conscience 63

31/03/16 :
Là-bas dans le temps,
lointain en battements de coeur
pourquoi ai-je fait cela ?
Par vengeance.
Vengeance diffuse, confuse – ruse.
Vengeance – le nom de mon écho au Monde
Vengeance – le pus sourdant de mes plaies
Vengeance – la mesquinerie de mes mesquineries
Vengeance – le rebond du crime
Vengeance – l’impasse qui s’enfonce
Vengeance – la mort qui se creuse
Vengeance – le poison qui s’admire
Vengeance – l’horreur qui se raffine
Vengeance – l’erreur d’évidence.
NE PAS SE VENGER.

Il y a peu de choses que je me reproche, mais avoir joué à « je te ferai souffrir avant que tu me fasses souffrir » fait partie des choses que j’estime être mes erreurs.
Et c’est toi qui a pleuré – alors que le crocodile c’était moi , petite gazelle. Là-bas dans nos adolescences.

01/04/16 :
Cesserons-nous de faire « d’humain » une insulte ? Surtout vis à vis du reste de la planète.

Vous n’êtes peut-être pas malveillants
mais au moins veillant mal.

Chercher la poésie
pour les fulgurances qu’elle émet
l’efficacité qu’elle constitue
dans la communication utile-essentielle.
La poésie : l’optimisation du discours.
Intelligence et sensibilité, utilité et beauté.

Avoir la beauté, la classe ?
La classe du rapace
– hors lacération des chairs.
Beauté du rapace scrutant la plaine.

02/04/16 :
Ha l’infamille !…

03/04/16 :
Tout ce qu’on se crispe vis à vis d’autrui, c’est autant d’emprise sur nous qu’on lui accorde.
Tant que tu n’as pas compris ça, il t’est d’autant plus difficile de te désaliéner d’autrui.

Si tu ne sais pas s’il y a quelque chose de divin dans ces Réalités, alors il est inapproprié, non pertinent, de juger quelqu’un sur sa religion.

La conscience précède, constitue, accompagne et dépasse la pensée. S’occuper de conscience plutôt que s’enfermer dans les pensées.

04/04/16 :
Encore un jour heureux, pour moi, sur cette planète magique et sensible.
Les fulgurants plaisirs d’exister, les extases aussi évidentes que quotidiennes
qui ne me font pas oublier le bonheur qu’elles diffusent, infusent, perfusent.
Qu’il est bon d’être présent.

05/04/16 :
La première crotte du jour
la selle qui nous met en selle.
Des odes à la table et pas à la cuvette ?
Célébrer l’entrée des victuailles
et non leur tout aussi vitale sortie ?
Allons ! Que les choses soient claires
manger n’est pas plus noble que déféquer.
Chier mérite un poème !

Par-dessus tout, ne jamais oublier de S’AMUSER des Réalités, avec l’Existence. S’amuser de tout ces mystères que l’on prend trop au sérieux. Ne peut être considéré comme sérieux et important que ce qui dure, non ? Or…peu de choses durent…
S’amuser – car tels sont le vrai plaisir, la vraie honnêteté, la vraie humilité. Et…lâche-nous un peu, ô penseur !…Ha ha !

06/04/16 :
En Inde, Richard Davidson, neuroscientifique, s’intéresse aux moines bouddhistes plongés en « thukdam », état dans lequel les preuves biologiques de vie ont disparu alors que le corps reste frais et intact pendant une semaine et plus…

07/04/16 :
Si tu hais pour ta ou tes divinités – qu’elles soient fictives ou non – tu en fais une ou des divinités haineuses…

Que la Grande Dissolution nous soit clémente.
Du milieu de la Destruction je contemple
toutes ces émergences qui s’éclaboussent
en autant de disparitions.
Sommes-nous la farce de quelque jeu espiègle ?
Nulle autre vérité qu’envisageable.
Nous décidons et affirmons que nos corps sont Volonté, Dilections et Courage.
Des formes de Consciences.
Nous avons davantage goût de vie – que de mort.

Séduisant comme la haine.
Quand beauté rime d’acéré.
Tranchante admiration.
Non signifie autre chose. Autre chose.

Certain de majoritairement refuser d’être méchant je puis me libérer totalement et discerner mes horreurs – afin d’efficacement les rectifier : faire vivre ce que j’estime meilleur de moi.
Mange ta méchanceté et mange ta peur.
SE LIBERER TOTALEMENT c’est ne plus mentir du tout.
Pour épargner ou améliorer on peut ne pas révéler la vérité, mais pour épargner et améliorer on peut ne pas mentir.
Cesser tout mensonge, refuser de mentir. Comprenne qui peut.
HONNETETE (plutôt que sincérité…)

Ce que j’ai trouvé par rapport à ce qu’on réprouve c’est : en transformer les mouvements-énergies. Transformer sa haine en gentillesse, transformer sa colère en joie, son orgueil en humilité.
Seule reste…non transformable…la tristesse. Mais si : transformer sa tristesse en activités constructives utiles. Transformer sa colère, son irrascibilité en joie.

Transformer sa contrariété en enthousiasme.

Ce qui m’horripile c’est d’estimer posséder un trésor et n’avoir personne avec qui le partager. Voilà pourquoi je continue mon Grand Oeuvre : mes carnets.

08/04/16 :
Nicolas Gardel, trompettiste : « Bacchus ».

La vie est toujours jeune – veiller à ce que notre esprit aussi.

La colère vise la vie; la gentillesse libère la vie.

Quand on sait quelque chose néfaste : CHANGER.

Les arbres poussent de nouveaux bourgeons,
les feuilles apparaissent, du marron sort le vert,
du dur jaillit le tendre, du solide surgit le fragile.

Du jour où tu réalises que travailler – qquel que soit l’emploi, dès lors qu’il est honnête, et non nuisible – c’est résoudre des problèmes et ainsi participer à un projet commun à toute l’humanité d’amélioration du Monde, tu commences à comprendre l’importance de bien faire son travail : précis et fiable; de sorte de ne pas avoir à y revenir, et que celles et ceux qui viendront après toi pourront s’appuyer dessus et progresser, aller plus loin. Voilà la vertu du travail : essayer d’améliorer le Monde.

Qu’est-ce qui est néfaste ? Se gaspiller.
Qu’est se gaspiller ? S’occuper de choses inutiles.
Que sont les choses inutiles ? Celles qui ne m’apportent rien, ou qui n’améliorent pas ma condition.
Ne pas se gaspiller signifie : ne s’occuper que de son Aise – ce qui la produit et ce qui la maintient. Laisser le reste.

09/04/16 :
Ce qui est indéniable c’est que ce sont les êtres humains qui luttent contre le cancer de leurs enfants.

10/04/16 :
Qui n’affronte ses peurs y reste soumis.
S’il y a crispation c’est qu’il y a peur.
Qui n’affronte ses crispations, qui ne se décrispe, reste soumis à ses peurs.

11/04/16 :
Fourbe nostalgie de l’erreur –
La suave saveur funeste du crime.
Poisseuse présence qui se fait centre
sordide gravitation et fébrile reptation.
On s’emplit d’un sinistre frisson
fallacieuse délectation
prémices aigres qui jouent au sucre.
La haine, qu’on devrait haïr – comment la dépasser ?

12/04/16 :
Je ne sais comment l’exprimer
mais je veux écrire le Miracle.
Pourquoi l’évidence de la tragédie
est-elle plus facile à exprimer,
jusqu’à en paraître plus lyrique ?
Le bonheur est humble;
que l’aise soit discrète.

Refuser la méchanceté. Telle est peut-être ma seule lucidité – sinon sagesse.

Admirer et respecter la Vie et les Réalités – le Monde. De toutes nos énergies.

13/04/16 :
Qui cherche le malaise le trouve.

Je suis si frustré, si triste, si éperdu, si désemparé, si…vivant. Si seul. J’en suis en partie responsable, mais…l’affection que j’aurais voulu m’a si souvent paru me fuir…
Je suis égaré.

La solitude est le plus pesant des vides.

Qui, mieux et plus que toi, peut aimer tes Réalités ? Personne.
C’est toi qui peut le mieux aimer tes Réalités, leur fournir la tendresse, l’attention, l’affection – la gentillesse.

Peut-être que l’esprit, comme le reste du corps, a besoin d’excréter, « déféquer »…D’où certaines idées ?…

Je ne me nourris plus de rêve
ça manque de fibres.

Il me semble qu’une des meilleures façons de s’améliorer est de ne pas chercher la perfection, mais simplement de se rendre bien résolu à s’améliorer continuellement, petit à petit – et d’agir ainsi.

14/04/16 :
Vivre : festin étrange.
Tous les convives s’en vont
chacun à sa façon
mais tous suite au dessert.

Ne pas s’obséder de ce qu’on réprouve.

Tout t’entoure, et tu cherches encore.
Tant te précède et tu imagines fuir.
Notre vie pour fantasme
comment lâcher la gorge ?
Comment dissoudre la rage ?
Résoudre l’ogre.

Tout ce que tu admires dans un être vivant c’est : LA VIE ELLE-MEME.

Oui, tout est là : optimiser nos mouvements.
Actualiser pleinement nos mouvements
bienveillants, constructifs, et TRANSFORMER nos mouvements malveillants en bienveillants. Construire. Transformer et recycler la méchanceté, la haine – tout le reste de nous qui n’est pas gentil peut être exploité.
Transformer ses mauvais mouvements. C’est ça aussi Optimiser l’Intention.

15/04/16 :
Transformer également nos mouvements d’aversion en mouvements de bienveillance – sans pour autant approuver ou collaborer à ce qu’on réprouve, mais éviter le plus possible l’exclusion de qui ou quoi que ce soit tant que ça n’est pas nuisible.

Il vaut mieux faire AVEC le Monde. Parfois contre, parfois malgré, mais toujours avec. Prétendre cloisonner le Monde c’est se cloisonner. Prétendre exclure quelque chose du Monde c’est s’en exclure soi-même aussi. Prétendre s’exclure du Monde est une ineptie.
Le mieux est de COMPOSER AVEC le Monde.

De fait, le mieux est d’apprendre à composer avec les choses qui nous déplaisent; donc notamment en transformant les mouvements que suscitent en nous les choses qui nous déplaisent : transformer les mouvements que suscite en nous ce qui nous déplait, en mouvements constructifs et qui nous plaisent ou au moins ne nous créent pas de malaise.

En fait, vivre consiste à profiter et produire de l’aise, et transformer nos malaises en aises – si on le peut. Sinon, transformer notre malaise en ce qui peut nous gêner le moins possible.

Vivre c’est transformer.

Rejeter quelque chose du Monde c’est se rejeter d’autant soi-même du Monde.

La haine est l’autre part de nous, qu’il est préférable de ne pas laisser dominer. Ne pas laisser notre haine nous dominer.
DOMINER NOTRE HAINE, ET LIBERER NOTRE DILECTION.

Une des difficultés dans la réorientation, comme dans la transformation, de nos mouvements est de réussir à le faire dans la continuité : sans rupture, ou brisure (bien que la rupture puisse parfois être utile).

Ainsi, bien qu’il soit parfois pratique et approprié de transformer de façon « saltatoire » nos énergies en mouvements, il semble plus utile pour vraiment se modifier soi – quant à la source que l’on est – d’effectuer les modifications dans une continuité – sans saut énergétique.

Quitte à nous tourmenter nous-mêmes, on a tendance à le faire avec ce qui nous révulse le plus et vis à vis de ce qui nous est le plus cher.

Je ressentais ce sourd émoi
ce frisson proche de la braise
remuer mes entrailles à en brasser cruel
c’était cela l’alerte, la menace
le plaisir en son pire
la rage nihiliste, l’horrible émergeant.

Ce n’est pas l’amour mais l’orgueil qui cherche l’absolu; l’amour sait établir des limites, mais l’absolu est excès.

16/04/16 :
« L’expérience de chacun est le trésor de tous » a écrit Gérard de Nerval.

18/04/16 :
Ce que tu produis en toi tu le produis dans le Monde, dans les Réalités. Choisir quelle source on est, ce qu’on produit.

19/04/16 :
Un de secrets du bonheur est simplement de s’appliquer du mieux que l’on peut en tout ce qu’on fait. Le fasse et réalise qui peut.

20/04/16 :
S’actualiser en violence est-il utile ?
Très rarement. Car la violence opprime et détruit. Quand la violence n’est pas utile, émettre de la gentillesse affectueuse.

Faire ce qui est mieux pour la situation – qui t’inclut.

On frime…parce qu’on s’imagine que pour être aimé il faut dominer, ou tout simplement pour acquérir du pouvoir sur autrui.

En cas de difficulté, agir pour améliorer la situation globale dont on fait partie, et non uniquement notre condition. Voilà qui est pertinent.

21/04/16 :
Dans les rapports humains TOUT est affaires de conventions.

Moralement la société humaine est la combinaison de ce que chaque individu en fait : la composition obtenue à partir des agissements de tous les individus.

Il est une forme de perversité qui donne l’illusion d’un amour total : qui allierait tendresse et méchanceté, amour et haine, gentillesse et sadisme,, respect et mépris. Mais c’est une illusion, un mensonge de l’esprit : s’imaginer ou se convaincre qu’un sentiment, et par suite, un comportement pervers puisse être un mélange d’amour et de haine, de maveillance et de bienveillance. C’est fallacieux : la perversité prévaut dans la motivation. Et même si la perversité était le sentiment « total », elle serait à proscrire puisqu’il y aurait la part de haine. La bienveillance, l’amour, la dilection sont préférables quand ils TRIENT, filtrent, pour éliminer les choses néfastes.

S’en remettre à qui ou quoi que ce soit – ou prendre à témoin – pour s’améliorer est inapproprié : même si on peut se faire aider, on s’améliore par soi-même.

22/04/16 :
Prince est mort hier. Triste nouvelle. Perte artistique indéniable. Merci à lui pour les plaisirs qu’il nous a fournis. Mort subitement…

Toujours cette leçon que nos rappellent les morts : vivre TOTALEMENT chaque instant – sans retenue inutile.

23/04/16 :
Le véritable amour – qui s’anime aussi d’altruisme – sait éviter de désirer, si c’est préférable.
C’est cela aussi la Dilection : aimer sans désirer.

Le plaisir c’est l’espace, la douleur c’est le temps ? Et vice versa ?

En cas de doute, toujours se demander : qu’est-ce qui préserve la paix véritable ? (pas celle par fuite, compromission ou soumission, mais bien celle juste, honnête et durable)

24/04/16 :
Ce que je désapprouve de la part de tout système de croyance religieuse c’est de ne pas s’occuper directement des Réalités et des faits, mais de toujours le faire via des intermédiaires (les textes et les rituels) et à partir de quelque chose d’hypothétique, dont l’existence n’est pas certaine (les divinités, et leurs supposées valeurs, volontés et intentions).
Par le fait, les croyants religieux ont des comportements qui constituent un déni de réalité et procèdent de lui. Leur rapport au Monde est en partie une fuite par rapport à la réalité puisque pour parler d’elle, et parler d’eux (et elles) et justifier leur actes ils invoquent ce qui jusqu’à preuve indubitable du contraire n’est qu’un ensemble d’hypothèses.
Ainsi ils transforment leur rapport à la réalité en faisant passer tous leurs rapports à elle par un filtre de type spéculatif jusqu’à l’imaginaire.

Ils (et elles) posent toujours un intermédiaire entre soi et le Monde, entre l’individu et les Réalités incontournables; et cet intermédiaire n’est en rien certain : il n’est qu’un ensemble d’hypothèses et de spéculations.
Les gens religieux se réfèrent à des hypothèses alors que les réalistes se réfèrent aux faits, aux preuves irréfutables, indubitables, concrètes.

La démarche intellectuelle des croyants religieux, dès lors qu’ils prétendent affirmer leurs croyances comme des vérités, n’est pas honnête ni humble – que ce soit intellectuellement ou concrètement.
Ce n’est ni réaliste, ni pragmatique ni empiriste : c’est fictif, idéel, hypothétique et spéculatif.

Mesdames et messieurs les êtres humains religieux, nous pouvons essayer d’être aussi honnêtes qu’indiscutablement pertinents, et donc : occupons-nous des faits indubitables et non des assertions et inférences qui s’appuieraient sur elles.
Nous pouvons être factuels et non spécieux.

25/04/16 :
Trop croire en une divinité c’est, consciemment ou non, commencer à se croire autre chose qu’un être humain, et commencer à se prendre pour une divinité.

Je préfère me tromper d’être quelqu’un plutôt qu’avoir raison d’être personne ?
Ca dépend en quoi j’aurais raison et en quoi j’aurais tort.

Finalement, il me semble que pour que la dilection soit libre il est utile de garder en soi une part de…son opposé : la méchanceté.
Oui : tout peut être utile, surtout si on sait doser.

27/04/16 :
Si on est honnête, alors ce qu’on veut nier des Réalités a tendance à s’imposer à notre esprit.
Il est inapproprié et inefficace de nier ce qui existe; plus utile est de composer avec et s’efforcer de s’améliorer et d’équilibrer l’ensemble formé par soi et le Monde.

28/04/16 :
Et il ne restera rien ?
Seul le présent se prouve
et ne vaut que par le plaisir.

29/04/16 :
En toutes circonstances, à chaque instant, s’occuper de l’Utile : des qualités plutôt que des défauts, des possibilités plutôt que des impossibilités.

Partir est mon arrivée.
Je veux commencer mais arrête d’abord.
Oui, en réponse à ce monde
ma folie est ma seule sagesse.

La vérité c’est que c’est l’EXCITATION que j’ai toujours recherchée : l’Excitation.
Qu’elle me soit procurée par le sexe, la drogue ou l’illégalité n’était que d’importance secondaire.
Or…depuis des années je n’ai plus ni sexe, ni drogue, ni illégalité – je me les interdis (le sexe sans amour, du moins; et comme je ne rencontre personne dont je puisse devenir amoureux…).
Voilà…le SEUL problème : celui qui explique toutes mes erreurs, toutes mes errances, tous mes atermoiements.

02/05/16 :
Colère
Orgueil
Méchanceté
Peur
Tristesse
Egoïsme
Servilité
Voilà les COMPTES funestes qui nous manipulent.

Acheter « Insectopedia » de Hugh Raffles.

03/05/16 :
D’une certaine façon je suis fâché contre « Dieu », au moins contre la divinité en laquelle je m’étais convaincu de croire, après avoir joué le jeu d’accepter pour « vérités divinement révélées » des choses écrites dans des livres (surtout la Bible).
Et au-delà du dieu de la Bible, au-delà de YHWH , c’est toute ma démarche intellectuelle : ma quête philosophique, mes recherches d’idéaux (démarche antérieure à la découverte de la Bible, qui pour ma part date de 1990), qui est remise en cause.
Car j’ai cru et voulu que mes recherches pour respecter le Monde, pour mieux le traiter, me permettraient d’obtenir une…RECOMPENSE valable.
Ayant compris et voulant respecter mieux le Monde, j’ai donc cherché des connaissances qui m’ont orienté vers une quête de philosophie, qui m’a orienté vers la mystique, qui m’a orienté vers la quête de sagesse(s). Et la quête de sagesse m’a orienté vers l’honnêteté, donc vers la quête de vérités.
Or…la quête de vérité m’a, au mieux, seulement permis de développer une certaine acuité – peut-être plus performante qu’avant – mais finalement cette acuité m’a surtout révélé…davantage ma solitude, mon célibat – et m’a même poussé à me distinguer d’autrui avec qui je pouvais de moins en moins, et de moins en moins souvent, être en accord.
Cela m’a amené à découvrir avec plus d’acuité mes erreurs et mes défauts, et mes frustrations et mes colères, et tristesses (et angoisses en 2002 et 2003).
Mais sinon je n’ai…rien gagné de tous mes efforts et toutes mes privations (drogues, sexe, vols…). Au contraire, par les frustrations produites je m’en suis crée des problèmes – parfois vraiment gênants…

Mais finalement qu’ai-je vraiment voulu ? L’amour et le succès en musique ?…Ai-je vraiment essayé de les obtenir ? NON. J’ai juste attendu, vaguement espéré, escomptant que cela me serait « offerté, « m’arriverait », comme un dû…

Finalement que puis-je apprendre de cela ?…Que le plus sûr moyen d’obtenir est de vouloir PUIS de faire des efforts pour l’obtenir.
Finalement j’ai découvert l’importance de la VOLONTE, et surtout la Volonté traduite en INTENTION accomplie en ACTES. Agir pour ce qu’on veut. Et raffiner, purifier sa volonté.
Voilà ce que je comprends à présent.
Oui : OPTIMISER L’INTENTION – ET AGIR EN CONSEQUENCES.

Héhé !…Juste après avoir écrit ça (100 mètres plus loin sur le chemin vers le parking plus éloigné où justement je me gare par refus du racket immonde tenté par la mairie d’Epernon) je trouve…un billet de 10 € ! Que je donnerai à un miséreux, car moi je l’avais pas donc il ne me manquera pas, alors qu’à un ou une mendiante il manque. Et ça fait des années que l’argent que je trouve je le donne. A moins que la somme soit importante, auquel cas j’en donne la moitié et je garde l’autre.

04/05/16 :
La difficulté pour optimiser l’intention est que la plupart du temps l’intention est suscitée par un manque, et que le manque provoque frustration qui entraîne souvent colère qui produit méchanceté. Et si on veut anticiper la méchanceté…on se crispe.

La question est donc : comment éliminer de soi la méchanceté ? En discernant son inutilité, et ensuite en s’occupant de ce qui est utile. Mais cela implique d’avoir constaté les méfaits et l’inutilité (pour ce qui est d’améliorer le Monde) de la méchanceté…
Peut-être ce Monde est-il un filtre, une distillation, une décantation ?…

Finalement il n’y a que l’orgueil qui nous fait hésiter vis à vis de la méchanceté : par l’attrait que le pouvoir que confère la méchanceté peut procurer à qui s’y adonne.
Raison de plus, lorsque la méchanceté commence à émerger en nous, de revenir à l’humilité : à notre faiblesse désemparée initiale, à notre ignorance fondamentale.

En cas de doute, DONNER plutôt que prendre ou garder.

L’absolu est criminel…

Afin de ne pas se laisser manipuler par la colère il est souvent utile et préférable d’abandonner certaines choses, de ne pas s’en occuper; comme par exemple : les provocations d’autrui.

05/05/16 :
Reconnaître qu’en nous il n’y a pas que ce que l’on veut. Mais se crisper sur ce qu’on n’y aime pas c’est l’y maintenir. Se décrisper.

Si quelqu’un voulait s’emparer de toi, te corrompre l’esprit malgré toi, il serait obligé de s’y consacrer continuellement, incessamment et serait aussi corrompu et obsédé de toi que toi de lui (ou elle). Voilà pourquoi personne ne ferait cette folie…Sauf un fou ou une folle, qui ne serait par le fait par vraiment puissant.
Une raison de plus pour ne pas se crisper des éventuelles influences d’autrui. L’influence commence quand on se crispe – sinon c’est qu’il y a concordance, ou discordance mais sans nécessité de se crisper : simplement la rencontre de deux entités différentes et qui préfèrent demeurer telles.

06/05/16 :
Mon esprit a tendance à s’orienter vers ce qui empêche ses libertés de mouvements (donc notamment vers les interdits, les inquiétudes et les détestations), aidé en cela par la nature première des énergies qui composent les mouvements dont il est lui-même constitué, et cette nature première est, par l’actualisation d’elle-même, la dissolution : l’auto-destruction.
C’est pourquoi une des motivations sous-jacentes, consciente et inconsciente, est : la vindicte; la volonté de se venger du Monde, de lui répliquer avec une méchanceté qui réponde à la douleur, ou au moins contrariété, qu’il nous a fait ressentir. C’est cela qui est néfaste.

SE TRANSFORMER – en ce qu’on peut être de meilleur.

Tu ne peux résoudre une difficulté sans t’en occuper.

Souvent, qand on se sent oppressé en public c’est parce qu’on ne libère pas ses mouvements, qu’on crispe ses énergies. C’est notamment de l’égoïsme.

Que cherches-tu ? Que veux-tu ?
Tes réponses expliquent beaucoup – de toi et de ce que tu ressens.

La vie n’a pas qu’un âge.

Vraiment choisir c’est aussi vraiment abandonner.

08/05/16 :
Merci à tous les êtres humains qui ont lutté contre le nazisme et nous ont ainsi permis d’être libres.

Cesser l’angélisme, la complaisante candeur : l’origine de ce Monde n’est pas que douceur (si jamais elle l’est…vu les énergies colossales nécessaires…) et la conscience n’est pas que gentillesse (elle est avant tout emprise) : elle est initialement composée d’énergie de type volonté intransigeante.

S’occuper de ses propres défauts, au lieu de s’occuper de ceux des autres, qui en plus n’en sont peut-être même pas.

09/05/16 :
Capital pour soi comme pour le Monde : on peut veiller à ce qu’on produit en soi. Ne pas produire de haine, de méchanceté, de colère. Quelle Source du Monde es-tu ? Tu peux choisir si tu te fais source amère ou source doucement fertile.

Quel effet cela te fait-il de n’être pas au niveau de tes héros ?
Comment t’accomodes-tu de ne pas lutter contre le système qui exploite la plupart des êtres humains ?

Le constituant principal de la Jeunesse ? L’enthousiasme. Et la curiosité.
Quand on perd l’enthousiasme on perd la jeunesse. Et la curiosité participe de l’enthousiasme.

Réagir en se contrariant nous fait produire de la colère, qui entraîne violence et méchanceté. Si on réagit autrement qu’en se contrariant on supprime la colère et la méchanceté qu’on aurait pu produire.

M’agacent ces gens qui prétendent t’avertir mais en fait ne veulent que t’empêcher de dépasser leurs faiblesses et d’échapper à leur servilité ainsi qu’à leur emprise.

Capital est ce que tu produis en toi : parmi ce que tu peux contrôler, ce que tu produis en toi d’émotions et d’idées – cela c’est crucial.

10/05/16 :
Intéressant de constater que tout ce que je réprouve me déstabilise, en m’incitant à produire des choses néfastes en moi, comme : la colère, la détestation, la méchanceté.
Je peux réagir de façon plus utile à ce que je réprouve : comme pour toute contrariété, chercher l’utile et non le néfaste.

Se méfier : le désir procède souvent davantage d’un égoïsme que d’une admiration altruiste.

Je titube, claudique et rampe
sans autre information que ma stupeur.
Certains s’en remette – je m’en rajoute.

11/05/16 :
Stocker ses nuits
au musée de la pleine lune.

12/05/16 :
La main !…Gloire à la main.
Gloire AUX mains.

13/05/16 :
La Dilection se dilate pour protéger par elle-même, et se rétracte pour protéger d’elle-même.

14/05/16 :
On ne peut être vraiment soi si on fuit son ESPACE; car nous sommes avant tout : Espace. NE PAS FUIR, ne pas fuir son espace. S’occuper de tout ce qui est en notre espace – TOUT. Ne rien en fuir.

Finalement l’espace que l’on est est occupé par les stimuli physiques et par ce à quoi on applique notre esprit. Donc : choisir vers quoi on oriente notre conscience – en ne fuyant pas.

Souvent, en cas de désapprobation, ce qu’on perçoit et ressent d’autrui c’est nous-mêmes qui l’avons induit. Nous influençons à la fois autrui et ce que nous en ressentons, et c’est réciproque : autrui nous influence et influence ce qu’il/elle ressent de nous.
Nous pouvons, pour essayer d’améliorer nos rapports, veiller à clarifier et pacifier notre propre espace : par la dilection et une dynamique de mouvements constructive.

15/05/16 :
Bouleversé par le bord des gouttes
au rasoir des splendeurs éphémères
délices d’humidité s’arborant
sur des surfaces de transparences.
Tout est accessible – si l’on ne fuit.

Tout le monde se démène, mon pote.
Chacun fait ce qu’il peut
avec sa misère – et son trésor.

Les défauts – nôtres ou d’autrui – peuvent nous inciter à produire les vertus opposées : la stupidité nous inciter à l’intelligence, l’orgueil à l’humilité, la méchanceté à la gentillesse, etc….

Ce qui est désagréable peut nous inciter à d’autant plus produire ce qui est agréable.

Se comporter judicieusement consiste à choisir ce qu’on produit dans notre espace, et ce qu’on y accepte.

16/05/16 :
On se débarrasse des crispations en les libérant, en se relâchant totalement – ce qui ne signifie pas forcément passage à l’acte.

Ce qu’une partie de nous voudrait infliger au Monde révèle ce qu’on estime que le Monde nous inflige. Tu voudrais humilier ? C’est que tu te sens humilié. Tu voudrais être méchant ? C’est que tu ressens que le Monde est méchant vis à vis de toi. Tu voudrais tuer ? C’est parce que tu considères que le Monde te tue, ou t’a déjà tué.
Tu voudrais être vicieux ou pervers ? C’est que tu ressens que le Monde l’est vis à vis de toi. La plupart de nos violences sont vindictes, répliques, vengeances : ré-actions.
Se servir de nos défauts pour identifier nos erreurs. La vengeance ne fait que perpétuer la douleur.

Contemplant les fleurs…
Le Printemps c’est l’époque des étoiles à portée de main.

Beaucoup avec peu : une définition du talent.

17/05/16 :
Après la mort ? S’il y a à faire, peut-être qu’on fera.

Je préfère avoir peut-être moins raison mais du fait de ma singularité, plutôt qu’avoir davantage raison mais en perdant ma singularité.
Je refuse de m’abandonner totalement au Monde, car selon moi ce serait renoncer à ce qui constitue une des qualités principales de la conscience individuelle : la capacité de choix, dont la capacité de refuser – la capacité de se différencier, de diverger.

18/05/16 :
En vérité et fin de compte, la survigilance que j’exerce sur moi depuis des années ne m’a pas empêché de commettre – voire m’a incité – des erreurs, des fautes même.
De plus, elle m’a mené à développer des blocages, des obsessions, des névroses, à me fourvoyer.
De même, veiller sur le Monde pour le préserver m’a mené à négliger ma propre protection et mes libertés.
C’est fini ! Je change.
Je me maîtrise et surveille moins – puisque de toute manière tout ce que je produis consciemment EST une partie de moi, voire « tout » moi.
Je me lâche plus.

La vérité ? Je suis malheureux.
Vraiment. Malheureux. Et depuis toujours mon histoire consiste à m’en accomoder. Et tout ce que j’ai fait, notamment – surtout – les choses illégales, c’était pour m’en accomoder : me distraire, m’occuper, m’amuser, me soulager.
Je suis malhereux mais…c’est peut-être le prix du bonheur…Car en même temps…je ne suis pas malheureux, et…je ne suis pas si loin d’être heureux.
En tout cas je suis extrêmement content de vivre. Je suis content – de vivre.

Qui dissipe ce qui cache soit convenable.

Au fait : pourquoi n’y a-t-il pas plusieurs sortes d’humains, comme il y a différentes sortes d’oiseaux, par exemple ?
Peut-être parce que notre modèle (s’)est optimisé et que, d’une façon générale, chaque espèce avant tout occupe une « niche d’émergence de possibles » : elle actualise des possibilités.
Or, la forme humaine n’a peut-être pas beaucoup de modalités d’actualisation et d’émergence.

Pour maîtriser au miex ses capacités il semble approprié de maîtriser les aspects qui nous gênent et s’améliorer sur ses faiblesses.

Ne pas chercher le Pouvoir, chercher l’Aise.

Parfois, pour maîtriser une part de soi mieux vaut…ne pas la maîtriser.

Mon seul doute inquiet véritable : que la haine s’empare de moi et me manipule.
Mais d’une part je pense vraiment que je ne deviendrai jamais (!) haineux, et d’autre part je fais le choix de me libérer totalement, pour voir ce que je veux et peux. Donc pour cela je fais le choix de me FAIRE CONFIANCE. Et donc je refuse de me fondre dans un « tout » : j’opte pour LA SINGULARITE – du Soi. Ce qui ne signifie pas forcément être opposé au Monde, mais au moins ne pas lui obéir systématiquement.
Et quelles qu’en soient les conséquences, au moins je les assumerai d’avoir veillé à être insoumis.

20/05/16 :
Ce qu’on refuse, déteste ou…aime, devient notre limite.

Plus on est conscient, donc perçoit, plus il importe de clarifier nos intentions.

Il n’y a que 4 risques majeurs : la capture, la maladie, la blessure et la mort.
En prendre conscience, veiller à se soustraire autant qu’on le peut aux 3 premiers et ne pas nier le 4ème – sans s’y soumettre. Vivre insoumis.

Je me libère, je ne me RESTREINS plus; si nécessaire je me réoriente.

23/05/16 :
Une des gardiennes du zoo de Thoiry (où j’étais pour le championnat d’élagage – sinon je réprouve les zoos) de Guigui m’a dit que certaines méduses seraient immortelles. A étudier – de même que leur système de reproduction.

Se mettre au niveau de ce qu’on réprouve est une néfaste incohérence.

La transformation des énergies-mouvements : voilà qui est vraiment le mode de réaction approprié aux contrariétés. Quand quelque chose ou quelqu’un nous contrarie, notre réflexe est soit de nous mettre en colère (ce qui est alors un gaspillage d’énergie, et le plus souvent ne fait qu’aggraver encore la situation) soit de nous crisper pour éviter de nous mettre en colère ou par peur ou autre.
Au lieu de cela, il est beaucoup plus utile et efficace d’employer l’émergence d’énergie que provoque la contrariété à des tâches vraiment utiles : s’actualiser en perceptions, pensées, paroles et actes vraiment utiles.
Ainsi on ne se laisse pas manipuler, on s’optimise et on tend à améliorer la situation.

Toutes les consciences sont des emprises; donc veiller à ne pas laisser sa conscience se faire accaparer inutilement ou pire : nuisiblement.

24/05/16 :
Un point de la maléole de ma cheville gauche semble être en rapport avec mon flanc gauche. Quand on le presse ça pique au niveau du flanc. Héhé…

25/05/16 :
Il semble que plus on développe sa conscience plus on rend son environnement conscient.

26/05/16 :
Inspirer vaut tous les sens.
Incroyable tout ce que l’on peut
percevoir de sa réalité en inspirant
consciemment.

27/05/16 :
Intéressant de constater que quand on s’applique à être vigilant, notre inspiration a spontanément tendance à se faire plus profonde, plus ample, et plus lente.

S’il y a quelque chose après la mort ? Au cas où, il n’y a qu’une fois morts qu’on le saura.
Je ne suis pas pressé de savoir. Ou de ne pas savoir. Peut-être n’y a-t-il rien .

SE LIBERER ! Pour célébrer le Monde ? Se libérer.
Se libérer. Ne laisser aucune peur nous interdire, aucune peur nous limiter. Ne se limiter que par dilection, pas par peur.
Voilà l’honnêteté, voilà la Révélation – de soi et du Monde.
Libérer.

29/05/16 :
Camille Bertault : « En vie » : jazzeuse française qui semble fraîchement talentueuse.

30/05/16 :
Bien réaliser que dans la plupart des cas, quand on interagit avec une ou plusieurs personnes, c’est à cause de notre orgueil qu’on en est stressé.
Si l’on n’aborde plus la démarche avec orgueil ni même fierté alors il n’y a plus lieu de stresser, d’être nerveux. Supprimer l’orgueil, ne plus se positionner par rapport à une fierté ou réputation – juste s’occuper de ce qu’on veut faire, en toute honnêteté : humble.

Tropique du célibat…Latitude plate.

31/05/16 :
Selon moi les saints ne sont pas sains.

Ayant réalisé à quel point la vengeance motive, consciemment ou non, les comportements de certains humains – dont moi, hélas – je m’interroge : de quoi ma vie est-elle la vengeance ?

Une des façons de se libérer consiste à SE REVELER INTEGRALEMENT A SOI-MEME : ne plus rien se cacher ni refouler de soi – ce qui ne signifie pas forcément passer à l’acte, mais au moins ne plus rien se cacher de soi mentalement.

02/06/16 :
Admirer les Réalités. Se souvenir de les admirer; cela nous incline à la tendresse vis à vis d’elles, à ne pas se forcer, à être bienveillant, et par suite à optimiser nos rapports à elles.

Etre conscient c’est SAVOIR : savoir ce qu’il en est de ce qu’on vit.
Reste à agir judicieusement en conséquences.

Le problème c’est que le désir (voire l’intention) pervers ne surgit pas forcément du fait d’une opportunité, mais préexiste – latent – dans l’individu : nous avons, plus ou moins développée, une inclinaison ou un goût pour des pensées et même actes pervers.
Il s’agit de déceler et débusquer la perversité qui est en nous (sans se laisser séduire par elle, ou convaincre, à force de l’étudier), et qui se caractérise par une fréquence vibratoire de notre être (au moins au niveau de l’abdomen, ou la poitrine, ou la gorge…) Et une fois qu’on a identifié cette vibration, la modifier, par la volonté, avec une intention constructrice, notamment en actualisant nos mouvements par des mouvements bienveillants, motivés par la dilection.
TRANSFORMER. TRANS-FORMATION.

Ouiiiii…tu as raison…J’entends bien ta maman quand tu parles.

03/06/16 :
Un mot peut résumer les consignes pour jouer aux échecs : CONSEQUENCES.
Comme dans la vie, d’une certaine façon.

06/06/16 :
Me suis toujours défié des gens « trop propres ». Plus c’est propre moins y’a de vie. La vie n’est pas propre.

07/06/16 :
Il est souvent préférable de ne pas s’occuper de la méchanceté – afin de ne pas s’actualiser selon les modalités qui lui sont propres, mais conserver notre liberté et notre spécificité – et d’au contraire s’occuper à rééquilibrer, renforcer et calmer ce qu’elle tente d’influencer.
Ne s’occuper de la méchanceté que si c’est indispensable, c’est à dire : pour éviter que ses capacités de nuisance deviennent actuelles, physiques.

Je répète, très important (car peu de gens en sont conscients et vivent en conséquences) : ce n’est pas parce que quelqu’un te contrarie qu’il (ou elle) a forcément tort.

S’occuper de l’UTILE.
Qu’ils s’occupent donc de leur perfection et qu’ils me laissent corriger mes défauts.

En fait, j’ai toujours considéré que si « Royaume de divinité » il y a, et qu’il est censé être parfait, alors je ne pense pas pouvoir y accéder avant longtemps – et ne suis même pas sûr de le vouloir…A la fois instinctivement et rationnellement, je me méfie de tout ce qui prétend à une perfection.

09/06/16 :
Tant que ce n’est pas indispensable, ne pas s’occuper des erreurs et défauts d’autrui – s’occuper des NÔTRES.

Pourquoi ne vivé-je pas selon ce que je perçois ni en fonction de ce que je sais, ni selon ce que j’estime préférable ? Parce que certaines de mes pensées interfèrent avec tout cela, le perturbant, l’aliénant, le manipulant. Or, les motivations de ces pensées sont – très souvent – l’orgeil, l’excès de fierté, la vanité, la rancune, la vindicte. Cesser de produire ces motivations, cesser de s’actualiser selon ces modes de penser, nous LIBERE.

Libérer toutes nos énergies retenues, crispées, refoulées, contrariées, qui produisent en nous colère, méchanceté, rancoeur, vindicte…
Libérer nos énergies, libérer nos mouvements.

Je ne suis pas en accord avec moi-même parce que je veux et tente de contrôler ce que produisent en moi mes interactions avec les Réalités.
Afin de vivre mon Aise il semble plus approprié de contrôler ce que je suis et deviens, en le faisant coïncider avec ce que je veux être et devenir.

Il semble que la clef de mon Aise soit d’être vraiment ce que je préfère de moi. C’est là qu’il est approprié que j’exerce mon contrôle – sans excès, et sachant que tout (dont moi) est en évolution constante, d’elle-même et par elle-même, et que de fait une part de moi est hors de mon contrôle.

De fait…je SUIS pouvoir de moi et sur moi – plus ou moins conscient. Ainsi il me suffit…d’être conscient.
Etre vraiment conscient c’est être vraiment soi. Vouloir révèle…un décalage dû à un leurre : le soi qui veut être quelque chose d’autre…
Ca s’échappe…mais il FAUT que ça s’échappe ! Tant mieux.

La liberté est-ce…VOULOIR ? L’émergence, dans ce qui existe, de ce qui n’existe pas encore – un SOURGISSEMENT; un changement d’état ?…

Peut-être que le (ou les) démiurge – s’il existe – nous mène à découvrir ce qu’on veut pour ensuite mieux nous empêcher de l’atteindre…et ensuite nous tuer. Un pervers…
Mais non, car pour cela il nos acréé, chacun et chacune de nous, ensemble singulier de potentialités dont les actualisations produiront des intentions (et non-intentions) qui motiveront des comportements, et s’il (ils, elle, elles) nos résiste il fait se révéler d’autres choses de nous, ou nous confirme, nous affine, et nous permet de mieux nous accomplir.
Ou s’il nous empêche tout, il s’empêche lui-même puisque c’est lui (elle) qui aurait créé nos désirs…
Donc, non : si divinité il y a je pense qu’elle n’est pas perverse.

Si l’on y regarde attentivement la plupart des mystiques et religions – notamment en ce qui concerne les règles sexuelles – sont des morales de mâle alpha, soucieux de préserver ses intérêts.

La Vérité c’est que la plupart du temps on SAIT : on sait ce qui importe, au moins pour nous, au moins dans l’instant.
Ensuite, beaucoup dépend de ce que l’on fait de ce savoir.

10/06/16 :
To geek or not to geek : that is the joystick.

11/06/16 :
On ne gagne pas de la liberté en produisant de la méchanceté, mais en améliorant notre condition.

12/06/16 :
Etonnant…Quand on veut produire de la méchanceté, produire de la dilection change beaucoup notre rapport au Monde…

13/06/16 :
Sais-tu ce que c’est qu’être seul ?
Il n’y a que du vent pour présence,
du vide en lieu de corps
– tout ressemble à une fuite sans objectif.

Mon erreur fut de considérer l’espace pan-psychique (si tant est qu’il existe) comme un espace de perfection : de paix, de cordialité, de convivialité, de dilection, de bienveillance – sans animosité ni agressivité.
Or…c’est juste une des modalités d’actualisation des réalités : une des capacités humaines; et tout le monde peut y avoir accès, les justes et les injustes, les gentils et les méchants. Je croyais en fait que c’était le « Royaume de Dieu » dont il est parlé dans les Evangiles, et donc je me refusais à y produire ou accepter des choses méchantes, nuisibles, et j’étais stupéfait et restais interdit dès que j’en percevais provenant d’autrui.
Mais non : le pan-psychisme est un domaine d’activité humain (et même de toutes les formes de vie) lié à la conscience, et permettant à différentes formes d’expression de se produire – pas forcément pacifiques ou bienveillantes systématiquement, contrairement à ce qu’on pourrait parfois estimer…
(Et peut-être, en fait, est-ce le fameux « Royame de Dieu »…si tant est que l’un et l’autre existent…Peut-être aussi que tout n’est que schizophrénie de ma part…)

14/06/16 :
Il ne s’agit pas d’avoir de la fierté, de la dignité ou de l’honneur – en fait, c’est généralement plutôt néfaste et souvent une manifestation d’orgueil, de vanité.
Il suffit simplement de se respecter – et par suite, en conséquence, on respectera naturellement autrui.

Pour être libre, être sincère. Pour être sincère, s’actualiser selon ses aises, ses dilections et ses désirs – en veillant à ne rien forcer ni personne.

15/06/16 :
Le principe du réflexe de colère suite à contrariété est plutôt judicieux : la production d’un surcroît d’énergie pouvant permettre d’affronter l’obstacle, mais il convient d’être pertinent dans l’utilisation de cette énergie : l’employer à des fins utiles – constructives et améliorant la situation . Savoir se servir utilement de la colère – sans violence.
Tout peut être utile.

Oui, dans nos rapports à l’altérité, l’essentiel pour nous dépend de notre façon de réagir à chaque contrariété.

En règle générale, on peut constater que celles et ceux qui critiquent le plus sont celles et cex qui agissent le moins et le moins bien, et qui sont les moins habilités à critiquer.

Tout simplement : peur et haine sont inappropriés pour se comporter dans l’existence. Courage et amour sont appropriés.

16/06/16 :
Que sont ces errements sinon agitations mentales réflexes ?

Aux alentours ou plein centre
tel un roquet dedans son antre
je jappe aux esprits
je gronde aux murmures
me hérisse de regards…
Ridicule petit moi.

Le Réalisme n’est pas un fatalisme. Il ne s’agit pas de se résigner, soumettre systématiquement aux faits, il s’agit d’en prendre connaissance et d’agir en conséquence : changer ce qui déplait, en résistant et luttant si nécessaire.

Refuser d’obéir à la peur – choisir la gentillesse courageuse et honnête !

Je ne demande pas au Monde de s’excuser – qu’il ne me demande pas de m’excuser.

17/06/16 :
Attendu qu’on ne sait rien de ce qu’est vraiment la Réalité, alors ne pas s’en tenir à ce qu’on nous a inculqué sur elle, et faire uniquement en fonction de ce que l’on expérimente.
De fait…chaque jour est un commencement et chaque instant une découverte.

Veiller à toujours s’actualiser en fréquences vibratoires et pensées constructives.

Pourquoi les processus psychiques de protection que sont l’orgueil, la vanité, la fierté, la susceptibilité, sont-ils aussi puissants en nous ? Dépassant souvent le peu de sagesse ou d’intelligence que l’on peut avoir ?
Par l’habitude. CHANGER ! S’occuper de l’UTILE. Tout est là…Ne pas s’occuper de l’inutile, le laisser.

Colère, Orgueil, Méchanceté, Peur, Tristesse, Egoïsme et Servilité ne sont pas utiles. Quoique peur et égoïsme puissent l’être un peu…

Par contre le désir relativise, remet en cause la notion d’utile…

Brian TEDRICKS

C’est valable pour TOUT : toute connaissance, toute sagesse…le Désir remet tout en cause, perturbe tout.

Peut-être qu’à qui peut beaucoup beaucoup résiste…

Le sentiments sont-ils les testaments des émotions ?

19/06/16 :
Si j’ai une part de nihilisme c’est parce que la Réalité elle-même est nihiliste.
Mon nihilisme est une vindicte, une réaction, une réplique à celui du Monde. Mais j’estime préférable de me débarrasser de cette part de nihilisme, et d’être constructeur : conserver, préserver et améliorer le Monde.

20/06/16 :
Ô moi, mystère à lui-même.
Je me suis mené jusqu’ici
d’aventures et mésaventures
de songes en mensonges
d’habitudes en certitudes
de stupeurs en…stupeurs.

Ne pas chercher le nuisible, et quand il se présente ne pas s’en emparer.

La perfection est un piège pour orgueilleux et un mensonge d’hypocrite.
Etre vertueusement gentil et sincère.

21/06/16 :
Ô Beauté, toute de galbes et clartés
la Vie s’épanouit en toi
les Délices s’accomplissent par toi.

Je ne me soumets pas à la peur – je m’accorde à la dilection.

Savoir discerner entre nos fréquences vibratoires bienveillantes et malveillantes.

On n’est et n’a que son CORPS; donc le mieux est d’optimiser toutes ses capacités et ce qu’on en fait.
C’est ce à quoi je travaille depuis des années.

Veiller à toujours conserver l’enthousiasme, la spontanéité, l’aptitude et l’envie de s’amuser, de notre enfance.

Les religions sont principalement de l’aliénation et du conditionnement mental.
La vérité c’est qu’on naît puis – semble-t-il… – on meurt, et entre les deux on se débrouille.
Le reste c’est du vent de bouche.

22/06/16 :
Tout fait partie du Monde et on y navigue à vue et à la sonde.

L’essentiel est d’apprendre à vivre et de se rectifier là où nécessaire afin d’améliorer nos rapports aux Réalités.

On peut aussi identifier la méchanceté par le type de fréquence vibratoire de nous-mêmes (variée cependant) qui la caractérise : on se met à vibrer d’une façon qui nous étreint, qui se concentre sur nous, qui s’oriente vers nous. La méchanceté est une étreinte.

La connaissance peut aider à moins nuire, mais on nécessite de fait de la mémoire, donc…de la crispation, qui va à l’encontre de la liberté spontanée, des libres mouvements du soi. Sauf à SE TRANSFORMER afin de ne plus produire les mêmes productions (actions, verbales ou pensées) nuisibles.

Concernant la conscience il ne s’agit pas d’agir judicieusement pour acquérir mais pour DEVENIR.
Ainsi : il est maladroit de vérifier en soi qu’on a bien agi ou non : on est devenu meilleur ou moins néfaste – sinon c’est qu’on s’est trompé.
D’une façon générale, se flatter de ses réussites est pernicieusement délétère…
S’occuper de l’immédiat et non du passé.

Le pouvoir, pour ne pas être dangereux de façon inappropriée, doit SAVOIR…être FAIBLE.

23/06/16 :
J’entends les voies tues
les défis de soupirails
j’ouïs ce qui ne se dit pas
je refuse une pseudo-sagesse de peur
j’élabore une sapience de dilection.

Je suis donc ce petit être
pétri de chimère crispantes
emprunt de crispations obsessionnelles.

Qu’on soit mortels ou immortels, refuser de gaspiller son existence avec ce qui empêche de vivre –

Qui ne s’émerveille, ni ne s’amuse, ni ne jouit, devrait peut-être reconsidérer sa façon de vivre, son rapport à l’existence.

Ne pas être méchant et veiller à ne pas l’être c’est simplement respecter les Réalités.

En fait, il semble que quand certains individus nous provoquent ou nous « scrutent » ils cherchent en fait, consciemment ou non, à unir leur conscience à la nôtre…Ce qu’on peut choisir d’accepter et faire, ou accepter et ne pas faire, ou refuser et faire, ou refuser et ne pas faire…

24/06/16 :
Mieux vaut ne s’occuper d’une agressivité que quand elle survient plutôt que gaspiller beaucoup de soi à l’anticiper…Ce qui n’exclut ni vigilance ni prudence.

Les 3 motivations de l’attention sont : la peur, le désir et la curiosité.

On ne peut gagner en vertu en jouant avec le vice, car jouer avec le vice c’est déjà être vicieux.
Pour gagner contre le vice, la perversité, la sournoiserie, la méchanceté : ne s’y adonner en rien; ne pas les produire.

Plus je m’abstiens de méfaire plus j’atteins à la Vie.

Ne pas se laisser accaparer, obnubiler, par un seul sens (notamment la vue) : tous les sens font conscience…

Tu n’es pas l’Océan…
mais tu es la vague
et le surf – et le surfeur.

25/06/16 :
Le sexe nous aliène et nous manipule. Donc ne se consacrer à lui que pour l’amour, ou de temps à autre, seul, pour vider ses prostate et vésicule séminale. Sinon ne pas y consacrer son esprit, ne pas y employer sa conscience.

26/06/16 :
Une mauvaise idée ne reste en nous que si on l’y maintient, que si on s’y consacre, s’en occupe – sinon elle se dissipe.
Des idées néfastes peuvent surgir en nous car nous avons tous et toutes une part plus ou moins grande de méchanceté; le tout est de ne pas s’y consacrer, de ne pas l’animer d’intention. Laisser les idées néfastes à elles-mêmes; non entretenues par notre intention elles se dissiperont.

Et lorsque tu produis de mauvaises idées, qu’autrui les perçoit ou leurs conséquences, consciemment ou inconsciemment, et par suite les maintient en toi ou t’incite à les maintenir, à t’en occuper : de cela aussi se libérer. Ne pas s’occuper des idées nuisibles – les laisser se dissoudre.

27/06/16 :
P A-P, mon neveu, est…mort la nuit dernière. Intoxication d’alcool et médicaments, selon les gendarmes. Dans un squatt. A 21 ans. Triste nouvelle. Je vais appeler son père, mon frère, mais que dire ? Pour l’assurer de mon soutien.

Toute affliction ou problème a tendance à nous faire restreindre notre espace cognitif, notamment au niveau des perceptions, que l’on a tendance à recentrer sur soi en obnubilant notre esprit avec le problème.
Aller à l’inverse de cela : élargir notre espace perceptif, s’occuper de tout ce qui nous entoure, par tous nos sens, plutôt que s’orienter vers soi. Aller vers le Monde, via nos sens.

Face aux agressivités et injustice, ne pas se laisser manipuler : ne pas devenir méchant.
Rester calme, précis et juste.

Je suis affecté par la mort de Pierre (bien que je ne le connaissais quasiment pas : seulement un tout petit peu dans sa prime enfance, jusque vers 8 ans peut-être) parce que J’IMAGINE – voire peut-être « communie  » avec, suis en empathie avec – la douleur d’Olivier, et d’Isabelle, et parce que j’estime et ressens que…c’est GRAVE. La mort de mes grand-mères, par exemple, m’attrista mais n’était pas grave : elles avaient eu une longue vie, des enfants, et étaient usées jusqu’à lassées.
Mais un jeune de 21 ans…là c’est grave. C’est cela qui me travaille.

Finalement, notre sourire et notre humour sont peut-être les seules dignités qu’on puisse faire valoir.

Vraiment, je veux vivre selon ce qui fait une de mes meilleures ressources : ce que je nomme MA MINERALITE.
J’ai un côté minéral : dur, sec, distant, non fébrile. J’ai aussi le côté charnel qui est tout aussi utile, mais je refoule toujours ma minéralité. Je cesse. Je vis ma minéralité – dans mon corps que je suis.

Il me semble que TOUT est Conscience – au moins tout ce qui vit. Et la conscience est à la fois émission et réception de mouvements, et volonté. Et la part de volonté a une part de volonté de construire et une de détruire, d’aimer et de haïr, de jouir et de souffrir : expérimenter, ACTUALISER TOUT CE QUI EST POSSIBLE.
Mais il convient de discerner que certaines choses sont nuisibles.

Tout simplement j’essaie de discerner une « voie » de l’Aise Constructive – pas une voie de destruction. Une voie de construction. Edifier (dans tous les sens du terme).

28/06/16 :
Je te connais, à présent, méchant sournois, qui veut flétrir l’amour.

30/06/16 :
Pour vaincre sa propre méchanceté il est préférable d’être intransigeant vis à vis d’elle : ne RIEN lui offrir de nous, ne lui appliquer que notre refus strict et définitif. Ne pas aider de notre intention la méchanceté – ni la nôtre, ni celle d’autrui.

L’ECHO…
L’esprit est un écho des interactions du monde avec l’individu, et de l’individu avec lui-même, au sein de son cerveau.

Vivre par rapport à des concepts de divinités ? Non, je fais à ma mesure : humaine.

Orienter- Vitesse – Transformer…
Tout est là…

Peut-être y a-t-il une sorte de Karma, mais je ne pense pas à une sorte de rétribution pour le « bien » et le « mal » qu’on aurait ou non produit – ce serait très compliqué à accomplir et je trouve cela grossier. Mais je pense plutôt – si cela existe, mais je n’en sais rien ni ne m’en préoccupe vraiment (je ne suis ni mercenaire ni… »commerçant ») – à une sorte d’AJUSTEMENT des éventuelles énergies constituant chaque individu : ajustement par rapport à lui-même et par rapport au Monde.
Tout cela dans un processus d’amélioration, d’optimisation…De fait, les méchant(e)s pourraient devenir de plus en plus méchants (ou changer, s’améliorer, aussi) – mais au même titre que la concurrence, compétition entre prédateurs et proies améliore les uns et les autres…

Il ne suffit pas d’éviter la perversité; il est encore mieux de s’appliquer résolument à vivre autre chose, faire autre chose. Trop souvent quand on se contente d’éviter quelque chose, une partie de notre esprit reste à s’en occuper…

01/07/16 :
Quelque chose en nous veut détruire – d’une façon ou d’une autre : par annihilation ou flétrissure, mais détruire; au moins abimer. C’est terrible, mais il est nécessaire de le reconnaître et d’identifier ces modalités de nous.

03/07/16 :
Une certaine forme d’amour, absolu ou total, est constitué à la fois de tendresse et de haine, de gentillesse et de méchanceté. Il en est peut-être de même pour la haine qui comporte éventuellement une part de fascination, proche de l’amour, pour ce qu’elle hait.
L’absolu est excès. Ne pas vouloir l’absolu, ne pas vouloir cette forme de plénitude, de totalité.

Deux choses seulement : je suis mouvements et je sais – si ce vers quoi je m’oriente est judicieux ou non.
Mouvements je sais –
Vivre cela.

Jour UN – de mon nouveau Vivre.

Se dégourdir TOUT le corps, et travailler l’équilibre, notamment les yeux fermés en ressentant tout l’espace qu’on est pour s’équilibrer (sur une jambe). Tout cela en sachant ce qu’on ressent.

Libérer nos mouvements en fonction de ce qu’on sait par nos ressentis.

04/07/16 :
Je me suis, du fait de mes lectures, et par servilité, et par jeu et par conditionnement issu de l’enfance (où toutes valeurs, références et autorités nous sont imposés par les parents) un censeur intérieur psychique, mental qui, tout à la fois, surveille toutes mes pensées, paroles et actes, et en même temps me provoque, pour ensuite faire valoir son accusation et réprobation.
Pénible. Juste : être UN – pas plusieurs autorités. SOI-UN.

Je sais juste qu’il y a des matières, des vies et des consciences. Et peut-être que tout cela n’est qu’une seule et même chose.
Et en cela, et par cela, nous sommes tous et toutes constitués et immergés – perdus, éperdus et ignorants, éclairés seulement par nos sensations et nos émotions.
Et de tout cela, et avec tout cela, nous essayons de nous débrouiller, en tentant d’être en accord avec ce que nous estimons de plus important.
Tout est terriblement compliqué – et étonnamment simple aussi.
Cette Réalité est un mystère, que nous pouvons améliorer, chacun et chacune à sa mesure, selon ses désirs, ses courages, ses peurs, ses forces, ses faiblesses.
Ce Monde comporte tant de possibilités, qui peuvent être autant de choix, de libertés – d’histoires. Nous sommes tous et toutes des récits du Monde – des poèmes universels.
Merci à vous toutes et tous, merci à Pierre.

Message que j’envisageais de lire à l’enterrement de Pierre :
je ne connaissais quasimment pas Pierre. A ce que j’en devine il était un être épris de liberté, fort et honnête par rapport à ses choix.
Il semble avoir vécu en accord avec lui-même, fidèle à ce qu’il trouvait important.
Je ne sais pas s’il a vécu comme il le voulait, mais il me semble qu’en tout cas il n’a pas vécu comme il ne le voulait pas.
Il ne s’est pas laissé imposer une façon de vivre qu’il refusait, qui ne lui plaisait pas.
Il a eu ce grand courage, cette grande force, cette dignité. C’est très honorable.

05/07/16 :
Il me semble que la plénitude c’est l’amour uni à la haine, c’est le vice et la vertu simultanés, c’est respecter et mépriser à la fois : être altruiste et égoïste en même temps.
Il me semble donc préférable de ne pas viser à la plénitude, mais plutôt s’orienter vers la gentillesse constructive, et s’animer des manques et déséquilibres que l’on ressent du non-accomplissement de notre méchanceté.

Mouvements je sais : je m’oriente et transforme en conséquences – à ma Vitesse.

De fait, depuis longtemps j’ai voulu…TOUT : la gentillesse et la méchanceté. Or, tout c’est trop.

Mais…l’Amour est une forme de Plénitude. Plus exactement : ma Dilection est-elle une Perversité, à vouloir faire jouir sans hypocrisie – ni violence ?
Pour l’instant je réponds : ne pas chercher le Plaisir mais l’Aise de ma Réalité. Chercher l’Aise de sa Réalité : de ce qu’on est et de ce que l’on perçoit, et environnement dans lequel on évolue.

L’Aise ne signifie pas le plaisir génital, elle signifie la liberté et le confort.

Dans les rapports humains, quand il y a trop ne pas rajouter; quand il manque ne pas enlever.

Ai reconnu Jimmy Page accompagné d’une jeune femme, à St Michel. Lui ai serré la main et remercié, en anglais.

06/07/16 :
Ne pas répondre à la méchanceté par la méchanceté mais par la justice. Ne pas répondre à l’orgueil par l’orgueil mais par l’humilité – pas l’humiliation. Toujours avoir à l’esprit : d’AIDER LES REALITES, aider la situation dont on fait partie. Aider.

Toujours veiller, pour le moins, à ne pas ajouter de méchanceté dans le Monde.

07/07/16 :
Toute notre part de malveillance, s’en servir pour se critiquer soi-même, chercher ses propres défauts, plutôt que critiquer autrui.
Voilà qui est aussi intéressant qu’utile : se critiquer soi.

SE VIVRE COMME ON SE VIENT.

Comment nommer la mort qui soulage,
l’oubli qui allège
et le sommeil qui repose ?
Quel nom pour la salvatrice Disparition ?
Rrrrîîîsss ? Ou simplement…Disparition. Tel est le nom d’un des secrets – si tant est qu’il ait un nom.

08/07/16 :
Que suis-je ? Que puis-je ?
Que sais-je ? Que fais-je ?

Je suis toujours là, chasseur, traqueur, pisteur, et je ressemble à la rage.
Un crocodile croise en mes eaux
placide, sous l’affable surface
des poignes à fuir.

Peut-être que vivre c’est mourir toutes ses erreurs.
Vivre c’est mourir de toutes ses erreurs ?
En tout cas, vivre c’est prouver ses possibles.

09/07/16 :
RESSENTIR les Réalités. De tout notre être. Regarder le Monde pour le Voir; l’Ecouter pour l’Entendre, le Toucher pour le Ressentir, le Renifler pour le Sentir. Ressentir le Monde – sinon rester endormi.

Peur et orgueil expliquent tout de nos difficultés à nous vivre – tant qu’on ne vit pas dans un système fasciste.

SE LIBERER DE TOUTE EMPRISE.

Ce que tu trouveras dans les livres c’est de l’aliénation.
Ce sont les Réalités les leçons, c’est la Vie l’enseignement.
Mais le professeur, la professeure, c’est toi.

10/07/16 :
Ce n’est pas très utile de se désoler ou excuser de ses erreurs et défauts – sauf auprès d’autrui, et encore : une seule fois, sinon c’est de l’hypocrisie – mieux vaut s’occuper à s’améliorer, à ne plus les produire.

11/07/16 :
Ne pas essayer de rattraper une erreur par une autre erreur.

Ne pas vivre selon des mots mais selon les Réalités tangibles et les sensations et émotions qu’elles suscitent. Sensations !

Finalement, que je le veuille ou non, j’étais tourmenté, et manipulé, par le concept d’enfer – et ce, bien que je le refusasse, reprouvasse, et refusasse de m’y soumettre. Même si la majorité de moi n’y croyait pas.
Je n’en avais pas vraiment peur et refusais d’en avoir peur, mais malgré tout cela me tourmentait – comme une hypothèse qui même si elle est aberrante, force tout de même à la prendre en considération, du fait de ses hypothétiques conséquences.
C’est d’ailleurs une des causes de mes tourments et angoisses – inconsciemment, même quand c’était un peu plus conscient – de 2003.
Quelle horreur ce concept et cette manipulation. Créé par des pervers, qui se faisant font de leur hypothétique divinité une entité perverse. Le concept d’enfer est une insulte pour toute divinité; c’est notamment pour cela que cela m’agace.

C’est fini ! Je ne m’en manipule plus. Quelles qu’en soient les conséquences, je n’agis plus selon ce concept mais uniquement selon mes valeurs – en les équilibrant lorsqu’elles se concurrencent ou contredisent; toujours avec respect, humanisme et altruisme.

Plus certaines personnes insistent pour faire admettre leur croyance, plus ils ne font que la rendre plus suspecte, tant la vérité n’a pas besoin d’insister pour se faire reconnaître : elle est, et les gens la reconnaissent.

15/07/16 :
Oui, rien ne réagit plus à l’orgueil que l’orgueil. Donc, moins on est orgueilleux moins on réagit à l’orgueil.

Les deux causes principales de crispation de soi sont la peur et l’orgueil.
Supprimer les deux; s’en débarrasser.

16/07/16 :
A chaque instant s’occuper à améliorer ce qui nous gêne en notre espace cognitif.

Reconnaître que le Monde est en moi autant que je suis en lui : il me manipule autant que je le manipule – et quoi qu’il en soit nous sommes une partie des Réalités.

Tout évolue continuellement. C’est une erreur illusoire de prétendre revenir en arrière ou s’arrêter pour prendre un nouveau point de départ.
Le nouveau départ c’est tout le temps, c’est : l’IMMEDIAT. Ne pas s’imaginer revenir en arrière ni s’arrêter – tout est mouvements continuels.

Revenir à : CE QUI CHOISIT – CE QUI S’ORIENTE.

Pour connaître la Réalité mieux vaut la révéler; pour la révéler mieux vaut la libérer. Pour la libérer mieux vaut en libérer la part que l’on en est, donc mieux vaut se libérer donc n’exercer aucune contrainte sur soi : ne pas se forcer – LIBERER TOTALEMENT SES MOUVEMENTS. VIVRE, RESSENTIR, EPANOUIR PLEINEMENT SES MOUVEMENTS.
Puis décider et agir selon nos interactions avec notre environnement.

Ce n’est pas que j’oublie, c’est que d’instant en instant je suis quelque chose d’autre.

Les émotions et les idées se font résonner réciproquement.
La haine fait résonner la haine. La méchanceté provoque la méchanceté en écho.
En choisissant ce que tu produis tu influes sur ce qui revient vers toi.

Tout est Mystères – et Découvertes.

La méchanceté est souvent un défi – à ne pas relever.

La méchanceté est abus : excès.

Apprendre à se nourrir de sa colère, de sa méchanceté : en inspirant l’énergie qu’elles sont, et en les transformant et répartissant en soi en énergies de courage et gentillesse, résolument et sincèrement.

Sinon, les refouler ou les nier, les conserve et les maintient en nous.

Inspirer pleinement, de tout son être – en transformant ses énergies-idées néfastes en énergies utiles et constructives, puis laisser l’air sortir, expirer sans retenue.
TOUT commence pertinemment par ça.

17/07/16 :
Ressentir pleinement tout ce qu’on ressent, sans rien nier, sans refouler – c’est en cela et par cela qu’on se trouve.

Qu’importe ce qu’autrui pense de toi car personne d’autre que toi n’est toi.

18/07/16 :
Le paradoxe quand on veut se libérer, c’est qu’à trop s’observer ou à trop vouloir être maître de soi, on s’aliène à soi-même.
Nous sommes initialement spontanéité, liberté.

Pour être efficace et pertinent, n’agir qu’en fonction de ce qui est certain.
N’est certain que ce qui peut être prouvé.
Les expériences permettent d’obtenir des connaissances qui peuvent aider à améliorer sa condition et la situation dans laquelle on évolue.
Privilégier l’indubitable : ce qui peut être prouvé.

Tant de possibles…et tout peut être utile – et je préfère agir selon mes préférences.

Tant que tu n’abandonnes pas toute spiritualité, toute référence à autre chose que tes expériences des Réalités, tu n’es qu’un pantin.
Laisser tout enseignement et aller vers les Réalités.
L’enseignement c’est l’expérience, l’instructeur c’est le Monde, l’école c’est la Réalité.
La connaissance se trouve en vivant.
Les connaissances ? Les Réalités.
Tes connaissances ? Toi.

La peur n’est qu’une présence que tu crées par crispation de toi, par réaction – que ce soit vis à vis de toi-même ou du monde.
Si tu décides de te décrisper et te décrispes…la peur n’existe plus en toi.

Si divinité existe ? Je ne sais pas. Je l’espère pour le Plaisir, la Joie et la Paix.

J’admire les Réalités que je perçois et j’essaie de les respecter.
J’essaie de mériter d’exister.
Qu’il y ait ou non une suite après la mort ne dépend pas plus de moi que ma naissance.
Vivent les Réalités.

Il me semble que les Réalités veulent se libérer de tout – sauf peut-être du plaisir.

Si je m’exprimais sur moi-même pour mon enterrement, je dirais :
« c’était un gars exigeant, ou tout au moins : qui avait une forme d’exigence. Exigeant quant aux Réalités qui composent le Monde. Il voulait trouver, pour les partager, des vérités indubitables, certaines – des vérités, en somme. Il était donc exigeant pour ce qui concerne l’honnêteté, et la liberté, et pour cela : exigeant pour ce qui concerne le contrôle de soi, donc la conscience.
Etudier, comprendre et améliorer sa conscience, et par extension pouvoir faire des hypothèses quant à la conscience d’autrui, était peut-être son plus grand centre d’intérêt et plaisir dans l’existence. La conscience était son amour. Il adorait l’existence : la matière, la vie – toutes les Réalités. Son exigeance était la preuve, la manifestation, de son amour pour ce qui existe. Etre exigeant était sa façon d’aimer, notamment avec les gens : il était exigeant par rappport à l’amitié et aux émotions et sentiments, afin d’être sûr de ne pas mentir, de ne pas voler, de ne pas abîmer ce qu’il considérait comme de vraies valeurs et pour honorer les gens en leur présentant, proposant, une relation qu’il tentait de rendre la plus sincère possible. Et encore n’a-t-il, parfois, souvent, pas été aussi sincère qu’il le voulait. Mais il aimait les gens et le Monde. Il les appréciait et les admirait.

Cesser de se repérer ou définir par rapport à ce qu’on réprouve ou rejette. Se repérer, et définir, plutôt par rapport à ce qu’on approuve, ce qu’on affectionne, préfère, aime et veut – par rapport à ce qui nous plait.

19/07/16 :
Il semble préférable de laisser émerger tout ce qui émane de toi : mouvements et mouvements formés en pensées – car sinon tu les gardes en toi, et ils te sapent, d’une façon ou d’une autre.
Tant que tu ne produis pas des actes tangibles répréhensibles, le mieux est la vérité, la sincérité, qui se révèle et s’accomplit en libérant tous tes mouvements, tout ce que tu es.

Ne pas revenir sur ce qu’on devient, mais réorienter son avancée, si nécessaire.

Se justifier ou s’excuser ne sert à rien – sauf si produit face à face verbalement de vive voix.

Stop. Moi !

20/07/16 :
Une partie de moi veut se venger du Monde : de toutes les contrariétés qu’il m’a fait vivre depuis que je suis conscient. C’est inapproprié, injuste, non pertinent, nuisible.

NE PAS CONSIDERER AUTRUI COMME UN OBJET.

21/07/16 :
Nier, refouler ou ignorer sa méchanceté c’est la laisser en embuscade en nous-mêmes, toujours prête à nous manipuler.
Tandis que la reconnaître – sans lui obéir, sans s’y livrer, sans l’actualiser, mais juste la laisser – permet de ne pas la contrarier, donc ne pas la stimuler, et permet de la mieux surveiller.
La méchanceté, en plus ou moins grande proportion selon chaque individu, est une énergie constrictrice qui veut uniquement écraser, broyer : détruire – sans aucune tentative de construction, d’amélioration.
Il convient donc de savoir s’en servir comme d’une réserve d’énergie, à employer judicieusement, non pour être méchant(e) mais pour l’efficacité intransigeante, directe, de ses mouvements.
Savoir utiliser la méchanceté pour ses capacités de rouleau-compresseur ou de scalpel – mais pour des activités gentilles. Voilà un secret.
Mais ne pas refouler l’énergie méchante, car tout ce qu’on refoule, coince, interdit, à son tour coince, manipule et interdit notre psychisme et par suite notre être.

L’esprit est un mouvement de liberté qui se butte sur ce qui résiste en lui-même.
Libérer nos mouvements, tout en veillant à nous améliorer.

Tant qu’on n’est pas totalement sincère – notamment dans nos rappports à autrui, mais aussi avec soi-même – il semble difficile de pouvoir vraiment s’améliorer, notamment parce qu’on ne peut pas vraiment identifier ses problèmes, défauts et qualités. ETRE SINCERE.

Pas trop près de la vie ? Tu risques d’en mourir ?… Absurde !

J’ai l’impression que ma conscience fait partie, et participe, d’un ensemble plus vaste de consciences, ou en tout cas est en contacts avec d’autres consciences, via la pensée notamment. Au même titre que mon corps et l’individu que je suis fait partie des Réalités composant (au moins) ce Monde.
Et ce qui me gêne c’est qu’il me semble que je peux être manipulé par le reste des consciences, voire…y être soumis (au moins sans m’en rendre compte).

Revenir à : qu’est-ce qui est en mon pouvoir ?

23/07/16 :
Je ne rejette pas l’hypothèse d’une ou plusieurs divinités, je refuse la soumission à la croyance. C’est à dire : la soumission et se laisser manipuler par des hypothèses, des mots, des idées dont le sujet, le contenu n’est pas prouvé indubitablement.

Je ne perçois et constate que peur, servilité et paresse intellectuelle, dans le fait de croire.
Croire est une attitude qui résulte d’un rapport inapproprié – notamment parce que malhonnête – aux Réalités : il est malhonnête d’affirmer vrai ce dont on n’a pas de preve indubitable.
Je veux Savoir – pas croire.

C’est pourquoi je ne m’émeus pas beaucoup des croyants humbles, mais je suis exaspéré et même révulsé par les croyant(e)s orgueilleux, suffisants ou bornés (souvent les deux ensemble), notamment parce que souvent ils sont d’un autoritarisme et d’un arbitraire aussi grossier que dangereux, et parce que j’ai pu constater que les gens qui manifestent de l’agressivité pour tenter d’imposer leurs idées, le font pour essayer de faire oublier, ou pour s’imaginer compenser, la faiblesse de leurs idées – faiblesse que consciemment ou inconsciemment ils connaissent, mais ne veulent pas admettre car cela entraînerait de remettre en cause leur perception du Monde et d’eux-mêmes; ce qui à la fois blesse leur orgueil et ravive leur peur.

Il est possible que la conscience soit un point d’ancrage. Ancrage dans quoi ?…Peut-être une sorte de trame, faisant partie des Réalités.

La mode des selfies (que certains appliquent à l’excès) révèle bien à la fois le narcissisme et la vanité (vouloir se faire admirer d’autrui) et l’égocentrisme fondamental de beaucoup d’humains.
Or, ce narcissisme, cette vanité, cet égocentrisme, certains des créateurs de certaines religions l’ont appliqué à leur concept de divinité : ils en ont fait un être narcissique, vaniteux et égocentrique, qui voudrait qu’on l’admire, le révère, qu’on consacre une grande part de nos pensées (sinon toutes) à lui/elle/eux/elles.

Alors qu’à étudier et constater ce Monde et les Réalités qui le composent et dont il fait partie, il me semble que les Réalités s’accomplissent sans souci ni volonté d’être admirées.
Si une ou des divinités ont créé ce Monde, il semble évident qu’elles ne l’ont pas fait pour être admirées puisqu’on n’est même pas certain qu’elles existent et nous auraient donc permis de les (le) ignorer.
Si ce Monde prouve quelque chose par rapport à un éventuel démiurge c’est son humilité et la liberté d’esprit qu’il permet.

24/07/16 :
S’accepter globalement, en tant qu’unité d’une diversité, puis changer ce qu’il est préférable de changer. Mais d’abord s’accepter.

L’Amélioration se Conquiert par la Résistance.

La méchanceté est mon principal problème car c’est selon moi la nuisance absolue vis à vis des Réalités, et je la réprouve – et pourtant elle constitue une partie de moi (comme de chaque individu, selon des proportions propres à chacun) et me fascine – notamment parce qu’elle est une forme d’emprise et destruction, et par là constitue une forme facile, voire spontanée, de l’actualisation de toute énergie. Or, nous sommes énergie. Je traite donc avec un paradoxe en moi-même; comme chacun et chacune.

25/07/16 :
Ma part de crispation, de malaise, de mal-être, vient de ce que je sais et ressens qu’une part de moi veut, ou au moins aimerait, méfaire (au moins par la pensée) alors que la majorité de mon être réprouve et refuse cela.
Ma part de méchanceté provient d’une vindicte, d’une volonté de vengeance vis à vis du Monde. Cette volonté est paradoxalement involontaire : davantage de type réflexe. Je pense qu’elle participe d’un instinct de survie qui incite systématiquement soit à la fuite soit à la contre-attaque : la contre-attaque étant la vengeance.
N’étant pas trop du genre, et me refusant, à fuir, je produis donc (en esprit du moins) une part de vindicte.

A cela s’ajoute la volonté de provoquer mon « juge intérieur », ce sur-moi créé par mes lectures mystiques (surtout monothéistes) et toutes les formes de normes et lois qui nous sont imposées dès la naissance.
Se débarrasser aussi de cette volonté de provocation, en transformant son énergie, comme pour la méchanceté.

Là encore, supprimer cela, la vindicte, en transformant son énergie en activités utiles, constructives – et bienveillantes.

Contredire et réfuter – concrètement, au niveau des énergies et mouvements, au niveau de nos fréquences de vibrations – notre méchanceté par notre gentillesse, notre haine par notre dilection.

Je voudrais jouir d’une chair aimée – qui m’aimerait. Jouir de dilection, éjaculer de tendresse, par des chairs, pour des chairs, sur des chairs, en des chairs – d’amour réciproque.

Je déambule. I’m strolling.

26/07/16 :
Savoir identifier distinctement la présence, fréquence vibratoire, de la méchanceté : une sorte d’occlusion de l’abdomen, une étreinte tiède à chaude ou au contraire comme une sensation de froid.
Pour la fréquence vibratoire : une sorte de bourdonnement ou fourmillement plus ou moins léger dans l’abdomen, parfois les avants-bras, parfois le crâne. Une crispation éventuelle de la mâchoire ou envie de mordre, grincements de dents.
Des manifestations visuelles, comme l’apparition sporadique, furtive, dans le champ visuel, de points lumineux rouges, ou oranges, ou jaunes, voire blancs.

J’ai deux formes de haine : une détestation qui se refuse à détester, et un amour qui se refuse à aimer. Dans les deux cas il s’agit de refoulement, crispation. Savoir libérer ces mouvements.

Il est capital d’identifier ce qui en nous, DE nous, est nuisible; puis, d’en identifier la cause.
Cela afin ensuite de se rectifier.
Chez moi, le nuisible c’est le « risque d’être méchant », la possibilité de tension vers la pensée, la parole ou l’acte méchants.
Les causes en sont la frustration et la vexation d’être célibataire : de ne pas être estimé digne d’être aimé et de n’estimer personne digne d’être aimé par moi.
Je peux ne pas me vexer, et libérer mes énergies que je refoule (celles qui créent la frustration quand elles refoulées, crispées).

27/07/16 :
J’aime les artistes parce qu’au bout du compte ce sont les meilleurs philosophes. Ecouter Francis Bacon, Jacques Brel, Pierre Dac, Georges Brassens, parmi tant d’autres. En interviews et par leurs oeuvres.

Je sais maintenant
Je veux m’épanouir
vers l’Aise du Monde
avec les Pertinences qui nous composent.

Je transforme mes haines
j’accomplis mes dilections.

Mon censeur et juge intérieur, personnel, ainsi que mon inquiétude par rapport à la possibilité de donner accès au Monde – dont moi – pour la méchanceté, se situe au milieu de mon corps, vers l’ombilic mais à l’intérieur : dans l’abdomen.
Cela se manifeste par une sensation de chiffonnement, froissement, un peu frais.
C’est moi qui produis cela, par un mélange de servilité, d’inquiétude, d’envie masochiste d’avoir peur, de jeu, d’auto-humiliation, de léger masochisme, de volonté de me garder sous contrôle (pour n’être ni irrespectueux ni orgueilleux), par conformisme.
Je peux cesser tout cela – simplement en le décidant.

28/07/16 :
Une de mes erreurs fondamentales est de toujours vouloir me repérer par rapport à un idéal : un état idéal à partir duquel démarrer (mais que je dois atteindre avant – paradoxe non solvable) et un idéal à atteindre (ce qui crée frustration, de ne pas l’atteindre).
Je cesse cela !

Je suis Source : une des Sources alimentant le Monde, se répandant en lui.
Je peux veiller à être une Source Potable : douce et utile.

Ne pas s’empêcher de ressentir le malaise que provoque en nous-même notre méchanceté (notre tendance à vouloir méfaire) permet-il de s’en désaliéner ?

Ma méchanceté est une part contrariée de mon être. Le mieux approprié me semble de ne pas la refouler ni nier, afin de ne pas être en conflit avec moi-même (puisqu’elle est une part de moi, pour partie réactive et pour partie spontanée). MAIS de ne pas y appliquer mon INTENTION. Laisser exister ma méchanceté mais ne pas s’y consacrer, ne pas lui fournir d’intention – et ainsi elle ne s’accomplit pas; elle est juste présente.
Et ne pas refouler ce qu’on ressent de la présence de notre méchanceté, mais sans lui fournir notre intention : seulement la laisser être; ne pas l’aider.
Discerner, comprendre, et vivre, cela…

Laisser notre méchanceté à elle-même : ne rien lui appliquer de nous – sans se crisper. Par contre, refuser les manifestations de celle d’autrui, et s’y opposer, et les mettre hors d’état de nuire.
C’est comme pour toute chose : la simple présence n’est pas un problème; ce qui importe ce sont les actes, les manifestations, les productions.

Le Rhodiola (racine) semble être une excellente plante pour le psychisme et le corps…

Pour trouver des vérités il est préférable d’être honnête, donc non crispé – ouvert – et notamment sincère.
Discerner vraiment cela.
Pour trouver, être honnête.

29/07/16 :
Il y a au moins 2 façons de donner accès en nous à autrui : l’aimer ou le détester.

On veut jouir. Si ce n’est d’amour, alors de haine. Jouir est la faim secrète.

Une part de moi veut humilier le Monde parce qu’elle se sent humiliée par lui. Et aussi parce que mon humaine tendance à l’absolu voudrait unir la haine à l’amour, dans une expérience de douleur et plaisir.
Oui…TOUT C’EST TROP. Et trop ça nuit.

Peut-être mes écrits seront-ils semences…ou au moins humus, terreau-fumier ?

L’esprit s’encombre de ce qu’il rejette.

Si tu es certain d’avoir certaines valeurs, il semble préférable de ne pas t’en occuper en toi – sinon tu les provoques, et par là te fragilises.
Si elles sont altruistes, ne pas remettre en cause ses valeurs.

30/07/16 :
Il est capital de clairement identifier nos défauts et mauvaises habitudes, notamment parce qu’ils nous aliènent et restreignent.
J’ai notamment ce défaut de vouloir maîtriser totalement mon esprit en certains moments. Or, d’une part on change tout le temps, il est donc inapproprié de prétendre juger ce que je suis à partir de ce que j’étais; de plus, une part de nous agit toujours d’elle-même.
Enfin le perfectionnisme est un piège d’orgueilleux.
On peut cesser immédiatement ses défauts : en étant vigilant et avec volonté.

31/07/16 :
Nous pouvons améliorer ce que nous sommes ainsi que notre condition : par l’EFFORT.
Tout progrès, toute amélioration, volontaires, se fait par EFFORT.
Soi peut être sans effort, mais mieux que soi c’est soi qui fait des efforts : l’effort de soi.

02/08/16 :
La soumission est lâcheté.
La désaliénation est liberté et implique courage.

Tu es ta liberté, ton tyran, ton libérateur, ton innocent, ton coupable, ton juge, ton avocat, ton bourreau, ton héros, ton lâche, ton fidèle, ton traître, ton ami, ton ennemi, ton pervers, ton vertueux, ton gentil, ton méchant : tu es TOUT toi.

Question fondamentale : quelles ont été mes motivations, pour mes actes, depuis que je suis né ?
Soit aucune, soit de simples réactions de curiosité et envie suite à mes stupéfactions vis à vis du Monde, soit l’envie de jouir, de m’amuser, soit l’envie de contrôler ce qui m’arrive, l’envie d’être libre, soit la curiosité pour savoir, comprendre, soit (le moins souvent) l’envie d’être admiré, soit l’envie d’être en communion agréable avec les Réalités constituant tout ce dont je fais partie.

D’expériences il me semble inutile de s’excuser pour ce que l’on est, pour ses défauts; mieux vaut s’employer à se rectifier, à s’améliorer.

Les mouvements SANS FORMES : que l’on n’in-forme pas, voilà notre élan, notre liberté.
Mais cela nécessite encore d’avoir l’idée de ne pas imprimer de forme, de ne pas form-uler le mouvement en idée ou acte. C’est encore une emprise.
Aller encore au-delà dans la libération de soi – mais il semble que la conscience soit emprise.
Alors, au moins supprimer la volonté. Simplement : devenir nos mouvements qui adviennent, se manifester…
Mais pour cela il faut encore un projet, qui reste une idée.
Ainsi demeure la question : qu’est-ce qui en nous choisit ? Le CONFORT : la volonté double de ne pas souffrir et de jouir.

03/08/16 :
Ce qui me fascine dans la féminité c’est la concordance, la corrélation entre ses capacités cognitives – dont ses acuités – et ses formes.

Par rapport au niveau intellectuel de mon époque je suis heureux d’être contemporain de Michel Onfray.
Vive Michel Onfray. Un immense merci à Michel Onfray pour son ouverture d’esprit avant tout, pour son honnêteté, sa probité intellectuelle ensuite, puis pour son immense travail – pour grande part altruiste – tant par son Université Populaire que par ses livres. Merci monsieur Michel Onfray.

Aujourd’hui 22h20 je me libère.

04/08/16 :
Identifier notre part de méchanceté (aussi rusée et sournoise, soit-elle) et s’en désaliéner : ne pas la laisser nous manipuler, ne pas la laisser nous piéger – refuser qu’elle nous domine, donc s’accomplir en réelle justice (qui est équilibrage satisfaisant, judicieux, des énergies constituant le système dont on fait partie) et réelle gentillesse (donc en étant gentil avec soi-même aussi; pas uniquement autrui).

Provoquer ce qui dans notre esprit nous piège c’est rester piégé. Pour se libérer, agir selon soi; selon soi uniquement – sachant que soi peut à un moment comporter ce qui nous piège, mais en faisant ainsi – selon soi – c’est le soi qui contient le piège, et non le piège qui contient le soi.

Se souvenir que : c’est le soi qui contient l’esprit et non l’esprit qui contient le soi (car le soi est le corps, qui produit l’esprit, et le soi est l’ensemble de tout ce que l’on est, produit et expérimente).
En esprit c’est le soi qui contient le piège et non le piège qui contient le soi. On est donc toujours libre, et peut se libérer de tout piège d’esprit.

De même pour la peur : la peur est un piège, mais c’est toi qui contient la peur et non la peur qui te contient. Tu es donc libre vis à vis de la peur, et peux t’en libérer.

Je me piège, mon esprit me piège, parce que je continue de me punir pour les erreurs que je fis. Mais c’est fini. Je cesse.
La vérité c’est qu’en me complaisant à me punir, à m’estimer coupable du passé et DONC potentiellement coupable pour le futur, je maintiens mes erreurs, et mon goût pour ces erreurs, en moi – je conserve mes erreurs. Alors que la vérité c’est que, dès que je le choisis et décide vraiment, résolument, alors ma réalité devient : mes erreurs ? Je ne les commets plus, et coupable ? Je ne le suis plus. J’ai commis des erreurs mais je ne les commets plus; j’ai été coupable mais je ne le suis plus.

Dès lors que tu as identifié que tu réprouves, réfutes et refuses tes erreurs, alors tu peux les cesser, et tu sais que si tu as été coupable, en tout cas tu ne l’ES plus.
Et maintenant j’abandonne mes erreurs et j’abandonne ma culpabilité, et je commence ma nouvelle vie fort des enseignements que j’ai retirés du passé, que j’ai acquis de l’identification de mes erreurs, en étant à présent : sans ce type d’erreur et sans cette culpabilité. A présent je suis innocent. Mon seul crime, ma seule erreur serait de continuer à culpabiliser alors que je ne suis plus l’individu qui fut coupable : je suis AUTRE; non coupable.

S’épanouir soi. Tant qu’on se réfère à qui ou quoi que ce soit on se dérobe.

Qu’il y ait ou non divinité, faire à notre mesure, et laisser ce qui n’est pas à notre mesure.

Tant que ce n’est pas utile de s’en occuper, laisser à eux-mêmes les individus qui méchamment, sournoisement, tentent de nous inquiéter pour se rassurer.

Ce qui nous piège c’est l’habitude d’estimer notre présent en fonction de notre passé, vouloir faire correspondre notre ETAT présent avec notre état passé.
S’occuper de l’IMMEDIAT et laisser le passé (même celui d’il y a une seconde) à ce qu’il est : disparu, inexistant. S’occuper de notre ETAT IMMEDIAT; avec les éléments immédiats qui constituent nos Réalités Immédiates.

L’Immédiat se suffit à lui-même (sinon il n’existerait pas).

Si vraiment tu optimises et vis pleinement ton immédiateté, ton passé en fait partie car il t’a constitué et mené jusqu’à maintenant, et tu fais ce qui est utile également pour le futur.

S’occuper totalement et utilement – optimalement – de notre Immédiat. L’immédiat nous suffit.

05/08/16 :
L’esprit peut préférer s’aliéner, car c’est plus facile de se soumettre et obéir, qu’être libre et choisir.

Pour se préserver, savoir aussi être le moins perceptible possible – notamment savoir se faire tout petit en présence vibratoire…

La dilection est efficace pour préserver et améliorer les Réalités.

L’efficacité préfère l’humilité.
L’humilité se trouve plus grâce à moins.

La méchanceté ne m’attire pas
si je ne la fais pas sortir.

La méchanceté est souvent, sinon toujours, lâcheté.

Si la méchanceté semble être en toi malgré toi c’est peut-être parce que tu es prédateur : tu emploies tes sens comme un prédateur le fait.
Cesser d’être prédateur (ou prédatrice) : chercher non des proies mais de l’aise, du contentement. Et produire plutôt que prendre.

C’est bien cela : je fais de mes sens des prédateurs, et de mon esprit un juge.
Pourquoi ? Par volonté de vengeance, de destruction, de pouvoir et par orgueil.
Pourquoi ? Par insatisfaction de mes désirs d’affection et de plaisir. Insatisfaction dont je me sens frustré, agacé et humilié car revenant à l’équivalent d’être rejeté ou méprisé. Même si la majorité de cela est inconscient.
Mais cela repose sur la conviction – même inconsciente – que le Monde me doit quelque chose. Or, le Monde ne me doit RIEN. Cela repose sur 2 erreurs : mon égocentrisme et mon orgueil.
Donc, remèdes : s’orienter vers le Monde et ne pas (s’)exagérer (car l’orgueil est exagération). Ne pas exagérer…Exagérer c’est : produire plus que nécessaire.

Ne pas oublier que toute pensée n’est qu’une façon de structurer des idées : des souvenirs et compositions à partir de souvenirs. C’est donc pour partie…un piège.

Ce qui est en notre esprit est en notre pouvoir.
Le pouvoir total est un piège total.

06/08/16 :
La méchanceté me gêne en ce qu’elle me rappelle que l’hypothèse que l’origine de ces Réalités que nous vivons soit PERVERSE est possible.

apapapap
apapapapap
Et si nous considérons que tout semble tendre vers sa disparition, nous RESISTONS tout de même, pour tenter de MAIN-TENIR les Réalités qui nous plaisent; même si ce faisant nous employons de l’énergie, plus d’énergie qu’en ne faisant rien, et donc accélérons la destruction…Mais pas forcément car nous renforçons certains aspects des Réalités. Mais globalement, au détriment de tout le reste. C’est la loi de l’entropie, qui va croissant. Mais malgré tout nous RESISTONS. Le sujet, l’individu, comme la conscience, EST Résistance.

De même, si l’ensemble des possibles est union de la méchanceté et de la gentillesse, la gentillesse s’arrête à un moment, afin de ne pas être méchante, afin de ne pas faire souffrir; de même, à l’inverse, la méchanceté. Donc elles doivent se séparer afin de pouvoir chacune exister selon leurs spécificités.
Le fait que « quelque chose » existe semble prouver que les processus de production-création l’ont emporté et l’emportent sur les processus de disparition-destruction.

Certaines substances, certaines choses sont incompatibles. D’où peut-être l’ESPACE : pour les séparer. Il y aurait donc un vrai VIDE, car tant qu’il y a contact entre des incompatibles il y a problème : qui généralement est de l’ordre (d’une façon ou d’une autre) de la production-dépense de davantage d’énergie : l’explosion.

De fait, on constate de nouveau, que la plupart des améliorations véritables, volontaires, se font avec Résistance; et par choix, décision.

En résumé : Trier, Résister, Améliorer. Mais éviter la destruction : transformer plutôt.
Et refuser la cruauté, qui n’est que destruction. Or la destruction mène au Néant, qui ne permet pas le Réel (jusqu’à preuve du contraire). Or, nous préférons et voulons le Réel.
IPSEITES. Ipséités plurielles pour éviter le piège de la solitude absolue, du Soi total et unique qui s’enferme et se referme sur soi-même et souffre de lui-même, sans alternative.
Notamment parce que pour être sûr de tout, il faut tout contrôler, et pour être sûr de vraiment tout contrôler…il faut ETRE tout, et on crée ainsi une spirale constrictrice jusqu’à se crisper soi et finir en pierre, en cristal – piégé, par soi-même, sans recours puisque sans altérité.
D’où l’importance, encore, de la diversité, de l’altérité, de la liberté.
La valeur de la diversité, de l’altérité, du changement, de la différence, de la liberté. La nécessité des autres. La nécessité d’autre chose. Le salut par l’autre.

Il est possible que les Réalités soient un Jeu d’une « Chose-Unique » avec elle-même, mais il apparaît bien qu’elle considère la diversité, la différence, l’altérité, comme importante; et elle ne cherche donc pas à détruire l’altérité (notamment parce qu’elle l’a créée) ni elle-même.

Enfin, en dehors de toute hypothèse mystique, on constate bien que pour qu’il y ait mouvement il faut qu’il y ait différence et différentiel.

C’est quand ils sont libres que l’on peut connaître ce que pensent et ressentent vraiment les gens, et non quand ils sont aliénés et manipulés par la peur ou l’envie ou le besoin.

Tout peut être utile mais la méchanceté est à éviter car c’est une voie qui mène à l’horreur.
Tout peut être utile mais tout n’est pas bénéfique.

L’amour sait que parfois il est préférable de laisser, d’abandonner, de quitter, de se séparer.

Peut-être que plus on tend à acquérir une connaissance des Réalités, plus notre esprit s’ouvre et accueille des éléments dont certains peuvent être en opposition, contradiction les uns avec les autres.
On devient, peut-être, peu à peu quelque chose de mélangé, de type…pervers. Hypothèse…
Veiller à être majoritairement gentil(le) et s’orienter de façon gentille, motivé majoritairement par la gentillesse.

Résister-Trier-Transformer.

Nous sommes spontanément motivés, voire mobilisés, par certains réflexes – qui sont autant de processus qui ont pu être utiles durant l’évolution, et éventuellement encore aujourd’hui mais ils induisent des comportements qui peuvent s’avérer nuisibles.
Parmi ces réflexes on trouve la concupiscence et la vindicte. Et quand les deux se combinent, leur synergie est aussi vicieuse que cruelle et néfaste. Or il me semble que beaucoup d’individus sont – consciemment ou non – animés par cette combinaison.
Transformer cela : employer les énergies sexuelles égoïstes et celles de la vengeance à des objectifs altruistes et bénéfiques.

Le bonheur c’est l’Eau. Ou bien –
Le bonheur c’est le feu liquide ?
A preuve les larmes.

Tant qu’on ne va pas volontairement, résolument et totalement vers les Réalités on les subit.

Inverser le mouvement égo-centrique. Produire un mouvement exo-centrique, altero-centrique, xéno-centrique.

Il semble qu’attacher trop d’importance aux choses nous rende maladroit vis à vis d’elles. De même que vouloir un pouvoir excessif, ou simplement inapproprié, vis à vis d’elles.
Revenir à : qu’est-ce qui est vraiment en mon pouvoir ? Et donc pour le savoir se placer en observation totale : aucune intervention. Abandonner toute emprise – laisser tout se manifester de lui-même en nous. Et découvrir ce qui advient. Pour ensuite, si désiré ou nécessaire, recommencer à intervenir.
Maintenant !

07/08/16 :
Par sa nature même on peut considérer que l’espace est éternel puisqu’il faut toujours plus d’espace pour contenir un espace.
Mais cela prouve surtout les limites de la logique. La pensée humaine s’appuie sur la logique qui paraît vite insuffisante pour comprendre l’univers, car la logique est une forme d’équilibre, alors que l’univers étant dynamique il est donc en déséquilibre…
Ce qui peut-être a été négligé par les scientifiques qui l’étudient et veulent le comprendre ?

La sagesse du Chaos.
Savoir respecter la sagesse du Chaos.

Un des principaux défauts de la plupart des religions est le sectarisme : la plupart des religions créent des clivages entre les « bons », les « purs » – ceux qui adhèrent à telle religion – et les « mauvais », les « impurs » : ceux qui n’y croient pas.
C’est très néfaste comme processus. A proscrire, et non prescrire.

Alors que tous les êtres humains font partie des Réalités, les composent et en sont composés. Vivent les êtres humains – vivent les êtres vivants.

08/08/16 :
La poésie est la science qui ne vieillit pas.

09/08/16 :
Les mouvements désagréables issus d’idées néfastes se localisent aux alentours du coeur.
De même que les aliénations psychiques ont tendance à créer des mouvements de constrictions aux alentours du coeur.
Se décrisper et être sûr avant tout de ce qu’on ne veut pas, puis de ce qu’on veut.

L’art c’est le coeur et le cerveau qui travaillent enfin de concert.

Les Réalités forment un Tout.
Prétendre en exclure quelque chose entraîne que l’on s’exclut soi-même…

Ce mélange de colère et d’inquiétude, présent en moi, c’est…ma Révolte.
C’est une part capitale de moi, de ma singularité.

Mais veiller à ce que la révolte soit pertinente et judicieusement appliquée. Quoi qu’il en soit, employer l’énergie de la révolte à des objectifs humanistes constructifs bénéfiques.

Avant le désir.

10/08/16 :
Ce que l’histoire humaine nous prouve, aussi loin qu’on remonte, c’est qu’il y a dans les êtres humains – principalement chez les mâles et en plus grande quantité chez eux – une part de violence, d’agressivité mais aussi de méchanceté, de cruauté. Ces tendances sont inées, faisant partie à la fois des énergies fondamentales composant les êtres et d’un instinct de préservation.
Cela fait partie de ce qui constitue la matière même des individus, mais c’est aussi dans la part de matière composant le cerveau, à un niveau aussi profond qu’ancien et même archaïque.
Mais avec le temps, le cerveau s’est développé et les humains ont progressé en intelligence et en sensibilité; et à présent beaucoup d’entre eux réprouvent et refusent ce type de comportements, qui pourtant est encore présent en eux. Mais à présent, non seulement ils peuvent mais aussi veulent ne plus lui donner cours, ou au moins le contrôler.
L’humanité progresse, même si des pulsions archaïques destructrices subsistent encore parfois.
Nous progressons et pouvons progresser : nous améliorer, nous rectifier, nous TRANS-FORMER.

11/08/16 :
La philosophie consiste notamment à apprendre à ne pas être dupe.

Si tu me dis ce qu’est ton diable je te dirai ce que tu es.

Utiliser les énergies de la détestation pour agir de façon bénéfique, humaniste. Et si possible essayer de ne pas détester.
Encore et toujours : transformer bénéfiquement, utilement, les énergies néfastes.

Pour vaincre sa méchanceté, arrive un moment où il est préférable de l’affronter – en soi-même.

Intéressant de s’appliquer à déceler d’où vient le mouvement en nous, lorsque nous tendons à des actes, et quel est l’endroit d’où l’on applique (ou emploie) le plus d’énergie…

Se bloquer vis à vis de quelque chose c’est s’en rendre prisonnier. Certains blocages sont des mensonges.

La méchanceté ne m’attire pas si je ne la produis pas.

Qui traîne aux alentours de la méchanceté commence déjà à être méchant.

On trouve d’autant plus quelque chose qu’on le cherche…

A chaque fois que j’essaie de ressentir une éventuelle divinité, et surtout ce qu’elle (elles) voudrait…c’est en moi que je ressens des choses…Des mouvements…

12/08/16 :
A partir d’un parcours connu c’est souvent en faisant un pas de côté, en se déroutant, qu’on fait les meilleures rencontres.

Un ange ? Oui, je préfère les ailes aux crocs.

Si la méchanceté commence en toi, tu peux t’en occuper pour la dominer et la dissoudre. S’occuper d’autre chose que sa méchanceté est un excellent moyen de la dissoudre.

La peur a tendance à manipuler, et rendre stupide et méchant…

13/08/16 :
Trop chercher finit par léser.
Quand on trouve, ne pas que prendre : donner aussi – donner plutôt.
Trouver pour donner plutôt que pour prendre.

Dans les rapports humains comme dans les rapports au Monde en général, donner plutôt que prendre. Se souvenir que quoi qu’il arrive nous sommes une part des Réalités qui retourne aux Réalités, qui se répand et dissout dans les Réalités. Trop garder c’est priver.

Tant qu’on ne reconnait pas qu’on est plein de défauts on est un(e) encombrant(e) prétentieux…

Savoir s’endormir, parfois, avec du refus en soi – pour préserver notre liberté humaniste.

Quelque chose existe. Or, il semble difficile que quelque chose provienne de rien. Donc s’il y a toujours une antériorité à une chose, alors l’univers, les choses, sont éternels. S’ils sont éternels ils n’ont pas eu de début, donc…ne peuvent exister.
Et pourtant quelque chose existe.
L’origine des choses est donc un mystère, selon moi, hors de portée de ma perception ou de ma conscience.
On peut émettre l’idée que la logique ou les capacités mentales des humains sont insuffisantes, incapables de comprendre les origines des Réalités.
Mais décréter arbitrairement, péremptoirement, sans preuve irréfutable, indéniable, que l’origine des Réalités est un (ou plusieurs) être est honnêtement et réalistement inacceptable.
Décréter en plus que cet (ou ces) être condamnerait à un supplice (éternel en plus) les individus qui n’auraient pas cru en lui ou n’auraient pas voulu s’y soumettre ou l’adorer, c’est réduire cet hypothétique être à quelque chose de vilainement médiocre, mesquin, étriqué, en lui attribuant des défauts péniblement humains.
Je refuse ce type de démarche, tout du moins dans sa forme absolutiste et violente.

De plus, tout cela est intellectuel et tout intellect n’est qu’une façon parmi des milliards de structurer sa matière organique : une forme de postulat, non absolument prouvable.
Alors que spontanément, naturellement, sensitivement, le corps s’occupe de survivre, éviter la douleur et jouir; il ne s’occupe pas de divinité.
Jusqu’à preuve du contraire, toute divinité n’est qu’une idée, une hypothèse – pas un fait indéniable et prouvable.

De fait, ce qu’on peut éventuellement dire c’est que, de chaque individu, son divin est l’ensemble de ses idéaux, son absolu.

Une des rares choses que je sache et estime pertinent c’est qu’il vaut mieux agir selon ce qu’on sait plutôt que selon ce qu’on croit.
Je sais juste que j’aime ce Monde, ces Réalités; donc je les respecte – dont moi. Donc j’essaie de vivre libre, donc ne m’aliène et refuse de m’aliéner ou d’être aliéné.
J’estime qu’être honnête, respectueux et serviable, sont de très efficaces comportements pour vivre au mieux, seul et en société. Vis à vis de soi, comme d’autrui. Se respecter autant qu’on respecte autrui, et vice versa.

14/08/16 :
3h00 du mat’, après nouvelle longue et bonne séance de photos nocturnes : jeu avec la lumière pendant près de 4h00…
Les sens sont pertinents, même s’ils nous trompent parfois; mais l’esprit lui, finalement, est-il si pertinent ?…Est-il si raisonnable ?
Et même : la raison est-elle valable ?…Pas si sûr…Revenir aux sensations seules…

Nos sens nous éveillent à un ou des lieux de notre espace singulier : ils produisent une activité plus dynamique, plus accentuée, plus « présente » à un (ou des) endroit en particulier, tout en resserrant nos mouvements psychiques en une ou des formes spécifiques.
Ces formes spécifiques forment d’une part et spécifiquement le Moi, et d’autre part se resserrent autour de formes préexistantes à l’instant de l’éveil ou prise de conscience : les désirs et les peurs.
Ces désirs et ces peurs sont aussi spécifiques de notre moi et en constituent une partie et permettent de l’identifier et d’expliquer ses motivations foncières, initiales; tout cela s’articulant autour de 2 pôles sensitifs fondamentaux : le plaisir et la douleur. Tout cela vaut autant pour les sensations endogènes qu’exogènes.

Si tu as clairement identifié l’erreur que tu as commise, que tu estimes sincèrement que c’est une erreur, qu’elle est nocive, et que tu t’appliques résolument et par la majorité de toi à te rectifier et à ne plus la commettre, alors non seulement te tourmenter par la peur, le regret, la honte, est inutile mais c’est même un obstacle, une gêne, une entrave à ton amélioration.

Les couleurs parachèvent les formes.

Il semble que verbaliser (mentalement ou oralement) ses pensées permet certes de les formaliser vraiment, et de les « fixer », mémoriser, mais aussi diminue leur…énergie potentielle, en les faisant passer de potentialité à actualité…

15/08/16 :
Depuis le 08/08/16 23h45 je compose en photographie des extases graphiques : des orgasmes visuels. Je nomme cela des Poèmes Photonik. Plutôt : des Ballets Photoniques.
Dans le Monde comme en soi, la gentillesse est vaste, souple, diffuse; la méchanceté est restreinte, contractée et saillante.

Le piège tentateur c’est que la méchanceté peut avoir une qualité indéniable autant que séductrice : son acuité.

Pourquoi les Beautés fragiles, délicates et vulnérables, stimulent-elles ma méchanceté ?…
Du fait de mes frustrations dont j’ai produit rancoeur, donc vindicte.
Dissoudre sa volonté de vengeance.

Quand notre méchanceté commence de se produire en soi, alors se scruter soi-même afin de dissoudre notre méchanceté; le reste du temps, scruter le Monde – s’ouvrir à lui et le pénétrer : communier avec le Monde, pour l’Aise commune à lui et soi.

Les Réalités sont un immense ensemble de possibilités, qui s’accomplissent ou non en fonction de leurs capacités spécifiques et de leurs interactions mutuelles.

16/08/16 :
Hier à partir de 16h00 alors que j’étais à Chartres j’ai été pris d’un assez virulent accès fébrile avec douleurs, frissons dans les bras, torses et jambes, puis toute la nuit le coeur battant à 100 bpm et des maux de tête et tout le corps fébrile et de la fièvre sans suée.
Il est possible que ce soit dû à la bouffée méphitique, putride, que j’ai sentie quand j’ai mis un plastique qui traînait dans la rue à la poubelle. Ou sinon le mélange chocolat chaud , crêpe et thé parfumé que j’ai pris après.
Toujours est-il que cela semble me libérer de l’encombrement de ma trachée, par reflux gastrique ou autre, dont j’étais incommodé depuis 2 mois…
Cela me rappelle ce que j’ai vécu avec ma hanche il y a quelques mois…Comme si mon corps, après avoir supporté un désagrément, se révoltait et le chassait, rétablissait un bon ordre.

Le besoin est l’école de l’humilité; et le désir son école buissonnière.

L’enseignement vit, la sagesse aime.

17/08/16 :
Un des défauts de la plupart des religions est d’essayer d’introduire dans l’esprit des gens l’idée d’un divin pervers : prêt à torturer les gens, et pour toujours, après les avoir créés.
C’est déjà très déplorable et néfaste, mais en plus la perversité provoque généralement des réactions de peur et colère, donc méchanceté.

L’Humour est une preuve de la Volonté de Survie.

18/08/16 :
On va où ? Vers la vieillesse.
…La vieillesse ? La mort soupe au rôt.

Ca me semble inapproprié de donner plus qu’on a, mais on peut essayer de donner plus qu’on prend…

La liberté est une rupture.

Nous sommes peut-être composés de strates omnidimensionnelles de fréquences –

L’identité est une liberté; la liberté est une rupture.

La douleur nous pousse à goûter des endroits de nous-mêmes souvent inhabituels.

Si on est sûr d’aider autrui, le faire de façon sure.

19/08/16 :
Je suis donc depuis le 17/08 à l’hôpital de Rambouillet, à cause de…la maladie de Lyme ! Saletés de tiques ! Céphalées parfois douloureuses, surtout hier quand ils ont commencé le traitement. Pour l’anecdote, je suis dans la chambre d’un ancien policier hémiplégique, qui a été ami avec Bourvil, et qui cette nuit s’est déféqué 4 fois dessus, et déjà une fois ce matin au petit déjeuner. Mais il n’est pas déplaisant.

Libérer Soi et Continuer.

Je trouve qu’on progresse mieux avec effort.

20/08/16 :
Les éclairs de Cataculpo sur le lac Maracaïbo…

Respecter les gens mais ne pas les ménager, sinon beaucoup prennent cela pour de la faiblesse.

21/08/16 :
Etudier les ceintures de Vénus.

Etre soi c’est occuper librement son espace, sans s’y laisser importuner ni manipuler : en prenant tout son temps pour agir (même quand rapidement) et en occupant pleinement son espace.

Fierté, Honneur, Dignité, Vanité, Remord, Regret, Statut…tout cela n’est qu’artefact de soi : que production intempestive à partir de notre orgueil qui est lui-même une perception eronnée de soi.
S’imaginer davantage que ce que l’on est vraiment, voilà l’origine de beaucoup d’erreurs postérieures.

Se tromper sur soi est peut-être une des principales causes de nos erreurs. Donc : se connaître, donc honnêteté totale; donc pas de réflexion, donc spontanéité, donc libérer ses mouvements, donc se décriser, donc ne pas s’orienter vers soi mais vers le Monde…ce qui est le mouvement initial de nos énergies.

22/08/16 :
Je suis vraiment une sorte de champ de possibilités, et donc de probabilités : un espace quantique.

Mon esprit, ma volonté, ne sont définis…qu’une fois qu’ils se sont définis : en prenant un objet – une forme.
Or, il peut y avoir plusieurs volontés simultanées, même contradictoires. Savoir s’orienter selon la ou les volontés que je préfère ou qui me paraissent plus importantes, ou prioritaires, et laisser les autres volontés.

C ‘était cela mon erreur, même si j’avais une volonté, je m’intéressais ou m’engageais aussi, mentalement, dans d’autres.

Ma conscience est mon IKIGAÏ…

23/08/16 :
Se souvenir d’au moins deux choses pour bien être lucide vis à vis de la vie, sans aucune complaisance : la prédation et le vieillissement.

24/08/16 :
Sorti hier de l’hôpital. C’était pas Lyme finalement. Savent pas. Envisagent une méningite. Tous tests clairs. Tête encore un peu lourde. Première vraie longue nuit depuis le 15/08…Mais grosse suée nocturne.

Toujours refuser toute intimidation. Y répondre par une résolue et solide cordialité pacifique initiale.
Et être prêt à châtier toute insistance.

25/08/16 :
Cette vilainie de cibler la douceur…
Où je vois le délicat j’identifie le fragile,
où je perçois la douceur j’aspire au vulnérable.
Mon admiration retorse, mon amour sournois.
Ma dilection est un jeûne vorace,
une gloutonnerie abstinente.
Ô Beautés je ne vous ferai aucun mal.

Celso Brandao…enfin un photographe que j’apprécie pour son mélange de réalisme cru et de poésie sans distance.

Il semble y avoir une telle conscience, et même une telle intelligence dans les êtres vivants, qu’il me paraît envisageable que ces énergies survivent à la mort : elles ont su surgir du néant, elles sauront en revenir.

26/08/16 :
Art ? It’s all about ego.

01/09/16 :
Je n’ai toujours pas récupéré ma pleine santé, mon plein confort organique. Hier à partir de 10h00 j’ai eu des céphalées de 3 à 4 sur 10 sur une échelle de douleur, et à partir de 12h00 la tête légèrement lourde (!…), j’étais un peu engourdi, avec léger vertige constant (surtout quand je baisse la tête) et de légers déséquilibre en marchant (penche à droite ou à gauche), je dérive légèrement.
Douleurs intermittentes dans les articulations, surtout des épaules.
Hier et aujourd’hui, mal dans tout l’arrière du crâne.

Que la douleur ne nous fasse pas oublier le plaisir.

Ô Monde, je veille à ce que mes répliques ne soient pas vengeances.

06/09/16 :
Il n’y a que 3 choses difficiles dans la vie : commencer, persévérer et finir.

08/09/16 :
Se libérer de toute emprise inutile ou nuisible – qu’elle vienne de soi (alors se décrisper) ou d’autrui (alors ne pas la laisser – l’emprise – nous saisir, sans se laisser manipuler au niveau des mouvements).

Mon erreur, qui provient surtout du fonctionnement spontané, autonome, de mon psychisme (notamment du fait de l’instinct de préservation) est, une fois une contrariété survenue, de prendre les effets sur moi de cette contrariété, pour nouvelle base et nouveau repère.
Je me mets à aborder les réalités à partir des effets sur moi provoqués par cette contrariété.
Je reste crispé sur mes ressentis et en même temps crains et refuse de me faire manipuler par eux ou par la cause de la contrariété.
Non ! Laisser les causes de contrariétés à elles-mêmes, tant qu’il est inutile de s’en occuper, et…s’occuper d’autre chose que de la contrariété; notamment de choses plus utiles, et si nécessaire chercher une solution constructive; mais ne pas se crisper sur une contrariété.

La vérité est ce qu’il est préférable de laisser…

Aimer c’est célébrer et protéger.

11/09/16 :
Orienter et Transformer.

14/09/16 :
Je me demande comment je finirai…?

15/09/16 :
Chaque individu est une exception.

S’intéresser aux fatrasies.

Dans l’exposition Josef SUDEK. J’apprécie ses photos nocturnes, surtout celles avec le « procédé pigmentaire au papier charbon ». Et si on fait vite le tour du procédé « vu de ma fenêtre » (sympathique cependant, et non dénué d’un certain esthétisme) ses « compositions » sont beaucoup plus originales, subtiles, et gracieuses.

Je sais comment nommer les malheureuses humaines forcées par des humains à dissimuler leur visage, leur identité, plus ou moins selon les cas : les ENSEVELIES. Ensevelies vivantes.

Joana HADJI THOMAS et Khalil Joreige sont très intéressants et…novateurs.

La nuit, le Monde se maquille.

18/09/16 :
Qui a le pouvoir doit autant savoir se taire que parler.

20/09/16 :
Rire est la seule philosophie qui vaille – la seule sagesse.

21/09/16 :
Me voici donc, un peu moins lourd car un peu libéré de certaines aliénations. Faut-il être dépouillé et proche de la solitude pour se vivre mieux ?

The truth in small Doses – Clifton Leaf

Nous, « les gens », sommes rarement méchants; nous sommes juste obnubilés par nos rapports au Monde, par notre existence singulière – nos « vies ».
C’est tellement immense, fabuleux, formidable, fantastique, puissant…

22/09/16 :
On y est, à l’Automne 2016 !…
D’où te viennent tes folies ?
D’où surgissent tes forces ?
Trouveras-tu des noms pour désigner tes goûts ?
Quels sont les sons de tes passions ?

Il faut autre chose…et elles ont cet autre chose.

En fait, considérer les Réalités en fonction de domination et de pouvoir est une grave erreur. Mieux vaut les considérer en fonction de l’ensemble des possibilités et des capacités – dans des buts constructifs, bénéfiques au plus grand nombre.

24/09/16 :
SILEX : vin minéral Sauvignon par Jacky Preys

28/09/16 :
En fait, donne à chaque individu l’attentio, la considération et l’affection qu’il/elle veut et tu seras en paix avec – dans la plupart des cas.

Tout vivant prélève de la matière dans son environnement, pour se construire. C’est tout de même étonnant…

29/09/16 :
Ce qu’on retrouve de commun chez un grand nombre d’individus et qui explique une grande part de leurs comportements c’est : la peur, l’orgueil et la méchanceté.
La peur ? Par instinct de survie et ignorance. L’orgueil ? Par instinct de préservation (« mieux vaut se surestimer que se sousestimer »). La méchanceté ? Du fait d’une des deux propriétés fondamentales de l’énergie qui constitue tout, dont eux : l’auto-dissipation – la destructivité.
De fait, beaucoup d’individus ne vivent pas au-delà de…l’instinct.

L’énergie a 2 propriétés – EST 2 propriétés : la poussée et la dissipation – toutes 2 participant de sa nature première : le mouvement.

30/09/16 :
Peut-être qu’à l’origine du psychisme, le structurant, notamment parce qu’en étant la première structuration, est : la peur.
Peut-être que « tout est peur » ?…
La conscience première, l’émotion première, l’idée première est : la Peur. Tout provient et gravité autour de, et se bâtit sur : la Peur ?

Or, cette émotion qui se traduit aussi par des sensations qu’on a pris l’habitude de ressentir et considérer comme désagréables, en fait peut-être n’est-elle pas PAS désagréable.

Peut-être…retourner à notre peur originelle, fondamentale, constitutive de notre personne, la retrouver, et l’analyser, apprendre d’elle, avec elle, grâce à elle, et peut-être apprendre à…la savourer !…
Car la peur est…LE DEBUT de la conscience; ou au moins le début des rapports entre sensations, conscience, et pensées…

02/10/16 :
Le filtre « contours lumineux » de Photoshop, c’est le pain perdu de la photographie : avec tes vieux croutons rassis tu fais quelque chose de délicieux.

03/10/16 :
La très grande majorité de tes rapports aux Réalités et surtout à autrui dépend de comment tu INTERPRETES ce que tu perçois.
Or, ces interprétations sont principalement et prioritairement influencées par ton état d’esprit du moment, tes soucis, tes peurs, tes désirs et tes expériences précédentes. Donc…tant que tu n’as pas de réel problème (agression objective, certaine et physique) alors…CA VA : mieux vaut laisser aller.

05/10/16 :
La joie et ses visages d’étincelles.

Il y a différentes formes d’intelligence et la conscience n’est pas qu’intelligence. La conscience est ce qui fait de l’individu un ensemble de contacts qu’il transforme en informations par son cerveau; tandis que l’intelligence ce n’est qu’une des façons de traiter les contacts, de les transformer en informations et de les utiliser.
L’intelligence n’est qu’une partie de la conscience, qu’un de ses modes, mais pas le seul et pas forcément le plus pertinent ou le plus efficace.

Plus tu es conscient plus les Réalités que tu vis sont conscientes.
Plus tu es conscient, plus ta Réalité aussi.

Savoir être libre vis à vis de toute réalité – même quand elle nous constitue.

Il peut arriver que des individus soient désagréables par jalousie vis à vis de toi. Ne pas t’en émouvoir. Dépasser cela.

Je suis…10% de méchanceté, 14% d’indifférence, 20% de tristesse, 50% de joie d’exister et 1% de gentillesse.

06/10/16 :
Le dernier jour de mes 46 ans.

Tout ce qu’on fait, pour conjurer la disparition. Toute notre histoire compense les dissolutions. On se pare, s’apprête et apparaît, en regard de la disparition.

L’admiration tend à susciter un désir. Or, tout désir est une volonté de consommer l’objet désiré et tend vers cette consommation.
Il est donc capital de…ne pas tout désirer et veiller à, et sur, ce qu’on désire.

07/10/16 :
On est que de la machine à jouir.

Ne pas s’empêcher de vivre à cause de celles et ceux qui veulent empêcher de vivre.

Tu préfères le jour ou la nuit ?

10/10/16 :
Depuis plusieurs mois, avant de m’endormir j’essaie…d’émettre des sons qui expriment vraiment ce que je ressens vis à vis du Monde.
C’est…très agréable, et même satisfaisant. Indicible. Et hier j’en suis venu à essayer de « parler » : j’émettais des sons qui tentaient d’exprimer, de façon articulée et très volontaire, ce que je ressentais.
Ainsi certains sons semblaient revenir : Tôô : non, Phou (pou) : quelque chose en rapport avec l’expression d’une admiration pour une beauté douce.

Je continue. Ca me paraît…une excellente recherche et pratique.

12/10/16 :
Orienter et Transformer : tout est là.
Orienter : choisir ce à quoi on s’applique.
Transformer : appliquer toutes nos énergies nuisibles (haine, colère…) à des objectifs profitables, constructifs, humanistes.
Utiliser toute énérgie pour l’édification de la paix, de la justice, de l’aise. Au niveau individuel et sociétal.
Employer notre haine pour…encore mieux percevoir et pour la dilection. Sinon, en la refoulant on la gaspille, ou en l’employant pour de la haine on nuit et abîme les Réalités. TRANSFORMER.

Je pense que chaque individu est composé d’une sorte de capital (notamment énergétique) qui s’équilibre constamment, faisant que si on est très développé dans un ou plusieurs domaines-directions, on l’est, par contre-coup, nettement moins dans un ou plusieurs autres…

Important, quand l’attention d’autrui est sur nous, de ne pas en devenir affecté, poseur.

13/10/16 :
Les pervers sont des lâches – puisque pour accomplir leur forfait il faut qu’ils soient en situation de pouvoir…

Fou ?
En tout cas je préfère certaines folies à certaines sagesses…

14/10/16 :
C’est manifeste : je vais de mieux en mieux et…du coup j’écris beaucoup moins.

15/10/16 :
Quand on met trop son esprit en suspens…on prive le monde, et crée donc une dé-pression, qui aspire vers nous. DONNER. Libérer l’esprit. Et on libère en donnant – judicieusement.

Pour certains l’Europe est l’Eldorado…aussi illusoire que le mythique d’Amérique du Sud. L’Eldoropa. L’Eldeuropa.

18/10/16 :
Quel qu’il soit, un capital on le gère; on ne le dilapide pas.

Oui, comme je l’ai déjà écrit, préserver la paix requiert souvent de l’abnégation.

20/10/16 :
As-tu remarqué comme ce sont majoritairement nos défauts qui nous entravent et aliènent ?…(L’orgueil, notamment -)

21/10/16 :
Ne pas chercher à être (puisqu’)on est – mais chercher à faire; et surtout : faire.

Notre orgueil prétend nous faire être quelque chose alors qu’on est déjà.
Et ce qu’on veut devenir on le deviendra non en cherchant à être ou paraître, mais en faisant.
Abandonner le prétendre être et passer à : AGIR.

24/10/16 :
Quand tu réalises que la plupart de tes soucis sont inutiles, tu commences à pouvoir changer tes rapports aux Réalités et à toi-même. La plupart des soucis sont inutiles.

A ce titre, la plupart des individus ne me sont-ils, finalement, qu’impedimenta ?…

26/10/16 :
Nier la défaite, comme tout orgueil, est un piège. Mentir piège.

Revenir au fondamental : qu’est « être conscient » ? et qu’est la conscience ?

Les Réalités sont composées, composites.
Les pensées, les intentions sont composites. Prétendre commencer à partir d’une pureté, d’un début immaculé est une erreur : tout est composer.
Oui : Orienter et Transformer – ne pas se gaspiller à vouloir revenir en arrière après ne erreur.
S’améliorer continuellement; sans orgueil ni excès.

Villes que je veux visiter :
Hong-Kong
Macao
Singapour
Taïwan

Toute matière, toute particule a la propriété de ré-agir, de « faire écho » au reste des Réalités. Mais la conscience a cette propriété de garder dans une sphère individuelle, privative, au moins une part de cet écho. D’une certaine façon la conscience est un écho qui ne s’éloigne pas mais reste localisé au niveau de sa zone initiale de réflection.

Tant que tu es manipulé par la peur tu n’es qu’un pantin; un pantin de cette peur, et le cas échéant, de ce, celles et ceux qui la provoquent en toi.
Il n’y a de liberté que par-delà la peur : par et dans le courage.

28/10/16 :
C’est notre dilection qui dit « non » : qui pose une limite à ne pas franchir.
La haine ne pose pas de limite.

Savoir obéir à la Dilection…

02/11/16 :
En réaction à la provocation, rester au niveau de la provocation : voilà l’erreur. Ne pas se laisser piéger. Améliorer et tenter de préserver la paix.

08/11/16 :
Les roquets peuvent servir à donner l’alerte…

Si je perçois de la méchanceté (en autrui ou moi) j’augmente ma gentillesse.
Si je perçois de l’énervement, j’augmente mon calme.
Si je perçois de l’orgueil j’augmente mon humilité.
De la tristesse ? J’augmente ma joie.
Etc etc…Voilà qui est pertinent : s’appliquer à produire l’inverse de ce que l’on perçoit de néfaste – sans niaiserie, naïveté, ni complaisance, ni affectation.

Si je perçois de l’oppression, je me libère; et suis ensuite plus à même de libérer le reste de ce que j’estime à libérer.

09/11/16 :
Si je sens une manipulation je me libère.

11/11/16 :
Pauvres malheureux, victimes d’horribles indifférents oppresseurs qui les ont fait s’entretuer par millions pendant 4 ans…

Prendre conscience de la part de nous-mêmes qui nous combat, et qui notamment en utilisant l’imagination, nous fait nous tromper sur nous-mêmes, nous mésestimer..
Vraiment ! Réaliser cela et cesser immédiatement. S’aimer et avoir confiance en soi !

Quand notre coeur bat malgré nous avec une pression et présence désagréables, c’est que nous ne sommes pas vraiment en accord avec nous-mêmes; que nous savons qu’une erreur nous manipule mais sans forcément en être conscient…

A noter à ce titre que souvent certaines personnes vont chercher à te faire douter de toi. Ne pas se laisser corrompre l’esprit, ne pas laisser autrui nous faire douter de nous-mêmes.

Ne pas considérer ni s’imaginer que, parce qu’on a commis une erreur, on est foncièrement et vraiment et définitivement méchant ou mauvais.

12/11/16 :
Ne jamais oublier que notre humeur et notamment la colère sont entièrement de notre ressort : elles sont notre CHOIX – on peut les choisir, quels que soient les événements.
C’est…drôle !

13/11/16 :
Vraiment : S’ORIENTER VERS L’AISE, LA PRESERVER, ET COOPERER AVEC. Voilà.
Et : NE PAS SE VENGER NI VOULOIR LA VENGEANCE.

14/11/16 :
Se souvenir, oui; mais la vindicte est inutile et même contreproductive.

Je n’ai jamais oublié Roman Cadjouf, éphémère ami d’un soir en Tanzanie, dans un parc, autour d’un joint de cannabis local qu’il avait été nous chercher et que j’avais roulé. Alors que je ressentais une démangeaison à l’épaule, il me gratta. Stupéfaction amusée de ma part.

Aux orgueilleux (orgueilleuses) comme aux égoïstes, en dire le moins possible : seulement le strict indispensable, sans aucun affect, ni affectation; afin de leur offrir le moins possible de prise pour leur esprit souvent chicaneur et malhonnête.
A ce titre : ne pas aller à eux (ou elles) – les laisser venir à soi.

Utilement Orienter et Transformer les Mouvements qui sont en notre Pouvoir.

15/11/16 :
Ô Monde, quel plus beau discours que l’Humour ?

Je ne me fonde pas sur l’Espoir mais sur l’Enthousiasme. Sur l’Affection, sur la Dilection.

17/11/16 :
Une part de moi, sous-jacente, prompte et acérée, d’acuité rageuse, grondante dans l’obscurité des chairs, des vices – des viscères.
Cette flamme pour qui tout autre n’est que paille, et fagot pour le plaisir.
La destruction pour arôme voisin –

Mon aigreur diffuse, affection d’obscène, remue mes méninges en tripes venimeuses.
Ce dont on me prive m’incite vengeur.
Je m’empêche – de ruminer – la destruction.

Si déjà tu commences par éliminer tes propres défauts, tu auras peut-être plus de discernement ensuite quant à ta prétention d’éliminer les défauts d’autrui.

18/06/16 :
Les 3 choses dont je me méfie (et donc que je surveille) : la mort, la blessure (attaque, accident, maladie, dégénerescence – ou vieillissement) et la manipulation (aliénation, provocation, influence, enfermement). Voilà 3 types de pièges.
De fait : TOUJOURS PRESERVER LES LIBERTES DE NOS MOUVEMENTS.

Le drôle de paradoxe c’est que : plus tu agis en faveur des gens, moins tu dois te préoccuper de ce qu’ils pensent de toi. En clair : plus grand l’altruisme plus petite la vanité.

Dans une fonction c’est souvent la vanité – nôtre ou d’autrui – qui complique et rend les choses pénibles.

Ce qui nuit beaucoup à nos rapports à autrui c’est la vanité…

Peut-être y a-t-il une part de haine, naturelle, initiale, fondamentale, qu’il est préférable non de stimuler ou aider mais simplement laisser : la laisser exister…sans l’accomplir en actes. Juste la laisser être en notre esprit, et au pire, parfois, en paroles – mais jamais en actes tangibles.
Une forme…d’anti-matière, pure, et faisant partie des Réalités.

19/11/16 :
N’en déplaise à celles et ceux qui essaient de la gâcher : la vie est merveilleuse.

22/11/16 :
Que connais-tu de l’Audace ?

23/11/16 :
Ne pas jouer avec les légitimes et judicieuses limites car sinon, quand on les transgresse une fois, la fois d’après on s’en émeut moins et finalement…les limites n’en sont plus pour nous, et l’on devient criminel sans s’en rendre compte.

Ne pas transgresser, ni même taquiner, les judicieuses limites qui protègent les individus.

Sous une forme ou une autre c’est la peur qui nous manipule : c’est la peur qui nous empêche de libérer notre dilection, la peur qui nous pousse à l’orgueil compensatoire, la peur qui nous fait nous soumettre…

La peur n’est qu’un signal : elle révèle quelque chose de nous, en nous.
Après, nous pouvons nous libérer de ce signal, et de ce qu’il révèle en nous – au moins ne plus s’y soumettre. La libération commence par : ne plus se soumettre.

3 valeurs ? Gentillesse, Humour, Courage.

Je suis seulement un humain parmi 7 milliards, qui essaie de trouver un mode d’existence judicieux, et qui essaie d’en faire profiter autrui, en essayant de trouver des éléments et des formulations, les plus impersonnelles ou objectives possibles. D’où mes carnets.

24/11/16 :
Veiller à ne pas se corrompre de la méchanceté. Veiller à ne pas la laisser nous corrompre. Notamment : ne pas se livrer à la colère que suscite la méchanceté.

Cause de la méchanceté ? Généralement la vengeance.
Cause de la vengeance ? Généralement la douleur et/ou la frustration.
Cause de la douleur et/ou de la frustration ? L’oppression par « Autre que soi » (vivant ou objet, physique ou psychique) et le refoulement de notre énergie par nous-mêmes (apr peur, orgueil, incapacité).
Donc…SE LIBERER – de l’oppression d’autrui, et de nos refoulements.

Finalement, abandonner toute envie de revanche nous désaliène d’une grande part de, sinon de toute, l’influence néfaste d’autrui.
Cesser l’esprit de revanche permet de mieux se consacrer à l’utile, à être vraiment efficace.

Laisser les défauts d’autrui à eux-mêmes, et s’occuper utilement à oeuvrer à des solutions.

Je sais ce que je suis au travail : une (sinon « la ») burette ! Ha ha ! Oui : « la burette » – d’huile pour que « ça coulisse » mieux.

25/11/16 :
Ils n’ont rien à dire mais qu’est-ce qu’ils nous le font entendre…

Préserver la paix demande aussi de la ruse.

28/11/16 :
J’ai toujours été – consciemment ou non – agacé par les individus que j’estimais faibles et qui pourtant exerçaient un pouvoir, sur ou moi ou autrui, ou pire : prétendaient l’exercer, ou à qui un pouvoir était accordé « à priori ».
J’y voyais un mélange exaspérant d’injustice, de prétention et de stupidité.
De plus, les individus que j’estime faibles excitent en moi une tendance à l’agressivité lâche, que ne satisfaisant pas je transforme en frustration.

C’est une erreur. Une égoïste et méchante erreur. Un défaut, qui est peut-être très répandu, mais dont je travaille à me débarrasser.

En termes de proximité et pression, du plus au moins : toucher, odorat, ouïe, vue.

30/11/16 :
Divinités, démons, enfers, paradis ? Si tu vas dans un hospice ça te remettra les idées en place, ça te ramènera aux Réalités.

01/12/16 :
L’extatique bonheur de vivre.
Cette foudroyante chance que nous avons – que nous sommes.
Le fabuleux Mystère…MERCI au Mystère, aux Mystères Merci.

Un problème est que beaucoup de spiritualités sont des conditionnements, des aliénations, alors que toute spiritualité devrait, notamment, être une voie de libération.

02/12/16 :
Peur et Orgueil sont nos deux amarres.

Ma technique mentale d’envisager le pire pour me préparer à y faire face peut avoir des effets pervers : l’habitude de « viser au pire ». Notamment à propos de vindicte : je vise au pire. Fort heureusement, je m’interdis d’être méchant et donc ne passe jamais à l’acte.

03/12/16 :
Y’a qu’une chose à faire avec les erreurs : apprendre.

07/12/16 :
Pour atteindre à la sagesse, s’il y a quelque chose d’important c’est : de savoir écouter et entendre les femmes, et savoir tenir compte de ce qu’elles manifestent.

08/12/16 :
Oui : Dialoguer en toute honnêteté avec les Réalités. DIALOGUER.

Ne jamais oublier que l’on va mourir (paraît-il…) et qu’en conséquence tout ce qu’on s’empêche de vivre on ne le vivra très probablement JAMAIS.
Ainsi ce n’est pas seulement la vie qui nous aide à choisir ce qu’on se permet et ce qu’on s’interdit, mais aussi la mort.

L’OUBLI, LE SOMMEIL, ET LA MORT…

Laisser (au double sens d’abandonner et ne pas contraindre) la peur et l’orgueil, et commencer : SON EXISTENCE : les interrelations entre les Réalités, dont soi.

De fait, vivre c’est laisser…

Une efficace réaction à la peur est l’Intention : Choisir son Intention et agir résolument en conséquence. Une réaction efficace à l’orgueil est l’Humour : rire de soi, et d’autrui, et de l’orgueil (sans provocation, méchanceté, ni complaisance).

Mieux que pour le Plaisir, vivre pour les Rencontres avec les Réalités, et rendre ces Rencontres édifiantes.

Construire, à partir de nos perceptions des Réalités; plutôt que jouir. Construire…

Une de mes difficultés est de refuser l’existence de la méchanceté, de rester trop souvent interdit face à celle d’autrui, et ne pas savoir faire autrement que la refuser pour ne pas y céder.

10/12/16 :
Quelque chose en moi considère, car constate, que nous humains sommes avant tout de la chair à jouir : des amas de matière mûs par leur propension spontanée à s’agencer de façon à jouir. Mais la plupart d’entre nous refoulons, bafouons, nions cette tendance, cette NATURE. Et cela m’agace jusqu’à provoquer une colère, un ressentiment qui par suite se transforme en mépris et envie d’humilier, bafouer, ce que nous sommes, pour le prouver : que nous sommes avant tout de la chair à jouir.

A cela s’ajoute une part d’égoïsme, et de nihilisme. C’est tout cela qui me gêne et me fait être en adversité avec moi-même, car fort heureusement je respecte vraiment les gens et je trouve que le plaisir et tendre vers lui sont de très bénéfiques et heureuses choses, et d’autre part je réprouve toute méchanceté ou volonté malveillante ou destructrice ou agressive.

A noter que ma part d’agressivité ne serait pas forcément malveillante, mais s’avèrerait néfaste dans les faits.

11/12/16 :
Bliss Carman, poète canadien du XIXème : »Songs of Vagabondia », apprécié par Pete Doherty

12/12/16 :
En dehors de l’amour en couple, traiter les rapports humains selon la génitalité, l’orgasme, potentiels, est une voie qui égare, et fait dans la plupart des cas passer à côté de ce qui est vraiment intéressant…

Je répète : si le pessimiste a raison ça ne change rien; si l’optimiste a raison ça peut tout changer – ON peut tout changer.

Cesser de d’abord penser puis chercher à percevoir en fonction de nos idées, mais plutôt : percevoir, et ensuite penser.

Cesser de percevoir avec la pensée s’aidant des sens, cesser de d’abord penser puis chercher à percevoir, mais plutôt : percevoir et ensuite penser.

13/12/16 :
La vérité c’est que j’ai, depuis toujours, d’aussi loin que je me souvienne, considéré les humains femelles comme des proies : de simples objets d’amusement – de plaisirs. Parmi les choses qui m’attire en elles figure, parmi les priorités, leur vulnérabilité.

C’est une des difficultés du positionnement naturel de l’homme par rapport à la femme : les capacités physiques nous mettent en position implacable de domination.
Reste à savoir ensuite ce que l’on fait de cette supériorité, comment on se comporte vis à vis d’elle, et par suite…d’elles.

Ô Eclaireurs, Ô Eclaireuses, il est des territoires qu’il est judicieux de ne pas explorer.

14/12/16 :
J’arrive enfin à le discerner clairement et le formuler : je ressens en moi une présence, boule d’énergies, constituée d’un mélange de mon admiration, fascination, affection, tendresse, envie d’en jouir, désir, pour la gent féminine, et en même temps envie de bafouer, humilier, me servir de cette gent comme de simples objets, humilier ce que je ressens d’orgueil de sa part, et la vexation de mon propre orgueil car je suis subjugué : j’admire et désire malgré moi, et donc en partie suis manipulé et dominé, par des êtres que fondamentalement sais et ressens et considère pourtant plus faibles – au moins physiquement; ce qui dans beaucoup de cas, fait en dernier ressort toute la différence : une claque et c’est fini. Ce que je m’interdis et n’ai jamais fait; fort heureusement.

Et mon problème est que je ressens fortement cet espace ambivalent d’énergies mixtes, hétéroclites(oris ?…), paradoxales, contradictoires, à la fois constructives mais surtout destructrices, pas vraiment malveillantes mais pas vraiment bienveillantes, à la limite d’un ressenti de nausée et d’inquiétude (mais ça, en grande partie parce que je sais qu’on pourrait me condamner si j’accomplissais une part de ces désirs-tensions-envies-volontés) et je ne sais pas QUOI faire de cette part de moi, forte (mais pas majoritaire), sombre, « grise », localisée vers le centre de moi, vers l’abdomen.

Peu de gens admettent cette composante de leur être (les femmes ont la leur, selon leurs spécificités, « à leur façon », selon leur expérience de l’existence); et c’est probablement ce déni qui mène certains à « exploser » en actes répréhensibles, prenant une forme ou une autre.
Depuis des siècles, les gens en parlent, en lui donnant notamment des appellations métaphoriques – pour mieux s’en désolidariser, la nier, en fait..- « la petite voix intérieure », le petit démon, pour l’approche religieuse, ou le « côté sombre », la part d’ombre…

Une forme de totalité, qui n’a pas le « droit » de s’épanouir en plénitude, et dont j’estime préférable de ne pas l’accomplir car je refuse de nuir.
Il me semble juste acceptable, pour l’instant, de la ressentir, très lentement, en la contrariant la moins possible (ni exagérer ses mouvements ni les empêcher) et de transformer son actualisation en des ressentis miens, non égoïstes, non méchants, non malveillants, non pervers, mais au contraire : admirations du Monde – dont la gent féminine – bienveillants, gentils, célébrant les Réalités.
Et si possible m’en servir pour oeuvrer en ACTES plus qu’en mots à améliorer le Monde – par toute sorte de travail constructif, altruiste.

CELEBRER les Réalités – dont Soi.

Les commentaires sont fermés