conscience 44

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21/12/09 :
Watashi-Do : s’entraîner au(x) sabres(s) est très utile : cela peut forcer la concentration, et éclairer sur l’importance d’anticiper les attaques adverses, « attaquer le mal à la racine » : contre-attaquer avant même que l’adversaire ait lancé son attaque, au moment où il s’apprête à le faire.
Cela renseigne sur l’importance de VRAIMENT percevoir, observer, et sur la vitesse, l’esquive et la ruse.

Le Watashi-Do est une danse cosmique – de préservation de la Paix, de la Joie et du Plaisir.

Il faut savoir prêter attention au Monde comme à un être vivant sensible, conscient – dont on est un partie – et savoir le laisser « nous être » ; et nous être Lui.

Aussi paradoxal que ça puisse paraître, la première chose utile pour apprendre à se battre est : SE CALMER.
Etre calme physiquement et mentalement.
Peut-être la première consigne du Watashi-Do serait-elle : CALME. CALME-TOI.

Le calme qui permet de mieux tout percevoir et d’agir en conséquence.

22/12/09 :
Arrêter de regarder-observer ses idées, sa pensée, et s’appliquer au Monde, l’observer LUI. (ELLE)
Tout est là…

23/12/09 :
S’appliquer exclusivement à l’Utile, au Plaisant et à l’Intéressant – et laisser TOUT le reste à lui-même.
Ne pas se gaspiller ni musculairement, ni verbalement ni mentalement.

La neige, une fois fondue, s’avère encore plus efficace que le « polish » pour nettoyer les voitures. Du reste, on n’est pas près de me voir gaspiller mon temps à nettoyer ma voiture. Quelle aberration ! Pourquoi pas la semelle de ses chaussures ?!…

Si le/la méchant/e occupe ton esprit c’est parce que tu le veux bien, et/ou parce que tu n’as rien trouvé de mieux pour t’occuper !
Et c’est de ta faute, et c’est dommage.
Pense bien à ça…et laisse-le/la mauvais/e à lui/elle-même.

24/12/09 :
Le Savoir-Vivre, qui est la voie de l’Efficacité pour le Bien-Etre, est extrêmement simple : il s’agit de Vivre, et non fonctionner.
Vivre c’est être pleinement conscient de son Espace Cognitif et d’agir en conséquence, de plein gré.
Fonctionner c’est se laisser manipuler par des pressions et des automatismes ; des processus, sans manifester son moi authentique : laisser les choses se faire et par là n’être qu’une chose et non quelqu’un.

Mais…plus on atteint à l’essentiel moins il est possible de l’exprimer.

Tout est Présences, Rencontres et Compositions de Plaisirs et Douleurs.

Tout ce qui précède n’est vraiment possible que si on VIT-Son-Propre-Mouvement.
Dès qu’il y a « autre chose » que Mon-Seul-Mouvement, que ce soit à cause des pensées (la plupart du temps) ou en se laissant capter-manipuler par autrui, alors le Soi se fractionne, se multiplie, et alors on commence à ne plus être en plein accord avec soi, on commence à se tromper.

JE-SUIS-MOUVEMENT-CONTINUEL…

Finalement, ce ne sont pas les influences le « problème » car pour le Soi ce qui compte c’est ce qu’il EST (même si en continuelle évolution)
Oui : applique-toi en sorte que ce que tu es te plaise. Et si ce que tu es ne te plait pas, à case de l’influence d’autrui ou non, alors CHANGE-toi, améliore-toi – indépendamment d’autrui.

C’est aussi simple que ça : à tout instant fais en sorte que ce que tu es te soit agréable.

L’influence d’autrui est une intrusion d’autrui (sa présence et/ou son intention) dans ton Espace Cognitif, dans ce qui constitue Ta Réalité (dont TOI)
Mais même si le nouveau « mélange », le nouveau COMPOSE ainsi produit ne te plait pas, c’est TOI – donc tu peux le modifier pour (te) le rendre agréable.
Oui ! Réalise cela…
Tout cela en mouvement, bien sûr ; pas figé, pas définitif, pas absolu.

25/12/09 :
Que vais-je chercher derrière les murs ?
De rails en routes, chemins et voies aériennes,
océans de départs, tous ces absolus de transit…
Noël n’a pas fini de sonner que je tends vers des iles mythiques…
De nouveau ressurgit de mes profondeurs ce « matin de la N10 »
où s’est faite jour, en mes 6 ans de matière,
la racine inexpugnable du voyage, du départ,
et l’amour intangible de l’Horizon.

La solidarité tacite des voyageurs…

Super ! Il n’y avait plus de places avec fenêtres, l’hôtesse m’a donc donné un billet pour un siège au centre ; mais j’ai discuté cordialement avec elle. Hé bien plus d’une heure après, j’entends mon nom appelé et hop ! la même hôtesse m’échange mon billet : « je vous ai obtenu une place fenêtre ».
Merci. Merci à tout ce qui peut en être responsable…

DADILI…

L’audace…qui desserre les étreintes.
Ces multitudes que je suis, ces graines subites –
certaines que je ne laisse pas éclore,
car la lisière de leur poussée m’est vague désagréable,
ombre inquiète…

Je suis ce qui m’existe.
Le bonheur du rivage de chaque instant.
Vient la vague de mes envies
lécher le sable de cette frontière toujours présente :
DEVANT.
Des cristaux de souvenirs pour sel…

Watashi-Gong et Watashi-Do trouvent leur logique dans le fait que vivre est un combat contre la mort.
Vivre : des mouvements importuns dans le chaos de l’inerte, des chaleurs opportunes dans le froid péremptoire.

On ne se focalise pas sur ce qui ne va pas mais sur ce qui va. On ne se fascine pas du problème on s’applique aux solutions, on ne s’immobilise pas sur l’obstacle on continue vers l’issue, on n’obéit pas à l’adversaire on le dépasse – SIMPLEMENT.

Hong-Kong.
Le manque de sommeil commence.
Cet état où plus rien n’a vraiment d’importance ;
où tout se lisse dans un flou ouaté autant qu’ambigu :
un écho fait de lointain fantomatique et de proximité fébrile.
Une pesanteur au lieu imprécis.

J’aime les saphirs. Saphir.

Diantre ! ils sont calmes…Calmes les Philippins…

Tout est incroyablement calme, paisible et…propre.
Une très agréable ballade longe la mer, avec des pylônes multicolores chacun avec plusieurs bandes rose, bleu, jaune et vert, le tout est joliment festif.

J’aime les DIFFERENCES.

Le ballet bigarré des jeepneys…
Le bonheur pour fontaine ; tu sais : celle qui monte l’eau aux yeux.

Trouver le jeu de stratégie Philippin : le « game of general ».

27/12/09 :
Certes il faut apprendre à arrêter sa production de pensées : pour faire silence en soi et créer un espace disponible propice à la conscience claire et à l’attention.
Mais tout cela pour ensuite SE REMPLIR DU MONDE, et FOURNIR SOI AU MONDE.

28/12/09 :
5h00 du mat.
La nuit darde une vague lumière
sur quelques jeunes qui plongent
pour des pièces, des « pesos ».
Le ferry se remplit peu à peu
au rythme lent des Philippins.
es moteurs en-dessous,
les coeurs au-dessus.
Ferry métallique
du genre qui fait 200 morts en 10 minutes,
et quelques lignes
dans un encart de 5ème page du « Monde » ;
si notre pathétique politique ne prend pas trop de place.

Des visages de cuir, de cuivre ;
des peaux qui sourient au soleil,
qui se maquillent de ses baisers.

La Beauté est le Sens du Monde.
? Son Orientation et sa Raison.
La Curiosité est une issue gigogne
de cette matière qui fourmille.
On ne peut pas aimer le Monde pour ce qu’il n’est pas,
car il est tout.
Ne pas l’aimer pour ce qu’il ne fait pas, il fait tout.

On ne se trompe pas avec le Monde,
on le trompe.
Mais il n’y a que nous qui soyons dupes.

La lumière commence à déchirer le ciel,
et les coqs embarqués s’en alarment.

Le jour a ouvert l’espace.
Le Monde est plus vaste en lumière.
Le karaoké s’égosille tout seul
à l’autre bout du pont supérieur : la télé chante.
Une paire de collants bleus un peu boudeurs vient se rassoir à côté de moi. Quelque chose a mordu à une ligne lancée à l’arrière du bateau
par un des marins.

Ha…égaré. Je suis…je ne sais où et J’ADORE ça !
Dans l’inconnu, vers l’inconnu, par l’inconnu.

Un nouveau port

Il n’y a pas Une Voie, car toute Voie pratiquée de façon unique…EGARE par rapport au Tout.

OUI : quand tu te sens gêné ou/et oppressé et/ou obscurci, POUSSE sur l’obscur, sur ce qui est obscur dans ton champ cognitif.
Applique ton énergie-être intentionnellement sur les régions obscures, et alors tu sauras quoi faire (car) tu percevras et repousseras les (op)pressions.

29/12/09 :
Ces vagues, subites ou de fond,
les chevaucher ou non…
Ce que je suis est du passé
de sa rencontre avec l’instant mouvant
nait ou non le désir qu’on peut
alors chevaucher par l’intention…
Les choix.

30/12/09 :
On arrive à Cebu. L’ile d’en face est entourée de bidonville, constructions de « fortune » sur frêles pilotis. Le salaire moyen aux Philippines oscille entre 2000 et 4000 pesos par mois. Diviser par 60 (minimum) pour le montant en euros….!

Avec le point de pression maximale du Monde sur toi commence le Dialogue…
Et le murmure-syntaxe des courants…

Tu vois, ou tu te montres ?
Tu entends, ou tu t’écoutes ?

31/12/09 :
Arriver à dépasser la pression, passer outre, sans la repousser…
Pour cela : dissoudre les pressions et opacités, et densités que l’on ressent en soi (et à notre périphérie) en relâchant, décrispant, ces parts d’énergie, crispées, qui nous composent.

Watashi-Do : dès que tu peux frapper ton (tes) adversaire, frappe-le autant que tu peux jusqu’à ce qu’il soit hors d’état de nuire. NE TE CONTENTE PAS D’UN SEUL COUP QUAND TU PEUX EN DONNER PLUSIEURS.
C’est la règle n° 2. La n° 1 étant de toujours se maintenir hors d’atteinte et d’esquiver : ne pas être « touchable ».

Fais ce à quoi il ne s’attend pas.

Finalement, peut-être que je passe mon temps à essayer de courir après ce que je ne suis en fait PAS : amoureux, mystique, écrivain, combattant…
Peut-être que rien de tout ça n’est « mon truc », en vérité Je ne suis « pas fait pour ». Je m’illusionne…
Curieux.

Ou plutôt je me choisis des « causes perdues », des idéaux aussi inutiles que non constructifs et inaboutis, que je ne peux ni ne veux mener à bien, au bout.
Je…FAIS SEMBLANT. Pour m’occuper. Pour pallier. Au manque d’amour.
Mais je ne suis même pas vraiment un amoureux. C’est plus…ma façon de…rendre ce monde utile, intéressant, pour moi. Lui donner un sens. Lui donner de l’intérêt. Le justifier. Pour le, et me, faire vivre.

Il pleut. Tout(e) l’après-midi et maintenant dans le début de nuit. Le quartier des magasins, des vêtements, des fripiers, et des fruitiers ; des ambulants et des sédentaires – des petits, des gros. Chaos plein de sens, agitation, cohue, la pluie pour finir de mélanger. Ca court, ça crie, hurle, murmure, interpelle, ça s’affronte même.
C’est la vie qui a oublié la mort, ou qui s’en rit – ou qui a autre chose à faire.

Du fait d’avoir rencontré James (« Spider ») un Australien, sympa, assistant social, sur le bateau (voir le film que j’ai fait) , il m’a ensuite présenté son amie Ann (que j’ai revue, accompagnée d’une de ses amies, par la suite, sur l’ile de Bohol) qui nous a trouvé un bon logement dans une congrégation chrétienne « United Church of Christ in the Philippines ». Intéressant…

Et j’ai rencontré le gars avec qui j’avais réussi à obtenir contact par Internet, Harold, On s’est vus aujourd’hui pour un premier cours…PASSIONNANT !
EXACTEMENT ce que je suis venu chercher : de l’art du combat : efficace (redoutablement) et sans aucune fioriture ; droit au but. D’où les notes ci-dessus pour le Watashi-Do. On va se revoir. Je suis tout à fait satisfait.

Frapper avec la paume de la main ouverte est souvent plus efficace et libère plus de puissance que le poing…et permet de plus promptes ré-actions.

01/01/10 : Ferai-je mieux ?…
Nouveau bateau et l’océan pour ouverture. Bohol et les « collines de chocolat ». Ciel chargé de gris n’entame ni mon humeur ni mon moral, je suis libre. Je suis comme et où je veux. Aucune entrave, aucun poids, aucune pression, aucune tension. Ma résolution 2010 ? Me libérer, me désaliéner du Contrôle, de l’Emprise : ce Pouvoir sur moi-même que j’ai développé.

La mer est verte. Emeraude embrumée, hostilité tapie, omniprésence de danger discret.

Pas se construire mais SE LIBERER. Se libérer de son orgueil, de ses mensonges, de ses illusions, de ses complaisances.

02/01/10 :
Red and Green kahong

Etonnantes « Chocolate hills »

S’il y a Vitesse il y a Déplacement – au moins de la Conscience, sinon du corps ; et comme pas de conscience sans corps……!

04/01/10 :
Hier j’ai vu un gars avec un short « Mix martial Arts » alors je l’ai abordé et il est le meilleur élève (plus haut « gradé ») de son école « Red Dragon School ». Donc…depuis hier il m’instruit en « Real Street Fighting » : mélange de tous les arts martiaux mis en situations réalistes. 2 heures par jour (de 8h00 à 10h00 du matin) pour 4OO pesos par jour en cours privatif et 3 soirs par semaine (dont ce soir) le vrai prof, maître de l’école m’instruit gratuitement avec d’autres élèves. Content.
Je trouve ce que j’étais venu chercher.

Cultiver ce qu’on aime, en soi et dans le Monde, et laisser les choses favorables advenir ; n’empêcher que les vraiment néfastes.

Feuilles, feuilles, larges, petites, le vert, le premier contact – nature.

06/01/10 :

07/01/10 :
Une fois qu’on est suffisamment « éveillé », ce qui nous « travaille » c’est essentiellement ce qu’on se dissimule, ce qu’on refoule, ce qu’on oppresse. Une partie de soi qu’on ne laisse pas vivre.

08/01/10 :
Mes mauvaises pensées viennent de ma colère, elle-même issue de ma frustration d’être perpétuellement célibataire.

Tagbilaran…Grande petite ville où j’aurai passé une semaine. Semaine d’entraînement au combat de rue et dumong (dumog : (combat philippin) et rouler en mobylette, et regarder des films de hip-hop et jouer de la musique. Semaine étrange, comme suspendu ; suspendu dans un brouillard invisible mais sourdement palpable : les atermoiements de mon indécision ; et quelques chimères compensatoires…
Un bonheur solitaire – une solitude de bonheur.

Comment ne serais-je pas plein de moi-même ? Boursouflé de vide, que je comble lourdement de narcissisme maladroit.

Je suis un vicieux : je m’entiche de l’impossible.
« J’aurai raison du vent » crie ma poésie.
Je n’ai même plus la patience d’être fou. La Sagesse n’a pas de fond de commerce !

La soupe ! La Grande Soupe dans la Marmite du Monde. On se mijote, ou se michetonne. Pleines rasades de ces existences, curées de présences.

On a beau prêter attention on ne voit pas avancer la nuit..
La lumière s’éteint peu à peu et tout à coup la nuit est là.

Watashi-Do : en combat, le corps doit être UN. Pas : Esprit et Corps, pas Jambes et Bras, pas Oreilles et Yeux, mais UN : Esprit-Corps-Jambes-Bras-Yeux-Oreilles – TOUT.

Il faut attaquer soit sur le moment de « rupture » de l’adversaire, quand il se relâche ou change de garde, ou recule ou est distrait, soit juste avant qu’il attaque.

Il faut savoir REMONTER le flot…

Certes, je continue à brasser de l’air, à m’occuper, à faire SEMBLANT, finalement…
Car…je n’ai pas d’ENGAGEMENT.

En vérité je ne me cache pas et je ne me montre pas, mais je reste simplement…exposé, mais sans m’impliquer dans rien. Et je m’applique à du dérisoire, courant après quelques chimères issues de films et de fantasmes de mon enfance : la musique, les arts martiaux, les voyages et…l’Amour (avec un grand « ? »)

Et il est temps de vraiment me débarrasser de Papa-Dieu-Père Fouettard que je garde embusqué et crispé dans mon cerveau comme une araignée dans sa toile synaptique !
Sauf le respect et la gratitude que j’ai pour Déesse-Dieu.

12/01/10 :
Toujours trop d’orgueil !…
Ces façons de tenter de maintenir une « posture » par rapport à autrui, ces attitudes en conséquence…
Une vraie prison.

13/01/10 :
Nouveau jour, nouveau rivage.
Un bateau pour une île, un corps pour un mouvement. De l’eau, des vagues, de l’écume, et toujours l’horizon, semblable et différent : l’Ailleurs tracé d’une ligne, l’au-delà perspective.

Les états d’âme ne servent à rien ; même pas pour lest – ni pour l’ouest.

Le karaoké est le sport le plus pratiqué aux Philippines. J’aime ce fait que tous (surtout les hommes à ce que j’ai vu) se mettent à chanter avec un micro, comme ça, spontanément, pour passer le temps. Partout. Même au fin fond d’un petit village.

14/01/10 :
J’écoute pour l’Entendre, la Présence du Monde. Je l’écoute avec ma propre Présence.
Des interpénétrations, des reconnaissances tactiles, des positionnements réciproques.

En entendant par les Présences je perçois les Emotions et Intentions du Monde.
Et en voyant, par un rapport de Présences également, je perçois les Surfaces et Formes du Monde.

Voir révèle les Formes, la Matière ; Ouïr révèle les Energies, les Intentions.

Pour qui sait VRAIMENT Voir et Ouïr…!

J’aime les Philippin(e)s notamment pour leur dignité sans artifice, leur fierté simple et naturelle, sans prétention, ni afféterie.
Pour leur honnêteté – n’en déplaise… – même quand ils nous font payer 5 fois le prix classique.

Me voici, finalement, sur Boracay. Me suis laissé aller pour voir…
Hem ! Ca n’est pratiquement plus les Philippines (en tout cas le front de mer ouest) , mais n’importe quel point touristique occidentalisé. Du moins à ce que je vois en arrivant de nuit. A suivre. Je m’arrange quand même pour manger Philippin « vrai ».

16/01/10 :
Bigre !…Episode…houleux.
Dès le réveil, intestins « fébriles ». Puis, après une petite dizaine d’allers-retours liquides aux toilettes les choses se sont rapidement dégradées : douleur accrue puis envie de vomir et là ce fut très déplaisant : envie de vomir sans y parvenir et soudainement grosses suées froides partout sur le corps Une vraie éruption. Et limite évanouissement avec difficultés pour respirer.

Dans cet état je profite qu’une des employées balaie devant ma chambre pour lui demander d’appeler un médecin. Je suis dans un sale état, d’ailleurs quand elle me voit elle part en courant. Mais juste après ce pic je vais aux toilettes, liquide des bactéries via l’anus tout en tentant de vomir, couvert de sueur, puis…ça se calme. Et quand les médecins arrivent, 2 jeunes femmes, je vais déjà nettement mieux. Je vais tenter de laisser mon corps agir et se soigner sans les antibio qu’elles m’ont donné. L’attaque fut vraiment impressionnante ; et désagréable.

Et maintenant j’ai limite un peu froid et ressens des fourmillements dans les mains.

17/01/10 :
Magnifiques étendues, aux ouvertures innombrables. Les couleurs. Le vert est la chatoyance de la chevelure de cette planète. Le bleu de ses yeux sans paupières, liquide et aérien.

Je voulais commencer en écrivant « ces tristesses qui hantent nos vies et ces peurs… » mais il faut aller plus loin, dépasser le constat mortifère jusqu’à atteindre l’étonnement infini, l’émerveillement indomptable, l’admiration souple et inflexible, la fusion libérée, l’harmonie dynamique : le Miracle accordé.

Je réussis jusqu’à maintenant à faire de la solitude une petite île fertile et pleine de recoins agréables, de surprises et d’occupations ; et non un vilain rocher hostile et aride.

Il est évident que le mieux que nous ayons à faire est de cultiver le meilleur de ce que nous sommes et avons, et de laisser le reste à lui-même, en compost pour les récoltes du bien-être.

18/01/10 :
Si tu ne passes outre la provocation, pour au contraire te focaliser sur ce qui est vraiment important, alors tu entres dans le jeu du provocateur ; et en conséquence, avec un temps de retard.
Alors que dans le cas contraire, en passant outre, tu restes dans ton domaine, et en plus te places au-delà du provocateur qui se trouve alors « handicapé » et pénalisé de lui-même, pour tout échange…
Comprends cela.

Prière du matin :
« Je suis Heureux de jouir d’une bonne Santé.
Je suis Heureux de jouir d’un bon moral
Je suis Heureux de ne pas être miséreux
Je remercie cet Univers, dont je suis une partie, pour mon confort actuel. Merci. »

La frime est Exagération, surproduction ; alors qu’il est préférable d’être simplement Soi : Vrai. Sans exagération ni refoulement. Simplement Soi.

Et si tu prêtais VRAIMENT Attention au Monde ?
Pour cela, laisse ETRE librement tout ce qui te constitue, sans contrôle, sans retenue…LIBERE-TOI. LIBERE-TOI ATTENTIVEMENT AU MONDE…Il te fait alors SAVOIR où et comment l’observer…

Je ne suis moi qu’AVEC le Monde.
Je ne suis soi que PAR le Monde.

Libère l’Energie que tu es – sans restriction. AUCUNE crispation, aucune provocation.

Le Monde veut JOUIR.

Adieu au dieu Constricteur
adieu au démiurge Venimeux
adieu à la foi qui refoule
adieu à la soumission paranoïaque

La liberté a le Monde pour Visage et nous pouvons être ses pieds et ses mains.

S’affranchir de toute attitude ! Aucune attitude ; juste être – spontanément.

J’ai vu des hommes bien plus virils que n’importe quel (risible) macho, et qui pourtant préféraient se poser en femmes.

Ces hommes qui aiment les hommes et qui se font femmes pour mieux les sentir…Parfois combles d’hommes mais ersatz de femmes.
Ces humains qui te confirment que l’essentiel est au-dessus de la ceinture.

19/01/10 :
S’imprégner du Monde, comme un buvard, une éponge…Et même avant cela : être sans Arrêt.
Sans crispation, encore, pour la 1000ème fois. Aucune crispation.
J’en fais ma nouvelle ligne de conduite : veiller à ne jamais me crisper ; à libérer ce qui tend à se crisper. DECRISPE.
Sans en faire une « TECHNIQUE », mais plutôt une façon de SE VIVRE.
DECRISPE….Comme l’Univers qui s’étend, en expansion.

Plus je sais et moins je peux l’exprimer. Plus exactement…MIEUX je SUIS, moins je peux l’exprimer en mots.
Mais il s’agit de le vivre (et) le partager.

Chacun (souvent) est comme un comédien qui se REprésente, se SURjoue, enfouit son propre individu sous les apparences.
On se donne en spectacle, on manifeste, met en avant une REPRESENTATION de soi, au lieu de simplement, spontanément, immédiatement ETRE, laisser vivre ce qui vient à se manifester.

En finir avec les semblants, les attitudes, les représentations : simplement être. Donc…sans crisper ni forcer.

Watashi-Do : le plus possible ne laisse pas ton adversaire taper, mais toujours anticipe en SENTANT son attaque (sa Volonté) et contre-bloque son attaque tout en le frappant.
Fondamental qu’il ne puisse te toucher : d’abord parce que tu l’empêches, tu préviens-anticipes et empêches ses frappes, et ensuite parce que s’il parvient à lancer sa frappe tu l’esquives.
Et si tu frappes c’est pour mettre hors d’état de nuire : en assommant ou en paralysant par la douleur.
Ne frappe pas inutilement.
Economise tous tes Mouvements, et frappe APRES avoir gagné : quand tu es SÛR de toucher là où il faut et comme il faut.

20/01/10 :
Ce que tu donnes ne coûte rien ? Tu es sans prix…

Watashi-Do : en combat, la (1ère) main au contact de l’adversaire est comme la 1ère ligne sur le champ de bataille : qu’elle fasse tout ce qu’elle peut pour nuire à l’adversaire tant qu’elle n’est pas en péril.

La circonspection du chat.

L’orgueil est vraiment une enflure : le soi enfle de façon inappropriée, inadéquate.

Où y’a mammaire y’a la mère.

Je ne me piègerai plus de mot, ne m’enfouirai plus de phrases.
Les mots seront mes jouets désormais,
des balles pour un ping-pong avec le Monde.
Oui le Monde mérite un M.
Tandis que je suis déjà content du « m » de moi.

L’océan des couleurs, la forêt des formes et le volcan du corps –
les braises de la pulpe.
Des allumettes plein la chair, des grattoirs plein la peau.
Je déteste les voiles contraints, contrits : constricteurs.
Je hais la masculine inégalité imposée au féminin.

Je réalise que je suis toujours dans un rapport de « jugement bien ou mal ». C’est débilitant et aliénant ! Stop !

Entraînement du watashi-do :
combattre sans les pieds / combattre sans les bras / s’entraîner à être intouchable / s’entraîner uniquement avec le bras gauche / le bras droit / tout faire avec la garde à gauche / avec la garde à droite / frapper toute situation avec seulement bras gauche / seulement bras droit / seulement jambe gauche / jambe droite / s’entraîner à avancer pour taper (entrer dans ta zone d’action et son « camp ») /
feinte puis attaque immédiate : avec poing gauche/droit/jambe gauche/droite /
travailler la contre-attaque sur l’avancée de ton adversaire/ sur son recul / apprendre à voir les failles et taper immédiatement / apprendre à observer vraiment tout en étant en mouvement / apprendre à être INTOUCHABLE tout en tapant / apprendre à bien taper pour pas te faire mal / apprendre à garder ta DISTANCE de sécurité et celle d’attaque / apprendre à ANTICIPER les attaques de ton adversaire, à esquiver : dans un grand espace puis de plus en plus petit /
travailler PRECISION et RAPIDITE / s’entraîner à vraiment taper (FORT) et reculer immédiatement /………….

21/01/10 :
Nouveau jour nouveau Miracle.

Cette façon que j’ai de me contracter, comme un anus qui voudrait empêcher sa crotte de tomber…

Au lieu de te contracter sur l’interprétation, applique-toi à la sensation.

La mauvaise volonté, tienne ou d’autrui, (médisance, méfaits, malveillance, etc…) est un feu. Veille à ne pas l’alimenter et tu le contrôleras…

A Puerto Galera j’ai appris à quel point le réveil « conditionne », dans une certaine mesure, tout le reste de la journée. Cruciale est la façon dont on est attentif, ouvert, au Monde, et honnête dans notre rapport à lui, dès qu’on est conscient. Comprenne qui peut.

L’émotion : la Liqueur de Sensations, le Distillat du Sensible.
D’aucuns s’en nourrissent ?…..

Rien jamais pareil
Trait du bonheur
Sale miracle
Propre embuscade

C’est peut-être un symptôme ou même une maladie de beaucoup de preneurs de métro, mais ici aussi dans le métro de Manille les gens font la gueule.

Watashi-Do : en combat, pour « te finir », le plus souvent ton adversaire s’emparera de toi. Mais tout commence généralement à distance de poings ou au plus de pieds. Tu dois donc être difficile de loin et très difficile de prêt. Les coudes deviennent donc indispensables, ainsi que les clefs et prises.

Farce féroce. Je ris sans que mes lèvres bougent ; m’esclaffe luette immobile.

22/01/10 :
Si tu es fatigué, ce qu’il faut ce n’est pas te lever tard mais te coucher tôt. De plus, en te levant tôt tu perçois mieux le Monde………
Et es plus synchrone.

Pilipinas Mahilap Ang Bohaï : la vie est dure aux Philippines.

Salle d’attente – Gate7 – Aéroport de Manila. J’ai encore les Philippines sous les pieds. Manille et son agglomération : Metromanila, compte…14 millions ! d’habitants…
J’en ai appris des choses, ici aux Philippines…
Dont…le DUMOG : art philippin du combat. Exactement ce que je cherchais : pas du bidon, pas de frime, pas de fioritures ; efficace.
Et surtout tout le reste…Je vis mieux.

C’est simple : ce qui se manifeste dans ton espace cognitif et qui t’intéresse, appliques-y-toi, et ce qui ne t’intéresse pas, ne t’en occupe pas, laisse-le. C’est aussi simple que ça…!

05/02/10 :
Chaque individu est une partie du Monde. On ne peut en être distinct. Vouloir être unilatéralement Soi est une illusion orgueilleuse et vaine. On ne peut être vraiment (un) Soi qu’UNI au Monde – même si c’est pour s’opposer à lui quand on n’est pas d’accord avec lui.
Mais avant tout il s’agit de faire corps avec le Monde.

Le tout étant de savoir distinguer entre ce qui est (de) Soi et ce qui ne l’est pas.

Ensuite, il s’agit d’agir en sorte de n’avoir rien à se reprocher (au moins vis à vis d’autrui) et ainsi il devient inutile de se cacher car le Monde-Réalité SAIT, même si les individus peuvent ne pas en être conscients.
De fait, si tu n’as rien à te reprocher, tu n’as pas à te CACHER, et tu es entièrement LIBRE.
Comprenne qui peut…

Bouge-toi, fainéant, active-toi, irrésolu : il n’y a que l’effort qui construise. Sans effort, le talent n’est qu’un gâchis énervant, qu’un diamant brut non taillé – sans éclat véritable.

J’ai l’impression que j’ai découvert un vrai « truc » bénéfique, de santé : tout simplement, REDRESSE-TOI bien, au maximum mais naturel, sans courber, jusqu’à sentir des muscles « insoupçonnés » à l’intérieur de la poitrine, autour de la colonne. Et marche ainsi, tiens-toi ainsi ; sans crispation. Et…ressens-en les bienfaits physiques et mentaux.
La Juste Posture !

09/02/10 :
L’orgueil est comme le cholestérol, il faut faire en sorte de s’en débarrasser ; le bon, utile, restera.

PERSONNE, ni rien, ne doit POUVOIR te mettre en colère ou mal à l’aise car c’est à TOI SEUL qu’appartient la TOTALITE du POUVOIR de CHOISIR, MAITRISER et si besoin FABRIQUER, FAIRE, ton humeur et ton aise (en dehors de physique, car il reste les maladies et les accidents…!)
Donc…Ni COLERE ni MALAISE !
C’est tout.
Personne ne doit pouvoir modifier ton ETRE, puisque…c’est TON être.

11/02/10 :
Le vrai talent n’est pas un don mais une récompense : celle du travail.

17/02/10 :
Tant que tu n’intègres pas vraiment que tu n’es complet qu’AVEC le reste du Monde, dont tu ne dois pas chercher à te séparer, alors tu es incomplet et faux et dans l’erreur.

Ainsi, tant que tu ne vis pas, ne te comportes pas avec et selon la SENSATION d’APPARTENANCE AU TOUT, de CONNIVENCE, simultanéité, tu es incomplet et te trompes.
La Communion…Car alors seulement tu connais TA place, et tes CONTOURS, et peux te vivre pleinement.

Tant que tu te sépares du Monde, par exemple en pensant ainsi te protéger, tu es dans l’erreur, hors de toi, incomplet.

19/02/10 :
SYSTEMATIQUEMENT repousser, appuyer sur, ce qui te pousse, t’oppresse, t’opprime, t’entrave, te gêne. Ne JAMAIS laisser faire, ni subir.
Que ce soit physique, sur le corps, ou psychique (sur la conscience, l’attention, etc…) Sachant que pour le physique on peut esquiver…

Finalement, voilà bien une de mes « choses » et occupations favorites : être sobrement soi, sans aucune frime ni simulation ni affectation : sans restriction ni excès en présence d’autrui. Sachant que ce Soi est composé d’une part des émanations d’autrui.

23/02/10 :
Je me trompais. Je cherchais « en profondeur », à sonder le Monde, la Réalité, dans ses profondeurs, mais l’essentiel (sinon « tout ») est à la SURFACE, en Surface,…EST Surface. Vouloir sonder c’est vouloir trop, et bien souvent inapproprié.
De fait, les événements ont lieu à la surface, ce qu’on perçoit le mieux et plus objectivement est (en) Surface.

25/02/10 :
Si tu « dois » (ou veux) poser ta Conscience, pose-la sur le Monde et non sur toi. Le Monde : Ce-Qui-Est, dont toi. Toi : ta personne à l’exclusion du Monde.

26/02/10 :
Il est très classique que le mental ne puisse se stabiliser que s’il a, ou se donne, RAISON. Or, il faut savoir s’équilibrer et se stabiliser aussi quand on a tort…

Finalement…le tout est d’arriver à être libre à partir de, et avec, un fonctionnement mécanique : les automatismes organiques.
En fait, il s’agit d’une reconquête permanente…savamment dosée entre emprise et laisser-être, crispation et relâchement.

27/02/10 :
Faire de la musique c’est du modelage, de la chimie, de la sculpture, de la peinture et de la chasse. Un mélange de tout ça.

28/02/10 :
Il y a deux choses qui magnifient la Vie : la Curiosité et l’Imagination.
La première pour trouver des infos, la seconde pour les combiner et étendre le champ des possibles.
Grâce à ces deux tu ne peux t’ennuyer.

01/03/10 :
Les méchant/es sont tout simplement…stupides. Veux-tu consacrer du temps à la stupidité ?…Non, alors laisse-la à eux-mêmes.

02/03/10 :
Ce que j’ai trouvé c’est ce que je nomme le Mouvement : l’Energie qui nous anime d’une Direction et d’une Vitesse ; continuellement. En continu : une Orientation et une Vitesse.

Dans le vaste et profond espace de ta conscience, occupe-toi de cette… »région-qui-SAIT » et peut donc agir au mieux.

Vis en fonction de ce que tu SAIS vraiment : ce que tu SAIS par la Conscience totale sensitive de communion-participation au Monde, connaissance COMPOSEE de toi et du Monde. Ne le refuse plus.

Le compresseur, en musique, qui en écrêtant les extrémités hautes (et basses) permet de faire ressortir les médiums, d’autres fréquences…
……….Héhé…

J’oriente mon ouverture
vers des vides sentis ou supposés.
Je me remémore l’ignorance
constant inconnu
perpétuel mystère continuelle excitation
et des échos viscéraux
comme incertains de haine.
La frustration est l’alambic maudit.
Distiller le sucre Affection
en alcool d’horreur…
Non. Je remonte au Bonheur.

08/03/10 :
Il n’y a de salut que dans le Rire.
Mais ni sardonique ni cynique : pas le grincement des orgueilleux.
Non : la gerbe viscérale, l’éruption flagrante comme le frisson des tréfonds.
Car dans une société humaine qui nous inflige agressif orgueil, ostensible vanité et misérable peur, la réponse la plus saine face au venin dont on tente de nous submerger est de s’ébrouer de rire.
Ces attitudes, ces poses ne doivent être que terreau pour les fleurs de nos esclaffades.
Et certes nous ne ricanerons pas – ce qui ne serait que reproduire le haineux mépris tout d’intolérante stupidité – non ! nous rirons en ondes sismiques propres à tomber les murs de mort qu’érigent les dérisoires superbes.
Vivre de bonne heure à transmettre le bonheur.

Ces automatismes frileux, ces crispations égocentriques à horizons mesquins, s’ils/elles veulent faire de la médiocrité une loi je me ferai bandit, et si leur vérité est normative je serai le pire des menteurs.

Ainsi parmi ces convenus je serai d’un bond parti.

09/03/10 :
Le bonheur c’est tant que le plaisir l’emporte sur la douleur.

10/03/10 :
Ca ne sert à rien d’avoir découvert le fonctionnement de ma conscience si c’est pour ne pas m’améliorer.
Il me faut changer ce qu’il est préférable de changer : les mauvaises habitudes, les automatismes néfastes, les complaisances, les mauvaises orientations, etc… CHOISIR pour CHANGER ! Et agir !

11/03/10 :
Il n’y a pas de destin, il y a soit une histoire qu’on accepte soit une histoire qu’on se forge.

12/03/10 :
Dieu ? Nous en sommes des commentaires.

15/03/10 :
La Grâce du Vent et de ses filles les feuilles d’arbres,
dans leur danse légère de fantômes joueurs.

17/03/10 :
Si tu te sens mal à l’aise alors qu’il n’y a pas de réel DANGER, physique, alors c’est UNIQUEMENT parce que tu es trop SERIEUX (souvent : parce que tu TE prends trop au sérieux) Même si autrui a, ou tente d’avoir, une influence désagréable sur toi.
C’est un des innombrables paradoxes de la Vie : la meilleure façon de LA prendre au sérieux est de ne PAS être trop sérieux – notamment, pour ce faire, en t’abandonnant à TON Affection pour elle, ton admiration, ta gratitude.
Ne pas PESER sur la Réalité, ne pas entraver. Ne pas PESER. Comprendre cela. Le SENTIR.

19/03/10 :
Quels contentement et satisfaction d’avoir trouvé des partenaires en Jean-Marie et Gilles pour étudier et s’entraîner au combat. De plus, depuis 2 semaines, en plus des mains nues, on ajoute, avec Gilles, le sabre…Génial.

22/03/10 :
Tu remarqueras que ceux/celles qui critiquent intempestivement sont DERRIERE et non devant…Tu ne vas quand même pas te retarder pour eux…!

23/03/10 :
Vis dans le Monde et non dans ta tête ; dans les manifestations et non dans tes idées.

Tant que tu te CACHES tu es dans l’erreur.
Comprenne qui peut.

Lorsque tu veux aider quelqu’un psychiquement ou même pneumatiquement, assure-toi d’abord de ne pas avoir le même problème que lui/elle, et ensuite sois prêt à ce que son problème se transfère sur toi – sois donc prêt à te défendre et apte à dissoudre cette charge (dans tous les sens du terme)
Comprenne qui peut…

Je me suis mis à avoir un rapport plus compliqué au plaisir dès que j’ai découvert…les religions. Car toutes les religions, TOUTES, ont au moins ce point commun : elles détestent la volupté et même le simple plaisir. Car les religions, sous couvert d’instruction (…civique) sont finalement essentiellement des manuels de domination politique (politikos : organisation de la cité)

LIBERER le PLAISIR, qui – chance, ou autre chose ? – est la Célébration de l’Existant, de l’Existence.
Et finalement, tout discours visant à réprimer le plaisir est…nihilisme.
Les nihilistes, pervers fascistes, ont depuis trop longtemps déjà étranglé le Monde ! Changeons !

Et le plus fondamental, spontané, viscéral et personnel plaisir est le plaisir sexuel et ses organes – d’où par extension les brimades sur le corps – pour mieux contrôler les individus. Horreur manipulatrice !!!

Le Plaisir PARTAGE ne peut qu’avoir RAISON !

24/03/10 :
Fait dans le train un jour de grève. Ca faisait longtemps…
1 Clarté 2 Rire 3 Liberté 4 Mouvement 5 Attention 6 Vitesse 7 Conscience 8 Amour 9 Douceur 10 Tendresse 11 Gentillesse 12 Force 13 Sexe 14 Orgasme 15 Plaisir 16 Fuite 17 Pire 18 Folie 19 Amour 20 Amer 21 Folie 22 Dire 23 Femme 24 Trouver 25 Choisir 26 Envie 27 Colère 28 Stupidité 29 Mauvaise Foi 30 Honnêteté 31 Peur 32 Courage
1-32 : Magnificence 2-31 : Frisson 3-30 : Soi 4-29 : Faiblesse 5-28 : Opacité 6-27 : Position 7-26 : Aspiration 8-25 : Détruire 9-24 : Lenteur 10-23 : Délicatesse 11-22 : Réconforter 12-21 : Tourbillon 13-20 : Frustration 14-19 : Explosion 15-18 : Illimité 16-17 : Destruction
Magnificence-Destruction : Evolution / Frisson-Illimité : Egoïsme/ Conscience/ Malchance/ Résistance/ Remplir/ Couple/ Existence

Evolution-Existence : Raffinement / Stupidité/ Etendre/Adversité

Raffinement-Adversité : Exaltation / Méchanceté

Exaltation – Méchanceté : FRAGILITE

Curieux, j’ai toujours eu un rapport ambigu à la fragilité, notamment je peux la détester et elle peut me mener à la détester, quand elle est inaccessible ou même juste comme ça : spontanément.
Voire le caneton que j’ai tué quand j’avais 5-6 ans ou 7. Juste parce qu’il était « mignon, si craquant » et que ça m’énervait, m’agaçait à m’en répugner, que j’avais eu la volonté de le tuer, détruire. Une fois fait je m’étais senti tout piteux, à la fois car décontenancé et dépité du faible « effet » suivant l’acte et puis par la peur de me faire gronder.

25/03/10 :
Défonce-toi à la Volonté, enivre-toi de ton projet !

26/03/10 :
Faisons-en un axé sur le thème : « Haine », pour voir ce qui en sort…
1 Sauvagerie 2 Cruauté 3 Méchant 4 Agression 5 Envie 6 Tuer 7 Violer 8 Saloperie 9 Vilain 10 Horrible 11 Douceur 12 Gentillesse 13 Délicatesse 14 Agression 15 Enculer 16 Massacrer 17 Torturer 18 Massacrer 19 Humilier 20 Annihiler 21 Dégrader 22 Offenser 23 Cible 24 Faiblesse 25 Fragilité 26 Haine 27 Viande 28 Chair 29 Intérieur 30 Révéler 31 Dignité 32 Orgueil

1-32 : Briser 2-31 : Nier 3-30 : Autre 4-29 : Déchirer 5-28 : Antimatière 6-27 : Atteindre 7-26 : Goût 8-25 : Nuire 9-24 : Perversion 10-23 : Intelligence 11-22 : Réaction 12-21 : Négation 13-20 : Energie 14-19 : Changer 15-18 : Ruiner 16-17 : Inventer

Briser-Inventer : Créer / Nier-Ruiner : Anéantir / Augmenter / Erreur / Binôme / Liberté / Absolu / Antinomie

Créer-Antinomie : Maximum / Limite / Nécessité / Infini

Maximum-Infini : Expansion / Contraction

Expansion-Contraction : LIEU

Le lieu d’où « ça s’étend » et d’où ET vers où ça se contracte.
Le Lieu du…CONTACT.
Ce Lieu où « il se passe » quelque chose – en nous/dans le Monde.

Bien…Travailler-étudier la Fragilité et le Lieu…Le Lieu où TU es conscient : où tu RESSENS-tu ES (qu’il se passe) quelque chose…

28/03/10 :
Jeu fait par Jean-Marie vers 2h00 du matin.
1 Amour 2 Création 3 Art 4 Musique 5 Amitié 6 Soleil 7 Nature 8 Animaux 9 Sport 10 Création 11 Ensemble 12 Tendresse 13 Pédagogie 14 Intelligence 15 Finesse 16 Humilité 177 Beauté 18 Gentillesse 19 Voyage 20 Aventure 21 Inconnu 22 Désir 23 Sexe 24 Sexe 25 Sexe 26 Fesses 27 Bêtise 28 Humour 29 Humour 30 Electricité 31 Bouffe 32 Vin

1-32 : (Alcoolique) Bon vivant 2-31 : Artistique 3-30 Magie 4-29 : Enfant 5-28 : Joie 6-27 : Club Méd 7-26 : Mer 8-25 : Lapin 9-24 : Moi 10-23 : Moi 11-22 : Nous 12-21 : Surprise 13-20 : Education 14-19 : Philosophie 15-18 : Classe 16-17 : Sagesse

Bon vivant-Sagesse : Heureux / Beauté / Rêve / Responsabilité / Cadeau / Jamais / Bonheur / Chasseur

Fier / Ma femme / Fatigue / Attache

Marin / Soutenir : FORCE.

29/03/10 :
1ère « électricité » dans la jambe vers le 24/03 puis depuis cette nuit. Très déplaisant. Probablement un nerf coincé vers le genou droit, suite à entraînement-combat avec Gilles.

30/03/10 :
J’adore la plénitude de cet Univers.
Même le manque participe du tout, même l’absence remplit un rôle.
Réalise que tu JOUIS et alors le Monde devient…la plus suave des maîtresses – le plus soutenu des orgasmes.
Comprenne qui peut. Oui, con prenne qui peut.

Le Monde t’interpelle via la dimension sonore mais comme la parole (en fait partie) est de nature sonore et nécessite interprétation, par suite le mental a le réflexe d’interpréter (et tenter de « substantiver », d’intelligibiliser – verbalement le plus souvent) TOUT son perçu ; et ça c’est aussi erroné qu’aliénant.
Il faut donc apprendre à se désaliéner de la « captation phonique » qui fait pénétrer dans le Monde de la pensée et donc d’autant se soustraire au Monde immédiat sensible.

En outre, la vision permettant une perception beaucoup plus « brute », moins interprétative, il est donc de grand intérêt d’ETRE VISION. Pas même « voulir voir » mais bien : (ETRE) VISION.

Car le Monde COMMUNIQUE également avec toi via ses FORMES (et) le VISUEL.

D’autant que les gens peuvent se dissimuler dans la pensée-parole mais pas dans la FORME.

Et enfin quand tu VOIS vraiment quelqu’un…tu l’ENTENDS aussi.

31/03/10 :
Se masturber sans AUCUNE pensée sexuelle est plus « difficile », plus long et BEAUCOUP MOINS fatiguant après coup. On n’a pas la sensation d’avoir perdu « quelque chose », gaspillé de l’énergie vitale. Et, curieux, les testicules se rapprochent beaucoup plus de l’abdomen jusqu’à presque y rentrer. C’est net. Le tout est plus bénéfique. Une vraie purge – et non aliénante. Il m’a paru utile de l’écrire…

Toujours veiller, en tant que Source, à ne pas être une Source d’amertume, à ne pas émettre, en quelque façon que ce soit, d’émissions néfastes, nuisibles dans le Monde : pas de mauvaise volonté, de mauvais esprit (en actes, paroles ou pensées)
Ne rien produire de mauvais : aigreur, rancoeur, cynisme, agressivité, mauvaise humeur, médisance, malveillance, etc…

1 Joie 2 Calme 3 Fesse 4 Yeux 5 Bouche 6 Peau 7 Amour 8 Lumière 9 Nuage 10 Arrondi 11 Claustrophobie 12 Coléoptère 13 Choix 14 Crotte 15 Ambiance 16 Envie 17 Beauté 18 Environnement 19 Eau 20 Tendresse 21 Mystère 22 Cadeau 23 Calcédoine 24 Catalogue 25 Jolie 26 Escargot 27 Mer 28 Boule 29 Peinture 30 Couleur 31 Violet 32 Flamme

1-32 : Amour / Méditation / Sexe / Création / Art / Bronzage / Patience / Beauté / Atmosphère / Guérison / Maison / Scarabée d’Or / Fiançailles / Nettoyage / Calme / Massage

Amour-Massage : Tantrisme / Pensée / Jouissance / Mariage / Pyramide / Exotisme / Vie / Sérénité

Tantrisme-Sérénité : Elévation / Philosophie / Plaisir inavoués / Amour inconditionnel

Elévation-Amour inconditionnel : Divinité / Libération

Divinité-Libération : TRANSCENDANCE

Watashi-Do : toujours fondamental en combat est : le CALME. Quoi qu’il arrive, même dans la précipitation, dans l’agression subite, s’efforcer de garder son calme. Car l’acuité et l’efficacité sont directement dépendantes du calme. Sans calme : ni clarté ni précision.

Dans toute altercation, affrontement, d’abord : la Distance, puis le Calme.
1- Imposer une Distance, pour notre Sécurité puis notre capacité d’attaque.
2- Rester calme pour bien percevoir et être précis et pertinent dans ses actions et réactions.

Une des difficultés de la conscience est la distinction entre Soi et « le reste du Monde ». La conscience est une succession d’ETATS d’une partie de l’énergie-Soi. De fait, l’ensemble de la Réalité étant un vaste espace rempli d’énergie, toute con-centration d’une partie de cette énergie se traduit par une « désolidarisation » de cette partie par rapport au Tout. Une…distinction, par rapport à un ensemble animé. Cela se traduit d’ailleurs par une différence de Fréquence vibratoire (ou) d’actualisation de la partie. Il devient donc d’autant plus difficile d’avoir une simultanéité, une adéquation, une concorde parfaite entre le Soi (partie) et le Tout.

C’est ainsi qu’autrui peut (parfois) chercher à provoquer la colère pour forcer le Soi à se crisper, concentrer, et par là risquer de s’égarer.
Veiller à ne pas s’énerver, crisper, condenser, à cause d’autrui.

01/04/10 :
La charge du bonheur.

Si tu ne te sais pas heureux c’est que tu souffres. Si tu souffres c’est que tu as peur. Si tu as peur c’est que tu ne te possèdes pas. Si tu ne te possèdes pas, à quoi bon vivre ?…..

Je veux juste…NE PAS FAIRE SEMBLANT DE VIVRE – !…

Pour cela, je dois arrêter…de m’arrêter, de me freiner, de m’entraver, de m’aliéner, de me retenir ; tout comme cesser de me forcer, de simuler, de poser, de frimer, de prendre des attitudes, de taquiner.
Dont acte !…

Honnêteté et spontanéité.

Et… m’unir au Monde, fusionner avec lui. Je dois…ETRE-CE-QUI-SE-PRDUIT…(Tant que ce n’est pas néfaste – pour moi ou autrui. Ne commencer à résister que contre le néfaste)

Ne fais pas semblant – de vivre !

Cette très pertinente réalisation me vient après m’être posé cette très salutaire question, qu’il est bon de se poser régulièrement : « QUE VEUX-JE VRAIMENT ? » (dans le sens de « qu’est-ce que je CHERCHE ? »)
Je me l’étais demandé il y a quelques années, et y répondre m’avait permis de franchir un pas important sinon décisif.

02/04/10 :
…et je continue, cette course, dont ce rejet,
opulence de surfaces, des textures –
tactiles, sonores, olfactives –
finalement le feu de mon attention :
coeur de mon être la curiosité,
j’engouffre dans mes manques des expressions furtives du Monde :
j’occupe mon Vide.

Tout mêlé ce miracle dont je suis la saveur.

Peut-être faut-il ne s’occuper que des qualités des gens et ce qu’ils font de bon – et par là les amener à s’améliorer et s’éloigner de leurs défauts.

03/04/10 :
Manger peu (en tout cas : moins) et végétarien est fondamental, un « secret » pour le bien-être, l’énergie, le dynamisme et même la…lucidité.
Vraiment.

Manger léger et végétal. Et de temps en temps (1 ou 2 fois par semaine) – ou jamais – de la chair, plutôt de poisson.
Je le vérifie à chaque fois : c’est nettement mieux.

Watashi-Do : le jeu de jambes est fondamental en combat. C’est lui qui te permet de garder ta distance, d’attaquer et de reculer. Et il te permet de contrer toute avancée offensive de l’adversaire, en le bloquant, frappant, au niveau du tibia ou mieux au genou, et enfin radical, stoppant net, à la cuisse.
Tu peux également te servir du pied pour attaquer.
Privilégie l’attaque au genou et surtout à la cuisse, plus difficile et lente à reculer, et un coup là est très invalidant et/car douloureux.
Privilégie également le tranchant extérieur et surtout le talon de tes pieds qui sont plus durs, permettent de taper plus fort et tu risques moins de te faire mal.

04/04/10 :
Chaque jour, travaille la SOUPLESSE de ton corps.
Assouplis, exerce la souplesse de tes muscles, mais surtout de tes tendons, ligaments et articulations. 6 jours sur 7 même si c’est pour 5 minutes seulement, mais 5 minutes avec application, authentiquement. Le 7ème jour, laisse ton corps se reposer.
De même il est sain et bénéfique d’avoir une activité sportive, exécutée SENSITIVEMENT, en ressentant vraiment ce que tu fais, plutôt que guidée par la pensée.

Enfin, manger léger, au moins 90% de végétal. Peu de chair, en privilégiant celle du poisson.
Et se nettoyer régulièrement l’intérieur grâce à des infusions de plantes comme la fumeterre, le concombre amer, et pour protéger le foie le chardon-marie.
Enfin, pour entretenir et fournir du silicium (qui est leur composant essentiel) au collagène de tes articulations, prendre régulièrement des infusions de prèle ; et pour les tendons (et le foie) le cortex (écorce) d’eucommiae (plante chinoise, facile à trouver dans les épiceries chinoises)

Il t’appartient de faire du Plaisir une Libération et non une Aliénation, un Don et non un Vol, une Amélioration et non une Dégradation.
Dont actes…

08/04/10 :
Si le pessimiste a raison, ça ne change rien. Si l’optimiste a raison ça peut tout changer…!

Intéressante performeuse : Marina Abramovic

10/04/10 :
Toute une vie de compensation : des occupations pour ne pas se retrouver bloqué face à l’absence, au manque – remplir le vide.
Les filles, par exemple,…depuis mon plus jeune âge elles m’intéressaient…comme des friandises que j’eus volontiers consommées. Leur viande avec toutes leurs textures, leurs galbes, leurs formes, leurs odeurs, m’intéressaient, me plaisaient sinon me fascinaient.
Des chevelures, des croupes, des fesses, des seins, des minois, des voix…
Mais à force de non-dits, non-faits, non-accomplis – de part et d’autre – j’ai fini par m’éloigner de ce désir qui dès le départ déjà était fantomatique.
Et le temps, ce sprinter immobile, m’a aidé à construire d’autres mondes. Des jardins sans rose, peut-être, mais après tout la rose c’est beaucoup d’épines pérennes pour quelques pétales fugaces. Un peu facile cette assertion…

Le fait est que le mental, la pensée, cet ensemble de processus mécaniques, automatisés, est essentiellement un combattant, un compétiteur, fait pour servir à AFFRONTER la réalité. Du coup, il ne peut se satisfaire de la paix, il est toujours à chercher un os à ronger. Il faut le reprogrammer en se répétant « sans cesse », au moins fréquemment : « je suis en paix », « je n’ai pas de problème », « je suis heureux ».
Je n’ai pas à être crispé, pas de stress, pas de tension, pas de souci.

Encore une fois : être en colère à cause de la méchanceté c’est lui accorder ce qu’elle cherche à arracher (ton Aise)

11/04/10 :
L’amour ?
…Je considère qu’il y a la « loi » de l’attraction-compatibilité-nécessité génésique sexuelle, et ensuite une imprégnation plus ou moins grande, due à des affinités, du mélange des 3 concepts émis par les philosophes, les poètes et les mystiques…

Arrête d’être raisonnable tu vas te faire mal…

13/04/10 :
La Loi ? (c’est) l’Humain.

14/04/10 :
On ne parle pas assez du Bonheur d’exister.
Les Sensations de Vivre (dès lors qu’on n’est ni malade ni accidenté ni…torturé !) Le feu délicieux du Plaisir de se sentir vivant. L’orgie des cellules, l’orgasme continuel de la respiration, l’Aise moitié glaise-moitié rivière de notre viande. Les danses de nos mouvements.
Le Miracle de cette Existence (dont nous sommes si chanceux qu’elle ne soit pas pire pas plus douloureuse SYSTEMATIQUEMENT, fondamentalement) mérite une louange quotidienne – quelques secondes, au moins, pour tant de jours…

La morale, et les lois, les traditions, les normes : les limites qui nous viennent d’autrui peuvent être intéressante – pour s’instruire.
Mais une fois atteint le stade d’un éveil (et non « l’Eveil ») suffisant (c’est à dire : la capacité de discerner pertinemment et suffisamment ce qu’il se passe dans notre sphère existentialo-cognitive) il est préférable de SE LIBERER de cette manipulation psychique induite, acquise – et devenir (le cas échéant) son unique et propre censeur.
Afin notamment de s’empêcher le moins possible de VIVRE. Vivre SOI. (Et non SELON AUTRUI)

Ce que je me demande vraiment c’est : cet Univers est-il une Volonté s’exprimant de milliards de façons, ou un simple tourbillon, une spirale de vent et poussière créant des combinaisons aussi aléatoires que dénuées de véritable conscience ?

Le ping-pong m’a fait prendre conscience de la façon dont je laisse se faire les choses – à mauvais escient – quand je devrais (et pourrais) les contrôler.
Ainsi, je joue par et selon des habitudes, toujours le même « MODE OPERATOIRE », parce qu’il est, et était, efficace contre beaucoup ; mais dès que je rencontre quelqu’un contre qui ce n’est plus efficace…je me retrouve PIEGE par-dans mes routines, fonctionnements, façons de faire habituelles…et ne peux donc progresser, me dépasser.
Et alors je peste au lieu de m’en prendre à moi et de (me) changer. Ou plutôt : je dois faire un effort – de VOLONTE – pour me changer.

C’est très instructif ; et extensible à tous les domaines d’existence. A…SOI !
Se sortir, désaliéner, briser, des MODES OPERATOIRES HABITUELS – dont la façon même de simplement « être soi » qui n’est la plupart du temps qu’une crispation vaniteuse sur quelques habitudes – dont la gangue finit par créer ce qu’on revendique, aussi orgueilleusement que stupidement, pour « identité ».

Agir et être ce que l’on RESSENT vraiment profondément CHARNELLEMENT !

15/04/10 :
Tout est Energie : c’est à dire Jaillissement-Poussée. Tout est ainsi interactions de forces de poussées, de pressions et d’aspirations. Le mieux pour l’individu est alors d’équilibrer ses propres élans, pulsions-pressions et aspirations avec ceux de son environnement, en sorte d’arriver à un équilibre dynamique ne l’oppressant ni ne le précipitant et lui permettant d’arriver au meilleur épanouissement possible de ses propres mouvements personnels intérieurs (issus de lui, de sa singularité corporelle) se manifestant dans le Monde dont il est partie.

Vivre est donc très semblable, assimilable à la Musique, et la Danse (voire à la sculpture)

Le Mouvement que nous sommes étant déplacement (même quand on reste « statique ») il/je rentre obligatoirement en contact avec son environnement. C’est cela qui crée la Sensation de Vivre : les interactions entre le Soi-Mouvement et le Monde. Des plus infimes aux plus fortes.
C’est sur toutes ces interactions qu’il est indispensable de s’orienter, S’OUVRIR.

Monde, Monde…je suis une part de l’Immense. En tant que le Monde seul peut me gifler si je vais trop loin. Je ne me force plus, ni en arrière ni en avant. Et je ne m’arrête plus car l’arrêt est mensonge, hypocrisie, refoulement.
JE VAIS.
Vivre c’est dialoguer avec le Monde : je suis émission, manifestation et Lui aussi, et je l’écoute et lui répond en acte.

Ouiii, oui ! oui : on ne fait pas, on ne sait pas, on ne veut pas, on EST. Plus que comprendre, plus que percevoir…ETRE cette Vérité : quand tu es suffisamment éveillé alors c’est l’Univers qui redevient Lui-même en toi, partie de Lui.
Partie que le faux-moi, construction chaotique faussement raisonnable, avait dénaturée, pervertie, corrompue.
Mais dans un détour nécessaire car permettant à l’Univers de vraiment s’éveiller à Lui-même pour (apprendre à) bien percevoir et discerner ses erreurs. Car l’Univers Spontané n’est ni infaillible, ni parfait : il est un Elan. Et le Soi (le vrai Soi, digne de ce nom) est là pour l’Optimiser, l’Utiliser à bon escient.

Oui je suis un Espace de Potentialités et Actualisations avec les seules lois physiques et 4 règles : ne pas assassiner d’humain, ne pas violer, ne pas mentir, ne pas voler.
Et 4 Valeurs : la Gentillesse, l’Intelligence, la Force et la Beauté.

Je suis simple : je pars de CE QUI EST. Non de « ce qui POURRAIT être » ou ce que je voudrais « qu’il soit », non : ce qui est, et…j’apprécie ce qui est, donc veux le conserver mais aussi l’améliorer. D’où le pragmatisme de mes règles et valeurs.

16/04/10 :
Comment retranscrire mon admiration et ma gratitude pour la Réalité ?
Il y a toujours un Mystère, en retrait comme en point de fuite. Un vagin comme un phallus ?
J’aimerais améliorer le Monde – par mon affectueuse Force, que mon Energie stimule constructivement la Planète.

J’aimerais dépasser l’éjaculation pour paroxysme. Car on peut vivre le Monde comme stimulations de plaisir mais alors la pensée oriente et interprète inexorablement tout en termes puis actualisations sexuels.
Dépasser et trouver autre chose que l’érogène pour horizon paroxystique.

Le grand Frisson de Vivre est plus que sexuel. TOUT LE CORPS EST ESPACE DE RENCONTRE HEDONISTE.

La chair est la pulpe du Miracle.
La senteur est l’intimité du Mystère.
Tu as le goût de la limite sans fin.
Je suis las de transformer mes sensations en idées, de réinterpréter et formuler obligatoirement l’indicible des rencontres de mon corps avec le Monde.
Toute sensation est Discours, tout stimulus langage, tout contact verbe : le Ressenti est Logos. Logos véritable. Les mots sont détours, déviations, illusions, simulacres jusqu’à l’erreur ou pire le mensonge.

Vivre est Danser. Les chaleurs pour tempi, les impacts pour temps, les désirs et volontés pour pas, et les actes du Monde nous emportent. Je veux le Monde Salsa.

Le mental, le monde des pensées est Artificiel, un simulacre piégeant, une prison au milieu de notre espace, un siphon qui (nous) engloutit l’océan de notre conscience, une flamme aussi insidieuse que venimeuse qui fascine et retient le papillon de notre attention.
Un monstre de gravité qui attire tout à lui, qui fait s’effondrer – sur LUI, pas même sur soi, car finalement la pensée ne pense que pour elle-même et non pour l’individu qui pense – sépare et éloigne du Monde.

Le Sens du Vivre, du Soi, est DE L’AVANT, vers le Monde, vers l’hors de Soi.
La pensée va à l’inverse.

Peut-être n’y a-t-il de vérité que dans l’outrance…

18/04/10 :
Ma musique est faite de rebonds et de résonnances ; impacts et échos. C’est ainsi que j’envisage et essaie de créer le dynamisme.

20/04/10 :
Le chemin de ronde que parcourt l’Amour,
en lisière de la Haine ;
à longer l’horreur pour mieux scruter le Bonheur
en taquinant la Liberté.
Le Miracle a des relents d’interdits,
des saveurs de décisions, des fragrances de choix
et tout exhale les limites ouvertes.
Ô Tendresse, ce n’est pas la fleur qu’on mange…
La Beauté est le sillage de Déesse-Dieu.

21/04/10 :
Oui : savoir Ecouter avec les yeux, et Voir avec les oreilles.
Comprenne qui peut.

SAIS-tu ce que tu es en train de vivre en cet instant ?…
Applique-toi à SAVOIR ce que tu vis, ce que tu ressens…C’est à dire : à obtenir des informations vraiment utiles et pertinentes sur ce qui existe en cet instant et que tu ressens – via TOUT ton ETRE.
Tout est là…

Il faut revenir à cette vérité basique que (en dehors du traumatisme PHYSIQUE : handicap, maladie, accident sous toutes ses formes – choc viol, torture…) : vivre est immédiatement et spontanément…JOUISSIF.
Un plaisir – aussi intense que continuel, aussi suave que total…

Tout ce/ceux qui tend à nous éloigner de cette vérité-fondation doit être…laissé à lui-même ou repoussé (sans se gaspiller) ou en dernier ressort (si pas mieux à faire) combattre.

Revenir à cette évidence vérité fondamentale !!!…
Sinon on est aussi fou qu’égaré, souffrant et aliéné.

22/04/10 :
Savoir et surtout arriver, suite à « l’impact » dans notre conscience de la présence d’autrui, à rester dans le Monde, le réel, sensitif et non DANS L’IDEE(S) qu’a fait naître en nous autrui.
Ca c’est CAPITAL.

L’Inde et son exubérance faussement anarchique me manquent. L’Inde et son bouillon spirituel.

Ce que je (me) cherche et essaie continuellement de m’apprendre c’est le Savoir-Vivre. C’est à dire : savoir gagner mon bien-être et le protéger le mieux possible.

Et j’y parviens. Je parviens de mieux en mieux à choisir, puis bâtir puis stabiliser mon bien-être.
En m’appuyant de plus en plus et mieux en mieux sur les sensations.
Dans le sensitif et non dans les pensées, ni même les sentiments qui sont des mélanges insidieux de pensées, des idées maquillées en émotions.

Tout est Energie et nous sommes des CONVERTISSEURS. Nous convertissons l’Energie présente dans notre Espace en actes (actifs et végétatifs) pensées, sensations, émotions, etc…
C’est d’ailleurs étonnant et fascinant d’observer l’énergie – qui est un flux, un mouvement – se convertir en pensées ou paroles ou sensations.

Mais…QU’est-ce qui convertit, qui « décide » (?) de convertir ?…

Il y a l’Espace (Vide – en tant que nom et adjectif – ? ….pas si sûr) et l’Energie. Le Soi in-forme les EMANATIONS qu’est l’Energie. Le Soi est donc une Force (Energie aussi, oui puisque Tout est Energie…ou (?) Vide) contraignante, qui circonscrit une portion d’espace, ce qui produit certaines…propriétés.

Il semble très intéressant de se VIVRE, diluer, dissoudre, ENERGIE(S).

23/04/10 :
En relisant mes carnets 20, 21 et avant je me rends compte à quel point j’y notai des stupidités, de type sexiste, sur les femmes et les rapports hommes-femmes.
Or, beaucoup était dû à de la rancoeur et de la frustration. Rancoeur en grande partie injustifiée.

La seule façon de bien se vivre est de : ne pas faire semblant – en résistant à toute PRESSION extérieure, le cas échéant. Car si on cède à cette pression, on commence à faire semblant. Donc dans ce cas REPOUSSER la ou les pressions. Immédiatement, sans faiblir ni hésiter, mais sans violence, sans se gaspiller.

Toutes les sociétés humaines sont CONSTRUITES avec des FORMES rigides, fixes, issues des structures psychiques dominantes, les façons de penser et « d’intelligibiliser » le Monde, de le rationnaliser, de l’in-former.
Tout cela, en nous manipulant par les contraintes directes (lois et ordres, morales, traditions…) et indirectes (les influences des modes, et des structures architecturales, les publicités, etc…) nous enferme non seulement dans des comportements, mais aussi (plus profondément, plus radicalement, fondamentalement) des conceptions et perceptions du Monde arrêtées, définitives et posées comme vérité, aussi ultime qu’unique. Ainsi se pose et s’impose un Connu, un Vrai, un Réel…qui en fait est intellectuel voire artificiel.

Une façon d’échapper à cette aliénation fallacieuse est de SE VIVRE en Sensations : nos Sensations profondes, en essayant de ne pas s’actualiser en pensées (sauf quand indispensable : travail, problèmes, etc…)

Mais les mots peuvent – ENSUITE – permettre de commun-iquer, partager des informations, expériences. Il ne faut donc pas les abandonner complètement. Le tout étant de ne pas s’y (laisser) piéger.

24/04/10 :
Lorsqu’on est ADEQUATEMENT attentif à ce qu’on est et ce que l’on ressent et ce qui arrive autour de nous – le Tout dont on est partie – alors on réalise que notre point de départ, là où « je » « commence », point d’appel et d’ancrage qui nous localise dans l’espace (et le temps) ce point est l’endroit d’où part notre inspiration puis notre expiration.
Il s’agit alors de laisser se faire les choses – sans intervenir par la pensée, sans exercer aucun contrôle, essentiellement issu de la pensée – et on constate alors que la respiration se ralentit jusqu’à devenir très lente et longue (une inspiration peut durer au moins une minute) très ténue (« l’ouverture » d’appel d’air se faisant très petite, étroite) et très ample (donnant l’impression que pratiquement tout notre être est une outre se gonflant jusqu’à être distendue)

Il s’agit d’être, s’actualiser de plus en plus souvent ainsi, jusqu’à parvenir à SE VIVRE ainsi naturellement. Car on vit alors, comme pour un moteur, avec un régime minimum qui permet le rendement optimal.

De même, tant que tu ne ressens pas pleinement l’instant-lieu que tu vis, à en jouir (en dehors de la douleur, bien sûr ; et encore : si tu peux la transcender ça n’en sera que mieux, mais sache prendre en compte l’information qu’elle est)

Finalement et fondamentalement, ta vraie et meilleure Vitesse d’actualisation, d’accomplissement de toi, est celle de ta respiration.
Sois ta respiration : RESPIRE-TOI.
Voilà la base.

Cela sans y réfléchir. Il est important de ne pas analyser, réfléchir, penser (à) ce que l’on fait. (Surtout pas) Mais le RESSENTIR.

26/04/10 :
Du vague, ne sais pas, manque de chaleur, d’entrain, d’intention, d’objectif mais je vais chercher tout cela dans la ville, dans Paris, dans la foule –
dans l’Autre.

Sens naître l’inspiration en toi entre poitrine, nombril, et sous-nombril, et sois (lentement) « ce-qui-se-fait ». Sans précipiter ni retenir. RESPIRE-TOI.

Ne pas se tromper : l’autonomie, tant physique que spirituelle, est une illusion. On ne peut être autonome puisqu’on est composé et fait partie d’un Tout plus vaste.
Il faut donc revenir au fondamental : l’indéniable c’est le(s) MOUVEMENT(s).
Donc étudier-travailler cela : le Mouvement existentiel qui anime Tout – dont soi.

Ne fais pas semblant d’observer le Monde : observe-le VRAIMENT : plonge en lui tout en t’ouvrant à lui. Et repousse ce qui pousse (hostilement) sur toi, et ne t’arrête pas à ce qui (hostilement) cherche à te retenir. Observe-le sans (te) précipiter ni retenir.

Ne limite pas le Monde, ne le restreins pas, ne l’oppresse pas, ne l’enserre pas. Au contraire : participe de son ouverture et son expansion.

27/04/10 :
Le 14/11/2001 je notai les symptômes de ma première « crise » qui allait me mener en mars 2002 à l’hôpital psychiatrique. Je m’en souviens, lors de mon voyage au Vietnam, surtout à Dalat.
Etrange. La « disparition du sommeil », le coeur qui atteint un « plateau » accéléré dont il ne redescend ni n’augmente : à peu près 80-90 pulsations par minute.
La diminution voire disparition de la faim, et du goût pour manger; et la sensation de froid. Et les pensées et associations d’idées plus ou moins délirantes…

Point de départ aussi valable qu’évident : la sensation corporelle « que et où ressens-je ? »
Partir de cela. A chaque instant. Et non d’une idée, d’une pensée.
Ce que je ressens et où dans mon corps. Et agir en conséquence, spontanément.

Cela, simultané avec une pleine inspiration, à vitesse optimale puis expiration – et suspension du souffle si l’envie s’en ressent.

Inspirer pleinement fait se redresser et donne à tout le corps une juste posture – assis comme debout.

Finalement je continue de chercher…le Pouvoir ! Le contrôle des énergies.
Mais non ! je veux jouir et faire jouir, et améliorer la conscience du Monde afin d’améliorer le Monde.

Du foulard à la burqa : ou comment se faire imposer de porter sa féminité en flétrissure.

28/04/10 :
Je me remet au végétarisme, car je me sens vraiment mieux, plus léger, plus propre, moins encombré, quand je ne mange pas d’animal, pas de chair – pas même poisson – juste du végétal.
Et l’expulsion est plus agréable, on sent qu’on se nettoie vraiment.
Et puis je me sens plus en respect avec mes homologues animaux.

De même, et plus, il est excellent de se nettoyer, purger et préserver, régulièrement avec des infusions de plantes telles la fumeterre (pour nettoyer, drainer) et le chardon-marie pour protéger le foie.

Je commets encore l’erreur de, par réflexe, vouloir contrôler ce qui est EXTERIEUR à moi quand cela ne me plait pas, du fait des perturbations que cela provoque en moi.
Mais c’est une erreur fondamentale : c’est SOI qu’il faut contrôler – quitte à contrôler, si on l’estime nécessaire – SOI, et non l’extérieur, l’autre que soi.

De même, en cas de trouble, malaise vis à vis d’autrui, ce n’est pas autrui qu’il faut chercher à contrôler mais SOI. Et ce n’est pas autrui qu’il faut surveiller et observer, mais soi. Etre attentif à soi, et non être fébrilement attentif aux manifestations d’autrui.
Observer ses réactions et sensations PROPRES, personnelles.

On en revient à : Soi pour point de départ du « Monde pour/selon Soi ».

Oui, car le Soi véritable et complet EST le COMPOSE du Soi individuel et de la totalité de ses contacts et participations au Monde.

Il n’y a donc peut-être pas à « aller chercher dans le Monde »…Tout est EN SOI, en chaque individu.

Je suis : l’ensemble de mes Sensations, et Emotions et Actes et Pensées et Envies.
C’est tout Cela que je dois Vivre (et Faire Vivre) Donner, Pacifier, Equilibrer et Harmoniser.
Cet Ensemble c’est : MOI.
Je dois vivre, agir, ressentir et penser en GLOBALITE : la globalité de ce Moi. Et non ponctuellement du fait et selon une idée, une sensation, un…détail.
Non : l’Ensemble des Détails.
Voilà ce que je dois vivre.
En Une SIMULTANEITE. En toute HONNETETE (et donc) sans forcer ni retenir (sauf quand nécessaire)

Il n’y a pas de Voie, et surtout pas Une seule Voie et surtout pas infaillible. Rien d’absolu. Tout se modifie continuellement.
Et c’est le merveilleux de cette Réalité.
Il y a : ce qui existe ; et de cela, ce qu’on en aime et ce qu’on n’aime pas, et ce qu’on peut en faire, et ce qu’on ne peut pas, et ce qu’on en fait et ce qu’on n’en fait pas.
C’est tout.
Et c’est dans ce domaine qu’il s’agit d’agir et de s’équilibrer.

Le « petit moi », ego égocentré est une Fixation, Crispation et un Resserrement du Moi, de l’Ensemble précité.
Alors qu’il s’agit de laisser libre, non resserré, non étroit mais au contraire vaste, étendu, et fluide, cet Espace-Ensemble.

Le Moi ne disparait(ra) pas dans le Tout, il le rejoint.

Etre…(c’est) MOBILE SANS CONTOURS

…Et tout cela avec/en le SOUFFLE. L’inspiration totale et l’expiration totale : maximales et à vitesses appropriées.

29/04/10 :
Une des majeures raisons pour lesquelles j’en étais venu à chercher à ne pas décevoir autrui, à « faire bonne figure » c’est que constatant mes qualités et leur influence sur autrui et le fait que « beaucoup » (…) de gens me gardaient, sinon prenaient, pour repère voire exemple, j’en avais décidé une responsabilité.

Mais si les gens te prennent pour repère ou exemple, ça les concerne ; toi par contre tu ne dois pas, du coup, agir en exemple. Reste toi ; sans affectation ni attitude. Les doigts dans le nez et les grimaces…!

MOUVEMENTS SANS CONTOURS

30/04/10 :
Un à-priori ? La paix.
Et le danger…Hé hé…

Il y a une Force qui constitue, anime et modifie continuellement Tout ; c’est ce Tout-Force au milieu duquel je me réveille chaque jour, et qui me constitue, et avec lequel je dois composer.
Je ne (re)deviens un Moi (donc) séparé que quand je me distingue de ce Tout – bien que restant dedans.
Je suis une goutte dans l’océan, une goutte qui a bien conscience d’être à la fois distincte et diluée dans l’océan.

Il faut manger son souffle.

A l’issue d’une conversation avec Pascal (à l’Arborial) qui me confiait sa peur-phobie de l’avion, je lui dis : « Profites-en » (de cette peur-phobie, et du voyage en avion que tu vas être forcé de faire)
Et…il en va de même avec toute difficulté (sauf peut-être la douleur physique…et encore : voir les masochistes) : en profiter, car du fait de la résistance qu’elle (la difficulté) nous oppose on peut se vivre d’autant plus intensément.
Apprendre à profiter (jusqu’à en jouir) des difficultés.

Nous sommes tellement influencés par notre passé, que nous ressassons d’une façon ou d’une autre.
Heureusement ce n’est pas trop mon cas. Mais : PRESENT !
Sensations présentes.
CE QUI EST.

Je continue de réfléchir mes choix au lieu de les sentir. Et toujours une appréciation intellectuelle – et aussi en termes de CONVENANCES sociales, morales, mode, etc…! – de la réalité, de l’expérience de la réalité. Au lieu de l’appréhender de façon vraiment sensitive.

La pensée est une faculté du cerveau d’informer, formater, moduler, façonner les émissions perçues du Monde en informations ; avec une prédisposition et une prédilection à informer ces émissions en informations dont l’interprétation conforte et réconforte l’individu dans ses priorités : peurs, orgueil, besoins, désirs, etc…
Mais cette façon de donner forme aux émissions, aux émanations, bien souvent est arbitraire, partiale, tronquée : fausse.
La Réalité est Mouvements d’Energies.
Dont acte…

J’ai envie de manger du feu.
Embrasser de la lave.
La drogue, holocauste de moi-même, me manque.
14 ans après !…

04/05/10 :
Inventons l’EROS N’ROLL !

Une fois atteint un certain stade de « Savoir-Vivre », alors chercher à comprendre et/ou même à (seulement) savoir est une façon de se servir de ses capacités mentales, en ce qu’elles peuvent FIGER, structurer, (ordonner) les émanations du Monde, pour tenter d’obtenir quelque chose de stable, constant : connu – et (imagine-t-on, croit-on) maîtrisable.

Erreur qui va à l’encontre de la fluidité nécessaire et préférable.

Ainsi en cas d’agression (provocation ou autre) la modification que cette dernière provoque en nous, on ne doit pas s’arrêter, se figer – dessus ou sur une « explication », rationalisation, ou autre.
C’est là le piège.

Il est préférable de ne pas (s’y) arrêter mais de continuer à ETRE.
Etre, au lieu de commencer à FAIRE : FAIRE des réflexions (des pensées), faire un arrêt de notre Mouvement-Etre sur le sujet, FAIRE une attitude empruntée, affectée, FAIRE des actes au lieu d’ETRE les actions.

Ainsi, de même, LIBERER les énergies qui ont tendance (par réflexe MENTAL) à se crisper.

Etonnante vitesse à laquelle on passe de la sensation à l’idée ; et qu’ensuite on s’enlise-enferme dans un monde d’idées (à peu près 80 % idées et 20% sensations ; alors que ça devrait être au minimum l’inverse : 80% sensations et 20% idées…!)

La colère éveille la colère – donc : pas de colère.

Laisse le/la méchant/e à lui/elle-même.
Et surtout (car tu peux parfois aider le méchant…) : laisse la méchanceté à elle-même.

Ainsi : en cas de provocation, ne te concentre pas sur la colère (tienne ou d’autrui) mais sur tout le reste.
Ne laisse pas le poil cacher l’éléphant. Ha ha.

Ne pas savoir comment, ou ne pas parvenir à, gérer ce qui est vraiment différent de toi ou inconnu de toi, voilà un vrai point faible. A rectifier.

05/05/10 :
Etonnant comme le psychisme influe sur la respiration.
Or non ! La respiration doit être libre, et totale.
C’est elle qui doit commander.

Pourquoi je stresse ? (Fondamental de se oser cette question…) Parce que j’attache de l’importance à des choses qui n’en ont pas, ou à des choses qui, ne pouvant être changées, du coup ne nécessitent ni ne méritent d’effort.

Donc : ce qui n’est pas important et ce qui ne peut être changé…NE PAS S’Y CONSACRER.
Laisser ces choses à elles-mêmes.

Ne recule pas. De TOUT ton être (physique, psychique, pneumatique) : ne recule JAMAIS. Au pire esquive, détourne, mystifie mais ne recule pas. Reculer c’est se nier.

(Ainsi) Ne fais pas de tes SENSITIVITE et SENSIBILITE des handicaps.

Déjà écrit maintes fois : TOUT de notre Existence (notamment notre « vie sociale ») est Mouvements, et Pressions et Aspirations RECIPROQUES provoqués par les Mouvements, les uns contre les autres.
Ne tolère ni ne subis AUCUNE pression hostile !

Face à tout adversaire, surtout sur le plan psychique-spirituel, prends garde à ton INTENTION.
Ainsi : ne passe pas en « mode méchanceté » ; sinon tu entres dans la méchanceté, le monde-mode méchanceté et…tu fais (donc) le jeu du méchant.

Au plus, sens son énergie quand elle est agressive, offensive, et renvoie-lui sans RIEN ajouter : ainsi il ne s’en rendra (souvent) pas compte, ne saura pas ce qu’il lui arrive et sera VICTIME de LUI-MEME !…

Là encore il s’agit de ressentir les choses et non les penser-réfléchir.
Etre dans le physique et non dans le psychique.

Ne pars pas dans la pensée, le mental, le psychique qui est le Monde de prédilection des méchants fascistes nihilistes totalitaires religieux.

Arrange-toi toujours pour ne pas aller sur le terrain de ton adversaire, ne pas engager le combat dans son domaine ; tout en évitant, si possible, de lui révéler le tien.

07/05/10 :
Par rapport aux individus qui exercent des pressions inamicales, agressives, sur toi, tu découvriras qu’en fait ces pressions n’ont rien d’intéressant ; elles n’apportent aucune information utilement exploitable.
Vraiment.
D’autant qu’ils ont tendance à, veulent, te faire (re)basculer dans les pensées, dans une représentation mentale du Monde, dans un pseudo-vécu INTELLECTUEL, une fausse réalité composée et constituée d’idées.

Donc…ne T’OCCUPE pas d’eux. Consacre-toi aux émissions-émanations UTILES.

Quand tu travailles, t’exerces, à développer ta conscience, elle en vient à acquérir une « puissance » de…PRESENCE, qui peut gêner les individus (même si tu es bienveillant) sur qui tu l’appliques.
Aussi convient-il, à partir de ce stade, de ne plus se focaliser sur un seul sujet, mais au contraire sur plusieurs sujets simultanément.
Ce qui, en plus, va dans le sens d’un développement de ta conscience et de sa maîtrise.

10/05/10 :
Toujours veiller à ce que nos frustrations ne soient pas la cause et l’origine de nos atermoiements et errements psychiques ; et même de nos actes. Etre très CLAIR quant à cela.
En bref : ne pas compenser !
Agir pour améliorer notre sort mais ne pas compenser.
Comme quand on a mal à un pied, si on compense en s’appuyant (trop) sur l’autre, au bout du compte on finit par avoir mal au pied ET mal au dos !
Ne pas compenser !

Notamment ne pas se servir de compensations psychiques pour assouvir des frustrations psychiques et/ou physiques.

Le venin d’autrui est un autre nectar dont nous ferons aussi du miel.
La Beauté est la chair du Bonheur.
Le petit volcan d’un téton –
féminin tellurisme sensuel.
Mes sens phalliques
et ma pensée vaginale –
jusqu’à l’éjaculation de MOI.

Etonnant comme une pertinente perception, un juste discernement, mènent « inexorablement », si l’on est aussi prudent que résolu, à…être Paix Bienveillante (sinon Amour)

Toute manifestation humaine, toute émission de ces êtres est GRAINE dont on peut influencer la germination…
Comprenne qui peut.

11/05/10 :
Que tu suspendes ton activité mentale, tes pensées…soit ; mais alors sers-toi des ressources ainsi épargnées pour faire AUTRE CHOSE, au lieu de rester « en suspens » dans un vague vide.
Sers-toi de l’espace-énergie rendu(e) disponible, pour percevoir le Monde. Ou/et pour agir concrètement.

Il y a les informations reçues du Monde et ce que TU EN RESSENS. Tu peux rire d’une tragédie et pleurer d’une merveille.

Dès que tu es éveillé, conscient, un Univers existe : constitué, pour toi, de TES Perceptions (Nommons-le : ma Sphère) Et ces perceptions te font Ressentir des choses. Et quelle que soit la Réalité objective (s’il en existe une…?) Ton Ressenti est Unique, « donc » Ta Sphère est toi, Tu es une part de la Réalité autant qu’une part de la Réalité est toi.

De plus, l’hémisphère droit est instinctif et perceptuel ; l’hémisphère gauche est rationnel, logique, discursif, etc…
Ne pas négliger cela pour…étudier ta Sphère…et ce qui la compose : les Sensations et les Ressentis.

Aussi je ne dirai qu’une chose : LENTEUR. Car la Réalité est une Présence de type « posée » (même si en évolution constante) ; donc pour la percevoir-apprécier le mieux possible il est plus efficace d’aller à Sa Vitesse (celle du Monde) donc (sauf exceptionSSSS) lentement.

Il s’agit également de vivre le PRESENT ; ni dans le passé ni dans le futur. Et la pensée discriminante, spéculative, discursive est très souvent (presque toujours) occupée à traiter quelque chose de passé – même si c’est juste de quelques secondes – ou du futur.
Alors qu’en dehors des nécessités il est plus utile de traiter (avec) le Présent.

12/05/10 :
L’existence et la musique ont ceci de commun qu’il est préférable pour mieux les « exécuter » de se mettre en harmonie (ton, atmosphère, ambiance…) et au tempo (même Vitesse d’actualisation du Soi et du Monde)

Même quand tu fais vite, fais lentement : prends TON temps.
Agis selon et par TA Vitesse d’actualisation. Et tu constateras que, même si tu agis vite, cela est lentement – pour toi. Tu t’en ressentiras lentement.

CLAIRE RESPIRATION LENTE
Ou plutôt : Claire Conscience Respire à Vitesse Sincère.

Clairement Respirer Lentement la Joie d’Edifier Pacifiquement une Ample Présence Fertile

13/05/10 :
Ce que je cherche c’est : la Plénitude, qui est l’Occupation (aux sens de : Remplissage et Activités) de tout mon Espace Cognitif par ma Conscience sensitive, l’Application, pour Unification, de tout mon Etre à mon Espace Existentiel.

Pour la Plénitude il faut s’appliquer à tout notre Espace (dans le) Présent.

14/05/10 :
Selon moi, n’ont de valeur intéressante et véritable que les ACTES INTENTIONNELS : les actes choisis auxquels on applique tout notre être afin de parvenir à un but précis.
Tout le reste n’est que feuilles dans le vent ; appréciables peut-être mais dénuées d’Identité et de Liberté.

Et pour atteindre la Plénitude l’Acte Intentionnel est indispensable ; même s’il ne constitue pas Tout de l’Espace Existentiel, car il y a toujours une part de cet Espace que nous sommes qui nous échappe, qui est à priori. Il faut savoir la com-prendre, – se – composer avec, et y adjoindre l’Intention.

Le tout étant d’arriver à agir intentionnellement sans se crisper, ni être obsédé, ni se surconsommer.
Actes intentionnels avec efforts-dépenses optimales : rendement maximal pour dépense minimale.

Mes carnets me permettent, aussi, de réaliser que je ressasse les mêmes idées en « cycles ».
Cela me confirme que savoir quelque chose ne signifie pas pour autant qu’on agit en conséquence ; même connaître ses défauts et erreurs n’implique hélas pas qu’on les change.
Je pense que cela est dû principalement à l’OUBLI ; lui-même dû au changement, évolution, constant.

Le seul remède que je vois à cela est : d’ETRE ce que l’on sait, ce qui nous est pertinent.

ETRE notre Important, ce qui nous importe et intéresse.
Cela rejoint l’Intention.

Vivre intentionnellement. Tout ce qui de toi n’est pas intentionnel est sans importance (sauf les troubles physiologiques)

De même, dans les actes d’autrui vis à vis de toi, occupe-toi surtout de leurs actes intentionnels et de leurs intentions.

En même temps dans toute ma démarche je considère aussi que j’ai TORT. Car je tends vers toujours plus de maîtrise, de « pouvoir », contrôle. Or, l’excès sinon aboutissement du contrôle est : la crispation. L’horreur du cristal, aussi « parfait » que coincé, bloqué, crispé.
L’univers de par son explosion, expansion, manifestation – l’entropie – est et va à l’encontre du contrôle.

En même temps toute énergie étant, d’une façon ou d’une autre, Tension est assimilable à l’Intention.

Aussi s’agit-il de DOSER. Ce qu’on pourrait résumer par : CHAOS et INTENTION.

De même, se vivre Intention(s) permet de bien discerner ce qui est Intention nôtre, et Intention d’autrui.

17/05/10 :
…Mais par ailleurs, dès qu’il y a Intention il y a (dé)formation, structuration du Monde…Influence, empreinte, perturbation.

Concentre-toi sur Ton Présent Local, centré et…vaste. Tes ressentis…

…En Veillant à toujours CLARIFIER ton Espace Cognitif.

Repousse toute pression non cordiale, avec l’exacte intensité qu’elle constitue ; ni plus ni moins, et l’air de rien.

Ton Mouvement EST Ton Souffle.
Comprenne qui peut. Et le vive…

Pour la 1000ème fois, « tout » est dans ma devise : Clarifier la Conscience, Désaliéner l’Attention, Pousser l’Intention.

le Goji ? (Lycium Barbarum) meilleure source d’antioxydants ?

Je suis prêt, pour cesser de suivre le jeu des LIENS sociaux, de la normalité, du monde prétendu comme connu, de la réalité aussi partiale que définitive.

Non : Vivre CE-QUI-EST : les Energies. L’Expérience du Vivre, qui part de l’Ignorance par rapport à l’Immédiat continuellement évolutif et s’étend dans la Communion Sensitive.

Faire table rase de TOUTES nos IDEES ; toutes nos pensées.
Ne réalises-tu pas que ta VRAIE Réalité, ta vraie Identité, apparue dès ta naissance est Sensations et non idées ?
Les idées ne sont que des combinaisons d’images toutes faites qui t’ont été inculquées et imposées par la « société mentale humaine ». La pensée n’est qu’un « système d’exploitation », au sens informatique – et politique, au sens étymologique « d’organisation de la cité », finalement – un Windows. Redécouvre « l’ordinateur » situé derrière, en-deçà.
Qu’importe toutes les idées, la Réalité n’est pas faite d’idées mais d’Energies et de Sensations qui sont des actualisations, des échanges et variations spécifiques d’énergies.

Arrête de penser ! Ressens.

18/05/10 :
…le tout étant de ne pas bloquer, pas immobiliser, pas crisper l’énergie libérée, redue disponible par la cessation de la pensée, la désaliénation psychique, « idéelle ».
On ressent cette énergie, comme une présence forte, poussant ; donc : s’en servir pour percevoir ou peut-être autre chose ? télékinésie, ou autre………
En tout cas ne surtout pas l’immobiliser car sinon on crée une aspiration due au vide de pensées et cela est ressenti (défavorablement souvent) par autrui.

Cesser de produire des idées, de penser, ne signifie pas immobiliser l’énergie psychique – mais la libérer des formes et formations idéelles.

De même, il ne s’agit pas de « savoir » mais de vivre : évoluer sensitivement et continuellement. Ainsi : Vivre est (inclut) savoir, alors que savoir n’est pas vivre ; savoir est fonctionner.

Ni savoir, ni connaître, ni comprendre – mais VIVRE : perception fusionnelle d’une évolution continuelle de CE-QUI-EST (ou plus exactement : CE-QUI-VA)

Elimine tout ce qui est pensées, idées, de ton Monde. Que reste-il ?…
La Réalité, immédiate et sensible.
Alors, seulement, tu commences à vivre.
Tu (n’)es (qu’)un LIEU MAINTENANT.
Et un Lieu Maintenant n’est pas une idée ; c’est une Réalité ressentie.

Ces façons qu’on a de se – faire – manipuler par les idées (nôtres et/ou d’autrui) et de fait, de nous gaspiller, gaspiller notre énergie-vie-temps…

Arrêter de « s’idéer », de se vivre en pensées, ne signifie pas se désolidariser du Monde. Bien au contraire cela doit permettre de s’unir d’autant plus à Lui.

Se rendre compte qu’on n’arrive pas forcément à être conscient permet de réaliser que vouloir être conscient est en fait…une erreur.

Il ne s’agit pas « d’être conscient » – ce qui est en fait vide ; d’ailleurs la conscience est un espace donc un vide, au moins en partie – mais il s’agit que le Monde SOIT ; en nous, et si possible « par » nous.

C’est à dire : s’arranger pour ne pas être un obstacle à l’Existence du Monde – dont nous – dans notre Espace Cognitif.
Pas facile à exprimer.

Fait capital : ce n’est pas vers le « Connu » que nous évoluons mais vers l’In-connu : on ne sait jamais CE que SERA la prochaine seconde. Et nous dé-couvrons continuellement le Présent.
Se garder, donc, du préconçu.

19/05/10 :
Se demander – non pour y réfléchir mais pour le RESSENTIR – « qu’est-ce qui constitue MA Réalité, que ressens-je vraiment, qu’expérimenté-je ? »
Très peu d’éléments en faits : une « soupe » sonore dans laquelle je baigne, dont quelques sons sont un peu plus distincts de l’ensemble, quelques informations tactiles (2-3 pressions un peu plus localisées, plus précises, en région périphérique du corps, qui lui se sent « immergé » dans le Monde) peut-être une vague odeur générale, une température ambiante, 1 ou 2 sensations internes, et toute une sphère visuelle d’images sans grand intérêt en ce sens qu’elles ne m’apprennent rien (sinon ma localisation, et encore : partielle) et ont tendance à m’hypnotiser, m’endormir en me mettant à l’intérieur d’un champ perceptif limité, une « boîte ».

Je signifie par là : très peu d’informations POUSSENT vraiment sur moi, me modifiant à JUSTE titre de par leur importance.
Néanmoins c’est sur ce genre de sensations que je dois me focaliser, et tenter d’en obtenir plus.

Mais se méfier car cela peut facilement réorienter vers l’égocentrisme, le narcissisme.
Se demander plutôt (pour RESSENTIR, en le ressentant, non en y réfléchissant, pas en y pensant) : « qu’est-ce qui existe ? ».

En dehors de l’Amour, rien n’est plus exaltant que le Danger…
Vivre en ayant à l’Esprit (c’est à dire : la Conscience réelle) la dangerosité permanente du Monde, est très pertinent, utile, efficace – menant à la Compétence (dont j’ai déjà parlé)

Je refuse (toujours) le « laisser-être » total et absolu. Je refuse intellectuellement, par raisonnement certes, mais aussi parce que sinon ça signifie qu’on considère que l’Univers dès le départ et continuellement « sait tout et a toujours raison et veut toujours le mieux ».
Or cela nie la Liberté et sa preuve le chaos. Et même s’il n’y a pas de chaos et que tout est cosmos, la conscience est possibilité, opportunité, et créatrice de liberté dès lors qu’elle permet et fait des choix. On change et peut changer. Et on peut lutter contre ce qui nos déplait.
Et tout cela se fait par une Prise de Pouvoir d’une partie de l’Univers (le Soi) sur elle-même et par rapport au reste de l’Univers.
Une nécessaire distinction, séparation et désynchronisation : séparation de lieu et liens, le corps est distinct du reste de la matière, il a des limites, et n’est pas forcément synchrone avec l’élan global du Monde : il peut ralentir ou accélérer.

Le tout est qu’ensuite, le Soi – aimant l’Univers – s’applique favorablement au Monde, avec Bienveillance en vue de créer une harmonie constructive et productrice d’agréments.

Faire chanter et danser le Monde qui nous enchante et nous fait danser.

FAIS AU MONDE CE QUE TU VEUX QU’IL TE FASSE.

Et continue, même s’il ne te fait pas ce que tu veux qu’il te fasse !

Attention : tu ne SAIS PAS ce que tu vas ressentir ni même : ce qu’EST ressentir. Hier n’est pas aujourd’hui ; ni maintenant bientôt…

Une des principales erreurs quand on travaille (sur) la conscience, est de se croire isolé, séparé du Tout et vouloir agir de façon détachée, séparée. Non ! Sauf à mourir, on ne peut se détacher du Monde. Tout au plus « devient-on » « autiste », ou sociopathe, ou dédaigneux, méprisant, anachorète ; mais tout cela est illusion et erreur.

Vivre (c’est à dire plus et mieux que être vivant, fonctionner) c’est COMPOSER. Composer le Vrai Soi, à partir de soi et du Monde, de leur MELANGE.

20/05/10 :
Gare à l’imagination (activité mentale, du reste) car, activité de type « onirique », elle ISOLE, en nous-mêmes et dans un (notre) monde fictif, de chimères, d’idées et illusions et fantasmes.

Dégagé d’obligations ne fais que ce que tu VEUX VRAIMENT faire, sinon/et sois : le mélange PARTICIPATIF de l’Evénement (Immédiat)

A chaque instant, continuellement, l’Univers, qui t’entoure et te compose, t’appelle, te sollicite, t’invite à la danse, à COMPOSER avec lui.
FAIS selon ce que tu RESSENS.

Pour être vraiment Compétent (pertinent, utile et efficace) dans l’Art de Vivre (j’abandonne l’appellation Savoir-Vivre) tu ne dois pas agir de façon isolée, distincte, en te séparant-distinguant du Monde. Non ! Tu dois agir AVEC le Monde, en t’UNIFIANT avec Lui. Toi et le Monde devez être UNE chose – consciente, ne serait-ce que grâce à toi.
Ensemble, et non séparés.

C’est la seule façon de vraiment sentir l’Evénement, CE-QU’IL-SE-PASSE, dont tu n’es qu’une infime partie.
Sinon il n’y a qu’égocentrisme, petite perception aussi mesquine que vaniteuse et orgueilleuse.

Et cet Evénement auquel tu t’unis, plutôt que le ressentir en Formes (sonores, visuelles, tactiles…) ressens-le en ENERGIES.
Ressens le Monde en Mouvements (Pressions, Aspirations, Déplacements) d’Energies.

La pensée, surtout quand tu réfléchis, t’enferme véritablement en toi-même. Elle ferme sur toi-même la majeure partie de tes capacités cognitives. On ressent vraiment un obscurcissement, une occultation quand on pense et plus encore – surtout – quand on réfléchit.

C’est normal puisque c’est une activité gourmande en énergie ; ce qu’on utilise pour penser on ne peut l’utiliser pour percevoir.

Tout est affaire de Capital Energétique et de sa gestion, son utilisation. A quoi te consacres-tu ?

Ce ne sont pas (tant) des mots ou idées que tu dois guetter du Monde, mais (plutôt) des sensations : des Mouvements d’Energies.

21/05/10 :
Fais place libre et claire dans TOUT ton Espace Cognitif (notamment en repoussant toute pression qui te gêne : « pousse l’Intention » c’est notamment cela)

Soit le Monde existe et est clair, soit tu es dans ta tête !…!
A toi de faire en sorte que le Monde existe et soit clair.

J’aime bien traverser les rues. Elles nous prouvent bien qu’on ne peut (toujours) se contenter de « laisser faire » l’Univers. Il nous faut ajouter de notre vigilance, faire acte de volonté ; faute de quoi on pourrait se faire écraser.

C’est étonnant comme ce qu’a écrit Castaneda correspond à ce ue j’expérimente et trouve.
Ce n’est pas de l’influence, c’est de la concordance. Coïncidence…?
Je lis les passages APRES avoir expérimenté, et à chaque fois que je me replonge plus authentiquement dans le Sensitif et une approche « énergétique » du Monde, je recommence à lire lui ou « autour » de lui…Etonnant. Convergences.

25/05/10 :
Vis ce qui T’IMPORTE ; le reste…qu’importe !
Vivre : ce qui SE RESSENT dans ce qui existe.

La pensée resserre, étrangle, condense, piège l’Energie-Réalité.
Laisser l’Energie s’actualiser, ses Mouvements s’épanouir…

Attraper ces formes qu’on dit lèvres, ces éclats soyeux nommés cheveux, les rebonds pleins…
J’étrangle encore mon chant, de ma folie acquise, contamination de la raison d’autres.
Mon célibat est probablement la retranscription d’une trop haute estime de moi-même.
Mais mon esthétisme, tant physique qu’intellectuel, se révulse et renfrogne à la seule idée de tout compromis qualitatif. Ce sera « elle » ou rien.

26/05/10 :
Dans ce que tu perçois de façon « traditionnelle », communément admise, par les yeux et oreilles, beaucoup de choses – bien qu’esthétiques – ne te sont pas vraiment UTILES.
Si tu essaies de percevoir le Monde de façon vraiment utile et efficace tu reviens au Sens Vital : (qui est en fait) les Sensations des Pressions et Aspirations d’Energies sur ton Energie-Soi propre. Le ressenti des Mouvements de l’Energie Totale (qu’est le Monde) localisés en un endroit : Toi.

Travaille cela…

27/05/10 :
Cesser de gaspiller son Energie-Etre en Attitudes (vis à vis d’autrui essentiellement)
Non seulement cela permet de s’économiser mais aussi de se désaliéner – de soi et d’autrui.

De même, ne pas se laisser détourner, égarer même, par les commentaires ou toute manifestation INTELLIGIBLE (donc de type intellectualisée, mentale) mais au contraire s’occuper de « L’ININTELLIGIBLE » : ce qui n’est pas l’expression d’une pensée, d’un mental (d’une organisation psychique donnée) ; ce qui est la manifestation du Monde, non modifiée par la pensée (sienne ou d’autrui)

S’occuper du « domaine inintelligible » du Monde.

Quel hypocrite j’étais avec Laëtitia M ! et dans ce que j’écrivais à son propos dans le carnet 29, au cas où elle l’aurait lu, et pour essayer de me convaincre…Alors qu’elle n’était qu’une occupation et une expérience (pour me réhabituer à « la chair ») que j’ai manipulée, dès le début, avant même de sortir avec, et jusqu’à la fin. J’ai été un sale type avec elle.
A ce titre (à propos de la manipulation que j’exerçais sur elle) il est intéressant de noter qu’elle avait fait un rêve dans lequel elle était avec un énorme serpent doré avec de grand yeux, un regard très doux, alors que ses potes essayaient de la ramener vers eux. Quand elle m’avait décrit ce rêve j’avais tout de suite pensé à moi….Et à la fin de notre « liaison » elle avait tout le temps très mal à la tête ; elle me l’a dit après et si je me souviens ce mal s’est dissipé à l’instant où on a rompu…

28/05/10 :
Qu’importe tout contrariété ! Ce qui compte c’est ce qu’il se passe ; non ce qui ne se passe pas. La considération de ce qui ne se passe pas est mentale, intellectuelle, psychique : égocentrée, (partiale) , (raison de plus pour n’accorder aucune importance à ceux qui en sont encore « là », aliénés inconscients de l’être)
La considération de ce qui se passe est Sensitive, cognitive, charnelle, énergétique.
Il ne s’agit pas de penser, réfléchir à ce qui est, mais de le ressentir, d’être une partie de « l’espace temporel », un Lieu spécifique de l’Evénement Total.

Pourquoi te gaspilles-tu (en attitudes et autres activités inutiles) ? Par orgueil, (presque) toujours par orgueil. Vis à vis d’autrui.
Cesse de te gaspiller : ne vis-fais que Toi strictement.

Sens quand tu « dérapes », DEVIES de toi-même du fait d’autrui et REDIRIGE ton Energie-Etre, réoriente-toi.

Je ne suis plus dupe : je n’ai pas de manques, finalement, et ma vie ne manque pas d’intensité. Quand je suis un peu abattu ou moins enthousiaste, c’est juste une fluctuation d’énergie-être.
Par contre j’aimerais de la chair d’amour, de la peau amoureuse, de la viande à sexer amoureusement – pas (seulement) égoïstement.

Il est surprenant (et important) de constater que, en dehors de toute activité intense – activité physique, sport et/ou grosse réflexion – SE vivre consomme peu (voire très peu) d’énergie.
J’aurais même tendance à percevoir que moins on se consomme-dépense plus on est authentiquement Soi.

Il ne s’agit pas de paresse, il s’agit de ne pas accomplir toute action inutile, et d’éliminer toute activité, comportement « PARASITE » ; comme on élimine tous les frottements intempestifs pour faciliter et augmenter la vitesse, la vélocité d’un mobile.

Et souvent l’excès de consommation de Soi-Energie on va le ressentir et pouvoir réguler au niveau de l’abdomen ; qui semble pouvoir être Source et « noeud coulant », lieu et capacité de force de contrôle sur la dépense-émission d’énergie-soi.

Et cette gestion optimale du Soi-Energie amène au…Souffle : une expiration lente, calme puis pause puis aspiration longue et lente.
En se dépensant le moins possible – tout en faisant TOUT ce qu’on VEUT vraiment – on en vient à « s’affaisser » à la naissance du souffle.
Utiliser le moins d’énergie possible pour se vivre, faire tout ce qu’on veut, en ETANT notre Souffle. Et veiller à l’honnêteté de notre humeur, qui sinon a tôt fait de nous faire nous gaspiller. (Il s’agit surtout d’éviter, dissoudre, la colère – qui la plupart du temps est inutile, et manipulation, par soi-même et/ou par autrui)

29/05/10 :
Aucun gaspillage. Ainsi on se vit optimalement. Aucun gaspillage – de Soi.

La chair est honnête, le corps ne ment pas ; c’est l’esprit, la pensée qui peut être malhonnête, mentir, être hypocrite, pervers, vicieux.
Mais il ne l’est qu’à cause des morales, normes, éducations et autres aliénations. En retrouvant notre Esprit authentique, émanation spontanée et honnête du corps, on retrouve la paix (au moins avec soi-même) et…l’efficacité.

En fait…n’entrave, ni n’aliène, ni ne manipule, ni ne corromps, ni n’obscurcis le…LIEU que tu es.
Il est un Lieu en l’Espace Universel : TOI. Que s’épanouisse ce Lieu.

Il s’agit aussi de veiller à ne pas laisser aspirer notre énergie par autrui (malgré nous) Cela participe pour bonne part à la lutte anti-gaspillage.
Car beaucoup de gens « pompent » autrui, non bénéfiquement, pas par bienveillance.

Ce qu’il faut, aussi, c’est s’extraire de la « toile » formée par les pensées humaines, s’extirper, détacher, libérer, séparer, distancier du pan-psychisme humain. Puis s’en désaliéner – ne plus participer de, et à, la grande manipulation formée par tous les psychismes humains, eux-mêmes créés et alimentés et entretenus et confortés par l’éducation, les cultures, les modes, les morales, les snobismes, les traditions, les prétentions, les orgueils, etc…

Le pan-psychisme, dans ses manifestations aliénantes, manipulatrices, se ressent par un obscurcissement de notre conscience, un rétrécissement de l’espace d’icelle, jusqu’à un trouble de la pensée et/ou la perception, une possible sensation d’oppression, d’enfermement, et/ou une focalisation sur un sujet/objet particulier, et/ou des sentiments, émotions, sensations désagréables.

Tout ceci doit être repoussé et/ou dissout, sans employer plus d’énergie-soi que strictement nécessaire, puis sans plus y revenir : en s’en détachant et éloignant, sans rester bloqué dessus.
VEILLER à retrouver l’intégralité de la clarté de notre conscience et sa liberté ainsi que celles de notre attention ; et de notre intention.
Dissiper l’obscurcissement.

Et le plus souvent c’est l’orgueil (infatuation par rapport à soi) et la vanité (infatuation par rapport à autrui) qui nous lient, nous retiennent et nous ramènent au pan-psychisme.
Sans compter ceux/celles qui tentent (inconsciemment le plus souvent car il ne « savent » pas ce qu’ils font, mais volontairement par leur volonté inamicale et parfois même hélas amicale) de nous y ramener.

31/05/10 :
Etreintes et caresses, le vent des espaces. Ce dynamisme depuis les yeux, poussée à partir des globes oculaires. Il n’y a plus de mots et les idées s’estompent. Encore quelques cristallisations vaines, quelques crispations dérisoires. Juste des poussées, des pressions, des aspirations et des mouvements entre surfaces. Pas de vide perceptible mais du ténu jusqu’à l’inamovible.

Ne plus se gaspiller en pensées, idées, mots – sauf si indispensable, par exemple au travail.
Mais l’énergie ainsi libérée peut être employée en sensitivité, sensations.

(Ainsi) les yeux sont aussi, en fait, des organes de TUCHER, percevant (par) les pressions et aspirations des mouvements d’énergies…
Perçoive qui peut…

Le narcissisme (et l’égocentrisme) font perdre beaucoup d’énergie ; un énorme gaspillage en coinçant, accaparant, focalisant l’énergie-être du Soi sur lui-même.
S’ORIENTER vers le MONDE !

Dans la Victoire l’orgueil peut te ramener dans la défaite.
Il faut encore plus de modestie et d’humilité dans la victoire que dans la défaite.
N’oublie jamais cela.

Il est des moments, par exemple à cause de la pression d’autrui, où la conscience doit être un acte de Volonté, volontaire : poussé, pour exister, être.

Du reste, il ne me semble pas qu’il puisse y avoir Conscience sans un minimum de Volonté. Car la conscience est une « cristallisation », condensation, plus ou moins poussée du flux de la réalité – dans le cerveau de l’individu. Or, cette condensation ne peut s’effectuer que par une force – qui est en partie ou totalement (selon les cas) Volonté.

Et la Volonté vient d’un désir qui lui-même est provoqué par le Manque.

Les Femmes c’est la PULPE.
(Les Hommes la Peau ; et les Enfants la Graine)

L’Existence ce n’est pas une discussion où il s’agit d’avoir raison. La raison, la logique ne sont pas l’aboutissement, ni la loi de l’Existence ; ce sont uniquement des formules, formulations et agencements particuliers.

01/06/10 :
Se débarrasser de TOUTE croyance.
Refuser de se laisser manipuler par une croyance, quelle qu’elle soit, aussi réconfortante ou inquiétante soit-elle.
Une croyance n’est qu’une prison ; un savoir est un outil (dont il faut aussi savoir s’émanciper, s’affranchir, pour seulement l’employer à bon escient)

Il me reste donc à me débarrasser de ma dernière, et aussi première – en fait, la seule – croyance : Dieu.

Non ! Je ne CROIS plus en Dieu. Alors que c’est cette croyance qui m’a mené où « j’en suis ». De fait, depuis 2002 j’avais inclus le doute dans ma foi ; ce qui l’avait rendue complète et solide – mais d’autant plus aliénante du coup. Croire c’est s’imposer pour vrai quelque chose dont on n’est pas certain, qui ne repose pas sur un savoir.

Mon honnêteté et ma liberté me poussent à dire que je ne crois pas en Dieu, dieu et/ou déesse, car je ne SAIS pas s’il/elle existe.

Par contre, J’EXPERIMENTE que la conscience permet d’agir au mieux, de résoudre des problèmes, de progresser, et qu’une forme de conscience semble animer tout le vivant, du végétal à l’humain. Une ou des formes de conscience.

Et il me semble que la conscience est un phénomène, une propriété de ce Monde (au moins cette planète) à la fois immanente et peut-être transcendante.

De là je suis séduit et ma structure psychique favorite m’amène à considérer qu’il puisse y avoir une Conscience à l’origine de ce Monde et agissant en et par lui.
Et mon romantisme, poétique, m’y enjoint également. Et j’aurais tendance à aimer cette Conscience, érigée – facilement par habitude ou réflexe « adoratif » – en déesse-dieu ; d’où je me dis Théophile.

Ca reste du domaine de la croyance, mais je ne suis plus « obstiné » et surtout je veille à ne plus censurer ma vie à l’aune d’un dieu « cru » (croire) censeur, punisseur, scrutateur.

Je n’ai plus « d’instance supérieure ». Non par orgueil mais par amour de la liberté et de l’individu et de la possibilité merveilleuse de CREER du Sens, au lieu de se contenter d’en accepter.

Et ce Dieu, Dieu de la Bible, m’a enseigné et procuré une seule chose, véritablement : la charité. Qui s’est révélée très instructive et fertile en développement. Tout le reste je l’avais en germe en moi et/ou l’ai développé par moi-même. Alors que j’ai cru avoir été influencé pour et en cela par Dieu et la Bible mais c’est faux. Mais au moins ai-je appris, et pratiqué-je depuis, la Charité.
Mais je reste chrétien car, ne pouvant – par honnêteté encore – me déclarer athée, ce qui serait aussi une croyance, je me reconnais dans le dieu humaniste d’amour, de paix et de liberté énoncé par la Torah et surtout par Jésus.
Mais je dis juste : Merci à Déesse-Dieu, et paix, amour et joie pour Déesse-Dieu.

Et maintenant VIVONS SANS CROYANCE !

C’est par le désir, la colère et la peur que la pensée, le psychisme, le processus « automatique » mental maintient son emprise sur le Soi; c’est par une de ces trois émotions; qu’il suscite par des idées, qu’il crée, maintient et resserre son aliénation.
Faisant de nous des êtres « fonctionnant » au lieu d’être des individus vivant et même : viveurs.

Il importe donc de dompter puis se détacher de ces 3 « choses », pour ensuite uniquement les utiliser et non plus en être utilisé…

Une fois que tu tentes de te désaliéner du mental et d’une de ses armes les plus puissantes, la croyance, il te suscite désirs, colères et peurs pour que tu restes en lui en produisant par toi-même, volontairement, des pensées désirables, énervantes ou/et inquiétantes.

Mais à ce stade – comme en règle générale d’ailleurs – ces désirs, colères et peurs sont des concrétions d’énergies, des condensations – intempestives en ces cas – de ton énergie-être. A toi de les DISSOUDRE, dissiper. Et avant tout : ne pas/plus en être dupe, ne pas y croire, ne pas les accepter ni s’y laisser piéger.

Pour te débarrasser de tes croyances, tu dois trouver ce qui constitue en eux pour toi leurs « mythes fondateurs », ce sur quoi s’appuie ton esprit pour se caler dans (et par) cette croyance. Puis…détruire ces « fondations » en CHOISISSANT d’une part ce que tu SAIS, uniquement, et donc t’est vrai, et ensuite ce que tu VEUX et ne veux pas.
Enfin ce que tu ne sais pas, et ce que tu ne veux pas, ne leur livre plus AUCUNE place en toi. Extirpe cela de toi.
Et si ce que tu ne veux pas peut néanmoins être une vérité alors à toi de choisir puis d’ASSUMER.

La liberté est un choix.

Mais évite le plus possible d’impliquer autrui dans tes choix.

La fin de toute croyance – dont celle d’un Dieu – fait se retrouver LIBRE. Libre face à ses désirs et à tous les possibles. Il n’y a plus de juge, plus d’ordres auxquels obéir; juste des désirs, des possibles et (donc) des CHOIX.

Or, face à tous les possibles et aux désirs qui peuvent s’en assouvir, il apparaît préférable de poser des limites – au-delà desquelles on…nuirait à l’Ensemble, au Monde, car on y générerait de la destruction (flétrissure, cassure, etc…) et de la douleur.
Comment déterminer et poser ces limites quand RIEN « d’objectif » ne nous les pose ? Comment la liberté peut-elle se limiter ? Utilement et efficacement ?

En RESSENTANT vraiment (l’Univers) le Monde.
Et de là n’apparaissent « que » 4 crimes : le meurtre, le viol (toute forme d’exploitation de l’autre contre son gré) le mensonge et le vol.
C’est l’égoïsme qui crée la pensée ; et c’est la pensée qui a construit (en grande partie) le monde humain, les sociétés dans lesquelles nous vivons. C’est la peur qui crée l’égoïsme.
Et c’est la douleur et la mort qui créent la peur.

Précisément, un des problèmes posés par le(s) dieu(x) des religions est celui de la liberté, puisqu’il(s) impose(nt) des lois, morales, alors que nous savons qu’il n’y a d’autres lois que physiques (pesanteur, vitesse de la lumière, résistances, etc…) et sinon seulement des règles MORALES.
(A l’exception peut-être du dieu chrétien, décrit par la Bible et qui, en résumé, ne prône que…l’Amour, qui dépassant la morale ne se limite qu’aux limites physiques, du possible – puisqu’il n’y a pas de vrai Amour qui soit égoïste. D’où – mais ce n’était pas mon but – je répète que je me définis – et non « suis » – comme un « théophile chrétien »)

Or justement, s’il y a un dieu(x), déesse(s), il(s) ne nous a même pas posé le problème de la liberté puisque le doute est possible quant à son existence. Nous SOMMES LIBRES.

La volonté, le choix sont nécessaires pour agir, sinon on n’est qu’une feuille dans le vent. Or, pour volonté et choix il faut une motivation.
L’amour de la liberté en est une. La liberté qui permet tant de possibilités, de créations, d’évolutions du Monde. Et il ne peut y avoir de liberté sans Soi, pour l’incarner et l’accomplir. Car sans Soi(s) (nombreux si possible) il n’y a qu’une masse indifférenciée, mue par un élan lui échappant totalement, une simple rivière au destin mécanisé et « concaténatoire ».

De fait, moi et d’autres sommes des… »égophiles ». Et par suite…célibataires. Personnellement, non seulement j’aime « moi » mais aussi les « moi » des autres.

02/06/10 :
Penser n’est pas ressentir. Fais vraiment la distinction et occupe-toi de ressentir. S’échapper du « monde de blah-blah » : qu’importe ces lacs de mots – dans lesquels nous barbotons, immergés à s’en noyer la personnalité – d’idées, toutes faites et ressassées, rabâchées, repassées de bouche à oreille sans cesse, sans autre identité et conviction qu’une obéissance aussi inconsciente que pérenne et aliénée.

Par les langues nous avons créé un monde d’idées, de mots, qui s’est superposé sur la réalité d’actes et matières, la supplantant, la remplaçant et nous enfermant en lui.
Ainsi on se débat moins avec la réalité qu’avec les idées, et les mots.

Pour se sortir de ce pseudo-monde, artificiel, il suffit de se détacher de la pensée, des mots, ne plus être dupes de leur surestimée valeur et ne plus être dupe des mirages ensorcelants et accaparants des idées, et s’occuper plutôt de RESSENTIR ce-qui-est.

Toutes ces valeurs, ces importances, ces repères qui ne sont que des idées, décrétées telles alors qu’elles ne sont en fait ni valeurs, ni importantes ni repères utiles…

On se comporte si souvent par rapport à des idées (bien souvent ne recouvrant, décrivant, retranscrivant AUCUNE réalité, comme par exemple les préjugés, les préconçus, etc…) au lieu de se comporter par rapport à des FAITS.

Réaliser comme on peut se créer de toutes pièce des problèmes, simplement par la pensée, avec des idées !!…

J’en reviens à CLARIFIER la Conscience. Clarifier tout notre Espace Cognitif. N’y tolérer aucune zone indistincte, opaque, aucune obstruction. Or…toute pensée OBSTRUE l’Espace Cognitif (et) la Conscience.
Réalise cela…Et REPOUSSE toute obstruction, tout obscurcissement.

Tout dans la vie est comme un voyage vers une destination : tu ne sais pas si tu arrive(ra)s à cette destination, alors profite de chaque instant du parcours.

L’égocentrisme obscurcit la conscience, alors que l’INVERSE, le mouvement inverse de l’énergie-soi Clarifie la Conscience et le Soi entier.

Et puis je vais vers rien ; mais en aimant les présences diffuses contre mn corps. Et j’oublie les vertus des limites et tellement je me stagne. Lourd de n’être pas l’élan, englué dans le retard de mon faux maintenant. Tant que j’ai des contours ils m’étranglent ; tant que je dresse et plaque mes abords je m’opprime. Ce lieu que nul ne connaîtra. Je suis d’un bonheur qui ne s’appartient pas ou alors se froisse de se saisir.
Il n’y a qu’à offrir qu’on libère.
Les exceptionnels sont toujours devant. Nous touchons – car il n’y a qu’ainsi qu’on repousse le néant.

Il n’y a pas que les yeux, les oreilles, les narines et la peau pour percevoir. TOUT le corps, intérieur et extérieur, est un organe sensitif, et notamment le crâne ; et le cerveau est une sorte d’antenne réceptrice, de sonde dans l’espace ; un peu comme un phallus dans le Monde vagin.
S’apprendre à percevoir avec tout (intérieur, cerveau, et extérieur boîte crânienne) son crâne…Très intéressant.

Face à l’orgueil, qui est provocation, et toutes ses manifestations, la première chose à faire est de rester calme et ne pas provoquer en retour.

03/06/10 :
Débarrasse-toi absolument de toute suffisance et toute condescendance. Elimine-les implacablement. Donc annihile ton orgueil. Pour cela sois pleinement toi sans te prétendre plus, et surtout sans te croire plus important n meilleur que n’importe quel autre être vivant ou même chose.

Et RIS de toi. RIS DE TOI. De tous tes défauts, et ton « sérieux », et tes fiertés. Ris de tout ton MAINTIEN que tu te crées et entretiens. Ris de toi. Ris de ton Maintien. Comprenne qui peut.

Finalement, dans nos vies tout est CRISPATIONS. Crispés pour maintenir notre « allure », notre apparence, notre statut, crispés pour maintenir notre « contrôle » (en grande partie illusoire, mal placé, inadapté et inapproprié) , crispés pour s’insérer et rester dans la normalité par rapport à autrui, crispés pour rester cantonnés dans les limites étroites de nos comportements habituels, crispés dans nos attitudes, nos habitudes, crispés de et face à TOUT.

De tout cela : RIRE. La secousse, le frisson du rire. Les provoquer s’il le faut.
Etre sérieux n’apporte rien, sinon ajouter un poids, une chape et une camisole. Ce qu’il faut c’est l’intention, et la résolution : l’énergie seulement indispensable. Mais être sérieux, en plus, ne fait que gaspiller de l’énergie.
D’où : dès que tu es sérieux : RIS.
Et en règle générale RIS de toi. Décrispe ! Au moins le rire INTERIEUR, ce massage vibrant et frissonnant des entrailles…

Et DETACHE-TOI, de tout ce qui te rend sérieux. Oriente-toi ailleurs.

L’énergie-soi rendue disponible par l’arrêt de la pensée et l’optimisation des dépenses de soi, peut être employée pour mieux et davantage percevoir le Monde.
Pour cela : développer l’attention.
N’être que l’attention et ensuite développer le champ de perception d’icelle.
Ne pas chercher à savoir ni à être conscient, simplement : être l’attention, qui est toujours mobile.

La vérité c’est que je m’amuse du Monde mais…pas assez ! Amuse-toi !

Abandonne-toi à l’attention et jouis !

D’autant qu’une sure façon de clarifier la conscience est de fondre conscience, volonté et attention en un « tout » unifié ; à la Vitesse adéquate : celle qui permet de vraiment être synchrone et percevoir (ni trop vite ni trop lentement…)

L’attention est un ECHANGE (un « commerce » avec le Monde) : simultanément une énergie nous est apportée et une énergie nous est retirée…
Et c’est parce qu’on bloque un des processus ou les deux qu’on n’est pas vraiment attentif – donc pas conscient.
La vraie attention (et conscience) est en fait un équilibre d’échanges énergétiques.
Le sentir et jouer avec ça…

(De même) Parfois il est utile de penser pour être mieux conscient…

Enfin, ce qui compte c’est l’Efficacité. Et il ne peut y avoir d’Efficacité réelle sans une certaine dose (selon les cas) de « laisser-aller » ; car le contrôle ne peut mener (car il est) qu’à la crispation – donc à l’encontre du mouvement.

Sache également être attentif à SENTIR quand c’est le « bon moment » pour agir. Ca se sait-sent.

En fait…c’est simple (pour qui « s’y met » vraiment) : remplace ta fatuité par le rire ; et élimine TOUT SUPERFLU – de toi et de tes actes (de la pensée à l’action)

Oui, je suis un FAT – tant que je ne vis pas optimalement, sans superflu.

Tous ces actes (énergie-soi gaspillée) que l’on fait par complaisance vis à vis de soi ou d’autrui !

On dépense plus d’énergie-soi en résistant au Monde qu’en le laissant advenir.
Tant qu’il n’est pas dangereux ou (vraiment) déplaisant.
On peut aussi jouer à instiller, subtilement, sans égoïsme et uniquement de façon constructive, une influence ?…Je préfère le plus souvent éviter.

Je veux bien m’abandonner au Monde mais…je n’y rencontre hélas si souvent que mesquinerie, médiocrité, stupidité, agressivité, méchanceté, peur, orgueil…

La seule loi c’est… »l’inabsolu » : l’absence d’absolu – et, ou, l’impermanence. (Pour le reste) La seule Vérité c’est…le Soi. La Vérité c’est Moi – haha !…Mais CETTE notion de vérité n’a pas d’importance.
Par contre il ne s’agit pas de « faire » mais d’ETRE. Faire introduit un ou des intermédiaires entre le Soi et ses actes : ce peut être la volonté, l’intention, les pensées, même la conscience.
Ce que tu fais doit ETRE TOI (avoir ton accord et être la stricte expression de toi) sinon ne le fais pas. Alors…SOIS – ne fais pas.

04/06/10 :
Je suis arrivé à un niveau où je devrais arrêter de chercher et m’occuper de ce que je TROUVE.
Arrêter de chercher et me contenter de TROUVER.

En finir avec le « je » (sauf quand nécessaire, par exemple pour préserver sa propre sûreté dans un cadre professionnel) : que vive ce-qui-se-manifeste-dans-mon-espace-cognitif. On ne peut l’exprimer…SOIS !

En se méfiant du perfectionnisme qui, par orgueil finalement, fait se piéger soi-même (par la crispation – du contrôle – notamment)

Je conclus par : trouve là où « il se passe quelque chose » de prégnant dans ton Espace Cognitif. Nommons ça : le point d’intensité. Trouve le point d’intensité. Il y en a toujours un.

Il est quand même bon de préciser que le fait de Vivre au lieu de fonctionner, essayer de vraiment être Soi en se désaliénant des pressions extérieures, et en éliminant tout notre superflu, permet de s’extirper de la sphère d’influence classique, mentale. On devient hors d’atteinte pour beaucoup d’individus qui sont restés dans le monde social mental et aux comportements aliénés. Et c’est très précieux.

Assez ! Assez…! J’ai trop, je suis trop. C’est l’orgueil. L’orgueil ! Toujours plus, toujours mieux, toujours encore. Et finalement tout m’échappe – car tout s’échappe. Echappe justement à l’Emprise, l’Horreur du Contrôle, la Folie du CRISTAL.
Alors je lâche. Lâche. Desserre.
L’étreinte. Ne subsiste plus que le désir, l’admiration pour la Grâce, la Beauté, l’Amour inexpliqué pour l’inexplicable, l’Amour inexplicable pour l’inexplicable.
Le mystère pour étincelle du miraculeux. Je n’ai jamais rien vu de plus beau qu’une petite fille.

Je ne suis plus que désir et quand ma pensée ou ma conscience sont en alerte je pointe dessus, les interroge et elle se calme ou alors j’agis.
Enfin…je ne puis plus dire – (sauf) je SUIS je SAIS.
Seules comptent les rencontres.
Je suis la dernière personne à rencontrer –

05/06/10 :
Parler en prononçant, articulant, avec les intonations, EXACTEMENT comme on le sent et le veut – et non de façon habituelle et conventionnelle. Voilà qui est aussi amusant qu’intéressant et utile ; et désaliénant !

Casse tes habitudes en agissant autrement et faisant d’autres choses.

Le Point d’Intensité, oui. Pour Rire, pas pour être grave, lourd. Pour jouir et joie.

L’affection (sinon l’Amour) et l’Attention, voilà…le cocher et le cheval. L’affection et l’attention.

FEDAYI PACHA : duo de musique électro lancinante, processionnelle, à base d’inspiration musicale moyen-orientale ; intéressante.

07/06/10 :
Ne veiller qu’à une chose : ne pas être crispé (se décrisper, si nécessaire) Libre : dé-crispé. Le plus possible – jusqu’à ne même plus être conscient d’être conscient. Après tout, on ne choisit pas de se réveiller et d’être conscient : cela arrive subitement (par réveil ou spontanément) Il n’y a donc pas lieu de VOULOIR être conscient, ou même vouloir ETRE quoi que ce soit. (Car) On EST spontanément, CELA est spontanément.
Ce qu’on peut faire, par contre, c’est veiller à ne pas se gaspiller, ne pas se dépenser en vain ; et donc en premier lieu : ne pas se crisper.

Finalement, il ne s’agit pas de faire ni même vouloir (qui continue d’être un « faire », souvent superflu) mais au contraire : d’éliminer toute activité parasite, contrainte ; tout ce qui n’est pas surgissement spontané du Soi, manifestation immédiatement honnête, sans excès ni refoulement.
Il est un je, au lieu de je suis moi ou je suis je ou je est un il. Non. « Il est un je ».
Eviter de se jouer, d’être comédien de soi-même, acteur de soi, car alors on se sur-joue. Ne pas s’inter-préter.
Etre ce qui spontanément se manifeste.

[Mais !…ce qui se manifeste est une énergie qu’on aura pris soin de purifier, nettoyer du vice de l’égoïsme (non du Soi et ses désirs, s’ils ne tentent de « violer » – contraindre nuisiblement – autrui). Une énergie orientée EN Volonté et canalisée, focalisée en Intention ; ou plutôt : concentrée en Volonté et orientée en Intention. Tout cela avec la Crispation minimale.
Et si on n’a pas de Désir dans l’Instant alors la Volonté n’étant pas utile on peut être complètement dé-crispé (ou le plus possible)]

… »mais jamais sans tendresse »…

Je suis cette cloche aux battants du Monde. Un beffroi dans l’alerte imprécise, hanté par un terme qui ne concerne que les autres – et toujours les autres en définitive.
Etrange qu’on ne soit témoin ni de notre début ni de notre fin. La mémoire a besoin de lendemain, c’est son paradoxe.

Je dispose mon théâtre, dispense mon acteur ; et les souffleuses me taquinent.

Vraiment intéressant comme l’amer a un effet anxiogène et le sucré un effet calmant. Indéniable.
Pour l’acidulé, je dirais : éveillant. Le piquant…énergisant (en réserve)
Le salé, je sens son effet mais ne saurait le qualifier (mais je l’envisage en remède contre l’acide ; le sucré est le remède à l’amer) Le salé plutôt un calmant ; plus précisément : qui remet les niveaux à 0, un égaliseur.

08/06/10 :
Que ressens-tu ? Que ressens-tu vraiment ? Des pressions (surtout) et aspirations sur l’Espace Energétique que je suis et qui en modifient la forme et la qualité : qui modifient les Mouvements de mon Energie.
Il semble que la liberté ((de) vitesse et (d’)orientation de ces mouvements) soit indispensable à une dépense-actualisation optimale de cette Energie.

Il s’agit donc de veiller et assurer la liberté de nos Mouvements (intérieurs et extérieurs) : avoir la maîtrise de leurs vitesses et orientations – sans forcément exercer cette maîtrise ; au contraire…

Il s’agit donc, plus souvent, d’OTER des « choses » de soi que d’en ajouter.

Il s’agit également de ne pas se laisser piéger dans et par les processus procédures, et procédés psychiques, mentaux d’autrui.
Ne quitte pas ton mental pour entrer dans celui d’un/e autre !…

Se désaliéner de la libidinosité, de la sexualisation du mental est indispensable, en ce que, notamment, c’est une des plus courantes et spontanées façons, routines, habitudes, réflexes qu’a le mental, la pensée, d’accaparer la conscience.
Libérer la conscience (et l’attention ; et l’intention) du sexe.
Cela ne signifie ni être abstinent ni refoulé, mais d’être vraiment libre par rapport au sexe ; de vraiment le CHOISIR, à bon escient, et non être « choisi », manipulé par lui.

Une idée me vient : faire disparaître le « moi »…

Tu TE perturbes à cause d’autrui…Pourquoi ? A cause de l’avis qu’ils pourraient avoir sur toi ? Mais quelle valeur accordes-tu à cet avis ?…Aucune ? Alors…laisse ; et sois.

Le tout est de ne pas se contaminer de l’impact d’autrui. Car nous sommes un composé de Soi et des émanations du Monde, dont autrui. Or, quand l’émanation d’autrui est néfaste il s’agit (suffit) de ne pas s’IDENTIFIER à cette émanation (car « l’intégration » à notre Espace Cognitif est inévitable) et la laisser à elle-même.

Ne pas oublier que : tu sais. Tu sais dans la très grande majorité des cas « ce qu’il se passe » – mais c’est un savoir « fusionnel » pas forcément intelligible, pas forcément formulable.
Un savoir de reconnaissance. Co-nnaisance. On naît Savoir en communion immédiate.

Mec, n’aie ni peur ni honte : tu peux être béat – la Bienveillance est béatitude.

Il n’est pas nécessaire de vouloir, puisque tu ES Volonté.
De même, il n’est pas nécessaire d’agir puisque tu ES Action.

Par contre tu n’es pas Perception, c’est la Perception qui est toi.
Comprenne…

09/06/10 :
Je ne m’intéresse qu’aux MOUVEMENTS des énergies. Leurs actualisations en idées, actes, paroles, j’y prête l’attention requise, mais seuls les Mouvements m’intéressent. Ils sont les moins tendancieux, les plus authentiques, les plus révélateurs : ils ne peuvent mentir (sauf par quelqu’un d’aussi savant qu’habile…)

La vérité est que parvenir au stade du Savoir Immédiat informulable procure en même temps une sensation ineffable…le Bonheur.
Oui je suis heureux. Depuis longtemps, du reste. Mais il me faut m’en rendre vraiment compte et (surtout) admettre que ce Bonheur n’est pas celui que j’escomptais (car j’avais été influencé, dans ma (pré)conception du bonheur, par la vision commune d’AUTRUI – et non la mienne propre ; qui ne pouvait à l’époque – enfance et adolescence – exister puisque je ne connaissais pas assez la vie…)

Je suis heureux.

Des expéditions dans l’Inconnu, long-cours du Mystère dans l’esquif de mon corps. Ouvertures, déplacements et le chatouillis du ventre. Une tête lourde de s’avachir sur elle-même, je me suis trop vautré en moi-même. De face je tombe pile, et pile je m’efface. Je veux maintenant déraisonner. J’adore me réapproprier cet impromptu.
La beauté n’est pas ce qu’on nous a dit. Une sagesse non hilare ne serait pas une sagesse…? En tout cas un sage qui ne rit pas de lui n’est pas un sage.

La malveillance (surtout perçue) d’autrui, obscurcit ton Espace cognitif, ta conscience. Donc, il suffit de Clarifier ton Espace Cognitif et…ils disparaissent, sont rejetés dans leur domaine.

Ta malveillance (mauvais, esprit, car je ne vais jamais au-delà) fait la même chose chez autrui et en toi !

11/06/10 :
Véritablement la part méchante qui rôde en moi est essentiellement générée et entretenue par la colère, elle-même provoquée par toutes les frustrations et contrariétés accumulées. Mais cela est dû à l’orgueil et l’égoïsme. Car, objectivement, il ne tient qu’à moi de refuser d’être, ou au moins me sentir, frustré et/ou contrarié.

Si je suis seul, en vérité c’est parce que c’est ce que je veux – au moins parce que je n’ai pas trouvé « qui ». Et il est inutile d’être contrarié ; mieux vaut agir afin de ne pas l’être.

Des mâchoires aux creux des muscles, au sein du mental, du scélérat plein les incisives. Je n’ai pas de destination et cela exaspère ma dérive. J’ai encore trop de suffisance, carré méprisable et inculte irrigué par le grêle ru de ma colère.
L’encre encore sauve mes nerfs, ou plus. Non, je ne m’immole plus au barbecue des drogues ; non je n’holocauste plus ma vie au brasier mensonger, ne ronronne plus sous les caresses tièdes et languides des euphories anesthésiques. Je conchie les drogues – je n’ai plus cette mollesse, je ne suis plus cette faiblesse, j’ai quitté cette lâcheté.

Si je suis fort c’est d’une vraie force : moi ; si je suis joyeux c’est solidement. Je ne dois – rien. A nul ne dois ! Je ne suis le courtisan d’aucun dealer.

Tant que tu n’es pas UN tu t’égares…

Mener à quoi les mouvements ? Arrêter de se mentir d’échos.

12/06/10 :
Je sais moi. Mais tant que je fais semblant, tant que je suis plusieurs (par exemple un qui tergiverse et un qui observe, simultanément) je m’égare. Je ne SAIS que moi ; et ce savoir se découvre dans l’immédiat.
Cesser le recul, cesser de s’observer. Etre, être un.

Paris nocturne, Barbès, seul, je m’apprête à aller danser. Déguste un thé vert à la menthe. Funk. « In funk we trust » annonce la fête…

14/06/10 :
Ne sacrifie pas ton enthousiasme bienveillant sur l’autel de l’indifférence maussade.

Tant que tu es gêné par autrui, ou peux l’être, c’est que tu lui accordes plus d’importance qu’à toi. Ce qui est une folie ! Au maximum (et souvent au mieux) accorde-lui autant d’importance qu’à toi, mais pas plus.

15/06/10 :
Ne ressasserai-je plus ? Contracter mon anus peut me faire frissonner les deltoïdes.

Une vérité de bien-vivre ? Ne souffre pas d’idées ; ne souffre pas à cause d’idées. Aucune idée ne doit te faire souffrir.
Ne souffre pas pour des idées.

16/06/10 :
TOUT est Energie. Et l’Energie est MOUVEMENTS. Donc Sois tes Mouvements. Libres Mouvements : ne les réfrène pas.

Me voici donc le rire en faction à l’affût de ce spectacle aux dimensions changeantes.

Tu es un ESPACE sur et dans lequel s’exercent des Pressions et Aspirations d’autrui et/ou autogénérées (de soi)
Cet Espace, comme l’Espace plus grand – le Monde – qui le contient et le compose est en Changement continuel quant à sa Qualité : son Contenu et les interactions afférentes. Ce Changement est assimilable à un Mouvement mais qui peut être à la fois et/ou alternativement Déplacement et/ou Statique.

Mais en fait non : ce Changement est indescriptible. Indéfinissable.
Juste : tout se Modifie continuellement.
Ces modifications sont tout de même des déplacements des éléments constituant la réalité (car s’ils restaient au même endroit, la réalité ne changerait pas)

Il n’y a pas lieu ni besoin d’agir dans cet Espace puisqu’on EST – cet Espace.
Agir en lui, en soi, c’est SUR-FAIRE, SUR-ETRE.

On peut modifier cet Espace par l’Emprise-Crispation : cette façon de focaliser cet Espace sur un Endroit précis de lui-même…

Et il est intéressant de noter les modifications de cet Espace, dues à l’intrusion en Lui d’autrui…la conscience, les paroles et/ou gestes d’autrui.
Ainsi quand on sait maîtriser l’Espace-Soi, alors on sait maîtriser la présence d’autrui dans cet Espace, et par suite maîtriser autrui dans son rapport à nous…

Si tu maîtrises l’Espace-Soi par les bords, les limites, tu (te) CRISPES. Mieux vaut intervenir sur le Contenu de cet Espace.
Je dis l’Espace-Soi, et non « ton » Espace-Soi », car (pour bien indiquer qu’) il y a toujours une part qui nous échappe…sinon TOUT…

18/06/10 :
Bien sentir, percevoir que la conscience de soi OBSTRUE l’Espace Cognitif, obstrue « LA » Conscience (non séparée du reste du Monde, non ISOLEE) On s’en rend bien compte au réveil notamment. La grosse masse, « l’objet » opaque et pesant du soi égocentré, orienté vers lui-même…Dissoudre ça.
CLARIFIER – la Conscience. S’orienter vers le Monde.

Plaines lumineuses, vertes bienvenues, clairières, vallées…

Garde-toi d’avoir des comportements préconçus, préétablis et surtout définitifs vis à vis d’individus que tu es amené à fréquenter souvent (de même pour les autres, d’ailleurs) Sinon tu risques de bloquer des attitudes, figer des rapports, et ne pas percevoir ce qu’il est intéressant de percevoir. Même quand la personne(s) a pu être très désagréable. Tout peut changer, et de toute manière tout évolue, se modifie.

D’ailleurs je « travaille » beaucoup sur ça depuis quelques jours : percevoir la modification continuelle de la réalité. C’est…mystérieux.

19/06/10 :
Tous ces échafaudages de paille dont nous nous servons pour nous édifier, barattage de notre sang dans le corps sidéral, ce beurre sous le soleil du temps
Nous sommes des lucioles ébahies dans le brasier du temps, des chandelles effarées sous la flamme des jours.
Notre seule dignité est le Rire – savoir rire de l’anéantissement. Pouffer le néant, s’esclaffer fatalement.

Je sais de toujours que ma vraie force est minérale. Non, je ne sais que ce Mouvement impalpable, la précipitation statique.

La vérité est qu’une fois atteint un certain niveau, tu ne peux plus te « contenter » de vivre COMME AVANT. Tu dois vivre en fonction de ce que tu es devenu (et) sais.

Et puis…cesse la quête effrénée d’amélioration de toi ; car ce n’est (presque) plus que l’orgueil, finalement, qui te pousse…Même si tu n’en es pas conscient.

21/06/10 :
La crispation est erreur. Il n’y a qu’à varier la Vitesse de Soi en fonction de CE-QUI-EST. Tout se modifie continuellement – se crisper est erreur.

La plupart des règles inculquées par le « système Mental humain » fait de croyances et de refoulements, sont aussi hypocrites qu’aliénantes et inhibitrices. Ne te fie qu’à ce que tu SENS profondément – une fois que tu as atteint un discernement pertinent, ce que tu sais une fois que tu l’as atteint – car ce que tu SENS est le dialogue HONNETE entre toi et le Monde.
Ne PENSE pas ta Vie, RESSENS-la !

22/06/10 :
Etre attentif à : dès qu’on commence à se gaspiller à cause d’autrui (c’est à dire dès qu’on commence à employer plus d’énergie que nécessaire, ou qu’on se dépense de façon inutile ou qu’on n’aime pas, ou qu’on offre à quelqu’un de pas sympathique ce qu’il veut…) et se décrisper immédiatement et cesser de se gaspiller ; en s’en tenant strictement à ce qu’on veut et qu’on apprécie.
N’offre rien au méchant/e ; laisse-le/la à lui-même.

Je suis parvenu à un niveau de conscience et compétence où à présent l’essentiel est de veiller à supprimer tout gaspillage de soi.
Ainsi toute actualisation inutile, intempestive doit être immédiatement stoppée puis supprimée. Ne plus rien faire d’inutile – de la pensée à l’acte. Ainsi on s’économise et s’optimise ; et optimise ce qu’on est-fait.

Catherine L une femme, collègue syndiquée, que j’aime bien, après avoir été guérie d’un cancer du sein, vient d’apprendre qu’elle a des métastases au cerveau.
……Seule chose à retirer de cette info : VIVRE. Abandonner toutes ces pseudo-sagesses inhibitrices et VIVRE. Sans autre limite que le respect d’autrui. PROFITE !

La Beauté parle à la Beauté ; la Beauté réveille la Beauté (la Beauté physique émeut la Beauté « intérieure », spirituelle)

23/06/10 :
Les idées sont elles aussi des mouvements de la conscience. Ce sont des mouvements orientés et focalisés vers certains endroits de notre sphère cognitive (sensitive et émotionnelle) cet espace dans l’espace, et qui provoquent et même SONT un resserrement (et ?) une condensation, densification d’icelui, espace de résonnances conséquentes.
Il y a lieu de s’assurer d’être maître de l’orientation de ces mouvements, surtout quand ils nous déplaisent, surtout quand on n’est plus seul, en présence d’autrui ; et de les réorienter ou maîtriser cette orientation quand elle nous déplait.
Cela doit être perçu, discerné, non pensé, non réfléchi. Il ne s’agit pas d’idées, mots, pensées – qui forment une pseudo-réalité de camisole – mais de sensations.

Chance, Ô Chance…voilà le Nom des Origines…

L’Existence…Tu es un des 2 binômes du Dialogue qu’est l’Existence. Sois attentif aux sollicitations du Monde dont tu es partie. Ces sollicitations (qui sont elles aussi Mouvements de l’Energie-Réalité totale) te constituent, en partie, d’un Savoir Immédiat – qui te permet de répondre, de façon idoine – dans la mesure de ton possible – à ces sollicitations ; et tu peux aussi émettre des sollicitations.

Sois attentif à tout ce qui n’est pas toi, davantage qu’à toi.

Je l’ai déjà écrit mais y reviens, compte tenu des « avancées » : quand tu te sens mal sans raison objective c’est que tu « méfais », te trompes.
Néanmoins il y a des moments où tu es en opposition avec l’univers, car le Monde n’a pas systématiquement raison. C’est en cela que l’humain peut AMELIORER l’Univers. Quand l’Univers concourt à ta perte (par exemple séisme, épidémie, ou autre) il…n’a pas raison (ha ha) et le mieux est de le combattre.
Mais attention à l’orgueil.

Si on veut se réformer, plutôt que chercher à se nettoyer le mieux est de couper les sources amères et/ou polluantes.

Tout ce qui n’est pas Clarté est Erreur. En conscience, tant qu’il n’y a pas Clarté il y a Erreur.

24/06/10 :
Ne conforme pas ton énergie-soi en fonction d’idées, ni PAR des idées.
Qu’aucune idée n’agisse comme un moule sur ton énergie-être, ne te donne ne forme. Discerne cela…

Se plaindre est aussi inutile qu’inefficace.
Il s’agit d’agir afin de changer ce qui nous déplait.

25/06/10 :
Je suis trop con-centré et arrêté sur et par les impacts du Monde sur moi, au lieu de m’occuper du Monde (dont moi) lui-même. Une forme de narcissisme, en fait…

En trop je m’ourdis de colère par la vexation du Monde. Le Monde m’a vexé ? Non. Je me suis vexé du Monde. J’ai encore bien du pus à m’expulser. Mon orgueil, aussi pitoyable que faux, est la fierté d’un danger. Non. Moins d’inutile m’ouvrira à plus de Clarté.

Un roi, une vertu, une voie, un…gain ? L’HUMOUR.

Mon ombre ne sera plus vengeance. Ma rumeur n’est plus vindicte. Murmures sans venin, plus de sapin pour mes ruminations.
Choisir c’est partir, vouloir c’est quitter. Abandonner l’horreur sourde. J’ai d’autres directions que l’extinction.
On n’écrit qu’au passé puisque le lecteur est après. Mais ensemble nourrissons le présent.
Sensuel…Il y a germinations et il y a fruits. Ne pas confondre.
La poésie est l’avant-dernière marche.
Après on naît.
Le malaise est le poids de l’erreur.
La poésie est en marche. Alors on sait. Quand est-ce qu’on fait ? Quand on est.
Pour être il faut naître. Pour naître il faut mourir l’orgueil. Ensuite plus rien ne faut. Je me vois enfin car je ne me regarde plus. Enfin nous nous découvrons…
« Tu ne feras pas de la fierté un défaut » dit le pro-fêtes.

J’irai un jour manger dans le vieux quartier de Bang Lang Puh à Bangkok.

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