conscience 62

P1140085

 

04/11/15 :
Ce qu’on nie du Monde, c’est autant de mensonge et de gêne qu’on produit en soi.

05/11/15 :
L’Aise c’est en soi.
Le Bonheur c’est au-delà de soi.

07/11/15 :
Tout est Mouvements Composés. Tout.

08/11/15 :
Notre dignité c’est d’aller à l’encontre : à l’encontre de la tristesse et produire la joie, à l’encontre de la méchanceté et produire la gentillesse, à l’encontre de la violence et produire la douceur – à l’encontre de la tragédie et produire la comédie.
La comédie des Plaisirs. Donner une vie au Bonheur.

La photo c’est avant tout une question d’éveil.

10/11/15 :
Pourquoi ne pas décider de se réjouir de l’existence, au lieu de se complaire dans une acrimonie orgueilleuse, une dépression morbide ?

De même, pourquoi s’orienter vers la haine plutôt que vers l’aménité, la gentillesse : la dilection ?
Choisir l’Utile – pas le néfaste, donc pas la haine. Choisir et s’orienter vers la dilection, PAR la dilection.

Si tes ressentis des perceptions immédiates créent de la gêne, alors il peut être judicieux de te concentrer sur les détails moins perceptibles…Voie intéressante.

11/11/15 :
Ne pas se bloquer dans le malaise, mais simplement continuer à s’actualiser : libérer les mouvements que l’on est et devient.

Soi, le Monde, et leurs interactions, ne sont ni ne produisent uniquement de l’aise, mais aussi du malaise.
Les ressentis vis à vis du fait d’exister sont un mélange composé d’aise et de malaise. C’est une folle illusion de prétendre éliminer l’aise ou le malaise. Tout est composé.
Notre conscience est composée de ressentis agréables et de ressentis désagréables.

Si je continue à avoir des velléités artistiques et philosophiques c’est parce que je trouve que se contenter uniquement de survivre, passer sa vie à seulement assurer son confort plus ou moins minimal, c’est médiocre jusqu’au mesquin.

12/11/15 :
Ai d’abord engagé la conversation – parce qu’elle avait les cheveux ras, pour sa pièce – avec Murielle T, actrice professionnelle jouant actuellement au théâtre de l’Odéon. Puis avec Maria G, professeur d’art, Russe, que j’ai rencontrée car elle peinait avec son fauteuil roulant.
Je l’ai poussée du Pont Neuf jusqu’au musée d’Orsay. L’une après l’autre à moins d’une minute d’intervalle (après avoir discuté 10 ou 15 minutes avec Murielle). Cela après avoir vu « The lobster » à la séance de 9h00. Film intéressant, curieux, qui tient ses promesses.
Enfin, je me suis acheté une bague à 2 pierres de lune.

14/11/15 :
Bien que je les respecte vraiment je continue de considérer, ou au moins envisager, les femmes comme des objets – de plaisir.
Vilaine erreur.

Vis à vis des horribles actes perpétrés hier dans Paris par des monstres, j’ai écrit sur Facebook : « Les haineux ne savent qu’une seule chose : haïr. Les assassins ne prouvent qu’une seule chose : qu’ils sont des assassins. Ne nous laissons pas manipuler et agissons encore plus résolument pour la Liberté et la Paix ».
Accompagné d’une sphère remplie de formes humaines de toutes les couleurs, se tenant par la main.

16/11/15 :
Quand quelque chose tend à séparer les humains il est capital de s’appliquer à agir pour l’union, la communion, la solidarité.

Cesser de s’appliquer à « bien faire », (qui en plus très souvent est motivé par la vanité) et se concentrer simplement sur : trouver l’utile, et atteindre l’efficace.
D’autant que chercher l’utile C’EST trouver l’efficace…
Comprenne qui…agit !

17/11/15 :
Tout évolue – continuellement. Tout se transforme. Et tout se dissout. La voie générale du Monde, en dépit de l’Apparition est…la Disparition. Tout tend à disparaître.
Tout ne se libère pas forcément, tout ne se révèle pas forcément, tout ne s’épanouit pas forcément, tout ne s’accomplit pas forcément…mais TOUT DISPARAIT.
Sauf…L’ESPACE.
Tout a lieu dans l’Espace, tout occupe l’Espace, et disparait. Seul le VIDE est constant. Ou, sinon le Vide en tant qu’absence (ou Rien), du moins l’Espace.

De fait, puisque tout tend vers sa disparition, alors inutile de se pré-occuper de la disparition, du Rien. Seul importe ce qui existe. Or, seul existe l’Instant Présent, l’Immédiateté. Et cette Immédiateté est animée; animée d’un mouvement qui la fait apparaître tout autant que disparaître.
Le mouvement qui anime et constitue la Réalité Immédiate, la fait disparaître.
Or, on ne distingue pas de DIRECTION, d’ORIENTATION. On peut juste envisager qu’il y a une DISPERSION des particules constituant la Réalité incluse dans l’Espace.
Mais…peut-être est-il possible d’orienter les mouvements des particules dans une orientation autre que celle entraînant leur dispersion…?

Des mouvements nous animant, et même nous constituant, il y en a deux fondamentaux : l’Attirance (où l’on retrouve l’inspiration, la diastole, le désir, la nutrition) et la Répulsion (où l’on retrouve l’expiration, la systole, la révulsion, la déjection)

Reste deux activités fondamentales plus difficiles à classer : la reproduction et le sommeil.
La reproduction n’est pas indispensable pour l’individu, isolé, mais l’est pour l’espèce, l’ensemble des individus.
A l’inverse le sommeil de l’individu n’est pas indispensable pour le reste de l’espèce (si elle peut dormir) mais l’est pour l’individu.

A noter que la reproduction se fait par une expulsion qui pénètre (pour féconder) puis une expulsion (qui fait naître).

Par le sommeil on a l’impression de tout quitter : le Monde et soi (puisqu’on n’est même plus conscient d’exister – hors les rêves)
A ce titre, le rapport au soi, dans les rêves est différent de l’état vigile : on est positionné autrement par rapport à son corps. D’ailleurs, à chaque fois que j’ai pris conscience que je rêvais j’ai alors senti ou pensé mon corps ailleurs que dans le lieu où j’étais conscient d’être rêveur, et souvent j’envisageais mon corps au-dessus de ma « présence rêvée ».

Le fait est que depuis 1992 je me méfie de l’Aspiration, l’Attirance, afin de ne point faire pénétrer dans un monde hypothétique idéal – dont je pourrais être un des accès, via mon inspiration, notamment – de choses néfastes.

Etudier vraiment ce que sont, et où vont, nos mouvements quand nous inspirons, et expirons.

Tout simplement revenir au fondamental :
QUE SE PASSE-T-IL ? QU’EST-CE QUE VIVRE ??????

19/11/15 :
Le stratège doit savoir parfois accepter d’être pris pour ce qu’il n’est pas, accepter qu’on se trompe sur lui (ou elle) ou sur ses intentions. Cela aussi peut faire partie de la stratégie. Notamment quand il agit par altruisme ou abnégation.

Il est intéressant de constater que, pour les scènes que la vaste majorité s’accorde à trouver belles, la beauté réside dans…les détails, et peut ensuite, par un effet de combinaison et composition, s’étendre à toute la scène.

Il est intéressant en photo d’essayer d’amener le sujet à s’exprimer, et alors capter, plutôt qu’essayer d’exprimer ce qu’on imagine de lui.

Intéressant aussi d’essayer de faire une photo « définitive » du sujet, plutôt qu’un « instantané » transitoire.

Je considère que pour vraiment se débarrasser de ses défauts il est préférable de se libérer totalement afin de les reconnaître, et de les affronter seul, et d’endurer seul leurs conséquences tant qu’on ne les a pas vaincus et qu’on ne s’en est pas débarrassé. C’est par l’effort de soi sur soi, honnête, que l’on peut se débarrasser de ses défauts.
Si on cherche une assistance on se masque les problèmes, on les dissimule –
Affronter tout problème. Honnêtement et résolument. Avec ténacité, persévérance.

Nous sommes toutes et tous bancals; c’est pour cela que nous avançons : par le déséquilibre qui produit le mouvement.

20/11/15 :
On ne résout pas les problèmes en les niant ou en les refoulant, mais au contraire en commençant par – se – les révéler pour les reconnaître, et ensuite en faisant des efforts pour les résoudre : en les affrontant, sans complaisance aucune.

Cet Univers est une continuelle transformation. Et, justement, par rapport à nos énergies aux conséquences destructrices, le mieux est de les transformer en constructrices : tout simplement en les ré-orientant, en les orientant vers d’autres directions.

Si j’ai mal ? Je ne sais même plus.

Ca aura donc été ça ma Vie : une solitude avec des fantasmes pour la compenser.

La conscience est une forme d’énergie qu’il est donc judicieux – comme pour toute énergie – de libérer mais en prenant garde de ne pas choquer malgré soi autrui – donc savoir optimiser et orienter cette énergie. De fait, la conscience est une énergie qui peut s’orienter d’elle-même, et non malgré elle.

Plutôt que me lamenter sur les horribles exactions commises par des fous dans la nuit du 13 au 14, je préfère m’extasier sur les remarquables qualités de nous tous, les êtres humains, qui depuis des millénaires avons découvert des millions de choses, et inventé des millions de choses pour améliorer notre existence, ainsi que celles des autres formes vivantes de cette planète.

Les êtres humains ont développé, à partir d’une base fruste, une potentialité infinie. Oui, nous êtres humains sommes une porte sur l’Infini – véritablement. Les êtres humains sont des germes de divinités.

21/11/15 :
Je refuse d’être gentil par référence, imitation de quoi ou qui que ce soit, ni par peur de qui ou quoi que ce soit. Je veux et m’efforce d’être gentil parce que je considère que c’est préférable et mieux pour les Réalités et pour moi. Je suis gentil par admiration et affection pour le Monde.
Je ne suis pas un mercenaire de l’amour, ou de quelque entité que ce soit. Je refuse d’être un mercenaire.
La gentillesse est selon moi la première des qualités : la première vertu. Le courage la seconde.

Utilité et Efficacité
Orientation et Vitesse
Gentillesse et Courage.

Ce qui détermine la perversité ou l’absence de perversité d’un acte c’est : l’intention, la motivation. C’est vis à vis de ses intentions qu’il importe d’être fiable, honnête. Et en cas de doute : s’abstenir. (Les Pythagoriciens, déjà, avaient raison).

J’ai loupé ? Oui…mais je ne sais pas qui…

22/11/15 :
Le Jade (Orchestra) du State of Mind. Bonne musique…

Etonnant : une collègue nous a raconté qu’un de ses anciens collègues, greffé du foie, a changé de goûts depuis sa greffe. Il en a informé ses médecins qui lui ont dit : « Oui c’est normal, vous avez pris les goûts du donneur ».
Fascinant…

Comment trouver du sens à un mouvement qui tend à sa destruction, à un univers qui se développe jusqu’à se vider, à une vie qui va vers sa mort, à tout plaisir qui peut provoquer douleur ? Peut-être en constatant que beaucoup de choses existent en partie grâce à leur inverse.
Peut-être en constatant que seul existe l’Immédiat, et que sensations et plaisirs permettent de le percevoir et que les Plaisirs existent.
Peut-être en considérant que seul l’hédonisme est honnête et qu’avec tout ce qui le contrarie commence…la malhonnêteté.
Mais sans ignorer que le vrai plaisir n’est pas égoïste, sinon il devient perversité.

Et ainsi, n’en déplaise aux pervers et aux malhonnêtes, la première norme est : le Plaisir.
D’autant que vivre est, spontanément, initialement, agréable et même jouissif.

Trois choses, trois propriétés-capacités constituent la conscience : la capacité de mémorisation, la capacité de mobilisation (des souvenirs) , la capacité de combinaison (combiner les souvenirs pour raisonner, anticiper, créer des idées).

24/11/15 :
Inspirer les énergies sensations que l’on ressent de ses passions , de ce qui nous plait, de nos valeurs…
Quand on ressent quelque chose qui nous plait, ou qu’on pense à quelque chose qui nous plait, des énergies se manifestent en nous, que l’on ressent. Ce sont ces énergies qu’il semble judicieux d’absorber, en les inspirant, en inspirant tout en les ressentant…

Quand la méchanceté monte en toi, quand la volonté de méfaire jaillit en toi, le plus judicieux – si tu veux ne pas méfaire – est de transformer cette énergie, ses mouvements, en autre chose : de bienfaisant, bienveillant.
Et sinon utiliser cette énergie telle qu’elle se produit, brute, mais en l’orientant – et en T’orientant – vers une direction qui t’est chère, précieuse, importante, à partir de et avec volonté bienveillante et bienfaisante d’aider et protéger au lieu de nuire.
Ré-orienter les énergies malveillantes, vers des buts bienveillants, en actualisation bienfaisantes. Voilà un secret.

25/11/15 :
J’ai toujours refoulé, nié, deux choses : la peur de la mort, et la tristesse.
Ainsi je n’ai jamais eu vraiment conscience d’avoir peur de la mort et n’ai jamais été vraiment triste (sauf lors du décès de Cyril en 1986), et dans une moindre mesure d’autres deuils ensuite).
Pour moi, la peur de la mort est une peur de la destruction, mais la tristesse est également presque une mort : une agonie de l’esprit.

26/11/15 :
L’orgueil nous agace d’autant plus que l’on est soi-même orgueilleux. Moins on est orgueilleux moins on est accessible à l’orgueil.

Le spectacle nous suffirait-il , émotionnellement et sentimentalement ?
Tout n’est-il qu’un ensemble de spectacles gigognes, et les consciences, des spectatrices aussi indifférentes qu’avides ?…

30/11/15 :
Ce qu’on refuse du Monde, on l’incite à graviter autour de nous, on tend à le provoquer, et à en faire notre environnemen t : on le place en vis à vis de soi et donc en limites de soi.
Sauf en cas de nécessaire affrontement physique, il ne s’agit pas de repousser mais simplement : de ne pas participer. Ne pas participer DE ce qu’on refuse, ni participer à ce qu’on refuse.

Je veux bien être théophile, mais je pense qu’au-delà même de toute hypothétique divinité, la vérité ultime c’est : un gigantesque coup de pot.

01/12/15 :
Hors de toute maladie et atteinte physique, il est capital de CHOISIR ce que tu acceptes dans l’Espace qu’est ta conscience : choisir ce que tu produis volontairement (choses auxquelles tu appliques ton intention; car il reste que des choses – dont idées – peuvent surgir d’elles-mêmes, malgré toi) et ce que tu acceptes d’exogène, d’un e autre source que toi. Le discernement est donc indispensable pour être aise : être capable de faire la distinction entre ce qui est « soi » ou « de soi », et ce qui provient d’autre chose que soi; même si dès lors que quelque chose pénètre notre espace cognitif on le transforme plus ou moins, on l’adapte…
Discernement entre soi et non soi…
Qu’est-ce qui provient de nous, participe de nous ? Et qu’est-ce qui s’ajoute à nous, est « à côté de nous » ?…

02/12/15 :
De la misère au mystère
il y a une mise de terre…

Une partie de nous veut détruire.
Ne se servir de cette partie que comme réserve d’énergie subsidiaire – mais toujours pour construire, pas pour détruire.

Arrête de jouer pour la site, pour la troisème mi-temps : ne pas vivre en fonction d’une hypothétique suite après la mort.

J’ai toujours, avant tout, dans mes rapports à autrui, cherché et veillé à ne pas méfaire; par respect pour TOUT et par humilité, considérant mon ignorance fondamentale vis à vis de ce qui pourrait être « bien » ou « mal ».

Tout est énergie : mouvements tendant spontanément à leur auto-destruction, leur disparition. Aussi, ce qui importe c’est l’Intention que l’on met dans nos mouvements, dont on s’anime.
Or, comme l’Intention est elle-même énergie, elle est initialement à tendance auto-destructrice. C’est à partir d’un mouvement de destruction et d’une disparition que nous pouvons produire et construire : édifier.
Notre édification repose sur l’anéantissement – tant la Réalité est complexe.

03/12/15 :
Tant que tu te mens tu te pièges, et ne peux donc te libérer, et ne peux donc réellement t’améliorer : te modifier, car tu n’interviens que sur ton mensonge, sur ton masque, ton personnage, ton illusion, et non sur ce que tu es vraiment.
Pour s’améliorer vraiment, commencer par être totalement honnête, sincère, pour vraiment s’identifier : se discerner. Et ensuite on peut trouver ses véritables défauts et motivations, et agir vraiment efficacement : adéquatement.

L’esprit est une emprise. Nous sommes des emprises : le soi est plusieurs emprises simultanées – qui peuvent s’échapper à elles-mêmes. SE LIBERER de soi. Se libérer de TOUT. Laisser les emprises à elles-mêmes.

Je suis fasciné par le fait que plus je m’applique (et donc m’implique) dans mon travail plus j’y prends de plaisir.
Je n’y prends pas forcément goût mais j’y prends du plaisir…
Et c’est valable pour tout type d’activité, en dehors du travail aussi. Quand on s’applique…on prend plaisir.

04/12/15 :
Ne pas faire de l’amour une faiblesse.

Ce n’est peut-être pas une question de soi, ou moi, mais simplement une question d’aises et malaises…

C’est tout simple : chaque individu est un ensemble de structures psychiques qui l’animent en produisant idées, désirs, aversions, émotions, etc…
Parmi toutes ces structures psychiques, certaines sont majoritaires, d’autres dominantes (parfois ce sont les mêmes) et certaines sont minoritaires et d’autres dominées. Mais surtout, il est nécessaire de réaliser que certaines de nos structures psychiques (qui produiront des idées) sont contradictoires, et parfois contradictoires et agissant simultanément.
Nous sommes un ensemble de volontés d’emprise – et certaines sont contradictoires.

Cette impression que ma vie ne serait qu’un long aveu…

05/12/15 :
Pour une très grande part, majoritaire, l’essentiel de ce que je vis et ressens du fait de vivre, dépend de la façon dont je REAGIS aux Réalités, à ce qui existe et advient.

J’ai identifié que je suis mouvements et que tout ce qui vit et se produit est mouvements.
Il semble que je puisse contrôler les mouvements que je suis, mais…à partir d’AUTRES mouvements, qui me constituent aussi, mais qui se produise sans que j’exerce un contrôle sur eux : il y a toujours une antériorité aux mouvements me constituant; et en plus je ne sais pas vraiment d’où proviennent ces mouvements, bien qu’ils se produisent et adviennent en moi.

Cela me mène à envisager que…MA CONSCIENCE elle-même…n’est pas vraiment moi, mais une composition à partir de moi – sensibilités – et de mon environnement.

J’existe, je deviens, que je le veuille ou non (sauf à me suicider). Je n’ai donc pas besoin de me FAIRE exister. Je n’ai donc pas besoin de vouloir – je SUIS volonté.
Il n’est pas utile de VOULOIR car JE SUIS un ensemble de potentiels qui s’actualise en mouvements qi spontanément – d’eux-mêmes, de fait : de MOI-même puisqu’ils sont moi – s’orientent en fonction de ce qu’ils veulent et de ce qu’ils refusent : de ce qui leur plait et de ce qui leur déplait – selon leurs aises et selon leurs malaises.

Donc il me paraît intéressant de simplement…me laisser advenir : m’actualiser sans entrave, épanouir les mouvements que je deviens. DEVENIR TOTALEMENT CE QUE J’ADVIENS et même plus : CE QUI ADVIENT, ce que les Réalités dont je fais partie adviennent.

Donc je ne me contrains plus du tout – ni pour forcer ni pour interdire – je ne me contrains plus. C’est cela : LIBRES MOUVEMENTS…Maintenant !

En fait…j’ai, par certains aspects, toujours cherché à avoir non « LE » pouvoir, mais au moins « DU » pouvoir : pouvoir pour être libre, et peut-être aussi pouvoir pour obtenir ce que je veux.
Mais en même temps, véritablement je ne veux RIEN.
C’est mon paradoxe, qui finalement n’en est pas un : je veux…vouloir; parce que je ne v eux rien. Je n’AI pas de volonté, mais je SUIS volonté – mais sans BUT.

Mais…je suis plein d’admiration, de tendresse, d’affection pour ce Monde, pour les Réalités : je suis DILECTIONS.

Mais qu’importe les mots, le fait est que je suis : Aise d’Exister.

Libres mouvements. Cesser toute emprise car nous ne sommes pas crispations nous sommes libérations.

Je voudrais agrandir l’orgasme jusqu’à un mode de vie.
Retrouver l’extase qu’est vivre. EX-TASE.

Le plus évident et facile pour commencer à découvrir « ce qui se passe » dans cette Existence, dans ces Réalités c’est : aller à la rencontre de tout ce qui se produit EN NOUS sans exercer aucun contrôle.
Juste : que se passe-t-il ?
QUE SE PASSE-T-IL ?
Maintenant !

Et bien réaliser que soi est une partie du Monde.

06/12/15 :
Refouler l’amour produit la haine.

08/12/15 :
Rien n’est absolu ni définitif (sauf peut-être la mort ?…) et d’une certaine façon, tant mieux : cela fait partie de nos libertés.
Les efforts, l’honnêteté, le courage, la force…tout n’est pas forcément « récompensé », ne permet pas forcément de parvenir à ses fins, d’obtenir ce qu’on préfère ou veut considérer comme justice.
Mais au moins, essayer constamment d’être efficace dans le fait d’exister, dans l’Art de Vivre, est toujours valable.
Viser l’efficacité, donc chercher l’utile. Utile et Efficace, ça c’est constant, constamment utile, efficace et pertinent. Et quand on cherche l’Utile…on trouve l’Efficace.

Ô Vie, Ô Existence
vous qui m’avez trouvé
je vous ai cherchées
je vous ai rêvées
jusqu’à ce que vos vérités m’éveillent.
Eveil entre deux nuits.
Me suis-je induit à vous aimer jusqu’au meurtre ?
Ou m’avez-vous conduit à l’indomptable faiblesse ?
Voluptueux espace comblant les chairs.
Quels délices que vivre –

Employer son énergie à supprimer ses défauts plutôt qu’à s’en excuser.

Pour vivre mieux, être efficace,
pour être efficace trouver l’utile,
pour trouver l’utile être sincère,
pour être sincère être courageux,
pour être courageux, aimer
pour aimer, observer
pour observer, être curieux.

La vengeance est mauvaise stratège. Elle ne voit pas loin, n’arrive pas à dépasser le problème, elle ne pense qu’à « rendre la pareille » ou pire; elle n’est pas constructive.

Qui fait alliance doit veiller à utiliser son allié davantage qu’en être utilisé.

Développer la conscience, entraîne un accroissement des connaissances, donc un accroissement du pouvoir (au moins potentiellement; mais c’est peut-être ça le pouvoir : la capacité d’utiliser ou non des potentiels) donc une augmentation de la possibilité de responsabilité. Donc…toujours avoir à l’esprit de : PROTEGER.

J’ai, depuis l’âge de 12 ans au moins, toujours eu en moi une part d’égoïsme total, cherchant la chair d’autrui uniquement pour mon plaisir : considérant les humaines comme de simples objets pouvant servir mes plaisirs.
Mais dès cet âge là c’était par vengeance, due à ma frstration – déjà. Car plus jeune, avant d’être contrarié, non satisfait, donc frustré, par la non obtention, non satisfaction de mon affection et de mon envie d’affection et de mes désirs (je n’ai jamais été « innocent », naïf, sexuellement et « attractivement » quant à mon intérêt pour les humaines : mon intérêt était aussi passionnel que physique) mes affections et attractions étaient uniuement tendres.

Il semble que beaucoup de gens, frustrés ou non, considèrent autrui – consciemment ou non, qu’ils le reconnaissent ou non – comme un objet de plaisir, et pour beaucoup, dans des proportions plus grandes que moi.

Mais fort heureusement mon altruisme, ma dilection pour autrui, mon affection sont nettement majoritaires en moi. Ainsi que mon refus de la méchanceté – sinon gentillesse.
C’est pourquoi je n’ai jamais été vraiment méchant ni nuisible. Me semble-t-il.

09/12/15 :
Sais-tu pour quoi tu tomberais
ô petit prince de haut vol ?
Connais-tu tes failles
ô gravisseur de stupeurs ?
Qu’est-ce qui te briserait
à quel sujet n’es-tu pas fiable ?
Des réponses ? Non…TOI. Aussi.

10/12/15 :
Tant qu’on ne reconnait pas vraiment qu’une part de nous est égoïste et à tendances agressives et destructrices, on ne peut la discerner vraiment ni donc la changer. Une part de nous est égoïste, voire vraiment malveillante : voulant s’amuser pour elle-même, fût-ce aux dépens d’autrui.

La méchanceté est d’une présence plus concentrée, plus localisée dans le corps – et d’une vibration et température différentes de la gentillesse.
Savoir identifier cela et ensuite la transformer, recycler, en l’appliquant en bienveillance : en la RE-ORIENTANT.

Essayer de se changer par peur ne prouve rien – sinon qu’on a peur et qu’on se soumet pour espérer éviter un désagrément. Ce qui prouve quelque chose c’est d’essayer de se changer par dilection, par amour : parce qu’on aime et respecte le Monde, et qu’en conséquence on veut s’améliorer pour moins lui nuire.
Ca ça prouve une sincérité.

La Vie, et ce qu’on expérimente, ne cesse de nous le prouver : le plus important c’est la QUALITE; pas la quantité.

11/12/15 :
Ne pas estimer les individus à travers le filtre de nos idées, mais le plus possible à travers nos perceptions sensibles.

Ce qui nous fait accorder du pouvoir à l’attention d’autrui sur nous c’est un mélange de narcissisme (on est fasciné par le fait qu’autrui nous porte attention) de vanité (on tient à faire bonne figure) d’orgueil (on refuse de ne pas être estimé à la valeur – surestimée – qu’on s’accorde) et de détresse affective (quelqu’un nous prête attention). Bref : si on n’accorde plus aucune importance à l’avis d’autrui sur nous…ON S’EN LIBERE.

C’est pourtant simple : pour toi l’Existence vaut par CE QUI T’INTERESSE.
Donc ne s’occuper que de ce qui nous intéresse…Bien comprendre ce que cela signifie.

Je change ma vieille phrase : « Esope, comme dit la fable » en « Et Z’hop ! Comme dit l’affable »…Hé hé.

Nous SOMMES pouvoir, donc inutile de se forcer. Ne pousser l’énergie que pour renforcer l’amour quand c’est nécessaire. Sinon, laisser l’énergie, les mouvements, s’épanouir.

14/12/15 :
Cesser ce narcissime prétentieux qui consiste à croire que les gens s’intéressent à ce qu’on pense, fait ou est. Cesser de jouer pour un public, de parler afin d’être entendu au-delà de notre interlocuteur. Tant de gens, dont moi, se comportent de cette égocentrique et agaçante façon.

Seul. Personne avec qui discuter de sa détresse, de ses doutes, de ses difficultés, de ses émotions…
Seul.
Je ne perçois comme solution que : ne pas s’épancher, ne pas se complaire, s’occuper un iquement de ce qui est utile et abandonner toute attitude. Comme toute complaisance. Se lamenter ne sert à rien.

15/12/15 :
…Rio…Rio de Janeiro…Mythique ville de mes fantasmes voyageurs…Rio s’annonce. Après des années à « garder ça pour plus tard », le plus tard commence à se présenter.
Rio de Janvier…J’y serai en janvier !

La frime fait se fourvoyer, l’orgueil corrompt.

Un individu vis à vis duquel on se crispe va avoir tendance à se crisper vis à vis de nous.
Crispation entraîne crispation.

16/12/15 :
Finalement, ce qui ressort de la plupart des inquiétudes des croyants quant à leur esprit c’est une peur du phénomène psychique : une peur de la conscience – peur d’autrui et peur de soi; ces différents soi, dont autrui, qui se manifestent dans un même espace : le moi.

Il est capital de discerner que l’esprit est une présence de manifestation du monde, à traiter parmi d’autres à l’aide des sens et de lui-même.

De plus, la grande qualité du phénomène psychique – de l’esprit – est d’être (jusqu’à preuve du contraire) physique, et pourtant : pas soumis à la douleur physique, qui est le plus fort moyen d’influer sur un être.
Bien que l’esprit puisse avoir des gênes, il ne souffre pas physiquement comme la chair le peut (par exemple : des migraines qui font souffrir le cerveau et peuvent par contre-coup perturber l’activité psychique, mais l’esprit en lui-même ne souffre pas)
Mais il peut choisir de façon autonome ce qu’il accepte et ce qu’il refuse; sauf si l’individu qui le produit est soumis à des pressions physiques.

Si aucune contrainte n’est exercée sur l’individu alors son esprit est un espace qui ne maintient en lui que ce qui lui plait…

Ce sur quoi l’esprit se crispe piège l’esprit. Quand l’esprit se crispe il se piège. Faire d’un sujet une cause de crispation lui confère un pouvoir sur nous. Veiller à ne pas se crisper vis à vis de ce qui ne nous plait pas.

Vraiment, tout est là : transformer les énergies.
Plus on est conscient plus on peut connaître; plus on connaît plus on peut être conscient, et ainsi de suite.

Or…tout est énergies et espaces : mouvements tendant à leur dissipation et vides.
Toute énergie tend à se dissiper, à diminuer, disparaître : tend vers la destruction.
Malgré tout, nous pouvons utiliser le mouvement de dissipation, qui est tension donc POUSSEE, pour CONSTRUIRE en OPPOSANT des mouvements : en les réorientant. C’est ainsi que l’on peut employer les énergies qui sont initialement destruction : en les réorientant à des fins constructives.
Utiliser les énergies, par leur qualité de TENSION, en mettant à profit la tension soit pour (se) TIRER, soit pour (se) POUSSER.

Utiliser ainsi, notamment, nos parts de méchanceté qui sont de l’énergie que soit nous accumulons inutilement et finalement nocivement quand on s’empêche de les actualiser, soit nous actualisons en actes nuisibles.
Non. Réorientons nos énergies pour TIRER et/ou POUSSER, en les réorientant à des buts profitables, bénéfiques, constructifs. Voilà un « SECRET » de l’Existence.

Cet Univers tend à sa destruction, nous disent les scientifiques, et on peut au moins constater que tout se dissipe…sauf l’espace.
Mais par la réorientation, donc par la conscience (qui elle-même est une forme de résistance : de condensation par l’opposition de différents mouvements) on peut construire, au moins pour un temps, et améliorer la Réalité, notre condition.
Cela me fait penser à…Shiva le dieu de la destruction et Shakti (la déesse de) l’énergie, qui ensemble peuvent permettre la régénération : si Shakti est judicieusement orientée par Shiva.
Oui cela m’évoque l’ambiguïté de Shiva, destructeur et pourtant bienveillant libérateur (par le néant, finalement…) et même régénérateur.
Mais c’était juste un apparté en clin d’oeil puisque je ne veux plus restreindre ma pensée, ma conscience, mes recherches, dans des cadres aussi restreints que préétablis de divinités.
Libres mouvements !…Bien orientés…

17/12/15 :
Veiller à ce que les erreurs d’autrui ne nous entraînent pas dans les mêmes erreurs, ou d’autres.

18/12/15 :
Si un stimulus te gêne, un moyen de ne pas t’en aliéner est de t’intéresser à autre chose, à ne pas te crisper dessus.

Quelque chose dans mon esprit, une part de lui, sait quand il produit des pensées néfastes, et pourtant s’incite d’autant plus à les produire par défi vis à vis de lui-même car il sait qu’alors il se crispera.
Mon esprit est à la fois criminel qui provoque le juge et juge qui provoque le criminel – avec en plus un policier qui rôde et le reste en spectateurs et acteurs…
Tout cela c’est moi.

Ce qui te gêne c’est ce qui te tourmentera. Se débarrasser de ses gênes fait qu’on n’est plus tourmenté.

S’intéresser à Nestor MAKNO : Luliapole.

Pour aider les Réalités il est plus souvent préférable de donner plutôt que prendre.

19/12/15 :
Je ne suis complet qu’AVEC le Monde – cela inclut ma conscience.

21/12/15 :
Veiller à faire de sa conscience une participation constructive et non une emprise.

22/12/15 :
Veiller à percevoir les Réalités comme un TOUT et non soi par rapport aux Réalités.

Je ne suis pas aise si je ne suis pas honnête. HONNETETE.

23/12/15 :
Ne rejeter que ce qui est résolument nuisible; car, pour le reste, la plupart des êtres vivants veulent être en paix et si possible aimés.
Donc, sauf en cas d’agression certaine, sinon commencer par émettre de la tendresse, de la gentillesse, de l’amour. Vraiment.
Et s’il n’y a pas de danger, alors continuer même si les réponses sont désagréables. Souvent les réponses désagréables envers la dilection sont pour la tester : les gens veulent tester l’authenticité de la dilection, en étant désagréables vis à vis d’elle.
C’est là qu’il est crucial de persévérer. La dilection se doit d’être persévérante, humble et honnête.

24/12/15 :
Veiller à ce que les erreurs d’autrui ne nous mènent pas à commettre nous-mêmes des erreurs.
De même, veiller à ce que nos erreurs ne mènent pas autrui à des erreurs. Veiller à ce que la méchanceté ne mène pas à la méchanceté, ni l’orgueil à l’orgueil, etc…

L’orgueil est une dilatation intempestive de soi.

Les intentions nuisibles ont tendance à crisper les mouvements.
Voilà tout. NE PAS SE CRISPER.

Pour être libre mieux vaut être en mouvements, donc mieux vaut se décrisper, donc mieux vaut COMMUNIER avec les Réalités – tant qu’elles ne sont pas vraiment nuisibles.

25/12/15 :
Entre donner et recevoir
ne pas fuir ce qui pousse
ne pas opprimer ce qui se rétracte.
Les Libertés, comme les Vies, circulent.
Ne rien laisser nous contracter
et notamment ne pas craindre
d’atteindre sa fondation :
le ressort de notre respiration.

Je ne cherche plus « quelque chose » pour me confier ou me réconforter.
L’existence est ce qui advient : ce qu’on fait des Réalités, ce qu’elles font de nous.

Je sais les mouvements. Je sais les dilections. Je sais que les deux sont Participation : Communion.
Communions ô frères et soeurs de poussières, d’eau et de chaleur.
Nos histoires pour creusets subtils ?
Cesser de vouloir trouver l’explication.
Qu’il est bon de ne pas souffrir.
Ô Merveilles, Ô Délices, Ô Mystères
les Miracles ont des visages stupéfiants.

Nous pouvons produire de la Liberté, de l’Ouverture, du Nouveau. Se libérer c’est agrandir le Monde : étendre les Réels. Produire du Nouveau : s’accomplir autrement, produire d’Autres Choses.

Se forcer c’est se gaspiller.
Un des sûrs moyens de ne pas se gaspiller est d’être humble.

Ne pas oublier qu’il peut arriver qu’une partie de nous combatte l’autre partie de nous.
Aussi, chaque partie connaissant l’autre, et l’ensemble de nous-mêmes se connaissant, on peut facilement arriver à un piège de soi par soi.
Ne pas oublier que l’esprit, d’une façon ou d’une autre, cherche et tend à dominer, maîtriser, piéger, coincer et…détruire – s’il ne s’oriente pas vers la construction, s’il ne cherche pas l’amélioration.
Se méfier aussi des tendances de perfectionnisme et insatisfaction continuelle de l’esprit.

Je ne suis pas chrétien. Je l’ai été, en esprit et comportement, mais pas de façon rituelle, pas de façon religieuse. Je n’ai jamais été d’aucune religion.
Je n’ai plus de confession et je n’en veux pas. S’agissant de l’hypothèse divine, je suis panthéiste : tout ce qui est conscient est divin.

Exister est emprise et mouvement.
Ni trop emprise ni trop mouvement.
Pas d’excès…ou parfois.
Ha ha…quelques excès…c’est cela vivre.

Etre trop exigeant avec soi ou trop prétentieux c’est se voler soi-même sa vie.

Ne pas oublier qu’on découvre le Mystère depuis notre naissance et que tant mieux aussi si ça s’échappe.
Et puis on ne peut tout formuler, et même c’est mieux de ne pas essayer.

Et…vivre c’est une coopération finalement.

L’avion est souvent secoué jusqu’à presque la nausée. Du coup se repose la question : pourquoi en situation d’inquiétude, voire de peur de mourir, ai-je les paumes qui transpirent ?
Ca ne semble pas présenter d’intérêt pragmatique. Ca rend les mains glissantes, un peu molles…Curieux. Révèlé-ce quelque chose sur notre Réalité ?…

3,5 km marchés

26/12/15 :
Bizarre comme ville Rio. Des airs hétéroclites. Des menaces plus ou moins latentes. Peu de densité de population.

T’aimes la femme – c’est joli.
Faire confiance – on sera pas volé
sur le compte; au bout.

Quand fondamentalement tu n’as pas de limites mais estime préférable de t’en donner, alors tu es obligé de constamment te surveiller, te contrôler.
Sauf peut-être si tu veilles à t’actualiser à TA propre Vitesse…

Vais-je y arriver ? Oui, je change, je refais mes parcours.

Tu as le choix – de voyager. C’est un luxe.

Prendre attire et effondre.
Donner remplit et construit.
Ne pas donner finit par prendre.

La beauté, n’est-ce pas – et le dard on le met où ?
Les crocs c’est dans la bouche – ou dans le coeur ?

Les étrons humains ont une odeur caractéristique – on les reconnait dans la nature, quand il y en a plusieurs et qu’on a le vent de face, par exemple.

En fin d’après-midi, tranquille, contempler un match amical de foot entre verts et bleus, sur la plage devant la mer, avec un pic – pain de sucre – à gauche et à droite, encadrant la scène pour les millénaires à venir. Rio. Les avions décollent là-bas, pas loin à gauche, et survolent la scène quelques secondes.

Excellent concert au Bar Semente (Rua Evaristo da Veiga), dans Lapa, au pied des arches : Rafael Barata, Marcos Nimrichter, Jefferson Lescowich et des invités (trompette, guitare, harmonica) Excellent jazz très teinté de Brésil. Fascinant batteur (Rafael Barata) notamment le solo final.

12 km marchés.

27/12/15 :
Tu aimes la mort ? Un peu, mais…elle viendra me chercher.

Bella Yao…Francis Alÿs

Vu au Musée d’Art Moderne de Rio : Renina Katz : « Retirantes » (woodcut)

Qu’on sache quoi faire ou non, on peut chercher les mouvements. Chercher les mouvements, et alors…nos perceptions du Monde changent.

Me suis pris un grain dans l’oeil alors que je marchais paisiblement. C’est la première fois que c’est aussi déplaisant, long et gros.
J’ai pris un grain.

Je suis de mauvaises réponses à des questions salement posées.

Je gonfle. C’est net. Surtout perceptible au niveau des mains.

Qui es-tu, toi qui dors derrière les yeux ouverts ?
Partir loin pour mieux se trouver ?
Et s’agarer de chaque découverte.
Le Monde trouvera un aveu
à chacun de mes noms
et je l’entendrai me tourner en dérision.

Etre gentil, certes, mais les gens n’ont pas besoin –

28/12/15 :
Pour retirer de l’argent il y a au moins le quartier à la station de métro Lago de Marchado.

Etrange…J’ai une bosse qui me pousse sur le front ( en plein milieu, au desss des sourcils), sans m’être heurté ni piqûre d’insecte…Curieux.

Savoir émettre de l’amour vis à vis de qui pourrait nous provoquer de la haine.

Le Scenarium serait du genre du Semente ?

29/12/15 :
Veiller à ce que les gens déplaisants ne nous rendent pas déplaisants.

Au métro Uruguaina il y a tout un marché couvert en plusieurs parties. Quartier commercial animé et plaisant.

Il semble que certains Cariocas soient attachés à une certaine « étiquette », voire classe sociale, qui est comme partout ailleurs une classe économique, financière.
De plus, l’apparence est très importante; constituée d’un ensemble de détails qui vont à la fois révéler un goût esthétique et l’appartenance à une classe sociale.
A ce titre les différents quartiers de Rio sont très marqués et affirmés dans leur classe économique.

C’est en ne refoulant ni rejettant ce qui provoque notre aversion qu’on s’en désaliène.

Lire « La poétique de l’espace » de Bachelard.
Lire Niklas LUHMANN ? « Pouvoir ».

S’intéresser au système politique de la Crète pré-mycénique (ou pré-mycénienne), avant les Héllènes.

Ne pas avoir l’horrible et stupide orgueil de prétendre s’occuper des gens à leur place – surtout s’ils ne le demandent pas.

Hier au Semente : Ze Paulo Becker.
Aujourd’hui Dudu Oliveira, dont le batteur…Cassius ! Avec qui j’ai discuté.
Et leur productrice à belle poitrine, ressemblant à la fille de Romy Schneider et avec qui j’ai aussi discuté. Très agréable.

La bosse est en voie de disparition ou étalement. Suite à masturbation de ce matin ?

30/12/15 :
Un verre de maté frais, à déguster, quelque part où est la ville. En attendant que passe la pluie, que passent les bus et que s’évaporent les gouttes. Mais la pluie, après avoir tergiversé, s’affirme, s’obstine, péremptoire.

Vouloir être totalement honnête implique de pouvoir répondre par l’affirmative à la question : puis-je tout révéler de moi sans nuire ?
La réponse me concernant est…peut-être. Si je suis SCRUPULEUSEMENT, PRECISEMENT honnête. Mais…finalement, l’honnêteté n’a-t-elle pas pour caractéristique d’être précise ?…

Je ne suis pas sûr que la conscience s’étende au-delà des individus. Je ne suis pas sûr que la conscience individuelle ou collective, ou toutes les consciences ensemble, soient omniscientes ou forcément pertinentes. Mais il me semble que le mieux – le plus pertinent, utile et efficace – est d’être vigilant avec tendresse vi à vis de tout le Monde, et de devenir plus rude uniquement si nécessaire.

Les Rei do Mate proposent de très bonnes infusions de maté : de pure à parfumée avec citron ou autre.

A cinéma Odeon on achète sa place (24 reis) en choisissant son siège parmi ceux libres figurant sur un plan digital. Intéressant. J’ai la D11…pour Star Wars héhé.

31/12/15 :
Ipanema.
La Capoiera c’est les arts martiaux version hip-hop, c’est le hip-hop des arts martiaux.

Moineau : colinia

Il existe aussi des Megamatte avec de très bonnes infusions de maté et qui présentent l’avantage de proposer leur maté bio (ou « organic »).

Mes photos ne sont pas « localisées » : on ne peut dire où elles ont été prises. Mais c’est normal : ce n’est pas ce que je c herche. Je ne fais pas de photos documentaires ni touristiques. Je suis intéressé par…l’éclat. L’éclat d’un instant, d’un lieu ou d’un objet. Toujours le rapport de type organico-architectural entre formes et couleurs.
La beauté est toujours une structure, sinon une organisation,
Il n’y a de vérité que de formes – le reste est principe.

Alexis Brocas dénonce dans un article du Magazine littéraire (n° 560) : « l’appétence sadienne pour la destruction cachée derrière la dévotion artistique et libertaire ». C’est exactement ce que je réprouve aussi, et identifie hélas en moi, parfois.

Ne pas se cacher ne signifie pas forcément se montrer; tout comme se montrere ne signifie pas forcément ne pas se cacher…
Je ne me cache pas – le tout est que je fasse en sorte de n’avoir rien à cacher et que je ne me montre pas.

Il est très important de RIRE de ses défauts – se moquer de soi.

Quand on cherche les limites c’est souvent parce qu’on veut les franchir. Quand on cherche le mal c’est souvent parce qu’on veut le commettre.
Chercher le convenable, chercher le bien.

1er 2016 :
Beau feu d’artifices cette nuit sur Copacabana.

Peut-être que le Brésil n’est pas luxuriant et gai comme on aimerait le penser suite à ce qui en est complaisamment raconté. Non, peut-être quue le Brésil est plutôt pauvre, et âpre. Âpre, certainement. Et on sent les gens inquiets, aux aguets, à attendre un mauvais coup ou une mauvaise nouvelle.

A Rio, sous l’exhibitionnisme narcissique de mâles culturistes plus mals que virils, on perçoit une vindicte agressive probablement provoquée par le sourd système de castes économiques bien tranchées.

On se montre non pour l’esthétisme mais pour le pouvoir, surtout sa conquête – ou l’idée qu’on s’en fait.

Les Brésiliens sont les Français d’Amérique du Sud : imbus, prétentieux et…revanchards envers ceux qui ne leur ont rien fait. A ce titre, ce sont aussi des jaloux, prompts à dénigrer et dénoncer le pouvoir qu’ils n’ont pas eux-mêmes mais perçoivent chez autrui.

De même, ne pas s’y tromper : les corps ne sont ni libérés ni épanouis – juste poussés dehors par la moite chaleur.

En même temps on peut penser qu’ils soient attachés aux libertés, mais sans ce qui en constitue la vraie chair : l’extravagance véritable, qu’on ne retrouve pas, tel un mythe perdu.

02/01/16 :
Curieuse ville Rio : contrastée et un peu sauvage, artistique et mercantile, parfois plaisante mais jamais tranquille. Des attraits indéniables mais toujours à l’affût.
On y a un peu l’impression d’être dans une embuscade dont on attendrait qu’elle se déclare.

Pour éviter de méfaire à partir de ses défauts, et pour s’en débarrasser, il semble approprié d’inspirer pleinement, et ainsi de se remplir de soi-même, et s’orienter judicieusement.
Pour éviter de mal s’orienter, s’occuper de et s’orienter vers, ce qui est vraiment utile.

Nous sommes tous et toutes putes et proxénètes, saints et fauteurs – la seule différence c’est que c’est par peur, orgueil et névrose qu’on essaie d’être des saints; alors qu’on est vraiment le reste – pour partie. Non ?

03/01/16 :
Rio fait partie de ces villes pas encore mégapoles (pas comme Bangkok ou Le Caire par exemple) mais déjà déshumanisées à force d’être trop peuplées de ces humains avides de survivre et empressés de soumissions.
Elles s’affalent sur la Terre, se vautrent sur le Globe ces cités de désert masqué, ces outrages à la Nature. Chaque rue est une plaie, chaque jardin un rictus. On n’apprend pas à vivre dans ces théâtres amers, juste à s’inoculer du lendemain de rancoeur – à regret, à reculon.

Les couleurs sont, dans le meilleur des cas, tout ce qu’il reste à la Vie pour manifester ses tensions sensuelles, car pour ce qui est des formes elle a imposé à ses bâtards scrupuleux – les humains – pour leurs constructions le tranchant péremptoire des besoins.

Mais…la Vie se meut, et en cela les humains lui restent fidèles : de la reptation à l’envol, ils ont la frénésie opiniâtre de fourmis aveugles au présent.

Les humains savent rarement jouir car le Plaisir est Immédiat.

Difficile de reconnaître que ce sont nos aliénations qui nous permettent la Liberté puisqu’elle ne devient réelle, effective, qu’en tant que Résistance.

Le matte a la saveur du café sans en porter les cendres. Il s’agit d’une infusion, non d’une immolation.

Sous la pluie, et surtout un gris ciel, le Brésil redevient une campagne anonyme.

Flanqué sur l’océan et métastasé sur les collines, Rio ne devrait pas exister; tout comme le Brésil. Ce sont deux offenses cupides et stupides à la forêt, à la nature, à…la Santé.

Du reste, toute l’Amérique est une fièvre : un cauchemar glaçant même à 40°, une empreinte poisseuse jusqu’au fond des eaux.

Vraiment je préfère l’agonie alerte de l’Europe et la sénilité tranquille de l’Asie, à l’adolescence accablée de…l’Ameriga : cette entité s’étirant péniblement du Mexique, terre cramée à la terre de feu.

Toujours ici, en ces pays tous semblables sous leur joug d’inutile, exaspérés d’atteindre la dangereuse frivolité occidentale, toujours cette impression d’impasse, cette sensation de ruelle sans issue. L’Inde est plus sale mais moins salissante.
Crade existence…?

Pourtant, partout continuent ces naïvetés tentées que l’on nomme…la Vie.

Sur la route entre Rio et Ouro Preto. La terre en ces lieux déborde, en collines éruptives comme des bulles telluriques d’un bouillon géologique. Des terres oranges, rouges, roses, ôcres, d’où les verts émergent, pour peu qu’on ne les tronçonne d’asphalte utilitaire.

Pourquoi la végétation me paraît-elle fragile ? Pourquoi la vois-je en sursis, en future disparue ? Le Brésil est-il une réserve pour le XXIIème siècle ? Un avenir planifié ?

Les collines font des vagues, et les arbres écument leurs sêve. Un océan figé.

Athéisme pourquoi pas ?
Toute chose procède d’une autre chose, d’un autre lieu et d’une antériorité; il en serait de même pour toute divinité. Et puis : qu’entendrait-on par divinité ?
Tout n’est peut-être que combinaisons de particules elles-mêmes issues de…l’impossibilité du néant.
Tout ce qui existe prouve qu’il est possible, et tout possible peut exister.
Et tout est en mouvement car tout existe suite à un franchissement entre le virtuel, potentiel, et le réel, s’actualisant : un changement -d’état.

Karma ? Cela en soulage d’imaginer une justice. Mais la justice n’est qu’une opinion.

Je suis donc au Brésil, terre de braises et de chimères, où le fantasme opprime le réel et où le concret sue le mythe.
Suer ou tuer c’est un peu pareil vers ce tropique.

Je médite vaguement, mollement, dans la Pousada do Mondego qui date d’au moins 1747.
On dira ce qu’on voudra : le luxe a ceci qu’il est moins sinistre que la misère. Sans parler du confort.

Comme je me dis souvent (depuis au moins 1993, me semble-t-il, et les moustiques de nuit et les mouches de jour en Tanzanie) : il y a toujours quelque chose pour te rappeler que tu n’es pas dans un paradis.

04/01/16 :
Il y a 3 sortes de pouvoirs sur cette planète : la Force, la Beauté, et l’Intelligence.

L’âge ? Il n’y a toujours – qu’à en rire.

Farceuse existence où l’on se peaufine pour produire un beau cadavre ?
On s’améliore pour optimiser le dommage. Petites bulles tentant de jouer dans le maelström de l’évier qui se vide.
Je me suis jeté dans un foutraque semblant de volonté, là, dans ce village-pour-payer, Ouro Preto, et déguste tranquillement un café à côté de la place où fut écartelé un homme qui avait incité ses congénères à se libérer. Ô Tirandentes, que ce qui reste de ta conscience soit en paix et en joie.

En photo je ne cherche pas forcément à capter la beauté du lieu, mais la beauté AVEC le lieu.

Le Brésil est en lutte. Une noble lutte, constante, contre sa propre torpeur qui le guette, prête à l’engloutir définitivement. C’est sur ses orteils tendus que survit le Brésil à la déréliction.
Mais O Brasil est également puissant de sa véritable beauté : un socle invisible et indicible que nul ne saurait nommer mais que tous chantent, dansent et vantent. Il y a un mystère Brésilien.

05/01/16 :
C’est étonnant comme la photographie, art de surface – mais tout art n’est-il pas seulement de surface ? – peut nous faire découvrir la profondeur des réalités; mais cette profondeur on ne peut la photographier.
Peut-être la photographie, comme tout art visuel, est-elle un art de la frustration. A ce titre, on ne peut qu’effleurer, pas s’approprier.
Là encore, la sculpture, art ultime selon moi, pousse plus avant le rapport au réel.

Intéressant de noter qu’à chaque repas, dans tout type de restaurant, est proposé de l’huile d’olive, mais…toujours importée. Pas de production nationale apparemment. Le climat pas propice probablement.

Un idiome et des habitudes, voilà tout ce qui constitue un « pays d’origine »; et une famille et des amis, dans le meilleur des cas.

Je veux écrire n’importe quoi, me dire n’importe qui – foutre de mystère, folie inconnue sur laquelle on rampe, court et rit. Mourir c’est toujours plus tard et encore trop tôt.

A l’étude, apprentissage, pourquoi ces fiertés ? Qu’imagine-t-on ? Que prétendons-nous par ces attitudes ces formes plaquées sur nos souffles, sur nos mouvements ?
Ces danses qu’on inflige à notre coeur – lui qui ne demande qu’à courir on le fait boiter; lui qui veut danser on le place aux arrêts, le met aux fers.
La folie c’est de se croire sage, et pire : de se vouloir sage.
Libérer les plaisirs, on oubliera les douleurs – ou les amoindrira.
Se libérer ? Tout simplement advenir – sans forcer.

06/01/16 :
Je ne suis pas sûr que la matière fasse tout pour produire la Vie, mais la Vie fait tout pour survivre : elle optimise la matière et ses combinaisons et compositions pour assurer sa pérennité.

J’aimerais avoir l’odeur du maracuja : ça correspond bien à la perception que j’ai de moi, à ma conception que j’ai de moi, aussi.

Dépasser cette sournoise complaisance de faire de belles phrases au fond sinistre. On le sait que la douleur est l’acide qui nous ronge, mais on peut choisir le plaisir pour azimut de nos errances.
La lumière, cette amie impartiale bondit de lieu en lieu laissant les couleurs pour traces.

07/01/16 :
Des collines vertes, comme autant de vagues kakies pour un océan de rocs et végétaux : le Minas Gerai s’étend, piège à nuages malgré ses modestes sommets.

J’ai toujours été en décalage :
écartelé entre mon refus de m’abandonner
et mon envie de me dévouer.
Englouti dans mes flatteurs fantasmes
je n’émerge qu’en déconvenues.
Mon erreur c’est le dépit –
le Monde ne me doit rien.
Assez ! Je ne veux plus que célébrer
glorifier – le reste n’est que pleurnichages
et niaiseries. Le Monde ne mérite qu’admirations.

J’ai de la méchanceté car je suis en colère, car frustré car je ne libère pas toutes mes énergies : tout moi. Je dois me libérer totalement et…judicieusement. Donc m’orienter judicieusement.
Pour me libérer, comencer par laisser complètement ma respiration s’accomplir : l’observer sans intervenir.
Et cesser tout rituel, physique ou psychique.

Si l’on veut vivre le plus agréablement possible, choisir le Plaisir véritable (donc celui qui exclut l’égoïsme producteur de douleur), la Joie véritable (celle qui se vit au détriment de personne) et l’Enthousiasme (la reconnaissance du bonheur d’exister)

Cher, ce restau-route.
Mâchez bien, ça m’aidera à digérer.

Je suis perdu dans ce Monde, je suis égaré.
J’y suis éperdu, j’y suis bagarré.
Je ne sais rien de tout ce bleu au-dessus
de nos têtes, de ce rouge dans nos corps
ni du vert des forêts, ni du blanc de l’écume.
Qu’y puis-je si ma poitrine se soulève
et raisonne d’un tambour émotif ?
J’apprécie jusqu’à ta salive acide
ô machoire du réel.
Je suis donc un des estomacs du Cosmos…
Et deux de ses yeux, de ses oreilles, narines
et orifices excrétoires.
Ô Univers je saurais ce que tu me veux
en découvrant ce que je veux
– si tant est que nous veuillons.

Admiration est ce qui m’emplit.
Vivre libère, et libérer c’est dissoudre l’emprise.
Dissoudre toute emprise que l’on ressent en soi.
Décrisper.

Le Brésil est propre, et bien entretenu. Leurs routes, rues et même nationales sont pour la plupart à sens unique.
Pour les trajets en bus, acheter et partir, il faut se rendre à Rodoviaria (Novo Rio) au Nord de Rio. C’est la station-terminal.

08/01/16 :
Tant que nous n’aurons pas honnêtement reconnu le Plaisir comme fondamental dans les motivations humaines, nous et les sociétés que nous prétendons bâtir ne seront toujours que des émanations mortifères de nos hypocrisies, de nos complexes, de nos refoulements, de nos névroses, de nos malhonnêtetés : des enclos policés.

Or, on ne peut rien construire de vraiment valable, solide, ni durable, sur du mensonge, sur du refoulement, sur de la malhonnêteté.
C’est pour cela que chaque nouvelle génération se fait et se veut plus violente que les précédentes, dans un sursaut, conscient ou non, cherchant à se révéler, à s’épanouir, à affirmer sa volonté de jouissance : à libérer notre nature hédoniste. Tout le monde veut jouir – même les pervers qui veulent jouir de souffrir ou faire souffrir.

Aujourd’hui les jeunes ont des centaines d’options à leur disposition mais ils n’en retiennent que quelques-unes : celles qui leur procurent un plaisir aussi immédiat que sûr et facile. Et elles ne s’intéresseront à rien d’autre tant que nous n’aurons pas reconnu la légitimité de leur aspiration au plaisir (et de la nôtre, dans le même temps) – aspiration refoulée, niée, frustrée, pendant et par les générations précédentes.

Comme indicateur patent on peut considérer que tant que la nudité, en public, sera considérée comme un crime alors nos sociétés continueront d’être frappées de la déviance perverse névrotique, induite par le refoulement, qui les caractérise depuis des siècles sinon depuis toujours.

Nous devons reconnaître et étudier honnêtement quelques-uns des fondements psychiques existentiels et inducteurs de nos comportements, tels que : la douleur, la mort et le plaisir.
Or, à y bien regarder, ces 3 domaines de l’existence sont systématiquement plus ou moins tabous dans nos sociétés. D’où fondements malhonnêtes d’où proviennent égarements, névroses et perversions.

Qu’est-ce que la conscience ?
Sachant qu’il y a en plus ce que je nommerais l’Eveil qui est l’équilibrage volontaire entre les mouvements de soi et les mouvements du reste des Réalités, dans un but d’optimisation de soi qui soit le plus possible en accord avec les Réalités.

La conscience c’est l’ensemble des réflections des mouvements des Réalités, sur eux-mêmes, dans un espace délimité.
La conscience c’est le contact, et ses résultantes, entre – minimum – 2 mouvements.
A ce titre, il est possible que TOUT soit conscient.

Il est envisageable que les Réalités soient constituées d’Espaces, Mouvements et Matières; les mouvements étant des transitions entre Espaces et Matières.

Le Savoir-Vivre (pas au sens moral mais existentiel) repose fondamentalement sur : si quelque chose n’est pas utile, ne pas s’y appliquer.
Qu’est-ce qui est utile ? Ce qui peut concourir, favorablement ou défavorablement, à ton intention.
De fait : si pas d’intention alors pas d’utilité et rien à quoi s’appliquer.

Pour s’améliorer il faut se poser les bonnes questions et y répondre sincèrement.

Que veux-je ? Ressentir le plus plaisamment possible le fait de vivre. Et, si possible, arriver à retranscrire ou montrer cela en photos…En fait, je veux rendre hommage aux Réalités; les célébrer.

Ainsi le Brésil : fausse torpeur dans vraie moiteur ?

Je suis déchiré entre les serres de la frime et les griffes de la vindicte.

Je ne sais pas vraiment : quelque chose attend-il de moi ?
Il me semble que parfois le Monde m’appelle, d’autres fois me repousse. Parfois je tends vers lui, parfois je me rétracte.
Les mouvements et l’utile, sacrebleu : vivre cela et selon cela.

09/01/16 :
Nouveau jour. Inconnu – partout. Suis un espace qui a la capacité de se contracter sur certains mouvements en lui, même quand ils viennent d’hors de lui.

10/01/16 :
Les peaux. Des milliers de peaux. Cuirs émotifs, douceurs de reflets solaires sur chairs gorgées d’eau sanglante. La sueur pour rosée, l’évaporation de l’intime – les plages donnent l’organique en spectacle cru.
Les vagues atteignent, bouleversent et bousculent.

Tandis que le soleil se rappelle à mon souvenir du dessous de la peau jusqu’au bout des poils, je ne sais toujours rendre hommage aux chairs. Je ne sais encore orienter mes mouvements au mieux, je ne sais doser mes intensités.

A la Pousada dos Geranios, dans ce Paraty d’expositions, je retrouve mon mythe sud-américain, mon western des antipodes, dans une maison toute d’âges, pierres et bois. Une taverne de flibuste, une auberge de contrebande, mais érigée d’honnêteté.
Le Brésil me sait. Il m’abandonne à mes songeuses vérités et rebelles valeurs.
J’ai le nom d’un drame, où je voudrais épeler Merveille.

Je deviens marron – c’est un excès.
La soupe de petit pois manque de me brûler.
Tout me fuit-il ? Je ne parviens pas à atteindre une adéquation – de ton, de teint, de temps : de toi.
Sans cesse se repousse ce qu’il me semble trouver.
En vérité je veux une minéralité de l’instant. Une minéralité et une Source. Je ne suis sûr de savoir si je préfère tendre le piège ou m’en échapper.
De longtemps j’ai l’aveu pour faux-semblant, ou le faux-semblant pour aveu.
Qu’il est bon de n’être à terme…
Le crime est moins insistance que mépris.

Les délices des voir, des ouïr, des sentir. Tant qu’on ne jouit pas on passe à côté.

Le Brésil ? Une terre immense, florissante, dangereuse. Une sorte de matrice, ouverte, épaisse de tellurisme et poisseuse de hargne diffuse. Un théâtre austère où tout prétend briller. Le Brésil est le fils androgyne de la pluie – et du soleil.

L’honnêteté, comme la vérité, ne souffre pas de restrictions.

11/01/16 :
Le sommeil est tardif et hiératique en cette petite ville de Paraty. L’océan rend moite jusqu’aux idées, tout s’étuve.

Manger est bien la consommation profonde du Monde : le pouvoir par les dents, embrasser en morsures, écraser les saveurs et s’en pénétrer; alors ce qu’on domine nous remplit.
Manger est l’amour du Fauve – la dévotion prédatrice.
Sinon ? Cela ne devient qu’un ennui nécessaire, une déviation implacable.

Manger. Enfin mon coeur s’avoue estomac. Après tout, vivre est une longue digestion. Non ?
Et toutes les épices de nos soucis, les piments de nos tourments.
Ainsi te revoilà, ô mon appétit.
J’ai toujours été bouche, lèvres, langue, nez et crocs. Le reste c’est pour gagner le Festin.

Quand j’estime préférable de ne pas ingérer je ris de moi !

A l’occasion de la mort de l’immense David Bowie j’ai publié « Heroes » sur ma page Facebook et écrit : « Merci au Duke pour avoir su chanter et montrer ce qu’est la tragédie : une glorieuse mascarade ».

Tonnes de cendres, rus de larmes, ouragans de frissons, des espaces à rendre à eux-mêmes. Curieuse blague – vivre.

Nous avons construit des civilisations pour la sécurité et le pouvoir : globalement, pour le Confort. Et maintenant que nous y parvenons (pas pour tout le monde, hélas) apparaît la question : quoi après ? Et maintenant, quoi d’autre ?
Et à cela nous ne sommes absolument pas préparés.
C’est pourquoi beaucoup s’abîment, dans les mirages des pseudo-aboutissements du confort : télé, jeux, drogues.
Comme si on ne pouvait dépasser l’hédonisme, dans ce qu’il a de plus crû et à la fois de plus artificiel et superficiel.

Dans le même ordre de considérations : quelle profondeur peut-on donner à la beauté ?

12/01/16 :
RESSENTIR EN SOI LES PRESENCES DES MOUVEMENTS – dont ceux provenant d’hors de soi – et les EQUILIBRER, quand nécessaire, avec une INTENTION CONSTRUCTIVE, BIENVEILLANTE : la dilection. Voilà comment vivre de façon optimale.

Mais tout change continuellemen; il semble donc difficile, voire impossible, de conserver un mode de comportement. Il faudrait pour cela discerner une ou des constantes, au moins en ce que l’on est (et si on y parvenait cela risquerait de nous mener à stagner).
Or, nous-mêmes changeons. Notre identité consciente semble constituée de sensibilités et intentions. Nos intentions sont produites à partir de nos désirs et aversions, auxquels peuvent s’ajouter l’influence de ceux d’autrui.

Mais les désirs eux-mêmes peuvent varier ou être ambivalents.
Alors y a-t-il quelque chose de constant qui nous constitue ? Peut-être un type de rapport aux réalités. Un type de sensibilités. Des affinités.
Pour moi : la curiosité, et des goûts esthétiques, pour des couleurs vives (bleu, rose, orange, jaune…toutes) et des formes rondes, souples, ou au contraire acérées, pointues, aigües.

Encore une fois, il semble que le plus évident pour savoir le mieux possible ce qu’il se passe est d’être vraiment soi : donc que l’espace que l’on est ne se force en rien, ne fasse aucun effort – simplement que l’espace que l’on est advienne.
Surtout dès lors que l’on sait qu’on refuse de nuire.
ADVENIR SINCEREMENT.

13/01/16 :
Refouler son admiration ou dilection les transforme peu à peu en rancoeur, en agressivité.

Je ne sais exactement où je commence ni vraiment ce que je suis.
Je me retrouve après des dépassements.

J’aime quand le café a un goût de terre; du reste, il ressemble à de l’humus.

Cesser l’écriture toute de simagrées et d’euphémismes.
Je veux que la plume écorche, que les mots fouissent et que les phrases irriguent l’esprit affamé de réel. Vivent nous.

Tout s’esquive, se dérobe.
Oui : TOUT S’ESQUIVE, et c’est cela qui ne cesse de m’intriguer…

Qu’est-ce qui me tient ? Moi. La répétition de moi, car, initialement, Moi est un ensemble de mouvements et non une contraction – même si un mouvement est une forme de crispation . Tout est rapport entre le Vide et « Autre Chose ».

Je devrais beaucoup plus me focaliser sur ce qui me plait. Mais bizarrement, même si j’en prends la résolution…je vais oublier.

J’aime les lumières colorées et les ambiances nocturnes. Et les odeurs. Et les forces du jour.

Quel monde – quels bonheurs !

Couché un peu ivre suite à Cuba Libre et Spice Mojito bus avec Tim Hood, très sympa et intéressant.

14/01/16 :
Quand je me décrispe totalement je perds conscience, je m’évanouis dans le sommeil.
Puis, une crispation ou des crispations d’une partie de mon être, dont une partie de mon psychisme, fait que de nouveau je suis vigile – plus ou moins conscient.

Qu’est-ce qui se crispe et pourquoi ?
Généralement c’est par enthousiasme, expectative et plaisir, donc du fait d’une forme de Désir, que je me crispe.

J’observe tous les mouvements que mon espace cognitif me permet de percevoir (mon corps et ses alentours) et me laisse m’orienter sincèrement vers ce qui me plait.

Chaque jour je devrais me remémorer ce qui me paraît fondamental : Libres mouvements – Décrisper – Chercher et s’occuper de l’Utile – Orientations – Ce qui me plait – Gentillesse – Sans contrainte – Tout s’esquive – Plaisirs – Dilections – Respect.

Dans le « Cafe Paraty » (world famous bar !!…) j’adviens quelques-unes de mes options. En attente d’un ceviche (poisson cru) et d’une salade de quinoa poulet. Mon pote Tim est gastriquement dérangé. Du coup il ne part pas rejoindre sa dulcinée brésilienne; ce qui très égoïstement m’arrange car j’apprécie sa compagnie et nos discussions.

Les Indiens ont tendance à émettre : « This one… » et les Brésiliens : « Arrête ce truc » ou « Arrête ça », et encore : « N’en rajoute pas » (surtout à Rio…Et pour cause…)

A Rio, beaucoup d’hommes exhibent leur corps body-buildés, souvent huilés, avec des attitudes qui finissent par les rendre grotesques. Même sans attitude, leur façon d’avoir sculpté leur corps de façon à le faire apparaître musclé mais comme des boeufs aux hormones a quelque chose de ridicule.
L’ensemble du torse et des bras est outré et, plutôt que les rendre esthétiques, cela les transforme en pantins dilatés.
Tout cela n’a pas l’air sain : il s’agit moins d’un culte du corps que l’adoration des apparences par l’affirmation de poncifs virils.
La plupart de ces hommes ont l’air de post-adolescents égarés dans leur propre viande gonflée aux protéines.

Les femmes sont plus naturelles – en général. Le Brésil reste néanmoins le 2ème pays, après les Etats-Unis, pour l’usage de la chirurgie esthétique.

Le Brésil est un pays qui a plus que d’autres conscience de vivre sous le ciel. L’azur impose ses humeurs et ses rythmes. L’eau et le soleil sont partout : le soleil dans la pluie – tiède – et la pluie lave le soleil.

Si tu te focalises sur l’erreur tu vis dans l’erreur.
Se focaliser sur l’Utile avec Dilection pour les Réalités.

Si tu te focalises sur l’erreur tu vis dans l’erreur.
Or, souvent l’erreur est en toi, et non dans le Monde…

Ô Monde, tu n’as pas systématiquement raison, je n’ai pas toujours tort et fort heureusement les conflits sont rarement utiles.

Les rapports humains sont souvent des danses : quand l’un avance il est souvent préférable de reculer, le tout dans une harmonie rythmée, puis de varier.

Danser. Danser les énergies, danser les espaces. Danser. DANSER SON SOUFFLE.

Intéressant de répondre à l’énergie sans s’écraser, sans se nier, ni en favorisant l’affrontement. Trouver une harmonie heureuse…une danse – de vie.

15/01/16 :
J’admets avec dégoût que, principalement par volonté de ne pas être rejeté par une éventuelle divinité, par refus d’être rejeté par une hypothétique divinité, et aussi par peur d’un châtiment, peur d’un enfer (idée qui s’était incrustée en moi via des lectures, et que j’avais fini par assimiler malgré moi), j’ai soumis mon esprit à un auto-contrôle et à une soumission aux injonctions d’ordre moral qu’il me semblait percevoir.
Il y a quelque chose de schizophrénique en cela : il n’y a plus un seul maître de mon esprit, il y a moi et d’autres structures mentales; ou seulement les miennes mais plusieurs et différentes.
L’essentiel est que je me justifiais en moi-même, comme devant un tribunal, comme envers quelque chose de différent de moi et extérieur à moi.
Je CESSE. Je suis et je sais. Je refuse de rendre des comptes mentaux à autre chose que moi – qui forme UN tout, même polyforme.

Et si emprises il y a, je les laisse à elles-mêmes – je suis emprises.

Le désir est une bouche à 2 maxilaires : bienveillance et malveillance.
D’étranges agressivités accompagnent jusqu’à la tendresse.

On reconnaît difficilement les débuts, on redoute les fins et le Monde nous fait pendant.

Surtout dans les pays chauds, veiller à boire suffisamment de sorte d’avoir des urines claires comme l’eau. Tel est l’indicateur d’une bonne hydratation – indispensable à tout fonctionnement optimal du corps.

Quand on s’est créé de mauvaises habitudes, il est utile pendant un temps de se créer une discipline qui soit leur opposé.
Mais la résolution peut suffire pour changer en un instant – la vraie résolution.

Le Brésil, l’empire de Nature où l’humain est incongru – encore plus qu’ailleurs. Le vert s’impose, s’expose.
Le ciel brûle, le ciel coule.

Tant que tu as peur de quelque chose tu n’es ni libre ni honnête. Tes peurs décident des émotions que tu vis. Tes peurs influencent ce que tu vis.

Pour être vraiment aise, être vraiment décrispé, donc être sans peur.
Toute peur est…un CHOIX : une acceptation de se soumettre.
Refuser toute soumission c’est se débarrasser de toute peur. Même la mort ne nous aura pas vivants !

Tant que tu te limites par peur tu n’es qu’un aliéné hypocrite.
Si tu te limites par dilection alors tu es fiable.

Au Brésil ils ont tendance à fournir du pain grillé avec les soupes et d’autres plats.

Existe-t-il des étreintes psychiques exogènes ? Je n’en suis pas sûr.
Tout ce que je vis psychiquement dépend tellement de moi et de mes réactions. De fait, il semble que même si des contacts psychiques avec « autre-que-moi » paraissent envisageables ils n’ont d’autre pouvoir que celui que je leur accorde.

Quoi qu’il arrive, PERSONNE d’autre que toi n’est à ta place. Dans son espace singulier, ne s’occuper que de soi – et de rien ni personne d’autre.

Toute présence modifie l’environnement dans lequel elle se situe. Cette modification se traduit d’une façon ou d’une autre par une forme de résistance de l’environnement vis à vis de la présence.

De fait, plus tu es conscient plus ton esprit est Présent – et donc plus il provoque de résistance…plus TU provoques de résistance, même malgré toi.

Etonnant comme « obrigado » pourrait être rapproché du « aligato » des Japonais.

16/01/16 :
Si certaines personnes ont la profondeur d’un dé à coudre c’est peut-être par peur de se noyer – en elles-mêmes.

Au restaurant Tarzan…Les mini-chutes dans les collines au-dessus de Paraty. La vie chaude. Difficile d’approcher avant d’aller trop près. La vie c’est le Plaisir qui s’informe – l’extase qui s’ébat.

Je suis un roquet – du genre qui dort léger et veille lourd…

Tout de nos corps est expressions. Je ne sais ce que j’exprime. Quelque chose comme un caillou qui voudrait. Qui voudrait chanter. Un arbre qui danserait.

Le Brésil est un peuple fort, fier – dangereux; qui prend le plaisir pour un surplomb.
Un peuple de mélanges, ou le net paraît louche. Un peuple de beautés où le mensonge n’est pas forcément utile du fait de la violence à peine tapie. Un pays où la peur est une veine du coeur – comme partout sur cette planète.
Peut-être le Brésil est-il trop riche…Du coup, sa pauvreté le hante, comme ces cauchemars qu’on aime, qu’on veut garder dans un recoin précieux de la mémoire, une impasse fameuse de notre encéphale –

Le Brésil est peut-être trop riche de sa population, de ses humains – pour vraiment avancer. Un peu comme ces gens trop brillants – qui s’abîment. Peut-être.

Dans la forêt amazonienne, tout est Vie sur la Vie avec la Vie.
Quand on demande la forêt Amazone on demande une chambre avec Vie.

Je voyage en grande partie pour l’excitation du départ : pour la jubilation lors du trajet vers l’aéroport. Et l’ambiance magiquement réaliste ou réalistiquement magique qui règne dans ces échangeurs célestes.

Dans tous les pays les poules ont le même accent – de curiosité anxieuse.

Les chemins apparaissent, les pieds s’y risquent, les yeux y jouent, et l’on ne sait déjà plus ce qui a passé.

Il y a donc un âge qu’on n’atteint pas.
Je me souviens de toi mon amie Carole et de ton lit accueillant (que nous occupions sans sexualité; j’ai bien écrit : mon amie) à chaque fois que j’entends « Tu verras » de Nougaro. Et là je l’entends en version originale sur sa terre d’origine.

Je vous laisse les mensonges qui créent des catacombes pour le vice, je vous laisse vos joutes murmurées et vos tournois de regards.
J’abandonne vos pouvoirs de détresses et vos forces inopportunes.

Adieu à mes hypocrites considérations
fi de mes simulations d’inquiétude
foin de mes rancoeurs égoïstes
adieu mes mortifères compromissions
– adieu ma haine orgueilleuse.

Du minéral j’ai la dureté douce,
de l’eau la profondeur impalpable
de l’air la force insoupçonnée
du vide la présence impondérable.

C’est vrai que je suis faux.
Je me trompe sans cesse de vérité.

17/01/16 :
Le Désir est Merveilleux; le tout est de ne pas en faire une horreur, ne pas en faire une prédation, ne pas en faire une force de destruction.
Du reste, il en va de même pour toute énergie.

Vos beautés, mesdames ? Moins une question de volumes que de courbes.

Moins on répond plus l’appel grandit – jusqu’à cesser.
Les gens veulent de l’attention et de l’affection; ne pas y répondre par le mépris ou la violence – mais par la dilection.

L’Amérique sub-étatsunienne paraît se caractériser par une torpeur sournoise, moite et insidieuse : un vertige tiède tout de langueur d’où l’activité surgit en incongruité.

Employer le papier BFK Rives pour la gomme arabique.

Il n’est plus sournois enfermement que l’enfermement en soi-même.
Or, si l’on n’y prend pas garde, souvent des gens vont essayer de nous inciter à nous enfermer en nous-mêmes, ils vont nous POUSSER à nous enfermer en nous-mêmes.

Etonnant comme, à la nuit tombée, on se rend compte que notre corps s’est rempli de chaleur, qu’il relâche lentement à partir de 19h00.

Enfermé en soi, orienté vers soi, on rumine ses idées, on se rumine, jusqu’à se fermenter, jusqu’à s’enivrer de ses travers, jusqu’à s’aliéner dans ses contradictions. Le Monde est toujours là : au dehors de soi. Il suffit de s’orienter vers lui. Car quand on s’égare dans le Monde on se retrouve, tandis que quand on s’égare en soi on perd le Monde.

Est-on plus seul loin de chez soi ?
Je ne sais. Pas forcément. On a peut-être un peu moins de recours.

Clarifier sa Conscience – Désaliéner son Attention – Optimiser son Intention (s’orienter vers l’Utile)

18/01/16 :
Dernière matinée dans l’hôtel Solar dos Geranios (géraniums) après 9 nuits et 10 jours passés en compagnie de Margarita au petit rire doucement incisif, à l’esprit vif hors l’âge, sa soeur un peu râleuse et son frère réservé presqu’au bougon.
Et les 3 chiens rescapés, sauvés de la rue et de l’abandon, aussi sympas que perclus et odorants…Et un jeune chat noir aux grands yeux écarquillés.
Un lieu typique d’Amérique du Sud, tout de pierres et bois, vaste, aéré, à l’ambiance tranquille, familiale. Un lieu que je regrette déjà. Trop idéalement placé dans Paraty pour échapper au vacarme nocturne de la scène musicale du centre ville.

Le Brésil finit par se rendre sympathique – comme toutes les choses ou personnes de caractère.
O Brasil c’est aussi une liesse populaire, en chaos dont le nom est Unité. Les couleurs répondent aux sons qui fusionnent les coeurs, qui fondent les corps et tout devient ondulations de peaux, d’yeux et de forces vives.

Soudain je décide de RIRE de mes défauts, de mes erreurs mesquines, de mes piteuses colères.
Monstre de pacotille, haine de verroterie. Qui pensé-je donc impressionner sinon mes jalousies timorées.
En fait pour bien vivre on peut mieux mourir. C’est en libérant tout qu’on découvre tout.

Je sais que je refuse et réfute la méchanceté et l’égoïsme, donc j’estime pouvoir me libérer totalement.
J’adviens libre ! – AUCUNE EMPRISE. Dissoudre et refuser toute Emprise. C’est tout. C’est ce que fait le Monde, les Réalités, l’Univers : ils se libèrent.

J’ai pris une chambre, plus proche du cercueil, dans l’hôtel pour célibataire – pour voir…On sent que des gens ont leur refuge ici…Des niches ou cellules…La mienne fait 3 mètres par 1m30…avec une ouverture façon petite fenêtre à barreaux mais donnant sur le couloir du 1er étage où elle se situe. C’est crasseux et vétuste – je dors SUR mon sac de couchage sur ce qui fait office de lit. Une odeur de chien et de vieille fumée de cigarette imprègne l’air et les murs jaunes maculés de giclures même plus suspectes.

C’est important de se rappeler la chance que l’on a. Ma chance d’être né français de parents aisés; moi-même gagnant suffisamment, propriétaire d’un grand logement. Jeune, sain, libre. En vacances. Vacant de tout.

J’ai été courant d’air à Copacabana, chat à Ipanema, chien à Lapa et je ne sais encore.

La seule chose qui me gêne en ce lieu est que la chambre soit sale. Sinon c’est un quartier populaire comme je peux apprécier et les dimensions de mon antre sont sans importance puisque cela suffit pour dormir.
Dans le sobre on touche au vrai. C’est ce que j’apprécie.

19/01/16 :
Le sommeil fut difficile à trouver et court, à cause des piqûres de moustiques accumulées à Paraty, puis du fait du matte que j’avais bu dans la soirée lors des répétitions pour le carnaval. Du coup je suis ressorti, malgré la pluie qui ne cessait de tomber, pour me fatiguer un peu, dans un bar de concert qui ensuite faisait boîte, au pied des arches de Lapa.

Aujourd’hui Rio bruine.
Je préfère les « Megamatte » aux « Rei do Matte ». Ils sont « organico » en plus. Et j’aime bien leurs mini-croissants fourrés au chocolat façon Nutella (qu’on peut demander chauds).

Je porte mes bagues comme des incongruités – j’aime les incongruités. J’aime les bagues.

Le Soi est Résistance. Assumer et endurer les conséquences de ses erreurs permet de mieux les identifier, les combattre et s’en débarrasser.

Je suis donc au « Garota de Ipanema » là où Carlos et Vinicius écrivirent leur chanson – si belle. C’est une brasserie sympathique; avec serveurs un peu blasés du fait du succès. J’attends une soupe de crabe et un filet à la Campanha.

Peut-être que mon erreur fut de considérer ma conscience comme un phénomène isolé : dans ma tête uniquement.
Or, il semble que ma conscience participe à un phénomène plus vaste qu’elle, et s’étendant au-delà de mon cerveau. (Je pense pouvoir dire que j’en ai eu des preuves par expériences). C’est pourquoi ce phénomène – que je nomme pan-psychisme – peut interagir avec moi et moi avec lui. Je le pénètre et il me pénètre. Je suis à la fois processus singulier, et à la fois partie, élément, d’un ensemble plus vaste.

Ce qui me déstabilise c’est qu’il y a beaucoup d’agressivité, sinon méchanceté, dans beaucoup des émanations singulières du pan-psychisme. Et en réponse je me crispe. Ce qui est inapproprié. De même que je me crispe quand je produis des pensées inappropriées. Je me crispe et je me mets à simuler : je ne suis pluus ni libres mouvements ni (de fait) moi-même. Cesser cela.
Equilibrer honnêtement les mouvements que je ressens.

Tout prend plus d’intensité dès qu’on est à l’étranger et qu’on veut observer, découvrir : qu’on cherche.

De même, ne pas connaître la langue d’un pays fait qu’on n’est pas sur la même fréquence psychique. Tout paraît plus flou, plus confus – on est un peu comme ivre.

Diantre ! Le Scenarium est vraiment un endroit où passer au moins une soirée, à Rio. Tout en bois, contenant un mélange hétéroclite d’objets propres à l’histoire brésilienne, il se présente en un grand immeuble sur 3 niveaux, tout en bois avec les plafonds percés permettant du 2ème étage d’observer le 1er et le rez de chaussée. Aussi étonnant que plaisant. Lumières tamisées et bonne cuisine avec musique en concert parachèvent le tout. Superbe endroit. Avec résolument un côté « rétro » comme je les affectionne. Il y a même un ascenseur intérieur à l’ancienne avec miroirs et banquette en cuir rouge.

Tant que tu es soumis à autre chose que toi tu n’es pas toi tu n’es qu’un pantin.

Oui le Scenarium est un de ces lieux où l’on a l’impression de vivre un rêve éveillé : quelque chose d’intemporel, d’insaisissable et pourtant présent. Une sorte de décalage bien en place – droit dans son lieu – inconnu. Une date imprécise, un lieu improbable, un fait imprécis. Que reste-t-il ? Le Scenarium. Une place de mystère – célèbre. Peut-être un lieu important du Monde : un endroit crucial.

Il y a aussi le Cordao da Bola Preta (au niveau du panneau 23 de Rua da Relaçao) : genre de grand entrepôt où il y a toujours de l’ambiance (par exemple : des gens qui répètent pour le carnaval).

20/01/16 :
Chercher à savoir ce qu’est la conscience n’est pas tant intéressant que savoir ce qu’il se passe quand on est conscient et qu’est-ce qu’on perçoit. Mais essayer de percevoir ce qu’est justement la conscience est intéressant mais risque plus d’égarer ou mener à être « statique » au niveau des énergies-mouvements.
Plutôt : que SE PASSE-T-IL et QUE SAIS-JE de ce qu’il se passe. Et que puis-je en faire ? Quel est mon véritable pouvoir sur mon existence (sachant que l’égocentrisme peut piéger…).

L’intelligence de l’humilité et la stupidité de l’orgueil.

Le Monde se résonne de ci de ça de là et sa destruction l’accompagne, comme une confirmation, et son apparition est constante. Jouons-nous à perdre ?
L’espace pense en lumières .
La colère est un enfermement – la trop facile erreur.
Colère, mère des erreurs.
Calme, père des sagesses.

J’essaie de cesser toute emprise (car je me sais gentil et humaniste…) MAINTENANT.

Je ne sais ce qu’est être heureux.
Mon espace est globalement agréable. Mais de la colère, de l’inquiétude, de la méchanceté, de la tristesse, de la prétention y apparaissent – parfois.

C’est faux : je ne suis pas l’assassin aux yeux de foudre, pas le voleur de joie, pas le briseur de paix.

Je suis le danseur boîteux
le chanteur bègue
le peintre aveugle et le sculpteur manchot.
Mon nom pour dépôt ancestral
que je n’ai su transmettre
je parcours des places que moi seul trouve
et que tous connaissent.

Ailleurs, devient donc mon maître mot de sagesse. Pour éviter le crime, placer son attention ailleurs.

Mon raisonnement intuitif a toujours été : puisqu’il y a une relative forme de permanence ou constance du Monde, il peut donc peut-être y avoir des modes de comportements valables, en accord avec les mouvements du Monde. Même si les Réalités évoluent constamment.
A ce titre, vraiment : la pertinence de Clarifier la Conscience, Désaliéner l’Attention et Optimiser l’Intention.

Si tu ne manifestes pas la Dilection, comment veux-tu qu’elle soit perçue, surtout par les aliénés de la haine ?

Etonnant comme il m’est possible de considérer que le papillon, vivant ou représenté, est toujours une indication favorable pour moi…

Dernier soir au Brésil, à Rio…au Scenarium. J’y suis retourné car en plus de tout, aujourd’hui on peut y danser – samba.

Déjà que – me dit-on… – je meurs, mais pourquoi en plus me rendé-je cette mort plus désagréable ?
Je me pose problème de tant de choses…inutilement.

Il semble que ça ne soit pas en refoulant sa méchanceté – encore moins en la niant – qu’on la combat le mieux, mais plutôt…EN SACHANT LA LIBERER.

Savoir libérer sa méchanceté, voilà une efficace façon de s’en débarrasser et de l’empêcher de nuire…Libérer judicieusement sa méchanceté – sans méchanceté.
Voilà un « truc », une astuce efficace.

Il y a 5 types d’individus vraiment nuisibles sur cette planète : les égoïstes, les pervers, les fascistes, les pollueurs et les racistes.
Veiller à n’être rien de cela c’est déjà être quelqu’un de pas trop mauvais.

Hélas, la question PARAIT valoir d’être posée : le niveau social est-il un indicateur global satisfaisant pour estimer la qualité intellectuelle (et par suite : morale) d’une population ?
Je pense que…non.

21/01/16 :
S’améliorer ne demande pas un effort constant mais de cesser la complaisance.

A 12h35, en retournant vers mon hôtel depuis Copacabana, j’avise des mini-foulards pour la tête qui pourraient m’intéresser. Je rentre dans le magasin et découvre qu’à lla télé passe le clip… »Voyages voyages » de Desireless…

Dernière heure dans Rio de Janeiro avant départ pour aéroport. Je me souviens de mon arrivée : la sensation de chaleur un peu étuvée, ma discussion avec l’allemand qui en était à son 14ème voyage au Brésil…
J’attends donc mon dernier Caldo Verde (collard green soup with sausage…) au Verdinho da Cinelandia, juste à côté du cinéma Odeon.

Le Brésil est ambigü, par sa festivité sur le fil du rasoir (mais peut-être y a-t-il – comme partout ailleurs – exagération des médias au sujet des violences), ses gens dans la rue en regard des gens de la rue, tant de plagistes et si peu de nageurs.

Rio ressemble à une écume incrustée sur la terre, ou des champignons de béton qui auraient proliféré entre la mer et la montagne.

Avec les trajets en avion on ne réalise pas vraiment à quel point les distances peuvent être immenses.
Avant il fallait peut-être 3 mois pour aller de France au Brésil, et maintenant 11 heures !
On peut dire qu’on se déplace…deux cent fois plus vite.

22/01/16 :
Encore dans l’avion…mais à Charles de Gaulle.

Tant que tu cherches le pouvoir, consciemment ou non, tu es dangereux.
Plutôt chercher l’Utilité.

Tant que tu n’intègres pas ta méchanceté mais cherche à la rejeter, tu ne peux être ni complet ni sincère.

23/01/16 :
Ni vos culs ni nus.

24/01/16 :
Etonnant ce grand spectacle délirant où tout s’efface, où l’on crève les uns après les autres, après que la matière se soit remuée bizarrement dans l’espace de nos corps.

De tout cela aurai-je un ultime souvenir, une résurgence lors de mon arrêt ? Que sera-ce ?
Je me souviens de la forme de lèvres, mon amie, et vaguement celles d’autres, ailleurs, plus bas mais pas plus profond.

Je déteste le fait de m’être créé des peurs pour me sentir vivre en l’absence de sexualité.

25/01/16 :
Simplement laisser la conscience être elle-même : en ses mouvements, en ses processus qui sont connaissance.
Se laisser être – tant que nos actes ne sont pas égoïstes : tant qu’ils ne sont pas consciemment au détriment d’autrui.
Laisser la conscience advenir en ses mouvements : nous sommes conscience; les actes optimums sont de simples et spontanés développements de la conscience. Difficile à exprimer mais simplement : oui, encore, LIBRES MOUVEMENTS de NOTRE CONSCIENCE.

L’erreur, quand elle consiste en une intention inappropriée, se reconnaît à une fréquence vibratoire de notre corps (particulièrement dans l’abdomen) qui est tiède, un peu comme un frisson, et qui peut être séduisante, mais que l’on doit modifier immédiatement en intervenant sur notre énergie-soi, sur notre ressenti de nous-mêmes, en changeant notre fréquence vibratoire, nos mouvements et orientations. Cela doit être pratiqué, non pensé – mais sans se provoquer d’intentions inappropriées; seulement apprendre à les reconnaître quand elles se produisent.

27/01/16 :
(Retour au travail)
Vraiment : la vengeance, se venger, ou même seulement y songer, augmente la quantité de méchanceté dans le Monde. Elle n’a rien de constructif, rien de bénéfique, rien de justice.

Se remettre en question, se contredire, peut être utile, mais pas systématiquement et surtout : pas par la perversité.

Peut-être le XIXème siècle a-t-il permis de vraiment mettre à profit les opportunités rendues possibles par les colonisations, et à ce titre : en important de nouvelles substances psychoactives (cannabis, opiacés) ,produit de nouvelles visions, de nouvelles poésies, de nouvelles pensées et donc de nouvelles morales, de nouveaux comportements.
La révolution sociétale fut à la fois le fruit de la technologie et de l’ivresse, mais une ivresse plus subversive, plus fondamentalement nocive vis à vis des valeurs séculaires.
L’alcool, qui jusque là était le seul sédatif, l’unique anesthésiant physique et psychique, n’est pas subversif : il est juste abrutissant, il ne donne pas à réfléchir.
Le cannabis, le pavot, les champignons sont beaucoup plus émancipateurs, plus instructifs : donc plus dangereux pour toute société dont un des paradigmes est de ne pas se remettre en cause, de ne pas changer de perspective – alors que c’est précisément ce que font ces substances ‘exotiques » à plus d’un titre (même s’il existe certains champignons très forts en Europe)…

28/01/16 :
Réaliser que la plupart des problèmes qe l’on se pose n’en sont pas; ce sont juste des tracas que l’on se crée machinalement pour s’occuper l’esprit. Il y a peu de problèmes véritables – voire aucun.

29/01/16 :
Mais ?…pourquoi me posé-je des soucis ? Quels sont ces soucis ? Comment les crée-je ?
Tout simplement, la plupart des difficultés que je me pose sont dues au fait que J’IMAGINE que mes idées inappropriées (méchantes, stupides…) ouvrent une brêche en l’espace que je suis; brêche par laquelle l’hostilité éventuelle d’éléments du Monde peut s’engouffrer et m’abîmer…
L’imagination. Il en est de même pour la plupart des gens : c’est leur imagination qui les pousse à se faire du souci. L’imagination, et l’orgueil qui se vexe de beaucoup de choses et qui manipule nos comportements.
Donc : assumer ses erreurs, et ne plus les reproduire, être honnête et – donc – humble.

L’honnêteté totale permet de se décrisper : on est soi – inutile de se crisper; juste essayer d’agir au mieux de ses intérêts donc éviter de nuire à autrui, tant que cela n’est pas indispensable. SOI ! HONNETE !

De prime abord, sourire franchement à tout individu, surtout quand la personne nous semble désagréable. Sourire franchement signifie : sans arrogance, sans dédain, sans mépris, sans orgueil, sans sarcasme, sans ironie, sans moquerie, sans suffisance; simplement : un sourire qui manifeste « je n’ai rien contre vous, je ne vous veux pas de mal. Je suis heureux de vivre et, de prime abord, content que vous existiez, et avec de la cordialité nous pouvons rendre notre rencontre agréable pour chacun de nous. Et enfin, tout se passe mieux avec du respect et de la cordialité (et si possible de l’humilité) ».
Un sourire de paix, producteur d’aise et non de malaise.

30/01/16 :
A vouloir maladroitement gagner deux secondes on perd un quart d’heure…

Le Jazz est un de mes meilleurs amis.

02/02/16 :
Dans un monde aussi fou que le nôtre, où tant de gens sont d’abord manipulés par la peur et l’orgueil, un des véritables amours et un des véritables courages est de manifester sa gentillesse, sa tendresse vis à vis des gens, surtout les inconnus : être affectueux, vraiment, de prime abord, avec tout le monde.

ETRE AFFECTUEUX – voilà bizarrement ce qui relève du tour de force, dans ce Monde. Et je suis de plus en plus résolu à l’être, surtout avec les inconnus si effrayés et orgueilleux. Dont actes !

Avant de prétendre bien faire, commencer par faire.

03/02/16 :
D’un seul coup, aujourd’hui, les douleurs à la hanche, latentes et sournoises deviennent nettes. [De fait, la douleur à la hanche droite deviendra de plus en plus forte au fur et à mesure de la journée, jusqu’à culminer au coucher de la nuit, me faisant passer une nuit très désagréable. Des douleurs vraiment vives, allant jusqu’à me faire envisager que je me sois cassé quelque chose sans m’en rendre compte. Puis, le lendemain elles avaient disparues. Très étonnant et…inexplicable après consultation d’un stomatologue, et même quelques jours après une radio. Je pense qu’en fait, depuis des années j’avais une sorte de pincement, provoquant une gêne plus ou moins latente, sourde, et que cela s’est débloqué. Effectivement je n’ai plus cette gêne, légère douleur que je ressentais quand je contractais la fesse par exemple. Une remise en forme en quelques sortes, mais vraiment douloureuse. Mais à présent cela va bien.]

Innombrables merveilles
foisonnant délices, vous
connaissez-vous tels ?
Le Plaisir s’ignore-t-il ?
Ce Monde est-il un exorcisme,
un exercice, un exutoire,
une éxécution – une catharsis ?
Comment célébrer les caresses
de vivre ? Comment glorifier
l’agréable ? Miraculeuses
splendeurs, stupéfiantes extases.
Que dire pour décrire la continuelle
jubilation de respirer,
la fondante étreinte de manger,
la suave libération d’uriner, de déféquer ?…
Ô Monde, à quoi servent les mots
s’ils ne peuvent te rendre hommage ?
Vive le Monde, vivent les Réalités.

Bien identifier que l’esprit veut des certitudes, quitte à se les créer (par exemple : par des croyances) et par là, des choses définitives mais peu de choses sont certaines et tout évolue. Donc, savoir se libérer de ce fonctionnement constitutif de l’esprit qui est capacité d’emprise, étreinte, crispation.

Un des grands facteurs de progrès est et a toujours été : refuser la douleur, donc essayer d’améliorer les situations, tant individuelles que globales.
Concernant l’esprit, la peur et la méchanceté sont des moyens par lesquels l’esprit garde son emprise sur l’individu (dont il est issu et qu’en même temps, et par retour, il influence, « façonne ») et s’étend à d’autres.
Aussi, qui veut se libérer de l’emprise de l’esprit rencontrera la peur auto-générée par lui-même, ainsi que la méchanceté : tout ce qui peut sembler mettre en péril l’individu et donc l’inciter par réflexe à se réfugier dans ce qui pourrait lui apporter (ou donner l’impression) de la sécurité, de l’ordre-stabilité, donc la structuration, la discipline, donc l’esprit.
Se libérer passe par : se débarrasser de la peur, de la méchanceté : des émotions et intentions agressives, destructrices.

A force de vouloir être objectif et même impartial, j’en suis venu, depuis des années, à me contrer, me contredire personnellement (surtout mentalement), par l’inverse de ce que j’estime préférable, donc par la méchanceté, le crime, l’horreur. Et du coup, à force, j’ai fini par me créer des « parcours mentaux », des processus automatiques, des réflexes et des associations d’idées, employant et même reposant sur : la méchanceté, le crime, etc…Bien entendu, sans passage à l’acte, tout cela restant spéculatif, intellectuel.

A présent j’ai de mauvaises habitudes mentales, de mauvais réflexes psychiques – dont je veux me débarrasser.

Se garder de la sournoise suffisance de considérer que c’est nous qui avons raison en tout ou fondamentalement et que nos opposants ont uniquement tort.
Ne pas oublier qu’on ne sait pratiquement rien, et en tout cas rien de fondamental.
Finalement on ne fait que composer avec notre ignorance – et jouer avec, voire parier. On ne fait que composer avec notre ignorance. Et du reste…vive l’ignorance !

Ce qu’on bloque mentalement finit par nous bloquer. Libérer les mouvements.

Je refuse et m’interdis que mon avancée dans l’existence entraîne de plus en plus de colère, de vindicte, de rancoeur ou de tristesse.
Je fais cet effort depuis longtemps, encore plus consciemment désormais, et de fait, je veille à être vraiment moi…Je rejoins…le Rire !…
Je ris d’exister et de ce qui arrive (sauf drames, bien sûr)

D’une façon ou d’une autre, tout est vraiment miraculeux, et s’il n’y a aucune divinité alors nous sommes encore plus responsables pour préserver ce qui existe; car s’il y a divinité on peut toujours se dire que c’est elle, ou elles, qui règleront tout, et qui en tant que démiurges, origines de choses, sont les seules résponsables.
Donc j’estime indéniable l’importance de s’estimer responsable d’agir selon ce qu’on estime judicieux.

Ce que je cherche à capter par la photographie c’est comment la forme « fait sens » : en quoi une ou des formes en viennent à produire de la signification, ou au moins une émotion, dans l’esprit.

Il me semble que c’est Cézanne qui a opéré le début de la révolution en peinture, en opérant un basculement depuis l’art strictement descriptif figuratif mais plutôt cérébral, à un art de l’émotion où c’est la « touche », porteuse d’intention, qui va faire naître l’idée mais surtout l’émotion.
Et même c’est là qu’est le renversement : avant, l’idée (née de la vision) pouvait faire naître l’émotion (pas forcément d’ailleurs : la peinture avait un aspect, voire une fonction, clinique, de captation de la réalité matérielle) alors qu’avec Cézanne c’est l’émotion, d’abord, qui va faire naître l’idée…qui ramènera à l’émotion. Il ne s’agit plus de « simple » matière, mais bien de matière sensible, d’émotion, de vie, d’impalpable, invisible, pourtant rendu perceptible par le médium de la peinture.

09/02/16 :
Les vertus de ces existences
les virages de nos vies
visages têtus, virus sauvages…

Ma peau sous mes propres doigts
lisse frontière, tiède membrane
sanglante limite, et du vide autour.

Déféquer sur l’émail, le papier en attente.
Un local dédié à l’indispensable.
L’excrétion règne autant que l’intromission
– même davantage.

Abandonner les gênes inutiles.

10/12/16 :
Se crisper c’est retenir ses énergies, or il est préférable de les libérer. Et souvent, quand on retient ses énergies vis à vis de quelqu’un, il est plus efficace de les émettre – judicieusement…

Comment se fait-il qu’on constate si souvent que le 2ème fils est plus dur et plus turbulent que le premier ? Est-ce dû à une réaction de sa part, car second, donc réaction psychologique, ou y-a-t-il vraiment « quelque chose » d’organique, de vraiment constitutif ?
Je ne sais…

11/02/16 :
Le fait qu’un individu te contrarie ne signifie pas forcément qu’il a tort.

Hoooo !…Les hypermarchés…Toutes ces lumières, toutes ces couleurs,
tous ces gens, tous ces sons…
Réalisent-ils le bonheur ?
Connaissent-ils le miracle ?
Sont-ils bien au fait de notre incommensurable Chance ?
…Plénitude.

12/02/16 :
Constamment revenir au Mystère Fondamental : on ne sait rien de notre Réalité. Nous évoluons dans l’Inconnu. Que se passe-t-il ? Qu’y a-t-il ? Que sommes-nous ? Que sont les choses nous entourant ? Pourquoi et comment tout cela ?
Se débarrasser de toutes nos croyances, de toutes nos idées préconçues, même de tous nos souvenirs, pour revenir à l’essentiel : on ne SAIT rien et seuls nos sens nous donnent quelques impressions, dont on ne sait rien non plus – juste que : des choses existent et se produisent dans l’espace singulier que nous sommes et d’autres nous entourent.

Etudier Dmitri ITSKOV et les transhumanistes. Ray KURZWEIL et Peter Thiel et Aubrey de Grey et Martine Rothblatt et Natasha Vita-More et Israel Nisand et Philippe Van Nedervelde et Nick Bostrom et David Pearce et Gabriel Dorthe et Marc Roux (Technoprog) et collectif Technologos et association Pièces et Main d’oeuvre et Francis Fukuyama (ça c’est différent) et Future of Humanity Institute à Oxford et Humanity+ et revue H+ et Yuval Noah Harari « The Edge » (interview)

La colère est donc là…! En moi – toujours. A l’affût, guettant l’opportunité d’accomplir sa volonté : la vengeance.
Erreur. Erreur complète.
Abandonner la colère – donc ne rien accumuler qui se transformerait en colère. Pas de vengeance.

13/02/16 :
Pas de perfection, et c’est tant mieux. Mourons joyeusement, voulez-vous ? Joyeusement !

15/02/16 :
Par quoi m’empêché-je d’être moi-même, finalement ? Par la haine et l’orgueil. Certes ma haine vient de ma colère (qui elle-même est injustifiée) mais ce qui compte c’est que cette haine existe, et celle d’autrui (parfois) aussi. Et mon orgueil me manipule à faire, ou ne pas faire, des choses pour préserver ce que j’imagine être ma fierté , ou honneur ou dignité ou statut ou prestige ou position.
Tout cela est de l’erreur. Je cesse la haine et je cesse l’orgueil – je les abandonne, et ce faisant je me libère et il ne reste plus que l’honnête moi : éperdu d’admiration et d’ignorance – face aux Mystères.

16/02/16 :
Cherché-je à nuire sciemment au Monde ? Non Je refuse de nuire au Monde; du moins tant qu’il ne cherche pas à me nuire.

Veux-je ou agissé-je pour que quelque chose ou quelqu’un souffre ? Non. Au contraire, je veux que chaque chose et chaque personne soit heureuse et jouisse.
Alors…j’estime pouvoir vivre…selon moi-même.

Pensée et Intention sont interdépendantes et peuvent se conjuguer encore plus efficacement pour produire l’énergie capable d’agir sur certaines réalités. Il est donc capital de veiller à ce qu’on en fait, dès lors qu’on décide d’interagir avec le Monde. La gentillesse est la plus importante des valeurs, le plus important repère.

Souvent il n’est pire égarement que de croire savoir.

17/02/16 :
Pour avoir de bons fruits, laisser les bourgeons puis les fleurs s’épanouir en les surveillant juste pour les protéger…

18/02/16 :
L’orientation qu’on fournit à nos mouvements détermine leurs effets sur les Réalités.
On peut ainsi orienter nos mouvements vers nous-mêmes ou vers « autre que nous-mêmes » ou les stabiliser à un endroit. Orienter vers soi attire, oriente vers « autre que soi » conforte autrui (sauf si on le fait de façon agressive, et encore…) et quand on stabilise nos mouvements à un endroit on crée une expectative, une stase, une suspension…

19/02/16 :
La Sagesse c’est l’Art de Doser…

La vérité est que toute valeur est un concept intellectuel et un choix par rapport à celui-ci. Il n’y a de valeurs que celles que l’on décide, car toute valeur est uniquement un CHOIX : une décision en fonction d’affinités et aversions.
Il n’y a pas de valeurs intrinsèques, ontologiques, fondamentales, matérielles, concrètes. Aucune valeur n’existe par elle-même. Une valeur ne commence à exister qu’à partir du moment où l’on décide de la créer en choisissant d’accorder de l’importance à une chose.

Nous sommes entièrement libres. De même, toute loi n’est qu’une convention établie en fonction d’une valeur décidée, attribuée.

La conscience veut jouir. Quand elle ne peut se saisir d’un objet pour en ressentir du plaisir, le risque est qu’elle soit tentée de se créer des objets de plaisirs à partir de choses dont il est préférable de ne pas se faire des objets pour plaisir.

De même, la conscience, si elle ne peut obtenir l’amour, court le risque d’être tentée de s’orienter vers la méchanceté pour obtenir du plaisir. De là viennent certaines déviances, certaines perversions.

21/02/16 :
Bizarrement, j’ai beau adorer la conscience et l’étudier, je mets très peu à profit ce que les sens me permettent de percevoir. Je ne le fais pas, par respect mal approprié, disproportionné, excessif, et par…distraction : je n’y pense même pas. Alors que…tout ce dont j’ai BESOIN est là : à disposition grâce à mes capacités de perception. Tout ce dont j’ai besoin est à disposition…EN MOI, grâce aux sens : les informations, ou au moins des émanations du Monde, dont je fais des informations, en les traitant et donc les transformant via mes structures psychiques. EXPLOITER ses SENS, mettre à PROFIT ses sensations. Maintenant !

23/02/16 :
Il me semble que la justice – qui n’est qu’un concept, créé intégralement par les humains – est une illusion, voire une supercherie, ou au moins une illusion. Car il semble que les fondements de la justice, ce qui la motive et la sous-tend, c’est : la vengeance. La volonté erronée, de prétendre obtenir réparation pour ce qu’on estime être, à tort ou raison, un préjudice.

Or, la vengeance n’est pas justice, ni la justice vengeance. En fait, la justice est un prob lème mal posé. Il ne s’git pas de viser la punition du coupable et/ou la réparation pour la victime, car punir c’est vouloir faire souffrir et donc devenir soi-même un tortionnaire, donc un monstre cruel, méchant; et réparer est impossible quand il s’agit d’un meutre, viol ou autre.

Non. Il me semble que ce qu’il faut tenter d’atteindre c’est : la préservation (protéger les individus et la société qu’ils composent) et l’éducation (pour que le coupable identifie ses erreurs, en convienne, et agisse pour changer). Cela est beaucoup plus utile et efficace.

Il faut en finir avec la volonté de punition, issue très probablement à la fois d’une intention de démonstration de force de la part des dominants (pour intimider et continuer de conforter leur pouvoir) et de la volonté de vengeance.

Il me semble que quand on extirpera toute notion, toute intention, de vengeance, de la justice, on parviendra davantage à ce qu’elle doit être : un ensemble de procédures permettant la régulation de toute société.

Et on ne régule pas efficacement en punissant mais en instruisant.

Où est ma folie, où est mon monstre ?
Où sont mes flammes, où sont mes crises ?
Suis-je en rage, en nage, en page, en sage ?
Mon bonheur farceur, mon malheur tendre.

24/02/16 :
Ce qui réagit le plus à l’orgueil c’est…l’orgueil…

Il est intéressant de constater que les deux choses qui nous empêchent le plus d’être vraiment nous-mêmes sont : la peur et l’orgueil; et que sans peur l’orgueil est prompt à se manifester, et qu’à l’inverse l’orgueil peut parfois aider à lutter contre la peur…

Comme beaucoup d’humains, j’identifie l’amour, la dilection, l’affection, au…Plaisir, et par extension, à une de ses actualisations les plus fortes, les plus séduisantes et stimulantes : le Plaisir sexuel. C’est peut-être une erreur…En tout cas, il semble préférable de ne pas systématiquement associer l’affection au plaisir sexuel : ne pas systématiquement EROTISER, ou sensualiser, ses rapports affectifs.

Mais alors comment faire ? Comment manifester son admiration, son affection, sans vouloir FAIRE JOUIR la personne concernée (et soi-même accessoirement) ? Puisque le plaisir sexuel est un des plus beaux dons qu’on puisse faire .

Déjà apprendre à DONNER à atrui une part de notre énergie-être; donner plutôt que prendre. Et donner, en actualisant l’énergie autrement qu’en sensualité : en humour, par exemple, en curiosité, en dynamisme, en jeux, en originalité, en fantaisie…

26/02/16 :
Rien n’est plus encombrant que la haine.

Une de mes erreurs comportementales est : quuand je fais une erreur (même une simple pensée) je reviens en arrière, je stagne sur et dans la conscience que j’ai de cette erreur, pour ensuite repartir.
Non. C’est comme si, à chaque maladresse en conduite de véhicule, je faisais marche arrière pour repartir ensuite. Non Continuer, aller de l’avant, après avoir changé de direction pour en prendre une plus judicieuse, plus appropriée, en se réorientant; mais ne pas régresser.

TOUT EST MOUVEMENTS; CHOISIR SES ORIENTATIONS.

Stanton MOORE : Driftin’

Il y a des singularités puisqu’il y a différentes fréquences vibratoires. Ha ha !

Qui s’obsède des mauvaises idées les entretient. Se garder de l’excès.

Mon erreur est de vouloir me contrôler totalement et vouloir être sûr de moi totalement. Or, il est nécessaire, et préférable, de laisser de la liberté au soi, qui de plus a une part d’aléatoire, EST une part d’aléatoire.

En fait, il est préférable que je me garde de mon absolutisme : de vouloir connaître totalement, et de vouloir me contrôler totalement et de vouloir me connaître totalement.
Non ! Libérer le soi; et cela passe par, notamment, ne rien contrôler de soi, parfois – tant que ce n’est pas nuisible.

On apprend souvent plus et mieux de ses erreurs (que de ses réussites) parce qu’elles nous révèlent le « NON » : le nôtre ou celui du Monde. Or, l’ensemble de l’Univers s’actualisant, il est un « OUI » continuel nous comportant, nous incluant. Donc on est sûr d’exprimer notre singularité si on s’en distingue, donc : par le « non ».
Les erreurs sont à distinguer des fautes : les erreurs sont des choix inappropriés faits sans connaissance de cause : des transgressions. Qui commet une erreur ne sait pas qu’il commet une erreur. Qui commet une faute sait qu’il en commet une : il décide de la commettre, sciemment.

Pour éviter que l’admiration mène à des productions nuisibles il est utile de distinguer admiration et désir. Parvenir à admirer sans désirer, et veiller à ne pas avoir d’admiration mal appropriée. Parvenir à admirer sans désirer. Oui.

De plus, il y a deux types de désirs : un désir qui veut glorifier, et un désir qui veut hmilier voire flétrir. Un désir constructif, bienveillant, et un désir destructeur, malveillant.
Or…ils peuvent être simultanés !…C’est là la difficulté qui me bouleverse, depuis longtemps.

Le risque et l’erreur, quand on refuse d’être méchant, est de considérer « qu’on ne joue que dans une moitié du terrain », qu’on n’exploite – au maximum – qu’une moitié des possibilités qui constituent les Réalités.
Or, non. On peut faire ce qu’on veut…mais pas n’importe quoi. Ne pas considérer qu’en refusant d’être méchant on se prive.

Peut-être que parfois une petite faute permet d’en éviter une grosse.

27/02/16 :
Solitude du célibat…Je ne suis même plus triste, je suis EXASPERE. Et c’est bien là qu’est le danger, le risque; car si déjà j’ai depuis longtemps estimé préférable de réagir par la colère à la tristesse, alors pis encore à l’exaspération…

La magie des heures sans attente –
celles au-delà des allées déconvenues
celles des Vénus non zèlées.
La magie partout, au coeur des nuits.
Oui la nuit tout devient confidentiel
et on se quitte émus de s’apprécier.
Nos visages sont d’autres aventures
aussi des paysages des insondables,
des inconnus, des mystères dont les ombres
parfois entraperçues répondent aux frissons
qu’ailleurs on nomme désirs.
Ailleurs, toujours ailleurs le Désir
et encore ici. Toujours ici.
Le corps histoires, le corps messages,
le corps Révélations.

29/02/16 :
Le bonheur nous travaille alors que c’est le travail le bonheur.

Peut-être qu’en m’interdisant catégoriquement toute production de haine, je me trompe. Car cela procède du fait que je refuse d’avoir de la haine en moi. Or, nous ne sommes pas qu’amour : une part de nous est haine. Spontanée et inconditionnelle. Et nier cela c’est se mentir sur soi, et par suite être moins efficace dans l’amélioration de soi.
Il me semble plus efficace de reconnaître sa part de haine et de la transformer, la recycler.
Réorienter les mouvements de sa haine et les actualiser en productions non haineuses : constructives.

01/03/16 :
On néglige, tait et oublie trop tous ces plaisirs aussi furtifs qu’innombrables, qui sont pourtant la vraie trame de notre vie, qui constituent à eux seuls le bonheur indicible d’exister.
Tous ces regards, ces sourires, ces soupirs, ces rires, ces plaisanteries, ces contacts, ces émois…
On vit myriades.

02/03/16 :
Si on ne s’ouvre pas on s’enferme.
Si on ne sort pas on rentre.
Si on n’observe on s’observe.

03/03/16 :
Plutôt que beaucoup réfléchir, peut-être se contenter de peu d’idées mais judicieuses et surtout agir en conséquence.

Une évidente maxime de vie pourraît être : « Jouir, sans réifier autrui ». Ou : « Jouir sans faire souffrir, ni réifier autrui ».

Il semble que nous soyons tous et toutes des fréquences (vibratoires, notamment) et que nous nous modulions nous-mêmes et les uns les autres.
On peut considérer que notre coeur est l’oscillateur principal et le cerveau le modulateur.

D’une façon ou d’une autre il semble que, de notre vie consciente, touot soit manifestation (et influence) de notre esprit. Il parait donc judicieux de FORMER (lui donner une certaine forme) notre esprit à produire de la dilection, de la gentillesse, de l’ADMIRATION pour TOUT.

Il semble logique que toute conscience qui se découvre mortelle va, en réaction, tendre à chercher un contrôle sur elle-même et sur son environnement, pour essayer d’empêcher sa mort, et va par suite développer une propension à l’égocentrisme et à la paranoïa puisque l’environnement (choses et individus) peut à tout moment être une menace.
Cela explique beaucoup du fonctionnement psychique des humains, voire de toute forme vivante.

Il me semble que quand j’agis, ou même seulement pense de façon méchante ou égoïste, mon mode de fréquence vibratoire, ma fréquence vibratoire vitale personnelle, singulière, est d’un certain type : le même selon le type d’action ou pensée.
C’est très intéressant…
De même, il semble en être de même, plus largement, pour de simples actions de type « inapproprié ». C’est très intéressant.

Si on considère que l’ensemble de la Réalité est constituée d’ondes caractérisée par des fréquences (et amplitudes) il semble évident qu’un acte ou une pensée, disons : une modification de fréquence singulière, module son environnement (et est modulée en retour), produisant sur la fréquence singulière, comme sur les autres fréquences, une fréquence spécifique : que l’on peut donc identifier.
A ce titre, si cette modulation favorise le tout (singulier plus le reste de la réalité) alors les interactions vont produire des fréquences d’un certain type…agréable.

On pourrait donc, pour agir judicieusement, identifier les fréquences vibratoires spécifiques à tels types d’activités ou pensées et ainsi apprendre à identifier la qualité de nos actes et pensées.

Intéressant MAIS !…attention à la volonté de connaissance qui est, ou fait tendre vers, une volonté de contrôle, qui tend et peut aboutir à…une crispation totale…!
Toujours se souvenir de l’importance fondamentale des mouvements donc des libertés, donc des absences de contrôles donc des absences de connaissances. Donc…ne pas trop chercher; donc pas continuellement ni systématiquement. SOIT ! LIBERTES !

04/03/16 :
Un poème sur la défécation ?
Du lyrisme rectal, de l’envolée anale ?
Des odeurs, des bruits, des frictions ?
Le profond chant des sinuosités intestinales.
De la santé, ô solide excrétion
plus qu’une aise quand bien te passe
mais ton blocage grand nombre agace
ta version fluide, elle, nous terrasse.
Et de la santé, précieux étron, tu es champion.

Tout est mouvements qui tendent à – se – donner ou prendre.
Il semble intéressant de veiller à un équilibre entre prendre et donner. Et, dans le doute, vis à vis des êtres vivants, donner plutôt que prendre – tant qu’on le fait par gentillesse, par altruisme. Equilibrer les mouvements de don-relâchement et de prise-crispation…

05/03/16 :
Agir pour une récompense, qu’elle soit réelle, sure ou hypothétique, « transcendantale », c’est n’être qu’un mercenaire. C’est être aussi peu fiable qu’aliéné, voire infantilisé. Agir en fonction de ce qu’on estime le meilleur pour ce qu’on préfère, et sans attendre de récompense. Agir par dilection et non par peur ni pour un gain.

Vivre dans le Monde, dans les Réalités, c’est en être composé, et composer avec.

06/03/16 :
La Dilection comporte aussi discipline et fidélité, qui savent se garder de celles éventuelles de la haine.
Ne pas imiter ce qu’on réprouve – se garder des influences de la haine.

07/03/16 :
Bien percevoir comme la pensée est une force qui INFORME (au sens d’imprimer forme) les énergies-mouvements de l’individu, et qu’en conséquence on peut choisir les formes qu’on applique à nos mouvements. Orientations et Vitesses…

Il n’est pas judicieux de se placer soi et son esprit à la frontière entre gentillesse et méchanceté (même dans une sorte de suspension, d’atermoiement, d’expectative, d’attentisme) car on est toujours attiré vers ce qui est proche. Il est donc préférable de s’orienter résolument vers et par la gentillesse et l’altruisme.

Une « non personnalisation » ou « impersonnalisation », par exemple comme peut le professer le Bouddhisme, est-elle une solution ? Considérer qu’il y a un Evénement Total qui advient (telles étaient mes façons d’envisager la Réalité, parfois, mais non de me comporter, dès les années 1990-1991), que nous en sommes une partie et que la totalité uniquement compte. Et donc…se placer en simple spectateur…Cela ne me satisfait pas, mais…pourrait me convenir…

Trois qualités sont indispensables à qui veut oeuvrer pour la paix – elles s’entretiennent mutuellement : le calme, la mansuétude et l’abnégation. Mais à proscrire sont : l’indifférence, la pusillanimité et l’humiliation.

L’intérêt premier de l’art est de STIMULER.

08/03/16 :
L’esprit a besoin de, ou au moins veut, s’occuper – continuellement. On peut CHOISIR à quoi l’occuper. Mieux vaut l’occuper à des activités utiles. Encore…une seule chose suffit pour bien vivre : s’occuper de l’utile.

Une grande cause et motivation (peut-être même la seule) de l’agressivité des gens aggressifs – de la pensée jusqu’au meurtre – est la volonté de vengeance : l’idée, consciente ou inconsciente, précise ou non, que ces individus ont qu’ils devraient se venger du Monde ou de quelque chose du Monde – qui les a contrariés.

Tous les aggressifs, les aggressives, sont des contrariés. Or…tout le monde est contrarié…

La sagesse c’est aussi cela : le traitement optimal de la contrariété…

09/03/16 :
L’exigence (ne pas choisir n’importe qui) me rend célibataire, ce qui me frustre, ce qui provoque ma colère, ce qui m’incite à un certain nihilisme.
Traiter optimalement toute contrariété.

Ma difficulté avec « les énergies », avec le rapport « aux mouvements » de la Réalité, le « rapport énergétique » à l’Existence, tient à ce que : je me méfie de ce que je peux émettre-donner (« est-ce bien approprié ? ») et de ce que je peux prendre-recevoir (« est-ce bienveillant ?… »)
Donner avec gentillesse; et recevoir avec vigilance.

Finalement on ne peut pas vraiment s’améliorer, se changer, si on ne s’accorde pas confiance à soi-même : si on n’a pas confiance en soi.

A force de se crisper préventivement, par anticipation d’un risque qu’on IMAGINE on finit par le produire – au moins dans notre esprit, par notre imagination, ou en tout cas les capacités structurantes, in-formantes de notre psychisme. Alors que très souvent, sans cela, cette crispation, il n’y aurait aucun problème ou nettement moindre, et uniquement produit par autrui et le gênant lui uniquement.

Notre existence c’est un peu : « il est vivant ? Alors il jouit encore. Il est mort ? Alors il ne souffre plus. »…

10/03/16 :
Pour vraiment apprendre, comprendre quelque chose, revenir au fondamental : qu’y a-t-il, que se passe-t-il ? Et commencer à partir du strict minimum : le moins d’éléments possibles, et les plus simples, puis progresser peu à peu. Ainsi on dé-couvre vraiment la Réalité.
Agir ainsi vis à vis de soi, notamment.

Le plaisir est une voie, la douleur une limite.

Je trouve le stylisme d’Iris Van Herpen splendide. Aussi innovant qu’audacieux et intriguant – et tout cela en conservant un esthétisme certain, et « portable ».

Qui n’a pas confiance en soi est faible; qui a trop confiance en soi s’affaiblit.

S’il y a lieu je dirai… »j’ai essayé d’être respectueusement libre ».

Pourquoi ai-je encore du mal à être aise alors que je sais comment traiter avec les Réalités ? Parce que j’agis beaucoup trop souvent d’après des idées, des mots, au lieu d’agir selon mes sensations et mes mouvements (énergies).

Se souvenir qu’une des meilleures façons de vivre est de jouer avec l’existence.

L’orgueil est extrêmement sensible à…l’orgueil.

Un des grands attraits, et par suite tentations, que peut constituer le vice est : l’impression – fallacieuse ou non – de plénitude qu’il peut procurer; car il peut conjuguer affection et mépris, gentillesse et méchanceté, respect et humiliation.
Mais il est vrai que si on respecte vraiment…on s’abstiendra.

11/03/16 :
C’est mon orgueil et ma frime qui me rendent fragile par rapport à certaines valeurs, parce que par frime je fais dans l’ostentation, l’affecté, et du coup me provoque ou fais le jeu des provocations d’autrui.
Etre sûr de soi et ne pas tendre vers la provocation : ne pas s’en laisser manipuler.

Pour vivre au mieux, surtout en situation difficile, tout se résume à : UTILE. S’occuper prioritairement, de ce qui est VRAIMENT utile, pour nous, pour notre but recherch; et ne pas se consacrer au reste, qui serait parasite et nous ferait nous gaspiller.
A ce titre, tout PEUT être utile…mais tout ne l’EST pas forcément.

Qu’elle est étrange cette misère mienne
qui permet…ma richesse.

Bloquer, crisper, empêche de changer, de pouvoir changer.

Le désir est une FORME d’intention, qui est une FORME de volonté, qui est…une certaine STRUCTURATION, IN-FORMATION des mouvements de l’individu. Ces structurations se caractérisent à la fois par une emprise – étreinte-crispation – et par une fréquence vibratoire spécifique (à chaue désir). Cette fréquence vibratoire résulte probablement des interactions entre énergies-mouvements spontanés et emprise s’appliquant sur eux.
Il me semble noter que certaines de ces fréquences se ressentent plus nettement dans la gorge, ou la poitrine, ou parfois l’estomac; et enfin, parfois, le sexe, voire les mains. Dans les yeux aussi. Parfois ces vibrations se ressentent dans plusieurs endroits simultanément ou consécutivement.
Ce sont ces vibrations que l’on peut modifier quand on les sait inappropriées, révélatrices et constitutives de mouvements, orientations, inappropriés.

Le temps a raison…de tout.

12/03/16 :
Pour vraiment se libérer il est crucial de se libérer de ses peurs : ne plus s’y soumettre, ne plus agir selon elles.

Bonjour…
Je suis plein de choses.
De ma vie consciente tout provient de mon esprit, suite aux impacts du Monde ou spontanément.

Eviter de s’empêcher de vivre pour des gens pour qui on n’a aucune importance.

En plongeant dans le Réel
je retrouve TOUT – sans attache,
sans refuge, sinon moi.
Plonger. Abandonner tout, et ainsi tout nous retrouve et on retrouve tout. Je n’ai jamais eu peur. Presque. Vivent les Plaisirs.
Que dire ? SOI. SOIT. SOI SOIT.

Honnête sans compromission.

13/03/16 :
Il semble vraiment inapproprié de se bloquer, de se crisper. Il paraît beaucoup plus pertinent et efficace de SE LIBERER – continuellement, constamment – et si nécessaire se réorienter de façon plus appropriée si l’on était en train de s’orienter de façon inadéquate. SE LIBERER de toute emprise, dont notre psychisme. Car notre psychisme est nous – du fait qu’il est avant tout, essentiellement, MEMOIRE – mais nous ne sommes pas que notre psychisme : nous sommes davantage, et différents. Et surtout ne pas se bloquer du fait d’autrui, tant qu’on ne cherche pas indûment à leur nuire. Ne pas se gêner pour des gens qui n’en ont rien à faire de toi ou qui sont uniquement malveillants ou désagréables.
Se libérer !

14/03/16 :
Un déterminisme absolu est envisageable : tout ne serait qu’énergie s’actualisant implacablement dans un grand Cosmos non modifiable. Mais notre expérience de la Réalité, qu’elle soit trompeuse ou non, illusion ou non, nous prouve qu’on peut choisir et changer d’orientation, donc modifier la part de Réalité sur laquelle on peut avoir un pouvoir. Même si ce n’est qu’une illusion c’est ce qu’on peut percevoir et expérimenter, donc qu’elle soit illusoire ou non nous pouvons expérimenter la Liberté.

D’autre part, si vraiment tout était un déroulement implacable, une actualisation inévitable, cela nécessiterait des processus très simples et très peu diversifiés. Ou sinon tout est mélange de grandes variétés d’éléments ou même seulement compositions à partir de très peu d’éléments (ou même d’un seul : par exemple le proton d’hydrogène) mais animés par des énergies – initiales – colossales qui sont facteurs de mouvements très nombreux, pouvant chacuns être indépendants des autres.

Un processus implacable n’est possible que dans un espace qui n’est constitué QUE de ce processus : comme une machine par exemple. Et même les machines finissent par se modifier et avoir des ratés, ne serait-ce que par l’usure.
Or, il y a du vide PARTOUT, permettant des libertés de mouvements, des écarts. L’espace est vraiment le facteur de liberté. Et l’univers, comme le Monde, sont bien lotis en espace.

Enfin, aucune machine ne pourrait tout prévoir, puisqu’elle nécessiterait de contenir absolument toutes les données de l’univers et donc serait aussi grande que lui, et d’autre part, par sa présence même, cette machine modifierait l’état initial de l’univers, y ajoutant des données – elle-même – dans une course sans fin, un mouvement perpétuel.
On peut d’ailleurs envisager cela comme une piste : c’est la conscience, par son ajout d’information par rapport à l’information initiale, qui crée une production perpétuelle et sans fin d’informations. Un événement initial qui se connait crée donc par sa connaissance un deuxième événement-information, et de nouveau la conscience peut connaître ces deux éléments en une nouvelle information qui en crée une troisième et ainsi de suite éternellement…Du moins…tant qu’il y a de l’espace; et s’il n’y a plus assez d’espace il y a concentration, donc chaleur, donc énergie jusqu’à explosion – et ça repart pour un tour.

Enfin, il y a l’usure, de toute chose, qui entraîne modification, donc pas de pérénité possible d’un phénomène, donc évolution, donc liberté.

Il y a véritablement des potentialités qui sont autant de possibilités s’accomplissant ou non, mais qui constituent à elles toutes : les libertés.

De plus, la conscience qui crée des connaissances à partir de simples faits – connaissances qui sont interprétations et productions supplémentaires à partir des faits de base, d’origine – permet de faire des choix, ou aussi de non-choix, par rapport aux possibilités.

De fait, la conscience permet soit une liberté objective, indéniable, par rapport à la Réalité qui serait implacable, soit pour le moins elle crée pour elle-même (la conscience) l’idée, l’information, de liberté (que cette liberté soit une illusion ou non, la conscience se la crée et peut l’expérimenter).
Que le choix soit véritable ou pas, à partir du moment où il existe et qu’on peut l’exercer…la liberté existe.
C’est la merveilleuse condition et chance de l’humain : qu’il soit libre ou non…il peut être libre, donc il EST libre. Au pire, au minimum, il est libre…A SA MESURE – celle de sa conscience.

Le piège étant de prétendre à une liberté absolue…Rien ne peut être absolu, puisque, on l’a déjà vu, tout existe du fait de limites : le fait même d’exister marque une limite, EST limite. Sans limites : ni début ni fin, donc pas de réalité.

Pour ne pas faire des personnes qu’on admire des objets de notre plaisir, il semble adapté de les admirer sans les désirer. Pour cela il semble préférable, au niveau des énergies-mouvements, de donner et non prendre, d’émettre (sans volonté de retour, de « feed-back ») et non recevoir, d’expirer et non inspirer, de pousser et non tirer – et surtout de ne jamais contraindre (et donc pas manipuler, en aucune façon).

De plus, il est préférable de ne pas émettre, ni rechercher, de sensualité. Emettre de l’information utile, de la connaissance pertinente.

15/03/16 :
Que serait la Beauté sans le danger ?

Rien ne réagit plus à l’orgueil que…l’orgueil.

Il est possible que notre quantité de méchanceté soit à la mesure de, et même constitue, notre REPLIQUE au Monde, à la souffrance qu’on ressent de son fait.
Cette vindicte, volonté consciente ou non, de vengeance, de réplique après l’agression initiale par le Monde (ressentie comme telle, en tout cas) peut certes révéler un traumatisme, une blessure narcissique, mais également donner la mesure du narcissisme, justement, de l’orgueil de l’individu.

16/03/16 :
Pourquoi ne vivé-je pas davantage en accord avec ce que je sais et préfère ? C’est une pertinente question qui inclut : quel pouvoir ai-je sur mon existence ?
D’abord : j’oublie. Le plus souvent mon esprit est accaparé par différentes idées, sujets et stimuli, et est ainsi DISTRAIT de l’essentiel : les sensations, et des quelques règles de comportements qui semblent judicieuses. J’oublie de me focaliser, consacrer au plus important : mes ressentis immédiats : ici et maintenant, et mes volontés.
D’autre part, mon excès de fierté – fût-ce orgueil, vanité ou prétention – me pousse à me consacrer à mon… »statut vis à vis d’autrui », mon « prestige », ma « dignité » – choses le plus souvent illusoires, artificielles et infatuées – plutôt qu’à ce qui est vraiment utile.
Certes, je fais cela pour rester crédible vis à vis d’autrui et ainsi pouvoir continuer d’avoir des rapports efficaces avec : je fais en sorte qu’il/elle ne me méprise car sinon il/elle risquerait d’être moins enclin à m’apporter son soutien en cas de besoin.

Enfin, il y a en nous, en proportion variable selon les individus, une part de volonté d’agressivité, de volonté de destruction, de nihilisme, qui nous incite à tout saboter, qu’il convient d’identifier et maîtriser.

Donc : se libérer de toute fierté, orgueil, dignité, vanité, et de tout nihilisme, afin de ne plus se laisser détourner de l’utile : ce qu’on veut et ce qu’on fait pour l’obtenir – et ce qui advient.
Et cela rejoint une réponse à la question « quel pouvoir ai-je sur mon existence ? » : j’ai le pouvoir de me consacrer à ce que je veux.
Cela entraîne de se focaliser sur ce qu’on veut, sur ce qui est utile pour l’obtenir, sur ce qu’on fait; et donc (pour ne pas se gaspiller, ne pas se laisser distraire) ne pas s’occuper de l’avis d’autrui sur nous – tout en sachant discerner les remarques pertinentes ou utiles sur nous et notre activité. S’agit pas de sombrer dans l’égocentrisme ni l’égotisme.

Se focaliser sur l’aise de vivre. S’orienter vers l’agréable, le plaisant. Favoriser les Plaisirs.
On fait si souvent l’inverse…

Il est capital que tout travail consiste à…résoudre des problèmes. S’il n’y avait pas de problème il n’y aurait pas besoin de s’en occuper et donc pas de travail.
D’une façon ou d’une autre, travailler consiste à résoudre une ou des difficultés. Bien réaliser cela…

L’oubli, le sommeil, et la mort…

17/03/16 :
J’ai fouiné aux secrets…
baste ! Je m’égare et disperse
encore aux rongeuses méchancetés
aussi stupides que nuisibles.
Aller vers l’Aise – et sinon, la bâtir !

Chance qui brille et éclaire
les chemins de bonheurs présents
mais insaisissables – comme tout s’échappe.

Les provocations excitent notre énergie car elles commencent par l’opprimer, donc l’empêchent de s’épanouir; d’où une réaction spontanée d’émission, de tension vers la source de la provocation.

18/03/16 :
Je ne discerne qu’une sagesse admissible : le Rire. Jubiler de vivre. Retrouver l’exaltation fondamentale, l’émerveillement suprême, la jouissive stupéfaction, l’admiration initiale.
Dans ces mélanges foutraques d’oeillades et d’étrons, de chevelures et d’urines, de galbes et glaires – les inestimables trésors de nos corps de misères.
Sommes-nous fous de souffrir au-delà du derme !
Décidons les Plaisirs. Décrétons les extases. Imposons les Bonheurs.

On ne dompte pas son Fauve en le fuyant, en le niant, en le subissant ou en se bloquant à cause de lui; on le dompte en le contrôlant : en l’investissant – en contrôlant ses orientations, vitesses et intensités, ses aspirations.

Je continue donc, cette poursuite un peu infâmante. J’ai la beauté partout au fond des yeux, de la cornée à la rétine. J’attrape des courants d’air, les reflets rebondissent sur ma peau.
La parole n’est vraie que libre, quand c’est elle qui s’exprime et non notre encéphale de trop.
Boursoufflé, distendu d’inutile, ma masse avide de sucre et de sang logée sur mes épaules.
Je jaillis de nouveau des entrailles parisiennes, sous un soleil vaporeux.

Tout de moi est frappé au coin de la tristesse, finalement : du manque qui encombre, d’une sorte de vie assassine – comme chaque.
Le sens c’est un songe d’épiderme,
une profondeur de viande,
un but de tripes.
Digérer explique, éjaculer répond, après avoir tendu.
La réplique du bonheur.

Appelle-moi du vide et j’irai pour t’effleurer.
S’effeuille le Monde,
accolades, accoudoirs, sombre et poussoirs,
boudoirs et caves inutiles.
On stocke presque ? Nous oeuvrons, aussi.
Je trébuche, parmi mes doigts, par-dessus mes paumes,
en-deçà de mes pieds.
Je ne serai donc un aspic !
Pas plus qu’une outre à désarroi.
Ramasser des perles, sonder
débris, râcler des gorges, sans apostrophes.
Fini danger.

Sans vivre avant. Absurde.
S’en vivre d’autant. Cent vivre avenant.
Maintenant j’ai donc un début
d’oreille; retrait d’un oeil.

Alors donc mourir ? Sans regret.
Filer. J’entends tous les autres.
Me voilà bien puni d’être moi-même ?
Tu peux arrêter de me faire ricaner
on a inventé des allumettes – pour tous.
Prout…C’est bien, prout.

Je ne savais pas, il y a longtemps, que je cherchais à capturer. Je ne me savais pas chasseur.

Maintenant ça va presque.
J’arrive à ce nouveau versant ?
J’aurais envie d’avoir envie ?
Sans blague est peut-être mon apostrophe favorite.
Ou ma conclusion.
Je ne prends pas n’importe quel murmure.
Si tes soupirs ont une saveur qui ne m’inspire.

Curieuses nos résistances…Hein ?

Puiser. Puiser encore. Les battements au creux des côtes. Et je pense à untel, et j’oublie ça. Ma colère ne se mérite pas. Mon orgueil s’est refusé. Mon esprit ? C’est un peu vif, savez-vous ?
Figurez-vous une audition .
Entendez-vous des visages , des mains : des sauvages, en somme.
Comme ceux plaqués aux parois des siècles, des millénaires, dans les grottes là-bas.
A-t-on vécu de pierres ?
Les belles histoires que voilà.
Des épousailles, des vraies.

Je n’ai rien de cette part que j’eus voulu.
Rien à redire je n’ai pas essayé.
Toujours semblant, toujours simule.
Mourrai-je d’un vieux palu
dans un jeune dispensaire, au sud,
en l’Afrique ? Aucune importance.

Célibataire ça n’est que ça : n’avoir aucune importance. N’être d’aucune importance.
Me complais-je à cette disparition ?
Très probable.
Je voudrais pas tricher. Je ne vous imite pas. Pourtant, même mes erreurs ont peu de goût. Finalement.

Quand on affleure c’est peut-être plus simple ? Je ferme mes yeux pour remonter. Je ferme mes yeux pour émerger. Au long des silences.
Au loin les je-ne-sais-pas-quoi.

Amusant : ne pas être aimé est une liberté dont on se plaint. Arrête de pleurer, crocodile ? Je ne me plains même pas. Et je ne pleure.

19/03/16 :
Qui ne se vit totalement meurt davantage qu’il (ou elle) ne se vit.

Que tu veuilles te convaincre et satisfaire d’espoir hypothétique, libre à toi, mais il est préférable que tu ne me tiennes pas rigueur de ne pas vouloir faire de même.

Deux choses nous définissent : ce qu’on fait, et ce qu’on s’interdit.

20 – Printemps 2016 :
Amour Soupçons et Nihilisme.
– Dilections.

Se focaliser davantage sur ses qualités que sur ses défauts.

Vis à vis de la méchanceté il semble souvent approprié de jouer la comédie…Mais sans aucune complaisance.

Utiliser l’acuité de notre méchanceté…pour autre chose que de la méchanceté – pour la célébration de l’Existence et pour les Gentillesses.

21/03/16 :
Les longueurs , comme les langueurs
les hauteurs de leurs auteurs
la vie cependant, la vie et ses pendants,
qui trouve le rire atteint la rive
– l’Autre Rive, flexible.
Flexible félicité.

Sur la cuvette, stable alliée,
j’évacue l’inutilisable
dont émanent de peu flatteuses fragrances.

Les contrariétés inutiles peuvent nous rappeler de nous concentrer sur l’utile…

Quand on réprouve un comportement qu’on estime nuisible, alors il convient de se l’interdire systématiquement : de l’abandonner définitivement – sans se garder « une occasion pour s’y livrer ». Abandonner définitivement les comportements qu’on réprouve.

Ne pas faire d’autrui notre poubelle émotionnelle ou sentimentale : notamment pas les femmes, auxquelles beaucoup d’hommes, consciemment ou non, attribuent ce rôle. Oui, beaucoup d’hommes traitent les femmes comme leurs poubelles : poubelles pour leurs émotions, leurs sentiments, leurs idées, leur sexualité. A ce dernier sujet il n’est que de constater qu’ils considèrent très normal de se faire sucer mais en parlent comme de quelque chose de dégradant, et s’ils pratiquent la sodomie ils en font pourtant une insulte : « enculé(e) ». Cela prouve bien l’estime réelle qu’ils ont pour les femmes.

En fait, je tente, depuis des années maintenant, de faire de ma vie, sinon une oeuvre ou même un parcours, du moins une recherche philosophique : quête de sagesse. Sagesse en tant que mode de comportements permettant d’optimiser nos rapports à l’Existence.

Ne pas attendre d’autrui qu’il ou elle nous ressemble.

22/03/16 :
Quand je suis librement moi – donc tout à fait sincère – je suis très CHANGEANT : à chaque seconde j’évolue et change.

Erreur que de transformer les limites en pièges.
Qui se piège dans une limite prouve qu’elle est nécessaire pour lui.

Peut-être que la principale chose qui dé-range les gens en moi est que je leur rappelle instantanément qu’on est tous et toutes, avant tout et le plus souvent, des guignols qui nous donnons des airs et jouons les êtres d’importance.
Alors que nous sommes…aussi…des sacs à merde paumés éperdus; et non des génies immaculés.

Mais nous sommes aussi, toutes et tous, des merveilles splendides, puissantes, performantes jusqu’au fantastique.

Revenir aux fondamentaux : qu’est être conscient ? Percevoir. Qu’est percevoir ?
Savoir, par une sorte de communion, ce qui constitue la Réalité dont nous faisons partie…? Percevoir c’est : intégrer en soi une partie du Monde, et résonner de notre propre présence.

23/03/16 :
Accroître la crispation qu’est spontanément, naturellement, la conscience, voilà l’erreur – sauf si c’est indispensable, car cela influe sur les réalités (au moins celle de l’individu concerné)

24/03/16 :
Qui peut ne pas dégrader peut préserver.

Aux passages, aux instances
aux conjectures sur conjonctures
aux sutures comme soupirs
à tout ce qui a le sang rouge
des semblants et troublants
hommages. Hommages sans rage.

J’ai un jeune collègue de 23 ans. C’est amusant : à le voir et entendre, il me semble q’il me perçoit – moi homme de 46 ans – comme je percevais les hommes de 46 ans quand j’avais son âge : vieux, mature, sérieux, grave, un… »monsieur ». Alors que je ne me sens ni vieux, ni mature, ni sérieux, ni grave, ni « monsieur ». Je lui ai dit.
Intéressant.

25/03/16 :
Nous voulons retentir le Merveilleux
acquiescer aux Bonheurs, savourer nos intermèdes organiques.

Il est des domaines, sujets, qu’il est préférable de ne pas étudier; sous peine de leur nuire, ou de produire des conséquences néfastes.

Etonnons-nous !…

Abattre toutes nos cloisons invisibles
qui font de nos rues des labyrinthes froids.
Libérer nos dilections et retrouver les Rencontres.

Réprimer sa méchanceté c’est la subir. Réorienter et transformer ses mouvements pour des dilections c’est se libérer en s’améliorant.

26/03/16 :
Quelle qu’en soit la cause, si tu te crispes cela vient de ton esprit.
Si tu décrispes ton esprit, si tu décides de ne plus le subir (ce qui requiert d’en produire l’idée, certes…) alors tu ne te crispes plus.
Si c’est une inquiétude qui te fait te crisper, tant que tu restes crispé tu ne peux t’en libérer. Pour s’en libérer il faut se libérer de son emprise donc d’abord se décrisper, puis régler l’éventuelle difficulté vis à vis d’elle – par l’honnêteté, le respect, la volonté de liberté et la dilection.

27/03/16 :
M’applique le Monde sur lui-même.
Je suis certes Révolution – du Monde sur lui-même.
Un souvenir décide, se fraie un chemin – parmi d’autres.
Parler ? De quels mots ? Avec quelle expérience ?
Même hors de Réalité – c’est une idée qu’on craint.
Peur de soi ?

A partir d’ici – ICI – je ME vis. Je m’occupe de moi.
TOUT ce dont je suis conscient je le vis sans entrave, SANS AUCUN MENSONGE.
Plus aucun mensonge de compromission, de soumission – NON.
SINCERITE TOTALE car il n’y a qu’ainsi que je connaitrai vraiment tout ce que j’expérimente, tout ce que je peux savoir de mes Réalités – et ainsi je pourrai m’améliorer. VIVENT LES REALITES !

28/03/16 :
Les couleurs, claires-obscures, et certaines musiques, que j’affectionne révèlent mes goûts pour l’ambiguïté, jusqu’à l’interlope. Plus précisément : j’aime ce qui ne prétend pas être uniquement honorable ni digne, et qui justement se joue des frontières pour mieux révéler les aspects qui peuvent se moquer et remettre en cause notre ridicule orgueil.

29/03/16 :
Intéressant de constater qu’une grande intelligence va souvent de pair avec une grande fierté – pour ne pas dire grand orgueil.
L’intelligence est susceptible…
Veiller à ce que notre intelligence ne soit pas susceptible.

30/03/16 :
Il n’y a qu’une richesse : la Santé
Le reste c’est du luxe.

Pusilanimité n’est ni pacifisme ni sagesse : seulement…couardise.

Ne pas faire ce que veulent les gens, faire ce que l’on veut, tout en les respectant.

TOUT PEUT ETRE UTILE – TOUT EST INSTRUCTIF.
Savoir apprendre de tout, notamment de nos expériences déplaisantes. Savoir discerner l’utile dans toute situation

Respect et estime de soi suffisent. La fierté et l’orgueil sont des excès – aussi inutiles que nocifs.

Coopérer avec les Réalités – pour les Aises.
Ne plus se gaspiller pour des actes inutiles.
S’actualiser utilement.

Les commentaires sont fermés