extraits de conscience 3

DSC00735En fait, c’est par l’échec, l’opposition, la frustration, que la conscience de soi s’immisce dans l’humain. C’est par le « non », en opposition avec son « oui », avec le « oui » qu’il est, que l’humain prend conscience de lui-même.
En effet, tant que l’univers dans lequel il évolue tend à satisfaire tous ses besoins et désirs, l’émission – au sens propre – de lui-même qu’il effectue par des cris, mouvements, pleurs, ne lui revient pas, ne lui est pas renvoyé. En conséquence, il ne retourne pas « contre » lui-même sa faculté de conscience ou perception du monde, puisque celle-ci se perd dans une contemplation, alors objective, de l’univers sensible.

[Ayant tous les droits et tous les honneurs, les empreintes de son individualité : besoins, désirs (essentiellement besoins en fait; je doute qu’un nourrisson ait des désirs, en tant que volonté, sans origine vitale, d’être satisfait) se répandent hors de lui; et le plaisir qu’il en retire ne l’éveille même pas à lui-même, puisque ce plaisir, cette satisfaction était part de lui-même, qu’il avait éjectée (ex-jecto). ]

On pourra avancer que le plaisir, via la satisfaction des besoins, (je doute…) initie également le nourrisson à lui-même. Mais l’effet « éveillant » est nettement moindre puisque pour le bébé : tout lui est dû, et ce plaisir qu’il ressent n’est jamais qu’une part de lui-même qu’il avait éjectée (ex-jecto) en un appel, et qui lui revient.
Ses sensations, sa perception du monde sont donc en plein accord avec lui-même. Il lui est donc inutile de s’interroger, et encore une fois, de retourner sa conscience sur son « soi ».
Plus simplement : ne nous interrogeons pas, profitons.
Néanmoins nous admettrons que le plaisir issu de la satisfaction des besoins engendre une parcelle de conscience égocentrée. Mais en conséquence, tout vivant étant un chercheur (quête de nourriture, d’abri, de sexe opposé), cet embryon de conscience, stimulé par toutes les offres (tentations ?) du monde, va faire apparaître dans l’individu : le désir.

Le désir de plaisir; plaisir qui atteint le soi. D’où, en fait de désir de plaisir, c’est d’un désir de soi dont il s’agit. Mais désir inconscient à soi-même, puisque l’individualité n’en est encore qu’au stade du germe.

Ainsi vont apparaître les premières revendications de plaisir, et face à elles les premiers refus et frustrations (jusque là il y avait une « extension continuelle » du « sujet »). Car jusqu’alors toute expression du bébé provenait d’un besoin, donc d’une cause vitale, et était en conséquence satisfait par les parents ou proches afin d’assurer sa survie.
Mais avec le désir apparaît le « superflu » ou facultatif, ou même l’interdit car dangereux.

Le bébé, qui ignore tout, ne connaît pas la notion de danger, ni l’ampleur de celui-ci qui peut aller jusqu’à être mortel.
Il faut signaler ici que le désir de soi était à la base un désir désintéressé et objectif de connaissance, issu probablement des sens qui sont en fait des récepteurs et chercheurs d’informations donc connaissance.
Mais bien vite cette quête est récupérée et transformée par l’égo, qui en fait n’est jamais partiel mais soit alerte soit inerte. Et en état d’alerte, il est surpuissant, contrôlant tout raisonnement et comportement délibérés, puisqu’étant le moteur de l’individu conscient de lui-même.

Pour être bien clair à présent, posons que le refus, le « non » est un mur, et l’expression du désir et du besoin : deux balles différentes.

Désir d’étendre son pouvoir et ses possessions (cupidité) sur le monde. Tout ramener à soi, tout ce dont je peux m’emparer ou qui m’obéit est moi ?

On peut toujours dire « non », on ne peut pas toujours dire « oui ».

Tout ce qui vit a besoin d’une nervure {centrale qui recevra le fluide nécessaire à sa croissance puis conservation, ainsi que} qui servira de canal de transmission et réception des informations et éléments nécessaires à sa croissance et à sa conservation.

A force d’être tout le monde t’es plus personne

Si tu prends tu perds tout. Si tu laisses tu gardes.

Enlevez la peur du monde et cherchez Dieu alors…
Hypocrites ! Leur Dieu est la peur et leur prophète la douleur.
Encore plus qu’à l’armée, s’interroger en religion c’est désobéir.

A force de nier ses adversaires on finit par approuver pire.

En fait, une langue c’est une façon de faire vibrer l’air d’une certaine matière et donc de construire ou influencer d’une manière précise tout individu qui y sera soumis. Important car en fait, peu importe la compréhension, ce qui compte c’est l’émotion.

Tenir le souffle parti. Sans rien dans les poumons. Puis les laisser se remplir lentement, puis se vider puis attendre sans rien, en suspendu.

Il y a dans le monde quelque chose d’invisible, d’intangible, d’inaudible, d’inodore et dinosaure. C’est pourtant cela qui nous fait vivre…

Le temps c’est ce quelque chose qui n’a pas fini de commencer.

Héoui ! Ah ah…Toujours pas d’abandon. Volonté différente de Discipline.
Discipline de plus en plus nécessaire à mesure que l’on est plus intelligent.

Je ne sais pas à quoi servent les souvenirs puisqu’ils sont un peu, nécessairement, des poids morts, encombrant notamment par la nostalgie. Nostalgie : absinthe des souvenirs.

Tant de problèmes viennent du caractère transitoire et instable de toute forme. Les formes…

Les gens s’équilibrent entre eux par la parole. Si pas de parole : chacun s’enferme sur sa position, avec ses déséquilibres.
Le problème est qu’au lieu de chercher une position d’équilibre, chacun va tenter d’incliner l’autre de son côté . Surtout moi étant balance, il me faut un autre plateau.

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