extraits de conscience 35

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Le voleur (ou la voleuse) de vie – par tous les moyens possibles… – voilà l’Ennemi.

La natation, que je pratique lundi-mardi-jeudi-vendredi, m’a permis de découvrir et comprendre une chose fondamentale et capitale : en toute activité physique, la première chose sur laquelle il faut veiller et dont le reste dépend c’est : NE PAS PERDRE SON SOUFFLE.

Ne pas être essoufflé, ni même « précipité ».

Il faut, pour cela, GERER chaque effort en fonction du souffle : la quantité d’air que l’on a.

Ainsi, l’ensemble de l’activité doit optimiser la dépense, la consommation de l’air inspiré, au COURS de l’expiration.
De même, l’inspiration doit être correcte.

Par suite, dans toute notre activité vigile on gagnera à procéder ainsi.

Je viens de comprendre – toujours grâce à la piscine, mais aussi à des interrogations de longue date – que le silence intérieur – l’arrêt de la pensée – fait déboucher sur le vide intérieur, sur une vacuité.

Et cette vacuité…j’ai focalisé, complaisamment, mon attention et ma conscience « dessus », dedans.
Or…ce n’est pas le vide ni la vacuité qui m’intéressant (c’est d’ailleurs un de mes points de discordance avec le bouddhisme…) et je SENS même que ce n’est pas cela qu’il faut chercher en société (et pour cause…)

Je cherche et considère préférable de chercher l’INVERSE de la vacuité : la Présence.

A suivre…

En fait, je m’étais égaré, depuis longtemps, dans et par cette vacuité.
Je vais essayer de ne plus le faire…

L’égoïste seconde la mort.

Me réapproprier mon être : voilà ce que je tente; chaque seconde de chaque jour.

Je m’avoue que, bien souvent, quand je suis en colère c’est…après moi, en fait. Je suis (dans ces moments là) mécontent de moi. De mes actions ou/et de mes ré-actions.

Voilà bien – enfin… – un vrai objectif : être content de moi.

Voire…

N’implique pas ton humeur dans celle d’autrui, surtout si l’une des deux est mauvaise.

Ne laisse pas corrompre ton humeur par celle d’autrui.

Ni par l’atmosphère ni par l’ambiance.
Et ne le corromps pas non plus, toi-même.

Je réalise avoir très tôt pris conscience de l’importance et utilité de l’expérience, du vécu. Pour mieux vivre, notamment en évitant d’être de nouveau victime d’accident évitable.
C’est ainsi qu’il est possible que l’expérience initiale, « fondatrice » fut : en CP lors d’une course derrière un pote, je poussai une porte et quelqu’un derrière la repoussa et je percutai le verrou de plein front. Choc et saignement…
Depuis lors, face à une porte je mets toujours la main ou le pieds; ce qui m’a évité d’autres semblables déboires.

Puis, également important, vers 9 ans dans une colonie de vacances en Espagne, je suis tombé dans un trou et ai très vite compris que je devais m’en sortir seul.

Je pense que ces deux expériences m’ont influencé.

En fait, ce que je cherche depuis longtemps c’est : être RESPONSABLE de moi (et) de mes actes.
Et pour être responsable il faut se maîtriser et savoir ce qu’on fait : être conscient. D’où nécessité de la connaissance et de la cognition, vigilance, attention, etc…

Et la colère, voire la haine qu’on peut ressentir parfois, est souvent en fait un dépit inavoué de et vis-à-vis de soi-même. Dépit de l’être qui se rend compte, ou/et « pressent » intuitivement ou autre, qu’il n’est pas à la hauteur de ce qu’il sait et sent en et de lui.

Je ne suis pas d’accord, et même réfute ce type d’idées, aussi poncif que toute faite, selon laquelle la liberté est dans la transgression. (Thèse évoquée, sinon soutenue, par…Nicolas Sarkozy dans Philo Mag n° 8)

C’est le type de pseudo-raisonnement que je qualifierais de « logique simpliste d’opposition » : puisque je n’aime pas A alors le dépassement ou réfutation de A, soit B, est bon ».

Dans le cas de la liberté, je pense plutôt qu’elle est PARTOUT, car en dehors des lois physiques, il n’y a aucune loi naturelle, incontournable, réelle.

La liberté fait naître avec elle, et même EST un rapport à l’altérité, la marque des considérations et rapports que l’on veut établir avec autrui.
Elle crée ainsi, en premier lieu, la responsabilité.
Et distingue, de fait, (pour simplifier de façon réductrice – quoique…) les égoïstes et les altruistes.

En effet, soit j’estime que l’Autre est une limite à ma liberté, soit non.
Dans le second cas je suis un égoïste.

Mais en plus je crois que la liberté, si on la considère sous le rapport du dépassement, est avant, dans, et par le dépassement de soi, et non d’autrui.

Car – et ce n’est pas de l’égoïsme (tout au plus, peut-être, de l’égotisme) – l’Autre ne m’est rien; alors que je me suis tout.

Mais en conséquence on peut continuer et considérer que l’Autre est…le début de mon dépassement (- un autre moi-même) et donc l’autre est ma liberté.
Sachant bien que la liberté n’est pas un « tout-possible » mais, plutôt, un « tout vouloir » qui ensuite se confronte à la réalité matérielle…qu’on peut « traduire » par…lois physiques.

(En effet, le comportement d’autrui, et de moi-même, est l’expression des propriétés de notre matière-être-identité)

Intéressant : cette nuit j’ai fait un rêve, dont je me souviens vaguement, durant lequel je voyais des photos dont une sur laquelle j’étais et où j’avais l’air très « présent » mais aussi très « figé dans l’instant » avec des yeux grands ouverts, et l’impression qui en ressortait était celle d’un gars qui veut être « libre, naturel, détaché » mais qui du coup est FIGE dans une succession d’attitudes (« sur »-)attentives.

Très intéressant et approprié pour me décrire.

En fait, la plupart des fois où je ressens l’attention d’autrui, au lieu d’être dans le ressenti je me fige dans « l’être » (le « je suis ainsi »), une attitude, au lieu de CONTINUER.

Et continuer à MA VITESSE; car bien souvent si je me mets en mouvement c’est un mouvement de fuite – au moins psychique.

Cela est dû surtout à 2 faits : le fait de refuser de « frapper » en réponse à une agression, ET le fait de ne pas oser être moi-même, par refus d’écraser, ou subjuguer ou être admiré par autrui – ce qui a tendance à m’horripiler.

Les considérations d’autrui sur ma personne, étant aussi versatiles qu’inappropriées bien souvent, me sont odieuses.

Accepter son…pouvoir; sa puissance…Apprendre à vraiment : Bien Vivre sa Puissance.

On a tous ce que je nommerais « l’inertie de nos faiblesses » et si on n’y prend garde elle est souvent plus puissante que la force de notre (bonne) volonté.

Je continue d’être tellement complaisant avec moi-même…

Au cours d’une réunion professionnelle je viens de comprendre mon principal défaut, maladresse et mauvaise habitude : je nommerais ça le « tu m’as vu ? » et le « je garde – mais du coup je ne (me) donne pas ».

Le « tu m’as vu » : j’entre en « contact de conscience » avec autrui, quasi uniquement en cherchant à savoir s’il M’a perçu.
Au lieu d’essayer de le percevoir LUI (ou elle)

Et (pour le « je garde… ») percevant les émanations (quelles qu’elles soient) d’autrui, si elles me déplaisent ou au moins dérangent, je « n’émets » rien de moi.

Au contraire !!! Le mieux est d’émettre quelque chose qui soit profitable à autrui; et à soi. A nous.

En fait, la Bible m’a enseigné une FACON DE VIVRE…judicieuse (pour ne pas dire « bonne » ou même « correcte ») ainsi que la charité, et m’a confirmé dans ma quête et volonté de vérité et d’honnêteté « intransigeantes ».

Et ces comportements judicieux que j’ai adoptés m’ont permis d’être mieux et plus en phase avec l’existence, et par suite d’apprendre (à) et mieux VIVRE.

Ne pas confondre le « Tu m’as vu ? » avec le « M’as-tu-vu ! »…

Pour la quête de la vérité ou plutôt DES Vérités, le primordial est l’Honnêteté.
Si les gens étaient honnêtes ils verraient ainsi et admettraient, concernant les religions, qu’ils ne font qu’ACCEPTER de JOUER un jeu de soumission (souvenez-vous de vous-mêmes, lorsque vous aviez encore l’honnêteté spontanée de l’enfance, et qu’on vous imposait une cérémonie religieuse…) et que les rites ne sont que procédures creuses, que les dogmes ne sont que croyances crispées et que leurs prières ne sont que plaintes, espoirs et implorations.

Bref, l’honnêteté détruit les organisations de pouvoir, les autorités et les édifices artificiels et aliénants que sont les religions.

S’il y a divinité, son nom est Mystère; et sa religion…la Vie.

Quant à son dogme…je propose l’Amour Joyeux.

Il y a vraiment DEUX mondes, même si en interrelations : un monde physique objectif et un monde psychique subjectif.

Et je vis beaucoup trop dans et par le monde psychique.

S’APPLIQUER AU MONDE PHYSIQUE !!!

Si j’arrive à atteindre la vieillesse sans être devenu un vieux con, je n’aurai pas raté ma vie. Et si j’arrive à être un vieux sage j’aurai réussi ma vie.

C’est amusant, mais c’est aussi une partie de ce qui sous-tend toute ma démarche existentielle.

Toujours veiller à chasser la sombre pieuvre (l’inertie) , la méduse opaque (le mauvais esprit) , de dessus la conscience, de dessus l’attention, de dessus l’intention.

J’expérimente à présent de façon évidente que le « moi » est une « construction préhensile » issue, produite de et par la base organico-génétique – le substrat physiologique – la mémoire (dont l’éducation et tous les événements ressentis) les sentiments (eux-mêmes issus de la transformation, « macération » des émotions par les goûts et sensibilités propres) et les émotions (peurs, désirs, etc…)

Cette « construction préhensile » s’empare simultanément (et continuellement) des émanations-fréquences du monde « autre que soi » et de celles provenant et constituant (en partie, puisque c’est l’ensemble « intérieur-extérieur » qui constitue l’intégralité du soi) le « moi » pour les re-construire, les adapter, les « rationnaliser » afin d’obtenir : informations jugées utiles, sécurité et satisfactions (des frustrations, désirs, besoins, etc…)

Je ne suis pas sûr qu’on puisse apprendre de ses échecs et défaites, mais on peut apprendre de ses erreurs.

Je viens de lire des passages de « Sonnderkommando » de…Shlomo Venezia (je crois…) C’est le témoignage d’un gars qui a été Sonnderkommando à Auschwitz-Birkenau.
Ca m’a prouvé que, pour décrire l’horreur physique, l’écrit, ou plutôt le témoignage écrit « brut », sans effet, n’est pas forcément… »efficace » pour « bouleverser », créer l’empathie. Il crée trop de distance.
Et puis ça m’a prouvé qu’il y a une part monstrueuse en moi qui peut prendre une forme de…jubilation est trop fort, excitation impropre, amusement imprécis, mais en tout cas, hélas, une forme de plaisir.

Je le sais, c’est pour cela que j’évite, m’interdis, aussi, de lire les faits divers [alors que d’autres le font avec « avidité », mais moi je m’y refuse]

Une espèce de haine corrosive qui trouve à se repaître, surtout de l’humiliation, dégradation, offense de l’humain, en réponse à son orgueil, sa prétention, sa fierté, sa vanité qui sont aussi courantes qu’énervantes, aussi grosses qu’inévitables.

En même temps la plus grande partie de moi récuse, déteste tous ces actes. Et en même temps une autre partie, ou l’envers de la première, est…indifférente.

Ce n’est pas valorisant, c’est une réalité (qui concernent beaucoup de monde, qu’ils en soient conscients ou non) dont il vaut mieux être conscient pour lutter contre.

Oui, ce qui me plaît c’est la négation radicale de ce qui était affirmé avec arrogance : la fierté, et même plus…émotionnel et intime : la dignité.

Car une partie de moi estime que, puisqu’on ne choisit pas sa naissance, et que l’on est mortel et soumis à (au moins) un besoin de vivre implacable (respirer) alors par honnêteté, modestie et humilité, on n’a pas à revendiquer de dignité et surtout pas de fierté.

En tout cas, pas « initiales ».

Construites, acquises, ça reste à voir…mais…soit !

Ce qu’il faut faire quand je dis « désaliéner son attention » c’est, notamment, s’assurer (retrouver) la MOBILITE de l’attention.

En effet : l’attention reste moins de 2 secondes à un même endroit; en « moyenne » à peu près une seconde. Si elle reste plus c’est qu’elle est captée. Ou qu’on la focalise soi-même sur un endroit.

C’est en cela que la télé est fascinante et « efficace » : elle CON-FOND notre conscience et notre attention; et « endort » notre intention, ou se l’approprie.

De plus, l’attention est le point de départ du DIALOGUE entre le monde et soi…

Prends et crée-toi l’habitude de l’effort : il te sera de moins en moins pénible, et tu auras moins de difficultés le jour où il te sera vraiment déplaisant ou pénible.
(J’ai compris cela et je m’y tiens)

Dès que l’on sent en soi monter le mauvais esprit ou la mauvaise humeur, il est préférable de les dissoudre, arrêter immédiatement.

Oui, oui et encore oui : la sauvegarde du bien-être repose prioritairement (après la santé) sur la préservation de l’humeur.

Que tant de gens ne sachent pas vivre est consternant, mais ce qui est horripilant c’est qu’en plus beaucoup d’entre eux refusent d’apprendre !!…

Je peux maintenant résumer et formuler ce que j’ai découvert, ma connaissance :
Cherche l’Utile
Trouve l’Efficace
Clarifie la Conscience
Désaliène l’Attention
Pousse l’Intention
Optimise ta Vitesse
Préserve ton Humeur
Cultive l’Aise.

C’est mon mental qui m’obscurcit. Ma pensée. Appliquer mon attention et conscience au monde : voilà comment (s’) éclaircir.
Mais l’oubli…

Je crois que j’ai peut-être plus d’affection, ou au moins intérêt spontané, pour la matière non-vivante (ou alors végétale) que pour les êtres vivants – humains compris.

Les flatteurs peuvent égarer, déstabiliser, déséquilibrer, si l’on n’y prend garde.

J’en viens à réaliser que depuis que j’ai quitté la croyance et ce qui va avec (études théologiques, lectures de textes mystiques et spirituels…- sans humour – « affres » des « soucis métaphysiques, etc…) je finis par ressentir…un vide; un vide et une « faim » spirituelle. Une « faim de l’âme » même si elle n’existe (peut-être ou probablement) pas.
En tout cas une faim de l’Etre Intime, qui veut se nourrir de « nourritures psychiques ».

Du coup la drogue m’attire de nouveau, fréquemment, plus ou moins fort.
Je n’ai jamais cédé (depuis 1996…!) mais…ça rôde.

Car, depuis l’abandon de l’aliénation mentale – et physique – religieuse, ma vie, déjà pauvre en ce domaine, est vraiment devenue encore moins INTENSE.

Heureusement que je ME cultive : exercices physiques – nage plusieurs fois par semaine, un peu footing, marche, « mouvements de dégourdissements », et à présent boxe. Le tout selon une technique basée sur le dégourdissement, formant mon Watashi-Gong.
D’ailleurs ce n’est sûrement pas un hasard si je me mets de plus en plus à la boxe, et avec un plaisir grandissant. C’est intense.

Mais pour l’Etre Intime…il ne peut être touché et nourri que par : l’Amour, la drogue, l’Aventure ou l’Art.

Et il n’y a rien de tout cela dans ma vie…

Je réalise de plus en plus à quel point nous pouvons être manipulés par des idéaux; pis : par des idéaux fallacieux. Par exemple : le mythe, l’illusion de la « vie libre ».

La réalité c’est que la liberté S’ACQUIERT. Elle a un prix. Inévitablement.
Dans l’état, prétendument idéal, de nature, on n’est pas spontanément libre. On doit lutter pour survivre, se protéger, s’affranchir des contraintes de l’environnement.

Ainsi, toute personne inconsciente de la réalité effective s’expose à être abusée par les (ses) idéaux.

Ne plus être idéaliste.

De fait, je n’ai plus d’idéal. Et je n’ai plus d’objectif vers quoi tendre.
Quelques velléités de ci de là, et cette lancinante sempiternelle aspiration de plus en plus vague et hypothétique, d’un amour partagé…Poil à la famille !

Vraiment ! en finir avec le « gamin-pleurnicheur-complaisant-intérieur » !
Il peut même représenter un risque pouvant mener jusqu’à la dépression…

Je suis encore à me placer, placer mon attention et ma présence, dans et par la pensée. Dans la pensée.

Au lieu d’être dans la sensation; dans les sensations : leur immédiateté et leur évolution.

De même, les sensations me mettent dans et AVEC le monde; alors que la pensée me laisse et m’enferme en moi.

Enfin, la pensée rationnalise, organise tout (notamment les informations issues du monde) selon des structures préétablies, antérieures à la situation immédiate, et pas forcément adaptées.
Elles figent l’individu dans une identité, une réalité, une seule façon de ressentir le monde.

Etre sensations et émotions.

En finir avec le NARCISSISME.
S’appliquer au monde et agir selon ce qu’IL REQUIERT !…

Dépasser la BLESSURE…!

Certes, j’ai travaillé et développé ma conscience – et continue.
Et j’ai réussi à acquérir une certaine maîtrise, mais…qu’en fais-je ?
Je me livre à la contemplation, qui finit invariablement par une surveillance de moi, un narcissisme.
Le développement et la maîtrise de ma conscience m’ont permis de développer une acuité et une pertinence vis-à-vis du monde…et je ne les utilise pas ! Je n’en fais rien ! Finalement je suis, sinon un égoïste, du moins un égotiste ou égomaniaque.

S’appliquer et s’occuper au monde.

Que j’en finisse avec cette sorte de mythe personnel d’une espèce d’anachorète mystique en quête de pouvoirs liés à la connaissance, dont de toute manière je m’interdirais d’user.

Et il est possible, il me semble parfois, que je ne veuille ni ne sois intéressé par une conscience d’autrui mais plutôt par…le VIDE.

Le vide qui, notamment, me permet d’épanouir et (me) découvrir sans aucune contrainte ni concession ma personnalité et…ses rapports à la matière (dont elle est issue et composée…)

Je commence à détester cet obscurcissement de ma conscience par l’obstacle opaque « formé » par mon narcissisme ou/et par la malveillance d’autrui; ou encore par « poisseuse » inertie vitale et mentale qui peut se faire lorsqu’on arrête de penser et…qu’on en reste là.
J’ai passé, complaisamment, beaucoup trop de temps dans et sur ça.

Clarifier ma conscience, à tout instant, est vraiment fondamental.
Le reste en découle et en dépend.

Je me souviens que, minimum dès 1988, j’avais identifié l’importance de lutter contre son propre orgueil, qui nuisait à l’honnêteté et l’impartialité que je cherchais. (Tout en restant par ailleurs une petite crapule voleuse…)

Il y a une partie du mental (ou ensemble des processus générant les idées et traitant les informations) qui est « spécialisée » dans la discrimination, l’agression, la suspicion, la rancœur, « rumination », etc…
Nous la nommerons la « cellule contentieux »…
Cette cellule contentieux, qui est probablement liée aux zones cérébrales dévouées à la survie par rapport à l’environnement, saisit le moindre prétexte, la moindre occasion, la moindre information pour entrer en action et entraîner agressivité, aigreur, rumination, discrimination du cerveau, et de la majeure partie de l’activité mentale consciente.

Se faisant elle monopolise la conscience, perturbe l’attention, et altère l’humeur, plongeant l’individu dans l’agacement, la colère, les soucis, etc…

Et s’il n’y a aucun sujet pour son activité…elle s’en crée !
Par la spéculation, l’imagination, etc…Spontanément et quasi continuellement et automatiquement.

Il s’agit donc de prendre conscience de cela, et de recycler cette énergie mal-employée, pour des activités plus utiles et intéressantes.

Sans pour autant éliminer la capacité agressive; car celle-ci est utile pour la réactivité nécessaire à la préservation de soi.

Là encore : clarifier sa conscience et désaliéner son attention s’avèrent indispensables.

Savoir profiter, apprendre, de l’animosité de tout adversaire pour progresser (soi-même)…notamment dans la paix – personnelle et « inter-personnelle ».

Il y a lieu, il est préférable de rechercher et activer la « cellule joie-communion-empathie », dans notre mental, qui existe aussi.
En effet, une partie de nous, la meilleure, est toujours prête à rire, et à saisir la moindre occasion, voire le moindre prétexte (fusse le « pire »)

Faites l’Humour, pas la guerre.

C’est de plus en plus évident : je gaspille une grande part de moi à contrôler ou vouloir contrôler ce qu’il n’est pas nécessaire de contrôler…

De fait, quand je relâche l’emprise, et par suite moi, je redeviens comme un enfant…

Et ça c’est…« déstabilisant », d’autant qu’il faut tout de même être prêt, se tenir prêt à réagir à tout danger…

Le rapport à la PRESENCE d’autrui, dans les rêves, à postériori me permet de prendre conscience qu’il ne s’agit pas de la réalité.
Les présences sont moins fortes, moins émotionnelles, dans les rêves.
En fait, ce sont comme des pensées mises en images visibles – ce qu’elles sont.

On peut adopter des « procédures comportementales », notamment pour progresser, mais il faut savoir les abandonner, en changer, afin qu’elles ne deviennent pas des aliénations.

Mais ?!…Question toute « bête » : COMMENT peut-on connaître quelqu’un ? Et quand peut-on considérer qu’on connaît quelqu’un ?

Dieu ne pèse plus très lourd en moi : un carat d’espoir et une once d’envie…

L’espoir, un peu, pour moi, et l’envie, pour lui.

De toute façon, tout théisme est, ou du moins s’appuie sur, une irréductible morale (et un moral) d’esclave.
Et la relation au divin place toujours l’humain dans une position et un comportement infantiles.
Au moins a-t-il eu la classe, la « grandeur » (…) de nous permettre le doute…

J’ai trouvé au moins une chose qui sublime la réalité : l’HUMOUR.
Voilà l’œuvre maîtresse des humains : l’humour.

Pour la 1000ème fois : ma vie manque cruellement d’INTENSITE (tout au moins « EXTERIEURE », venant du « dehors » vers moi)
Pas d’intensité, donc pas d’excitation, donc pas de désir, donc…morne.

Trouver l’excitation, malgré l’absence d’intensité et de désir.

S’animer de la vie et animer la vie, au lieu d’attendre qu’elle nous anime.
Fabriquer son plaisir à partir de soi-même !
Au mieux possible, selon ses vrais goûts, éviter le plus souvent possible de se débarrasser des activités mais bien plutôt ACCOMPLIR Sa Vie en toute Présence.

Et je n’oublie pas ce que j’ai « découvert » et formulé synthétiquement : le mouvement entraîne le mouvement.
Donc, notamment, quand tu te sens abattu, mets-toi en mouvement. Agis. Bouge. Lève-toi et agis.
Sans attendre. Avant de réfléchir. Immédiatement.

Je pensais que le génie était la capacité de faire surgir de soi des idées brillamment originales, mais il consiste aussi, et peut-être même avant tout (voire…uniquement) à savoir exploiter les accidents fortuits et obtenir les meilleures conséquences de leurs effets…

La musique, notamment, m’a appris ça.

– T’es croyant ?
– Non, je suis adulte.
– T’as une religion ?
– Le plaisir.

Vivre L’INSTANT comme si c’était le dernier (avec cette vigilance, cette mansuétude vis-à-vis d’autrui et cet amour de don désintéressé…)

La force ne doit se manifester que pour l’utile (travail ou survie) sinon elle peut être transformée en VENIN venant alimenter un « flot » entre les gens.
Ne l’employer que pour le travail ou la protection de choses importantes.
Mais il faut savoir faire abstraction de sa vanité, et même de sa fierté ou « honneur » mais pas de son IDENTITE.

Mais je le demande surtout : comment trouver quelque chose qui m’intéresse, à chaque instant ? Quelque chose sur quoi appliquer mon attention, et au total : mon être.

Quand quelqu’un nous agace, plutôt que de se complaire dans et de ce constat, il vaut mieux se demander « pourquoi » et « en quoi ». Nettement plus utile.

Je crois en la Volonté. On peut penser l’homme animé par le désir (après les – ses – besoins) mais il peut l’être par la Volonté.
La Volonté est plus vaste. Elle inclut le désir mais est aussi avant et au-delà de lui.

L’univers entier, dont l’humain, est mû par l’énergie – dont il est constitué.
Or la Volonté est une façon de s’approprier cette énergie, ce mouvement, et de les personnaliser.

A moins même que cette énergie soit elle-même déjà énergie.
Mais d’une façon ou d’une autre la Volonté m’apparaît comme une façon de personnaliser, d’identifier l’univers – à ma personne.

Ce n’est pas de l’égocentrisme, c’est de la liberté active, choisie, assumée et s’accomplissant.

Il s’agit donc de ne pas nier ses volontés mais d’en prendre conscience et ensuite les accomplir ou non.
Le monde apparaît alors comme la rencontre de volontés, ainsi qu’à leur confrontation avec la matière « inerte ».

La question de chaque instant est à la fois simple et merveilleuse :
« Que veux-je – et que ne veux-je pas ? »

Je définis la Volonté comme ce mouvement expansif de tension, viscéral, de tout l’être vers le monde – le plus souvent pour un projet mais parfois sans but.

Ainsi, ne pas corrompre ou asservir sa volonté avec le « masochisme », qui par exemple pousse à aller chercher le « coup », l’agression, de la part d’autrui quand on pense ou sait qu’il va arriver.
Si les agressions viennent il ne s’agit pas d’aller les chercher.

Et si tu estimes qu’il n’y a pas lieu de répliquer (ni verbalement, ni « pugilistiquement » – haha ! – ni d’aucune façon) alors il faut utiliser l’énergie produite par l’agression, pour agir à ton propre profit, sans te laisser manipuler ou détourner.
Energie produite en toi (par réaction) et même éventuellement l’énergie de l’agression elle-même.
Apprendre à utiliser l’énergie de la colère pour autre chose qu’une manifestation réactive agressive violente.
Voilà une clef…

Variante de ce que j’ai déjà écrit un autre jour : c’est (aussi) notre fascination pour la mort et nos propres agressivité et méchanceté qui, le plus souvent, rendent difficile notre traitement de l’agression d’autrui.

Oui je suis seul et cela me rend triste, oui je suis frustré affectivement, sexuellement et sensitivement et tout cela peut me provoquer des accès de dépit, d’amertume, de déprime mais en même temps c’est en cela que réside ma liberté.
Rien ne m’est offert.
J’ai tout acquis et conquis par moi-même et seul.
Et ma liberté est la substance de mon être, de ma personnalité : de ma singularité.

Et je ne cèderai pas au cynisme, car le cynisme est la diplomatie du nihilisme.

Je pense que c’est à la fois par réflexe et par choix CONTESTATAIRES (et) pour tester et affirmer ma liberté que j’ai choisi et pris ce que je nommerais…la « démarche théiste » (car mystique je pense que je le suis vraiment, puisque je considère le monde comme un mystère qu’on peut com-prendre, dé-couvrir)

Contestataire car je décidai d’accepter (de subir) une domination, une autorité – Dieu – pour mieux y résister dans la mesure (pas vraiment avouée) de ma liberté de choix, de désirs et plaisirs.
D’autre part, cela me permettait à « bon » compte de légitimer mon abstinence sexuelle, puisque tous les monothéismes sont pudibonds.

Tout cela était un peu pervers et encore une fois infantile.
Mais j’en étais à me révéler et construire par opposition.

Mon amour (prétention ?) étant…très grand, il me fallait un obstacle « démesuré »; c’est donc consciemment et inconsciemment, sciemment et involontairement que j’allai à la rencontre du divin. En tout cas de sa recension écrite humaine………(Mais aussi une « vraie » (?) « rencontre », une certaine nuit de 2002…)

Etre sur la défensive, dans l’anticipation de l’animosité d’autrui, et se complaire dans l’habitude d’être « agressé » par autrui, fait que l’on participe à l’entretien de la « mauvaise atmosphère » entre les gens, et même qu’on provoque malgré soi leur animosité.

(Si nécessaire) Se forcer à être sympathique et à considérer qu’autrui l’est et va l’être à notre égard.

Etre, mieux que dans la paix, dans et PAR la PACIFICATION.

Imaginer qu’autrui va être désagréable, c’est déjà l’influencer à l’être.

Fantastique fantaisie sans fantasmes ni fantômes, le monde s’enfante.

Finalement la réponse à :
« comment vivre ? » est très simple. Tout est dans les réponses à ces 4 questions :
– que (et où) ressens-je principalement ?
– que veux-je ?
– que sais-je ?
– qu’est-ce qui m’intéresse ?

A chaque instant, les réponses à ces questions sont aussi les réponses à « quoi et comment faire ».

Ce qui me permet de constater que j’ai évolué. Peu, mais tout de même.
Du reste, quand on voit mes « conclusions » actuelles (résumées dans les 4 « questions-directions » ci-dessus) on se rend compte qu’il est difficile de se détacher des questions fondamentales; d’aller « au-delà ».

Je l’ai déjà écrit plusieurs fois mais c’est fondamental et je le distingue à présent plus précisément : le sexe et la concupiscence peuvent être de véritables pièges à conscience, donc pièges à Soi.
D’autant plus pour moi qui suis célibataire et frustré.

Mais au-delà cela pose le problème du plaisir, et au-delà encore, celui de…la « nourriture du Soi » (je ne parle plus « d’âme)

En effet, comment nourrir le Soi, l’être premier, véritable, fondamental, singulier que chacun et chacune est ?
Nourriture au sens de « substance » pour entretenir, consolider ET apporter du plaisir; en tout cas une satisfaction.

D’une façon ou d’une autre, d’une forme ou autre le Soi VEUT (sinon « a besoin ») du plaisir. Il en a envie. Et même besoin, sinon sa vie n’a aucun sens ni aucune saveur et est donc une…mort.

Le Soi a besoin de Sens : signification, raison, but.

Pour beaucoup le Sens et le but est : le Plaisir.

Mais comme je m’interdis les drogues et le sexe sans amour, et suis célibataire, et m’interdis toute stimulation des « irrégularités » (vol, trafics, etc…) je n’ai donc que peu sinon pas de plaisir intense (Même si VIVRE en est un, bien sûr)

Je dois donc me trouver d’autre Sens et Buts.
Je CHOISIS : la quête de Connaissance (acquérir du Savoir-Vivre et de fait, par suite…VIVRE) et d’Energie Vitale; pour continuer au mieux le plus longtemps possible.

Cela passe par une Vigilance de chaque instant, puisque je me FAIS RESPONSABLE.

Le Plaisir, surtout le sexe ou la drogue, ou le jeu, accapare la conscience, obnubile le Soi, piège l’Etre – qui se gaspille ainsi (souvent; car on peut faire bon usage, à bon escient, de tous les 3)

Je constate, j’EXPERIMENTE que dans ma situation le mieux est de considérer la concupiscence (c’est le terme approprié, il n’y a rien de prude ou religieux là-dedans) pour ce qu’elle est : un piège. Au même titre que la drogue, que j’ai arrêtée depuis 11 ans.

De même, un de mes vices depuis des années est de JOUER AVEC LES (MES) « FRONTIERES MORALES ».
Je taquine l’interdit, ou plutôt l’INCORRECT. Tout au moins : mentalement.
CELA je dois cesser de le faire !

Je pourrais considérer que « je » est une partie de l’univers, localisée à un endroit spécifique, mon corps; et que le mieux est de laisser l’univers s’épanouir en et par cette partie.
Mais j’estime que ce serait trop « passif » et trop admettre et considérer que « tout est bien ».

Alors que la liberté de l’humain consiste justement, entre autre, à pouvoir modifier et améliorer son sort, ainsi que l’accomplissement du monde.
Tout n’est pas parfait et on peut (s’)améliorer.

Continuant de retranscrire mon carnet n° 26, force m’est de constater que je n’ai toujours pas évolué vis-à-vis de ce que je nommais alors le « souci libidinal ». Ceci étant notamment dû au fait que cette même année 2003 puis 2004 j’ai eu des rapports sexuels (piètres) avec Laetitia M ce qui m’a relancé dans cette « pré-occupation » commune à tant d’humains.
Mais je crois qu’à présent j’ai mieux identifié ce qu’il (me) convient de faire, pÔvre célibataire.

Je peux (enfin) synthétiser (tout) ce que je pense du fonctionnement humain.
Nous sommes de l’énergie qui a produit de la matière et de la matière qui produit de l’énergie.
A ce titre, nous sommes donc animés par des élans tendant à nous permettre de satisfaire nos 6 besoins. Puis un élan sexuel tendant à nous permettre d’assurer la procréation (qui en fait se fait – l’élan sexuel – même malgré nous MAIS qu’on PEUT MAITRISER) et, concomitant, un élan tendant à nous permettre d’obtenir du plaisir.

Mais sur tous ces élans (qui en fait n’en constitue peut-être, ou d’une certaine façon, qu’un seul) nous pouvons développer une maîtrise.

Et il y a quantité d’INHIBITIONS qui ont été développées par chaque individu, du fait de celles développées par les sociétés depuis des siècles.
Or, beaucoup de ces inhibitions sont inappropriées, hors de propos, hypocrites ou vont de pair avec une oppression – de type sexiste (surtout machiste) notamment – ou la morale comme outil du « système oppressif indu »

Mais la vérité est que le « moi », le Soi véritable est spontanément égocentrique et égoïste.
Mais qu’il est préférable de développer l’altruisme afin de ne pas se nuire réciproquement, les uns les autres (ce qui finit par rejoindre…les intérêts personnels)

Aussi je pense qu’à partir du moment où on ne CONTRAINT pas autrui, on peut TOUT se permettre dans l’étendue de nos désirs et des siens.
Par contre, il me paraît également préférable de ne pas tout « céder » plus exactement ne pas chercher systématiquement le plaisir génital, sexuel; afin de s’en désaliéner, d’une part, et d’autre part afin d’étendre le domaine « d’investigation ET d’application » de la conscience.

Aussi me semble-t-il important, voire même capital, de développer une maîtrise de tous ses (« ces » – par leur nature « innée », réactifs, réflexes, instinctifs qui les font indépendants du Soi volitif, volontaire…PREMEDITE) élans.
Puis de savoir les suivre…les « ETRE » à BON ESCIENT.

Et de ne pas se livrer ou complaire dans la PERVERSITE qui consiste à chercher ce qui est NUISIBLE.

En revanche, si l’on est pleinement respectueux et (donc) honnête, il y a somme toute très peu de raisons et sujets de s’inhiber.

Or, toute inhibition inappropriée génère des blocages, et des accumulations de préoccupations qui peuvent mener à l’obsession et/ou à des actes compulsifs.
Sans parler d’un malaise, mal-être, voire anxiété et angoisse. Ainsi qu’une malhonnêteté, une défiance, et une hypocrisie.

TRES important : quand tu ne sais pas quoi faire, n’a envie de rien, alors TRAVAILLE TONC CORPS.
Force-toi à te mettre debout, à travailler tes articulations, tes tendons, étirements, assouplissements, dégourdissements.
Ce n’est jamais gâché et c’est même « toujours ça de gagné ».

Encore une fois : ma vie manque d’intensité.
C’est mou, monotone, sans passion, ni plaisir.

Je dois FAIRE des « choses » artistiques INTENSEMENT.
C’est là que je dois M’ENGAGER intensément : dans l’art.
L’écriture et la musique.

Intéressant de noter que plus la vitesse s’accélère, plus la trajectoire devient rectiligne; et plus il est difficile de faire une courbe.
Jusqu’aux rayons lumineux qui sont tout droits.

Beaucoup d’humains ont un comportement motivé par la volonté de dominer, de s’imposer.
Cela va se manifester par différents comportements, tactiques, techniques allant de la manipulation à l’intimidation jusqu’à l’agression patente verbale (mentale) ou physique.

Je viens seulement, ce soir, de faire le lien entre ce que je savais et tous ces comportements.

Je viens seulement de bien m’arrêter et prendre conscience de cette volonté de domination (plutôt que « dominer », j’expliquerai après) Ce qui prouve bien à quel point elle est ELOIGNEE de moi !!! Vraiment.

Domination, car certains – beaucoup – veulent dominer, et certains veulent être dominés.

Je comprends à présent ce qui me dérange-ait, souvent, dans mes rapports à autrui : je cherche d’emblée à instaurer un rapport d’EGALITE réelle, fondée sur le respect, et beaucoup d’entre eux arrivent dans une démarche de « qui va dominer ? Moi, lui ?… »
Certains plus dominateurs, d’autres dominés…

INCROYABLE !!! C’est pourtant si simple, mais si éloigné de ma vision des choses, que je ne le voyais-comprenais pas.

Et les gens sont d’autant plus déstabilisés vis-à-vis de moi que je ne cherche pas à dominer ni être dominé, mais qu’en même temps j’ai une « présence » imposante, et en même temps (tout de même…) humble (sinon modeste…)

Diantre ! Je viens de franchir un pas !
Merci à ce regard vaguement « offensif » que j’ai croisé (après tant d’autres…) ce soir, qui m’a permis de « cristalliser » tant d’expériences et connaissances.

L’humain est « celui qui fait parler la matière »…

La Conscience est Présence.
La Conscience est Présence.

Encore une fois l’intensité.
Ma vie est morne. Que signifie-je par « intensité » ? Etre engagé, en péril, qu’il y ait risque(s) ?
Qu’au moins il y ait un ENJEU. Je n’ai pas d’enjeu.

L’intérêt de l’humain est de créer du Sens pour l’existence, la matière, l’univers. Du Sens, de la valeur.
Mais ma vie n’a ni sens ni valeur puisque je ne produis pas au-delà de moi, qui suis (paraît-il, me dit-on……) périssable et n’engendre pas.

Il ne peut y avoir de sens ou de valeur sans DUREE.

La seule façon d’obtenir la durée est de produire matériellement.
En ce qui me concerne : produire de l’art et/ou des enfants.
Et de la philosophie.

J’ai au moins réalisé et même réussi 2 choses : j’ai vaincu la peur et la tristesse.
Ce n’est pas rien.

Il est possible (et d’une certaine façon je peux le sentir de plus en plus) que TOUT ne soit que matière et développements, actualisations de ses propriétés. De façon totalement indifférente et implacable.
En tout cas indifférente : ni individualité réelle, distincte, n intention.

Mais il me semble que justement l’accomplissement-actualisation n’est pas implacable, inévitable, « pré-destiné ». Une partie de la matière peut s’émanciper, en (et par) étant un INDIVIDU.

Et c’est là que réside l’ambiguïté : on devient individu grâce à la conscience, mais cette conscience peut aussi être, dans certains cas, une simple « fenêtre » ouverte par le monde sur lui-même, à partir de laquelle il se regarde s’accomplir – de nouveau de façon passive.

L’humain en tant qu’individu serait alors plus identifié et serait quelqu’un grâce à ses DESIRS, volontés, envies et goûts (et dégoûts) Sinon il n’est qu’une feuille dans le vent.

Mais avant cela il y a le fait qu’il semble exister 2 types de conscience, à l’intérieur de l’individu.
La conscience…« transcendante », qui replonge et refond l’individu dans « le Tout en marche, en train de s’accomplir ».
Et la conscience « singulière », propre à chaque individu; qui n’est peut-être qu’une simple réaction bio-chimique cérébrale, mais qui au moins lui permet d’être quelqu’un plutôt que quelque chose.

Même si cette conscience n’est qu’une Façon d’Organiser les Emanations du monde, spécifique à l’individu.

Mais l’une comme l’autre conscience (qui peuvent d’ailleurs n’être que des « variantes » ou « modalités » d’une seule conscience « cosmique », « universelle ») sont tellement fascinantes, stupéfiantes, agréables…

En tout cas, à présent, après tous les efforts que j’ai faits et expériences, je pense que ma conscience, comme ma pensée, est un ensemble de processus, assimilables à des mécanismes, qui peuvent s’auto-réguler, s’optimiser, choisir et s’ordonner à volonté.

Je peux donc choisir, notamment d’être de bonne humeur, et accepter ou non toute influence « extérieure » et toute réaction intérieure.

Cela, je l’expérimente. Et de mieux en mieux.

Reste à savoir ce qu’est le « Moi ». En dehors, d’une « cellule (petite) sensible » réactive, et animée par des besoins et envies-désirs, je ne sais pas…

Et tout cela est animé d’un MOUVEMENT ou « Energie s’actualisant continuellement ».

Que fais-je pour CHANGER le monde, pour l’améliorer ???…..
RIEN !
A part essayer d’être un gentilhomme : respectueux, honnête, partageur (sinon généreux) ouvert, convivial.

RIEN !…

Essayer…Par l’art (littérature et musique), la philosophie (qui d‘une certaine façon est aussi un art…), et la lutte anti-OGM.

La Conscience est Présence, l’Existence est Rencontre, et la Connaissance est Compagnie.

Déjà 1er juin 2007 et toujours plus de connaissance(s) pour…tout de même, oui, plus de savoir-vivre et plus de bien-être.

Comprendre que mon esprit AVAIT (…) besoin de se désigner des cibles pour incarner l’objet de ses frustrations, rancœur, colères, haines, dépit et critiques vis-à-vis de l’existence.
Mais ça n’est pas la bonne procédure.

En fait JE n’ai PAS BESOIN de « bouc émissaire » ou de « personnage symbolique »; sur lequel appliquer l’EMPRISE de ma conscience.

Il s’agit bien au contraire de DISSOUDRE la CRISPATION d’énergie-être qu’est la haine.

En vérité, la seule chose qui me manque vraiment et le plus c’est…LA DROGUE !
La défonce. Fumer – le cannabis, les champignons psilocybes et, dans une moindre mesure, l’alcool. Et l’association des 3, et cet état et ces expériences, et « aventures » que l’on vit avec, cette « autre vie ».

La femme ne me manque pas, j’en ai (aurais…) envie.
Nuance. Ne peut manquer vraiment que ce qu’on a connu.

La drogue je me l’interdis car si je recommençais je ne ferais QUE ça. Comme avant. Comme pendant 11 ans. De 1985 à 1996.

Et c’est mieux SANS.
Mais tout de même…C’est dur de vivre. SANS VACANCES.

Et c’est d’autant plus dur que TOUS (mois un) mes amis et entourage proche (sauf parents) se défoncent. Tous, systématiquement. Tous et toutes continuellement avec leur anxiolytique cannabinique et/ou leur antidépresseur alcoolique.

La vérité c’est que je me suis tellement désaliéné, qu’à présent je suis vraiment LIBRE.
Tellement libre que du coup je m’aliène à….moi-même.

Je n’ai ni « point de départ », ni but, objectif, projet.
Du coup je n’arrive pas à commencer puisque je me cherche une motivation, un but, un objectif, EN MOI; or je les ai éliminés car ils n’étaient pas vraiment de moi, mais le résultat de conditionnements par mon environnement.

Je me (re)trouve donc, au réveil, simple quantité d’énergie, sans…« fonction ».
Et cela est très crispant, énervant, voire horripilant, physiquement. Des « fourmis » en moi-même.
Mais la réponse, « solution » est pourtant simple : LE CORPS.

Dégourdir et échauffer le corps pour optimiser ma réactivité aux stimuli du monde, et même éventuellement à mes volontés et envies.

L’EXERCICE ! Le dégourdissement. Le…WATASHI GONG !

La liberté c’est la vacuité, qu’on peut remplir de nous-mêmes.

Et c’est bien cela qui est dé-stabilisant, propice à la dé-pression : la liberté c’est et fait qu’on NE S’APPUIE SUR RIEN.

On vole dans la vacuité, dans l’espace des possibles. Pas planer, car planer c’est encore rendre appui sur quelque chose d’EXTERIEUR à soi.

Tandis que l’être libre, tout au plus s’appuie sur lui-même.
Et c’est cela qui est difficile : on a tellement l’habitude depuis tout enfant de se RACCROCHER à quelque chose, de s’appuyer sur, de se confier, de s’en « remettre à », d’obéir, de suivre, etc…

Et d’un coup il n’y a plus que Soi et le monde des possibles; et « rien » entre les 2. Et à la fois « tout ».

Ainsi, pour être libre il faut une SOLIDITE, et un COURAGE et un ENTHOUSIASME pour la vie, « COLOSSAUX ».
Sinon…il n’y a qu’à être ce qu’«ON» veut que vous soyez; et, au mieux, vivre par procuration, dans et par et pour le bonheur d’un autre (parents, « amis », patron, chef, etc…ou tous ensembles)

Recommencer à étudier l’EMPRISE (que je finis « toujours » par « oublier » avec la « modification continuelle » de « l’état d’esprit »)
L’Emprise qu’est ma Conscience et ma Volonté.

Crucial. Cela me rappelle et prouve que je suis essentiellement et avant tout une « capacité de préhension »…
Préhension qui a drainé puis assemblé, aggloméré la matière pour devenir CORPS.
Préhension des émanations (ondes, fréquences) du monde pour les « trans-former » en in-formations.
Préhension des réactions-productions chimiques cérébrales pour les former en idées.

Encore et toujours, nous sommes CORPS.
La 1ère et plus importante chose à faire est d’entretenir, prendre soin, ménager ce corps.
Donc : AUCUNE DROGUE; qui le DEGRADE, l’altère.
Et de l’exercice, sans violence, continuel, alternant avec des phases de repos aussi longues que savoureusement nécessaires.

Continuellement se RE-SENTIR pour savoir quelle partie de soi a besoin d’être DE-GOURDIE, RE-VEILLEE. Et la dégourdir; même par de très simples, doux et lents mouvements. Même par une simple s(t)imulation mentale.

Peut-être que la vie n’est pas un cadeau mais plutôt un…contrat.

Mais peut-être que le plus important (surtout pour quelqu’un comme moi) est de comprendre qu’il y a une partie de soi qu’il est avantageux et préférable de laisser libre (et ne pas chercher à maîtriser) ET de suivre, au moins parfois.

Une partie de nous est et doit rester SAUVAGE.
Du reste, cette partie, toujours énergétique, peut servir de « moteur » – parfois.

Tout cela est à DOSER.

Aurais-je… « tué » la lignée potentielle dont je suis porteur, en cherchant si loin la vérité que je sois allé…au-delà de l’envie « trivialement » sexuelle qui motive les « rapprochements » de tant d’humains…?

En me rendant de fait trop « difficile ».

C’est par vanité et orgueil que je préférais ne rien faire (en actes, paroles ou pensées) plutôt que m’exposer à des critiques.
En partie pour ça.

Intéressant. Hier je décrivais les conséquences « possiblement » « néfastes », les risques d’être libre à Cindy. Et je lui disais qu’être libre fait aussi se retrouver face à…rien, indétermination, et absence de projet, but, et qu’il n’y avait qu’un pas de là à la dépression.

Or c’est exactement ce qu’en disent les psychologues. Je le découvre aujourd’hui dans Philo Mag n° 10.
Je suis quand même pas sot…ou sans pertinence, quant à la vie.

Par contre, je viens seulement de comprendre que je me balade non dans le monde mais dans MA CONSCIENCE (du monde)
Et ça c’est important…

Une nouvelle fois : l’essentiel est de dépenser le moins de soi-énergie à ce qui nous déplait.

Donc, notamment, en cas de « sollicitation » non-agréable par autrui, il semble que, bien souvent, cela coûte moins d’efforts, énergie, de laisser « partir » la partie qu’a sollicité, cherché autrui, mais sans POUSSER, sans intention.
Qu’autrui prenne ce qu’il « mérite » ou peut prendre, à partir du moment où on considère que ça n’est pas nuisible.

Car résister, se braquer, figer, et/ou riposter fait dépenser (beaucoup) plus d’énergie.

Ne commencer à « agir », résister et répliquer que si la sollicitation devient trop impérieuse, ou si on estime qu’il le mérite ou que c’est préférable

Cela est surtout valable sur le plan « PSYCHIQUE »; car sur le plan physique et verbal il ne faut (presque) rien laisser passer, car sinon autrui finit par se croire dans son bon droit, et recommence et contre d’autres aussi.

Cela me paraît très approprié…

Suite à la lecture de Philo Mag n° 10, une question intéressante : « Comment suis-je devenu adulte ? »
(Déjà : le suis-je ?….Oui.)

La 1ère réponse qui a « bondi » en moi fut : avec la mort de Cyril A. Puis, avec le 1er rapport sexuel (Marlène M)

Mais je pense que c’est avec mon premier métier et le départ de chez mes parents.
Car je définirais un adulte, hélas (car je voudrais en éliminer l’aspect « grave ») comme un humain qui affronte des difficultés pour assurer son autonomie.
(Je fais abstraction des considérations-paramètres physiologiques)

Je rejoins par là la remarquable définition de l’adulte que donne Kenneth Brannagh dans un de ses films : « un enfant avec des problèmes d’argent ».

Pour moi un adulte c’est un humain qui assure son autonomie (sans considération des cas où il y a handicap, etc…De même pour le chômage qui rend « assisté »)

En fait, il faut que je (ré)apprenne à OCCUPER mon esprit.
Car j’ai appris à l’arrêter et reste sur ça : je le « bloque », pratique l’inertie mentale qui finit par ne pas être forcément favorable…

De même, j’en suis encore à me juger, m’estimer et me comporter par rapport, en référence, à un « idéal divin ». « J’agis sous le regard de Dieu ».

Ce qui crée une pression et une tension (d’exigence) non seulement bien souvent excessive (quoique..) mais en plus EXTERIEURE à moi.
(Me) Créant une préoccupation de type schizophrénique.
Et me donnant l’impression quasi constante et me forçant même à ne pas être honnête ni en accord avec moi-même.

Il est vraiment temps que je me prenne à la fois comme REPERE, valeur et…EXIGENCE…

En fait, que j’arrête d’être (de « N’ETRE que ») « Fils de… »
De mes parents (ça ça va; je crois qu’il n’y a plus de problème) ou « Fils de Dieu » – au sens de disciple.
Oui : que j’arrête d’être disciple !

Ce qui m’étonne et dont je me méfie encore c’est que le « vrai moi » semble être AVEC et PAR l’absence d’Emprise…

Je doute, car du moins selon un raisonnement intellectuel, le moi ne peut que résulter d’un choix donc d’une emprise.

Mais en fait c’est faux puisque pour choisir il « faut » déjà être un moi.
Donc il pré-existe.
Mais s’il pré-existe alors ma vraie « crainte » (refus) est qu’il soit pré-destiné.
Donc…pas libre.

Mais ne nous trompons pas : il n’y a pas de liberté sans Soi; et pas de Soi sans une partie d’Inconnu Sauvage à laisser s’exprimer.

Finalement j’en viens à cette question qui sous-tend toutes mes démarches depuis des années : suis-je vraiment libre ou suis-je prédestiné ?

Je pense que je suis libre car selon moi la liberté est la capacité de faire de façon autonome des choix.
Or je peux faire des CHOIX, et je peux même revenir sur eux.

En art, quelle que soit sa forme, la principale chose à avoir en tête et à faire c’est SE FAIRE PLAISIR.

Ma solitude et son corollaire le manque affectif et sensuel ont fait et continuent de faire que je cherche à plaire et à faire plaisir à « quelqu’un » qui en même temps me sert de repère et valeur.
Ne trouvant satisfaction auprès des femmes et étant strictement hétéro, je m’étais donc tourné vers Dieu (même si inconsciemment ou « hypocritement inconsciemment ») et maintenant je garde ce réflexe de « référence à », « faire plaisir à »…
S’EN DEBARRASSER !

Dernière chose – non des moindres… – arrêter de me comporter continuellement comme un « débutant de la vie ».

Certes, je suis perpétuel étudiant, mais en même temps je commence à avoir un « certain bagage », à partir duquel je puis m’exprimer sans forfanterie ni fausse vergogne.

Sans devenir prétentieux ni suffisant…

C’est surtout notre narcissisme et notre vanité qui nous font, même malgré nous, rechercher l’avis (même défavorable) d’autrui sur notre personne.

Et qui nous font « jouer les beaux » au lieu d’être vraiment nous-mêmes.

En relisant mon carnet 26 (pour le retranscrire sur informatique) à la date du 18/02/03, je comprends que ce qui me déstabilise c’est d’arriver à concilier une approche « neuve » quotidiennement, avec en même temps une connaissance « historique » – le « certain bagage » dont je parlais le 10/06/07.
Soit je reste campé sur mes positions… « passé-istes », soit je m’ouvre spontanément…à la spontanéité du monde.
Pas si facile…

Enfin…cesser de prendre les rapports humains TROP A CŒUR et TROP AU SERIEUX.
D’autant « qu’à la base » j’adore la légèreté et l’HUMOUR.

Et ne pas SE prendre trop au sérieux. (Oui mais…quand commence le « trop » ?…Ah ah ah !!!…)

De fait, j’ai fait un rêve très intéressant cette nuit.
S’passait plein d’trucs mais « l’info » c’est que je devais aller quelque part et il y avait un petit fossé boueux et de l’autre côté une jeune femme.
En tentant de le franchir je tombais dedans (sais plus pourquoi) et me retrouvais tout sali; alors que j’étais pressé.
Ca faisait rire la femme et au début, spontanément, je voulais en rire mais je décidai de me mettre sinon en colère, du moins de râler.

C’est très révélateur. Même si l’attitude des gens me déplait, je PEUX CHOISIR de m’en énerver ou gêner, ou alors d’en RIRE.

Prendre l’option du RIRE !…

Et finalement l’essentiel consiste à CULTIVER SON MONDE. C’est-à-dire sa SPHERE COGNITIVE, EMOTIONNELLE et INTELLECTUELLE.

Et tout est rencontre de Mondes…et savoir faire la distinction entre son monde et celui d’autrui…et…patati patatûûû

Or, mon monde – ma sphère cognitive – est plus précisément (et intensément) : ce qui occupe mon ATTENTION.

Or, ce qui m’agace et m’agaçait c’est que depuis des années je « déviais », égarais mon attention et surtout la laissait capter par…des « choses » que je n’appréciais pas….
Je laissais faire ça, voire le faisait sciemment, par complaisance, mais aussi maladroite-inappropriée gentillesse, et encore par vanité.

Je pense que maintenant…c’est et sera FINI.

Maintenant je garde – dans tous les sens du verbe – mon attention.

Revenir à ce que j’ai déjà évoqué : la vigilance par rapport à ce qui est Soi (Moi) et « pas-Soi ».

Et ne plus accepter de jouer le jeu des ambiguïtés de certains « non-soi »…

Par exemple éviter de s’égarer à chercher ce qui est soi et ne l’est pas…
On SAIT ce qui est Soi.

Mais je ne me « restreins » pas au « Connais-toi toi-même » – qui est très pertinent.
D’abord parce que j’estime qu’il « faut » se dépasser; ensuite parce qu’il « faut » s’occuper du monde, de l’Autre.
D’où : CULTIVE TON MONDE.

Soi : cet Autre qu’on écoute trop et qu’on ne voit pas assez.
Ou encore : Soi, cet Autre qu’on écoute sans l’entendre et qu’on regarde sans le voir.

Du reste, trop souvent on écoute sans entendre, et regarde sans voir…

Que tu préfères être gentil et ménager autrui même quand il t’oppresse, soit, mais n’oublie pas d’être gentil avec toi aussi !

Finalement, vivre c’est : jouir de ce qu’on trouve agréable (dans le respect d’autrui) et résoudre, si possible, les problèmes. Ne pas subir.
Dès que l’on se sent mal : IDENTIFIER le problème, puis la source du problème et Y REMEDIER JUDICIEUSEMENT.
Sans attendre, sans accepter : sans SUBIR.

Ainsi, ne pas APPLIQUER L’EMPRISE à ce qu’on n’apprécie pas (c’est TRES important) sauf éventuellement pour s’en préserver, libérer.

Je dois m’apprendre à me décrisper, relâcher mon emprise.

Dieu…Ah Dieu…
Il a aussi pour nom : Doute, et Absence et Ignorance…
En tout cas c’est grâce à cela aussi que je peux le…pister.

Mon Dieu a pour nom Amour, Bienveillance et Humour; mais aussi Doute, Ignorance et Absence…et Mort.

Le mieux semble effectivement de SURFER – notre vie.
Mais en sachant que l’on est tout à la fois la vague, le surf et le surfeur.

De fait, la conscience elle-même, constitutive du soi, peut être un piège à partir du moment où par elle on SE fige en cristallisant nos perceptions du monde (dont nous-mêmes)
Mais à partir du moment où l’on n’est plus conscient, on n’est plus. C’est là le problème…

Soit on est « quelque chose », partie synchrone, simultanée passive, déterminée, soit on est « quelqu’UN » « autonome », RESPONSABLE, « distinct » du monde, actif, résolu (au lieu de déterminé) mais, par le fait, DECALE par rapport au reste du monde – et donc d’une façon plus ou moins prégnante en CONFLIT, confrontation, opposition, différend avec lui.

Pour le moins je suis passionné par le fait d’être une partie, un lieu SENSIBLE du monde.

Intéressant de constater que depuis quelques temps j’en reviens au « concept de la vie surfée » alors que justement demain je pars enfin apprendre à faire du surf.

Peut-être les religions, la spiritualité, le mysticisme ne sont-ils que des formes particulières de…poésie.
Il y a longtemps déjà que je pense cela.

Petit déclic en surf ?…
Là encore : SENTIR !!! les choses; non y penseeeeer…!

– Arrête avec tes considérations : on n’est ni chez papa ni à la messe; ce qui revient au même d’ailleurs. Le truc de la main sur l’épaule avec le mouchoir pour les larmes et le coup de pieds au cul pour les fautes c’est plus pour moi. On est entre adultes là. Plus besoin ni de sucette ni de bâton.
– T’e devenu athée ?
– …Non. Mais je ne suis pas théiste non plus, car je n’ai plus l’outrecuidance d’affirmer l’existence d’un dieu – ou de plusieurs d’ailleurs. Non, je suis théophile : j’aime la notion d’un dieu, quand j’observe ce monde je peux y voir la preuve d’un (u des) dieu, plutôt bienveillant, que je suis porté à apprécier. Ceci dit…Dieu c’est dieu, moi c’est moi.

Certains creusent leur propre tombe; moi j’essaie de bâtir ma vie.

Seul face à la mort ?…Non. Seul par la vie, dans le mouvement et en dépit de l’érosion, de la dissolution.

Je sais pas…Sommes-nous des piles (non rechargeables) ou des batteries (rechargeables – via le sommeil) ou des baudruches gonflées par un vent cosmique qui se déplace et finit par nous abandonner, laisser, vidés ?

Je FAIS de super vacances.
Je m’organise très bien. Me nourris bien, fais beaucoup d’exercices-sport. Je joue de la trompette. Même pas vraiment le temps pour « réfléchir »…Je prends du bon temps, folâtre, musarde…

Je crois quand même qu’il y a des vagues…(ce n’est pas dû au surf) Des vagues dont on peut S’ANIMER.
Certaines sont (et viennent de) nous et certaines viennent de l’extérieur.

Le tout est de choisir de les prendre ou non, et d’essayer de se diriger vers et pour ce qu’on veut, aime, nous intéresse.

Les humains c’est comme les bateaux (surtout les voiliers) : ils sont tous beaux; ensuite faut voir les conditions et qui est à la barre…

Voilà bien l’erreur que je faisais : je transformais mes (mauvaises) idées en (leurs conséquences) émotions, voire sensations.

Ne boude pas ton plaisir…

Tant qu’on n’accomplit pas véritablement, on n’est qu’un PRETENTIEUX.

Se consacrer à agir plutôt qu’à (se) prétendre.

Et une fois qu’on est respectueux d’autrui, alors essayer d’agir « bien » par REFERENCE à soi et non à autrui.

Et donc SE CULTIVER SOI (dont son bien-être, sa joie, etc…) et non se référer à autrui.

Enfin, pour résumer le rapport à autrui lorsqu’il n’est pas agréable : NONOBSTANT L’INFLUENCE INEVITABLE d’autrui, ne te CORROMPS PAS et surtout NE DEVIENS PAS CE QUE TU N’AIMES PAS.

Voilà EXACTEMENT ce sur quoi j’estime capital de veiller.
J’ai enfin compris que l’influence est INEVITABLE.

Mais alors que faire suite aux « impacts désagréables » ?
Ne pas leur consacrer plus qu’ils ne méritent !
Et pour éviter de s’égarer à cause d’eux, ne plus/pas (comme je l’ai trop fait) leur consacrer de CURIOSITE.
Bref, ne pas y consacrer son être davantage que ce qui se fait spontanément (car on NE PEUT honnêtement ignorer l’information…)

Je comprends enfin que j’étais crispé sur… »ma volonté de Moi », d’un Moi. Car comment être libre si l’on n’est pas d’abord quelqu’un ?
Et je n’arrivais pas à admettre que le Moi est constamment MODIFIE par son environnement.

Si Dieu est Dieu sait.

Capital : la conscience est une Emprise que l’on peut déplacer sur le monde, sur notre environnement au gré de notre VOLONTE, de notre intention, et aussi des sollicitations de notre environnement.

Je reviens à : Clarifier la Conscience, Désaliéner l’Attention et Pousser l’Intention.
Il s’agit de ne pas laisser aliéner notre attention.

La Conscience étant le LIEU de Rencontre entre le Soi et le monde; il appartient au Soi de garder mobile ce LIEU et de le déplacer A VOLONTE.

Très important.

Et aussi (même si c’est parfois lassant) continuer à être équaliseur d’humeur.
Nous sommes des équaliseurs d’humeur, et pouvons réaliser les mixages des humeurs des différents individus.

Depuis « toujours » j’attendais une…RECOMPENSE. Ca date sûrement de l’enfance : « si tu fais « bien » ça, je te donnerai ceci ».
Et je crois que nous sommes beaucoup, sinon tous, dans ce cas. Mais…elle n’est jamais venue la récompense !
Du reste, qu’aurais-je pu vouloir ?

Cela, aussi, était infantile.

De cela aussi je me débarrasse.

De fait, notre position-vécu d’enfant, position à la fois de sujétion, limite servilité, et de « centre du monde » influe ENORMEMENT sur notre conception et perception ultérieures du monde.

C’est de toutes ces habitudes dont il s’agit de se débarrasser.

L’adversaire…à s’améliorer soi-même; car il fait ressortir nos erreurs, faiblesses et défauts – au moins potentiels.

Capital : toute idée, pensée, projet IN-FORME notre perception.

Quelque chose que je fais et conserve depuis longtemps et qui me paraît bon : en plus de donner systématiquement – quand je le peux dans l’instant; si la poche n’est pas vide – je donne aussi quand mon coeur me le dit, malgré les objections de ma tête. Alors je me force à faire demi-tour et je donne.

Le plus possible : il est fondamental de…NE PAS SE FAIRE VIOLENCE.

Ni à autrui. Donc :
NE PAS VIOLENTER.
NE PAS FAIRE VIOLENCE.

(Donc, par exemple, ne pas se bloquer, coincer, « serrer »…!)

En tout cas…quelles que soient mes… »compétences »…j’arrête d’être DANS l’EXPECTATIVE par rapport à moi-même.
Et…j’assume certains rapports qu’autrui peut avoir par rapport à moi-même.

Je sais maintenant quel est le problème : je me comporte de façon « quantique » alors qu’il faut être « physique ».

J’entends par là : je suis de type « probabiliste ». Je peux être, faire, dire « CECI » mais aussi ne pas le faire.
Je ne suis pas DETERMINE (ou peu) ni FIGE, DEFINITIF.
D’autre part je peux soutenir et argumenter une thèse ET son contraire. Je ne suis pas EXCLUSIF.

Ensuite, via ma conscience qui est de plus en plus MOI (j’entends : plus que ma présence physique) je me déplace et me laisse porter, diffus, coulant, et me « cristallise » via, par et du fait d’autrui. Ce qui peut être déstabilisant pour tout le monde.

Enfin, je ne suis pas très INTENTIONNEL. Je me contente d’être – CONSCIENT – et… »en attente » de l’événement.

Je m’efforce également d’être objectif et surtout IMPARTIAL ce qqui parfois peut… »gêner » quand on doit se défendre ou « vendre » – surtout face à d’éventuels partiaux, de mauvaise foi, égoïstes, etc…

De fait…toujours et encore libérer et désaliéner ma conscience !…Et la désaliéner… d’elle-même.

Me désaliéner de moi-même.

Finalement le plus important dans la vie est de se trouver une ou des passions.
(Par exemple, j’ai eu la drogue-défonce, puis le mysticisme, et maintenant je reviens à la musique – et l’écriture)

La passion qui permet d’avoir un vrai intérêt, une vraie motivation et une occupation heureuse.

Une vie sans passion est morne comme un fleuve asséché : y’a tout sauf l’essentiel.

Ce qu’il se passait depuis quelques temps c’est que dès que des humains sont en contact ou présence, ils s’influencent réciproquement.
Or, il m’a d’abord fallu réaliser, comprendre et admettre ce fait mais ensuite je résistais ou me « braquais », « bloquais », « figeais » du fait de cette influence.

Et d’autre part je me REFUSAIS systématiquement à influencer autrui, donc pour éviter de le faire, là encore je me bloquais.

Ce qui était d’autant plus pénible pour moi (et pour autrui aussi, malgré tout…) que je suis quelqu’un de… »forte présence ».

Je faisais ça par mon respect intense d’autrui.

Je ne vais plus me restreindre. Si j’influe sur les gens…au moins ne le fais-je pas avec ni par malveillance.
Car je suis foncièrement BIENVEILLANT.

Et je suis A L’AISE.
Donc pas à me mettre mal à l’aise à cause du malaise éventuel d’autrui !

J’ai trouvé l’AISE : ce n’est pas pour l’étouffer ou la laisser étouffer.

De même je m’empêchais d’être pleinement moi quand je sentais mon influence sur autrui pour éviter de devenir prétentieux, orgueilleux.

Mais tout cela ne doit pas exclure la ruse, lorsqu’on est face à certains-certaines personnes; afin d’éviter le conflit qui est leur seule façon d’aborder la contrariété, l’objection, etc…bref : la DIFFERENCE.

Car le problème est que je « m’obstine » à considérer qu’à priori la plupart des gens ont autant d’ouverture d’esprit, de tolérance, de souplesse, de compréhension, de patience et d’humilité (par rapport à autrui) ou modestie que moi (Et il n’y a rien de vantard là-dedans)

Mais hélas…beaucoup de gens sont envieux, jaloux, agressifs, partisans, partiaux, non fiables, etc…
Je devrais composer avec ça, ne pas l’exclure des « paramètres », mais…je n’ai pas envie de m’aigrir ni devenir misanthrope.

Mais tant de gens font un masque de…morgue, colère, agressivité, méchanceté.
La plupart du temps, par exemple dans les transports en commun, ou dans la rue, je suis le SEUL à sourire.
Le Seul !!!…

Je reviens à la « traque-étude » du… »point focal optimal » : ce point où, à chaque instant, notre attention est au centre de notre champ visuel, et qui permet d’embrasser et apprécier le plus de choses et au mieux.

C’est passionnant et fascinant. Car pour le trouver on doit déjà être attentif, mais dès qu’on l’a trouvé on devient…plus…conscient et vigilant.

Intéressant. Je poursuis…
Il permet aussi de bien SE PLACER et d’être très réactif (le tout étant de ne pas « coller » à ses perceptions)

J’ai ce VICE (développé par mauvaise habitude) d’aimer aller au CONTACT du problème, du DESAGREABLE pour me SENTIR vivre plus INTENSEMENT.

En fait, presqu’à mon « moi-défendant » – mais en fait c’est hypocrite – je « jouis » du STRESS.
Alors que cela est nuisible.

CELA je dois le cesser.
Et c’est pas si simple car c’est quasiment un REFLEXE.

Et pour conclure : il est temps que je JOUE avec ma (la…) conscience.
JOUER !!! M’amuser !….

Une erreur à ne pas commettre et que j’ai commise par excès d’amour pour autrui (notamment, et une certaine complaisance narcissique, ainsi que mon refus d’être mal jugé par autrui) c’est de laisser distraire son INTENTION, après que notre ATTENTION ait été captée par autrui (volontairement ou non de sa part) ou par quoi que ce soit. Sinon on s’égare…

On ne peut pas tout exprimer en mots mais je suis stupéfait par la façon dont, quand l’attention est libre, elle semble choisir d’elle-même où elle va et comme on se sent libre et bien.
Elle semble à la fois être autonome, distincte de moi et en même temps…moi.
« Je m’y retrouve »…
Etrangeté…et autres conséquences étranges.

Cette impression, finalement, d’être MOINS moi-même quand « JE » ME contrôle…
Il faut dire que j’ai cherché à me contrôler surtout pour éviter de MEFAIRE, de nuire à autrui…

Somme toute…peut-être ai-je bien fait. Comme quand on apprend à conduire, le mieux est d’apprendre en premier à freiner.

La question est : à quoi servent toutes ces capacités de maîtrise que j’ai développées ? (ou découvertes)
Ou plutôt : à quoi PEUVENT-elles servir, à quoi puis-je les employer ?

Hier, au cours d’une de mes séances de monologues (« d’auto-analyse ») face à ma caméra, j’ai fini par dégager ce qui fut peut-être toute la construction intellectuelle, (et) le processus psychique par lequel je me suis convaincu et manipulé depuis des années.

Pour résumer : j’en suis venu à cette conclusion, pas forcément très nouvelle, mais plus précise, que chaque être humain passe son temps (ou la majeure partie de son temps) à RATIONALISER son existence, à la fois pour se soulager, (s’)expliquer et se justifier.

Ainsi, moi, (je résume très vite) j’avais estimé ma solitude comme « injuste » et en fait l’essentiel de l’existence se résumait pour moi (et pour chaque individu) à : « être aimé » ou « ne pas être aimé ».

Et j’avais une vision très « légaliste » du monde : on n’a pas le droit de ne pas aimer quelqu’un si n n’a pas d’arguments valables pour cela.

Aussi, pour « juger » de la « recevabilité » d’un « non-amour » fallait-il faire appel à des lois – qui selon moi devaient donc être le plus objectives et impartiales possibles.

Ayant découvert la Torah, je trouvais, avec, les repères impartiaux (puisque Dieu, selon moi, se devait d’être impartial)

Donc, si j’étais irréprochable selon la Torah, j’étais donc, de fait, aim-able. Je ne pouvais pas ne pas être aimé; sinon c’était in-juste.

D’autant que… »miracle » (…) la Torah se résume à (ce qu’a synthétisé Jésus) : « AIME ton prochain COMME TOI-MEME ».

Comme j’aimais mon prochain, autrui, ou au moins le respectais, je devais en retour en être aimé, ET trouver l’amour d’une femme. (D’autant qu’il est dit dans la Bible, les Proverbes je crois, qu’une bonne femme est un cadeau de Dieu)

Comme ce n’était pas le cas (pas d’amour) j’étais don victime d’une injustice.
Et me créais-trouvais ainsi un « statut » « commode » (pour le « petit garçon », l’être puéril, aux réflexes infantiles) de victime – d’injustice d’amour.

Mais en plus je n’étais pas forcément irréprochable aux yeux de la Torah donc cela devenait encore plus complexe, puisqu’il y avait ainsi une brèche dans mon « édifice juridique », ma défense, pour justifier mon non-amour.

Pour résumer, je comprends que je m’appuyais sur une vision et conception du monde animé par la Rationalité et la Justice (règlement rationnel et impartial des dérèglements survenant dans la rationalité)

OR… le monde n’est ni rationnel ni juste.

Et pour conclure, il est temps d’accepter que des personnes puissent ne pas m’aimer, même si moi de prime abord je les aime.

Et aussi, ne plus me livrer à ces habitudes-réflexes masochistes qui consistent à aller chercher ce qui ne va pas entre moi et autrui, aller chercher le malaise.

Profiter de Mon Aise.

Et prendre en compte que certaines personnes ne veulent pas que l’ensemble des humains soit un grand groupe d’amis et préfèrent pratiquer, minimum, le rejet arbitraire.

Maintenant je réalise bien que j’ai plein de petites habitudes-réflexes psychiques qui me manipulent.
Beaucoup sont issues de ma solitude et de la détresse affective qui en découle.

Je dois casser tous ces petits « programmes » mentaux et me désaliéner l’esprit.

But « make no mistake » comme dirait W. Bush un certain 11 septembre…cela va me demander un VERITABLE et gros EFFORT.
Car il s’agit de ME changer.

Déjà, sans me le formuler, de façon non consciente, je considérais que pour ETRE il faut FAIRE (car pour « être » libre – but « suprêmement premier » c’est à dire à partir duquel ensuite tout est vraiment possible et peut être entrepris, il faut se…FAIRE ETRE)
Mais…c’est l’inverse ! Pour FAIRE il faut déjà, d’abord, ETRE.

Or…depuis longtemps maintenant je SUIS. Mais par doute, erreur, humilité… »maladive », je m’obstin…ais à ME FAIRE ETRE; à « me faire ».

Erreur !!! C’est du « être », de ce que je suis qu’il faut commencer pour faire.
Comprenne qui peut.

Une autre partie de la vérité est que je souffre vraiment, et continuellement, depuis tout jeune (depuis mes premiers souvenirs, ou tout au moins depuis l’âge de 5-6 ans) du non-amour. A tel point que je refoule cette douleur, l’étouffe et, ayant « banni » (…) la tristesse, la colère par contre je la détourne et l’applique sur d’autres sujets – triviaux pour la plupart – et qui ont souvent trait à ma vanité puisqu’également ma fierté est blessée de ne pas être aimé(e).

Mais si je « regarde » bien, mon SEUL problème est que l’amour ne soit pas dans ma vie : je n’aime ni ne suis aimé.

C’est très bénéfique d’identifier vraiment cette plaie sourde sur laquelle le doigt à la fois sadique et masochiste de mon esprit appuie.
Car du coup…je n’appuie plus dessus. Et je ne me créée plus d’exutoires.
Car là encore il s’agit de ne pas se laisser prendre au piège de la COMPENSATION, du « détournement de l’attention ».

Je crois que j’en ai déjà parlé, mais il est possible (fantaisie) qu’on…choisisse notre « histoire » avant de naître et qu’on ait un capital pour l’accomplir. Soit il y a un choix « je parie, dis, que a vie c’est « ça »  » ou « on peut bien vivre comme ça », soit au moment de « naître », « quelqu’un » nous dit : « c’est bon, tu as ton sac plein et prêt pour ta vie ? Alors enlèves-en quelque chose… »

Et dans tous les cas il est possible que j’ai « lâché » l’amour.
Ou ai affirmé : « on peut vivre sans amour ». Ce que je continue de penser, mais…c’est moins agréable…

Ainsi, cela (ce refoulement de la vraie cause, du vrai problème) me faisait chercher hors de moi, à « l’extérieur » – et donc notamment, surtout, chez autrui – les causes de ma contrariété et trouble.
Ainsi je sautais sur la moindre contrariété, à moi causée par autrui, pour faire le lien, l’amalgamer à mon trouble intérieur refoulé, caché, « secret ».

C’est ainsi que le moindre souci pouvait devenir « énorme », me gêner beaucoup.

Très intéressant…Identifier SON ou SES VRAI(S) PROBLEME(S)

En fait…TOUT mon trouble intérieur vient de ce non-amour, et de son corollaire ma DETRESSE affective – qui avec les ans finit par créer une espèce d’effondrement de et sur soi, de type dépressif.

Ca m’est très profitable de réaliser cela…

En fait, j’étais toujours en attente d’amour (et/ou d’affection) toujours dans cette sorte d’expectative : « vas-tu m’émettre, m’adresser de l’amour ? Et vas-tu recevoir le mien ? ».

Le problème étant qu’en fait il y a souvent de l’agressivité à la place d’amour.
Le fait est que les gens ne sont PAS là POUR m’aimer. Mais de là à être agressif…

Mais enfin, maintenant que j’ai réalisé que ce que je cherchais, ce pour quoi je mettais ma conscience et mon être entier en attente, en suspens, c’était l’amour – et que je sais maintenant que la réponse est rarement celle souhaitée – je…n’avance plus à découvert ni ne « prête plus le flanc ».
(Car) à présent je n’ai plus le souci de me faire aimer.

Tout était flou pour moi mais maintenant c’est clair.
(Ma démarche avait, aussi, une grande part de puérilité, d’infantilisme)

Et comme je prends l’amour très au sérieux, je ne voulais pas mentir, voulais être très honnête, d’où ma « rigidité » scrupuleuse à… »être vrai » (dans mes rapports avec autrui) Et du coup je « tombais » dans le « faire » au lieu (avant) « d’être ».

Mais le fait de ne PAS se CACHER ne signifie pas que (comme je l’ai trop fait) l’on reste complaisamment et passivement exposé et/ou à « encaisser » d’éventuelles agressions de toutes sortes.

Car finalement les humains ont très peu d’intérêt (quand ils en ont !…) les uns pour les autres – accaparés que nous sommes par nos propres histoires et obnubilés par nous-mêmes.

Mais je reste fidèle et adepte de l’AGAPE.

Et le fait que le monde soit (dans l’instant…) tel qu’il est, ne m’oblige pas à lui ressembler…

Je crois que je l’ai déjà écrit, mais : intéressant de constater que le problème réside plus souvent dans la façon de « prendre » les choses que dans les choses elles-mêmes (Notamment en termes de rapports humains)

Etre ou ne pas être : j’attise la question…

C’est aux vivants qu’il faut rendre hommage; pas aux morts.

Finalement c’est incroyable : j’ai découvert « plein » de choses, de pratiques qu’il serait préférable que j’améliore en moi et…je ne le fais pas.
Ainsi une grande partie de mes « carnets » ressasse les mêmes idées, tourne en rond.

D’ailleurs si chacune et chacun d’entre nous vivait vraiment selon ce qu’il sait, nous serions tous et toutes…des SAGES ! Véritables.

Que ce soit à l’échelle d’une nation, d’un gouvernement ou d’un individu, la volonté de maîtriser, de pouvoir, entraîne parano, crispation, durcissement et finit par paralyser.
De par l’obligation de (se) surveiller constamment, puis par le réflexe, suite au doute-soupçon, de tout bloquer pour éviter de méfaire ou tout méfait « d’autrui ».

Pour ma part, ma volonté de maîtrise était excessive, mais en plus : inappropriée par rapport à mon but qui est d’être libre (et) quelqu’un.

Je m’efforçais d’être quelqu’un pour, de fait, pouvoir être libre.

Et pour être quelqu’un je ME FAISAIS quelqu’un.

Donc quelque chose de ma personne décidait de…décider ce qui était moi ou non, et ce qui réagissait.

Mais c’est un peu le miroir ou reflet qui essaie de se voir, ou le chat qui se mord la queue…

On EST inévitablement quelqu’un de par notre singularité organique qui entraîne spécificité des sensations-informations.

De fait, le Soi est une Spontanéité. Il n’a pas (il n’y a pas) à se « retourner » sur lui-même, car le Soi est un SURGISSEMENT et non un effondrement.

Et l’introspection ou le narcissisme ou l’auto-surveillance fait se rediriger l’être, le soi, vers lui-même.
Or, d’abord il ne peut s’atteindre mais en plus il ne suit même pas son propre mouvement naturel, spontané.

DONC…c’est une ERREUR, une FOLIE, une ineptie, un non-sens, une impossibilité de vouloir contrôler, maîtriser, choisir son SOI.

En même temps c’est là que réside le problème (fondamental) pour beaucoup dont moi : la nécessité de S’ACCEPTER; pour le Soi de s’accepter, accepter sa propre ipséité-identité qui lui est imposée.

Mais cela est inévitable : on ne peut exister avant d’exister; donc il est impossible de se choisir.

Nous sommes donc des individus « arbitraires », « spontanés », « à priori ».

Et vu que c’est constitutif de la réalité, il est ABSURDE de s’en offusquer ou d’en être gêné.
Nous sommes un surgissement, élan, mouvement…autant qu’il (nous) (s’)accomplisse.

On s’ignore(ait) et on se dé-couvre dans l’instant

…Heureusement que je ne suis pas méchant…

Reste…je crois que le MOI n’est pas que un « inné », à priori et définitif, il me semble qu’il est un COMPOSE, un mélange.

A partir du « substrat primordial » et de l’histoire personnelle.

D’où…on PEUT changer.

Mais déjà dé-couvrir le « substrat » est important et aussi…le MOI (le « Composé », donc)

Les grandes villes américaines me font quand même rêver. Elles sont le summum (sommet…) de la fuite en avant pour un bonheur envisagé dans lle progrès technologique et les biens matériels.
Let’s say : a concrete happiness…

– Ca m’apporterait quoi de savoir la raison-origine-explication ultime du monde ?
– Une base. Inébranlable et certaine.
– Oui mais à partir d’elle je construirais…une machine implacable (car irréfutable et « inexpugnable »)
– Je bâtirais…le CRISTAL. Tel le diamant, FIGE : Tout est « comme ça » et pas autrement.
Il n’y a (plus) d’alter-native. La cristallisation DEFINITIVE : voilà le Piège, l’Horreur.
– Donc surtout : la Liberté !
– Donc…Mystère est le nom que je te donne, et je t’aime, te respecte et t’admire.
Mais je ne te VENERE pas. Je ne veux plus vénérer.
Je reste, suis théophile et je nomme mon dieu…d’un nom secret.

Je n’ai pas besoin de stupéfiants car l’existence me stupéfie.

Il en va de même pour la vie que pour les idées : il s’agit de vivre selon ce qu’on sait et non selon ce qu’on croit…
Notamment dans les rapports humains.

Du nouveau ! je veux écrire du NOUVEAU dans mes carnets…

Le « Sens Vital » me fait ressentir la Réalité (dont moi-même) comme des… »longueurs d’ondes », des… »lignes énergétiques », des « fréquences » qui soit vont VERS moi, soit partent DE moi.

Il me semble judicieux de s’intéresser à cela…
Parfois on sent qu’il « faut » laisser venir et parfois « pousser », « émettre ». Cela permettant de trouver et obtenir un EQUILIBRE.

La liberté est une mauvaise question avec beaucoup de bonnes réponses; et une bonne question avec beaucoup de mauvaises réponses.
Et enfin, heureusement : la liberté est une bonne question avec beaucoup d’excellentes réponses.

Il ne me « reste plus » qu’à faire taire le chagrin du célibataire.

Remarque, il est vrai que le célibat me permet d’avoir l’être et l’esprit complètement libres, et de pouvoir me consacrer à l’étude fascinée de l’Existence.

Il y a certains actes qui me font me gaspiller, gaspiller-gâcher mon être-énergie, (car) sans aucun gain réel en contrepartie.
Par exemple regarder les femmes comme des êtres sexués, et plus encore, les regarder de façon sexuelle (voire « lubrique » ou « concupiscente ») Ca ne m’apporte rien, RIEN – pas même un plaisir de type érotique ou/et érogène – par contre je sens bien que « quelque chose » se…consume, consomme en moi, « DE » moi.

De même les « jeux paranoïaques » de mes interprétations du monde, de mon environnement, ou l’égocentrisme, ou la fausse haine, ou fausse colère…les ATTITUDES !
On pourrait dire : à chaque fois que je ne suis pas (du verbe « être ») – dans, sur – l’important, l’intéressant.
Mais il faut savoir se divertir, détendre, reposer…

De fait, j’ai longtemps cru que je pouvais « apprendre à bien vivre ». Maintenant je pense surtout que je peux apprendre à bien ME vivre…

Mais je refuse d’être indifférent (à autrui et au monde) égoïste ou égocentrique.
Toujours je « laisse », « dissous », donne une partie de moi (dont mon attention) au monde; car je l’aime – non comme un simple jouisseur mais comme un véritable amant.

Ce n’est pas nouveau mais très bon : être attentif aux MOUVEMENTS de notre environnement est très étrange car on ne peut le formuler, on ne sait pas EN QUOI mais on SENT, on SAIT que cela nous met en contact avec quelque chose de TRES important dont ça nous fait prendre conscience.

Peut-être tout bêtement que ça réveille l’instinct de survie qui sait que tout mouvement peut être celui, offensif, d’un agresseur, prédateur.

De même, dans notre Sphère Cognitive, quand la conscience est claire, il y a Ce que l’on Sait, et tout le reste…
Ca aussi c’est intéressant…

Ces 2… »techniques » ajoutées au « point focal central-optimal »…

Pour préciser hier, j’ai fait l’erreur de croire qu’il pouvait y avoir une façon de « bien-vivre » OBJECTIVE.
Or, c’est pourtant évident, et je l’expérimente : chaque vie est subjective, donc il n’y a de Savoir-Vivre que SUBJECTIF.

Sans cependant négliger les interactions avec autrui.

Il est donc temps de se remettre à S’APPLIQUER, à obtenir Sa Propre EFFICACITE.
« L’impeccabilité » comme dirait le fabuleux Don Juan du formidable Castaneda (pour qui sait les différents sens de « formidable »…)

Sans plus se soucier de l’avide, inappropriée et envieuse mesquinerie de certains et certaines.

Par rapport à ma conscience, et notamment mon attention, je suis encore (beaucoup trop et trop souvent) passif et dans l’expectative.

Et j’admets trop l’influence (surtout celle… »non bienveillante ») d’autrui.
Et…je suis trop grave vis à vis d’elle.
C’est une déformation, un excès de mon sérieux.
Du coup je ne M’AMUSE pas assez (bien qu’en fin de compte je le fasse…je ne fais même que ça : m’amuser; mais de façon « passive ») avec la conscience et…je N’EXPERIMENTE ni ne RECHERCHE.

Changer !

Cela implique, nécessite de supprimer ma vanité, mon narcissisme et ma complaisance. Et !…ma suffisance !

Revenir à (l’étude et la préservation de) : Vitesse et Humeur.

Une autre de mes erreurs était d’être toujours honnête dans mes rapports à autrui, (objectif et) impartial, face à des gens qui ne le sont pas forcément.
Or, pour se préserver, il est parfois utile d’employer la ruse.
On peut ainsi jouer la comédie, tenir un autre rôle que le plus habituel, mais qui reste « Soi »; simplement…une autre FACE.

D’autre part, du fait des pressions extérieures et de mes volontés de ne pas nuire ET pas être MECHANT, j’en suis venu à NE PAS M’EMETTRE dans le monde.

Egalement pour ne pas « enseigner » des « choses » de valeur à des gens que j’estimais non dignes de ces connaissances.

Je fais donc de la RETENTION de moi-même.
Je dois aussi (en plus de M’ECONOMISER) me REPANDRE dans le monde.

Je ne dois pas me refouler.
D’autant que le vivant est EMETTEUR, prospectif; continuel.

Ce sont d’ailleurs les deux choses que tentent de faire les gens « malveillants » : vous arrêter, stopper dans votre mouvement-être, et vous refouler, rabrouer.
Consciemment ou non.

Oui : tout cela est RABROUER. Contrarier le mouvement (notamment sa direction) optimal de l’être.

Je pense que ce qui motive mes comportements « masochistes » (énergético-mentalement) c’est une quête de la mort ou du mourir, elle-même provoquée par…la tristesse, le chagrin, issu du non-amour.
Voilà bien en quoi, aussi, la tristesse est exécrable.

Bonne prise de conscience…Ca va m’aider à changer…

Quand tu n’es pas toi-même, c’est alors que tu altères autrui…!…

(Et pour être soi-même il faut souvent -se – POUSSER)

Le dialogue avec le monde se fait par la RECEPTIVITE-REACTION immédiate à « tous » les stimuli du monde.

J’ai beaucoup transposé, transféré, projeté ma… »méchante perception impitoyable » dans le monde, en…m’imaginant en être « victime ».

On peut aussi se regarder « de l’extérieur ». Autre erreur.

Sinon les stimuli, du moins…la quête de l’intéressant.

Le fait de devoir pousser, parfois, pour être pleinement soi, nous ramène au fait que…l’être EST Intention.

(D’où l’importance et la pertinence, quand il y a lieu, de la question : « que veux-je ? »)

Réaliser que nos émotions, nos sentiments, nos envies, mais aussi notre vanité nous fait nous cristalliser : passer d’un état fluide et « indistinct » (un peu dans tous les sens du terme) à un état « figé », plus défini, « identifiable ».

On pourrait dire qu’ils nous font passer d’un état quantique à un état… »physique ».

L’influence d’autrui aussi.

Cette « présence fantôme » en soi et sur le « chemin » entre soi et le monde c’est… »l’énergie narcissique », l’auto-contemplation complaisante, vaniteuse.
C’est là-dessus qu’il faut pousser; le cas échéant.

Se documenter sur « l’inhibition latente ». Semble très intéressant…

J’aime l’adrénaline. Mais chercher systématiquement ce qui la déclenche fait gaspiller beaucoup d’énergie…Surtout le stress. Ne pas céder au stress, ni le subir ni le chercher.

De même je me cherche toujours une LIMITE (ou) un obstacle, une gêne, contrariété.

Je me comporte, au moins psychiquement, comme les rats qui craignent les étendues ouvertes, libres, et cherchent toujours un mur à longer, pour se déplacer.

Je me cherche un support et présence, en me posant ces limites.

Changer…

Ainsi quand je me libère, sens libre, je me crée ce(s) contact(s) pour…ME sentir, ME RECONNAITRE, dans et par la résistance. Qu’en même temps je refuse.
C’est absurde.
Cela provient de l’habitude de s’être « construit » par l’opposition, confrontation. Certains parleraient de feed-back.

Je dois également me débarrasser de cette idée de responsabilité systématique vis à vis d’autrui : mes actes doivent être « mesurés » de façon à ce que leur perception par autrui ne nuise pas à cet autrui.
Car c’est cette idée-préoccupation qui a accentué mon narcissisme et ma vanité…

En toutes choses, le génie consiste en la capacité d’adaptation ET d’exploitation optimales de l’imprévu.

Il y a une grande partie de l’esprit qui EST fonctionnement agressif de survie, traitement discriminatoire de toute information. Et par suite, cette partie automatiquement se met « en phase conflictuelle », « mode conflictuel » dans le traitement de la réalité externe à lui-même (l’esprit)

C’est de cela dont il faut se désaliéner, et qu’il faut ré-former.

En fait, tout cela a trait à l’instinct de survie – car l’humain est un être vivant plongé dans un environnement dangereux – au moins potentiellement – qu’il faut savoir « suspendre »; pour être MIEUX réceptif, et même : réactif.

J’ai très vite compris que le Soi EST Intention (même si j’ai mis longtemps à me le formuler consciemment) Et je me refusais à avoir-être mauvaise intention, et par suite ME REFOULAIS, par anticipation.

« Soi » plutôt que « Moi » car Soi implique et exprime aussi la « part qui nous échappe », libre, sauvage, non-choisie.

Autre chose, que je voulais écrire depuis longtemps (je crois d’ailleurs que je l’ai déjà fait…) c’est que quand on se met en position (trop ?) humble, (trop) modeste, surtout : qu’on anticipe l’agression, sans pour autant se mettre « en garde » agressive, offensive, « forte », alors on se crée à la fois une faiblesse, et une espèce « d’appel » ou « dépression » qui…justement INCITE certaines personnes à…être agressives, à en profiter.

Cela je l’ai souvent remarqué chez moi et chez d’autres.

Ne pas être agressif mais ne pas non plus « PRETER le FLANC » !

Je suis encore beaucoup trop transigeant : je transige avec mon « vivre moi », « vivre mon être ».
Je ne suis pas assez intransigeant. Je me laisse divertir, pervertir, corrompre, préoccuper par des choses qui ne m’intéressent pas, ni ne me sont utiles, et même pourraient me « nuire ».

Pourquoi malgré tout ce que je sais (et donc écris) continué-je à ne pas être VRAIMENT AISE ?

Parce que j’ai développé le VICE de chercher le problème, traquer le malaise, taquiner le crime, jouer avec les limites. Et comme je le fais en « stoppant » mon mental, j’y consacre TOUT mon être, qui y bascule.

Je dois me Ré-Former. Pour cela je dois ré-employer mon mental (et/en), consacrant mon être-intention à la quête de l’AGREABLE. Et me « mettant » moi-même en FREQUENCE VIBRATOIRE RIRE.
Encore une fois , à chaque fois que l’on SE ressent se présente une envie-sensation-opportunité de rire…
La vivre !

Une de mes erreurs les plus constantes consiste à me mettre dans l’expectative continuellement, et d’agir comme si j’étais ignorant. Au lieu d’agir selon ce que je SAIS.
C’est une confusion.
J’agis ainsi car j’imagine, à tort, que ne pas agir « volontairement », « en connaissance », me permettra d’être en phase avec l’ensemble de la réalité, l’Evénement, en n’opposant pas l’obstacle de mon possible « faux-moi » ou « moi social construit ».

Je m’imagine de même qu’ainsi je peux aller à la rencontre de l’Inconnu. Mais c’est confusion.

Alors que j’ai trouvé la vraie « procédure » qui réside dans les questions et réponses : « que ressens-je ? que sais-je ? que veux-je ? qu’est-ce qui m’intéresse ? »

Que l’on peut concentrer en 2 questions dont les réponses permettent de se mouvoir :
– que ressens-je ?
– que veux-je ?

Agir en fonction de cela, au lieu de pratiquer l’expectative pseudo-contemplative.

De même, j’ai découvert quelque chose de fondamental et crucial : l’importance de la DIRECTION du Mouvement-énergie-être-Soi.

Ce Mouvement peut partir du Soi mais il est NETTEMENT préférable qu’il N’Y REVIENNE PAS.
Le mieux est de systématiquement diriger et appliquer ce Mouvement VERS, SUR et DANS le monde.

C’est d’ailleurs ce que peut provoquer autrui : faire retourner le Mouvement vers le Soi.
Ce qui bloque, inhibe, etc…

La foi et la croyance, la prière consiste d’ailleurs en cela (mais sans le savoir) : Se projeter vers l’Extérieur, se détourner de Soi, projeter son Mouvement vers un Autre, Idéal, Infini.

Et ça peut être efficace…

Un Mouvement c’est : un endroit et une Vitesse.
L’endroit c’est (« donné » par) la Sensation.
La Vitesse c’est l’Intention.

A partir de l’Endroit et de la Vitesse, la Sensation et l’Intention on peut choisir la Direction (dans les 2 sens du terme)

Oui je suis mystique, dans le sens où je considère la vie et l’existence comme un mystère et décide de l’étudier (quand d’autres décident de la subir ou d’en profiter ou autre) C’est ma façon de l’aimer et de la remercier.

L’immense intérêt de Castaneda est qu’il semble être un des seuls (pour ne pas dire LE seul) à aborder le mystère de l’existence de façon pragmatique. Sans le recours à la croyance, la tradition, la « révélation ».
Je découvre beaucoup de « concordances » entre ce qu’enseigne et décrit don Juan et ce que je découvre moi-même.

En fait, sans jamais vraiment me le formuler, ou très rarement, je considère la Réalité comme…un Individu; et je fais mon possible pour le rencontrer.

C’est d’ailleurs ce qui provoque en partie ma quête (plutôt bonne) et mon expectative (plutôt mauvaise) : (l’attente-)volonté de la Rencontre et du Dialogue qui s’en suivrait.

Un dialogue-rencontre pour…DONNER MON ETRE.
Un transfert-projet métaphorique d’Amour, en fait…Mais véritable aussi.

Mais…c’est ambigu. D’un côté je veux donner le Pouvoir (par l’) Amour; et d’un autre côté je sais (ou crois) que je cherche le Pouvoir (la capacité d’action puissante) pour… »tenir le monde dans ma main », soit pour le détruire soit au moins pour… »être en balance » (…) me donner le choix.

Certes je sais que « j’exagère » dans ma formulation, que cela peut paraître mégalomaniaque mais cela permet d’aller au bout de ma « pensée ».

Pour revenir au Mouvement.
Ce Mouvement-Moi est-nécessite Energie. Qu’il convient donc de ne pas gaspiller.
D’où l’importance de la Vitesse (qui détermine la quantité consommée) et l’Orientation (car selon l’endroit atteint, la consommation variera aussi.
De fait, tout en moi consiste à atteindre la Compétence Vitale. Compétence (Efficacité dans l’Utilité) de vivre dans la Paix et dans, avec l’Humour.

Enfin, concernant autrui, l’essentiel du problème vient de ce que : j’aime les gens et donc je n’admets pas, ne veux pas me résoudre à ce qu’il puisse y avoir du malaise du fait de la mauvaise volonté.
Il me faut admettre que certaines personnes puissent faire preuve de mauvaise volonté, et soient incapables ou refusent d’être de bonne volonté.
Et…dans ce cas, les laisser à leur misère et ne pas faire, ni entrer dans, leur jeu.

Occupe-toi de ton aise et de ta bonne volonté.

J’ai enrichi mon épitaphe :

– La Vie est un Jeu de dupe
dont l’Amour est un as
et l’Humour le joker…

Cette complaisance morbide…à m’arrêter, m’appesantir sur le malaise, et les problèmes, même ceux réglés…
Il est temps que je regarde ça en face, que je l’analyse pour m’en débarrasser définitivement.

Le problème est double.
D’une part je ne fais pas VRAIMENT face, donc n’analyse pas car sinon je finis par DENOUER le Noeud Psychique.

D’autre part, je m’obstine à ressentir le malaise pour…en fait, être contraint à (enfin) faire un effort, de type « combat ».
Mais jamais vraiment.

J’ai plus l’habitude, et (« peut-être ») un PENCHANT pour employer mon être-énergie à lutter et être, dans le malaise, mal à l’aise.

Là encore, le Mouvement…il est temps que je le maîtrise dans sa direction (donc, dans ce cas, ne pas l’arrêter) et son actualisation : ce que je FAIS-SUIS-RESSENS.

Pfff !!! J’ai déjà écrit (sur) ça « 1000 » fois…

Agir ! (Ca aussi c’est fascinant : cette inerte. Pourquoi je n’agis pas ?!)

Oui…en fait, la bonne question est là : pourquoi je n’agis pas malgré « tout » ce que je sais ???

Par complaisance, par paresse, par mollesse et par mauvaises habitudes manipulatrices.
Et par « vice » et masochisme. Légers mais…réels.

Et pas forcément de motivation réelle. Sans compter la colère et la tristesse. Surtout la colère, en fait.

Cette colère qui va générer la « haine » et son exutoire le « vice » (jamais accompli, heureusement, et même jamais formulé ne serait-ce que mentalement)

Mais cette colère – issue des frustrations et autres contrariétés de ma vie – est injustifiée, puisque si « responsable » il y a c’est Moi.

Mais en fait je crois que la seule chose qui me dérange c’est d’être énergique et potentiellement brillant (en littérature et musique notamment) et pourtant de ne RIEN faire (ou semblant ou si peu) et de ne pas être entreprenant.

Je n’ai pas…les ambitions de mes moyens…

Je crois que ce qui a influencé et continue d’influencer ma « démarche existentielle » est la prise de conscience de la différence entre désir et volonté et (le « rejet » « mépris ») la « défiance » vis à vis du désir.
Car le désir est d’ordre pulsionnel et même plus : instinctif. Il est donc l’expression de « quelque chose » dans et par moi.
Alors que la volonté est l’expression de… »quelqu’Un », d’une Intention.
Or je ne suis pas intéressé par être quelque chose mais quelqu’un.

D’où peut-être une ambivalence vis à vis des femmes que je peux (éventuellement; quoique…) désirer mais pas forcément vouloir. Je n’ai pas forcément de volonté ou intention à leur égard.

Je viens de penser dans le métro en marchant : et si ce qui était nommé « péché » dans certains écrit, dont la Bible, mais aussi Dhammapada, etc…c’était : le gaspillage de l’énergie-être ?
Pécher c’est : se gaspiller.

Il y a ainsi notamment lieu d’être vigilant quant au fait que certaines personnes veulent, sans bienveillance, que l’on soit d’une « certaine façon »; et si l’on n’y prend garde on s’y conforme…

D’une certaine façon, Jésus, son enseignement, est un CORRECTEUR, un médecin. Pour les « tordus », les débiles, les malades…du mental.
Son enseignement peut aider à soigner le mental en rendant, )par exemple, respectueux, généreux (donc honnête, etc…)

Je le comprends mieux à présent. Car je e suis toujours dit : « …Oui c’est utile et efficace…mais en même temps…non ! Ca n’est pas vraiment pragmatique; ça n’apprend rien sur la réalité ».

Mais parce que c’est bien cela : c’est un enseignement moral (très bon, efficace) donc mental, PSYCHIQUE.

Mais d’abord ça n’est « que » pour les malades psychiques (pas au sens clinique, on aura compris) et ensuite ça n’est que la première étape. La première « marche » qu’il faut ensuite savoir dépasser.

Tout change. Cet univers est impermanent. Et heureusement c’est un grand « paramètre » de notre liberté.
Mais c’est aussi ce qui nous déstabilise.
Et pour cause : sur quoi s’appuyer, quand tout « bouge » ?

J’ai cru que pour être et être libre, c’était une affaire de volonté.
…Oui, mais il faut appliquer sa volonté à…être, et non faire.

Et puis on découvre que ce n’est pas ainsi qu’il faut agir mais plutôt et plus simplement il est préférable de…VEILLER, veiller à être.

Or, qu’est « être » pour moi ?
C’est être conscient.
Or !…la conscience du Soi, n’est pas une entité, un processus ISOLE, mais au contraire elle EST COMPOSEE.
Elle est un MELANGE du Soi physiologique singulier , avec ses capacités sensorielles propres et son « angle-point de vue » : sa SITUATION particulière dans le monde; d’où « découlent » des sensations particulières mais qui sont elles aussi un mélange entre le Soi – l’organisme – et les « émanations-contacts-réalité » du reste du monde.

Et c’est ce caractère composite de la Conscience du Soi, et du Soi lui-même, que j’OUBLIE, égaré et obnubilé que je suis par ma maladroite et narcissique quête du Soi.

Cet oubli est également provoqué par la « révulsion » que peut provoquer autrui quand il est désagréable.

Tout cela me fait oublier que la Conscience est Rencontre, la Conscience est DIALOGUE.
Et non monologue !!!

La vie dépendrait donc de : ne pas (se) gaspiller, et composer (puisque « composé » héhé…)

Or jusqu’à maintenant je considérais que le plus important était de composer (d’où mon « excessif » respect d’autrui, motivé aussi par vanité, narcissisme et complaisance) mais à présent…je serais tenté par privilégier ne pas gaspiller…

Mais…comme je continue (à juste titre…) de préférer l’humanité et « l’équilibre global inter-psychismes » à ma simple personne, je vais… »composer autrement ».

Composer autrement pour moins me gaspiller. Composer moins complaisamment ! (Vis à vis d’autrui, et de moi)

Car ma voie comporte aussi la Vraie Guerre : la guerre à la guerre. (Budo, d’une certaine façon, diraient les experts japonais)

Le Plaisir est un Luxe véritable, c’est à dire une chose inutile qui sait se rendre indispensable.

Très pertinente l’image du rat que je pris le 21/07/07.
Beaucoup, dont moi, se comportent comme des rats qui, effrayés par « l’espace dégagé », par…la liberté, préfèrent se trouver un « Mur » à longer, pour se limiter.

Je peux (aussi) me « définir » comme un espace à remplir – par le jeu, d’acteur. Qu’on le veuille ou non nous sommes des interprètes de nous-mêmes. A chaque instant nous choisissons quelle représentation de nous-mêmes nous allons donner produire.
Nous sommes tous et toutes des comédiens.

Il est capital à chaque fois que l’on rencontre une difficulté, ou qu’on se sent mal à l’aise, dès que l’on fait un effort, de se demander : « A quoi suis-je en train de M’APPLIQUER ? d’employer mon être-énergie ? Vaut-ce la peine ? Est-ce utile ? Suis-je efficace ? »…

L’erreur également que je fais c’est que, fasciné et accaparé par ma quête de lucidité et compréhension de l’Evénement, j’en oublie l’essentiel (et le but même de cette connaissance traquée) : la quête du Bien-Etre, de l’AISE.

En fait…chaque jour diffère en… »focale » de mon esprit. Aujourd’hui, focale : Aise.

Il est à dire, « à ma décharge », qu’un autre facteur important de narcissisme était (…) « l’admiration « , « focalisation » d’autrui sur ma personne.
C’est d’ailleurs un peu troublant : parfois, plus on se libère de soi, plus on semble « fasciner » autrui; ce qui…nous ramène à nous et nous fait replonger dans le narcissisme (par exemple : du fait de l’étonnement d’être le centre d’intérêt – momentané – d’autrui)

Apprendre, donc, à ne pas re-basculer vers soi-même, du fait de l’attention d’autrui.

En quoi mes parents ont-ils été parfaits pour moi ?
Ma mère, par sa…sinon froideur, du moins sa distance émotionnelle, charnelle, « affective » m’a « instillé » les prémices d’une certaine connaissance : finalement il n’y a pas grand chose à attendre de l’affection, des sentiments. Ce qui compte c’est le réalisme, la claire perception de l’utile.
Elle, comme lui (mon père) m’a implicitement enseigné par son absence d’effusion, de démonstration, la sobriété et l’honnêteté de et dans les rapports humains.

Mes carences affectives suivantes n’ont fait que confirmer ce qu’on peut considérer comme une « vérité ». (Je ne considère pas avoir souffert de carences affectives de la part de ma mère)

D’autre part, elle m’a explicitement indiqué l’importance « d’aller au bout des choses » (ce que, du reste, je ne fais pas forcément; et que j’ai réappris par moi-même)

D’autre part, par sa « non-proximité » physique, sa quasi-absence de contacts physiques (et…ses conflits avec moi, aussi, je pense) elle n’a pas – contrairement à ce qu’il serait classique et facile de penser – créé en moi de « nostalgie de la mère ».
Et (ainsi) (de même) ne m’a pas rendu sujet à une… »dépendance-besoin(-« déficit ») vis à vis de « la » ou des femmes.
Je pense que c’est peut-être grâce à elle, en partie, si je suis si libre, indépendant vis à vis des femmes.

Mon père, quant à lui, présentait toutes les qualités de « l’icône archétypale paternelle » : le mâle homme viril, fort, dangereux, « sévère mais juste » (pas sévère en fait) et prônant – entre lui et moi – l’honnêteté. (Pourtant j’étais assez menteur enfant, mais…pour avoir quelque chose à raconter)

Mais…il fit tout cela SANS me « faire de l’ombre », sans insister et sans se poser sciemment comme obstacle à surmonter, comme « épreuve tutélaire ».
Il était plutôt « effacé ». Mais toujours présent.
Il m’a ainsi suffisamment impressionné pour me donner le respect de lui, et par suite la clairvoyance vis à vis de l’utilité de la discipline.

De même, ensemble, ils m’ont suffisamment maîtrisé pour ne pas me permettre d’être trop souvent au contact de la liberté et donc des opportunités possibles de… »faire des bêtises ». (Ce dont je ne me suis malgré tout pas privé)

De nouveau l’étonnement : je m’égare alors que mon essentiel, plus important est : mon Aise.

Or cette Aise est…en moi.
Plus exactement et CONCRETEMENT, je suis un espace, une sphère qui peut être rempli(e) d’AGREABLE.

Je dois pour cela ME DIRIGER vers ce que J’AIME (ou au moins APPRECIE) dans cette « sphère » – cognitivo-émotive.

Or, j’ai déjà réalisé que je peux CHOISIR mon HUMEUR, mais je peux même choisir mon AISE !

Et elle semble même pouvoir s’affranchir de la douleur physique. Dans une certaine limite, probablement.

En tout cas :
CULTIVE TON AISE DANS TON MONDE (qui est ta « sphère » cognitivo-émotivo-intellectuelle)

Ce qui est en fait : DANS LE DIALOGUE DE TON EXISTENCE, CULTIVE TON AISE; mais ne te GASPILLE PAS.

C’est une vraie Voie (sinon LA seule véritable, car vraiment honnête et évidente) : Trouver et préserver, entretenir, à CHAQUE INSTANT son Aise.

CULTIVER SON AISE (et pour la conserver le plus longtemps possible, ne pas se gaspiller)

La compétence, la ténacité, (l’impeccabilité de Castaneda) doivent être employées avant tout pour cultiver CONSTAMMENT son aise.

Et…je ne dis pas tout…car j’estime qu’il y a des « secrets » qu’il est préférable de taire.

Je ne suis pas un vivant; je suis un VIVEUR.
Le Viveur ne vit pas; il SE vit.

Et finalement, tous mes efforts, toutes mes recherches aboutissent à… »cela » : la capacité qui est liberté de passer du stade-condition de vivant à l’identité de Viveur. Je me vis.

Et me gêne provenait, depuis longtemps, de ce que je continuais à chercher dans le vivant (MON vivant) les…repères, consignes et signes pour vivre, pour savoir-vivre.
Or, non : le vivant est une simple base, un support, et véhicule pouvant être utilisé et mener à l’Eveil du Soi qui, en alliance avec lui devient le Viveur.

Je suis un Viveur : je me vis.
De fait, le Viveur se sait Energie. Il importe donc de se gérer, c’est à dire : acquérir de l’énergie-être et se dépenser utilement.
Les 2 priorités sont donc : acquérir de l’énergie (le dégourdissement et « l’aspiration d’énergie-s » étant fondamentaux) et ne pas se gaspiller.

Ne pas se gaspiller consiste à ne pas s’employer à des activités inutiles, inintéressantes, ou désagréables, bien qu’évitables.

De fait, le Viveur – qui SE vit – sait qu’il…n’A que Soi et sa capacité à PROFIT-er du monde et à ne pas se gaspiller.

Le Viveur s’actualise donc selon 2 « modes » : il veille à CE QU’IL FAIT et CE QUI EST (c’est à dire : lui et/dans le monde extérieur, au-delà de son corps palpable)

Et ces 2 modes sont eux-mêmes chacun composés de 2 « activités », et en même temps que « perceptions », de 2 « focales » : agir efficacement ET ne pas se gaspiller; et veiller à ce qui est EN et DE LUI-MÊME, et veiller à ce qui N’EST PAS LUI : au-delà de son corps palpable.

Tout est là. Le tout étant d’être STRICT, et ne pas faire semblant.

Je dois ainsi cesser de commettre cette erreur qui consiste à « m’élancer dans le vide » (psychique, entre autre) et dès que j’y suis…me raccrocher à…AUTRUI ! Comme des îles dans un océan.

Non ! Eviter de se raccrocher, et quitte à se raccrocher…se raccrocher à SOI. Mais sinon…CONTINUER.

La première chose à veiller, pour un Viveur c’est : ressentir au maximum SON MONDE, par l’inspiration puis par l’expiration.

C’est en cela, ainsi, que l’on commence à se vivre.

Car respirer étant vital, on SAIT immédiatement « ce qu’il en est » de tout ce qu’on perçoit, et si l’on est honnête et qu’on « pratique » la « non-emprise » (ou alors pas d’emprise intempestive) alors on ne se ment pas, ni ne triche.

Cette folie de tant de gens qui ne conçoivent la vie et ne veulent que, soit être craint, soit…craindre !

Tous ces gens qui ne conçoivent les rapports (mêmes amicaux) qu’en termes de dominant-dominé.
De fait, et même au-delà de ça, le Viveur sait que pour Se vivre il ne peut se contenter d’attendre mais doit être Intention-el.
Et donc…surtout dans certains cas : POUSSER (dont Se pousser)

Ainsi beaucoup de gens veulent-ils pousser ou… »être poussés ».

Et…ce n’est pas parce qu’on aime les gens qu’il leur est profitable de toujours… »entrer dans leur jeu », ou se « mettre à leur niveau ».

Du reste, il n’y a même pas à « vouloir » être intention, car nous SOMMES Intention (notamment)

Le tout est de ne tolérer AUCUNE pression d’autrui ou du monde sur cette Intention.

Pour (donc) RESISTER, l’individu et surtout le Viveur devra s’actualiser, son être-énergie soit sous forme de force, soit sous forme de ruse, soit les deux.

Mais il FAUT résister, sous peine d’être « étouffé » ou immobilisé, ou les deux.
Car la pression n’est jamais bienveillante, la « poussée contraire ».

Dans une vraie amitié ou amour, par contre, il n’y a pas de pression, en tout cas pas une malveillante.
Voilà d’ailleurs une définition de l’amitié et de l’amour : un rapport où il n’y a pas à résister, pas à repousser.

Intéressant…Très intéressant.

En venir à la, navrante, résolution que, puisque certaines personnes ne peuvent spontanément respecter alors il faut se FAIRE respecter. C’est ce que j’ai toujours fait mais avec plus ou moins de… »souplesse ». Or non : il faut se faire respecter – quand nécessaire – IMMEDIATEMENT et puis, à chaque instant.
Car dès qu’on « baisse la garde », certains, certaines, en profitent.
Toujours leur conception du monde dominant-dominé…

Il est possible que la seule chose qui ne soit pas composée en nous, mais « spontanément singulière, Une », soit l’Attention (et peut-être aussi la véritable Intention, que nous nommerons Intention Singulière…mais nous traiterons de ça plus tard…)
En se mêlant, par son « point de contact », avec le monde, elle compose…la Conscience.

La Conscience « apporte », fournit plutôt, la Connaissance.

Alors que l’Attention est et fournit le Savoir : la communion immédiate et non interprétative d’un aspect de la réalité.

C’est une partie de ce que je pense à présent; il est possible que je me trompe.

Je considère (dans tous les sens du verbe…) donc préférable de m’occuper de l’Attention à présent, plutôt que de la Conscience, que j’ai déjà beaucoup étudiée.

Oui, vraiment : Attention désaliénée.
L’Attention étant…la capacité du Soi d’être en Contacts – avec lui-même et avec le monde.

D’une certaine façon l’Attention est…une Frontière… »La » Frontière…

Je viens de RESSENTIR ce qui constitue « l’objet invalidant » de mon orgueil ! (Et probablement celui de beaucoup de personnes)

C’est : l’IMPORTANCE que j’accorde à (ma honte et donc) ma fierté et, par extension, à ma personne.
Certes c’est très simple mais…vraiment : : tout est là : l’importance démesurée et mal placée, le plus souvent, que j’attribue à ma personne.

Oui : ce qui m’INVALIDE c’est mon orgueil et mon orgueil est MON AUTO-IMPORTANCE INAPPROPRIEE.
TOUT est là !!…Cette « boursouflure de moi » qui m’obstrue c’est moi-même qui me la crée en m’attribuant une Auto-Importance inappropriée dans ses objet et dimension.

Car justement, presque constamment je me raccroche à elle, me recroqueville sur elle, me recentre sur elle, m’identifie à elle, je focalise tout ou partie (selon les cas) de mon attention sur elle; l’aliénant, et m’aliénant moi-même du coup.

Re-libérer l’attention. La Frontière…Et tourner le plus souvent son mouvement vers…l’AUTRE (objets et sujets)

Et, concernant les DEFAUTS (orgueil, paresse, ou autres…) il ne s’agit pas d’en souffrir ou de les nier, refouler, mais plutôt d’apprendre à S’EN SERVIR.
Par exemple : en prenant leur contrepied ! EN AGISSANT A L’INVERSE.

Ou (aussi) en utilisant leur « poids » pour créer un ELAN, en transformant leur force pesante en DYNAMIQUE de mouvement.

Enfin, le mieux est de traiter chaque personne, à chaque instant EN FONCTION et AVEC L’EVIDENCE (SPONTANEE, IMMEDIATE) de l’INSTANT.
Fondamentalement important : c’est à dire, en se référant AVANT TOUT à ce qui est « en toi » et « entre vous » à l’instant immédiat de l’échange-contact.
Cela permet, notamment, de ne pas laisser la colère, les griefs et éventuelle rancune, corrompre le traitement impartial (sinon objectif) et justifié, le plus efficace, de la Situation.

Bien comprendre : EN FONCTION et AVEC L’EVIDENCE DE L’INSTANT (ou de l’IMMEDIAT)…

LE VIVEUR SAIT….SE VIVRE

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