conscience 48

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16/01/12 :
Je suis un chant
dont les profondeurs ne se révèlent qu’après
l’affleurement de ses soupirs
l’effleurement de ses morsures
et l’étreinte aveuglée de lumière
de ses désirs.
Sourd à moi-même, je sourds de moi-même.
Je suis à toujours
cet inconnu de la seconde d’avant
trouvé égaré dans la seconde d’après.
Tant que je ne suis pas la Liberté
je fonctionne une machine
j’accomplis un esclave.

La Liberté se reconnaît :
un goût sans venin
dont les larmes sont d’Amour
une joie translucide
sans excès qui obstruent.
La Liberté se reconnaît.
Comprenne qui peut.

17/01/12 :
Solitude, au gel inextinguible
famine sourde et poisseuse…
Solitude, voix qui ne parle qu’à elle-même
et altère tout le reste.
Solitude, douche abrasive
empreinte corrosive.
Solitude, planète de la Liberté
et mausolée pour l’amour.
Solitude, la pire des meilleures amies.
Solitude : voilà les contours du moi.

Se méfier de qui nie sa haine…
Et l’aiguillon de la haine est la colère.
Dissoudre et recycler la colère est judicieux.
Savoir recycler sa colère…

L’amour jusqu’au monstre,
en carie du cœur
un goût d’horreur qui hante
des esquisses de crimes furtifs
autant de scories d’inassouvi.
Les plus suaves poisons
ne proviennent-ils pas de fleurs ?

Superbes corolles assassines
nectars vilains et envoûtants…
je recèle aussi quelque piège
espiègle à cruel, snobisme vicieux.
Le vice c’est le goût de la frontière
l’arôme de l’atteinte.

En vérité ne me parlez pas de valeurs
si je n’ai rien et ne suis qu’immédiat.

Que le Monde veille aussi
puisque je m’éveille –
Je connais la Délicatesse
c’est là ma Force.
J’ai pris le parti de la Fragilité
c’est ma Puissance.

18/01/12 :
Défèlo. Jibili.

Je ne veux plus perdre mon temps avec le refoulement, l’inhibition sociale, ni les compensations psychiques de type imaginations et autres spéculations. En fait, je ne veux plus me gaspiller, dilapider ma vie, en « non-vivre » ni « faux-vivre ».

Un des défauts des défauts c’est d’être contagieux. Aussi : ne fais pas ce que tu reproches.

Qu’est-ce qui fait cogner mon cœur si fort ? Plus exactement, pourquoi ce son sourd et froid ? Une peur. Toujours cette peur de méfaire.
Le froid provient du vide entre mon ignorance et ma crainte de nuire – à moi ou au Monde.

Je ne sais comment traiter l’Absolu. Mais cesser mon orgueil, ma prétention, ma mégalomanie.
Je sais que l’Amour ne commet pas de crime.

Ce rapport entre Amour et Vérité me fascine jusqu’à la brûlure car la haine est toujours en embuscade, en contrepoint de l’Amour
L’Amour pour acteur
avec la haine en doublure ?…

L’Amour peut ouvrir toutes les portes
mais il est préférable de ne pas franchir certaines.

L’Amour ouvre la porte
mais qu’est-ce qui la franchit ?…

L’Amour peut ouvrir la porte
mais il ne veut pas forcément la franchir.

Ho, garder les portes…

Ho, tu veux explorer la Réalité, l’Existence ? Alors je te dis juste ça : ne sois ni ton ennemi, ni ton traître, ni…ton piège.
Pour le reste : Courage, Ténacité, Patience, Ruse, Souplesse, Endurance, Amour, Optimisme et…Humour.
Et mansuétude pour tes erreurs.
Et arrête de te flatter ou d’être naïf et idéaliste.
Pas de compensation : juste l’honnête.

19/01/12 :
La danse de l’Amour et de la haine autour du moyeu de la Vie : le Plaisir.

C’est ton cerveau qui soulagera ton cœur,
c’est ton cœur qui sauvera ton cerveau..

Je dois me MENAGER. Soulager mon cœur et mon cerveau. J’ai été beaucoup dans le CONTROLE qui est CRISPATION. Alors maintenant, au moins pour un temps, je (me) dé-contrôle, je me décrispe.
Je me contente d’être spectateur du Monde – dont moi. Advienne que pourra.
Je me mets en vacances de moi-même.
Le Monde règle sa Vitesse et ses sujets d’attention.
Le Monde me danse
et me fait marée :
sac et ressac, (mise en sac et leurre en vrac : maintenant, ici)

20/01/12 :
Ni forcer ni retenir
le flux, l’élan, le Mouvement
quelle intervention dans l’Evénement ?
La Liberté ne doit pas être gaspillage.
Désirs eux-mêmes opportunités ?
S’agit pas de comprendre
mais aider, ce qu’on aime, à vivre
si nécessaire.

Je surfe la Vague du Réel,
le Mouvement Existentiel me porte,
et je m’oriente selon mes capacités,
et selon ce que j’aime.
Au large des abus, des excès.

21/01/12 :
L’espoir : la dernière pioche…
Laissons Dieu tranquille.
Le plaisir n’est pas une joie inerte.

22/01/12 :
Le bien-être c’est ce qu’on ressent.
Le bonheur c’est ce qu’on partage.

23/01/12 :
La purge se poursuit.
La chasse…aux erreurs
les excavations de masques
et autres fards complaisants
compensations et comparaisons.
Le moi pour début.

La sexualité psychique
la copulation mentale, compensation sournoise
est à éviter scrupuleusement.
Sous peine de conséquences déplaisantes
tant pour les cibles que pour les émetteurs :
entre troubles mentaux, perturbations des relations, altération des ambiances et influences néfastes sur les individus.
A toutes fins utiles…

NUS DANS LA PLAINE !…
mon cri de ralliement
au combat d’humains contre humains
les Gentils contre les Méchants…
Mais…il y a si peu de Méchants
véritables monstres ayant sciemment
choisi de nuire à d’autres…
Tu le sais : on est tous et toutes
vautrés dans ce Monde, à se réveiller
plus ou moins vaguement, en vrac
dans le Réel, à tenter de se relever
se raccrocher, une direction, un appui
une valeur, une stabilité ?
Tous et toutes projetés
dans l’Inconnu
dans le Mystère,
qui nous compose et nous décompose
nous porte, apporte et emporte.
Nous sommes tous et toutes
à la fois brises et déchets
rivières fangeuses
et cristaux célestes
avec notre amour de tripes
nos sentiments visqueux
et notre cœur de sable.

Je sais juste que s’il y a
un dieu, une déesse, ou plusieurs
je les défendrai
d’avoir osé, d’avoir tenté, d’avoir permis
le Monde
Toujours est-il
que la seule réponse est péremptoire : Mouvements.

Personne n’est coupable
car toutes les origines s’échappent
à elles-mêmes. Tout est Mystère
et le Mystère a pour prénom : Mouvement
et pour nom : Chance
Mouvement Chance
tel est le Baptême du Réel.

24/01/12 :
Où est le venin ?
Quels sont les crocs ?
Quelle victime s’avère
à l’ombre dérisoire de sa honte ?
Tout ce qu’on s’interdit
on le donne à la haine.

L’Amour ne nuit pas
mais l’idée flétrit.
Seul le Mal doit se cacher
seul le crime doit reculer.
Eviter les impasses.

Pourquoi ma colère ?
Pour m’être abusé moi-même,
pour avoir joué le jeu de dupes
de doctrines faites pour conditionner
pour avoir triché qui plus est
dans cette mascarade hypocrite et refoulée
pour avoir distordu ma vérité
pour m’être corrompu et compromis
je m’égare.
Je me suis fourvoyé.

Il est temps que je vive mon minéral
ma vérité tranchante et rugueuse
comme cette lime du temps qui m’use
inexorablement et au meilleur pire.
Un démiurge subtilement cruel
aurait-il fait mieux que mon existence ?
Oui. Oui. Oui !
Assez de complaisance !
Je n’ai à me plaindre que…de rien !
Bravo à mon Existence.
Mais je peux mieux faire.
C’est cela le poids de la Liberté :
la responsabilité de soi-même…

Pas de colère donc…
mais quelle issue à mon exaspération ?
…L’Art ?…

25/01/12 :
Je suis une forêt
où rôde une Bête
abrupte et farouche
aux baisers corrosifs
et aux caresses profondes.
Oui je rôde et maraude
entre crime et douceur
griffe et duvet
alternant crocs et lèvres
sur le cou aux artères somptueuses
de mes amours palpitantes.

26/01/12 :
De nouveau à naviguer
dans la houle de mes tripes anxieuses.
C’est le relâchement des forces crispées
agacées si longtemps par les compensations.
Expert que je fus dans l’art de m’abuser
me réconforter aux méandres sournois
de mon encéphale bilatéral.
Dénouer et laisser se dénouer les nœuds
libérer et laisser se libérer les énergies :
vivre et laisser vivre.

Le flou, que je ne crée plus, se dissipe
la vraie clarté se révèle
les vides et les pleins alternés
reliés par les fulgurances des Désirs.
Libérer c’est l’audace de l’Existence
Libre jeu farouche de la Vie.
Et, toujours, partout, Quelque Chose aime…

Si tu fermes les portes de l’intérieur
tu finiras par les défoncer de l’intérieur.

Laisser vivre l’Amour –

C’est décidé Ô Monde :
entamons un Dialogue libéré
je t’écoute car t’entends
te regarde car te vois
te réponds car tu m’appelles
te donnerai ce que tu me veux.

Oui, Monde, je te donnerai ce que tu me veux
dans les limites du refus de te nuire
dans les limites du respect que te vaut
mon Admiration éperdue.
Je te cherche moins car tu me trouves
– je refuse de me cacher –
je te trouve pour t’avoir cherché
et stupeur fébrile :
je ne savais pas que mon cœur est l’impact de tes baisers.

Mais finalement : que veut-il ce Monde
de strates et surfaces, dont nous faisons leurres et faux-semblants ?
Que me veut ce Réel ? Se récupérer ?
Avant de prétendre Volonté, perçois déjà Energie.

Chacun est malade de Soi.
Le tout est de choisir
si on fait de sa vie une guérison
ou pas.

La vérité libère. Libère des mensonges des illusions, des croyances, des compensations. La vérité est solide car on ne peut rien lui substituer ; sauf à mentir.

Plus aucun mensonge, plus aucune compensation. Donc plus aucune croyance. Plus aucune chimère.

28/01/12 :
La frustration c’est le vide
là où on a l’idée du plein.

Le vice c’est la doublure de l’Amour.

La liberté totale est impossible.
La liberté commence par une limite.
Mais le désir est sans limite.

29/01/12 :
L’ennemi c’est l’excès.
L’OBET !…
Tout est Objet :
pour la conscience, pour l’esprit
pour le désir, pour la volonté
pour les émotions, pour les sentiments…
La conscience, qui est elle-même une partie
de l’individu et du Monde
s’empare d’une partie de la Réalité
se resserre autour d’elle
et en en délimitant les contours
elle en fait un objet
sur lequel elle applique son action.
On peut choisir les objets !
Voilà quelque chose de capital :
d’instant en instant
choisir l’objet auquel on s’applique…
Et personnellement je préfère me libérer
de tout objet…
Mes mots d’ordre ? Désaliénation et Calme.

31/01/12 :
Calme et Désaliénation…

Respirer amplement, longuement et profondément permet de ralentir le cœur.

Un artiste ? C’est un psychopathe qui a réussi
Sinon il y a les esthètes bredouillants…

01/02/12 :
Tant que tu n’es pas totalement honnête avec toi-même, tant que tu ne t’avoues pas tout, que tu ne regardes pas ta vraie réalité de ta personne, comment peux-tu être vraiment aise ?…Impossible.

Il est nécessaire que je retourne vers moi toute ma lucidité, et toute mon honnêteté ! Pour…me débarrasser de mes plus grosses erreurs qui m’encombrent, et de mes défauts.
Sans forcer, ni retenir, ni simuler, ni dissimuler. Que suis-je et comment suis-je ?
Premier constat : je suis en colère. Et la colère appelle et cherche la vengeance, et entraîne l’aigreur.
Je suis en colère parce que frustré.
Frustré émotivement et sensitivement. Je suis un eunuque, sexuel et sentimental. Un Tantal sexuel. Tout ce vers quoi je pourrais tendre…se dérobe, ou m’est interdit, par la morale et le respect d’autrui. Et surtout…par moi ! Je refuse (à juste titre) de me servir d’autrui, des gens, pour mon plaisir – dont sexuel. Et pourtant je l’ai fait. Mais piètrement, piteusement. J’ai malgré tout utilisé les gens comme des objets. Nous sommes tous et toutes tellement et si souvent les objets les uns des autres.
Je dois dissoudre cette vision « objectiviste » du Monde, et l’approche uniquement hédoniste.
Il est plus utile et judicieux de faire du Plaisir, un moyen et non une fin.
Il me semble préférable de choisir comme fin : l’amélioration du Monde.
Donc : produire et construire…afin d’améliorer et soulager le Monde.

Il est rarement bon d’être en « mode réaction ». Mieux vaut être actif que réactif.
En toute chose il est préférable de s’assurer, et conserver, l’INITIATIVE…

LIBERE TON AMOUR !
Totalement.

02/02/12 :
Il m’est apparu clairement hier que tout ce qui m’a poussé et mené en hôpital psychiatrique les deux fois, c’était : ne pas avoir libéré mon Amour. L’avoir retenu, refoulé, inhibé.

Ce n’est pas parce que je ne trouve personne avec qui me mettre en couple que je n’ai pas d’amour en moi : pour la Réalité.
Or, j’acceptais la névrose sociale, humaine, occidentale de refoulement de l’Amour : le cacher, le dissimuler : vivre planqués comme des rats ! Même si je ne me cachais pas, pas autant que d’autres.

Cette façon qu’ont les gens de se cacher, se retenir, avoir honte et peur…de leur Amour !
Bien que je refusais de me cacher, je cédais tout de même, encore trop, à cette pression qui veut que l’on se cache et se refoule.
D’où ma CRISPATION ! MES CRISPATIONS ! Continuelles. C’est fini ! Je libère mon Amour. Je ne me crispe plus. Mais…par contre, quand je sens de la malveillance ou même seulement « non-bienveillance » je ne reste plus exposé : je repousse la pression, discrètement, sans hargne mais résolument. Sans me cacher, par contre.
Je libère mon Amour !

Depuis longtemps je n’aimais pas jouer. Pourtant je suivais la farce, le jeu sinistre des faux-semblants, des refoulements et des faux secrets.
J’en faisais moins que beaucoup mais néanmoins.
Je maintenais le jeu et acceptais trop souvent de le relancer.
Mais c’est fini ! J’abandonne tout simulacre, toute convenance pathétique, entre artifice et masque minable.
L’opérette sinistre des planqués piteux
les attitudes grotesques des orgueils illégitimes
le fard névrotique et honteux plaqué sur la palpitante réalité
en emplâtre putride et opprimant…
Je ne joue plus ! Vous pouvez garder vos fonctionnements
vos procédures et vos doctrines et fanatismes
je reprends Ma Vie !

03/02/12 :
Je gronde à couvert
dans le maillage des neurones
au secret de mes ténèbres vascularisées.
Je continue d’éplucher mes chimères
me soulage de mes flatteries risibles
m’ébroue lentement de mes fantasmes puérils.

« Lentement ! » me crie mon urgence.
J’ai malmené mon esprit
à en bousculer mon cœur.
Fourvoyé de moi-même
je titube maintenant
hors de mes outrecuidances
hypocrisie essorée, vicieux filtré.

L’heure de mon vrai
commence à luire…

04/02/12 :
Le Monde m’est devenu plus difficile, voire compliqué, avec des soucis, du jour où, à l’idée d’un dieu, j’ai commencé à me réprimer, me retenir, me refouler. C’était durant l’été 1989, en Espagne à Tarifa.

05/02/12 :
Le départ. Départ pour le Costa-Rica.
Un départ. Départ…mis d’autres,
après d’autres, avant d’autres.
Notre vie n’est-elle pas que départs ?…
J’ai tellement comprimé, retenu, repoussé, refoulé, interdit, renié, crispé, que je suis davantage un frein qu’autre chose.
Du haut du RER j’aperçois le tapis de braises d’une ville luisant dans ce reste de nuit.

Quand intervenir sur le déroulement de notre existence ? Dans quelle mesure ? Pour quoi faire ?
Sommes-nous autre chose que la conjugaison de nos organes ?…
Existe-t-il un « Soi », méta-entité issue de nos organes, ou se servant d’eux ?
Conjonction d’organes, me semble-t-il. Et la pensée, l’esprit et la conscience, tout le « phénomène psychique » est une production-émanation d’un organe, le cerveau, qui est alimenté, informé et influencé par tous les autres organes – dont le discours est sourd, inaudible pour la conscience.
De fait, nous sommes conjonctions et conjugaisons d’organes, de la peau au pénis, de la rate au cerveau, et le propre des organes est l’activité : les Mouvements.
De fait, tout est conjonctions et conjugaisons : combinaisons, COMPOSITIONS d’Energies.

SE VIVRE ENERGIES – VIVRE SES ENERGIES.
Se vivre Energies.
OUI : VIS L’ENERGIE EN LIBERANT L’AMOUR.

L’aéroport et son effervescence tranquille.
Les hôtesses ont un côté infirmières des airs…

Et cesse d’être ton ennemi !

06/02/12 :
L’argent peut acheter les fantasmes, pas les rêves.

07/02/12 :
Dans San José, ils ont un casino qui tourne au bénéfice de la Croix-Rouge. Super idée.

08/02/12 :
Si tu ne vis pas Ton Aise, qui le fera ?
Dialogue et danse avec le Monde.
Tant que tu ne le feras pas, tu ne vivras pas :
tu fonctionneras seulement.

Oui : VIS LES ENERGIES, EN LIBERANT L’AMOUR…

Puerto Limon
ville carrefour de bout de route :
face à la mer.
Atmosphère moite
sur la peau et dans le crâne.
Des coyotes salés
tout au long des rues.
De la salsa aux oreilles.
Assis dans un bar restaurant
ici ou près d’ailleurs.
Mes doigts sentent la goyave.

Du pus à vider, plein le cerveau
conditionnements liberticides
doctrines moribondes
croyances putrides et sans issue
mensonges vicieux et douceâtres.
A se fuir on ne rencontre que sa haine.
La vie ne parle pas par négation.
L’Existence dit oui, l’Existence est oui.
Vis les énergies, qui circulent
qui vont, viennent, environnent, repartent.
Les Mouvements, partout le temps.
Vis les Energies.

L’Existence t’a fait marin
au cœur de son Espace.
Surfer sur la frange de son maintenant.

Je ne suis pas le venin
mais j’ai les crocs,
pas le serpent mais l’étreinte.
A l’affût, en surplomb de la haine
je guette l’interdit
pour mieux m’en différencier.
Mais les fréquentations rapprochent.
Le baiser maudit aux accents d’affront.

Bienvenue à l’audace
c’est dans les limites qu’on trouve les réponses.
C’est aux limites qu’on reprend…
son Souffle.

Immergé dans l’océan, enfin,
l’Atlantique Caraïbe. Délice.

09/02/12 :
Nice color for a lighter.

10/02/12 :
A Cahuita depuis hier, à l’hôtel Belle Fleur (…) où j’ai rencontré Roman, un Suisse sympa, calme, pacifique, bien qu’un peu tourmenté. Comme moi en somme !…

Aujourd’hui nagé avec masque et super [? tuba]. Jouissif ! Tellement agréable…
Nagé avec une raie, d’abord observée car elle dormait (?) sur le fond puis je l’ai suivie.
Vu des poissons dont certains très beaux : noirs avec des points bleus vifs brillants, et une queue jaune. Et un autre de la taille d’un homme.

Le chat de l’hôtel, un tigré marron « vert » est aussi sympa que bavard.

LEON, dessin animé amusant, loufoque. A trouver.

12/02/12 :
L’obscénité n’existe que dans le regard moribond que la mortifère honte porte sur les glorieuses magnificences du corps. La chair est splendide, la honte est monstrueuse ; et la pudeur une aliénation perverse.

Toujours violence derrière les pupilles
la rage en fond de cornée.

14/02/12 :
Narquois et sarcastique.
Je suis le narcastique, et le sarquois.

15/02/12 :
J’adore l’océan
toujours une porte vers un ailleurs.

16/02/12 :
Océan, qui laisse ouverte perpétuellement
une porte vers tous les possibles.
Océan qui donne au mot horizon
tout son sens de liberté.
Océan, œil de la vie ouvert sur le spectacle renouvelé de l’humain.

L’odeur de la conscience a la couleur de la chair.
Le cœur de la conscience c’est la viande : pulsion et pulsation, moite de tout.
Chaleur avant même le désir, avant même le mouvement.

La conscience est rencontre.
Rencontre entre l’ici et l’ailleurs
entre les limites et l’infini,
entre l’amour et le crime.
Finalement, la conscience est la seule frontière.

Solitude et tristesse
sont les semelles du moi ;
cela ne l’empêche en rien
de marcher, courir et danser.

Ho la couleur de la transparence
ho le volume de tes seins
derrière le comptoir cash-misère.
Ho la voix des espaces
chantant la stupeur libre
et le stupéfiant plaisir.
L’âge des sons et le suave nectar des illusions.
L’âge des sons, la caresse des reflets
rebonds de lumière, nuages de bonheurs,
rebords des couleurs et places des éclats.

Tout ce que l’oeil peut avaler
et l’oreille embusquée capturer.
L’instant est un goût
dans une bouche furtive
sur une langue volatile
aux papilles éperdues.

La Vie c’est la Beauté qui tranche.
La Beauté c’est la Vie qui raccommode.

La Vie est une petite fille
qui ne sait pas vieillir,
qui ne sait pas mourir,
qui ne sait rien hormis le désir
et jouir du rire de ses entrailles.

17/02/12 :
Je suis le fléau de la balance…

J’ai été au bout de chemins
qui ne menaient nulle part,
au fond de tant d’impasses
stériles et indolentes,
leur façon d’énigme m’attirait
pour un voyage de l’inutile.

J’ai à peine abordé les chemins
gorgés d’étapes et replets de destinations,
peut-être sacrifié le tout
au moins que rien.
Je ne suis que réponses indécises
à des tiraillements et autres murmures
un flottement dans la transe
minérale de l’esprit.

Repousse tout ce qui te force à te contracter, à recroqueviller tes énergies, à écraser ton Amour.
Clarifie ta Conscience, Désaliène ton Attention, Pousse ton Intention et vis les Energies en libérant ton Amour !

Des forces en présence
toute présence force
toute force présente
appuyer, pousser, repousser
convergences, divergences, contacts
conscience par différences.

Toutes attitudes gaspillages
presque toute pensée aussi
vrai Savoir, utile, immédiat
sans idée mais perception connaissance.

L’Amour est L’Animal.
Le plus sauvage, le plus honnête,
le plus direct – le plus libre.
Tout le reste est camisole.

Toujours un élément provoque la condensation.
Apprendre à vivre
c’est apprendre à aimer le Monde
et à être aimé par le Monde
apprendre à jouir et faire jouir
apprendre à détruire tout mensonge
pour laisser s’épanouir le vrai.
C’est ne plus être interprète
mais simplement Ce-Qui-Vient.
Sans forcer ni se faire forcer.
Ni forcer ni se faire forcer
voilà bien la danse de la Vie.

18/02/12 :
Monde complet
d’horreurs et bonheurs
fleurs et épines
semences et poisons
cyprines et venins.
On cherche ce qui nous ouvre les yeux
et trouve ce qui n’existe pas.

Mais peu à peu j’y arrive :
je me repais d’évidence
je parviens à l’Extase
celle qui effraie les aliénés.

Inutile de jouer le dangereux
comme tant s’y enlisent.
Celui qui cherche le Doux
porte le Fauve en secret
une crainte mystérieuse
le précède et le suit.

Stupeur, Amour et Pouvoir
un seul espace aux contours facétieux.

Je ne laisse pas étrangler l’Evidence.
L’Immédiat qui ne demande
qu’à jouer et s’épanouir.
Adieu les moribonds
adieu les aliénés
adieu votre camisole !

Trop de prisons dans leurs regards
trop de procès et trop de geôles
prêts pour le toujours et encore
en vengeance de leurs jamais.

Trop faufiler, trop ramper, trop mourir
nos vies sont trop, de nos manquements
à nous-mêmes, trahisons piteuses
à fuir nos organes gorgés.
Je ne veux plus de morale
je n’admets plus que la douceur des corps.

Vous pouvez garder votre violence
aussi tapie que hargneuse
vos arrogances de parade
masquant la peur et la honte.

Je vomis vos religions, morales et conduites.
C’est ma vie que je rachète
à la diète de vos conventions putrescentes.

Je ne crois plus rien
je sais mes émotions
je suis mes mouvements
et des énergies m’ont – pour un.

J’ai boudé mon plaisir ;
on ne m’y reprendra plus.

Se libérer des autres.
Puis se libérer de ce qu’ils nous ont inoculé :
leurs pièges, leurs croyances, leurs peurs,
leurs servilités, leurs aliénations et soumissions.
Puis se libérer de ses propres défauts
de ses chimères et ses mensonges
et être enfin Cela-Qui-Devient :
un Mystère qui se lève d’instant en instant
de souffle à souffle, battement à battement.
Etre une pulpeuse Liberté frémissante.

Ô Existence, quand oublieras-tu
de me vivre, quand te souviendras-tu
de me tuer ?
Non, pardon, ce ne sont là questions
qu’un amoureux pose à son amoureuse.

Ô Existence,
que mes regards soient tes réponses
et mes paroles tes chemins.

La vie n’est ni pudique ni chaste ni honteuse.
Toutes ces folies ne sont qu’hypocrisie et jus d’orgueil.

19/02/12 :
Parrita, 14h00 restaurant de bord de route.
Serveuse sympa avec décolleté plaisant :
seins lourds et tendance oblongs.
Barbe de 4 jours pour moi et direction Dominical,
petit village sur la côte Pacifique.
La Liberté du jour a un goût d’asphalte surchauffé.
J’attends tranquillement mon repas.
J’essaie de dissoudre mes dernières bribes de croyances :
les ultimes traces d’infantilisme.
Ce besoin puéril de se vouer à un saint
après avoir quitté le sein.
Est-on jamais vraiment sevré ?
Ha ! Mon repas s’annonce par 2 coups secs sur un comptoir de bois.
Je mange au comptoir, quand possible. J’adore.

21/02/12 :
Ne laisser rien ni personne nous manipuler, contraindre ou forcer nos énergies – surtout pas l’orgueil, de nous-même ou d’autrui.
L’orgueil ne doit pas te forcer, ou à l’inverse t’empêcher, d’agir tel que tes énergies le veulent.

22/02/12 :
Morale des Dominateurs
inoculée de générations à générations
Donc une conduite de privation
de refus, d’interdit et de peur
afin d’enlever à la majorité
les voies de sa liberté
déposséder les individus d’eux-mêmes.

Toute morale, plus profonde et sournoise
que tout loi, sert à maîtriser l’énergie –
mouvement libre des individus.

Tout est affrontement, domination
aliénation et soumission
dans les sociétés humaines.

Avoir décrété ou accepté
une autorité distincte
fut la pire erreur,
– avec celle du troc,
en lieu et place de l’autogestion et du partage.

Agressivité et égoïsme
ont construit les sociétés
et finissent pas les détruire.

J’ai le bâton, pas la sucette
j’ai le sel, pas l’océan
une petite vision, pas de toucher.

23/02/12 :
Il n’y a pas de Voie
pas de ligne de conduite
pas d’absolu ni de chemin :
tout est affaire de CHOIX
d’instant en instant
de souffle à souffle
de battement à pulsion.
Tout est affaire de choix.

24/02/12 :
Ce n’est jamais seulement un individu
que tu regardes mais le Monde incarné
en un endroit et un instant
palpitant de qualités et de défauts
de peurs et de courages, d’amours et de haines.
C’est tout cela un Humain.

25/02/12 :
Oui, je n’ai plus qu’une chose à laquelle parvenir : abandonner TOUTE attitude.
Que ce soit ces façons de se donner des airs, pour une raison ou une autre, ou aussi les habitudes de pensées ou d’actes…
Abandonner toute attitude, et vivre vraiment mes énergies jusqu’au bout…

A Dominical, l’hôtel Piramyc est un bon plan pas cher (7000 colones par nuit) à 30 mètres de l’océan et à San José la Pension Otista est sympathique et peu chère (7000 colones par nuit) avec le gardien vieux Eric, descendant de Suisse, très sympa et dévoué.
La Fortuna, et toute sa région, est incontournable, jusqu’à la côte Pacifique directe.

La suppression de toute attitude permet d’éviter le gaspillage d’énergie-Soi : éviter le gaspillage de CE que l’on EST.

Je ne me dépense pas : je me gère et Cela se dépense.

27/02/12 :
Sur quoi se resserre ta conscience ? Quelle part du Monde étreins-tu ?

Tout semble jeux de forces
qui nous poussent à focaliser
créant des objets dans notre conscience
produisant une forme du Monde, en nous.

Or, cette focalisation peut ralentir notre Mouvement interne, et même perturber l’ensemble de nos mouvements internes, et aussi désynchroniser nos mouvements d’avec le reste des mouvements du Monde.
Du reste, dès qu’il y a conscience, surtout consciente d’elle-même, alors il y a désynchronisation d’avec le Monde.

Aussi, grâce à l’attention, on peut conserver un ou des mouvements au sein même de la conscience, qui en tant que force focalisante tend à restreindre le Mouvement jusqu’à quasiment l’arrêter (en cas de concentration visuelle intense sur un objet par exemple)

Essayer de laisser tous nos mouvements d’énergie-soi le plus libres possible, tout en les mettant en accord, en phase, avec les Mouvements que l’on perçoit du Monde.

Tant que l’avis d’autrui sur toi aura de l’importance, ce même avis pourra te déstabiliser, te perturber.
De fait, tant que tu seras vaniteux, tu pourras être déstabilisé par l’avis d’autrui sur toi.
Une fois que tu te seras libéré de ce rapport, tu pourras vraiment évoluer.
Qu’importent les avis, les paroles, les pensées, là encore : seules comptent les énergies.
Et par rapport aux énergies, seuls comptent tes choix : tes orientations, de mouvements.

28/02/12 :
Cela n’a aucun sens ?
Si. Le désir produit du sens.

01/03/12 :
La misère est moins artificielle.
Elle me semble plus proche
d’une certaine vérité
moins frivole, plus…fondamentale.
Quelque chose ne ment pas
dans la misère.
Et quelque chose y brille,
s’y acharne, survit, inaccessible
à la richesse aux sourires de verre brisé.
Quelque chose par-delà
fragilité et solidité.
Peut-être le principe de la Vie elle-même.

02/03/12 :
Chaque existence est-elle la démonstration de ce que peut être l’Amour ?

Sentir la Vague de l’Immédiat.
Surfer avec le Mouvement perçu
de tout ton corps conscience.
Je sors du Costa-Rica
ainsi la Vie :
certains partent, d’autres arrivent
de jour en jour, seconde à seconde.

Le Réel fait des plis, parfois
qu’il est préférable de ne pas soulever.
Pas tout découvrir, pas tout révéler.

Le Secret est le vrai Temps du Monde.

Suis-je davantage que la seule expression de mon génome ?
Suis-je parvenu à une plus-value par rapport à mon capital de départ ?
Autre chose qu’une page écrite qui se lit, un film qui se déroule ?

La soupe de l’Univers
qui se mange lui-même
le bouillon des vies
qui s’engloutit dans la bouche
béance d’où sorte d’autres vies.
On ne sait quand ça commence
ni quand cela se termine
tout se découvre subitement
tout apparaît en disparaissant.

L’étonnement initie mon amour
stupéfaction mon début continuel.
Retenir fait mon erreur.
Vivre est confus mais lumineux.
Heureux mélange jouissif si possible.
Contracter m’isole, crisper m’égare,
accrocher m’éloigne.

Ne pas revenir sur soi libère.

L’Art de Vivre c’est l’Art de ne pas se gaspiller…

Aussi, je veux désormais m’occuper d’une seule chose : les MOUVEMENTS.
Percevoir et vivre le Monde en tant que Compositions de Mouvements.

Mais pour vraiment changer il faut se DECONDITIONNER : casser les habitudes de notre esprit, se débarrasser des programmes qui nous automatisent.
Se FORCER, par une nouvelle discipline, à changer notre façon de vivre.
Je m’assigne donc une seule consigne mentale : se souvenir de vivre la Réalité selon un plan-mode énergétique : sentir les Mouvement, les Forces.
Et le Mouvement Vital est avant tout LIBRE.
Alors n’essaie pas de le bloquer ou contraindre – tant que ce n’est pas indispensable. Laisse le Mouvement – que tu es – s’accomplir, s’épanouir, se vivre.

La Conscience est une partie de l’Energie qu’est l’individu.
Cette part d’énergie est une partie qui ne sert pas au fonctionnement, chimico-électrico-mécanique automatique du corps.
Cette part d’énergie, la Conscience, est une Force d’organisation, de mise en formes des énergies internes (personnelles) et externes (extra personnelles : le reste du Monde) caractérisée par son Emprise sur toute énergie dont elle est constituée et aussi environnée.
Cette énergie-conscience a pour particularité de s’actualiser en Formes, qui sont des structurations des énergies avec lesquelles elle entre en contact, provenant du corps ou de l’extérieur de celui-ci.
Ces Formes produisent, via des interprétations – qui font également partie des processus d’actualisations de l’énergie-conscience – des sensations (visions, auditions touchers, goûts, odeurs) et de l’esprit : idées, pensées, imaginations, rêves et même…prescience, précognition
Ainsi la Conscience est un processus constitué de 3 processus-actualisations : la Sensitivité, l’Esprit, et le Soi ; le Soi étant une partie de l’énergie-conscience, émanant de la Sensitivité.
Le Soi est l’énergie spécifique, singulière, propre à chaque individu et constitutive de cet individu.
Le Soi est l’ensemble des propriétés particulières d’un individu , qui font que, bien que constitué du Monde, il s’en distingue néanmoins, permettant une identification de son unicité.
Ainsi le Soi est l’ensemble de l’énergie constituant l’individu ; et une partie de cette énergie – avec ses propriétés singulières, qui le distinguent de toute autre chose, part, du Monde – s’actualise en 2 processus : la Sensitivité puis l’Esprit.
Les deux étant des Forces structurantes, d’organisation des énergies dont le Soi est composé : les siennes propres et celles extérieures à lui mais en contact avec lui.
Ainsi, une partie de la conscience du soi est ETRANGERE au soi, mais participe du processus total, global, constituant la conscience du soi.

05/03/12 :
Je cesse de refuser les faits
on fait une grande partie de son monde
et le reste est collision à la ronde
retour à mon motif : on vit ce qu’on est
et on est ce qu’on veut et veut ce qu’on aime.
On aime ce qu’on est et on est ce qu’on vaut.
On vaut ce qui sort du Monde, ce qui sort du lot.
On est aussi résultante, résultat, résistance
et vieux tas, de l’histoire du temps déroulant l’espoir.

Il y a plein de choix et on se déplace
il y a plein de places et ça nous échoit.
On peut se construire et on peut s’établir
le désir est dans la boîte et on invente le sens.
Il y a des repères et on crée des valeurs
juste un paquet de sable mais on y pousse un cœur.

Mais je ne veux pas
cracher dans la soupe
je veux avant ça
passer à la loupe
tous les ingrédients
qui me font client.

Je le naître aujourd’hui
de m’aime moi oui vis.
Premier !
Mon Amour cannibale
aux crocs hurlants
et mains poisseuses
de sang.
Vérité pressante
enfin comprise : je suis fugace.

Oui, pour être quelqu’un au lieu
de quelque chose il faut pouvoir choisir.
Pour pouvoir choisir il faut se connaître.
Pour se connaître il faut se révéler.
Pour se révéler il faut s’abandonner
à ce que l’on produit, exprime, manifeste.
Laisser être sans forcer ni retenir.
Aucune contrainte sur les émanations.
Alors on découvre, alors on sait
alors on peut choisir et être libre.

On échappe au conditionnement
car le vrai mouvement, initial, viscéral
est libre – il EST ; et on est CELA.

Si tu n’es pas vraiment au clair ni à l’aise avec toi-même, alors rien ne peut aller, ni même être, vraiment bien…

Sur le chemin de la connaissance, pouvant mener à l’Art de Vivre, il peut être inévitable et (car) indispensable de parvenir à l’étape du combat contre soi-même, afin de se maîtriser, pour ne pas nuire à autrui, ni à soi.

Mais il est nécessaire d’arriver à dépasser ce stade, sinon on risque de devenir l’ennemi de soi-même, et par contrecoup celui d’autrui aussi.

On doit donc arriver à une clarification de soi menant à une pacification de soi.
Cela permet de découvrir un rapport plus profond, précis et utile, au Monde : le Dialogue Secret…

Ce Dialogue est nécessaire, car dès qu’on commence à se désaliéner et libérer, il est nécessaire de connaître des Limites. Il est alors utile de savoir comprendre le Monde, qui nous indique les Limites utiles pour le préserver de soi et se préserver de Lui – afin d’obtenir un rapport optimisé en termes d’intérêts réciproques.
Comprenne qui peut…

06/03/12 :
De même que ma foi n’est devenue honnête et complète que quand j’y ai reconnu une part d’athéisme, de même mon amour n’est devenu honnête et complet que quand j’y ai reconnu une part de crime.

J’ai fait tomber mes murs, explosé des parois
et maintenant je suis égaré
au-delà de moi et avant autre chose
dispersé dans l’inconnu
qui commence par mes viscères
et s’étend jusqu’à ton sourire.

J’ai voulu vivre et je longe la mort
être libre et me suis banni
j’ai voulu m’égarer et ai trouvé des fugitifs
des murailles de semblants
et des rochers tremblants.

La vérité c’est que le miracle est
encore plus merveilleux.
Le Mystère est un Délice qui doit s’accepter,
sous peine de devenir supplice.
Et il n’y a qu’une personne qui sait :
Soi.

La folie est la sagesse des fous,
la sagesse est la folie des sages.

07/03/12 :
La crue lumière de l’honnêteté
révèle l’entrelacement vital :
horreur et beauté, douceur et cruauté
la dent sous les lèvres, la griffe au bout du doigt.
Transformateurs, filtres et égaliseurs
l’alchimie s’avère notre utilité :
transformer le venin en baume
devinant notre remède fatal.
Il est toujours l’heure de commencer.

Je n’ai aucune envie véritable.
Oui, la vérité c’est que je n’ai
aucune envie, pas d’envie.
Paumé ? Non, bien au contraire :
trouvé. Ce sont les autres qui sont paumés
la preuve : ils courent après quelque chose.

Alors que moi je n’ai aucune envie,
car je suis trouvé : je trouve le Monde,
il me suffit et je n’ai donc aucune envie supplémentaire.

09/03/12 :
Je devrais écrire que je suis vraiment moi-même depuis le 5 mars 2012.

La maîtrise c’est l’art de l’acte indispensable.

11/03/12 :
Mais ?!…On est constamment JUGES dans cette société, et même sur cette planète. Dès le plus jeune âge on est évalués, jugés, et on DOIT produire des RESULTATS… !
Je REJETTE cela ! Je rejette et refuse cette…façon de fonctionner ; qui, par le fait, s’insinue en nous et entraîne que non seulement les « autres » nous jugent (et réciproquement) mais en plus nous-mêmes nous nous jugeons.
On se place ainsi constamment dans une démarche et position de compétition, de production, d’évaluation, d’estimation, de comparaison, mais également on se place en position de sujétion et soumission par rapport aux références et référents dont on accepte les jugements !!!

C’est fini. Non seulement je rejette tout jugement d’autrui à mon endroit, mais aussi je cesse de m’analyser en termes (conscients ou non) de jugement, par rapport aux lois, à la morale, à la tradition, la bienséance, etc…
FIN DU JUGEMENT. Halte aux tribunaux.

12/03/12 :
Une part de notre Etre -Energie est Haine. Haine innée, car il n’y a pas que l’Amour mais aussi son opposé, et haine fabriquée, produite, et accumulée, à partir des colères, frustrations, douleurs.
Or, cette part d’énergie aussi doit trouver une voie sinon d’actualisation au moins de dépense ; sous peine de s’accumuler et s’aggraver, empirer.
Il faut apprendre, savoir laisser cette énergie s’écouler hors de soi, sans agir ni parler ni même penser haineusement.
Par exemple, se servir de cette énergie, brute, sauvage, sans lui donner forme, simplement comme un carburant, un moteur : un ELAN mais que l’on ORIENTERA CONSTRUCTIVEMENT, sans haine.
Savoir se servir de l’énergie haine, sans accomplir de haine : comme quand on utilise un fauve ou une bête sauvage, puissante, pour tirer un véhicule : en le guidant, en le maîtrisant.
Mais il faut savoir libérer l’énergie de la haine.

13/03/12 :
Presque tout est aliénation…
L’éducation parentale et ses séquelles névrotiques (dans le meilleur des cas, en plus…), la morale, les traditions, les convenances, la bienséance et…nos HABITUDES mentales.
Tout casser. Briser ces murs, ces liens, ces moules, ces boîtes, ces…fausses identités !
Il est indispensable de libérer et vivre nos énergies en libérant l’Amour, qui est spontané, direct, honnête.
Vivre les Energies en libérant l’Amour.
L’Amour donne et se donne.
Il sait aussi recevoir sans façon. L’Amour n’est ni technique ni attitude, il est l’Elan de Communion et Contentement, qui relie et soutient les vivants.

Comme sont agaçants ces gens peu malins qui jouent pourtant les malins…
Non seulement ils profèrent souvent platitudes et inepties, voire stupidités, mais en plus ils le font en prenant des airs, en posant…

Pour revenir à l’aliénation : un autre problème est que, plus on se censure, se refoule, se contrôle, se restreint, s’inhibe, plus on en vient à voir des occasions de « transgressions » (puisqu’on se pose de plus en plus d’interdits) et plus on prend conscience de notre attrait pour elles, et plus on devient exigeant. Et ainsi, ce qu’on se permettait avant peut finir par être considéré par nous-mêmes comme un crime !

Dès lors qu’on se crée un Sur-moi, une entité psychique, personnelle, pour se contrôler, il ne cesse de grandir, grossir (on ne cesse de l’alimenter, l’entretenir) – au détriment de notre liberté !…

Goût du crime et goût de l’égoïsme sont parfois si semblables…
Le crime : nuire sciemment à autrui sans son consentement.

Ô Monde, je te gâche !…… ?
Ô Liberté est-ce que je te gâche ? A accepter l’aliénation absurde de cette société, de ce système ?
…Pas forcément. Car être libre c’est avant tout être indépendant ; et comment l’être sans argent ?

Si j’étais certain de pouvoir rester indépendant, peut-être quitterais-je tout et m’élancerais-je dans le Monde, pour devenir enfin totalement Surfeur d’Energies et Témoin de l’Amour (témoin dans les deux sens du terme…)

Je ne peux prétendre être quelqu’un, en tant qu’entité singulière, que si je m’affirme responsable, me revendique responsable.
Sinon, je ne suis qu’une concaténation, qu’une conséquence, une contingence.
Mais…suis-je responsable ?
Pas complètement puisque je n’ai pas choisi de naître, et je n’ai pas choisi la composition physiologique qui constitue l’organisme que je suis, organisme qui a produit et entretient un cerveau qui lui-même produit l’esprit dont fait partie la conscience. Cette même conscience qui me permet d’affirmer ou non, revendiquer ou pas, ma responsabilité par rapport à mes actes et paroles et pensées.

Mais cette entité, moi-corps, initialement involontaire, irrésolue, non responsable, simple résultante, dépendante et aliénée, a fini par développer une certaine identité singulière autonome, indépendante, désirant rompre avec ses dépendances et ses obéissances, et par là devenir responsable.

Mais à partir du moment où tu décides de revendiquer et choisir d’être responsable, tu décides d’assumer même les parties de toi qui pourraient être jugées coupables ou criminelles et dont pourtant tu n’as pas choisi les causes fondamentales (par exemple si tu as des vices ou tares ou anomalies congénitales) et donc tu en déresponsabilises les éventuels responsables initiaux ; mais en contrepartie tu peux du coup leur dire que tu rejettes, réprouves et réfutes leurs éventuels jugements à ton égard.

Mais au même titre que tu ne PEUX pas être totalement maître de tes processus vitaux ni de ton existence ni de ton histoire, tu ne peux te déclarer totalement responsable de toi et de tes actes.

Il y a toujours, et en tout, une art d’impondérable(s) et une part de contingence(s) et une part d’interactivité(s) et des lois physiques.

Une part du Soi échappe au Soi.
Et de fait…il y a…plusieurs libertés pour le Soi…
Car le fait de ne pas être responsable peut aussi constituer la liberté d’un être : il est libre de toute responsabilité, libre par rapport même à ses choix : il est donc libre car détaché par rapport à tout.
Or, je veux être libre. Par amour de moi, par amour de la liberté, passion, admiration, par amour de la pluralité, par amour du Monde, par amour de la diversité…

Sentiments ?
Ô Humains…
la mer des événements s’est retirée
et il ne reste rien.
Peut-être pas même une rive.
J’ai un couteau, une hache…
Recommencer à zéro ?
Qu’ai-je donné sinon de l’ambigu ?
De la fuite, du saumâtre, du flou…
Et qu’ai-je retiré de tout ?
Des épars, des épaves
d’autres miettes, d’autres poussières

Mais j’ai tout de même tenté, aussi,
de tracer un petit sillon velouté
pour y semer cet éclat étrange
que la chance nomme parfois
Lumière.

14/03/12 :
Framboise, cannelle, pamplemousse et goyave…Délices olfactifs qui font adorer la vie.

Alors quoi ? On vit pour regarder la télé ? On travaille pour…pouvoir regarder la télé ? Films, docu, jeu, sport. Est-ce là l’aboutissement de l’évolution humaine ? Vivre par procuration, se contenter de voir et entendre, des fictions la plupart du temps.
Tous et toutes spectateur…
Allez ! Tais-toi et va r’garder la télé.

Il faut libérer l’Amour !
Nous devons libérer l’Amour. Le libérer de cette prison folle, sordide et monstrueuse dont l’orgueil, l’égoïsme, la peur, la malhonnêteté constituent à la fois les murs et les chausses-trappes y faisant tomber.
Et donc avant tout : libère ton amour et libère-le de toi.

15/02/12 :
Je commence à (savoir) me servir du Monde comme d’un filtre pour éliminer mes défauts…
Comprenne qui peut…

Tout ce qui m’a mené à ma dernière hospitalisation psychiatrique, et ensuite le séjour, m’a appris qu’en ce qui concerne mes réactions à la Réalité, tout dépend de moi – dans la limite de mes capacités.
Tout dépend de moi : je choisis, je décide – je vis.
Je peux être maître de mes émotions, permettant ainsi de dissoudre les illusions – surtout si je garde le contrôle de l’orientation des forces de « coagulation »-formalisation de mon esprit. Si je choisis ce que sont les idées que je produis, et vers où j’oriente le mouvement général de ma conscience.

16/03/12 :
Chaque jour, chaque instant, s’appliquer à améliorer le Monde, à commencer par Soi. Améliore-toi et ton monde s’améliorera.

Andrès NAGEL : plasticien intéressant.

Et à défaut d’amour, au moins faire vivre la paix – en et par soi.

18/03/12 :
Les deux difficultés avec les gens désagréables sont : ne pas se mettre en colère à cause d’eux, et surtout ne pas adopter leur comportement, ne pas se mettre à agir comme eux.
Ne deviens pas ce que tu n’aimes pas.

Je veux travailler sur ma colère. Travailler à la dissoudre en libérant son énergie, mais sans l’appliquer à quoi que ce soit, sinon comme un moteur, employer judicieusement l’énergie (accumulée) qu’elle est.
Ma colère est aussi illégitime que pernicieuse et vicieuse, voire dangereuse.
En effet, je la décèle partout, sous-jacente, dans mes ambiguïtés, mes glissements, mes tentations.

Et les agressions par autrui, leurs pressions, ne doivent pas me faire produire de la colère. Là encore, il s’agit de libérer les énergies qu’ils/elles veulent coincer, piéger, bloquer, arrêter.

Vis les Energies, en libérant l’Amour.

19/03/12 :
Dominer la peur fait apparaître avec plus d’acuité l’orgueil qu’il faut aussi dominer.
Puis apparaît la colère. J’en suis là. J’ai également dominé la tristesse, qui, elle, apparaît quand elle veut.
Je dois donc dominer ma colère. Notamment en cessant de me taquiner ; vis à vis des choses qu’il est préférable de ne pas faire, notamment.

Apprendre à maîtriser sa colère et…sa haine. Car on n’a pas que de l’Amour – la haine existe aussi, en nous.

Je commence à discerner comme la haine et la colère, se motivant et stimulant réciproquement, pouvaient motiver mes comportements, mes manifestations.
Je commence à me rendre compte à quel point ce couple sournois était sous-jacent dans beaucoup de mes « actes sociaux ».
Certes, j’ai toujours tâché d’éviter d’être méchant, mais, par refoulement, par ignorance, et par manque de clairvoyance, inconsciemment la haine et la colère étaient toujours là (ou souvent)

Les motivations étaient la vengeance (surtout pour la colère) et la… « cruauté », « expérimentale », pour la haine : une façon d’essayer « autre chose » et de donner libre cours à ma part de détestation de cette Réalité qui s’impose à moi, m’impose à moi et me fait souffrir de différentes façons (là encore ça rejoint la vengeance) – mais aussi, plus simplement de façon spontanée. Le miracle inverse de l’amour.

Et finalement, il en va de même de chaque être humain, homme et femme, Chaque individu est un mélange d’amour et de haine.
Quelles sont mes proportions ?
Je dirais…98% d’amour et 2% de haine. Honnêtement ; sans complaisance.
Par contre…40% de colère et 60% de mansuétude ou plutôt : de paix.
Ce qui fait 158 de constructif et 42 de destructif. Soit : 79% de Bienveillance et 21% de Malveillance.
Ou plutôt 79% d’altruisme et 21% d’égoïsme.

20/03/12 :
Le Printemps 2012. Je le vis !
Un des remèdes à la colère est le RIRE. Rire au lieu de se mettre en colère.

Les limites ? Oui, des limites. Mais…plus on se met des bornes, plus on cogne dedans.

21/03/12 :
La Réalité existe et tu es un de ses organes sensitifs et décisionnels.
Tant que tu ne vis pas en conséquences, tu fonctionnes – tu ne vis pas.

Il ne s’agit pas de regarder mais de VOIR ; pas d’écouter mais d’ENTENDRE ; pas de toucher mais de RESSENTIR.
Et alors on ne croit plus – on commence à savoir. On ne pense plus – on commence à ETRE.

22/03/12 :
Je comprends enfin, par expérience et en écoutant le « savoir-immédiat-du-corps-qui-communie-avec-le-Monde », comment rendre les plantes efficaces.
En fait, il faut en utiliser TRES PEU. Ca rejoint l’homéopathie…

J’ai en effet constaté que mon corps réagit PLUS et plus vite aux substances quand j’en mets très peu dans l’eau, en infusion ou décoction.
Comme si le corps réagissait en détectant les substances en petites quantités, plutôt qu’en étant « écrasé » par elles.
Il faut tout de même de la matière, surtout quand il s’agit de drainer grâce aux fibres, mais enfin les principes actifs semblent plus efficaces en TRES PETITES quantités.
Intéressant…
D’autant qu’il semble qu’il en soit de même avec la nourriture…

L’étonnant et dérangeant, c’est que beaucoup de gens sont plus mal à l’aise vis à vis de l’Amour que vis à vis de la haine.

Voilà ce que je pense, et cherche : s’il n’y a pas d’anomalie physiologique (maladie, accident, malformation,…) alors chaque individu peut jouir d’être Soi.
C’est ma conviction ! S’appuyant sur des faits, des preuves.
Et c’est sur cela que je travaille, m’efforce, cherche.
JOUIS D’ETRE ! Ne laisse rien entraver ton plaisir d’être – toi.
Or, tu es, notamment, TOUT ce que tu ressens – même ce qui est dû à l’influence d’autrui. Donc si une part de toi n’est pas agréable, change-la, modifie la vibration-fréquence de cette part d’énergie te constituant. Le secret du bien-être est là.

A l’encontre de Bouddha dont la première vérité est : « Tout est douleur », je dis : « L’Aise est accessible. Et cela commence par être honnêtement et gentiment soi. »
Ne laisse rien ni personne te voler ton Energie-Etre, ni la gâcher, ni la corrompre.

Chaque fois que tu subis, tu te dénatures, notamment en perdant du temps-mouvement par rapport à ton Etre-Energie-Mouvement.
Préserve ton Mouvement !…
Comprenne qui peut.

27/03/12 :
Oui…la Colère est au centre de moi. En réaction à la tristesse notamment. A la frustration.
Je dois la surveiller, l’étudier, pour mieux la dissoudre.
Sinon, sous-jacente à mes comportements, elle me manipule, de façon néfaste.

La colère, la tristesse, la frustration et leur réponse : la compensation.
Bien être conscient de tout cela.

Soit ton Espace Cognitif est Clair, soit repousse ce qui l’obscurcit. TOUT commence par ça.

Et l’orgueil est une des choses qui obscurcit le plus souvent.
Ainsi la pression jalouse, envieuse ou mesquine, apeurée, conformiste, servile, d’autrui.
Repousse tout cela.

Ne te laisse pas importuner par la gêne d’autrui.
Ne prends pas leurs névroses à ta charge…

Attention aux pets qui ne font pas de bruit : c’est qu’ils ont quelque chose à se reprocher.

En résumé : ne laisse rien ni personne t’opprimer, t’oppresser.

Mystère de Voir
le Regard en réserve.
Se placer en Vision
Se placer en Entente…
Se placer en Contact
Ni trop en avant
ni trop en arrière
Je découvre ma Place…
et je refuse d’être placé.
Qu’est-ce qui ressent ?
Je connais maintenant l’obstacle
ce poids sourd – tare de ma présence :
la Colère.
Colère de toutes mes contrariétés.
La Colère est en mon centre.
Je peux apprendre d’elle…

L’intention cherche l’émotion
la volonté cherche l’attention
et j’ai la colère toujours présente.
Alors l’énergie-esprit se resserre
via la colère sur…le crime.

N’oublie jamais que la colère détruit.
La colère est un chemin menant à la haine.
La colère est un sabre ;
on ne peut faire qu’une chose avec
un sabre : tuer.

Tu as peut-être raison, tu as peut-être raison, tu as peut-être raison…pour toi.

Je veux quoi ? Je veux juste que cette chose qui est moi jouisse sans nuire et soit désaliénée d’autrui.

N’y a-t-il de liberté véritable que dans le crime ? Puisque tout le reste est permis, «bien », autorisé, « naturel » jusqu’à pouvoir en paraître « programmé » ?
Le crime, la déviance est-il la seule possibilité de choix véritable, donc de liberté ?

Je n’ai aucun exutoire. Aucune catharsis dans ma vie. Je me les interdis car n’ayant pas de vrai désir, d’amour, non issu de la colère, je ne veux me servir de personne. Je ne veux plus faire d’autrui un objet.

28/03/12 :
La haine est un appétit
et je ne suis pas rassasié…

C’est par l’énergie qu’on s’améliore, mais grâce à ce que révèle la faiblesse…

29/03/12 :
J’ai vraiment réalisé hier seulement la relation existant entre le « mal » et la sagesse.
La sagesse se définit par le rapport qu’on entretient avec le mal.
Sans mal, sans crime, pas de sagesse.
Etre sage ne veut rien dire dans un monde où le mal n’existe pas.
Au contraire, c’est notre définition du mal, puis notre rapport à lui qui définissent notre sagesse.
De fait, le mal est l’instructeur de sagesse.

Par exemple : sans les informations obtenues en faisant le mal, je n’aurais pu faire certains choix éclairés, qui non seulement ont participé de ma liberté, mais aussi m’ont assagi.
Sans savoir on ne peut faire de vrai choix, libre et autodéterminé.

Mais…la sagesse n’est qu’un…jugement, moral, un qualificatif qu’on appose sur des faits, mais qui n’y ajoute ni n’en soustrait rien. Elle n’est qu’un avis.
Le jugement « bien » ou « mal » apposé aux actes, paroles, pensées, ne change rien à leurs impacts, à leurs conséquences. Ce qui importe ce sont les faits, et non les commentaires. Et la sagesse est un commentaire. Mais…elle est aussi, et surtout, un mode d’action efficace par rapport à un projet fondé sur des valeurs.
Or, ces valeurs définissent, pour chaque individu, son bien et son mal.
La sagesse est, en fait, censée être un mode de comportement optimisé, par rapport à un ou des objectifs ; optimisé pour permettre d’atteindre un ou des objectifs qui sont eux-mêmes souvent définis en fonction de valeurs, ou au moins de goûts.

A chaque fois que tu t’apprêtes à critiquer quelqu’un, reporte ton esprit critique sur toi-même. C’est beaucoup plus utile et constructif.

En ce qui concerne la Résistance – au Monde – tu ne connais pas vraiment le Monde, tu ne sais donc pas forcément sur quel plan il faudra lutter.
L’adversité ne vient pas comme tu le penserais ni où tu l’attendrais.
Tu ne sais pas comment tu devras résister.

Ne sois pas dupe de tes apparences…

Je suis en train de me débarrasser (en les détruisant) de mes illusions et chimères compensatoires : toutes ces structures psychiques que je m’étais construites pour réinterpréter le Monde à ma guise, à mon avantage, ou au moins selon ce qui m’arrangeait.

Je sais juste que je SUIS MOUVEMENTS.
Et les Mouvements ne peuvent être libres que si l’on se décrispe le plus possible.

C’est la vanité (l’orgueil par rapport à autrui) qui m’aliène à ce qu’autrui peut dire, ou qui m’empêche de me consacrer exclusivement à ce qui m’intéresse vraiment, m’est important.

Vanité et colère sont les deux poids qui me tiennent encore aliéné…à moi-même !

Décrispation ! Et rire !

Mais ce n’est pas vraiment la colère le problème, mais la haine.
La haine, alimentée et entretenue par la colère.
Pas énorme ma haine, mais toujours trop grosse. Mais…n’est-elle pas indispensable ?…Car sans haine il ne me semble pas qu’on puisse se défendre efficacement en cas d’affrontement physique…
Et trop d’amour ne rend-il pas naïf et niais ?

30/03/12 :
On n’est complet et ne perçoit vraiment qu’AVEC le Monde.
AVEC LE MONDE.
Comprenne qui peut.

02/04/12 :
Se cacher ? Comme un rat ou un méchant ? Haha ! Morale de lâches, discipline de résignés, mode de demi-vie, pseudo-sagesse servile…
Je laisse les planqués à eux-mêmes
et moi je remplis mon espace.

04/04/12 :
La première chose à faire est de respirer de tout son corps, et non seulement des poumons.
Respire de tout ton corps : aspire de tout ton corps et expire de tout ton corps.
Inspirer à la vitesse qui… « s’indique-révèle » d’elle-même, le plus amplement et profondément possible. Et expirer sans forcer : laisser sortir.

Ma colère et surtout ma haine, ma part spontanée – celle qui est propre à chaque humain – ont toujours généré en moi du mépris. Mépris pour beaucoup d’humains. Car mépris pour l’orgueil, la vanité, qui sont aussi illégitimes que grossiers, obscènes à force d’être déplacés. Vanité et orgueil de la part d’individus qui ne sont pas responsables de leur naissance, de leur corps, de leurs aptitudes, et qui pourtant se pavanent et vous toisent du haut de leur…irresponsabilité et de leur ignorance.
Tous ces êtres qui font les raffinés et les précieux alors que la plupart ne demandent qu’à foutre ou se faire foutre. – ou même les deux.

Tous ces sacs de viscères, trimbalant constamment leur crotte et leurs centilitres d’urine, si fiers de leur corps tout juste bon à produire morve, glaires, bile et autres sécrétions.
Tous ces fatras de viande planquant plus ou moins leurs odeurs de peur et de digestion.
Comment, en réaction, ne pas les mépriser ? Comment ne pas ricaner de leur outrecuidante arrogance ?
Toutes ces attitude mêlant dans une même grotesque sarabande, conformisme servile planqué et hargneuse pseudo-personnalité.

Mais…on n’atteint pas, à force d’efforts, un niveau bien développé, pour se comporter en…minable.

Ne fais pas ce que tu désapprouves.
Ne sois pas ce que tu désapprouves.

NE SOIS NI NE FAIS CE QUE TU DESAPPROUVES.

05/04/12 :
Surveiller son… « ph d’humeur » : ni trop acide ni trop alcalin.

Ne jamais oublier que tu es une Source, qui se répand dans le Monde – que tu le veuilles ou non, et donc que TOUT ce que tu ES et produis (actes, paroles, penses) a une incidence dans le Monde.

Veiller à se faire Source douce et claire.

Pour cela : ressens ton goût et ton atmosphère intérieurs ; et régule-les, maîtrise-les.
Appelons ça : surveiller son « ph spirituel »…

06/04/12 :
Ne t’oriente vers toi-même que pour identifier tes défauts et erreurs et ensuite t’améliorer en y palliant. Sinon, oriente-toi vers le Monde.

A chaque fois que tu tends à critiquer quelqu’un…retourne plutôt cela vers toi !

La sagesse n’est pas intellectuelle ; elle est SENSIBLE, sensitive.

Chercher, puis chercher, puis chercher
et se trouver curieusement assassin
mais continuer, et s’avérer éperdu.
Eperdu d’admiration – un des faisceaux de l’Amour.

09/04/12 :
La vérité ? Mais la vérité est minérale, mon cher…
Sèche et rugueuse car de sable.
Elle souffle, tempête de désert.
Ensuite la chair est humide
mais la chair ment, car comme toute viande
elle ne veut qu’une chose : manger.
Manger quoi ? L’objet.
L’objet de sa faiblesse qui construit sa force.
Son manque et son excès : un croisement
d’amour et d’indifférence.

Je ne peux être pleinement libre et honnête qu’en allant aux limites : au bout des CHOSES.
Sans m’outrepasser : sans simuler.

10/04/12 :
Enfin je commence à me discerner clairement. Je n’ai toujours utilisé et pris les gens que comme des OBJETS, pour mon plaisir, ma satisfaction.
Tout a toujours été calculé ; rares sont les choses que j’ai faites par simple altruisme. (Mais il y en a !…)

11/04/12 :
L’ennui est qu’on ne peut se connaître que par le passé : à posteriori.
Une fois les actes accomplis ou non, on peut alors discerner ce que l’on est, notamment par : ce qui nous a motivé.
Seule l’Expérience, dans tous les sens du terme, nous permet de nous appréhender.
Ainsi, d’une certaine façon, on ne peut échapper à la position de spectateur par rapport à soi-même et au tout.
Et peut-être que toute notre existence consiste et se résume à : laisser faire ou arrêter le mouvement. Laisser ou arrêter un mouvement qui nous transcende, tout en nous étant immanent. Nous sommes un frein ; pas vraiment un moteur, juste un frein. Peut-être que tout n’est que gestion du désir-envie-impulsion-flux-VITALO-EXISTENTIEL.

Oui : VIS LES ENERGIES EN LIBERANT L’AMOUR.
Libère l’Amour !…

Un autre problème posé par la méchanceté d’autrui est qu’il faut bien, et toujours, veiller à ce qu’elle ne nous rende pas méchant nous-mêmes… !
Pour cela il importe de ne jamais s’abaisser au niveau des méchants.

12/04/12 :
La meilleure façon de résister à la méchanceté est de ne pas devenir comme elle, ne pas adopter ses comportements, ne pas agir par elle.
De même pour la vanité, l’orgueil, la colère, la mesquinerie, etc…
Dont actes.

N’oublie pas que tu peux CHOISIR ton humeur. En toutes circonstances. L’humeur est un choix. Découvre cela…
De même pour l’état d’esprit. D’ailleurs les deux sont liés. CHOISIS !

Savoir apprendre de son adversaire, permet d’atteindre à une meilleure connaissance.

Honnêteté et humilité sont d’inébranlables fondations, pour qui cherche l’Art de Vivre.
D’ailleurs la vraie honnêteté ne peut que mener à l’humilité…

13/04/12 :
Le mental – par notre façon de penser, d’aborder les choses – a lui aussi ses attitudes…
Dont on doit se débarrasser.
Pas d’attitude –

Je ne dirai(s) plus que :
LIBERE L’AMOUR AVEC LE MONDE.

16/04/12 :
Tant que tu ne vis pas Ta Réalité comme un Tout uni, composé de toi AVEC le reste du Monde, alors ta réalité est fractionnée, interprétative et tu es en rupture (de synchronie et d’union-harmonie) avec elle.

Tu es une partie d’un grand Mouvement constitué d’innombrables mouvements, une partie de l’Energie Globale ; et dans cette Energie-Mouvement tout est pressions : dépressions et compressions : pousser et repousser, être poussé et repousser.

Expérience cruciale : vu un bébé qui avançait en toute ignorance et confiance vers un obstacle qui allait vers lui. Il aurait pu être percuté, si l’obstacle en question, moi, ne l’avait évité.
M’a prouvé la nécessité de…l’expérience, une connaissance (pragmatique), empirique s’appuyant sur des connaissances qui ont nécessité une mémorisation et un traitement intellectuel, réflexif.

Tout cela pour dire que…la conscience nécessite la pensée, pour établir des références et permettre à l’individu de mieux se repérer dans le Monde et progresser.

Sans traitement des perceptions et mémorisation, la conscience ne permet qu’une vie qui ne dépasse pas l’immédiat et ne peut donc mémoriser les dangers, et ne peut progresser.

17/04/12 :
Le Mal, lui aussi, est motivé par la frime, et presque toujours par l’égoïsme.

Le meilleur remède contre ses propres défauts est de rire de soi. Rire de son orgueil, de sa folie ; se moquer de notre outrecuidance.

Tu as un Contact AU Monde, AVEC le Monde. C’est de ce contact dont tu dois t’occuper ; et non des émissions plus ou moins bienveillantes des individus.

Occupe-toi de ton Contact profond, ENERGETIQUE, au Monde.
Comprenne qui peut…

Applique-toi à ton Contact au Monde, et ris de toi.

Autre piste intéressante : applique-toi à l’endroit de ton Espace-Présence Energético-Cognitif qui te demande le moins d’énergie-vie…(Sauf quand tu sais et/ou sens qu’il est préférable que tu résistes)

Tant que tu ne réaliseras pas l’opportunité réellement adéquate que constitue pour toi l’autrui malveillant, tes progrès seront nettement moindres que ce qu’ils pourraient être ; et tant qu’autrui pourra te gêner, tu ne seras vraiment Aise ni vraiment libre.
Réalise, et alors…

Mais…pour cela, non seulement ne tends pas l’autre joue, mais surtout ne tends déjà pas la première.

Dit autrement : tant que tu ne sauras pas T’APPUYER sur le Monde, le Monde pourra t’oppresser. (Regarde : sur quoi repose tes pieds ? Qu’est-ce qu’il y a sur toi ? Sur quoi tout s’appuie ?…)

18/04/12 :
Ce matin, dès le réveil, avec ce mélange de pensée et de sensitivité, je perçois une…Présence, située entre mon milieu interne organique (surtout vers l’abdomen, mais tout le corps aussi) et le reste du Monde m’environnant. Une sorte d’espace- »pâte » intangible, sourd, à la fois opaque et clair, un peu dense et diffus à la fois. Et je sens que c’est « quelque chose » dont on peut prendre des morceaux par l’intention-volonté-pensée (puis parole) mais dont il est préférable de ne pas prendre ; ou alors à bon escient, avec parcimonie, pertinence, et bonne intention.

Par exemple, s’adonner au mauvais esprit, au dénigrement inutile et partial, à l’agressivité, à la malveillance, tend à prendre, et même consiste à prendre de cette « pâte », à…mordre dedans…
Et cela me fait penser au « Royaume de Dieu » que Jésus situait « au milieu de vous »…

Ô mon frère respectueux, ô a sœur respectueuse…n’oublie pas, aussi de vivre…à TA Façon – selon TES critères, et ce que TU aimes… !

La haine est le vice suprême : elle tue ce qu’elle aime.

Tu résistes, tu protèges, la liberté ? Et pour ça tu voudrais être un écraseur, un tueur, un massacreur, un effrayeur ?……

19/04/12 :
Ne pas négliger que dans les rapports humains, surtout dès lors qu’il y a enjeu, et opposition, il y a une grande part de jeu, de représentation d’interprétation : de comédie.
Sache en jouer. Sache jouer (de) la Comédie…
Ne refuse pas systématiquement d’en jouer. De toute façon…on est TOUJOURS interprète.

DANSE, mon frère, DANSE, ma sœur
DANSE sur l’Energie, sur ton tempo-vitesse,
sur son rythme de crête et creux.
DANSE avec les Mouvements des forces.
DANSE sur et avec le Monde.

Ce qui m’agace c’est que je ne suis pas dans des activités qui me permettent de mettre à profit certaines de mes… « aptitudes ». C’est dommage. Par exemple en terme de réflexion, ouverture d’esprit, médiation, voire même influence et affrontement si j’étais impliqué dans des sujets qui me paraîtrait le nécessiter.

Ce qui rend accessible c’est de répondre, répliquer aux forces qui tentent de s’appliquer à nous ; et sinon, surtout, de s’immobiliser, s’arrêter – ou revenir en arrière.
De même se concentrer sur soi, ou la concupiscence.

Déceler comme l’orgueil (qui fait commettre bien des erreurs) peut être sournoisement caché en nous. Par exemple : on peut vouloir ne pas être orgueilleux…par orgueil. Se vouloir humble…par orgueil…

La quête de perfection, quelle qu’elle soit, est de cet ordre…

Commencer donc déjà par RIRE de SOI !

Dès qu’on n’est plus dans la stupeur on commence à s’égarer ; dès qu’on n’admire plus on commence à gâcher.

Dès qu’on n’est plus dans la découverte, on commence à se perdre.

Prétendre savoir quoi ?
Savoir c’est commencer à se tromper.
Croire c’est commencer à se mentir.

Je vais aux limites
puis je découvre
essaie de saluer
l’éclat des merveilles
et sirote mes excès.

Quelle folie que mes sagesses
anciennes et fondées – fondatrices.

Folie maintenant ;
Je m’étonne juste
du rapport entre plaisir et amour.

Beauté en premier jalon
partout au départ
je nous continue
vous me rappelez
L’Intruse méchanceté…

20/04/12 :
Dès qu’on n’est plus étonnement…

Les hommes s’imaginent héros et les femmes princesses ?…

Je vis trop de façon cérébrale en jugeant si la moindre de mes manifestations est « bien » ou « mal ».
Je me vis de façon censurée.
Donc stop ! Je change.
A présent je me refuse
à prendre le vice pour drain.

21/04/12 :
« La vérité vous affranchira »…
et la liberté vous rendra à vous-mêmes…

23/04/12 :
Finalement c’est cela l’effet pervers de la méchante, du méchant : te faire devenir comme lui/elle, te mener à adopter les mêmes comportements, par réplique de même nature.

Non ! La meilleure façon de résister au méchant est de ne pas devenir comme lui.
A commencer par ne pas se laisser pourrir l’humeur par elle ou lui…

24/04/12 :
J’ai toujours la vengeance au ventre, une rancune existentielle sous la langue…Heureusement pas trop forte ni énorme ; mais peut-être d’autant plus sournoise…
Me débarrasser de ça.
Il semble que nous devions tous et toutes nous débarrasser du sentiment de vengeance, dû à nos contrariétés.
D’autant que j’estime ne pas avoir à me plaindre de l’Existence !

Une formation en contrôle interne dans l’ODEADOM m’amène à me poser des questions très intéressantes.
Ainsi, si l’on applique le raisonnement à soi : le contrôle interne nécessitant et induisant une objectivité, et vu que j’en pratique une « forme » depuis longtemps, en quoi ne suis-je pas objectif vis à vis de moi-même ?
Comment se fait-il qu’il y ait des choses que je ne vois pas, ou ne découvre qu’après
coup ?
Dit autrement et pour aller droit au but : où se cache mon mal ?
Dans ma souffrance que je ne veux pas regarder ? Souffrance qui serait due à la solitude, au célibat ?
Mais est-ce que vraiment je ne veux pas être célibataire ?
Et donc, le célibat est-il vraiment ma douleur, refoulée, donc mon problème… ?
Pas si sûr.

D’autre part, dans nos comportements, tout est lié à notre rapport à l’Autorité, à une autorité.
Tout est rapport à l’obéissance : j’ai le droit ou pas, donc je fais ou pas, donc en transgressant ou pas ?

Or, quitte à se reconnaître une autorité, qui restreindra (ou non) généralement notre liberté, autant que cette autorité soit APTE à décréter ce qu’il est loisible de faire.

Le Monde étant dynamique, car fait d’énergie qui s’actualise, il FAIT : fait des choses, accomplit.
Donc au niveau de tout ce qui est de notre capacité, seules ne se font pas les choses qu’on ne désire pas, OU alors qu’on s’interdit.

Si le désir est spontané, involontaire donc, ce qu’on s’interdit on se l’interdit par choix (si l’on est totalement libre)
Et les choix vont être motivés par nos valeurs, et nos plaisirs (qui sont liés les uns aux autres, d’ailleurs)
Or nos valeurs véritables ne se commandent pas. On ne les choisit pas forcément : elles sont l’énoncé de nos goûts, nos affinités…nos PLAISIRS.
Pour connaître nos vrais plaisirs, il faut vivre totalement libre pour pouvoir expérimenter tout ce qui nous est possible – et ensuite, expérience faite, pouvoir CHOISIR.

Si je me suis beaucoup interdit c’était pour être sûr de préserver. Préserver le Monde. Parce que je pensais l’aimer, et pour ne pas m’attirer de sanctions dites légales.

On ne peut connaître au maximum le Monde qu’en lui faisant le moins obstacle possible dans son rapport à nous.
De même, on ne peut se connaître qu’en étant le plus possible soi-même, donc en ne se cachant rien, en étant le plus clair possible, donc sans se cacher, sans se retenir.

Mais le Monde fait pression sur nous, nous incitant donc par réflexe de protection-survie à nous CRISPER, donc nous interdire nous-mêmes telle ou telle action, en nous faisant en faire une autre.

Seule compte, pour soi, l’affirmation totale de soi ?…

Il se trouve que si je me suis interdit beaucoup de choses c’est parce que, sachant qu’il était en mon pouvoir (sinon en ma volonté ou désir) de pouvoir faire certaines choses nuisibles, je préférais me « crisper », pour tâcher d’être sûr de ne pas les faire même involontairement.
D’autant que je le subodorais, le pressentais avant, mais le sais consciemment maintenant : je suis… « ultra-libertaire », je dirais même : « libertiste ».

Pour moi, au moins dans le PRINCIPE, rien de doit entraver la liberté TOTALE de chaque individu.
Pourquoi pensé-je cela ? Probablement parce que, comme tout humain, je peux prendre plaisir à…TOUT. Au moins, (intéressant…) en tant que SPECTATERU. Ensuite, chaque individu a ses affinités.
Et je reviens à ma vieille question : peut-on dépasser le mobile, motivation du plaisir ?

Or, par volonté (donc goût, donc…plaisir) d’étendre le domaine des possibles j’ai toujours cherché à EXPERIMENTER (au-delà de seulement penser) que : « oui » il est possible de dépasser le plaisir. Je cherchais cela pour trouver une ALTERNATIVE, et donc accroître le champ du possible, du réel et donc de la Liberté.
Et, ce faisant, je ne me suis pas tant intéressé que ça au plaisir lui-même. Je l’ai juste nommé le « second miracle » : premier miracle : quelque chose existe – le Monde, second miracle : ce quelque chose est bon, en tout cas procure ou peut procurer du plaisir.

Le Monde n’EST pas forcément plaisir, mais ses INTERACTIONS avec lui-même PRODUISENT du plaisir.

Or, il est intéressant de considérer, sinon constater, que le plaisir correspond à…une OPTIMISATION de l’actualisation du Monde.

On peut d’ailleurs voir dans le plaisir, non seulement la fin, mais aussi la motivation, et le moyen de l’évolution du Monde.

25/04/12 :
Je ne suis pas méchant, ou en tout cas m’efforce de ne pas l’être. Mais je pourrais être comme le Monde : indifféremment cruel. Ou plutôt : cruellement indifférent.

Je suis aiguillonné par un sulfureux mélange d’idéalisme et de vice.

Il est intéressant, intriguant, autant qu’inquiétant, que la seule prophétie de la Bible, qui peut sembler de plus en plus indubitable, irréfutable, soit…la Bête, dans la Révélation de St Jean.
En effet, à quoi est identifiable cette Bête ? Très facilement au…système informatique : les codes barres, les ordinateurs et internet (www = 666 en hébreu)
Or : qu’est-ce qu’un ordinateur ? Une machine à faire des calculs : un compteur (computer en anglais)
Or…dès les histoires de David (dans la Bible) compter la population est un grave crime. Or les ordinateurs ont été créés pour gérer des quantités…
De même, les Juifs, par qui a été connue la Torah puis les Evangiles du messages Christique, ont été mis dans des camps et comptés de façon méthodique et même numérotés…pour les exterminer.

Le problème des mathématiques et de l’ordinateur c’est que cela supprime tout…aléatoire tout(e) inconnu(e) donc…la Liberté. D’ailleurs, pour l’instant tout au moins, tout est binaire en informatique : soit oui, soit non. Il n’arrive pas à générer du « peut-être ».

Le problème est que les ordinateurs ont été créés avec une motivation, et un souci dans leur réalisation, de rationalisation poussée à l’extrême – pour pouvoir maîtriser. Et on s’est servi de lois mécaniques, électro-niques, pour les réaliser – lois qui sont implacables.
De fait, les ordinateurs sont des processus implacables, excluant tout aléatoire donc liberté, dans leurs applications

Mais le problème est qu’à présent on se sert de leur mode intrinsèque de fonctionnement pour réguler et gérer…les humains eux-mêmes ; devant donc arriver par là, en retour, à une suppression de libertés.

27/04/12 :
Tout évolue constamment, et en plus tout ce qui entre en contact avec nous nous modifie, d’autant plus si on en est conscient.
Il appartient à chacun, chacune, de s’auto-réguler en fonction de ce qu’il apprécie. Tout est là. Je suis seul maître à bord, et seul moi décide de comment je me sens (dès lors qu’il n’y a pas d’atteinte physique : maladie, accident, coups…)
Je décide de comment je me sens. A tout instant et quelles que soient mes perceptions.
Je suis maître des répercussions de ma cognition (capacités sensitives et mentales)
Oui : je suis maître de mon Espace. Et même : l’espace que je suis est maître de lui-même. Tant qu’il n’y a pas atteinte physique.

30/04/12 :
Le Mouvement existe, préexiste. Epanouissement spontané, honnête, surgissant, évoluant, de l’intérieur. Puis le désir, la peur, les règles, les idées issues du manque s’en emparent et l’aliènent.
Ces forces constrictrices l’enserrent, le manipulent, l’orientent, modifient sa vitesse : l’aliènent.
A moins que…
SEULEMENT LE MOUVEMENT…

De fait, je suis composé d’un mouvement d’expansion et d’un mouvement de contraction.
Ce que d’ailleurs on retrouve avec la respiration : inspiration-expansion et expiration-contraction. De même pour le cœur : diastole-expansion, systole-contraction. Jusqu’à l’acte copulatoire pour la reproduction.
Et il y a le rapport au Monde : le Monde qui peut m’étendre-aspiration-attirer ou contracter-expirer-repousser.

Il m’appartient de savoir à quel processus j’en suis, à chaque instant : expansion ou contraction. Sachant que les deux peuvent être simultanés, par union ou opposition. C’est également la paire : Mouvement et Arrêt-Stase.

Il y a le Mouvement – d’expansion qui permet l’actualisation-révélation des potentialités de l’être-énergie (ainsi que la rencontre avec tout ce qui est Autre que soi) et l’Arrêt-Stase de ce Mouvement, dû à une Force qui est issue de l’Energie globale du Soi, qui donne une FORME au Mouvement Energie, ce qui engendre une « Identité » : idée, conscience, désir, etc…

Finalement, tous les problèmes viennent de : la malhonnêteté. La malhonnêteté c’est : faire autre chose que ce que l’on veut vraiment, ou se prétendre autre chose que ce que l’on est.
La malhonnêteté c’est créer de l’illusion, du mensonge.
J’ai commencé à vouloir être totalement honnête au lycée quand j’avais à peu près 17-18 ans. Puis je me suis égaré.
Je veux être totalement honnête.
La malhonnêteté provient de la peur et de l’orgueil.
La malhonnêteté refoule, ou force, déforme, pervertit, corrompt, tout ce à quoi elle s’applique.

Dès lors que je sais que j’aime le Monde, alors je n’ai que deux règles : Bienveillance puis Honnêteté. Bienveillance pour donner du plaisir et protéger ; Honnêteté pour ne rien tromper.

01/05/12 :
C’est absurde : quelle qu’elle soit, la foi reste une façon de courir APRES quelque chose ; et par là, de se placer en seconde place, en inférieur, en obéissant : en aliéné. Toute croyance est aliénation.

Or, il ne s’agit pas de suivre, pas d’atteindre un sacré préétabli. On peut faire mieux : ouvrir de nouvelles voies. Vivre d’une nouvelle façon.

02/05/11 :
Finalement, non gaspillage de soi et honnêteté totale du soi, se rassemblent en : veiller à la liberté optimale du mouvement vital spontané du soi.
Libérer le Mouvement de l’Energie-Soi.

A noter que libérer les Energies passe, aussi, par : Libérer les Femmes !
Comprenne qui peut.

Chose importante, tout adversaire tend, volontairement ou non, à te faire douter de toi – surtout si tu essaies d’être honnête, impartial.
Sois donc vigilant vis à vis de cela et ne te laisse pas manipuler.

De même, méfie-toi de l’empathie qui peut te mener à adopter le malaise d’autrui, surtout de ton adversaire.

La subtilité en tout cela consiste donc, notamment, à ne rien révéler à l’adversaire, tout en étant pleinement soi-même, sans se laisser manipuler. Choix…

La mémoire peut piéger, en faisant revenir en arrière.

Attention : libérer les énergies oui, libérer l’Amour oui, et l’actualisation optimale des énergies entraîne souvent du plaisir oui, MAIS…le Monde n’est pas là « pour » te faire jouir.
Ne pas prendre le Monde comme un outil ou objet servant à ton plaisir ; sinon, rapidement, et sans t’en rendre compte (et même : persuadé de « bien » faire) tu deviendras un tyran, tentant de soumettre le Monde à tes caprices et tes vues hédonistes.

De même : aider à libérer le Monde, oui ; mais certaines libérations peuvent être prématurées ou inappropriées. De fait, il n’y a pas que le plaisir dans la vie, ni que le sexe.

Si tu deviens comme ton adversaire alors il a triomphé – quand bien même tu le vaincrais.

03/05/12 :
Je viens de prendre conscience d’une interprétation possible de « tends l’autre joue » de Jésus…
Sinon soit tu deviens comme ton agresseur, soit tu te refoules, te caches, t’enfouis…

04/05/12 :
Le Mal existe-t-il ? Personnellement, pour répondre à cette question cela me mène à juger des choses en fonction de MES valeurs.
Or, je n’ai que 4 valeurs : la Liberté, le Plaisir, la Beauté et l’Amour-Bienveillance.
Et la seule qui me semble objective, car NON RELATIVE, c’est la Liberté.
Or, sous l’axe de la Liberté, rien n’est mal puisque tout est issu d’une façon ou d’une autre de la Liberté de celui/celle qui agit – même lors d’un acte « liberticide ».
Mais quel est l’intérêt de cette question ? Cela permet de « latéraliser » notre comportement, réparti entre bien et mal. Mais comme toute séparation, se pose le problème de la frontière : certains éléments, actes, vont être difficiles ou impossibles à classer…

Je définis la Liberté comme une capacité de mouvement, d’actualisation sans entrave autre que les possibilités physiques.

Autarcie ou audace…
Problème de poésie
juste des mots
des mots justes
mais au moins aperçus
furtifs, émerveillés
le miracle immédiat
pourtant continuel
le nouveau maintenant.

07/05/12 :
L’intention de détruire :
sa présence identifiable.
Une résonnance plus mate
un écho plus étouffé, plus sombre –
débuts de crampes maxillaires…
Tout de mouvements
donc des orientations à choisir
des étreintes passagères, minimales.

Je suis Préférences du Monde.
Je suis Sécession d’avec le Monde
pour le meilleur : Plaisirs Bienveillants
Conservations et Constructions
Bienveillants. Extases Emerveillées
Prouvent l’Evidence :
Conserver et améliorer l’Amour.

A écouter le Monde on entend peu
En les entendant on les écoute peu…

La Parole du Monde est d’abord une Vitesse.

Abandonner l’idée aliénante
d’un sens du Monde, ou projet ou but.
Possibilités s’accomplissant ou non
voilà tout.

J’ai vu tous ces aliénés
encore plus geôliers que simples copieurs.
J’ai vu tous ces geôliers, ces geôlières
toujours prompts à vous sceller sous les verrous
de leurs rancoeurs, de leurs peurs
et de leurs pathétiques volontés de pouvoir.

L’art est aussi volonté de pouvoir.
L’artiste se voit, se croit, se veut démiurge.

Le propre de la pensée est de juger. Elle est entièrement processus de discrimination : rejeter l’un et célébrer l’autre.
Tout classer selon « Bien » et « Mal », deux catégories motivées par « j’aime » et « j’aime pas ».

Ce qui n’est pas avec le flux obstrue.
Ce que tu arrêtes devient accessible.

La connaissance trop souvent rend suffisant. De même, à trop se satisfaire ou se flatter de ne pas être comme ce qu’on critique, on le rejoint !

Toute pensée aliène.
A fortiori, toute croyance est aliénation.

Qui ne sait découvrir grâce à ses adversaires, au mieux ne trouve qu’à moitié.

08/05/12 :
Dès la naissance on nous fait OBEIR.
C’est à dire : on substitue à notre mouvement spontané une interdiction, un mur ou un détournement du mouvement, vers un autre but
On nous construit ainsi, puis une fois aliéné on se construit soi-même, en sujet soumis obéissant : un clone d’un ordre socio-moral ; un « autre-que-soi », un simple duplicata.

Alors que nous sommes une énergie qui s’actualise en formes, des formes modelées par les forces des désirs qui manipulent et modèlent les énergie initiales en formes (transitoires, passagères) : les idées, les paroles, les actes.

Seul le Monde, en tant qu’entité physique, matérielle, et non morale, spirituelle, devrait (le cas échéant) nous obstruer, nous interdire : s’opposer.

Il n’y a pas de Voie, pas d’Absolu à trouver, pas de divinité à qui obéir, pas de Grand Ordre à rejoindre. Il n’y a que des possibles et ce qu’on en fait. Une histoire d’opportunités, de choix et de résultats.
Tout autre discours n’est que spéculations et aliénations.

Comme Madonna le fait dire à un de ses personnages dans son film « W.E » : « Personne ne peut vous faire de mal, sauf si vous l’acceptez ».

Dans une confrontation, dialogue avec un adversaire – surtout s’il est déplaisant – ne le/la laisse pas commencer, ni surtout imposer, son jeu.
Sache couper court, « tacle-le », détourne-le avec subtilité, mais toujours l’air de rien. Impose-toi, impose ton rythme, et surtout prends et garde l’initiative.
Veille bien à toujours conserver l’initiative.

Quand tu voudrais être agressif, ou orgueilleux, ou méprisant, ou suffisant, ou provocant, ou arrogant…COMMENCE déjà par RIRE de toi ! Et oublie ton idée première. Ha ha !…

09/05/12 :
Le Mal a cette propriété et capacité de systématiquement se choisir une cible. Se faisant, il se focalise, ce qui lui fournit une efficace acuité ; ce que ne fait pas le Bien, la Bienveillance, qui ne choisit pas forcément et n’est pas forcément dans une démarche de cible.

A défaut de faire ce qu’on veut
on fait ce qu’on vaut.

Savoir vivre c’est aussi
savoir se donner en spectacle…

Une des caractéristiques du questionnement est le rebond : quelle que soit sa réponse, une question produit une autre question.

Où commence le sein
où finit le saint ?

10/05/12 :
C’est par un phénomène véritablement physique, et non métaphorique, de décantation, d’affaissement, condensation, pesanteur, gravité, concentration, que la conscience se produit.
Elle est un resserrement, un ralentissement, une localisation du mouvement qu’est l’Energie-Ipséité de l’Individu. Et par là elle est aliénation – même si elle peut permettre une relative désaliénation par rapport à la réalité environnant l’individu.

De plus, par sa structuration de la matière (cérébrale, psychique) de l’individu, et des émanations du Monde l’environnant, elle est une trans-formation de la Réalité initiale, une interprétation.
Et ce faisant, elle est donc génératrice d’erreur, d’illusion et, encore, d’aliénation.

Néanmoins, seule la conscience permet à l’individu qui avant elle n’était qu’une chose, qu’un tas de matière non différent du reste du Monde, de devenir un Individu (au sens d’Individu, distinct et différent du reste du Monde, par ses propriétés, capacités) pouvant se désaliéner du Monde.

Ainsi, par la Conscience, SA conscience, privative, personnelle, in-time, chaque individu crée une portion « artificielle », faussée, du Monde : une « enclave » personnelle à l’intérieur du Monde, lui permettant, tout en s’en distinguant, séparant, d’entretenir des rapports avec icelui.

Ainsi, la communauté humaine est une mosaïque d’erreurs, d’imprécisions, de déformations INEVITABLES de la Réalité, mais qui pourtant permet(tent) des rapports avec cette Réalité ; sinon l’humanité dans son ensemble ne serait qu’une masse dormante, quasi inerte.

Fondamentalement, ne fais pas l’erreur de traiter tes collègues ou tes connaissances différemment des inconnus, sinon tu leur offres accès à toi.
Chaque individu est un inconnu. Ne donne accès à personne ; sinon ils s’en serviront à leur profit, rarement de façon bienveillante…

Dans les horizons qui commencent
au bout des semelles je plonge.
Des élans me glissent, m’attirent
m’engouffrent hors abîmes et hors moi.

Couleurs et formes qui essorent
ma pulpe mystérieuse au jus fertile.
Heureux de rien d’autre.

Misère frontière cruelle
seuil des monstres prompts.
Pourtant l’orgasme demeure.
La chair est l’huis du jouir.
Seulement retenir…l’Assassin.

C’est la proie qui réveille le chasseur,
c’est la cible qui révèle l’assassin
la merveille qui trouve le monstre.

Je viens seulement de réaliser que la liberté-spontanéité que je (me) prône pour le mouvement-énergie du corps, je me l’interdis et la contrôle dès lors qu’il s’agit de ma pensée, de mon esprit…Laisser l’esprit libre…

11/05/12 :
Toujours veiller à ne pas devenir ce que l’on désapprouve.
C’est pourquoi, une des premières choses à surveiller vis à vis de quelqu’un de désagréable est…de ne pas devenir comme lui ou elle…

Seul ? Je suis ma meilleure compagnie.

12/0512 :
Fourbe, vile et sournoise – cruelle
ma haine est la pointe de mon amour
mes dents devancent mes lèvres.
J’embrasse pour prélever
j’arrache de mes baisers
et mon œil est l’antre
d’hôtes interdits.

13/05/12 :
Désaliéner les Mouvements de l’Energie-Soi.

14/05/12 :
Il est en toi un Mouvement authentique, honnête, spontané, non influencé par la pensée : c’est de celui-ci dont tu dois t’occuper ; car ce Mouvement c’est toi.

Ensuite, ce Mouvement, par sa Présence au Monde, est (en) Contact avec le Monde. A toi de choisir comment orienter ce Mouvement, en fonction ou non de ce Contact…
Ce Contact qui semble être dans une limite entre ton intérieur viscéral, corporel, et juste à la périphérie de ton corps. Qui se caractérise par pression ou aspiration et certaines « températures ».

Les hommes sont simples : s’ils veulent une glace ils disent : « je veux une glace ».
Les femmes sont plus compliquées : si elles veulent une glace elles disent : « T’en as pas marre de manger des croissants ? »…

Désaliéner les Mouvements de l’Energie-Soi.
Libérer l’Amour.
…Et ne pas trahir (ni soi ni autrui)
Le vive qui peut. Et tout le Monde le peut !

Je mange trop. Trop. Toujours trop. Mécaniquement. Là encore je fais de l’acte de manger…une aliénation. Je mange « parce que c’est l’heure », parce que j’y pense ; mais pas forcément par vraie faim. Et plus que mon appétit.
Or, manger et la digestion mobilisent et dépensent beaucoup d’énergie. On le remarque quand on mange trop et que cela assoupit, ou qu’on ne mange pas et qu’on reste, à l’inverse, alerte.

Par contre, quitte à déjeuner : soigner le petit-déjeuner. En qualité – dont gustative – surtout, c’est fondamental. C’est la première communion physique, matérielle, avec le Monde. Ca peut réconcilier avec la vie…

15/05/12 :
Ma colère vient notamment de mon ambivalence. Je suis tout de même, un peu, attiré par le Mal aussi .
Le Mal est attirant, notamment, parce qu’il procure immédiatement une idée et une impression, et une sensation de puissance et de pouvoir.
Alors que les sensations et impressions procurées par le Bien sont plus subtiles, plus diffuses…

16/05/12 :
Etre plus puissant ou plus fort ne signifie pas forcément être meilleur.

Il ne s’agit pas de chercher la perfection ni à être parfait.
Il s’agit de chercher le meilleur de nous-mêmes, et de vivre conformément à ce meilleur de nous : Se vivre mieux.

Désaliéner ses énergies !

Détruire ses propres illusions, ses propres chimères flatteusement compensatrices : détruire son petit théâtre où l’on se donne le meilleur rôle.

Le peintre doit amener à regarder autrement, et le musicien à écouter et danser autrement.

Arrêter de se référer à un jugement : arrêter d’agir en fonction de…Dieu. Reprendre sa Liberté.
Arrêter de se vivre en petit garçon (ou fille) sous le regard de Dieu : ce rapport infantile à l’Existence !…

Il y a toujours lieu de se méfier de l’orgueil ; et passé un niveau, se méfier de l’orgueil du « non-orgueil », du refus de l’orgueil…

Etre agressif, ou même seulement sur le qui-vive, c’est encore être dans la peur – de l’affrontement ou autre. Même être prêt. Il ne s’agit même pas d’être prêt – prêt à quoi ? l’univers est infini. Il s’agit d’ETRE.

L’admiration, comme le zèle, peut être dangereuse.

17/05/12 :
Oui, je reviens à ma formule, dont je retrouve et confirme la pertinence :
Clarifier la Conscience, Désaliéner l’Attention, Pousser l’Intention.

18/05/12 :
Mais je reformule :
Désaliéner les Energies, Clarifier la Conscience, Pousser l’Intention.

Nommons « laps » le temps et l’espace compris entre 2 sommeils.
Pour chaque individu, chaque laps est une entité-quantité d’existence, autonome et cohérente. Chaque laps est un Monde, un Univers et une Vie.
Et dans ce laps…tu es une Clarté pouvant repousser l’Obscur.
Mais chaque laps est différent.
Ainsi l’efficacité, la compétence, valables dans un laps ne le seront pas forcément, ou en tout cas différemment, dans un autre laps.
Tu es une Clarté pouvant repousser l’Obscur…

Une fois atteint l’Amour, la Bienveillance : l’Admiration Bienveillante pour le Monde, se libérer de la morale hypocrite, vicieuse, se désaliéner de toute divinité juge et censeur.

Désaliéner les Energies !

Le refoulement génère plus de vices qu’il n’en empêche.

19/05/12 :
Je sais juste que je suis libre, et que je peux composer avec le Monde, selon mes possibilités et mes goûts. Tout le reste n’est qu’aliénation.
Ainsi, je peux, chaque jour, m’appliquer totalement à Ce-Qui-Est : Ce qui m’entoure et Ce que je suis : un mélange de ce qu’est mon corps et des incidences de mon environnement sur mon corps.

Toute l’Existence est relations entre les Energies du Soi et celles du Monde, dans des rapports qui créent des Mouvements.
Il est en ton Pouvoir de réguler ces Mouvements afin que les impressions qu’ils produisent soient les plus agréables et profitables pour les choses que tu aimes.

Trop souvent les croyants sont surtout des malades du surmoi : aliénés par un juge invisible qu’ils s’imposent ou qu’on leur a imposé.
Des souffreteux du courage existentiel, de l’aspiration à vivre, de la volonté de liberté, oscillant entre schizophrénie (soi et dieu, en un seul individu) et paranoïa (dieu surveille et critique leurs moindres faits, jusqu’à leurs pensées et désirs…)
Un mélange vicié de masochisme (dieu les juge et punit) et de mégalomanie (toujours plus, toujours mieux, toujours dieu)

Liberté :
L’ignorance égare,
La connaissance aliène.
Liberté.

21/05/12 :
Dans l’Existence, il est préférable de ne pas faire semblant ni tergiverser: soit on conçoit l’Existence en fonction de la paix, soit on la conçoit en fonction de la guerre.
Je considère préférable de choisir.
Et je choisis la paix.
Cela implique de toujours agir en fonction de la paix et pour la paix. En toutes circonstances. Mais ça n’exclut pas la possibilité d’avoir recours à l’affrontement, voire à la guerre, si c’est indispensable pour préserver nos vraies valeurs.
Et mes valeurs sont : la Liberté, la Bienveillance, l’Amour, la Paix, la Joie, le Plaisir, les Arts, la Beauté, l’Honnêteté, l’Equité, la Gentillesse.

Les griffes de la haine
ses tentacules sournois
et ses lâchetés sourdes
ses remugles mesquins
ses iniquités piteuses
toutes ces semences de guerres
et terreaux de conflits
ne peut s’en extraire
s’en extirper, s’en désaliéner
que celui ou celle qui a quitté
l’identité de frime
le je d’orgueil et suffisance
le moi d’attitudes et séductions…

Tant qu’on peut te vexer
tu es encore l’erreur de toi-même
et d’autrui.

Je vis en fonction de formations mentales : des idées, des valeurs qu’on m’a inculquées et d’autres que j’ai choisies : des moules, des cadres, des environnements, dans lesquels j’insère ou laisse insérer, toutes les énergies me constituant.

Désaliéner ses énergies ! (Ce qui finalement inclut Clarifier sa Conscience, et même Pousser l’Intention)
DESALIENER SES ENERGIES !…

Dans nos existences presque tout n’est qu’idées ; et les idées sont des artifices : des attracteurs d’énergies, des formes qui capturent les mouvements de l’Energie-Etre.
Quitter les Artifices. Revenir au Naturel : l’Energie et ses Mouvements.

22/05/12 :
On se raconte le Monde, on se le décrit, et se l’imagine, à soi-même. On vit dans une pseudo-vérité narrative…

S’unir à l’Immédiateté. Et donc pour cela, là encore, désaliéner ses énergies.

Les contrariétés nous révèlent : la façon dont on réagit.
Quelles sont les choses qui me contrarient ? Comment y réagis-je ? Et est-ce que je fais ces mêmes choses à autrui ? Voilà d’excellentes questions à se poser et auxquelles répondre en toute honnêteté.

Mes goûts, sinon mes choix, m’ont dépouillé du peu
de mes illusions, sottes chimères.
Mais je l’avoue je n’aime
la vérité que sèche, aride
pour mieux rôder aux buées
de la chair, humeurs des corps
les fluides qui font vivant.

23/05/12 :
Pour tes rapports avec autrui, identifie d’abord les choses que tu estimes vraiment importantes pour toi, et ensuite intéresse-toi prioritairement sinon exclusivement à ces choses. Ne te laisse pas happer ni détourner par d’autres choses, notamment celles que tu SENS déplaisantes – sauf si elles sont vraiment dangereuses, bien sûr.

A la vérité, il y a les FAITS – actes, paroles et pensées – brut, et ensuite TOUT ce qu’on y ajoute, y sur-imprime : les interprétations et ajouts issus de, et motivés par : l’orgueil, la vanité, la peur, les désirs…Toutes ces choses qui font qu’on revient sur les faits, qu’on les ressasse, qu’on les déforme pour se flatter, pour exercer égoïstement un pouvoir, pour tenter de se faire admirer, etc…

Le Mouvement préférable et optimal est continuellement prospectif.

Identifier ses défauts et ses haines…mais avec délicatesse : sans s’y engouffrer, sans s’y livrer. Et l’avidité et l’orgueil sont toujours là…Ha ha ha ha !

L’esprit, la pensée tout au moins…a cette capacité à vraiment pouvoir manipuler le reste du corps – jusqu’à des niveaux qui peuvent être néfastes, nuisibles ou peut-être pire…Ha ha ! Quel pitre que soi !
RIS DE TOI Soeur, RIS DE TOI Frère.

Ô Lumière, Sucre de toutes les couleurs
Epice aux flammes pour les rétines.
Jeux de Plein dans une détresse de Vide.
Amuse, réjouis, égaie, émerveille
éveille extirpe et révèle
appelle mes meilleurs
apaise mes vilains
regarde en mes vues
et ris de mes injonctions.

Lumière chatoiements du Temps
Eclats des Espaces.

Moi, mon environnement – nos circonstances…

25/05/12 :
Quels que soient le sérieux et le dévouement que tu appliques à la vie et à l’Existence, ne néglige pas ni n’oublie : d’en PROFITER !
Au sens de : amuse-toi et amuse le Monde.

Cesser de commettre l’erreur de s’identifier, et/ou s’associer, à ce qu’on perçoit !!…

J’ai des reflets, parfois,
comme d’autres couleurs.
Des exotismes d’outre-viscères
ou précisions occultes.
Mirages sans persévérance
ou autels pour une nuit.
Que deviennent les neurones ?
Souvenirs et rencontrent bousculent.
Déchets et apostrophes vestibulaires…
Il reste tant à commencer :
voilà bien aimer.

Ramifications austères ou prodigues
Administrations mystères qu’on endigue
les alertes vibrent partout.

Ce qu’on aime on le veut ?
Ce qu’on veut on le vit ?
Ce qu’on vit on le devient ?
Ce qu’on devient c’est le Monde ?
Le Monde c’est l’Amour ?

Incandescentes libertés.
Fluides sauvages, experts sanguins
Tendre la peau du tambour
Extirper, puiser, adoucir.
Souple encore, jusqu’au bout.
Bout inconnu, retiré, évanoui.
Jusque pour nom de mes débuts
Jusqu’en trouvaille afin.
Je m’appuie sur rien
et pourtant j’avance !

Vivre se réapproprie…

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