extraits de conscience 25

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C’est l’égoïsme, la haine et la peur qui me font m’enserrer moi-même, qui me font me retenir prisonnier de moi-même. C’est cela le lâcher prise, c’est relâcher cette pression que l’on s’impose, par réflexe, autour et sur soi-même. Se lâcher. C’est vrai que ce sont les expressions les plus appropriées.

C’est une annihilation de mes dernières croyances et derniers espoirs à laquelle je me livre lentement.
Pas croire : savoir, pas espérer : vouloir, pas attendre : agir.

Je maintiens : se débarrasser du croire, de la volonté de croire, du réflexe de croire.
Détruire sans hésitation toutes les illusions, les fantasmes, rêves, croyances et même rêves dont on peut enjoliver sa propre réalité.

S’en tenir aux faits, bruts. Et ne conserver que la volonté, que l’on ne laissera pas pervertir par l’imagination, qui de nouveau créerait l’illusion et la croyance.
Se concentrer uniquement sur la sensation et l’émotion, et se LIBERER de la pensée.

Puisses-tu transformer chacun de tes obstacles en marche pour l’amélioration.

Se réveiller ! Toujours davantage. Veiller !
Et chercher et trouver la zone où l’attention est attirée.

Le fait qu’il existe « quelque chose » plutôt que le néant absolu, pose le mystère comme absolu toujours au-delà.
Et Dieu lui-même n’est « que » Dieu. Il existe et ne sait probablement pas pourquoi ni d’où, puisque l’Existence implique un ANTECEDENT (une origine source) perpétuel.
Je n’arrive pas à exprimer la fascination et le suave vertige que me provoque l’Existence.
Et la vérité est là : je suis amoureux, depuis ma naissance, du mystère de l’Existence, inaccessible, et absolu; seul domaine à la hauteur de ma mégalomanie sentimentale et intellectuelle.
Seul me satisfait le vertige du mystère existentiel.
Et pour le reste : vive les endorphines ! Puis la morphine. Vive…les drogues en somme ?
Vive, au moins, l’interrogation.

Après m’être débarrassé du prosélyte, il me reste à me débarrasser de l’adorateur en moi. Cet élan, tendance qui me pousse à adorer. Ne plus être un adorateur.

Je sais ce que nous sommes, toutes et tous dans et de par notre vie : nous sommes des patients (doux double euphémisme) en traitement.

Ce dont il faut également que je me débarrasse ce sont mes habitudes d’interprétation du monde, de mes perceptions.
J’y travaille…

Ca peut être un travers du mystique : tout interpréter, ou interpréter beaucoup de choses sous forme de signes; les prendre pour des messages à son intention.

Non. Traiter le monde sans transcendance, sans méta-physique.
Factualiste !
De fait (…) notre vie n’est pas un fatum mais un…FACTUM…

Bon ! Je fais table rase de presque tout. Je ne « sais » qu’une chose c’est que le plus important est de faire vivre l’amour.
Je me concentre donc uniquement sur cela : faire vivre l’amour par les émanations de ma personne, continuellement.

Voilà la grande Quête et la grande Oeuvre. Le Grand Oeuvre.
Et j’arrête de me faire des films !

Aux grands mots les intermèdes…

Je n’ai plus rien à dire, plus rien à écrire, je suis comme quand on a suffisamment mangé : calé, repus.

Une fois rentré en France j’arrêterai le Zyprexa.
Je préfère vivre avec parfois des accès d’anxiété et apprendre à me gérer, que devoir mon bien-être à des médicaments. Je ne veux pas d’un bien-être…artificiel.

Je cherche…une présence. Une présence, une réalité qui me comblerait comme un repas.
Qui satisferait avant tout mon ouïe et mon sens tactile existentiel, mon « toucher vital », le sens de la présence.
La présence humaine en somme.
Mais comme les rapports sont difficiles…

Sans la présence humaine et plus : sans un contact de communication établi avec 1 ou des humains je trouve pratiquement tout sans intérêt et suis désabusé.
Je cherche la Présence humaine, la COMPAGNIE.

Arracher jusqu’à la moindre racine de « vouloir croire », d’espoir, de rêves, de fantasmes, d’imagination, de flatterie, de besoin d’adorer, de rendre grâce, de remercier, de gratitude.
Me dépouiller de tous les oripeaux de l’adorateur.

Que ne subsiste que la Vérité : la Réalité de l’Instant et…de mon histoire.

Je suis le monde et personne ne peut me prouver le contraire. J’ai raison, je sais ce que je ressens et je suis déçu par une seule chose : le manque de fiabilité des humains. On ne peut pas compter sur eux avec certitude.

Les faits; les faits et la réalité qu’ils composent. Rien d’autre. Etudier les faits et essayer d’y déceler des constantes qui permettent d’énoncer des règles sinon des lois.

Pas de supputations, ni d’interprétations, ni d’imagination. Les faits bruts. Soyons FACTUALISTE. C’est le seul « iste » que nous apprécierons avec pacifiste.

Se débarrasser de toute croyance et du besoin-réflexe-envie d’adorer ou de remercier un quelconque principe supérieur. Ne plus être théISTE mais tout au plus théo-PHILE. (A noter qu’un des textes du NouveauTestament – les Actes, il me semble – commence par une adresse à …Théophile.)

Intellectuellement, suite à la perception du monde, en constatant comme le monde est constitué de la Terre aux êtres vivants je considère qu’il y a une INTENTION en tout cela.

Mais en vérité je ne sais pas s’il y a une volonté-intention. Il n’est plus question de croire pour se rassurer. Car c’est ce que je continuais à faire, malgré mes dénégations.

La seule chose dont je sois sûr c’est que nous sommes vivants.
Qu’il se passe quelque chose : l’EVENEMENT. Que cet événement, malgré sa diversité d’expressions, de manifestations est UN et animé par un seul et même MOUVEMENT qui est ENERGIE. (Que cette énergie est une activité-présence RYTHMEE en 3 temps : un élan-allant-pénétrant, une pause et un venant-sortant-expirant)
Quelque chose s’accomplit.

C’est la colère qui génère mes principaux défauts.
Je dois éliminer la colère, l’évacuer pacifiquement de moi.

C’est amusant, il n’y a guère plus que mon anthologie des 3 principaux auteurs taoïstes qui m’attire…intuitivement. Et parmi eux surtout Tchouang-Tseu ou Zhuang Zi.
Or justement ce qu’il écrit répète ce que je pense et écris.
Ainsi écrit-il (page 97) :
« Il faut affirmer les faits ».
Exactement. Les faits et rien de plus. Pas d’interprétation, de déduction, d’extrapolation, de supputation. Les faits.

Sinon une intention, on ne peut nier une certaine cohérence et cohésion dans le monde physique et même dans l’univers.
Le maintien, en même temps que son amélioration perpétuelle, d’une activité et d’une présence physique.

La vie, pour sa part, (qu’elle soit animale ou végétale) utilise davantage d’énergie, pour se maintenir présente, ce qui du même coup la fait « s’autodétruire », s’user plus rapidement. Mais par la reproduction les espèces se perpétuent à défaut d’individus qui eux disparaissent régulièrement.

Il y a vraiment toute une part de la réalité, de celle qui touche à l’essentiel, que les mots ne peuvent exprimer. Aussi vais-je sûrement écrire de moins en moins.

J’aime boire des jus de fruits. De température fraîche.

L’horreur du besoin : la sensation de manque de la soif, la faim, le manque d’air, de sommeil…Et la duplicité du plaisir procuré par la satisfaction du besoin : c’est comme arrêter de se donner des coups de marteaux et se dire « comme c’est bon ! »…

Je le répète : la vie est un jeu de dupes…dont l’amour est un as. (Il y en a d’autres : l’argent, le pouvoir, le plaisir….)
Le plaisir est ce qui nous aveugle sur l’horrible piège vicieux qu’est notre existence.

Dieu ? Merci pour le plaisir que procure la satisfaction des besoins. Et peut-être est-ce tout. Rien d’autre à lui dire. Sinon bravo pour la cohésion et la sophistication de ce monde – nous compris.

Pas besoin de formules-slogan, juste un mot : GENTILLESSE.

C’est l’idée de transcendance dont il faut se débarrasser.
Et abolir le positionnement par rapport à cet au-delà.
Pas de peur ni de motivation par rapport à une « vie après la mort », ni de valeur extérieure et de juge suprême.

Reste que je ne veux pas être ingrat vis à vis de Dieu – que je ne saurais beaucoup définir, mais ne nie pas (encore ?) – qui est probablement très seul.

Et se méfier de l’ascèse (que ce soit jeûne ou toute autre privation) comme de la peste. Se défier de cette inclinaison à un déni de soi.

Et clair : cesser de se nier, de s’occulter, de s’amoindrir.
(Re)trouver sa véritable et juste place dans le monde – en mouvement.

Encore une fois, se méfier de tous les processus psychiques qui tendent et poussent à l’adoration d’un « principe supérieur », transcendantal, Dieu.

Car dans la plupart des sentiments religieux se cache une part de nihilisme.
Nihilisme individuel ou pire : nihilisme universel.
Nihilisme de ces religieux qui sous prétexte d’appeler au « salut » amènent à la négation de l’individu, du soi.

Il n’y a que le taoïsme que pour l’instant je trouve sans référence à une transcendance.

Essayer, chercher à être JUSTE ?

Ce qui nous est confié que nous devons protéger et faire fructifier (cf parabole des talents de Jésus) c’est : l’Amour.

Aise, c’est la motivation
Bien-être la Voie
Plaisir le moyen
Equilibre c’est la place
Entre excès et manque
La vie consomme
se dissipe le présent
continue l’existence
un élan anime tout.

On peut parler par la réalité mais non de la réalité.
Ainsi qu’est-ce que la sensation ?

J’aime les bibliothèques. Ce sont des lieux, de connaissances, paisibles, emplis de chercheurs.

« Le couteau ne connaît pas son maître » proverbe africain – mongo. J’aime bien…

Plus rien ne me retient, je « glisse » sur tout…

En finir avec le Dieu anthropomorphe ! Le Dieu à comportements et jugements humains : revanchard, obstiné, partial, cruel, sévère…

La conscience est comme un estomac affamé, se nourrissant par le canal des sens. Or la mienne est gavée, repue et un peu…écoeurée.
Il lui faudrait une diète mais comment ?

Tous les livres sacrés, révélés, tous les prophètes n’ont fait que prescrire une médication pour les humains aux coeurs et esprits malades, déficients, pour les soigner en leur apprenant à vivre de JUSTE façon.

La curiosité est une qualité qu’il faut veiller à ne pas transformer en défaut.

Je ne veux plus de ce mépris du monde prêché par beaucoup (sinon par toutes) de religions au profit d’une transcendance dont le seul recours dont disposent ceux qui la prêchent est de nous PROMETTRE un avenir, avenir même post-mortem.
Espoir et croyance sont les seules propositions, les seules « offres » que nous proposent et dont disposent ceux que je nommerai les « transcendantalistes », ou autres croyants et « convaincus ».

A l’inverse je me pose et définis en « immanentiste »; en pragmatique, en « savant », en gnostique (au sens de possesseur de la gnose qui est un savoir réel, concret, pragmatique permettant, avant le « salut », au moins l’AMELIORATION de l’individu)
Je suis FACTUALISTE.

Tout est (question de) faits : d’activité de l’Univers. Or cette activité fonctionne de façon optimale en fonction de l’équilibre (même si c’est en fait un DESEQUILIBRE qui provoque le MOUVEMENT général, un DIFFERENTIEL)
C’est pourquoi il faut que l’individu comme point de départ du fonctionnement d’une partie de l’Univers – la « société humaine » – soit lui-même équilibré. Il faut qu’il se débarrasse de ses défauts, et en premier : la haine.

La haine issue (que ce soit par peur, dépit, tristesse…) de la colère.
Et la colère est issue de…la servitude. Servitude vis à vis de la vie (qui nous est imposée et que nous subissons) et vis à vis de la mort qui nous dépossède de…ce que nous ne possédions même pas : nous-mêmes, puisque nous sommes « imposés à nous-mêmes ») mais auquel nous nous étions « attachés ».

Et c’est bien là un des grands pièges qui se posent à l’humain : chercher sa liberté à l’intérieur même de la servitude qui est sa condition première (A savoir : arbitraire de l’existence individuée – personne ne s’est choisi…jusqu’à preuve du contraire que j’admets très facilement – soumission aux besoins)

Ainsi la vie humaine est elle ACCOMODATION à la servitude existentielle. Et c’est la conscience de cette soumission et de cette acceptation qui génère consciemment et inconsciemment une grande colère en l’humain.
Colère qu’il manifestera par, notamment, l’égoïsme : mépris ou refus de l’autre, qui est manifestation et confirmation de cet univers qui asservit le soi.

Les religions apportent des réponses aux fantasmes et désirs humains et n’en sont par là que d’autant suspectes.

Il n’y a rien dans les religions révélées (surtout les monothéismes – ironie de ce pluriel…) que la raison ne comprenne, et par là donc : tout ce qui est censé émaner de Dieu, être divin donc, est parfaitement perceptible et compréhensible par l’humain.

Il est facile et presque évident d’expliquer et qualifier les religions comme étant les produits des espoirs, peurs, aspirations, croyances, crédulités, volontés et besoins d’explications des humains face à l’Univers.

Reste le Mystère du Réel. La stupéfaction face au monde et le mystère et les étranges coïncidences du monde.

Encore une fois : les messages des religions sont des réponses trop adéquates et surtout satisfaisantes et rassurantes, bienveillantes, aux problèmes existentiels pour ne pas être suspects; surtout au regard de la véritable réalité du monde et de l’horreur de certains de ses accomplissements.

La réponse des religions fait de l’Univers, de l’Existence, un film parfait avec happy end.

Quelle…chance, que tout soit si bien et qu’il y ait un Dieu et qu’EN PLUS il soit un Dieu bon, d’Amour.
C’aurait pu être l’inverse, mais cela AUCUNE religion n’en parle. Tout au plus, le Malin, le Démon qui n’est qu’un sous-fifre; pire en fait : un « homme » de main.

Les religions ressemblent trop à des consolations, à des compensations.

Mais…curieusement, il y a bien un message qui semble aller à l’encontre de la logique humaine, et qui par là marquerait sa provenance divine, c’est celui du mystère de l’Amour révélé par le sacrifice de Jésus.
Quelle surprise et paradoxe que ce suicide d’un homme divin…

A mon SENS, Dieu est : INTENTION. VOLONTE et – la polysémie du terme français est heureuse – ASPIRATION.

Car le début de ma démarche est : « que sais-je ? » C’est à dire : quelles vérités connais-je, en fonction desquelles je pourrais agir JUSTEMENT ?

Or, sous ce regard, Dieu apparaît comme étant une idée, qui est un véritable saut, par rapport à la simple et première constatation des faits de la réalité.

Avant tout je constate. Je constate dans la nature, des constantes qui se répètent, des processus qui se répètent. Et comme il s’agit de processus, donc d’ACTIVITE qui se répète de façon identique en fonction de paramètres eux aussi identiques, alors je me permets de dire qu’il y a des constantes ou LOIS.
Mais le terme de lois est trop empreint de transcendance. Préférons lui le terme de CONSTANTES.

Mais si je me débarrasse de toute croyance, toute référence, qu’est-ce qui me permet de connaître ? La sensation.
Je suis sensation. Ou du moins, je suis sensible. Cette sensibilité est ce qui me permet de connaître le monde et d’agir en conséquence.
Donc je dois optimiser ma sensibilité et ma réception aux sensations. Essayer de voir toujours mieux et plus; d’entendre mieux et plus et de ressentir, par le « toucher vital » toujours mieux et plus. La sensation.

« La première et dernière liberté » par Krishnamurti, feuilleté, semble être un livre intéressant et justement : « libre ».

La connaissance doit être une plus-value » par rapport aux informations acquises par les sensations. Les connaissances peuvent permettre d’agir de façon adéquate par rapports à des « choses » que nous ne pouvons percevoir mais qui existent pourtant (les microbes, les radiations, les processus physiologiques…)

Rencontrer, découvrir la réalité sans arrière-pensées, sans méta-physique.

Arrête de cracher des versets ou pire de les exhaler à chaque étape de l’existence, comme des validations de l’existence.
Emancipe-toi des livres.

J’étais quelqu’un de très libre – jusque vers mes 18-19 ans – puis je me suis astreint et même asservi à un ensemble de croyances et rites qui n’étaient en fait que des projections de désirs (désir de « sens » existentiel, d’assistance, d’affection et de justification « supérieures », transcendantales : divines) et refoulement de peurs (peurs de la vacuité et vanité de l’existence) et mises en formes-actes d’un besoin de révérence-admiration, pour un Principe supérieur.

Et c’est à ce moment là que, fait exprès, on m’a DONNE une Bible; puis que j’ai commencé à étudier toutes les mystiques du monde – en tout cas, plusieurs, à défaut de toutes.

Or, je me souviens de l’été 1989 où j’avais senti un élan en moi voulant exprimer une gratitude et surtout une révérence, une adoration à quelque chose de supérieur à moi et à ma condition. Spontanément je m’étais créé une adoration du soleil et de la lune. Puis, partant, des 4 éléments eau, feu, air, terre.
Puis à la rentrée de septembre de cette même année, une fille de ma classe de BTS, Célia, une adepte fervente du « Renouveau Chrétien », tendance protestante, m’avait offert la Bible et je me suis jeté dans la lecture de ce livre qui flatte si bien l’égocentrisme, la paranoïa et le besoin de réconfort face aux mystères et violences de l’Univers. Et peu à peu je me suis abandonné au Dieu du livre.
Puis l’été d’après, armé – véritablement – de cette Bible je suis allé en Espagne et il me semblait qu’à chaque fois que j’ouvrais ce livre je tombais sur un ou des versets qui répondaient à mes interrogations de l’instant. Chaque verset était en adéquation avec ce que je vivais.
Mais en fait, on peut également dire que c’est moi qui créait cette adéquation, notamment par l’interprétation (égocentrique) des versets.

Et par là je suis rentré dans un mode de vie INTERPRETATIF du monde, que je me créais et/ou comparais avec les dires de Jésus et de l’ensemble de la Bible.

Cela m’a fait adopter un comportement très bien adapté à une vie honnête dans le monde. La religion est un système efficace.

Mais je m’appuyais sur des croyances (le Dieu témoin, aide et sauveur) des espoirs (le Mérite de la vie éternelle pour une « bonne » vie; tout au moins la RECONNAISSANCE de Dieu) et des délires (interprétations égocentristo-paranoïaques des événements de ma vie, avec notamment combat contre des forces et même agents du Mal)

Il me faut me DENUDER, DEPOUILLER complètement de tout espoir, toute croyance et toute illusion ou délire.
On verra alors ce qu’il restera.

On peut critiquer le nombre de crimes qu’ont perpétrés les religions mais l’athéisme a été encore pire : voir Staline, Lénine, Hitler, Mao, Pol Pot; des morts par millions.

Pour l’instant je qualifierais la foi – en tout cas, MA foi – comme une « connaissance indicible issue d’expériences étranges » (dont notamment, et avant tout : le monde dans son ensemble)
C’est assez satisfaisant comme définition; bien qu’également…vague, voire même abscon.

Mais…ai-je encore la foi ?
Il me faut bien pousser l’honnêteté jusque là.
J’ai déjà remis en cause ma foi, mais jamais avec autant d’honnêteté, et de lucidité.

A suivre…

Je vis comme j’urine : conscient que quelque chose me quitte, et que je m’y abandonne par un besoin dont l’origine m’échappe, et quand je me concentre sur la sensation je me rends compte que je ne ressens presque rien, surtout en comparaison du miracle qui s’accomplit.

Oui pour conclure je dis :
la peur d’un enfer possible m’a tourmenté. Mais à présent je le dis et l’écris : même s’il existe, et même si ce que je suis m’y condamne, j’ASSUME.
Bien. On verra. Je ne me renie pas et je continue. Je cherche la Vérité, indépendamment de Dieu, du Diable, des fous, des monstres, de l’horreur, du plaisir, des miracles, du Paradis, et des promesses livresques. Je cherche la Vérité !

Suite à la stupéfaction de mon être
face à l’existence,
tel un instrument dans l’orchestre de l’univers,
je veux me mettre au ton de la vérité
afin de participer à l’harmonie,
à la symphonie céleste.

Je suis un enfant à qui l’enseignement dispensé par la vie a appris à modifier certains de ses comportements pulsionnels, comme la cruauté envers les animaux (qu’heureusement je n’avais commise qu’une ou deux fois, comme beaucoup d’enfants : envers des insectes, ou une grenouille avec des amis une fois où j’étais ivre).
A ce titre ce sont 2 colombes blanches que je tuai qui me l’apprirent. Leur fidélité l’une à l’autre et le choc du sang rouge sur les plumes blanches modifièrent définitivement ma sensibilité.
Je décidai de ne plus tuer sciemment. Et depuis je m’y suis tenu, sauf 1 fois pour une mygale qui m’importunait en Tanzanie.

Se débarrasser (j’emploie beaucoup ce verbe…) de toute référence à une « autorité supérieure », et en fait s’affranchir de tout « sur-moi ».

Devenir son propre maître.

Une chose est sûre : les médicaments qu’on m’a donnés – les neuroleptiques – m’ont ralenti le fonctionnement du cerveau depuis 8 mois.
Pensée et aptitude à trouver les mots et à employer un vocabulaire varié et précis, très ralenties, à mon goût.
Aussi maintenant que j’ai arrêté tout traitement, j’escompte bien retrouver toutes mes capacités, tant intellectuelles que physiques; et notamment maigrir et retrouver mon poids initial.

Je sens que cet engourdissement, cette sourde fatigue que m’instillait le Zyprexa, qui avait un effet sédatif, me quitte. Je sens l’énergie revenir en moi. Je suis plus alerte, mais encore engourdi. Il faudra quelques temps pour que la moindre trace du produit ait quitté mon corps.
Je suis trop dans le « je suis conscient » au lieu d’être conscience simple.

D’une façon je peux considérer que : ce monde a une origine, ce monde a un créateur, c’est ce que l’observation m’amène à penser. Mais…peut-être est-il mort, pour nous permettre d’exister. En tout cas, on ne peut retourner en arrière, donc impossible de remonter aux origines.
Donc autant s’intéresser au présent et à son devenir.
Et puisqu’on ne peut rien connaître de plus du présent que la sensation immédiate, alors qu’est-ce qui me paraît intéressant et important ?
Bien vivre et aider autrui à bien vivre.
Donc : agir pour l’amélioration du monde.

En somme mon « incident psychique » m’a fait prendre conscience de 2 choses : que je me manipulais moi-même par tout un système de croyances plus ou moins erronées, et il m’a fait découvrir l’angoisse.
L’angoisse…dont je redoute un peu (en même temps cela m’attire aussi…) qu’elle s’empare à nouveau de moi.
Mais si elle était la conséquence d’un « noeud » psychique que je m’étais créé avec toutes sortes de croyances, idées fausses et refoulements, il est possible que je n’en souffre plus car j’ai tout de même bien dénoué ce noeud et je continue, quitte à lisser les cordes parce qu’il n’y a plus de noeud.

J’aime beaucoup à la nuit tombante.

On ressent ce que l’on est, bien entendu, mais…être ce que l’on ressent ?
Agir véritablement et pleinement selon les sensations « brutes », sans interprétation, ni « procédure d’action » ni affectation.
Cela demande une réaction (re-action) immédiate : une certaine forme de rapidité, même dans le mouvement lent.

Nous pouvons dire que tout est matière, ou énergie.
La matière serait une compression, concentration ou concrétion d’énergie.
Et l’énergie est elle-même à la fois compression et dilatation de l’espace en et par lui-même. Mouvement, assimilable à un coeur, dont on retrouve le principe jusque dans les étoiles.
Et le soi est CAPACITE d’AGENCEMENT de la matière-énergie. Non seulement pour constituer l’entité individuelle – le Soi – mais aussi pour ressentir le monde, si – pour l’instant, par facilité et pour pouvoir progresser – nous admettons une DISTINCTION entre le Soi et le (reste du) monde.
La perception est également un agencement de la matière qui entre inévitablement en CONTACT avec le Soi qui est immergé en elle.
Tout est donc variations d’énergie, mouvements d’un « pôle » à un autre, de pôles à d’autres, mais à ce sujet tout semble se comporter selon la bijection ou DIALOGUE : de l’UN vers l’Autre-Un.
Les variations ou DIFFERENCES d’énergie créent le MOUVEMENT par le principe des différentiels. Ainsi on constate le mouvement thermique du chaud vers le froid.

Qu’est-ce que l’énergie ? Un rapport de l’espace à lui-même.
L’espace…

Je suis un être rationaliste que la possible absence de sens universel aurait tendance à inquiéter.
Cela, plus la solitude.

Mon coeur recommence à battre vite, tout seul, sans raison.
Même symptôme que ce qui m’a amené, en mars, à Marcel Rivière.
Mais peut-être n’est-ce qu’un symptôme de sevrage du Zyprexa.
A suivre. Mais c’est un peu pénible.

Il faut réfuter ce rejet – de caractère névrotique – du monde qu’ont prôné et sur lequel se sont appuyés la plupart, sinon tous les « spirituels » : mystiques, religieux et philosophes.
Il n’y a pas à rejeter le monde, ni une quelconque partie de l’univers. C’est comme si pour parler du corps on rejetait, on niait les pieds, parce que jugés trop loin de la tête et trop en contact permanent avec la terre.
Stupidité, honte et névrose. Rejet pathologique, par peur, orgueil et honte, d’une partie de la réalité : voilà de quoi il s’agit.
(Au même titre d’ailleurs que le concept de transcendance en est bien souvent issu, ou alors simple infatuation de l’esprit, émanation psychique de l’orgueil de l’humain qui voudrait créer quelque chose…supérieur à la matière.
Avant d’émettre un avis ou concept, il apparaît comme plus honnête (et simple d’ailleurs) de considérer et prendre l’Univers DANS SON ENSEMBLE, comme un TOUT INDISSOCIABLE.

Attention tout de même, concernant Dieu et ma remise en cause de mes croyances, comme dit si bien l’expression : « Faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain ».

Ce qu’il faut chercher, et trouver, c’est, non pas un équilibre statique, mais un équilibre DYNAMIQUE, car la vie et l’univers s’ANIME est ANIMATION, en perpétuelle continuité.
EQUILIBRE DYNAMIQUE.
Ainsi (par suite) ce n’est pas un ETAT qu’il faut chercher à atteindre mais un…RYTHME (et) une VITESSE : un MOUVEMENT.

Il y a longtemps – à la limite, depuis l’enfance – j’ai décidé, voulu et pris le parti d’essayer de comprendre l’univers, pour essayer d’être en PHASE avec lui, en osmose.
Et tant pis si je dois y perdre mon « individu social ». Si cela me mène à la folie, j’y vais. Résolu et (presque) serein.

26/11/02 :
Il faut que j’admette avoir des LIMITES. C’est ce refus, inavoué, qui m’a poussé vers et dans une « démarche transcendantaliste », de « dissolution dans l’Absolu », union avec l’absolu.
Cette union peut se faire (elle se fait, de fait, elle EST) mais AVEC et DANS le corps-individu-sujet-ego.
Le Je n’est pas universel, n’est pas l’Univers. Le « Je » n’est pas « Dieu ». Le Je n’est pas le TOUT.

« le mal ou le théâtre de la liberté » par Rudiger SAFRANSKI chez Grasset.

La religion (je ne parle pas de Dieu) est un traitement moral.
Les traitements sont pour les malades. J’ai pris mon traitement car j’étais malade et à présent je suis guéri.
Je garde une reconnaissance particulière au traitement chrétien et surtout au médecin Jésus.

Maintenant je suis guéri et sain, il s’agit de vivre. Je ne suis plus malade, je n’ai plus besoin de traitement.

Je me peaufine avant d’exprimer mes perception et conception du monde, ainsi que ma vision mystique du monde.

Car j’ai plusieurs visions du monde et si certaines me sont plus chères je ne SAIS pas laquelle privilégier. Et d’ailleurs ces différentes « visions » peuvent être les différents éclats d’une même « grande vision ».

je suis dans une période très fructive de remise en cause de toutes mes valeurs et références.
De fait mon approche-problématique est simple : « Je sais, ou je ne sais pas » et par conséquence que sais-je (et comment sais-je) du monde et de la vie en général ?
Cela passe par un abandon, sinon réfutation, de toute croyance.
Et pour tout dire, cet abandon crée une sensation un peu de perte de repères et de dépouillement, mais au moins le peu que je conserve sur lequel je m’appuie, c’est « du solide » (bien que tout se dissipe, héhéhé…)

Imagine que tu peux créer un univers et des êtres vivants et conscients. Pour simplifier : imagine que tu es Dieu. Tu crées le monde et les humains, mais la possibilité d’être méchant, ou pour simplifier la possibilité de la mort existe.
Où vas-tu la mettre, que vas-tu en faire pour que les humaoins n’y touchent pas et ne meurent ?
Réponse facile : tu la poses LOIN d’eux. Donc l’ESPACE, encore; pour séparer.

En vérité je ne sais « qu’ici et maintenant », c’est à dire : les sensations et pensées de l’instant.
Le reste est… »spéculations probabilistes ». Je ne SAIS pas si « demain » existera, et ne sais PLUS si hier a existé.
En tout cas hier et demain N’EXISTENT PAS présentement.
Il n’y a que le PRESENT, et le Présent est perpétuellement ICI.

Le présent se TRANSFORME.
Trans-forme.
Nous-mêmes, continuellement nous nous transformons.

Etablir une liste des mots réalités-valeurs (en tant que représentants « d’unités indubitables de l’existence-réalité ») :
MATIERE/ENERGIE/MOUVEMENT/TRANSFORMATION/BESOINS/SENSATIONS/PERCEPTIONS/(PLAISIR/DOULEUR)/CORPS/EAU/AIR/RESPIRATION

Il est intéressant de penser qu’un enfant, éduqué sur une île, avec juste ses parents (et éventuellement quelques autres familles dont les adultes ne révéleraient pas les « secrets ») n’aurait pas l’idée ni de la mort ni de Dieu.
Il vivrait dans une espèce d’état idéal, sans se douter que la mort est possible (en tout cas, tant que personne n’est mort dans son entourage) et sans penser à Dieu, en tout cas pas avant d’avoir atteint un certain âge, au moins celui de l’adolescence où il s’interrogerait sur l’origine du monde et en viendrait peut-être alors à envisager un « principe supérieur ».
En tout cas, pendant au moins 10 ans il serait libre de ces 2 idées. Et peut-être même plus longtemps, si l’idée de Dieu ne lui venait pas, par contre il ne découvrirait la mort qu’au moment du décès d’un de ses parents. Quel choc, alors, d’ailleurs…

Tout comportement rituel stimule un sentiment de sécurité, de force, de transcendance et de vérité car il s’agit d’une manipulation du corps par une autorité extérieure (sans parler du fait que cela flatte la tendance servile et mécaniste inhérente à toute forme vivante dont l’humain, plus particulièrement développée chez certains, notamment chez les individus peu cultivés issus de milieu défavorisés)

Ce phénomène entraînant fascination se retrouve dans l’attrait pour les défilés militaires, les mouvements de foule, ou encore les processions et rituels religieux. Il s’agit ni plus ni moins de CONDITIONNEMENT.
Le conditionnement est une des bases du processus manipulatoire religieux. Processus qui mène très vite et souvent s’appuie sur le fanatisme, l’acte arbitraire, discriminatoire : en un mot au fascisme.

Se méfier de toute commodité intellectuelle.
De même, se DEFIER de tout ce qui professe ou s’appuie sur la discrimination.

L’espoir n’est qu’un appât à esclave.
L’anespoir !

Je me suis un spectacle,
un sujet d’étude et une expérience.

C’est un délice de vivre; quand on n’est ni malade ni blessé, ni mal formé, ni handicapé, ni mendiant, ni opprimé.
Je me savoure vivant. Je me délecte, véritablement, de la sensation vitale.

Il est temps d’être complètement honnête.
Je ne reconnais comme autorité et voie à suivre que ce qui est VRAI : la Vérité.
Et je ne reconnais comme vrai que ce que je SAIS.
Il n’y a ainsi pas d’ambiguïté : soit je sais soit j’ignore.
Je ne sais que ce que les FAITS démontrent.
De fait, je refuse de CROIRE; que ce soit par peur, par envie, par fantasme, désir ou toute autre raison.
En conséquence je refuse de CROIRE en un livre quel qu’il soit, car un livre est un recueil d’idées, de pensées, de mots et je refuse de me contenter de mots.

Je ne suis pas un croyant, je suis un CHERCHEUR.

Que cherché-je ? L’AMOUR.
Oui ? Alors, que je le prouve !

Je cherche…Je cherche la connaissance qui me permet d’adopter un comportement qui à son tour me permet d’être en osmose harmonieuse et sereine avec l’univers de mon existence-expérience. Soit.
Je cherche Dieu et j’ai relativement bon coeur, mais il n’y a pas de quoi s’enorgueillir, car jusqu’à PREUVE du contraire JE m’est imposé.
Je suis né et « défini » de façon ARBITRAIRE indépendante de moi et de ma volonté.

Je cherche et guette l’Evénement Ultime porteur de la Révélation Absolue.
L’instant (de vie) total…ou peut-être la mort. Non pas la mort car elle est fin et je veux continuer.

Tout ce délire compensatoire qui m’animait, où je substituais mes fantasmes, peurs, espoirs et délires égocentriques et mégalomaniaques à la réalité…Je m’inventais un contenu et un sens au monde.
Il me reste maintenant à me débarrasser de toutes ces habitudes et comportements psychiques pour faire face à la réalité en toute honnêteté et simplicité. Etre Vrai pour le Réel. Sans illusions ni croyances.
Et je reste théiste : c’est à dire que je considère (suite à mon expérience du monde) qu’il y a une « conscience » intentionnelle (et puissante, agissante) à l’origine du monde et qui continuellement l’anime.
A la suite de nombreux autres je nomme ce « principe » : Dieu.
Mais je ne peux pas dire grand chose sur Dieu. Je ne sais pas si c’est un ou une Dieu (plutôt les 2) et encore une fois je l’ENVISAGE sans SAVOIR véritablement, suite à ma perception du monde, à mes constatations, comme une énergie agissante, intentionnelle et consciente; probablement omniscient par synchronicité.
Mais je ne SAIS pas. Je sais juste qu’il existe une réalité en activité dont je fais partie : un EVENEMENT.

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