conscience 19

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du 09/04/2001 au 27/05/2001

01/04/09 :
Avoir la même concentration, être dans la même absorption pour toutes les choses, tout le temps, que nous avons pour ce qui nous passionne.

Pour être plus clair : porter autant d’attention à ce qui nous passionne qu’à ce qui nous intéresse moins ou pas ; car chaque instant EST NOTRE VIE. Or, nous ne devons RIEN NEGLIGER de notre vie.

Exemple : quand je lis un livre, ou joue à un jeu (genre « Age of King II », au travail…) je suis, presque entièrement absorbé, à ce que je fais. Je ne pense à rien d’autre.
Alors que quand je travaille, je pense à plein d’autres choses, en plus de celles que je suis en train d’accomplir.
De même, je suis parfois plus attentif ou au moins « focalisé » quand je regarde la télé ou/et écoute les individus qui y apparaissent que quand je regarde la nature ou écoute des gens qui s’adressent à moi.

C’est une aberration et la plupart des gens font de même.

Notre « point d’attention », là où se concentre focalise et synthétise notre perception-conscience-vigilance doit être DANS (et/ou SUR) le monde, et non dans ou/et sur soi…

Humilité et Amour désintéressé.

J’aime l’abandon qui constitue l’acte d’uriner. Retrouver en toute activité l’abandon, absolu et jouissif, propre à la satisfaction des besoins.
Travailler comme on urine, parler comme on s’endort…

J’invente un « koan » : « Quel problème ? ».

10/04/2001 :
Tout étant énergie, apprends à utiliser et notamment à recycler la colère et l’orgueil, afin de les employer, d’utiliser leur influx pour améliorer le monde, dans le calme qui permet meilleure conscience et maîtrise.

11/04/2001 :
Autre « koan » (mieux) : « Que se passe-t-il ? »

Les sensations qui te sont apportées par les sens usuels (vue, ouïe, odorat, toucher) sont le DEPART ; pas l’arrivée, pas l’aboutissement.
L’aboutissement est dans l’acte ; DANS LE MONDE.
Le départ est en toi, « intérieur » venant de l’extérieur, et « l’arrivée » est dans le monde, extérieur venant de (ton) l’intérieur.
Aussi…ne t’arrête pas au départ !

Quant au chemin, c’est ce mélange de sensation et d’acte, animé et baignant dans la conscience qui est le fait de –SE- savoir ICI et MAINTENANT.
Chaque fois et dès que ta pensée (ton mental) prend le pas sur ta conscience calme sereine unie à la simple vérité, interroge-toi : « Que se passe-t-il ? » et agis en conséquence : VIS ta réponse.

12/04/2001 :
La Compagnie du Sourire : Jean Christophe ROUX

J’y pense seulement aujourd’hui avec une réelle acuité : pourquoi n’y a-t-il que les Chinois et les Japonais qui aient développé l’art ou les arts martiaux ?
Et qui se soient intéressés et aient perçu la Voie ?
Moi j’y suis arrivé par mes expériences et la Bible –surtout les Evangiles- alors, pourquoi d’autres en Occident n’y sont pas parvenus ?
Du reste, les arts martiaux ne sont pas la seule voie.
La Voie est l’Amour, bien entendu.
Existe-t-il une tradition martiale ou d’arts martiaux en Occident ? Après tout, on s’y est beaucoup battu aussi, en individuel (duel) et collectif (guerre)
La chevalerie m’a l’air si « balourde »…
A rechercher…

13/04/2001 :
De l’arrangement subtil de quelques cheveux sur le front.

Le cinéma n’est pas artistique mais politique.

Je me souviens qu’une fois au lieu d’éjaculer j’avais INjaculé ; volontairement ou plus ou moins. Ca fait un drôle d’effet…

Pour avoir testé beaucoup de choses, je dis que pour moi, pour l’instant, rien ne vaut le Bien-Etre : la quiétude naturelle du corps « et » de l’esprit ; l’Esprit étant corporel.

Malgré toute l’admiration (et l’affection !…) que j’ai pour le français, cette langue très intelligente et très sensible, il est tout de même étonnant qu’elle emploie le verbe tomber pour malade et…amoureux !

Editions Laurent REIZ pour photos…0142452379

Je viens seulement de réaliser le lien existant entre mon ouïe (mes 2 ouïes (de poissons ?) d’ailleurs : « l’externe » et « l’interne ») et mon activité mentale.
Mon ouïe est très à la merci des infos extérieures et j’ai du mal à la maîtriser réellement. Beaucoup de mal. Je ne suis d’ailleurs même pas sûr d’y arriver.
Aussi comme mon mental est très influencé, et surtout en profondeur, par l’ouïe, cela explique qu’il puisse être parfois si perturbé.
D’autant qu’on dirait vraiment que les infos véhiculées par l’ouïe pénètrent jusqu’au coeur du mental, et via lui atteignent la conscience puis l’âme, ou le Soi…

Intéressant : en rentrant chez moi je vois du coin de l’oeil un gars que j’identifie, donc je monte dans l’ascenseur et appuie sur le 3ème car je sais qu’il y habite, mais en fait ce n’est pas lui, mais descendant moi aussi au 3ème je puis constater par la porte ouverte qu’il s’agit de…son père.
Or, c’est à « l’esprit-essence » plutôt qu’au visuel que j’avais « fonctionné », plus qu’identifié. Et ça s’est avéré « globalement acceptable »…

14/04/2001 :
Maîtrise le « son intérieur ».

Quel que soit le « mal vécu » avec, cesse de juger et rejeter 50% de l’humanité !

Pénétrer le monde…
Par les exercices de dégourdissement je fais pénétrer l’esprit dans mon corps, plus profondément, je le diffuse et en même temps je pénètre davantage le monde, mais…encore trop passivement et inconsciemment.
Je me contente tout au plus d’initier le mouvement et après je « laisse aller » mais pas de la « juste façon ».
De même je regarde trop ce que je fais et j’écoute trop ce que je pense et fais. Bref, je m’observe trop !

C’est l’acte, auquel je dois être attentif, et non à « moi en train d’agir ».
Ma conscience et mon attention doivent se regrouper et être « à la pointe de l’Evénement », sur et dans la crête de la vague existentielle.
C’est cela la grande erreur ; cela et là : imaginer qu’il y a une distinction et séparation entre la conscience universelle et un « moi individué ». De fait, la Conscience universelle se retrouve piégée, enfermée dans une pseudo unité-identité qui, se repliant sur elle-même par peur et dépit, devient par (cette impression de mieux « VOIR » quand les yeux sont plongés dans l’obscurité mais NON FERMES…) réaction : égoïste et agressive.

J’aime l’humour car il permet une nouvelle approche, une autre perception (que celle « habituelle ») de la réalité.

La matière est la forme, l’extérieur, statique ; et l’énergie est le fond, l’intérieur, mobile.
Et par la « force des choses », je m’intéresse toujours davantage à l’énergie, à l’intérieur, car cela rapproche du coeur de la réalité, du point originel qui, de fait, échapperait peu à peu à l’espace –car toujours plus là, plus précis, et au temps –toujours plus maintenant.

Atteindre le « point » qui n’a pas d’au-delà, pas « d’en deçà » et pas « d’avant » ?

Il me semble que pour chaque individu, ce point existe et c’est le point d’où « commence » le souffle. Peut-être la « double » cellule-oeuf originelle…

De même, il semble y avoir un point par rapport auquel tout semble être « à la périphérie » ; même la conscience. Par contre, il semble être là où arrive mais aussi s’arrête la perception-sensibilité-sensation.

Amusant : je reste à admirer des oeufs de beaucoup d’oiseaux différents dans une vitrine rue de Beaune, et au bout de 5 mn je réalise que demain c’est…Pâques. Pourquoi cette tradition de l’oeuf d’ailleurs ?
C’est étonnant, fascinant et touchant cette façon de se reproduire. Le plus étrange à mon sens est celui de l’autruche casoar, car on le dirait en granit gris. Vraiment. Je me demande quelle apparence a cet oiseau. De plus, son oeuf est symétrique, ce qui est assez rare, la plupart étant plus pointus et fins d’un côté.

Le point dont j’écrivais précédemment me semble plus facilement atteint par l’ouïe, le son.
On retrouve et agrandit l’union : de l’ouïe, du mental, de la conscience, de l’attention, du Soi et du point origine(l) du souffle.
Et ce point dépasse, transcende le Soi ; il est le point d’intersection du temps et de l’espace et de la conscience. Il est….CA. (Pas vraiment précis ni clair…)
EXISTANT. EXISTE. YHWH.

16/04/2001 :
J’ai vu « Virgin Suicide » de Sofia COPOLLA car la bande-annonce m’avait marqué du fait du montage allié à la voix off et à la musique (« Right here, right now » de Fat Boy Slim –ayant le disk j’ai pu écouter ce morceau en boucle avant de voir le film)
Hé bien ce morceau ne fait pas partie du film –pourtant il le hante du début à la fin. C’est un autre qui sert de leit-motiv. A mon sens pour voir ce film complètement il faut voir d’abord la bande-annonce. Indispensable pour pénétrer et se pénétrer de l’ambiance-atmosphère-climat.

Ce film laisse un curieux goût dans l’esprit, si ce n’est dans l’âme. Un goût –comme la vie des 5 soeurs- de gâchis, de dégoût, de tristesse et de…non, j’allais dire « j’m’en moque » mais ce n’est hélas pas vrai. Un goût « d’inespoir » ; cet inespoir que je connais si bien pour l’avoir inventé, au moins étymologiquement.
Mais avec le côté triste et pesant et non celui libérateur et libéré que je lui confère et qu’il me rend bien d’ailleurs.

Cela tient essentiellement à l’impitoyable charme de Lux, la soeur de 17 ans, incarnée il me semble par Kirsten Dunst.
Son charme et la façon dont elle est filmée (bravo Sofia) et cette façon d’être le personnage principal et pivot du film, sans en avoir l’air, « sans y toucher » comme il est d’ailleurs dit d’elle dans le film.
Il se dégage de ce film une nuisance subtile, un poison discret, sourd et poisseux. Un peu une haine capiteuse.

Méfiez-vous d’une femme qui boit du whisky.

Les femmes généralement boivent du porto, ou des genres de liqueurs sucrées, du vin blanc, du kir, éventuellement du punch ; mais pas du whisky. Méfiez-vous d’une femme qui boit du whisky.

Ce que je ne peux plus dire : « pourquoi je bois et fume ? Pour ne pas mourir en vain, vu que je n’ai pas d’autre engagement véritable ».

17/04/2001 :
Pour la 1000ème fois : CESSER de « représenter », de se donner en représentation, de se montrer en train de faire. FAIRE ! AGIR ! ACCOMPLIR !

Etonnant. Une collègue dont j’ai rêvé il y a quelques jours qu’elle me disait que son fils ne pouvait pas skier, m’a dit aujourd’hui à son retour de vacances qu’elle était à la montagne, au ski.
Je ne lui ai pas dit précisément ce que j’avais rêvé pour ne pas la mettre mal à l’aise, ni lui faire de mal ; mais c’est intéressant tout de même, car effectivement je pense que son 2ème fils ne peut pas skier, attendu qu’il lui manque une jambe.

Surprenant tout de même les cas de « clairvoyance » que je peux avoir dans mes rêves ; et en état de veille aussi (quoique dans ce cas là il s’agisse moins de clairvoyance que d’intuition, aidée par une bonne connaissance-expérience de la vie et des humains)

19/04/2001 :
Fête ce soir chez Stéphane T (avec qui j’étais en classe du CM1 à la 3ème) au 16 Villeparc. J’y ai discuté avec Fabienne B, la sœur de Christèle (avec qui j’ai été en classe de la 6ème à la 2nde) Elle m’a « révélé » que Christèle souffre d’une sorte d’anorexie.

20/04/2001 :
L’idolâtrie bornée et béate (comme il se doit…) des hommes pour les femmes, vient de ce que, consciemment ou non, les premiers assimilent et confondent les dernières avec les mères.
En bref, les hommes perçoivent les femmes au travers des souvenirs et images des mères.
Erreur fatale qui fausse la perception.

Réaliser qu’on ne sait pas écouter. Il ne s’agit pas d’écouter le « monde (et les voix) intérieur » mais bien AU CONTRAIRE le monde extérieur.
Et surtout, ne pas écouter « l’entre-deux monde », celui du psychisme, c’est à dire les pensées extérieures que l’on laisse pénétrer nos pensées ; l’extérieur qui passe à l’intérieur…Assez difficile à exprimer.

Et s’il y a pensée (ou attention) éviter absolument le repli ou retour sur soi, sur l’intérieur de ladite pensée.

22/04/2001 : 2h35 du matin.
J’ai réalisé ce soir que je « divinisais » trop mon approche du monde et surtout des gens, depuis plusieurs années. En fait depuis que je me suis éveillé à la foi.

C’est à dire que je regardais et écoutais les gens en fonction de « l’idéal et absolu divin ».

Erreur ! Erreur cruciale. Il faut les aborder et percevoir, les regarder sous l’angle humain, sur des référents humains.
Je ne me suis jamais pris pour un Dieu, mais sachant qu’il existe, entre autre en perfection, je « jugeais » le monde en fonction de lui…

Il faut que « j’humanise » mon regard. J’entends par là, que je sois plus simple et moins exigeant vis à vis des humains, surtout vis à vis de leur qualités, défauts et comportements. Et cela…vis à vis de moi-même aussi à la limite. Quoique non, il est meilleur de rester « sévère » avec moi-même.

La Vérité n’est pas historique, elle est instantanée.
C’est à dire qu’elle n’est pas une connaissance ancienne, perdue, mais elle est la REALITE, perceptible et connaissable à chaque instant. Sans l’aide de « traditions ». Quoique…….

Une question à poser aux gens : un incendie se déclare chez toi, tu dois fuir, qu’est-ce que tu emportes ?…

Moi ce serait probablement les livres en rapport avec les arts martiaux que je garde à mon chevet, d’autant qu’au moins un est rare.
Et bien entendu, avant tout, la Bible traduite par Chouraqui, mais elle, il me serait facile de la retrouver.

25/04/2001 :
J’ai vu une américaine dans le métro avec une pierre bleue superbe. Je pensais que c’était une aigue-marine mais son amie m’a dit qu’il s’agissait d’une…topaze.
Ca rend le son du nom d’autant plus agréable.
Topaze…Je prendrais bien çà comme nom de code…

Il semble que l’on soit moins dense, moins lourd, moins solide quand on inspire, mais par contre on semble plus rapide ; que sur l’expiration.
On a donc, d’un côté : l’inspiration permettant une plus grande vitesse mais moins puissante, et de l’autre, l’expiration permettant une action plus puissante, mais moins rapide, mais plus longue.

De fait, on retrouve que sur l’inspiration les idées –plus rapides- nous pénètrent, et sur l’expiration les actes plus lents mais plus lourds, concrets, puissants, « sortent de nous ».

De plus, faits importants, il y a 2 « points-moments » de « suspension » : à la fin de l’expiration et à la fin de l’inspiration.
Personnellement, et contrairement à tout ce que j’ai pu lire en arts martiaux ou mystiques simplement « spirituelles », je préfère le « suspens » d’avant l’inspiration.
Je le qualifie « d’appel » et celui de l’expir « la conclusion ».

Enfin, je ne suis pas sûr que l’on soit plus fragile au moment de l’inspiration…
Que l’on soit plus vulnérable, car obligé de « s’ouvrir » au monde et à ses incidences, certes, mais en même temps, c’est le moment où l’on acquiert l’énergie. Où celle-ci pénètre en nous de façon CROISSANTE, et non où elle sort comme sur l’expiration…
A étudier.
J’hésitais à inspirer dans une atmosphère psychique néfaste ou désagréable, mais en fait, j’expérimente que c’était une erreur. On retrouve ce que dit Jésus : « Rien de ce qui pénètre le corps ne peut vous souiller. Ce qui souille c’est ce qui sort de vous… ».

26/04/2001 :
Tant que tu es dans le monde psychique, et que tu l’entends, tu es hors de la Vérité.

Soyons lucide : la démarche que j’ai entamé il y a plusieurs années et qui consistait à me réformer, à m’améliorer pour ensuite me libérer, a par le fait, consisté à CULTIVER MON EGO, ou au moins ma personne –dans un sens non péjoratif- mais une fois que je m’étais suffisamment amélioré –devenu strictement honnête entre autre, sur tous les « plans existentiels » et sobre- j’ai continué, mais du coup alors, uniquement, à cultiver mon égo, qui dès ma naissance était déjà très fort et développé.

Du coup, maintenant, pour libérer le vrai « Moi », ou Soi, de l’égo, c’est difficile, car il est rusé et fort.

Et tous les exercices que je fais, au-delà des dégourdissements, sont en fait destinés à prendre possession de mon corps et être conscient de mes actes, mais aussi à entretenir et cultiver mon égo, via l’apparence de mon corps, qui deviendrait plus harmonieusement musclé.

Il faut que je sois vigilant à cela et que je cesse de cultiver l’égo.

27/04/2001 :
La Vie, La Voie consiste(nt) en : REMPLIR LE VIDE ET ETRE DANS LE SOUFFLE-TEMPS-RYTHME.

Il y a une partie du monde, et une partie des humains qui cherchent à IMMOBILISER ta conscience ; via le mental, la pensée, par les mots, comportements ou pensées. Pour cela ils attirent ton attention. Il leur faut donc se servir de tes centres d’intérêt, ou utiliser ta sensibilité physique, et/ou intellectuelle.

Pourquoi capter ton attention ? Parce qu’elle est le point de rencontre entre ta conscience et le monde ; cela une fois employée. Car l’attention est « l’endroit » où la conscience est le plus éveillée et sensible.
Elle est en quelque sorte le « point sensible » de ta conscience, et par là : l’accès à ton âme.

Or, en attirant et fixant ton attention, on peut FIXER ta conscience et donc immobiliser ton « SOI », ton âme, et par là : la faire mourir.
Car tout est et doit être en mouvement. La vie est (en) mouvement.

Donc, ne laisse rien ni personne arrêter le FLUX que tu es.
Qu’il soit concentré, éventuellement, mais pas arrêté, car lorsque le flux s’arrête c’est : la mort.
De fait, ne laisse rien, ni personne manipuler ton attention. Sois maître d’elle. Mais sache la laisser libre, mais veille sur elle afin que rien ne l’asservisse.

Le « travail » est très utile pour apprendre à contrôler l’attention, car pour bien travailler, il faut être attentif, concentré, uniquement sur le sujet de son travail. Afin d’être le plus efficace (et performant) possible.

Je viens de comprendre.
Il y a en moi (comme probablement en tout le monde) un point, une sphère, une aire « d’attention complaisante pour soi-même » Une bulle d’égocentrisme, constituée d’orgueil et vanité, et aussi, probablement, d’amour déçu et/ou blessé, dépité. Et cette bulle attire l’attention, l’attention du (de mon) SOI et la captive.
C’est le « trou noir de chacun » qui captive, si l’on n’y prend garde, l’astre de l’attention.
Elle captive aussi, et cherche à captiver, l’attention des autres.
Voilà comment, par orgueil, vanité, on se « captive » les uns les autres, au lieu d’utiliser nos énergies à remplir, construire et admirer le monde.

Il y a un autre « accapareur d’attention » c’est : la pensée, le mental, le psychisme. Et celui-ci est peut-être encore plus vicieux que le « faux égo » précédent qui, lui, employait l’inertie du néant, de la mort.
Le psychisme, lui, n’immobilise pas forcément, mais il « enferme », dans le « champs des pensées » et l’attention peut se balader, mais uniquement dans…des pensées ou/et des « imaginations » qui sont, dans le « meilleur » des cas, des déformations de la réalité, mais bien plus souvent : des constructions arbitraires et artificielles, de véritables « murs » hérités de l’égo des « autres », de la tradition, de la culture et…du langage.
L’illusion de liberté, due au « mouvement » de la pensée, vient de ce qu’étant un « processus dynamique » elle nécessite et donc emploie une énergie, et se sert donc du « flux énergétique vital » propre à chacun ; flux énergétique vital qui fait partie du grand « FLUX EXISTENTIEL » de la réalité.

Enfin, le sexe, lui, est peut-être le piège ultime, car très puissant, il exploite les « capacités » des deux précédents.
Il immobilise l’attention par la fascination, entraînée par la perception de signes, appels ou formes extérieures (physiques et/ou psychiques) et il stimule le mental ; et les égos (on se montre –soi (faux soi…) ou « mauvais » soi- et on regarde -l’autre )

Dans tous les cas, la « récompense » « monnaie d’échange », « gain » est : le PLAISIR.

Cesse d’écouter à l’intérieur de toi. Ecoute L’EXTERIEUR.

28/04/2001 :
L’inconvénient, l’ennui avec la musique classique c’est que je ne sais pas, je ne perçois pas, à quelle EXPERIENCE elle correspond. Je ne vois pas ce qu’elle « incarne », ce qu’elle « réifie ».
Peut-être correspond-elle aux sensibilités, aux ORGANISMES qui peuplaient les siècles qui l’ont vue naître, et qui l’ont composée.
Mais aujourd’hui elle n’a tout simplement plus sa place. Elle est décalée, déplacée et me fait l’impression d’une manifestation inutile et inepte. Ce qui d’ailleurs peut lui conférer du charme.

Reste une PRESENCE qui, comme toutes les autres, a droit d’exister, du fait même et simple de sa réalité.

Tu fais un sale métier.
Oui, en plus je suis consciencieux : je le fais salement.

29/04/2001 :
La Voie de la sensation est trompeuse, et peut facilement mener à l’égocentrisme, car on se « fixe », on ne se préoccupe que de ce que l’ON ressent. De même, la Voie de l’émotion est incomplète et maladroite car l’émotion est encore trop SUBJECTIVE.

Non, privilégions, suivons ( ? –suivre ?) la Voie du FREMISSEMENT, cette résultante du contact entre le SOI et le MONDE ; même si, en fait, il n’y a pas de différence, distinction, car il n’y a que le monde.
Et alors, là encore, on retrouve la…FRONTIERE. Cette frontière est le CORPS.
Ou le corps est-il une illusion ?
Non, il n’est pas illusion, mais il est CONCRETION de l’univers ; donc l’univers lui-même. Pas de distinction… ?
Une concrétion, concentration due à un « effondrement » de l’univers sur lui-même, sur ou autour d’un « point » qui est et/ou correspond au « point d’appel » du souffle : la volonté, désir d’être, SOI, (et ?) de vivre, exister.

Mais cette volonté, telle qu’elle se présente et « s’exécute » (hihihi…) est mauvaise, ou au moins maladroite, puisque, PARTITIVE, s’accomplissant aux dépens du « reste », de TOUT.

C’est le TOUT qui s’est renié, rejeté, qui par le NON à lui-même a créé le OUI à l’individuel.
Le NON universel crée le OUI singulier ; qui par sa singularité, son détachement, meurt.
De plus, ce reniement, refus est dès le départ « mauvais ». Ne pas se renier soi-même.

30/04/2001 :
La Vérité c’est que je n’arrive (et peut-être ne veux pas) pas à me lasser, ni dégoutter, ni débarrasser, ni me passer du sirop ou suc amer et âcre de la solitude ; ou au moins celui de l’individualité, voire individual-ISME !

C’est curieux, depuis quelques jours, les pies que je vois sont elle-même solitaires. Rare.

A lire peut-être, car cela s’annonce bien : « Poèmes antiques et modernes » par A de Vigny (3 parties : mystiques, antiques, modernes) composent une fresque épique des âges successifs de l’humanité.
Et
« Poèmes barbares » par Leconte de Lisle, dont la matière est empruntée aux récits bibliques, celtes et scandinaves.
Miam miam…

La quête de la Conscience, elle-même est un piège. Toute quête est un piège pour le SOI.
Mais qu’est le SOI ?…
Une sensibilité, un lieu, une aire de rencontre de l’univers avec lui-même.
Une source. Je suis une source. Le SOI est une source qu’il faut clarifier et mettre en accord avec l’élan-vitesse-mouvement du monde.

Je me répète mais c’est pour l’accomplir davantage : le SOI est une SOURCE qu’il faut clarifier afin de répandre l’Amour : douceur et gentillesse dans le monde.

A défaut d’objectif, ou « but », je me donne une ligne de conduite.
Plus exactement : ne plus penser, hors de l’activité professionnelle ; remplir l’instant conscient par, et de, tous mes modes existentiels (physique, psychique, pneumatique) qui en fait n’en sont qu’un : MA PRESENCE.
Etre UN avec, au, monde. UNION UNIVERSELLE.
Nota : pour maîtriser la pensée, refuser, stopper dès qu’il y a « lieu », toute pensée « sexuelle », libidineuse, aidée, renforcée, animée par image-in-action, imagination ou souvenir. De fait, maîtriser aussi la mémoire.

02/05/2001 :
Encore une fois –je n’y reviendrai plus : NOUS SAVONS ! Nous savons ce qu’il se passe entre nous, au même titre que l’orteil du pied gauche sait ce qui arrive à la paupière droite car ils font partie du MEME CORPS; et ont de fait, partagent, (constituent ?) une même conscience.
Il en va de même pour les êtres humains.
Il n’y a donc plus lieu de se comporter avec égocentrisme et narcissisme, surtout dès que l’on n’est plus seul, qu’il y a quelqu’un dans notre « sphère cognitive ».

De même, inutile de simuler, parader, affecter des attitudes. NON : l’acte sincère et juste. C’est TOUT et…TOUT.

Je me rends enfin compte mais VRAIMENT (et encore…si peu) pas qu’avec les mots ou…idées, que ce que j’envisageais comme étant conscience – MA conscience – n’est qu’un jeu, une production, voire une projection du mental qui m’habite (pour ne pas dire MON mental, puisqu’il est constitué par une langue faite de mots-sons arbitraires qui m’a été imposée, et par des idées-cultures qui pour la plupart m’ont également été imposées, ainsi que des actes réglementés, policés et des comportements à l’avenant…)

Ma présence au monde est intellectuelle, « intellective » plus que véritablement sensible.
Ainsi je RECONNAIS, plus que je ne vois ou entend ou touche.
Alors qu’il faut DECOUVRIR. Constamment. Dans tous les sens du terme, et se découvrir et découvrir le monde. C’est à dire, d’abord enlever le voile qui le recouvre, qui est le voile du psychisme, des idées, du « monde préconçu » et ensuite le rencontrer.

Arrêter d’intellectualiser le monde.
On découvre alors que la plupart de nos envies, désirs, projets, moteurs d’action-activité, ne sont en fait que des RAISONNEMENTS, dont nous n’avons bien souvent motivé ni le « démarrage » ni le déroulement. Nous nous sommes contentés de les « regarder » ou écouter, et d’y obéir, de les SUBIR.

Et ainsi on rejoint le « ne pas faire », « arrêter le monde » de Don Juan, ou Krishna (dans la Bhagavad-Gîta) et le « Dieu et moi sommes UN », et « Aime ton prochain comme toi-même » de Jésus.

Etre…l’Univers agissant et ressentant et donnant.

Une dernière chose qu’il faut bien admettre : ce n’est pas chez les autres humains que se trouve l’honnêteté, l’intégrité ni la vérité. C’est en toi et ENTRE vous. « Au milieu de vous » comme l’a dit Jésus.
Ne te fie pas à autrui pour savoir quel est le vrai comportement à adopter, ni surtout quel est TON juste comportement.

Réaliser que beaucoup est prétention, vanité en moi. Je suis, pour une grande partie, si vaniteux…Bien sûr, je sais que le système-monde m’y porte, mais il s’agit de s’en libérer. Etre moins affecté dans le comportement, et ne pas attendre de « retour » quand je fais quelque chose pour ou vis à vis de quelqu’un.
Ne pas être libidineux mentalement.

A la limite : ne pas être, tout simplement. Mais FAIRE. Comme l’hébreu, où il n’y a pas vraiment de présent, et le lakota où il n’y a pas de passé.

Je me servais tellement du JUGEMENT d’autrui pour évoluer et me comporter; même pour être.
Guetter l’assentiment ou ressentiment de l’autre pour estimer mes propres sentiments.

La reconnaissance extérieure pour la connaissance intérieure…

Il faut dire aussi qu’avec ma capacité de percevoir le « contenu psychique » des gens – surtout à mon égard – et un certain masochisme complaisant provoquant la critique dépréciative, ainsi que mon charisme dû entre autre à la connaissance et à la bonté réelle qui me composent et irradient de moi (créant l’envie, la jalousie et l’énervement chez beaucoup…) il n’est pas facile de se comporter autrement et d’échapper à ma propre emprise et à celle du monde.

D’ailleurs, à chaque fois que je fais un pas en avant, les autres, surtout les femmes – maîtresse dans l’art de la communication et manipulation psychiques – s’empressent de resserrer la pression, l’EMPRISE.

Elles ne veulent surtout pas qu’on s’échappe de « l’anneau psychique » qui retient la plupart des gens, dans une perception commune et des comportements prévisibles et (donc) contrôlables.
Déjà, elles n’apprécient pas qu’on N’AIT PAS BESOIN D’ELLES; mais qu’en plus, on soit hors d’atteinte de leurs manipulations, cela les met « hors d’elles » véritablement et donc elles cherchent à nous dompter de nouveau. La méthode employée – psychique, car elles ne peuvent se permettre l’affrontement physique direct et franc – est en accord avec leur goût-tendance pour le maquillage et la dissimulation.
Cela consiste donc à émettre ces pensées-types : « Tu te crois roi » ou « Il se croit roi », toutes les provocations sexuelles aussi : « grosse queue, ou bite », « va pas là (dans le rectum) » ou « juste une nuit, c’est ça ? », « va doucement », ou d’ordre socio-monétaire : « plus cher », « c’est trop cher », ou les « joue pas l’homme », les « tu te crois vrai ? » les « tu te crois libre ? ».
Bon, j’ai pas envie de continuer la liste; peut-être plus tard. Mais c’est déjà bien assez édifiant de la sorte; à ce stade là.

Bon ! Je sais qu’on peut me taxer de paranoïa et misogynie. Mais ça n’a RIEN à voir. Je parle de FAITS éprouvés et prouvés.
Mais j’ai ce don, suite à ma quête de connaissance, mon développement des pouvoirs sensoriels, de la conscience, des pouvoirs psychiques et de l’expérience mystique extra-ordinaire que j’ai vécue le 02/11/92 à l’armée et que j’ai déjà relatée dans un autre carnet (sinon il faudra que je le fasse pour la « fixer » définitivement, en laisser un témoignage qui, si les gens font des recherches, fera apparaître objectivement qu’il m’est arrivé quelque chose qui m’a doté de « pouvoirs » extra-ordinaires. Il s’agit d’ouvertures de shakras, ceux de l’Eveil et ceux du rapport, de la perception aux/des autres)

Or, comme le dit Paul dans une de ses Epîtres, « que celui qui a un don soit/fasse comme s’il n’en avait pas ». Et c’est vrai. Il faut non seulement ne pas s’en servir activement en « écoutant », mais ni « passivement » en tenant compte de ce qu’on entend.

Bref, ne s’occuper que du « choc de la matière ». Vision « vraie », « ouïe vraie », etc…

Et être HUMBLE.

Il faut dire aussi que j’écoutais tout ce qui précède et attachais de l’importance au jugement d’autrui, non parce que ça me concernait mais parce que je voulais savoir ce que « autrui » penserait… »d’autrui autre » –de quelqu’un d’autre; ce que les gens pensent les uns des autres.
Et c’est bien souvent affligeant. Je ne me permets pas d’être aussi méchant, ni dans le jugement ni dans quoi que ce soit, vis à vis d’autrui; ni aussi systématiquement.

Etrange, curieux et…affligeant.

SOIS VRAI COMME LA FAIM
ET
RESOLU COMME LA SOIF.

Tom Waits, surtout en concert, c’est comme si t’écoutais un vieux rock-blues infernal en parlant de tes démons à ta grand-mère et qu’elle te réponde……..
« FUCK YOU ASSHOLE ! »

03/05/2001 :
La seule mélancolie que je tolère est celle des bossa-novas de Carlos JOBIM.

Je viens seulement de comprendre pourquoi je cherchais et provoquais la critique destructive, ou dépréciative, et le reproche chez autrui :
c’était INCONSCIEMMENT (mais le propos, en fait, n’était pas si mauvais, quoique maladroit, ou pas si maladroit quoique mauvais) pour TUER mon égo.
Mais il ne faut pas le tuer – CAR IL NE FAUT PAS TUER – mais NE PAS LE FAIRE VIVRE. Tout simplement.

Débarrasser la conscience sise en mon corps, en ce corps (qui écrit) de tout EGOTISME.

J’oriente et place mal mon attention. Je la place sur mon ETAT psychique, émotionnel, sentimental et sensible. Or, d’abord, il n’y a pas d’ETAT, au sens d’une forme ou d’un fond arrêté, définitif (même si pour juste un laps). Non, il n’y a que de l’ETANT, c’est à dire une réalité animée, en mouvement, perpétuellement en CHANGEMENT, en train de changer (Ah mes « cahiers d’EN-TRAIN…J’y suis ,d’ailleurs, dans un train; en plus) et non, jamais, figée.

C’est sur l’accomplissement du monde qu’il faut que j’oriente et focalise mon attention.
Ca, c’est pour « l’attention générale » et pour « l’attention particulière », plus précise, il s’agit de sentir le « point vivant » présent dans le monde.
« Point vivant » qui dépend aussi de moi. Il y a au moins un « point vivant » par être vivant, surtout humain. Et je pense qu’avec la connaissance et la conscience et l’entraînement on peut élargir ce « point vivant » jusqu’à remplir TOUTE notre sphère cognitive individuelle.

Ce point vivant est en effet situé dans notre sphère cognitive; généralement à un ou deux mètres de soi, à hauteur de nombril.

Bref : sortir de soi !

Oublie la plupart – sinon tout – de ce que tu sais et crois juste, surtout à propos des gens.
Sois vierge de tout à priori et préconçu; à chaque instant.

04/05/2001 :
J’ai toujours été fasciné par le « point de rupture », cet instant-frontière entre l’avis favorable des gens et l’avis défavorable.
Etonnant de constater que beaucoup de gens vont penser et/ou dire : « j’aime, j’ai envie, je veux » VIS A VIS DE QUELQU’UN et puis, au bout de quelques instants, ils vont SE « RETOURNER » et penser (pas souvent dire; quoique…) l’inverse : « NON, j’aime pas » et là par contre, la plupart du temps, ils resteront sur cet avis de rejet, défavorable.
Il semble y avoir une habitude ou nature au rejet chez beaucoup d’humains.
Et quand on cherche à vérifier l’authenticité et la solidité, les motivations de leurs choix, on se rend compte bien souvent qu’il n’y en a pas, qu’ils n’en ont pas. Ils ne savent pas ce qu’ils veulent et rejettent tout. Xénophobie, etc…Alter-ophobie pourrait-on dire.

Or, il faut que je cesse de chercher, guetter, traquer ce revirement d’avis; car cela me semble le provoquer, en plus.

Beaucoup de gens n’ont aucun avis, mais qu’est-ce qu’ils le donnent, du coup !!
C’est même une des rares choses qu’ils donnent sans compter. Hélas.

J’ai jeté quelques coups d’œil à l’émission « Loft Story » sur M6, qui, dans le principe, était une bonne idée.
Résultat : je ne regarderai plus ce ramassis artificiel et hypocrite de poncifs grossiers et pernicieux.

Hé mec ! au fait, calme ! Qu’est-ce qu’il y a ? Tout va bien, alors calme.
Tu es apaisé. C’est TOUT.
Ne cherche plus (pas) les problèmes. Serein.

Et, dernière chose : ne nie pas ta pensée, ne cherche pas à l’arrêter, car c’est une de tes plus grandes forces (peut-être ta plus grande) Après tout, tu es quelqu’un de très cérébral, très fort niveau intellectuel (d’une certaine façon…) alors ne te BRIME pas. C’est comme si tu demandais à un colosse de rester assis tout le temps. Pire : couché et à dormir…Absurde !

Donc ne te nie pas. Par contre : Veille à être. VRAIMENT TOI. En tout : ACTES, PAROLES (intersection entre acte et pensée) et PENSEES.
Simple, mec, SIMPLE.

C’est cela aussi « aime ton prochain comme toi-même » : cela signifie aussi : n’oublie pas de t’aimer TOI AUSSI.
Et tu es intelligent, donc ne BRIME pas ton intelligence, ne TE brime pas.

Après tout : que cherchons-nous dans la vie, sinon des interlocuteurs valables ? Donc, ne t’occupe pas des interlocuteurs non valables, quel que soit leur mode de communication.

On rejoint la « quête » de l’efficacité, disons : le choix.
Ne t’occupe et ne t’intéresse qu’aux informations VRAIMENT VALABLES.
Que ces infos viennent de toi (de ton psychisme) ou de l’extérieur : CHOISIS, FAIS LE TRI; TRIE.

De même, n’accepte pas la corruption, le mensonge, le doute, l’erreur, la méchanceté, la servitude que voudrait t’insuffler autrui, ou toi-même. Tu sais c’est à toi de choisir (en fonction de) la vérité, l’amour, la sagesse.

Où est Dieu ? Il est partout. PARTOUT. Et surtout au milieu de nous. C’est à dire au milieu de chacun et entre nous. Il est réponseS aux quêtes.
Car il a voulu (aussi) un dialogue entre l’humain et lui.
Et étant, également, Absolu, il se trouve aussi par un renoncement. Le renoncement à ce qui serait l’antithèse de la quête. Sans parler ou impliquer de dualité, dualisme.

Donc chacun son renoncement, car on ne peut avoir en même temps (TEMPS…comme LIEU d’ailleurs) une chose et son contraire. « Chacun sa croix  » ? Croix : renoncement. Renoncement, dans le choix actif de l’accomplissement dans la vie, post-natal. Soit le manque au cours de la vie, accomplissement « passif » suite à un choix… »pré-natal ».

05/05/2001 :
J’ai encore ce goût mauvais, ce mauvais goût pour le crime, l’humiliation, la souillure, le fait de bafouer –heureusement il ne se traduit JAMAIS en actes.
Une espèce de « mauvaise haleine de l’âme ». Mais pas vraiment, pas réellement. Plus des petites pulsions psychiques à tendances sadiques.

Cela aussi est en rapport avec ce que j’écrivais hier et que je n’ai pu approfondir (mais j’avais pris des notes – intuitions – « découvertes » pour continuer…aujourd’hui) car j’affrontais l’ordinateur aux échecs et…cela m’a pris 10 heures (!) pour…le VAINCRE !!!
J’en suis content car je m’étais appliqué, à essayer de prévoir les conséquences de mes coups et les siens (on s’en sera douté, vu le temps pris…Mais j’ai aussi mangé et…pris mon temps) Et je l’ai dominé assez tôt, mais je savais pas comment le coincer, j’arrivais juste à l’opprimer, puis finalement…l’estocade.

Donc…choisir.

Cette « pseudo-pulsion » pour le mal est comme une boule d’énergie – une CHALEUR NEBULEUSE – au niveau du nombril, un peu semblable à une pression-montée éjaculatoire; assez semblable, mais au niveau de l’abdomen-nombril, à ce que ressent le sexe avant d’éjaculer. Sauf que là je ne permets pas à mon être de relâcher cette « boule » d’énergie, de « ki » (?).

Voir Manolis MARIDAKIS, né en Crête en 1946, dont une « sculpture » : « Sigma Antigravitationnel » est à la Cité des Sciences de la Villette.

« Aux Lucioles » dans le XXème : bar pour SLAM(EURS)

Trois erreurs : d’abord l’application, l’affectation pour/à être.
Agis, accomplis; tout simplement.
Car POUR cette affectation-application et PAR elle tu t’extériorises, tu crées un « sur-moi » observant le « moi ».
Et ce « sur-moi » (déjà issu du narcissisme) est narcissique et égocentrique; se regarde et veut être regardé.

Deuxième erreur : tu ATTENDS l’avis sur toi d’autrui.
N’attends pas, n’attends rien.

Troisième erreur : tu écoutes au mauvais endroit, tu écoutes le monde psychique, or c’est le monde physique qu’il faut écouter.

Mais en tout cela je ne fais que me répéter encore et encore.
Et encore ! Agis.

J’y reviens quand même. D’abord : résiste ! à la pression extérieure exercée par une grande part des humains – surtout les femmes d’ailleurs; et ce SANS SEXISME AUCUN. Par contre, peut-être que je les perçois davantage de la part des hommes; c’est possible -.

Cette pression est accentuée d’autant par la mauvaise météo qui règne sur la région parisienne depuis…pfouh ! au moins…octobre peut-être ou encore avant.
En tout cas, pas un seul jour VRAIMENT beau avec ciel totalement dégagé et soleil éclatant et chaud depuis le début de l’année 2001. Dans le meilleur des cas, la météo est maussade et du coup l’humeur de beaucoup (beaucoup) de gens – qui ne sont déjà pas des exemples d’altruisme – est à l’avenant; avec en plus l’agressivité.

Même si j’y trouve (et ai trouvé) des explications, tout de même : pourquoi les gens sont-ils si méchants les uns envers les autres ? Ils s’entre-déchirent. Sincèrement JE NE SUIS PAS AINSI !

Ensuite, porte ton attention, intéresse-toi uniquement à l’Amour-Beauté-Vérité au lieu de vouloir TOUT percevoir. Car il y a tellement de haine, ou au moins colère, dépit, agressivité, etc…
Concentre-toi sur la gentillesse, douceur, la VERITE-AMOUR.

Ca te permettra d’en absorber pour la redistribuer; en plus de la tienne propre, issue de ta source, de la SOURCE que TU ES.

C’est la douceur, gentillesse, respect et L’HUMOUR gentil et vraiment drôle (au détriment de PERSONNE) qu’il faut chercher, et trouver, dans le monde; puis le redistribuer.

06/05/2001 :
Abandonne-toi au monde; ne garde – rien.

Tout simplement : ne fais pas le jeu du Mal. Ne transige même pas avec lui; aucun compromis. Choisis le Bien, uniquement.
La Vie est le truc le plus sérieux que je connaisse. J’aime bien rire, mais la Vie est le truc le plus sérieux que je connaisse…

07/05/2001 :
J’ai l’impression que je me suis simplement trouvé un objet, une vocation à la mesure de mon orgueil et de ma mégalomanie : le mysticisme.
Comment me débarrasser du fâcheux « effet secondaire » du sérieux : la gravité ?
Jouis de la vie. Mais autrement que ce que tu savais (si bien ?) faire.
Communie avec la vie et les vivants.
COMMUNIE AVEC LA VIE ET LES VIVANTS !!!

08/05/2001 :
Ma vie est l’histoire d’un freinage.
Des tombeaux ouverts de la folie
au tombeau fermé de la sagesse.

Le Fabuleux destin d’Amélie POULLAIN est un trésor merveilleux, un miracle somptueux, une splendeur émotionnelle, un bijou onctueux, un monument d’humanisme, un exemple d’existentialisme heureux. Un chef-d’œuvre.
Et Amélie (Audrey TAUTOU) est LA femme parfaite.
J’ai été voir le film 2 soirs de suite. Avant hier, seul, et hier avec Patrick Pouron, sa grand-mère et un Nicolas.

09/05/2001 :
Ne tourne pas en dérision la vie, mais trouve à chaque fois ce qui est drôle et mets-le en évidence; mais pour célébrer la Vie, pas pour te mettre en avant.

L’Amour pour s’accomplir est obligé de s’exposer et il est si fragile…

Transforme l’énergie « lubrique » que tu ressens au niveau des entrailles en énergie bienveillante et douce : en Amour.
Et cesse de te prendre, plus ou moins, pour le centre d’intérêt du monde, et des gens.

« Le…destin d’Amélie… » est vraiment un film merveilleux. La scène avec l’aveugle, à elle seule est un…miracle, une ode fabuleuse à la vie. Et Audrey : un ange.

Concentre-toi sur CE que TU FAIS et non sur comment tu le fais.

Quand on envisage ce que pourrait annoncer le 21ème siècle, sous certains aspects, doit-on dire : le fond de l’ère effraie ?

Va plus lentement quand tu cherches à percevoir les gens, quand tu les regardes, les écoutes. Ne sois pas expéditif. Et ne juge pas, bien entendu. Il est bon de le rappeler.

10/05/2001 :
Nous sommes, tous et toutes, des versions différentes d’un (même ?) idéal.

La réalité émotionnelle se construit, essentiellement par la communication et plus spécialement, surtout, par la parole.

Toute manifestation « vitale » est centrée sur le souffle et animée par lui, sur le mode inspir-expir. Malheureusement, la pensée, qui elle n’est pas une activité pneumatique, influence, manipule, emprisonne le souffle et donc nos comportements. Notamment en se substituant, dans le rôle de moteur et carburant, au souffle.

Le Souffle qui se ballade ENTRE nous et EN nous est « impersonnel », désintéressé. Il n’est même pas une potentialité mais un révélateur, un « potentialisateur », une énergie dont il reste à se servir. Les potentialités sont en nous.

Je continuerai plus tard car il est préférable d’être exact dans la description explication.

11/05/2001 :
La version de la Bible de A. CHOURAQUI, encore une fois, est tellement plus juste et pertinente pour la phrase de Jésus : « Heureux les simples d’esprit », lui écrit : « En marche (pour « heureux », ce qui est intéressant car cela introduit un DYNAMISME) les pauvres en souffle ».
Ce qui est exact, car c’est sur l’expiration que l’on est davantage objectif et libre. Car en expirant, on rend au monde l’énergie, en la motivant si possible, et si possible constructivement et amoureusement. Si l’on est suffisamment éveillé ou dans/avec le JUSTE éveil.

L’erreur est de « figer le monde », via la conscience, d’arrêter sa « connaissance-perception » du monde sur une forme, une façon d’être, à partir d’un instant(-lieu) et définitivement.
Ou même simplement, de faire obstruction à l’écoulement de la réalité.
Et ensuite, ou en même temps, de s’illusionner sur le monde via l’imagination.

12/05/2001 :
Il n’y a pas de mal; au pire : juste de l’amour maladroit.
Il y a l’Amour, celui qui VIT et celui qu’il reste à libérer et accomplir, faire vivre et vivre.

Comme tout vivant, l’Amour nécessite un corps et un souffle. La femme donne le corps (via les caresses, la présence charnelle, que ce soit pour le mari ou les enfants) et l’homme donne le souffle, c’est à dire ce qui REMPLIT (et anime) l’Amour.
De fait, l’homme ne doit surtout pas retenir son Amour-Souffle-Energie, mais le répandre dans le monde. Et transformer son mal en amour (« AIME ton prochain-mal comme toi-même »)

« Le salut vient des Juifs » parce qu’ils ont transmis la Torah et la langue hébraïque.
D’ailleurs…EBER signifie « hébreu » et : « le passant », « celui qui PASSE »…

En revenant de la Villette, j’ai croisé une manifestation d’arabes contre Israël (le pays) Ce n’était pas très agréable. Ils scandaient « Israël assassin » et autres sentences arbitraires, partiales et monocentristes.
Il y a eu une petite prise à partie avec des juifs (probablement) qui habitaient en haut d’un des immeubles donnant sur le boulevard ou avenue.
C’était plus ennuyeux et affligeant qu’autre chose. Las ?

Amusant j’ai trouvé une « espèce de poème » au cœur d’une des énormes roses en fibre de verre le long du canal St Martin. C’est intéressant, il y a d’assez belles images, voire amusantes, et beaucoup de grosses fautes d’orthographe. (J’aurais mieux fait de le recopier !)

Je m’épluche et m’apprête à déguster une mangue, sous le soleil, à côté du lion qui veille au milieu de la place de la République. Tout va bien.

13/05/2001 :
Quelque chose,
quelque part,
pour m’y répandre…

14/05/2001 :
Se débarrasser du désir-besoin de reconnaissance ! Et vis à vis de Dieu également.

Je connais mon défaut-vice : je laisse la méchanceté, ou/et le vice-corruption s’introduire dans ma pensée et/ou dans le monde et le laisse se développer jusqu’à la limite que j’estime « raisonnable », « moralement » « suffisante ».
Voire même, je génère l’idée; pas l’acte, je ne suis quand même plus; ou alors tout au plus une petite mesquinerie sans grande ou véritable importance.
Mais, en bref, je tolère, laisse agir, être le mal. Je transige. Or, non ! Il ne faut ni transiger, ni tolérer le mal.
Ne rien lui laisser, ne rien lui offrir.
Comme dit St Paul (à peu près) : « Ne laisse pas d’espace au mal ».

Et ce n’est pas une raison pour jouer les héros ou s’estimer tel, ou « pauvre-petit-qu’il-a-bien-du-malheur » !

Cesse de taquiner le vice, le mal.

15/05/2001 :
Orgueil, vanité (donc égocentrisme) et doute : s’en débarrasser totalement et définitivement.
Pour cela AIMER Dieu de tout son être, sa force, son énergie, c’est à dire : AIMER le monde.
Se DIRIGER totalement DANS et VERS le monde. Et ce que l’on t’envoie et te renvoie, le rendre au monde; transformé, le cas échéant (lors de tout type d’agression », par exemple), en amour.

Et une nouvelle fois également, ne se servir de l’intellect que dans le strict cadre des activités professionnelles, ou éventuellement pour résoudre un problème concret nécessitant une réflexion.

Bref ! Cela suffit, de réécrire constamment les mêmes choses ! A partir de maintenant je n’écrirai que du NOUVEAU.

19/05/2001 :
Dans la plupart des cas, pour beaucoup de gens, tout n’est que tâtonnements en présence d’une vérité évidente, qui nous fait face et nous habite.
Le paradis perdu n’est autre que cette connaissance naturelle, innée, spontanée et évidente qui fait partie de notre – de la – réalité; et que l’égocentrisme, l’orgueil et l’éducation enterrent, recouvrent sur et en nous.

20/05/2001 :
En finir avec la maladroite « maîtrise » de soi, qui n’est qu’égocentrisme et tourne à la PRUDERIE !

21/05/2001 :
8h33 Pensée du jour : Je sais que je me trompe. Ou même : JE saiT que JE me trompe…

Les « Poèmes Barbares » sur lesquels j’écrivais le 30/04/2001, je les ai acquis hier à la Foire au troc de Maurepas pour 5 F00 !…Cool !

Eviter d’avoir l’esprit – ou l’âme ! – tordu comme…un poil de sexe.

Ce qui se passe : j’ai trop agrandi mon « point d’attention-concentration ». Non, plutôt : j’incluse mon « point d’égo » dans ma « sphère-point d’attention-fixation-concentration ».
Il faut s’exclure de son propre « point d’attention » ou de sa « sphère d’attention ».
En fait, ne pas fixer son point d’attention sur son point d’égo (ne plus les unifier ou unir, non plus) ni « poser » son point d’ego sur le point d’attention, ni enfermer l’égo dans la sphère d’attention, ni « arrimer » la sphère d’attention au point d’égo, ni manipuler son attention par/avec son égo.

En fait : abandonner l’égo, et que le soi parte dans le monde; via la sensation (quoi d’autre ?) et peut-être « avec » pour guide et moteur : l’attention; mais cette dernière assertion n’est pas certaine.

Au Jardin du Luxembourg, 17h15. Question cruciale : manger d’abord la tarte alsacienne aux myrtilles, inconnue, qui s’annonce très bonne ou le pain au chocolat, connu – d’aucun dirait « banal », mais pas moi – mais à la sûre saveur rustique ???…
J’opte pour la tarte; d’ailleurs je le savais. Et l’ai toujours su, mais je me suis délecté de l’hésitation, sinon du doute.

J’ai encore du monstre plein les veines.
C’est le requin qui rôde
derrière chacune de mes dents,
la tarentule au fond des yeux
et l’aspic dans le cœur.

Peinture et sculpture sont des arts qui imposent et enseignent la circonspection. La moindre « touche » en trop, inutile, et c’est l’ensemble qui peut être compromis…

Ai fait la connaissance de William sur le pont St André des Art. Mec cool.

Ce que je constate c’est que nous nous fourvoyons souvent sur la valeur des choses et des gens.
Beaucoup donnent tout pour ce qui en fait vaut peu ou rien, et beaucoup méprisent, négligent ou refusent ou réfutent l’essentiel.
De même, beaucoup de gens en honorent ou vénèrent d’autres qui ne valent pas grand-chose, et rejettent les trésors d’humanisme, ou les ignorent, les négligent, les méprisent, les insultent, les provoquent, les dénigrent, s’en moquent, médisent sur eux.
Enfin bref : il y a un problème de VALEURS.

Les humains…
Leur amour est une envie,
un appétit,
leur admiration une girouette,
leur amitié un contrat strangulateur
(résiliable et conjoncturel)
et leur fidélité un non-sens organique,
une incapacité pulpeuse.

Reste qu’il n’y a qu’eux
pour vraiment animer ce monde,
lui donner du goût;
mais…
quelle convulsive et tortueuse amertume…

22/05/2001 :
Mardi matin réveil
les draps sentent déjà la veille
et aujourd’hui a des relents
« d’encore du maintenant. »

Les chiens se sentent le fion quand ils se rencontrent.
C’est bizarre quand même.
Avoir son trou du cul pour carte d’identité
et ses urines et étrons pour carte de visite…
Surtout quand on connaît la finesse de leur odorat.

Ma personnalité, sinon mon attention et conscience, est scindée en 2; ou alors je la scinde en 2.
Une partie qui se projette dans le monde du psychisme et influence les gens – par complaisance masochiste-paranoïaque – pour qu’ils aient des pensées et même des propos déplaisants à mon encontre.
Cette même partie n’a aucune confiance dans « l’estime » ou l’avis des gens à mon (son…) égard, et considère en « à priori préconçu » qu’ils vont mal juger, péjorativement, défavorablement.

Et, une autre partie qui se complaît – également complaisamment masochiste – à subir et observer les effets pervers de la première partie.

Bref ! Je continue à être mon pire, principal et peut-être même UNIQUE « ennemi » ou ADVERSAIRE.

AIME-TOI F !
Bien sûr que je ne me hais pas et même que je m’aime, mais : trop sévèrement, trop en passant, trop à travers des préconçus qu’en plus je projette et attribue aux « autres » vis à vis de moi.
Car cela me paraît inutile ou déplacé même – car trop ou tellement évident – de m’arrêter sur le fait que je m’aime.
Mais : bien sûr que je m’AIME.

Alors autant le vivre : JE M’AIME. Car c’est seulement si je m’aime et le « montre », en tout cas le VIS, que les autres pourront m’aimer, du fait de ma capacité, puissance d’influence sur la conscience d’autrui (indéniable et non négligeable…)
Car alors j’irradie au lieu de créer cette espèce « d’effondrement-aspiration » sournoise autour ou sur mon égo.
C’est mon SOI dont je dois proclamer l’AMOUR.

JE PROCLAME L’AMOUR DE MOI !!!

Ne laisse plus L’ENVIE, la jalousie morbide, mortifère et le mal-être d’autrui tenter de te flétrir et de te nuire.
Réponds-leur par l’AMOUR de toi, d’eux et du monde entier. Mais n’oublie pas de leur « montrer » AUSSI ton amour de toi; ce que tu ne faisais pas par humilité; mais une humilité qui avait fini par se dénaturer et re-devenir un orgueil, en fait.

Il faut que je cesse de considérer les femmes (pour ne pas dire LA femme, car sur « un certain plan » – la manipulation psychique – ce sont… »toutes LA même ») comme des pièges…bien qu’elles en soient ! Aller au-delà de cela…peut-être…?

Je le réécris encore et encore; mais il faut cesser d’immerger-fixer son attention-conscience dans le « monde psychique », notre propre pensée et celle des autres : le monde de la pensée.
Il faut quitter, et ne pas y retourner, le monde de la pensée et de l’image – ination : le « monde psychique ».
C’est la clef de la LIBERATION.

Et si malgré tout c’est lui qui se rappelle à notre mental, n’en tenir AUCUN compte ! Faire comme si on ne le percevait pas; ce qui ne signifie pas simuler, ce qui signifie : n’en tenir AUCUN compte.

Et il est normal qu’il faille ECOUTER le monde « écoute Israël….YHWH UN »…) puisque le monde – surtout les humains – parle, et que la Parole est portée par le Souffle.

Et quand on essaie d’être vraiment en contact avec autrui (surtout les femmes, mais c’est normal puisque je suis un homme) on réalise l’importance de l’ECOUTE et le Souffle devient (ou plutôt : on le redécouvre) CENTRAL…

Il est quand même utile de préciser que si j’écris toutes ces choses avec tant d’opiniâtreté c’est surtout pour d’éventuels lecteurs, afin de les aider, de leur donner des repères dans leur propre cheminement, surtout s’il ressemble au mien.
Et pour me remémorer plus tard ma progression, avec ses atermoiements, enthousiasmes, dépits etc…Une partie de ma vie, évidemment.
Mais vraiment, je ne suis pas intégralement dans ces carnets; ce ne serait pas possible, car heureusement je suis…vaste…malgré mon petit volume corporel.

Déjà je ne peux pas exprimer ma stupéfaction heureuse et enthousiaste face à la vie, il me faudrait écrire quotidiennement l’équivalent d’un botin.
Cette existence est au-delà des termes (dans tous les sens des termes…….) !

23/05/2001 :
(Comment ?) ne pas être prédateur. (Me fait penser à Génèse 3 : Eve qui PREND du fruit…) Ne plus traquer, chercher le Mal, le Vice.

NE LAISSE personne oppresser (ou opprimer) ce que tu es si tu es Amour.
De fait, ne te contente pas de t’exposer au monde, manifeste activement ton être d’Amour, fais vivre l’AMOUR, la Vérité, la Paix.

Tu es une part de la réalité, donc ne te nie pas, ne t’occulte pas ne te mets pas en retrait, sinon ce faisant tu PRIVES le monde. De plus, comme tu crées un vide, une dépression, cette même dépression que tu deviens attire TOUT vers elle, par effet de gravité (aux 2 sens du terme), et du coup « les gens » te scrutent, te FIXENT (dans tous les sens du terme) et par envie, jalousie finissent par te critiquer; et si tu te nourris alors de leurs « mauvaises émanations » cela risque de t’aigrir.
SOURCE tu es SOURCE.

Il y a 1 différence, notable, entre « se montrer »…et…NE PAS SE CACHER. Je ne me cache pas !

Et si j’éditais mes carnets sous le titre : « Mots dits et cris »…
Non; ça fait 1 peu genre crise estudiantine.

Je sais ce qu’il se passe, aussi, quand j’observe quelqu’un (et que je m’étonne de l’influence que peut avoir ma conscience) : je MODIFIE SA « VITESSE EXISTENTIELLE » son rythme, son dynamisme en voulant (consciemment ou non) qu’il aille -soit- à la même vitesse-vibration-onde-émanation que moi.
Laisse la personne être et la percevoir-observer sans la « toucher-prendre ».

A noter que là encore avec la perception et la « façon de vivre-être », je rejoins la Génèse 3 : « Dieu nous a dit vous n’en TOUCHEREZ PAS » (ce qui était faux, il n’avait pas dit « pas toucher » mais « pas MANGER ») puis « elle PRIT du fruit…et MANGEA… »!!!

Décidément ! Toute l’explication du « problème intrinsèque » humain est expliqué dans la Génèse, dans ce discours – parole fabuleuse qui réussit cette prouesse incroyable : être implicite par l’explicite, et surtout métaphorique par le discours concret. Les différents niveaux de compréhension sont simultanés, et contenus dans des termes uniques, mais qui ouvrent sur multitudes de significations concordantes, convergentes et… »gigognes ».

24/05/2001 :
Amusant. J’ai acheté hier le livre de Burroughs « Ultimes paroles » qui s’intéressait aux rêves et à un complot des extra-terrestres.
Or cette nuit j’ai rêvé…d’extra-terrestres qui prenaient l’apparence humaine pour envahir la Terre et asservir les humains. Heureusement on pouvait les identifier à cause de « la mitochondrie (!) qui provoque plein de petites veinules au niveau des genoux et des chevilles ».

Plus je pénètre dans la vérité et la Réalité et suis Juste, plus les gens qui me rencontrent trouvent, systématiquement, que je leur rappelle quelqu’un sans savoir qui.
Je leur rappelle en fait (sans prétention dans ce que je vais écrire) l’Autre « idéal », le frère-ami-complice. Ou peut-être quelque personnage…D’AVANT LA NAISSANCE……

Je lis, dans l’intro du livre de Burroughs, que Don Juan (Marcus, de Castaneda) dit que chaque homme porte sa propre mort en lui.
C’est vrai que je la sens; et la connais. Elle doit faire partie (ou est) de ce dont j’ai déjà parlé : le péché et le « goût du Mal ». Il y a aussi cette conscience « d’une potentialité d’affrontement » avec laquelle, hélas, j’aime encore jouer. Cette pression à la fois explosion et implosion en soi, au niveau du nombril. Une pulsion de mort que je maîtrise, avec laquelle je sais jouer mais avec laquelle il ne faut pas jouer.

La destruction, que l’on porte en soi. Il ne faut pas l’entretenir, pas la stimuler, pas la faire vivre. C’est la propension à la corruption qui doit mourir, disparaître, en nous, et non la propension à la joie, au dynamisme, à la paix, à l’AMOUR, que nous devons entretenir et faire vivre, manifester. Je ne le répéterai et vivrai jamais assez !….

La Vie et cet univers c’est LA Conscience qui s’est fractionnée, en milliards de milliards d’unités.

25/05/2001 :
C’est le genre engourdi maladroit au point de s’uriner sur les pieds.

Le « but » de cette vie n’est pas d’acquérir, d’avoir – pas même la connaissance – mais de partager : faire circuler l’amour. Donner.
De fait, il « n’est pas bon que l’humain soit seul », sinon comment et à qui pourrait-il donner ? Avec qui partager ?

L’avis des autres et la vie des autres…
La connaissance est une formulation de la réalité. Tu n’es pas ta pensée, tes idées. Ensuite, quoi qu’il t’arrive, si tu peux : continues. Tout simplement.

26/05/2001 :
Notre problème –humain – est que nous « cristallisons » au lieu d’être « continus ».
Nous CROYONS être quelque chose de DEFINITIF, arrêté et en conséquence nous figeons notre perception-conscience-« connaissance » (à posteriori qui devient à priori) du monde sous « l’impact » des sensations. C’est cela la cristallisation. Nous sommes « figés » au niveau de notre « vivre » et en plus nous nous rigidifions et confortons sur la « posture », l’attitude qui nous a semblé la plus confortable pour notre ego, vis à [Et si les pigeons étaient la conscience de Paris ?] vis de nous-mêmes et vis à vis des autres.
Et qui pire est : nous voulons, consciemment ou non, que les autres quittent leur posture pour adopter NOTRE cristallisation que nous considérons comme la seule valable.

Enfin, nous vivons dans, par et pour notre pensée; imaginations concepts et idées.

La consigne ?
Aime CONTINUELLEMENT.

La peinture commence à m’ennuyer. J’en reviens à une considération que j’avais eue sur elle un jour : c’est un art vain.
C’est ce qui peut en faire sa « force » mais aussi…son inanité.

27/05/2001 :
Fin de ce carnet. Début d’une nouvelle ère. Moins de mots, plus d’actes. ACCOMPLISSEMENTS.

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