extraits de conscience 12

Ne plus JAMAIS être indolent.

La timidité est la paresse de l’orgueil.

Nous nous sommes trompés. Ce n’est ni le Bien ni le Mal qu’il faut chercher, mais le Vrai. La Vérité est Immanente et transcende Bien et Mal.
Et si Dieu était la Mort ?
La mort en tant, paradoxalement, qu’agent participant, permettant la vie, et la poursuite de la Vie ?

Etre UN.
(C’est cela que veut entraîner Dieu, en disant : « tu m’aimeras de toute ton âme, de tout ton esprit, de toute ta force » : cœur, cerveau, muscle)

Que la pensée, le désir, la volonté procède à, et procède d’un, unique mouvement. Qu’il n’y ait pas de différence, ni de distinction entre l’idée, la parole et l’acte.

Je brise le rapport infantilisant à Dieu.
A force de pas manquer d’air, ils finiraient par en faire manquer les autres.

Ce n’est pas le plaisir qu’il faut rechercher dans la vie. C’est là le piège. C’est plutôt le bien-être, la paix, la sérénité. Et tu y trouves du plaisir, mais dans ce cas tu en fais un moyen et non une fin. Car si tu fais du plaisir une fin, tu plonges : il t’engloutit.

Ce qui est fondamental c’est : ce que tu cherches.
Et ce qu’il faut que tu cherches c’est : L’AMOUR et LA JOIE.

Donne l’Amour et la Paix pour édifier, et cherche l’Amour et la Joie pour exalter la Vie.

Chercher le Royaume de Dieu, soit : L’Amour, la Vérité, la Justice, la Joie.

Nous nous sommes soustrait du monde, en nous retranchant dans notre tête, dans notre pensée ; et nous sommes à présent absent au monde. Nous sommes ce qui lui manque ; nous devons donc remplir.

L’humour c’est le manche plus aiguisé que la lame.

Si je devais choisir la saison pour mourir je choisirais…le Printemps.

Peut-être que chacun et chacune de nous en venant au monde,
donc en ayant choisi de se détourner de Dieu
et de s’emparer de ce qu’il avait interdit,
emporte du coup avec lui une part du Diable,
qu’il aura donc à « digérer »
(puisqu’il s’agissait d’avoir mangé le fruit interdit)

Chacun a sa part de mauvais, du diable,
à gérer, combattre.
Il y a ceux qui ont tendance à la dissoudre,
à la transformer en bonnes choses,
et ceux qui ont tendance ou cherchent à la faire fructifier.
Soyons donc de ceux qui essaient de convertir le mal en bien.

Les 3 arts majeurs sont : la musique, la sculpture et la peinture ;
car internationaux, directement accessibles
et par le plus grand nombre
(la sculpture peut même être perçue par les sourds et/ou aveugles)
La sculpture pourrait donc être l’art « suprême »,
mais moins exaltant, et plus « passif » dans son émission et sa réception,
que la musique (qui par contre échappe en grande partie aux sourds)

L’écriture – poésie, littérature – n’est pas vraiment de l’art, mais du LYRISME.

Le but de tout artiste, avant même d’être égoïste, doit être altruiste.
L’artiste doit exalter et glorifier l’existence ;
c’est à dire la matière et la vie.
La forme et le fond.

Ecrire un essai sur l’art, que je nommerai :
« De l’indispensable superflu –essai sur l’art – »

L’art doit être la réponse amoureuse de l’humain
à la péremptoire affirmation existentielle du monde.

Qu’est-ce qui ne va pas en moi ?
Peut-être le fait que je n’ai pas les moyens de mes ambitions ;
ou que je n’ai pas les ambitions de mes moyens.
Peut-être que j’ai fait une erreur en rejetant les 3 verbes :
croire, espérer, attendre.

Je ne crois en personne.
Je n’espère rien.
Je n’attends rien.

Je cherche, j’essaie, j’hésite.
Je crois que le problème serait aussi :
la tentation d’être le pire des méchants,
et la capacité pour.
Mais une espèce de « faiblesse »
par rapport à ce premier projet, me gêne m’encombre, me paralyse :
la gentillesse ; la générosité, l’Amour.

La Vérité, suivre la Vérité,
quoi qu’il en soit, quoi qu’il arrive.
Je commence seulement à m’avouer
que j’ai toujours su être maudit par le célibat.
Et je me dis c’est dommage,
car peut-être que ça peut exister le VRAI amour d’un couple
c’est à dire celui qui dure toujours :
les couples qui ne se séparent pas
car sont toujours amoureux.

Le Voilà le Secret : c’est qu’il faut PENETRER la réalité.
Pleinement, totalement,
de tout ton cœur, de toute ta tête, de toute ton énergie :
de tout ton être.

Je comprends mon erreur, à propose de la connaissance, du savoir.
Erreur que je fis à la base, lorsque je me lançai dans la quête.
Heureusement, ce n’était pas ma seule motivation.
Or, voici : Savoir n’est pas pouvoir.

Le Vice.
C’est le vice qu’il faut que je surveille, et empêche de s’épanouir ou de contrôler mon énergie, et par là de manipuler ma réalité psychique.

Locataires de la vie, ou propriétaire de la mort ?

Beaucoup d’erreurs de ma part dans mon approche de la vie. En effet, pour moi, vivre c’était être conscient.
Et être conscient c’était comprendre et savoir ce que je faisais. Or, cela entraîne un recul par rapport à la vie, à l’existence, à l’Evénement. Et une perte d’énergie, de l’Energie, donc de soi.
Or, il faut être DANS et AVEC l’événement. Employer l’énergie que l’on est, uniquement à travailler, œuvrer. Etre ce que l’on fait.

Qu’est-ce qui est mal ? Le vol, le viol et le meurtre. Sous toutes leurs formes…

Le rapport entre Temps et Conscience…La perception tendrait à nous faire déplacer notre « point focal » de conscience rapidement (ou notre volonté) alors qu’en « même temps » il faudrait aller toujours plus lentement pour bien « prendre ? » conscience des choses…

Bon ! Finis les discours et les tergiversations. J’optimise mon existence.

Voir jusque dans quelle mesure la liberté dépend de l’indépendance, de la séparation.

C’est une évidence : il faut savoir s’imposer.

Comment ne pas être grave quand on sait (mais peut-être se trompe-t-on…) que chaque acte doit provenir d’un choix, lui-même issu d’1 intention, qui doit donc être juste. Et que ce choix et cette intention composent et constituent notre responsabilité et notre liberté au monde…?

Focaliser son potentiel émotif sur l’Autre, et plonger –s’immerger- toujours plus profondément dans l’Aventure de l’Instant.

Le « problème » c’est que je m’ai, mais ne me suis pas. Je sais avoir, m’avoir, pas m’être. Je SUIS !

Le monde cherche à étouffer l’individu, tout comme le corps cherche à étouffer l’âme.

Je ne sacrifie plus au mythe de la vérité apatride. La vérité est où l’on est.

Non seulement la vie n’est pas un jeu,
mais en plus,
tu n’as pas intérêt à rester sur la touche.

Toute rencontre constitue un Absolu universel, puisqu’elle unit un « temporel » à un « spatial », le Temps à l’Espace. Car une rencontre a nécessairement lieu à 1 seul endroit, à 1 seul instant.
Une rencontre est la réunion du temps et de l’espace.

Le problème c’est que c’est la tragédie qui doit nous apprendre à rire.
L’horreur est notre instructeur pour la vocation de clown.

Face à l’immensité de l’espace, l’esprit ça sert d’os…Ah ah ah.
Dans la chair de l’acte, le Souffle ça sert d’os. Hi hi hi…

Si l’on a suffisamment cherché (?)
il arrive un moment où cela ne sert plus à rien de continuer à chercher.
Et même, cela peut desservir.
Il faut alors être.
Remplir de façon optimale l’espace-temps.

Depuis la naissance jusqu’à l’individuation psychique, l’humain passe par 3 étapes : la peur, le doute puis l’orgueil.
Dans sa vie d’adulte « dit complet », il connaîtra également ces 3 obstacles : l’orgueil de lui-même, le doute vis à vis de sa femme, et la peur vis à vis de ses enfants.
Lui-même s’apporte l’orgueil, la femme (ou l’homme, selon le sexe) lui apporte le doute, et les enfants lui apportent la peur.

En effet, dès le départ, peur, doute et orgueil : tel est l’ordre d’apparition lié à 3 sensations (aux 3 fondamentales) : la douleur, le besoin, le plaisir.

La peur suit la douleur de la naissance.
Le doute suit le besoin succédant à la naissance : la faim, la soif.
Enfin, l’orgueil vient du plaisir, qui entraîne une sublimation du soi ; qui entraîne par PERSISTANCE (et du fait qu’on lui obéit) le plaisir de la satisfaction des besoins.

Je pense que ce n’est pas forcément orgueilleux que je suis, mais plutôt…vaniteux. Ce qui, à la limite, est pire : plus mesquin ; moins « ambitieux ». A moins que je ne sois un mégalomane désabusé…

Ne pas être affecté dans le comportement. Etre toujours, perpétuellement attentif, dans l’instant et le lieu où l’on se trouve, dans la quête de la gentillesse et de la joie.
Faire un, faire corps avec l’élan universel, être dans le juste souffle de la Vérité.

En fait, j’ai toujours été un être complet ; se suffisant à lui-même. Mais, heureusement, j’aime les autres et apprécie leur présence. Et j’ai voulu AVOIR des femmes, ou plutôt une seule, mais à travers elle : LA femme. Mais je voulais l’acquérir, comme un bien ; par avidité. Erreur…

Un des mystères vient de ce que, certes, il y a l’Elan. L’élan qui anime l’Evénement (nous avec) Mais la conscience a tendance à nous distinguer de cet élan, à créer 1 décalage par rapport à ce qui progresse, évolue constamment.
La conscience nous laisse, ou crée un « suspens » par rapport au flux. Voilà pourquoi, par l’énergie psychique développée suite à la conscience, on peut même arrêter ou empêcher (ou à l’inverse peut-être provoquer ? ça n’est pas sûr, c’est MOINS sûr) certaines phases de l’Evénement.
Si tout est énergie, la conscience, en tout cas la conscience de soi, semble être une absence d’énergie. Un vide. Un peu comme un trou dans l’espace, ou une rupture, un arrêt rythmique dans le temps. Voilà pourquoi la conscience de soi semble isoler, voire perdre ou égarer.

Le vrai Soi est une source (qui donne), alors que le faux soi est un abîme (qui prend)
Mais toujours la question, alors : qu’est-ce qui distingue le soi du Tout ? Le corps ? Mais le corps est composé par, et fait partie du Tout. Qu’est-ce que le Soi ?

Toujours cette importance de la direction du flux vital. Vers l’extérieur, ou vers l’intérieur. Vers l’Autre ou vers Soi.
On n’est quelque chose que lorsque l’on (se) donne. Quand on prend, on reçoit, on n’est « rien ». Le plein donne, le vide reçoit.

On retrouve cette vérité première et ce mouvement : prendre-donner / dedans-dehors / diastole – systole / entrer – sortir / absorber – expulser.
Mais d’où vient l’énergie des « 2 pôles » ? (Surtout celle du « donneur » d’ailleurs ?…)

La connaissance alourdit, enfle, effectivement (voir St Paul) Apprendre c’est prendre ; donc l’inverse, donner c’est…oublier ? Faut-il oublier ?
Or, oublier est effectivement ce qui permet d’évoluer, de progresser, d’aller de l’avant intégralement, entièrement, librement, sans entrave.

Dans la Vérité, Trouve (ou : cherche efficacement) la Source de la Joie : l’Amour.

Ne cherche pas : sois.

Sois joyeux de vivre dans la Vérité. Et pour cela, sois humble.

Le bonheur c’est partager l’amour.

Sachant que tout peut être agréable, et même source de plaisir, la douleur elle-même, alors qu’est-ce qui peut définir le bien et le mal à l’échelle individuelle ?
Attendu qu’on peut se faire du bien en faisant mal à l’autre. Donc, pour la même action, le bien et le mal sont présents en même temps. C’est donc l’autre qui commence à définir le mal pour soi. Mais, pour soi, à partir du moment où on a CHOISI, qu’est-ce qui est mal ? Donc le mal naîtrait de la rencontre avec l’autre ? Et qu’est-ce qui définit le mal « en soi » ?

C’est quand tu te places hors du monde, que tu n’es pas à ta place.

Je n’ai pas encore fait mon choix. Pas encore choisi entre le bien et le mal. Le mal me tente encore…
Je choisis le Bien ! L’Amour, le Don, la Construction et la Joie !

Qu’est-ce que je fais bien ? La morale, la discussion philosophique, spirituelle. Bref, il n’y a rien que je fasse bien. Ou plutôt si, hélas, je fais bien…semblant.

Je cherche le bien-être du monde, par mon bien-être.

La Vérité est le support de la Réalité.
La Réalité est l’enveloppe de la Conscience.
La Vérité constitue les os et la Réalité la chair de l’Existence qui est un corps impersonnel. Et la Conscience est l’Identité de la Présence. Le Soi de l’Existence.

Devise de Vérité : Gentillesse, Simplicité, Joie.

Apprendre à trouver la juste vitesse, celle de la paix, qui, bien entendu, est lente. Apprendre, trouver la réelle efficacité, qui utilise pleinement le temps et donc va lentement, mais sûrement et irrésistiblement.

Voir permet d’anticiper, de connaître ce que tu risques de faire à l’Autre.
Sinon j’en suis à me guetter une intention.
Suivre le flux semble ne pas être le but véritable de cette vie. Cela peut suffire , mais il est plus intéressant de vouloir, puis d’agir en conséquence.

Pourquoi voir est-il le sens indispensable pour se déplacer, pour le mouvement ? Parce qu’il permet d’obtenir le + grand nombre d’informations sur la nature physique, solide, de l’obstacle, de l’Autre et en plus, de par la distance, il permet d’anticiper. il est aussi le + rapîde, hors contact direct.
Voir pourrait apporter des informations qui normalement seraient apportées par les autres sens : le contact (toucher), même le son, mais pas l’odeur…
On ne peut rien savoir d’une odeur en en regardant la source.
Mais il aura fallu pour çà une expérimentation préalable. Une connaissance.

Les autres sens rapportent les choses à soi et ne permettent pas une projection de soi dans le monde. Voir est le sens du futur. Le sens qui permet d’aller au-delà de soi. De plus, les autres sens, lorsqu’ils sont au contact de leur « objet », ne permettent pas, n’offrent pas la possibilité par eux-mêmes d’éviter l’information, la sensation. S’il y a un son, on ne peut s’empêcher de l’entendre (ou alors avec les doigts ou boules Quiès mais pas par les oreilles elles-mêmes) De même, pour toucher, si on est au contact de la chose. De même, pour une odeur, le nez ne peut se boucher lui-même (même en respirant par la bouche on sent quand même, même si c’est moins)
…Le souffle offre un minimum de choix quant à son sens.

En revanche, la vue, par son organe même, peut choisir : on peut fermer les yeux.
Ainsi le sens le + rapide (lumière) et le « plus important » est aussi celui qui est le plus libre et permet le plus de liberté.

Bien sûr qu’il y a la quête de la beauté, mais il y a plus fort que la beauté : il y a la justice ; et la justice est constituée par l’honnêteté et le respect.

Juger, déjà me dérange, mais ce qui me gêne vraiment c’est la condamnation.

Ne meurs de tes questions, vis tes réponses.

L’Espace est Présence. Départ, commencement. Présence initiale ; l’espace est éternel, Eternité.
Et le temps est fin, le temps est énergie destructrice. Volonté, qui en tant que tel influe sur ce qui est, et donc modifie, bouleverse et détruit finalement. Le Temps c’est la mort.
La dialectique de cet univers Espace-Temps est celle d’un coït initial et terminal, dû et mû par la 3ème dimension, le 3ème agent : l’Amour.

Cet univers c’est le Temps qui fait l’amour avec l’espace. L’Espace et le Temps qui font l’Amour, et engendrent la vie avec sa part de douceur et d’agressivité, avec sa présence et sa disparition, son début et sa fin.

Est-ce que je crois en l’humain ? Ca ne signifie pas grand-chose comme question-bateau d’ailleurs. C’est un peu vague. Je préfère dire que j’ai une certaine confiance, ou plutôt je concède un certain crédit aux meilleures qualités humaines.
Mais je reste dubitatif sur « l’humain en général ; quant à son avenir ».
Sa possibilité d’aller loin réside peut-être plus dans son appartenance à un grand projet qui le dépasse…

La Vérité est Une, mais elle a une Surface et une Profondeur. La Surface c’est l’Apparence : le Corps, et la Profondeur c’est l’Energie, le Souffle, l’Esprit et la Volonté, mais aussi (moins puissant) la pensée.
C’est en cela que la Parole est si importante : en tant que souffle venant du dedans du corps et allant vers l’extérieur (l’Autre, corps) elle fait le Lien, elle crée et établit le Contact.

Dans une critique artistique, que ce soit pour un tableau, une sculpture ou un film, on oublie systématiquement quelque chose ; peut-être l’essentiel…

Ce qui m’amuse et me laisse perplexe en même temps, c’est cette possibilité de toujours choisir entre suivre le flux et décider de l’acte. Choisir.
Or, j’ai l’impression que le flux que l’on peut suivre manifeste effectivement une voie médiane et simple, mais elle ne me semble pas optimale au niveau de l’accomplissement. elle n’exploite pas (pas forcément) (tout) ce qu’il peut y avoir de meilleur dans la possibilité, le possible, le virtuel.
C’est donc entre le milieu et le meilleur (ou le pire, hélas) que réside la liberté véritable.

Mais, d’autre part, le flux me semble trop « sans émotion » « sans sentiments ». Or, si ce sont émotions et sentiments qui font souffrir, ils me semblent néanmoins préférables à « l’atonie ».

Ainsi, encore une fois, le « Flux » est avant tout une énergie neutre, qui peut soit devenir un « ordre » dans tous les sens du terme, soit devenir un moteur ou une réserve qui peut servir à agir selon ce qu’on VEUT, l’estimant juste. A suivre…

Ecrire un « Manuel de l’Homme véritable ». Où je pourrais inscrire tout ce que je peux et ai pu découvrir dans la quête de la Vérité. Tout ce qui me semble intéressant, pertinent, important, pour apprendre à bien se comporter, à bien vivre dans le monde.

Faire la part entre :
la source personnelle
la source universelle
donc les 2 flux qui en découlent.

Et qu’est-ce qui peut identifier, détecter les 2…

Et si on arrête la pensée, il reste la sensation, les sens. Qu’est-ce qu’ils nous apportent, nous apprennent. Et quelle est la différence de nature entre l’ouïe, la vue, le toucher et l’odorat ?

Et enfin, se détacher de l’égocentrisme et « égo-interpétation ».

C’est cela : il faut libérer ce que l’on est et le donner au monde. Donc d’une certaine manière : pénétrer le monde. C’est cela probablement, la pénétration dont parle Dieu dans les Psaumes et les Proverbes et autres Livres Sapientiaux.

Et en plus, il faut être très rapide. Mais très rapide, en fait, pour rattraper l’Instant, la vague du temps, par rapport à laquelle la pensée nous a décalé. Il ne faut pas penser, il faut être –veiller et ACCOMPLIR chaque seconde de notre existence.

C’est étrange comme il semblerait que les femmes SAVENT, sont conscientes de la réalité, de la Vérité. Et pourtant, quand on constate comment elles se comportent…Déjà, elles ne disent pas les choses directement, ni explicitement. Elles ne disent rien de ce qu’elles savent, justement.

Ma devise :
ŒUVRE ET CONTEMPLE…
NON !
ŒUVRE ET VEILLE.

Je viens de comprendre. J’ai très vite perçu, instinctivement, que la liberté et le pouvoir pouvaient trouver des « espaces sauvages » dans la désobéissance, et pour résumer et mieux dire : dans le mal. De plus, parallèlement à çà, j’ai cherché le pouvoir, mais comme c’était pour un mauvais propos…(d’ailleurs : chercher le pouvoir n’est jamais, ou très rarement alors, une juste cause) le mal m’a fait voir ses cibles préférées.
Et par goût du vice, je me suis mis (malgré les apparences, mes convictions et même ma conscience) à chercher : le crime. Et celui-ci m’a donc désigné ses proies.
Il est temps de changer de démarche et d’objet de quête. Se reposer la question : « qu’est-ce que je cherche ? »
La réponse est toujours : La Vérité. ; mais elle a 2 faces : l’Amour et…la haine. C’est donc l’Amour que je dois chercher. C’est l’Amour que je cherche.

Ce qui me laisse (rend) dubitatif, c’est que lorsque j’essaie d’être attentif, soit je suis attentif à moi (auquel cas, je privilégie le « toucher » interne et l’ouïe –interne et externe) soit, si je veux être attentif à l’extérieur, je privilégie la vue.
Or, je me dis « comment ferait, ou fait, un aveugle ? » Et il me semble savoir, et percevoir, que la vue n’est pas forcément le meilleur sens pour percevoir la « réalité » profonde et objective de l’autre.
Là encore il me semble préférable d’employer le sens vital, qui en plus est directement en contact avec le flux vital, et même le flux universel.
Il apparaît, ressort, alors que la vue permet de se repérer, pour éviter les obstacles.

Ces humains !…Ils m’ennuient, ou m’importunent, ou même « m’insupportent » si souvent…Leur médiocrité m’exaspère. je ne parle pas de leur statut social, mais de leur « statut existentiel ». Ce qu’ils ont ne m’intéresse pas, ce qui est important pour moi c’est ce qu’ils sont. Et c’est bien là, hélas, qu’est le problème et la déception.

Je veux juste être un homme. Je veux être un humain, et progresser le plus possible. Mais je ne veux pas être dieu : trop de responsabilités ; trop de remords.

J’ai encore en moi cette tentation de commettre un crime qui mérite vraiment la mort, et donc justifie le fait de mourir.

Si je sonde au fond de moi, souvent je sens ou découvre de la colère, et du dépit – tous deux issus de l’orgueil que je sens aussi – plus profond -.
Et en fait, encore plus profond, je sens la haine…Et il (me) semble qu’il en est de même pour tout le monde. Et en cherchant la Vérité je me suis arrêté à ce stade, et trop souvent, j’ai découvert la haine chez moi et chez les autres.

il faut bien reconnaître l’évidence, la vérité. Plutôt que véritablement la Vérité, c’est le Pouvoir – la capacité de contrôle des gens (surtout) – que j’ai cherché. Et comme c’était une mauvaise quête, j’ai trouvé le « mauvais » pouvoir : le pouvoir sexuel. Ainsi j’ai découvert que le pouvoir et la vérité se trouvent au milieu de soi et au milieu du monde (entre les gens) : dans le souffle individuel, et dans le « souffle du monde ». Mais l’objet et la motivation de ce pouvoir-là est : le sexe. C’est pourquoi je découvre l’appel ou la pulsation sexuelle partout où je cherche.
Mais la Vérité est au-delà de çà. Mais pour l’atteindre, il faut que je dépasse ce « nuage lubrique », cette obnubilation concupiscente. Et pour cela, de nouveau, au lieu de vouloir et de prendre, je dois pouvoir et donner. Donner.

J’ai encore ce goût pour le crime, pour la haine. Cette pulsion qui me pousserait à détruire la Beauté, à flétrir la grâce, puis à l’anéantir. C’est horrible. Je le sens et le sais et ce « goût », cet éventuel penchant me semble davantage être moi, que le reste ; ce qu’il peut y avoir de bon et de gentil en ma personne. Aurais-je le fond mauvais, et suite à une éducation, parentale et existentielle –ma vie, mon vécu – aurais-je, du fait de ma sensibilité (extrême) développé une certaine tendresse, une certaine douceur ?…

Volonté et effort, voilà les matériaux à notre disposition pour améliorer notre existence. Et l’outil c’est notre corps ; il convient donc d’en prendre soin.

Ce goût pour le mal, je le ressens véritablement, c’est une sensation de boursouflure en moi, localisée surtout au niveau du nombril, du ventre. Et parfois, j’ai l’impression que ma volonté se situe, se mobilise aussi, au niveau de la langue, de la nuque, du derrière du crâne, dans les épaules, dans les paumes des mains, dans les lombes, et enfin, éventuellement, au niveau du scrotum. Etrange, mais somme toute : logique.

Les actes ne sauvent pas…mais ils condamnent.

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