conscience 59

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22/12/14 :
Si tu vis dans la peur de commettre des choses nuisibles, tu es dominé par elles.

23/12/14 :
Laissant les crispations à elles-mêmes
je redeviens évidences sans gaspillage.
Doucement lucide je me libère :
mes dilections s’extasient.
L’utile j’intègre.
Epanouir révèle, épanouir : libère
épanouir soulage, épanouir jouit – épanouir : Soi
Enfin mon bonheur ? Je suis Aise
– pas malaise. Me voilà en vérité.
Je suis Aise.

Si je ne suis pas Aise c’est que je ne suis pas moi, car MOI JE SUIS AISE.
C’est aussi simple que cela. Je laisse le malaise à lui-même et je m’occupe de ces espaces que je suis, et qui sont…Aise. Discerne qui peut : il en est de même pour tout le Monde. Comme nous sommes égarés…

J’épanouis doucement l’aise que je suis.

Je ne me cache plus, je ne me crispe plus, alors tout devient plus évident, plus simple.

Généralement, l’avis d’une personne n’est que l’expression de son souci pour elle-même.

Savoir que toute volonté de se désaliéner de l’uniformisation des comportements, de se libérer du pan-psychisme, entraîne des réactions coercitives de notre environnement, voire même…du soi lui-même contre lui-même. La peur et la servilité. La peur est le corps de la servilité.

Veiller à ce qu’autrui ne nous détériore pas, et que nous ne l’incitions qu’à s’améliorer.

Savoir laisser autrui à lui-même, afin de ne pas se pervertir à cause de lui ou elle.

Que tu restes un enfant, oui, mais passé un temps tu ne peux plus en prétendre l’ignorance.

En toutes choses et toutes circonstances, chercher à célébrer plutôt qu’à dénigrer.

La pensée semble ainsi faite que quand on nie une réalité ou qu’on la refuse ou la rejette, alors – si on est honnête – cette réalité prend une place de plus en plus importante dans notre esprit, et finit par manipuler tous les rapports qu’on peut avoir avec cette réalité, puisqu’on n’est alors jamais dans la spontanéité, ni la liberté, ni l’honnêteté vis à vis d’elle mais toujours dans la manoeuvre de protection, d’isolation, de rejet.

Tout préjugé : toute idée préconçue commence de t’enfermer en elle.
Il semble plus approprié d’essayer de percevoir les Réalités en toute honnêteté et impartialité : sans préjuger, et de s’adapter énergétiquement en fonction de ce qu’il advient plutôt que se crisper mentalement.
Toujours préserver les libertés de ses mouvements, dont ses orientations.

Tout est peut-être possible
et tout peut être utile.

Ma prière ?
Que toute Divinité soit en paix.
Que les Humains s’améliorent en Amour.
A tous nos glorieux prédecesseurs : bravo et merci.
J’essaie d’oeuvrer constructivement et humblement
pour les Dilections, les Paix et les Amours.
Santés et Joies.

24/12/14 :
Plus on perçoit plus il est approprié d’être humble.

Pour pouvoir être pleinement soi, il est approprié d’inspirer pleinement à SA Vitesse : sans exagérer ni s’empêcher.

En tout cas les êtres vivants ont une actualisation dont l’amplitude d’énergie peut être représentée par une sinusoïde.
Intéressant aussi : il m’a semblé remarquer que l’intensité des douleurs physiques peut être représentée par une sinusoïde.

Tout ne serait que PEUR ?
La Peur, ses mascarades et forfanteries.
Recommencer continuellement…à fuir ?
J’abats mes murs, ils me pèsent trop.
Je tombe les boucliers qui me ralentissent.
Me voici nu – enfin le Monde me reconnaît
la Réalité me retrouve – je la joins.
Je suis sans détour.
Mon goût : celui de l’aube.
A présent jouissons d’ici.

Seul crime vis à vis de soi : se mentir.

L’esprit est un espace dans lequel on trouve, au minimum, ce qu’on y apporte…

On se raconte des histoires
on édifie des raisons à partir de nos chances
– et malchances.

Et je t’aperçois : reine de chair
impératrice de formes
hérault certain de la Vie.
Que vous êtes belles…
Les femmes prouvent la Vie.

Ne rien nier de ce que contient l’Espace; y produire la Bienveillance, la Joie et la Paix, en évitant le malaise et joignant l’Aise.

25/12/14 :
L’interdit agace la volonté de liberté, et par suite incite à la transgression.

26/12/14 :
La nuit, encore là, partout, environne.
Des lumières humaines, de trains, de quais.
De réseaux, de raisons, pointent parfois.
Le nuage de ma conscience se diffuse.
A nouveau l’Inde – je vais.

Diversité, Ô Diversité.
Je ne regarde pas le Monde à partir d’une motivation de peur, mépris ou méchanceté, mais pour et par l’amour, la dilection, la gentillesse et l’admiration.

C’est l’orgueil qui fait que l’on se crispe à cause d’autrui et/ou qu’on s’imagine beaucoup d’adversités…

Ton esprit dispose d’une temporalité qui peut se distinguer de la temporalité de la Réalité mais néanmoins incluse en elle.
Bref…LARGUE LES AMARRES pour Ici – donc Maintenant.
Immédiateté.

Si tu as du mal à aimer la situation tu peux déjà essayer d’en rire…

Les échos sinueux et poisseux
les ombres imperceptibles
le danger contenu :
tout ce qui m’accompagne
en derme dissimulé…
c’est encore moi.
Peur, Orgueil, Colère et Méchanceté.
Pas le nier, pas l’éliminer totalement
folie que se nier.
Alors je m’arrange – pour tout me vivre au mieux.

En vérité ? Je ne suis ni peur, ni orgueil
ni colère ni méchanceté.
Je suis une part d’univers –
qui peut s’émerveiller.
Je m’émerveille et célèbre : les Mystères.

Quel est donc ce Mystère dans lequel nous existons ?

Puisque chaque seconde peut être la dernière alors mieux vaut la vivre pleinement.

Partir du fondamental : Tout est Mystère. La meilleure façon de traiter avec un mystère est de l’ETUDIER. VRAIMENT.

Et me voici au…Hare Rama Guest House !!!…A Delhi. Toujours ce guest-house, pour commencer (depuis 2007) Presque mythique pour moi – dans la petite ruelle.
7,85 km marchés depuis mon départ de chez papa et maman, en 11070 pas. Il est 1h30. Je me couche. A suivre…

27/12/14 :
TALKATORA garden est sympathique; avec même un théâtre de plein air. Les jeunes couples s’y retrouvent pour flirter et s’embrasser…plutôt derrière les arbres, à couvert, à l’abri des regards.

Peut-être que l’intérêt de toute spiritualité est avant tout de se souvenir de ne s’aliéner à aucune.

Et Kishan G, mon pote, dit : « I follow all religions and all religions follow me ».

Les vérités semblent préférer être libres alors je ne cherche plus à les capturer.

Pas pu la prendre en photo mais il y a ici une clinique qui se présente avec grosse et grande enseigne néon rouge : « sexologist clinic SABLOK »…!

GURU NANAK market.

Les rues, en enfilades enivrantes comme circonvolutions de mon cerveau. Sont-ce des échoppes ou mes neurones ?
Perdre ? Peur de perdre mon esprit ?
Perdre moi ? Me faire dérober moi-même ?

S’abandonner ? Qu’est-ce ?
Laisser quoi ? Seul ce que je serre ou qui me sert m’est conscient.

Aller sans rancoeur ni vindicte.

Ce soir je dîne et dors à l’hôtel BLUE SAPPHIRE.

Discerner et identifier clairement ses peurs et inquiétudes, et aversions, afin de mieux s’en désaliéner, voire s’en débarrasser, et mieux se connaître.
Personnellement : j’ai la crainte que quelqu’un arrive à faire pénétrer la peur en moi et qu’elle ne me quitte plus et me manipule.
J’ai également la crainte que ce qui me met en colère me pousse à commettre des actes répréhensibles. La crainte aussi de servir, ou être utile à, ce que je réprouve. En fait : j’ai peur d’avoir peur, et peur de moi. Pas vraiment peur mais crainte ou inquiétude; en fait : soupçon. Je soupçonne que cela puisse advenir.
Un peu la crainte aussi que ce Monde dans lequel je vis ait été créé par une ou des entités cruelles et perverses.
Et la crainte de nuire à ce que j’admire et à ce que j’aime.
Marché 19,44 km en 27388 pas.

Etonnant comme on devient le gardien de ce qu’on déteste. Et le traître de ce qu’on aime ?

28/12/14 :
Je sais pourquoi Delhi me plaît : elle a des apparences de décor de théâtre – entre apocalyptique et heroic fantasy.

Les taxis officiels sont noirs et jaunes – généralement avec le toit jaune.

Peut-être qu’en fait de spiritualité tout est imagination et jeux de l’esprit – avec lui-même.

Pourquoi la vengeance est-elle mon arrière-cour ? Juste une part de réponse à une part de vécu…Mais c’est une erreur, aussi inappropriée qu’inadmissible.

La quantité et la qualité de ce que tu veux ou aimerais consacrer à quelque chose, est la quantité et la qualité de son emprise sur toi, ou au moins de la part de ton activité psychique qui s’y consacre même malgré toi si tu n’y mets bon ordre. Donc, soit se réorienter, soit transformer la quantité et la qualité de nos envies concernées.

Enveloppé de réel, entre marécages cruels et champs impossibles, je joue de mes oui et de mes non. Qu’importe ma folie tant qu’elle ne bave pas ses corruptions. Les triangles moelleux et humides, à jouer la haine, placer sa colère, investir sa mesquinerie.
Non. Cesser le héros des orgueils, et libérer le simple débutant.

Percevoir que la haine est de l’amour contrarié et alors, doucement, honnêtement, sans contrainte, libérer cet amour.
Voilà comment on transforme la haine – en amour.

L’optimisation de la réalité n’est pas sa destruction mais son plaisir.

Je vais à la rencontre de mes malaises : j’entre dans la cellule où j’ai enfermé mon Fauve – noble fauve, libre par mon existence, lui le premier, l’Initial. Je vais savoir, et alors choisir car je ne suis plus deux : un hypothétique et conditionné « moi » et le sauvage fauve, mais je deviens enfin le Fauve libre, empli de tous mes amours possibles, mes volontés constructives et bienveillantes, toutes mes admirations, tous mes enthousiasmes, toutes mes joies : toutes mes dilections.

Je ne me fabrique plus : je me libère, je me révèle et m’unis constructivement aux Réalités.

Ne rien se cacher, sinon c’est autant qu’on place en embuscade. Se révéler à soi.

Se libérer ne signifie pas transgresser ou contraindre; cela signifie ne plus agir par obéissance, ou de façon aléatoire, mais par choix. Se libérer.

Comme je l’ai déjà écrit : se révéler comme on urine : sans forcer ni retenir; juste laisser aller.

Chère hôtesse Indigo…
Tes lèvres ont les yeux pour confirmer tes émissions aiguisées précises. Tes coquetteries à la solidité impérieuse affirment tes forces conquérantes. J’apprécie ton extase sans simagrées.

Avilir ne soulagerait pas.
Quelle douleur ? Quel malaise ? Quel mal-être ?
L’absence de quelqu’un avec qui jouir.
De fait : je retiens mon plaisir, je l’accumule – jusqu’à être étouffé par les murs que je lui impose.
Donc : je libère mes plaisirs.

En Inde, même en dehors des films, les acteurs chantent des chansons dans des clips. Mais…peut-être tirés de films, en fait.
6,43 km en 9065 pas et un aller-retour Delhi-Varanasi en avion, sans se poser, car impossible de se poser à Varanasi à cause du brouillard !…

29/12/14 :
Tellement heureux que tout puisse être voie, ou non.

Tandis que mes dards sournois
se font jour par jeu pervers
je ne m’interroge presque plus.
Je parle encore pour cerner quelque chose
mais ça se dissipe vous savez.

Au « Garden of Five Senses » (près de Saket metro station) des couples de jeunes flirtent, un peu plus tranquillement qu’en ville.

Le restaurant Fio y est original, agréable et sert de la très bonne cuisine, également originale. Très bon lieu.

En esprit on révèle ce qu’on prétend cacher.

Le Monde agit, et je réagis.
J’agis et le Monde réagit.
Je libère et il me limite.
Je limite et il me libère.
J’aime l’aise et préfère éviter le malaise.
Existent les Réalités !

Je m’accroche trop aux choses. Décrisper.

Etonnant comme, souvent, quand on s’empêche de faire ce qu’on préfèrerait, on provoque ce qu’on voudrait éviter…

30/12/14 :
La colère est contagieuse mais ne te contamine que si tu le veux.

Ce qu’on particularise est, par le fait, mis en évidence.

Finalement, tout consiste à parfois se crisper, parfois laisser.

Tout choix est une forme, une façon de rationaliser : un commencement de crispation des mouvements – au moins une part de ceux en nous.

Qui n’essaie pas de faire vraiment la paix en soi ne devrait peut-être pas compter sur autrui pour la lui fournir.

De toutes façons je me dissous continuellement. L’important sur quoi je peux veiller et que je peux en très grande part choisir est : comment je me dissous.

Bien discerner que la quête de connaissance va très souvent de pair avec une quête de pouvoir, et en tout cas la connaissance peut entraîner pouvoir.
Or, le pouvoir est dangereux et son excès est nuisible.

Humilité et modération donc.

La nuit finit de s’installer en Varanasi-Benares-Kashi. Les voies célébrantes commencent de s’élever sur le ghat principal. Il est 18h00 et le rituel millénaire vit.

Espaces et Mouvements, en paix, par la paix, pour la paix.
J’admire les Espaces et les Mouvements.

Un officiant m’offre des morceaux de sucre, des étoiles. Le sucre…que tout vivant dévore et transforme, d’une façon ou l’autre, sur cette planète.

Merci au Monde de m’avoir permis de revenir à Varanasi. Peut-être le Monde est-il sans conscience ni volonté.
Merci à moi, merci à mes goûts, merci à ma volonté de m’avoir ramené à Varanasi.

Le Monde aussi est fragile, délicat, vulnérable.

Haaa…Varanasi…Ma ville de coeur. Là où Delhi a des aspects de décor, Varanasi te présente l’envers du décor – à coeur ouvert.

Varanasi c’est le dédale millénaire, le labyrinthe séculaire.
Ici je retrouve ce que c’est que déambuler dans un film, errer dans du mystère – Varanasi : ici je rejoins mes rêves.

Kashi c’est toute la vie humaine, sans fard, sans frime, sans prétention, sans vernis prétentieux.
Varanasi c’est vivre humain – la cité sans âge.
9,84 km en 13868 pas.

31/12/14 :
Dès lors qu’une idée est inquiétante, l’esprit par prudence d’anticipation, l’intègrera en lui-même, pour s’y préparer. Le tout est de veiller à ne s’en point aliéner.

Qui n’essaie de faire vivre les meilleures de ses vérités risque de faire vivre les pires de ses mensonges.

Je ne veux plus d’absolu. Je me contente de :
Espaces – Mouvements
Gentillesses – Aises
Vitesses – Orientations
Voilà mes trouvailles, mes fois, mes philosphies, mes modes de vie.

Interpol et…Intermed.

Entrer dans le Jeu
au prix du jeu
et ne perdre que le jeu
et rejouer et gagner
une nouvelle Mise.
Relancer, oui.

Que ressens-je ? Que veux-je ? Que fais-je ? Que puis-je ? Qu’arrive-t-il ?

Voir les Zones A Défendre.

Tout ce qu’on bloque nous bloque.

18,23 km en 25687 pas.

01/01/15 : Que 2015 soit une année de paix.
A Varanasi, la saison des pluies est de juillet à fin septembre. Et l’été de mai à juillet.

Toulsi : bon antibiotique et anticancéreux.

Tant que tu ne vis pas vraiment AVEC les Réalités, tu augmentes le risque de vivre à leur encontre.

Ma première pluie à Varanasi. Tout devient plus lourd, plus gourd, plus sourd. 17 km marchés.

02/01/15 :
Souvent en voulant être fort mal à propos on s’affaiblit.

Que nous le veuillons ou non, nous sommes tous et toutes ensemble, et ensemble nous participons des Réalités.

Varanasi a des milliers de ruelles. Presque toutes vont…ailleurs. De chaï en soie, de bijoux tocs en commerces tics. Les bouches pleines de bétel mentholé, l’encens et la boue, le sang et la bouse. Des chèvres, des singes, des vaches et pourtant des humains. Ruelles secrètes ouvertes à tous, dédale de dalles, de cailloux, de crasse, de flaques glauques. Tout en éclaboussures.

En haut d’un guest-house à 20 crachats du Gange – mère Ganga – je me rapproche d’une soupe de coriandre et ail frit. Chaude – tant mieux pour le brouillard frileux.
La mixture n’a pas le goût de coriandre mais la plante y surnage.

D’en haut, les maisons visibles sont bleues, grises, marrons, oranges, roses, ôcres, briques, ciment et poussière.

La poussière est l’ombre de l’Inde; la fumée son sillage.

Et maintenant les sadhus. Maintenant ? Hier. Demain. Encore. Sont-ils orange de maintenir, sont-ils bleu de fuir ?
La barbe pour lichen sur leur visage de cuir, de cuivre, de coeur brûlé…

Drapés dans leur voyage, couverts d’errances, ils glissent des pas, le long du temps, le long du Gange. Ils posent des pas – sur le Temps.

La soupe se termine sur une foison d’ail. Pas de plainte.

Les sadhus encore ! Les Babas. Comme nous, clowns d’une tragédie, sévères de cette farce.

A Varanasi la rive opposée à la ville est nue. Vide. Un grand rien. Une absence. Vacuité en regard du fourmillement.

Un petit toit, orange, bordé de bleu en l’intérieur. Un balcon de lumière.

Même les arbres s’accrochent. Aux murs, aux façades, aux escaliers.

Soudain les singes jaillissent. Prestes, alertes, agiles, ils bondissent de toit et toit, de demeures en demeures. Singes verts, kakis : ils sont l’espèce des sommets.

Faire danser les pigeons dans les airs est un sport ici. En évitant les cerfs-volants, autre passion des Varanasiens comme de tous les Indiens. Siffler, siffler, et ils tournent, tournent, virevoltent. Les cerfs-volants comme les pigeons.

En esprit, ce que tu penses puissant commence, par le fait, à l’être vis à vis de toi.
Ce que tu t’interdis t’interdit.

La pluie rôde, parfois frôle, quelques fois heurte. Ses mains grises et froides enserrent Varanasi.
A l’abri d’un petit restaurant je griffonne quelques impressions, légèrement abruti.

L’esprit a-t-il besoin d’un ennemi ou seulement envie ? Je penche pour l’envie.

Oui : l’erreur c’est de se crisper.

Mes 2 limites ? Un amour égoïste et une haine altruiste.

Pour l’instant je n’ai d’autre preuve de ma pertinence, de la pertinence de mes choix, que : mon AISE. Donc je vis selon mon Aise. Et j’avise.

19,36 km en 27274 pas.

BHARAT MATA TEMPLE.

03/01/15 :
2015…J’aurai donc vu 2015…
Petit F du bord de la RN 10 un matin de 1975 ou 76, et maintenant en Inde, à Varanasi. Un peu aliéné par des idées issues de livres…mais s’en libérant de mieux en mieux. Un peu aliéné par son goût pour se provoquer et jouer à s’inquiéter, se déstabiliser…mais ça aussi « il » s’en libère. Cher petit F…

La vérité des organes : vitesses en amplitude du coeur, et des poumons. Et des boyaux aussi. Voilà une base de départ pour vivre optimal : les vitesses et amplitudes du coeur et des poumons.

Assis dans ma chambre, dans un fauteuil au seuil de mon balcon, que fais-je ?…Je savoure. Je savoure le Gange invisible, dérobé par le brouillard, face à moi enrobé dans mes pensées.
Un bateau apparaît, me rappelant que le fleuve sacré est bien là, à moins de 100 mètres selon l’oiseau.

La longue et fine boîte jaune que j’ouvre lentement laisse échapper les fragrances de son secret : de l’encens.
Les allumettes, le feu, dans ma poche. Le bruit d’une petite boîte d’allumettes qu’on agite peut rappeler le cri d’une corneille au loin dans le matin : une sorte de grincement ricané.

Je plante le bâton odoriférant dans un rhizome suave lui aussi : du curcuma; acheté parce qu’il aide à cicatriser – surtout en poudre.

Il semble très difficile de se sentir bien avec toutes les choses. L’essentiel est donc de ne pas se crisper à cause des choses qui nous déplaisent – et d’essayer avant tout de rendre Aise notre espace singulier.

Il est inapproprié de se crisper pour ce qu’on ne peut changer. C’est se gaspiller.
Nikon Coolpix S9700

10,13 km en 14281 pas.

SANDRAJ Lodge (next Alka)

04/01/15 :
En veillant à ne pas devenir ce que tu réprouves tu peux t’améliorer, et ne pas t’en aliéner.

Peut-être l’Univers est-il une explosion continuelle, à partir d’un point initial. L’énergie s’actualise, se diffuse jusqu’à être totalement actualisée dans (ou en ?) l’Espace. Arrive peut-être alors un temps de stagnation, puis un mouvement inverse : d’effondrement sur soi, de condensation, de concentration, de contraction, s’amorce : tout se concentre, jusqu’à un nouveau point agencé différemment qui, du fait de la chaleur due à la concentration, est plein d’énergie qui finit par interagir avec elle-même et exloser : créant un nouveau cycle.
Mais l’énergie ne se perd pas, car pour ce faire cela impliquerait un « espace autre » où puisse aller l’énergie. Or, tout semble en présence.
Et peut-être n’y a-t-il rien d’autre que cet état de fait(s), peut-être éternel, et que nous pouvons continuellement et ponctuellement améliorer en réagençant les énergies, de façon bienveillante et utilement constructive.

La conscience, les émotions, tout, serait (SONT, au demeurant) des structurations particulières des mouvements-énergies.

Le sexe, par sa capacité d’engendrer, semble produire des… »attracteurs d’énergie » : des lieux qui captent l’énergie (la nourriture, l’eau, le souffle) pour ensuite la diffuser en activités…

Je sais. Ce qui m’égare c’est de modifier mes vitesses ou mes orientations à cause de la colère ou de l’orgueil (mien ou d’autrui).

S’optimaliser c’est s’adapter par la vitesse et l’orientation adéquates, d’une façon qui nous convienne, avec notre environnement.
Savoir c’est intégrer en soi une structuration de ses mouvements, conforme à celle de notre environnement.

Quand on déteste on se coupe du Monde et on se ferme à lui.
Or, on ne peut se couper du Monde ni se fermer à lui : on est donc, alors, (quand on déteste) dans les illusions de notre esprit.

La sorte de bouillie marron clair un peu sucrée et au goût crémeux se dit : rabâri.

L’oubli qui me dissout plus sûrement que l’acide. Le passé à peine une ombre au présent. Je ne reste pas, j’éclate en bulle inconstante.
Je me refuse – pire qu’un fou ! celui qui s’accepte trop ?
Ai-je donc peur de moi ? Non, je me vante d’interdits, me rengorge de refus.
Ca n’est pas vraiment important ce que j’écris, sais, découvre – tant que je me ressasse d’inconfort.

Oui c’est cela : je refuse de me mourir – c’est en cela que je ne me vis pas.
J’y vais. Sans plus d’amarres, plus de retraits, plus de retard : c’est bien ainsi je ne me vis plus timidement, je ne sourds plus, j’éruptionne.

Source. Un autre passant. Et deux autres en sens inverse. Qu’importe. Si ! Cela importait. Mais plus maintenant.

Ma main sur mon crâne. Les cheveux. Musique. Contemporaine. Non ! Je tourne encore autour du pot. Je gravite de ma frime. Direct : au vrai.

Crever. La chair qui pourrira. Les boyaux atteints ? Un cancer ? Une sclérose ? Alzheimer ? Quelle sera ma loterie ?
Pas maintenant. Agréable corps. Jouir. Le plaisir appelle la vie, qui cherche le plaisir.

On se trompe. On se trompe, tout le temps. Cela vérifie bien nos libertés.

La température s’est rehaussée. Varanasi prend une atmosphère plus cordiale.

Un chaï pris dans un antre cru, aux murs marron terre. Comme une alcôve onirique.

Une nouvelle chambre, nouveau guest-house. Prix plus justifié pour la prestation. « Baba guest-house ». Mieux placée dans le dédale.

J’arrange tous les sons selon mes préoccupations. Suffit !

Les anciennes prédictions, que je refuse, comme autant de poisons semés par le passé. Les prophéties de discorde que j’essaie de déjouer. A présent mon seul livre de référence est le Monde : le Monde aux pages innombrables.

Le Monde est un conte au narrateur insaisissable; une fable à la narratrice mystérieuse.

Je ne suis aise que décrispé. Cela implique la réunification avec le Monde. Cela implique de choisir le risque d’être peut-être plus exposé aux dangers. Plus vulnérable ?
Pas forcément. Rejoindre le Monde.

Je cours après un refus obstiné, animé d’une insatisfaction obsessionnelle autant que voulue : je me persécute à l’aide de moi-même. Je m’inflige. Orgueilleux idiot vain.
23,12 km en 32577 pas ! Incroyable ce nombre de pas…

05/01/15 :
Sans effort je me retrouve, je m’atteins, me commence.

Alors mon amour comprit : laisser s’échapper ce qui s’échappe. La Liberté à la Liberté…

Pour trouver des plantes vertes : tout le quartier de Manduadih. Pour les plantes arômatiques, épices, et médicinales, aller à Gola Dinanath.

White Musli : avec du lait pour gagner de l’énergie.
La poudre marron : funky (!) pour nettoyer les intestins.
10g Miel + 5g (Ayurvedic) Dawa : pour la toux, enrhumé. Très efficace.
Pour nettoyer le sang en cas de fièvre : chirayta (une herbe verte)
(Sat) Shilajit : sorte de résine noire, très bonne pour l’énergie (à étudier)
Tulsi : réduire en poudre + eau (froide) ou lait.
Pour les reins : sataori.

Moins je me force, plus je deviens pertinemment moi avec le Monde.

Chaque personne : ses espaces – ni plus ni moins, et ses mouvements – ni plus ni moins.

Je suis les aspirations et les émissions de mon espace singulier. Libres mouvements – de la Respiration, notamment.

L’amour libère et révèle; la haine crispe et obstrue.

Je ne cherche pas à avoir raison, je cherche à ce que la Liberté, l’Amour, le Plaisir et l’Honnêteté puissent se manifester.
…J’essaie donc de laisser s’épanouir ma conscience.

15,28 km en 21535 pas.

06/01/15 :
Je ne veux plus me gaspiller en croyance, ne plus perdre mon temps en idées préjugées.

En moi une part observe et constate, quasi-continuellement, avec de courtes phases régulières, toutes les 4-5 secondes, de suspension de l’attention. Le reste du temps mon attention oriente ma capacité de volonté vers un lieu en moi (lieu qui change de localisation mais est généralement au centre de mon corps et généralement au centre de ma tête – souvent…simultanément).
Mes mouvements-énergies ont tendance à s’orienter, converger et graviter autour de ce lieu – rarement à le pénétrer, voire jamais, mais le serrant, l’étreignant, plus ou moins. Plus mes énergies étreignent ce lieu plus je le discerne, le ressens, et il devient clair et une idée peut en jaillir, en sourdre, ou s’en former.
Je nomme ce lieu le SUJET, non, mieux : le PROPOS.

J’essaie de me décrisper totalement et de constater ce qu’il advient de moi, et vis à vis de ce Propos…

Se libérer de la contrariété c’est commencer à vivre pleinement et libre.

Se contrarier c’est s’arrêter à la contrariété; c’est se piéger par elle.
Ne pas se contrarier et libérer ses mouvements c’est se libérer de l’obstacle, de la contrariété. Voilà un sain comportement, approprié et judicieux, pour vivre.

Merci à l’Inde qui, en 2013 et à présent, m’a éveillé à l’importance du rapport à la contrariété.

Pour une rupee on peut acheter une boîte d’allumettes.

Se crisper à cause du mal c’est l’aider.

L’Inde c’est un rêve éveillé; et l’essence des rêves c’est…Varanasi.

Cesser de se dissimuler, de se cacher. Se révéler et se révéler ce qui nous obstrue, jusqu’à le dissoudre, par la clarté de l’esprit honnête avec lui-même.

Le jeu avec le bâton et le petit bout qu’il faut frapper se nomme : Gouli Denda (existait avant le cricket, et était – est ? – le jeu favori de Krishna)

26 km marchés.

07/01/15 :
Poétique de l’avilissement. Redevenir ces tas de viande, frénétiques, obscènes et avides. Parfois.

C’est la peur qui te fait t’amoindrir : te cacher, mentir, te soumettre.
La peur est le principal obstacle.

Tout c’est trop. Mieux vaut partir de quelque chose qu’on sait utile, et en atteindre l’efficace.
Personnellement : libres mouvements : vitesses et orientations.
Le moindre effort est pertinent. Cela, notamment, évite de se gaspiller.

Du reste, libres mouvements et moindre effort sont…équivalents…

La peur est la principale aliénation : la principale entrave, le principal obstacle, LE PRINCIPAL PIEGE.

Toute crispation finit par se décrisper. L’actualisation du Monde semble être dissolution. La crispation est semblable à un « non », on peut donc considérer que les Réalités sont des « oui » en continuels devenir(s). D’où : devenir libérations.

Ainsi, vivre pertinemment semble être de : devenir oui selon des vitesses et orientations appropriées. D’où :
Libérer ses mouvements à vitesses et orientations appropriées.
ETRE OUI. Comprenne qui peut.

EICHER Varanasi Road Map…

La patisserie que j’adore : Doda Barpié.

Tous ces jeux des esprits avec eux-mêmes…
Toutes ces façons de s’occuper, avec des pensées gênantes pour épicer le festin continuel qui dévore des sensations transformées en idées.

Aller au-delà des orgueils des uns et des autres, par-delà les volontés de pouvoir, laisser les manipulations à elles-mêmes, et s’épanouir immédiatement en préférant l’aise au malaise.

Je deviens; inutile de me faire être –

La spiritualité ? Souvent une prétention mégalomane et fascisante. Tics et tocs…Les religions ? Tics et tocs…Tics-Tocs…les spiritualités…
Imaginations…Aspirations…

J’aime tellement vivre qu’il est peu probable que j’aie si peu peur de la mort ou m’en soucie si peu. Je dois sûrement refouler; c’est même du domaine du déni…Mais en même temps…je n’attache pas beaucoup d’importance au fait de mourir.

De fait…peut-être que tout n’est que compensation de ma part, et que je suis terrorisé par le fait de mourir…
Mais…il ne me semble pas, ou alors très enfoui. Efficacement, du reste, car cela m’évite de gros soucis. Et je n’ai pas envie de me créer ce genre de gêne.

Ce qui est sûr par contre c’est que je déteste le fait que les vivants soient mortels. Et encore…j’y vois une possibilité d’évasion – quand vivre est vraiment insupportable.

PAKANDI : hypocrite
« DANAR »

Crédulité et sectarisme borné, non seulement égarent mais en plus sont dangereux : ce sont parmi les principaux fagots dont sont faits les bûchers.

17 km marchés.

08/01/15 :
Hier une ignominie a été perpétrée par 2 ou 3 fous fascistes : ils ont attaqué le journal satirique (vive la satire, célébrée soit la satire !) Charlie-Hebdo et ont tué 12 personnes ! Dont Wolinski, Charb, Cabu et d’autres…En réaction à cela, ne pas devenir ce que l’on réprouve : ne pas se laisser manipuler par les individus haineux qui commettent parfois ce genre d’acte ignoble.

Merci à Charb, Wolinski, Cabu pour les libertés, les honnêtetés, les amours, qu’ils ont produits et diffusés dans le Monde jusqu’à en être tués par d’horribles êtres, méchants jusqu’à la démence.

Comme je l’ai déjà écrit, la bonne ruse du monothéisme est d’avoir supprimé les objets matériels de croyances – les idoles, qui deviennent ainsi inaltérables, inattaquables, incritiquables, puisque hors d’atteinte de la perception…
Ils (les inventeurs du monothéisme) ont ainsi replacé le concept de divinité là d’où il était issu : dans l’esprit.
Ainsi, insensiblement (c’est le cas de le dire puisque les sens ne peuvent plus être sollicités) et inconsciemment (ou non) penser à une divinité c’est commencer à la faire vivre en nous, c’est lui procurer une réalité en nous-mêmes; malgré nous et même…malgré elle-même (qu’elle existe vraiment ou non; ce qui n’a finalement plus vraiment d’importance puisque l’idée à son sujet la rend présente en nous)
De fait, assimiler l’esprit à la divinité, et vice versa, la divinité à l’esprit, devient automatique et inconscient, et l’individu se crée une chimère mentale qu’il se convainc être sa ou ses divinités. Et se retrouve ainsi aliéné de lui-même – donc difficile de s’en défaire. Astucieux…

J’ai été interviewé par la télé Indienne à propos de l’horreur qui a été commise hier à Charlie-Hebdo. J’ai dit ce qu’étaient Charb, Cabu, Wolinski et les autres : des gens qui travaillaient pour la liberté, l’amour et l’humour.
Quand ils m’ont demandé quel était mon message aux terroristes, j’ai dit que : l’important ce sont les faits, que l’on peut prouver. Si tu tues pour des idées tu ne prouves rien, tu prouves juste que tu es un assassin.

10 km marchés.

09/01/15 :
Mon mode de vie est simple : DECRISPER.

Pour ce dernier jour à Varanasi, je rencontre SATYA, qui me guide dans la ville. Très sympathique monsieur, érudit : un Brahman. Superbe rencontre. Merci à la Réalité et à Varanasi.

Tout se libère, tout se dissout. On peut choisir ce qu’on fait de ces libérations, de ces dissolutions. Que fait-on des mouvements de nos espaces ? Ceux qui nous constituent ? On peut les utiliser en choisissant leur vitesse et leur orientation.

J’ai recroisé le jeune gars qui m’avait accueilli au sortir du taxi à mon arrivée à Varanasi (et que j’ai recroisé 2-3 fois durant mon séjour) : là je le recroise pile au moment de monter dans le taxi pour repartir à l’aéroport ! Je lui ai souhaité bonne année.

Chercher par amour, trouver honnêtement, se libérer des contrariétés (c’est à dire, notamment : ne pas s’énerver à cause d’elles), se décrisper : libres mouvements.

Varuna river + Asi river = Varanasi.

Si tu te sens mal à l’aise c’est que tu n’es pas honnêtement toi-même, ou que tu n’agis pas pertinemment.

Varanasi devient déjà souvenir tandis que mon corps se repose en attente de l’avion pour Delhi. Varanasi !…Varanasi est un cerveau. Un cerveau tout en circonvolutions et en deux hémisphères de part et d’autre de Dashwadesh Ghat. Un cerveau rempli d’images, de sons, d’odeurs, d’imaginaire, de questions, de réponses, de doutes, de certitudes, de frémissements. Un foisonnement de possibles qui se jouent de l’impossible.
Un antre de folies, de déraisons, d’aliénations, de tics, de tocs, de trucs, de tracs, de troncs…

Avant de savoir ce qui est en mon pouvoir, savoir ce que je suis. Un ensemble d’actions et réactions, dues à des organisations singulières de la matière dans un espace particulier ?
Je continue de me gaspiller à vouloir atteindre un état définitif, alors que tout évolue continuellement !…
Juste : DECRISPER. LIBRES MOUVEMENTS.

RESSENTIR, plutôt que penser. Cultiver son Aise et abandonner sa haine. Cultiver l’Aise. Ressentir l’Aise.

Seul…d’un amour jamais trouvé.

Pas d’idéalisme ou de pseudo-poésie à prétention philosophique : du Réalisme, empirique et pragmatique. Donc : Utiles et Efficaces, Vitesses et Orientations.

Améliorer est une des activités les plus importantes : on peut améliorer les Réalités. Alors autant le faire.

10/01/15 :
La Liberté c’est les mouvements. Seuls les mouvements et les espaces permettent les libertés. S’il y a espaces et mouvements alors il y a libertés.
En effet, le contrôle total est une emprise intégrale : un blocage de tout mouvement.
S’il y a mouvement c’est qu’il n’y a pas emprise totale : donc qu’il y a LIBERTE.
Mais tout ce qui existe existe du fait même de limites, par des limites. Ce qui n’a pas de limites ne peut exister puisque ça n’a pas de contours, donc ni début ni fin physique, donc pas de présence, donc n’existe pas.

Et les mouvements existent grâce à l’espace et même DES espaces : car l’espace ici n’est pas celui là-bas.
Et l’espace c’est LE mystère : c’est…une absence présente, un vide plein de lui-même. La Grande Matrice.

Que fais-tu de tes libertés ? Que fais-tu de tes Mouvements ? Que fais-tu de tes Espaces ? Et que fais-tu DANS LES Espaces ?
J’essaie d’admirer, célébrer, jouir, préserver et si nécessaire améliorer…TOUT.

Mon billet d’avion pour Jodhpur indiquait un départ à 12h50, mais en arrivant à l’aéroport je découvre qu’il partira à…12h10 ! En plus, sur le panneau d’affichage ils indiquaient l’enregistrement au comptoir G mais c’était en fait au C ! Après avoir fait la queue un temps j’ai été pris d’un doute, en voyant un autre nom que Jet Aiways, et ai donc demandé et on m’a réorienté.
Tout cela pour dire qu’il est préférable de se méfier des horaires – dans les 2 sens !…

Penser, comme toute activité volontaire, est plus efficace si on essaie de découvrir comment s’en servir et comment l’optimiser, et si on la pratique. C’est ce que je fais depuis au moins l’âge de 17 ans.

Le Monde est mon livre, de modes d’emplois et d’histoires.

L’amour libère et ouvre l’espace; la haine piège et ferme l’espace.

L’indigo dont les murs sont badigeonnés dans la vieille ville de Jodhpur sert à rafraîchir en été mais aussi à éloigner les insectes.

Il y a, juste en face de la gare de Jodhpur, un endroit où pour 50 rps les gens peuvent dormir sur des lits de camp dans la rue, sur le trottoir…

La poésie du chaï est inimitable. Chacun est différent. Jamais le même goût selon l’endroit, l’instant, le préparateur…Chaque verre est un nouveau vers. Du plus sucré au plus âcre, du plus parfumé au plus laiteux. Plus de gingembre, plus de thé, plus de cardamome ? A chaque fois la surprise – généralement heureuse.

Ne pas chercher les croyances des gens mais leurs savoirs (ce qu’ils savent qui est indubitable)

Tu dis que tu te passionnes pour la conscience…mais l’étudies-tu vraiment ?…Dès que tu perçois quelque chose la concernant tu conceptualises, donc tu le figes en idées, en structures psychiques.
Alors…récapitulons : qu’est-ce que la conscience ? C’est l’effet des interactions du corps et du Monde, à l’intérieur du crâne. Mais…plus je suis conscient moins je peux ou sais exprimer ce qu’est la conscience. Sinon la présence prégnante, dans mon cerveau de la Réalité.
Les mots désignent; ils n’expliquent ni ne décrivent…La conscience c’est : des capacités de perceptions par la vision (formes, couleurs, mouvements) l’ouïe (chocs produisant sons, et mouvements) le toucher (pressions : par poussées ou aspirations) l’odorat-goût (par… »toucher » transformant la présence du souffle dans le nez…Pas facile à exprimer)
Tout est TOUCHER, contacts.
Il ya aussi l’ATTENTION : une focalisation particulière, principale, prioritaire, plus impérative, d’ne certaine partie des perceptions où même parfois de toutes les sensations.

La peur est une IDEE, pas une perception.
Supprimer l’idée de peur, ou changer d’idée, supprime la peur. Preuve en est : quand on ignore on ne craint pas; voire les jeunes enfants qui ne craignent rien, sauf ce qui leur fait mal ou cause une violente émotion ou sensation.

L’attention spontanément est indépendante de la volonté. Elle est activée par un surcroît d’intensité au niveau des contacts, ou une concordance plus grande que le reste avec l’intention. L’attention peut être manipulée via l’intention mais semble toujours garder au moins une part d’indépendance, liberté, au moins une capacité à se dégager de l’emprise de l’intention – à moins d’un intense effort au niveau de celle-ci (ce qu’on nomme concentration)
Néanmoins l’attention semble très sensible à l’influence du désir, de l’envie, des goûts : des dilections et prédilections.

Tout ce qui est sensations nécessite de la mémoire. Pas de mémoire pas de sensations : une sensation dure le temps de mémoire qui lui est consacré. Or, la mémoire est une capacité de conservation de l’effet d’un contact. La mémoire est une capacité de fixation de l’empreinte, dans le cerveau, d’un contact. Qui dit fixation dit figer ou au moins fortement ralentir le flux continu des contacts et des mouvements des Réalités.
Ainsi donc, la mémoire crée un décalage entre soi et les mouvements du Monde, ou au minimum entre la mémoire elle-même et le reste du Monde.
Ainsi la conscience crée un retard entre soi et le Monde – car, fondamentalement, soi est toujours synchrone avec le Monde puisqu’il en fait partie totalement.
Ce décalage est non seulement extrêmement précieux puisqu’il permet de créer une Réalité ALTERNATIVE – bien que simultanée et concomitante – mais en en plus il permet, ce faisant, de créer de la Liberté par rapport aux flux des Réalités.

De fait, cette activité de la mémoire, et par suite, de la conscience, est une emprise, un contrôle, donc un surcroît de dépense d’énergie, et ne peut intervenir qu’une fois que l’individu dispose de suffisamment d’énergie en son psychisme. Il semble qu’une fois qu’une quantité suffisante d’énergie est disponible, alors une part de cette énergie, de simple flux devient contraction, et cette contraction crée de la mémoire qui tend à formaliser en les ralentissant, des présences-contacts au sein du cerveau. Se manifeste-produit alors la conscience…soit en éveil, soit en rêve…

Parmi les facteurs susceptibles de mobiliser l’énergie sous forme de contraction-emprise produisant la mémoire donc la conscience, on trouve des émotions, comme l’amour, la tristesse, la joie ou la peur (bien qu’elle soit due à une ou des idées) ou des sensations comme la douleur, ou une sensation intense.
A noter qu’un plaisir intense peut, une fois qu’il cesse, mener au sommeil…

La contraction qui permet la mémoire-conscience à l’intérieur de l’espace qu’elle délimite, permet aussi de bloquer partiellement ou totalement le reste des influx avec lesquels le corps est en contacts, avec lesquels il…EST contacts. Ou au moins elle permet une préférence, préséance, pré-dilection, priorité de traitement; car au-delà d’une certaine quantité de stimuli-influx, la mémoire est saturée et ne peut plus traiter ou fonctionner utilement.
Un équilibre s’établit entre le potentiel singulier d’activité de l’individu et le reste du Monde.

Jow Guest House.

11/01/15 :
L’aliénation c’est quand ton attention est accaparée par une idée ou un objet, quand elle n’est pas libre.
J’y reviens : Clarifier la Conscience, Libérer l’Attention et…Optimiser l’Intention.
Utile et Efficace.

L’attention est le point optimal de rencontre entre soi et le Monde.

C’est étonnant. J’ai commencé à contrôler mes énergies il y a plusieurs années, pour être sûr de ne pas nuire au Monde; mais à présent quand je contrôle – toujours par intention d’éviter de nuire – le résultat est pire que si je ne contrôle pas. Voire, par le contrôle, je produis ce que je voulais éviter.
Il semble que je sois parvenu à un stade où je deviens ce que je veux; aussi, si je me contrôle je me contrarie, je me mens et donc commence à devenir mon propre adversaire.
C’est ce constat que je voulais pour vraiment décider de libérer mes mouvements – vraiment…

Se libérer…Se libérer de toute croyance, de toute peur, de toute aliénation…Comment ? En devenant libres mouvements singuliers : SOI. Comment ? En libérant ses Vitesses et ses Orientations : en ne les contrôlant plus; en les laissant devenir d’elles-même.

Mais il reste toujours quelque chose de crispé…Cela c’est la Volonté. Cette volonté est une part de ton identité véritable. C’est elle qui structure une grande part de tes mouvements.

Vraiment, je n’aime pas la cuisine ni quelque nourriture que ce soit, Indiennes (mis à part le curd et une sorte de patisserie que je trouvais à Varanasi). Je trouve l’alimentation Indienne fruste, simpliste, peu savoureuse, peu goûteuse, trop mélangée, indistincte, inutilement épicée, outrancièrement sucrée, et grossièrement grasse. On pourrait résumer la cuisine indienne à : piquant, gras et sucré.

Comme en plus c’est généralement végétarien, cela explique probablement leur musclature molle et toute leur complexion molle voire légèrement indolente. Ca manque de protéine ! Et d’excitation.

Etre tout entier à son attention, pour voir (et non regarder) entendre (et non écouter) toucher et être touché, sentir : communier avec le Monde, sans réfléchir ni s’empêcher de réfléchir – laissant le psychisme à lui-même et devenant ATTENTION(S). Et surtout en laissant la respiration (inspir et expir) totalement libre, et abandonner tout autre contrôle de soi.

17 km marchés.

12/01/15 :
Je suis volonté (capacité de mobiliser mes énergies, qui lorsque je les oriente selon un but, devient intention) et attention (capacité de réactivité aux contacts)

Se prétendre fort spirituellement ça n’est que se vanter de son imagination.

La liberté de ton esprit est celle de ton attention.

Par ce qu’il engendre dans le psychisme, le monothéisme (quel qu’il soit) peut créer jusqu’à une psychose de type paranoïaque : l’individu finit par craindre tout ce qui peut produire de l’activité psychique (surtout les idées) puisqu’il assimile, volontairement ou non, son esprit à sa divinité et que celle-ci est censée juger, et qui plus est sévèrement et méticuleusement.
Du coup, c’est non seulement sa conscience dont il fait à la fois un juge et un coupable, un espace de crimes, au moins potentiels, de « péchés », mais aussi toute conscience.
Monothéiste, tu as un problème avec une divinité ? Normal : tu n’es pas une divinité.

Plus tu juges plus tu crées des culpabilités.

Moins tu te crispes plus tu libères et donc plus tu permets les aises et donc aides l’amour.

La matière semble optimiser son actualisation : l’énergie dont elle est composée semble adopter le mode de dissipation le plus lent possible. Bien que tendant à se dissiper, tout semble cependant tendre à le faire de façon à durer le plus possible : à s’actualiser selon le mode qui lui permet d’exister le plus longtemps possible, compte-tenu de ses propriétés.

Craindre au niveau de l’esprit c’est craindre l’imaginaire, et ce faisant c’est fausser de plus en plus ses expériences du monde, qui paraîtront de plus en plus à craindre, car l’esprit tend à chercher confirmation de ses craintes afin de trouver comment réagir pour préserver l’individu.

Fais-moi…rire…méchante personne.

C’est en cherchant partout, (y compris) peut-être surtout dans les décharges et les labyrinthes urbains, qu’il trouva de l’indéfini, de l’insaisissable – qu’il se rapproche d’inconnus jusqu’à préférer les fuir.

Intéressant de constater que dès que je passe plus d’une courte nuit (2, 3 ou plus d’affilée) j’entre alors dans un état de vigilance, pas forcément accrue mais qui (je) redoute de plus en plus (au fur et à mesure du déficit en sommeil) l’endormissement. Surtout si j’ai marché dans la journée.
Cesser aussi de craindre que mon esprit puisse tomber au pouvoir de quelqu’un d’autre, ou être piégé d’une façon ou d’une autre…

The adventurists : des gars qui font plus ou moins une course du Kerala à Jaisalmer en…tuk-tuk ! J’en ai rencontré 2 ce soir dans mon guest-house (super : le Singhvi’s Haveli) Amusant car l’idée m’était venue il y a 10 jours, de visiter l’Inde en rickshaw (tuk-tuk. Car rickshaw est plutôt le vélo tricycle, me semble-t-il…)
Apparemment cela se fait aussi en Thaïlande, et peut-être en Russie. Aller sur www.theadventurists.com…

18,72 km en 26379 pas.

13/01/15 :
Inutile de se contrarier; mieux vaut s’occuper de ce qui est utile par rapport à ce qu’on veut. Voilà de la sagesse.

CURRY leaves : c’est la petite feuille vert foncé dont j’aime vraiment la saveur.

La conscience est formée d’espace sensitifs emplis de mouvements sensitifs, auxquels chaque individu a accès à partir de son propre espace sensitif singulier. La conscience est sensations : interactions de mouvements tendant au contrôle d’eux-mêmes.

19 km marchés.

14/01/15 :
Ce que tu crispes de ta conscience c’est autant que tu pièges du Monde. L’amour libère, gentiment.

Aujourd’hui c’est MAKAR SAKRANTI, festival « où le soleil se dresse a nord ». C’est pour ça qu’on mange (au moins à Jodhpur) le GHEVAR, gâteau constitué d’une sorte de pâte sablée recouverte d’une crème de lait.

Ce que tu crispes de ta conscience, tu le crispes dans ton espace cognitif – et c’est autant de ton espace cognitif qui se crispe sur toi.

14 km marchés.

15/01/15 :
Les corps de couleurs passent.
L’aube et ses obscurs clairs
ses formes qui se dessinent
et les ténèbres qui se rencognent.
Un nouveau jour ici
tire la nuit là-bas – ailleurs.

Les wagons bleus indiens
leurs bosses et barreaux.
Plateforme 1 j’attends l’express
le « superfast » pour Dwarka.
Un soleil aux contours oranges
point sa timidité imparable.
Pas de sommeil la nuit passée
dans un « sleeper bus » bringuebalant.

Un quai à la petite cohue, d’ordre invisible.
Des trajectoires d’histoires.
La Grâce émerge par la faiblesse.
Je suis presqu’en avance sur hier.
C’est la poussière qui donne la couleur.

La lenteur des trains Indiens…Comme des caillots poussifs le long des veines ferroviaires. On en cherche le coeur, on ne trouve que les organes qu’ils irriguent : les villes.

Qu’est ma conscience ? Sensations, Attention, Affinités, Aversions, Volontés, Idées, Emotions. Tout cela est mouvements spécifiques. Les sensations sont des pressions entraînant des variations des potentiels vibratoires des mouvements que je suis.
L’attention est à la fois l’extrêmité d’une partie des mouvements que je suis, et en même temps une concentration des mouvements et potentiels énergétiques à cette extrémité.
Cette concentration crée une dépression-aspiration centrée sur elle-même, qui attire la mémoire vigile active, qui elle-même est reliée à la volonté, dont elle constitue une partie.
Cette concentration est généralement provoquée par les interactions entre les mouvements du soi et ceux du reste du monde. Elle se produit, dans l’individu, là où les interactions vont mobiliser ou assembler le plus d’énergie en lui.

Cette concentration peut être strictement fortuite ou contextuelle, ou alors dépendre des affinités et aversions de l’individu, de ses volontés et émotions.

Si toutes les choses qui sont indubitables ne te suffisent pas pour t’occuper, alors tu peux éventuellement te dépenser en spéculations, hypothèses et autres imaginations. Mais personnellement, les choses indubitables dépassent déjà immensément mes capacités d’activité; et je préfère me consacrer à elles.

C’est dans la nuit que je suis le plus exilé, que je me sens le plus en voyage, loin de chez moi. Rien n’a cette saveur aux sous-jacents relents d’inquiétude que la nuit étrangère procure. L’ivresse taquine de la nuit lointaine…Toujours plus forte dans les trains – comme cet interminable Ahmedabad-Dwarka. Qu’il est loin l’océan…

Des gens dans le compartiment d’à coté claquent des mains leur joie : de vivre, d’exister…de ne pas trop souffrir – de jouir même, peut-être.

J’ai beau essayer d’imaginer ce que sera cette petite ville sacrée (une des quatre où a lieu la Khumba Mella !…) je sais que les Réalités seront autres. Je ne sais pas ce que j’y vivrai.
C’est aussi cela qui m’attire : quel est donc ce lieu à l’écart, à l’extrême d’une région, d’un état, d’un pays, d’une péninsule, d’un continent ?…
Quel est donc cet extrême que je pressens doux ?

Le train redémarre pour une dernière étape. La nuit joue de nouveau son rôle de dangereuse protectrice, de baume fatal.

Comme toujours c’est aux limites que je vais chercher ma liberté : renifler les espaces d’outre-moi.
Aux embruns de l’Inde je calmerai ma flamme.
Je n’ai plus de questions, je trie les réponses. Sachant que mes solutions se dissolvent, je m’agite moins : je tends à ne plus précipiter ?

Nathalie est morte il y a 7 mois…Que signifie-ce, sinon le vide au lieu de sa présence réconfortante, de sa voix chaude, basse et jouisseuse ? Elle avait des fonds de jubilation, Nathalie. Et maintenant il n’y a plus que moi de nos dialogues des midis, nos balades sylvestres à Vincennes.
La mort ne sait pas choisir. Alors elle prend tout ? Ha ha !!

Vive la Vie ! Vivent les Vies !
Et les trains qui filent dans le noir exotique. Et les océans qui se méritent. Et les sérénités qui se gagnent…du délai. Et les Aises qui se nomment en frissonnant dans chaque particule vivante; au creux des muscles, au fond des os.

Là-bas un feu brûle. Orange dansant dans les ténèbres. Virevolter dans le sombre.

Je n’ai pas réussi l’Amour : celui mouillé du couple. Je n’ai pas atteint l’autre chair qui se donnerait. L’autre chair : ce rivage de reconnaissance, d’altérité concordante. Je n’ai pas su où construire les ponts, quand tracer les chemins. Pas vu d’espace propice et propre à me séduire, à accueillir mes exigences maladroites.

Tellement absorbé dans les Réalités et accaparé par leurs échos en moi…!
Je ne cherchais pas car le Monde me trouvait – Je ne triche plus car le Monde me joue. Je reste un joker sans mise.

22h20. Un chaï. Dans un rad bleuté, à l’angle d’un carrefour de Dwarka. Brûlant. Le carrefour, le rad’ ou le chaï ? Allons ! Un village de bout de la Terre, un bar de bout du Monde…se doivent d’être calmes. Les fous ne vont pas au bout du Monde, mais au bout de leurs cauchemars – c’est peut-être leur sagesse : toucher le fond, là où la lumière hésite.

Les murs sont bleus. On est pourtant loin de Jodhpur, le train me l’a assez fait comprendre…Trois accès, quelques tables et bancs frustes…Humain, quoi !…

16/01/15 :
Si tu ne te crispes pas, ton éventuel adversaire, emporté par les élans des Réalités, ne peut te crisper non plus.

18,70 km 26348 pas.
Je mastique mon viatique ou je m’astique mon viatique ?

17/01/15 :
Le mouvement général de toute chose tend à la Libération : tout se libère; aller à l’encontre piège.

Me reviennent des réminiscences de Marcel Rivière, l’hôpital psychiatrique. Une parenthèse étrange…

Rien ne vaut l’ouverture de l’océan : sa puissance de liberté.

Tout se libère, en se dépensant, dissipant et déployant en mouvements. Tout ce qui crispe est surcroît de dépense d’énergie et participe aussi d’un mouvement général de libération, mais en créant des concentrations d’énergie au lieu où se produit la crispation, et en accélérant la dépense et dissipation d’un autre lieu que celui de la crispation-concentration. Cela a tendance à produire un excès dans un lieu et le gaspillage d’un autre; et cela crée une gêne, quelque part.
Tout est donc, comme déjà dit, questions de Vitesses et Orientations.

Ainsi, ce que j’ai trouvé s’exprime par :
Espaces et Mouvements
Vitesses et Orientations
Aises et Communions
Clarifier la Conscience
Désaliéner l’Attention
Cultiver l’Intention
Utiles et Efficaces

A Jamnagar il y a un Institut of Ayurvedic Chemical

8,35 km marchés en 11761 pas.

18/01/15 :
Le mount Abu, près d’Abu Road, est vraiment une région à ne pas manquer en Inde; dont Dilwara temple.
Région montagneuse de type volcanique, mais bien verte, avec des palmiers ! – très plaisante.
Y arriver à l’aube comme je le fis est une excellente option. Prévoir lainage. Jusqu’à 09h00.
21 km 29587 pas dont bien grimper une petite montagne…

19/01/15 :
Des choses qui ont existé.
Des bonheurs effacés.
Des soirées pleines d’issues
à présent disparues.
Des instants partagés – dissipés.
Ainsi vont les réalités
elles existaient peu, elles n’existent plus.

Heureusement ressurgit la joie
reviennent les plaisirs
et s’installent de nouveau
les bonheurs – d’exister.
Nous : nous êtres humains
faisons vivre de merveilleux Bonheurs.

16,74 km en 23585 pas.

20/01/15 :
En haut de la montagne je trouve Ratan Villas qui, au long de la route se prétendait le « finest restaurant » de Mount Abu…et c’est vrai. Et en plus végétarien et non-végétarien. Et on y trouve aussi des bungalows plutôt luxueux.

Excellentes vacances. Grâce à mes réflexions, méditations depuis des années et affinées à Varanasi, j’ai enfin simplement trouvé une façon de vivre : je me libère – le monde se libère – le mouvement général du monde tend à une décrispation – les Réalités se libèrent.
Sachant qu’on est toujours pris par quelque chose : c’est ce qui nous donne forme.
A nous de choisir ce qu’on prend et ce qui nous prend : en choisissant à quoi on applique et emploie nos mouvements, notre attention, notre intention, notre conscience, nos sensations, nos paroles et nos pensées.

Tout le monde est fort et tout le monde est faible; et tout le monde est faible de sa force et fort de sa faiblesse.

Des trucs dans l’estomac, pour produire de la chaleur et apporter un peu de matière. Abu Road station : le quai est rempli d’humains vêtus de blanc. Des Brahma Kumari, religion syncrétiste, à ce qui m’en semble, professant apparemment la paix universelle. Et…leur symbole rappelle le drapeau du Japon en guerre. Gag.

L’Inde : terre de croyances, de rites, de superstitions, d’aliénations…Partout des tics et des tocs – propitiatoires.

Je dois reconnaître aux Brahmas Koumaris, hommes et femmes, qu’ils ont l’air plus ouverts et larges d’esprits, plus pacifiques et amènes aussi, que beaucoup d’individus, fût-ce en Inde ou ailleurs…
26 km dont 16 en montagne.

21/01/15 :
Etonnant : le train pour Delhi était complètement bondé. J’y ai quand même immédiatement trouvé une place sur une couchette en hauteur d’où je surplombais tout, donnant sur le couloir de circulation, malgré et au milieu de, la cohue, bien que n’ayant aucune réservation. Me suis faufilé entre des sacs et valises. J’ai donc pu dormir une partie de la nuit. Puis quand la personne avec réservation s’est manifestée, j’ai trouvée une autre couchette juste à côté !…Surprenant…Puis-je remercier…le Monde ? Les Espaces, et les Mouvements ?…Je ne sais pas mais je l’ai fait car ce genre de chance heureuse m’arrive souvent…
Et même ce matin, après avoir donné spontanément ma place à un gars qui avait l’air sympa et un peu en peine, j’en ai retrouvé une juste au-dessus !

Pour libérer les mouvements il suffit de continuer : ne pas s’arrêter, ne pas se bloquer, ne pas se crisper. Continuer. Tant qu’on ne nuit pas.

Pour finir je vais dans l’hôtel que j’avais repéré et qui m’attirait et ne paie que 1560 roupies pour un super chambre, et découvre que le nom de l’hôtel Hari PIORKO, signifie : Mon Dieu (est) Amour…

L’agressivité, comme la méchanceté, ou l’animosité, est une pression qu’un individu exerce sur un autre. Elle se traduit donc par une crispation de celui qui l’exerce et de celui sur qui elle s’exerce. Il convient donc de se libérer de cette crispation, en continuant notre propre mouvement, sans se crisper.

Me voilà donc de retour au Fio (Country Kitchen & Bar) : de loin la meilleure adresse culinaire que je connaisse en Inde, pour l’instant.

Tu peux faire faire en sorte que la crispation d’autrui ne devienne pas tienne, ne se transmette pas à toi. En continuant.

L’esprit, probablement influencé par le fait de se savoir mortel – et condamné à mourir – se choisit un ou des sujets pour se formaliser un ennemi, un « mal », un adversaire, un exutoire, quelque chose à haïr en toute impunité.
Cesser cela améliore soi et, par suite, le Monde.
10,43 km en 14701 pas.

22/01/15 :
Dernier jour en Inde. A Delhi. Pluvieuse.

L’Humour est la dignité des êtres humains.

L’Inde est, sinon éternelle, du moins intemporelle puisqu’elle nous montre à la fois le passé et le futur : un mélange hétéroclite et disparate, fourmillant, dense et intense, qui finit par être homogène à force de concentration. L’Inde est le musée et le laboratoire de l’humanité.

Toute idée, pensée, parole, est crispation : structuration d’une partie des mouvements psychiques. Se crisper, pour quelque idée que ce soit, c’est se piéger soi-même, en soi-même.

Partout où on produit crispation on produit accumulation d’énergie.
Il est donc préférable de ne pas se crisper par rapport à ce qu’on réprouve…

A la National Gallery of Modern Art j’ai apprécié : D.P Roy Chowdhurry, Ramkinkar Barj, Jamini Roy, Gaganendranath Tagore, Binod Bihari Mukharjee (pour « Laghter » !…), Jehangir Sabavala, M.F Husain, Akbar Padamsee, Krishen Khanna, Shanti Dave, Paramjit Singh, Jogen Chowdhury, G.M Shaikh, Rameshwar Broota, Prabhakar Kolte, K.Khosa, Yusuf Arakkal, Arup Das, S.R Bhushan, Arpana Caur, G.R Santosh, Sohan Qadri, Prafulla Mohanti, J. Sultan Ali, R.B Bhaskaran, D. Doraiswamy, Saroj Pal Gogi, Jai Zharotia, Shobha Broota, Bimal Dasgupta, Vijay Gupta, Laxman Shreshtha, Anjolie Ela Menon, Pandit Khainar, Chintan Upadhyaya, Yusuf, Jagdish Chander, Vijaya Bagai, Prem Singh, B.N Arya, Amrut Patel, P.S Chandershekhan, V. Ramesh, Wasim Kapoor, Jatin Das, Anupam Sud, Krishna Reddy, Amrita Sher-Gil.

Certaines de nos peurs peuvent nous indiquer certaines de nos vérités.

Pour différents restaurants, non végétariens, plus ou moins occidentaux et de qualité, dont Fio (là aussi) aller à Nehru Place au Epicuria Mall, juste à droite en sortant de la station de métro.

Finalement, on passe beaucoup de son temps à se battre contre soi-même, se contredire, se trahir, se piéger, se fuir…Il s’agit simplement de se mettre en paix avec soi-même : pacifier l’espace que l’on est. Tout simplement. Le faire.

De fait, si tu es en lutte en toi-même, si tu contiens du conflit, autrui peut faire résonner ce conflit, ou entrer en résonnance avec. Cela donne accès à, rend possible, plus de conflit. D’où : mieux vaut se pacifier.

Je finis donc ce voyage à l’Epicuria Mall de Nehru Place, à Delhi…au Benihana New Delhi : un japonais où le cuisinier oeuvre sur une plaque devant toi.
Passe en fond de la musique de mon adolescence. Ma chère adolescence !…Que de soucis stupides et vains je me suis créés depuis…! Des jeux prétentieux et vicieux, avec des idées qui le sont tout autant. Se jouer le méchant, se jouer la victime. Je n’imaginais pas en dansant sur ces musiques, dans les « boums » de garage, que 30 ans plus tard je les dégusterais avec des mets délicats, à 8 000 km de là… »Ghost busters !!! »

Salle d’attente, derniers instants en Inde, ultimes moments Indiens, et…rien à dire. Parce que Bharata m’a encore instruit, encore enseigné, encore nettoyé. Ainsi donc, tout simplement, je me libère et je me pacifie, et j’atteins une aise réelle. Je suis la plupart de mes problèmes et je suis mes solutions. Hors atteinte physique, autrui ne fait que révéler mes problèmes, les fait résonner.
Je me libère et me pacifie. Tout simplement.

J’ai peu écrit durant ce voyage; ce qui prouve bien que mes vies intérieure et extérieure étaient riches et accaparantes.

Je commence à trouver l’aise réelle car je commence à savoir comment me traiter : en me libérant, en me décrispant, en libérant mes mouvements, et en me pacifiant, en dissolvant mes colères de frustrations et autres contrariétés, en me calmant – vraiment.

23/01/15 :
Quand tu as fait une erreur, aussi grave soit elle, dès que tu en prends conscience le mieux est de cesser immédiatement et d’en assumer les légitimes conséquences. Ne pas chercher à dissimuler. Couvrir un crime par un autre ne résout rien : ça augmente les crimes.

…Epilogue intéressant : dans le RER je discute avec un Indien, chercheur en histoire de l’Inde. Les plus vieilles traces de présence humaine en Inde se situent à BIMBHEDIKA près de Bhopal.

Développer ses capacités sensorielles pour finalement s’en servir pour chercher des choses désagréables et se focaliser sur elles est une aberration aussi masochiste que dangereuse; mieux vaut s’en servir pour chercher et trouver des choses agréables et profitables.

Il est probable que l’esprit soit une capacité qui ait émergé de la matière, peu à peu, car lui permettant de régler plus rapidement des difficultés : des blocages. L’esprit s’est donc développé et construit par et par rapport à l’opposition, l’obstruction, la résistance, jusqu’au danger (une fois que cette notion, cette interprétation, ait elle-même commencé à devenir signification)
C’est pourquoi, spontanément, l’esprit cherche des problèmes, des résistances, quitte à les créer, du moins en lui-même.

Il est donc utile d’améliorer, de réformer le fonctionnement de notre esprit, en lui faisant plus spontanément, et prioritairement, chercher les choses agréables, favorables, les concordances, les harmonies, les convergences, les communions, les plaisirs.

En commençant par relâcher son activité réflexe de crispation. Libérer les mouvements du psychisme.

De même, ce qui nous déplait nous fait nous crisper. Cesser cela. Dès lors que la crispation n’est pas indispensable, alors libérer les mouvements. Du reste, il est toujours préférable de libérer les mouvements.
LA CRISPATION EST PIEGE, LA CRISPATION PIEGE.

Etre humble c’est éviter les attitudes, mais aussi être conscient de n’être pas infaillible et donc savoir se protéger…

Le fort qui se sert de sa force est fort, mais le fort qui parvient à se passer de sa force celui-là est puissant.

26/01/15 :
La Réalité humaine a 3 dimensions, qui sont par ordre croissant d’importance : les pensées, les paroles, les actes.

Quelles sont les différences entre les réalités expérimentées en rêves et celles expérimentées en état de veille ?…Sachant que la conscience dans les 2 états est quasiment la même ?…Quasiment, car j’ai constaté par exemple qu’il m’est plus difficile de me servir de ma mémoire quand je rêve, et probablement une conséquence de cette difficulté avec la mémoire il m’est difficile de compter aussi en rêve, et enfin je n’ai pas le vertige mais en rêve j’ai le vertige…Sauf quand je vole !! (ce qui est très rare, mais ça arrive parfois)

La crispation est piège. C’est la peur qui nous fait nous crisper. Cesser de se crisper c’est se libérer de l’emprise de la peur : elle peut être encore là, en nous ou hors de nous, mais on en est alors libéré.

27/01/15 :
Dès qu’on se réveille on peut percevoir que tout ce qui constitue notre être et notre conscience est un Espace animé de mouvements, limité et rendu présent à lui-même par des convergences de certains des mouvements : des contractions; des contractions qui créent un « sujet capable » – le moi – capable en retour de contrôler ces mêmes crispations qui le créent et le déterminent.

Pour le moi, tout est donc initialement question de crispations et décrispations : libérer les mouvements ou les contraindre, sachant qu’ultimement tous les mouvements procèdent d’une origine au-delà du moi, participant des mouvements globaux de l’Univers, et tendent vers une libération d’eux-mêmes et leur épanouissement. D’une certaine façon tout est donc rapports aux Espaces et au Temps : aux Orientations et aux Vitesses – sachant que plus il y a de contrôle moins il y a de liberté. Le soi est un conditionnement – une entité singulière spontanée : existant malgré elle – animé de liberté, tandis que le moi est une des libertés du soi, animée de conditions.
Le soi, comme sa crispation, son émanation le moi, est une occurrence immédiate, sans permanence, non définitive. Le soi est une émanation singulière, particulière, du Monde, de la matière de l’Univers : il est une forme, de crispations, des mouvements contenus dans les Espaces et les constituant. Le soi est simultanément actions et réactions; à la fois libertés et contrôles. Le soi n’est pas forcément, jusqu’à preuve indubitable du contraire, une entité préétablie mais simplement un ensemble d’émergences d’occurrences issues des Espaces et Mouvements constituant les Réalités; mais des émergences, des occurrences qui peuvent s’améliorer, s’optimiser, et améliorer et optimiser leur environnement.

Afin de se libérer et améliorer, le moi peut identifier en soi des points de crispations : des idées, des souvenirs, qui ont créé en lui des crispations autour d’elles-mêmes. Ces crispations sont dues à la peur, quelques soient les émotions à leur origine, l’individu, pour une raison ou une autre, a produit en lui-même de la peur : peur pour soi ou peur de se mettre en colère et de détruire, de commettre des actions néfastes.
En effet, tout ce que l’individu bloque, crispe, en lui-même, produit de la peur : la colère bloquée, le désir bloqué, la tristesse bloquée, tout ce qu’il bloque; ne serait-ce que parce qu’une fois qu’il l’a bloqué, il craint de le débloquer.
De fait, l’origine de toute crispation est la peur. Dissoudre la peur dissout la crispation, dissoudre la crispation dissout la peur.

De même, toute intention, toute volonté – de soi ou d’autrui – est crispation. De fait, la crispation peut servir à orienter et réguler la vitesse d’actualisations, de mouvements, de soi.

Mais qu’est-ce que la peur ? La peur est un REFUS : le refus d’un sujet dont on a conscience, parce qu’on l’estime néfaste, dangereux pour soi.
Mais la peur concerne deux domaines de la réalité : le domaine physique, l’esspace physique, concret, tangible, et le domaine psychique, l’espace mental, intellectuel, intangible.
Ce qu’on refuse ne peut rentrer dans notre espace physique que par viol, infection contagieuse, ou si on l’accepte.
Ce qu’on refuse rentre dans notre espace psychique dès qu’on en prend conscience, dès que notre attention entre en contact avec. Mais il n’y reste que si on le retient : si on se crispe dessus.

Dans tous les cas, une judicieuse solution pour ne pas se laisser manipuler par la peur est de ne pas se crisper : rester fluent, ne rien crisper en soi sinon ce qui permet d’orienter nos mouvements selon ce qu’on veut, ce qui nous plait, ou les laisser se déployer d’eux-mêmes.

La difficulté vis à vis de la peur provient donc du fait qu’elle est un refus : un refus d’une partie de ce qui constitue la réalité. La peur – le refus – est donc une aberration : un comportement inapproprié. Refuser l’existence de quelque chose d’indubitable, nier son existence est une folie, puisque la chose existe – sauf à la détruire. Mais dès lors que tu décides, quelle qu’en soit la raison, de ne pas détruire l’objet de ton refus, ni de chercher à le modifier, alors l’évidence est d’admettre son existence et donc la présence en toi, en ton espace singulier, de stimuli relatifs à cet objet : la présence en toi de choses qui te déplaisent. Mais tu peux ensuite veiller à ne pas les retenir en toi.

Que tu le veuilles ou non, des choses qui te déplaisent font partie du Monde, et donc de tes Réalités qui te constituent. En conséquence, te crisper à cause des choses qui te déplaisent c’est T’EN RENDRE PRISONNIER(E), c’est te piéger par elles, voire en elles.
Aussi, la première chose judicieuse à faire vis à vis de ce qui nous déplait est : DE NE PAS S’EN CRISPER. Et ensuite, orienter et réguler ses mouvements selon ce qui nous plait, selon ce qu’on veut.

On ne peut se décrisper vraiment que si on aime le Monde : que si on est prêt à s’unir aux Réalités.

De même, on ne peut aimer si l’on n’est pas libre, et on ne peut être libre si on n’est pas honnête. Donc, pour se décrisper il est préférable de ne pas nier ce qui constitue les Réalités et les individus.

Ensuite, ne pas nier ne signifie pas tout se permettre ou tout accepter : quand on aime et qu’on sait que certaines choses peuvent nuir on ne les commet pas et on s’occupe de choses préférables. Aimer c’est aussi savoir se limiter.

28/01/15 :
Qu’est-ce que vivre ? Qu’est-ce qu’être conscient ? Qu’est-ce que ressentir ?
Les réponses ne sont pas dans les mots, pas dans des recherches sémantiques, pas dans des postures dialectiques.
Communier, rencontrer, composer sont à vivre, non à disserter.

Généralement, privilégier l’actualisation de soi qui nous fait le moins nous dépenser : c’est souvent la meilleure.

Les paroles, comme les pensées, tiennes ou d’autrui, n’ont sur toi que le pouvoir que tu leur accordes. Si tu ne leur accordes aucun pouvoir alors elles n’en ont aucun.

La colère et sa fille paroxystique la haine sont aussi des crispations : des crispations et des refus extrêmes du, ou des, sujet qu’on hait. On refuse, jusqu’à le nier, le sujet que l’on hait, et c’est précisément pour cela et PAR cela qu’on le hait : parce qu’il existe et qu’il n’est pas tel qu’on le voudrait, qu’il n’est pas concordant avec nos schémas, nos structures psychiques, mentales, intellectuelles. C’est un refus qui va jusqu’au déni : une crispation.

29/01/15 :
Une erreur importante est de créer et conserver en soi une partie de nos pensées que l’on désigne comme mauvaises.
On peut avoir des adversaires, des choses que l’on réprouve, mais il est néfaste de s’en créer un espace en nous-mêmes, qui deviendrait un « espace du mal ». Non.
Veiller à pacifier tout notre espace et en dissoudre nos défauts; quant à ce qu’on réprouve, s’appliquer à en résoudre les problèmes que cela pose, si nécessaire. Mais ne pas créer en nous-mêmes, en notre espace, de « lieu du mal », de lieu consacré à la détestation – sinon on s’en encombre, s’en pollue : s’en corrompt.

C’est l’optimisme qui a raison, qui est naturel. L’Univers est optimiste : il ne cesse de prouver que s’il existe c’est parce qu’il peut exister, et il continue de produire.
Le pessimisme n’est que complaisance égocentrique morbide.

Se repérer par rapport à ce qu’on aime plutôt que par rapport à ce qu’on réprouve.

30/01/15 :
Eliminer la rancoeur, ne pas la garder en soi, et ne pas s’agresser soi-même avec des choses désagréables. Pas de pire aberration qu’être son propre ennemi.

Une des pires erreurs à commettre par rapport aux choses que l’on n’aime pas est de les nier, car ce faisant on se ment et on pervertit nos perceptions du Monde.

La haine, la colère, la rancoeur sont crispation et crispent; et ce faisant elles piègent.

Vis à vis de toute contrariété veiller à ne pas s’en corrompre.

02/02/15 :
Il semble parfois que le psychisme ait 2 tendances fondamentales : soit il cherche à jouir, soit à détruire. Jouissance et destruction semblent être ses 2 motivations fondamentales; et parfois simultanément. A chaque fois cela se fait par des mouvements qui se libèrent ou se crispent.

Le malaise peut être utile : pour qui sait l’identifier il peut indiquer l’expulsion d’erreurs, défauts – du « pus psychique ».

03/02/15 :
Tant qu’on se met en colère à cause d’une contrariété, on est d’autant manipulé par cette contrariété.
Dès qu’on arrive à ne plus être en colère à cause d’une contrariété, notre esprit devient d’autant plus libre pour pouvoir se consacrer à la résoudre, si nécessaire. C’est notamment cela se désaliéner de toute contrariété.

04/02/15 :
Il est très intéressant, avec les yeux ouverts, d’observer le Monde comme si on était aveugle : sans se servir de la vue mais des autres sens, notamment l’ouïe et le toucher (pour les rapports de pressions-aspirations que l’on ressent sur notre espace corporel)

La puissance libératoire de la défécation : pourquoi en parler ? Parce qu’elle est effective, indéniable, et que personne n’en parle.
Déféquer est jugé sale, honteux, secret. Alors que c’est noble, étonnant, complexe, et vital.

Par rapport à ce qu’on désapprouve, il y a toujours 2 difficultés : savoir s’y opposer si nécessaire, et ne pas devenir pareil, ne pas adopter le même comportement.

Les nectars des plaisirs n’attirent pas que les abeilles…
Etonnant comme il peut être parfois préférable de se détourner de ce qu’on admire et aime.
On en vient parfois à traiter de façon quasi-identique ce qu’on aime et ce qu’on déteste.
Orientations…

05/02/15 :
Ce n’est pas le conflit qui anime la matière, c’est la LIBERATION.

Mes frustrations que j’essaie de sublimer pour ne pas m’en enrager. On se meut tous et toutes par rapport à un manque – il faut du vide pour le mouvement…

Ne pas s’en laisser compter par qui ou quoi que ce soit. La violence n’est pas un argument.

Faire les choses nécessaires, pour l’amélioration que cela apporte et non pour une quelconque reconnaissance.

Intéressant de constater que haine et colère peuvent produire une sensation de pression derrière le crâne dans la partie « bombée » au-dessus du creux de la nuque…Les parties de l’encéphale qui les traitent sont-elles situées là…?

Etre libre c’est avant tout : choisir à quoi on consacre sa conscience…Etant humaniste et pacifique, j’essaie de consacrer ma conscience à l’admiration et à la célébration des réalités.

06/02/15 :
Immanence et transcendance de tout individu ou de toute chose ne sont que des hypothèses, que des spéculations. D’où l’erreur associative que peuvent faire certaines personnes qui, considérant par raisonnement que le moi transcendant ou immanent n’existe pas, en déduisent que le moi n’existe pas. Ou bien, parce que rien n’est permanent, le moi n’est pas permanent donc il n’existerait pas. Cela me semble une hâtive confusion, une erreur expéditive. Le moi existe, mais il est une présence, réelle, immédiate, instantanée, et évolutive. En ce sens, soit il change et au bout d’un temps n’est plus du tout le même, mais une singularité immédiate continue d’évoluer, soit il change mais en conservant certaines spécificités, certains « caractères » identitaires.

Quoi qu’il en soit, toute entité organique singulière est par le fait même de son ipséité, de son existence, un « moi ».
C’est pourquoi je ne parle ni d’immanence ni de transcendance, ni d’âme, mais d’ipséité (ou « soi ») caractérisant un moi, mais pas définitif, pas figé, car rien de ce qui est composé n’est définitif ou permanent. Sauf peut-être l’espace (mais peut-être n’est-il pas composé)…

07/02/15 :
Ce qui nous renseigne le mieux sur nous-mêmes ? Nos désirs et nos peurs.

08/02/15 :
De fait, s’interroger sur ce qui provoque nos Colères, Orgueils, Méchancetés, Peurs, Tristesses, Egoïsmes et Sournoiseries.
Ce qui provoque ma colère : la malhonnêteté, l’agressivité, la prétention, l’arrogance, la stupidité, la faiblesse, l’interdit.
Ce qui provoque mon orgueil : le fait qu’on puisse me mésestimer pour des raisons non pertinentes. Qu’on puisse me trouver méprisable.
Ce qui provoque ma méchanceté : la vulnérabilité, la faiblesse, l’orgueil, l’agressivité, la méchanceté, l’entêtement stupide, l’arrogance, la prétention, la malhonnêteté, l’interdit. Mais fort heureusement je m’interdis d’être méchant, et de fait ne le suis pas.
Ce qui provoque ma peur : perdre le contrôle, surtout sur moi-même, être manipulé par des gens méchants ou stupides. Je crains aussi ma capacité de nuire à ce que j’admire et aime, et je crains la souffrance physique, la maladie, la mort – ou au moins suis contrarié par leur existence, fâché. Tout cela ne provoque peut-être pas jusqu’à de la peur mais au moins de l’appréhension et de l’aversion.
Tristesse : l’usure, la détérioration et la mort de ce et ceux que j’aime, que j’admire. La méchanceté, l’agressivité, la guerre, la pollution, l’exploitation, la misère, la douleur d’autrui.
Ce qui provoque mon égoïsme : la nourriture, le plaisir. Pas forcément de l’égoïsme mais je vais m’arranger pour ne pas avoir à partager ce que j’ai, donc assurer à autrui l’équivalent de ce que j’ai.
Sournoiserie : la vulnérabilité et l’interdit.

09/02/15 :
Une des difficultés dans nos sociétés humaines est que beaucoup de gens, consciemment ou non, veulent structurer les énergies les in-former, en idées : appliquer des forces définies, stabilisées, normatives, formatées, aux mouvements psychiques – et autres – au lieu de les laisser s’épanouir.
Libres mouvements…

11/02/15 :
Tout ce qui fait notre conscience, et sa présence à elle-même en nous, est formes : structurations de parties de l’espace que nous sommes, par des forces intérieures – nôtres – et par des forces extérieures – autres.
Au moment du réveil, quand on se modifie depuis l’état de sommeil, ces forces résonnent vis à vis d’elles-mêmes et entre elles : à ce moment on peut discerner que ce sont elles qui forment ce que nous pensons, et ce que nous pensons être notre intention. Mais ces forces, au moins les internes, ne sont que des conditionnements, des pré-jugés (dus à notre passé jusqu’à la nuit précédente, et nos émotions et motivations principales).
Elles sont non seulement obsolètes par rapport à l’immédiat mais en plus ne sont pas le flux de nos mouvements fondamentaux qui, eux, sont le développement simultané de l’univers général et de notre singularité organique.
C’est ce flux qu’il est plus intéressant et pertinent de privilégier.
Pour cela, stopper toute crispation, et re-devenir le flux que l’on devient continuellement. Cela ne peut se faire que par une impulsion produite par…une idée, certes, un souvenir, puis par nos ressentis profonds et totaux de l’espace que nous sommes. Cet espace peut SE ressentir.

La difficulté peut être que l’on oublie l’idée initiatrice. Mais ce n’est pas tant que l’on oublie : on CHANGE continuellement.
C’est pourquoi la mémoire, le souvenir, l’idée (de libérer nos mouvements, notamment) sont indispensables mais nous avons intérêt à n’en faire qu’une déclencheur, et non tout le processus de notre actualisation.

12/02/15 :
La difficulté pour se décrisper est que le psychisme se comporte comme le corps, qui dès qu’il identifie quelque chose comme un danger, alors se crispe. Le mieux est d’arriver à dépasser ce réflexe; ce qui nécessite d’en avoir l’idée et l’intention…qui sont toutes deux des crispations – en tout cas l’idée; l’intention pouvant être un fort mouvement dans une direction.

Quelque chose accapare ton esprit (que tu le veuilles ou non) et si cela te dérange il te suffit de te choisir volontairement un autre sujet et de t’y intéresser. Et ainsi ton esprit desserre son emprise du premier sujet.

Il n’y a pas de chose dangereuse en elle-même, mais certaines combinaisons qui, en fonction de nos valeurs, sont à éviter.

Les défauts sont en fait de formidables opportunités – notamment pour s’améliorer – car ce sont des attracteurs de volonté, de conscience, de liberté, qui nous contraignent à des actualisations inadéquates de nous-mêmes.
Or, une fois qu’on a identifié ses défauts on peut décider de ne plus les accomplir, et cela ne peut être fait que par un effort contre soi : un acte de libération de soi par rapport à soi. Les défauts permettent, à contrario d’eux-mêmes, de soi-même, d’atteindre à des actes de vraie liberté.

Tant que tu ne vis pas l’Indicible tu ne fais qu’observer des idées.
Vivre l’Indicible désigne le fait que ce que l’on ressent et toutes les sensations ne peuvent se retranscrire par des mots : ce sont des EXPERIENCES, des ETATS de notre corps-espace, et c’est de cela dont il faut s’occuper; au lieu de suivre des idées dont on se manipule.

13/02/15 :
Vivre par rapport à un (ou des) interdit est une aliénation et ne signifie même pas qu’on se soit affranchi de ce qu’on s’interdit. C’est comme prétendre avoir arrêté la drogue parce qu’on n’est plus en sa présence. Ce qu’il faut c’est être capable d’être en sa présence et ne pas s’en occuper.
De même pour tout interdit : il est inapproprié de se crisper vis à vis de lui; il est nettement plus efficace de dissoudre notre éventuelle tension vers lui. Réorienter le désir, au lieu de prétendre le supprimer ou l’enfermer ou le crisper.

Le bonheur c’est…s’intéresser.

Tant qu’on peut se le permettre, il ne suffit pas d’ignorer la provocation d’autrui avec qui on est en présence, il est également préférable de ne pas appliquer notre emprise ou énergie à son énergie…Sinon on reste dans le processus de l’agressivité et on l’entretient…

De même il ne suffit pas de prétendre se détourner de sa propre haine ou de celle d’autrui; plus approprié est de ne pas en produire, de dissoudre celle qui aurait tendance à émerger de nous.
Ainsi, plutôt que réorienter un mouvement, essayer plutôt de le dissoudre ou TRANSFORMER.

Ainsi, ne pas se consacrer à l’idée déplaisante (tant qu’on n’en est qu’au stade des idées ou paroles) mais aux sensations véritablement utiles, et notamment celles qui permettent d’oeuvrer à l’amélioration de la situation ou au moins de notre état.

14/02/15 :
Ne pas être en colère avec le Monde, vis à vis de la Réalité, même quand certains faits la composant nous contrarient : la Réalité peut être dangereuse mais elle n’est pas une ennemie.
Se mettre en paix avec la Réalité : avec toute la Réalité en tant qu’ensemble de tout ce qu’on perçoit, et au-delà, de tout ce qui existe. De fait, que des divinités existent ou non, se mettre en paix avec les idées qu’on en a car jusqu’à preuve du contraire il ne s’agit que d’idées; donc : se mettre en paix vis à vis de nos idées de divinités ou d’absence de divinité.
De fait, quelles que soient nos contrariétés, nos idées et tout ce qui peut arriver dans les Réalités, le mieux est de faire la paix en soi, de se mettre en paix, d’être en paix, d’être paix.
Ce qui n’empêche pas, si hélas nécessaire, de faire la guerre, mais être en paix EN SOI. Ne pas être en colère contre les Réalités en tant qu’ensemble de ce qui existe. La colère est gaspillage de soi. S’occuper des problèmes, contrariétés, difficultés mais sans se mettre en colère, et en tout cas sans rester en colère, sans s’y complaire.
Se mettre en paix soi-même vis à vis de la Réalité. Se pacifier.

Pour cela il est approprié de se libérer de toute croyance, de toute aliénation à quelque idée que ce soit, à quelque conditionnement que ce soit, à toute interprétation préétablie, définitive, venue d’autrui ou même de soi. S’occuper des faits et les faits changent.

Etablir son aise non à partir d’idées mais de sensations : Vivre l’indicible, le non formulable; et non le conditionnement par des idées. Abandonner les idées à elles-mêmes, s’en libérer, et vivre sa vérité de faits et sensations.
Ne pas vivre selon des idées mais selon des sensations : les Mouvements, qui sont pressions, aspirations, fréquences vibratoires…

Cesser la peur, cesser de produire son frisson manipulateur.
Cesser d’avoir peur, cesser de produire la peur, cesser d’être peur : la peur n’évite pas les dangers. Les seuls vrais ennemis sont : la mort, la maladie, l’accident, l’agression, et la peur n’empêche aucun d’eux, donc inutile d’avoir peur.
Réaliser que la peur n’est qu’une soumission : une soumission à quelque chose qu’on laisse nous manipuler, nous dominer.
De même, ne pas s’interdire de produire quelque chose de nuisible, non par peur, mais bien parce qu’on considère cela nuisible et qu’on ne veut pas nuire.
Ne pas respecter quoi que ce soit par peur, mais par amour, par respect véritable.

Se libérer de la soumission qu’est toute peur, se libérer de toute peur : ne plus produire la peur qui est un frisson, sanglot, soumis, de soi. Ne plus se soumettre mais choisir librement; alors on est libre et véritablement fiable.

Ne craindre ni ce qui est certain – le Monde – ni ce qui est hypothétique : les divinités et autres croyances.
Vivre bravement et honnêtement.

La peur signale une difficlté que l’on a à traiter un fait ou une idée, mais elle n’empêche ni l’un ni l’autre. Aussi, une fois l’alarme perçue et la difficulté identifiée, cesser d’être peur, et s’occuper de la difficulté, si possible.

Ne craindre ni ce qui est certain ni ce qui est hypothétique.

En fait tu es un ensemble de mouvements évoluant dans un environnement contenant d’autres mouvements dont certains tentent de te manipuler ou te stopper : autant de forces qui tentent de te contrôler, en tentant de s’appliquer à tes mouvements.
A toi de préserver tes libertés – si tu le veux.

Ne pas devenir ce qu’on réprouve : ne pas agir avec fascisme vis à vis du fascisme, ni avec méchanceté vis à vis de la méchanceté, ni avec stupidité vis à vis de la stupidité, ni injustement vis à vis de l’injusticerigine de la crispation.
Mais de fait, on constate bien que toute crispation tend à provoquer d’autres crispations. C’est pourquoi, la première chose à faire est d’éviter les crispations, puis suite à crispation extérieure à soi, veiller avant tout à préserver nos mouvements et leurs libertés.
Mais mouvements et crispations font partie des Réalités.

Ainsi on peut considérer que les mouvements existent grâce à de l’espace, et les crispations sont aussi des mouvements mais qui tendent à supprimer les mouvements, à les arrêter; et pour cela donc, soit à limiter l’espace soit à le supprimer. On peut donc envisager que peut-être l’origine de la crispation (si on considère que la crispation est l’inverse du mouvement) est l’inverse de l’espace, donc…le néant ?
Mais l’espace étant une sorte d’absence, de vide, il ne peut s’opposer à lui-même. Seul quelque chose de présent peut s’opposer ou limiter. Donc le néant serait quelque chose. On en revient donc à : le néant serait impossible.
Ce que la logique tendrait à prouver à partir de l’existant. Or, nous avons déjà vu que la logique ne permet pas de rendre compte ou expliquer totalement l’existant. Puisque la logique voudrait qu’il y ait toujours une antériorité, donc pas de début possible, donc…rien. Or il y a quelque chose : la Réalité et le Monde qu’elle contient.
De même, pour contenir il faut toujours un espace plus grand que ce qui est contenu, ce qui logiquement mène à un espace infini donc sans limite, sans lieu, sans présence. Or, le monde est limité, existe, a une présence. Donc la logique n’est pas absolue.
Et l’espace est un mystère : quelque chose qui est présent…par son absence.

Le pouvoir tend à crisper, bloquer, coincer, piéger; or, pour que les choses existent et pour que cela soit agréable, on constate qu’il est préférable qu’elles soient libres. Donc éviter le pouvoir, et savoir se limiter quant a savoir puisqu’il donne accès au pouvoir. Donc…savoir laisser les choses advenir; pas forcément tout le temps mais au moins souvent, pour préserver les libertés…et les choses, justement.

Des choses existent, qui sont notamment mouvements. Et la pensée tend à restreindre les mouvements. Donc penser moins et redevenir davantage les mouvements. S’occuper des mouvements, et éviter les crispations…

Maintenant : je suis mouvements – je vais –

Finalement, l’essentiel, dont il est plus intéressant de s’occuper, c’est : les mouvements, les sensations, les libertés permises par la conscience, nos pouvoirs (capacités d’intervention) et nos volontés. D’autant que…c’est ce qui, fondamentalement, nous constitue.

L’esprit s’encombre de ce qu’il repousse, et s’enferme dans ce sur quoi il se crispe.

15/02/15 :
Je ne peux pas faire les deux choses en même temps, d’autant qu’être conscient – et la conscience elle-même – est déjà une crispation, donc : soit j’essaie d’abandonner toute crispation et toute emprise (sachant que dès que ma conscience est éveillée elle intervient, elle crispe plus ou moins et façonne mes perceptions, il est donc impossible d’être totalement décrispé et éveillé en même temps) soit j’essaie de m’orienter selon mes sensations et ressentis, ce qui ne peut se faire que par emprise et crispation, donc j’essaie de le faire avec le minimum possible de crispation.
Sachant que tout cela ne peut se faire sans une intervention minimale de la pensée, alors je ne crispe plus ma pensée : je la laisse être – sans craindre l’éventuel pouvoir qu’elle pourrait avoir dans un hypothétique « domaine psychique » hors de mon cerveau : même si cela s’avérait exister, ce pouvoir ne serait pas dangereux, au moins tant qu’on n’y joint pas d’intention néfaste, malveillante.
Donc : soit je laisse tout advenir, soit je m’oriente en fonction de mes sensations.

Si ton environnement tend à la haine ou destruction, tu n’es pas forcé de l’imiter : tu peux toujours choisir d’ETRE Amour et Actions Constructives – ce qui ne signifie pas pour autant être naïf ou subir. Tu peux défendre et promouvoir l’Amour et les Activités Constructives – mais par l’Amour. Et si hélas tu dois aller jusq’à te battre, et même tuer, pour défendre l’Amour alors tu peux le faire – sans haine.
Quels que soient tes activités tu peux toujours décider de les motiver par l’Amour. Ne pas se laisser manipuler par la haine ou la stupidité.

En cherchant très rapidement sur Internet je découvre que le plus vieux P recensé serait : Nicolas P qui eut au moins un fils né en 1672…Emouvant…
Et peut-être même en 1595, un ou des P à St Hilaire des Noyers…Dans le 28 aussi…Peut-être même en 1592 une Françoise ?…

Accorder à chaque chose le temps qu’elle nécessite.
On vit et fait TOUT trop vite.
Choisir SA Vitesse adéquate.
Vitesse…

16/02/15 :
Une fois que tu as identifié l’influence des capacités d’emprise de chacun et chacune, les uns vis à vis des autres : que tu as identifié que les crispations des uns crispent les autres, alors tu peux ne plus rentrer dans ces interactions d’influences ou en tout cas choisir la façon dont tu appliques ou non tes crispations.
Le mieux est de ne pas crisper…

Cela demande de l’humilité et de l’abnégation : de la philanthropie sinon de l’Amour.

Préserver ses mouvements, dont leur liberté – sans se crisper.

Ne pas rendre vulnérable l’amour et pourtant le répandre…voilà la subtilité…

Se crisper vis à vis d’une chose lui donne du pouvoir dans notre psychisme.

L’honnêteté doit-elle être sans émotion ? Non, ne serait-ce que parce que les émotions font partie de l’honnêteté, voire la motive; mais il est préférable qu’elle s’en affranchisse, ou sache s’en affranchir.

Une bonne façon de préserver sa paix et d’être efficace est : de ne pas s’énerver de la contrariété mais de s’occuper de ce qui est constructivement utile.

La plupart des crispations sont gaspillage, sauf la musculaire indispensable – et encore, cette dernière peut-elle être obtenue…sans crispation psychique.

Traiter la Réalité en Dialogue entre Soi et tout le reste (dont soi) est déjà efficace, mais mieux encore est de traiter la Réalité en…DANSE. Car Dialogue fait appel aux mots et idées qui sont crispations et enferment, tandis qe la danse est mise en phase, en harmonie, de MOUVEMENTS.

Sur les arbres il semble que les branches, des rameaux jusqu’aux plus grosses, ne poussent qu’à partir des parties saillantes de l’arbre, pas des creux.

17/02/15 :
Pour préserver et aider le Monde, mieux vaut lui donner que lui prendre.

Les attitudes qu’on prend ne nous protègent pas, mais nous enferment.

Inhiber ses capacités cognitives est un des plus sûrs moyens de se piéger et se tromper soi-même.
Ne pas inhiber ses capacités de cognition permet de mieux rencontrer les Réalités.

Les idées, conscientes et inconscientes, sont des crispations, des forces qui impriment des formes à notre espace-énergie singulier; et ces formes influent et motivent nos comportements. Il importe donc d’identifier ces idées-forces et de s’en désaliéner : se libérer de leur emprise; notamment en retrouvant, percevant de nouveau, nos mouvements spontanés, initiaux.

La haine est un néfaste mode d’actualisation de soi, car méchant, destructeur et contagieux, corrupteur. Ne pas être haineux, ne pas produire de haine.

Ce qu’on refoule est soit de la haine soit de l’amour. Si c’est de la haine il est préférable de s’en débarrasser, donc la laisser se dissiper donc ne pas la refouler; si c’est de l’amour mieux vaut le partager avec le Monde. On y revient (retour à 2002 et 2003…) NE RIEN REFOULER, TOUT SE REVELER DE SOI A SOI.

De même pour toute peur, inquiétude, anxiété ou angoisse (souvent dues ou au moins entretenues par le refoulement…) : elles existent, donc il est néfaste de les refouler (cela les enfouit plus profondément et fortement, en nous) et inutile de se crisper à cause d’elles sinon on s’y enferme. DE-CRISPER. SE Décrisper.

Pour se décrisper il est préférable de libérer complètement son souffle : ne lui imprimer aucune contrainte, n’exercer aucune emprise sur lui – le laisser s’accomplir.

Il semble que quand l’honnêteté, qui s’appuie sur la vérité, est refoulée ou opprimée, elle finit, en réaction, par « éclater », se manifester de façon patente et intense du fait de toute l’énergie accumulée suite aux contraintes qui lui étaient opposées.

Cela peut entraîner des crises de décompensation (comme j’ai vécue en 2002) ou des manifestations libératoires autres. Mais quand ceux qui tirent profit du refoulement de la vérité veulent continuer à en profiter ils sont obligés d’employer encore plus d’oppression pour empêcher le mouvement de libération auquel tendent l’honnêteté et la vérité : d’où le recours à la violence et l’intimidation.
Cela explique peut-être l’émergence de fascismes, du type islamique, auxquels on peut assister.
Pour éviter que les populations de plus en plus informées libérent leurs esprits ou aspirent à les libérer, du fait notamment des progrès des sciences qui dissolvent les superstitions et autres croyances aussi mensongères qu’aliénantes, certains usent de violence pour tenter de faire oublier que leurs croyances, et leurs pouvoirs politiques qui en découlent, ne reposent que sur de simples hypothèses, suppositions, spéculations, conjectures.

C’est peut-être cela l’explication de certaines violences religieuses actuelles : le mensonge, et ses menteurs, qui utilisent la violence – dont le meurtre – et la méchanceté, pour se préserver, se maintenir en place, pour garder leur pouvoir sur les populations qu’ils aliènent, qu’ils asservissent, qu’ils manipulent.
Le premier mensonge de toute religion étant d’affirmer péremptoirement, sans preuve ni pouvoir de le prouver, l’existence de quelque divinité que ce soit. Et par suite, pour certains, de se déclarer émissaire de cette hypothétique divinité. Et ensuite, imposer des rituels aliénants.
Le mensonge fondateur, initial, d’où découlent les autres servant bien souvent à le renforcer, est d’affirmer quelque chose de non indubitablement prouvé ni prouvable, et pire : vouloir l’imposer à autrui. Affirmer que quelque chose est vrai alors qu’on n’en a aucune preuve est un mensonge : affirmer que quelque chose est certain alors que ça ne l’est pas est un mensonge. Un mensonge c’est vouloir imposer ses idées sans tenir compte de la réalité des faits : c’est nier l’altérité si elle n’est pas conforme à ce que l’on veut; c’est à la fois despotique et assassin. Un mensonge c’est affirmer l’existence d’une chose qui n’existe pas : c’est affirmer certain quelque chose qui ne l’est pas.

Je veux tendre et tends de plus en plus vers les expériences plutôt que vers le savoir. Et les expériences non pour acquérir quelque savoir mais avant tout pour les plaisirs, les libertés et les célébrations des réalités.

Mon erreur, qui fait partie du fonctionnement dialectique sur et avec lequel je me suis structuré psychiquement, c’est de chercher le « mal », revenir à ce que je désigne comme mauvais pour le prendre comme « exemple à ne pas suivre » : comme erreur systématique, absolue. C’est chercher à s’établir sur des sables mouvants, ou confier sa vie à un assassin systématique. Voilà le tic, le toc, l’erreur, que j’emploie comme une technique et qui m’anime encore. A ne plus commettre.

Qu’elle soit illusoire ou non, l’expérience de la liberté est effective; elle ne pourrait être augmentée qualitativement, sinon par le nombre de choix, ce qui est davantage du domaine quantitatif. Mais les modalités resteraient les mêmes : des possibilités de choix et des décisions. Dès lors que la capacité de choisir est véritable alors il y a liberté. Et c’est justement ce qu’on fait de ces modalités : les choix qu’on se crée, les décisions qu’on prend, qui produisent de la liberté et peuvent même augmenter les actualisations du Monde, et donc encore le champ des libertés.

Il y a au moins 2 modes d’aimer : prendre et donner; consommer ou ne pas consommer.

Une de mes erreurs aussi a été de veiller (trop) scrupuleusement à être irréprochable vis à vis d’individus que je détestais. Même si j’essayais d’être irréprochable par rapport à MES repères, je veillais aussi à ce que cela ne puisse pas être pris en défaut objectivement, impartialement, par des individus dont par ailleurs je détestais les repères. Ce faisant j’ai peu à peu pris l’habitude et assimilé ces individus à des repères impartiaux, et en même temps je faisais de ces mêmes individus des repères de « ce qu’il ne faut pas faire ni adopter en valeurs et comportements ». Ainsi, peu à peu, par vanité, orgueil et maladresse, j’ai fini par faire de ce que je réprouvais de faux repères impartiaux pour moi, même si je me plaçais toujours en regard d’eux, en opposé.

Ce que je dis par rapport à des individus, j’ai également commis la même erreur vis à vis d’idées et comportements que je réprouvais et réprouve toujours. C’est ainsi qu’on prend le risque d’effectuer un « glissement », une dérive, un égarement, un fourvoiement, qui peut mener jusqu’à la transgression.

Erreur. Eviter de se repérer par rapport à ce qu’on réprouve.

De même, se servir de ce qu’on réprouve pour se stimuler émotionnellement, ou intellectuellement, est une perverse erreur : c’est se structurer avec ce qu’on réprouve.

18/02/15 :
Une façon de se vivre de façon optimale est : ne pas se gaspiller. Toute activité qui n’est pas indispensable, ou pas rigoureusement produite pour notre Aise est gaspillage. Tout est là – le reste est commentaires.

Les mots sont intelligibles parce que notre mémoire identifie les sons à des souvenirs qu’elle contient; et ce faisant elle entre, aussi, dans les souvenirs vécus de l’individu et par suite produit inévitablement des associations d’idées avec des souvenirs associés à ces mots, agréables ou non.

Ce faisant, la mémoire déclenche des réactions émotionnelles et intellectuelles indépendantes des mots eux-mêmes et de la situation présente. Tout cela parasite le traitement de la réalité immédiate vécue par l’individu.
Savoir s’affranchir de ces activités réflexes permet de traiter plus efficacement l’expérience présente; sachant que les souvenirs associés sont néanmoins indispensables, pour l’expérience-connaissance qu’ils apportent.

Même si l’on en vient à douter, se souvenir que les humains sont merveilleux.

Percevoir les choses, et non les interpréter : non les envisager.

Aller dans les Réalités, et non s’en saisir.

Une perception reste en notre espace cognitif à proportion de l’importance qu’on lui donne.
S’imaginer que quelque chose qu’on a perçu va rester dans notre espace cognitif et interférer avec nous c’est l’aider à rester et interférer.
On tend à fixer en notre espace cognitif ce sur quoi on se crispe. Les choses sur lesquelles on ne se crispe pas se dissolvent par le seul mouvement de la Réalité.

Or, l’amour libère, la haine crispe.

L’erreur gênante que j’ai commise pendant des années est de refuser ou nier le fait qu’il n’y a pas que des choses, idées – présences – gentilles en moi. J’ai aussi de la violence, de la stupidité, de la faiblesse, de la méchanceté. Je commence seulement à vraiment me l’admettre, le reconnaître. Vis à vis d’autrui je le disais, car j’en étais plus ou moins conscient, mais je le refusais : par peur de ce que je pourrais en faire et par peur d’un éventuel jugement d’une hypothétique divinité.

Je suis en passe de vraiment être désaliéné de la soumission à toute hypothétique divinité, mais je continue encore de nier qu’il puisse y avoir des choses fondamentalement néfastes en moi, et en autrui d’ailleurs.
Mais c’est un fait, cela fait partie de la Réalité : nous avons des choses néfastes, nuisibles, en nous – en plus des choses bénéfiques.
Admettre cela…me libère, car je ne suis plus dans le déni, le mensonge. Mais cela ne signifie pas que je m’y adonne. Au contraire : j’identifie d’autant mieux, et donc suis moins susceptible de méfaire.
D’autre part, je réalise que beaucoup de ce que je pense être mauvais en moi est surtout une COMPLAISANCE : des attitudes, des postures, des affectations; car sinon je n’ai pas tant de méchanceté ou violence que ça en moi – et surtout pas ce que j’ai pu imaginer, suite par exemple à des erreurs que j’ai pu commettre…par égarement, ou complaisance ou vengeance.
Bref…je ne suis pas si mauvais que je le pensais, mais j’ai de la méchanceté. Comme la plupart des gens.

Préserver sa liberté et sa curiosité; et la curiosité que permet la liberté, et la liberté que permet la curiosité. Hé hé !

Quand tu n’es pas content de toi tu peux déjà commencer par réorienter tes mouvements ou modifier tes vitesses, ou les deux.

19/02/15 :
La sagesse consiste à savoir limiter. L’amour limite, comme la sagesse – car sinon, tout c’est trop.

Pour trouver de bonnes solutions, mieux vaut bien identifier et bien peser les problèmes.

Même l’amour peut avoir ses excès.

Se demander : quel est mon projet, et d’où me vient-il ? Et : comment veux-je être, et pourquoi ? Voilà qui est aussi simple que fondamental. Et c’est la progression de l’initial « que veux-je ? », qui avait constitué pour moi une forme d’étape et de franchissement, qui m’avaient aidé à m’améliorer il y a déjà plusieurs années.
Mon projet : aider à améliorer l’utilisation de la conscience par les humains, tout en célébrant les Réalités et Existences. Cela me vient de mes admirations, enthousiasmes : d’une grande part, majoritaire et principale, de ma nature véritable.
Je veux être un agent fiable de la gentillesse, et de la construction de choses bénéfiques pour l’humanité et la vie en général. Parce que je les admire et ai beaucoup d’affection pour elles.

Un des problèmes d’être aliéné par les idées c’est qu’elles peuvent même susciter des sensations et émotions : elles peuvent créer un espace fictif dans lequel elles nous enferment et manipulent.

La peur, comme le refus, de nuire – à autrui comme à moi – ont toujours été parmi mes principales motivations. Cela explique beaucoup de moi.

Ha ha ! J’ai écrit à une copine au sujet d’une agence qui menaçait malhonnêtement de la mettre à la rue avec ses deux filles, mais que la justice a déboutée : « qu’ils vomissent jusqu’à avoir leur anus entre les dents ». Haha !

20/02/15 :
Peut-être la conscience est-elle un ensemble de capacités, produites par la matière, de réagir en fonction de différents types d’échanges électroniques sans forcément privilégier le plus intense ou le plus rapide : par affinités ?…Affinités qui permettent une optimisation des réactions et donc actualisations ?
Une des propriétés des réactions chimiques qui produisent le psychisme semble être une moindre diffusion d’énergie que d’autres réactions.
Peut-être qu’une partie de l’énergie qui « devrait » se diffuser est re-captée par le système qui l’a produite, et est réemployée, ou peut l’être : cela permet de créer la « boucle » réactionnelle qui produit mémoire et « auto-centration » donc production, émergence, d’une identité.

En fait, il y a l’espace et les mouvements.
L’espace semble statique, invariable, mais peut-ètre que les réactions chimiques cérébrales créent – sont – elles-mêmes des sortes d’espaces dynamiques…

Les réactions chimiques cérébrales sont peut-être à la fois « rétroactives » (au sens de : plutôt qu’émettre toute leur énergie, elles en recapturent au moins une part) et instables : elles n’atteignent pas de stabilité, ce qui permet d’obtenir continuellement non seulement le « produit » de base de la réaction, mais en plus toujours d’autres et nouveaux produits, du fait des modifications qui « reviennent » sur elles-mêmes, qui constituent autant d’alternatives : de choix.
Après, comment telle ou telle réaction ou nouvelle molécule est privilégiée…peut-être en fonction de différentes propriétés, et parfois simultanément, comme : la capacité de prolonger le système réactif (la vie, comme la matière, semble tendre spontanément à « privilégier », « choisir », ce qui lui permet de prolonger le plus possible son existence et son actualisation…) ou ce qui permet une production d’énergie particlièrement « intéressante ».

De plus, les réactions chimiques cérébrales (disons les RCC) participent d’un processus dynamique – la vie – faisant lui-même partie d’un processus dynamique : la Réalité ou Univers.

Tous les « micro-systèmes » locaux, qui s’autonomisent à mesure qu’ils sont produits, permettent de constituer des réactions-choix qui opèrent d’eux-mêmes par rapport à leur situation locale, en fonction notamment de leur adéquation à optimiser l’activité d’eux-mêmes et de l’environnement dont ils font partie. Ils peuvent aussi échanger des signaux électriques vers, et avec, d’autres régions de l’encéphale, du fait de l’optimisation que cela permet d’un système.
Ensuite, du fait de potentiels et d’actualisations, une hiérarchisation se fait, en fonction d’intensité, d’efficacité, d’adéquation, qui peut aboutir à partir de toutes les activités-réactions produites à un nombre d’activités globales plus restreintes mais énergétiquement plus puissantes, voire une seule activité globalisante qui est alors le choix pris…ou non selon d’autres facteurs tel l’environnement.

Se crisper à cause d’autrui est une des erreurs fondamentales.
Laisser autrui à lui-même, et soi à soi.
Au-delà, se crisper pour une contrariété est l’erreur et le piège. Le soi est mouvements – pas crispation.

Se crisper à cause de mots, d’idées, de pensées, c’est adopter une structure aux dépens de toutes les autres, et surtout aux dépens des libres mouvements nous constituant.

Ne pas se crisper à cause d’autrui est facile : il suffit…de continuer ses propres mouvements, sensations, émotions – ne pas se crisper. Alors pourquoi nous crispons-nous ? Une fois qu’on a vaincu la peur ce n’est plus par peur qu’on se crispe mais par…volonté de se battre; que ce soit pour dominer, ou se rendre justice, ou par méchanceté. Finalement, par…excès de soi (tant qu’il n’est pas indispensable de réagir) : autrui introduit une part de ses structures psychiques en notre espace cognitif, ou nous l’introduisons nous-mêmes, et on l’intègre et s’en augmente.
Laisser l’inutile. Pour l’identifier il est parfois nécessaire d’abord de se crisper mais…pas forcément, surtout si l’on vit « en perceptions des mouvements ». On peut alors « savoir » immédiatement.
Tant qu’il n’est pas indispensable d’intervenir alors laisser la méchanceté à elle-même.

La pluie ? Si ça continue faudrait qu’ça sêche…

21/02/15 :
Inquilin : espèce vivant à l’intérieur d’une autre, ou fixée sur elle, sans se nourrir à ses dépens.

Quant à soi, TOUT est question de Vitesse : la Vitesse d’actualisation de soi. La trouver c’est se trouver : c’est s’optimiser. On fait tout trop vite, généralement : on se VIT (et sévit…) trop vite.

Et…à cela ajouter : laisser notre respiration se faire tout en trouvant l’endroit de notre espace corporel d’où l’inspiration commence. Pas forcément les poumons…

C’est absurde et horrible de s’aliéner à des idées d’autrui. Ne s’aliéner à rien ni personne, et ne croire rien ni personne.

Ce que tu peux nommer n’est que convention impersonnelle; ce que tu ne peux nommer : voilà l’expérience personnelle.
Si tu peux nommer c’est que tu effleures, si tu ne peux nommer c’est que tu communies.
Ce qu’on ne peut nommer : voilà l’essentiel.
Ce qu’on peut nommer est moins important que ce qu’on ne peut nommer.

22/02/15 :
Trouver.
Quelque chose qui vaille la peine de mourir.
…VIVRE.

Ecrit en réponse à Patrick déprimé : « Notre chance et notre malheur simultanés c’est que parfois, sinon toujours, soit on se rate et on fait autre chose que soi, soit plus on commence à s’atteindre plus on est maladroit; par manipulations mentales dues à notre vécu, aux influences de notre environnement. Ce n’est pas forcément facile mais…la liberté est difficile, là où l’esclavage est facile.
D’où de nombreux choix : se contenter de fonctionner, ou essayer de VIVRE.

23/02/15 :
Ma volonté de vouloir me maîtriser entraîne que je refuse les perturbations de mon être provoquées par autrui. Cela peut me rendre susceptible vis à vis d’autrui – même si je ne le manifeste pas. C’est une erreur, à ne plus commettre.

De fait, je change : à partir de maintenant j’essaie de faire l’inverse de ce que je fais depuis des années. Donc je ne me contrôle plus, ne m’étudie plus, et donc…note moins dans mes carnets…?!…
Davantage de spontanéité !

Quand je taquine mes marges
quand je persévère dans ces frimes…
Quand je me joue, me simule, me feins.
Quand je provoque…
Non. Tout cela n’est qu’excès.

Ce dont je ne m’accomplis pas se répercute en prétentions psychiques. Allons ! Du vrai sinon rien !

Essayer de s’améliorer vaut la peine; d’autant que ce faisant on améliore le Monde, et la Réalité.

Consciemment ou non, la volonté de pouvoir motive et anime beaucoup de nos productions, des pensées aux actes – voire toutes nos productions.
Ne chercher à avoir du pouvoir que sur soi, et ensuite n’oeuvrer qu’à des productions altruistes.

Oui il y a une part de méchanceté et d’égoïsme en nous. L’admettre ne signifie pas s’y livrer mais permet au contraire d’en éviter les erreurs.
Les nier, par contre, les rend plus sournois, et plus forts.
Se crisper à la pensée de la méchanceté c’est…commencer de se livrer à elle.

Libres mouvements ! Et que la seule contrainte soit l’amour. L’amour, et non la crispation vis à vis de la haine…

Si l’on veut augmenter le degré d’ordre d’un système, ou d’une identité, on doit toujours utiliser de l’énergie. On retrouve cela dans le fait qu’on ne peut se contrôler sans…effort, sans dépense d’énergie.
De même, toute énergie (fut-elle intention seulement, ou carrément acte) appliquée vers un système, au moins si elle l’atteint va à l’encntre de la libération de ce système, de l’augmentation de son entropie.
Ainsi il y a bien 3 choix qui se posent à qui veut préserver la liberté et libération du système (qui peut être…lui-même !) : soit laisser faire et s’exposer à l’emprise externe mais qui finira par passer (à moins qu’elle s’acharne), soit ajouter de l’énergie pour reprendre le pouvoir en augmentant son ordre – et sa crispation aussi, donc dimintion de son entropie-libération, soit ajouter de l’énergie pour continuer sa libération : l’augmentation de son entropie.

Dommage…mais j’aurais pu faire pire !

La Beauté et l’Amour m’ont appris à vivre. Ils continuent, et l’Amour est la Voix de la Beauté, et la Beauté (est la Voie de l’Amour) est le Regard de l’Amour.

Je cesse de me référer, et rendre des comptes, à qui ou quoi que ce soit, et je vis selon ce que je suis et deviens, et m’efforce d’être et devenir. C’est ainsi qu’on est librement soi.

24/02/15 :
Tu as la saveur de ces remèdes inaccessibles, élixir hors d’atteinte. Hélas aussi, tu tiens en réserve quelque exécration tenace, une obstination à interdire ce qui te déplait du Monde.
Hanté par un soupçon scrupuleux, tu arpentes tout territoire humain d’un pas contraignant d’huissier fébrile.
Que n’abandonnes-tu l’inquiète passion contrite pour l’Amour libéré, les dilections inconditionnelles, les Découvertes d’inaliénations ?
Allant ! Qui bien vit bien meurt. L’Aise est libre; sinon elle se libère.
Tant que tu es forteresse tu es prison. Tu te fais enclave, tu te fais exil.

En fait, mon problème c’est que j’ai du mal à admettre que cet Univers que j’admire et aime me mène vers ma perte : qu’il puisse me nuire à tout instant, et que de toute manière il me mène inexorablement au vieillissement, peut-être à la maladie, et à la mort. C’est contre cela que je me cabre : comme on se révolte face à la personne qu’on aime et qui nous nuit.

Ho mon doux criminel…
Au goût d’offense béate
et d’admiration sauvage.

Par manque mon amour s’est dilaté jusqu’à la haine.
L’amour est ouverture, et limites…je balbutie –

25/02/15 :
Colère, haine et méchanceté sont des capacités de concentration de l’énergie-soi. Elles sont des emprises qui, si on les identifie et réoriente, peuvent nous permettre d’optimiser notre attention, notre intention et notre force.
Le tout étant de parvenir à ne plus hésiter, ne plus taquiner, vis à vis de…ce qu’on veut. Il s’agit donc de vouloir ne pas être méchant, ne pas détruire indûment. Parvenir à utiliser la colère, la méchanceté et la haine, à des fins constructives, gentilles.

Orienter tout mouvement – nôtre ou d’autrui… – dans le sens de ce qui nous intéresse; et laisser faire quand c’est spontané.
Vitesses et Orientations…

Tout ce qui n’est pas admiration est égarement.

Si on ne s’occupe pas de la peur, il reste peu de choses gênantes dans les rapports à autrui…

Cesser de vouloir punir les gens.

Je t’aimerai donc par l’absence.

On est complet qu’avec le Monde.
Je suis complet seulement avec le Monde.

Pour éviter d’abuser de sa force, commencer de sa faiblesse et n’évoluer que si nécessaire.

On est interprète de soi; mais se forcer à ne pas se jouer, c’est encore se jouer, et c’est un piège plus serré que se jouer…

A vouloir être vrai, le paradoxe est qu’on se laisse facilement piéger à se figer dans des attitudes.

Un excellent moyen de garder sa mobilité et la liberté de sa conscience est d’être attention; en veillant à ne la laisser aliéner par rien (ni personne).

Désaliéner son attention – en la laissant libre de ses mouvements; elle si rapide…

Partir de sa force c’est s’affaiblir; partir de sa faiblesse c’est s’édifier.

Le superficiel pour regard
le furtif en ouïe ?
Sur quoi resté-je, à quoi décidé-je d’accorder du temps ?
C’est pourtant simple : si ça ne m’intéresse pas je ne m’y consacre pas, à moins que ça soit préférable.
Et ce qui m’intéresse je m’y consacre sans forcer. Tout le reste est gaspillage.

J’ai fui certains de mes bonheurs
pour éviter de te les cracher à la gueule
ô monde aux incertaines prévenances.
Je me raconte mieux de rage,
je t’accouche plus aux extrémités.

J’ai peut-être atteint quelque vérité
comme on enfile un piège
ou se révèle de libertés à trancher.
J’ai tes noms par des regards
et je voudrais toucher des odeurs.

On se trouve mieux en dialoguant avec le Monde…
On agit mieux en dansant avec lui.

Ecrit à Arnaud : « Tous les jazzmen sont la preuve que les extra-terrestres ont débarqué sur Terre au début du XXème siècle ».

26/02/15 :
Se rendre mal aise à cause des erreurs ou défauts d’autrui c’est s’y soumettre.
Rester libre par rapport à qui que ce soit.

Par ignorance on peut en venir à commettre une erreur; mais par connaissance on peut en venir à s’obnubiler de l’erreur…et donc s’aliéner par elle. Une solution est, si on a la connaissance, de réorienter ses mouvements : ne plus s’orienter vers l’erreur.

Se libérer des COMPTES : on s’enferme dans nos Colère, Orgueil, Méchanceté, Peur, Tristesse, Egoïsme et Sournoiserie.
S’en libérer c’est ne plus se manipuler, ou laisser manipuler, par elles : en étant conscient de leur emprise sur nous et en refusant de s’en laisser manipuler – en s’en libérant, affranchissant.

Ni vengeance, ni exutoire : se libérer de ces 2 choses qui sont des motivations conscientes ou inconscientes. Ni vengeance (mais si nécessaire : justice) ni exutoire (mais bienveillance constructive à la place)

Quand on est pressé, il est néanmoins préférable de savoir ne pas uniquement se focaliser sur nos priorités mais aussi rester capable d’écouter autrui.

Pour ne pas se cacher il est préférable de…n’avoir rien à cacher…

Corriger ce qu’on peut corriger, mais toujours en veillant à ne pas aggraver la situation.

Quel que soit le domaine ou espace considéré, j’essaie de ne pas le corrompre, pas lui nuire.

A trop se vouloir protecteur du Monde, on se rend traître de soi.

C’est la vanité – la volonté qu’autrui nous perçoive comme cela nous arrange – qui m’encombre encore. Une fois que je m’en serai débarrassé je serai mieux – et libre.
Pour cela : arrêter de se flatter, et de s’interpréter le Monde. S’occuper VRAIMENT de ce qu’on RESSENT, et non de ce qu’on PENSE…
Et généralement, le centre de ce qu’on ressent est NOTRE RESPIRATION. Et désaliéner notre attention.

Il n’y a peut-être pas de « technique de vie » absolue – mais au moins on peut essayer de vivre son Aise. VIVRE SON AISE : SON AISE.

On protège l’espace cognitif en le laissant libre. Or, si on se crispe à cause d’un sujet, on attire ce sujet dans notre espace et/ou on tend à l’y maintenir.

27/02/15 :
Intéressant de constater que toute pensée semble correspondre à – ou même ETRE – une contraction de la périphérie du cerveau, vers l’intérieur de celui-ci, se concentrant, resserrant autour d’un lieu où l’idée devient consciente, d’un lieu qui… »est » l’idée.
On peut vraiment RESSENTIR cela.

On peut se demander si c’est l’idée qui attire autour d’elle les forces constrictrices, ou si ce sont les (ou la) forces constrictrices qui se resserrent autour (d’une partie de l’espace psychique et produisent ainsi l’idée)

Finalement, vis à vis d’autrui, on fait des efforts, souvent moins pour se préserver soi que pour préserver une idée de statut de soi, de posture, d’attitudes – de « prestige ».

Ne se maintient dans notre esprit que ce qu’on y maintient : ce sur quoi on se crispe, volontairement ou non, consciemment ou non, par empathie ou antipathie.

A ce titre, cesser la culpabilisation, et la peur qui sont les 2 plus grandes aliénations mentales qu’on accepte et qui ensuite nous manipulent. La culpabilisation ne peut pas faire revenir en arrière après qu’on ait commis une erreur, et la peur manipule, alors qu’elle n’empêche pas le péril, voire en crée là où il n’y en a pas.

Peut-être qu’au même titre que mon rapport à l’hypothèse de l’existence d’une, ou plusieurs, divinité est devenue apaisé et solide par l’honnêteté (qui m’a fait tout simplement admettre le doute) de même mon amour ne sera-t-il vraiment authentique que quand il admettra sa part méchante : la haine ? Peut-être…
Intéressant. Il y a une part de méchanceté dans mon amour…Il y a une part d’amour dans ma haine, et de haine dans mon amour…

Nous sommes étranges : nous courons après ce que nous n’avons pas, et ce faisant, nous fuyons ce que nous avons…

28/02/15 :
Cesser cet encombrant orgueil de trop vouloir le pouvoir sur soi; notamment parce que sinon, en fait, c’est le pouvoir sur le Monde, qu’on cherche.
Savoir laisser la Réalité – dont soi – devenir.

Si on aime le Monde, le célébrer à partir de ce qu’on a : lui et nous.

Mes rêves ont parfois été les graines de mes réalités.

Il semble que conscience et volonté soient une même chose : une capacité auto-contractile de l’espace-énergie-soi.
Je veux devenir Amour : Affectueux Plaisir d’Exister.

Madeleine PEYROUX : jazz agréable. « Don’t wait too long ».

02/03/15 :
Se gaspiller c’est s’employer à des choses qui ne nous intéressent pas, ou se dépenser plus que nécessaire.
Ne pas se gaspiller.

Maintenir en son esprit l’idée d’un danger c’est s’y aliéner.

Je réalise vraiment que je ne regarde pas les gens : je cherche à les mettre en adéquation avec mes préjugés, mes pré-classements : mes classifications (même inconscientes) issues de mes expériences ou réflexions.
Erreur lourde, à changer.

03/03/15 :
En photo tout au moins, la couleur c’est la quatrième dimension.

Ne pas prendre les torts d’autrui pour justifier nos propres torts.

Tout se dissout, continuellement; aussi toute voie semble ne pouvoir être que temporaire. Miex vaut donc s’occuper prioritairement et majoritairement de ce qui nous plait, donc – dès lors qu’on aime les Réalités – ce qui conserve ou améliore les Réalités : les plaisirs, l’affection pour les gens, les passions, les intérêts.

Une certitude est que la haine, la méchanceté, abiment les Réalités; donc dès lors qu’on aime les Réalités, ne pas être haineux ni méchant. Au contraire : être aimant et gentil.

Quand quelque chose nous déplait, mieux vaut s’occuper de ce qui est préférable…
Petite phrase toute simple mais pleine de sens…

Célébrer l’Existence !
De toutes nos forces, de tous nos plaisirs, de toutes nos émotions, de tout notre espace et de tous nos mouvements.

04/03/15 :
Au même titre que nous sommes volonté et qu’il est donc superflu de vouloir, de même, quand on perçoit quelque chose, cette chose fait partie de notre espace cognitif. Aussi, se crisper sur cette chose, c’est crisper notre espace cognitif, et par suite le perturber dans son ensemble. C’est comme quand une pierre tombe dans un bol rempli d’eau et y provoque des ondes : vouloir arrêter ces ondes en provoque encore plus…
Donc : libérer non seulement ses mouvements, mais aussi – SURTOUT – son espace. Décrisper, et ne pas crisper.

Nos imperfections nous cisèlent
nos faiblessess nous tracent.
Fuyantes révélations et abstruses connaissances.

Je m’imagine plus que ne suis.

Revenir à la dépense minimale de soi. LE MOINDRE EFFORT.
Je ne commence l’effort que pour préserver l’amour,
préserver le Monde – en toute Honnêteté.

L’amour : honnêteté parfois risquée.

05/03/15 :
Quoi qu’il en soit, il faut une idée pour contrer une idée. Nous agissons en fonction d’idées, mais pas uniquement car les idées procèdent de sensations. Notre existence, contrairement à ce qu’on pourrait…penser est avant tout faite de sensations : qui sont pressions (ou aspirations, mais qui exercent une autre forme de pression sur nous, espace cognitif) Pressions : différences de fréquences vibratoires, dues à l’interférence d’autres fréquences vibratoires.

Oui : je m’imagine davantage que ce que je suis. Petit prétentieux…

La vulnérabilité d’autrui nous met en position de pouvoir…D’où la possible tentation d’user de ce pouvoir; d’autant que si elle entre en conflit avec des interdits elle peut provoquer de la colère, due à la frustration, qui est un excédent d’énergie, donc une potentielle incitation supplémentaire.

L’art est reformulations du Monde.

Qu’ont-il donc à critiquer d’autrui ce qu’ils ne trouvent en eux ?

Se crisper en fonction de ce qu’on n’aime pas, diminue nos capacités cognitives…
C’est d’ailleurs peut-être pour cela que le réflexe existe car en cas de douleur la crispation est censée aider à diminuer son impact mais en même temps entrave le mouvement d’esquive. D’où le réflexe qui part au plus pressé : l’évitement.

Non seulement je m’améliore, mais je me désaliène aussi de l’emprise THEOPHOBIQUE, et ce faisant, m’améliore d’autant.

Le sens éthique auquel j’ai travaillé quotidiennement depuis 28 ans, et que j’ai développé, agit à présent comme un cadre comportemental. Et ce que j’assimile à une peur théologique ou même « présence » « thé…ique », est en fait ce sens éthique. Ce que j’ai l’impression qui « me cadre » est en fait…moi. Car je suis devenu mon éthique; sinon intégralement, du moins en majeure partie. C’est bien moi qui me…censure et corrige.

Et en fait quand je provoque (en moi-même, dans mon esprit) des limites morales que je ressens comme aliénantes et extérieures à moi, comme des « emprises », c’est en fait contre moi-même que je lutte, c’est moi que je provoque.
Mais est-ce vraiment moi, ou des idées – structures psychiques – que j’ai fini par intégrer et que je « suis devenu » ?

Et même…j’ai l’impression que ce que le Monde M’ADRESSE est en fait…ce qui m’est pertinent car utile d’une façon ou d’une autre…
…Le Monde, et même les Réalités, me semblent vraiment dialoguer avec moi. Et…je me défie de ça…

Accorder trop d’importance à la perception ou à l’idée qu’autrui peut avoir de nous…c’est ça l’erreur et l’orgueil.

Il semblerait que, généralement, tout ce qui a trait à une quête de pouvoir se révèle néfaste.

D’une certaine façon, à la fin de ma vie je me dirai : je me suis branlé la conscience.
Oui, je me branle la conscience.

Est-ce que tout ce qu’on préfère nous nuit ? Et est-on nuisible à tous ceux qu’on préfère ?

Je suis l’albédo de ma Réalité –

06/03/15 :
Il est plus efficace de traiter les interactions avec autrui et avec le Monde, en sensations et non en idées; en positionnements et mouvements, plutôt qu’en mots et réflexions.
Ce n’est pas : soi FACE au reste du Monde, c’est soi DANS et AVEC le Monde.

La difficulté pouvant provenir du fait que des individus vont entrer en contact avec nous par des mots, qui ont tendance à susciter des idées, plutôt que des sensations…
Néanmoins, réagir plutôt en fonction de nos sensations et mouvements – même si pour cela on procède d’une idéée : notamment le souvenir qu’il est préférable d’agir en « sensitif »…

Après avoir cherché le pouvoir sur soi on en vient à chercher à l’abandonner…Le moindre effort.

Ce qu’on crispe de soi c’est autant qu’on crispe du Monde – autant de Monde qu’on crispe.

Je réalise que je suis continuellement dans le contrôle de moi – ce qui a des répercussions sur autrui. Libres mouvements. Pas d’emprise inutile. Pas de gaspillage de soi.

Aimer la Réalité c’est aussi la laisser advenir.

En cas de difficulté, faire ce qui est préférable; pas forcément ce qu’on préfère…

Des papillons dans « la Fourmi ailée »…

Finalement, beaucoup consiste à épanouir les énergies crispées en colère. (C’est à dire épanouir, libérer, les énergies qui ont été crispées par la colère ou qui se sont crispées en « forme » de colère; et non épanouir en colère les énergies crispées…)

Si tu te focalises sur le mal, comment veux-tu ne pas le commettre ?
Si tu te focalises sur le mal, tu risques fort de finir par le commettre.

S’empêcher systématiquement d’avoir des pensées méchantes semble mener à s’obséder de la méchanceté et finalement être mené par elle. Mieux vaut savoir parfois laisser son esprit libre – du moment qu’on ne transforme pas de idées méchantes en actes méchants. Eviter d’ajouter de l’intention à une éventuelle idée méchante.

Là, mes pitoyables aigreurs, ces graines trop profondes pour pousser vers le clair, accoucher du limpide. Et j’ai encore des phrases pleins les neurones, du figé pleins les courants, arrêter des flux dont je devrais seulement m’amuser, moi qui n’ai pas de plaintes au long des nerfs, j’ai pris de pervers détours à m’écarter des plaisirs.
Je n’étreins pas le plaisir ?
Pauvre fou je m’isole en suspensions
j’étrangle tout ce qui contacte
je gronde tout ce qui m’effleure.
Je ne sais que menacer ce qui m’admire, que défier ce qui m’aime. Je suis une implosion qui refuse de se vouer.
J’aime puer – qui sait ce que les odeurs révèlent ?
Bien des veines, des heurs, des chances, des boules de mystères, des bulles pour comprendre la vie. Je ne crains que vos fragilités.
Le coeur à porter pour s’emporter, un cerveau qui déporte et tout importe. Il n’y a qu’au tranchant de phrases lancées vers le vide que pistes éventuelles s’inventent aux ciments de mes volontés.

Je veux sillonner mes viandes
atteindre mes disparitions
sans résidus. Rage pour seule valable agonie.

Il n’y a qu’en faiblesse que j’atteins mon vrai.

07/03/15 :
Au réveil. Suis-je hier qui ressuscite ou demain qui apert ?

L’amour vilain.
J’ai en moi, aussi, un amour vilain :
d’admiration destructrice,
de baisers qui mordent
et caresses qui déchirent.
Les mains qui fouillent à étrangler
les yeux qui scrutent les fonds
jusqu’à la pulpe où se trouve
le sensible : la présence fragile
la vie trouvée éperdue.

C’est plus facile d’être un homme.

Tous ces non qui enfouissent mes oui. Qu’elle est belle l’Existence, qu’ils sont beaux ces corps splendides, corps informant l’inexplicable.
Ma langue se répand là où mon cerveau s’assêche. Suffit, cohérence agaçante. J’ouvre ce qui peut l’être, huis de mon encéphale, fenêtre de coeur, la seule vérité est le corps. J’affine mes révélations avec l’amour, ce feu sans douleur, cette lumière qui ensemence jusqu’aux ténèbres.
File ô mon poids superflu, détacher les serres mesquines. Nos dermes s’inscrivent de contacts, les rencontres envahissent les lieux que pulsent nos organiques singularités.

Telles rivières, tels fleuves,
on s’assemble, se rassemble,
océans extatiques, vagues jubilatoires.

La peur est un autre versant des jouissances. Je sens enfin ces merveilles poindre , de toutes leurs tensions, toutes leurs émissions. Tes jouirs révèlent mes formes.

Monde, ô Monde, j’essaie de te célébrer. Ô Réalités, j’essaie de vous célébrer par des mots, mais c’est dans mon corps que je peux le mieux vous rejoindre et vous louer – dans les corps. Vivre est Plaisirs et Amours.
Donner rejoindre – jouir.
La peur, la méchanceté, la douleur, sont épices –
épices au Grand Banquet des Apparitions.
Nous voici enfin. Maintenant freine déjà maintenant.
Pardonner est avancée, aller est trouver, vouloir est aimer, jouir est retrouver, sauver est libérer, et les possibles s’amusent.

Risquer pour réponse ? On fera mieux ô irraisonnées.
Belles, que vous magnifiez !

On le sait bien que vivre est glisser sur une lame,
autant goûter le tranchant. Je ne vous laisserai pas –
pas plus que nous nous laissons.
Je décide de nous vivre heureux, ô Réalités :
d’exister nos extases, nos plaisirs nos joies.

Le seul danger de la croyance est de s’imaginer savoir ce qui est divin.

Je m’agace de mes faux-semblants,
m’exaspère de mes refoulements.

Si je me contracte c’est que je me trahis – sinon je deviens.

J’avance en rempart
pour préserver le Monde,
dans ma quête de ses Consciences.
Me crisper me gêne; sinon je me répands plaisirs.

Tuer ce qu’on déteste…?
Peut-être sommes-nous chacun et chacune ce que nous détestons.
Peut-être suis-je ce que je déteste.
Ou ce qui me nuit. Suis-je ma mort ? Suis-je ma maladie ?

08/03/15 :
Peut-être n’y a-t-il que dans l’action qu’on peut être vraiment quelqu’un : une entité physique qui choisit et agit, par soi et pour soi, et qui ainsi a un contrôle sur elle-même, et sur une partie du Monde ?
Sinon, en méditation ou oisiveté on n’est qu’une feuille dans le vent ?…

09/03/15 :
Je ne veux plus de cibles exutoires.
Je rectifie mes erreurs, je ne m’en décharge plus.

S’excuser en son esprit c’est une façon de refouler ses erreurs et ses problèmes qui en sont l’origine : c’est une façon de se défiler. Mieux vaut endurer et scruter les causes de nos erreurs, une fois qu’on les a commises.

Le sensations, « présences », désagréables en nous : ne pas les occulter, ne pas les nier, ne pas les refouler, et ne pas non plus les rationaliser pour se les enfouir dans notre psychisme. Au contraire, les ressentir pleinement afin de les identifier, d’en discerner les origines et causes, et ainsi – sans se crisper dessus – les laisser se dissoudre.

On ne peut être aise définitivement ni continuellement. Il y a des variations, tout change continuellement. Mais on peut veiller à se rendre aise et préserver notre aise, mais aussi savoir laisser le malaise se révéler puis dissoudre de lui-même, car il fait partie des Réalités et nous révèle nos erreurs, soucis, faiblesses, ou des dangers, risques, menaces…

Le fait d’être conscient d’exister et d’être sensible et mortel, va évidemment de pair avec une part d’angoisse, variable selon les individus et circonstances.
Tout être conscient, sensible et mortel a une part d’angoisse en lui.
Mais il est préférable d’être capable d’identifier ses causes d’angoisse, sans toutefois piéger sa conscience sur un sujet particulier : ne pas identifier son angoisse à telle ou telle chose, et ne pas considérer que telle ou telle chose est systématiquement source d’angoisse.
Là encore, veiller à rester libre, d’esprit et de corps, et ne pas se créer d’exutoire, que ce soit pour ses colères, ses peurs, ou ses angoisses. Ne pas se créer d’exutoire psychique ou émotionnel.

Ainsi veiller à ne laisser rien ni personne tenir le rôle d’ennemi numéro un dans notre esprit. Si un individu veut être méchant, ne pas pour autant s’obséder de lui : ne pas laisser notre esprit être obnubilé par quelque méchanceté ou nuisance que ce soit. Sinon on s’aliène à ces choses, on en devient le pantin.

Les fascistes, religieux ou autres, sont seulement des individus serviles qui n’ont pas le courage d’être libres, et qui préfèrent éliminer tout ce qui pourrait les faire remettre en cause leur folie plutôt que commencer à s’émanciper et se vivre vraiment : autrement que par procuration d’une entité, réelle ou hypothétique, mais autre qu’eux-mêmes.
Les fascistes sont des enfants apeurés et serviles qui n’ont jamais atteint le stade intellectuel de l’adulte sevré, émancipé, autonome et responsable : affolés ils veulent à tout prix plaire à leurs papa-maman sublimés.

Comprendre et percevoir que les dangers existent ou peuvent exister mais que la peur qu’ils peuvent susciter en nous n’est qu’une présence, une fréquence vibratoire, un frisson, que NOUS produisons du fait des idées qu’ils (les dangers) induisent en nous. De fait, nous pouvons CESSER de PRODUIRE la peur, afin de nous en libérer, et de nous libérer de ce qui la provoque, et ainsi vivre mieux : vivre en étant davantage, et mieux, SOI. Cesser de PRODUIRE la peur, au même tite qu’on peut cesser de produire des paroles nuisibles ou des pensées nuisibles ou des actes nuisibles : en maîtrisant ce que NOUS PRODUISONS.
Ce n’est pas l’objet de la peur qui la produit, c’est NOUS qui produisons la peur, à partir de l’idée en nous de l’objet.
Cesser de produire la peur, comme on cesse de parler : simplement en cessant de le faire, de produire la peur.
Immédiatement.

Les places, les lieux, les champs de vide propices à tant de douceurs.
Les merveilles de vivre, autant d’accord renouvelés, tous ces plaisirs qui se relancent, qu’on reforme, qu’on retrouve…
Extases sont les voix des Réalités.

Obsédés ! Tous et toutes.
Par le sexe, par l’amour, par la peur,
par l’ogueil, par la colère, par le plaisir.
Tout cela : Discerner, identifier, ressentir et…laisser.

Oui il semble que nous ayons le réflexe – sinon le besoin – de nous prendre un objet (ou plusieurs) pour réifier nos peurs, être leur support, leur « incarnation ». Détruire ces objets libère, de la peur, et de la tendance plus générale à s’aliéner.

Je commence vraiment à percevoir ce que sont les RESSENTIS. De fait, nous vivons tellement en périphérie de la réalité, à la surface, superficiellement.

10/03/15 :
Psychiquement on ne peut rien contre toi, si tu ne l’acceptes.
Par contre, tu peux te gêner en te crispant. Tu peux te décrisper, tant qu’il n’y a pas de menace physique. (Et quand il y a menace physique, il est préférable également d’être décrispé afin de permettre une plus grande fluidité des mouvements)

L’honnêteté ne signifie pas être complaisant mais sobre.

TOUT : du moindre effort qui empêche de se gaspiller, jusqu’à la pertinente orientation, tout peut se résumer à HONNETETE, être honnête.

Que veux-tu que je te dise…
J’ai essayé de m’orienter vers une option d’honnêteté et…je n’ai pas réussi à vraiment y parvenir.
Et je me suis égaré dans des fantasmes orgueilleux et superficiels.

Vivre ne requiert que de la lâcheté.
SE vivre requiert du Courage.
Vive le Courage. Honneur au Courage. Gloire au Courage.

Qui vise trop l’universalité risque fort de louper son humanité…

Vivre à construire les libertés, les amours.

Ne rien cacher et ne rien se cacher : ainsi on peut percevoir, ainsi on peut se désaliéner. Ne rien cacher – ainsi aussi on se décrispe.
Comment discerner sa réalité ? Ne rien se cacher. C’est aussi cela : « clarifier la conscience ».

Pourquoi se cache-t-on ? Par peur et par orgueil.

D’une façon ou d’une autre tu es face au reste de la Réalité, et peut-être n’y aura-t-il aucune suite après ta mort; donc autant vivre pleinement, totalement : rencontrer l’Existence, de tout ton être : sans rien te cacher.

Merci, immense MERCI aux deux HEROS VERITABLES : JULIAN ASANGE et EDWARD JOSEF SNOWDEN.

11/03/15 :
Etre plus prompt à pardonner qu’à condamner.

Tant que tu ne vis pas ton animal tu te mutiles, tu t’amputes de toi-même.

12/03/15 :
C’est par l’ignorance et l’égarement, autant que par la volonté, que nous sommes libres. Vivre résiste mais peut aussi s’optimiser en moindre effort.

Décrisper, Libérer, être honnête, ne rien cacher, le moindre effort…tout cela c’est la même chose : c’est SE REVELER, au lieu de se piéger, de…SE FAIRE.

Idée ou sensation, tout est emprise : modification de notre espace par une ou des forces, des mouvements.

Vouloir est inutile puisque nous SOMMES VOLONTE. C’est prétendre se faire exister, se faire devenir, alors que nous existons, nous devenons.

Orienter et structurer l’actualisation de nos propensions destructives, en sorte que nous ne produisions ni destruction ni auto-destruction.

Le mal : l’intention de faire souffrir ?

Rire est la seule sagesse, la seule noblesse, la seule dignité.

Si tu ne discernes pas le Monde c’est que tu te regardes.

13/03/15 :
Réaliser que le psychisme a pour réflexe – voire besoin- de se créer un exutoire : un sujet-objet auquel il pourra appliquer son acrimonie. Discerner l’effet néfaste de cette pratique, et la cesser. Cesser de se prendre des exutoires.
Les exutoires sont des objets-sujets sur lesquels on concentre une partie de notre énergie-être, sous forme de crispation de notre conscience. Orienter et actualiser nos énergies atrement : pacifiquement et constructivement, en les libérant.

Se crisper…pour éviter de se crisper : voilà l’aberration.
Se crisper c’est se piéger : ce qui nous fait nous crisper nous piège et retient. Donc ne pas se crisper en son espace personnel cognitif – surtout pas sur ce qui nous déplait, sur ce qu’on réprouve. Décrisper – libérer.

Si une intention malveillante pénètre notre espace, elle ne peut manipuler que ce qu’elle peut saisir, et elle ne peut saisir ou manipuler que ce qui est figé, crispé. Donc ne pas se crisper, et si nécessaire (par exemple insistance de la malveillance) alors orienter certains mouvements permettant l’expulsion des intentions intempestives, ou permettant de dominer par rapport à cette malveillance; mais toujours en veillant à dépenser le moins d’énergie possible, et à en rendre le moins possible accessible à l’adversaire.
Veiller à rendre le moins perceptible possible pour autrui ce que l’on accomplit. Sans en avoir l’air…

Enfin, toute méchanceté, comme toute agressivité, comme toute violence et tout effort, implique une part de crispation…
Il reste que conscience et volonté impliquent crispation. C’est là la difficulté : comment être conscient le plus possible, et/ou volontaire, tout en se crispant le moins possible ?…On rejoint l’EQUILIBRE.
Equilibre interne qui rejoint – car ne pouvant s’en dissocier – un équilibre par rapport à l’environnement. Et le mouvement général qui peut aider à atteindre un équilibre, mais momentané puisque tout évolue en mouvements continuels qui créent donc déséquilibres.
Tout mouvement semble procéder d’un différentiel ou…d’un mouvement-impulsion.

Inutile et inappropriéé inquiétude : le moi d’il y a une demi-seconde n’est pas le même que celui du présent…qui a déjà changé – mais le plus important, d’instant en instant, subsiste.
De fait, ce n’est pas tant l’instant que le LIEU, qui importe; le Lieu et l’Etat – de ce qu’on est.

Vraiment intégrer à notre rapport aux Réalités que tout évolue continuellement.

Toute crispation structure les énergies : ainsi en va-t-il du psychisme : dès qu’on se crispe on structure tout ce qui nous parvient; en fonction (au moins pour partie) de ce qui caractérise (singularise) cette crispation, (et) de ce qui l’a provoquée.
C’est ainsi que peuvent être produites des illusions, par exemple.

La conscience, comme tout, évolue continuellement. Tout est donc équilibrages et options, continuellement réajustés, actualisés.

Les yeux en viseurs
les oreilles en radar
la mâchoire derrière le coeur
et des serres pour accueillir le bonheur.
Pourquoi la vengeance est-elle mon ombre ?
Trop d’orgueil. Pas d’orgueil pas de vexation.

Arrive un moment dans le développement de la conscience où si tu t’orientes plus vers toi que vers le Monde tu encombres les deux.

LE MONDE M’EST ET JE DEVIENS LE MONDE

Je refuse, réfute et ne crois pas au destin; mais s’il y en avait un, pour s’en libérer il serait nécessaire de briser nos structures psychiques.
Briser ses structures psychiques permet de se libérer, une fois qu’on est éveillé au Monde.

Finalement, s’il existe, le « Monde Psychique » est comme le Monde physique : pa exempt de difficultés, de mauvaises volontés, etc…Il peut être traité comme le physique : par adaptation, équilibrages, etc…

En esprit, quand tu ne sais pas quoi faire, il semble alors que donner soit une solution appropriée.

14/03/15 :
Tout est mouvements : mouvements d’expansions et mouvements de crispations.
Initialement et spontanément et continuellement le mouvement semblant animer les Réalités semble être d’expansion-diffusion. La conscience et la volonté, délimitant le moi, sont des crispations (contractions). Observer cela, en apprendre, et s’améliorer et s’optimiser.

Je me suis créé une règle : deux fois par mois, au moins, je vais DANSER.
Danser est se mouvoir optimalement : la conjugaison, dans les mouvements, de l’orientation, du placement, de la vitesse, au sein des espaces.

Il y a des voies et toutes ont leur pertinence, mais tu es unique – donc aucune voie n’est parfaite pour toi; pas même celle que tu peux t’inventer, car tout évolue constamment.
En conséquence, tu peux te repérer mais il est préférable de ne pas t’accrocher – pas te crisper.
Il n’y a que 2 constantes dans notre existence, même si elles varient en quantités : l’espace et le mouvement (en fait, plusieurs mouvements simultanés)

Fort de ma résolution, je me lance. Poil à la danse.
Et fi de la crise de sens ! Je décrète mon Aise pour sens.

Les décisions semblent provenir de plus loin que la conscience : elles sont des forces de crispations qui structurent la conscience, qui ensuite produit les idées.
Mais l’essentiel semble précéder la conscience, et lui donner forme et intelligibilité pour l’esprit…Ce n’est donc pas les idées qu’il est approprié de guetter mais les mouvements – perceptibles dans tout le corps, dont le cerveau.

Peut-être nos vies sont-elles des purges ?…

Clochards…Les vies en marges…

Vocabulaire Hindi :
les écureuils : guileri
sinati : pas comme ça
au revoir : souvratri
après : badmi
à la prochaine : a heng gué
j’aime marcher : mè ghoum kèr anandéa léraha hou
la patisserie de Varanasi : DODA BARPIé
pakadi : hypocrite
cumin : dzira
gros pois vert : palak
les sortes de chips que j’affectionne : papad
un petit peu : tora tora
où est mon hôtel ? Mira hôtel kaha hè ?
Cardamome : ilatchi
j’aime Varanasi : Varanasi bahouteu hatcha diaga hey
je veux aller à Jodhpur demain : mèhé Jodhpur jahou ga
je vais de Varanasi à Jodhpur : mèhé Delhi sé Varanasi ja raha hon
je veux aller à Varanasi : mèhè Varanasi jahounhga
donnez-moi la carte : moudjè card dèdo
as-tu de la musique indienne ? Baharti yè sangit dedo ?
Soleil : souradj
il fait beau : hadj mossom hatacha hè
je suis content : mè khouss hoû
je déambule, marche : mè goumoung gah
j’aime déambuler : mè has tiariya (hou) posandè korota hou
danser : darou
oui : hin non : nahi
gauche : baï droite : daï
tout droit : sidah
quand : kab
où : kaha
justice : nigaï
walking around : goum raha hoû
mèh : moi
thendè : froid
danser
un autre chaï : èk ôl chaï
riz : tchawol
tikho : bien ?
Ab casséo : comment vas-tu ?

Gola Dinanath : spice market à Varanasi.

Gregory David Roberts : « Shantaram »
Howard Hawks : « Mr Nice ».

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