conscience 50

P1120165

 

23/09/12 :
NI HYPOCRISIE, NI COMPLAISANCE.

HONNETETE. Totale.
Ô Monde, j’ai de l’affection pour toi. Mais ce n’est pas une émotion, pas un sentiment, non : c’est une conviction. J’estime que tu es admirable, magnifique, splendide : je t’admire.

Toutes ces fragilités, toutes ces délicatesses,
toutes ces forces et toutes ces faiblesses,
comme vous êtes belles choses du Monde.
Soleil, oeil impavide.
Seule l’honnêteté me libèrera de mes monstres,
en consumant de clarté ces épouvantails de la pensée.
Désolé, je ne suis pas un être certain, pas un être définitif.
Je suis un homme de sable; au coeur de pierre.
Pas même ! Je ne suis qu’une porte, du Monde sur lui-même.

Soudain le tambour froid résonne.
Qu’est-ce donc qui me cabre l’intérieur ?
La saoûle obéissance ou la venimeuse révolte ?
Enfin la fin de cette sale illusion : la méchanceté.

25/09/12 :
Ne pas se faire mouche dans le pot de lait…

Ta dureté peut être le tranchant de ta bienveillance…

26/09/12 :
J’aime bien cette femme : je ne sais pas si elle est quelqu’un mais au moins elle est de plein pied quelque chose…

Je commence par la faiblesse.

28/09/12 :
Si tu prétends vouloir affronter la méchanceté, sois prêt à la rencontrer; et où serait-elle plus dérangeante qu’en toi-même ?…

Surtout : vouloir affronter la méchanceté…est encore une de ses séductions.

Si vraiment tu détestes la méchanceté, la seule chose que tu veuilles vraiment c’est l’éviter; et seulement si indispensable l’affronter.

Même aveugle, regarde toute adversité, tout danger, tout risque, en face; sinon ta conscience s’obscurcit. Mais sans hypocrisie ni complaisance sinon tu risques d’autant plus d’y succomber, au moins en partie.

L’orgueil et la provocation sont des complaisances…

29/09/12 :
Aucune complaisance : si tes pensées te déplaisent CHANGE-les : force-toi IMMEDIATEMENT à penser à autre chose, choisis-toi un autre sujet.
C’est comme ça que j’ai arrêté de fumer : dès que l’idée et donc envie (ou vice-versa) me venait je me forçais à penser à autre chose.

CHOISIS TES PENSEES, si tu as identifié que les pensées initiales spontanées te déplaisent.

Une fois la conscience suffisamment éveillée – quand le soi sait l’essentiel immédiatement – alors l’emprise devient obstacle et adversaire.

Alors oui : je commence par la faiblesse.

30/09/12 :
Tout ce qu’on produit mentalement, verbalement ou physiquement, influence, voire modifie, ce que l’on est.
Etre est Volonté, il n’est pas nécessaire de vouloir être.
Etre est Volonté; il s’agit donc de s’appliquer à ne pas être ce qu’on ne veut pas, plutôt qu’à être ce qu’on veut.
Je suis Volonté; donc soit je me laisse être, soit je m’applique à ne pas être ce que je ne veux pas.

01/10/12 :
Les rapports entre plaisir, respect et liberté…

02/10/12 :
Présenter ses excuses n’est pas un sauf-conduit.

03/10/12 :
Le Monde t’entoure, te pénètre et te constitue, donc inutile de frimer : il sait fondamentalement…

Ta Réalité te révèle…

Pour la 1000ème fois : vivre en fonction de ce que je PERCOIS du Monde et non ce que je pense.
Je suis un point de connaissance du Monde : en moi le Monde se connaît.
Agir selon les sensations, qui sont connaissance, par communion, d’un aspect des FORMES (Mouvements et Consistances) du Monde; et non selon les idées (miennes u autres) qui sont des constructions « artificielles » produites par nos peurs, désirs, soucis, etc…

Ma Réalité me révèle.

Vivre c’est ressentir; penser c’est regarder la télé.
Ressentir c’est vivre AVEC le Monde; penser c’est s’égarer dans le fictif cérébral.
Ressentir c’est la chair, penser c’est la chimère.

04/10/12 :
Pour vivre, seules 3 choses sont fondamentales : ce que tu peux, ce que tu veux, et ce que tu sais.
Que sais-tu ?…

05/10/12 :
La vie et la conscience sont ainsi faites qu’on ne peut vivre qu’APRES. Après le contact, qui fait connaître, qu’après l’idée, qu’après le choix qui permet de choisir, qu’après avoir respiré, mangé, etc…Il n’y a pas de simultanéité, pas de véritable instantanéité ou immédiateté, il y a toujouors un temps et un espace, de LATENCE.
C’esst d’ailleurs cela la conscience : une latence par rapport aux processus fluents de l’actualisation de l’énergie-matière, un « pas de côté ». De même la vie est un processus « supplémentaire » par rapport à la simple activité des éléments fondamentaux de la matière, une « extrapolation ». D’où l’idée de transcendance… : toujours (vouloir) s’éloigner de la matière, bien qu’on en reste constitués.

Du reste, cela procède du Mouvement naturel : tout est -en – développement.

Je suis désaliéné…mais il me reste ma colère…dont je travaille à me débarrasser, d’autant que j’estime ne pas avoir de raison valable d’être en colère : je n’ai à titre personnel aucune raison de me plaindre du Monde.

Il y a suffisamment à faire avec le monde matériel, physique, pour ne pas en plus y ajouter des idées, qui la plupart du temps seront soucis et obstacles à la perception du Monde et à une efficacité et compétence dans l’art de vivre.

C’est toujours le soi du passé qui juge le soi du présent. La difficulté est là…

J’adore les aubergines. Leur goût, leur consistance et leurs apparence et couleur quand elles sont crûes.

Ô Mouvement, en quoi te crispes-tu ?
En quoi te gaspilles-tu ?
Ô Mouvement, quelle est cette danse que tu t’acccordes avec le Monde ?
Ô Mouvement, dévores-tu ?
Ô Mouvement : bienveillance ou malveillance ?

Ô Mouvement, qu’est-ce qui t’anime ?
Ô Mouvement, qu’est-ce qui t’oriente ?
Ô Mouvement, qu’est-ce qui te crispe ?
Ô Mouvement…QU’ES-TU ?

Ô Mouvement, si tu te tords, tu seras tord.

Ô Monde, je veux annihiler mon crime,
inexister mon horrible.
Ne consacrer mon dangereux qu’à protéger ce que j’admire.

06/10/12 :
La poésie est la philosophie des esthètes.

Oui esprit : ce qui te fait censeur de toi-même est souvent ce qui te fait coupable.
Souvent ta traque de la méchanceté…la produit.
Esprit tu ne peux traquer quelque chose de toi-même sans le produire; tu es ainsi souvent ton propre piège.

Esprit, si tu adoptes un mouvement rétrograde c’est presque toujours pour chercher tes erreurs.

07/10/12 :
S’appliquer à s’améliorer mais sans se nier, sans s’annihiler et sans devenir son propre ennemi.

S’il y a contrôle du soi, ce n’est pas par le soi; le soi est mouvement, pas emprise.

Dès que la lucidité ou l’éveil suffisants sont atteints alors l’Emprise n’est plus que la présence de l’autorité qu’on s’était choisie; une autorité qui n’est plus alors qu’aliénation.

08/10/12 :
Dans cette existence ce n’est pas forcément le plaisir qu’on cherche mais la douleur qu’on fuit…

10/10/12 :
La stupéfaction, la joie, l’enthousiasme et le plaisir de vivre C’est le début de la prise de conscience, puis du discours, vis à vis de l’Existence…Même si après ça peut se gâter…

11/10/12 :
Tout est incertain, sauf les impacts tragiques : les accidents, les maladies et la mort.
Certes la naissance aussi est certaine…mais moins définitive. Haha ! Quel merveilleux spectacle que l’Existence.

La solitude : comment l’absence peut-elle peser aussi lourd ?…
Mais…c’est l’IDEE de l’absence, et l’idée de ce que pourrait être la vie en couple avec un être aimé, qui nous font souffrir.
C’est nous-mêmes qui nous faisons souffrir. En l’occurrence on ne souffre pas de ce qu’on est ni de ce qu’on a, mais de ce qu’on n’est pas et de ce qu’on n’a pas. Ce qui est un comble, un paradoxe, aussi complaisant, masochiste et morbide que finalement stupide.
On ne souffre pas du néant !…?

Appoggiature…

Pourquoi, alors que je sais l’essentiel de ce qu’il m’est nécessaire pour vivre agréablement, pourquoi ma vie m’échappe-t-elle ? Pourquoi ne vivé-je point en accord avec moi-même ? Parce que tout mon être se fait happer et accaparer par…les pensées. Je suis un être de désirs, sensations, émotions et pensées, mais très vite je deviens un être quasi-exclusivement de pensées. Je deviens et suis pensées.

Mais est-ce évitable, dans la mesure où pour vivre quelque chose volontairement il faut y penser, au moins pour initier la prise de décision puis l’activité ?

Alors, n’avoir à l’esprit, qu’UN mot, une seule pensée, donc un verbe ?…Donc : RESSENTIR ?…

En effet, dès lors qu’on n’est pas malade, ni souffrant, ni en danger physiquement, alors la priorité est de ressentir le Monde.

Car sinon, des pensées naissent les soucis, les rancoeurs, les agressivités, les discriminations, l’orgueil, etc…

12/10/12 :
Oui : revenir au SENS VITAL, la sensation que l’on a de vivre, cette intimité de notre corps avec le reste du Monde.
Voilà le point de départ de toute conscience, « Cela » et non la pensée.
Bien qu’il soit nécessaire d’avoir l’idée pour s’en souvenir…

14/10/12 :
L’Amour est l’activité qui permet aux humains d’améliorer le Monde, dont eux-mêmes, dans un plaisir bienveillant.
L’Amour est une affection sincère et bienveillante qui s’accomplit par communion avec le Monde.
Oui l’Amour est l’Espace et le Temps de la sincère Communion Bienveillante, Altruiste, Affectueuse et Jouissive de l’Individu avec le Monde.

De fait, l’Amour véritable n’est ni méchant, ni égoïste, ni hypocrite.

15/10/12 :
La vérité trouvée en marge de l’erreur, comme l’amour dans l’ombre de la solitude…

Pour améliorer le Monde, commencer par s’améliorer soi : donc maîtriser l’essentiel : sa Vitesse d’action – à corréler avec sa vitesse d’ctualisation que l’on ressent-sait – et la Bienveillante et Affectueuse Communion de soi avec le Monde – tant qu’il n’est pas agressif ni horrible.

Tant que tu es davantage dans ta tête que dans le Monde, tu ne peux être vraiment pertinent, et donc compétent, dans tes actes.

Celui ou celle qui cherche à se réformer et s’améliorer à cause de la peur, manquera toujours de sincérité.
Ce sont l’affection, a bienveillance, l’amour et la volonté constructive qui doivent motiver nos efforts, et non la peur ou la volonté de récompense ou reconnaissance.

Refoulement et hypocrisie n’empêchent pas le crime, ils le dissimulent. Pire : ils peuvent y mener.

Tant que tout n’est pas clair en toi, le crime peut se tapir et surgir.
La clarté discerne et agit en connaissance.
Donc : clarifier sa conscience.
Et pour cela communier AVEC le Monde, sinon on s’isole, égocentrise et s’obscurcit, on s’occulte le Monde – dont soi.

Les rêves sont les coulisses des existences humaines.

Seule la clarté en soi permet d’identifier les défauts, erreurs et problèmes. Et seule l’honnêteté absolue permet d’obtenir la clarté en soi.

La colère cherche des victimes, le calme trouve à épargner.

Inconsciemment ou pire, consciemment, la vengeance rôde en nous : une vengeance existentielle, se venger de cette fatalité que nous sommes, à partir de laquelle et avec laquelle nous devons quotidiennement composer.
Cela explique pour bonne part toutes ces petites mesquineries, agressions, méchancetés, sournoiseries, auxquelles nous nous livrons plus ou moins compulsivement et plus ou moins souvent et intensément selon les individus.

J’estime ne pas avoir à me venger et refuse de me venger du Monde.

16/10/12 :
Ne nous leurrons pas : la véritable conscience est un mélange de sensations et de pensées. Mais il est préférable d’y faire prédominer les sensations.

En vérité je ne peux pas être vraiment sincère tant que la morale, qui détermine mes actes, n’est pas mienne; tant qu’elle n’est que l’émanation d’une quelconque identité autre que moi. Je ne peux être sincère que vis à vis de MA morale, elle-même déterminée par mes valeurs, elles mêmes déterminées par mes goûts, eux-mêmes déterminés par ma physiologie et mes expériences.

La méchanceté, horrible faiblesse, cherche l’horreur et des victimes, alors que la gentillesse, véritable puissance, trouve la grâce et sauve.

Obscène, obscénité. Je suis obscène. Pourquoi aimé-je l’obscène ?
Parce que l’obscène c’est la présentation crue, nue, de la vérité du corps dans toutes ses forces et toutes ses faiblesses, de la plus exquise à la moindre beauté, une exposition sans honte ni hypocrisie, sans fard pudibond, et avec juste ce qu’il faut d’irrévérence, de désacralisation iconoclaste. La vérité, en somme ! Nous !

18/10/12 :
« La lime n’est pas pour le bourreau ». Marianne COHN héroïne allemande durant la seconde guerre mondiale.

19/1012 :
Bien manger ? Manger VERT.

Encore tant de frustrations, de colère, de tristesse, et donc de méchanceté, en moi…Mais je progresse.
Ne pas se laisser séduire par, ni aller à, la dilatation de soi – et donc l’impression de puissance – que provoque la méchanceté…

Orienter son attention et sa conscience vers le Monde, pour vivre AVEC le Monde – qui est un Etre Conscient, Sensitif et Sensible. Ta Réalité te révèle…

Si tu n’es pas ton propre Repère, tu n’es pas toi-même, et si tu n’es pas toi-même à quoi bon vivre ?

20/10/12 :
Le Soi est un Lieu immédiat, évoluant avec la Réalité d’instant en instant, continuellement.
C’est un Lieu de Conscience, spontané, animé par l’Energie qui le constitue, et orienté par ses Sensations (résultant des contacts au Monde et à lui-même) ses Désirs et ses Aversions.
Ainsi le Soi est Mouvements Libres. Dès lors que se manifeste une Emprise, le Soi diminue pour céder la place à l’Emprise (l’influence d’un ou plusieurs autres soi, une entité morale, une loi, …, tout facteur de manipulation.

Dès lors, pour être vraiment Soi, il s’agit de se débarrasser, d’enlever au lieu d’ajouter : cesser l’égoïsme, l’hypocrisie, la complaisance, la servilité, la lâcheté.
Le Soi est nudité.
Cesser les calculs et compromissions destinés à se faire aimer (ou respecter)

22/10/12 :
Il est capital de veiller à ne pas s’endormir fâché, de mauvaise humeur ou en colère. Notamment pour l’état d’esprit du lendemain.
Et se souvenir que, quoi qu’il arrive, l’humeur peut etre CHOISIE, on peut la choisir.

Et ne pas oublier : TOUT peut nous aider à nous améliorer. TOUT. On peut mettre à profit TOUT ce qui nous arrive pour nous améliorer.

Je veille à ne plus me gaspiller et à être mon seul juge dès lors que je ne cherche pas à nuire ssciemment à autrui par mes actes somatiques.
Ne plus se gaspiller…

Attention : colère, vengeance et méchanceté altèrent chacune les perceptions.
Ne pas conserver la colère.

La colère et la méchanceté ne sont en toi que ce que tu leurs accordes et consacres.

23/10/12 :
Jusqu’à présent j’ai trop souvent bridé mes sens. C’est fini. A présent je les exploite totalement – et le Monde se révèle encore plus.

Douter de soi c’est renforcer l’adversaire.

Douter de soi c’est se ronger les membres et s’offrir à ce qu’on récuse.
Douter de soi c’est se faire sédition (sécession)
Douter c’est s’ouvrir…

Douter de soi c’est céder en soi la place à quelque chose d’autre que soi.

Par honnêteté, scrupuleuse jusqu’à l’excès, j’ai, compte-tenu de mon histoire personnelle, préféré douter de moi, mais…finalement cela ne mène qu’à risquer d’installer en soi ce que l’on redoute et refuse.

Je refuse la méchanceté, et continue de la refuser.

Etre plus humble ? Savoir se taire.

24/10/12 :
Je suis tellement ému par cette Beauté, physique et morale, qu’est et qu’a la Vie, que j’ai envie de pleurer. Quel Miracle que l’Affection !

Jusqu’à maintenant, la seule chose dont j’ai pu vérifier l’efficacité quant à l’accomplissement d’une vie meilleure est : la Bienveillance (pour ne pas dire l’Amour qui finit par être trop abstrait à force d’idéalisation, et mièvre comme naïf à force d’excès…)
BIENVEILLANCE.

L’humain est ainsi fait que : la conscience qui lui sert à savoir qu’il existe et faire des choix, fait également qu’il ne peut savoir et choisir qu’à postériori de l’Immédiateté de la Réalité.
La conscience nous place non dans la simultanéité, dans l’Immédiateté par rapport à la Réalité mais toujours dans un décalage – un RETARD – plus ou moins grand.
Ainsi l’Humain n’est pas présent mais passé.
C’est d’ailleurs une grande part de la condition de l’Humain : c’est un Etre décalé.
Un être qui non seulement ne contrôle pas sa naissance, mais ne se possède pas totalement non plus : ne pouvant contrôler l’intégralité de l’énergie qui le constitue, ni son présent.

L’humain est un être décalé, qui se poursuit.

De même, je me gaspille à tenter de contrôler beaucoup de choses de moi que je ne peux totalement ni fondamentalement contrôler.

Aussi, le plus sage est de se demander, à chaque instant : que ressens-je, que sais-je, que veux-je, que puis-je, que fais-je ?

Je suis ainsi : quel que soit l’espace dont je dispose, s’il y a le moindre mur c’est sur lui que je m’acharnerai.
Donc…il est préférable que je détruise MES murs.

26/10/12 :
Savoir réorienter et utiliser l’énergie et l’acuité de sa méchanceté pour chercher avec bienveillance ce qui peut améliorer le Monde !

L’Emprise est liberticide; la Liberté est pour l’Amour.

L’Emprise obstrue l’Individu.

Ma Réalité me révèle.

Il est vraiment temps d’admettre qu’en chaque individu i y a de l’Amour mais aussi de la haine.
Le mieux est de faire vivre l’Amour et ne pas vivre la haine.

Vouloir être parfait est un piège de l’orgueil qui masque la haine…

L’Emprise est Liberticide; la Liberté est pour l’Amour.

Tant qu’il y a conflit en toi il y a hypocrisie et risque d’agir à l’opposé de ce qui t’est le plus important.
Tant qu’il y a conflit en toi c’est qu’il y a Emprise. Tant qu’il y a Emprise c’est qu’il y a peur et haine.
Si tu ne peux supprimer la haine ou la peur, supprime l’Emprise, et la haine comme la peur
diminueront – et si tu es vraiment bienveillant tu finiras par les vaincre.

Il n’y a d’amélioration véritable du Monde que par la Bienveillance.
Il n’y a de Bienveillance que Libre.
On n’est libre qu’en se libérant, et on ne se libère qu’en étant libre…
L’Emprise aliène et diminue l’Etre.

L’Emprise sur soi est hypocrisie.

Oui mais je n’ai pas confiance en moi, car je contiens une part de colère due à mes frustrations. Et la colère cherche la vengeance et la vengeance cherche à faire mal.
Et me venger du Monde me pousserait à lui faire mal sur ce que j’en estime le plus précieux.

Aussi, bien que je n’aie pas envie de me venger du Monde (malgré tout il y a une part de moi qui le veut) et encore moins de nuire à ce que j’en estime de plus précieux, je crains de le faire dans un accès de colère et dépit.

Mais…cela est snobisme et frime vis à vis de moi-même, car la vérité c’est que la très grande majorité de moi ne fera pas cela.
Mais comme je suis perfectionniste, le simple doute, la simple possibilité, la seule IDEE, m’inquiètent.
Voilà mon trouble.

J’ai atteint le Discernement que je Voulais, aussi…JE NE ME FORCE PLUS.

27/10/12 :
…et je vis AVEC LE MONDE, dans un dialogue bienveillant et constructif.

La haine accompagne l’amour frustré, plus près que les dents n’entourent la langue…

Mouvements et Bienveillance.

30/10/12 :
Je laisse la transcendance et l’immanence aux idées, aux pensées et autres spéculations et vis juste mon ipséité : j’essaie d’être moi et de m’améliorer.

L’ERREUR C’EST L’EXCES.

Le capitaine qui reste plongé dans ses cartes et manuels s’échouera au premier récif.

Respecter le Monde – dont soi – fait vivre de façon correcte.
Respecter cela signifie admettre et laisser libres la singularité, la dignité et la liberté de ce qu’on respecte, et ne pas les combattre tant qu’il/elle ne représente pas un danger réel pour nos propres singularité, dignité et liberté, ou celles d’autrui.

Ô Humain , le Monde vient se servir en Toi,
pour utiliser ce que tu as raffiné à partir de ce qu’il t’a fourni.
Qu’as-tu en toi ?…
Quel accueil et quel logement peux-tu proposer, en toi, au Monde ?

Oui, Humain, Humaine : quel Espace fais-tu de toi pour accueillir le Monde ?…

Ce qui saisit peut agresser; ce qui est saisi peut être agressé.

Ma Réalité me révèle.

31/10/12 :
Découvrir et bien comprendre ce qu’est : Pousser l’Intention…
Dès lors que notre Conscience est claire, nous permettant d’identifier ce qui est en nous et de savoir que l’essentiel et la majorité de notre faculté d’intention est bienveillante, alors tout ce qui nous obstrue nous obscurcit, en nous, on peut pousser dessus, ce qui le repousse hors de nous ou le dissout, le dissipe.
Cette poussée est une concentration et orientation d’une partie de notre énergie-être sur et contre ce qui nous obstrue.

Cela s’expérimente, plus que ça ne se discute.

Plus tu te vis comme détaché du Monde, plus tu te trompes.
Tu es une partie du Monde. Il t’appartient de ne pas être nuisible.
Ce qui ne signifie pas référence à une transcendance ou immanence mais PARTICIPATION à « Quelque chose » : le Monde.

Une fois par jour, se poser cette question : « qu’est-ce qui est vraiment en mon pouvoir ? » puis s’appliquer à vivre la réponse.

05/11/12 :
La seule façon de ne pas devenir un vieil idiot suffisant prétentieux et obstiné est de reconnaître ses erreurs et en conséquence travailler à se rectifier. Tout cela en totale sincérité.

06/11/12 :
Tant que tu n’as pas la méchanceté, le vice, en horreur, tu restes oscillant entre bienveillance et malveillance.

Les paroles ne sont que du vent. Seuls les sots se battent pour du vent.
Seuls comptent les faits.

De même, les pensées ne sont que croyances, et les croyances ne sont que des crispations arbitraires. Ou les croyances ne sont que des pensées et les pensées ne sont que des crispations arbitraires.

Ne pas se battre contre son propre esprit, mais se concentrer sur ce qui est vraiment en notre pouvoir, en s’orientant selon notre volonté.

07/11/12 :
TOUT ce qui constitue mon rapport mental, intellectuel, psychique au Monde dépend et est produit par mon psychisme.

Pour résumer : mon idée du Monde…c’est MOI.

Ma réalité me révèle…

ETRE soi, et non faire soi.
Comprenne qui peut.
On n’est soi que complet et on n’est complet qu’avec le Monde.

Stop !! Je ne sais qu’une chose, car je ne SUIS qu’une chose : SENSATION. Tout mon être conscient est : UNE sensation immédiate composée de visions, auditions, olfactions, touchers, pensées et émotions. Tout cela forme une Sensation qui constitue ma localisation et mon instant existentiels.

Et…il me semble que…le mieux pour moi est de ne pas chercher à être autre chose.
Juste : JE SUIS SENSATION.
Vivre ses Sensations.

Les Sensations sont le début du dialogue entre soi et le Monde.

Tout est Sensations et les sensations sont les seuls moyens pertinents pour connaître d’abord, et ensuite traiter, le Monde.

Finalement, toutes ces années de recherches et expériences (depuis…1986) m’ont permi d’apprendre à…PERCEVOIR. Et DANS la perception, DISCERNER entre la douce bienveillance et…la…méchanceté, sourde, poisseuse, lourde, grondante…

08/11/12 :
Chaque humain est contrarié, en colère et triste car, consciemment ou non, chacun et chacune croit que le Monde lui doit quelque chose. Mais non ! Grave erreur. Le Monde ne nous doit rien. Nous en sommes des émanations, des expressions, des manifestations. C’est tout.

Maintenant je sais : la présence de la méchanceté en nous. Si on va la toucher elle répond et enfle…Et parfois elle enfle d’elle-même. Savoir alors ne pas s’y appliquer.

09/11/12 :
Je m’applique à vivre ce que j’apprécie.

Etonnant, jusqu’au mystérieux, de réaliser qu’honnêtement, dans la plupart de nos problèmes relationnels à autrui nous sommes responsables : nous avons tort.
Et après discussion avec des gens on pourrait résumer par : tout le monde a tort.

A l’origine de nos problèmes avec autrui c’est nous qui, souvent, avons tort.
Chacun, chacune a tort par rapport à autrui. C’est étonnant.

AIMER C’EST S’UNIR…

11/11/12 :
L’Energie est Présence.
Le Soi est Mouvements
Aimer unit.

12/11/12 :
Le mal c’est ce qui se cache. Se révéler. Pas d’hypocrisie !

La Réalité est Tout et donc Sait Tout, et le Monde en est l’Expression. Or, l’Emprise inappropriée, inopportune, sépare du Monde.

L’Energie est Présence. Le Soi est Mouvements L’Amour unit.

Quelle saveur te fais-tu dans la soupe du Monde ?…

Méchanceté car Colère car Frustrations car Désirs inassouvis car égocentrisme car séparé du Monde.

Le méchant cherche le mal.
Le mal trouve le mal.
Je m’applique à ne pas produire le mal, et à ce qu’il y ait le moins de mal possible en moi.

Ce n’est pas toi qui te forces. Si tu te forces ce n’est pas toi. Le soi ne se force pas.

La première technique de la méchanceté est la provocation.
Ne pas provoquer éloigne de la méchanceté.

13/11/12 :
Ris ! Ris de toi-même. En tout temps. Dès lors que le corps n’est pas atteint. Ris de tes soucis qui n’en sont pas, ris de tes contrariétés dérisoires, ris des mesquineries d’autrui et des tiennes, ris de leurs stupidités et des tiennes. Ris de toi. Et ris du bonheur de vivre !

Je suis un Espace, que je peux vivre. Dès lors que je n’ai pas l’intention de nuire à autrui, je refuse de crisper cet Espace, de le réduire, de le malmener.
Ce n’est pas toi qui te forces. Si tu te forces tu n’es pas toi. Le soi ne se force pas.

14/11/12 :
Stresser c’est se vivre en surrégime. C’est dépenser son énergie-être plus que nécessaire.
Ne pas se gaspiller. Pour cela, notamment, ne pas se laisser entraîner dans la frénésie…

Je n’accorde rien au malveillant.

…on peut aussi dire : cette doucereuse horreur de la vie…ou cette horrible douceur de la vie…

15/11/12 :
Se désaliéner de son propre mental, de ses pensées, de ce fonctionnement cérébral automatique, compulsif et autonome que nous ne sommes pas, qui nous est utile mais qui nous manipule.
Se désaliéner de son propre mental est indispensable si l’on veut se libérer et entrer en contacts plus pertinents avec le Monde.

Pour cela, pas de conflit (ce qui serait de type schizoïde) mais simplement refuser les sollicitations intempestives de nos pensées sur notre conscience. Ne pas s’appliquer à nos pensées; et par suite elles cessent.

Faire des exercices physiques de façon sensitive (bien ressentir ce qu’on fait) et en respirant bien, calme le corps et l’esprit.

Obéir à une autre autorité que soi c’est s’exposer à trahir ce qui nous est le plus important.

Cesser la « theophobie » schizoïde : la peur d’un dieu ou d’une autorité autre que soi, qui fait qu’au lieu de faire et assumer ses propres choix on obéit, souvent hypocritement; ce qui fait que l’on n’est pas honnête (avec soi et/ou avec cette autorité psychique, mentale) vis à vis de soi, ou en conflit, on devient « 2 » : soi et un « sur-soi »; comportement schizophrénique.

Etre affectueusement bienveillant avec le Monde; dans les limites de notre sécurité ou de celle de ce qui nous est cher. Voilà une façon compétente de vivre.

Tout ce qu’on consacre à la méchanceté est autant d’ôté à la gentillesse.

Le stress c’est quand on se dépense plus que nécessaire : du gaspillage.

Il y a ce que tu sais et ce que tu en fais.

La vraie conscience est savoir. Qu’en fais-tu ?

La violence détruit. Qui aime l’Existence déteste la violence.

Tu es tout ce qui constitue ta conscience. Ton Monde c’est toi. Ta Réalité té révèle.
Tu peux choisir une grande part, majoritaire, de ce qui constitue et peuple ta conscience.

Si tu cherches le mal, la méchanceté, en toi, tu le produis et le deviens.

19/11/12 :
Occupe-toi de ce que tu ressens; pas de ce que tu penses.
S’appliquer à ce que l’on ressent, non à ce qu’on pense.

20/11/12 :
CESSER DE SE SUR-EXISTER.
Comprenne qui peut.

23/11/12 :
Ces orientations de notre Energie-Etre, dont les contacts nous transforment en fenêtres ouvertes sur le Monde. En portes, même…

26/11/12 :
Se souvenir que : à tout instant tu peux abandonner ton idée, ou ton projet ou ton désir : TOUT ce que tu fais et même ES. C’est cela la véritable force du soi, et même le véritable POUVOIR du soi : pouvoir cesser dans l’instant de s’appliquer à ce qui lui déplaît.
Tu le peux, mais le fais-tu ?…

La force de l’inertie contre le pouvoir du soi…

L’Amour éclaire, ouvre, détend et décrispe ; la haine fait tout le contraire.

Il est temps : je sais suffisamment – et pourtant presque rien.

Mais surtout je suis suffisamment éveillé, je SUIS conscience.
Donc…je cesse de ME FAIRE, je SUIS. Je ne fais plus, je SUIS. Comprenne qui peut.

Je suis une part de l’Univers, qui s’accomplit; pas un individu distinct, isolé, qui fait des choses. Non, je suis une part de l’Univers qui se sait et s’accomplit.
L’Univers sait, et s’accomplit en partie par moi.
Je suis – point ne fais…SAUF quand j’estime que ma volonté, mon pro-jet est préférable à la tendance-tension de l’Univers. Car l’Univers n’a pas toujours raison.

En résumé : JE SUIS, OU ALORS JE FAIS MIEUX. Comprenne qui peut.

27/11/12 :
Je peux créer, produire de la Bienveillance et la diffuser dans le Monde, et en moi.

Je réalise que, plus ou moins, je me suis toujours SERVI des gens, pour mon seul plaisir à la fois narquois, vicieux, indifférent : méprisant. Un mépris mêlé de fascination méchante : une agressivité à peine contenue. Un nihilisme sournois…Une haine froide, mesquine et masquée.

Et finalement c’est bien cela : je réalise vraiment qu’il y a (et qu’il y a toujours eu) une part de haine en moi – de haine « pure », inconditionnelle. Ou en tout cas de violence arbitraire, unilatérale et inconditionnelle. En chacun et chacune de nous, très probablement, à ce qu’il en semble.

Et…cela me fascine et m’a toujours fasciné – consciemment ou non… Me fascine du fait de l’idée, impression, de liberté (par rapport aux codes sociétaux) et de pouvoir qu’elle procure.

Heureusement la majeure partie de moi trouve et considère horrible la haine, mais il me semble que je peux mieux faire : je peux utiliser cette énergie sombre et cette acuité particulière qu’est et procure la haine, pour des buts constructifs et bienveillants.

Peut-être que la haine, par l’acuité qu’elle procure, peut me permettre de SAVOIR MIEUX; et par suite d’ETRE et donc PRODUIRE mieux.

Le tout est de ne pas s’y piéger, de ne pas s’en laisser manipuler.

Laisser l’idée de Dieu et s’occuper plutôt de la Réalité du Monde.

Le malaise que l’on peut ressentir peut être dû à la présence en nous de cette part de haine qui entre en conflit avec notre part bienveillante; d’autant que tant qu’on n’est pas vraiment conscient de cette part de nous, haineuse, on ne peut être vraiment sincère dans notre façon de la traiter.

C’est le poids de ma haine (qui en plus se nourrit de mes frustrations qui produisent colère et tristesse) qui me pèse et m’encombre et m’obscurcit…

Je ne veux plus m’excuser, je veux m’améliorer; et j’y parviens ! Peu à peu. Continuellement.

Ne pas aller chercher la haine, ne pas la provoquer, ne pas la défier : la haine se nourrit avant tout de la complaisance à son égard.

Il est intéressant de découvrir et rencontrer la Réalité là où toi et le Monde vous con-fondez…

Tant que tu ne les renforces pas de ton intention, et que tu ne te consacres pas à leur réalisation, tes pensées ne sont que des compositions sans importance, que tu peux même laisser se construire elles-mêmes.

Tant que tu t’aliènes par une autorité morale autre que toi, tu ne peux être vraiment en paix.

SI TU NE REGNES PAS SUR TON ESPACE INTERIEUR TU N’ES QU’UN JOUET.

Cesser toute complaisance vis à vis de soi-même.
La complaisance qui entraine orgueil, narcissisme, partialité, malhonnêteté, auto-satisfaction, admiration excessive de soi. La complaisance nous fait gaspiller BEAUCOUP de notre Energie-Etre.
Oui, vraiment : si tu ne règnes pas sur ton Espace intérieur tu n’es qu’un jouet.
Tu peux, en régnant sur ton Espace intérieur, maîtriser ta colère, ta méchanceté, ton orgueil, et toutes tes choses aussi dangereuses que néfastes…

30/11/12 :
Tout est nouveau dans l’immédiateté; donc : on ne sait rien.
La seule loi morale est la Liberté.

La conscience est une FORMALISATION, par le soi, de la Réalité contenue en lui.
C’est un acte psychique, une force appliquée à un flux d’énergie (la part de Réalité contenue dans le soi) – une Emprise, qui modifie cette quantitée d’énergie.

Il est indispensable de laisser souvent ce processus se faire tout seul. Faute de quoi on peut finir par…se bloquer !

Le protecteur ne doit pas devenir geôlier…

Ne pas oublier qu’une part de ce qui nous constitue est…de l’INCONNU.

Oui : tout est Energie, et tout est dans les Forces que nous manipulons et qui nous manipulent; que nous générons ou non.
S’occuper de ces forces et non des idées. Donc : s’occuper du monde sensitif, des sensations, et non des idées.

Et la meilleure façon de percevoir les Forces est de se dépenser soi-même le moins possible.

Seules importent l’Energie et les Forces que l’on en ressent. Les mots et les idées ne sont au mieux que des outils pour les connaître.

Comment jouir mon affection pour le Monde ? Comment même éjaculer ma passion stupéfaite pour cette Réalité ?…

Un seul mot à l’esprit, une seule consigne : FORCES…

02/12/12 :
Mon nouveau mode de vie est : MOINS.
Moins manger, moins parler, moins penser, moins contrôler, moins taquiner, moins provoquer. Oui, en une phrase : moins contrôler, et davantage laisser s’épanouir ce que je SUIS.

Le piège c’est l’Emprise.
Pas d’Emprise : libres mouvements.

Prendre l’interdit pour repère c’est le taquiner, c’est déjà le transgresser.

LIBRES MOUVEMENTS.
Sans contrainte pas de gaspillage.

Beth Hart

03/12/12 :
Nous sommes composés et animés de forces contradictoires. Et il est possible que chaque force soit accompagnée d’une force opposée ou d’opposition, plus ou moins proportionnée, égale ou supérieure, selon les cas…

Ces forces peuvent commencer de s’actualiser en pensées.
Laisser libre cours à notre énergie-être semble être une efficace façon d’équilibrer (sinon même de faire disparaître) les forces et idées résultantes. Oui : l’Emprise est le piège.

Il semble qu’il ne faille appliquer d’Emprise sur son Energie-Etre QUE POUR UN SUJET-OBJET-PROJET de Bienveillance. Sinon : LIBRES MOUVEMENTS – Sans contrainte pas de gaspillage.
Dès lors qu’on s’est bien discerné comme majoritairement et résolument BIENVEILLANT.

Mon Dieu-Déesse (s’il-elle existe !…) c’est l’Amour; pas l’enfer.

Quoi qu’il en soit, mes Valeurs et Références suprêmes sont l’Amour et la Liberté.

Tes Valeurs, Références suprêmes, te définissent. Tu peux revenir à elles si tu doutes de toi.

NE PAS SE CONSACRER AUX FORCES D’EMPRISE.
Comprenne qui peut……

Etonnant…(là encore). Je vais chercher une BD à la FNAC et sur le chemin, je ne sais plus si ça m’a attiré du coin de l’oeil ou si je me suis dit « tiens, allons voir ce magasin que j’aime bien », mais je me retrouve à aviser une couverture de livre avec marqué « Tejas » dessus. Je sens qu’il peut m’intéresser et le feuillette : il semble pouvoir s’avérer carrément passionnant. Je vais à la FNAC puis reviens et l’achète. Et dans le métro, en lisant la 4ème de couv’ je découvre que « Tejas » est en sanskrit « l’énergie créative de l’Univers » et que ce livre y est consacré…!!…

Enfin, ce livre accompagnait une exposition sur le thème de Tejas dans la capitale de l’Europe : Bruxelles, et est préfacé par le premier ministre Indien de l’époque.

Amusant : on n’a pas de mot d’argot pour « vivre ». On en a pour mourir, et plein d’autres choses mais pas pour vivre…Est-ce une marque inconsciente de respect ?

04/12/12 :
L’erreur c’est de se croire séparé du Monde, distinct de lui. Non : nous sommes un ENDROIT du Monde, une place dans l’Univers – un des Lieux du Tout.

Ne pas être la proie de ses propres pensées. Ne pas se rendre victime de soi-même. Fuir le perfectionnisme comme un des pires ennemis de soi…

Travailler sur sa conscience la développe. Développer sa conscience c’est devenir plus présent.
Etre plus présent c’est être plus influent…
Il convient donc de veiller à ce que l’on est et quel type de conscience et d’idées on produit…

Tant que tu ne réalises pas être constitué d’une pluralité de forces, pour certaines contradictoires, alors tu es en conflit avec toi-même, ou pire : tu te mens et n’es pas toi-même. Et par suite tu ne peux vraiment t’améliorer.

Pour vraiment t’améliorer tu peux identifier tes deux principaux défauts : ceux qui t’encombrent, te pénalisent le plus.
Puis tu dois alors t’appliquer sans excès mais sans complaisance : sans obsession ni hypocrisie, à ne plus t’y livrer.
Personnellement je choisis la prétention et la vindicte. Ne plus être prétentieux ni vindicatif. Car bien que dissimulés et subtilement effectués ce sont là certains de mes défauts.

Comprends bien cela et vis-le : occupe-toi de CE QUI EST, avec Bienveillance et Honnêteté.

Je suis EXCESSIF pour tout ce qui concerne la Conscience : excessif dans ma façon de m’en servir, dans mes recherches, expériences vis à vis d’elle, excessif vis à vis d’autrui. Je dois me modérer.

Occupe-toi du Monde qui te contient, au lieu de t’enfermer dans ta tête.

Si tu es le centre de ta conscience, elle est étroite; et crispée. Si tu fais du Monde le centre de ta conscience, l’Univers se révèle et ta liberté commence.

Rubato : tempo rubato, très libre, sans pulsion rythmique marquée.

Tout change continuellement, rien ne se maintient : le Monde est inconstant, la Réalité évolue tout le temps.
Dès lors, on ne peut s’appuyer durablement sur rien; pas même soi, puisque le soi évolue aussi continuellement.
Alors la solution est-elle de s’abandonner totalement, de lâcher toute Emprise ? Non, car alors on n’est plus qu’une simple conjonction, le simple fruit des circonstances.
Donc, pour être quelqu’un cela ne peut se faire que par une Emprise, qui correspond à un refus : refuser ce qu’on ne veut pas pour affirmer et manifester ce que l’on veut.
Aussi, pour définir quelqu’un, la question est-elle…: « Quels sont tes refus ? Que refuses-tu ? »…

Le savoir-vivre passe par la cessation de TOUTE PROVOCATION.

05/12/12 :
Tant que tu fais le jeu de tes idées tu es le jouet de tes défauts.

Se faire victime de ses idées c’est se rendre malade d’un faux-soi.

Se désaliéner de nos pensées !

Si on n’y prend pas garde nos pensées peuvent constituer à la fois notre prison, notre camisole et chacune d’entre elles peut être un fil manipulant la poupée qu’elles font de nous.

Veiller à ce que nos pensées, outils parfois utiles, ne deviennent pas le théâtre de nos illusions dans lequel nous nous enfermerions.

De même, tout ce que tu consacres à une éventuelle transcendance est autant que tu gaspilles vis à vis de la Réalité.

Trop traquer les fautes, comme trop de sévérité, provoque les fautes.

Parmi les critiques d’autrui à notre encontre, savoir discerner et prendre ce qui est pertinent et peut nous être utile, et laisser le reste.

06/12/12 :
En moi je fais face et repousse ce qui m’obstrue. C’est aussi cela : « Pousser l’Intention ».
La méchanceté obstrue, obscurcit et enserre. La méchanceté est toujours une Emprise…

La chair est opaque; l’esprit ne se fait connaître que s’il en a vraiment l’intention.

Tant que tu t’isoles, tourné vers toi-même, tu ne peux vivre de façon vraiment compétente.

La pensée est un processus automatique, qui produit les idées par constructions, compositions, à partir d’éléments pris dans les mémoires ancienne et immédiate.
Ce processus est activé par les forces intérieures (qui peuvent résulter d’interactions avec l’extérieur, « autre » que l’individu) composant l’individu mais c’est un processus automatique qu’il convient de savoir orienter, maîtriser; mais chercher à le contrôler totalement entraîne son blocage ou sa rupture : ce qui mène à la folie.

Donc : laisser la pensée à elle-même et se concentrer plutôt sur les énergies et forces nous composant.

Tu peux provoquer des idées mais tes idées ne sont pas toi.

En dernier ressort ce sont les sensations qui importent, et en fonction desquelles tu dois choisir, et non les idées ni même les émotions – seulement les sensations.

Vivre selon ses sensations et non selon ses pensées ! Se libérer de notre esprit, de nos pensées.

De son esprit prendre le bon et laisser le mauvais : laisser la méchanceté à elle-même.

Les mots des gens méchants sont leurs prisons; pourquoi y entrer ?…

07/12/12 :
L’esprit, comme les systèmes dictatoriaux, se sert de la peur (et de la culpabilité et de la honte) pour imposer et conserver son emprise sur le corps et l’individu. Pour cela il produit des idées et raisonnements inquiétants, culpabilisants, humiliants.
Solution ? Laisser les idées à elles-mêmes.

De même, en cas d’agression par autrui : on peut laisser les mots et les idées à eux-mêmes; ne pas s’y appliquer.

Substituer une autorité à soi-même est le plus sournois des suicides.

Se garder de la suffisance qui accompagne souvent la victoire.

De même : se garder d’être prétentieux ou vindicatif.

Une des techniques de ma haine est de REIFIER les gens : les considérer comme des choses, des objets; si possible à usage de mon plaisir. Même si beaucoup de gens font ça, ce n’est pas une raison pour faire de même. Il vaut mieux s’en garder.

11/12/12 :
Une des premières qualités nécessaires pour commander un groupe humain est : la capacité à prendre du recul et à ne pas s’impliquer émotionnellement dans l’activité – tout en sachant être à l’écoute et toujours respecter tous les individus.

Ces comportements qu’on nous désigne comme Amour, mais qui ne sont qu’égoïstes désirs de possession, volonté de pouvoir, démarches d’Emprise…
Tous ces rapports qui ne sont qu’un marché de l’aliénation sexuelle, où les uns sont l’objet de plaisir des autres, et en retour transforment d’autres individus en objet de plaisir.
Ces attentions et contacts qui ne sont que consommation.
Le génital comme moteur des relations…

Se désaliéner de cela en dépouillant nos rapports à autrui de toute hypocrisie et de tout projet sensuel…sauf en cas de vraie affection.

13/12/12 :
Mieux que l’année dernière haha !!…
Ha, si je confiais tout à ces carnets…

Ma nouvelle devise : « Essaie ce que tu veux, fais ce que tu peux ». Comprenne qui peut…

Vivre les énergies (les présences et potentialités latentes) et les forces (activités contraignantes, et in-formant les énergies). Voilà une pertinente et efficace, nouvelle, façon de vivre.

14/12/12 :
De par les forces que sont les colères, les désirs, les volontés, l’orgueil, la vanité, les peurs, les culpabilités, les hypocrisies, les conformismes, les compromissions, les soumissions, notre Conscience ATTACHE une partie de notre énergie-être à des champs de forces qui nous capturent, nous aliènent.
Veiller à ce à quoi on s’attache, on se lie, à quoi notre Energie-Etre se mêle par le biais des forces que sont les sentiments, les émotions, les désirs, et les idées, permet de rester libre et de ne pas se gaspiller; car toute IMPLICATION (en quoi que ce soit) nous fait nous dépenser : nous consomme-consume.
Ne pas se gaspiller permet d’être plus disponible pour ce qu’on apprécie vraiment, pour ce qui nous intéresse, ce qui nous est vraiment utile.

Finalement il s’agit de savoir se DESIMPLIQUER, et bien choisir ce en quoi on s’implique, à quoi on s’applique.

C’est toujours consternant et affligeant de se rendre compte qu’on est à soi-même son pire ennemi…
Mais il s’agit d’en rebondir, et de s’améliorer et non de s’effondrer ou s’apitoyer.

La première sagesse par rapport à la méchanceté c’est de savoir ne pas répondre à ses provocations, ou en tout cas ne pas en faire le jeu : ne pas se laisser manipuler par la méchanceté.
Face à la méchanceté, ne pas devenir méchant.

16/12/12 :
Le soi est au-delà et en deçà du « oui » et du « non » : il est Mouvements, fluides et spontanés. La crispation est non-soi, mensonge, hypocrisie : c’est cela l’Emprise.
Le Soi est Energie, Pouvoir; le non-soi est Force, Emprise.

Je refuse de me fusionner totalement avec le Monde car cela nécessite une confiance totale. Or je ne peux avoir une confiance totale en ce Monde qui certes m’a fait naître mais également me tue peu à peu et est dangereux avec ses maladies, ses cataclysmes, etc…

Je ne puis maîtriser, ni ne suis responsable de tout ce qui advient dans mon Espace Cognitif, mais je peux tâcher de pacifier tout ce qui est vraiment en mon pouvoir.
Cela repose la question : qu’est-ce qui est vraiment en mon pouvoir ?…Ce que je fais : la part de réalité que je peux maîtriser intentionnellement.
Qu’est-ce qui est vraiment en mon pouvoir, de mon seul ressort ? Voilà la seule question qui compte, finalement. Et ensuite il s’agit de vivre la réponse.

Le moi est une incartade. Une incartade de la matière.

17/12/12 :
S’occuper des énergies, des forces qui constituent notre pouvoir réel sur notre réalité; et laisser les idées à elles-mêmes.

Ce sont la douleur, la peur et la honte qui font que l’on se réfugie dans les pensées, pour s’éloigner du Monde et échapper aux sensations qui nous y relient.
C’est l’Amour-affection pour les choses qui peut vaincre la peur et l’Honnêteté qui vainc la honte.

L’expérience me mène à comprendre que si tu acquiers du pouvoir à responsabilités vis à vis de gens, alors tu dois avoir à l’esprit au moins 3 choses :
tâcher de garder ton calme en toutes circonstances,
savoir que les pires coups, dont les plus désagréables, peuvent venir de tes proches – la trahison, la mauvaise volonté, l’hypocrisie, le mépris, l’envie, la jalousie,…
savoir bien compartimenter tes relations, afin qu’elles ne se connaissent pas et que tu puisses discuter de tes problèmes, vis à vis des uns, avec les autres.

18/12/12 :
Les rapports entre la sensation de vivre – ce que je nomme : le Sens Vital – et les mouvements d’énergie de la Réalité…Voilà ce qui compte.

Cristalliser l’idée, s’arrêter sur une pensée, nous aliène à elle, nous arrête : on devient l’idée. On perd alors notre fluidité, notre liberté; on perd en efficacité.
Une fois atteint un certain niveau de conscience, tu es observé, voire admiré ? Ne fais pas le beau; agis au mieux et peut-être seras-tu un exemple profitable…

De même…il est une part de la conscience qu’il est préférable de ne pas ACTIVER car elle peut donner forme à des choses néfastes sournoises : de la méchanceté. Une part de notre Espace Cognitif à ne pas activer, et des orientations à ne pas prendre…

Si on aime le Monde et veut être en phase avec, il semble préférable, voire nécessaire, de lui abandonner une part de soi.
Et c’est peut-être mon erreur : j’ai tellement voulu me contrôler, pour optimiser cette formidable chance qu’est vivre, que je me suis réapproprié moi-même jusqu’à l’excès, et ai fini par ôter du Monde cette part de moi que j’aurais dû lui laisser.

Une part de nous est abandonnée au Monde, par laquelle il interagit avec nous; or moi je tends à me réapproprier cette part – erreur qui crée un déséquilibre…

19/12/12 :
L’Amour – la Bienveillance – ne triche pas. On ne peut pas être partiellement Amour : soit on l’est totalement, soit on commence à mentir, ou pire on est totalement haine.
Je décide (d’essayer) d’être totalement Amour. C’est à dire : je m’offre en toute bienveillance au Monde, en étant à la fois admiration et bienveillance.

Et cela, l’Amour, la Bienveillance, n’est pas intellectuel, pas mental, c’est viscéral, physique, énergétique, corporel : TOTAL.

C’est contrarier mon admiration, mon affection, qui peut me rendre méchant ou vicieux. C’est quand je me mens… Ne pas épanouir ma vérité me corrompt.

La Liberté contient tout : Bienveillance et haine; l’honnêteté est la frontière…

20/12/12 :
L’Humour est l’hommage du Cerveau à l’Amour du Coeur.

Et la Vie est une farceuse; parfois cruelle pour bien nous rappeler de rester libres par rapport à elle et à tout.
Vivre c’est épanouir ce que le Monde a commencé de produire.
Vivre c’est interpréter la Liberté.
Vivre c’est répondre au Miracle de l’Existence.

Le plus souvent, se vouloir nous dédouble, puisqu’on est déjà.
Mais parfois, rares, on est en déficit par rapport à soi. Alors on peut se vouloir. Alors on peut s’agir. Sinon il s’agit et suffit d’être. Il ne s’agit pas de renoncement mais de discernement.

Il est tout simplement temps que je prenne vraiment soin de moi. Que je cesse, dans mes rapports à autrui, de faire passer autrui avant moi. Sans pour autant tomber dans l’égoïsme.

La Plénitude c’est toi avec le Monde. Tant que tu ne réalises pas que l’Existence est un dialogue entre toi et le Monde, tu ne peux vivre de façon vraiment pertinente. L’Existence est un dialogue.

21/12/12 :
Quelle est cette intelligence dont tu tentes de me parler ?
Et quelle est cette intelligence d’où tu tentes de me parler ?

Mes piliers ? Liberté, Gentillesse, Sincérité, Courage.

Deux questions fondamentales : de quoi as-tu BESOIN, et que veux-tu ?
Vis tes réponses.

Le guerrier ne sait que guerroyer, le combattant que combattre. Le constructeur peut construire…

Tant que tu te protèges tu t’isoles, tant que tu crées des obstacles entre toi et le Monde tu t’enfermes, tant que tu adoptes des techniques tu t’aliènes, tant que tu te résistes tu te trompes, tant que tu provoques tu te mens. Tant que tu n’aimes pas…tu n’aimes pas.

Tant que tu te contraires tu ne peux t’optimiser ni être aise.

Tant que tu contraries la Réalité tu ne peux y être aise.

Je cesse de faire de ma pensée un frein. Je ne contrarie plus la Réalité de mon Espace Cognitif : je la laisse être et advenir.

22/12/12 :
Il est étonnant que l’étreinte de la haine puisse paraître si agréable alors qu’elle ne fait que ronger, flétrir, corrompre et détruire.

Dès que l’Energie, manifestée par son Mouvement, est saisie par les processus de la pensée, elle se dénature, est altérée et devient aliénée.

Se garder de la mémoire qui jette des ancres continuellement nous empêchant d’aller franchement de l’avant.
La mémoire nous ramène continuellement dans les pensées constituant notre passé mental : souvenirs d’idées, d’émotions et de sentiments. Elle aussi, la laisser à elle-même, et aller notre propre mouvement, prospectif, spontané et désaliéné : libre.

La Réalité est Energie-Présence s’actualisant en Forces-Mouvements. Pour et par l’individu, tout est interprétations de cette Energie-Présence et de ces forces. Interprétations de Formations qui sont IN-formations, donc dé-formations, des Forces par les Forces propres de l’individu (ses volontés et émotions) et celles de son environnement.
La CONTRACTION EST L’ERREUR.
Se contrarier c’est se contracter.
Se contracter c’est se contrarier.

Revenir à, et partir de, l’Energie et ses Mouvements : grâce aux sensations pures, non réinterprétées par la pensée. Seulement les Mouvements.

23/12/12 :
Je me suis égaré. A présent j’essaie de retrouver la concordance entre mes mouvements et ceux du Monde. Tant que le Monde ne me nuit pas et tant que je ne lui nuis pas, je veux être en phase avec le Monde.

Seule la sensation des forces et des Mouvements peut me permettre de me mettre en accord avec le Monde.

Volutes et tourbillons, brise de paix, tornades désirs.
Je suis un nuage qui cherche sa terre, un fleuve en quête d’estuaire – mon extrêmité vers un contact. Contacts.
Ô moi, rempli d’inutile et amputé du mieux.

Monde, je t’aime sans savoir.
Ignorant ce que cela signifie.

D’abord spectateur; puis acteur si c’est nécessaire.

Il est absurde de vouloir se vivre alors que l’on se vit déjà.

25/12/12 :
Pendant des années j’ai été croyant. Mais aussi expérimentateur et…expérimenté. Du coup, par honnêteté maintenant je suis…surpis, indécis et méfiant. Et admiratif; toujours, même quand je n’admire pas.

Je dois vraiment admettre que je ne peux – ni ne dois – tout contrôler.
Et pour bien commencer, abandonner tout contrôle, par la spontanéité non surveillée, non réfléchie, et épanouie : menée à son terme.

26/12/12 :
Considérer comme erreur, et risque, la perte de l’Aise, la perte du calme.
L’Aise calme (même quand on est dynamique) est la vraie fondation du Soi. La perte de l’Aise, du Calme, ébranle et fragilise le soi. Calme est l’Aise, fondation du soi.

Considérer tout ce qui pourrait nuire à son Aise et à son calme comme une erreur à éviter et laisser à elle-même.

L’Aise, calme, est à la fois l’indicateur, le but et le moyenn de l’apanouissement de l’individu; et même : l’indicateur de la pertinence de ses choix.

La Réalité est neutre; elle n’a aucune valeur intrinsèque. C’est chaque individu qui attribue de l’importance et de la valeur aux choses.

Pour bien vivre il faut bien connaître; et pour bien connaître il faut être complet.
Je suis complet AVEC le Monde.
Bien réaliser cela…

Je ne suis complet qu’avec le Monde – mais tout n’est pas agréable.

Choisir attentivement ce dans quoi on s’implique, et ce à quoi on s’applique, préserve de beaucoup de troubles.
Si en plus on laisse la colère, l’orgueil et la méchanceté à eux-mêmes, on est en bonne voie pour trouver la paix.

Souris. Et ne laisse personne t’empêcher de sourire. Le sourire est l’empreinte du bonheur.

27/12/12 :
Je n’ai pas encore réussi à me mettre vraiment en accord avec une femme. Rares (très très) sont celles qui me plairaient vraiment. Et ces années de chasteté et de célibat ont fini par faire de moi un amputé du sentiment, un mutilé de l’affectif – toujours prêt à se trouver des palliatifs mentaux, des compensations. Je m’occupe – de n’avoir pas le coeur occupé. J’ai le coeur vide (ou presque, car je suis amoureux du Monde et de la Conscience) donc je me remplis le cerveau.

On ne se contrarie des manifestations de l’orgueil d’autrui que si l’on est soi-même orgueilleux. Sinon on laisse l’orgueil à lui-même.

Magnanimité, patience, calme et humilité valent mieux que vengeance. Faire de son mieux pour éviter de se venger. Enfin, veiller à ne pas devenir comme celui ou celle dont on se vengerait, ni à fortiori pire.La vengeance n’est jamais bonne; sa saveur n’est que poison.

C’est le savoir, qu’il soit vrai ou faux, qui nous empêche d’être nous-mêmes. Le savoir entrave notre spontanéité.

28/12/12 :
Cesser de faire de sa propre pensée, ou de toute pensée, une gangue autour de notre conscience et de notre être, l’enfermant et le manipulant.
L’individu est plus que sa pensée. Le soi est en deçà et au-delà de sa pensée : avant et après la pensée. Le soi est autre chose que sa pensée.

29/12/12 :
1755 pas en Inde et me voici dans le bus pour Delhi. Joie !

Bharata je reconnais en premier ton odeur : poussière millénaire et feu qui couve…

Delhi n’est pas vivante, Delhi est la Vie – la vie humaine. Effervescente, fourmillante, diverse, variée.

Pas dormi depuis 30 heures. C’est sans me forcer que je couche.
J’ai parcouru, à pieds, 18,4 km en Inde. Je le sais grâce à mon nouveau podomètre (souvenir de…celui de 1993 en Tanzanie…)
18,4 km dans New Delhi en 23922 pas. Impressionnant le nombre de pas. J’aurais pas dit autant…

30/12/12 :
La colère est une force. On n’utilise pas une force pour n’importe quoi, à tort et à travers, sinon on est un idiot dangereux, et on la gaspille.

Une bonne foi(s) pour toute : ma déesse-dieu est le Monde; et ma conscience est le culte que je lui rends.

Mais peut-être n’y a -t-il aucun Dieu-Déesse. Quoi qu’il en soit : j’aime le Monde et la conscience.

Ne pas provoquer, ni pratiquer, la méchanceté permet déjà de ne pas la développer.

Tant que l’on n’est pas complètement sincère avec soi-même on ne peut être vraiment en paix.

Sincérité et Humilité sont les meilleures jambes que j’ai trouvé pour avancer dans ce Monde. Gentillesse et Courage les meilleurs bras pour bâtir.

Et l’humour !

Il y a des milliards de voies ou il n’y en a aucune; et si je devais en choisir une je choisirais : l’AISE.

Tu sais ce que tu aimes. Tu peux le laisser vivre, et le défendre si nécessaire.

Aujourd’hui, marché 25,95 km en 33744 pas (et 5h29 de marche ?)

31/12/12 :
où : KAHA; quand : KAP ; combien : kidna, kidné

La station de métro pour Main Bazar est RAMAKRISHNA (RK) ASHRAM MARG

Je ne fais pas porter ma méchanceté par le Monde, ni ne l’en encombre.

Ne pas confondre l’idée que l’on a de la Réalité avec la Réalité elle-même.

« Santé ! » pour l’apéro se dit : « Laguirahô ».

14,37 km en 18669 pas et 3h10 de marche.

Je sais ce que j’aime; je le laisse vivre et le protège si nécessaire.
En me libérant je deviens sincère. En devenant sincère moi et le Monde commençons à nous découvrir. En nous découvrant nous pouvons oeuvrer à nous améliorer mutuellement.

01/01/13 :
Tant que tu es un disciple, ou tant que tu obéis, tu n’es qu’un aliéné : tu ne vis pas, tu fonctionnes.

Quand tes choix manifestent ce que tu es vraiment alors tu commences à vivre; et tu peux t’améliorer et améliorer le Monde qui dialogue avec toi.

On ne peut pas tout exprimer par les mots – et tant mieux.

Plus tu penses à ce que tu détestes, plus tu t’en corromps – plus tu le deviens.

Justice n’est pas vengeance. La vengeance augmente l’erreur; elle continue le crime.

Santosh Desai : intelligent et talentueux reporter au « The Times of India, New Delhi ».

Si tes idées te dérangent c’est que ce ne sont pas les tiennes, ou que tu n’es pas sincère (et donc que ce ne sont pas vraiment les tiennes non plus, ou que tu les considères d’un point de vue autre que le tien propre)

Clarifier la Conscience mène au Savoir Indicible Immédiat.
Ce Savoir peut permettre de choisir.
Agir sans tenir compte de ce Savoir est comme agir en inconscient.

Dans Calcutta, le soir aller dans Park Street (dont le club : Tantra) et tôt le matin dans Tiretta Bazar, et le soir le Bohemian Restaurant (repas typiques Bengalis)

Le Mal consiste et procède en 2 étapes : choisir la méchanceté et l’accomplir.

Ressentir comme la pensée est une Emprise puis refuser de se l’appliquer : s’en libérer; en relâchant toute crispation, mentale comme physique.

Les mystiques occidentales, issues du Moyen-Orient, demandent à l’individu d’obéir, de croire et de craindre.
Les mystiques orientales, issues d’Asie, demandent à l’individu de mieux percevoir la Réalité, de s’éveiller pour s’améliorer.

Mon avis est de faire du plaisir à la fois le moyen et le but de chaque vie. Et dès lors qu’il y a rencontre, le plaisir doit être partagé sinon la douleur surgit.

Tout est Mouvement. Le Soi est Mouvement : Energie s’actualisant, Présence se révélant.
L’Emprise-Crispation est le piège.

Je suis. Gaspillage inutile et stupide que vouloir me faire être.

Vivre c’est libérer et réaliser l’Amour.

Vivre c’est se donner à la Réalité. De l’effleurement au coup de poing.

Pourquoi je doute de moi ? Parce que le Monde doute de moi et que je doute de lui, parce que le Monde est dangereux et parce que je suis dangereux. Et parce que le Monde me tue. Mais au moins il me fait vivre. Et j’aime vivre. Alors j’aime le Monde.

Il n’aime pas vraiment l’Existence celui qui joue avec le danger.

Chercher des réponses mentales au Monde c’est vivre dans sa tête, non dans le Monde.

Le crime est dans la tête.

S’appliquer à ce qui nous intéresse permet en plus d’être moins perceptible et moins accessible à la malveillance. Il ne s’agit pas de se cacher mais de ne pas se gaspiller ni de rester exposé naïvement.

Quoi : KA
100 : KAÊSSO

Se garder de la haine comme du pire des poisons. Elle crispe.

L’amour libère et vivifie.
La haine crispe et tue.

Toujours se poser cette question : qu’aimé-je faire ?
Personnellement : être conscient et découvrir la conscience et jouer avec. Je suis limite un junkie de la conscience. Consciousness junkie. En tout cas, sinon junkie, au moins addict.

Ce que j’aime, notamment, dans Varanasi c’est qu’on assiste simultanément et continuellement au Monde en train de se détruire et de se construire. Emergence et délitement se côtoient sur le masque des choses.

La faiblesse révèle mieux la sagesse que la force.

Le fait d’avoir étudié au lycée et suivi un enseignement littéraire ne me fait pas m’identifier à un littéraire; alors, de même, pourquoi continuer de me dire chrétien ?…
Je suis moi et j’aime la Réalité.

Le viol haineux ne serait-il pas un acte absolu ? Rassemblant en un seul fait paroxystique l’amour (si l’homme est en plus amoureux de la victime) et la haine (mépris total et volonté de flétrir) Et pouvant même mener à une naissance…
Comme quoi il est dangereux et même néfaste de vouloir tout…

Je préfère l’enseignement attribué à Jésus. Voilà.

Ce qui m’intéresse c’est d’améliorer le Monde.
Le théisme comme l’athéisme me paraissent arbitraires, partiaux et malhonnêtes.
Je propose une troisième voie : l’IPSEITE (évitons le « isme » d’ipséisme) : s’en tenir aux faits sans rien « négliger » (ai oublié le bon verbe : exclure ?)

Et si on associait un son, une des douze notes de la gamme complète, au lieu d’un signe en fonction de la naissance ? En prenant l’équinoxe de printemps pour début de l’année. Je serais alors « fa dièse ». Ou alors on commence juste le lendemain du solstice d’hiver puisque les jours commencent alors à rallonger, la « lumière revient ». Je serais alors « sol dièse ».
Intéressant…

Etre libre c’est être responsable. Etre responsable c’est faire ses propres choix. Faire ses propres choix nécessite de savoir. Savoir nécessite de percevoir. Percevoir nécessite d’être décrispé. Etre décrispé nécessite la paix qui nécessite l’aménité.

L’orgueil, la prétention motivent tant de nos comportements, de nos choix…

Je cherche à obtenir mon permis de conduire. Et du reste…je me l’attribue; sachant que le véhicule, comme tout le reste, change continuellement.

Ne pas faire de sa croyance ou de sa foi une obsession ou une maladie psychique, sous peine de pouvoir en venir à des comportements néfastes voire nuisibles.

Personnellement, croire ne m’intéresse pas. C’est savoir, que je veux. Les choses sont simples : je sais, ou je ne sais pas; mais croire ne m’intéresse pas.

Varanasi, où le dédale des rues retrouve le dédale de l’esprit.

Pas beaucoup de légumes verts ici. Surtout des féculents et des…fécu pas rapides. Effectivement : féculent fait cul lent…

24,42 km en 31721 pas 8h40 de marche.

02/01/13 :
MUGALSARIYA est une gare à 20 km de Varanasi qui permet d’avoir des tickets quand c’est « bouché » à Varanasi, car c’est une jonction importante: tous les trains s’y arrêtent.

Tant que tu es manipulé par tes pensées tu n’es qu’un aliéné.
Tes sensations, ta volonté et ton intention sont tes seules émanations vraiment authentiquement toi. Les pensées ne sont que des routines, des habitudes, des processus automatiques et composites.

Se désaliéner de la pensée est la première étape pour se libérer des manipulations exercées sur soi par le Monde.

Je suis mon Mouvement. Autrement je deviens deux, et la discorde apparaît…

La conscience nécessite la mémoire, qui crée le temps de latence nécessaire au traitement de tout contact (de la Réalité avec elle-même – dont l’individu)
Et la mémoire envoie des informations dans la conscience : images et idées. Il est donc nécessaire d’être vigilant et de maîtriser ce que la mémoire envoie. Ne pas s’en laisser manipuler ni en être dupe.
De même, il importe de sélectionner ce à quoi on consacre sa conscience d’acquisition-transformation de contacts en informations-souvenirs, afin de ne pas s’encombrer la mémoire d’informations inutilement dangereuses ou déplaisantes ou perturbantes.
Et ne pas donner trop d’importance à la valeur qu’on attribue aux idées : ce ne sont que des idées, des compositions à partir de contacts transformés en informations. Une idée ne fait pas cuire les nouilles…Une idée n’a pas raison par rapport au Monde; elle n’en est qu’une interprétation, qu’une recomposition. C’est le Monde qui a raison puisqu’il est la Réalité, incluant l’idée.
Quoi qu’il en soit, ne pas être aliéné à notre pensée, notre monde psychique intérieur.

NE PAS ETRE DUPE DE SOI-MEME.

JE SUIS UNE IPSEITE.

Certains parlent de qui a le plus grand dieu. Or dieu est une incertitude. Donc certains parlent de qui a la plus grande incertitude. Ha ha !

Si tu luttes contre toi-même, si tu es ton ennemi ou ton adversaire, rares sont ceux ou celles qui peuvent t’aider.

La réussite peut rendre orgueilleux si l’on n’y prend garde.
L’orgueil rend impudent pour mieux faire trébucher…

La peur est sous-jacente à l’activation et l’activité de la pensée.
La préservation du soi est la priorité de la pensée, d’où l’importance de la peur; mais il y a aussi une volonté de pouvoir et de destruction, qui peut d’ailleurs se retourner contre la pensée elle-même et contre le soi.

Dans tout affrontement, s’arrêter avant d’être en véritable et totale sécurité est une dangereuse erreur.

Ne jamais oublier les Mouvements – de soi et du Monde.

Se prendre pour le premier centre d’intérêt du Monde est une orgueilleuse stupidité.

Je suis content : j’ai croisé une jeune femme noirre et immédiatement reconnu qu’elle est française. Je lui demande et : oui.

Il est très fréquent qu’un humain soit agressif, méchant, menaçant par compensation, réaction à sa propre insécurité, à ses peurs, à ses hontes, ses doutes, etc…

Tu peux voir, sentir, toucher, entendre le Monde, mais ses saveurs ce sont les sentiments.

23,26 km en 30 219 pas (et 4h49 de marche)

03/01/13 :
Une fois que l’on a trouvé ce qu’on cherchait, prendre à ne pas devenir ni grave, ni suffisant, ni sentencieux, ni donneur de leçons.
Oeuvrer alors à faire de sa vie un amusement. Bienveillant. En n’oubliant pas que l’Existence est un dialogue entre soi et le Monde. Ce dialogue se nomme Réalité.

L’acte absolu n’existe pas car amour et haine ne peuvent être simultanés. Un acte complet constitué d’amour puis de haine, mais pas d’absolu : pas simultanément.

Haine et amour ne peuvent cohabiter. Il nous appartient de choisir. Je choisis l’amour, la bienveillance.

Banado : s’il te plait.

Je sais juste que je suis un fauve et un conducteur.

La quantité, de ton Espace cognitif, que tu restreins à cause d’autrui c’est autant que tu offres à cet autrui.

Faire de son esprit ou de soi une prison pour l’Energie et le Mouvements du Monde c’est se faire son ennemi aussi pénible que dangereux.

Tout contact volontaire, à quelque chose ou quelqu’un, nous imprègne d’une partie de ce quelque chose ou quelqu’un.

Si tu veux la paix tu oeuvres pour et par la paix – qui peut en dernier ressort impliquer l’affrontement, mais toujours avec l’objectif de la vraie paix : celle qui demeure.

L’Inde est aussi empreinte d’une sourde mélancolie. Une langueur sinueuse. Tout se retrouve ici, mais marqué de cette patine issue du fond des âges.
Rien n’est neuf. Personne n’est jeune, personne n’est vieux, en Inde, rien n’est neuf ni ancien : tout est… »avant après » et « après avant ». Plutôt « après avant ».

La haine est le pire des acides : elle attaque tout ce à quoi elle s’applique. On ne peut rien en faire de constructif.

Tant que tu te réfères à quelque chose ou quelqu’un tu ne peux être vraiment à l’aise, car tu n’es alors qu’un aliéné.

Tout ce que tu consacres à ton adversaire c’est autant que tu lui accordes.

Aimer le Monde, sans oublier de vivre pour soi aussi.
Prioritairement se consacrer à sa sensation de vivre, son « sens vital », au lieu de se préoccuper d’idée. Et apaiser son sens vital.

Les gens ne sont pas forcément tous ni toujours bienveillants; les choses sont toujours neutres. Savoir se focaliser sur elles est très utile.

Méfiance car ton Monde peut devenir ce que tu en penses.
Ta Réalité te révèle.

Intéressant : ce serait St Thomas qui aurait le premier évangélisé l’Inde.

Attention : jouer avec la haine c’est gagner de la méchanceté et perdre de l’amour.

Célébrer la simple extase
en cette stupéfiante existence.
Vivre est vraiment bon
puisque seule l’anomalie fait souffrir.
La douleur signale l’inapproprié.

Miracles du miracle : Ô Plaisirs.

7 km parcourus aujourd’hui. 12 heures de retard, dans le froid, du train pour Bubaneshwar. Pas dormi.

04/01/13 :
Merci au Mystère et Bravo à Nous.
Bravo au Mystère et Merci à Nous.

Je ferai toujours mon possible pour que la Gentillesse reste ma Valeur Suprême.

Savoir te servir des forces malveillantes qu’on t’adresse; ne serait-ce que pour REBONDIR.

Tant que tu t’appuieras sur ta pensée, ta logique, ta réflexion, tu pourras être victime de tes idées – par toi-même ou par autrui.

De même que la terre est le socle de toute vie, de même ton corps est ton vrai socle, et les sensations son langage.

Abandonner vraiment toute croyance, ne plus s’accrocher à aucune idée, permet de vraiment se désaliéner de la pensée.
Abandonner même ses croyances les plus chères – laisser les idées à elles-mêmes : ne plus s’en emparer.

Je fais de mon mieux pour vivre ma vérité, qui n’est pas une idée mais un ensemble de sensations évolutives qui me sont propres car dans l’espace de mon corps.

A jeun de mes erreurs, je m’ouvre précautionneusement au dialogue de l’Existence.

Je suis en Evidence. Me forcer, me faire, cela me corrompt, me ment, me contrefait.

Vouloir tout expliquer c’est vouloir tout comprendre. Vouloir tout comprendre c’est prendre sa tête pour le Monde. Grossière, prétentieuse et dangereuse erreur.

A quoi bon avoir ou garder la foi si cela ne fait que rendre la vie plus pénible, plus difficile, sans même de preuve indubitable de l’existence de ce en quoi on a foi ?

Se garder d’être suffisant, compassé, donneur de leçons…

05/01/13 :
Kumar avait insisté avant-hier pour que je boive le lait de son buffle. J’aurais pas dû, je pense que c’est ça qui m’a rendu malade. Ajouté à toute la nuit passée à attendre le train sans dormir (programmé vers 16h00, il est arrivé le lendemain matin à 7h00) puis 18 heures de train mal de mer, sans dormir. A total 48 heures sans dormir, plus marcher une grande partie de la journée, plus germes, plus stress, plus froid : attaque gastrique avec forte fièvre et grande faiblesse généralisée.
Je décide donc comme traitement : diète pendant 24 heures avec juste boire, de l’eau et du jus de grenade censé être bon pour le système digestif. On verra ce qe ça donnera. Marché…100 mètres haha ! Dans la chambre, en allers-retours entre le lit et les toilettes.

06/01/13 :
Je vais nettement ( ! mieux. Terme oublié dans le carnet. Ca allait pas encore si bien héhé…) et il me semble que je me sens sur pente ascendante de guérison; bien que mes dernières déjections étaient glaireuses et sanguinolentes : une sorte de gros molard brun rouge très compact et collant, mais c’est sûrement parce que les intestins étaient vides et donc éjectaient du mucus de leurs parois irritées.
Je viens de faire mon premier repas, dehors : des nouilles et oignons et un jus d’ananas, et j’en attends un autre.

Marché 4,13 km en 5367 pas.

07/01/13 :
Ton adversaire, comme toute adversité, ne doit te pousser, te servir, te mener, qu’à une chose : t’améliorer toi-même. Toute adversité est le meilleur antidote à tes défauts et erreurs.

Oui, en cas d’intoxication alimentaire, cela semble une bonne médication de jeûner pendant 24 heures en ne buvant que de l’eau ou des jus de fruits PRESSES (pas en bouteilles ou briques) utiles, du type grenades, ananas, ou bananes. Puis au bout des 24 heures, du riz blanc sans rien d’autre (pas même de beurre; « surtout pas », d’ailleurs…) un peu. Puis recommencer à manger léger – plutôt végétal.
Je semble être pratiquement guéri. Puis dans 2 ou 3 jours je repratiquerai 24 heures de jeûne identiques.

Je vais vraiment m’intéresser au jeûne. L’intuition m’a bien inspiré, et l’instinct.

Grenade : anar (…héhé) ananas : shapouri.

Le fait est que l’agape (la Bienveillance affectueuse inconditionnelle pour tout) dure; pas l’amour…Nuance.

Plutôt que s’énerver, utiliser l’énergie qui, lors d’une contrariété, vient spontanément, à des fins plus utiles et constructives : se concentrer sur l’efficace.

8km parcourus en 10564 pas.

Quand j’étais petit, déjà j’aimais, dans un mélange d’affection, d’admiration et de mépris un peu inquiet, un simple bout de grillage délimitant un petit jardin ou un petit terrain abandonné, dans une ville. Parce que j’y voyais la volonté, la présence, la force des humains qui l’avaient placé et avaient délimité cet espace.
Je ressentais la chaleur de la vie humaine dans ces arrières-cours vaguement crasseuses, incertainement tranquilles.
Partout où l’humain avait forgé la réalité pour en faire son habitat, sa niche au creux du grand mystère improbable qui pourtant nous éclabousse continuellement, partout où je percevais l’entêtement misérable à survivre, la résistance pathétique d’une pauvreté qui ne voulait pas s’avouer et faisait figure en pâle théâtre, partout où s’accrochait cette résistance qui se voulait dignité et que je pressentais déjà simple fatalité transie.
Je jouissais à l’étouffée, je savourais la peur diffuse arc-boutée contre la disparition. Déjà ce n’était pas vraiment ce qu’on nous nommait beauté – les chairs éclatantes, les couleurs resplendissantes, les poses, les attitudes et les déclarations – qui m’émouvait, ou en tout cas pas uniquement, non…Non, c’était les traces. Les traces de l’humain et non l’humain lui-même qui me fascinaient et me touchaient. Et si possible les traces éprouvées, érodées, corrodées, usées…Un pan de mur lépreux, deux briques cassées, un couteau émoussé dans le caniveau, des herbes opiniâtres sur de maigres petites mottes de terre sêche dans un triangle engrillagé en bout de rue et bas d’immeuble. Une porte ouvrant sur un mur. En somme tout ce qui affirmait l’absurde au lieu de le trahir.
C’était déjà cela que j’aimais, et c’est toujours cela que j’aime. Et que je cherche partout et viens trouver, à son paroxysme, en Inde.

L’Asie « fait avec » alors que l’Occident « cache avec ».

Oui j’ai de l’affection pour la saleté, même la crasse : elles me paraissent plus sincères, me sont plus spontanément familières. Elles n’ont plus rien à cacher puisque derrière il ne peut plus rien y avoir. Tandis que la propreté est artificielle, sent la dissimulation, suinte la honte et le malaise. La propreté n’est pas honnête. Peut-être que l’honnêteté n’est pas propre ?

Comment la vie pourrait-elle être propre puisqu’elle est mélange ?!

A la vérité je me retrouve : ce Monde me suffit bien. J’aurais voulu en exploser à l’intérieur du sexe d’une femme, mais peut-être a-t-il été trop jaloux, ou est-ce moi ? L’harmonie est une surprise. Tant doucement –

L’Inde est une preuve, un témoignage – un testament.

08/01/13 :
Alors je retrouve ces variations de fréquences, ces ondulations intérieures qui déforment – non ! Tant que tu veux un ennemi tu le crées.
Ne pas vouloir d’ennemi, et laisser la méchanceté à elle-même.
Oui : ne pas vouloir d’ennemi enlève beaucoup de pouvoir à celui ou celle qui éventuellement voudrait être ton ennemi.

Les travestis semblent jouir d’un statut, presque « prestige », particulier dans tout le pays. Ils semblent vivre d’aumônes mais les exigent avec un air mélangé d’assurance et d’arrogance, et souvent les obtiennent. Même si après les gens sourient, rient ou ricanent.

En Tamil :
Bonjour, salutation : vanakam
oui : hâm
non : hleï
merci : nandri
grenade (le fruit) : madulam palam
ananas : satukuli
banane : palam
poisson : min
riz : sadam
rouleau avec viande : parata

4,96 km en 6449 pas.

09/01/13 :
Cesser de jouer ? Dans les limites de la sagesse alors…

Veiller à ne pas étendre, ni même entretenir, notre propre haine. Ce que l’on reproche à autrui, l’éliminer de soi.

Cesser l’Emprise – la Vie est Dialogue.

Tant que tu veux un ennemi tu le crées.

Tu te veux homme ou femme de paix ?
Alors SOIS la paix : calme équanime, sans agressivité.

L’Emprise est erreur car crispation, et motivée par la croyance, non par le Savoir. Car le Savoir participe de l’Etre et fait participer l’Etre. Le Savoir est donc Mouvement et non Crispation.

Folie des idées ! Plein d’idées, encore des idées, toujours des idées, plein la tête, complètement accaparé par des idées au lieu de se consacrer à la Réalité sensible du Monde, au lieu de s’appliquer à Vivre au mieux des Faits.

De nouveau, j’y reviens : il n’y a qu’une chose qui soit indéniable : atteindre la COMPETENCE dans l’Art de Vivre; ou de ne pas vivre – c’est selon son goût pour l’Existence.
Et pour atteindre la Compétence : chercher l’utile à ce que l’on est, et ensuite s’appliquer à atteindre l’efficacité pour accomplir l’utile.
En résumé : Atteindre la Compétence dans l’Art de Vivre, par l’Utilité et l’Efficacité, en optimisant les Mouvements que Je SUIS.

Fini les théories, fini les concepts, fini la Réalité restreinte et enfermée dans des mots. Place à la Réalité Immédiate, place aux faits.

Rejeter tout ce qui enferme nos perceptions du Monde, tout ce qui manipule nos comportements. Pas même le rejeter : le laisser, l’abandonner, ne pas en tenir compte.

Débarcadère du temps,
aux quais bondés de choses vivantes,
d’objets pneumatiques plus ou moins gourds.
Des articulations phoniques,
des postillons de planète.

En tamil, combien : ewil

SADANA Forrest semble être un peu le même projet qu’Auroville mais plus récent et peut-être plus « ouvert », moins « secte ». Dans la ville de MORTANDI…A voir…
SERNITY Beach pour surf. Bus ?

10/01/13 :
Auroville…Projet multiforme…Ambigu. Comme une rencontre entre l’Inde et le reste du Monde, condensée dans une aire de 6 km de diamètre.

Se savoir beau peut rendre laid. Se savoir intelligent peut rendre stupide. Se savoir puissant peut rendre faible.

Se modifier du fait de ce qu’on déteste peut commencer à faire profiter ce qu’on déteste…

Marché 7 km.

11/01/13 :
Aujourd’hui est le jour où je décide d’enfin appliquer à ce que je FAIS l’exigence que je porte en moi.

Aujourd’hui je retourne à Windarra Farm dans Auroville, pour de nouveau faire de la musique, et ce soir on devrait jouer en concert dans un bar à Sve-Dame (toujours dans Auroville)

Dans Windarra Farm, surprise, hier j’ai retrouvé Anna et Tiago que j’avais rencontrés en 2007 sur le quai de la gare à Agra (où nous attendions le train très en retard, et qui ensuite fut très lent…) puis de nouveau sur les ghats à Varanasi. Ils figurent dans mes films de 2007. Intéressant. Ils vivent depuis 3 ans dans cette ferme holistique, ont un fils de 2 ans, et Anna donne des cours de danse africaine. Une vingtaine de personnes collaborent et vivent dans cette ferme. Ils travaillent le matin, puis sont libres le reste de la journée et prennent le déjeuner de midi ensemble, après avoir joint leurs mains en communion pendant une minute ou deux. Des français, allemands, portugais, indiens, etc…

13/01/13 :
On peut être en train d’avoir la plus intéressante des discussions, et en même temps n’avoir qu’une envie, qu’une chose en tête : aller aux toilettes.
Ce sont les faits. Seuls comptent les faits. Pas les interprétations.

Ô Solitude, tu n’es que le visage de mon égocentrisme, de mon narcissisme éventuel, et le résultat de ma fascination pour le Monde.

La vie est un dialogue. Voilà tout. Si tu monologues…tu es en désaccord avec le Monde, avec toi-même. Tu n’es complet qu’avec le Monde, et la vie est un dialogue.

Aucun état n’est définitif. Toute technique est aliénante.
La paix est un choix à surveiller pour la préserver.

Croire c’est adopter le comportement d’un bébé qui cherche une poitrine sur laquelle se réfugier.

14,69 km en 19083 pas

14/01/13 :
Je suis une Présence dynamique : des Mouvements. Ces Mouvements sont continuellement en contacts avec les autres Présences et Mouvements du Monde. Ces contacts créent un nouvel Espace m’incluant totalement, contenant tout de moi : toutes mes possibilités, auxquelles s’ajoutent celles ponctuelles et relatives au Monde. Ce nouvel Espace constitue le Moi immédiat relatif. Et cela évolue continuellement. Tout est Mouvements de Forces. C’est cela que je préfère percevoir. C’est ainsi qu’il me semble plus approprié et efficace de vivre.

Je suis mes mouvements, dont la pertinence d’orientations et d’épanouissements est attestée par l’Aise sincère et profonde qui les caractérise. Là où il n’y a pas de véritable Aise il y a erreur.

Je m’occupe de mon Aise. L’Aise est non seulement la preuve d’un bon fonctionnement interne et d’un bon comportement personnel, mais aussi la preuve d’une adéquation de moi avec le Monde. Je suis mon Aise. Je vis mon Aise; sinon je me trompe.

La Réalité est Mouvements. L’Emprise est erreur.

L’heure qui mène à la nuit est emprunte de nostalgie;
une mélancolie diffuse la hante.
Des images fugaces, hirsutes,
des sons prompts à griffer les oreilles,
des couleurs imprenables, tel est le jour.
Quel coeur fait vivre le Monde ?
Au-delà de l’usure tout est-il transformations ?

Etre autre chose que des pensées, et laisser les pensées à elles-mêmes.

Seules une sincérité et une volonté de paix absolues peuvent libérer…du faux-soi créé par la société et soi. Sincérité et Bienveillance libèrent.

6 km parcourus.

Hors problème de santé, si tu ne te sens pas bien c’est que tu n’es pas sincère…ou pas bienveillant.

15/01/13 :
La vie est-elle la meilleure des tragédies ou la pire des comédies ?

Choisir, d’être davantage dans sa tête ou davantage dans le Monde : davantage dans ses idées ou davantage dans les sensations ?…

Choisir ainsi la composition, le dosage, de notre Espace Cognitif. Sachant que l’on peut faire de ses idées uniquement des solutions, pas des problèmes.

Dominer ses idées c’est être davantage soi.

16/01/13 :
Les pensées sont des compositions spontanées, automatiques, compulsives, produites par notre cerveau. Elles peuvent être révélatrices de notre état intérieur, mais s’identifier à elles c’est assimiler l’artisan à son outil.
Laisser les pensées à elles-mêmes, sans y appliquer d’intention, et ne s’en servir que quand nécessaire : pour trouver, grâce aussi aux observations, des solutions aux problèmes concrets, pas intellectuels.
Les pensées servent à résoudre des problèmes matériels, pas à créer des problèmes intellectuels. Ne pas se gaspiller.

Bien réaliser ce que signifie : TA REALITE TE REVELE. Te révèle toi et te révèle le Monde : te révèle tout ce qui t’est nécessaire et utile.
MA REALITE ME REVELE. Ni religion ni philosophie : JE SUIS IPSEITE : Notre Réalité nous révèle.

Les Tamuls ne parlent pas hindi (ni anglais) et ne veulent pas; de fait, ils rechignent à quitter leur état le Tamil Nadu.

Sentir les Mouvements, les Evolutions, les Changements, les Transformations…continuels.
Vouloir s’arrêter est autant erreur qu’illusion.

Laisser les idées à elles-mêmes, mais si elles persistent à nous déranger on peut choisir de les changer et les changer en plus agréables : elles ne sont que compositions de notre esprit; compositions que l’on peut maîtriser à volonté. Mais veiller à ne pas se gaspiller. Penser gaspille beaucoup.

Une fois que l’on a trouvé le Courage véritable, qui est issu de l’Amour, ne plus donner en soi d’objet à la peur.
De même, quand on a trouvé l’Honnêteté véritable ne plus donner en soi d’objet à l’orgueil, vanité, frime.
Enfin, quand on a trouvé l’Amour, d’admiration affectueuse, ne plus donner en soi d’objet à la méchanceté.

Ne pas entrer dans le jeu des provocations, des offenses, qui sont autant d’appels au gaspillage de soi; mais au contraire s’appliquer à s’améliorer et à améliorer le Monde.

La faiblesse des uns révèle la puissance des autres. La puissance révèle la capacité de destruction. La capacité de destruction révèle la colère. La colère révèle l’humiliation. L’humiliation révèle l’orgueil. L’orgueil révèle l’excès. L’excès révèle l’ignorance. L’ignorance révèle la faiblesse.

La faiblesse libère. Libérer soulage. Soulager améliore. Améliorer contente. Contenter magnifie. Magnifier stimule. Stimuler produit. Produire crée.

La faiblesse libère; le pouvoir aliène.

Le Soi est Actualisations spontanées de Besoins et de Volontés. Il est donc superfétatoire, outré, excessif, de vouloir ou agir, volontairement, puisque l’on est déjà, initialement, volontés et actes. C’est cela la signification de « ne pas faire » : inutile de se faire agir puisque l’on est action; inutile de se faire s’accomplir puisqu’on s’accomplit.
Se faire vivre gaspille le soi. C’est comme tout faire doublement.

Simple : célébrer ce qu’on aime, et éviter ce qu’on n’aime pas – sans forcer ni retenir : sans contraindre; ni soi ni autrui.

La justice c’est faire ce qui est approprié pour que l’Aise s’épanouisse et continue. L’injustice c’est l’inapproprié.

Savoir ignorer les entraves que notre esprit fabrique, en se servant du Monde, pour nous aliéner.
Laisser l’esprit à lui-même, et le Soi à ses Mouvements.

Je ne suis pas mon esprit, je ne suis pas mes pensées – je suis mes Mouvements.
Tout ce qui est superfétatoire, superflu, est gaspillage de soi.

Ma Réalité me révèle Mouvements complets avec le Monde.

Ne pas chercher à conclure sur une idée satisfaisante, mais plutôt oeuvrer à actualiser de l’Aise.
Les problèmes posés par les idées sont de faux problèmes, des illusions. Par contre les faits sont réels. Laisser les idées, et s’occuper des faits – par des faits.

La plus aberrante des stupidités est d’avoir des problèmes avec soi-même…

Je m’occupe de savoir, non de croire.

C’est à toi de produire et manifester le Monde que tu veux.

Quand tu ressens la soif c’est qu’il te manque déjà un litre d’eau pour être optimal.

4 km parcourus.

17/01/13 :
Ce n’est pas l’Amour qui se fourvoie, c’est la haine qui prétend sournoisement.

14 km parcourus.

18/01/13 :
Inutile de vouloir : je deviens.

Dès que j’applique une Emprise sur moi, je me pervertis : je deviens 2; mon Mouvement initial, plus la force que j’y applique. Inutile, et même pervers, de vouloir être puisque je suis – et deviens : je suis une évolution, un changement continuel : mes Mouvements.

Mouvements, je deviens avec le Monde.

Admirables veines, canaux de mes chairs assoifées. Vivre je t’aime.
Exister je jouis. Savoir se trompe : prétend figer la Réalité dans un état. Tout au plus ai-je connu, connaissé-je ou connaitrai-je : j’expérimente un lieu en un instant; puis Cela que je connais changera.

J’adore les POROTA : entre la crêpe et le muffin…Bon. Et les bindis bien sûr (gombo : hibiscus vert)

20,18 km en 26209 pas.

19/01/13 :
Journée sympathique : rencontré Sabine, que j’ai embrassée et on a nagé. Puis dîné avec deux autres femmes.

Marché 17,22 km en 22373 pas.

20/01/13 :
Défraîchi le visage
affaissé le rivage
le ciel prend des nuages
quand se tournent les pages.

Ô Monde je t’écoute avec les yeux
et je te vois si peu, de ne pas te regarder.
Ô Monde tu es mon vrai visage.
Je ne fais que chercher mes yeux
égarer mes oreilles et fuir ma bouche.

Ô Monde, t’embrasser fait danser.
Ô Spectacle de ma vie,
stupéfactions sidérantes jouant à oui et à non.
Ô Monde, arène de mon sort.
Ô Vie, tu es belle comme le Courage.

Il ne s’agit pas de faire, mais de laisser être, laisser s’accomplir le Lieu-Instant composé du mélange de soi et du Monde.
De fait, la conscience devient alors la résultante des Mouvements constituant le soi et de ceux constituant le reste du Monde : c’est la rencontre des mouvements du soi et de ceux du Monde qui crée une Force in-formante dans et sur le soi : la conscience.
Pas de contrainte : ni forcer ni retenir. Communier ou sinon laisser.

Je ne veux pas d’une sagesse de renoncement.

Assez ! Je ne veux que les chants des choses, les danses des gens, et les cris dévorants de l’espace. Le temps saura toujours notre mesure et définitivement allongés entrerons-nous dans le mythe de l’éternité ?

Assez de mes vérités déjà ruines dans leur énoncé. Assez de ma sagesse qui ne serait pas heureuse. Je ne veux plus parler que de mes fleurs, des terres, des plaisirs et des fruits du Monde.

Il n’y a que l’enthousiasme, à rosée de joie, pour recoller les morceaux du volcan organique. Le tellurisme complet : de la sueur au sperme, de la face aux fèces.
Je ne veux que l’obscène à répliquer à l’hypocrisie névrotique des peuples. Je ne vois que mensonges dans vos traditions, que hontes stupides dans vos morales. L’humain est, en partie, un refoulement mesquin.

Quand donc libèrerai-je mon coeur dans le sillage de mes yeux ?
Quand le Monde me verra-t-il comme j’aimerais le voir ?
Mais il ne demande que cela le Monde : mon admiration totale, pour dévorer mes excès.

Monde : je veux te faire plaisir.

21/01/13 :
Je suis Source. Je peux choisir ma qualité. Je refuse le nocif. Le poison est dans la tête si on l’y maintient.

Nouveau Jour Indien, nouveaux regards du Tamil Nadu.

L’Amour se place en coin parfois; réfugié dans les plis du patent dont on ne doit le débusquer.

Crispations, énervements, du fait des contrariétés, ne sont que gaspillage de soi.

Celui ou celle qui se gaspille n’est qu’un imbécile qui n’a pas encore bien pris conscience de sa nature mortelle.

Les spectres agressifs et mesquins que ma colère a créés récurent ma paix et ma douceur. Davantage un sage de folie qu’un fou de sagesse, je puis.
Je lève un nouveau départ : j’ai trouvé mon levain et me suis suffisamment pétri.

6 km parcourus.

22/01/13 :
Moi estompe le Monde, alors que le Monde révèle moi…

En nous, plus il y a d’idées moins il y a le Monde.

Couleurs de murs tranquilles.
Je sirote une soupe. Sans cuillère. Je bois au bol. Jamais autant au fait que quand je ressens les mouvements du Monde : Ce sera, ce sera, puis je ne serai plus.
Liberté seule pertinence
Liberté ne peut être dite.
Liberté nie toute contrainte, sur soi ou autrui.
Qu’est Liberté ? Mouvements.

Mouvements véritables dénouent toutes contraintes. Mouvements ne peuvent nuire, mais mouvements du Monde peuvent détruire – dissolvent.
Mouvements je suis. Contrainte est erreur.

L’horreur c’est l’absolu : la perfection, la totalité, l’éternité…
L’absolu c’est l’erreur.

L’aise inclut la non-aise, mais la non-aise n’inclut pas l’aise.

Travailler en collaboration avec le Monde; sans conflit. Tant que tu es en conflit tu ES conflit. Se libérer du conflit en n’étant plus conflit.
Je ne suis pas conflit, mais je peux m’opposer et lutter – mais sans être en conflit.
Comprenne qui peut. Là est la solution : je ne suis pas conflit, je collabore avec le Monde, en m’opposant si nécessaire. Mais je ne suis pas conflit.

Je suis partenaire du Monde.
Tant que je me produis en attitudes c’est que je suis en conflit. Quand je ne suis plus conflit je ne suis plus attitude : je suis partenaire du Monde : je suis avec lui, et non plus contre lui ou séparé de lui.

Oui : mon erreur était de chercher et vouloir le contrôle et pouvoir absolus de moi-même. Or, d’une part c’est impossible, d’autre part c’est dangereux.
Impossible car j’existe malgré moi. Il est nécessaire que les choses s’échappent à elles-mêmes, sinon elles ne pourraient être. Il y a donc toujours une part qui s’échappe, inaccessible, inexplicable, inconnaissable : toujours au-delà; c’est peut-être cela dieu-déesse…

Savoir prétend immobiliser les choses (les objets-sujets du savoir) alors qu’il semble que tout soit en mouvement continuel.

Je suis Mouvements et je ne me piège plus au piège de la volonté d’Emprise-contrôle.

7,08 km en 9197 pas + 20 km en vélo.

23/01/13 :
Identifier la quête de pouvoir derrière toutes ces volontés de contrôle et de savoirs…
S’imaginer savoir pour s’imaginer contrôler, voilà un des ressorts de l’activité psychique.
Vouloir savoir pour vouloir contrôler…
Mouvements ! Libres mouvements.

Le problème avec le Mal (méchanceté, malveillance, malfaisance) c’est que dès qu’on le cherche on le trouve : il commence avec l’idée même de lui.
Ne pas penser au Mal annihile sa racine en nous. Toute pensée qui lui est relative le renforce.

Objet ou sujet, CE POUR QUOI TU CONTRAINS TES MOUVEMENTS TE DOMINE. Tu peux choisir.

Plutôt : Ce qui contraint tes Mouvements te domine.

Je perçois la moindre modification de mes Mouvements. Je ne m’applique qu’à préserver libres mes Mouvements; pour le reste, je laisse ma Réalité se révéler – en Mouvements.
LIBRES MOUVEMENTS JE DEVIENS AVEC LE MONDE.

Ce que tu te veux influence la réponse du Monde à ton égard.
Ta Réalité te révèle. Si tu te veux combattant, tu vas combattre.
Si tu te veux constructeur tu vas construire.
Je me veux admirateur pacifique et constructif.

Es-tu sûr d’être différent de ce que tu n’aimes pas, de ce que tu désapprouves ?

Le combattant fait le conflit, le constructeur fait le chantier, l’amoureux fait l’Amour, le pacifique fait la paix, l’admirateur fait la Beauté…

Nous aidons la liberté à créer ses formes et voies.

Le contôle pour les seuls actes indispensables, sinon liberté totale des Mouvements. Le moins d’Emprise possible.

En tamil :
combien : ewilawo où : yengué quand : yépo

24/01/13 :
Liberté ne se saisit pas, ne se fait pas, ne se veut même pas : Liberté s’épanouit.

Le soi, comme la Réalité dans son ensemble, est Mouvements.
Toute intervention sur ses Mouvements altère le soi.
Cesser l’Emprise : Mouvements.

Or, le mental, producteur de pensées, est un piège à Mouvements.
Les idées manipulent, piègent, les Mouvements : leur donnent formes, voire les immobilisent.

Ce qui fait la pertinence, la validité et la puissance de mes Mouvements c’est : le respect, l’admiration, la paix et la joie, que j’ai choisis, pour lesquels j’opte d’instant en instant, de lieu en lieu.

Savoir modifier son énergie et ses Mouvements, afin de les garder libres, sincères, et de refuser de se soumettre à l’agressivité d’autrui : préserver la nature et l’orientation sincères de ses Mouvements, quelle que soit son adversité.
Libres Mouvements je deviens avec le Monde.

Qui aime la Réalité fait en sorte d’être différent de ce qui la détruit : la méchanceté, le conflit…

Je ne suis pas mes pensées. Je les laisse à elles-mêmes, et je m’occupe des Mouvements des Energies du Monde.

Beauté, je te belle, aime, sure sauvage.
Sauvages nous.
Je ne suis pas pensées.
Je laisse les pensées à elles-mêmes, qu’elles soient miennes ou celles d’autrui, je ne les saisis pas, je ne deviens pas elles, je ne m’y identifie pas, je ne m’en laisse pas manipuler.
Je suis libres Mouvements des Energies.

Travailler sa conscience la développe, l’augmente : accroit le nombre de choses qu’on peut percevoir. Cela nous rend plus sensibles. Mais à nous de ne pas transformer cette augmentation de sensibilité en augmentation de fragilité. Percevoir plus ce n’est pas souffrir plus; au contraire c’est élargir le champ de nos perceptions, et augmenter le nombre de possibilités de découvrir et rencontrer le Monde. A nous de choisir des contacts agréables. CHOISIR. Pas subir.

Une des « tactiques » du mental pour garder son Emprise sur l’individu est de lui faire se choisir des victimes, ou des bourreaux, ou des ennemis : des sujets sur lesquels appliquer sa force de coercition, de discrimination et s’imposer par la peur et l’obligation.
Ma réponse : je ne suis pas conflit. Je suis bienveillance et admiration et joie tranquille.

C’est d’ailleurs cela, en grande partie, que font les religions monothéistes (et la plupart des autres aussi) : maintenir l’esprit, et donc le sujet, dans une position, et une activité, de discrimination (des autres qui n’ont pas la même religion), de peur (de Dieu, de l’enfer, des jugements), d’obnubilation (penser sans arrêt à l’idée de Dieu), de conflit (entre les désirs du soi et les interdits « divins »; ou envers les autres religions), etc…
Les religions sont avant tout des outils (voire des armes) d’emprise sur l’Esprit, de manipulation à des fins de pouvoir politique : l’obéissance, la soumission.

Vivre c’est donner, prendre, recevoir et choisir. Que donnes-tu ? Que prends-tu ? Que reçois-tu ? Et que choisis-tu ?

5 km + 20 km à vélo.

25/01/13 :
Libres Mouvements de Présence sensible au Monde. Pas d’interprétations, juste des ressentis, à la Vitesse des Mouvements Libres. Sans volonté ajoutée puisque le soi est Energies-Mouvements-Volontés.
Je ne veux plus puisque je suis volonté.
Seule la Vérité m’importe et m’intéresse : la Réalité des faits et des volontés.

Inutile de vouloir : je suis volonté.
Inutile de faire : je m’accomplis.

L’état vigile volontaire se surimpose sur la conscience spontanée, et se substitue à elle – mais ce n’est alors plus qu’une interprétation des phénomènes et non leur perception simple.
La conscience véritable est spontanée, participative du Monde, et non activée, faite, voulue et alors séparée du Monde.
La vraie conscience est simultanément actrice et spectatrice du Monde, alors qe la « fausse » conscience n’est que spectatrice, et encore : spectatrice d’une recomposition, d’une interprétation du Monde.

Inde ! Ô Bharat que je quitte de nouveau, emprunt de maladresse et confus de n’avoir pas été vraiment digne de tes enseignements sourds et doux.
Je repars meilleur, néanmoins, de ta matrice brune, de ton coeur à l’épaisseur phénoménale…
Merci pour tes claques, pour tes rappels à l’humilité, pour tes regards invisibles et tes écoutes imparables. Merci Indiennes et Indiens pour votre Réalité d’outre-superflu. Merci Indiens, Indiennes pour votre gentillesse et votre curiosité attentionnée. Merci Inde.

J’aime le Monde, j’aime la Réalité, j’aime les vivants.
Je ne suis pas conflit, et je sais que tout ce que je consacreà l’adversité, ou pire, à la guerre, est autant que je lui concède…TOUT CE QUE JE CONSACRE A L’ADVERSITE EST AUTANT QUE JE LUI CONCEDE…
C’est pourquoi, avant tout, et fondamentalement, je ne suis pas conflit : je suis admiration bienveillante et affectueuse. Je préfère être gentil et pacifique.

Ainsi je refuse d’adopter l’état d’esprit de celles et ceux qui voudraient la guerre. Je m’occupe de paix, et m’applique avec la paix, l’aise, la joie, la liberté, la bienveillance et le plaisir, à produire une Réalité constituée de tout cela.

C’est pourquoi, avant tout, je me désaliène de mon esprit, et débarrasse mon esprit des pensées de haine, destruction et oppression.

Tant que tu ne vis pas selon ce que ta conscience sait – selon la Réalité que tu ressens – tu es maladroit.

Ce que tu es et produis participe de la constitution de la Réalité. Tu influes sur la Réalité.

Tu peux ne pas t’identifier à tes pensées, tu peux ne pas en être dupe, tu peux les laisser à elles-mêmes, et tu peux choisir de quoi s’occupe ton esprit. C’est cela se libérer de son esprit.

Vouloir être un héros ou sauveur est une erreur classique, un piège courant.

Ne pas être source de corruption.

Suzanne Spezzafumo de Faucamberge.

27/01/13 :
Colère…Colère de la tristesse, colère de l’égoïsme, colère de l’orgueil, colère de la frustration, colère de la mahonnêteté…
Tout ce qui nous contrarie nous emplit de colère, car la contrariété flétrit notre monde et nous.
Ce qui nous contrarie blesse notre existence même, notre ipséité, nous ramène à…notre faiblesse et fragilité initiale : nous rappelle que la Réalité – dont nous-mêmes – nous échappe.

La contrariété réfute notre (idée de) toute-puissance, elle diminue l’idée que nous avions de notre pouvoir, de nos possibilités, de nos plaisirs.
Toute notre Energie qui ne s’est pas actualisée du fait de la contrariété s’accumule en nous, et finit par se corrompre en une volonté de vengeance, en une rancune.
Et la vengeance cherche des possibilités de s’accomplir : des victimes, objets ou sujets.

L’individu veut accomplir son Energie en Pouvoir : la capacité d’imposer ses volontés et plaisirs au Monde.
Tout ce qui le contrarie obstrue le libre mouvement de son Energie-Etre, qui par suite s’accumule et devient donc plus pressante.

Il est donc indispensable de libérer ses Energies-Mouvements-Etre : en libres Mouvements.
Ne pas s’arrêter. S’il y a obstacle, continuer ses Mouvements, quitte à les réorienter mais selon l’Aise sincère.

De fait, dès lors que tu as clairement discerné que tu aimes la Réalité, le Monde – dont toi – alors il t’appartient de ne plus être conflit : de ne plus lutter contre elle, mais d’oeuvrer à l’améliorer : à la rendre plus…CONFORTABLE.

D’ailleurs, consciemment ou non, la volonté de confort n’est-elle pas la motivation première et essentielle de l’humanité depuis toujours ?

Tout Mouvement, pour se libérer et être constructif doit être prospectif : aller de l’individu vers le Monde, hors de l’individu. Un jaillissement. Un ALLER non un retour.

Je suis Mouvement continuel : Vitesse et Orientation spontanées.
N’intervenir sur l’Orientation et/ou la Vitesse que si c’est indispensable.
En cas d’obstacle, contrariété : se focaliser, élément par élément, sur ce qui résiste, jusqu’à identifier les causes, les problèmes; ou si c’est insoluble, s’orienter vers un autre but – savoir laisser les choses à elles-mêmes.

Aucune contrainte – libres mouvements.
Comprenne qui peut.

29/01/13 :
Il y a le Possible et l’Impossible, et, par rapport au Possible, les notions de Mal et de Bien ne sont que des idées : des CHOIX.
Il ne s’agit pas d’avoir confiance ou non dans le Monde, juste se rendre compte que le Monde – dont on fait partie – s’accomplit; et qu’on peut choisir de s’accomplir avec lui, au mieux pour soi et lui.

30/01/13 :
Tant que tu n’es pas Amour tu es dangereusement conditionné…L’Amour est le Contact. L’Amour est Rencontre. L’Amour est Libres Mouvements, sans contrainte, sans Emprise.
…EN FAIT ? TU AIMES.

Stop ! Assez de discours, de mots, d’idées…J’ai cherché, cherché, cherché…et un jour j’ai réalisé : EN FAIT J’AIME.

Ce n’est pas une technique, pas une solution, pas un concept, pas une voie, c’est un fait : J’AIME.
Mes tensions, crispations, excitations, inquiétudes étaient dues au fait que je ne savais pas vraiment, n’avais pas réalisé que : J’AIME LA REALITE. Je n’avais pas réalisé que ce que je ressentais et ressens c’est de l’Amour, de la Passion aussi.
C’est à dire : mes contacts de rencontre avec la Réalité – dont moi-même – m’émeuvent, m’émerveillent, m’excitent, m’intéressent, me donnent du plaisir, de la joie, le tout rempli de mystères…
EN FAIT(S) : J’AIME.

Oui, ce que j’avais contrarié depuis longtemps, à cause de l’hypocrisie et de l’orgueil de beaucoup d’individus – dont moi – c’était mon Amour pour cette Réalité, objets et sujets.
Je me suis contrarié en refoulant et niant mon Amour, jusqu’à m’en rendre malade, jusqu’à m’en pervertir.

31/01/13 :
Seules préoccupations : Orientation et Vitesse des Mouvements Libres du soi. Pas n’importe où, ni trop vite, ni trop lentement.

Seule consigne : choisir son Orientation et sa Vitesse, afin d’optimiser son actualisation, en évitant de se gaspiller.

L’hypocrisie qui prend souvent la forme de la démagogie, de la morale et des normes, a créé beaucoup de problèmes en n’abordant pas honnêtement beaucoup de sujets et donc en ne pouvant y apporter de réponses et solutions vraiment appropriées.

Tant que tu ne vis pas vraiment en fonction du fait que toute la Réalité est consciente, tu risques d’être d’autant moins adapté, d’autant moins pertinent, d’autant moins efficace : d’autant moins COMPETENT dans l’Art de Vivre. Toute la Réalité est consciente.

TOUT EST CONSCIENCE.

Ou plutôt, ce n’est pas forcément que toute la Réalité soit consciente; peut-être la Réalité n’est-elle pas consciente, mais en tout cas notre rapport à elle se fait par la conscience : toute notre expérience de la Réalité se fait par la conscience, EST conscience, donc, dans les faits, pour nous la Réalité EST conscience.

Pas forcément facile la Réalité : cette impression d’être constamment devant une porte fermée dont la clef se dissout continuellement dans notre main. Devoir construire avec du sable sans eau ni ciment et un vent perpétuel…

01/02/13 :
Vouloir est excessif, gaspillage maladroit, puisque je SUIS Volonté.
Il s’agit de s’adapter et composer, spontanément et continuellement avec la Réalité, qui est Immédiateté, – et cela, davantage en fonction de nos sensations que de nos idées.

L’Aise est l’état naturel, normal, fondamental de toute être vivant. C’est le second Miracle : vivre est jouissif.
Abandonner toute Emprise, toute Crispation permet de redevenir cet état, de le retrouver.

Laisser, abandonner, tout Vouloir puisque je suis Volonté.
M’actualiser sincèrement suffit.

Cesser de faire semblant de vivre, égaré dans des attitudes et habitudes, ou de se fourvoyer dans des idées, des chimères et autres fantasmagories, dans lesquelles autrui, ou nous-mêmes, voudrait nous attirer et enfermer.

Je présente mes excuses au Monde à cause de mon orgueil, de ma méchanceté, et de ma malhonnêteté. J’essaie de m’améliorer.

Tant que tes idées te dominent, tant que tu les laisses te dominer, tu es aliéné. Tu n’es pas tes idées et tes idées ne sont pas toi, ô frère, ô soeur.

Tant que tu te mens sur toi-même, tout ton Monde est faussé !
Et tant que tu es ton ennemi ton Monde te combat.

04/02/13 :
Tant que tu es ennemi ou conflit, tu produis de l’ennemi et du conflit dans ton Monde.

Le fait est que j’ai en moi une part, sinon de haine, du moins, de colère. Colère que j’estime injustifiée, car due à toutes les contrariétés (frustrations, agressions, déceptions) que j’ai endurées depuis longtemps.
Mais d’une part, justifiée ou non, il n’est que néfaste d’agir par colère, car la colère cherche la vengeance : à faire mal.
D’autre part, finalement, il s’agit de discerner que l’on est en colère contre soi : colère de n’avoir pas bien réagi à la contriété, ou pas comme on aurait voulu; et plus généralement : déception de soi, on n’est pas en plein accord avec soi-même.

Donc, pour dissoudre la colère-haine, une bonne solution (pas « technique » car il s’agit d’un vrai choix de vie) est d’être le plus sincère possible, pour être en accord avec soi, et s’appliquer à chaque instant à vivre en sorte d’être vraiment content de soi (sans malhonnêteté ni complaisance)

Mais pour ce faire il ne s’agit pas de s’observer, contempler, mais de bien sentir et ressentir ce que l’on vit.

Ô Homme, Ô Femme, tu es un Espace de Conscience. Tu peux choisir ce que contient cet Espace, ce qui s’y anime.

En cherchant vraiment et avec assiduité et constance, une…Vérité, j’ai fini par découvrir que sincérité, amour et pouvoir sont…intimement liés, intrinsèques même peut-être.
Et découvrir cela pose le sujet de la responsabilité : ne pas nuire à l’Amour, ne pas en devenir un ennemi, mais au contraire le protéger, tout en le libérant.
L’Amour construit et améliore le Monde.
Plus tu sais plus tu deviens potentiellement dangereux.
Plus de savoir rend plus efficace, mais aussi plus dangereux.
Arrive donc un moment où le choix se pose : continuer vers le savoir, ou se consacrer à l’Amour ?

Ne pas se laisser piéger par : « plus de savoir me permettra de mieux aider l’Amour ». Car plus de savoir rend plus puissant, et arrive un moment où le colosse, même bien intentionné, ne représente plus qu’un danger pour le papillon…

En synthèse : si tu aimes, saches abandonner le pouvoir…Comprenne qui peut.

Qui ne fait que donner finit par tout perdre – dont soi. Qui ne fait que prendre finit par dérober.

05/02/13 :
Revenir à : la Vie comme Actualisaton des Energies-Soi. Le Soi est Energie, et vivre est l’ensemble des Actualisations de cette Energie.
Il s’agit de veiller à optimiser les actualisations : le meilleur rendement possible grâce à l’orientation et la vitesse optimales…

Je suis Energie. L’Energie est un ensemble de possibilités, dont certaines s’actualisent et d’autres non. L’actualisation d’une possibilité s’effectue par (et même EST) un Mouvement. Etant Energie je deviens donc par des Mouvements. Un Mouvement se caractérise par une Vitesse et une Orientation, qui peuvent varier ou non tout au long de l’actualisation-accomplissement de ce Mouvement.
Or, en tant qu’Humain, par ma Conscience, je peux CHOISIR l’Orientation et la Vitesse de mes Mouvements.
Tout est Mouvements des Energies constituant le Monde. Energies qui s’actualisent continuellement. Je fais mes choix en fonction de ce que je trouve utile pour la conservation et l’amélioration de ce que j’apprécie dans ce Monde, et au-delà, dans cette Réalité.
Donc, je m’applique à conserver et améliorer, si nécessaire, la Liberté, la Gentillesse, la Joie et la Beauté.

Incroyable l’Energie-Soi que l’on dépense pour préserver notre… »Prestige » auprès d’autrui…Abandonner ce Prestige. Que les gens en fassent ce qu’ils veulent. L’important est de savoir ce que l’on veut, ce que l’on peut et ce que l’on fait.

Ce n’est, fondamentalement, que par orgueil que l’on attache de l’importance à ce que les autres pensent et disent de nous. Même si parfois c’est notre sens de la justice qui est heurté, et qui se cabre, c’est surtout notre orgueil qui s’accroche à l’avis d’autrui.
Tant qu’on attache de l’importance à l’avis d’autrui sur nous on est aliéné à notre orgueil.

Ni méchanceté, ni orgueil, ni tristesse, ni colère. Et si possible ni égoïsme.
Ainsi peut-on optimiser son actualisation.

Je suis fâché – et c’est aussi indû qu’inapproprié, injuste, non pertinent – parce que je réalise enfin que mon existence était guidée et motivée par ma vie intérieure, mon imagination qui était en grande partie constituée de fantasmes, rêves et chimères, aussi présomptueux que puérils, irréalistes et pour certains pas vraiment miens.

Je suis en colère car je constate que mon existence et mon histoire ne sont pas ce que j’avais imaginé consciemment ou non, ce que j’avais cru; car du coup je me sens floué, frustré, abusé.
C’est une erreur. Je n’ai pas à être en colère – ou alors uniquement contre moi-même : en colère : en colère de m’être abusé, et en colère d’avoir passé tant de temps dans des spéculations, des croyances, des fantasmes, des rêveries, et surtout de n’avoir rien fait pour construire concrètement.
Ceci dit, je ne savais pas vraiment ce que je voulais, et puis j’ai quand même bien travaillé à m’améliorer…intellectuellement, sinon spirituellement…Ce qui me permet de faire le constat actuel.

06/02/13 :
Je suis également en colère parce que le développement de ma conscience et de mes connaissances, commencé il y a des années, semble aller de pair avec un développement de mes responsabilités.
Et j’ai l’impression de me retrouver, malgré moi, et que je le veuille ou non, responsable, voire « investi d’une mission » (sans barrer dans le délire mystico-schizoïde)
Or je n’ai pas vraiment voulu ni choisi cette responsabilité, et je n’en retire en plus pas vraiment de bénéfices, mais par contre cela me cause soucis et complications.
C’est donc aussi pour cela que je suis en colère : devoir assumer quelque chose que je n’ai pas demandé et qui en plus me pèse…

Mais…en fait…cela me plait ! J’aime cette responsabilité qu’entraîne le développement de la conscience et des connaissances. Mais je suis gêné car je veux bien faire, or je découvre tout au fur et à mesure et me trouve…maladroit.

Je continue !

07/02/13 :
L’acrimonie, la rancoeur, la vindicte, le pessimisme ne sont jamais, et en rien, profitables. Donc, ne pas s’y livrer.

Se mettre en colère à propos d’une chose ou de quelqu’un c’est commencer à se faire corrompre par cette chose ou cette personne.
La colère pervertit.

Reste que j’ai de la colère, et qu’elle affleure, je la sens parfois…Et je la sens chez beaucoup de gens. La colère est là, dans les populations du Monde.
Et ça me fait penser au texte Révélations (Apocalypse) de la Bible, avec la fin des Temps, la colère de la Bête, et le 666 assimilable au WWW d’Internet…
Curieux…

Je veux combattre ma colère, pour dissoudre une partie de celle du Monde.
Dissoudre la colère. Comprenne qui peut.

Tant que tu es ton ennemi, tu te nuis.
Tant que tu ES conflit, tu produis du conflit.
Ne plus être conflit en soi, abandonner le conflit à lui-même, ne plus s’y raccrocher, est une solide fondation pour la pacification.

Tout Savoir c’est tout Pouvoir, tout Pouvoir c’est le piège, c’est se bloquer. L’Absolu est Crispation; ou Néant. Oui, l’Emprise est le piège.

L’Amour est une Bienveillante Admiration affectueuse spontanée. L’Amour n’est sincère que sans Emprise. Abandonner toute Emprise pour devenir Mouvements avec le Monde. Y parviendrai-je ?…

08/02/13 :
Chaque individu a sa propre perception du Monde; perception singulière.
Par suite, l’Amour comporte aussi une part…d’égoïsme : qui est un accès à des choses contraires à l’Amour, comme la méchanceté.
C’est pourquoi il est important de savoir que l’Amour comporte une part d’égoïsme. (« Il prend là où il n’a pas semé »…)

On n’est vraiment quelqu’un, soi en l’occurrence, que si l’on est totalement sincère – sinon on n’est que la production, ou même le jeu, d’autrui.

Liberté – Sincérité – Gentillesse.

Suffit ! Je suis Mouvements singuliers caractérisés par leur Orientation et leur Vitesse.

C’est de l’Orientation et la Vitesse de mes Mouvements que je veux m’occuper. Avant tout.

Je veux savoir comment je fonctionne; pour vivre au mieux et agir au mieux. Mais le fait est qu’une part de nous-mêmes nous échappe toujours. Pas forcément toujours la même. Mais il y a toujours une partie de nous qui est libre, spontanée, autonome, distincte de notre volonté, de nos désirs, de tout ce dont on a conscience, de tout ce qu’on estime être soi.

Le fait est que le plus important pour moi est la Liberté. Et pour être sûr d’être libre…je peux aller jusqu’à me combattre moi-même, me corrompre, me réfuter, pour être sûr que ce soi (moi) qui existe, est bien libre puisqu’il peut même choisir de…ne pas être lui-même.

En fait, il est juste temps que j’admette que…je suis libre…malgré moi, puisque je ne me suis pas choisi.
On en revient à : Quelque chose s’effectue, s’actualise. Et, chaque individu, dans une mesure qui lui est propre, peut choisir et influencer ce qui s’effectue.

Bref…j’en suis à : la première étape pour accomplir au mieux mes possibilités, pour moi puis pour le Monde, c’est la Sincérité. Avant tout je dois être sincère pour savoir ce que je suis. SINCERITE. Rien d’autre à dire.

Pour se rectifier il faut d’abord identifier ses vrais problèmes, défauts et erreurs, et les distinguer des faux problèmes. D’où la nécessité, au moins vis à vis de soi-même, d’une sincérité absolue, donc de relâcher quant à soi (pas forcément vis à vis d’autrui, par contre, car cela pourrait être dangereux) TOUTE Emprise (physique et psychique)

Intéressant de constater qu’il y a longtemps que les faits ne m’inquiètent plus, mais que ce sont les idées qui me stressent, me font me crisper, me tendre.

S’arrêter ou se crisper sur une idée c’est la laisser s’emparer de nous et nos aliéner.
Continuer notre propre Mouvement; en maintenir l’Orientation et la Vitesse que l’on veut.

Se méfier particulièrement de la vanité, de l’orgueil, de la colère et de la peur (même quand on a dompté cette dernière) qui nous ramènent aux idées et nous y aliènent.

En vérité il n’y a que contre moi que je sois en colère, que je puisse légitimement être en colère. C’est moi que je dois améliorer.

A chaque fois que l’envie te prend (même justifiée, même pertinente) de critiquer quelqu’un, retourne plutôt ton acuité contre toi-même. C’est, et sera, beaucoup plus utile.

10/02/13 :
Je veux me CALMER, ralentir. Je suis toujours en surrégime. La Vitesse – d’actualisation…

Ecouter SINKANE ?

Si tu ne trouves la divinité dans le Monde, à quoi bon la chercher dans les livres ?

11/02/13 :
Comment me débarrasser de ma colère, de ma sourde rage ? D’abord en cessant d’en accumuler, d’en produire. Puis en utilisant celle que j’ai : en la canalisant, comme source d’énergie « supplémentaire », pour accomplir des choses constructives, utiles et…pacifiques.

La colère (illégitime ou non) est comme l’angoisse : elle est le signe que l’on n’est pas en accord avec soi.

Je me mets en accord complet avec moi : Sincérité.

Etre conscient c’est connaître.
Reste à choisir ce qu’on fait de sa connaissance, comment on l’utilise. Mais être conscient c’est connaître – immédiatement.

1- Ne pas s’identifier à ses pensées. Se désaliéner de ses pensées.
2- Etre totalement sincère.

En fait, il est classique que l’individu se choisisse, consciemment ou non, un « sujet expiatoire » : un sujet (objet ou personne) sur lequel focaliser et décharger ses rancoeurs, rancunes, colère, aversions; un ennemi ou bouc-émissaire, un souffre-douleur : une victime – pour se faire soi-même bourreau, et passer ainsi du rôle de victime (que l’on estime être) du Monde à bourreau : de dominé à dominant. Ce peut être un ou plusieurs sujets.
J’ai identifié cela chez moi. Il s’agit à présent de me corriger.

Etre concurrent, éventuellement, mais pas ennemi. Ne pas se considérer, ni se choisir, d’ennemi.

Oui : c’est la frime, la vanité qui, notamment du fait des attitudes qu’elle impose, me fait le plus me gaspiller. Cesser la frime !

12/02/13 :
Tout ce que tu cèdes à la méchanceté la renforce. Tout ce que tu consacres à ta méchanceté la renforce…

Ô Mon Esprit, toi mon plus fidèle miroir, toi qui contiens mes esplanades, mes arrières-cours et mes caniveaux, qui charries mes diamants comme mes déjections, c’est par toi que je suis un et par toi que je suis deux et par toi que je suis d’eux et par toi que je suis tous.

Ô mon Esprit c’est finalement bien toi le Fauve miraculeux, le danger superbe et l’ami magnifique. Ô mon Esprit c’est définitivement toi que je dois LIBERER. Ô mon Esprit…c’est à moi que je parle.

Pas la peine de frimer à l’envers : cette façon de s’appliquer à effacer toute frime, non pour être vraiment humble, mais seulement pour ne pas pouvoir s’entendre attribuer ce reproche…C’est cela frimer à l’envers.

RIRE ! Rire ! Hommage au Rire, à sa Liberté, à son Intelligence, à sa Lucidité, à sa Sincérité – à sa Vérité.
Rire dissout l’orgueil, rire subjugue la colère, rire stupéfie nos prétentions.
Rire est la vraie transcendance, issue de l’immanence de nos tripes.
Rire est la fulgurance du corps.
Rire de soi : ce soi si souvent outrance maladroite et si souvent inopportune.
Je veux rire de moi. Je ris de moi. Je ne me moque pas : j’élimine mes prétentions. Oh c’est bien dit mais est-ce vrai ?…Je ris de moi !

Mon développement m’a amené à une prise de conscience, due à des possibilités : comment ne pas nuire à ce que j’aime ?…Ha ha ! Je m’égare encore dans un hypocrite combat avec moi-même, alors que la Vérité est : J’AIME. Oui je suis parvenu jusque là : J’AIME LA REALITE !

Tu sais…j’ai envie de dire que, passé mes 18 ans je n’ai fait que m’abîmer.

13/02/13 :
Pas de complaisance ni d’hypocrisie : ni se subir ni se simuler.

Toute énergie peut être utilisée constructivement, même la colère. On peut recycler la colère, au lieu de la laisser ainsi éclater de façon néfaste, on peut utiliser l’énergie qu’elle est, pour accomplir ce qu’on veut de constructif, en exploitant la force et L’ACUITE qu’elle procure. Car il est un fait : la colère procure une réelle acuité; la colère sait viser et vise juste. On peut exploiter cela pour devenir performant, compétent – à des fins constructives.

Savoir se concentrer, se focaliser, SANS se crisper…Savoir mettre à profit l’acuité de la colère, en la redirigeant sur des objets et sujets utiles et constructifs.
Ainsi on peut dissoudre sa colère, et de façon utile, bénéfique.

L’éducation, d’une part, l’environnement dans lequel on a grandi d’autre part, puis les références qu’on se choisit ou qui nous sont imposées, créent EN NOUS des structures pyschiques de CONTROLE(S) qui nous manipulent; et dont il s’agit de savoir se libérer.
Tant qu’on obéit à quelque chose qui n’est pas exclusivement soi, on n’est qu’un aliéné.

14/02/13 :
On est aliéné par ce à quoi on obéit. Que ce soit son propre esprit, ses idées, celles d’autrui, un individu ou un objet.
Accroître les libertés est une des meilleures façons d’optimiser les possibilités que constitue cet univers.

Il est faible celui qui craint les idées; il est stupide celui qui en néglige les mises en application.
Faible qui craint les idées; stupide qui en néglige les applications.

Tant que tu as des à-priori, des partialités, tu n’es pas honnête et donc tu ne peux être vraiment à l’Aise…Bien comprendre cela…De même, tant que tu as le conflit ou l’antipathie dans l’esprit tu ne peux être honnête, tu ne peux être à l’Aise.
Ce qui ne signifie pas qu’il faille être en acord avec tout. C’est là la subtilité…Mais pour résumer : pour être à l’aise et être efficace avec le Monde…il est préférable de l’Aimer.

De fait…oui, J’AIME LA REALITE.
Toute la Réalité. Mais je peux m’opposer à certaines de ses parties qui me déplaisent. Aimer quelque chose qui nous déplait ? Paradoxes de l’Existence !

Veiller à ne pas avoir le conflit en soi, ni à le porter, ni à l’être soi-même. Ne pas être conflictuel – sinon on pervertit nos rapports à nos interlocuteurs. Pour cela aussi dissoudre notre crispation.

Finalement, pour la conscience il est capital de maîtriser sa MEMOIRE. Sans tomber dans la maîtrise absolue ou permanente – aussi impossible que dangereuse.
Là encore il s’agit de s’orienter vers le Monde : où se trouvent le Présent et le Futur qui en nait.
Le passé n’existe…qu’en NOUS. Donc « subjectivé » : déformé et partiel. Ne pas être, du fait d’une mauvaise maîtrise ou d’un mauvais emploi, victime de sa mémoire : retenu, coincé, dans le passé.

Ô Délicatesse !…Le secret c’est…

16/02/13 :
Dangereusement je t’aime.
Ô Beauté : dangereusement je t’aime.
Ô Réalité, dangereusement je t’apprécie.
Ô Monde, fatalement tu m’es.

On sait avant de savoir
mais on ne sait qu’après avoir su.
On sait sans pouvoir, on peut sans savoir.
Tout s’échappe – tant mieux.

Evidence et vie danse.
Et vie dense et vide dense.
Evidence et vie dansent.

Je suis. Le monstre seulement je maîtrise – ce qui nuit au Monde; ce que le Monde repousse.

Gare ! L’Amour brimé, l’Amour refoulé devient haine.
Laissons vivre l’Amour.

Ne maîtriser que la méchanceté.

En fait, nous faisons les choses à l’envers : nous faisons TOUT trop vite, et en cas de problème nous accélérons encore. Alors qu’il est préférable de tout faire LENTEMENT (: sans se forcer) et en cas de problème ralentir.
Rares sont les fois où il faut vraiment accélérer – si on a bien agi avant. (« Rien ne sert de courir… »)

17/02/13 :
Ne pas savoir, ou refuser de, présenter ses excuses quand on a commis une injustice, c’est la commettre une deuxième fois.

Si on n’aime pas l’orgueil ni la prétention, s’occuper des siens propres, s’en débarrasser, et laisser ceux d’autrui. Sinon : n’est-ce pas de l’orgueil de se mêler de celui d’autrui ?

De même, et par extension : oeuvrer à s’améliorer et laisser les défauts des autres – tant qu’ils ne sont pas concrètement nuisibles.

18/02/13 :
Ruminer en soi des reproches à autrui ou même à soi, est aussi inutile que stupide et néfaste. Mieux vaut s’appliquer à discerner, identifier, nos propres défauts, erreurs et difficultés, et s’occuper à se changer et s’améliorer.
S’améliorer soi-même améliore le Monde.

Le poids de la Liberté c’est d’être, parfois, en conflit avec soi-même…

Comment être plus humble ?…
Déjà : s’en tenir à sa sphère cognitive, sans se forcer, sans s’étendre au-delà.

Simple : tu es ou tu penses ? Si tu es, tu ressens et occupe tout ton Espace, et peux agir en conséquence.
Si tu penses, tu es un enchaînement d’idées, motivées, générées et ordonnées par ta FORME PSYCHIQUE, et tu n’es au mieuxqu’une partie de toi.
JE SUIS, je ne pense pas, JE SUIS.
Les idées ne sont qu’une petite émanation de moi; et non moi qui suis mes idées.

Je suis : je ressens – je connais et mon Energie-Etre-Volonté devient continuellement, en Mouvements.

On ne peut pas expliquer la Vie, entièrement par des mots, sinon ce serait un mode d’emploi, qui aurait déjà été écrit depuis longtemps, et qu’on appliquerait mécaniquement comme des machines que nous serions. Or, nous ne sommes pas des machines, et tout change continuellement, peu à peu.
La Réalité est Libre – dans les limites de son ipséité, et peut-être même au-delà (propriétés émergentes, par exemple).

Pratiquement toute notre Conscience est interprétation(s). Nous sommes en contacts avec le Monde, dont nous-mêmes, et nous formalisons (mettons en FORMES) ces contacts qui sont des différentiels entre différents niveaux d’énergies : des variations dans l’Energie dont est composée la Réalité.
Ces interprétations sont le fait de nos structures psychiques, qui re-composent les fréquences vibratoires de l’Energie qui nous compose et nous environne. De l’Energie ou des énergies – je ne sais pas si toutes les énergies ne sont pas en fait de simples variations d’une sele Energie constituant toute la Réalité.
Ces structures psychiques, nôtres, sont les résultantes de notre Histoire depuis notre naissance, essentiellement nos émotions, et nos volontés. De fait, on retrouve, prépondérantes : la peur, la colère, le désir, le plaisir – les attractions et les aversions.

Une façon d’échapper à ces conditionnements de nos interprétations est de relâcher toute Emprise : (dès lors que j’ai identifié que j’aime la Réalité et veux la protéger)
Mouvements libres je deviens avec le Monde.

Se focaliser sur les qualités des gens, pas leurs défauts – ainsi, même dans le cas d’un adversaire on identifiera mieux en quoi il peut être vraiment dangereux. Les qualités !

De même, se focaliser complaisamment sur ses propres défauts et erreurs, c’est s’y engloutir peu à peu…

19/02/13 :
Quand on voit des défauts, chercher plutôt les qualités.

Se calmer. Le coeur est l’indicateur. Agir en sorte qu’il batte le moins vite possible. Et accorder son esprit et son souffle afin qu’ils ne provoquent pas l’accélération du coeur. Il est possible d’harmoniser le souffle et le coeur : en inspirant amplement et profondément et calmement, lentement, en ressentant son coeur. Régler son coeur et sa respiration l’un sur l’autre : en union harmonieuse et pacifiée, calme. Amples et lentes inspirations, avec l’esprit désaliéné : l’esprit sans maîtrise.

20/02/13 :
Discerner ce que l’on est, ce que l’on peut et ce que l’on veut, et agir en conséquence, sans s’en remettre à qui ou quoi que ce soit d’autre que SOI. Et s’améliorer, résolument, continuellement, lentement car vraiment.
Pour cela, supporter ses défauts, ses erreurs, et aller de l’avant en les dissolvant, en se réformant – sans complaisance aucune : ni faiblesse, ni excès. Pas d’hypocrisie. Pas de lâcheté. Ce n’est pas du courage c’est…SOI.
Il ne s’agit pas d’être son propre adversaire, il s’agit de s’améliorer – en cessant d’être son propre ennemi.

Tant que tu t’en remets à autre chose que toi, tu n’es pas toi.
Tant que tu te soumets à autre chose que toi tu n’es qu’un aliéné.

Chaque individu est une partie singulière, unique, de la Réalité. Il appartient à chacun de préserver sa singularité, sa liberté : de se désaliéner et d’accomplir son authenticité, dès lors qu’il/elle ne nuit pas sciemment à autrui.

Exister n’est pas un combat. Exister c’est trouver la bonne orientation de nos propres mouvements à l’intérieur des mouvements plus vastes de la Réalité, afin d’éviter notre destruction et celle du Monde, et permettre l’Aise de soi et si possible de notre environnement.
Orientation et Vitesses optimales !

LE MAL N’EST PAS VIVABLE.
Comprenne qui peut.

A force de recherches, arrivé à ton trésor, tu devras prendre garde de ne pas avoir en toi l’envie de détruire ce trésor…
Et si tu te découvres cette envie, tu pourras alors te consacrer à transmuter cette énergie en une énergie plus constructive et bénéfique.
Tu pourras te souvenir que la vengeance n’est que destruction et poison, et te faire constructeur et vivificateur – de paix, de joie et de bienveillance.

Attention, plus tu sais, plus tu peux intervenir, plus tu peux avoir de responsabilités.
Mais en es-tu capable ?
Ne JAMAIS oublier l’humilité.
Donc savoir aussi abandonner TOUTE Emprise : redevenir du sable dans le vent.

21/02/13 :
Khao Sok en Thaïlande ?

C’est notre vanité et notre orgueil qui nous aliènent à l’avis d’autrui sur nous. Dès lors qu’on supprime notre vanité et notre orgueil, l’avis d’autrui sur nous ne nous capture plus – même en cas d’injustice.
Les quantités énormes d’énergie-soi que l’on gaspille à cause de notre orgueil et de notre vanité. On ne peut vraiment optimiser son actualisation qu’après avoir supprimé orgueil et vanité.

La tristesse ne sert à rien, la colère est dangereuse, donc que faire suite à nos frustrations ? Production bénéfique : Humour et construction.

Intéressant de constater que la lumière va toujours en ligne droite. Et que plus un objet accélère, plus sa trajectoire tend vers être rectiligne : jusqu’à la lumière, qui est en rayon droit. Une forme de constante. Comme le zéro absolu. J’adore les constantes; il me semble qu’elles nous informent vraiment sur la Réalité…Nous donnent des vrais renseignements sur sa « nature »…

Oui j’adore cette phrase si pertinente que j’ai écrite en Inde en 2011, qui dit à peu près : « j’accepterais vos caresses si vos ongles étaient moins aiguisés »……Et vos baisers si je n’y devinais les crocs.
Pour tous ces compliments, dont les émetteurs attendent que vous les agréiez pour mieux vous attaquer après.

Tant que tu te caches tu ne peux être sincère. Tant que tu veux te cacher c’est que tu as peur ou honte. Si tu vaincs la peur et ne fais rien d’indéniablement honteux, alors tu n’as pas à te cacher.

Finalement : que veux-je ? Etre libre – dans les limites de mes capacités. Je signifie par libre : actualiser le plus possible ce que je suis vraiment.
J’estime que ce que je suis vraiment c’est mon corps, ses sensations (si possible non influencées par mon intellect), mes goûts, et mes envies (désirs et volontés)

Tout cela est spontané car propre à ma personne, et se manifestant dans un processus continuel qui est mon actualisation véritable.
…De fait, dès qu’il y a contrôle, dès que je contrôle…CE N’EST PAS MOI – puisque je suis (en tant qu’être vivant) un être exclusivement AFFIRMATIF.

Je suis quelque chose qui s’actualise, qui « arrive », jaillit – pas qui s’interdit, pas qui s’empêche. C’est comme vouloir qu’une source ne jaillisse pas, c’est un non-sens : s’il y a source il y a écoulement.
De même, pour tout être vivant, dont l’humain, le vivant est un mouvement continuel prospectif; pas régressif ni d’arrêt. L’arrêt c’est la mort.

Lors de calculs sur « maître 7 » (1,42857…mon nombre favori) en binaire, une petite « vésicule » qui gratte apparaît sur mon index…?

Quand les mots surgissent…ce n’est plus moi. Juste : qu’est-ce qui m’intéresse ? Juste : ce que je veux, ce qui m’intéresse – qu’importe le reste !

Tant qu’il y a du sacré on n’est pas libres !
Yesbut – joli nom haha…

23/02/13 :
Notre conscience est une interprétation de la Réalité; voire une adaptation…

On sait avant d’en être conscient.
De fait, on sait. Reste à savoir ce qu’on en fait (de ce savoir)

Notre conscience EST interprétations de la Réalité. Formalisations de nos goûts, désirs, aversions, et préoccupations d’une part, et d’autre part structurations des énergies présentes dans notre espace perceptif : nos propres énergies et celles du reste de la Réalité.
Ces structurations se font prioritairement sous l’influence de notre réflexe-instinct de survie, donc des priorités pour assurer celle-ci : les peurs, les désirs, les volontés, les souvenirs…
Par suite, une grande part de notre conscience, de ce qui la constitue et de ce qu’elle contient, est en fait une émanation-projection de nous : la conscience comme miroir…Discerner cela, en retirer ce qui est vraiment utile, puis ne plus en être dupe, ne plus y être aliéné, et passer au-delà : vers le Monde pour le dé-couvrir; enlever ce qui recouvre la Réalité : nous.

Les commentaires sont fermés