extraits de conscience 2

L’homme doit-il retourner à l’animalité pour être lui-même ?
Qu’est-ce qui fait la valeur de l’humain ?

La honte
c’est laisser toutes les mauvaises intentions
et vibrations du monde
vous pénétrer et vous étouffer,
ou même prendre votre place.
Pour installer le malaise
à la place de votre identité.
Ou plaquer ce sentiment de gêne
sur votre conscience.

Osons être,
sans être pour autant au dépend des autres.
Chacun sa place.

Pas d’inconscient, juste de l’endormi.
De l’Eveillé Bouddha,
au “ Veillez ” de Jésus,
il faut être éveillé.
Etre conscient
de notre rapport au monde.

Tandis que mon sens s’éparpille
en réponses aux appels du monde,
ma volonté se distille
dans le fluide des désirs,
pour se révéler en son nectar ultime :
la communion.

Tous les sens se fondent en un seul.
Tout commence et tout finit là.

Où sera l’Amour
quand sera morte la chair ?

Où ? A quel stade, ou quelle dimension, la pensée a-t-elle lieu ?
J’entends : quand peut-on dire qu’il y a pensée ?
Notre expérience du monde est, apparemment, uniquement sensible ;
alors : quel sens “ détecte ” la pensée ?
Quel sens est conscience ?

La vie pour unique complice, en ultime témoin.
Sentir cette absence bruisser d’un frisson permanent ;
et savoir. Savoir que ma fibre est trame cosmique ;
et pourtant : demain peut-être sans moi.

Nous croissons et progressons
en l’influx de l’univers,
tout en allant à son encontre

La perméabilité de la Vie, voilà ce qui me fascine.
Son imprégnation dans le flot universel.
Les humains avaient, étaient, mais se séparèrent.
Nous pouvons saisir ou relâcher la matière dont nous sommes issus.
Nous pouvons posséder, thésauriser, arrêter ou dynamiser,
fertiliser, rendre ce qui ne s’appartient pas, à la carrière stellaire.

Se droguer c’est vouloir contrôler cette parcelle d’extase
qui irradie au plus profond de chacune de nos cellules.

Nous sommes des pompes.
Tout vivant possède la faculté motrice de la pompe;
ne serait-ce que par le souffle
et la technique saccadée-rythmée qu’il emploie pour se reproduire.

Il faut se manger soi-même.
Savoir se consommer.

La matière va spontanément adapter son agencement
pour favoriser et prolonger l’activité qui l’anime.

Tout est devant l’homme,
excepté lui-même.

Dans le désir se trouve la vérité.

……car, hormis l’amour, l’humour est tout ce qui reste à l’âme lucide pour tenter d’éclairer les ténèbres de ce monde futile.

Vous savez, l’ordre : cette phase contraignante du désordre….

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