humaine.
Peut-être aimerais-je travailler pour Interpol…?

Le couple de Portugais d’Agra, je les retrouve sur les ghats, bords du Gange : Anita et Tiego.

C’est étrange…Ca a commencé à Agra, puis dans le train j’ai dormi en position un peu tordue, du coup je ne sais si je me suis fait mal à la colonne ou si je me suis contracté les muscles dans le dos au niveau pile de la poitrine, mais ce soir les douleurs quand je m’allonge, au départ sont fortes; de même quand j’inspire au-delà d’un « volume de croisière ».

La chaîne 60 est consacrée à des Sages qui discourent l’un après l’autre face à une foule. Seul problème c’est en Hindou, et parfois même des dialectes, puisque sous-titrés en sanskrit.

Et maintenant c’est étrange, l’écran (n°1) que je regardais s’est soudainement éteint puis est apparue l’inscription en jaune sur noir : WELCOME TO OSCAR, alors que quelques secondes avant je fredonnais la chanson « Oscar Tramor » de la Mano Negra. Très étrange…..

Et cette inscription apparaît après quelques secondes sur toutes les chaînes que je sélectionne…

03/11/07 :
Je pense qu’en fait je subis une attaque de Chikungunya.
L’impression que la poche entourant le coeur est inflammée. Douloureuse.

Autre chose : arrêter la représentation, et vivre plus souvent pour soi, quitte à être parfois con.

Je viens de parler de mes symptômes avec un autochtone, ce serait juste un rhume (ou grippe) local.
On dirait que c’est la trachée qui a des ganglions à un endroit.
C’est douloureux quand je bois.

gingembre : addi.

Je pense que je suis « victime » d’une « grippe varanasienne ».
Et que ça va en s’arrangeant.
Par contre je n’aimerais pas être victime d’une hernie discale dans le milieu du dos…
Est-ce une contraction musculaire ou une hernie ?…

04/11/07 :
Les douleurs ont augmenté. J’ai tout le temps mal, dans toutes les positions debout, couché. Certaines plus douloureuses que d’autres. J’envisage une inflammation du péritoine, peut-être due à ma « grippe indienne » mas je pense que ce sont deux événements sans liens.

Ca fait longtemps (quelques mois) que je ressens comme une espèce de pression (parfois) dans cette région, comme une « bouffée ». Mais je me disais – bien que pas intéressé par les chakras ni connaisseur – c’est peut-être annonciateur de l’ouverture de mon chakra du coeur.

Bizarrement Castaneda parle d’une douleur de ce genre, annonciatrice du Pouvoir.

Question : je me regarde ou je regarde le monde ?

kitne rupe ka hey : combien ça coûte ?

J’ai re-rencontré Candice et V-I-R-ginie, que j’avais un peu guidées hier. Dans le tourist office d’une des gares de Varanasi.
Puis nous avons passé l’après-midi ensemble, allant notamment à Sarnath puis dans une petite échoppe au 2ème ou 3ème étage, vendeurs d’articles de soie dont très jeune garçon éveillé…
Puis retour au guest-house que nous partageons.

goyave : amrud > amroud : bon pour problèmes de transit.

Il semblerait qu’il n’y ait pas le son « F » en hindi et sanskrit.

Les fourmis en territoire inconnu envoient un petite rapide en éclaireur, et une balaise en seconde position pour notamment la « réception » de toute invasion, contre-attaque…

J’ai simplement du mal à ne pas me sentir responsable d’autrui…

06/11/07 :
Je suis dans le train. J’ai quitté Varanasi pour Bhubaneswar; après avoir dit au revoir à Virginie.

Les larmes de la rage – les larmes de la colère.

Après le théisme (infantil-isant ?) puis l’athéisme (adolescent), la troisième voie : le Réalisme Volontaire.

Puis les larmes de rire.

07/11/07 :
Oui je suis tendu et intense : c’est ma façon de vivre. Je ne pense pas qu’on puisse trop vivre.

Curieuse fin de journée…

08/11/07 :
Aujourd’hui je viens d’avoir une discussion avec un gars très intéressant et fort : Santos et son ami Apana.
Il est pêcheur, et à un moment il m’a montré des perles qu’il a récoltées et vend parfois pour se faire un peu d’argent en plus.

J’en ai vu une qui m’a fait penser que je l’offrirais volontiers à une certaine femme. Je lui ai dit « j’aime bien cette perle, vraiment » et il me l’a donnée.
Un très beau cadeau à ramener dans le 92…

09/11/07 :
Aujourd’hui c’est Kali Puja; grosse fête pleine de pétards. Fête de Kali, la déesse qui rigole pas toujours…y’a qu’à voir son collier (orné de têtes d’hommes fraîchement coupées)

11/11/07 :
Tellement de choses vécues depuis mon arrivée à Puri, et durant le voyage qui m’y mena…!!!

Indescriptible. Mais entre autre, visite du Konark Temple avec Julia, une Italienne de 2- ans vivant en Inde. Une vraie soeur de Matthieu G L M. Même visage, même réactions, attitudes, parfois. Etonnant. Sympathique.

Et ce soir, enfin rétabli (encore une petite toux grasse) et reposé, je repars, par le train de 21h00.

Pour Jhansi, que m’a conseillé Julia, comme coeur de l’Inde, centre affectif, très cher pour les Indiens; ce qui m’a été confirmé.

A suivre…après un dernier bain dans l’océan, après le repas que je m’apprête à prendre. Il est 14H15.

Ici j’en suis venu à…comprendre (qu’il ne faut pas chercher à tout comprendre, ni tout le temps) et à expérimenter que finalement le rapport au divin repose sur un souci (que ce soit souci-peur de la mort, de l’enfer, de l’éternité, de l’autre, de l’abandon, du plaisir…) et que ce souci dépend essentiellement de nos peurs, de nos désirs, de nos fantasmes, de nos croyances, et de nos connaissances et de nos volontés – tout cela en même temps, en un mélange émotivo-intellectuel que l’on projette sur et dans le monde, afin de con-former celui-ci à nos « aspirations » et « inspirations » « ultimes ».

Et le monde est influencé par nos émissions-projections, et/mais en retour il réplique…si l’on est attentif, en fonction de ce qu’on a EMIS.

Or, à l’issue de ces 4-5 jours ici, j’en suis et reviens à :
REALISME VOLONTAIRE.

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Je me retrouve dans la danse des femmes, la gigue perpétuelle.

Plusieurs jours à concentrer ma vie
et à m’amuser au miroir de mes fantasmes.

Je suis un dieu de corridor,
un commandant de songes,
capitaine en rêveries.

Bien des émotions, diffuses, ont infusé mon épiderme,
se sont distillées avec mon derme.

Reste un somptueux cognac de souvenirs,
un détergent contre les mascarades religieuses
et le poisseux vernis de leurs ogres.

Je ne veux plus de place aux délires.

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12/11/07 :
En règle générale, les Indiens sont plutôt petits, entre 1m65 et 1m75 max. Pas très lourds, corpulence plutôt moyenne à légère. Tous aux cheveux très noirs, raides. La peau varie de claire à très foncée, avec une moyenne au marron un peu prononcé, parfois brillant parfois mat.
Ils ne sont pas forcément très énergiques, du moins de prime abord, voire un peu mous.

Par contre, il me semble qu’ils sont pour la plupart d’une grande sensitivité et très intuitifs.

Malgré une certaine réserve ils n’hésiteront pas à vous toucher, même à vous « tâter », même les femmes.

Je pénètre de plus en plus profondément l’Inde, distançant la périphérie pour entrer dans les terres, avec les gens. De fait, on prête moins attention à moi; et ne fait plus l’effort de parler anglais.
A moi de me débrouiller.

Je suis toujours dans le train pour Jhansi. Là on fait arrêt à Bhijalpur.

13/11/07 :
Quelques nouvelles éparpillées, égarement bien à point,
au point, en évitant les à-côtés.

Dans le bruit, sur les odeurs, avec la lumière,
par les corps, les couleurs s’exclament, le soleil s’esclaffe.

J’allume un bâton d’encens, pour répondre à une goyave.
Cette petite place kaléïdoscope.

Je me suis tracé une flamme rose entre les sourcils, au dessus des yeux – flamme de justice, flamme résolue et flamme d’Amour.

Un bébé pleure vers l’inconnu.

Le rose est ma couleur. Comme le bleu.

Ecrire c’est peindre le vent; signer sur la rivière.

Un arbuste, une vache, des briques, nul n’est à sa place.

Je vois la Vie : une danse. Des sanctuaires.
Des gardes, des soldats, des policiers…

Je vois la Vérité, plus pulpeuse que la dernière orange,
plus sucrée que la canne, plus somptueuse que le lait de la mère,
et la volupté ne manque pas de l’aiguiser.

Plaisir est LE Médium.
Immergés en notre modélisation; nos desseins animés,
étreintes de nos volontés.

Finalement heureux d’une vérité d’organes :
une paix de troubles frissons,
de tensions délicates et poussées d’énergie localisées.

Oui, finalement je suis très content d’une vérité d’organes. Estomac, poumons, coeur, foie, sexe, cerveau, etc…et leurs dialogues.
Ca, et rien d’autre.
Le reste n’est que névrose obsessionnelle, plus ou moins communicative, plus ou moins contagieuse, plus ou moins partagée, plus ou moins dangereuse.

Vivent les organes !

Chaque langue, mais surtout la « maternelle », l’usuelle nous place, nous définit en Fréquence vibratoire spécifique, particulière, contenue dans une certaine « bande » caractérisée par des hauteurs de sons, de vibrations, par des rythmes, des intonations qui permettent de mettre davantage en phase les individus la pratiquant.

Je préfère cesser de me taquiner avec mes fantasmes.

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Quelques heures plus tard, dans cet hôtel-bar-restaurant de bord de route « High Way hotel » –
Je n’ai plus la fiole (l’alcool) ni la braise (la fumée cannabinique). Je me refuse à les utiliser.

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Dans ce bar-hôtel de bord de route « High Way hotel » je n’ai plus que moi – et le monde; secs !

14/11/07 :
Je suis chanceux : je suis arrivé à Orchha pour la période où, une fois par an, les femmes viennent pour prier dans différents temples dans ce petit village.
La beauté est partout, très colorée.

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Le lendemain, je te vois partout.
Tu fais vivre la Beauté. Tu portes la Grâce :
te rebondis de lumière, volumes pleins se moquant de l’excès,
formes acérées en suave miel céleste.

Ô couleurs, autant de plumes pour l’oiseau Femme.

Merveilles sont des indicibles que l’on voit, ouït, sent et touche.

Au creux de l’homme, haut de ses cuisses, la troisième main,
celle qui en se desserrant, en s’ouvrant projette, répand et dépose
le Germe de Vie.
L’homme se tend vers la femme.

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J’entame aujourd’hui le 7ème film. Déjà 6 heure d’Inde.

C’est amusant comme l’incongruité d’un taureau ou d’un vache sur un quai de gare est intégrée, ici en Inde, tout en restant pourtant extraordinaire.
C’est cela aussi le miracle Indien, le surprenant pluralisme, la diversité fantasque, la liberté humble, le courage pulpeux et la fierté de la braise – par-delà les cendres des millénaires.

1 : èk 2 : do 3 : tin 4 : char 5 : pats 6 : chèt 7 : sat 8 : ât 9 : nôh
10 : das 20 : bis 30 : tis 40 : chalis 50 : patchas 60 : sahat 70 : sat-har
80 : asshi 90 : nabhè 100 : sôk 200 : do söh 1000 : èk adyar
please : kripyah
où : khahan
gharam : chaud
coriandre : daniàh
oignon : piats

15/11/07 :
Dans le train vers Jalna (qui n’avait « que » 2h30 de retard) Je repense : c’était plutôt agréable avec Alice, quand je l’ai massée sur tout l’arrière du corps, sur mon lit à Varanasi le 04/11/07 alors que j’étais dans un état général médiocre.
Massage plutôt sensuel mais nos peaux ne s’accordaient pas.

Curieux aussi ces douleurs assez importantes que j’avais autour du coeur. Vraiment gênantes dans la nuit du 3 au 4. Puis j’ai senti que ça s’arrêtait brusquement.

Me voici donc dans Aurangabad, finalement, car elle offre plus de commodités.
Ce semble être une ville développée, dynamique sans hystérie et calme.

L’Inde est une planète à elle seule. Une ferme, une usine, un cirque, télescopés tous ensembles.

Les Indiens aiment l’anis.

Vivre de s’arrêter sur le bord d’une route pour déguster des arachides chauffées salées en buvant du tchaï à petites lampées.

17/11/07 :
J’ai visité les grottes bouddhistes d’Ajanta hier. Impressionnant travail !

Aujourd’hui je prends le train dans 1h30 (à 14h30 pour Mumbaï). Puis j’envisage 2 îles : Daman et Diu.

Je veux être uni au monde, en phase avec lui, tout en gardant mon identité, ma liberté, mais en évitant au mieux le refus ou l’affrontement.

Oui : je commence à CONSTRUIRE mon monde : à partir des EMANATIONS-PRODUCTIONS-PROJECTIONS-JAILLISSEMENTS-VOLONTES que je suis.

Nous avons tous le Présent à construire avec nous-mêmes…

Nombreux certes, mais aussi BRUYANTS…mesdames messieurs Indiens.

Avant hier j’ai vu le film « Om Shanti Om » avec le second plus célèbre acteur indien (bon et sympathique) Shah Ruk Khan – alias « SRK » – et c’était un bon film.
Varié, allant de la comédie à la romance, au fantastique, au suspens, avec chants et chorégraphies. Vraiment agréable.

Prendre le temps d’apprécier…
Oui, saisir, empoigner cet impalpable de nos poumons,
cet indicible de nos semelles, ces croissances dans nos tibias,
communier l’évaporation décisive.

Commentaires, commentaires, nos visions, nos frissons,
les lumières que nous libérons, les agrandissements, les ouvertures –
et nos résistances aux étreintes du finir.

Nous atteignons les âges d’après,
par les toujours versatiles.

Je ferme mes appétits en hommage(s) aux succulences
qui jusqu’à me larmoient.

Caresser la peur dans le sens du fil,
atter le pressoir et déjouer la vis.
Aux murs de nous apprendre à sauter.

J’ai rendez-vous avec tout de suite au masque massif, massue.
Epauler les fontaines survient donc ma découverte, ma trouvaille…

Rien de plus précis que les vagues – rien de moins dit.

(On n’abuse pas du bonheur)

La poésie, parfois l’art d’écrire trop loin – risquer dans l’avant…
bouffonnerie imbue, tentative spécieuse.

En tout cas je ne veux plus chasser.
Cultiver oui…Et trouver, recueillir…

Les Indiens boivent à la bouteille en se faisant couler l’eau dans la bouche, sans toucher le goulot des lèvres.

De même ils disent « oui » en dodelinant de la tête, de gauche à droite, toujours avec l’expression sur le visage : « mmm…pas vraiment… », « …à peu près… ».

Dans ce train surpeuplé, en retard, sans réservation possible, je suis obligé de squatter dans les cuisines, où les cuisiniers m’acceptent gentiment.
Après 2h30 il reste au moins 6 ou 7 heures pour atteindre Mumbaï, où je devrais donc arriver vers 1h du matin…

Les Indiens semblent avoir beaucoup plus souvent qu’en France le « pied grec » avec l’index (voire le majeur) plus grand que le pouce. Comme moi…

16 millions d’habitants quand même…Mumbaï.

18/11/07 :
Même si tu te résous au combat, n’oublies pas un des maîtres verbes : construire.

D’abord, et spontanément, l’Amour. Mais sans niaiserie ni mièvrerie. Non, l’Amour tel que tu VEUX le MANIFESTER.
Puis, si en face c’est désagréable…changer…à BON ESCIENT.

L’Inde me fait m’interroger sur le bonheur. Quand je vois parfois l’extrême crasse de pauvreté dans laquelle certaines personnes vivent, dont des enfants, je me dis : « les enfants n’ont pas l’air malheureux. On constate là encore que le bonheur c’est d’être ensemble ».

De 0 à 10 ans, quand tout dépend des parents, le seul malheur possible est la douleur physique, ou alors la séparation. Mais si l’on est préservé de cela on peut être heureux, (même) sur un tas d’ordures. Oui. Mais après 10 ans ?…

Le malheur c’est la souffrance, la douleur.
Donc, celle qui dépend de nous (que l’on peut maîtriser, et/ou que l’on se complait à ressasser ou auto-générer) il s’agit de la combattre sans répit et de la vaincre !

Selon moi il n’est pas légitime de se plaindre si l’on ne souffre pas physiquement ou si l’on n’est pas privé de liberté.

19/11/07 :
Tout le monde n’est pas forcément gentil…Je n’ai pas à engraisser les méchants ni les désagréables.

J’apprends à mes dépens que les grottes sur l’île d’Elephanta sont fermées le lundi…

Il y a dans Mumbaï une communauté tibétaine, qui vend des vêtements et couvertures.

Cesse d’avoir deux regards…

Je suis dans le train pour Dahanu (petite ville côtière) et…on m’a volé mon sac – le gros, militaire – que j’avais placé sur l’étagère au-dessus de ma tête. M’en suis pas rendu compte. Je viens juste de la réaliser. C’est dommage car il contenait ma trompette, ma veste militaire avec ma petite boussole et le chargeur de ma caméra; plus des vêtements et des souvenirs achetés. Dommage. Inutile d’en dire plus. Il n’y a rien de grave; juste du déplaisant, désagréable.

La distance révèle les sentiments…..Héhé…

Cesse un peu d’apprendre; de comprendre, même de vouloir et…SOIS !…CE qui est. Sois.

Brahma – le Créateur, Vishnou – le Conservateur, Shiva – le Destructeur.

J’apprécie…Vishnou…

Vishnu qui conserve, préserve par Amour, mais qui doit aussi par Amour relâcher son emprise, abandonner le monde au Destructeur Shiva; sous peine de cristalliser éternellement le monde, de le figer, le minéraliser.

Brahma crée, en Poussée, mais cette poussée nécessite une Force de Stabilisation et Cohésion, pour exister.

Brahma-Espace, Vishnu-Temps et Shiva…? le Néant, qui « (r)appelle » tout ?…

Brahma Passé-présent, Vishnu Présent-futur, Shiva Futur…

Je suis dans Dahanu, à 100 mètres de la plage. Dans un (très) modeste guest-house.

Pourquoi serais-je triste ?…
La solitude…C’est l’absence de réponse; l’impossibilité de partager les émotions, d’échanger les étincelles de conscience.

La conscience est une émission, mais sans renvoi, sans « feed-back » elle se perd dans l’infini de l’espace, dans le vide.

Elle doit, paradoxalement, rencontrer quelque chose, un « obstacle » pour s’épanouir. Rencontrer. Ren-contre-r.

Je suis cet homme qui marche, depuis des années, des kilomètres, des soleils, des lunes, étoiles, champs et rivières, chants et rizières.
Je suis cet enfant qui continue d’aller, depuis la maternelle; ce petit rêveur du bord de la Nationale 10 – celle qui mène de Maurepas à Burgos, puis à Dar es Salaam, puis au Caire, Bangkok, Guatemala ciudad, Phnom Penh, Saïgon, Delhi, Mumbaï, Srinagar, Dahanu…

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Un peu plus à l’ouest sous le soleil;
pour tâter de son swing…
Un puncheur, sans aucun doute,
prompt au K.O de l’imprudent, du présomptueux.

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Je te longe Océan, bas séant,
joue avec le bord de nappes de tes vagues.
Ta frange blanche n’a pas encore léché mes pieds,
tes implacables vagues ne m’ont pas encore nappé, ni drapé ton sel.

Tu bordes mon chemin, manges ma route…
avant la nuit je m’immergerai en toi;
avant que glisse le soleil derrière ton dos crêté mobile.

Déguste cette soupe épaisse et suave de tomate beurrée.
Chaude au point d’acceptation.

Certes Océan tu ne fais croître de tomates ni fruits mais…
en ce monde, rien n’a tout.

20/11/07 :
Il est temps que vraiment je vive POUR et PAR mon Essentiel, ce que je préfère, aime, qui me fascine : la Conscience.

Car je ne fais la plupart du temps que vivre sur mes « acquis » et les « ruminer », spéculer dessus.
Au lieu de m’exercer, pratiquer, expérimenter (ce que je fais « un peu », tout de même…)
Au lieu, aussi, de JOUER.

La Conscience !…

Ainsi, parti de tout, revenu de rien, je commencer à vivre.

On ne voit vraiment qu’avec l’intérieur; on n’entend vraiment qu’avec l’extérieur.

Oui : clarifier la conscience, désaliéner l’attention, pousser l’intention.

Solitude ?…Seuls les insensés, les égoïstes et les méchants sont isolés.

Les noix de coco peuvent être mangées toutes petites, quasi sous forme de bulbe, petite sphère aplatie, de volume entre une clémentine et une orange. La chair est caoutchouteuse, de couleur semblable à de la paraffine. Le goût douçâtre; à accompagner de sel, de citron.
(Je sais pas s’ils le font mais moi c’est ce que je ferais)

Fascinante écriture hébraïque…
Chaque lettre est un pilier (d’ailleurs la lettre Samek signifie : soutien, soutenir) Chaque lettre est une cellule, dont les assemblages forment des mots-organes, qui à leur tour forment des phrases-corps.

Les enfants nous rappellent constamment deux choses fondamentales : l’amour, et le fait qu’on peut passer du rire aux larmes en une seconde.

Ce soir la lune a cette couleur que je lui préfère :
blanche laiteuse, immaculée, qui rend ses cratères bleutés,
indigo clair. J’adore.

[Suivent des notes, pour un dialogue, en police de caractères Times New Roman, que j’ai écrit pour compléter mon projet de livre « J’ai essayé d’être un humain », où un extra-terrestre décrit sa mission : la vie dans le corps d’un homme, de l’enfance à la mort. Et là il rencontre un autre extra-terrestre qui avait la même mission mais l’a abandonnée, un « renégat »]
– le héros :…se faisant tu deviens mortel et ta vie n’a plus aucun sens puisque tu n’as même plus de rapport à faire.
– le renégat : Et que penses-tu des « prélevés » que nous faisons ?
– Mais nous leur offrons l’éternité et de nouveaux mondes à découvrir.
– On peut dire ça mais en même temps , peut-on dire qu’on connait vraiment un monde tant qu’on l’observe de façon distanciée sans en suivre les règles fondamentales ? Quelle est une des règles fondamentales de ce monde ? La mort. Au moment de mourir j’enverrai toute ma mémoire. Je ne suis pas un renégat. Mais un extrémiste : je sacrifie tout à la Connaissance. La Connaissance est le monde que nous bâtissons à partir de la Conscience qui est Désir : Désir émetteur et Désir récepteur. Et de sa rencontre avec l’Inconnu (existant ou inexistant) naît la Sensation d’où l’on tire la Connaissance qui permet de stabiliser, formaliser et formuler un monde. Pas un excessif qui fait Trop mais un extrémiste qui va jusqu’au bout. La différence ? L’Extrémiste le fait par amour, altruisme, et l’Excessif le fait par égoïsme, orgueil, vanité et sans but réel.
– Quel est ton but ?
– Connaitre la mort. Découvrir la ou les voies de la destruction. Comment les choses disparaissent et si elles vont « quelque part ».
– Mais finalement tu es un excessif, car tu veux repousser la limite qu’est a mort. Or si ce monde m’a appris quelque chose c’et bien que les limites sont utiles et même indispensables. Car les limites permettent de dessiner les contours de l’Autre, de cet Inconnu – sujet ou objet – dont tu parlais. En voulant connaître la mort, ne risques-tu pas d’empiéter sur le monde de la destruction, risquant par là de provoquer une réaction qui signifierait la destruction de…tout ce qui existe ?…
– Tu poses deux problèmes : celui des limites et celui de la conscience. La conscience selon moi est un produit de l’Existant et non son origine ou sa cause; et donc, en tant que produit il ne peut détruire sa propre source.
– Pas sûr ! Les bombes sont des produits de ce monde, et elles peuvent le détruire.
– C’est le problème de ton angoisse que tu poses : la peur de l’au-delà des limites.
– Non, je pose le problème de la responsabilité : tout pouvoir conscient impose la responsabilité. Tu ne peux pas prendre un risque absolu par simple…curiosité.
– On en revient donc aux limites. Selon toi, les limites sont utiles, indispensables et bonnes. Et tu estimes que nous les avons atteintes et que nous devons donc en rester là. Cette attitude a, sur Terre, créé par le passé, les bûchers, l’Inquisition et toutes ces choses qui étaient des limites. Avec toi les humains seraient restés dans leurs grottes.
– Et qu’ont-ils gagné à en sortir ?
– Le soulagement de ne plus voir leurs enfants pourrir d’une simple appendicite; ou de sauver une mère d’un accouchement par le siège. Ce que tu crains c’est ce que je nommerais le principe de la réaction en chaîne : si je découvre le principe de la destruction, je risque de me détruire et d’étendre mon annihilation au reste du monde…Mais si l’univers avait dû disparaître dans un trou noir ce serait déjà fait. Moi je pars du principe que puisque « quelque chose » – l’Univers – existe plutôt que rien, c’est que tout est possible; et que le tout est plus puissant, dépasse le rien. Il est temps d’abandonner les limites.
– Le respect d’autrui…
– N’est pas une limite, c’est une évidence, préférable. Mais en toi-même n’aie aucune limite.
– J’en garde une, au fond de moi. Pas par…
– orgueil, je sais mais par…
– doute. Oui, le doute; qui fait que l’on s’abstient, en dernier ressort, pour être sûr de préserver ce qui existe.
– (Ainsi parle le Vishnuite)
– Mais alors, jamais tu ne partiras, car ta limite toujours t’arrimera à un endroit, à elle-même, avec le doute pour longueur de ficelle, mais comme la balle de jokari, aussi loin que tu ailles, inexorablement tu reviendras, et d’autant plus vite que tu es parti loin.
– …pas exactement…Je dirais plutôt que ma limite crée un phare dans l’océan du tout, et que derrière ce phare se dessine un monde que je connais. Quant à mon doute, il est ma canne blanche d’aveugle que je suis face au Mystère de l’Existant.

21/11/07 :
Indéniablement cet univers est érotique; érotisme, même, d’une certaine façon.
Eros dansant funambule sur les pieds de Thanatos.

Le but que l’on peut se choisir pour la vie c’est le Bonheur.
Le Bonheur c’est la Perfection accomplie.
La Perfection accomplie c’est s’appliquer totalement à ce que l’on aime (et non l’absence d’erreur ou de problème…Perfection ne signifie pas infaillible mais plénitude)

J’ai acheté et lis « Jonathan Livingstone (…) le Goéland » en V.O.
Joli et précieux livre.
Ca faisait longtemps qu’il « rôdait » (planait…) dans un coin de ma tête et c’est finalement en Inde que je m’y plonge…

Il est bon parfois de regarder vers le soleil pour se bien réveiller et se nettoyer, débarrasser le regard.

C’est amusant : « am » signifie « goyave » au Vietnam, et « mangue » en Inde.

Je fais du tourisme culinaire.
En goûtant les fruits d’un pays on commence à le connaître, et en mangeant les produits transformés, cuisinés on découvre un peu plus le pays.
Ainsi l’Inde est effectivement plutôt sèche et épicée…

Quand on est enfant (et) adolescent on considère d’abord l’envie et ensuite (éventuellement…) le risque.
Avec l’expérience de l’âge, on considère d’abord le risque puis l’envie; car on sait que « ça joue pas », malgré les apparences, et que malgré notre goût pour le jeu et l’aventure, la vie ne joue et quand on perd on perd tout et définitivement.

22/11/07 :
Je pense que le problème de l’Inde est le même que celui de la plupart es autres pays : ce n’est pas la surpopulation mais la surconcentration.
Du fait des centralisations, de type organ-ique, motivée uniquement par le profit financier, on en arrive à des villes de 16 millions d’habitants, à Mumbaï qui draine les populations depuis des centaines de kilomètres de rayon autour d’elle.

C’est bien la quête effrénée du profit égoïste qui est la cause des surconcentrations, et des licenciements, et de la pollution et de la paupérisation des populations.

Exigeons la redistribution des bénéfices colossaux.

Ce n’est pas forcément le « Système » qui est vicieux, mais les gens qui le contrôlent et qui gardent (presque) tout pour eux, alors que le monde n’a jamais produit autant de richesses.

Taxer les profits boursiers.
Déconcentrer et multiplier les pôles économiques
Interdire les délocalisations.

Les transsexuels et les travestis ont un statut particulier en Inde : à la fois moqués et craints. Ils passent dans les trains régionaux, généralement à plusieurs, et demandent de l’argent, distribuant des bénédictions, et se permettant de taper (doucement) ceux à qui ils demandent et qui refusent. Ils sont à la fois plaisantins et sérieux.

D’une façon ou d’une autre, les gens se servent de la parole (articulée ou pensée) pour spatialiser et équilibrer leurs rapports entre eux…Comprenne…

A Mumbaï, quand les trains grandes lignes sont pleins, on peut néanmoins obtenir une place (même en « sleeping ») en allant au Tourisme Office Reservation situé à CHURCHGATE (par contre c’est loin des gares…Taxi !)
Ils ont des quotas (…) de places pour étrangers.

En cas de problème informatique ou vidéo : aller à LAMINGTON Road. Il y a plein de boutiques qui vendent de tout…J’ai réussi à acheter un chargeur pour ma caméra.

Parfois, il est préférable d’imposer SON monde; sinon autrui essaie de nous faire subir le sien.
Aussi, il est bon parfois d’imposer son monde.

D’une manière générale, je dois être plus intransigeant dans la protection et l’affirmation de mon monde vis à vis des autres, car je suis trop tolérant vis à vis des attaques et tentatives d’oppression; voire même je les provoque.

Je dois (plus souvent) il est préférable (pour moi et pour autrui) d’affermir mon monde.

Mon monde (le monde que je suis) est une Sphère ou tout au moins un volume sensitivo-émotionnel dont je suis la Source, le Centre , la Périphérie et…une des cibles (pas uniquement au sens « à abattre »)

« Le monde que je suis » c’est tout ce que je suis, ressens et fais.

L’ancien nom de Varanasi, le premier (?) était Khasi.

La corruption policière semble élevée à Mumbaï, et politique dans l’ensemble de l’état du Maharajtra (d’où problèmes d’électricité, coupure, notamment)

Quand je vois les bus, type anglais, ça me rappelle mon « plus beau » rêve, fantasme : parcourir le monde avec des amis – et ma femme… – à bord d’un bus anglais aménagé : cuisine et salon et toilettes, salle de bain et musique, au rez de chaussée, et chambre et salon au premier avec toute une verrière-baie vitrée à l’avant. Et même terrasse sur le toit. Avec une roulotte en plus pour la montgolfière.

Et les danses ont des bras envoûtés
par voiles, soies et floutées couleurs.
Ombres ou transparences, aux yeux ma place
belles sont les demeures charnelles,
les ouvertures à fruit pulpeux.
La folie des femmes exhibe la sagesse aux hommes.
La faiblesse des hommes atteste l’amour aux femmes.

Il me semble que seule l’ignorance peut sertir la beauté du monde.
Inexprimable comme indécis coule mon regard du monde.
Des profondeurs affleurantes sourd mon éloge.
Les comètes sont parfois rapides comme une paire de sandalettes.

Je sais à présent, après un (petit) furtif iris en coin
que je n’ai pas besoin d’être plus que vivant.

L’Inde c’est chaud, bruyant, sec, sal…issant,
subtil, étrangement profond, étonnamment absorbant,
polissant sinon nivelant…l’Inde c’est un éléphant qui marche;
c’est sous les pieds d’un éléphant qui lentement s’écrase sur le sol…

L’Inde ce sont des aigles, ou autres rapaces,
souvent, dans le ciel, des grandes ou des petites villes.

L’Inde ce sont des envols de cerfs-volants, matin et soir.
Les Indiens aiment les cerfs-volants;
les cerfs-volants aiment les Indiens.

L’Inde c’est Shiva sur le bateau,
Ganesh dans le taxi, Saï Baba à la caisse,
Anuman sur le rickshaw et…
des enfants qui mendient; aussi.

23/11/07 :
Dans le train pour Ajmer. J’ai rencontré Pascal et Maria et sa mère, allemandes.
J’ai donné ma carte de l’Inde à Pascal qui va rester encore trois mois. C’est plaisant de penser qu’elle repart pour un tour, une troisième vie, après 2003, 2007 et maintenant avec Pascal (après être restée 4 ans dans ma cave)

24/11/07 :
Autobiography of a Yogi by Paramahansa Yogananda

Jesus lived in India by Holger Kersten.

Trouver les livres de Howard Marks (« Mr Nice » et « Dope stories »)

Bonne adresse : ils aident à la survie des artistes, etc… : www.dosvelaspictures.com

27/11/07 :
Ne fais pas le jeu du provocateur, provocatrice, mais ne le laisse pas empiéter – serait-ce d’un millimètre – sur ta Place, ton Espace.

James GLEICK (scientifique) : « Chaos »

28/11/07 :
J’ai passé beaucoup de bon temps à Pushkar avec Malik-Pascal et Helli(friede) depuis que nous y sommes arrivés le 23 en fin d’après-midi.

Tout de même…les Indiens sont stressants; beaucoup d’entre eux sont…j’ai envie d’écrire : il n’y a que les vaches qui soient « cool » en Inde.

Beaucoup d’Indiens sont intéressés, hypocrites, railleurs, méprisant, se mêlant de ce qui ne les regarde pas, se donnant des rôles inutiles et intempestifs, finalement si je devais résumer je dirais…cupides.

Mais d’une cupidité sans limite : juste ils pompent, pompent tant qu’il y a; jamais à s’arrêter, jamais à remercier. Du reste, je ne suis même pas sûr que « s’il te plait » existe en Hindi.

Mais j’ai aussi rencontré DEUX Indiens, non QUATRE, à l’opposé de tout cela : intéressants, désintéressés, forts, vifs, généreux, tolérants, etc…Ceux que j’ai nommés dans ce carnet.

Moins charmeur que charmant, plus seigneur que saignant.
Je mettrais ça sur mon écu si je vivais au temps des chevaliers (et si j’en étais un…)

29/11/07 :
Me voici donc à vivre mes derniers instants 2007 en Inde…
Un peu fiévreux, un peu nauséeux, un peu lassé, fatigué de n’avoir pas dormi cette nuit dans le bus de Pushkar à Delhi et de la journée en état un peu fébrile passée ici.

Le problème avec l’Inde, c’est peut-être comme avec tout pays, on ne la découvre qu’à la marge, au-delà des apparences, dans les détours des voix, dans les angles des regards et dans les rêves – curieux rêves !

Je ne suis pas le seul à avoir constaté que l’on fait des rêves étranges, INHABITUELS en Inde.

Je pense que c’est dû au nombre et à la confluence, « fusionnelle » ou au moins enchevêtrée, des esprits.

Le Main Bazar est à la station de métro Ramakrishna Ashram Mary

30/11/07 :
Ca y est…De retour sur le sol français 3 à 6°. Ca fait frais seulement, agréable.
Revenu dans le bain vocal, les fréquences psychiques dont je perçois toutes les subtilités.
J’ai hâte de revoir tout ce que j’ai filmé. Onze heures ! de « rushes », d’images, sons, émotions…

J’ai dépensé 48264 roupies exactement. M’en reste pas une seule.
Donc c’est bien ça : il faut compter 50000 roupies pour un mois, soit 1000 €.

Souvenirs perso inexplicables :
Excellentes blagues :
– Non ça va aller…
– Oh you succeed in passing ?…
– This one (loin…)…> Ooh I feel so good, now…
– Hello, I am the passenger…(dans le train bondé…)

01/12/07 :
Cet univers est rationnel; puisqu’il…a des limites.
Ce qui est irrationnel, dépassant l’esprit, c’est l’absence de limite, l’infini.
Mais au moins sur cette Terre, et même dans l’univers il y a une limite aux températures (le plus chaud, le plus froid) et tout s’use et finit par disparaître, rien ne demeure, rien n’est éternel et cela, finalement, est accessible à notre esprit…rationnel.

Contrairement à ce que j’ai peut-être écrit précédemment (par « lyrisme » sombre, et influence d’auteur-s) tous les chemins mènent quelque part. Il y a toujours un quelque part, et on est et aboutit toujours quelque part.

Le relativisme est un nihilisme spécieux, hypocrite et inavoué.

02/12/07 :
Je ne cours plus au siphon,
ni même ne veux certifier que l’évier se vide,
mais sois certain-e que je vais nager !

Inde astringente…Merci, Ô Bharata, merci ô Indiennes ô Indiens, d’avoir constitué le « dernier » bain dans lequel j’ai pu me nettoyer et me débarrasser des aspérités inutiles de mon être.

Première règle de la Sagesse : être ponctuel et sobre avec ses besoins vitaux. C’est à dire : les satisfaire le plus immédiatement possible dès leur apparition (respiration, soif, faim, sommeil) et sans excès.

Seconde règle de la Sagesse…être ponctuel et sobre avec la Sagesse. C’est à dire : être immédiatement sage lorsque c’est indispensable, et…ne pas l’être trop : trop fort ni trop souvent; savoir ne pas être sage, ou/et pas tout de suite…

03/12/07 :
Lundi. Retour au 6h31 Epernon-Paris…
Pour la première fois depuis que je voyage, je ressens le décalage horaire.
Ce qui fait que je suis « sur le pont » tous les jours dès 2h-3h00 du matin; et ce quelle que soit l’heure à laquelle je me couche.

Le problème survient quand tu tentes de contrôler autrui…pour quelque raison que ce soit. C’est toi, ton monde, que tu dois contrôler – quitte à contrôler… – pas autrui.

Ce fascinant mélange de Volonté et de Non-volonté…

Définitivement j’abandonne l’erreur (inconsciente en partie) de vouloir ou prétendre à ce que les gens soient comme je voudrais qu’ils soient…!
Non. Et quand ils me déplaisent…je les laisse à eux-mêmes.

Sans se forcer…

Eprouvant voyage…de façon très profitable.

Pas de transcendance, pas de juge, pas de regard extérieur, pas de colère, pas de dépit, pas de tristesse, pas de soumission, pas de refus buté, pas d’infantilisme, pas de dépendance, pas d’aliénation, pas de nostalgie, pas de mélancolie, pas d’égocentrisme, pas d’égoïsme, pas d’orgueil, pas de vanité, pas d’hypocrisie, pas de narcissisme, pas d’ostentation, pas d’affectation, pas d’enjôleur, pas de prétention, pas de paresse, pas de renoncement, pas de mesquinerie, pas de jalousie, pas d’envie, pas de mauvaise volonté, pas de méchanceté, pas de mépris, pas de dédain, pas d’indifférence, pas de provocation, pas d’obsession, pas de libidinosité, pas d’irrespect, pas de meurtre, pas de viol, pas de mensonge, pas de malhonnêteté, pas de racisme, pas de xénophobie, pas de fascisme, pas de nihilisme mais… »TOUT » le reste !

De retour en Paris, et étonnant comme, si je ne suis vigilant et maîtrisé, la mauvaise humeur et le mauvais esprit peuvent revenir…
Est-ce « l’esprit de la ville, de gens » ou ma réaction à eux, ou les deux…?
Etonnant. Pas la première fois que je le constate.

L’important c’est ce que je ressens et non ce que je pense. Le problème est que je me focalise sur mes pensées et finis par les ressentir…

Se focaliser sur les sensations ressenties AVANT les pensées.

Finalement, qu’est-ce qui m’irrite (le cas échéant) dans le comportement d’autrui à mon égard ?…
Le fait qu’ils n’agissent et ne soient pas comme je voudrais – qu’ils soient.

C’est aussi stupide qu’orgueilleusement égocentrique et présomptueux !!!

Quant à les changer…je n’ai qu’à constater le mal que j’ai déjà à me changer moi-même…

04/12/07
Me consacrer à la Conscience !…et par suite : QUE suis-je ? Jusqu’où, quoi, comment…

Qu’est la conscience, que ressens-je que sont les sensations, qu’est-ce qui n’est pas moi mais que je perçois ???

De fait : puis-je percevoir, sans que ce que je perçois soit moi ?

Et par suite, CHOISIR ce que je veux être. Car on peut choisir ce que l’on est au niveau psychique, tant dans l’instant (pensées, envies) que dans la continuité, en constant (valeurs, moral, et morale)

Le « baba » véritable que nous avons rencontré, avec Malik et Helli, sur le bord du lac de Pushkar, et avec qui j’ai discuté de ma double ouverture de chakras de 1992, et qui est un guérisseur reconnu (c’est même un guide pour un groupe de touristes français qui me l’a confirmé) m’a dit que pour garder la vigueur, la jeunesse – surtout sexuelle – il est utile de contracter les deux premiers chakras : l’anus et le sexe (soit ensemble, soit séparément, si l’on y arrive) pendant au moins 1/4 d’heure tous les jours.

Ce qui…confirme les enseignements taoïstes.

Depuis…héhéhé…je le fais de temps en temps…
D’ailleurs j’avais eu l’info avant (par Patrick P) et je l’avais fait pendant un temps.

Je recommence, mais…ça contracte aussi les viscères, le bas du dos, les lombes, et ça se ressent même sur le cuir chevelu.

Finalement, ce qui compte VRAIMENT, la « seule » (?) chose qui compte c’est L’ENDROIT où le monde FAIT PRESSION SUR NOUS de façon vraiment IMPORTANTE ou INTERESSANTE.
L’endroit où le monde fait pression, ou alors l’endroit où le Soi, ou l’on, fait pression sur le monde (de façon délibérée, choisie, ou non) de façon importante ou intéressée ou intéressante.

Le reste, les autres Pressions sont nettement moins importantes et ne nécessite donc p)as qu’on s’y consacre, ou alors APRES.

La Vérité c’est (aussi) qu’ENFIN je n’en ai RIEN A FAIRE de ce qu’autrui pense de moi – surtout quelqu’un de désagréable et/ou que je n’apprécie pas (soit constamment, soit dans l’instant)

Car j’ai définitivement réalisé, perçu, expérimenté, prouvé, compris que la gêne que je pourrais ressentir du fait d’autrui, c’est moi qui la détermine, la choisis, la contrôle : qui en suis totalement maître. Donc je la refuse, l’annihile.

D’autre part, ceux et celles qui chercheraient à me nuire, plus ou moins, consciemment ou non, ne méritent pas d’attention au-delà de leur légitime (mais éventuelle; à mon choix) punition, et/ou du règlement de la gêne qu’ils pourraient susciter (encore une fois : si je l’accepte, or je ne l’accepte PLUS)

Enfin !…C’est simplement que j’ai bien compris que les méchants ne méritent pas qu’on fasse leur jeu.

Les seuls pièges-erreurs qui risqueraient de me faire retomber dans mes anciens atermoiements sont la vanité, l’égocentrisme, le narcissisme et l’orgueil.

05/12/07 :
Je vais peut-être écrire tout ce qui m’est arrivé de « mystique », depuis le début, sous forme de roman (autobiographique) et intituler cela « l’Initié ».

On sait qu’il est Initié continuellement, les « Mauvais » le nomment « le Perpétuel » ou encore Perpétuité (Père pétuité) mais on ne sait pas en quoi et on ne connaît donc pas ses pouvoirs. Lui pas vraiment non plus d’où surnom : « l’insensé », « l’aveugle » et donc pour tous il est Tana le prêtre fou.

J’évite à présent les efforts et combats INUTILES.

06/12/07 :
Décidément, la France est calme et propre…

07/12/07 :
Je continue d’avoir cette envie réflexe qu’autrui se pré-occupe de moi. Envie qui est vanité, narcissisme et puérilité. Et cela M’EGARE. JE m’égare.

Heureusement, j’amenuise cette idée et à présent j’en suis bien conscient et elle me déplait.

Finalement, je réalise bien que TOUT EST et DEPEND des émotions et idées que JE ME PRODUIS, et la façon dont je les traite.

Et je suis (ou puis être) maître de mes émotions et de mes idées. En grande part.
Donc être maître de MON-MOI MONDE.

Et il est temps que je le sois ! Que j’agisse en conséquence.

De même, Je, Mon monde, puis/peut, être beaucoup plus vaste, grâce aux sens et à la conscience – je peux les « étirer ».
Je me cantonne à mon « volume » d’être classique, celui qu’on m’a enseigné, le « consensuel », celui que tout le monde reconnaît, pour soi ou autrui, comme « réel », vrai, rationnel.

Or je peux ressentir et (donc) être bien au-delà de ça, et même dans le « volume classique » bien plus profondément que ça.

Mais je dois me méfier, ne pas être dupe, de mon imagination, de mes envies, désirs, fantasmes et doutes !
Car ils me parasiteraient, corrompraient mon monde, en véritables MIRAGES.

L’énergie que l’on perd dans les ATTITUDES; en se crispant, par orgueil, au lieu d’agir en continuité, fluidement !

Oui, c’est aussi simple que cela, je puis choisir et contrôler ce que je suis intérieurement, et donc ce que je fais, produis. La plupart du temps. Sauf peut-être en cas de maladie, ou accident ou importante « incidence » de « l’extérieur »…

08/12/07 :
J’extirpe de mes tréfonds quelques bribes d’irréfutable –
aussi belles qu’inutiles. Des narcisses scripturaires, en fait.

Ce que j’aimais dans la drogue et qui me manque, parfois… »profondément », c’est que c’est – avec le travail… – la seule façon de SE consumer activement.

10/12/07 :
Il y a des gens qui provoquent les pensées ou remarques désobligeantes à leur égard. Par une attitude de genre « dépressif honteux coupable minable ». Il est mieux de ne pas céder à ce penchant.
De même : veiller à ne pas agir soi-même de cette façon !…Ne pas se montrer-poser en « victime », « pauv’ gars »…

Je renouvelle mon « précepte » du 22/09/04 : JOUIS DE TOI !

Enfin je me gaspille moins !…
Je me consacre de moins en moins à ce qui n’en vaut pas la peine.

Et j’en ai fini, ne produis plus les illusions et délires avantageux : qui donnent le beau rôle…
Réalisme volontaire.

Sur quoi on pousse…Voilà une grande partie du crucial : CE SUR quoi on POUSSE…!

Mais, ATTENTION !!!
Je suis en train peu à peu de me créer un piège et de m’y engloutir…

Certes, je perds moins de temps, me GASPILLE moins avec ce que je n’aime pas, mais c’est essentiellement parce que je ne mets plus de « remparts », « garde-fou » au fait que…certaines personnes me déplaisent.

Je ne fais plus d’efforts pour celles et ceux qui me sont désagréables.
Mais, d’une part ce n’est pas très constructif, et d’autre part grande est la tentation de…trouver de plus en plus de gens qui me déplaisent.

Et en fait, je me complais dans le fait d’être fâché vis à vis d’une part de l’humanité. Et je reste fâché globalement.
Et le fait de ne pas faire d’efforts pour « eux » tend à s’étendre à une absence d’efforts vis à vis de tout le monde et l’accroissement d’un mépris généralisé…

Alors STOP ! Je me reprends.
Sinon le pilier qu’il est préférable d’être risque de s’effriter et d’être aussi friable et faible que d’autres.
Oui, car nous pouvons être (comme je l’ai déjà écrit) pilier et source du monde, de la communauté humaine.

Donc…je me remets aux efforts pour…TOUS et TOUTES.

Mais maintenant je n’attache plus d’importance à CE qui n’en mérite pas, mais je dois garder de l’intérêt pour les gens; tout en me préservant des éventuelles malveillances.
De fait, les agressions sans conséquence ne méritent pas qu’on s’en occupe.

Allons !…Je me reprends d’affection pour le monde. Je me FORCE, car j’en venais à un mépris, une indifférence et une colère, issus des constats déplaisants que j’avais pu faire depuis des années et que je ne mettais plus « de côté ».

Bâtir ! Pilier, Source de Bien-Etre, d’Aise. CULTIVER L’AISE du monde, à partir de la mienne propre.
Efforts !…Pas que pour moi…

11/12/07 :
Finalement, dans ce monde, vivre, tout est Pressions et Aspirations…

Du souffle jusqu’aux actes, en passant par les sensations et les idées, tout est PRESSIONS et ASPIRATIONS.

Vivre et étudier cela…

Le fait est, qu’à part une ou deux rares fois, très jeune, quand elle me caressa le dos au réveil, sinon je n’ai jamais ressenti l’affection de ma mère – en termes physiques, voire même verbaux.

Je ne lui en veux pas, c’est probablement en partie grâce à cela que j’ai pu développer mon impartialité.

Par contre, ajouté à l’absence ou très faibles marques d’affection reçues des autres femmes, c’est dire le « lourd déficit » sensitivo-affectif que je « traîne »…

Ha ha !

Concentrons-nous plutôt sur Pressions et Aspirations.

Le problème est que quand on regarde ou écoute, quand on veut FAIRE quelque chose, on « forme » un objectif et cet objectif OBSCURCIT notre perception. Il se trouve intercalé entre soi et l’objet-sujet que l’on veut percevoir.

Ainsi pour percevoir ou/et faire, il faut être en état de réceptivité maximale, qui s’obtient en supprimant tout ce qui pourrait faire obstacle aux informations : (donc) S’EXPOSER.

On pourrait dire : être, soit comme un vagin, soit comme un phallus. Il est vrai que je suis plus enclin à me comporter comme un phallus.
C’est à dire : ressentir les choses par pression sur et autour de soi, plutôt que « en soi », en être pénétré (ou)…par aspiration ? (tiens tiens…)

Il faut dissoudre cette « boule d’intention », de volonté qui accapare notre attention et obscurcit notre perception.
Il faut en fait dissoudre et diffuser dans le monde cette partie rigide, crispée, figée, statique de notre Soi, notre ego. (Ca rejoint le Zen, fait très bouddhiste ça…)

Se décrisper (encore une fois…)

On pourrait synthétiser par : « Le Monde et toi »; et non l’inverse : pas « Toi et le Monde ».
Non…LE Monde…et (dont « puis ») toi…..

12/12/07 :
Je suis un Singulier Curieux Intellectuel Esthète.

On gaspille TANT d’énergie-être à n’être PAS soi-même…Vraiment. Comprendre puis méditer cela et changer en conséquence.

L’importance des mains !
Faire arriver, passer notre force dans nos mains, sans les bouger…Voilà qui est intéressant et aide à se réveiller.

Véritablement, une très grande part (tout ?) de notre « vie intérieure », psychique, et par suite, de notre vie extérieure (physique, sensations, proprioception et rapports à autrui) est une RESULTANTE de nos Structures mentales et des Processus intellectuels qui en découlent.

Dit autrement, notre mental, SI NOUS N’Y PRENONS GARDE, FNCTIONNE comme une MACHINE, et PRODUIT, FABRIQUE, FORME notre façon de Percevoir et Comprendre le monde (dont nous-mêmes) et de fait, crée notre Réalité.

Il faut savoir prendre conscience de cela, s’en désaliéner, s’affranchir des mécanismes, automatismes mentaux, nous émanciper d’eux et même savoir arrêter et « dissoudre » ces mécanismes.
Pour percevoir le monde plus « justement ».

« TOUT » est là. Ne plus être le jouet ni la victime de nos processus mentaux.

De fait, toute « chose » EXISTANT, toute Réalité, par le fait même d’exister, EST des formes, structures, qu’avec le « recul », à postériori, on peut considérer comme étant des lois.
De même, le fait d’être immergé et impliqué DEDANS fait qu’on est forcé, obligé malgré soi, d’y trouver, percevoir, concevoir une cohésion et par suite une cohérence.
D’autant plus qu’étant issu, produit (substantif et verbe) de cet univers, on en suit les mêmes structures, fonctionnements.

Au titre des « structures et processus psychiques » figurent (et agissent !) les CENSEURS, inhibiteurs, castrateurs.
Il en est ainsi de toute la morale, les règles, les dieux, les codes inculqués par la culture, la famille, l’école, les livres : l’environnement.

Toutes ces barrières et surveillants issus et acquis (imposés) de l’extérieur de soi.
Tous ces « autrui » qui entravent le Soi.

Ainsi je m’appuie, me fonde et m’identifie trop à mon intelligence et ses productions : ma cohérence. Ainsi que sur mon (mes) expérience.

Je dois redevenir vierge, notamment en me débarrassant de tout un tas de petites croyances, habitudes, sortes de superstitions de mon psychisme.

Etre NOUVEAU CONTINUELLEMENT. CONTINUELLEMENT NOUVEAU à la RENCONTRE de la NOUVEAUTE CONTINUELLE qu’est la Réalité.

Radix Astragali : tonifie l’énergie et le système immunitaire ?
Cortex eucommiae : tonifie foie, reins, tendons et os, abaisse tension ?
Radix Rehmanniae recens élimine la chaleur, rafraîchit le sang, nourrit le Yin ?
Angelique de chine ? Radix Angelicae sinensis.
Produits Zhong Hua Lee ?

Ce n’est pas nouveau mais cette fois je vais essayer de le VIVRE :
tâcher de vivre, d’agir en toute circonstance et continuellement avec la dépense d’être-énergie MINIMALE, selon un RENDEMENT OPTIMAL.

De fait : en utilisant au mieux l’ELAN ORGANICO-VITAL.

Zou !

De fait, cela passe par, implique de, moins se crisper : il ne s’agit plus de contrôler, mais, PAR DELA, ETRE.
Ne plus se crisper sur, à cause, des choses qui nous déplaisent mais dans ce cas se « recentrer », être Soi, et non « une personne dérangée par quelque chose qui la gêne »
Etre Soi, donc pas gêné puisque ce qu’on n’aime pas (en règle générale) n’est pas soi.

13/12/07 :
Ne te mets ni ne reste à la merci du monde, (ou) des gens.
Agis constamment afin de ne pas être, ou de te soustraire, à la merci des gens.
Essaie dans la mesure du possible d’être inaccessible.
Et, notamment, ne fais pas de CONCESSIONS, qui t’affaiblissent, à cause d’un doute, d’une peur, d’une honte ou d’une culpabilité.
Au maximum cela TE concerne mais ne concerne pas autrui; ne leur prête pas de flanc à cause de cela.

De même, souviens-toi que tu es ton monde : (et que) dans 99% des cas il n’y a que toi, qui ressens et fabrique tes sensations et idées; même si c’est à partir de stimuli extérieurs, c’est toi qui les interprète, les reformule et y réagis.

Ainsi, si les stimuli externes ne sont pas des agressions physiques (coups, accidents, maladie) alors l’essentiel est la manière dont tu réagis.
(Sauf dans une discussion ou communication pacifique, bien sûr)

Car finalement, être quelqu’un de libre, c’est avoir le pouvoir majoritaire sur soi, puis, si possible sur ce qui t’arrive.
Or, la seule chose sur laquelle tu puisses avoir un réel pouvoir, sans nuire à autrui, c’est toi.

C’est donc sur toi que tu dois agir, essentiellement, avant tout, et sans concession.

Il peut être profitable, parfois au cours de la journée, de se remémorer les « connaissances existentielles » (et) le « Savoir vivre » que l’on a acquis et s’est constitué. Afin de s’en servir, ou au moins de les entretenir, cultiver, ne pas les oublier.
Utile…

(Le HUAINAN ZI, composé après l’unification de la Chine, par une communauté de taoïstes, confucéens, légistes, etc…)

De fait, ne t’appuie que sur une chose : TOI-MEME, ce que tu ES ; c’est à dire ce que tu peux, fais et sais, et non sur ce que tu veux, crois, espère, attend ou autre.
Nuance TRES importante.
Ta solidité est et repose sur ce que tu es, pas ce que tu as.

14/12/07 :
Je préfère dormir plutôt que regarder la télé pour m’occuper et me dire que j’ai fait quelque chose.
On ne vit pas quand on regarde la télé, on passe.
On passe son temps, passe sa vie.

De même, les nouvelles séries sont séductrices car elles jouent sur l’affectif en présentant plusieurs héros en simultané qui ont tous des qualités très fortes (qu’on apprécie ou pas) et ils permettent de regarder évoluer une famille ou un groupe d’amis, sans s’impliquer, sans risque pour soi.

Ah Diderot !…Que St Diderot soit loué !…Haha…
Loué soit St Diderot, à qui nous devons, pour partie au moins, notre liberté de penser et d’agir; et même notre amour de la liberté.

15/12/07 :
Henri de Montherland, pour son amour des « je ». Je vais le lire, il y a longtemps qu’il rôde dans ma tête.

Il y a deux musiques qui sont des manifestations de mélancolie et qui réussissent le tour de force de n’être pas mélancolique : la bossa nova et le nuevo tango de Piazzola.

Le mélange que j’ai fait hier en me disant « pour soigner cette petite offensive de rhume il faut aussi traiter mon foie et système digestif qui ont été malmenés ces derniers temps, notamment du fait de l’Inde » est efficace pour excréter assez impérieusement (…) des selles suffisamment fermes pour ne pas risquer une échappée intempestive et pour que leur évacuation soit agréable de souplesse (re « … »)

Mélange : bonne base d’eucalyptus, avec deux épaisses pincées (à 3 doigts) de fumeterre et 2-3 cuillères (petites) de chardon-marie.

Je suis bien. Plus léger car je sais maintenant me débarrasser ET ne pas me charger de ce qui m’alourdissait : le narcissisme vaniteux, l’égocentrisme fébrile et assoiffé, l’excès entêté de fierté et d’idéalisme.

15/12/07 :
Le bonheur de préparer des crêpes.
Le plaisir de casser les oeufs.

Un des secrets de James Brown c’est qu’il chante comme un cuivre. Un mélange de sax alto et de trompette.

17/12/07 :
Observe attentivement ton souffle et ressens (les sensations) les pressions et aspirations de ton monde, à ta vitesse.

Quand je constate avec quel enthousiasme et envie je m’intéresse à la mythologie et culture scandinave, je retrouve ce qui m’avait motivé pour toutes les spiritualités quand j’ai commencé à les étudier (et même après)
En fait je recherch…ais (…) …la Magie !
C’est pour cela par exemple que j’aime et joue à étudier (parfois; moins qu’avant) l’hébreu biblique : j’ai l’impression de déchiffrer des messages secrets et magiques.

Finalement ça reste très enfantin…(pour pas dire « puéril »)

En général, les femmes ont l’air (…) plus désaliénées, ou moins aliénées, mentalement, que les hommes.
Mais elles sont plus aliénées « matériellement » – à cause des hommes.

Elles ont l’air mieux, sinon plus, conscientes que beaucoup d’hommes.

Il n’y a pas d’amitié dans l’amour (il n’est que de voir les ruptures…) mais il y a de l’amour dans l’amitié.

18/12/07 :
Prunella vulgaris = Spica Prunellae : pour immunité + bon goût et riche pour nutrition.

Je commence, un tout petit peu, à vraiment savoir maîtriser les plantes.
Le problème c’est qu’elles sont d’autant plus efficaces si l’on PREVIENT ls atteintes pathologiques. Mais du coup j’apprends à me soigner avec (car je suis toujours en retard, pris de cours – mais…j’y viens)

D’autant que je me mets à la médecine interne chinoise. Leur pharmacopée est remarquable, et le concept de Pei Shu – la subordination partiale – des organes Zang Fu (reins, foie, rate, intestins petit et long, estomac et poumons) me parait très pertinent.

Les capacités physiologiques des organes seraient optimales en fonction de certaines heures, pour chacun d’eux, et plus faibles à d’autres.

Et la journée de 24 heures se décompose en 12 périodes de 2 heures commençant à 23 h.

Bizarrement il est inutile et même déconseillé, car « préjudiciable », de vouloir agir, appliquer le vouloir à l’action; surtout celles concernant la conscience, vigilance, cognition.

Pourquoi ? Parce que nous SOMMES déjà Volonté. Continuellement.
Et que vouloir être volonté, ajouter le vouloir à la volonté, nous fait « vouloir vouloir », ce qi est une aberration, un excès, et nos EGARE.

Au lieu de cela il s’agit d’ETRE ce que l’on SAIT (vouloir faire, ce que l’on sait que l’on veut faire; sans s’y attarder, sans « l’immobiliser », sans le « form-uler »)

Etre l’acte, être l’ACTIVITE TENDUE (de volonté) vers le but.

Bien comprendre cela; surtout pour qui, comme moi, essaie d’être conscient et « soi libre »…

19/12/07 :
Toutes ces années d’observation et expériences me permettent d’être à présent très « clair » : très conscient de mon fonctionnement psychique, de mes processus mentaux, qui produisent mes idées, mes humeurs, mes comportements et même mes sentiments.

Je peux donc ME choisir et contrôler.
C’est CELA que j’ai GAGNE, acquis.
Mais je ne le fais pas tout le temps…

Je pense à transférer tous mes carnets sur Internet et nommer le site : « Conscience mon Amour »…

Titre qu’on peut trouver « révélateur » – d’une flagrante compensation.
Mais je pense vraiment qu’il n’y a pas « que » de la compensation dans ma passion pour la conscience. Il y en a, c’est certain, ne serait-ce que parce qu’ainsi, avec la conscience je trouve, fais une RENCONTRE qui compense (en partie, ou…totalement ?…) celle que je ne fais pas de façon individuée.

Mais il y a aussi, et avant tout, une réelle fascination pour ce phénomène, ui fait que nous sommes « plus » qu’un simple tas de matière.

Du reste, l’existence dans son ensemble me fascine.
Quelle FABULEUSE CHANCE, CHANCE, CHANCE (quoi qu’il arrive et en soit, il est question de chance que cet univers existe) de VIVRE !!!

Par exemple, pour illustrer ce que j’écrivais au début d’aujourd’hui, une erreur que je fais très souvent c’est : dès que je prends conscience de quelque chose, je le « reformule » de façon volontaire pour être sûr d’avoir « voulu » cela, pour être sûr que ça vient de moi, pour me l’attribuer.
C’est aussi vaniteux qu’inapproprié.

Ce que je réalise, (tous sens du terme) dans le même temps, simultanément je le SAIS. Pas la peine de vouloir le savoir.
Car cela me fait REVENIR EN ARRIERE, au lieu de CONTINUER (sur) ma lancée, mon ELAN-ETRE.

C’est bien cela : il me faut veiller à toujours orienter mon élan-mouvement(être) vers l’Avant, de l’avant, prospectif, continu-el, vers l’Autre, l’Inconnu et l’Extérieur de moi.

Ha oui ! je voulais écrire ça hier : peut-être que la « nature première » (…) des hommes est d’être simple géniteur et travailleur-serviteur, et celle des femmes d’être mère et… »bacchantes »…

A voir certains comportements…pas si sot ou outré.

Je déteste les dupes de l’imposture, qui n’ont que le meurtre, la peur et la méchanceté pour tenter d’imposer leurs horribles mensonges.

(De même), le fait de toujours être, vivre, me mettre « en suspens » mentalement, ne « m’appuyant » sur rien, me permet de rester insaisissable, et finalement inaccessible à ceux et celles que je n’apprécie pas et aux malveillances.

Le suspens…

J’en suis encore à me servir – légèrement, heureusement – de ma capacité d’Emprise pour contrôler les gens quand leur comportement à mon égard ne me plait pas.

Mais cela est dû à ma vanité et à mon égocentrisme qui ne tolère pas qu’on l’agresse et, pire, qu’on ne soit pas et ne se comporte pas comme JE voudrais et estime « bien ».

Il me reste à me débarrasser de cela qui me retient en arrière et ui fait que complaisamment je laisse accès à autrui sur moi.

Les gens sont ce qu’ils sont et les désagréables…les laisser à eux-mêmes !

Je suis toujours autant stupéfait de pouvoir autant contrôler et décider mon « univers intérieur » (égaré que je suis par mes trop grandes concessions, par l’intérêt que j’accorde aux malveillants)
Je puis en effet être maître de mon attention, de mes pensées, de ce que je FAIS – donc de moi.
La fascination pour le mal…
N’ai-je donc pas CHOISI mon « camp » ?…
Le mal, pour moi, c’est tout ce qui tend à porter atteinte d’une façon ou l’autre, à la Beauté, à l’Amour, à la Vie, à la Réalité bienveillante.

Il est donc temps de l’énoncer une fois pour toutes : les malveillants sont des TUEURS, qui veulent tuer (d’une façon ou d’une autre) donc – tant qu’ils ne passent pas au mode « physique » tactile, LAISSE-LES A EUX-MEMES.

Je n’y reviendrai plus, ni surtout ne leur concèderai plus rien.
Je ne retournerai plus en arrière pour eux, ni ne me détournerai.

Mon erreur était de refuser d’admettre la malveillance, voire la méchanceté de certains, certaines, et en plus d’accepter de les aimer malgré tout.
Je ne veux plus les aimer Ils ne le méritent pas et surtout cela, la plupart du temps, ne fait qu’entretenir leur vice ou ne sert à rien.

Car, en résumé, L’ATTENTION ACCORDEE A LA MECHANCETE NE FAIT QUE LA CONFORTER.
(Phrase très importante et riche de sens. A méditer) Ne serait-ce qu’en provoquant la colère, par exemple.
Sinon c’est qu’il ne s’agis-sait pas de méchanceté.

La méchanceté détourne, pervertit, égare. Ne pas y céder; ne rien lui concéder.

Il y a 7 « penchants » (je les nomme ainsi pour l’instant, car ils font incliner et dévier de l’optimum de soi; peut-être choisirai-je un autre nom plus tard) :
= la peur, la colère, la paresse, l’orgueil, la méchanceté, la tristesse et le Sensualisme (drogue, sexe, jeu) Avec chacun leurs déclinaisons, causes, conséquences, « modes opératoires », etc…

Il s’agit de bien les identifier et de s’en garder. « Drastiquement ».

Le secret du bien-être et de la liberté réside en cela.

Laisse chacun de ces penchants à lui-même, et ne t’y consacre pas, n’y prête pas ton attention, garde t-en.

Veiller à cesser et éviter toute CRISPATION INUTILE, puis re-détendre celle que l’on a créée, une fois qu’elle n’est plus utile.

Et libérer totalement son souffle; ne pas l’aliéner ou le soumettre à (l’inquiétude de) notre mental.
En TOUTE circonstance on peut inspirer et expirer A FOND (sauf en atmosphère « gazeusement » viciée, bien sûr)

(Ainsi) le Soi, la conscience, l’attention, l’intention, ne doivent pas se laisser perturber, corrompre, pervertir par aucune des 7 penchants, issus d’autrui, de la « contingence » ou pire : de soi.

Voici une des « clés » de l’Aise.

Le tout étant d’arriver à ne pas se livrer aux penchants SANS se crisper.

Ne pas s’arrêter sur ( « l’objet » de) la PRISE de conscience mais AGIR, continuer.

Encore une fois (je crois que je ‘ »ai déjà écrit) s’accrocher à son Elan, Energie, Intention sans se laisser égarer, tel Ulysse attaché au mât de son bateau résistant aux sirènes (même si lui est attaché…)

Oui : MON BUT EST LE DEVELOPPEMENT DE LA CONSCIENCE – BIENVEILLANTE – DE LA CONSCIENCE DE L’HUMANITE. (ET : être Amoureusement Constructif; ou au moins Protecteur)

Mais…s’il y a les penchants, il y a aussi les… »supports », piliers, tuteurs, Valeurs :
le Courage, l’Honnêteté, l’Humilité, la Gentillesse, l’Humour, la Prudence.

En bordure de temps…

No-hell. No hell for Love.

Il est temps que je cesse de me chercher un « os à ronger », et de vivre en ce sens.
C’est cela que fait une partie de l’humanité, sinon toute : se chercher un os à ronger et le ronger.

Changer !

Ne pas se comporter comme le loup qui, une fois pris au piège, devient doux, calme, amorphe…comme un agneau; ou le requin qui, une fois attrapé par la queue, se laisse faire, immobile.

20/12/07 :
Finalement, bien que je ne sois pas rancunier, c’est une part de rancune qui me retient, après, lorsque quelqu’un m’a été désagréable.

Vraiment, il faut, sinon pardonner (le mieux) du moins DEPASSER L’OFFENSE.

Cette idée et comportement, très intéressants, de Malik B qui essaie de ne jamais s’endormir au même endroit, pour se réveiller dans « l’Inconnu ». Super. Ca le pousse même, parfois, à dormir par terre, à côté du lit de sa copine qui le dit fou.

Il s’agit de ne pas SE créer, produire, infliger, ses (propres) pressions mais au contraire de susciter et créer ses propres aspirations (dans les deux sens du terme)

RIRE ! Rire, sacrebleu, de toutes les contrariétés et tous les contrariants qui n’en valent pas la peine.
RIRE !

Attention ! Ce n’est pas forcément que tu as de l’Emprise sur autrui, mais plutôt que c’est TOI LE MAITRE DE TA COHERENCE et COHESION.
Nuance…

Et donc, tu n’as pas forcément d’emprise sur le monde, mais sur la PERCEPTION que tu en as.
Important. Voire crucial.

Sers-toi des méchant-e-s pour t’améliorer et te renforcer; mais ne leur sers pas à faire de même grâce à toi. Ruse…
Apprends grâce à eux, mais ne leur révèle rien ni enseigne rien.

De même, quand quelqu’un t’agresse, applique ta conscience sur lui, davantage que sur toi; surtout s’il tente d’attirer ton attention ou l’attention sur toi : renvoie-la sur lui.

Je ne ferai plus l’erreur de percevoir les gens tels que je les voudrais ou imaginerais (la plupart du temps je les « embellis » par humanisme et altruisme)
Les percevoir sans le filtre de la philanthropie ni celui de la misanthropie.

Peut-être que j’ai été malade – paranoïaque – pendant des années, et que je suis enfin définitivement guéri; et sinon guéri, du moins sais-je à présent bien gérer ce qui…était un jeu et qui avait fini par parfois m’échapper : jouer avec les compréhensions-interprétations des mots prononcés autour de moi.

J’arrive définitivement à maîtriser mes états intérieurs provoqués par les stimuli extérieurs – quels qu’ils soient – car j’ai compris que je le peux, après avoir atteint un stade où j’en suis capable. L’essentiel est là.

Finalement, j’en arrive au point où j’ai envie d’écrire que j’ai cherché à comprendre ce qu’est la conscience – car pour moi vivre c’est être conscient.
Et je considère que la conscience, ou tout au moins la pensée est un ensemble de processus matériels d’ordre électro-chimique, agissant par ramifications-connections (qui créent les associations d’idées) Et la pensée est une formalisation, mise en formes des stimuli ressentis par le corps. Ces formes peuvent être des mots, des « images » ou des sentiments.
Mais la conscience est…LE sens qui met l’univers en contact avec lui-même…

24/12/07 :
Comment trouver et ressentir l’intensité, un rapport intense au monde, sans avoir recours au sexe (sans amour) à la drogue, à la malhonnêteté ou à l’agressivité ?
Et mis à part le sport.

galanga ?

26/12/07 :
Réponse du 24 : en vivant la Vraie vie ?

La Vraie Vie c’est vivre sans compenser, sans se raconter d’histoires qui permettent de se réconforter ou rassurer ou justifier, remplacer, combler des manques…
Bref : ne pas vivre dans sa fiction, ni dans celle d’autrui (religions, croyances, superstitions, convictions, traditions,…)

Ni dans la complaisance de la mauvaise humeur, ou tristesse, ou colère ou autre état d’esprit désagréable pour soi et autrui.

Donc j’y reviens encore :
OBSERVE (dans TOUS les sens du verbe) TA VITESSE
et
CULTIVE TON HUMEUR.

« Tout » est là…Tout ton… »intérieur » en est constitué et en dépend.

En fait il faut, le plus souvent, DEPASSER les éventuels griefs que tu peux estimer vis à vis d’autrui, pour TENDRE, VISER, ATTEINDRE au préférable et véritable BUT : le rapport pacifique et agréable avec autrui.

(N’entrer en « conflit » que dans le cas d’une agression FLAGRANTE; et encore : si elle ne nous nuit pas, ni à quelqu’un d’autre, il peut être préférable, encore, de la dépasser, mais après l’avoir fait REMARQUER, relevée)

Dépasser, mais sans JAMAIS subir ni ignorer lorsqu’il y a manquement manifeste.

Dépasser mais…après avoir remis à sa place le, ou la, malotru; mais avec subtilité, ruse, pour justement éviter le conflit, mais néanmoins bien lui indiquer qu’on n’est pas dupe, et que sa mauvaise volonté ne sera JAMAIS tolérée.

Bref : de la SUBTILITE et de la RESOLUTION.

Résolution subtile…!

L’humour, là encore, peut en cela être très utile et efficace. Mais sans offense. Même en réponse à une offense.

Ne réponds pas à une offense par une offense.
Mais réponds plutôt par une intelligence qui révèle la stupidité inepte ou la mesquinerie de l’offenseur.

De la subtilité résolue !

Je ne m’amuse pas assez (souvent) de l’existence, de la réalité…Je m’en émerveille, stupéfie, mais m’amuse rarement.
Quoique en même temps…je m’amuse tout le temps. Je joue – de – cette vie.
Mais je devrais le faire encore plus et surtout plus LUDIQUEMENT.

J’ai quand même, et toujours eu, et conserve et cultive un fort, très fort, moral, joie, enthousiasme pour tout, la vie en général. On peut le qualifier de « remarquable » même.

Et toujours, toujours, toujours, continuellement, le DEGOURDISSEMENT.
Etirer, assouplir, dégourdir, TOUT le corps. De la nuque à l’anus, les mains surtout, toutes les jointures, le dos, etc…

Ma grande « trouvaille », ça : le dégourdissement. SE DEGOURDIR.

Chris Kilham : ethnobotaniste…

Toutes ces années que j’ai passées à…ATTENDRE !
Oui : attendre un… »destin » artistique, une rencontre amoureuse; et à flemmarder.

Je dois encore davantage ME VIVRE.
Au lieu de « fonctionner », d’être spectateur. ME VIVRE.
Et commencer par le début : RESPIRER A FOND, à ma BONNE Vitesse : ni trop lente, ni surtout trop rapide; avec l’amplitude maximale.
Volontairement (oui c’est en opposition avec ce que j’écrivis il y a quelques jours…mais pas vraiment, car c’est « sur un autre plan ») Puis quand j’aurai bien REPRIS mon souffle, je pourrai cesser de le faire volontairement.

Car en ce moment, à cause du froid, d’un certain abattement, et d’une petite fatigue, et fin de « maladie » (gastrique d’Inde et attaque de rhume) je suis en « SOUS-ventilation ».

Important d’être conscient et avisé sur son niveau de ventilation. Et ça, le corps le SAIT; si on y prête attention.

27/12/07 :
Pourquoi en suis-je encore à ne pas vivre en fonction de ce que je sais, ressens et préfère ? Parce que je ne suis pas concentré, focalisé sur l’essentiel, sur ce qui m’intéresse et me plait.
Pourquoi ? Parce que je me distrais et me laisse distraire par…l’Intempestif : tout ce qui perturbe ma vanité (Bien comprendre cela : toute l’étendue de la vanité…)
Pourquoi ? Parce que je veux encore (bien faire pour) être admiré-apprécié.
Pourquoi ? Pour avoir pouvoir sur les gens.
Pourquoi ? Pour « régner » sur le monde qui m’entoure. Pourquoi ? Par orgueil, vanité égocentriques. Par égocentrisme.

Alors que ce qui me parait beaucoup plus important est le monde; et quant à moi, alors plutôt être narcissique qu’égocentrique !…

Narcissisme : être fasciné par soi.
Egocentrisme : agir selon la croyance qu’on est le centre du monde, que tout dépend, et tourne autour, de soi.

Bref, le piège c’est l’égocentrisme.

Je dirais…ALTERCENTRONS-nous !

Très intéressant ce que j’écrivis le 12/08/05 : peut-être que le « péché originel » qui fait notre « malédiction » c’est justement la conscience ou l’interrogation à propos de Dieu ! Le souvenir-question qui nous hante, comme un remord et corrompt toute notre vie en y faisant pénétrer la Transcendance, qui entraîne conflit avec soi-même, hypocrisie, culpabilité déplacée, projetée, paranoïa, égocentrisme (au lieu de narcissisme) etc…

Avec l’idée de Dieu on vit déchiré, entre ci et « Ailleurs-autre chose-Mieux », entre Soi-même, et une (soi-disant) Perfection, qui en retour nous accable de nos défauts et nous DISTRAIT de nous-mêmes et de la réalité matérielle.

Dieu ou la schizophrénie mégalomaniaque…

Et pour expliquer Genèse 1,2,3 : Dieu ne voulait pas qu’on le connaisse ou pense à lui. Il avait juste mis une Loi (c’est à dire une interdiction) : ne pas aller vers…l’interrogation centrale (arbre-ramifications de la pensée) : « D’où viens-je, qui a fait tout cela ? ».

Et dès qu’on se pose cette question, la pensée, qui se doit d’être rationnelle, conclut : quelqu’un-quelque chose, donc de très PUISSANT : Dieu.

Et la PEUR commence…

Dieu, le concept (entité ?) schizoïde et « schizogène ».

(Et peut-être sommes-nous, nous hommes et femmes (et peut-être même TOUTE la Réalité) une ancienne Unité, séparée en « Principes Mâle et Femelle » qui s’observent, se scrutent, s’accusent, provoquent, accablent, aiment…
Avec (j’y reviens) le Féminin-Espace et Masculin-Temps; D’où l’homme fertile toute sa vie d’adulte, car il porte le Germe de commencement – du temps. La femme aussi, remarque…La femme « introuvable » et l’homme « inarrêtable »…)

Moi qui préférais éviter de parler de Dieu dans ce carnet !…je vais presque le conclure sur ce sujet !
Ceci dit je ne suis « presque plus » préoccupé par ce sujet (mais toujours « travaillé » par mon refus de l’ingratitude à son – possible – égard, et ma volonté de gratitude)
Pour finir : je pense qu’il y a « quelque chose », en rapport avec la CONSCIENCE – qui semble animer ce monde.

En notre existence, il s’agit de savoir aller, et savoir parfois ne pas insister; et parfois savoir insister.
Savoir…

(De fait) Il est temps de m’appliquer davantage au 3ème aspect de mon « triptyque » sacré : Pousser l’Intention.

Ainsi, veiller à préserver Son Mouvement (qui s’actualise en pensées, actes, paroles) et ne laisser rien ni personne nous immobiliser, arrêter – sauf si on le veut.
De fait…veiller à clarifier et désaliéner et pousser le Mouvement (qui en fait est Intention, consciente ou non)
Désaliéné : ni égaré, ni détourné.

Et même si tout ne servait à rien, je continuerais…à essayer…d’être quelqu’un au lieu de quelque chose.
Et quelqu’un d’AISE.

Malibu qui mal y bourre !…

J’ai ramené d’Inde, de Pushkar, la guirlande d’éléphants que m’avait offert le marionnettiste de père en fils (depuis 800 ans !…)
Je l’ai pendue dans l’appart’ à un certain endroit qui fait que parfois je la heurte, je pense alors « India ! » avec affection et bienveillance.
Petit rituel – sympa – que je me suis « instauré' »…

Et…juste quelques minutes après, consternante, affligeante, et révoltante horreur pathétique : j’allume la radio PILE à l’instant où ils annoncent…l’assassinat de Benazir Butho.
(Que soient maudits et pourrissent vivants tous ceux qui de près ou de loin ont participé à ce meurtre)

28/12/07 :
Considère que le monde est ton corps, et pratique vis à vis de lui la proprioception.

Ou encore : ressens ton corps, physique, de par son contact au monde.

Bien comprendre, et faire, cela…

Je pense que nous vivons, pour ceux qui en ont la CHANCE (travail, pas de guerre, pas malade, etc…) peut-être l’époque la plus formidable qui ait jamais existé sur Terre. Nous vivons l’ère du « tout » possible, immédiatement. Les idées, envies, même les rêves commencent à devenir réalités, ou peuvent le devenir. Une époque de surabondance, plaisirs, facilités…

Et ça, on ne le dit pas assez ! (Voire pas du tout…)
Cessons la complaisance de nous lamenter, tout voir en mal, à écouter et colporter les dépressives sérénades des médias morbides, mortifères et complaisants (encore)

MON monde ne fait pas 40 000 km de circonférence, MON monde est ma sphère cognitive qui fait quelques mètres de rayon et dont je suis le centre et le coeur, moteur.

S’il ne me plait pas, c’est à MOI en premier d’AGIR pour l’AMELIORER.

C’est à chacun et chacune de commencer à agir pour améliorer SON monde, et par suite, LE monde.

A nous d’entamer cordialement la conversation avec les inconnus. A nous de FAIRE l’AMOUR et l’HUMOUR !…

Sinon, si en fait vous préférez souffrir, au moins souffrez en silence, et discrètement !

En toute relation avec autrui, le point crucial est de préserver son calme (mais sans être, ni paraître, mou !) Cela permet de mieux se comprendre réciproquement, de prévenir une dégradation du rapport, et d’éviter une « séparation » désagréable.

De fait, il est vraiment temps de vivre en fonction du fait que nous sommes conscience, et que TOUT ce qui constitue notre vie consciente EST Conscience.
Bien comprendre cela et le VIVRE.
Vivre en Conscience (et pas uniquement en Pensées, ou en Sensations, qui sont des modalités, actualisations, procédés et processus de Conscience.

Conscience : Présence Rétroactive ?…

Pour les études Ayurvédiques, un auteur de référence semble être Dr David FRAWLEY, occidental, très apte à faire le lien entre l’Inde et l’Occident…

Finalement (au nombre de « finalement » que j’emploie depuis quelques temps on peut déceler que j’arrive à un aboutissement de moi…) ce que j’ai cherché, il y a déjà un bout de temps que je l’ai trouvé, mais au lieu d’en profiter je m’acharne à trouver « plus » ou autre chose.
Je cherchais « comment bien vivre » et une formule synthétique pour l’exprimer. Et c’est (et j’en suis fier – surtout content – car c’est authentiquement personnel, « c’est moi qui l’ai faiiiit !… ») :
Clarifie ta conscience – Désaliène ton Attention – Pousse ton Intention.

VIVRE CA ! Et avant tout : clarifier sa conscience…TOUT commence PAR cela.

Ma colère (faible, tout de même) est due à ma frustration, plus qu’aux éventuelles atteintes portées par autrui (que je peux dépasser) ; et l’effet, de la frustration, qui provoque la colère c’est que, face à la contrariété – par exemple la non-satisfaction du désir – j’arrête mon Mouvement-Etre, au lieu de (le) CONTINUER.
Du coup, mon énergie-être stagne, s’accumule, se compresse et se corrompt.
Voila ce qui se passe.

Il est vraiment temps que je cesse d’agir par rapport à une transcendance; pour… »faire comme IL FAUT », pour suivre un présumé « LE bon chemin », « LA bonne façon de vivre ».

On est libre et beaucoup est possible. C’est tout.
Et il y a des comportements qui PEUVENT (mais ne garantissent pas) permettre d’obtenir certaines « choses ».

Et c’est bien !

29/12/07 :
Contente-toi de rire des orgueilleux, prétentieux et provocateurs. Et rien d’autre. N’entre pas dans leur processus.

30/12/07 :
Le temps est un sprinter de fond…

31/12/07 :
L’an-archie est le seul système politique « adulte » pour humains matures.
Les autres systèmes ne sont que délégation-transfert-abandon d’autorité et d’autonomie morale, intellectuelle et existentielle à un « Pouvoir », Etat-Papa (Autorité)-Maman (Sécurité, réconfort)
Je déteste le fait que nous en soyons encore (seulement) là.

J’arrive à écouter et entendre les gens, mais je ne les regarde pas, et donc ne les vois pas : je me regarde les regarder; je scrute sur eux des réactions, attitudes qui ME conforteraient…
REGARDER et VOIR les gens, pour EUX.

Mais en fait…tout cela, parce que…je NE SUIS pas assez MOI-MEME. Car sinon, j’aime justement regarder pour voir, écouter pour entendre, scruter.

A présent, à cet instant, je décide d’être à partir de maintenant, complètement moi-même; c’est à dire A MES PROPRES VITESSE et INTENSITE.

Et tant pis pour EUX si les gens s’en sentent gênés; je n’ai été que trop…tolérant de leurs inhibitions et leurs façons de se cacher comme des rats et vivre honteusement comme des proies.

JE SUIS – et JE PERCOIS. Avec moi pour seule limite – car même s’ils-elles me résistent (alors que je ne veux pas leur nuire) je ne m’arrêterai que là où je voudrai ou alors là où « ils » réussiront à m’arrêter. Ha ha !…

01/01/08 :
Donc !…je ne prends que 2 résolutions, qui n’en font qu’une : être pleinement moi-même et oeuvrer (musique et écriture)

Regarder pour voir, chercher pour trouver…sinon rester couché !

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