conscience 52

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11/05/13 :
Par le Mouvement
il y a des Sauts.

Libre Vide
Evidence arrive sans force
Maintenant n’existe plus –

Mots escales dans l’indéfini
ne m’échouent plus
Le Monde ne veut se nuire
comme je vais – plaisirs

SILENCE
Silence is a celebration
A celebration of Earth
Silence is a celebration of the noisy World
a celebration of the shiny blind Reality
– for Reality is not blind
Reality is Seer
And Hear – and Fear and Spear…
And Dear.

13/05/13 :
Je ne me contrarie plus
pour rien ni personne :
je laisse continuer.
Réguler me nécessite rarement.
Ainsi, le stupide cas échéant
la méchanceté se retrouve seule avec elle-même

La vérité ? Tu n’oses pas vivre.
Toi. Oui toi. Miné de peurs, corrompu de croyances, superstitions, d’aliénations sourdes et venimeuses.
En fait, le Monde ne se contrarie pas. C’est l’individu égocentré qui contrarie lui-même, et le Monde avec.

LIBERE-TOI, LIBERE LE MONDE ! AUCUNE CONTRARIETE.
Je ne me contrarie plus. Voilà ce qui me libère. Je ne me contrarie plus.

L’orgueil et la peur sont les liens qui nous font poupée de nous-mêmes et du Monde. Sans orgueil et sans peur, plus de poupée : un humain libre.

Rejeter toute croyance c’est rencontrer le Monde tel qu’il est et non tel qu’on le pense.

Ni croire, ni espérer, ni attendre.
Savoir, Vouloir, Accomplir.

L’orgueil entraîne la honte, la peur entraîne l’hypocrisie.
L’orgueil c’est l’excès de soi, la peur c’est le manque de soi.

14/05/13 :
Comédie…Tous ces appels au comédien : les échos de rire, les pressions sinistres. Nous jouons la comédie avec nos émotions, avec nos idées; au lieu de nous vivre vraiment, sans fard.
Cesser de se draper d’attitudes, cesser les affectations, les ostentations.
Devenir ce qui se révèle, sans forcer, sans faire semblant, sans simuler.
Juste : s’épanouir de ce qui émerge.
Ne choisir que par refus : refuser ce qu’on n’aime pas, ce qu’on désapprouve.
Pour le reste : ne pas se contraindre, ne pas se contrarier.

Sillons fertiles invisibles. Traces, tendances jamais à court. J’ai du rien plein les aunes, du plein dans les augures. Que ne produis-je davantage de tous ces possibles.

Faire vivre la liberté est la seule danse qui m’excite. Epanouir les possibles m’anime d’inextinguible.

Ne plus sacrifier à l’inutile.

Seul en mon Espace
seul maître des choix
Seul en mon Espace
à contempler ce qui s’y passe
passe et s’efface, avec ou sans trace
échos – de sourires ou menace
échos en cet Espace, ou simple passage.
Liberté que les mots craignent
Liberté que tant de cerveaux redoutent
Liberté que tant d’esprits refusent
Liberté que tant de corps ignorent.
Liberté corps de l’identité
le reste n’est que prison.
Liberté le corps.

Plus aucun affairement au souffle, plus de restrictions ! Inspirer le réel.

Ce n’est pas vraiment de la colère que j’ai, mais plutôt du surplus d’énergie, car non employée.

Je pense que le jour où j’arrêterai de me…non, somme toute, je ne frime pas tant que ça (beaucoup moins que certains et certaines, nombreux) Mais encore un peu trop…

Aller au bout de ses Mouvements, surtout les internes, sans s’occuper de rien ni personne d’autre. Juste ses Mouvements – là est notre vérité.

15/05/13 :
Si tu fais remarquer aux gens leur défauts et leurs erreurs, rares sont ceux qui les admettront, et plus rares encore celles et ceux qui t’en sauront gré.
De même si tu leur apprends quelque chose, ou leur rends service.

C’est pourquoi il est capital de…ne pas s’émouvoir de l’orgueil d’autrui, et de ne pas s’y arrêter.

Mémé Fernande…est morte.
Elle le voulait, le réclamait depuis longtemps…Ca y est, elle s’est arrêtée cette nuit – sa dissolution commence.
Elle avait demandé à être incinérée.
Merci Mémé, pour ta gentillesse à mon égard, pour TES gentillesses; pour m’avoir rendu possible du bon temps en Bretagne et ailleurs.
Pour les chansons que tu m’interprètais.
Pour la touche artistique, probablement introduite par toi dans mon patrimoine génétique.
Pour la classe d’avoir gardé ton humour tant que possible.
Pour ton honnêteté, et pour les prières (quelle qu’ait pu en être l’utilité) que tu faisais pour moi dès que j’étais en voyage.
Merci Fernande V, née L. Merci pour ce que tu fus, et qui me fut agréable.

Aliénation, c’est bien cela qu’est la croyance, ou la foi – autre nom pompeux, qu’ils imaginent plus prestigieux, que ses zélateurs donnent à la simple croyance. La foi est une aliénation en ce qu’on crée ou accepte, en nous-mêmes, un ensemble d’idées, non prouvées, dont la seule force réside dans un postulat, motivé bien souvent par l’ignorance et la peur, aussi arbitraire qu’expéditif et sommaire.

Et par suite de cette inoculation dans l’esprit, l’individu contaminé, devenu un ou une croyante, réinterprète l’ensemble de la Réalité en fonction de ces structures psychiques préconçues, bien souvent renforcées par un dogme tout aussi impératif qu’arbitraire.

Et l’individu devient alors un simple « obéisseur », passant d’humain libre à pantin asservi sacrifiant la sincérité objective à l’obstination subjective qui ne lui est même pas propre.

La croyance est la plus sournoise des prisons.

16/05/13 :
Il est intéressant de constater que l’optimisation de l’actualisation de notre Energie-Etre – tout au moins en cas de problème – peut se traduire par…le sourire, la joie, la paix et l’enthousiasme.

C’est la malhonnêteté, surtout quand elle se traduit par l’orgueil et l’hypocrisie, que je déteste.
Je veux donc la traquer, la débusquer et l’extraire de moi.

Arrogance et mensonge m’horripilent et me répugnent. Donc les chasser de moi.

Arriver à RIRE de toute cette comédie, aussi tragique soit-elle, sans en ricaner, voilà de la Classe…

Que sont toutes ces choses m’environnant ? Que sont toutes ces choses me peuplant ? Que se passe-t-il ? Des mouvements, des pressions, des aspirations, des vibrations, des agitations, des frissons, des contractions, des dilatations, des suspensions, des expansions…

Le plaisir en acheminement. Un vagabondage sensitif, une déambulation sensible, errance dermique et épidermique, à pieds de rétines, foulées de tympans.
J’entame la danse avec la Réalité – le Monde pour musique.
Dansons ô Réalité ! Dansons !

Une bonne façon d’atteindre à la vraie humilité est de se mesurer concrètement et en toute honnêteté, sans prétention, à la Réalité; en entreprenant des projets.
Patiemment et avec persévérance, et tenter de les mener à bien.

C’est en se mesurant concrètement à la Réalité par des projets qu’on connaît ce qu’on vaut vraiment.
Le reste n’est que blahblah.

Surtout, veiller à ce que notre orgueil ne nous rende pas malhonnête ou irrespectueux ou égoïste.
Ne pas laisser l’orgueil nous rendre malhonnête ou irrespectueux.

L’esprit est une force d’organisation, de structuration. Continuellement et systématiquement l’esprit cherche à se raccrocher à quelque chose, à exercer son emprise sur quelque chose qu’il transforme en idée puis spéculation.
Et c’est justement ça son erreur !

A présent, la question qui vaille est : « en quoi suis-je compétent ? »…
Réponse…RIEN.

18/05/13 :
L’aberration de douter de soi fait être pire que seul puisqu’on n’a même pas soi.

L’hypocrisie finit par déformer le Soi; comme l’affectation et l’ostentation.

Dans les yeux le pus mental
dans les globes les ordures encéphales.
Masquer, cacher, refouler, crisper ?
C’est toujours dissimuler le mal,
le protéger plus que s’en protéger.

Ne peut s’améliorer que le Soi
et n’est Soi que le Libre Mouvement.

La Réalité est équilibrages de Forces, équilibrages d’Energies, équilibrages de Mouvements.

C’est sur tes Valeurs que tu peux être le plus fort…et le plus faible – et c’est sur elles que tu pourras être attaqué; là que le Monde aura tendance à exercer ses pressions…

LE FAUVE N’EST PAS UN TRAITRE.

19/05/13 :
Toutes les religions substituent à l’individu des lois et préceptes qui prennent sa place et gouvernent à sa place, et deviennent lui; le reléguant au fin fond de quelques frustrations et manifestations compulsives.

Tant que l’on vit selon des idées, on vit dans un Monde imaginaire, chimérique. Il s’agit de vivre pragmatiquement, donc selon les faits, les sensations et les émotions.

Un mélange de nostalgie, probablement dû au souvenir, plus inconscient que conscient, de la prime enfance. Un bonheur infantile, qui déjà était aliénation aux parents, quasi divins puisque tout-puissants et pourvoyeurs de nourriture et sécurité.
Et une volonté de gratitude, et une mégalomanie intellectuelle, quête d’absolu, alliées à une peur d’un jugement, de par un rapport à des référents et valeurs qui nous ont été inculqués, imposés, dès le plus jeune âge par la société, et au regard desquels on se sent obligés de rendre des comptes, créant une paranoïa constante. C’est tout cela qui a créé en moi, comme en beaucoup de gens (peut-être tous ceux qui sont concernés) le concept-aspiration de dieu : un fantasme, au sens premier d’idéal inaccessible, formé justement pour être inaccessible et ainsi permettre une tension continuelle à laquelle consacrer son énergie, son exigence et son idéal.

21/05/13 :
Le Plaisir n’a pas toujours raison.

Je viens de réaliser et comprendre que je n’ai JAMAIS (sauf erreur ?) voulu nuire à qui que ce soit.
Or, selon moi, c’est bien cela qui définit un acte méchant : l’intention de sciemment nuire à autrui, et agir volontairement en sorte d’atteindre ce but.

Le rapport entre ce qui est censé être non moral et l’absence d’intention de nuire, éclaire autrement l’acte libre, le libre-arbitre…

Et c’est cela qui peut créer un conflit dans l’individu; pour deux raisons : le conflit entre soi, dont le désir est estimé fondamentalement pur, non malveillant, et l’interdiction que la société oppose à ce refus.
Et la seconde raison est : le conflit interne à l’indiividu entre son désir et l’interdiction qu’il se pose lui-même, car il sait ou se doute que, bien que le désir ne soit pas malveillant, les conséquences de sa réalisation peuvent s’avérer néfastes…
« Dans le doute abstiens-toi » disaient déjà les vers de Pythagore.

22/05/13 :
Un des risques quand on travaille sur sa conscience, c’est de mettre à jour des choses qui généralement sont enfouies, inconscientes, inhibées.
Il s’agit alors de savoir gérer.

C’est vis à vis de soi qu’il y a lieu d’être en colère. Vis à vis d’autrui c’est rarement utile, sauf, par exemple, dans le cas d’une femme, pour échapper à un homme malveillant. La colère peut aider à lutter contre la peur.

Se focaliser sur ce qu’on veut et s’appliquer prioritairement à le réaliser.

L’auto-apitoiement et la complaisance sont les pires ennemis de qui veut être libre, de qui veut se libérer.

Je suis mon propre et unique maître. Seulement ainsi suis-je libre. Je suis mon seul maître, et je fais mes choix uniquement par rapport à moi seul et à mes valeurs : ce que j’aime et ce que je réprouve.

La liberté c’est l’accomplissement de choix, afin d’être en accord avec soi. Et cet accord n’est pas une idée, c’est un ressenti.
Quand on est en accord avec soi on se sent bien; s’il y a malaise c’est qu’il y a désaccord.
Etre en accord avec soi n’est pas forcé, ne demande pas d’effort mais lucidité, sincérité et simplicité.

23/05/13 :
Le cerveau S’OCCUPE.

Etre libre c’est faire des choix sans contrainte, et les vivre.

Savoir refuser l’Emprise c’est savoir être libre.
Comprenne qui peut…

24/05/13 :
Je déteste la morale, pour les cripsations, conflits et hypocrisies qu’elle crée, en moi et en autrui.
En fait je déteste TOUTE CRISPATION, toute emprise : tout ce qui empêche le libre épanouissement de mon Evolution.

Toute crispation est gaspillage de soi.

Espace, Mouvements, Orientations, Vitesses.
Tout est dit.

Savoir se débarrasser, aussi, de ce besoin d’appartenance, propre à tant d’humain : cette envie irrépressible de se revendiquer de tel mouvement, telle idéologie, telle croyance – ce besoin d’appartenance : s’en débarrasser.

Et si les idées étaient les défécations de l’esprit ?…

Je suis à jour de mes errances, à point de mes saisies.
Au jeu de mes facéties je me délivre.
Je n’ai plus à faire, je deviens.
Je n’ai plus à vouloir, je tends
plus à désirer, j’aime.

Quelque Chose existe, qui se raffine,
se raffine, s’affine et transforme.
Je ne gâche plus le Miracle
je ne boude plus l’extase
je ne fuis plus mon Merveilleux.

Ta plus grande faiblesse face à autrui est celle que tu t’infliges, et psychiquement la plus grande force d’autrui est celle que tu lui concèdes.
La première des forces d’autrui à ton égard est celle que tu lui concèdes.

Toute idée est une contraction d’une partie des énergies constituant le psychisme.
Par suite, chaque mot est un objet (« actif ») agissant comme un catalyseur de ces contractions, un cristalliseur de ces énergies.
Et ils (les mots) peuvent ainsi être employés pour capter, voire manipuler le psychisme, et par suite son individu, en provoquant la crispation des énergies psychiques; surtout si telle est l’intention placée dans les mots par leur émetteur.
C’est d’ailleurs ce qu’on peut constater parfois dans l’emploi que font certaines personnes, de certains mots.

Accumuler prive.
Accumuler de l’énergie en soi en prive le Monde.
Accumuler surconsomme.
Accumuler en soi de l’énergie fait qu’on se surconsomme : qu’on se gaspille.
ACCUMULER PRIVE ET GASPILLE.

Se libérer du jeu des idées entre elles
sortir de la valse inquiète et sournoise
de ces cercles reptiliens enserrant le soi.
La mémoire est la geôlière.

25/05/13 :
Tu fais semblant. Tu fais semblant de vivre. Semblant de savoir, semblant de vouloir, semblant d’aimer, semblant d’être.

Comment ne pas faire semblant ? Simplement : ne pas faire.
Simplement être. Laisser être soi. Sans se faire. Se manifeste ce qui advient, ignoré la seconde d’avant.
Car tu ne sais pas : tu découvres.
Cela advient : toi. Tu adviens.

S’effondrer avec ses erreurs c’est continuer d’en commettre.

A la question « comment libérer mon énergie offensive ? » La réponse peut être : le combat contre le mal c’est avant tout savoir se battre contre soi.
Comprenne qui peut.

Pousse ,pousse sur l’obstacle.
Pousse sur le flou.
Habite ta violence, pénètre ta violence
porte et emporte ta violence.
Ainsi tu ne seras pas violent,
ainsi tu ne seras pas manipulé,
par ta violence, par ton flou, ton indécis.
Pénètre, et pousse, tes doutes.
Scrute tout de toi, tes élans comme les échos qu’autrui provoque en toi.
N’aie d’autres limites que ton Amour.

Tant que je ne serai pas totalement sincère je serai mal à l’aise.
Et je ne peux être sincère qu’en étant vraiment moi. Et je ne peux être vraiment moi qu’en ETANT MA VITESSE.
Ensuite, l’Orientation se choisit en fonction de ce qui s’est révélé à idoine Vitesse : MA Vitesse.

26/05/13 :
Ta spécificité je la trouve admirable, magnifique, belle, glorieuse pour le Monde.

Sarcophage d’interdits hypocrites enserrant le coeur, opprimant l’Amour. Folie des peurs, des peureux. La mort plutôt que vivre, l’enfer en lieu de plaisir, le pervers qui nie le vrai, le sain bafoué dans la poitrine.
Le soupçon de se tromper, de méfaire, la peur de méfaire et de nuire à ce qu’on aime, admire. Le rapport à l’erreur grave, qui serait fruit de notre désir et de notre ignorance – ou seulement de notre désir, volonté, envie.
Et je t’aime, Monde, dans l’incertitude inquiète, soupçonneuse et sceptique, d’être ton assassin autant que ta victime, puisque je suis ton témoin que tu tues.
De mon univers, tout se joue en moi. Et je voudrais libérer tous les plaisirs qui peuvent mener aux erreurs. Aux excès ? On ne peut s’excéder.

Ô Coeur, j’éplucherai jusqu’au bout l’oignon qui te fait pleurer. Couche par couche.

L’Amour n’est pas un Jeu.
L’Amour est Source fertile.
L’Amour est Printemps perpétuel.

Je traque l’étau d’aliénation qui enserre mon coeur, jusqu’à ses plus profondes racines pour qu’elles se consumment, s’évaporent au soleil de ma sincérité, consummées au feu de mon honnêteté.
Dans les moindres recoins embusqués j’irai traquer les sournoises et hypocrites inhibitions, provoquées par la mortifère pudibonderie.

Le corps est terre de liberté
le sexe est outil d’amour,
le tout nous permet d’entretenir,
réparer et étendre un Monde
de bonheur.
Le sexe n’est ni une plaie
ni une arme.
La honte du sexe et de la nudité est une folie aux innombrables conséquences funestes, fatales, morbides, tragiques, horribles.
C’est la honte du sexe et du corps qui est honteuse.

Refuser de vivre est le crime que nous inculque la pudibonderie.

Les limites de l’Amour sont les débuts de la haine.

Combien est détestable, péremptoire, partial et arbitraire, fascisant et servile autant que puéril, l’entêtement borné que manifestent tant de croyants et croyantes. Cette misérable prison de peur et soumission dans laquelle vivent ces individus, et dans laquelle ils voudraient rentrer tout le Monde, afin de les conforter dans leur imaginaire inquiet, tourmenté et malhonnête.
Tous ces esprits dépendants et bancals, fébrilement contagieux par la peur, prêchant le nivellement conformiste, par l’agressivité masquée ou manifeste, uniformisante et liberticide…
Oui, tout cela est exécrable et rend insupportables tous ces zélateurs, et rend suspect ce qu’ils nomment orgueilleusement la spiritualité déclinée en croyances et leurs différentes applications politiques : les religions.

Une étrange parade de masques d’incertitudes, idoles d’elles-mêmes. Une histoire écrite de sperme de sang de larmes et de cendres.

Contacts. Tout est contacts. Tout mon être est contacts.

27/05/13 :
Quelque chose m’habite…qui n’est pas moi. Quelque chose de sournois, oppressant, menaçant, hypocrite…le Juge-Tentateur prétendument divin; ce mélange de concepts paranoïaques et serviles issus de tous les livres de cultes monothéiste présentant une idée de divinité juge scrutant les existences avec sévérité et opiniâtreté.
C’est cela que je dois extraire de mon psychisme : le souci-menace-soupçon-prétention-orgueil-mégalomanie-fascisme-fantasme-perversité-espion-tentateur « divin ».

Ce monstre, aussi sournois qu’omniprésent et visqueux, cette chimère tentaculaire pourtant bien incontournable c’est…l’IDEALISME. Mais en plus mon idéalisme corrompu par l’aspiration mégalomaniaque compensatrice de l’interrogation inquiète et servile fantasmatiquement et prétentieusement dite « divine ».

L’idéalisme ! S’en débarrasser ! Car il corrompt tout de moi : mes sensations, mes émotions, et mes idées.

C’est l’orgueil, qui s’agace de l’orgueil…!

Idéalisme qui fait que je suis toujours célibataire (car ne pouvant me satisfaire des femmes rencontrées, quand elles seraient disponibles) , idéalisme qui crée des fantasmes, des imaginations où l’on s’égare au lieu d’agir, idéalisme qui crée des doutes moraux, idéalisme qui rend pesante l’idée d’un dieu-déesse…
Foin de l’idéalisme !…

L’éventuelle malveillance d’autrui, tant qu’elle n’a pas d’incidences matérielles, est sans importance : ne constitue pas un problème.
Le problème du soi est avant tout intérieur : un adversaire (sinon ennemi) intérieur – à identifier.
Les défauts : les identifier et les rectifier, puis s’en débarrasser.

Identifier son mal ?…Ha ! C’est là que tu tapes ?…

Le mal est presque toujours une réaction : une réplique. A une douleur initiale. Le mal est une vengeance; or, la vengeance est un mal puisqu’elle ne fait que prolonger la violence, la méchanceté, la destruction.

Dissoudre le réflexe-envie de vengeance.

J’ai identifié en moi cette envie de vengeance. Je l’expulse et la dissous.

Qui prétend étendre sa conscience, voire s’unir au Monde, doit veiller en conséquence à être soi-même un espace de contact acceptable, agréable.

Encore une fois, tout est simple : savoir ce que l’on veut, et savoir ce qu’on ne veut pas; et s’appliquer à ce qu’on veut et tant que possible ne rien consacrer à ce qu’on ne veut pas.

Comme en toute chose, l’excès est le danger, le risque, le piège qui accompagne la Liberté.

Oui, l’esprit aussi est un espace. Il convient donc de ne pas se permettre d’y émettre, ou laisser, des choses néfastes.

Si tu aimes le Monde alors il est indispensable que tu t’aimes aussi et donc te respectes.

Si tu ne gères pas ton espace, il est malvenu de te plaindre de ce qui s’y trouve. Haha !…

Réaliser que la méchanceté vient souvent de la colère, et que la colère est une réaction, une réplique.
Aussi, plutôt que se focaliser sur la colère, se focaliser sur ses CAUSES. Et agir comme nécessaire et utile. Voilà qui n’est pas gaspillage.

Plutôt que des discours, quelques mots judicieux et s’y appliquer.
Contacts-Espace-Mouvements-Ressentis-Vitesses-Orientations-Amour-Liberté.

Amour comme Liberté regroupe la diversité dans le singulier.

Chance et chaos.

Se débarrasser des positionnements et comportements de petit enfant qui cherche, par ses actes, paroles ou pensées, à obtenir l’agrément de tutelles, parentales ou prétendument « divines ».

SE SEVRER ! De toute. De toute tutelle.

La Liberté et l’Amour doivent savoir se rétracter, parfois, pour protéger ce qu’elles aiment.

Savoir ne pas pervertir l’Amour de la Liberté en égoïsme.

On ne peut être vraiment sincère dans ses choix, que si l’on se réfère à soi seul, et à rien ni personne d’autre.

Je suis en colère contre moi.
De m’être abusé moi-même, de m’être rendu dupe de tant de choses par hypocrisie envers moi-même – et autrui.
Je veux…me pardonner.

Utiliser sa pensée pour résoudre des problèmes concrets, pas pour se créer des problèmes intellectuels.

Il est préférable de devenir ce que l’on sait, au lieu d’accumuler des connaissances.

Le corps est Mouvements d’expansion, parmi lequels la pensée est Mouvements de contraction.

Toute la Réalité est Mouvements fluides d’expansion; même la conscience qui naît de la rencontre en nous de mouvements.
Mais l’humain a en plus la capacité de…CONTRACTER les mouvements.

Comme l’ensemble de la Réalité, tu es Mouvements d’expansion, mais…quelles contractions te limitent ?…

Tant que tu te caches ou veux te cacher…c’est que tu as quelque chose à cacher…

Finalement, il n’y a peut-être rien de plus honnête qu’être sceptique.
Et à ce compte, je le suis plutôt bien.

28/05/13 :
Avancer par les faits et actes, choisis, ressentis et accomplis.

Il y a une part de mon esprit : l’Aliéné-Aliénateur, qui est composé de colère, d’énergie accumulée, d’idées inquiétantes, de réflexes de survie, de volonté de garder le contrôle, de morale sociale-civique, d’idées issues des livres mystiques, de volonté de vengeance, et d’autres choses, qui forment un Censeur, en moi, avec lequel ma part de Soi la plus sincère, véridique, honnête, intime, fondamentale, entre en conflit, notamment à coups de provocations qui m’exaspèrent mais qui ont pour but d’affirmer ma Liberté.
Je suis en conflit avec moi-même; ce qui est une aberration.
Mais en fait je suis en conflit avec une part de moi…qui n’est pas vraiment moi : qui est la part d’aliénation que la société dans laquelle j’évolue depuis ma naissance, m’a inculquée et insérée en moi.Absurdité ! Tu ne peux être en conflit avec toi. Le un ne peut être en conflit qu’avec l’autre.
Si tu es en conflit avec toi-même c’est que tu n’es pas toi-même.
En étant vraiment toi-même tu ne seras pas en conflit avec toi-même.

Si tu n’es pas Aise c’est que tu n’es pas vraiment toi (à cause de l’influence d’autrui, ou par frime ou orgueil, ou germe pathogène…)
Manque d’Aise : manque de soi.
Malaise : mal de soi.

Ne peut vraiment se corriger que celui ou celle qui reconnait ses erreurs, puis s’applique à ne plus les commettre, et à abandonner leur origine, cause, motivation.
Tant qu’on se dissimule les choses on ne peut les rectifier.

Sans oublier que le mal se renforce de toute complaisance à son égard…

Je suis un espace, faisant partie d’un Espace plus grand. Et l’espace que je suis contient une part de violence potentielle qui ne trouve pas d’endroit où se décharger : je ne sais pas où taper (car j’estime que rien dans mon entourage ne le mérite).

Mais…il ne s’agit pas de taper. Il s’agit, surtout dans la dimension psychique de l’espace, d’utiliser toute énergie à des fins constructives, d’amélioration de cet espace et, au-delà, de la Réalité.
Trouver les moyens d’employer TOUTES ses énergies à des fins constructives, et non destructives.

Qui provoque ne peut être en paix.

Cesser de se juger par rapport à un idéal de soi, par rapport à un idéal de meilleur que soi.

La colère c’est de l’énergie accumulée, non actualisée, ce qui entraîne pression, jusqu’à surpression.

Le Monde n’est pas là pour te satisfaire; mais toi tu peux l’améliorer.

Rendre des comptes ???…
Peut-être à qui m’en demanderait, mais en tout cas pas à une chimère intellectuelle dans ma tête.

Tu peux vivre ton Aise, au lieu de te contaminer du malaise d’autrui.

Ce n’est pas soi qui se veut.

Selon toi, vivre consiste à obéir ou te faire obéir (même de toi-même) ? Non. Vivre consiste à ressentir des choses, être des états, et faire des choses.

Je ne veux plus me malmener.
Je ne me malmène plus; je me ménage.
Qu’importe mes idées, je surfe la Réalité et si quelque chose m’arrête c’est ce que je suis.

Ta pensée peut être toi, mais tu n’es pas ta pensée.

C’est maintenant : MAINTENANT JE ME DONNE AU MONDE, SANS PLUS AUCUNE RETENUE; LUI ME RETIENDRA.

Je vais et seul le Monde m’interdira.
Je souhaite que mon ignorance, et mes défauts ne me rendent pas nuisibles, car j’aime le Monde et au-delà : j’aime la Réalité.

Le Réalité me devient
Mouvements continuels
dont s’anime ma chair.

J’aime moins la crispation que le fluide, la fluidité.
Comment célébrer la Réalité,
comment féliciter le Monde,
comment glorifier l’Existant ?
Quels compliments ? Quelles caresses ?
Vivre mon derme « bravos »,
mes vues délices, mes ouïes…
Tout est si extatique.

Je cherche à atteindre…

Rationnel ???Le Monde n’est pas une réponse.

L’excès de zèle risque de finir par créer ce qu’il veut éviter.

Je suis…tous mes ressentis et toutes mes possibilités.

Contrôler jusqu’à ton ombre, orgueilleux.
Des instants, des opportunités.
J’ai envie de tout ? Non.
Nos limites nous certifieraient ? Ou presque.
Comme elles sont fraîches.
Rivières. Sommes-nous fleuves ?

Je suis établi de mystère. Je ne me fonderai plus sur mon ignorance, sur l’ignorance. Savoir c’est quoi ? Savoir c’est pouvoir prédire.
Savoir c’est un passé qui connaît ou permet de connaître une partie de l’avenir.
Cherché-je à me tuer ? A me nuire ? A me coincer ?
Suis-je fondamentalement mon ennemi ? Après tout, je me tue d’être moi-même. Je me meurs.
Ou je suis mon remède, ma cure, mon traitement. Ou ma sentence, ma punition.
Je suis ma solution; ma résolution. Mon euphorie et mon échec.
Je suis une si merveilleuse instance…

Une des difficultés avec le mal est qu’il éveille le mal; et qu’il le provoque.

29/05/13 :
Nouveau jour. De nouveau des possibles, des découvertes, des révélations, des libérations, des progrès.
Clair, lumière, respiration, l’air sur les muqueuses, le corps qui se dilate, les poumons se gonflent. Rien de trop, et des manques pour espaces. Si j’arrive à ne plus me gaspiller je serai enfin content.
Salut à la matière !

Ô Espace…
Contenu déplaisant ? Je repousse.
Contenu plaisant, je laisse advenir.
Tout sait. Je ne veux pas être facteur d’ignorance, de confusion.

Cultiver son Espace, voilà tout…

Dès que tu ne mets plus de fierté à agir, mais cherche à être content, les choses deviennent plus faciles, ont moins de prise sur toi et tu ne te gaspilles plus.

Agir par satisfaction et non par fierté. On ne se gaspille plus et on y gagne en efficacité.

Chercher l’efficacité et non l’admiration.

Se garder de toute interprétation globale et définitive du Monde, comme on se garde de tout totalitarisme et toute uniformisation.

Ô Chercheuse, chercheur…il est indispensable que tu saches toujours si tu veux être un monstre ou un vivificateur.

Une fois tes erreurs identifiées, la culpabilisation n’est plus qu’un poison inutile.

Nier ses propres qualités n’est pas de l’humilité mais de l’humiliation et du mépris de soi, malhonnête et vicieux – pervers.

Les amis ne te cirent pas les pompes…mais ils te gardent une paire de chaussures.

Je porte à la fois ton amour et ta haine
dans la même main la caresse et le crime.

L’éveil n’est pas solitaire
l’éveil est une rencontre
une surprise, une stupeur.
J’arrive avec tout le reste
et ne cesse de m’étonner.

Je ressens le besoin comme l’envie
d’inspirer, d’expirer, de vouloir ?
La Réalité n’est pas malveillante
mais elle a faim. Et soif. Et veut se perpétuer.
Veut ? En tout cas elle le fait.
Tout ce qui vit est conscient.
Tout ce qui est conscient sait,
à hauteur de son ignorance
et vice versa.

30/05/13 :
A trop vouloir mon pouvoir sur moi-même je me mets en faiblesse.

En moi gronde, fébrile, une part d’absolutisme suspicieux, mêlé de suffisance prétentieuse, qui s’effarouche…d’elle-même. De fait, rien ne s’agace plus de l’orgueil…que…mon propre orgueil.

A présent, plutôt que traquer mes défauts, je me consacre à mes qualités, je cultive mes qualités. Je suis bienveillant, de bonne volonté, ouvert d’esprit.

Mon Espace. Ce que j’y retiens, pour un temps, et ce que je laisse aller. Mais de toutefaçon tout se dissout.
D’instant en instant je suis le total des possibilités présentes dans mon espace. Libérer l’espace. Relâcher toute crispation de mon espace.

Il ne s’agit pas de Bien ou de Mal, mais d’Agréable ou Désagréable; pas une question de d’idées mais de sensations.
En effet, on peut avoir la conviction de l’idée de Bien mais si dans les faits son Ressenti nous est désagréable on ne sera pas en accord sincère avec soi.
Par ailleurs, l’Agréable peut servir de Référence suprême, puisqu’on ne peut pas méfaire si on le respecte, puisque pour soi seul ce qui est agréable ne concerne que soi; et dès lors que le soi entre en interaction avec autrui, s’il le fait selon des modalités qui respectent et produisent l’Agréable, il ne pourra être méchant vis à vis de quelqu’un car l’Agréable ne peut être obtenu que s’il y a Communion des Agréables ressentis par les individus impliqués en présence. On ne peut ressentir un véritable Agréable si l’Autre souffre. (Même en étant sadique; du moins me semble-t-il, car je ne suis pas en mesure de l’affirmer, n’étant pas sadique)
De même, si quelqu’un agit avec hypocrisie, prétendant chercher à procurer de l’agréable à autrui, il ne pourra lui-même ressentir un véritable agréable puisque sa malhonnêteté le tourmentera (plus ou moins, mais tout de même)

Ainsi, le Plaisir que j’avais tenté de dépasser, pour essayer de trouver une autre voie, une autre valeur, que celle évidente, spontanée, qu’il constitue, demeure pourtant bien un des fondements de cette Réalité, un repère.
En effet, quand il y a Plaisir sincère, véritable, il ne peut être que partagé dès que plus d’une personne est concernée et impliquée. Il ne peut y avoir de plaisir véritable par et dans le viol, la contrainte.
Le Plaisir est en effet la preuve, et ne peut se produire que, s’il y a harmonie et optimisation de la matière. Dès lors qu’il y a anomalie, agencement inapproprié de la matière (par contrainte, accident, maladie…) il y a douleur.

Mon Espace…l’Amour me porte à en explorer chaque parcelle; aussi les recoins, les dissimulations.
Tout révéler de mon espace. Pour en extraire ce qui est déplaisant : MAUVAIS…au GOÛT.
Sensations et goûts. Ressentis. Et pour manifester et faire vivre ce qui est agréable.

Le problème est celui des limites :quelles limites donc quels interdits ?
On en revient à : si tu aimes la Réalité alors tu ne veux pas lui nuire, donc ne pas lui provoquer de douleur, donc ne pas chercher à lui êre désagréable. Donc : respecter la Réalité, le Monde, soi et autrui.

Ainsi, de fait, je n’ai que 4 limites : ne pas assassiner d’humain, ne pas violer, ne pas mentir, ne pas voler.

Dans le doute je m’abstiens.

Mon espace se connaît, et peut laisser les choses qu’il ne reconnait pas à elles-mêmes. Laisser le mal à lui-même.

On ne peut être libre que par les faits. Puis on peut être libre de parler et libre de penser.
Mais on ne peut être libre que si on se désaliène de toute idée de dieu. Et même si dieu existait il serait indispensable de s’affranchir et désaliéner de son emprise sur nous. Sinon il n’y a que servilité, soumission, aliénation, positionnement infantile de créature et d’enfant se référant toujours à une autorité.

Etre libre c’est n’avoir d’autre autorité que soi.

Ma vie est encore encombrée par ce que je nommerais le mythe archétypal divin : l’idée d’un dieu, nourrie et construite de tout ce que j’ai lu (Bible, Coran, Tao Te King, Dhammapada, Vedas, Upanishads, et autres…).
A cela j’ai ajouté ce que j’ai vécu, réinterprété en fonction de mes goûts, aversions, émotions et de ces données livresques.

Bref, j’ai créé un mythe archétypal divin (mythe car histoire grandiloquente imaginaire, spéculative, non prouvée; et archétypal car dieu est l’archétype du transfert d’autorité sur eux-mêmes que font tant d’humains) qui m’obstrue, m’encombre.

Le fait est que je n’expérimentais plus le mystère fondamental et continuel qu’est la Réalité, mais que j’interprètais tout à travers les concepts-idées mystiques issues des livres.

Ainsi je n’expérimente plus spontanément ni sincèrement la Réalité : je cherche les concordances et les mises en adéquations d’informations – que j’ai déjà imprégnées de mes croyances – avec des choses écrites dans des livres.

Tout ce que je vivais, ressentais, pensais, devait être accrédité et conforme à ce qui est écrit dans la Bible et exigé par la morale puritaine, pudibonde, hypocrite, honteuse, servile, névrosée, qui domine dans cette société occidentale (mais qu’on retrouve partout ailleurs, avec des variantes locales) et qui est en grande partie issue elle aussi d’une interprétation, étroite, de la Bible.

Je vivais par procuration de livres.

Tout de moi, constamment, de mes sensations à es idées, désirs, volontés, passait continuellement et systématiquement au tribunal interne de mon esprit formaté, aliéné, dans lequel siègeait des censeurs tendancieux, restrictifs, ignorants, hypocrites, vicieu, issus d’interprétations couramment admises bien qu’erronnées, faussées, de la Bible essentiellement, qui elle-même est un livre dangereux, contenant des excès, des folies…

Si c’est pour vivre selon un ou des livres, autant se ranger sur une étagère et vivre dans une bibliothèque.

C’est fini ! Fini les livres mystiques, « spirituels »…

Etre libre c’est n’avoir d’autre autorité que soi, en toute sincérité et honnêteté.

Car au lieu de vivre le Mystère je vivais : le SOUCI divin et ses interprétations prééétablies du Monde.

Finies les réponses toutes faites, arbitraires et absolues, les interprétations aliénantes, partiales, péremptoires bien que ne reposant que sur des postulats décrétés sans aucune preuves indubitables.

Place au Mystère du Réel.
PLACE AU MYSTERE DU REEL que je rencontre avec toute ma sincérité, mon courage, mon affection et mon admiration.

Je vis selon les faits, pas selon les spéculations.

Mon rêve ? Un village. Avec des gens gentils, honnêtes et de bonnes volontés. Juste des choses naturelles : pas d’électricité, pas de moteurs. Le seul problème serait les maladies : la médecine. Il faudrait trouver des plantes pour soigner et des remèdes pour calmer les douleurs. Et on vivrait tous et toutes en semble, en collaboration, sans quête de profit : juste le bien-être de la communauté, par le bien-être de ses individus.
En faisant en sorte que chacun et chacune puisse exprimer au mieux tout ce qu’il/elle peut et veut. Et on s’entraiderait, bien entendu.

Je n’ai presque plus que colère comme réaction à ma sorte humaine, mon espèce, ma race, mon genre, car tout est mensonges dans nos faces, nos attitudes, nos expositions.
Faire c’est semblant, libérer c’est devenir.
Mais je ne vis pas des mots, je ne suis pas des mots, le Monde n’est pas fait de mots.
Un arbre ne se nomme pas arbre, n’est pas le mot arbre. Arbre n’est qu’une désignation, une combinaison arbitraire de phonèmes pour désigner ce truc vertical avec des machins et des choses…
Les mots ne sont que des désignations, des doigts pointés vers le Monde – ils ne sont pas le Monde.

31/05/13 :
Toute croyance spirituelle, mais surtout celles issues des monothéismes moyen-orientaux, induit une pensée schizophrènique et paranoïaque : devenir deux, soi plus une entité morale dite « divine » qui observe, juge et même sanctionne tous nis actes, parole, pensées, désirs, envies, etc…
Tout simplement horrible, insupportable, vicieux, pervers, malsain et débile.

L’hypocrite encore rôde et sévit en moi, provoqué par le jugement et égaré par l’ignorance de ce qu’est un signal indicateur de commencement d’excès.
Tout cela bousculé par le refus de la soumission à une morale aussi perverse qu’hypocrite et assassine.

Quoi ? Je ne laisse pas encore vivre mon Monde. Soit parce que je l’empêche, soit parce que je le pousse à mauvais escient; le plus souvent par provocation réactionnelle.

Je porte ma quantité de Réalité. Je sais ce que j’estime mauvais. J’essaie maintenant de vivre sans conflit en moi-même.
La seule chose que je SACHE est que j’existe et j’estime que le plaisir justifie tout.

Ô Monde, la Réalité est un dialogue dont je suis les questions et dont tu es les réponses.
Je me nourris de toi, et tu sembles te nourrir de moi.

Je deviens et vais, et en cas de doute c’est d’abord mon affection pour le Monde que je pousse en avant.

Oublier de vivre aussi pour soi c’est oublier de vivre tout court.

Celui qui s’imagine porter le Monde porte surtout son propre orgueil.

Si tu ne libères pas ton Monde intérieur, ce n’est pas vraiment la peine d’en avoir un.
Si tu ne libères pas ton espace ce n’est peut-être pas la peine de vivre.

Il n’y a qu’en te révélant à toi-même en toute sincérité que tu pourras te connaître puis t’améliorer.

Il n’y a d’honnêteté que humble.

ON N’EST LIBRE QUE NU.
Comprenne qui peut.

01/06/13 :
Je déteste tout ce qui est intrus malveillant et malfaisant en moi, et je l’expulse, sans compromis, sans transiger, sans complaisance, sans rien en laisser en moi : tout ce qui m’encombrant et me polluant, me répugne et provoque colère et détestation.
Les peurs, par exemple, en font partie; comme les endoctrinements, les aliénations, les croyances, les hypocrisies, les méchancetés, les malhonnêtetés, et l’orgueil.

Quand je saurai danser sur la musique du Réel, les harmonies du Monde et les rythmes de mon corps, l’Existence deviendra ma chorégraphie vitale.

Je ne tolère plus la froide inquiétude qui sourd, sournoisement de mes profondeurs refoulées et inconscientes. Je chasse de moi tout intrus déplaisant, indésirable. Le Soi reconnaît le sien.

Pour beaucoup de gens qui s’y laisse duper, le langage non seulement exprime la Réalité mais même EST et définit et décrit la Réalité.
Alors qu’en fait le langage n’est qu’une ensemble de conventions arbitraires, phoniques et syntaxiques permettant à plusieurs personnes de simplement confirmer qu’ils constatent une stupeur, une ignorance et une incapacité existentielles d’être certains, car rien n’est définitif comme tout évolue.

De même, le langage permet d’établir un accord ou un désaccord.
Mais la Réalité n’est ni mots ni idées. La Réalité est matière et faits, choses qu’on ne peut honnêtement réfuter.

Si tu ne préserves ton Aise, tu seras à la merci de tout désagrément.
Ton Aise est peut-être la seule chose de toi que tu doives surveiller.

Que suis-je ? Je suis un Espace; qui n’accepte pas n’importe quoi en lui.

Les larmes effacent des illusions et font briller des vérités.

02/06/13 :
Tout est Espaces; et relations entre des Espaces : relations entre des espaces intérieurs et des espaces qui leur sont extérieurs.
Ainsi il y a ce que mon Espace accepte qu’il y ait en lui-même et ce qu’il refuse qu’il y ait en lui-même.

Un des problèmes de cette existence est que certaines erreurs sont aussi fatales qu’indispensables.

Le paradoxe stupéfiant de notre histoire est que : on sait dès l’âge de 5 ans, voire avant, ce qu’il en est de notre réalité puisqu’on sait ce qu’on ressent. Mais la pression d’autrui nous égare, et on finit par s’oublier dans l’exigence qu’ils ont de nous.

La vérité c’est que tu SAIS.
Oui : JE SAIS.
Alors je cesse toute croyance, et je quitte l’espace d’autrui. Je suis mon propre espace et je vis ma Réalité.
D’instant en instant je sais ce que je ressens et je vis en conséquences.
Et ce que j’ignore, soit je cherche à le découvrir parce que ça m’attire, soit je le laisse à lui-même parce que ça me déplait.
Je sais, je choisis, je fais.
Le reste n’est pas de mon ressort : ce que je ne sais pas, ne choisis pas, ne fais pas.

Je sais ce que j’aime, et agis en sorte de n’avoir à rendre de comptes à personne.

On a souvent plus peur des idées que des faits.

03/06/13 :
La culpabilité horrible, horripilante, du fait de l’esprit greffier du tribunal intérieur, celui que la société nous inocule, et qui juge d’instant en instant, tout ce que nous sommes…

Se débarrasser de tout juge, de tout greffier. S’occuper de soi et rien d’autre que soi; puisque soi inclut la part de Monde qui se sent bien en nous. Si on est vraiment soi et pourtant mal à l’aise c’est qu’une part de nous est incorrecte, non conforme à nous-mêmes ou à ce qui permet l’optimisation du Monde.

Dissoudre le tribunal intérieur, qui nous encombre, nous alourdit, nous hante et nous corrompt, nous altère.
Pour soi-même il n’est même pas nécessaire d’établir une éthique; c’est vis à vis d’autrui que cela peut être nécessaire : établir pour soi une éthiue réglant nos comportements vis à vis d’autrui.
Mais quoi qu’il en soit : d’une part on se connaît, puisqu’on se ressent; d’autre part on SAIT ce qu’il en est de notre Réalité puisqu’elle nous est CONSTITUTIVE, d’instant en instant dans notre Présence Immédiate au Monde.

Veiller à ne plus être dupe, ni vassal, ni marionnette, ni esclave, de notre esprit; même si la conscience reste un processus interprétatif, donc partial, tendancieux, subjectif…INTENTIONNEL…
C’est en cela que les sensations, les ressentis et l’EXPERIENCE peuvent nous aider à passer outre les manipulations de notre esprit.

Se débarrasser de ce tribunal intérieur, le détruire; d’autant qu’il est mental, intellectuel, qu’il juge à partir d’idées préconçues, pour la plupart issues de la morale pudibnde castratrice honteuse, humiliante et hypocrite, perverse, débilitante, dégénérée et corruptrice qui domine dans la plupart des sociétés : la honte vis à vis du corps, d’interprétation volontairement déformatrice de la Réalité, en réaction à l’effarement d’exister.

Ne pas confondre doucement et doucereux…

Ce n’est pas aux idées, et aux mots qui les véhiculent, qu’il s’agit de s’appliquer mais aux faits : les sensations, les ressentis, les actes et leurs conséquences.
Vivre selon les faits, non selon les idées.

Se sevrer de l’aliénation mentale, psychique, parentale et sociétale.

Ne pas confondre liberté personnelle et irrespect.

Oui, en finir avec le tribunal intérieur, le public d’inquisition psychique.
Curieusement, l’erreur psychique, consciente ou non, PSE dans les globes occulaires : un poids-présence ressenti dans et derrière les yeux…Ca fait longtemps que j’ai repéré ça.

L’emprise psychique peut se manifester par un poids dans les yeux et/ou des mouvements de la pomme d’adam…Il y a lieu d’étudier cela. C’est intéressant. A quoi est-ce dû ? Ca peut aussi se ressentir dans la thyroïde ou ses environs.

Toujours se garder de l’orgueil, qui pousse à la suffisance, qui elle-même pousse à l’égoïsme et ses inconséquences.

Notre première folie est de nous débattre avec les idées : nôtres et d’autrui; au lieu de les laisser à elles-mêmes.

Tant que tu n’as pas réalisé que tu es manipulé par des idées (croyances, mots, histoires, peurs, obsessions, souvenirs…) et tant que tu ne t’es pas affranchi des idées, de leur emprise, tu restes un(e) aliéné(e).

Je n’abandonne pas mes valeurs, qui sont issues d’expériences sensitives et de mes goûts et affections, j’abandonne mes croyances, qui ne sont que crispations mentales, postures, attitudes…résignations et abandons justement : l’abandon du Monde et de soi-même, pour se réfugier dans les idées, l’imagination, le spéculatif, le fantasmatique.
J’abandonne la croyance, mais pas l’espoir car il est issu du désir, et le désir accompagne l’amour.

Abandonner, refuser, toute croyance c’est être prêt à rompre tout lien imaginaire avec le Monde et donc à se retrouver non pas seul mais dans un rapport strictement sensitif et factuel au Monde, un rapport à soi et au Monde, qui n’a plus rien d’intellectuel, mental, rationnel, mais qui n’est constitué que d’expériences concrètes.
Cela entraîne donc un vrai VIDE mental; on se retrouve…isolé. Mais cela est illusion car on fait partie du Monde avec qui on est toujours, et avec qui on retrouve les contacts.

04/06/13 :
Arrive un moment où la provocation est la façon dont la pensée sonde le Monde, et éprouve sa liberté vis à vis de lui…
Or il est néfaste de provoquer. D’autre part, il est plutôt inapproprié de sonder le Monde par la pensée.
Revenir aux contacts sensitifs, aux faits, aux sens, sensations et ressentis.

Mais les provocations sont aussi dues aux doutes. Et il y a 2 types de doutes : ceux qui ne sont pas liés à nous, et ceux qui y sont liés.
Les doutes dus au fait qu’une partie de nous n’est pas certaine et diffère du reste de nous; et des doutes qui sont des idées ne nous étant pas intimes, qui ne sont pas dues à une part de nous mais sont juste des idées. On pourrait parler de doutes endogènes et doutes exogènes.

Ce sont les doutes endogènes qu’il est préférable de dissoudre et expulser de nous. Sans se complaire à rester focalisé sur eux.

Finalement, choisir revient à décider quelle forme on donne aux énergies qui sont, et passent, en nous…

Tant que tu n’as pas identifié ce qui selon toi est un (ou des) crime, tu ne connais pas ton mal, tu représentes donc d’autant plus un risque.
Une fois identifié ce qui selon toi est un crime, il t’appartient de devenir fiable vis à vis de lui : le commettrais-tu ou non ? Et ensuite, quelle que soit la réponse, ne pas t’y complaire; détourner ton attention de ce sujet. C’est ton…crime, ton défaut, ton vice. Tu peux t’en débarrasser, en ne le faisant pas vivre : en lui refusant volontairement ta conscience.

Si tu as une mauvaise idée en toi, il est bon de réaliser que ça n’est qu’une idée – quelque arrangement biochimique cérébral sans grand pouvoir effectif; jusqu’à preuve du contraire. Le tout est de ne pas s’y complaire.

D’autre part, il convient de réaliser qu’on ne contrôle jamais tout de soi, et peut-être surtout pas l’esprit. Donc, ne pas trop s’identifier à son esprit, surtout à ses productions qui nous déplaisent. Sans pour autant, à contrario, tout se permettre.

Tu n’es pas que ton esprit. Il est prudent de ne pas complètement s’identifier aux productions de notre esprit.

Je ne suis pas responsable du Monde; Je cultive l’Espace que je suis, en veillant à n pas nuire volontairement au Monde, sans m’aliéner ni à cete vigilance, ni au Monde. Je suis bienveillant, et pas malveillant, quelques soient les erreurs qu’il puisse m’arriver de commettre.

Encore : qui s’imagine porter le Monde porte en fait son propre orgueil.

L’humilité c’est aussi savoir laisser être la Réalité – dont soi.

Je suis mouvements. Mouvements n’est pas Emprise. Mouvements.

Doit-on dire : celui qui ne s’amuse pas de lui-même est dangereux ?

Savoir ne pas se piéger au redoutable « toujours plus », ou son jumeau : le « toujours mieux ». Savoir…laisser.

Vivre son Aise; éviter son malaise.

Une partie, minoritaire, de moi est méchante.
Il s’agit de ne pas s’y complaire.
Et vivre et faire vivre la partie gentille. C’est tout.
Un rat ne doit pas faire s’écraser l’avion…

Le mal se renforce de toute complaisance à son égard.

Tant que tu considèreras être Un être, au lieu d’une composition d’éléments différents, tu te méprendras sur toi-même.
Tu es composé pluriel.
Je suis pluriel. Je suis une fédération haha !

La méchanceté peut surgir en toi; le tout est de ne pas la faire vivre.

Si tu obéis à des idées, tu n’es qu’un être idéel…

Je le décide : je ne me soumettrai plus à des idées, et je ne m’aliènerai plus à quelque idée que ce soit.
Je laisse mon esprit à lui-même et n’en saisis et trite que ce qui me convient.

Vouloir nier sa part de méchanceté c’est entrer en conflit contre soi-même. Il est préférable d’identifier sincèrement sa méchanceté, et de ne pas s’y complaire : ne pas s’y consacrer.

Pour conclure : il suffit de savoir ce qu’on aime et ce qu’on veut.
J’aime le Monde et je veux qu’il soit en paix.

J’abandonne toute aliénation infantile croyante, et je me libère. Je suis un humain content de l’être et qui, par sa désaliénation notamment, tente de donner de la dignité au fait d’être humain, en essayant d’être un être libre tant que faire se peut.

J’aime le Monde et je fais confiance uniquement au manifeste indéniable, dont moi.

J’ai décidé de définitivement affronter mes idés jusqu’au bout, et voir ce qui adviendra. C’est à dire : je ne force rien, je laisse venir ce qui me vient et je ne le retiens pas, j’observe ce qui se produit (dans ma tête), et si cela me déplait je n’y persiste pas; et si un conflit dû au « tribunal interne », à la culpabilité-remords-doute me dérange, je laisse faire aussi et on verra ce qui adviendra. J’aime le Monde, les humains et je ne veux que leur bonheur, le mien inclu.

Ô vies ! De toutes ces danses
ces pas esquissés, gagnés maladroits
et ratés superbes – à la joie !
Notre transcendance est porter le plaisir.

Je prends mon envol, mon élan
sûr de moi car toute incertitude
m’est autre. Sans compter mes balourdises.
Je suis un réel de liberté
une tension pacifique
un réseau de tendresse.
Quelques ombres de crimes
me polluent furtivement
mais je sculpte le Monde
de mes volontés, mes désirs.
Importent peu les mots,
j’exporte ma Bienveillance.

Le poison du crâne
qui me rend plaie
que je suce ou sirote.
J’essaie de partager
mon mieux, mon préférable.
Bâtir le bonheur
c’est bien cela : Vivre

Tant qu’on te voit trop
c’est que tu draines trop, vers toi.
Dialogue de l’Existence !
Pas monologue narcissique.

Et pas de théorie; que de la pratique
et ce qu’il suffit de mémoire.

Le Monde est magnifique
et les Humains peuvent l’améliorer !
C’est une des rares choses que je sache.

J’expulse ce qui m’encombre.
Je suis en colère et n’ai pas à l’être.
J’expulse tranquillement, doucement,
pacifiquement ma grondante colère.

Finalement, c’est de moi dont j’avais peur.
Je déteste ma colère.
Ma colère qui me harcèle
de vilains soupçons sur moi-même.
Je me refuse à rendre la méchanceté,
le vice, le mensonge à autrui
qui pourtant m’agresse parfois de ces horreurs.
Du coup, je retourne mon agressivité
contre moi, avec ruse opiniâtre
et vice délétère…
Je déteste ma méchanceté.
Tant mieux : je la dissous.

En fait, mon Fauve c’est l’Amour :
l’Admiration Bienveillante.
Le culte rendu au Corps par l’Esprit.
Donc le Chant du Corps
puisque tout est Corps.

La crispation est l’erreur
l’arrêt, le piège
et l’Emprise l’attrait qui y mène.

Vouloir tout maîtriser de soi, ou tout expliquer, est un piège absolutiste.
L’absolu est un piège à éviter, par la simplicité, l’humilité et une part d’acceptation de ces magies qui nous échappent.

05/06/13 :
Savoir ce qu’est la Liberté c’est savoir Vivre.

Je n’ai pas besoin de juge, de procureur, de policier. Je n’ai pas besoin de maître, de chef, de religieux, de divin.

Je veux juste que personne ni rien ne souffre.

Tant qu’il y a une croyance, en toi, il y a un intrus. Toute croyance est un intrus, qui nous aliène, nous manipule, nous perturbe, nous altère. Abandonner et refuser toute croyance. S’en tenir aux faits.

La méchanceté se renforce de toute complaisance à son égard.
Voilà bien une des phrases les plus pertinentes et utiles que j’aie écrites.

Tant que tu es crispé c’est que tu n’es pas vraiment toi, car le Soi, mouvements, n’est pas crispé.
Tant que tu es crispé tu n’es pas toi.

Se libérer de ses pensées, pour se désaliéner de son psychisme c’est : laisser les idées à elles-mêmes, sans s’en occuper, comme de simples objets auxquels on ne prête aucune ATTENTION et qu’on ne TOUCHE pas.

Etre une identité singulière c’est produire et manifester, volontairement et involontairement, des spécificités particulières : c’est être une part unique de la Réalité.

La quête de perfection est un piège de type à la fois noeud coulant et sables mouvants.

Le perfectionnisme intellectualo-moral est mon défaut-piège.
Donc
je cesse toute Emprise. Advienne que pourra dans les limites concrètes du respect d’autrui, bien sûr.

Si tu veux vraiment exploiter la conscience, tu ne peux agir que dans et par la réaction. Et même alors il y a une part d’imprécision et de non-contrôle dans la conscience, dans nos choix et dans nos actes.

Les limites du contrôle…
Elles interrogent mais je ne veux pas nier la capacité de Liberté. Tout s’échappe, tout est en Mouvement et c’est aussi nécessaire.

Refouler sa haine…finit par l’entretenir; ou du moins la raffiner…

Savoir aussi garder une part de dissimulation.

Le cerveau n’est pas un numérateur (computer en anglais) mais un ordinateur (il met en ordre) et un associateur (il associe les émissions du Monde, transformées en in-formations). Ordinateur.

Gardien, par exemple ? Si tu veux, mais un gardien ne se perd pas dans ses pensées. S’il veut être efficace, un gardien se sert de ses sens avant, essentiellement : il s’occupe des faits, pas des idées.

Je n’aimerais pas qu’on me dise : « il n’a pas bien travaillé à préserver la Terre ». Il n’a pas respecté ce qu’il était, il n’a pas préservé la paix, l’amour. Il n’a pas protégé le Monde. Et pire : il a oeuvré activement à la destruction de ce Monde. Il a été méchant. Il n’a pas défendu, ou au moins respecté, ce qu’il a estimé valable ».
M’a-t-on confié quelque chose ? Pas que je sache.

06/06/13 :
J’émerge d’un flux, d’une multitude. Fruit d’un chaos, charrivari moi-même, je me développe, probable comme incertain. Indécis, temporaire, une résidence précaire, un aléa psychique, un écho d’échos d’échos d’échos. Une résilience heureuse, un affront d’existence, une vacation cosmique. Quels stupéfiants miracles que tous ces concrets en transit. Voyages messieurs, étapes mesdames. Sols et horizons pour des joies. Améliorer nous ravive. S’inventent en nous les décisions.

Quelle que soit ta condition, si tu te vis comme libre, alors…tu ES Libre. La Liberté est peut-être plus un RAPPORT à l’existence, qu’une condition. En choisissant ton rapport aux choses, tu peux être libre.

Toujours se méfier de nos réflexes interprétatifs. Par exemple : on peut être persuadé que quelqu’un nous regarde agressivement, alors qu’en fait il ne nous voit même pas, il dort.

Retour aux vrais fondamentaux : le miracle jouissif de vivre en bonne santé, sans manque physique.
L’aventure quotidienne des ouvertures emplies d’imprévus rencontrés, découverts.
La chance du plaisir
je me vis message et réplique.
Je suis un jaillissement.

L’esprit cherche continuellement un « os à ronger ». Donc, si on décide de lui laisser un os, autant lui en laisser un « bon »…

La peur est une entrave inadmissible. Il est indispensable de s’attaquer à elle en nous-mêmes (ce que j’ai fait dès l’âge de 16-17 ans) : où la ressent-on, que ressent-on, qu’est-elle (un frisson, une pression, une température ?…) Quelles en sont les causes, quelles idées génèrent-elles, quelles pensées y sont liées ou même en sont la cause, et affronter tranquillement, calmement, mais résolument toutes ces causes et symptômes.

Traiter la peur comme un intrus inadmissible que l’on expulse de soi.

Car la peur est une des réactions – de sauvegarde – fondamentales dans l’existence, et beaucoup se servent d’elle pour tenter de dominer.
Comme avec la méchanceté, pas de complaisance avec la peur.

Sortons ! Sortons de ces prisons aux murs d’autant plus amers et solides qu’ils sont insaisissables.

Je sais deux choses : l’Amour et la Sagesse. Je sais que l’Amour et la Sagesse sont efficaces pour mieux vivre, et pour améliorer le Monde.
Et tous les deux sont, et nécessitent, de la Conscience.

La conscience est due à un processus de retour de la capacité mnémoniue sur elle-même : une « boucle » de la mémoire, sur elle-même.
Aussi, la conscience qui s’analyse elle-même s’enferme dans cette boucle, créant pour elle-même l’impression et idée de piège éternel.

Il y a deux sortes de mots : ceux qui désignent une réalité concrète et ceux qui désignent une idée.
Jusqu’à preuve du contraire, dieu n’est qu’une idée.
En conséquence, si le concept de dieu t’intéresse, autant commencer du début : qu’est-ce que dieu ?
Personnellement, à présent et pour l’instant, je préfère m’occuper du concret : le Monde.

Ce que je crains ? Que la colère me fasse commettre un acte qui…ME nuirait d’abord, ou, ensuite, qui nuirait à autrui que j’estimerais (c’est à dire : toute personne que je ne pourrais honnêtement pas qualifier de méchante ou seulement…désagréable)

En fait, je crains de nuire au Monde – dont moi – car je l’admire.

Les deux choses qui provoquent le plus ma colère sont la méchanceté et la malhonnêteté (la frime aussi, mais parce que justement elle est malhonnête : elle prétend être plus que ce qu’elle est vraiment, puisqu’au minimum elle est excès d’estime de soi)

Or, pour me préserver de la méchanceté, il m’est arrivé – trop souvent, pour préserver autrui – de ne pas être honnête avec moi-même.
Et cela m’a empli de colère.

De même, j’ai accepté des écrits mystiques, spirituels, surtout monothéistes, par simple crédulité, croyance…ce qui équivaut à un mensonge, car croire c’est tenir pour vrai quelque chose dont on n’a pas la preuve indubitable, qu’on ne SAIT pas.

Or, je ne SAIS pas si dieux-déesses existe(nt) donc tout le temps que j’ai passé animé par de la curiosité mais qui a fini par devenir de la croyance, équivalait à un temps de mensonge, où je ME mentais.

Pour en finir avec ma colère et ma peur qui en est l’ombre, je dois cesser tout mensonge : cesser de me mentir. Et pour cela ne me fier qu’à ce que je sais : donc au témoignage de mes sens, et expériences.

De même, l’esprit, la pensée peut rendre inquièt car il peut prétendre l’information d’une douleur A VENIR (comme Will SMITH le dit dans le film « After earth ») alors que ce qui compte ce sont les FAITS. Or, il n’y a de faits indubitables que…présents.
Il n’y a que l’immédiat dont on puisse être certain; même si lui-même évolue constamment.
D’ailleurs, l’importance du rapport au présent est également indiqué dans ce film – ce qui m’a bien plu.

C’est l’illusion qui exaspère mon coeur,
l’illusion des idées qui masquent le réel
les pensées qui nous dissimulent l’Immédiat.

J’ai fait un choix excellent : la Sincérité. Et la Sincérité s’offusque de tout ce qui n’est pas rapport sincère – au Monde, et au-delà, plus fondamentalement, à la Réalité au plus intense qu’on puisse l’expérimenter, la percevoir.

Mon malaise c’est…l’INSINCERITE. Dont acte.

De fait, les religions s’emploient à forcer les gens à vivre dans et par des pensées, préétablies, dogmatiques; et deviennent d’autant plus puissantes sur les individus qu’elles les forcent à accomplir ensuite les idées en actes, par le biais des RITES (toutes les obligations et procédures PHYSIQUES, impliquant le corps des croyant/e/s) Ainsi, en contrôlant les esprits et les corps, les religions maîtrisent les individus (qui s’y soumettent)

Pour pouvoir retrouver la réalité il est utile d’identifier tout ce qui est croyance en nous, (et non savoir indubitable, pragmatique) et d’être totalement sincère.

Oui, l’idée de dieu, pluriel ou singulier, masculin ou féminin ou autre, me paraît plus un piège qu’autre chose : un attracteur à esprit.

07/06/13 :
N’avoir à l’esprit que les faits : ni idées ni mots, juste les faits concrets.

Pourquoi l’optimisme ?
Parce que si quelque chose existe c’est que son existence est possible, donc qu’une issue et des conditions favorables existent. Et des conditions favorables correspondent au plaisir, à l’aise de cette chose, puisque la douleur indique des conditions, un état, défavorables, nuisibles.
La douleur est signe d’un état inapproprié, défavorable, qui tend vers la destruction.
Donc si quelque chose existe c’est que ça peut exister, et puisque l’état normal, voire optimal, se ressent par le plaisir…ça jouit.
D’où optimisme.

Tant de gens utilisent la notion de dieu ou d’enfer comme d’un instrument de pouvoir – psychique, puis par suite, de coercition physique – souvent en associant les deux : « dieu égal enfer égal punition pour toi si tu n’es pas comme je le veux, si tu ne crois pas comme moi ».

Si on veut être libre, on doit être prêt à se désaliéner, SE DETACHER de TOUT LE MONDE : être prêt à être vraiment seul; et une fois libéré on peut alors choisir de retourner vers autrui, mais alors…différemment.

Le fonctionnement et la nature même de l’esprit est de SAISIR : avoir un objet à saisir et, en le saisissant, sur lequel reposer, tenter de s’arrêter.
Cet objet est : une (ou des)idée, un concept.Sans objet, l’esprit est désemparé et cherche quelque chose à saisir.
Il est important d’arriver à ne pas choisir la haine, le rejet, la méchanceté, comme objet.
Soit on ne se donne pas d’objet et on évolue « en suspens » en tâchant d’exploiter l’énergie-mouvement de la vie organique et du Monde, (ce qui, du reste, se fera à partir d’une idée, qui motivera), soit on se choisit un objet constructif, favorable : comme la gentillesse, l’amour, aider celles et ceux qui en ont besoin, améliorer le Monde, etc…

Mais finalement…échappe-t-on à l’esprit ? N’y a-t-il pas TOUJOURS une idée qui motive ce que l’on est et fait ?…

Le fait est que certains comportements me révulsent, spontanément, alors que j’essaie d’aimer tout le Monde. Du coup, je refoule mes réactions premières, contrarie mes énergies, ne suis pas sincère, et donc cela me rend mal aise, plutôt qu’in-quiet.
Donc : je cesse de refouler mes révulsions éventuelles; sans pour autant les projeter.
Encore : libérer ses énergies, libérer ses mouvements.

Tant il paraît difficile et même aberrant de…tout aimer.

Le fait est qu’il y a la perception, et presque immédiatement, peut-être même simultanément, la pensée conceptualise toutes les perceptions et à partir des perceptions. C’est cela la conscience : la mise en FORMES de flux d’énergie-réalité, dans un espace ponctuel : le cerveau. Et ce processus c’est l’esprit; mais aussi tout le corps.

Le corps dans son ensemble, adapte (ou au moins tente d’adapter) le flux de la réalité avec lequel il est en contact, au flux propre, singulier, qu’il est lui-même.

Dangereux absolutismes…

Est-ce que j’en voudrais à dieu s’il était pourvoyeur d’enfer ?
…Non, je trouverais ça dommage, mais surtout je l’admirerais moins.
[En fait, si : je trouverais ça inadmissible et protesterais continuellement]

Il serait temps que je devienne réaliste plutôt qu’idéaliste.

Du fait de notre singularité…avons-nous tous et toutes, au moins, un don ??…Très intéressante question, finalement. Qui permet de voir la vie sous un nouvel angle : trouver ce don. S’interroger : en quoi suis-je le plus habile ? Et qu’est-ce que je préfère faire ?

Fin du Monde ? Mais enfin : la vie c’est la faim des temps.

Si une erreur ou défaut – aussi grave soit-il – suffit à te fragiliser totalement, alors tu n’es ni solide, ni fort, ni fiable.

Protecteur du Monde ? Ou même d’autrui ? Prétentieux…
Déjà être protecteur de soi.

Etre libre c’est irréductiblement oser être soi.

Je n’aime pas beaucoup le Monde psychique. Je préfère le physique, sensitif; de loin.

La seule croyance qu’il pourrait me plaire de garder ? Une que j’aurais créée alors…Que le Monde serait un asile psychiatrique.

En fait, je détestais l’idée que mon moi de la seconde d’avant puisse trahir ou nuire à mon moi de la seconde d’après.
Héhé…

A tout instant tu peux embrasser le Monde avec ta conscience, comme on embrasse quelqu’un qu’on aime, puisque la Conscience a une capacité d’étreinte.
De même, la saisie de ton esprit, autant l’employer à saisir tendrement le Monde.
Plus exactement, l’objet que veut l’esprit, pourquoi ne pas choisir : le Monde, avec tendresse ?
Peut-être est-ce trop, donc risqué. Mais au moins…aimer le Monde – dont soi.

Qu’importe la seconde d’avant; ce qui compte c’est la seconde présente.

L’instant d’avant n’existe plus.
Seul existe l’instant présent; seul vaut ce que tu ressens dans TON ici et maintenant.

Seul existe et vaut Maintenant et Ici; le reste n’est que rumination ou spéculation.

08/06/13 :
Espaces – Mouvements
Me répugne mon Intrus :
l’Hypocrite : ce qui de moi fait semblant.

Espaces, Mouvements, Contacts…Choix.

Que celui qui joue le cow-boy…s’occupe des boeufs.

09/06/13 :
Me répugne l’hypocrite, anxieux de tout jugement qui le prendrait en défaut, et qui utilise l’erreur pour marquer son territoire.

Etre libre c’est n’avoir d’autre autorité que soi, sans hypocrisie ni complaisance.

La justice n’est PAS VENGEANCE. Elle ne doit donc pas PUNIR. Elle doit protéger; donc mettre hors d’état de nuire les vrais nuisibles (assassins, violeurs, et violents utilisateurs d’armes) et rééduquer les autres, leur donner les moyens, ou au moins leur permettre, de s’améliorer.

Je cesse d’être idéaliste pour devenir pragmatique, et même : en veillant à éliminer tout idéalisme de mon pragmatisme; notamment en ne restant pas bloqué sur l’idée du pragmatisme; notamment en ne restant pas bloqué sur l’idée du pragmatisme, mais en me concentrant et appliquant bien aux faits, et non aux idées.

Et donc, je ne me fie plus à la morale pour agir, mais plutôt j’en reviens à l’expérience de l’Aise et du Mal-Aise pour repères de l’adéquation et de la pertinence de mes actes.

Néanmoins on n’oubliera pas que l’idéalisme est inséparable de presque tout acte libre (en dehors des actes purement réflexes – qui de fait ne sont pas forcément strictement libres) puisqu’un acte libre est issu d’un choix, et un choix, même fondé sur l’expérience, résultera finalement d’une idée, d’un concept, d’une position idéelle par rapport à une ou des valeurs.

De même, le pragmatisme est un choix, donc fondé sur une ou des idées.

Simplement, il ne faut pas se tromper dans la chronologie : ce sont les faits, donc le pragmatisme, qui doivent inspirer l’idéalisme, qui en retour pourra ré-influencer le pragmatisme.
C’est là qu’est le paradoxe : c’est…l’idée du pragmatisme, qui doit dominer; d’ailleurs on ne pourrait parler de pragmatisme de l’idéalisme.

En effet, n’oublions pas que TOUT de cette Réalité est matière et faits : donc, le plus honnête et réaliste est de partir de la Réalité – des faits; et d’en établir, suite à l’expérience, des idées, des concepts, qui pourront ensuite améliorer, en la rendant mieux adaptée plus pertinente, notre approche de la Réalité, de l’Existence.

Donc, le point de départ valable c’est : l’expérience de la Réalité, par les sensations issues des faits, et donc à partir de nos ressentis : Aise et Mal-Aise. Voilà les premiers repères. Voilà le début de toute Ethique honnête.

Je reviens donc au fondamental et en redémarre : mon Aise.
Je porte mon Attention et ma Conscience sur mon Aise, puisqu’elle est l’indication de mon expérience, de la Réalité, la plus conforme à ce que je suis vraiment.
Donc : je place ma Conscience dans mon Aise, ma sensation agréable de vivre; et je ne m’actualise que par ce qui ne nuit pas à cette Aise, ou la maintient ou l’augmente.

Aise sans gaspillage, voilà ce qu’est Se Vivre Vrai.

Et refuser (tant qu’il n’en va pas de notre vie) les pressions d’autrui qui voudrait nous nier, nous forcer à nous cacher, à nous modifier. Etre soi, donc ne pas se cacher ni changer pour convenir à la volonté d’autrui. Etre soi : mouvements qui deviennent d’eux-mêmes.

Mais le fait est qu’il y a un certain paradoxe en moi puisque d’une part je ressens qu’un certain laisser-être ou une part de laisser-être semble être le mieux, le préférable, et en même temps je n’ai pas CONFIANCE dans le Monde ni la Réalité puisque fondamentalement la Réalité me fait vivre, mais ce faisant elle me fait aussi vieillir et inexorablement mourir – ce qui semble contraire à mon intérêt, et en tout cas à ce que je veux (quoique, puisque l’éternité serait peut-être pire…)
De plus, la Réalité peut me rendre malade ou me faire accidenter, agresser, etc…Je n’ai donc pas confiance et je ne considère pas, de plus, que le Monde ait sytématiquement raison dans ses actualisations.
Donc…question de dosage…Laisser devenir…les mouvements, mais les orienter selon mon Aise. Donc pour cela être vigilant, donc maîtriser, donc ne pas complètement laisser être. Le tout étant donc de : savoir doser son Emprise sur la Réalité.
Donc, puisque la Réalité est une affirmation continuelle, savoir employer et doser le refus, la résistance : le non. Le non au Monde.

Je souffre de façon impalpable : le non-amour.

Dieu ? C’est mal poser la question.
Le Monde ? Vivre répond.

10/06/13 :
Identifier toutes ses aliénations et s’en débarrasser : les dissoudre comme on dissout une mauvaise idée, et les rejeter comme on rejette un joug.

La foi fut pour moi (comme pour beaucoup de gens) une compensation commode à mes frustrations, et pour me permettre d’actualiser mes idéeaux : idéaux de justice, de probité, de rectitude. Elle répondait également en partie à mon déficit affectif en créant et entretenant, psychiquement, imaginairement, l’impression qu’une conscience bienveillante veillait sur moi, me reprenant, me corrigeant et me protégeant (bien que la protection n’était pas pour moi le plus important : je n’en demandais pas) De plus, elle (me) donnait une légitimité à mes actes, mes paroles et pensées.
Tout de moi était ainsi, dans mon imaginaire qui est – hors preuves indubitables – la substance même de la foi, passé au crible de « papa-dieu ».
Puérile et servile aliénation. J’abandonne cela et m’en éloigne. Avec les déstabilisations, atermoiements, doutes, stupeurs, colères, inquiétudes propres à tout SEVRAGE; sevrage d’une addiction. Addiction d’autant plus forte et sournoise qu’elle s’applique au psychisme, donc à l’idée – présence à soi – de soi, et peut se répercuter dans le corps par les interdits et rites qui y sont liés.

Je désagrège, déconstruis et dissous peu à peu le tribunal-juge-bourreau qui régnait dans mon psychisme.
Il se cramponne, résiste, agit encore avec perfidie, mais maintenant qu’il est bien discerné, identifié et débusqué, je suis résolu à me débarrasser de cet encombrant intrus imaginaire.

De fait, abandonner toute ostentation de « bien faire » ou « faire bien » : cesser de s’observer ou de « jouer pour un public ». Se focaliser sur : VIVRE.
E je veille à me sevrer de l’aliénation théiste sans amertume, sans colère, sans tristesse, sans…émotion en fait. Juste : une saine et bonne décision, qui ne revient pas sur les erreurs passées.

Le poison de la servilité
qu’on aperçoit souvent au fond des yeux.
Un nectar suave de haine
se distille goutte à goutte
chaque jour une goutte
chaque seconde raffiné
pour produire du vitriol à la liberté
de l’éther contre les vérités
du chloroforme pour la raison.
Glorifiés soient les insoumis.

Poisons…ou déjections.
Par où évacuer nos étrons cérébraux ?
Pour un esprit vorace, glouton
comment et où déféquer
les crottes d’idées, les diarrhées mentales ?
L’esprit est aussi son propre lieu d’aisance.

A l’exception du combat pour la survie et du sport, et encore, sinon on vit et fait presque toujours TOUT TROP VITE ! Trop vite ! Prendre le temps d’accomplir…

Une partie de moi a envie de pleurer ma haine.

L’humble magnificence du pissenlit : sa beauté que tout le monde connaît et ignore.

Quand on frelâte l’amour, on raffine la haine.

Un des problèmes avec la haine c’est que souvent elle avance dissimulée. Et une des difficultés est qu’il me semble que souvent la haine est plus inconsciente que l’amour : on ne sait pas forcément qu’on a de la haine en nous. Par des réflexes de protection, probablement, qui font qque le psychisme occulte cette part de nous même, même acquise, parce que peu flatteuse et dangereuse, risquée.
On ne découvre souvent la haine ou la méchanceté qu’on recèle qu’APRES COUP, qu’après avoir été méchant. En tout cas ce fut souvent mon cas.

11/06/13 :
Un édifice tient par sa base, pas par son sommet…!

Prendre le mal pour repère c’est commencer à s’y soumettre.

Nous sommes tous et toutes des miraculés du néant.

Ne rien admettre d’autre que la Liberté absolue dans les limites du matériellement (physiquement) possible.

La vérité sur moi ? Las…je suis un pervers. Mais heureusement, pervers envers moi. Pervers et narcissique sans même m’en rendre compte. Je ne me regarde pas dans les miroirs mais observe « ce qu’est je ».

12/06/13 :
Le frisson minable de l’inquiétude dite « méta-physique », alors qu’il n’y a que du physique.
La secousse du lâche, prêt à se soumettre à n’importe quoi pourvu que ça le rassure. Le rassure de lui-même, la plupart du temps.

La peur du croyant ? Il s’y cramponne par l’acceptation d’une culpabilité et d’un jugement.
Là où il y a un croyant il ya trop souvent un culpabilisant, aussi servile que manipulé et scrupuleux quant à sa servilité.

Il n’y a de liberté psychique que dans l’athéisme. Sinon il n’y a que souci schizoïde paranoïaque infantilement servile : l’idée d’un dieu dans notre tête, qui nous observe continuellement (et pour cause : puisque c’est notre propre esprit, reconditionné par les croyances) et à qui on doit obéir et qu’on doit craindre.

Tant que tu te modifies en fonction de ce que tu penses qu’autrui peut penser de toi, (que ce soit par peur ou vanité, de ta part) tu lui es aliéné.

Tant que je ne reconnais pas mes erreurs je ne peux m’en débarrasser vraiment.
Tant que je ne libère pas mon esprit de toute Emprise, mes mauvaises idées ne peuvent se révélre, je ne peux donc les identifier pour m’en débarraser. Les idées qu’on refoule reviennent toujours.
Une idée n’a d’emprise sur toi que si tu exerces de l’emprise sur elle.
Si on n’exerce aucune emprise sur une idée, elle ne peut en exercer sur nous.

Ho la méchanceté est l’usure
l’usure du doux, du bienveillant.
Une mâchoire retorse de n’avoir
pas eu assez à mâcher.
Je connais mon amour
je sais que la haine l’aiguise
que la frustration l’a ciselé
le rendant tranchant parfois.
Je libère, je libère peu à peu
mon Affection pour…tout.

Tant que tu ne reconnais pas toute ta Réalité, tu ne peux t’améliorer.
Ta Réalité : tout ton Espace et ce qu’il contient.
Ne rien se cacher de soi permet de savoir ce qui nous convient et ce qui ne nous convient pas, et peut ainsi aider à se modifier si nécessaire.

Totale sincérité avec soi-même : ni exagérer ni refouler – ne rien se cacher de soi.
Et aucune complaisance avec ses erreurs.

Il n’y a que le meurtre, le viol, le mensonge, le vol et la méchanceté qui vaillent qu’on maîtrise son Espace; sinon, le laisser être : Mouvements libres qui deviennent.

13/06/13 :
Si tu ne t’aimes pas et si tu ne te respectes pas, ta Réalité sera toujours fondamentalement viciée.

Je sais juste que ce que j’ai trouvé de mieux pour cette Existence, de mieux adapté, de plus pertinent, car plus efficace, c’est : d’aimer le Monde, de ne pas s’appliquer à la méchanceté et ne pas s’attarder sur ses erreurs.
Ce que l’on ressent est suffisant pour savoir comment agir correctement.

Mes idées sont les formes que je me donne dans mon esprit. Libre à moi de maintenir ces formes, ou non, de les exploiter ou non.
Quoi qu’il en soit, elles révèlent des possibilités, que je qualifie « d’affectives » de mon être-énergie.
En effet, notre énergie-être est un ensemble de possibilités-potentialités, et parmi elles, certaines sont plus actives, car plus constitutives de notre identité fondamentales : elles révèlent nos goûts, nos affections. Ainsi, si une ou des idées se répètent en nous, c’est qu’elles sont des « possibilités affectives ».

De plus en plus, l’Emprise sur soi m’apparaît comme l’ERREUR fondamentale. Puisque je SUIS, alors tenter de ne pas être c’est se nier. Plus exactement : d’instant en instant le Soi devient, s’actualise, se révèle, SPONTANEMENT, LIBREMENT; donc essayer d’intervenir, créer une force supplémentaire pour FAIRE ETRE, ce qui est déjà, est donc une ineptie, une erreur.
Pourtant, l’INTERVENTION, la volonté de changement, via l’Emprise, existe. Et elle vient…de Soi. Simplement, elle est un MENSONGE : un DEDOUBLEMENT de soi.
Je pense que l’Emprise résulte d’une non harmonisation de toutes les énergies-mouvements constituant l’individu, qui entraîne une désynchronisation des mouvements qui SONT l’individu.
Par suite, certains mouvements entrent en concurrence, opposition, les uns par rapport aux autres.
Et ceux qui sont porteurs du plus fondamental de notre soi l’emportent sur les autres.

Mais en résumé : TOUT ce qui est en notre Espace EST nous.

Même quand quelque chose en nous résulte d’une influence de l’extérieur, cette chose est néanmoins une production de nous, produite par notre adaptation, à notre RE-AGENCEMENT de notre énergie par rapport à une pression extérieure ou même à une intrusion (en cas de maladie infectieuse, par exemple…)
Empli d’actions et de ré-actions notre Espace EST nous.

Le propre du Soi est donc d’être en accord avec lui-même, puisque tout simplement, initialement, le Soi EST, ou plutôt DEVIENT continuellement : est DYNAMIQUEMENT, et non statiquement.

Donc, il convient de CALMER les mouvements de notre énergie-soi, et de les libérer.

Le soi qui se contrôle n’est plus soi : il est un soi corrompu, manipulé par quelque chose d’autre que lui-même : il devient un soi manipulé; puisque le soi ne se contrôle pas, le soi EST : il est donc affirmatif, expansif, volonté, affirmation de lui-même.
Le soi ne peut être négatif de lui-même, régressif, volonté de négation de lui-même : il ne peut être interdiction de lui-même.

Par contre, dans le rapport à l’altérité, à autre chose que lui-même, là vont survenir des modifications du soi.
Mais ces modifications permettent d’éviter de nuire à autrui, et par là d’éviter de se nuire à soi.

Car le soi ne peut nuire à autrui que par la contrainte sur autrui, et cette contrainte ne pourra s’effectuer qu’après contrainte sur soi-même, puisqu’autrui par sa présence même imprime une modification du soi, qui marque des limites au-delà desquelles le soi commencera d’empiéter sur autrui.

C’est à dire que : si tous les soi respectent et sont vraiment conformes à ce qu’ils sont réellement, alors ils respecteront aussi autrui car l’ensemble des sois forme un espace qui tend lui aussi vers son harmonisation permettant son actualisation optimale : l’existence par la moindre dépense.

Si je respecte totalement ce que je suis, je respecterai par conséquent ce qu’est autrui, car autrui par sa simple existence, modifie ce que je suis et donc si je respecte ce que je suis je saurai comment respecter autrui – puisque les informations nécessaires le concernant sont incluses et même CONSTITUTIVES de moi.

Si je ne me contrains pas je ne contraindrai pas autrui.

Cesser toute emprise.
Comprenne qui peut.

Je suis un Espace, contenant des mouvements et des formes.

S’occuper de son Espace.

Je pense pouvoir maîtriser et donc pouvoir me déclarer responsable de mes actes à…90%, de mes paroles à…95%, mais de mes pensées à…50%, car une partie de mon esprit est respectueuse de moi et d’autrui, et une autre partie ne respecte RIEN, ou en tout cas pas autrui – cette partie est, ou en tout cas voudrait être, totalement libre.

Néanmoins…j’estime que vouloir être libre c’est être prêt à endurer et assumer toutes les conséquences de ce qu’on EST.
Même si on n’est pas totalement responsable de ce qu’on est et de ce qu’on advient.

Donc…je décide d’essayer de vivre selon ce qui me paraît le mieux : mon affection pour la Réalité, ma bienveillance et ma liberté.

Je décide de vivre conformément à ce qui m’est le plus important.

On peut être excessif avec l’amour : en oubliant de s’aimer soi-même.

En TOUT domaine savoir se reposer; faute de quoi on perd en efficacité.

Faire de son adversaire ou même de son ennemi une cible pour exercer sa haine, entretient la haine.
Le mieux n’est pas d’exercer sa haine mais de la recycler en…actes bienveillants.

Ne pas prétendre agir par amour si c’est la peur ou la haine qui nous motivent.
Je choisis l’amour.

Etonnant comme pousser, doucement, sur ma haine ou ma colère, me permet de les empêcher de me perturber…

14/06/13 :
Si tu considères ton Espace comme pollué, alors toute ta Réalité te semblera polluée…

Je ne sais ni ne peux exprimer une vérité absolue et définitive car rien n’est, tout évolue.
Il y a des pressions…des mouvements d’endroits vers d’autres.

Je m’applique à ce qui advient : j’adviens.

J’essaie de ne pas trahir ce que je suis ni ce que j’aime.

Puisque dans la Réalité j’adviens, soit je me résigne à un fatalisme (ça non !) soit j’essaie de faire vivre le plus agréable de moi, puisque – bonheur – la Réalité et moi sommes deux. Et en plus il y a au moins 7 milliards de « moi » – soi – sur cette planète.

Nous sommes capacités de choix.

J’ADVIENS VOLONTES.

Pas très utile de vivre si ce n’est pas pour produire une identité singulière.

Nous sommes l’équilibrage de volontés, parfois contradictoires.

Des danses comme des matches
des joies disparates et tant mieux
le venin rarement loin
mais le remède au plus proche
je suis ma solution, tu es ta solution
il n’y a de problème qu’autre
donc je n’ai pas de problème
j’aime et j’essaie d’aimer
et mes faiblesses me relancent
pour mieux aimer
de mes erreurs j’apprends à mieux vivre
à mieux aimer, à mieux partager l’aise
Propageons le bonheur – par choix.

Puisque l’odorat est lié au souffle, peut-être est-ce le sens le plus important…pour connaître la Réalité…Après le toucher « interne » ou sens proprioceptif.

Finalement…ce qui me perturbe, me travaille, m’inquiète c’est…la possibilité que je n’aie aucun pouvoir sur moi-même.
Mais là encore le problème est mal posé car le soi est dès le départ une entité imposée à elle-même : un à-priori fondamental, un impératif péremptoire.
Ensuite ce soi…semble avoir de l’emprise sur lui-même. Mais l’emprise inappropriée est un piège. L’emprise ne doit être appliquée que pour préserver les valeurs du soi; et dans les faits : le soi n’exerce d’emprise que quand il est en danger, lui ou ce qui lui est important.

J’ADVIENS VOLONTES.
Comprenne qui peut…

Tous ces conseils que j’écris continuent de participer d’une quête d’emprise-pouvoir…Donc, place à la Célébration de la Réalité, place à la poésie !

Le sommeil pour vraie vie ?
Le rêve pour vrai moi ?
Je suis une partie d’univers
tu es une autre partie d’univers.

Plus tu as de colère en toi, plus la colère peut te perturber. De même, plus tu as de haine en toi, plus la haine peut te pertuber. De même pour la peur. Pour…tout.

Oui, ma question est : comment recycler ma colère ? Et comment ne plus en produire ?
Pour ne plus en produire, il suffit de s’en tenir aux stricts faits sans y transférer d’émotions.
Pour recycler, il faut sentir cette colère et appuyer dessus avec un objectif de paix, de bienveillance, et constructif.
Me semble-t-il…

Généralement quand on s’inquiète, s’énerve, se « stresse », c’est parce qu’on aborde et traite les choses de façon émotionnelle et personnelle : au lieu de s’en tenir aux stricts faits et leurs conséquences effectives ou possibles.
Ajouter de l’émotion et de la subjectivité inappropriée, mal placée, complique souvent la simple perception des faits bruts.

Il n’y a que les athées avec lesquels on puisse vraiment savoir à quoi s’en tenir concernant leur morale.
Les croyants, trop souvent, n’agissent que par peur ou amour de leur dieu, mais pas selon leurs propres critères et valeurs personnels : ils agissent selon des valeurs et devoirs – des commandements – empruntés à leur religion, à leurs rituels, à un code de conduite policé et imposé.
Ils ne sont donc que des fayots qui obéissent et dont on ne sait donc pas forcément ce qu’ils pensent, puisqu’ils n’agissent pas vraiment selon leurs critères propres mais toujours par rapport à une autorité ultime autre.

L’athée agit de son propre fond alors que le croyant n’agit pass forcément de son propre fond mais de celui de sa divinité.

Tant que tu agis pour une récompense tu ne donnes pas tu marchandes : tu vends.

En fait, une grande part de comment je vis est compensation : j’applique l’intensité-énergie de mon amour qui n’a jamais trouvé à s’actualiser, à tout ce que je suis, vis, ressens.
Je…vis MON amour. Car je n’arrive à trouver ou vouloir à qui le donner.

Le problème que pose dieu en tant qu’autorité et loi est celui de la Liberté : soit obéir à dieu (ou ce qui en est dit dans des textes) soit être libre (et éventuellement parfois ou toujours ou jamais, être en accord avec les commandements dits « divins »)
Et à ce titre se pose le choix : dieu de l’obéissance ou athéisme de la Liberté.
Auquel cas, estimant que rien n’est plus important que la Liberté et l’amour, je choisirais l’athéisme.
D’autant que l’Amour est libre.
D’autant que l’absolu de l’obéissance c’est l’horreur du blocage, tandis que l’absolu de la Liberté c’est tout comme l’absolu de l’amour – ce qui semble nettement plus être semblable à cet univers (qui en serait donc la preuve)

De même que seule la liberté est possibilités : essayer de rendre les choses possibles.
Enfin, la Liberté connaît les dangers de…l’absolutisme.

Cet acide poisseux et nauséabond de vouloir tout comprendre et expliquer.

Moi ? Je gère à peu près.
Plus, c’est pas de mon ressort.
Hahaha…

Mimosa pudica (la plante qui me fascine en Asie : quand on la touche elle replie ses feuilles) peut apprendre et retenir pendant 40 jours une « déduction » d’une sensation : donc une information, donc…raisonnement ?

Les mycorhizes, champignons racinaires qui peuvent transporter des « messages » d’une plante à une autre ou même entre des arbres. A étudier…

Oui : nous sommes équilibrages de forces.

15/06/13 :
Je veux bien être meneur
mais pas marionnettiste.
Tout est Plaisir
tout est Liberté
Tout est Merveille.
Et on peut en faire de la Bienveillance.

Je ne veux pas devenir un méchant
un propagateur de la douleur.

Ce qui me force n’est pas moi.
Ce qui gêne n’est pas bon.
Ce qui gêne est non pertinent.
L’Aise est pertinence.

Je ne sais pas ce que je serai.
Je sais à peine ce que je ressens;
ni même ce qu’est savoir.
Je n’ai que moi;
je m’arrange pour me sentir le mieux possible.
C’est tout ce qu’il me semble sincèrement possible.

La grande Ignorance, le grand Dénuement, c’est tout cela qui nous rend libres.

Traiter le Monde comme il me traite ?
Non ! Le traiter MIEUX qu’il me traite : voilà comment on améliore les choses.

Une façon pour le Soi de connaître ce qu’est le Monde, dont soi-même, est d’être sincèrement Soi, continuellement.

Si tu te poses un problème, porte toute ton attention et ta conscience sur…TOI. Découvre-toi, connais-toi.

Partir à la découverte de soi, en soi, sans jger, ni interpréter, ni culpabiliser : juste laisse advenir, constater et découvrir.

Je cherche ce qui m’est le plus intensément agréable : alors je suis totalement sincère.

16/06/13 :
Le mieux est d’actualiser l’énergie-soi en RESSENTIS (si possible agréables) et non en idée seule; donc en ACTES, et non en pensées uniquement.

Je n’ai pas de vie à gaspiller avec le refoulement qu’est la morale.
Le plus important est l’épanouissement de l’énergie-soi du réel, en célébrations, exaltations, bonheurs, joies : PLAISIRS.
Car le plaisir est l’optimisation du réel.

Je m’accomplis du plus agréable.
Je m’accomplis au plus agréable.
Je m’accomplis par le plus agréable.

Je me méfie toujours, car personne n’est totalement bon, tout simplement car il me semble que toute chose a un inverse, ou il existe une force opposée à toute force, en tout cas chaque idée a son inverse.

Plutôt que s’accrocher aux idées et s’accomplir par elles, s’accomplir dans les ressentis, par les ressentis.

Tout est Espaces, Mouvements et Ressentis. Les idées sont des plis, issus de mouvements. Des plis de l’espace, des compressions, condensations, de l’énergie-soi, dues à des Mouvements.

On devrait faire une cérémonie d’enterrement des gens, de leur vivant, pour leur montrer comme on les aime et ce que finalement et fondamentalement on a à dire d’eux et ce qu’on retient d’eux. Excellente idée…Je vais peut-être la proposer à certains et certaines…
Et comme ça, on peut parler des gens encore au présent, plutôt que « il était…elle disait…je l’aimais… »

Vivre c’est découvrir.

Tant que tu te sens sale à l’interieur vis à vis d’autrui, il est préférable d’éviter de le contacter.

Pour se connaître et pouvoir s’améliorer, se rectifier, il est nécessaire de se libérer, se désaliéner, de la censure qu’on exerce sur soi-même : être, en son espace intérieur, totalement libre, sans aucune contrainte – ni exagération, ni refoulement. Justement totalement soi; totalement libre.

Je n’aime pas la soi-disant propreté morale, la pureté, parce que je les considère malhonnêtes, hypocrites, car la Vie n’est pas propre. La Vie est sale, le vivant se salit. Sans signifier que sale soit péjoratif, que la saleté soit un mal; c’est juste un état; et n constat : la vie est sale parce qu’elle est faite de contacts, de mélanges, de modifications, qui entraînent des traces, des déchets, des débris, des saletés : de l’exogène, de l’altérité.
La pureté n’existe pas, ou alors très rarement, et encore ne serait-elle que minérale; et même alors, aucun corps n’est pur à 100%. A ma connaissance. Rien n’est exclusivement soi – il faudrait être totalement séparé, et indépendant : hors du Monde.

J’ai commis ce qui s’avère une erreur : forcer le contact énergétique avec le Monde. Mettre en contact mes énergies, volontairement, avec celles du Monde.
En tout cas c’est une erreur car mes motivations et intentions n’étaient pas bienveillantes.
Parmi ces motivations dominait la vengeance, due aux frustrations de désirs et plaisirs.

Je faisais ainsi de mon énergie, et de ses émanations pour entrer en contacts avec le Monde, une sorte de désir, mais malsain : égoïste, vindicatif, méprisant, indifférent, intéressé, méchant, et donc (car il valait mieux dissimuler tout cela) sournois, hypocrite et veule. J’étais plutôt vil.
Et même quand il n’y avait pas de désir, il y avait au moins toujours une volonté, ou intention, de pouvoir.
D’ailleurs, on utilise toujours l’énergie pour obtenir du pouvoir, d’une façon ou d’une autre; sinon on laisse les choses se faire, advenir.

Peut-être que le mal, en tant que « jouir de faire intentionnellement souffrir », est pluc complet que le bien (en tant que « ce qui, par bienveillance, profite et procure de l’aise, sans nuire ») puisqu’il unit 2 pôles opposés : plaisir et souffrance; mais cela prouve seulement que Tout c’est trop, et que le manque est nécessaire.

A la question « que choisir entre obéissance et non-obéissance » je réponds : la question est mal posée; cela dépend des cas.

Mon Espace : soit quelque chose de méchant est perceptible en moi, soit pas.
Cela je peux le surveiller, et je peux clarifier ce que je peux percevoir en moi, et savoir puis choisir ce que je retiens et ce que je ne retiens pas, en moi.

Par rapport au mal : ni complaisance ni hypocrisie.

Arrêter de se faire souffrir.
Pas de tentation, pas de frustration.

17/06/13 :
Se sortir de la logique perverse du : manque donc désir donc frustration donc colère donc perversion (donc…désir…)

Peut-être que depuis des siècles on nous manipule et illusionne avec l’idée que les hommes et les femmes sont « faits » pour vivre ensemble d’amour et…de famille. Certains hommes et certaines femmes peut-être, mais sinon il est possible que l’amour soit…tout…sauf une histoire de couple. Le couple serait une volonté de pouvoir, de possession, de repousser ou tromper la solitude, d’assouvir les tensions sexuelles.

Tandis que l’amour serait une forme d’esthétisme moral : une admiration altruiste faite de tendresse et bienveillance.

Pour revenir au début : il n’y a pas manque puisque mon corps est complet et que je suis indépendant. Il n’y a donc pas spontanément désir. De plus, les femmes que je vois sont très rares à m’inspirer du désir.
Par contre, il y a énergie sexuelle, et il y a cette propriété qu’a l’esprit de toujours vouloir un « objet » auquel s’attacher et se consacrer.
C’est justement le fait de coupler les deux (énergie sexuelle et emprise psychique) qui crée le désir sexuel qui cherche donc à se centrer sur une personne (objet).

Il convient donc de : focaliser son esprit sur un sujet-objet qui nous intéresse et satisfasse vraiment; et l’énergie sexuelle est une énergie puissante qu’il convient de recycler, la plupart du temps, tout en vidant, purgeant, les organes concernés (vésicule séminale et prostate) quand ils sont pleins.
Quant à rencontrer quelqu’un, cela reste possible…si on a vraiment l’esprit à cela.

Mais l’essentiel est : pas de tentation pas de frustration.

Se supprimer l’idée de tentation entraîne qu’elle ne pourra être frustrée. Car le manque qui provoque la tentation n’est la plupart du temps…qu’une idée ! Supprimée l’idée, supprimée la tentation.

D’où, de nouveau : choisir l’orientation de ses Mouvements.

Et attention : la raison et la logique ne sont, ni ne peuvent, tout. Ne pas oublier les initiaux, spontanés, libres mouvements. Mais pour cela aussi il faut l’esprit. Donc l’essentiel est bien : Clarifier sa conscience. Puis désaliéner son attention : savoir, et choisir, à quoi on se consacre. Et enfin : doser son intention : savoir ne pas se gaspiller.

Tout n’est pas comme ton esprit le voudrait. Tout n’est pas comme tu le penses.

Je réalise que je suis vraiment en colère. Existentiellement en colère, car sensitivement et surtout sensuellement, et affectivement, frustré. Pour un être initialement aussi sensible, au sens de « avec une perception, notamment tactile, plutôt développée », c’est un peu difficile.
Je me calme.

Du fait de l’éducation par la société (surtout scolaire) puis par mes recherches dans les textes religieux, puis par le travail, le sport – pratiquement quoi que ce soit, en fait – je continue de vivre avec l’idée d’un devoir de performance, et de compte à rendre, et de sanctions éventuelles : idée d’un jugement.

Je continue (comme beaucoup de gens) à vivre selon l’idée consciente et inconsciente (diffuse, implicite) d’un jugement auquel je suis et serai confronté.

Ainsi, comme beaucoup d’autres, je vis…pour me justifier. Sans cesse. Je…fais valoir. Je démontre. Je me justifie. Je donne des gages, je rends des comptes, et de fait je me COMPARE à des idéaux pas forcément explicitement indiqués (quoique, pour partie, les médias s’en chargent) mais néanmoins…omniprésents.
Je continue de…me justicier.
Je continue de vivre comme…un accusé, pire : un coupable. Qui doit se racheter, ou au moins faire amende honorable.

Je continue de vivre dominé, aliéné, par rapport à un Tribunal, un Jugement.
Ensuite, ce tribunal je peux l’appeler « l’autre », la Réalité, le Monde, le Patron, les Lois, le Gouvernement, les Multinationales, dieu, ou la morale, la tradition, la culture, la bienséance…Et le jugement ce peut être les faits, nommés fatalité, destin, sort, enfer, grâce, pardon, raison, tort, etc…

Je CESSE de vivre selon le tribunal. Je vis selon moi, qui respecte le Monde.

De même, depuis l’enfance on nous apprend et oblige à obéir. Du coup, nos structures psychiques sont élaborées avec et sur le principe de l’obéissance – inconditionnelle, et fondamentale. Au fond de notre cerveau construit (pas forcément au fond du spontané, inné) il y a un obéissant : l’obéissance.

Se libérer de l’obéissance.
Cesser d’obéir aveuglément et de vivre selon et par l’obéissance.

Se libérer de l’obéissance et du jugement.

N’avoir confiance qu’en soi et ne se fier qu’à nos ressentis et à ce dont on est certain.

Quant à l’éventualité divine, de même qu’un père, une mère, souhaitent que leur enfant puisse un jour enfin être libre et leur dire « non » avec pertinence, de même tout éventuel démiurge ou être divin; sinon ce ne serait qu’un tyran égocentrique et égoïste auquel il conviendrait également de dire non.

Mais…se prendre pour un dieu, ou le concept divin, voilà bien une des marques de la mégalomanie du psychisme humain, issue de ses immenses capacités.
De toute façon, quoi qu’on fasse, jusqu’à preuve du contraire, le dieu ou déesse de tout individu n’est qu’une idée : une combinaison d’informations issues du réel et de l’imaginaire; de l’agencement d’impressions et donc on en revient aux expériences fondatrices de l’individu : le plaisir, la peur, la soumission, l’obéissance, la rébellion, le désir, etc…

Ainsi, tout dieu n’est que personnel, individuel (si l’individu n’est pas trop aliéné à l’idée, au concept divin, d’un autre individu) et est la résultante, la réaction à la fois émotionnelle et intellectuelle de l’individu au Monde.

De même, il convient de se libérer de l’impression d’être observé (que ce soit avec bienveillance ou non, sévérité ou non) directement issue des expériences du rapport aux parents, des premières années, et qui participe probablement pour grande part de la formation de l’idée d’un dieu scrutateur, dans l’esprit de beaucoup d’individus.

Pour se libérer, devenir soi et améliorer le Monde, il est nécessaire de se sevrer totalement de ses parents.

Il semble que l’esprit cherche sans cesse à avoir un sujet-objet dont s’occuper, pour se livrer à ses capacités-activités d’associations, spéculations, discriminations. Il a besoin d’un sujet-objet, et d’une base : une fondation, une origine d’où il s’active.
Souvent cette fondation, origine, est : la peur, car la peur est un réflexe utile, voire nécessaire (au moins dans les premiers temps, au début) pour assurer la survie de l’individu en l’incitant à la fuite ou la prudence.

Peut-être même que la peur est l’unique cause de la pensée, car la pensée permet de résoudre des problèmes (c’est sa qualité première…quand elle n’en crée pas !) Or les problèmes sont souvent sources de dangers ou au moins d’insécurité, ou d’inconfort.

De fait, on peut facilement déduire que la pensée est une compensation ou une dissimulation, à la peur de la mort et la peur du mystère, de l’inconnu, dans lequel nous évoluons et dont nous sommes constitués.

De même, la pensée peut aussi être une façon de (s’imaginer, au moins) reprendre le pouvoir sur soi; pouvoir qui, au départ, à la naissance, nous échappe.

De même que la conscience naît d’une rencontre entre deux énergies différentes, de même le pouvoir est une composition, un mélange : une association.

Avec la pensée il est important de bien poser les problèmes. Haha !

Quoi qu’il en soit j’estime avoir bien avancé, pour ce qui est d’un possible découvrement de ce qu’est le fonctionnement du psychisme humain, ainsi qu’un peu ce qu’il est.

Donc place à l’humour et à la poésie !…

Attention : la pensée a tendance à rendre égocentré, c’est une activité facilement égocentrée (et égocentrique) et à vivre selon un monologue cérébral; alors que la Vie est Dialogue. Vivre est Dialoguer. Exister est dialoguer.

La première des priorités ? Haha : se préserver.

18/06/13 :
En fait dans notre conception d’un dieu, c’est nous-mêmes qu’on révèle : nos idéaux, mais aussi nos défauts (dont la mégalomanie, la volonté de pouvoir et la volonté de vengeance)
On pourrait dire : « Dis-moi ce qu’est ton dieu, je te dirai qui tu es ».

Quand on se libère de son mental, se méfier de l’équivalent du syndrome de Stockholm ou d’une « nostalgie » pour les réflexes psychiques qui nous aliénaient, nous maîtrisaient, nous manipulaient, qui tendrait à nous remettre sous la coupe des idées.

De même qu’il est utile de se libérer de l’esprit, il est utile de se libérer de la logique qui est un de ses processus fondamentaux.
La logique est limitée et n’a pas accès à tout; elle ne permet pas de tout traiter ni résoudre.

Par rapport à tout ce qui te perturbe, le mieux est de l’utiliser pour t’améliorer : tout ce qui te perturbe te révèle; à toi d’agir en conséquence, pour t’améliorer.

19/06/13 :
Nous sommes si complexes : nous, espaces humains, emplis et constitués d’émotions, sensations, sentiments, pensées, idées, désirs, goûts, volontés…
C’est tout cela q’il est préférable de vivre, plutôt qu’en rejeter. Tout vivre, tout ressentir, ne rien gaspiller…et puis mourir.

J’ai au moins trouvé et compris que ne pas se venger, ne pas adopter un processus de vengeance, permet d’éviter d’accentuer le travail de destruction entamé par ce qui est nuisible.
Si nécessaire : mettre hors d’état de nuire, mais pas se venger.
Cela révèle comment agir plus pertinemment.

Bien discerner que : ton esprit peut d’une certaine façon exprimer ce que tu es, mais ton esprit n’est pas toi, tes pensées ne sont pas toi, et tu n’es pas tes pensées, tu n’es pas ton esprit.

L’esprit est un processus de mise en formes et d’organisations d’énergies localisées dans le cerveau. Ce processus est à la fois, pour grande part issu du milieu (parental et sociétal) dans lequel on a grandi, puis celui dans lequel on évolue; et pour une autre part il résulte de réactions propres à nous.
Mais quoi qu’il en soit, l’esprit est un processus construit, initialement étranger à l’individu, et qui lui échappe pour grande partie (voire majeure partie)
On n’est pas son esprit : on le « rattrape », on s’y adapte, APRES avoir découvert ses productions.

Le rapport du Soi à son esprit est un rapport d’identification, d’assimilation, d’appropriation. On n’est pas son esprit mais on s’identifie à lui, à ses productions.

Car le Soi est avant tout un être physico-chimique de REACTIONS; réactions à lui-même et à son environnement : le Soi est avant tout une entité SENSITIVE, non intellectuelle, non psychique.
Mais si quasi-immédiatement on transforme tout contact en informations-pensées-idées.

Mais une grande part de notre plus ou moins grande inadéquation au Monde (et à nous-mêmes), de notre manque de pertinence (plus ou moins marqué) vient de ce fonctionnement quasi dichotomique de l’humain : à la fois sensitif et psychique-intellectuel-mental, avec une forte domination du mental sur le sensitif.
Une grande part de nos difficultés provient de ce décalage, ces deux processus concommittants et souvent antagonistes.

Etre libre commence par n’avoir d’autre autorité que soi : être libre c’est faire ce qu’on veut (dans les limites de nos capacités, bien entendu)

Reste donc à savoir ce qu’on veut.
Et pour vouloir judicieusement il est utile d’être adéquatement informé.

Je suis un début du Monde.
Rester au début c’est ne même pas commencer.
Ne pas commencer c’est ne pas exister.
Mouvements, je deviens…

Savoir se préserver des coercitions du Monde.
Un mouvement rencontre résistance, voire la produit; sauf dans le vide…

L’honnêteté est indispensable si l’on veut utiliser à bon escient le pouvoir. L’honnêteté, et bien sûr le respect. Faute de quoi on peut très facilement n’être qu’un dictateur.

La principale raison de mon célibat ? La Réalité me fascine tellement que je n’ai presque plus d’espace ni de temps pour qui que ce soit d’autre.

20/06/13 :
La colère, comme la méchanceté, procure une impression de puissance, même de pouvoir. C’est ce qui peut la rendre attractive.
Par suite, vouloir maîtriser sa colère, ou sa méchanceté, procure également une impression de puissance – à laquelle s’ajoute une idée de responsabilité. Tout cela peut rendre orgueilleux…Savoir se méfier…Rester humble. Ne pas se laisser séduire par un éventuel prestige, quel qu’il soit.
L’orgueil est vraiment un piège…subtil.

Oui : qui croit porter le Monde porte en fait son propre orgueil.

Ô Monde, nous sommes merveilles.

Méchanceté, tant que je ne suis pas complet je suis hypocrite.

Nier sa méchanceté c’est la laisser en embuscade.

Plutôt « qu’il a des couilles », qui en plus ne désignerait que des hommes, je dirais plutôt : il ou elle a des reins. Ou il ou elle a de l’échine. Ou de la moelle. Il ou elle a des tripes.

Il me semble avoir déjà écrit sur ce sujet mais c’est très important : la seule justice qui me paraisse valable est celle fondée sur des bases irréfutables; et qui ne se nient pas elles-mêmes.
Ainsi, si je suis contre la torture et le meurtre, alors la justice ne doit pas être une vengeance, car la vengeance cherche à faire mal : à torturer.
Non, la justice est là pour préserver la société et les individus qui la composent, et par là éviter qu’ils sombrent dans la monstruosité.
Donc la justice doit préserver, pas punir. Car punir cherche à faire mal, à faire souffrir, même si ce peut être sous prétexte d’instruire.
Donc la justice peut mettre hors d’état de nuire les individus qui lui sont nuisibles, mais pas les punir. La justice n’est pas vengeance, ne doit pas être vengeance. C’est pourquoi la sanction maximale serait la prison, et uniquement pour les assassins, les violeurs, et les personnes dangereuses physiquement (type braqueurs)
La justice ne doit pas se prévaloir de faire ce qu’elle dénonce et réprouve; faute de quoi elle se réfuterait elle-même, et validerait le meurtre et la torture.

De même, il ne devrait y avoir que 4 lois (pour le reste c’est aux gens de s’assumer, mais ces 4 lois reuvrent la plupart des différends qui peuvent survenir entre les individus) :
ne pas assassiner, ne pas violer, ne pas mentir, et ne pas voler.
Mais vraiment : comprendre que justice n’est pas vengeance, est fondamental et…édifiant : fait voir le Monde sous un nouveau jour; loin du réflexe simpliste, mesquin et étriqué. D’ailleurs on ne peut réparer un meurtre; et en commettre un autre ne ferait qu’augmenter le nombre de meurtres : que répandre l’assassinat.

Par viol, on comprendra la contrainte sexuelle, mais aussi l’exploitation : toute contrainte nuisible à la personne sur qui elle s’exerce et non librement consentie par elle.

Conscient de leur faire un beau cadeau, j’ai dit à deux femmes Témoins de Jéhovah ce qui s’avère être un peu semblable à un koan : « Interrogez-vous sur le mal »…
De fait…une grande part, sinon tout le fonctionnement, du psychisme humain gravite, s’articule, autour de cette idée, notion, pivot : le mal…
En tout cas une grande part de la morale, de ce qui règle les comportements humains tourne autour de cela.

21/06/13 :
Eté…Eté ?…Présent ! Présent ?…

Ô cirque de moi-même
parade étrange, procession bigarrée
Je n’ai pas que des clowns.
Ne pas outrer la source…
Je ne fais plus semblant
je ne sais me soigner qu’en m’expurgeant.
Ni complaisance ni hypocrisie.
Je vais affectueusement, abandonnant mes erreurs.

Tout ce qu’on bloque, refoule, de soi, que ce soit par peur ou culpabilisation ou remords, ou souvenirs, ou honte, c’est autant d’énergie en moins pour appréhender le Monde.

Tout ce qu’on crispe de soi, c’est autant dont on ne peut disposer pour appréhender le Monde.

Se décrisper totalement afin de continuellement disposer de l’intégralité de soi pour rencontrer la Réalité.

Se décrisper totalement, afin d’être pleinement disponible pour le Réel – dont soi.

Je suis un Espace. Je choisis ce qui est bienvenu en l’Espace que je suis, et ce qui est malvenu; et je m’applique à expulser ce que j’estime malvenu.

Je suis un Espace : je choisis ce que je veux contenir et ce que je ne veux pas contenir; et ce que je ne veux pas contenir, je m’emploie à ne pas le contenir.

La difficulté est que ma volonté tend à vouloir quelque chose de définitif, alors que rien n’est définitif dans ce monde puisque tout évolue.

La liberté en équilibrage de l’individualisme et de l’altruisme.

Je n’ai plus envie d’aller à l’école, sauf celle de la Vie.
En termes d’école je ne veux plus que celle de la Vie.

Je me fais parfois l’effet d’être un acide : prêt à attaquer, ronger, dissoudre tout ce que je touche. Ou un champignon, qui décompose tout ce qu’il touche d’organique pour en drainer ce qui l’intéresse.
De même, un champignon pour son fonctionnement en mycélium…

Je pense que les rossignols sont des poètes. Oui. Et bien sentis.

22/06/13 :
Tant que tu caches quelque chose c’est que tu as quelque chose à cacher.
Tant que tu refoules c’est que tu as à refouler.
Tant que tu n’es pas totalement toi c’est que tu n’es pas totalement toi. (…)
Tant que tu as peur de toi c’est que ta méchanceté te domine.
Tant que tu as peur c’est que la méchanceté (et non le danger) te domine.
Tant que tu n’as pas confiance en toi c’est que ton hypocrisie te domine.
Tant que tu n’es pas totalement toi c’est que quelque chose d’autre te domine.

Je me débarrasse de l’horrible et sournoise schizophrénie théiste (et non théophile) qui en nous refoulant et nous manipulant nous empêchent de nous connaître et donc de vraiment nous rectifier et améliorer.
On ne sait ce qu’est vraiment celui ou celle qui obéit.

23/06/13 :
Je ne savais pas que la conscience tend à l’Amour, qu’elle est amour; ni que l’amour est optimisation de tout le corps : optimisation physique et psychique tendant au Plaisir. L’optimisation du corps est Plaisir et atteint au Plaisir. Je ne savais pas que le Plaisir est Communion.

Je ne savais pas que la conscience tend vers l’optimisation de la Communion qu’est le Plaisir d’Amour.

Il s’agit ensuite de ne pas abuser de cela, car peuvent surgir de ces propriétés des corps et des consciences, des phénomènes intermédiaires, qui peuvent établir des contacts : la provocation pour la tentation; car sinon on commence la manipulation, on devient manipulateur.

Soit on aime soit on n’aime pas, mais l’amour ne supporte pas l’hypocrisie.

L’Amour est admirative tendresse bienveillante, et volonté affectueuse de communion.

L’Amour c’est l’Intensité.

Ne pas être en accord en soi-même est hypocrisie, qui est due au mensonge, qui est dû à la peur, qui est due au conflit.
S’appliquer à supprimer tout conflit…

Gerberoy semble être un magnifique village en Normandie.

24/06/13 :
Sensations, Emotions et Intentions déterminent l’Intensité de nos Mouvements.

En Fleur A Ta Porte ? Il a vécu vraiment 5 ans : de 1985 à 1989.
Ensuite il s’est entiché et voué à une idée qui a fini par le phagocyter : l’idée de dieu.
Mais !…il renaît. Fort des informations apprises depuis 1985 le voilà qui revient : plus lucide, et se libérant de toute aliénation, avec la gentillesse, la sincérité, et le courage pour valeurs personnelles.

S’occuper des qualités des gens, et laisser leurs défauts.

Le gentil qui ignore sa méchanceté peut être plus dangereux que le méchant qui connaît sa gentillesse…

C’est l’union qui fait la plénitude, pas le rejet.

Il n’y a qu’en vivant totalement mes sensations, mes émotions et mes intentions, que je pourrai me libérer, me découvrir et m’améliorer.
Donc sincérité sans complaisance, et sans soumission à qui ou quoi que ce soit d’autre que soi.

25/06/13 :
Il est inapproprié et souvent inefficace de traiter les choses de façon affective, en se prenant soi-même en considération, d’agir pour se faire valoir, en prenant en compte sa propre image par rapport à autrui.
Non. Il est plus approprié et efficace d’accomplir des choses en se consacrant à elles comme à des nécessités, de façon impartiale et non passionnelle (ce qui n’exclut pas d’être…passionné)
En un mot : tiens-t’en aux faits, pas aux interprétations et commentaires. AGIS POUR LA NECESSITE, NON POUR LE PRESTIGE.

Se focaliser sur le nécessaire et non sur l’orgueil.

La Vie EST Compensation : remplissage du Vide. En conséquence, on passe sa vie à remplir des vides, à compenser des manques…

La méchanceté est gaspillage…

26/06/13 :
Il me semble que le Monde n’est pas méchant. Il est juste aussi indifférent qu’implacable et irrévocable dans son développement, son actualisation. La méchanceté ne peut venir que d’une idée qui produit ensuite une intention puis un acte. Jusqu’à preuve du contraire, seuls certains humains sont, parfois, méchants.

Il est en notre pouvoir de choisir d’être, ou pas, méchant. C’est pourquoi il est capital de ne pas agir par vengeance, car la vengeance cherche à faire mal, veut provoquer la douleur : elle procède d’une intention et démarche de méchanceté.

Dissoudre en soi la vengeance.

La complexité entraînant un nombre accru d’informations à gérer, il devient par suite plus difficile d’avoir des avis univoques.
Et vice versa : posséder plus d’informations met davantage au fait de la complexité de la Réalité, et rend donc plus complexes et subtils les avis et choix.

D’une certaine façon, pour simplifier, j’ai l’impression que ce Monde est optimal car s’il ne l’était pas peut-être qu’il ne pourrait tout simplement pas exister. Peut-être que ce Monde est parfait – aussi horrible qu’il puisse être, dans certains cas, ou sous certains aspects.
Mais peut-être que compte-tenu de toutes les nécessités, les paramètres incontournables, il ne pourrait en être autrement : c’est ça ou rien.
…Non, je ne pense pas, en fait. Il y a probablement plein de Mondes différents possibles, et même d’Univers.
Mais quoi qu’il en soit : on peut AMELIORER la Réalité; en améliorant soi d’abord et le Monde ensuite; ou chacun séparément , ou juste l’un.
Mais la Réalité – dont le soi – est améliorable.

De fait, parmi les faits cruciaux, la façon dont on réagit, soi, à chaque contrariété, est fondamentalement importante car déterminante.
Par exemple : soit on reproduit, transmet, répercute et donc entretient et prolonge, la méchanceté qui nous est appliquée, soit…on l’arrête : en ne devenant pas méchant, en ne nous mettant pas en colère.

27/06/13 :
C’est la haine qui renforce la haine; et c’est ce qu’on prend de la haine qui nous pollue.
Aimer ceux qui nous confortent est facile; aimer ceux qui nous contrarient est plus difficile.

Le malaise, comme toute douleur, est l’indicateur d’une erreur : la haine, l’orgueil, la méchanceté, le vice, l’hypocrisie, le mensonge, le vol, etc…

L’Amour, ou au moins la Gentillesse, est vraiment une solution pour résoudre les difficultés entre individus, et pour que l’Humanité vive en Paix. La Gentillesse.

L’Amour, ou la Gentillesse Affectueuse, est vraiment un mode de vie pertinent. Vraiment et indéniablement.

Pourquoi suis-je ému par la vision d’une femme qui vomit ? (oui c’est étrange…)Je pense parce que c’est le spectacle évident d’une vulnérabilité, et que cela se situe au niveau de la gorge et bouche, qui sont censées être « propre » et peuvent assi servir pour « un usage » sexuel; et parce que cela a quelque chose d’humiliant, notamment parce que mécanique et indépendant de la volonté de la personne, et que cela la ramène à « quelque chose fonctionnant ». Cela a à voir, en partie, avec ma part de méchanceté.

Je ne connaîtrai pas ton goût
ô vilaine horreur
je ne prêterai pas mon corps
à tes outrancières dérives.
Suis-je le seuil du crime ?
Non, plutôt son vis à vis.

Le chiffonnage intestinal,
soudain, en fantôme frileux.

Sensations, Emotions, Intentions. Tout est là.

28/06/13 :
Je ne veux plus être mystique, ne veux plus m’intéresser au mysticisme, avoir une approche mystique du Monde, car le mysticisme est souvent motivé (consciemment ou non) par une volonté, quête, de pouvoir, ou un orgueil de vouloir de la connaissance (là aussi pour « en imposer ») et c’est une démarche essentiellement interprétative et spéculative, animée souvent de fantasmes mégalomaniaques conscients ou inconscients.
Bref, le mysticisme ne me paraît pas très sain.
Je préfère nettement le réalisme pragmatique : l’ipséité de la Réalité – dont soi.

Espaces, Contacts, Mouvements, Sensations et Emotions : voilà ce qui fait l’essentiel de mon Existence.

Libérer les Mouvements…
Se taire plutôt que jacasser.
Merveilleuse et formidable Réalité.

La plupart d’entre nous avons été éduqués dans la peur de la sanction, du châtiment, et dans l’obéissance, et nous en restons marqués consciemment et, plus profondément, inconsciemment.
Notre psychisme s’est construit selon ces structures fondatrices, ces repères : peurs du châtiment et obéissance.
Cela explique pour bonne part le théisme…
Je m’applique à me désaliéner de cela.
Exemple typique : alors que dans l’adolescence je m’étais bien dit qu’il ne fallait JAMAIS taper un enfant pour le punir de ses fautes hé bien peu à peu, comme une résurgence de ces fondements psychiques décrits plus haut, j’en étais venu à considérer que… »dans certains cas… ».
Alors que non ! Taper un être humain, enfant ou adulte, quelle qu’en soit la raison n’a RIEN de bénéfique, et n’est ni instructif ni productif.
Ce n’est qu’un expédient arbitraire, grossier, qui tient plus de l’abus de pouvoir que de la réelle capacité éducative. Un coup n’instruit pas.

La question : ni drogue, ni sexe, ni malhonnêteté, ni…amour, alors…QUOI COMME ACMEE ???

Tous ces gens…Tous ces génies de la survie, ces miracles de la débrouille. Toutes ces spécificités, ces gentillesses, ces courages, ces audaces, ces solidités, ces volontés, ces engagements, ces humours, tous ces gestes, de tendresse, d’affection, d’attention…

Oui, la tendresse affectueuse, la gentillesse, font vivre le Monde dans ce qu’il a de meilleur.

Amour : affectueuse gentillesse.
L’Amour glorifie l’Existence.
AIMONS !

L’Amour aussi est Dialogue.

L’Amour non manifesté, l’amour retenu, est gaspillé.

Peut-être que la seule question qui vaille est : QU’EST-CE QUE TU FAIS VIVRE ?…
Comprenne qui peut.

Ma haine pour fourreau de mon amour ?
Ma haine serait la cendre de mon amour ?

29/06/13 :
Le Soi était Emprise.
Le Soi devient sans EMPRISE.

Se débarrasser de la peur d’un jugement et la peur d’un châtiment, qui font de nous des aliénés; qui aliènent nos choix, pensées, et comportements.

De la nécessité, pour être vraiment soi et libre, de s’affranchir de toute autorité, de se sevrer de toute soumission : ne pas obéir à la peur.
Abandonner toute croyance : quitter la condition de disciple.

Savoir que l’excès est dangereux est pertinent, donc utile, donc participe de l’efficacité, donc de la Compétence dans l’art de vivre.

Le choix révèle le soi.

Je jouis…Je jouis de vivre.
Je jouis d’être conscient, de percevoir. Ma conscience EST jouissance.
Tout mon être, tote ma réalité singulière subjective, est orgasme : extase et instase, simultanées.

Je suis gnostique au sens étymologique : je considère que par la connaissance on peut améliorer la Réalité, notre existence, notre condition : notre réalité.
Je nomme ma philosophie IPSEITE : ce qui constitue la Réalité nous permet d’obtenir du savoir, qui nous permet d’améliorer la Réalité.

Je n’ai plus de foi. Au sens : d’abandon et dévotion à une idée censée répondre à mon ignorance face au Mystère de l’Existence et à l’Inconnu.
Mais ma foi n’était pas due à une peur, mais à une volonté de remercier, à une gratitude.
Mais il est absurde de se vouer à une absence (à ce qu’on ne peut toucher ni sentir, ni voir, ni entendre, ni connaître : ce dont on n’est pas certain de l’existence)
Au contraire, ce qui est évident, spontané, normal, rationnel, réaliste, est de se consacrer à ce qui existe et est indubitablle : l’IPSEITE.

Se consacrer aux faits indéniables et non aux idées.

30/06/13 :
La haine, la méchanceté font battre le coeur de façon désagréable : une sensation froide, pesante, gênante, désagréable, encombrante, s’installe dans la poitrine ou l’abdomen.
C’est à identifier : utile.

La confusion est le danger qui guette l’amour.
Comprenne qui peut.

Le coeur est l’organe sensoriel de l’esprit. Vraiment. Il identifie les erreurs, les mensonges, les malhonnêtetés, les travers, les hypocrisies, les lâchetés, les soumissions, les servilité les peurs, les dangers…et modifie son activité, son comportement, en conséqence.
A soi de savoir comprendre, et choisir et agir, en conséquence.

01/07/13 :
Tout est rapport du plein au vide.
Tout est remplissage du vide, du manque.
Le remplissage se fait par émission, tension.
Tout est compensation d’un manque.
La compensation se fait par émission, production : tension.
Mais il y a des tensions constructives, et des tensions destructrices.
Donc…choix. Et tout choix est intellectuel même si le sensitif, et l’émotionnel, participent à son élaboration, puis (après choix) à son appréciation
Le coeur désire, tend; le cerveau oriente et saisit; le corps apprécie (favorablement ou défavorablement)
Le cerveau (l’esprit) aussi peut désirer, mais c’est un désir moins sincère, moins spontané : plus construit, imaginé, plus calculé.
Alors que le désir du coeur est vraiment l’écho d’un manque, d’une aspiration.
C’est pourquoi, me semble-t-il, le vrai désir est fonctionnel, organique (donc par exemple : le désir érotique, dépassant l’individu désirant, comme le désiré, et tendant avant tout à la perpétuation de l’espèce) : tendant à la stricte survie.
Tandis que le désir amoureux est plus intellectuel, plus élaboré.
Reste que désir amoureux et érotique peuvent, parfois, coïncider.

Un des problèmes posés par la morale c’est qu’elle est, ou au moins se veut, conservatrice, et si possible constructrice; alors que le Monde est mû par une énergie qui est, au bout du compte, des tructrice. La force-loi du Monde est l’entropie : l’accroissement du dés-ordre, du chaos, donc…de la destruction.
Même si le Monde peut passer par une phase productive de production-construction, tout finit par être détruit.
Tout est transitoire, momentané, car tout tend vers sa destruction, disparition. Rien ne subsiste.
C’est pourquoi l’énergie qui anime la matière, qui anime la Réalité est : la DISSOLUTION.

Même si son processus passe par une production créative, toute énergie s’actualise par un processus de dissolution d’elle-même, par une (auto)destruction.
Toute actualisation, tout accomplissement, est au final destruction.
Aussi la nature première et essentielle de l’énergie est : destructrice.
L’énergie est une capacité productive qui s’effectue en et par la destruction.
De fait, la morale est…anti-naturelle.
De même, c’est par la RESISTANCE (au phénomène spontané d’auto-destruction) à sa nature première qui tend à l’auto-destruction, que la Réalité, l’énergie, la matière, et l’être-individu peuvent exister et surtout DURER.
(L’énergie est peut-être la tension différentielle entre néant et existant ? Mais l’existant, jusqu’à preuve du contraire, nécessite et est énergie)

Ainsi, c’est grâce au NON, par le NON, par le refus, la résistance, que tout – dont l’individu – peut durer donc exister.
Ainsi, c’est par la résistance à l’actualisation spontanée, par la résistance à la nature, que l’individu peut exister; et par suite améliorer…la nature.

Ainsi la force et la qualité de l’humain est de pouvoir produire : le CULTUREL (fondé sur le refus du naturel) pour améliorer le naturel.

De même, le phénomène biologique – la Vie – bien que mû par, et constitué de, l’énergie qui est auto-destructrice, va à l’encontre de l’auto-destruction en produisant des unités singulières qui (s’)ajoutent des formes au Monde : la Vie remplit et construit; en dépit du mouvement fondamental dont elle est animée et qui tend à vider et détruire.

Ce n’est pas sur l’humiliation, qu’on ressent d’une erreur, qu’il est utile de se concentrer, mais plutôt s’appliquer sur : comment ne plus la commettre, comment se rectifier, et comment s’améliorer. Voilà à quoi se consacrer, consacrer son énergie-être, et non à ruminer la honte ou l’humiliation.

La difficulté est : ne pas mépriser les méprisables, ne pas haïr les haïssables, ne pas être méchant avec les méchants, ne pas médire des médisants (ni avec eux), ne pas discriminer les discriminants; bref : ne pas devenir, ni faire, ce qu’on réprouve.

02/07/13 :
L’humilité n’est pas une diminution de soi mais une honnêteté par rapport à soi et aux faits.

Trop souvent, son dieu révèle l’orgueil de l’individu.
De même, dis-moi ce qu’est ton dieu (ou déesse) et je te dirai ce que tu es.

Tant que tu te raccroches à quelque chose tu te ralentis, et es d’autant plus accessible.

Découvrir ce qu’est vraiment le positionnement dans l’espace, et le déplacement et la vitesse…

Vivre, être soi, c’est aussi être un total abandon, fruit du chaos, un inconnu avant tout à soi-même, du grand n’importe quoi qui dérape, déborde et se plante.
Du petit n’importe quoi qui titube, divague, chancelle, erre, et ne sait rien, tout à l’extase stupéfaite d’exister, à la douleur aux mille délices, et d’un orgasme frangé d’horreur.
Miracles ! Merveilles…

En fait, je suis aussi victime de mon orgueil de vouloir n’être pas criticable, ou/et aussi de ne pas vouloir…de croire que je suis la CAUSE de tout ce que je suis et de ce qui m’arrive, et que je peux, et dois, être responsable de tout ce que je fais et de toutes les conséquences de ce que je produis (des pensées, jusqu’aux actes)

Il est temps, je décide de cesser toute emprise et de n’intervenir que quand j’en aurai vraiment envie ou que je sentirai que c’est mieux que j’intervienne.

De nouveau : découvrir ce qui est vraiment de mon ressort…

03/07/13 :
Si tu ne t’unifies pas, tu es contraint de te porter…
Uni, tu peux aller, libres mouvements.

Prendre conscience qu’IL Y A TOUJOURS UNE RESISTANCE. Continuelle et omniprésente. D’ailleurs le Soi EST une résistance à quelque chose; toujours, continuellement.

La Réalité, dont le soi, peut se décrire par : Espaces, Résistances, Mouvements…
Agir en conséquences…

Tout malaise est dû à un conflit.
Un conflit est une crispation, un arrêt. Or, la vie, comme l’existence, est mouvement et non arrêt, fluidité et non crispation…Dont acte…

Le malaise est donc une actualisation inappropriée de soi. Donc : changer.

Parvenir à utiliser l’acuité de la méchanceté pour percevoir des choses gentiment et constructivement utiles : voilà une vraie Compétence, une vraie intelligence de vie.

La zone hargneuse, en nous : formée par notre grossièreté; et notre méchanceté, notre hypocrisie, nos peurs, nos lâchetés, nos volontés de vengeance, nos obscénités, nos désirs destructeurs, toute la somme de nos souffrances, douleurs, tristesses…Tout cela on pourrait le nommer : l’Autre Versant, de soi, de la Réalité.
L’Autre Versant…

Tant que l’on n’admet pas que l’on a un Autre Versant, on ne peut vraiment se rectifier, s’améliorer.
Et d’une certaine façon on reste à sa merci, car il reste en embuscade, nou sinfluençant sournoisement.
Mieux vaut tout révéler, puis faire le tri et améliorer ce qu’on veut améliorer.

Il est incohérent, et surtout inapproprié, de prétendre savoir et pourtant de ne pas agir en conséquence.
Si l’on veut être conscient et donc savoir, au moins en partie, alors le mieux est d’agir en conséquence.
Sinon…rester dans l’ignorance : l’inconscience – le fonctionnement aliéné, ou l’aliénation fonctionnante.

Mais sans oublier que savoir n’est pas forcément pouvoir.

Ce qui me gêne c’est qu’à chaque instant, pour toute circonstance, tout acte, je sens un « moi optimal » dont j’ai conscience, immédiatement, mais avec lequel ce qui semble être mon moi le plus authentique et qui est spontané, qui s’actualise continuellement, est en décalage; décalage à la fois temporel et « intellectuel ».
C’est un peu difficile à décrire.
Pour simplifier : à chaque instant, surtout si j’ai à choisir, je sens en moi (plutôt :…DEVANT moi, étrangement; comme une projection ou une pré-vision) un moi optimal dans ses actualisations et manifestations, mais le « je » que je suis ne le choisit pas forcément, ne choisit pas forcément cette interprétation (au sens d’acteur, comédien) de lui-même, cette actualisation. Car il la (le) trouve trop…passif, trop impersonnel…

De plus, cela révèle que, finalement, être conscient des choses crée un décalage vis à vis d’elles. Ainsi, être conscient de soi, crée un décalage en soi, et même une partition de soi : le soi, et le soi conscient de soi.

De fait, il semble donc plus approprié et plus efficace de : SE FONDRE DANS L’EVENEMENT QU’EST LA REALITE. Tenter de s’unir au réel, communier avec Ce-Qui-Advient, et ce jusqu’à en oublier, abandonner, l’idée-volonté même de communier.
Simplement…Advenir l’Espace de notre Réalité corporelle singulière; qui EST partie du Tout Evenement.

Le fait est que, si tu es sûr d’être bienveillant – majoritairement – alors tu peux t’ouvrir et t’unir à la Réalité : communier, et ne t’en distinguer que pour RESISTER quand tu estimes cela INDISPENSABLE.

Je m’étonne. Je m’étonne de moi. De toi. De tout.

Se garder de juger; et quitte à juger, ne juger un individu que sur ses faits.

La conscience c’est : AVEC la perception.
La perception c’est AVEC LE MONDE.
Le Monde c’est avec Soi.
Le Soi…commence…

Je ne sais de la Réalité que ce que j’en ressens. La Réalité ce sont des faits, pas des idées.

Ainsi donc me voici…
Avec ce volcan que parfois j’éructe
suavement égoïste, sournoisement.
Non ! Heureusement je m’efforce de n’être point…un destructeur, ou un saccageur, un pilleur.
Suffit les mots ! Des actes de tendresse, des dons de bienveillance.

QUOI QU’IL EN SOIT, TOUT CE QUE J’EPROUVE…C’EST MOI.
Ainsi donc…me voici…
Salut à toi ô Réalité.

04/07/13 :
Paix dans le Monde et Joie dans les gens.

Je suis un Espace qui prend soin de lui-même, tâchant d’être un Lieu de Liberté, de Gentillesse et de Joie.

De fait, la première propriété, autant que nécessité, d’un Espace est : d’être détendu, non crispé. Donc je me décrispe.

La méchanceté est une maladie, infectieuse et contagieuse, dont il convient de se garder.

La seule prise que la méchanceté puisse avoir en toi est : ta propre méchanceté.

Nous sommes bien conscients que chacun et chacune fait ce qu’il peut en fonction de ce qu’il veut.

Agir par peur d’un châtiment manipule et obstrue les individus concernés, et les cache à eux-mêmes.

Abandonner le juge intérieur, le tribunal psychique, à lui-même.
La vie est activités; pas procès.

Attention orgueilleux : tu n’es ni responsable ni gardien du Monde entier.

Je suis un Espace qui essaie de s’améliorer.

Si vivre t’est difficile c’est que tu t’y prends mal. Ha ha !

Aux Amoureux du Monde : ne pas oublier de s’aimer aussi, soi-même.

Ne vous abusez pas, madame : je veux bien courir avec vous – pas après…

Je ne suis pas la seconde d’avant…

L’énergie-être que tu emploies avec inquiétude à getter le mal, en toi ou ailleurs, tu ferais mieux de l’employer à admirer affectueusement le Monde.

Je suis un actualisation singulière, et un traitement singulier, de la Réalité.

Aimer, oui, et savoir vivre pour SOI aussi.

Le loup, comme le requin, a ce défaut, qui peut lui être fatal, de devenir amorphe, faible, désemparé, dès lors qu’il est piégé ou coincé.
Ne pas avoir ce défaut.

Le « tout ou rien », l’absolutisme, est un excès.

Suffit ! Vivre, exister, est composite, composé, impur, bâtard. Et vive la vie, l’amour, la gentillesse et le plaisir.

Mon esprit est ambivalent car issu du Monde, et de moi, et mû entre autre par mon orgueil et par ma volonté d’humilité, et par ma méchanceté, et par ma gentillesse.

Mon esprit n’est pas moi, et je ne suis pas mon esprit.

Se méfier de la fallacieuse et dangereuse idée qui voudrait que puisque la Réalité nous échappe en grande partie et que la Réalité, au moins sociale, admet le Bien auquel il faut obéir et auquel on serait donc aliéné et soumis, alors la seule façon d’être libre serait le mal : de commettre des crimes.
Cela ne serait valable que pour un nihiliste qui, détestant le Monde, voudrait le détruire, et donc pour ce faire agirait méchamment et destructivement.

En vérité, je tourne en rond avec mon travail obsessionnel sur la conscience (du moins, tant que je ressasse les mêmes idées et observations; au lieu de vraiment chercher à découvrir et étudier).
Certes, la conscience est fondamentale pour l’individu et donc tout ce qu’il peut faire; mais justement : elle peut servir à FAIRE, ACCOMPLIR. Or je n’accomplis quasiment rien.
Je me fais penser à un coureur sur la ligne de départ, qui réfléchit vachement au fonctionnement de chacun de ses muscles et qui s’applique scrupuleusement à se positionner bien sur la ligne…mais qui (en) oublie de partir, qui ne démarre pas ! Ha ha ! Stupide, finalement.
Et même…inconscient ! Un comble.

C’est par l’absence qu’on dissout le mal, et non par l’emprise…

05/07/13 :
Ne pas plisser l’Espace, ne pas le flétrir, ne pas le crisper.

Je suis un espace rempli de sensations et idées (auxquelles s’ajoute tout ce qui peut venir de l’extérieur de cet espace, et y pénétrer) et qui réagit (plus qu’il n’agit) en fonction des interactions de toutes ces choses.

Plutôt que penser aux choses, il est plus utile de les OBSERVER. Tout observer. Dont soi.

Il n’y a d’autre vérité que l’Immédiateté, l’Instant; et comme l’instant change continuellement…il n’y a donc pas de vérité.

Si une idée te fait rejeter les gens, peut-être vaut-il mieux rejeter cette idée.

Soit tu te perds en toi-même, soit tu te trouves dans le Monde.

06/07/13 :
Savoir se servir de toute contrainte ou adversaire pour se révéler à soi-même et découvrir ses propres faiblesses et défauts. Voilà un secret fondamental de la Vie.
Toute contrainte est avant tout une opportunité de s’améliorer : de se révéler et de progresser.

La peur te pousse à te nier toi-même. La peur est…la première mort. La mort est le premier piège.

La méchanceté (qui peut être réaction à la peur, d’ailleurs), destructrice, est le second piège.
L’orgueil, qui rend égoïste oppresseur d’autrui et de soi-même, est le troisième piège.
Se libérer de ces trois pièges et rencontrer le Monde, pour, si possible, édifier la paix et l’aise.

Je libère et cultive l’espace que je suis.

Il semblerait que le psychisme ait tendance, comme en médecine, comme le reste du corps parfois, à se créer un « point (ou abcès)de fixation » pour draîner tout ce qui le gêne, l’encombre : la peur, la méchanceté, la malhonnêteté, la colère, l’agacement, le dégoût, le ressentiment, la honte, etc…

Et on peut retrouver ce processus à l’échelle d’une société, où des individus vont être systématiquement discriminés.

Abandonner et dissoudre ce processus.

Espaces, Contacts, Mouvements…
Oui : Clarifier la Conscience, Désaliéner l’Attention, Optimiser l’Intention.

Mon dégoût, qui peut me rendre inquiet, est qu’il n’y ait aucune Liberté.
Mais, d’une part il y en a, d’autre part même s’il n’y en avait pas, l’Energie a sein de l’Espace a plein de possibilités et cela peut constituer la Liberté.
Et même s’il n’en restait que l’idée, la Liberté est un des plus beaux projets, une des plus belles aspirations. La Liberté mérite qu’on se consacre, q’on se voue à elle.
La Liberté n’est pas un concept, elle est une Réalisation : elle ne se pense pas, elle se vit. Et elle communie avec l’Amour, le Désir et l’Aise.
La Liberté est Jaillissement, l’Univers est Jaillissement – l’Univers EST Liberté; la Liberté est Réalité.

La Liberté est ce qui n’aime pas être contraint. De fait, la Liberté est même indéfinissable.

Tout le monde n’est peut-être pas fou, mais…chacun son délire.

Le prétentieux, comme l’orgueilleux, sera toujours victime de lui-même.

L’Aise est dans l’équilibre : ni trop ceci ni trop cela. L’excès s’envenime de lui-même, n’est-il pas ?

Horribles séductions des crimes…
Eblouissantes ténèbres sournoises.
Magnifiques abords acérés :
un duvet sur crocodile
des caresses à la hache
et du baiser tronçonneuse.
Peut-être rien ne veut-il plus se souiller
que l’amour immaculé, la tendresse intacte ?
La propreté est suspecte :
pas conforme à la vie.
Trouver des soupapes à la rancoeur.

07/07/13 :
Celui ou celle qui choisit ou agit par peur d’un châtiment, ou envie de récompense, n’est pas fiable.

La vengeance ne profite qu’à la douleur et au crime.

Précipitation…Trop vite, trop loin…Trop fort. A côté, en avant en arrière, jamais ici, ou si rarement.
Il n’y a pas de maintenant, il n’y a qu’ici ? Comme tu es belle, Réalité.
Si sauvage, si honnête, si dure et si offerte, si accessible et si insaisissable.
Si douce et si violente, si vivante et si mortelle, si plurielle…
J’arrive aux jours où je m’accouche. Les terrasses de mes heures à venir frémissent au fond de mon coeur, au bord de mon esprit.
La Vie est ton discours Ô Réalité, la matière ton corps, les sensations tes spectateurs, et l’esprit…ton écho.

La honte, comme la complaisante culpabilité, est sournois masochisme : aussi tenacement encombrant que péniblement inutile.
Une bonne façon de vaincre ses erreurs est de ne plus les reproduire.
La culpabilité comme le remord n’est qu’hypocrite masochisme : perverse masturbation.

08/07/13 :
La méchanceté est une intention. Elle peut donc être remplacée ou contrée par une autre intention : la gentillesse; elle est un choix.

Quelle joie que ce mystère qui m’éveille
chaque jour de révélations en rencontres.
Voyage d’étonnement, chemins de stupeurs
de carrefours en ponts à bâtir
de dérives en sillons que l’on trace
pour semer l’enthousiasme de demain.
Je suis une naissance
je nais un être
je suis une Vitesse et une Orientation
partant du statique et de l’inconnu
et tendant d’affection vers le bonheur.

Qui s’aliène à un ou des livres
devrait peut-être se faire étagère.

Quel que soit le pouvoir, quelle que soit l’autorité, s’en libère celui ou celle qui sait leur signifier : non.

Ô Liberté : je m’écrie mon non.

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