extraits de conscience 26

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Les croyants…ou les mal-sevrés ritualistes. Ce sont des individus qui ont un besoin viscéral de se confier, de s’abandonner à leurs espoirs, peurs et idéaux érigés en vérité transcendantale.
Transcendantale pour mieux -pensent-ils – échapper à toute critique.
Ils ont encore besoin du réconfort autoritaire, et d’une autorité réconfortante, bref : encore besoin de « papa-maman » qu’ils transfigurent en un absolu.
Fidèle ? Je suis fidèle et en tant que tel ne confie pas ma fidélité à n’importe qui ni n’importe quoi.
Je m’appuie sur une seule chose : la Terre; et je suis un corps de terre.

Toutes les croyances religieuses et les religions, surtout les monothéismes ou LE monothéisme, peuvent très bien n’être que des productions intellectuelles issues de l’égocentrisme humain.
Un égocentrisme qui irait, par orgueil et mégalomanie, jusqu’à croire qu’un être universel absolu, non seulement aurait créé l’être humain mais en plus le surveillerait et le jugerait.
On peut facilement déceler en cette croyance de la prétention. Egocentrisme et, suite à la « peur existentielle », paranoïa peuvent être deux ferments de la « préoccupation religieuse ».

De fait, les 3 monothéismes s’appuient sur la PEUR pour influencer les personnes : la peur de la colère de Dieu, la peur de l’enfer.
Il s’agit de se débarrasser de cette peur que j’ai ACCEPTEE.
Cette peur qui manipule, asservit et met dans une posture infantilisante.

Ne tolérer la peur, tout au plus, que pour un danger REEL et SÛR, pas pour des supputations, imaginations, suppositions, croyances, idées, fantasmes.

Nous en venons ainsi aux livres : la Torah, les Evangiles et le Coran.
Si ces ouvrages, ces recueils de mots et d’idées, peuvent fournir des préceptes de vie fort efficaces, valides et louables, ils sont également très menaçant et agressifs, encore une fois avec l’enfer et la colère de Dieu.

J’ose dire que je suis choqué par un Dieu qui soumettrait un quelconque être sensible à une éternité de conscience dans les flammes. Que serait l’Amour d’un tel Dieu…crématoire ?

Moi je suis pour le Dieu d’Amour, de Paix, de Pardon Absolu et de Mansuétude. Amen.

Et je dois dire que je m’affirme CHRETIEN parce que je pense qu’il y a Dieu et qu’à mon sens et avis celui qui en a le mieux parlé, et qui a été mon meilleur et plus utile « instructeur » est Jésus Christ.

Apprendre à jouir de son sort. Apprendre à jouir.

Cherche, tu sauras quoi trouver.

Je devrais ne parler que pour exprimer ce qui me parait utile et juste. Sinon, me taire. A partir de maintenant j’essaie.

(A propos de chercher…) la Vérité c’est que je sais IMMEDIATEMENT et CONTINUELLEMENT (ce que je ressens, suis) COMMENT M’ACCOMPLIR OPTIMALEMENT.
Mais la plupart du temps je m’EGARE dans et par l’orgueil-prétention, dans le mensonge de l’attitude affectée pour être admiré; ce qui est en fait une façon maladroite de vouloir être aimé.
D’ailleurs : il y a beaucoup d’amour mais beaucoup de maladresse et « d’inappropriation » aussi.

Il n’est même pas question de choix, le choix est une erreur, une illusion, un problème constitué et posé là où il n’y en a pas. Si le choix se pose, il n’est dû qu’à un manque de lucidité et de discernement, car il n’y a toujours qu’UNE meilleure voie, optimale.
Lucidité et discernement. Et pour discerner la meilleure voie c’est celle où l’on se sent le PLUS A L’AISE. L’AISE.
BESOIN et AISE…sont le moteur et la voie.

Le besoin est provoqué par le manque (ou…l’excès qui provoque en fait une autre forme de manque) et l’AISE est provoquée par…la satiété ? la satisfaction, le « remplissage » ?
A préciser.

En tout cas ce que je cherche depuis, longtemps, depuis toujours c’est le BIEN-ETRE, l’AISE.
Mais il y a aussi la…contingence, à laquelle nous consacrons beaucoup de nous-même; souvent, par définition, malgré nous.
Nous payons (pour beaucoup d’entre nous) un lourd tribut à la contingence.

Et l’hésitation, le doute et le pseudo-choix nous ramène à la nécessité de l’IMMEDIATE CONSCIENCE perception, de l’INSTANTANE-DISCERNEMENT, donc encore à la VITESSE de Soi par rapport à l’EVENEMENT…dont nous faisons partie.
Donc en fait cela nous ramène à la VITESSE d’ACCOMPLISSEMENT de Soi, la VITESSE MANIFESTATOIRE. Et l’on peut alors faire l’éloge de la LENTEUR, mais malgré tout, tout « va très vite », du fait notamment de l’IRREMEDIABILITE du « déroulement des choses ».

C’est bien de cela dont il s’agit : apprendre à jouir de la juste aise.

Je suis une éruption.
Surtout pas de poésie !
Pas de rimel linguistique,
pas de fard syntaxique;
juste le phare de l’intransigeante acuité
braqué sur la route de la réalité.
Pas de poésie ? et qu’est-ce donc que ce qui précède ?
Encore des volutes esthétisantes…pour mieux masquer une vacuité ?
Non, un lyrisme issu de l’exaltation existentielle.
Quel moral j’avais dès la naissance ! Quel moral j’ai encore.

Je suis exaspéré.
Une exaspération se rumine en moi, en mon centre, perturbant jusqu’à mon appétit et ma digestion.

Un frustré, je suis un frustré.
A ce stade là ce n’est même plus un adjectif c’est un nom.
Frustré de l’essentiel – après la satisfaction des besoins – l’affection, la tendresse sensuelle féminine.
Et même plus largement et simplement : je suis un frustré d’Amour.

Du coup, tout en moi est COMPENSATION.
D’une part, naturellement je suis « cérébral » mais comme en plus je ne peux agir, du coup je « m’onirisais » ma vie. Je m’imaginais, me créais une activité sexuelle…psychiquement. Sexuelle et…mystique.
J’interprétais le monde selon mes désirs et frustrations.
Pitoyable et pathétique.

A présent, je suis encore en convalescence de cette longue maladie autogénérée mais je guéris, résolument : je vais mieux.
Je commence à être vraiment en phase avec la réalité.

Et je me découvre tel que je suis : un petit mec, petit pseudo-comptable d’une petite pseudo-administration, avec des fantasmes artistiques fondés dans l’enfance.

Je…taquine.

Veiller à s’améliorer, bien entendu, continuellement.

Je ressens beaucoup désormais la fragilité, avant même du bonheur, du simple bien-être.

Je cherche l’ACCORD total, avec l’existence. D’accord.

Dieu est fragile…

Il y a au moins 4 « miracles » qui me font apprécier la vie.
Le premier miracle c’est la réalité-existence; le fait qu’il « y ait quelque chose plutôt que rien ».
Le second miracle c’est la conscience. Je ne me remets pas de la stupeur ébahie causée par la réalité.
Le 3ème miracle c’est le plaisir.
Et le 4ème miracle : l’AMOUR.

Et que tous ces miracles soient concomitants crée une « plus-value miraculaire ».

Une dernière fois (?) je l’écris : je suis une SOURCE D’ENERGIE. Cette énergie se répand dans le monde. Il s’agit donc de gérer cet « épanchement »; notamment en le canalisant et en évitant toute diffusion intempestive.
Or, une des plus grandes émissions-pertes d’énergie est due à « l’excitation libidinale ».
D’autant plus regrettable qu’elle n’est que cérébrale, attendu, qu’à juste titre, je m’interdis ou plutôt me dispense de tout rapport qui ne serait que sexuel et non amoureux.

De fait, juguler la « cérébralisation libidinale », ne pas s’y livrer et ne pas lui donner libre cours. Maîtrise.
D’autant que ce faisant on échappe à ce que nous nommerons la « manipulation hormonale », qui anime tant de gens.
Echapper à l’emprise du sexe.

Arrêter d’espérer en l’avenir comme un assoiffé s’obnubile du mirage de l’oasis.

Tout au moins si la douleur physique est absente, apprendre à être comblé par l’ici et maintenant.

S’identifier totalement à ce que l’on vit et par suite s’épanouir pleinement.

Je reviens à : je suis mon monde.

Au-delà des rages dessicatives,
des colère telluriques,
des excès de manque,
surplus de frustration,
trouver l’élan de l’affirmation vitale,
et S’ETRE ASSEZ !

Mais…comment se DONNER au monde ?
Voilà vraiment une question qui me taraude…
Car, en définitive, c’est bien cela qui me paraît louable et préférable : SE DONNER au monde.

C’est vrai que ce qui donne SENS à la vie c’est le Bien et le Mal, savoir les distinguer et même mieux : les DETERMINER, choisir, donc…cela implique de les connaître, et la fin (dans tous les sens du terme) du Mal est la Mort, la Destruction, la Disparition, l’Annihilation.

Où l’on retrouve encore et encore la Génèse et son chapitre 3. Adam et Eve choisissent de prendre de l’arbre de la connaissance du bien et du mal pour connaître le bien et le mal et donner un sens à leur vie.

De fait, la tentation est grande de vouloir, de chercher un sens à l’existence.
Mais est-ce vraiment la « meilleure » voie, et nécessaire ?

En vérité il y a PLAISIR et DOULEUR, et on pourrait se contenter de JOUIR…
Ou souffrir même, pour ceux que cela fait…jouir.

On en revient à la sensibilité. Avant même la sens-ualité.

En relisant et retranscrivant mon carnet n° 11, je me rends compte qu’en avril 99 j’étais dans les mêmes interrogations et atermoiements qu’actuellement.
PLAISIR, douleur, temps et espace.
Dans le temps c’est la remémoration, la « ré-actualisation » du passé qui fait mal.
Et pour l’espace, le peu, le manque. Quoique…

Je suis un écoulement, un mouvement et quitte à être conscient, le mieux est que ma conscience soit à la pointe de ce mouvement. Et que ma conscience (sensibilité « et » attention) soit volonté.
Et même : que cette conscience SOIT la pointe du mouvement.

C’est difficile à exprimer clairement mais c’est FONDAMENTAL : être à la « fin » du mouvement.
Mais…également au début…Etre le MOUVEMENT consciemment et SCIEMMENT.

Et la pointe du mouvement c’est la sensation de l’extérieur la per-ception. Tandis que le début du mouvement c’est la « sensation interne », la proprio-ception.

Et de nouveau surgissent l’inspir et l’expir…

Hier soir pour la dernière fois je me suis livré à l’écoute de ma voix fantasmatique psycho-onaniste. J’entendais ce que je voulais entendre afin de m’exciter sexuellement; et par suite sans même contact, mais avec mouvements copulatoires j’ai été jusqu’à éjaculer.
Maintenant je sais indubitablement que c’est une erreur mensongère et pourvoyeuse d’illusions. Le sujet est clos.

Il s’agit de se donner au monde mais non de se gaspiller.

Une ligne de conduite ?
Cause le plaisir, ne provoque pas la douleur.

Il est certain qu’une grande partie, sinon la majorité, sinon TOUS les humains sont « perturbés » par ce que je nomme la « préoccupation sexuelle » ou « le souci libidinal ».
Je décide donc de m’affranchir complètement de ce penchant-travers cérébral.
Je veux maîtriser totalement toute pulsion, activité sexuelle. La liberté psychique en dépend. Je la maîtrise déjà en actes, et en paroles, il me reste à la maîtriser en pensée.

Cause le plaisir, ne provoque pas la douleur.

L’ambiguïté de ma démarche étant qu’en même temps je veux me donner au monde, suivre et être le mouvement « d’écoulement » de mon moi-énergie dans le monde.
Or c’est notamment via le sexe, l’érotisation que l’énergie se répand beaucoup dans le monde.
Donc comment laisser s’épanouir le flux du soi, sans être manipulé-obnubilé par l’érotisation de l’énergie ?

Il s’agit de VEILLER à « transformer » l’énergie en une énergie autre que sexuelle. En une énergie de TRAVAIL. Au travail, à l’ouvrage, en soi, c’est facile, mais en dehors ?…
Transformer cette part d’énergie en force constructive, de cohésion; en Amour pourrait-on dire, et non en sexualisation qui, même sous couvert d’altruisme n’est en réalité qu’un hédonisme égoïste.

Pour maîtriser l’énergie-soi et éviter qu’elle se transforme à mauvais escient, la première chose à faire est de surveiller et maîtriser sa volonté et ses désirs car ce sont eux qui très souvent modifient l’énergie pour obtenir une auto-satisfaction, auto-stimulation.

De fait, là encore, il s’agit tout simplement de : DOMINER LE PLAISIR; au lieu d’être dominé par lui.

Selon moi il n’y a que 4 crimes, qui sont par ordre décroissant de gravité : le meurtre, le viol, le vol et le mensonge.

Une fois authentifié ces transgressions,
repose tes livres saints sur une étagère,
où ils prendront la poussière,
et si tu les rouvres ils te parleront de poussière…
Les cigales du passé hantent la garrigue (de mon présent) d’aujourd’hui.
L’aube dans le dos je m’initie au zénith.
Je marche de plus en plus lentement, la terre tourne.
Se dérobent les visages des secondes
dans la foule implacable du temps.

Admettre qu’il me serait préférable d’apprendre
à déguster ma douleur même.

Je veux écrire solide.
Paver la littérature.

On pourrait dire que toute vie humaine est fondée sur la douleur et tente de croître au plaisir.

Le désir, sirocco du plaisir
attise le feu vital
et consume résolument les derniers vestiges
de la fantasmatique liberté.

Papillon dans la toile de l’arachnéenne fatalité mon identité se convulse en sensations, formes disparates d’une unité irréductible.

La vérité c’est que j’ai ce que je voulais…avant de naître (?) mais la vie m’a donné le goût (l’illusion ?) de plus.

J’ai un snobisme : (le goût pour) la haine.
Je m’en fais un luxe dont je me flatte l’âme.
Et cette haine je l’applique sourdement,
et sournoisement à ma propre personne.

Veiller constamment à se préserver de toute manipulation.

Ecouter le monde et non ses propres fantasmes, désirs, délires et pensées.

La seule vérité, valeur, « chose » en laquelle je veux croire c’est l’Amour.
Mais force est de constater que rien n’est éternel…en tout cas rien de vivant et rien d’humain. Mais je veux m’acharner, je veux croire en un Amour astral, d’une longévité et intensité d’étoile.

La cérébralisation libidinale n’est pas de l’Amour mais tout au plus du dépit amoureux donc : ne plus s’y consacrer.

Je distingue bien la part de romantisme voire de poésie qu’il y a à s’immerger dans certaines croyances, mais je m’y refuse.

Je distingue bien la part de romantisme
voire de poésie
qu’il y a à s’immerger
dans certaines croyances,
mais je m’y refuse.

La foi en Dieu, surtout celui qu’on nous propose, n’est jamais qu’un grand pari.
Certes, on peut voir ce monde comme une gigantesque preuve, mais plutôt que des preuves ou traces, nous préférerions une rencontre pure et simple.
Nous voulons être des convives, non des limiers.
Quant à croire en des livres…il y en a des millions; dont beaucoup pertinents et contradictoires.

J’incline néanmoins vers l’existence de « quelque chose », notamment Créateur. Un « principe animique » dirais-je.

Cette vie est un dialogue.
Entre 2 interlocuteurs : le soi et le reste du monde.

Je l’ai déjà écrit mais c’est fondamental. Je pense que c’est la clef. Ce monde est une rencontre, la vie un dialogue. Entre soi et tout le reste. Entre le corps-individu et le reste du monde; voire de l’univers.

Si les gouvernants veulent faire la guerre, qu’ils aillent eux-mêmes se battre, au lieu d’envoyer les peuples s’entretuer à leur place. Ce mélange de lâcheté, d’arrogance, de mépris et d’inconséquence qui caractérise les gouvernants doit prendre fin.

Simplement : je cherche le juste fonctionnement de ce monde et si possible son explication.

Je pense que ce qui a provoqué « l’accident du 10 mars 2002 » c’est que quelque chose s’est définitivement brisé en moi, du fait de la solitude.

Le coin de la solitude s’est enfoncé en moi, son venin s’est inoculé et teinte de tristesse tous mes sentiments et émotions.

C’est l’amour et l’enthousiasme qui se sont fêlés, sous les coups répétés de la solitude.

J’ai maintenant une fracture en moi, DE moi, avec laquelle je dois vivre. Vivre mon moi fracturé.
Heureusement que j’avais dès la naissance une bonne dose d’optimisme et d’enthousiasme.

Sur le champ de bataille de l’existence, je dis aux forces de l’anti-vie, j’ai esquivé et encaissé beaucoup de vos coups, mais ça y est : maintenant j’ai une plaie.

Se garder de ne pas avoir soi-même les défauts qui nous dérangent chez autrui : mesquinerie, jalousie, envie, médisance.
Ne pas s’aigrir par les aigris.

Il importe vraiment de faire la part, distinguer ce qui est mon interprétation égocentrique fantasmatique – par compensation d’un manque-frustration – des informations que me fournissent mes sens, de la réalité « objective ».
En d’autres termes : ne pas prendre ses désirs pour des réalités.

Ainsi ce n’est pas l’idée, générée par la sensation, qu’il faut « prendre en compte » mais la « simple » sensation elle-même, « brute ».

Nous sommes libres…en quelque sorte.

Vivre en étant Juste c’est savoir employer le oui et le non.

Je préférerais mourir usé que flambé.

J’apprécie de plus en plus de, sinon jeûner, au moins…Si : jeûner. Sauter un repas. On est alors, après la faim qui se dissipe, dans un état de conscience particulier.
L’impression d’être en phase de libération.

Le MANQUE !…Tout, paradoxalement, illogiquement puisque le manque est par définition une absence, un vide, tout provient du manque.

Et peut-être que chaque individu dans cette existence expérimente le manque de ce qui lui est le plus important.
Pour voir ce qu’il va produire en compensation, ce qui est alors : CREATION.

Dieu est…ce qui manque ?

Se méfier de notre volonté de rationaliser le monde, de lui donner une cohérence-réalité issue de nos désirs, peurs, volontés.
Soit : CHERCHER à comprendre et expliquer le monde, mais ne pas prendre pour vérité toutes nos productions-projections mentales, tentatives inconscientes ou non d’explication, de classification.

Ne jamais oublier qu’il y a un MYSTERE INITIAL et FONDAMENTAL du monde.
Et quelle que soit l’explication que l’on trouve, elle ne peut honnêtement qu’amener à…une nouvelle interrogation.

Ainsi, pour résumer le simple fait qu’il « y ait quelque chose » est la démonstration flagrante de …l’INFINI.
Car il y a toujours un « antécédent » et un « espace réceptacle ».

Il peut être profitable de considérer le monde comme un piège. Un piège à appât.
A la limite tu peux essayer de décrocher les fruits-appâts proposés, mais prends bien garde de ne pas te faire ATTRAPER, piéger.
En ce sens, veille à ce que ton bien-être ne soit dépendant de personne, et du moins de CHOSES « inanimées » possible.
Si tu as la santé et de quoi t’assumer et te préserver, alors tu AS le bien-être, tu ES AISE.

Le monde est un piège à appât.
Un piège à âme pour te rendre dépendant et te manipuler.
Donc prudence !

Dieu n’est pas une réponse.
Tout au plus une question. Et tous les livres sacrés ne sont dans le meilleur des cas que des manuels plus ou moins judicieux et justes.

L’espoir n’est qu’un hochet, à l’usage des humains pas encore sevrés.

Admettre que les autres peuvent avoir une perception et un jugement erronés de moi. Et admettre qu’on puisse ne pas m’apprécier. Voilà vraiment ce qu’il importe que je fasse. Admettre…Encore…Ou accepter. Subir…Vivre et subir…Subir.

En fait, je suis en train de passer d’un essentialisme-idéalisme à un réalisme-pragmatisme.

Il n’y a plus à tergiverser. Il est préférable que je sois INTRANSIGEANT avec ce que j’estime être important et juste.

Ainsi : ne plus me (laisser) distraire par des idées libidinales, quelles qu’elles soient, car le fait d’avoir des pensées sexuelles est manipulatoire, hypnotisant. Il s’agit de s’émanciper radicalement et définitivement de la « préoccupation sexuelle »; et ce, même si beaucoup de gens y cèdent. Ne pas commettre la même erreur paralysante.
De même, être vigilant et n’admettre AUCUNE mauvaise pensée, de mauvais esprit vis à vis d’autrui : mesquinerie, jugement à priori, sur l’apparence, etc…

Vivre TOTALEMENT en accord avec et en fonction de ce qu’on estime important et même fondamental.

Le problème c’est que mon existence (entière) est un jeu du chat et de la souris avec mes désirs. Jamais assouvis, jamais atteints.

La vérité, je l’ai déjà écrit, c’est que je suis un FRUSTRE. Et en plus, malheur à lui, un frustré de nature hédoniste, sensuel et qui plus est : imaginatif. A l’imaginaire actif.
Mais…en fait, d’une façon ou d’une autre, nous sommes tous et toutes des frustrés.

D’autre part (concernant ce qui précède) on est frustré que si l’on désire quelque chose sans l’obtenir.
Si on ne désire plus, on n’est plus frustré.
De plus, nous l’avons déjà écrit, le désir déforme la perception de la réalité, en provoquant une interprétation du monde via la perception, afin que les informations perçues satisfassent, répondent aux désirs.
Il y a donc vraiment lieu de se détacher du désir (sinon de l’abolir) afin d’obtenir une perception plus objective de la réalité.

Pourquoi je continue de travailler comme pseudo-comptable ?
Parce que la France est un pays froid, surtout en hiver qui dure plusieurs mois (comprendre : parce que être clochard en France est trop insupportable)

Hier après-midi, au cours d’une sieste, j’ai eu une « copieuse » éjaculation. Et je me suis encore rendu compte que la sensation était plus forte et plus agréable quand je suis sur le dos que sur le ventre. En l’occurrence je dormais sur le dos. S’en souvenir le cas échéant…
Le moins agréable c’est sur le côté.

Le fait d’avoir été fils de petits bourgeois a été une aubaine pour moi. Si je l’avais été de bourgeois ou de « grands » bourgeois j’aurais sûrement développé trop de snobisme, alors qu’être fils de petits bourgeois m’a donné une place de départ privilégiée (ni trop haut ni trop bas) qui m’a permis de développer une bonne acuité de la vie, au moins sociale.
Cela m’a notamment permis de prendre conscience de la paupérisation constante de la population, induite par le système (que l’on décèle dans la multiplication de PETITES voitures, PETITS logements, PETITS restaurants : fast-foods, chinois-asiatiques moins chers, pizzérias, etc…) Et de distinguer l’hypocrisie orgueilleuse, la fierté bafouée des gens qui prétendent « adorer » les pizzas ou cuisines asiatiques mais qui en fait SURTOUT n’avaient pas vraiment le choix, et avaient été éduqués à coup de fast-foods « bons marchés ».

De fait, je préfère moins ou peu CHOISI, que beaucoup ou plus CONTRAINT.

Je suis…des sensations, des idées (qui sont elles-mêmes des sensations et faits) et des actes-comportements. Surtout : je suis un EVENEMENT CONTINUEL. Je ne suis pas quelque chose de STABLE, je suis continuellement en activité, donc modification.
Ainsi je ne peux me définir, alors que c’est ce que je cherche depuis longtemps. Je ne SUIS pas : je fais, vis, ressens.
Mais je ne suis pas. Il n’y a que les choses « inanimées » ou non vivantes, qui soient.
De même, je « suis » davantage REACTION qu’action. Je réagis à des sollicitations du monde.
(Je suis une sécession du monde….)
Quelque chose qui s’accomplit. Une rencontre-réaction(-sensation) entre le monde et une partie de lui-même, distincte.
Ce monde est conscient et s’accomplit, et j’en suis une partie.

Il me faut être cet « élan accomplissant », cet événement, spontanément, immédiatement, sans le décalage créé par la réflexion, ou « retour sur soi ».
Immédiateté. Retrouver, me replonger, dissoudre dans la Conscience-Connaissance (de l’)Immédiate(té)
Dans cette Immédiateté, Conscience = Connaissance, Savoir.
Dans l’Immédiateté de l’Evénement qui s’accomplit ne rien retenir, entraver, mais, via la sensation, SAVOIR que FAIRE.

Pour conclure, je le répète : il s’agit et est préférable d’ETRE DANS LA SENSATION et non dans la pensée.

Mais quoi qu’il en soit, arrive, il semble évident que…nous sommes tous des ALIENES.
Aliénés par notre culture, obligations, lois mais aussi, bien avant cela, par notre pensée, et encore avant cela, par notre corps-identité qui nous est arbitraire, imposé.
Les Aliénés.

Aliénés !
Comment échapper à cette obligation péremptoire et arbitraire « d’être » quelqu’un – que l’on n’a pas choisi ? Comment échapper à soi-même ?
Peut-être en développant l’éveil de la conscience (en augmentant les sensations ET – hé oui – idées sur et du monde)
En multipliant les expériences qui amènent connaissance.
En développant la connaissance, on peut arriver à un stade où on peut CHOISIR. Mais…ne choisit-on pas par rapport à ce que l’on était déjà, pré-déterminé ?
Peut-être pas, si l’on essaie – grâce à l’exemple « d’éveillés » peut-être – de tendre vers l’objectivité, alors peut-être qu’après une certaine quantité de connaissance on peut être apte à distinguer, percevoir ce qui est préférable.

C’est une question de PLACEMENT en fait. Savoir se PLACER adéquatement dans l’espace ET le Temps : à savoir l’instant IMMEDIAT.

De fait, se concentrer davantage sur ce mystère qui fait que par la sensation, dans la majorité (peut-être même TOUS) des cas on SAIT qu’elle est l’action optimale à accomplir, ce qu’il est préférable de faire.
Mais parfois le laps de temps pour choisir la meilleure décision est très court. Donc il importe, une fois de plus, d’être très éveillé et vigilant et réactif (donc en bonne forme : ni drogue (dont alcool, tabac) ni fatigue)

Néanmoins, et c’est là le problème, ce qui m’ennuie avec la sensation c’est qu’elle est fugitive, et qu’en plus quand on se concentre sur elle on n’aboutit à …rien.
La sensation est une espèce de « présence superficielle ».
Alors que la pensée, en tout cas l’idée, on peut la « fixer », la faire revenir ou rester indéfiniment et on la perçoit bien « en nous ».
La sensation quand je me concentre sur elle, j’aboutis au « vide », à la disparition de la sensation, justement.
Ou plutôt j’arrive à un…contact, à la connaissance d’une présence, qu’il y a quelque chose, mais à ce stade là, la perception de cette présence est la même pour la vue, le toucher, l’odeur ou le son. Juste une espèce de présence qui jouxte ou même borne mon être.

Cela peut confirmer dans la conception-perception d’un monde constitué de matière « brute », indifférenciée, elle-même constituée d’énergie plus ou moins « condensée » et « animée » par des échanges ou plutôt REGULATIONS d’INTENSITE, menant à un équilibre qui permet une « auto-consommation » (du fait du temps, qui malgré tout « anime », provoque une consommation) minimale, permettant le maintien le plus long possible de STRUCTURES stables, de…formes.

Il est possible que l’énergie soit « quelque chose » de (radicalement ?) différent de tout ce que nous pouvons connaître et appeler matière.
Peut-être quelque chose qui justement n' »a » ni temps ni espace, ou n’est « soumis » ni à l’un ni à l’autre; mais qui (malgré tout) se MODIFIE (ce qui, selon nos modes habituels de pensée, dits « logiques », impliquerait , de nouveau, le temps – que nous avions exclu) Une fois modifié, peut-être perdu certaines « facultés », il « devient » matière, ou commencement de réalité telle que nous pouvons la percevoir.

Espace-matière-mouvement-énergie.

En tout cas s’agissant d’un « Principe Intentionnel » à l’origine de « tout cela », que nous nommons, par facilité, Dieu, je ne laisserai plus les esprits étroits, bornés, fanatiques et intolérants me le définir.

Je distingue athée et théiste. Définissant l’athée comme celui qui considère que ce monde est « issu du hasard », sans « raison » ni intention, alors je suis théiste car je décèle dans ce monde une cohérence et une « ligne directrice » qui sont pour moi indices et signes d’une intention, au moins originelle. Peut-être est-ce un pro-jet, lancé et depuis livré à lui-même.
Mais il y a à mon sens trop de cohérence, trop d’élan prospectif et CONSTRUCTIF, de « fonctionnalités » pour considérer ce monde comme un chaos.

Je résume ainsi : les athées sont tenants du chaos et les théistes sont tenants du cosmos. Je suis théiste.

Mais cette « position », comme toute autre, peut n’être estimée que comme étant la résultante d’un certain « agencement psychique ». En somme, peut-être, le fruit d’une organisation chimique en grande partie « pré-déterminée ».

Je pense que les fanatiques « de tout bord » sont ce qu’on peut nommer des « psycho-rigides ». Je préfère privilégier la souplesse.
Je suis un « psycho-souple ».

Peut-être que ce monde et notre vie sont l’autopsie de Dieu.

Se satisfaire de la paix (relative ?) d’une petite vie rangée, servile, toute d’habitudes et de procédures incontournables, d’acceptation, de renoncements et de mécanisation de l’âme.
Se complaire dans la spoliation, l’arrachage de sa propre vie, le détournement, le dévoiement de son existence pour prix d’un sommaire et précaire confort.
Choisir ou plutôt subir le choix du désastre de la médiocrité pour échapper à celui de la misère matérielle. Etre rouages…et broyer du rien.
Ainsi, dans l’administration, passer sa vie à classer des papiers : les « range-papiers ».
Et dans le privé, compiler des chiffres que certains produisent.
Des colonnes, des monceaux de chiffres à perte de vue.
Nous laisserons aux générations futures des immeubles entiers d’archives constituées de tableaux remplis de chiffres.
De 10 à 30 milles ans de civilisation pour arriver à ça : des chiffres dans des tableaux.
Révélateurs de notre avidité-égoïsme (toujours plus) et de notre malhonnêteté (« faut contrôler »…)

Réalise ton bien-être (au double sens de « prendre conscience » et « accomplir »)
Réalise ton bien-être, c’est la meilleure voie pour accéder au bonheur. (Bien que le bonheur soit un but peut-être « théorique », qui en tout cas risque d’égarer)
Réalise ton bien-être.

Depuis mes 14 ans, ou au moins depuis le lycée, toute ma vie a été et est toujours une quête de « comment vivre le mieux possible ».
J’en suis à « être la sensation » et rien d’autre, sans pensée qui en éloigne par l’interprétation, l’imagination et le désir.
Mais les sens sont plusieurs et simultanés, et par suite entraînent une fragmentation de l’attention, qui entraîne une fragmentation de la conscience.
Plus précisément par l’ouïe je suis concentré sur quelque chose mais la vue m’en distrait en m’attirant sur « autre chose ».
De plus, je n’arrive pas à VRAIMENT concentrer mon attention-perception sur la sensation de quelque chose.
Il s’y ajoute toujours de la pensée issue, motivée presque toujours par le désir (lui même bien souvent causé par mon « manque affectivo-sensuel »)

Etre sensation(s). Sensations multiples simultanées (?), sans s’enliser dans la pensée ou se piéger, leurrer en elle.

Je viens de réaliser le problème sourd, enfoui, refoulé qui me sape et perturbe depuis longtemps.
Je souffre d’une insatisfaction, certes, et cette insatisfaction est due à la frustration, à l’occultation d’un …SENS. Et ce sens c’est le plus INTIME. C’est le TOUCHER. Oui : je peux tout voir et tout regarder, tout entendre et tout écouter, mais je ne peux pas tout TOUCHER. Je suis notamment « privé » de toucher la femme. Ainsi 50% du contact du corps entier de l’humain m’est « refusé » parce que je n’ai pas trouvé de femme qui me plaise et à qui je plaise.
C’est CA mon problème : il me « manque » un sens, et le plus intime, celui qui crée la plus grande proximité, qui permet d’être un, de toucher, prendre, saisir et pénétrer : le TOUCHER.
C’est comme si en fait je percevais le monde depuis une fenêtre, sans pouvoir sortir et entrer en CONTACT véritable.
Effectivement quand je touche quelque chose et essaie de RESSENTIR, tout se dissout, disparaît et c’est comme si je ne sentais RIEN, ou en tout cas la sensation est très diffuse, jusqu’à être inexistante, ou en tout cas…INEXPLICABLE, ININTELLIGIBLE.

Et c’est bien là la différence avec les autres sens, c’est que le toucher je ne peux pas le « cérébraliser ».
Mon cerveau ne sait pas ou ne peut pas interpréter la sensation du toucher. Elle lui parvient brute. Parce que je n’ai pas beaucoup touché et parce que, à la différence de la vue ou de l’ouïe, il n’y a pas de DISTANCE entre moi, mon corps, et « l’objet ». Donc cette distance ne peut être COMBLEE par de la pensée-image-ination. Par le toucher je suis en contact direct.
Ainsi, pour l’instant, je suis SEPARE, coupé du monde par cette espèce d’amputation ou infirmité tactile, qui vient du fait que j’ai été très peu TOUCHE dans ma vie. Très peu.
De fait mon toucher est ATROPHIE, et moi aussi par suite. ATROPHIE. D’autant que j’ai 2 souvenirs forts de toucher; surtout un : ma mère me caressant le dos quand j’avais 5-6 ans, tous les matins au réveil. Très agréable.
Et un autre, plus diffus, heureusement, car plus désagréable, plus refusé et refoulé, bien qu’à l’époque j’étais consentant car je pensais faire plaisir à « l’intéressé » bien que cela me gênait, sans que je m’y arrête vraiment : quand mon prof de hautbois Hervé Lelièvre me tripotait, se livrait à des attouchements sur mon corps, dont mon sexe. A cause de ces attouchements je me suis peu à peu RECROQUEVILLE au niveau « tactile », jusqu’à ce que je prenne vraiment conscience que cela me gênait (il essayait alors de m’introduire un doigt dans l’anus)

Il faut donc que je re-déplie mon toucher, que j’épanouisse mon toucher. Je dois TOUCHER le monde !

Et la vérité c’est que je ne suis pas si intéressé par le sexe. Ce que je veux c’est TOUCHER, surtout avec les MAINS, les doigts. Et ETRE touché.
J’ôte mes « gants », ma combinaison, ma CARAPCE. Le Bernard-L’hermitte (oui oui…) SORT de sa coquille.

D’ailleurs…quel est le sens qui fonctionne PERPETUELLEMENT ? Le TOUCHER !
On touche toujours quelque chose, on est toujours en contact avec la matière. On peut fermer les yeux, se boucher les oreilles, arrêter de renifler, mais on ne VOLE pas. Donc on a toujours au minimum les pieds sur terre, donc on TOUCHE toujours quelque chose !!!Eh oui !…

Se libérer le plus possible. Ne plus tolérer que la servitude organique, car sans elle on meurt. Bien sûr : peut-être que la liberté absolue et totale c’est la mort.
Mais enfin vivre nous paraît une formidable opportunité de JOUIR. (Je me répète par rapport à ma pièce « Sade et Marat ») Donc aucune autre loi que la pesanteur-gravité et les besoins physiologiques ?

Du reste, tout le rapport au monde, du soi au monde, est de nature TACTILE. Tout nous TOUCHE. (Je l’ai déjà écrit d’ailleurs, dans un autre carnet) La vue et l’ouïe nous touchent en tant qu’individu-sujet-êtrre sensible.
Ainsi il faut que « j’intensifie » mon contact-toucher au monde; notamment le « sens-toucher-existentiel » que j’ai déjà décrit, et qui se rapproche de la proprioception. Le sens interne qui me fait me réaliser conscient, d’être existant-présent-vivant (en temps et espace)

Et, en fait, il faut que j’identifie mon plaisir, et que je fasse de lui mon « véhicule » et mon « point de contact » et « source d’informations » du monde; tout en le maîtrisant totalement, afin d’en être complètement libre et de ne pas y être asservi.

La loi inique de marché face à la loi fasciste religieuse, le grand capital face au grand gourou, ça reste…des spéculateurs (boursiers) face à d’autres spéculateurs (intellectuels)
Un combat de spéculateurs tout aussi voleurs de libertés.

Ce qui est également important c’est d’accorder moins d’importance à la pensée. Ne pas considérer une mauvaise pensée comme aussi grave et conséquente qu’un mauvais acte, ou même une mauvaise parole.
Ne considérer la pensée que comme un échange électro-chimique à l’intérieur du crâne.
Cela m’aidera à m’en émanciper, et si nécessaire à la mieux contrôler.

De même, il s’agit de ne pas se laisser opprimer, « compresser » par la « pression extérieure » mais au contraire réagir et OCCUPER sa propre place.

Oui, vraiment, ce que j’ai réalisé hier sur le toucher me fait comprendre beaucoup de choses. Notamment tous les délires et illusions que je m’étais créés pour compenser ce « manque tactile ».
D’ailleurs, toutes mes « cogitations libidinales » viennent de là.
Depuis me sens déjà nettement libéré.
Reste les « contraintes » ou « pulsions » provoquées par le « trop-plein », « l’excès spermatique » de ma prostate et de ma vésicule séminale, qui ne pouvant se vider, faute de « partenaire », sont « pleines à ras-bord ». Et elles « veulent » se vider. Du coup elles induisent des idées libidinales, qui lorsque je suis moins vigilant, surtout lors du sommeil, finissent par provoquer des rêves ou simplement contractions menant à l’expulsion du sperme. Parfois même sans érection.
Mais je ne vois pas de meilleure solution pour l’instant que « laisser faire » les rêves, car la masturbation est une activité très vite aliénante, et somme toute pas si agréable, en tout cas « gratifiante », que ça.

Encore une fois, un des buts les plus importants de notre recherche-démarche est de se débarrasser du malaise, et de s’en affranchir, afin de profiter le plus et le mieux possible du bien-être que peut procurer l’existence.

En tout cas, je suis de plus en plus pleinement en accord avec moi-même, et entre résolument dans la SERENITE.

Pour revenir et conclure sur le sujet du sperme : si ça déborde, ça déborde, mais il ne s’agit pas d’en renverser.

A noter que le toucher, à la différence de la vue ou l’ouïe, mais comme l’odorat, a besoin de se déplacer sur l’objet : de FROTTER, palper pour bien ressentir. Sinon, immobile l’impression est nettement moindre. Alors qu’avec la vue ou l’ouïe il suffit de « fixer » « l’objet ».

A noter aussi que ce que l’on ressent constamment c’est la TEMPERATURE, via le toucher. Le chaud ou le froid.

Le fait est que, du fait de ma frustration-affectivo-sensuelle, j’étais devenu un…hystérique. Un hystérique, au sens où le définit le psychanalyste J.D. Nasio : « Hystériser c’est érotiser toute expression humaine, alors qu’elle n’était pas par elle-même, intimement, de nature sexuelle. Il s’approprie (l’hystérique) à travers le filtre de ses fantasmes à contenu sexuel tout geste, toute parole ou silence qu’il perçoit chez l’autre ou qu’il adresse à l’autre ».
Ca me paraît très approprié pour moi, hélas. Enfin…en partie. Faut pas non plus exagérer et tomber dans l’excès complaisant d’auto-dépréciation. Mais je me soigne…

Il est également temps que je m’intéresse à la part de sadisme qui est en moi. Heureusement j’aime profondément la vie, car avant tout : je l’admire car elle me stupéfait, m’étonne et en plus parfois me fait jouir. Et par suite je respecte profondément les gens. Je ne suis donc jamais passé à l’acte en tant que sadique. Je suis un sadique…philanthrope.

L’avantage c’est que je suis un homme d’engagement et de parole. Je ne trouve ou crée des engagements et je tiens parole, on peut me faire confiance (et je ne mens pas)
Mais ce qui peut être un inconvénient c’est que ce sont des engagements de petite échelle : la mienne.
Je ne suis pas un entrepreneur.

En cherchant « manque » sur Internet je trouve cette citation, ô combien pertinente et qui m’interpelle :
« La poursuite chimérique de la perfection est toujours liée à quelque manque sensible, souvent à l’impuissance d’aimer ». Bernard Grasser dans « Les chemins de l’écriture ».
Je me sens surtout concerné par « poursuite de perfection liée à manque sensible ».

Il y a une heure, en sortant du film « Le cercle-The ring » (remake) que j’ai apprécié, j’ai eu une « intuition-raisonnement » qui m’a amené très rapidement à la conclusion-réalisation que ce monde, comme l’univers, est fini.
Il n’est pas « ouvert » avec des développements à venir imprévisibles car des « choses » vont apparaître, qui n’existent pas encore…
Non : il est fini.
Et l’idée qui me venait était tellement simple, évidente et fulgurante qu’elle disparaissait en même temps qu’elle « apparaissait » dans mon esprit. Et à l’instant de ma conclusion, je l’avais immédiatement oubliée. Je ne sais même plus ce qui m’y a amené.

J’entends surtout par « fini », le fait qu’il a des LIMITES, des bornes indépassables, « déterminées ».

Or, cela m’a fait réaliser que depuis « toujours » je raisonnais et « partais » d’un univers illimité, prospectif, se construisant.
Cette nouvelle façon d’envisager les choses, de les (à juste terme) « CONCEVOIR » m’a fait les percevoir plus « figées », plus « définitives », « arrêtées ».
Les choses et même les gens « vivants » et surtout ce qui se passe ENTRE les gens. Mais également, par suite, très INFLUENCABLE.
Les relations entre les gens et les gens eux-mêmes m’ont paru très manipulables.
Ce que je savais déjà, d’une autre façon, et que je me suis toujours refusé à faire.
Mais peut-être « faudrait » – il que je m’IMPOSE, que j’AFFIRME en tout cas ma façon de percevoir et concevoir le monde et la vie.
Il faudrait pour cela, pour que ce soit vraiment utile, que j’aie de véritables objectifs. Or, mis à part COMPRENDRE LE MONDE POUR MIEUX Y VIVRE, je ne suis pas sûr d’avoir vraiment des objectifs….

Je cherche à contrôler ce que je SUIS. C’est à dire mes pensées, ma parole et mes actes. Ceci afin d’être, acquérir et accomplir ma liberté. Afin que mon identité soit libre et non manipulée et mécanique.
De fait, la liberté passe par la maîtrise (et la liberté vis à vis) de l’attrait du plaisir.
Attrait du plaisir que l’on peut nommer, bien souvent, désir.

Or le désir agit par « appel d’air », « aspiration », « dépression », en « créant » un manque; ou l’impression de manque.
Manque à jouir, manque de plénitude. Le désir apparaît en tant que vide, aspirant vers soi. Un vide que l’on remplit de notre propre essence-présence-énergie.

Le désir serait anti-matière (ou anti-énergie) qui au contact de la matière des coprs concernés se dissout avec « libération » explosion d’énergie : le plaisir.

C’est en cela que le désir est si DESTABILISANT. Il est vide et ASPIRATION (aux 2 sens du terme) s’appliquant à la matière.
Peut-être à l’inverse de la volonté qui est tension, SURGISSEMENT, énergie tendant à manifester, créer.

La vie et l’existence peuvent être perçues comme les rapports entre matière-pleine et désir-vide.

Ma quête depuis longtemps est une tentative pour apprendre à contrôler ma volonté; présence-volonté, volontaire.
Mais en fait je n’emploie pas cette (ma) volonté, ou alors à des buts, procédures chimériques ou vains.

L’air est aspiré par le corps, puis finit par ressortir, en quelque chose de nouveau : la parole.
Le passé est aspiré par le présent qui est ASPIRATION puis le présent exhale la parole : le FUTUR qui s’accomplit.

Si cet univers est fini, dé-fini-tif, ce qui donne l’illusion de possibilité « d’ouvertures », développements, « issues » c’est que tout change continuellement et la mémoire OUBLIE.
L’oubli permet et induit beaucoup de choses.
La mémoire, encore…

Je l’ai déjà écrit, y ai déjà pensé : il est vraiment indispensable que je ne cherche que ce qui m’intéresse et ne me laisse pas distraire par ce qui me déplaît ou ne m’intéresse pas.
De l’avantage d’être CONCENTRE « et » RESOLU.
Le problème étant que…tout m’intéresse. Il faut donc que je me concentre sur ce qui m’est INDISPENSABLE, et non « essentiel » (sinon risque de tomber dans l’essentialisme) Mais là encore, problème car : l’indispensable…je l’ai !

Donc se concentrer sur ce qui me paraît le plus important (donc, après l’indispensable) et le plus intéressant : la… »SENSIBILITE DU MONDE ».

Trouver la sensibilité du monde et lui procurer du bien-être, sinon plaisir.

Pour ce faire, entre autre, ne plus s’intéresser à ce qui me paraît mauvais, nuisible, mais UNIQUEMENT à ce que j’estime bon, BENEFIQUE.

Mais ce qu’il se passe aussi c’est que j’ai « tellement » développé ma vigilance-conscience que je perçois des envies-pulsions qui devraient rester IN-conscientes, ignorées, et certaines ne me paraissent pas louables et donc me perturbent et que je prends un plaisir « malin » à la fois sadique (actif) et masochiste (passif) à les observer et ressasser.
Se canaliser sur le BENEFIQUE !

Le fait est que je passe toute information au crible de mon mental !
Non. Sensualiser ou au moins sensibiliser mon rapport au monde !

Ainsi je réinterprète tout de façon à le faire coïncider avec mes propres « structures cohérentes psychiques » (dirais-je) et en fonction de mes préoccupations et désirs (car le désir est très « intellectuel »)

Donc avoir un contact, une approche et un « traitement » SENSIBLE et immédiat du monde – dont soi-même.

En fait, l’intellect a été un refuge pour moi. Et ce, à partir de 15-16 ans, car à cet âge là l’accumulation des frustrations sensibles (résultant de la confrontation entre mes aspirations et la réalité de mes faits vécus) faisait que je commençais (inconsciemment) à vouloir COMPENSER.
Et, aidé par le cannabis qui peut stimuler l’activité intellectuelle – au moins imaginative, « onirique » – je me suis enfoui et enfui dans le psychisme.
Il s’agit d’en sortir !

Espiègle. En TOUT je suis espiègle.

Prendre conscience que l’on vit beaucoup (principalement ?…Uniquement ???) « dans notre tête », en pensée, et EN SORTIR .

C’est ce que je m’efforce de faire depuis…aujourd’hui : je suis vigilant à savoir où je suis, et quand je me réalise dans la tête, en train de penser, alors je me transfère, réveille immédiatement dans les SENS.
(Sauf si c’est professionnel)
J’avais déjà commencé cela il y a quelques temps, mais là je vais tâcher de continuer et progresser.

Se débarrasser du réflexe, de l’habitude d’interpréter le monde, en tout cas certains « phénomènes » d’une certaine façon, toujours la même.
Arrêter d’avoir des idées préconçues, qui font interpréter de façon prédéterminée.

Pour le moment m’en tenir à 2 choses, qui s’interpénètrent d’ailleurs : je SAIS (presque toujours, sinon toujours) quoi FAIRE, une fraction de seconde avant le moment opportun d’agir, et chercher l’AISE.

De fait je sais OU et COMMENT trouver mon aise, donc ACCOMPLIR cette VOIE.

Je suis une surface sensitivo-émotive, qui transforme toute perception en idées-mots.

Cette surface, en temps d’éveil est monopolisée à 60% par la vue, 30% par l’ouïe, 8% par le toucher et 2% par l’odorat.
Et selon le centre d’intérêt, par CONCENTRATION, ces pourcentages peuvent varier, mais en général, la répartition est celle-là.

Vivre c’est s’exposer (oui : sexe poser…)
Il y a un paradoxe : j’essaie de me libérer de toute aliénation, or…vivre est une aliénation.
En somme, la vie est une addiction. Pas grand chose de nouveau, mais ça m’amusait de l’écrire.

Tout simplement : je n’ai qu’à pas être dérangé, gêné par certaines de mes idées.
J’en suis surtout gêné parce que je considère (mais n’en suis pas sûr) que nous sommes tous et toutes, sinon télépathes, du moins influencés réciproquement les uns par les pensées des autres. Donc je ne veux pas « créer des troubles ». Je pense que la pensée, même non clairement, intelligiblement, perçue influe sur la pensée d’autrui et donc sur son être et comportement. Voilà pourquoi j’attache tant d’importance à avoir une « bonne » pensée, un « bon esprit », ni agressif ni libidineux.

Il est possible que toute l’énergie que je ne dépense pas sexuellement s’accumule « en moi » et j’arrive à des périodes de « saturation » ou « d’implosion ».
Il faut que j’apprenne à répandre mon énergie, sans la gaspiller, bien entendu.

J’avais plus ou moins déjà réalisé et abordé cela, mais j’ai une tendance à ATTIRER les énergies, de façon « féminine ». A féminiser mon « être-énergie », à être capteur-récepteur (donc « féminin ») plutôt « qu’émetteur » (« masculin ») Surtout quand je suis à proximité d’un humain mâle. Par réaction, mauvaise habitude, de ne pas vouloir « choquer », donc pour éviter l’affrontement des énergies, des 2 énergies « émettrices », je me fais récepteur.
Et quand je suis à proximité d’une femme, je me mets en « mode neutre ».

Dans les 2 cas, au contraire, il est préférable d’être émetteur. En tout cas surtout face à un élément mâle.
Car sinon je SUBIS les émissions énergétiques qui m’induisent des pensées (puisque je contrôle quand même mes paroles et actes) réceptrices-passives-féminines.

D’autre part, je pense que « penser » justement, cette activité psychique est généralement génératrice d’une énergie non émettrice-positive mais réceptrice-négative.
D’autant que je me mets en position de réceptivité par rapport au monde.

Il m’est donc nécessaire et préférable d’être plus « émetteur », volontaire, « positif ».

Bien entendu, tout ce qui précède peut sembler être le discours d’un fou (et pourquoi pas) [ou d’un homosexuel refoulé…] mais je pense que cela recèle une part de vérité.

Enfin, l’erreur dont il faut se débarrasser c’est de se trouver des « façons d’être » ou « techniques existentielles » à adopter définitivement. Alors que chaque jour et à chaque instant on CHANGE.

Ce qu’il y a lieu d’être et FAIRE, c’est réagir SENSITIVEMENT (je préfère à « instinctivement ») à l’INSTANT et ses « SOLLICITATIONS ».

De même, dans le même registre « explications », je passe plus de temps à inspirer, plus longuement et profondément, qu’à expirer. Du coup, c’est une activité énergétique d’absorption plus que d’émission (semble-t-il, ou « logiquement ») qui serait, elle, liée à l’expiration.
A étudier…

Il me faut tout de même être moins dans l’expectative et la contemplation car ce faisant je SUBIS trop le monde.

De même, depuis que j’ai réalisé être énergie, par réflexe évident je me suis mis à M’ECONOMISER.
Trop. Je suis peut-être devenu « avaricieux » de moi-même. Du coup, je suis en « excès de moi-même »; je déborde.

On en revient à quelque chose qui me paraît très pertinent : comment se REPANDRE dans le monde.
Comment se « consumer », « dépenser » ?
Pour cela on revient aussi à la VITESSE « d’écoulement ».
La VITESSE D’ACCOMPLISSEMENT DE SOI.

Cet accomplissement-écoulement est continu, mais il y a une phase de « prise » d’énergie (nutrition, inspiration, sommeil) et une de « perte » d’énergie (déjection, expiration, éveil)
D’autre part, ce processus me fait penser à l’acte sexuel, du point de vue-vécu masculin. Un « travail » qui mène à un point culminant qui est en même temps « explosion » (et libération de semence-énergie-avenir, germe potentiel d’une nouvelle vie) (On identifie alors la mort avec « l’éjaculation de l’être ». Hé oui ! Pourquoi pas, ne serait-ce que si on considère une « sortie de l’âme » hors du corps : ex-jaculo)

C’est cela qui m’arrive : j’emmagasine trop d’énergie, ou plutôt non : je n’en dépense pas assez. Je suis un « obèse de l’âme », un avaricieux de l’énergie.
Du coup, je suis presque tout le temps en « surcharge ».

Cela peut expliquer ce qui m’est arrivé le 10 mars 2002. Ne pas oublier notamment que depuis quelques jours je ne POUVAIS PLUS dormir.
Et comme j’exploite-transforme la majeure partie de mon être-énergie en ACTIVITE PSYCHIQUE, je me suis mis à être hyper-actif intellectuellement et comme j’avais accumulé depuis des années de mauvaises conceptions génératrices d’illusions, j’en suis venu au délire.

Il faut donc que j’apprenne (AU JOUR LE JOUR ! ce qui est valable pour un jour ne l’est plus forcément pour le lendemain, en tout cas c’est sûr : moins EXACTEMENT) à « gérer » mon être-énergie, à mieux me « DEPENSER », à OPTIMISER MON ACCOMPLISSEMENT.

En somme, je dois apprendre à…VIVRE. On peut également dire, puisqu’il s’agit de dépense d’énergie jusqu’à ce « qu’il n’y en ait plus » apprendre à mourir.

Je suis une énergie à dépenser entre 2 sommeils…

C’est vraiment très pertinent : je fais de la « boulimie énergétique ». Je suis un boulimique de moi-même ! (Je me RETIENS tout le temps – en tant qu’énergie-présence-réalité-moi – il s’agit de me laisser aller. Avec circonspection, bien entendu : vigilance et prudence)

Mais il faut dire que l’activité cérébrale me procure de telles…impressions – entre sensation et émotion – proches de l’euphorie parfois, qu’il est très tentant et facile de s’y adonner.
Je me shoote au psychisme.
Et comme tout toxicomane ou « addict », je néglige tout le reste…

Du coup, depuis que je suis moins accaparé par les illusions et croyances, cette surcharge d’énergie se reporte directement sur le corps et bien entendu sur le moteur : le coeur.
Je le sens beaucoup plus « qu’avant » (le 10/03/02) M’étonnerait pas que si je continue ces erreurs j’en vienne à faire de l’hyper-tension.

Nous sommes des dieux (et déesses bien sûr) et notre grand TRIP c’est mourir.
Cette existence, cette vie, cette longue mort, ce long mourir est notre TRIP-voyage-jeu que nous nous offrons.
Pour cela, il faut nous ôter ou occulter la MEMOIRE…Mais QUI garde (conserve et surveille) la mémoire ? La mémoire de la vérité…

Ce qui est mystérieux (et qui me « travaille » depuis que je m’en suis rendu compte) c’est que je SAIS, une fraction de seconde avant l’instant adéquat-opportun, où et COMMENT ETRE.
Une espèce de « précognition » minime, ou « instinct ».
Et ce laps de temps entre le moment où je sais et celui où j’accomplis…Le temps du choix-espace de potentialités…

L’erreur qui nous met à merci, nous rend vulnérables, c’est de nous « arrêter psychiquement », ou même de « régresser » via la mémoire.
Or, nous sommes un FLUX CONTINU. Nous ne « sommes » pas, nous DEVENONS.
En mouvement perpétuel, dans et par ce mouvement perpétuel nous échappons à « l’emprise psychique »; le mental entraînant un ralentissement voire même un arrêt de l’être-énergie, au moins de par la phase « d’accomplissement psychique ».

Donc : ne pas s’arrêter !

Et c’est bien ce que tente de faire un adversaire ou tout obstacle : nous arrêter. Stopper notre être qui est PROGRESSION CONTINUELLE.

Mais…il s’agit donc de maîtriser notre être par la VITESSE d’ACCOMPLISSEMENT.
Et essayer la lenteur jusqu’à l’arrêt qui est l’éternité ?
Ou la vitesse « maximale » (y’en a-t-il une ?) qui nous transforme (si la vitesse maximale est celle de la lumière) en …lumière ? Ou qui tend elle aussi vers « l’éternité », ou une autre « forme » d’éternité ?

D’ailleurs au cours de sa vie, il semblerait que l’être humain, au début le foetus a son coeur qui bat très vite mais une mobilité très réduite (…) ensuite jusqu’à l’âge adulte son coeur a tendance à ralentir (il me semble) alors que son amplitude-capacité d’activité-mouvement s’accroît, (bien entendu quand il s’active le coeur s’accélère, mais en moyenne, en « vitesse de croisière », il me semble qu’il a tendance à ralentir) puis quand il vieillit le coeur se remet à accélérer (moyenne plus rapide que durant la période 20 à 40 ans) alors que son activité baisse.
Toujours ces paradoxes existentiels…

La mémoire nous influence, car elle fait resurgir des souvenirs d’expériences désagréables (ou agréables, bien sûr) qui entraînent des réflexes, « mises en condition » de comportement, qui entraînent des réactions et perturbent par là notre traitement immédiat et spontané de l’information.
Or, cette exploitation du souvenir n’est pas utile (voire néfaste) car l’expérience acquise nous a modifié, a modifié notre « structure existentielle », notre être qui de fait s’avère à présent apte à répondre de façon adéquate, immédiatement.
On peut dire que chaque « événement » nous « modèle » de façon à pouvoir répondre de façon optimale la fois suivante, lors de la répétition d’un même type d’événement.

Encore une fois ne plus égocentrer et ne plus INTERPRETRER le monde. Et cesser de prendre « l’extérieur » comme référence pour mon EQUILIBRE INTERIEUR.

Je suis une espèce d’EQUALISEUR.
J’équilibre, mixe et règle toutes les sensations et émotions pour obtenir un (ensemble de) moi-même agréable, équilibré et harmonieux.

Depuis quelques temps je pratique…une certaine forme d’absent théisme.

Non. Quand je parle d’égocentrisme, ce n’est pas le terme adéquat.
Je signifie, pour ma part, considérer que tout ce qui se passe autour de moi me concerne, est en rapport directement influencé par mes préoccupations.
C’est cette erreur que je veux supprimer. Et sinon erreur, du moins je veux m’en détacher complètement.

Ce qu’il faut que je supprime en moi c’est cette habitude presque réflexe de considérer que les gens m’observent et sont directement « en phase » avec ma conscience et mes idées, qu’ils perçoivent tout ce que je pense et ressens et qu’ils le commentent.

Et mon absent théisme me rend plus présent…notamment à moi-même.

De même, pour revenir à ce qui précède, j’arrête de considérer que « je porte le monde sur mes épaules », que je peux et dois veiller à « l’équilibre émotionnel et moral » créé par les gens. Que je dois « réguler » les « ondes » existentielles. Que je dois ASSUMER les erreurs ou « méfaits » des gens que je perçois.

J’ai écrit un mail intéressant à Stéphane M, en réponse au sien. Je lui expliquais que je considère que nous ne sommes pas « programmés », mais que nous sommes des POTENTIALITES; qui doivent se dés-aliéner pour pouvoir s’accomplir de façon optimale. Et ces potentialités, possibilités sont très nombreuses, vastes et variées.

Le mental, l’activité intellective accapare une grande partie de notre être-énergie. D’autre part, nous assimilons conscience à pensée (penser) Même ce que nous prenons pour notre « moi », notre identité est en fait une construction psychique avec comme matériaux de base notre idiome « maternel » et comme « maître d’oeuvre » « notre » culture et éducation, le milieu dans lequel on évolue.

Or, il semblerait (voir les « enfants sauvages ») que l’humain soit un être mimétique (peut-être comme tous les êtres vivants, d’ailleurs)

Serions-nous plus heureux si au lieu de DEVENIR des êtres INTELLECTUELS nous nous « contentions » d’être sensibles, « sensitifs » ?
Resterions-nous à un stade « animal-primitif » ou deviendrions-nous là encore plus « puissants » que les animaux, pouvant les dominer ?

Je…PENSE (hé oui) vraiment que la pensée nous ALIENE. Je commence même à vraiment le RESSENTIR.

Cependant, dans et avec uniquement la sensation, il n’y a plus de mystère de l’existence. Il n’y a que des sensations….
Mais justement, toute sensation par elle-même est un chemin…infini ou pouvant mener à l’ULTIME.
« Creuser » la, les sensations.
Savoir jusqu’où me mène « une » sensation. (Car, toujours, je m’arrête à un… »niveau » plus ou moins « profond » et après je « passe à autre chose », notamment du fait du mental)

Puisque la sensation est RENCONTRE de moi avec le monde.
Rencontre du monde avec lui-même. (C’est INFINI…)

Comment peut-on vieillir alors que le 1er principe de la thermodynamique est : la conservation de l’énergie ?
Remarque si : cela est dû à la dégradation de cette énergie, au développement de l’entropie. Car le système clos d’une énergie s’homogénéise dans un désordre croissant…ce qui peut-être une définition du vieillissement…Néanmoins le système de nos corps n’est pas clos, puisque nous respirons et nous nourrissons…

Encore une fois il ne s’agit pas de trouver, d’atteindre un « état d’être » stable et définitif (ce qui de toute manière serait une illusion puisque tout évolue, nous compris) mais un (L’ ?)EQUILIBRE, permettant de continuer « efficacement ».
L’équilibre de l’être, qui est l’EQUILIBRE ORGANIQUE.
De fait : EPANOUIS-TOI DANS TON BIEN-ETRE.
EPANOUIS-TOI.

Nous sommes énergie, et toute action-manifestation de nous-même, selon les 3 modes (pensées, paroles, actes) est une ACTUALISATION d’une certaine quantité de cette (notre) énergie-soi.
Il s’agit donc d’être vigilant à l’actualisation-accomplissement de toute quantité d’énergie-soi. Et d’essayer, « viser » l’épanouissement qui est l’ACTUALISATION OPTIMALE, dans le bien-être.

Sans oublier que vigilance et « fonctions végétatives » sont elles-mêmes dépenses-actualisations d’énergie-soi.
Il s’agit donc de CHOISIR COMMENT on se REPARTIT, on se DEPENSE.

Cela me ramène à ce « soupçon » (que j’ai d’ailleurs déjà évoqué dans un carnet) qui est : ce que je considère et emploie comme conscience est un processus psychique lourd (dépensant beaucoup d’énergie) qui crée un décalage quant à l’immédiateté de la perception (la perception étant elle-même déjà un INTERMEDIAIRE entre soi et l’objet)

Et j’ai l’impression que la (ma) conscience est davantage une forme de pensée (au moins un début) et par là elle est elle-même une construction arbitraire, subjective, et fabriquée par la culture et l’idiome maternels; quelque chose qui n’est pas véritablement moi, mais plutôt construction de mon « moi social », artificiel, créé suite et par ma situation de départ dans le monde, mon environnement : la personnalité qu’ON m’a construite.

Donc, soit « alléger » mon processus « conscientionnel », soit carrément m’en débarrasser.

En effet, ma conscience (mais probablement toutes « font » pareil) STOPPE ou ralentit fortement les informations apportées par la perception.
D’une certaine façon, la conscience est un « cliché » du monde, un cliché fixe, immobilisé, alors que le monde lui continue; et nous aussi malgré l’illusion.

Me faut-il être encore plus « fluide » ? Ou ce ralentissement, voire cette courte « immobilité » qu’est la conscience est-il nécessaire, et même bénéfique ?

Je… »pense » qu’il « faut » être continu, comme le monde et trouver la VITESSE d’ACCOMPLISSEMENT du monde dont nous sommes partie.

En fait ma conscience actuelle est encore (en grande partie, la plupart du temps) un « regard en arrière ».
Etre INSTANTANE sans discontinuer.

Qu’est-ce que l’Amour ? L’énergie constructive.

Encore une fois : de l’importance FONDAMENTALE, CAPITALE d’être toujours CONTINU. De ne pas s’arrêter ni stagner.
Car quand l’énergie-soi consacrée, employée, transformée, ACTUALISEE sous forme de pensée s’arrête, elle est presqu’immédiatement manipulée par le « système psychique trans-global » morbide : essentiellement fondé et animé par la préoccupation libidinale, agressive et égoïste.
J’entends par « système psychique trans-global », le « courant » de pensée qui nous tient tous en contact, auquel nous sommes tous « connectés » et que nous entretenons avec nos propres « ruminations » si nous n’y prenons garde.
« trans-global » indique que chaque psychisme est relié aux autres, sur le même principe que les phéromones pour une fourmilière.

A l’échelle individuelle nous parlerons de « système psychique global » déjà défini : construit à partir de l’idiome maternel et de la « culture environnementale » par l’individu, en réaction au monde mais fortement influencé et manipulé par le monde « extérieur » à lui par le « Grand Système Global ».

De fait, le « grand piège » auquel il s’agit pour chacun et chacune d’échapper c’est ce « Grand Système » qui manipule les individus par le « Système physique » : lois, coutumes, traditions, obligations sociales (dont le travail) et le « Système psychique trans-global » (beaucoup plus sournois, car invisible et bien souvent ignoré des gens inconscients) ou « courant de pensée » auquel chacun est relié, dans lequel l’individu « baigne » et est « alimenté » par son psychisme.

Et ce « système psychique trans-global », comme le reste du « Système », tend à MECANISER l’individu (notamment en lui faisant perdre son autonomie, identité, individualité)
Il induit et provoque pour cela un ralentissement de l’activité-énergie-soi de l’individu. Il tend à immobiliser l’individu-énergie ou au moins contrôler son mouvement-EXPANSION manifestatoire.

L’émancipation passe par la continuité du mouvement d’actualisation du soi-énergie.
CONTINUER.

Je ne sais si cette tendance du Système à mécaniser l’individu est issue d’une « volonté extérieure » (Dieu, extra-terrestre, « maîtres du monde » humains…) ou si c’est une conséquence inévitable d’un certain agencement, d’une certaine procédure de l’énergie.

Et le « Système psychique trans-global » est séduisant et hypnotise facilement les gens car il flatte, entretien leur ego : notamment en fournissant un « moi » (un « je ») et en insistant sur son « importance » mais…c’est un « FAUX » moi, artificiel, fabriqué en majeure partie par le système, pour ses besoins.
Ainsi la plupart des individus sont manipulés à l’aide du « moi » faux auquel ils se sont (on les a) identifiés; ils SONT VECUS.

De fait…il faudra bien que je me décide à remonter à la SOURCE de cette Energie que je suis…Pour savoir « qu’est-ce que c’est ».

Encore une fois : ne pas projeter ses désirs et fantasmes (issus de manques et frustrations) dans les informations perçues et apportées par les sens; car sinon cela crée l’illusion que l’on perçoit ce qu’on désire.

Vraiment je dois me libérer du mental, du psychisme, de mon « moi-vécu » psychique.
Pour cela il me faut « sortir de ma tête », « plonger » dans le monde par la sensation qui est accomplissement instantané du contact entre moi – corps individué – et le reste du monde.

Et…j’arrête d’être spectateur, contemplatif (car cela est un « accomplissement » PASSIF) J’arrête d’observer le monde : j’AGIS.
Je suis acte, qui implique la perception, et non seulement perception qui inhibe l’acte, et met dans une position de réception-passivité qui fait que l’on suibit alors le Système psychique.
Cesser d’observer et AGIR.
Et que la perception, observation elle-même soit un acte volontaire, énergique, « émetteur », producteur, ACTUALISANT.

Mais je finis par commettre une erreur dans ma quête, car le début devrait en être, le point de départ : QUE SUIS-JE ?
Or je m’éloigne de moi-même par mes comportements.
Revenir à la conscience de moi (qui n’est pas intellective) et au-delà à MOI, qui suis surgissement-accomplissement instantané et continu.

Pour être quelque chose il faut un début, une LIMITE; l’infini est inaccessible.
Cette limite est donnée par le monde nous entourant, qui nous limite et est notre limite et par là permet de nous définir.

Voilà probablement pourquoi nous sommes animés, énergie : car nous sommes quelque chose de fini mais issu de l’infini, dont nous conservons « l’impulsion » incessante, continue.

Or, « MOI » est un…TOUCHER interne. C’est un toucher interne qui est cette conscience, qui ensuite se fractionne pour « prendre » conscience de l’existence d’un moi.

Je ne suis pas mes pensées, je ne suis pas mes souvenirs, je ne suis pas même mes sensations.
Mes sensations sont les réactions entre moi et le monde. Elles sont déjà un MELANGE.
Or…jusqu’à preuve du contraire je n’ai que les sensations pour connaître et ME connaître.
Or la sensation est celle que ressent un « sujet », et ce sujet….NON ! Je ne suis PAS mes sensations.
De par elles je sais que j’existe mais je ne suis pas elles. Encore une fois elles sont réactions de moi au CONTACT du monde.

De fait, la conscience crée (et implique ? il ne peut en être autrement) un DEDOUBLEMENT du SOI.
Une partie se sépare pour entrer en contact avec elle-même.

Ainsi, peut-être est-il IMPOSSIBLE de SE CONNAITRE car la conscience prend conscience d’une partie de soi (et non de son intégralité) à partir d’une projection constituée à partir de sensations et de souvenirs sensoriels assimilés à l’identité.
La conscience est déjà un dialogue du soi sur, avec lui-même.

Tout ce que je puis dire c’est que je suis une présence, qui a la capacité de transformer le contact du monde avec lui en ce qu’on appelle conscience, de lui et du reste du monde, éveil…que je ne saurais ni définir ni expliquer.

Le mystère demeure…?

Les sensations pour échos, reflets…ou plutôt EMPREINTES de moi.

Pour l’instant je n’en suis, ne sais que cela.

Tout est VOIES devant moi, et je SAIS quelle est la meilleure voie.
Agir en fonction de ce que je SAIS être le mieux.

Je me focalise trop sur mes mauvaises idées, désagréables. Je « m’arrête » sur elles. Je bloque, j’arrête mon attention et ma conscience dessus.
C’est une pénible et invalidante erreur. Il me suffit de progresser; là encore : continuer.
De plus, je reviens en arrière, avec un mélange de masochisme complaisant et d’auto-humiliation morbide, je me remets à l’esprit des idées, souvenirs, impressions désagréables et je me laisse paralyser par la gêne qu’elles génèrent.
Encore une fois je dois CONTINUELLEMENT MAITRISER mon mental.

Bon ! Le bien-être ne se « TROUVE » pas : il se GAGNE et se CONSTRUIT. Alors : en AVANT !

La « préoccupation ou l’idée libidinale » fait fusionner le soi avec le mental et même SUBSTITUE le mental au soi. Ainsi fonctionne le piège.

Il est préférable que je cesse de jouer avec les « frontières », avec les LIMITES, notamment celles séparant le soi authentique du soi mental. Car sinon le soi mental finit par me « happer », m’enfermer, enliser et ensuite me manipuler.

Et mon achoppement mental c’est la libido imaginative, psychique.

Cesser de s’observer.
S’ACTUALISER !…
Diriger la conscience (et) la « cristallisation » de l’être vers l’EXTERIEUR de son CORPS.
Le « point » de rencontre entre soi et le monde. La limite-frontière.

Cesser prétention et narcissisme.
Et cesser d’ATTENDRE, les idées, les événements. Agir. Etre actif concrètement et mentalement.

De même : cesser mon actuelle complaisance pour l'(auto) humiliation. Cesser mon espèce d’auto-humiliation, masochisme. Qui est une réaction à tous mes efforts actuels.
Ne PAS SUBIR. Ne pas même subir ses « dérèglements » . En un mot : INEXPUGNABLE. Cesser de chercher le malaise, le problème !

En fait, tout tient en ceci : il me faut être honnête. Je ne peux prétendre vouloir m’affranchir des servitudes, habitudes, réflexes et influences-soumissions psychiques et en même temps me complaire à la production et à l’acceptation de certaines pensées que je suis censé maîtriser.
Je dois être UNIVOQUE et INEXORABLE.

Toute ma préoccupation, limite obnubilation, libidinale vient du fait que je suis hédoniste par nature (comme la plupart des gens, sinon tous) et que par suite j’ai fait du plaisir, et donc du plus accaparant d’entre eux – le plaisir sexuel – mon objectif, mon but, ma fin-destination de mes élans et quêtes.
Or, comme je ne trouve pas sujet ( on va quand même pas dire « objet ») de satisfaction, cela entrave frustration qui entraîne obstination qui entraîne obnubilation.
Je dois changer d’objectif, but.
Cette préoccupation était à la fois consciente et inconsciente. Mais en tant que consciente elle n’était pas véritablement admise (en tout cas pour le plaisir sexuel précisément) mais plus ou moins masquée, occultée par de l’hypocrisie.

Je dois donc trouver un nouvel objectif. Le bien-être peut toujours le constituer, mais par un bien-être servant de paravent à un aboutissement orgasmique, génital. Un bien-être continuel, (prospectif) résultant d’une harmonie interne et avec le monde.

Depuis l’adolescence, une de mes premières volontés est de m’améliorer; constamment. Je trouve toujours cela aussi pertinent, et judicieux.

Et en fait, voilà bien une des méthodes, un des moyens de conditionnement du « Système psychique individuel » et du « Système psychique trans-global ou trans-personnel » : la préoccupation sexuelle, la focalisation, cristallisation sexuelle. S’en affranchir, ne plus « focaliser » là-dessus, ne plus se CONCENTRER sur le sexe et toutes ses possibilités de plaisir.

Mon erreur d’aboutir au sexe était évidente.
En effet, mon être-énergie est en tension, je SUIS TENSION.
Vers un but inconnu, et à force cela fatigue ou lasse ou/et exaspère. Donc, par défaut, je me « rabattais » sur le plaisir sexuel psychique.
Continuer la tension, et quitte à se reposer, se poser dans le bien-être harmonique, et dans la CONSTRUCTION de L’HARMONIE SOCIALE.

Déjà : veiller à où je CHOISIS de PLACER ma conscience et où je la PLACE effectivement.

Mon être-énergie que je concentre en conscience-volonté rencontre le monde en un point de contact. Je dois chercher, trouver et choisir le point de contact optimal, le meilleur, le plus intéressant et bénéfique.
Car jusqu’à maintenant, ne trouvant pas satisfaction à « l’extérieur » de moi, je retournais mon « faisceau conscience » vers moi-même et le fixais sur des productions mentales. C’est notamment cela : réfléchir. C’est cela qu’il faut éviter. Trouver le meilleur contact à l’extérieur de soi.
Il ne s’agit pas d’accepter la manipulation de notre conscience mais au contraire de CHOISIR OU elle se porte.

Ne plus accepter la moindre parcelle de malaise ou contrainte mentale, psychique.
La liberté, comme le bien-être, se gagne et se conserve par la vigilance et la résolution endurante et persévérante le cas échéant.
Ainsi : ne pas s’auto-générer malaise ou contrainte, et ne pas les accepter de « l’extérieur » de soi.

On se rend compte à posteriori que pendant qu’on était en train de réfléchir on était en état de sommeil ou LATENCE par rapport au « reste » du monde, à « l’extérieur » et en fait même par rapport à SOI-MEME.
Rester EVEILLE. Et l’éveil est par la sensation.

La modification de soi dès que l’on est « en compagnie »…

L’identification de tout ce qui n’est pas moi, sur les plans physiques et psychiques (je garde la distinction bien que tout soit énergie) est instantanée.
Or tout contact perturbe le Soi. Il convient de ne pas se faire influencer par tout contact psychique extérieur. Refuser cette influence.
Et, pour aller au plus important, il y a (donc) lieu de refuser et résister à l’attrait-appel du plaisir, qui agit, comme nous l’avons déjà écrit, par « dépression » entraînant, si l’on n’y prend garde, INCLINATION de l’être.
Dominer l’attrait du plaisir !
Voilà qui est très important.

Le problème est que j’ai développé par mes expériences, mes recherches une véritable FORCE (pour ne pas dire « puissance ») psychique, et que cette force est en grande quantité et pas toujours complètement EXPLOITEE.
C’est bien cela que constitue l’imagination libidinale : une exploitation (accomplissement) de la force psychique.

Le fait est là : peut-être ne m’exploité-je pas assez.

Je dois trouver (je me répète mais d’une autre façon, par rapport à ce que j’écrivais il y a quelques jours) je dois m’exploiter plus efficacement ET intégralement; et pas tant psychiquement (et surtout pas libidineusement)

J’en reviens à : CHERCHER et TROUVER CE QUE je SUIS.

J’entends par là, surtout : quelles sont mes attirances et répulsions. Qu’est-ce qui me plaît et me déplaît.

L’être est une TENSION, entre sa constitution instantanée et un objectif-direction qu’il s’est fixé (on qu’ « on » lui a fixé) consciemment ou non.
Je veux être le plus libre et « originEL » possible, ce qui signifie et implique : maîtriser le plus possible mon actualisation, mon épanouissement, accomplissement.

Or, je n’ai (pour le moment) d’objectif véritable que psychique. Et mes objectifs, qui orientent ma tension, sont (d’ordre) hédonistes, et finissent donc la plupart du temps par être (d’ordre) sexuels.
Il s’agit donc de mieux CHOISIR mes objectifs, ce que je cherche et veux.
Mais quoi d’autre que le plaisir ? Cela nécessite et implique un dépassement de l’égoïsme, mais pour aller à quoi ?

Où l’on revient au contact permanent avec le monde, qui apporte sensations-informations qui provoquent REACTIONS de « moi », en fonction de mes goûts qui révèlent mon identité (plutôt que « constituent »…peut-être doit-on signifier qu’il y a un MYSTERE PERPETUEL, IMPENETRABLE, INCONNAISSABLE du SOI)
Et on en revient aux réactions motivées par « j’aime-j’aime pas ».
Et c’est là que se pose la question « y-a-il « mieux » (quelque chose de PREFERABLE) que la satisfaction du soi » ?

Et là : j’envisage (pour réponse) un DEFICIT énergétique du monde : un manque à combler situé entre le SOI et le monde.
Et le « mieux », la réalisation-actualisation « optimale » serait le « comblement » de ce manque par l’énergie-SOI (ou partie de l’énergie)

Le monde a des MANQUES qu’il faut combler.
Tout contact apporterait notamment, un « APPEL de besoin » du monde à l’individu.

A nous de (savoir) l’identifier (cet appel) et d’y répondre adéquatement.

Cela signifie : considérer l’existence comme un VERITABLE DIALOGUE entre le SOI et le MONDE.
(J’ai déjà évoqué, envisagé cela…)

Ainsi toute manifestation du monde qui crée-est contact est à la fois OFFRE et DEMANDE.

Se concentrer sur les demandes…

Et bien choisir ce que l’on cherche. Car…on trouve ce qu’on cherche.
(Et je cherche notamment le « fonctionnement » du monde et la plus grande liberté possible…compte tenu de tous les impératifs organiques et (par suite…) sociaux.

Il semble que j’ai fait une erreur (au moins une, héhéhé…) J’essaie d’être UN.
Or, il semble que la conscience n’est possible que par scission de l’être, afin qu’une partie « PRENNE » conscience, se distingue du reste pour « connaître », percevoir l’ensemble.
Ainsi, tout être conscient est (au moins…) DOUBLE, ou SCINDE.

De fait, de même que pour avancer nous avons 2 jambes, nous avons aussi 2 bras, 2 yeux, 2 oreilles et…le cerveau est en 2 hémisphères.

Je ne m’étais jamais arrêté sur cette évidence.

La vérité c’est que je suis nonchalant, mou, un peu irrésolu par rapport à toutes mes convictions et choix.
Résolu et persévérant !

En fait, il faut vraiment que je CHOISISSE bien ce à quoi je consacre de l’énergie-moi !

Pour synthétiser ce que j’écris depuis plusieurs jours et comment-où j’en suis depuis quelques temps :
je suis de l’énergie qui s’actualise continuellement, selon 2 modes : physique et psychique – les 2 étant des processus d’actualisation du moi-énergie.
Et une partie de l’actualisation de cette énergie – la conscience – est une aptitude, capacité permettant à l’ensemble organique de s’affranchir de certaines contraintes dont l’action sans cela s’avère aliénante et restrictrice du « mouvement », d’EXPANSION et (donc) d’actualisation.

Cette conscience-façon d’être nu paraît une (LA ?) bonne voie, car il me semble que l’actualisation de l’être se constitue d’une action autonome – le surgissement irrépressible et originel du soi – et d’une réaction, car l’être est en contact-rapport constant et continuel avec le reste du monde.
Ces 2 accomplissements étant simultanés et constituant l’ACTUALISATION de l’être.

Ainsi la conscience de l’actualisation de l’être-énergie selon ses 2 modes et 2 actions lui permet de se découvrir (au double sens de se révéler et se connaître) et d’être efficace dans son rapport au monde.

Enfin : l’inspir et l’expir…(toujours…)

Trahisons tacites, lisses sur l’invisible, hérissées dans la viande. La griffe intangible, pour étreindre une possibilité d’âme.
Farce et force, trappes pour tripes. Quelques secondes d’apnée orgasmique avant la dissolution de mes simulacres.
Aimer m’est-il un bagage ?

Il ne s’agit pas de me déplacer plus ou moins par rapport à mon « positionnement psychique » habituel mais bien D’ABANDONNER mes mauvaises habitudes et mes mauvais choix et mauvais goûts.

Entre l’Amour et la Connaissance n’ai-je pas choisi la Connaissance ?
Au fond, ne suis-je pas amoureux de la connaissance ?
Ainsi dans certains cas plutôt que de m’intéresser à la fille ou à la relation possible, j’ai ETUDIE les comportements et processus qui nous animaient…
Ne considéré-je pas le monde comme un laboratoire et les individus comme des sujets d’étude ?
N’aimé-je pas tant les gens que quand ils m’apprennent des choses, me proposent des idées intéressantes (qu’elles soient artistiques ou uniquement intellectuelles) ?

Il ne s’agit pas de refuser ou annihiler l’actualisation énergétique (psychique) qu’est le mental, mais plutôt comme un fougueux destrier de le DOMPTER, car il peut nous aider à nous déplacer pour rechercher dans la réalité, dont il fait partie.

Ne serait-ce que pour aborder, et dépasser pour investigation, (la stupeur de) l’affirmation péremptoire qu’est cet univers.

Ainsi je ne raisonne plus en termes de « bien et mal » mais plutôt en termes de nuisible et bénéfique, ou même plutôt : d’espace libre et d’obstacle.

Arrêter de TAQUINER mes défauts car sinon je finis par y céder.
L’abandon des défauts et mauvaises habitudes passe aussi (surtout) par là.

Je me répète mais le fait qu’il existe « quelque chose » n’est-il pas une preuve que le néant n’existe pas, est impossible ?
Et même, puisque (selon notre logique ELABOREE à partir de notre expérience de cette même réalité) ce quelque chose implique une origine, donc une ANTERIORITE, cette même antériorité impliquant elle-même une autre antériorité, on aboutit inévitablement à…l’éternité.
Raisonnement simple mais qui semble irréfutable.
Et par suite, puisque nous sommes issus de l’éternité (ou d’UNE éternité; parmi « d’autres » ?) nous en possédons les « propriétés ». Donc nous avons peut-être la capacité d’être éternels…
C’est le mouvement, qui fait partie du SURGISSEMENT qu’est la réalité, qui fait que tout se modifie, évolue.
Mais (pour nous concentrer sur une « hypothèse ») si la matière se dissipe (sans forcément s’annihiler, mais au moins elle se transforme en RAYONNEMENT donc…de nouveau en LUMIERE – 1ère et dernière -) par contre, l’ELAN qui anime et constitue pour partie cet univers, l’élan, lui, ne semble pas se dissiper. Or, il est probablement ce qui est le plus « proche » (dans tous les sens du terme) de « l’origine ».
Donc : on revient à l’ELAN.
Le sentir? déjà…
Mais c’est là qu’est mon doute : ne puis-je pas être « mon propre élan », INDEPENDANT « d’un élan général » ?
Ou déjà : y a-t-il UN élan général, qui anime tout ?

J’ai donné quelques pièces à quelqu’un qui vit dans la rue. Il est tombé de 20 mètres de haut (parachute en torche) et est sorti sans séquelle de 8 mois de coma. Il a 52 ans. Un surviVEUR, car il a un vrai, bon, solide MORAL.

Une autre de mes erreurs « était » de me trouver un bon « état d’esprit » suite à de pertinentes idées et prises de conscience, et ensuite de me reposer sur cet état d’esprit, DANS cet état d’esprit; au lieu de continuer PRATIQUEMENT, concrètement.
Je restais dans le mental.

Se trouver une autre acmée que l’orgasme sexuel…
Ou alors ne pas chercher du tout d’acmée.
Mais simplement optimiser mon actualisation qui est, comme je l’ai dit précédemment, à la fois action (« surgissement » continuel du Soi) et réaction du fait du contact (également continuel) du soi avec le monde.

Je comprends quelle peut être la séduction de l’humiliation : pour quelqu’un qui chercherait le pouvoir, le plus grand pouvoir est celui de, plus qu’influencer autrui, le MODIFIER, définitivement tout en l’asservissant. Pour cela, il y a la torture physique (mais très grossière) et la torture mentale, morale, psychique par l’humiliation.

Cesser d’agir « pour la galerie », pour le « public ». Mes actes doivent être contacts et constructions à partir de mon intention, ma conscience-sensation-savoir et le monde (et ses réactions), incluant les individus.
Agir pour ce qui doit être fait, sans chercher ni écouter les commentaires oraux ou psychiques. Et ne pas se modifier en fonction de l’oppression psychique du monde.
Pour la dernière fois : abandonner l’attitude et ETRE JUSTEMENT SOI.

Avoir pour intention le BIEN-ETRE, l’AISE (de soi et du monde) et l’ACCOMPLIR. Pour cela, commencer par être constamment EN EVEIL, VIGILANT.

[ Phrase que j’avais barrée, mais qui me semble pertinente : Cesser de me trouver et trouver le monde]

Il y a 1 mystère inexpugnable : le franchissement, le surgissement du néant au réel, du rien à subitement quelque chose est inexplicable, irrationnel.

Ce qu’il se passe c’est qu’à force d’efforts et de recherche j’ai acquis la capacité de contrôler mon être : tant au niveau actes, que paroles et même pensées.
Mais…je suis feignant et du coup me contente d’observer « ce qu’il se passe » et donc recommence à subir et être vécu.
La vérité c’est que maintenant que j’ai la lucidité et (au moins) une part d’éveil, il est préférable, souhaitable, d’assumer : donc de CHOISIR CONTINUELLEMENT ce que je FAIS, ce que je PRODUIS (pensées, actes et paroles) Je dois TRIER mes « productions », CHOISIR parmi toute mon ACTUALISATION, accomplissement de mon être-énergie, ce que j’estime le mieux, le meilleur.
Je peux et dois M’OPTIMISER.
Je ne peux plus me contenter d’observer, et donc subir.

Il se trouve que nos 5 (ou 4…) sens sont très bien adaptés et efficaces pour appréhender le réalité. Mais existe-t-il d’autres sens, nous permettant de percevoir un aspect de la réalité que nous ne connaissons pas ? Je ne parle pas d’une « meilleure » vue ou ouïe, permettant de voir davantage du spectre lumineux ou de longueur d’onde ou fréquence. Non, un véritable autre sens.
Le monde est-il uniquement : « visible », audible, tactile, olfactif et goûtable ?
N’y a-t-il pas d’autres domaines d’existence mais qui ne sont ni du domaine du visible, ni du palpable, ni audible, etc…?

Encore une fois : se libérer du processus psychique, de l’illusion de l’assimilation de l’identité au fonctionnement mental.
Je suis un surgissement, une production énergétique qui s’actualise, s’accomplit, et peut CHOISIR la majeure partie de son accomplissement.

Pour ce qui est de l’Amour, je préfère mourir avec mon rêve que vivre avec ma résignation.

Le monde a des atours acérés d’hameçons pour l’âme.
Se repaître de nos coeurs serait le délice de quelque(s) démiurge(s)
à l’arrogante indifférence, au cynisme blasé, et sadisme péremptoire
prenant la subtilité pour prétexte et la nommant Amour ?
Sommes-nous l’eau du bain de Dieu ?
Et la vie, siphon.

En fait c’est très simple : je veille et travaille à n’être rien malgré moi : que mes pensées, actes et paroles soient tous CHOISIS, VOLONTAIRES.

Il faut vraiment que je me libère de ce que peuvent penser « les autres » de moi, et de ce que je peux imaginer qu’ils pensent de moi.
En bref : se libérer du JUGEMENT. S’affranchir du processus psychique narcissique qui attache de l’importance au jugement d’autrui sur soi, ainsi que du processus psychique (également narcissique) de l’auto-culpabilisation.

Il s’agit d’un processus psychique d’auto-sadomasochisme, pervers et morbide, obsessionnel et compulsif. S’affranchir de cette structure mentale, probablement inhérente ou au moins concomitante à la culture judéo-chrétienne.
[En fait, il me semble plutôt que le judaïsme et à sa suite le christianisme et l’islam – qui pour sa part a également profité lourdement de la servilité et du grégarisme – ont EXPLOITE ce « trait » psychique, cette particularité mentale assez typiquement humaine, pour asseoir leur pouvoir….]

Je tends et arrive de plus en plus à ce que je nommerais l’égovalence : Ne prendre pour critère d’appréciation de soi, que…soi.

Bon et joli terme : l’EGOVALENCE.

Prendre conscience de toutes les perturbations, interférences, DIS-TRACTIONS (traction ?….) qui gênent et même altèrent la conscience-attention-perception.
Mais y a-t-il une conscience indépendamment des perceptions ?
Si l’on supprime les idées et les sensations, que reste-t-il de la conscience ?
Déjà, essayer de ne plus se laisser distraire, de ne plus subir les distractions.
Et par suite, essayer de ne plus être perturbé, modifié par les sensations. Faire la distinction entre les sensations – et leur incidence et conséquences sur le soi, ainsi que les modifications, consécutives, du soi – et le soi.

Il y a quand même un NOM DE DIEU de miracle…

De tous les textes et discours religieux, seul le message christique, de Jésus, me semble de nature divine, car il ne donne qu’une recommandation : « Aimez-vous les uns les autres ».
Il ne se mêle pas de donner des ordres, des lois, de vouloir régir les comportements humains, ni d’offrir des bases à quelque pouvoir « temporel » que ce soit.
Le christianisme originel, plus exactement, (car le suffixe « isme » indique déjà une systématisation) le message de Jésus-Christ est le seul qui semble vraiment généreux, humaniste, pleinement respectueux des humains et désintéressé; pas l’émanation d’une hiérarchie sociale s’auto-légitimant.

Je me laisse encore être attiré par les stimuli sexuels, ce qui me rend « vulnérable », influençable. Ne plus céder, ne plus suivre ces « appels ».
En fait, on a vraiment l’impression de conduire quelque chose, et qu’il y a des « choses » sur la droite et sur la gauche qui essaient de faire dévier.

Je viens de trouver un coupon 5 zones (1 à 5) valable…jusqu’en septembre ! Un véritable passe ! Qui me permettrait notamment d’économiser 600 x 6 = 3600 F. Et en plus, surtout, ça m’exciterait de passer tous les portillons en profitant de ce passe.
Mais…je ne m’en servirai pas; car je veux être HONNETE et qu’il me paraît préférable de payer mon coupon.
Et je ne le donne pas à quelqu’un car ce serait favoriser la fraude.
C’est un cas de « conscience » et c’est mentalement que je le résous car physiquement je sens que…non, je sens (« aussi ») que ce ne serait pas la juste voie de m’en servir, ou de le faire employer par quelqu’un d’autre que son ou sa propriétaire.

Il est temps de mettre en application tout ce que je sais et ai découvert, concernant la réalité énergétique du monde, pour pacifier et stimuler constructivement dans et par l’Amour (au moins) mon entourage et moi-même.

Ainsi ma conscience et prise de conscience est (surtout si on la considère d’un point de vue « énergétique ») une cristallisation, une façon de figer le flux énergétique que je suis. Non, il est préférable de rester FLUIDE, en mouvement, de RELACHER mon emprise sur mon propre « épanouissement » énergétique.
La cristallisation, le fait de figer ou ralentir beaucoup le flux énergétique ne doit être employé que lorsqu’il s’agit d’arrêter quelqu’un ayant une intention nuisible.

De fait, j’ai pris l’habitude (mauvaise) de retourner cette faculté d’emprise sur moi-même, suite à ma volonté de maîtriser et ne pas avoir de mauvaises pensées, qui sont émanations énergétiques, qui en tant que telles influent sur le reste de la réalité-énergie du monde.

Cette nuit pour la 2ème fois de ma vie, et en fait la 1ère fois véritable, de façon autonome, j’ai volé, en rêve. La 1ère fois je m’élevais en parachute. Mais cette nuit, j’étais dans un angle de mon appartement et en mimant un acte copulatoire avec mon bassin et mes reins, debout, peu à peu je me suis élevé et ensuite je planais, en lévitation en décrivant des cercles (de ma gauche vers ma droite, sens des aiguilles d’une montre)

Malgré toutes les critiques que je peux en faire, il ne s’agit absolument pas de mépriser le processus mental, psychique, mais de le maîtriser, de s’en affranchir et de ne pas identifier le Soi à lui.
Le psychisme est un outil mais nous sommes les Utilisateurs, les Ouvriers, les Artisans.

Et je repose la question, si nous n’avions la capacité de réfléchir, le POUVOIR de la pensée, serions-nous plus « puissants » que les autres animaux ?
Serions-nous autre chose qu’une variété quasiment glabre de singe ?

Je réalise qu’une autre de mes « erreurs comportementales » était de « fusionner » ma conscience-présence avec l’objet de mes perceptions; surtout si cet objet était déplaisant. Je faisais cela dans une volonté un peu masochiste et pour apaiser l’environnement que je sentais gêné.
Ne plus fusionner avec le malaise (mal-aise) ou la violence, la méchanceté, la mesquinerie. Bref : ne plus fusionner ma conscience-présence avec ce que je réprouve ou n’apprécie pas.

Et ne pas assimiler ou s’approprier ou s’attribuer le malaise EXTERIEUR à soi.

Je recherche un MOUVEMENT, une VITESSE, une accélération qui me… »serait » ailleurs et autrement.
Continuer, aller plus loin que ces limites, bornes qui semblent constituer la réalité et qui s’imposent à moi de façon à la fois péremptoire et insidieuse.

C’est un peu une « sur-vie » que je cherche, ou la mort. La mort pour voyage ultime (dans tous les sens du terme)

En fait, contrairement à ce que j’écrivais il y a quelques temps, j’aimerais peut-être ressentir ma combustion énergétique, plutôt que cette diffuse dissolution.

Une actualisation INTENSE de mon être.

Peut-être me faut-il admettre que la conscience a des limites, les limites de la sensibilité. On ne pourrait aller au-delà des sensations.
Consciemment et inconsciemment je considérais et VOULAIS que la conscience soit sans limite et « illimitable », afin en fait que….la vie elle-même soit sans limite.
Mais peut-être va-t-il me falloir changer d’avis. Et peut-être que je les ai atteintes ces limites et que depuis je n’ai de cesse de m’y heurter.
En conséquence, il va peut-être « falloir » que j’arrête de chercher et que je « fasse avec » ce que j’ai. Que j’exploite mon capital-être tout simplement.

Et puis une autre façon de présenter une partie de la réalité serait de dire que je suis un être sensible et imaginatif qui s’ennuie d’autant plus dans son existence de pseudo-comptable assimilé fonctionnaire, célibataire de surcroît.

Ne pas SUBIR !
Etre ACTIF, pas passif, ACTIF !
Donc, aussi, le cas échéant, REACTIF.
Bref ! Je suis prisonnier de mon narcissisme. Prisonnier de moi-même.
Je dois RENCONTRER le monde constamment !

Ma rencontre avec le monde provoque, continuellement, une réaction. Il convient que j’influe sur cette réaction afin de la rendre agréable, pour moi et pour le monde. L’AISE.
Cette réaction est ressentie simultanément en moi et dans le monde.
Cette réaction en moi constitue une modification de MOI, qu’il m’appartient de rendre agréable, ceci notamment afin de rendre la réaction du « reste du monde » également agréable, pour lui et pour moi.
Je passe mon temps à équilibrer, mais il faut que cet équilibrage soit aussi prospectif, continu.

Certes ma démarche-quête est contradictoire car je cherche d’une part à fusionner avec l’univers, à vivre mon identité à lui, et d’autre part j’essaie de me percevoir, DISTINGUER en tant qu’individualité, identité unitaire.

Je considère que pour l’instant la meilleure synthèse est celle de l’action-réaction.
Action du moi (même s’il doit s’avérer entièrement mû par un ensemble plus vaste, sans aucune indépendance, autonomie ni libre-arbitre) et réaction : action entre le moi et le monde.

Continuer avec ce que j’ai trouvé (depuis longtemps déjà) de plus intéressant et important : ce que je nomme le « sens vital ».
Cette sensation de toucher interne, localisé la plupart du temps au niveau du nombril, parfois dans la poitrine et encore plus rarement dans la gorge, mais à chaque fois, même s’il est localisé également ailleurs il est, pour une part, localisé au niveau du nombril.

Ce sens est de nature PNEUMATIQUE.
Il fonctionne comme un souffle : il aspire les sensations-informations qui touchent une « sphère de présence » localisée au niveau du nombril, et il repousse, expire les réactions-manifestations de moi, hors de moi.
La plupart des informations que je reçois par les autres « canaux » vue, ouïe, odorat et même toucher semblent plus superficielles (et) moins « énergétiques », moins PREGNANTES.
De fait, ma réaction aux « sensations vitales » (qui sont vraiment ressenties comme des échanges-apports énergétiques, proches de décharges électriques en moins « acérées », « piquantes ») n’est pas mentale mais plus proche de ce qu’on nomme réflexes, et réactions instinctives; bien que ça n’en soit pas car ces réactions sont intentionnelles.

Mais il semblerait que toute information peut, soit être « traduite » en « sens vital », soit certaines sensations infos « méritent » d’atteindre le sens vital, soit le sens vital peut aller à la rencontre d’une sensation que nous qualifierons à présent de SUPERFICIE-LLE (de et à la surface des « choses »)

De même, le sens vital et sa « sphère-présence-localisation » semble se NOURRIR du souffle.

Peut-être s’agit-il en fait du moi authentique, tout simplement. Continuer (cette voie)

Subir le moins possible, choisir le plus possible.
S’actualiser continuellement et extrêmement en bien-être.

Pour résumer : j’essaie de me DESALIENER; notamment et même surtout de l’aliénation psychique (c’est à dire de la culture et même des processus physiologiques cérébraux)

Il s’avère crucial d’avoir définitivement réalisé et admis que les gens ne m’apportent la plupart du temps aucune information intéressante, instructive, et surtout pas par le « canal psychique ».
Je leur accordais crédit du fait de ma soif de connaissances, mais c’était une erreur, par complaisance.

En somme, je commence à accorder aux gens l’intérêt qu’ils méritent.

De même (je commence vraiment à m’unifier) actualise-toi de façon maximale tout en te dépensant (héhéhé…dé-pensant) le moins possible.

Ce que je cherche ?
Une pertinente épitaphe.

S’actualiser continuellement au paroxysme.

Héhéhé : prendre garde que la connaissance ne mène à la morgue.

Il est probable que l’humain se développe à partir, entre autre, de réactions par rapport aux contrariétés, contradictions imposées par « le monde » à leur être – être de volonté et de besoins – et ce dès la naissance.. Donc, très vite il développe un système réactif, qui deviendra surtout le mental, dont les procédures-processus psychiques vont s’appuyer sur la réaction à une opposition. Donc le psychisme va se construire sous forme dialectique contradictoire d’opposition, voire même d’affrontement.
Voilà pourquoi par la suite, l’habitude prise ayant créées des structures stables et d’autant plus solides qu’elles sont anciennes et semblent innées, naturelles (donc estimées « justes ») la plupart des individus vont avoir des difficultés, voire même être incapables de dépasser cette « logique », ce comportement d’opposition-affrontement (qui en fait refuse l’Autre) et seront incapables d’entrer, de créer un discours véritablement constructif avec autrui.
De même, même seul, ils auront beaucoup de mal ou ne pourront pas trouver de stabilité, d’équilibre psychique – ou alors un pseudo-équilibre, précaire et « malsain » de type dialectique-« vindicatif », ce qui constitue l’envahissant, aliénant, voire même invalidant « dialogue intérieur ».

Alors qu’au contraire on peut définir la vie comme un « système expansif non contradictoire ».
Et c’est ainsi qu’il est préférable de la vivre : de l’accomplir.

De même, pour continuer sur ce que j’écrivais hier, ce qui m’a fait « retomber » dans les erreurs et une certaine forme de « marasme mental » c’était à chaque fois d’accorder du crédit à tout ce que je pouvais percevoir de commentaires de la part des gens à mon encontre.
Erreur que je ne fais plus.

Ne t’appuie ni ne compte sur ce qu’il te manque.

Ainsi, ne te sers pas de ton imagination pour te réconforter. De même, ne compense pas tes manques psychiquement, par des productions-illusions-substitutions mentales.

Je reformule et perfectionne ce que j’écrivis le 09/03/03 :
Concernant l’Amour je préfère mourir sans mon idéal, que vivre avec ma résignation.

De même, soyons honnête jusqu’au bout, se débarrasser du mythe du « héros » que j’incarnerais hérité de l’enfance, est toujours présent en moi consciemment ou non.
Ne pas agir pour ou vis à vis d’une quelconque reconnaissance mais selon l’honnête et juste Vérité du plus juste et honnête accomplissement possible.

Cesser de se prendre pour le centre névralgique du monde physique et psychique; même de « mon » monde.
De même, encore une fois, ne plus croire (berk) qu’il y a un stade à atteindre à partir duquel tout sera idéal. Tout continue !

Cesser de vouloir être aimé.
Etre honnêtement soi, et accepter que les gens se forgeront leur opinion sur soi qui ne sera pas forcément celle que l’on voudrait.

Trier et choisir ce que l’on perçoit et est.

J’aimerais encore être sûr que Dieu existe. Non pour moi, mais pour lui. (Inutile de mettre des majuscules partout, s’il existe il est bien « au-dessus » de ça)
Car il MERITE avant tout notre admiration : « Chapeau pour ce que tu as créé !.. » Mais aussi notre gratitude, même si tout n’est pas parfait (mais c’est peut-être là son vrai coup de maître; nous y reviendrons) Car tout pourrait être pire, nettement pire – même s’il y en a pour qui l’existence est horrible.
Et lui aussi a droit et doit avoir besoin d’Amour. Au moins d’affection, de tendresse, qui constituent l’Amour.

Sont-ce les tâtonnements qui font l’artiste et le philosophe (cet artiste de la pensée) ?
Une fois qu’ils « savent » deviennent-ils « stériles » ?
Non, l’ignorance n’est pas le seul espace de liberté.

J’apprends à me NOURRIR et CONSTRUIRE avec, par et à partir du souffle. Véritablement.

Suite à nos expériences de la réalité et des émotions qui en découlent, on crée, via la mémoire, de véritables « noeuds énergétiques » ou des concentrations énergétiques; et des processus réactifs automatiques, via des souvenirs et/ou des mots.
Par suite quand une image ou un son ou une sensation identique semblables ou conforme à ce souvenir se manifeste de nouveau, les processus réflexes se mettent en « fonction » et nous réagissons de façon quasi-programmée.
La mémoire est une capacité, une fonction qui compile et concentre des réactions énergétiques internes (ou sensations et émotions qui en découlent) et qui les « met en suspens », les potentialise, jusqu’à une nouvelle actualisation par similitude.

De fait, là encore, veiller à ne rien figer afin d’éviter toute forme d’aliénation : rester fluide, CONTINUEL.

Il y a quelques jours m’est apparue l’évidence de la nécessité d’une énergie, d’un élan animateur, indépendant de notre conscience et de notre volonté.
Plus précisément, la PRISE de conscience et ETRE quelque chose impose une fixité, une immobilité, qui empêche donc tout mouvement, tout développement, toute liberté.
Par exemple : devoir être pleinement conscient et volontaire de toutes les fonctions « végétatives » (respiration, circulation sanguine, coeur, digestion) monopoliserait trop d’attention, d’énergie pour pouvoir en consacrer efficacement à autre chose.
Quoique…

Ne pas vivre ni agir pour une quelconque récompense, mais pour les justes construction, accomplissement et bien-être.

En fait c’est simple : ne pas douter de soi. Se connaître, et n’accorder aucun intérêt à celles et ceux qui voudraient te faire douter de toi.

Encore : se libérer le plus possible de l’ALIENATION.
Se DESALIENER.

Les Akan du Ghana ont de pertinents et (donc) beaux proverbes.
Du genre : « Mieux vaut déraper avec les pieds qu’avec la langue ».
-« Trouve un chemin pour t’enfuir avant de provoquer le cobra ».
« Saisis le serpent par la tête, et le reste n’est qu’une corde ».

Par expérience, il apparaît comme crucial pour le progrès de soi et la désaliénation, la libération, de se désaliéner complètement et définitivement du sexe; à savoir : de tout attrait, pulsion ou cérébralisation libidinale.

Le sexe, sous quelque forme que ce soit, en dehors de l’Amour en couple avec son unique compagne ou compagnon c’est NON catégorique.
Voilà une partie de la voie intransigeante de la libération.

Le bien-être est synergie; de la conscience, la connaissance et la volonté.

Je ne suis pas un sycophante.

Etre intransigeant et INFLEXIBLE dans ses efforts de désaliénation; notamment vis à vis de tout ce que l’on sait être facteur d’aliénation.
Cela nécessite une vigilance constante, continuelle et une résolution indéfectibles.
Et ne pas oublier qu’un de nous plus traître adversaire est nous-même et qu’il n’y a de faiblesse que celle que l’on s’auto-génère et accepte, notamment en se faisant ou tolérant dualité.
Etre résolument UN.
Ne rien subir ni de sa propre dualité, ni de quelqu’un d’autre.

N’excite, ni ne « titille » tes mauvais penchants. Ne provoque pas ton « Mal ».
Ne l’asservis pas non plus, en le maîtrisant ou le brimant trop souvent, ou de manière injustifiée. Ne le rappelle à l’ordre que lorsque c’est nécessaire : quand il se manifeste (spontanément)
Ne recherche, ni ne provoque tes défauts ou tendances néfastes, nuisible, mauvaises.
Mais au contraire cultive tes qualités.

S’ils ne sont pas entretenus, tes défauts finiront par s’amenuiser et disparaître.
N’aie aucune complaisance envers toi-même, mais n’omets pas non plus de te « faire du bien ».

Toujours ce même vieux rêve, prompts à m’écorcher le coeur : l’Amour d’une Femme.

Je faisais encore (trop) de la « rétention d’énergie », rétention de moi-même.
Il s’agit de s’émettre dans le monde, de combler les vides, et d’aider, participer à l’EDIFICATION du monde, à l’aide de notre énergie.

La devise des Marines américains est : « Les premiers à y aller, les derniers à savoir ».
! Cela exprime bien leur grossière stupidité.

Certaines idées, sinon toutes, sont des « façons » de cristalliser l’énergie-soi, de la focaliser, concentrer, jusqu’à l’immobiliser.
Il s’agit donc de ne pas se faire arrêter par les idées, ou de ne pas s’arrêter sur-en elles, ou sinon de bien choisir sur lesquelles s’arrêter. Des idées constructives, bénéfiques, « émancipatrices », « désaliénantes ».

L’amour réside-t-il dans le don de la liberté, et la liberté dans…l’imperfection ?

La connaissance mène au pouvoir et le pouvoir finit par entraver la liberté et l’amour.
On arrive donc au choix entre la connaissance et l’amour. 2 mystères mais l’un qui construit volontairement (l’Amour) et l’autre qui oppresse, « aliène ».
Continuer de chercher, vouloir, acquérir la connaissance est une démarche égoïste en fait, une boulimie.
Mais le choix de l’Amour comporte donc des risques car on en sait (peut-être) moins donc on risque de se retrouver dans ses « options », et il demande un « abandon » et l’ouverture de soi aux autres, notamment pour répondre de façon adéquate à leur demande.

Il me reste à me désaliéner de…moi-même ! M’affranchir de toutes mes habitudes.
Et notamment canaliser, et accomplir mon être énergie en et par autre chose que les préoccupations ou occupations habituelles. Oui : M’AFFRANCHIR DE TOUTES HABITUDES.

Notamment celle de jouer, taquiner l’interdit, d’aller aux limites du licite, moral ou non, pour jouir de la tension-conflit interne.

Il semble que j’en sois arrivé au stade énoncé par Jésus dans l’Evangile de Thomas : « …quand il aura trouvé, il régnera sur le tout ».
Mais il s’agit d’aller plus loin, encore…
L’Amour libère.

TROUVE ET ACTUALISE
LE LIBERATEUR
AMOUR.

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