extraits de conscience 51

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Si tu ne sais pas te pardonner, tu te hanteras toi-même; et notamment par les dangers de ta colère.

Si tu veux la paix, tu peux commencer par être paix.
Si tu veux la Bienveillance, tu peux commencer par être Bienveillance.
Si tu veux la Joie, tu peux commencer par être Joie.

Plutôt que de penser ou professer des idéaux, commencer déjà à incarner ses propres valeurs.
Les miennes sont la Liberté, la Bienveillance, la Sincérité et l’Aise. J’essaie de les incarner.
Avec, si possible, humilité.

Ce qui change en moi de jour en jour et même d’instant en instant c’est…le goût de vivre : cette saveur que je ressens d’exister.
Une évolution continuelle de mon rapport à la réalité, mon toucher du Monde et les saveurs intérieures que j’en ressens.

Oui, ce qui de moi change continuellement c’est quelque chose en rapport avec le sens du goût et du toucher.

S’appliquer à incarner ses idéaux, voilà qui améliore la vie et lui donne sens.

Dès lors que l’on sait ou au moins sent (même si ce peut être une illusion) que la réalité est consciente, peut-être est-il inutile de chercher à se mettre en valeur et tout ce qui est fait pour se mettre en valeur est gaspillage – de soi…et peut en plus nuire à l’efficacité de soi, par l’ajout de détours et manifestations inutiles (jusqu’au contreproductif)

Subjuguer la colère, ne pas y céder est toujours extrêmement instructif et…ENERGISANT…

COLERE EVITEE, ENERGIE DOUBLEE.

Comme il est bon et bénéfique de rire en son for, au lieu de se mettre en colère…

A mon sens, il ne s’agit pas de comprendre le Monde, mais de le percevoir le mieux possible afin de réagir au mieux de nos intérêts propres et des siens.

Sachant que la perception est connaissance car COMMUNION.

Passer sa vie à s’organiser, voire s’ordonner, et finalement finir en vrac ?…

L’excès révèle le criminel.
Qui sans cesse cherche, ne cherche-t-il pas avec une arme ?

Moi est un ensemble de Structurations spécifiques des Energies constituant un espace singulier : une partie de la Réalité…Ces structurations sont motivées par des besoins, des goûts et des aversions propres à ces Energies particulières : leurs propriétés et caractéristiques.
Puisqu’il s’agit d’Energies, qui sont (des processus d’)actualisations continuelles, ces Structurations sont susceptibles de changements, mais…comportent néanmoins certaines constantes qui se maintiennent dans le temps, et peuvent donc constituer ce qu’on nomme identité.

Savoir utiliser toute difficulté pour s’améliorer.
Savoir trouver et tirer des enseignements de toute difficlté rencontrée, et en devenir meilleur. Voilà un des secrets de l’Existence.

Je me définis comme GNOSTIQUE. Car j’ai découvert que la Gnose – la connaissance – peuvent mener à une Sagesse qui est : façon de se comporter pour vivre le plus agréablement possible.
Mais ces connaissances, cette sagesse ne sont que des techniques qui m’ont amené à découvrir, et même qui révèlent, « autre chose » : ce que je décrirais comme « le caractère dynamique et conscient de la Réalité » – au moins sa partie constituée par les êtres vivants. Ce que je nommerais : le Vivant. Chaque individu est une émanation et manifestation du Vivant. Mais peut-être qu’à travers la multitude diversifiée des êtres vivants se manifestent plusieurs Vivants et non un seul. Mais par facilité je parle du Vivant.

Et je suis Gnostique car je SAIS (par expériences concrètes) que l’on peut trouver un ensemble de Connaissances qui consistent en, et permettent, l’optimisation du fonctionnement-actualisation de l’ensemble formé par le Vivant – au moins dans sa manifestation singulière de l’Individu.

Ce Vivant…peut-être est-il ce qu’on qualifie communément de « divin » : omniscient, omnipotent et éternel…Ou mieux : quelque chose de déjà très performant, et qui s’améliore…

Dans un mouvement prospectif, douter de soi, ou se piéger par sa mémoire a tendance à empêcher d’être suffisamment lucide pour discerner une bonne orientation dans ce qui arrive.
Comprenne qui peut.

Tu ES Mouvement – et ce Mouvement est UNIQUEMENT prospectif.

Je suis Mouvement prospectif.

Se servir de la méchanceté (du « Mal ») pour éprouver nos valeurs, nos connaissances est une erreur aussi vicieuse que dangereuse car la méchanceté ne cherche qu’à détruire : corrompre, flétrir, etc…

Il est préférable de ne pas éprouver le Bien, ou même le Mal. Et surtout ne pas éprouver le Bien par le Mal, ni le Mal par le Bien, car tout s’imprègne, tout contact influence.

Ne pas utiliser la tentation, car c’est adopter le vice.

Taquiner la méchanceté c’est inviter le Méchant.

Cette carapace d’ignorance que je fissure au boutoir de mes erreurs, cette fausse sagesse que rectifie ma vraie folie.
Je suis toujours à l’entrée, encore au début – on est sans cesse au commencement.

Je peux transformer ma colère en aise, en concentration, en lucidité, en énergie constructive. En réorientant l’énergie qu’est la colère, et en modifiant sa fréquence vibratoire, son type de frisson, son genre de fourmillement, son mode d’agitation interne…

Folie que provoquer, surtout l’Inconnu.

La colère génère le vice et le vice entretient la colère.

L’orgueilleuse erreur de (se) prétendre vivre en comprenant systématiquement le Monde, c’est que pour être possible cela impliquerait de tout savoir (ce qui, au moins à l’échelle individuelle, est impossible) et en plus, d’avoir une capacité de jugement infaillible, ce qui est très improbable, ainsi qu’une capacité de compréhension omnipotente – ça aussi impossible.
De plus, cela ramène à l’égocentrisme et l’augmente, car le sujet reste avec des avis…subjectifs.

Tant que tu ne seras pas seul maître à bord de toi-même, tu seras balloté par toi-même.
Tant que tu n’es pas ton seul maître, tu es ton premier tourment.

Soit je suis au centre de ma réalité, soit je suis à côté. Et soit je suis synchrone avec la Réalité, soit je suis en retard par rapport à elle.
Soit je suis centré AVEC ma Réalité.
Cela se sent par les rencontres et échanges d’énergies. Il s’agit de mettre en phase ses propres fréquences vibratoires avec celles de notre environnement, afin de ressentir l’Aise-sans-contrainte : ni forcer ni retenir.
Et si cela n’est pas possible, alors régler sa propre fréquence sur une ou des vibrations et cycles agréables, dans les limites du possible.

On sait avant de savoir : on sait avant d’avoir conscience de savoir ; car notre corps puis cerveau perçoivent avant que la conscience formule cette connaissance. Car les sensations sont communion entre le corps et le Monde – qui forment à eux deux la Réalité qui sait car elle EST tout : elle sait ce qu’elle est comme elle est ce qu’elle sait.
Se forcer, forcer ce qu’on sait-sent est donc aller contre notre savoir-expérience – dès lors qu’on est « Eveillé », par la Bienveillance, à la Réalité.

Dans toute communication, s’en tenir aux faits et éviter les commentaires, qui sont partiaux, souvent réactionnels, « vengeurs », et créent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent.

La perfection c’est presque.

Qu’on le veuille ou non, l’admette, le discerne, le comprenne, ou non, TOUTES nos Manifestations, toutes nos productions (physiques, verbales et mentales) SONT, sinon la marque de nous-mêmes, du moins des indications de ce qu’on est. Même si ces productions sont dues à des pressions sur nous de notre environnement; car elles n’en restent pas moins NOS REACTIONS SINGULIERES, personnelles, à ces pressions, à cet environnement. Ce sont NOS réactions propres, nos adaptations, nos idées, nos productions, et donc elles nous révèlent.
De même, il me semble, n’en déplaise, que nos existences révèlent ce que nous sommes – sauf cas aberrants, bien entendu (viols, guerre, mais même dans ces cas nos réactions nous révèlent)

D’un autre côté…nous sommes moins que ce que nous prétendons, mais plus que ce que nous savons. Ha !

Je suis mon pire ami et mon meilleur ennemi.

Privilégier la vitesse de déplacement de l’attention, et pour cela rendre la conscience légère : non appuyée et non crispée.
Sinon on devient lent, lourd et accessible, et moins réactif et plus facile, et enclin, à être accessible jusqu’au manipulable.
Le mouvement ! Et donc la vitesse.

Ne pas tolérer le malaise. Pour cela : déplacer l’attention, ou repousser la pression ou l’esquiver, ou sinon changer notre propre fréquence vibratoire.

Tant que tu ne te concentres pas sur TON AISE tu ne prends pas vraiment soin de toi. D’autant qu’en fait, ton Aise C’EST…toi.

Etre est savoir, mais savoir se substitue à être.

Finalement, mon principal défaut est : la COMPLAISANCE. Complaisance vis à vis de la méchanceté, complaisance vis à vis de mes défauts, vis à vis d’autrui.

Comme quoi, preuve de nouveau que parmi les écrits les plus pertinents que j’aie lus sont la Bible et Castaneda. Don Juan – ou Castaneda lui-même, seul ? – parle beaucoup de la complaisance; et je le comprends bien à présent.

Complaisance vis à vis de moi.

Suite au choix d’être honnête, sincère, j’ai commis depuis des années ce qui s’est avéré une erreur, notamment parce qu’elle était fondée sur un paradoxe. Par volonté d’être honnête j’avais considéré qu’il ne fallait pas « se jouer » mais essayer « d’être vrai ».
Or, la conscience est ainsi faite qu’elle crée non seulement un décalage entre la réalité, les faits, et nous, mais aussi un décalage…en nous-mêmes : entre soi – ce qu’on est instantanément, spontanément – et ce qu’on a conscience d’être.
De plus, la conscience nous fait connaître des possibilités, des « options » d’actualisation de nous-mêmes, qui sont autant de choix…parmi lesquels nous pouvons d’abord choisir, puis accomplir…c’est à dire …interpréter.
En effet : soit on interprète (au sens du comédien) ce qu’on voudrait être (on essaie d’accomplir une idée de ce qu’on veut, on essaie de l’incarner, la manifester, la traduire en actes par nous-mêmes) soit…on « laisse les choses se faire » et alors on n’est plus qu’une feuille dans le vent : un simple résultat concaténatoire, un simple enchaînement de conséquences – un simple objet et non plus un sujet.

Or, être quelqu’un – et quelqu’un de libre – c’est être conscient, et par suite de cette conscience faire des choix par connaissance, et ensuite tenter de les mettre en pratique.
Donc…S’INTERPRETER.
Or, depuis des années, j’ai au contraire essayé de ne pas m’interpréter (mais d’exprimer un état « spontané »…alors que même cela est un choix et par suite une interprétation…
D’où une situation paradoxale, gênante) pensant que sinon je ne serais pas sincère, pas « moi ».
Paradoxe aussi absurde qu’insoluble et…vicieux.
En fait, je suis tellement fasciné, et passionné, par la conscience, que je restais bloqué sur le fait d’être conscient : sur l’éveil et les connaissances qu’elle…fabrique puis procure; et j’en restais là : sans vraiment faire de choix, indécis.

Je suis Mouvements libérés par mes choix que j’actualise en actes sans complaisance.

Je suis libre par le choix de l’Orientation et de la Vitesse de mes Mouvements.
Je repousse les pressions.

Tant que tu ne dialogues pas avec le Monde, ton Existence n’est qu’un monologue egomaniaque.
L’Existence est rencontres d’Energies.

Je pense que la réalité a différents niveaux d’actualisation, en actions et réactions, qui se traduisent par des agencements particuliers des particules, et des concordances et discordances des énergies les composant et composant le tout, avec l’Espace.
Je pense que toutes ces activités et surtout les réactivités constituent, ou selon les cas sont assimilables à, la conscience.
Ou à l’inverse, la conscience est un ensemble de réactivités.
Tout cela pour dire que je pense qu’on peut considérer que TOUT l’Univers est conscient, à différents niveaux : avec une subtilité ou réactivité plus ou moins fine selon les niveaux.

Donc je pense – mais n’en suis pas certain : ne le SAIS pas – que TOUT est Conscient et Conscience, au moins latente, potentielle; mais pas forcément vigile, ou pas forcément éveillée. Et j’ai de la déférence pour cette Conscience car je l’admire et ai de la gratitude pour l’Aise et les Plaisirs qu’elle m’a procurés depuis ma naissance.

C’est l’Aise tranquille que je veux chercher, et non quelque perfection que ce soit. Et en ce qui me concerne, mon Aise tranquille est faite de Paix, d’Admiration, d’Affection Bienveillante et d’humilité envers la Réalité.

Sans humilité il semble très difficile d’éviter de se gaspiller.

Gare à l’orgueil : il nous pousse à croire que le Monde dépend de nous.

En fait, je me méfie de…moi-même, car je refuse que ma méchanceté s’exprime. Or…j’ai très peu de méchanceté. Mais la simple idée que je puisse être méchant me déstabilise.
Or, si j’analyse en moi vraiment…je n’ai que très peu de méchanceté (je ne dis pas « aucune », pour être sûr de ne pas être malhonnête)

Attention : ce ne sont pas les idées (nôtres ou autres) qui doivent régler nos énergies.
Ne pas laisser les pensées régler nos énergies-mouvements.
Il est nettement préférable de régler ses énergies en fonction des sensations qu’elles produisent.

Tant que tu agis par, ou avec, vanité, orgueil, tu te gaspilles…tu n’es pas vraiment toi.

Rire. Rire de soi ! Manier le doux humour.

J’ai décidé, je choisis, je commence : je m’applique à aimer le Monde, à avoir une vraie affection bienveillante pour tout, même pour ce à quoi je préfère m’opposer, même ce que je préfère refuser.
Je SAIS que l’Amour, la Bienveillance améliorent l’Existence et la facilitent, et la rendent plus agréable.

A présent, je motive tous les choix vraiment volontaires par l’Amour ou au moins l’Affection Bienveillante.

Admiration pacifique et affectueuse; et je me corrige si ce n’est pas le cas.

Enfin je m’occupe de ce que je perçois et surtout de ce que je RESSENS; délaissant la pensée et son action coercitive sur le soi…

Excès de moi-même : vouloir toujours et tout expliquer, formuler, rationnaliser. Stop ! Je vis prioritairement et majoritairement en sensations : perceptions et ressentis.

Et je n’écoute ni ne suis (de suivre) plus ma mémoire, retorse parfois…

Ô Monstre formé par la tristesse, la colère, la déception, la rancoeur, la frustration, rôdant en moi…Je ne te laisse plus te transformer en idées. Ô Energie sombre, froide et poisseuse, opaque et lourde…je ne m’abuse plus de toi.

Je vais à la rencontre de ma présence de malaise en moi, animé par mon affection pour l’Existence et par ma sincérité.
Alors, mes erreurs, dérisoires, je me les pardonne et progresse en évitant de les reproduire.

La seule chose dont j’accepte qu’elle me peuple, est mon affection admirative pour l’Existence.
Sinon je dissous ce qui en moi m’est désagréable, en ne le refoulant plus, ne le niant plus, et en allant à sa rencontre.

Quand tu parles à un public, il est capital de bien appliquer, adopter, TON PROPRE RYTHME de débit de paroles…

Ô Conscience je laisse mes vices et mes armes, avant ton domaine.

Le fait est que je ne me suis pas assez occupé de ce que je ressentais, de ce que je ressens…!
S’occuper de ce que l’on RESSENT.

Se délester de l’infantilisante aliénation paranoïaque théiste.

Le ressenti – de soi – permet d’identifier les Emprises, les Forces en action en nous et sur nous.
Tout est Forces issues des Energies fondamentales constituant la Réalité. Agir en conséquence.

Oui, tout est là : RESSENTIR LES ENERGIES ET AGIR EN CONSEQUENCE.

Un Homme c’est quelqu’un qui ne traite qu’avec l’indubitable.
Comprenne qui peut.

Si au lieu de critiquer systématiquement (ce que je ne fais pas, et m’interdis de faire) et quotidiennement les humains, dans les médias et dans la rue, à leur dire qu’ils sont mauvais, dangereux, nuisibles, méchants, on reconnaissait plutôt leur valeur, leurs qualités, on les soulagerait et les inciterait même à s’améliorer.
Si on leur disait comme ils le méritent, qu’ils sont merveilleux, fantastiques, puissants, brillants, courageux – ça ne serait, aussi, que justice.

Je chante et danse moi –
tout à la joie stupéfaite
du plaisir total de cette Existence.
Et je n’oublie pas de rire de moi.
Le seul pouvoir légitime est celui sur soi-même.

Il n’y a qu’une chose à laquelle s’appliquer : à quoi tu consacres ton Etre-Energie. A quoi te consacres-tu ? C’est de cela dont tu peux vraiment t’occuper, et c’est dans ce domaine que tu peux choisir.
A QUOI CONSACRES-TU TON ETRE.
TUU PEUX CHOISIR A QUOI TU TE CONSACRES.

Gare à l’erreur de vouloir que la Réalité soit comme notre esprit la comprend et veut qu’elle soit. Notre esprit n’est pas la Réalité.

Je fais avec ce que je suis. Autre chose serait mensonge.

Je suis excessif. Et notamment, je m’imagine trop de responsabilités. C’est en fait une façon de s’accorder trop d’importance.

Attention : avec l’augmentation des capacités augmentent les risques.

JE FAIS AVEC CE QUE JE SUIS.

NE JAMAIS OUBLIER DE S’AMUSER DE CE MIRACLE !

Etonnant comme les planches de surf, type funboard, me séduisent…

Lent comme la sagesse…

Le couple ? Je laisse les rêves au sommeil, mais je vois à peu près ce que je ne veux pas.

J’ai la rage de la vérité : comme les renards enragés je m’approche en douceur de tout, mais pour mieux pouvoir mordre et inoculer ma colère issue des frustrations.

Ainsi, quand, par la pensée je vais vers le Monde, je refuse tellement de lui nuire que des idées de choses vilaines pour lui ou pour moi me viennent.
Alors que quand je ne pense qu’à moi tout va bien…

Tout est merveilleux mais la douleur physique est désagréable.

Si cela te déplait, t’agace, que tu n’en as ni l’obligation ni le devoir, que rien ni personne ne t’y contraint physiquement, alors pourquoi tu t’en occupes ? Tu peux laisser cela et t’occuper de ce que tu veux.

Ton esprit est le chauffeur du véhicule qu’est ton corps. C’est toi qui décide où aller. S’il désobéit, tu peux prendre sa place. Haha…..

La provocation c’est faire un grand pas dans le vide en escomptant y trouver une marche : inconscience ! Un explorateur digne de ce nom avance prudemment, et en tout cas sans provocation.

Je m’occupe de mon espace, mec, et j’essaie de faire en sorte qu’il soit agréable.

La difficulté avec l’activité sexuelle c’est qu’il est très difficile de s’y adonner sans impliquer quelqu’un d’autre…

On est tellement pris par les milliards de choses…

Le français est une langue intellectuelle, chirurgicale, mais l’américain est peut-être plus réaliste, plus pratique, empirique : plus axé sur le vécu et le ressenti, la pratique.

En fait , j’aimerais être un animal de garde. Mais sophistiqué : de façon à bien garder et en même temps ne pas révéler ce que je garde.

Consignes de vie ? 3 mots : Sincérité, Prudence et Curiosité.

Il y a suffisamment à faire avec soi. S’occuper au mieux de soi, permet d’être éventuellement plus efficace pour répondre ensuite aux sollicitations d’autrui.
Mais avant je m’occupe de mon Espace singulier.

N’oublie jamais : la Liberté.
Liberté et Amour ne pèsent pas…et sont les plus beaux Mouvements, Bienveillants et Agréables.
Je ne fais supporter à la Liberté rien d’autre qu’elle. Ni dieu ni maître, ni peur, ni folie, ni méchanceté, ni croyance.
Soit je sais soit j’ignore, mais je ne crois ni n’espère ni n’attend. LIBERTE !

Sans orgueil on reprend son vrai volume, on réintègre les limites de son propre Espace. La peur est un refus de vivre, plus que de mourir.
Peu à peu notre Joie prend corps car la Liberté est son Souffle.

Par le jeu nous déjouons la colère et la méchanceté fond au rire.

Merci aux spiritualités qui m’ont aidé à devenir meilleur et apprécier davantage le Monde. A présent j’ai fait une Découverte qui m’est propre et que je vais vraiment appliquer :
JE SUIS MOUVEMENTS LIBRES.

Vers 1988 j’ai commencé à…CHERCHER; sans vraiment savoir que je commençais à chercher, et sans savoir CE que je cherchais. Aussi confusément qu’obscurément je cherchais…une sagesse.
Puis j’ai rencontré les écrits philosophiques puis mystiques.
Puis je me suis mis à découvrir l’importance du rapport au corps et ai développé le Dégourdissement, puis me suis intéressé aux arts martiaux et à la danse.
Puis j’ai « découvert » la Conscience. Alors la Conscience m’a fait redécouvrir le Monde. Et j’ai vraiment pris conscience de l’Amour, de la Bienveillance, de la Gentillesse, de la Douceur. Et j’ai ainsi découvert avec tout cela, quelque chose à porter en moi et avec quoi avoir des rapports.

Et…je ne cherche plus rien. J’ai trouvé quelque chose qui étanche ma soif de Réalité, ma faim de Conscience. J’ai trouvé…MES CONTACTS AU MONDE : la Fin de la Solitude; même dans le célibat, même au fond d’une chambre.
J’ai trouvé…ASSEZ. Ca me suffit en termes de divinités, de réponses à mes questions, en termes de contacts.
ASSEZ.

Maintenant…j’essaie de partager. Et peut-être transmettre…

Mon coeur est un trou noir; c’est mon cerveau le soleil.

L’Amour a ses limites que l’horreur dessine et la peur martèle.

Ne demande pas à autrui ce qu’il en est de toi si tu ne le sais pas toi-même.

Les digues que j’oppose à mes vagues ne font que m’enfermer et les rendent plus sournoises.

Tant que tu n’es pas totalement sincère tu ne peux vraiment identifier tes défauts, et donc pas les corriger.

C’est avant tout à celui/celle qui peut les faire de faire les efforts préférables pour améliorer une situation.

Je sais qu’il ne s’agit pas uniquement de comprendre (quoique finalement…il s’agit toujours d’une compréhension…même de notre incompréhension) mais je viens enfin de comprendre ce qui essentiellement peut me compliquer l’Existence : la CONTRARIETE.
Je me contrarie des difficultés que je reonctre; quelles qu’en soient les causes, humaines ou autres.

Or, la contrariété est un aigre et brûlant mélange d’empêchement, de vexation, de frustration, d’agacement et d’impatience. A tout cela l’individu réagit souvent par de la colère et un réflexe, conscient ou non, de vengeance, de réplique.

De fait, même quand elle serait légitime, la contrariété est une réaction INAPPROPRIEE à des difficultés rencontrées.
Il est plutôt préférable de ne pas se contrarier mais simplement : prendre acte de l’obstacle, de la difficulté, puis d’agir en conséquence, d’autant plus efficacement qu’on sera calme et non vindicatif.

Et encore plus généralement : comment ne pas se gaspiller ? En SE CALMANT.
Comment se calmer ? Se débarrasser de l’orgueil, de la peur, et de la colère.

Pour moi, comme pour la plupart des humains, se débarrasser de l’orgueil doit être un effort quotidien. Se débarrasser de la peur, tout au moins la maîtriser, est fait depuis longtemps, et pour la colère…ne pas se contrarier – viser l’utile !

S’optimiser ? Ne pas se gaspiller, donc ni orgueil, ni peur, ni contrariété.

S’appliquer immédiatement, et en libres mouvements, à trouver des solutions utiles et appropriées, au lieu de se crisper par et dans la contrariété.

Ne pas se contrarier des choses, mais les prendre en considération, et agir en conséquence.

Ne pas se chercher des contrariétés mais vivre son Aise et ses solutions.

La paix nécessite l’humilité, sans aller jusqu’à l’humiliation – sans complaisance.

Prendre toute difficulté comme une occasion de s’améliorer et non se contrarier.

L’orgueil, psychique, mental, de vouloir être parfait – dont irréprochable – est un sournois défaut, une erreur pesante, il nous appartient de nous débarraser.

Sage celui qui préfère appliquer sa puissance à la paix plutôt qu’à la guerre.

Mieux vaut peu, bien fait, que beaucoup mal fait.
Mieux vaut peu, bien vécu, que beaucoup mal vécu.

Attention : la quête de Dieu peut finalement tourner en vouloir être Dieu, malgré tout…
De même, la quête d’absolu peut mener à se vouloir absolu, ou la quête de perfection mener à se vouloir parfait. Du reste, il est fréquent que l’objet ou sujet d’une quête soit en fait un désir pour soi de l’individu qui le cherche.
Je préfère rester seulement humain, donc laisser certaines choses, même quand elles m’échappent comme une idée ou un souvenir.
Si je veux veiller sur quelque chose, autant veiller sur mes ACTES – sans excès.

Je suis humain, pas divin : je suis imparfait, ignorant, pas très grand, pas très puissant, etc…

L’humilité passe aussi par la reconnaissance de soi : « connais-toi toi-même » peut signifier cela aussi.

Je ne prétends pas connaître Dieu, ou Déesses ou Divinités. J’ai juste des préférences par rapport à des concepts et enseignements présentés comme étant relatifs à Dieu, et d’autres que j’ai développés moi-même. Et en conséquence je suis Chrétien. Mais je pense aussi, beaucoup, qu’il est possible qu’il n’y ait aucune divinité.

En tout cas je suis humain, je fais humain. En tant qu’humain j’essaie d’agir en fonction de mes choix, qui sont mes sélections volontaires, et en fonction de mes goûts innés et ceux que je me suis formés, parmi les possibilités que présente le Monde.

Je m’estime libre et me veux libre.

En tout, sincérité. Et si une ou des divinités existent, elle ou elles savent que j’ai de la gratitude envers elles pour moi et pour le Monde.

Savoir admettre ses ignorances est très important pour l’humilité et la simplicité.

Savoir laisser le divin à lui-même; et se retrouver soi : l’indubitable.

Pourquoi suis-je trop dilaté, au-delà de moi-même ? Parce que je m’égare et gaspille en spéculations et ambitions intellectuelles, au lieu de m’occuper vraiment de moi et de mon espace, indubitable, de perceptions. Du concret, sacrebleu !

Il y a au moins 2 dimensions dans notre existence : la dimension concrète – les rapports physiques, sensitifs, par actes, au Monde – et la dimension psychique, mentale : la pensée.

La pensée, par expérience (!), me parait trop subjective, trop spéculative, trop fantasmatique et chimérique, et finalement menant trop à l’égocentrisme d’une façon ou d’une autre; de plus, le fonctionnement cérébral est en grande partie « mécanique », indépendant de notre volonté. D’autre part, on peut facilement prendre ses idées pour la réalité, ou influencer nos perceptions par nos idées.

Donc, je préfère me réorienter sur la dimension concrète.

Bon, il est temps de se désaliéner, notamment de toute aliénation et peur intellectuelle, et se vivre en soi, dans le respect d’autrui et du Monde.

Plutôt que souffrir pour des idées je préfère oeuvrer pour, et par, des faits.

Donc je libère mon esprit de mon emprise, et me consacre aux faits, aux actes.

Ton esprit, comme tous les meilleurs amis, peut devenir ton pire ennemi. A toi de ne pas permettre cela.

La colère, comme la peur, peuvent reconfigurer ton esprit, et le contraindre à adopter, automatiquement, des structurations des contacts avec le Monde, en idées de colère, méchantes, violentes.
Si tu laisses la colère, ou la peur ou une autre émotion ou une idée, s’emparer de ton esprit et le formater, ensuite tu vis la colère, ou la peur, ou autre.

Libérer son esprit pour libérer sa vie.

L’Amour et l’Humour améliorent l’Existence et le Monde et même la Réalité. La Bienveillance et la Joie améliorent.

LIBERTE, AMOUR, HUMOUR et SINCERITE célèbrent et subliment l’Existence. Vivre par eux et les faire vivre améliorent l’Existence.

La colère et sa méchanceté me hantent encore, comme une ombre interdite sur un mur immaculé de midi. Un requin dans le rire du dauphin, un scorpion dans la rose odoriférante. Le venin de la méchante colère est partout sous-jacent.
L’orgueil se met en colère de presque tout. La vanité s’empèse de méchanceté.
Poisseuse méchanceté, seul l’Amour, la Liberté…ha, assez de mots ! Des actes. Assez de leçons : de la célébration, de la poésie.

La colère nous altère, comme le citron fait cailler le lait.

Savoir mettre à profit toute situation pour réaliser, apprendre et s’améliorer; toute situation, tout cas, tout sujet.

Etonnements : tant de connivences de vous à nous – de nous.

Je t’aime Monde, mais que notre étreinte peut être pénible parfois…

Y’a des sales idées ! Des méchantes, des vilaines !
Et pis c’est tout !

Je suis libre aussi par la reconnaissance de mes limites.

Prendre garde que la foi ne nous dérobe à nous-mêmes. Savoir revenir à soi.

A trop s’occuper du Reste, on se loupe soi-même. Se vivre, avant toute chose. Simple évidence. Et pour ce qui concerne strictement soi, ne se fier qu’à soi, n’écouter que soi (et notre ressenti de ce qu’autrui dit…si l’on est honnête) ne suivre que soi, n’avoir confiance qu’en soi, ne S’APPUYER que sur soi.
Rien ni personne d’autre. C’est à la fois la condition et la limite de la liberté de soi et de sa singularité. La singularité du soi est unique et n’a donc d’autre repère fondamental que soi.

Une sage et efficace façon de procéder face à une agressivité d’une ou plusieurs personnes, est de raisonner non pas en « comment agir pour m’en sortir » mais plutôt « comment agir pour que NOUS nous en sortions au mieux »…

Il en va de même lors de tout différend : comment faire en sorte pour que TOUT le monde s’en sorte satisfait. Si possible.

Je suis ce qui manque au Monde, et le Monde est ce qui me manque…

Tant que tu doutes de toi tu ne peux te décrisper vraiment.
Or, pour ne pas douter de toi tu dois te connaître et pour cela être totalement sincère donc te laisser être pour te révéler, donc…te décrisper.
On ne peut donc se connaître qu’en se libérant de soi-même : en s’abandonnant soi-même, se lâchant.

D’une façon ou d’une autre, toute pensée relative à du divin, tout discours censé traiter de divin est initialement une spéculation prétentieuse et mégalomaniaque.
Ce sont des projections fantasmatiques.

Ensuite, toute préoccupation divine est une paranoïa, affective et/ou intellectuelle, un égocentrisme démesuré, mégalomane.

Enfin, toute religion est aliénation et soumission : un mélange coercitif et comminatoire de rites, d’interdits, d’obligations, de discriminations et de refoulements, de communautarisme prétentieux et de xénophobie hostile.
Je ne veux plus de tout cela.
Je me suis trouvé, et avec moi un pertinent rapport au Monde : je suis humain, je vis humain – je fais humain.
C’est tout.

Les réponses toutes faites, péremptoires et bornées, uniquement constituées de croyances et d’interprétations tendancieuses, partiales et arbitraires, élaborées pour rassurer, flatter et satisfaire des egos inquiets, en manque de sens et de répères, je n’en veux plus.
Cela me révulse, me répugne et m’agace. C’est insupportable d’infantilisme et de malhonnêteté intellectuelle, tantôt doucereuse tantôt hargneuse, souvent dangereuse, car à tendance nivellante, normative, uniformisante jusqu’à fascisante voire totalitaire.

Je suis humain donc je vis à ma mesure; sans prétention et sans humiliation non plus. Je fais humain : je vis à ma mesure, en toute sincérité. Fini les extrapolations, les spéculations, les supputations, les hypothèses fantasmes, les transcendances…
Les faits et leurs effets me suffisent. Ce que je suis, ce que je sens, ce que je ressens, ce que je fais, et ce qui arrive.

Je n’ai pas choisi de vivre, pas choisi ma naissance, ni choisi d’être impermanent et mortel; alors dans la limite de mes possibles j’essaie juste de choisir ce que je vis.

Foin des oraisons castratrices et normatives ! Foin de l’oppression psychique sournoise des uns envers les autres. La Liberté ? C’est moi.

Le piège égomaniaque que peut créer la conscience chez un sujet zèlé : croire que le Monde dépend de soi.

Ne pas pour autant devenir une source d’aigreur ou néfaste.

Un des risques de la foi est de faire entrer l’individu dans une spirale perfectionniste qui le dépouille de lui-même et le nie au profit d’un absolutisme aliénant qui s’éloigne de plus en plus de la vie et de la liberté.

En résumé mieux un vrai humain qu’un faux dieu. Mieux vaut une vie et un être charnels, qu’une chimère d’imagination.

A présent je m’en tiens aux faits, aux corps, aux sensations ressenties.

Laisser les idées à elles-mêmes et à celles et ceux qui s’en gaubergent. Se consacrer aux sensations, aux ressentis et aux faits.

Faire de ses idées des solutions, pas des problèmes; et sinon se consacrer aux faits, aux sensations, aux ressentis et aux actes.
Empirisme et pragmatisme, pltôt qu’idéalisme et intellectualisme.

Je reviens enfin à ma seule vérité indubitable : moi.
Il me reste à me débarrasser de ma colère : la dissoudre.
La colère qui cherche à se venger, donc qui cherche des victimes, qui cherche à faire mal, donc qui produit de la méchanceté…

Fort heureusement – c’est plus facile – je n’ai personne dont me venger : je n’ai aucune raison valable d’être en colère; sinon contre moi.
Donc s’apaiser : revenir à la stupeur admirative pour le Monde, et aux plaisirs et à la Bienveillance, et l’Affection.

Mais par rapport à la pensée c’est là que mes expériences s’avèrent très intéressantes : en effet, j’ai découvert, par exemple, qu’il est très difficile, voire impossible, de bander…sans PENSER ! La pensée est beaucoup plus importante que les sensations pour déclencher l’érection. Voilà qui est très intéressant.

Cultiver son Espace. Voilà tout.
Comprenne qui peut.
CULTIVER SON ESPACE.

L’affectation cache quelque chose.

L’importance de ce que je nomme « veiller à ne pas se laisser contaminer par les malfaisances d’autrui ».
Beaucoup de gens dans le métro semblent se comporter comme s’ils se vengeaient du mépris, de l’indifférence, de l’irrespect que d’autres leur ont fait subir. Et…ils finissent pas adopter le même comportement que leurs « bourreaux » : ils deviennent pareils, les mêmes.
C’est CA la contamination; c’est ainsi que nous pouvons veiller à ne pas nous contaminer des méfaits d’autrui : ne pas devenir ce que l’on réprouve, ce que l’on déteste. Je l’ai déjà écrit, et il est bon de le rappeler.

Vraiment, désormais que je suis plutôt bien conscient, je veux me débarrasser de 2 choses, liées, qui perturbent, voire corrompent, beaucoup d’humains : la colère et la vengeance. La vengeance est essentiellement liée à la colère, mais elle est aussi constituée d’une volonté de faire mal, en réplique au Monde qui nous impose à nous-mêmes et nous fait souffrir depuis le premier instant de vie jusqu’au dernier (physiquement, sentimentalement, émotionnellement, etc…) Même si on jouit, on souffre aussi…

Une solution est : s’abandonner au pardon, s’abandonner dans et par le pardon. Pardonner à la Réalité. Non suelement avoir de la gratitude envers la Réalité – pour tout ce qu’on apprécie, aime – et pardonner à la Réalité, pour tout ce qu’on n’aime pas.
Et se consacrer uniquement à aimer la Réalité : s’appliquer avec Bienveillance à la Réalité. Avec sincérité et…persévérance.

Parmi tout ce qui est possible, tout n’est pas souhaitable. Là aussi tu peux choisir.

Ne pas le nier : une part de notre énergie-être est DESTRUCTIVE. Une part de nous veut détruire.
Cette part nous pouvons réorienter, trans-former, son actualisation.

Pour ce faire, on peut mettre à profit une de ses propriétés : en effet, l’énergie destructrice a une grande acuité, une grande capacité à se focaliser sur un objet-sujet, une grande faculté de concentration…
On peut donc la détourner de son objectif-victime, pour s’en servir à se concentrer sur ce qui nous intéresse, pour bien nous appliquer et être ainsi plus efficace…

Le Fauve et le Constructeur.

Oui, souvent l’affectation masque quelque chose. Souvent affectation est hypocrisie. Et elle est aussi, souvent, vanité : on est affecté par rapport à autrui, pour se montrer.

Tant que tu n’as pas identifié sincèrement tes propres valeurs, tu n’es pas vraiment libre.
Etonnant comme, fut un temps , je voulais me remplir d’informations et connaissances, et maintenant ce serait plutôt l’inverse : je trouve que les connaissances et informations, pour la plupart, m’encombrent et j’essaie plutôt de me vider.

Une chose au moins sur laquelle tu peux veiller : TOUT L’ESPACE QUE TU ES. C’est toi qui peux décider CE QU’EST cet Espace.

Se mettre en colère ou se dégrader à cause de ce qu’on n’aime pas, c’est déjà lui concéder de l’emprise sur nous.
Veiller à ce que les choses que tu n’aimes pas ne t’altèrent pas, ne te corrompent pas (par exemple : en te rendant obtus, partial, etc…)

Les croyances nous remplissent d’à priori et nous manipulent en inhibant ou exagérant nos actes : les croyances nous dépersonnalisent, nous corrompent, et nous déforment la Réalité en s’imposant comme filtre déformant entre nous et le Monde. Les croyances se substituent à nous et à nos rapports au Monde.

Moi est un mélange : composé de mon corps et d’éléments provenant de son environnement. En conséquence, le seul moyen d’être vraiment soi est de se ré-unir au Monde, d’embrasser le Monde sans retenue. C’est le Monde qui te retiendra s’il le veut, préfère.

L’interdit m’exaspère !…Mais…il n’y a pas d’interdit en soi, il n’y a que des possibles et des impossibles, et ce que je veux faire et ce que je ne veux pas faire. Et…ce que je fais.
A moi d’être libre : de choisir et faire uniquement ce que je veux, et ne pas faire ce que je ne veux pas.

De fait, je suis en colère contre moi, car j’intègre des interdits d’autrui, ou m’en crée, en moi, et suis ensuite en conflit avec moi-même puisque ce sont des autorités morales qui ne sont pas miennes, pas moi, mais avec lesquelles je me manipule.

De plus, tous ces pseudo-interdits me font me crisper et m’actualiser en sur-régime : me gaspiller.

Qu’importe les interdits d’autrui : seul compte ce que je veux faire, ce que je ne veux pas faire, ce que je fais et ce que je ne fais pas.
Le soi n’a pas d’autre autorité que lui-même, et les propriétés physiques de sa Réalité (lui et son environnement)

Toujours optimiser son actualisation : en partant de la dépense minimale de soi. Eliminer toute activité, musculaire, mentale, nerveuse, superflue. Optimiser le rendement de notre actualisation : la dépense minimale d’énergie pour obtenir ce que l’on veut. Obtenir le mieux au coût minimal. Atteindre le « plus » avec le « moins ».

Etre prudent par rapport à ce que l’on cherche, car…on trouve ce que l’on cherche vraiment – quitte à se le créer mentalement.

La vérité est ce que JE SAIS : je sais ce qui est, quelle est la charge d’attirance ou de répulsion qui existe entre moi et tout mon environnement, continuellement. Mais je n’agis pas en conséquence ! Je continue de faire comme si je ne savais pas, continue d’agir comme un ignorant : comme un in-conscient.

Ce savoir est une communion immédiate de moi et du Monde. Tant que je ne vis pas cette immédiate communion, je reste décalé par rapport à ma conscience, ma connaissance, par rapport au Monde et par rapport à moi-même.

Je ne suis pas que mon corps ou que ma pensée : je suis TOUT CE DONT J’AI CONSCIENCE ET TOUS MES MOUVEMENTS.

Et tout cela veut se calmer, se pacifier, et optimaliser son actualisation : ne plus se gaspiller. Donc…DOUCEMENT. Orientation et Vitesse. Orientation en fonction de ce que je SAIS, Vitesse en fonction de ce que je PEUX…

Les choses sont simples : quelle Source de Réalité veux-tu être; qu’émets-tu dans le Monde ? A toi de choisir.

Comment veux-tu te connaître si tu ne vas pas au bout de tes émotions ?

Vouloir se contrôler totalement et continuellement est aussi illusoire qu’erronné. Et orgueilleux. Et cela étouffe en partie la magie du miracle de l’Existence. Et cela rend trop grave, trop soucieux, trop pesant, trop crispé.
Et…quelque chose « d’autre » que nous, au-delà de nous, VEUT vivre par nous. Et il est bon de laisser vivre ce « quelque chose d’autre ».
Là encore, tout est question de DOSAGE, d’équilibre.
Savoir doser. « Doser et oser » comme me répétait le gars rencontré cette fameuse nuit sur Paris, moitié clown, moitié clochard, vêtu d’un côté en jaune et de l’autre en bleu (qui est mon mélange favori)

Donc…Savoir laisser vivre.
Sinon tu deviens une MACHINE CRISPEE !…

Savoir laisser vivre, laisser faire ses curiosités, ses sens, ses désirs, ses envies, ses goûts, ses idées : savoir se laisser vivre, SANS EMPRISE, sans contrôle, sans crispation.

Une autre façon de dire est : N’OUBLIE JAMAIS DE T’AMUSER DE L’EBLOUISSANT MIRACLE DE L’EXISTENCE !!!

Ô Humain, quelle Sources veilles-tu à être ?

Pour ce qui est du contrôle, s’appliquer prioritairement à ce qui est vraiment en notre pouvoir et à ce qui est utile.

Oui : quel Espace et quelle Source te fais-tu ?
Personnellement j’essaie de me faire Espace de Liberté et Source de Gentillesse. Tout est là.

Mes connaissances se résument à : Espace, Source, Orientation, Vitesse, Gentillesse, Sensations, Mouvements, Sincérité, Mansuétude, Humilité.

A chaque instant tu changes, et d’instant en instant tu es nouveau, tu peux être nouveau et te choisir, te décider.

Si tu n’identifies pas ton mal, tu seras moins efficace contre le Mal. Méfiance,car le Mal se renforce de la complaisance envers lui.

Mes douleurs, mon orgueil, mon égocentrisme : ma colère.

Je fais face et affronte tout ce qui m’obstrue, tout ce qui gêne ma conscience, mon être, tout ce qui entrave mes énergies, mes mouvements. Je repousse tout ce qui m’obstrue pour l’expulser hors de moi. Je fais cela sans prendre aucune autre référence, aucun autre repère, que moi.
Je fais cela sans peur car soit je triomphe, soit si je perds c’est que c’est quelque chose qui me surpasse; mais au moins aurai-je été moi-même, en essayant de m’améliorer par rapport à mes valeurs, et j’aurai lutté pour ma Liberté et mon Amour, et au-delà pour les Libertés et les Amours.

Que suis-je ? Je suis des Mouvements.

Je peux, pour affronter et repousser tout ce qui obstrue l’Espace que je suis, m’aider de la puissance de ma Volonté, ou alors, à l’inverse, de la puissance de l’abandon : l’abandon à moi-même. Moi-même sans aucune simulation, aucune hypocrisie, aucun rajout : juste moi qui suis Mouvement et repousse hors de mon Espace tout ce qui m’obstrue.

C’est ta folie qui sauvera ta sagesse, et c’est ta sagesse qui te sauvera de ta folie.

Si tu es trop fier de toi, de tes capacités, de tes pouvoirs, de tes choix, vis à vis des autres ou même de toi-même, le Monde saura t’humilier pour te ramener à plus d’humilité, de modestie et de simplicité.
Et tant pis pour toi si tu ne sais t’améliorer suite à sa leçon.

Qu’on le veuille ou non, on évolue continuellement, et quitte à évoluer, autant s’améliorer.
Et on ne peut s’améliorer sans parfois commettre des erreurs. Ne pas oublier la mansuétude envers soi-même aussi, et se savoir faillible et avec des faiblesses.

Il est stupidement et dangereusement fort celui qui ignore ses faiblesses.

Si tu aimes les gens et veux les aider, il est important de te rendre compte que tu ne feras pas leur bonheur à leur place.
S’occuper de soi d’abord, veiller à sa propre Aise, afin d’être un interlocuteur agréable, est encore la meilleure façon d’aider les gens.
Et ensuite, n’inervenir pour eux que s’ils le demandent, ou sont matériellement dans une difficulté indéniable.
Ne pas prétendre faire le bonheur des gens, ou savoir ce qui est bon pour eux.

Dans tout ce que l’on fait, il ne s’agit pas d’avancer vite, mais d’avancer bien, afin de ne pas être contraint de revenir en arrière. Bien faire afin de ne pas avoir à y revenir. Cela peut prendre plus de temps mais finalement cela en fait gagner beaucoup.

Refuser la peur, refuser la violence : refuser la méchanceté.
Laisser les méchants et les méchantes et toute méchanceté à eux-mêmes.
Et refuser, rejeter, ne pas s’appliquer, à la violence et à la peur que veulent instaurer les méchants et méchantes.

Attention : l’Amour ne se simule pas, ne se force pas, ne s’affecte pas.
Le laisser vivre : sans le contraindre; ni le forcer ni le retenir.

Ton esprit est ton espace personnel. Tu peux décider de ce qu’il contient.
Tu ES tout ton Espace-Cognitif et corporel. Il t’appartient donc de TE reconnaître et d’abandonner ce que tu n’apprécies pas.
Enfin…savoir se nourrir l’esprit…

Si tu n’es pas maître de l’Espace que tu es, tu n’es alors qu’une feuille dans le vent, ou un jouet d’autrui.

Tant que le physique n’est pas atteint alors tous tes soucis matériels sont de faible importance, et le plus important est de nettoyer ton Espace Intérieur de tout ce qui l’encombre : les croyances, les idées fausses, les erreurs, les soucis, etc…
S’occuper de ce qui est en notre pouvoir, donc s’occuper de notre coprs et de notre espace intérieur, et se débarrasser de ce qui nous déplaît.

Se débarrasser de TOUTE croyance. Les coryances modifient nos perceptions du Monde et nous remplissent d’a priori et préjugés; et parfois de soucis et de colères – aussi artificiels que les croyances.

Il est stupide et vain de se préoccuper de croyances.

Ton adversaire, ton piège et ta prison c’est…ton esprit, et les choses que tu acceptes dedans alors qu’elles te déplaisent.

Une partie de l’esprit de l’individu est constitué de limites, de bornes : d’interdits et de peurs, servant à contraindre et restreindre les comportements (actes, paroles et pensées) de l’individu afin d’en assurer la sauvegarde.
Mais ainsi l’individu est en fait prisonnier de son protecteur, de son gardien.
Il est nécessaire de s’affranchir, se désaliéner, se libérer de soi-même. Se désaliéner de notre censeur-gardien.

De fait, il arrive un moment où l’individu, désirant s’éveiller et se libérer, en vient à se confronter à son propre esprit qui cherche à continuer d’exercer son emprise sur lui. L’esprit alors se retourne contre lui-même, contre l’individu, en le harcelant de ses interdits et peurs.
Identifier cela puis refser cette Emprise, et se désaliéner : ne plus subir les ordres, menaces et harcèlements de notre propre esprit.

(Celles et ceux qui parleront de schizophrénie à ce propos, sont juste à un niveau moins avancé de développement, de liberté et d’éveil…)

TOUT CE QUI EST EN TOI EST TOI, même s’il y a eu influence d’autrui. Mais tout ce qui est dans ton Espace EST toi.
Il t’appartient de choisir ce que contient l’Espace que tu es, et quelle Source tu es dans le Monde : ce que tu émets, produis.
Mais sans tomber dans l’erreur de croire que le Monde est systématiquement comme tu le veux.

Donc : OCCUPE-TOI DE TON ESPACE INTERIEUR.
Clarifie-le, désaliène-le, et améliore-le. Lentement, avec ténacité et humilité et tu parviendras à l’AISE LIBRE : le TOI OPTIMAL.

TU PEUX T’OPTIMISER – et la Réalité s’en améliorera.

Plus largement, évitant de tomber dans l’égocentrisme ou le narcissisme, je recommande plutôt : TU PEUX T’APPLIQUER A RENDRE TON EXPERIENCE AGREABLE.
Ton Expérience c’est : Toi et tous tes rapports au Monde, à la Réalité.

Et finalement tout peut se résumer par : TU PEUX T’AMELIORER.

Ce qui signifie : si quelque chose ne te plait pas dans ce que ressent l’Espace que tu es, tu peux améliorer cela (dès lors que ce n’est pas une maladie infectieuse ou un accident ou autre problème organique)
Par exemple, dans tes rapports à autrui : tu perçois quelque chose qui provoque une réaction déplaisante en toi. La première chose à faire est d’améliorer ton ressenti intérieur, ton Espace, (tu peux d’ailleurs ainsi réaliser que souvent c’est en fait toi le responsable de ce MAL-ETRE) TU PEUX T’AMELIORER…
(Corriger tes défauts et erreurs, aussi)

Un des problèmes de cette Existence c’est que…ça prend une vie pour apprendre à vivre !
Ironie : est-ce qu’on ne sait vraiment vivre qu’à l’instant de notre mort ?

Il est vrai que si on imagine mourir dans l’instant, alors seul subsiste dans notre esprit ce qui est vraiment important pour nous : les gens et les choses. Et bien souvent c’est l’Amour : l’affection pour les gens qui, seule, subsiste…!

Oui la plupart de mes problèmes sont miens et en moi. Même les agressions d’autrui (sauf physiques, bien sûr, mais fort heureusement je ne suis ni menacé ni en guerre) ne me gênent que d’autant qu’elles font résonner en moi quelque chose qui leur était préexistant : elles trouvent un écho en moi !

Je dois donc m’améliorer.
Oui, humain : TU PEUX T’AMELIORER.

De fait, si quelque chose te gêne, ce n’est pas forcément cette chose qui EST gêne, c’est TA REACTION à cette chose qui EST gêne…

Il est préférable, plus utile de se choisir des buts, objectifs, projets CONSTRUCTIFS.

Et finalement…Dieu-Déesse o autre concept divin, n’est pas un projet, un but constructif.
Admettons même que tu trouves ton Dieu. Te voilà bien avancé !
Et maintenant, quoi ? Tu vas continuer à n’être qu’un disciple, qu’un adorateur, qu’un soumis, et rien d’autre ? A quoi bon exister en tant qu’individu singulier alors ?
Dieu ? Jusqu’à preuve du contraire ça n’aide pas pour le bricolage, et ça fait pas cuire la soupe…

La peur, la colère, la méchanceté, le malaise même, sont…EN TOI, et non dans les objets ou sujets qui ne font que les provoquer, réveiller, en toi…Réaliser cela.

La justice est un concept créé et développé par l’Humain. Jusqu’à preuve du contraire il n’y a pas de justice dans la nature; la Réalité n’est pas juste (ni injuste) : elle EST, et c’est tout.
Peut-être cette idée de justice est-elle issue d’un sentiment, lui-même dû aux propriétés d’équilibre que l’on peut retrouver à différents niveaux dans les échanges d’énergies qui constituent la matière et ses mouvements, mais en tout cas son développement par l’humain, sa conceptualisation ne lui donne pas pour autant une propriété de réalité matérielle, singulière.
Non, la justice est une idée humaine, et comme je l’ai déjà écrit, une des premières formes (sinon LA première) de transcendance. D’ailleurs il lui faut une transcendance pour se donner « corps », réalité. Elle ne peut exister que PAR RAPPORT à une référence, un repère. Et comme elle n’a pas de réalité propre et ne désigne pas de réalité existante, elle (l’idée de justice) est obligée d’avoir recours à un ARTIFICE : la notion de juste qui elle-même se justifie, se légitime, et s’appuie par et sur une transcendance : un « quelque chose » AU-DELA de la réalité, qui DEPASSERAIT la réalité, qui serait SUPERIEUR à la réalité.
Cette transcendance est nécessairement (pour pouvoir valider la pertinence du concept) un ABSOLU, ineffable, etc…
De là – cet Absolu – à Dieu, il n’y a qu’une audace sémantique, rhétorique, bien vite franchie par certains; mais rien de plus concret.

Or, et c’est intéressant, cette notion de justice et de jugement HANTE beaucoup d’humains, et c’est précisément sur elle que s’appuient…TOUTES les religions (sauf peut-être certaines branches de l’hindouisme, véritablement mystiques et profondes…) et tous les systèmes politiques, pour s’imposer, par la crainte, dans l’esprit des gens.

S’il n’y a plus de justice, il n’y a plus de valeur du jugement, qui devient caduque, et plus de rapport soumis, coupable, à l’autorité qu’elle qu’elle soit, Dieu ou Etat.

De fait, la justice est toujours absurde et caduque, car pour les cas où l’on serait tenté de l’invoquer : les actes graves (meurtres, viols) elle ne peut, ou plutôt elle ne « sait » que…punir – ce qui n’est que de la vengeance. Sauf à admettre que la justice est vengeance – auquel cas il ne s’agit donc que…de la loi du plus fort ! Celui qui est à même, qui a les moyens, d’imposer sa volonté – par la force du nombre, le plus souvent : la majorité (qu’on soit en démocratie ou non)

La justice n’est rien d’autre que la fille du ressentiment : la production de la rancoeur, de la rancune, de la jalousie et de l’envie.

Mais la réalité n’est pas juste. La notion de justice est totalement étrangère à la matière qui, par exemple, s’autodétruit par cancer en un enfant de 5 ans, comme elle peut s’agresser dans un viol, ou rouiller en un vieux clou.

Humilité n’est pas humiliation.
Pacifisme n’est pas passivisme.
Rire de soi élimine les excès de soi.

De même, pour ce qui est de la justice, du fait de cette valeur-idée extérieure à eux, qui leur est inculquée et imposée, les individus s’en remettent à d’autres valeurs que les leurs propres, se jugent, s’évaluent par rappport à autre chose qu’eux-mêmes, des repères et valeurs qui ne les concernent pas, qui sont souvent celles d’autres individus.
Ce faisant, les victimes de la justice, les culpabilisés, tournent leur attention vers le ou les juges, et vers les notions de justice, au lieu de vraiment se scruter eux-mêmes et leurs actes. Ils s’égarent…et se gaspillent et ainsi peuvent rarement s’améliorer.

Peu de choses sont pires que les imposteurs, et dupes eux-mêmes d’une imposture, qui tentent d’imposer leurs illusions et mensonges par la violence, l’agressivité, la méchanceté et la peur.
Cela me répugne, m’horripile, m’énerve, me dégoutte.

D’ailleurs, en règle générale, plus quelqu’un est véhément, agressif, violent dans sa façon d’essayer de te convaincre de ses idées, plus tu devrais te méfier de lui et de ses idées : plus il est approprié de les remettre en question, lui et ses idées.

Je reviens à ce que j’écrivais en 1995 quand j’étais allé dans le « désert » en Espagne avec des champignons psychotropes que j’avais récoltés et faits sécher : se méfier des mauvais frissons. Ne pas laisser les mauvais frissons nous pénétrer.

Notre esprit peut nous masquer les choses susceptibles de vraiment nous gêner – par défense, pour nous préserver.
C’est pourquoi il est nécessaire d’identifier ses douleurs, puis ce qu’elles produisent en nous : colère, tristesse, peur.
Puis s’appliquer à dissoudre ces conséquences. Et résoudre si possible ses douleurs. La douleur morale est…inutile et néfaste. S’en débarrasser; la dissoudre.

Le cerveau a les mains comme extension car l’esprit est déjà une poigne, qui cherche continuellement à saisir.

Toute énergie, toute part de nous, que l’on voudrait actualiser et qu’on n’actualise pas s’accumule en nous et a tendance à se corrompre et devenir une énergie généralement destructrice, agressive.

Oui, la notion de justice, et sa traduction en condamnation, est vraiment un puissant outil de manipulation et d’emprise sur les esprits des populations.

A quoi sert l’Etat (et par suite, quelle est sa légitimité) dès qu’on réfute le concept de justice ?…A rien.

La première des forces de ton adversaire ou même de toute personne, c’est celle que tu lui concèdes, confères ou attribues : l’idée que tu t’en fais.

Le mental, qui est avant tout un processus de protection, sauvegarde, de l’individu, exerce son emprise avant tout par la peur. Pour cela, il décline et in-forme, donne forme à la peur à l’aide de la peur de la mort, ou la peur de l’enfer, du jugement, de la douleur, de la différence, de l’inconnu, d’autrui – ce qui est fort facile, car tout peut être dangereux dans ce Monde : matières comme idées.

Le mental peut aussi utiliser l’orgueil, ou la colère ou d’autres sentiments, idées ou émotions, pour garder son emprise prépondérante sur la conscience de l’individu, et par là garder le pouvoir sur lui – avec toujours le principe de préserver l’intégrité physique (et mentale) de l’individu et le (ré)conforter.

Par « mental » je signifie : l’ensemble des processus cérébraux, organiques, qui constituent le psychisme, l’esprit, dont les pensées sont des formalisations finalisées.

Une fois qu’on a identifié ce processus et son emprise, on peut s’en désaliéner.

Je ne veux vivre que selon la Liberté et l’Amour.
Selon moi, la Liberté est l’ensemble des capacités de Mouvements de l’Etre dans l’ensemble des possibles, et l’Amour est la volonté afectueuse de partager de l’Aise avec autrui et soi.

Pour être en accord avec cela, je m’applique à ce que je ressens, à ce que je sais et à ce que je peux apprendre, qui me paraisse indubitable, et par suite, que je puisse savoir , et je refuse de croire.
Et en conséquence de ce qui précède, je veille à ne pas nuire sciemment à autrui ou à moi.

Et entre le doute vis à vis des éventualités divines et la certitude de moi, je choisis MOI; en restant disponible pour ce que j’agrée.

Je m’en tiens à la certitude des faits.

Je suis agacé de m’aliéner moi-même, et de me provoquer moi ou autrui.

Pour être aise il convient d’être en accord avec soi, dans les limites du respect d’autrui.
Or, le soi est un Mouvement spontané, uniquement influencé par les goûts et les dégoûts.
C’est donc souvent le respect pour autrui qui nous fera nous limiter; et nos propres limites physiques.

J’ai cherché, sondé, testé mon affection pour le Monde.
J’aime le Monde. Je veux l’admirer – sans autre restriction que celles qu’il m’opposera, que je ressentirai.

Je veux manifester par mon être de la Gentillesse, de la Liberté, de la Paix, de l’Aise, de la Joie, de l’Amour et de l’Admiration, et si possible vivre en couple avec une femme qui m’aime et que j’aime. Voilà tout ce que je veux.

La Sincérité c’est la Vérité de Soi.

Apprendre et s’appliquer dans le Monde concret des faits, et non dans un monde de constructions intellectuelles que l’on tente sans cesse de justifier, comprendre, expliquer.
Des faits, pas des idées !

Plutôt que faire la guerre aux idées, faire la Paix avec les faits.

Je refuse d’aimer ou révérer un ou des dieux qui puniraient ceux qui leur déplaisent en les envoyant dans un enfer, quel qu’il soit.
De plus, le concept d’enfer me paraît trop grossier et indigne d’une divinité.
Je ne sais même pas s’il y a un dieu, ou alors des dieux, ou déesses, et je ne sais pas non plus s’il y a une âme. Et finalement tout cela m’agace.

Je suis humain et je tente de faire à ma mesure : humaine.

En conclusion : LAISSER LES IDEES A ELLES-MEMES et S’OCCUPER DES SENSATIONS et DES RESSENTIS, DONC DES MOUVEMENTS D’ENERGIES.

Ce n’est pas de la fuite, de la lâcheté ou de la résignation ou soumission, c’est, au contraire, de la lucidité courageuse qui décide de s’appliquer à la réalité des faits et non à l’imaginaire spéculatif mental en partie indépendant de notre volonté.

Ne pas oublier que tu ne peux pas tout comprendre, ni tout expliquer, ni être infaillible, ni tout savoir, ni tout pouvoir – et tant mieux !

Compte -tenu de leurs capacités, les Humains peuvent être, et poser, des limites. Quelles limites veux-tu être ?…
Si tu tentes de vivre parfaitement, tu risques d’échouer à te vivre.

Il ne peut y avoir de véritable liberté sans sincérité du soi.
La sincérité est la vérité du soi.

Vouloir que le Monde soit totalement conforme à ce qu’on veut ou ce qu’on pense, est une dangereuse erreur, qui peut menerà la folie ou au fascisme, ou aux deux.

C’est par mes choix que je constitue mon identité.

Place à la douceur, place à la joie, place à l’émerveillement.

Pour admirer le Monde, se débarrasser de toute croyance.

Tant que tu n’es pas libre par rapport à une idée, tu n’es pas vraiment libre.
Tant que tu n’es pas libre par rapport à toute idée, tu n’es pas vraiment libre.

De fait, tant que tu n’es pas libre par rapport à ton esprit, tu lui es soumis et aliéné et tu n’es pas vraiment libre.

Je me libère vis à vis de mon esprit – je me libère de mes pensées. Je suis, indépendamment d’elles.

Ce qui est important pour moi c’est de ne pas nuire à ce que j’aime; surtout pas sciemment.

La Réalité communique avec toi, sous tous rapports.
Tant que tu ne vis pas en conséquence, tu ne vis pas au mieux; ni pour toi ni pour la Réalité.

La prudence peut préserver mais se soumettre à la peur c’est renoncer à soi.

Aimer est la meilleure des choses dans cette existence. Il serait fou de s’en priver.

Qu’on le veuille ou non, nous sommes tous et toutes immergés dans un Monde qui fait plus ou moins pression sur nous, mais continuellement.
Nous sommes donc simultanément actions et réactions.

Je suis plutôt curieux et chercheur, et les chercheurs s’accomodent mal des limites car justement ils ont tendance à aller chercher au-delà. Ce qui n’exclut pas le respect, bien entendu.

Moi est composé de Soi – le corps immédiat – et d’interactions continuelles de ce Soi-Corps avec le Monde.
Le Moi maître de lui-même est une des plus belles, des plus nobles, tentatives, entreprises, que je connaisse. Le Moi maître de lui-même sublime, augmente et améliore l’Univers lui-même.

Etre maître de moi-même requiert des EFFORTS de Soi, et par rapport au Monde. En toute sincérité et humilité, et gentillesse.

Vivre consciemment c’est être continuellement en équilibre.
Quand on est en équilibre, on ne doit pas s’attarder complaisamment sur ce qui gêne, sinon on perd l’équilibre et on tombe.
Oui : marcher sur une poutre est une excellente école de vie…

Chaque individu est initialement un Fauve. Puis par l’histoire personnelle une partie de ce Fauve se transforme en Dompteur.
Comment libérer le Fauve en l’empêchant de nuire ?
Je dis bien Fauve et non Monstre. Ce n’est pas un monstre, c’est un Fauve : un être vivant tout d’énergie, de désirs et d’aversion spontanés. Mais qui n’a aucune considération de bien ou de mal : juste un jaillissement aimant jouir.

Le Dompteur est une partie de ce Fauve formée à partir des interactions du Fauve avec le Monde, dont les conséquences se sont imprimées sur le Fauve.
Ce Dompteur est ainsi constitué de 3 sensibilités : la sensibilité du Fauve, la sensibilité du Monde – subjectivée, réadaptée par le Fauve, et la sensibilité propre à cette entitée située entre le Fauve et le Monde : une sensibilité hybride.

Le Dompteur doit dompter le Fauve, mais aussi…le Monde, ou ce qui en émane, si possible.

Attention : plus on se veut ou croit responsable, plus on se crée de responsabilités.

L’humour et le jeu !! Quelles voies d’amélioration de soi et du Monde !!…

Chercher la connaissance par le Mal – la méchanceté – ou les limites, est finalement criminel, dans l’intention; et souvent c’est criminel dès le départ.

Et ne pas oublier que le Monde n’a pas systématiquement raison : tu peux avoir raison par rapport à lui, contre lui.

Une sagesse qui ne s’amuse pas n’est qu’une austérité.

Pour se libérer de son esprit il est fondamental de se libérer de sa mémoire, refuser de la subir : soit la maîtriser, soit savoir ne pas s’en occuper.

Savoir se préserver du Monde et parfois se préférer à lui et à toute autre chose.
Ne pas oublier que : tu es la seule chose indispensable à Ta Réalité…Ha ha !!

Ma vérité ? Pour moi le Monde est un ensemble de possibilités dont on expérimente certaines en fonction des circonstances, et de nos goûts et aversions, et qui peuvent nous permettre de nous améliorer.

La plus belle invention de l’Humanité ? L’HUMOUR.

Ô Poésie du Silence
la Réalité ne peut être contenue
dans des mots.
Un geste excède un dictionnaire
et un sourire réinvente l’idiome.

Dès lors qu’on est gentil, ne pas se cacher, certes, mais attention à ne pas tomber dans l’excès où l’on risque de trahir…

Trop gardien devient geôlier, voire bourreau.

Il me semble préférable qu’un jour tout humain décide qu’à présent sa seule référence morale sera : LUI-MEME ou ELLE-MEME.
Je décide que ce jour est aujourd’hui pour moi. A partir d’aujourd’hui ma seule référence morale, ma seule éthique c’est moi (ce qui était déjà le cas d’une certaine manière, mais à présent : exclusivement)

La conscience ? C’est de la mémoire et des cohabitations de souvenirs.

Une fois identifié ses ennemis intérieurs, intellectuels, mentaux, se garder de s’en obséder.

Le Mal se renforce de toute complaisance à son égard.
Oeuvrer à s’améliorer, sans exagération.

Que suis-je ? Pragmatique.

Sévère l’Amour ? Ho non, l’Amour n’est pas sévère; c’est plutôt la haine qui est sévère.
Par contre, l’Amour peut être prudent.

Du fait d’émotions ou idées, la conscience peut activer la mémoire de différentes façons et créer ainsi, notamment, des effets de « déjà-vu ».

Tant qu’il y a en toi une autre autorité que toi, que tu tolères un autre censeur, que ce soit politique, religieux, militaire, moral, scientifique, tu n’es pas vraiment libre et même tu n’es pas vraiment toi-même.
Tant que tu obéis et te réfères à autre chose que toi seul, tu n’es ni vraiment libre ni même vraiment toi !

Je repars de mes fondamentaux : il n’y a que mes sensations : perceptions et ressentis, qui me soient indubitables pour traiter avec la Réalité; et afin de ne pas me gaspiller je m’oriente et m’applique prioritairement vers ce qui me plait et à ce qui m’intéresse.
Sans croyance, ni espoir, ni attente.
Juste les faits. Je pratique l’ipséité pragmatique.

La méchanceté se renforce de toute complaisance envers elle.

Que fais-je depuis des années, et que font les spirituels en général : chercher une structure psychique qui permette d’interpréter ou au moins s’adapter avantageusement à tout ce qui compose la réalité. Trouver un mode intellectuel de traitement de la Réalité. C’est ce que font tous les spirituels – qui sont en fait des intellectuels, rien de plus, au sens qu’ils s’adaptent tous à la Réalité, grâce à leurs pensées, à leur intellect – : philosophes, mystiques, religieux, politiques.

Or, notre cerveau évolue continuellement, et la Réalité aussi; de fait, aucune structure psychique, aucune interprétation de la Réalité, ne peut être définitive.

Et…c’est inévitable. Même le bouddhisme et une de ses extensions « puristes » le Zen, ne peut y échapper.
Notre rapport à la Réalité est interprété par notre intellect, qui même influe sur nos perceptions.

Aussi, il est nécessaire de s’interroger sur : que suis-je ?
Je suis un Espace contenant des Mouvements qui peuvent se condenser en snesations, émotions et idées – qui peuvent ensuite ou simultanément s’actualiser en actes (paroles, gestes)

Certaines idées et certaines émotions sont néfastes et même nuisibles; parmi elles la colère (émotion) et la méchanceté (idée)
La méchanceté cherche toujours une proie, une cible pour pouvoir s’accomplir en colère. Et la colère aussi cherche une (ou des) proie, cible.

C’est ainsi que notre colère, ou/et notre méchanceté, peuvent en venir à se choisir des victimes « expiatoires », « cathartiques », des « boucs émissaires ». Et cela peut se faire sans que nous en soyons conscients.
Car la colère, comme la méchanceté, est avant tout un élan visant la décharge d’une énergie accumulée de ne pas s’être actualisée, libérée, suite à une contrariété.

Donc, pour se débarrasser de sa colère et de sa méchanceté, la première chose à faire est : d’arrêter d’en accumuler; donc : arrêter d’empêcher son énergie-être de s’actualiser, de se libérer; systématiquement et continuellement, même en cas d’obstacle, contrariété.

On en revient donc à : l’Orientation des Mouvements-(Enegie)-Etre.
Orienter ses Mouvements. Ne jamais les arrêter (ce qui du reste est impossible, car la nature même de TOUT l’Univers est DYNAMIQUE) : ne pas tenter de les arrêter, de les réprimer, mais plutôt les ré-orienter afin qu’ils puissent s’actualiser.

En art, comme dans d’autres domaines, surtout pour les indécis, c’est en faisant qu’on apprend quoi faire.
C’est en faisant que tu sauras quoi faire.

Ô merveilleuse Réalité, aussi jouissive que fatale, je veille à ne pas te nuire et à ce que tu ne me nuises pas; dans la limite de nos qualités et défauts – dans nos limites.

Si tu ne lui résistes ni n’affrontes ta méchanceté tu ne pourras la vaincre.

Je ne me mettrai plus mal pour tenter d’atteindre une perfection aussi orgueilleuse que finalement dangereuse et contraire à la vie.
Je supporte mes erreurs – ce que du reste j’ai toujours fait. Mais je n’utilise plus de rituels, et autres phrases « incantatoires » de mon « crû », pour me décharger de mes erreurs.
Un humain, tel que j’en conçois la dignité, veille à ne pas commettre d’erreur et supporte les conséquences de celles qui lui échappent volontairement ou non.
Un humain est un être conscient qui s’assume, sans s’en remettre à qui ou quoi que ce soit. Un humain est quelqu’un qui est sa propre valeur et qui supporte et assume sa liberté.

L’auto-jugement, personnel, interne, est une ineptie aussi aliénante, pénible et entravante, qu’inutile. Il est plus utile d’identifier ses erreurs et de s’employer résolument à ne plus les réitérer; et à force de persévérance et de sincérité on peut s’en débarrasser. Mais les remords, regrets, et excuses qu’on se fait en soi, sont inutiles et nous égarent, nous attardent. S’ORIENTER prospectivement – toujours.

Se chercher et se combattre : se vivre.
Se libérer et s’améliorer : se vivre.

A présent je n’interviens sur moi – je ne FAIS – que si mon intention s’applique vraiment et est motivée par de la méchanceté. Sinon je laisse être et m’oriente selon mon Aise et ce qui me rend Aise.

Par suite, de nouveau : qu’est-ce qui est vraiment de ton ressort ? Qu’est-ce qui est vraiment…toi libre, désaliéné ?

Cesser de se GASPILLER. Donc, ne plus s’occuper des activités aléatoires ou impertinentes de notre esprit.
Laisser les pensées à elles-mêmes.

Et à ce titre, cesser de se surveiller. Car se surveiller induit les erreurs plus qu’il ne les évite.

Indispensables Sommeil et Oubli…Indispensable…VIDE. Indispensable…ABSENCE.

Ne pas évaleur la Réalité selon os difficultés mais selon l’ensemble des faits impartiaux que l’on peut percevoir.

La Réalité et la Liberté ne peuvent exister que par un minimum d’absence totale d’Emprise, de Pouvoir : un LAISSER. Laisser être.

Je suis un Espace, qui est Energies s’actualisant en actes et pensées : les Mouvements.
Ces Mouvements veulent être libres. Ces Mouvements sont moi. Moi veut être libre, dans le respect de ce qui lui plait.

Je peux veiller sur, et décider de, ce qu’est et contient l’Espace que je suis.
Sans infantile croyance, ni égoïste vindicte, ni inutile tristesse, ni complaisant orgueil, ni lâche hypocrisie, ni nihiliste méchanceté, ni assassine peur

Le veilleur qui sait se reposer est plus fiable que celui qui ne se repose pas.

On ne peut pas forcément tout dire à l’intérieur d’un groupe. C’est pourquoi il est utile d’avoir un ou des interlocuteurs fiables à qui on pourra confier ce qui ne peut l’être dans le groupe. On veillera à bien garder distants le groupe et le ou les « confidents ».

Sinon…on se taira, mais parfois, tout garder pour soi est pénible jusqu’à pénalisant.

Son propre mal c’est comme les poubelles : si on veut s’en débarrasser il faut les sortir, et pour cela s’en saisir. On ne peut nettoyer la crasse sans la voir.

Mon mal est une violence sourde composée de méchanceté et de colère qui s’alimentent réciproquement.

Après recherche, ma méchanceté est en fait, essentiellement….un mépris. Un mépris pour le corps, pour la chair fondamentalement, et au-delà : un mépris pour tout ce qui est considéré comme ne participant pas de la « haute dignité » de l’humain : tout ce qui n’est pas…intellectuel, intelligent; en fait tout comportement qui peut être adopté par les animaux.

Or…c’est un paradoxe, faux en plus, car je ne méprise pas la chair, au contraire, je l’admire; de même pour les animaux. Mais…une part de moi, cérébrale, mentale, intellectuelle, doit vouloir se distinguer de sa matière constitutive, originelle, la chair : l’esprit.

Et ce rapport schizoïde qu’entretient l’esprit avec la chair (avec lui-même !…) se retrouve…dans presque toutes les religions, et même presque toutes les mystiques : le mépris et rejet du corps, par et pour l’esprit.

Mais l’esprit est du corps, fait de matière. L’esprit est coprs. Il fonctionne de façon organique, et n’est (jusqu’à preuve du contraire) qu’une propriété de la matière.

C’est une illusion et erreur de penser que je méprise la chair et ls individus : en vérité je les admire et les savoure.

C’est en fait la FRUSTRATION de ne pouvoir toujours en jouir comme je le voudrais qui provoque ma colère (par accumulation d’énergies non ou mal actualisées) qui se transforme ensuite en méchanceté (que, fort heureusement, je m’interdis de manifester)

De fait, le rapport à la frustration est fondamental pour chaque humain; je dirais même que tout humain est frustré.

La nature absolutiste de l’esprit humain et de ses aspirations, envies, désirs, fait que c’est constitutif de la condition de tout humain d’être un (ou une) frustré.
Reste à savoir de quoi on est frustré et en quelle proportion, quantité.

Ensuite, l’esprit, et par suite l’individu, réagit à tout ce qu’il ressent ou considère comme une agression, à toute contrariété par rapport à son élan-volonté : il réplique. C’est : la vengeance, qui veut faire mal, en retour du mal ressenti.

L’orgueil dont nous nous glonflons, est prêt, en nous, et la colère, est souvent sa conséquence.

Je ne veux pas être méchant. Oui j’Oeuvrerai : pour l’Amour, la Paix et la Joie – pour les libertés.

Je travaille doucement à ne plus être excessif. L’excès et ses deux rejetons : Orgueil et Colère.
A soigner – sans excès.
Colère et Orgueil – comme la méchanceté, se renforcent de la complaisance à leur égard.

Je vous aime ! Ô Humains et Humaines.

Aise immédiate, je te vis et te vivifie.

L’Existence et la Réalité sont de Merveilleux Miracles !

Vouloir que le Monde soit comme on le veut est présomptueux. Commencer déjà à être soi-même comme on veut.

Je suis un Espace que je veux Aise. Je m’applique à être Aise.

Penser égare, parler prétend, alors qu’agir trouve et accomplit.

Dans mon Espace je choisis mes Orientations et mes Vitesses, de mes Mouvements, si possible par l’Aise, en protégeant l’Amour et la Liberté.

Savoir se souvenir que tout ou presque nous échappe.

Selon moi, la véritable sagesse est : L’HUMOUR.
Mais…être toujours sage n’est pas sage.

Sitôt que l’on trouve quelque chose d’adéquat, de pertinent, s’en pénétrer mais ne pas s’y enfermer.

On n’étouffe pas un compliment. Etouffer un compliment c’est étouffer la Vie.

Je suis mon propre piège.
Pourquoi ? Parce que orgueilleusement trop exigeant vis à vis de moi-même. Comment ? En me contrôlant excessivement et maladroitement et en retournant contre moi ma colère, au lieu de transformer son énergie en activités bienveillantes et constructives.

Le fait est que j’ai de la colère en moi. (Même si elle est en grande partie illégitime) Il est inadmissible de prendre quelque bouc émissaire, quelque cible « défouloir » que ce soit.

Je préfère affronter ma colère, et la vaincre, puis la transformer et ne plus en produire.

Régler son comportement en fonction de ce qu’on déteste est une stupide erreur d’inattention ou de complaisance.

Prétendre « je suis » est une erreur illusoire. JE DEVIENS. JE VAIS. J’ACTUALISE.

Tout arrêt (illusoire), tout retour en arrière (via la mémoire) est erreur et égarement et…gaspillage.

Réalité et soi sont Mouvements.

J’ame les gens et veux les aimer car je considère cela préférable.
Mais je les aime parfois avec un peu d’hypocrisie et même de méchanceté et d’égoïsme.
Sans m’y complaire, je dois en prendre parti. Cesser l’absolutisme, le perfectionnisme psycho-moralo-social.

Adieu folie des croyances,
adieu folie des absolus,
adieu fardeau de mon orgueil
adieu folie de ma folie…
A présent je vais dans la droiture de moi-même,
au-delà de mes tours…
JE VAIS.

Je ne contrôle plus que : mes Orientations et mes Vitesses. Mouvements je vais.

L’arrêt, comme la crispation, est erreur.

La vérité c’est que pour défendre l’Amour et la Liberté j’étais et suis prêt à m’opposer à tout ce qui tenterait de leur nuire. Humblement.
Voilà ce qui finalement m’a beaucoup travaillé.

Maintenant j’ai compris et le sais. Et j’en ai fini avec ce trouble.

Pour l’Amour : plus Ambassadeur que guerrier, et plus Eclaireur que gardien. Sans prétendre, ni même vouloir, être absolu ou parfait.Et quitte à combattre, la première des armes est la ruse.

Il est capital de réaliser que l’on est en colère, avant tout contre soi…
Je suis en colère contre moi.
A cause des conséquences de mes complaisances, de mes fuites, de mes hypocrisies, de mes méchancetés, mes défauts, etc…

Si des pensées te gênent, tu peux les laisser à elles-mêmes, ne pas t’en occuper, et te consacrer d’autant plus à tes actes, à ce que tu accomplis concrètement.

Refuser la présence de la peur ou même de l’inquiétude en soi, est la première étape, fondamentale, pour se libérer vraiment.
Pas de peur en soi; l’empêcher de nous pénétrer, et l’expulser si elle est présente, ou la dissoudre. Pas de peur en soi. (Personnellement il y a longtemps que j’ai dompté la peur, ayant commencé dès l’adolescence à affronter mes peurs ou inquiétudes, en traversant seul les bois la nuit et en marchant en équilibre sur des rampes au-dessus du vide, par exemple – et cela a fait qu’un jour en allant faire une prise de sang (chose dont j’avais une peur panique, petit enfant) je me suis forcé à regarder l’aiguille pénétrer ma veine et ai réalisé que je n’avais plus peur. D’ailleurs, à chaque piqûre je continue de faire ainsi, afin de bien me faire…une piqûre de rappel.

Ne pas, par humilité, adopter un comportement qui finit par confiner à la soumission à la peur.
Humilité, pas humiliation.

L’esprit domine l’individu par la peur. De même, on domine l’individu par l’esprit – par la peur.

Le principal procédé coercitif dont dispose l’esprit est la peur.

Ho gare aux gens aux comportements affectés, aux trop zelés…Affectation et zèle peuvent en fait dissimuler ce qu’ils prétendent combattre.

L’affectation n’est pas forcément sincérité. Non sincérité n’est pas fiable.

Frimeurs et fayots sont souvent hypocrites…

Vouloir ou s’imaginer tout comprendre est aussi prétentieux qu’illusoire et dangereux.

La peur et la culpabilisation sont des procédés du psychisme pour s’imposer au soi et le tenir sous son emprise. (Sachant que la culpabilisation est en grande partie un processus acquis, suite à l’éducation, aux interactions sociales)
Quand on tâche de se libérer de son esprit, celui-ci peut réagir en produisant des idées anxiogènes ou culpabilisantes ou pour créer une culpabilité.
D’autant que l’idée de culpabilité entraîne souvent la peur, ou est motivée par elle.

Ne pas utiliser l’esprit pour interpréter ou observer tes propres mouvements (du reste, l’esprit ne peut observer : il est interprète, il interprète ?) mais uniquement comme une mémoire permettant de se souvenir de ce qu’il est important de faire ou pas faire, urgent, et pour permettre des comparaisons entre nos souvenirs et ce qu’on perçoit, pour identifier des risques possibles.

A lutter contre ses défauts, ne pas perdre ses qualités…

Si on va vers ce qu’on n’aime pas, on risque fort d’avoir à combattre.

Le poids et la poix des idées.
Poisseux comme une idée !

Certes, il y a une part de notre esprit qui cherche à nous garder sous sa coupe, dans l’emprise de la peur, mais une autre partie veut et cherche à nous libérer.
Et il y a une part de nous qui est servile, probablement créée, ou au moins renforcée par l’éducation reçue dans l’enfance et fondée sur la soumission et l’obéissance. Savoir se désaliéner de cela.

En fait, je suis…VEXE. Vexé de mes frustrations. Est-ce légitime ? Non, car j’en suis, en grande partie, responsable. Quoique ce ne soit pas ma faute si je ne trouve pas femme qui me plaise ou à qui je plaise ou qui soit libre (non engagée)
Mais surtout : est-ce utile d’être vexé ? Non. Absolument pas, et ce n’est que manifestation d’orgueil. Cette insupportable infatuation du soi que l’on retrouve…partout. Cette sorte de réflexe de préservation qui passe par une surévaluation de soi, une malhonnête et grossière surestimation, dilatation, de soi. Horrible et sinistre dans ses conséquences, tant sur soi que sur autrui.

Identifier ses faiblesses fait partie de la sincérité et de l’humilité. Ce qui ne signifie pas que cela justifie, légitime, tous les comportements sous prétexte de faiblesse. Non !
Identifier ses faiblesses pour s’améliorer.

Veiller à ce que le Savoir ne nous transforme pas en individus suffisants, compassés, hautains, dédaigneux, méprisants, irrespectueux, arrogants, agressifs, méchants, stupides : mauvais.

La gentillesse et l’humilité sont des remèdes à cela.

Ce sont les extrêmes qui m’ont montré le mieux la vie et qui m’ont appris à vivre – qui m’ont enseigné leur sagesse : ne pas bouder le bonheur.

Arriver à être le plus économe de soi et le plus pacifique, sans en devenir niais, faible, naïf ou soumis…

La première chose à faire au contact d’une personne orgueilleuse, arrogante ou provocante, est de ne pas devenir comme elle : ne pas adopter sa fréquence vibratoire, celle qu’elle dégage…

Du reste, il convient bien de changer les fréquences vibratoires que sont la colère, la méchanceté et l’orgueil…
Changer ces parts de nos énergies, d’abord en les libérant puis en modifiant la vibration propre à leur émission.

Adopter le comportement de ceux ou celles que tu désapprouves est une double défaite : vis à vis d’eux, et vis à vis de toi.

Gare à ne pas se laisser contaminer par la méchanceté ou l’orgueil d’autrui, et se débarrasser des siens propres.

N’y a-t-il que les émotions et les sentiments qui peuplent vraiment le Monde ?
Tout le reste n’étant que décors – plus ou moins plaisant et intriguant ?

On ne peut être vraiment libre que si on s’affranchit totalement de toute autorité, et référence, autre que…soi !
Ainsi, que Dieu existe ou non, il est indispensable de s’en affranchir, sinon on n’est toujours qu’un disciple soumis, un pantin.

L’homme libre est soit athée, soit…théophile, mais pas croyant.

L’humain libre n’a aucune croyance. Il n’a que du savoir et de l’ignorance; et de la volonté, de l’envie de savoir et de faire.
L’humain libre n’a que deux choses : du savoir et de l’ignorance – mais pas de croyance.

C’est mon cas. Il y a : ce que je sais, et ce que j’ignore – mais je ne crois rien et ne veux rien croire.
Donc je m’en tiens aux faits : la Réalité que je perçois, et mes goûts, mes aversions, mes envies et ma volonté, et ce que je vis et fais de tout cela.

Quel que soit ton savoir, toujours veiller à ne pas être suffisant.

Un peu d’humilité, que diantre ! Dès lors que quelqu’un prétend t’asséner, ou pire, imposer, ses croyances au nom de son dieu, en fait il se prend pour ce dieu. Consciemment ou inconsciemment, il se met à sa place.

Percevoir le Monde et agir selon ce que l’on ressent, et sait.

Est-ce que travailler à se débarrasser de sa colère et de sa méchanceté rend plus faible ? Il ne me semble pas.
En tout cas, le vrai Rire et l’humilité rendent plus fort, notamment en nous débarrassant du superflu : de l’excès.

Au-delà de l’indispensable, s’orienter vers ce qu’on n’aime pas c’est faire le jeu de la méchanceté, de l’agressivité, de la destruction : c’est faire le jeu du mal.

Tant que tu cherches un adversaire, ton Monde est conflit. Or, le mental (les processs psychiqes intellectuels) cherche un adversaire, voire une victime; constamment. Pour triompher, s’imposer, avoir raison, et par là sécuriser et valoriser l’individu dont il fait partie, pour aider à sa survie et son confort dans son environnement.

Les mauvaises paroles n’ont aucune importance. Il n’y a que les sots qui s’émeuvent; que ce soit par orgueil ou par ignorance.
Comprenne qui peut…

Dieu ? C’est avant tout une façon de se boucher l’horizon, d’imposer une fin péremptoire à sa curiosité, d’arrêter les quêtes et les interrogations : c’est rendre le Monde fini, lui donner les dimensions étroites d’une simple hypothèse aussi expéditive que simpliste et qui ne résout rien, c’est…remettre en cause la Liberté. Non ?…

C’est simple : se désaliéner de tout ce qui nous aliène.

Moins tu consacres à la méchanceté moins tu la renforces.
La méchanceté se renforce de toute complaisance à son égard.
Savoir laisseer la méchanceté à elle-même.

Veiller à ne pas laisser les mauvais frissons, de la peur, de la méchanceté, de l’orgueil, s’emparer de soi – sans se crisper.

Savoir débusquer en soi toutes les croyances, toutes les aliénations, et les identifier honnêtement pour ce qu’elles sont : seulement des idées, des compositions à base de souvenirs, s’appuyant généralement sur les peurs, ou les envies, ou les espoirs, ou les prétentions.

Débusquer en soi les moindres racines de peur, dues aux croyances, les moindres racines d’aliénation, de manipulation de nous-mêmes, dues aux croyances, et les abandonner. Sans complaisance, ni hypocrisie, ni retour en arrière, ni…orgueil !

Pour et par l’honnêteté, la sincérité, la vérité et la liberté.

Et ne pas oublier : ton adversaire peut être une très bonne aide : un révélateur pour te débarrasser de tes défauts et erreurs…

Tant qu’en toi il y a crispation c’est qu’il y a dissimulation. Quelque chose se cache sous la crispation.

Tant qu’il y a crispation c’est qu’il y a peur ou rejet. Tant qu’il y a peur il y a aliénation. Se débarrasser de toute peur en soi.
Cela nécessite la Clarté de soi, donc la sincérité – puis l’Amour, pour la Réalité.

Il y a deux types de peurs : la peur « physique » liée à des actions que l’on ne peut ou ne veut pas faire, à cause de la peur; et la peur « psychique » liée à des idées qui nous inquiètent ou nous font même peur.
Même si toutes les peurs nécessitent une part de résolution mentale – vouloir les dépasser, les vaincre – il convient de se débarrasser de toutes.

Les peurs psychiques plus sournoises car plus profondes, souvent dissimulées, refoulées, peuvent être plus longues, ou plus difficiles, à débusquer et à (s’en) vaincre.

Mais il convient de mener le combat contre les peurs en toute sincérité, en toute humilité et…en tout Amour – pour soi, pour les autres, pour la Réalité, pour la Liberté.

Manifester ce qu’on aime et veut commence à changer le Monde.

Ce que je veux c’est trouver, établir plutôt, un Savoir-Vivre, au moins pour moi, et si possible pour autrui.
Par Savoir-Vivre je signifie un comportement qui soit en accord avec mes valeurs (à l’échelle égo-microscopique) et si possible avec celles d’autrui (on passe alors à une échelle « alter-macroscopique »). En effet, la première de mes valeurs permettra de choisir si je veux continuer de vivre ou non. Donc ma première valeur sera la réponse à la question : « aimé-je l’existence ou non ? ».

A l’échelle strictement individuelle ce n’est pas forcément nécessaire mais dès lors qu’on interagit avec autrui alors une ETHIQUE devient indispensable sinon inévitable.

On peut considérer que ma quête d’un Savoir-Vivre est une philosophie, au sens de : quête active d’une sagesse – la sagesse étant elle-même un ensemble de considérations traduites en pratiques devant permettre d’atteindre une Aise.

Et ma philosophie sera dépendante, la résultante, d’une ETHIQUE. Ethique en tant qu’ensemble des valeurs qui me paraissent pertinentes…par rapport à mes goûts.
Car c’est finalement de cela dont il s’agit : les goûts, les affinités, les inclinations; mais avant tout les goûts : on aime ou on n’aime pas.

Ainsi, ramenée à l’essentiel, la question fondamentale est bien : est-ce que j’aime la Réalité, Ce-qui-existe ?

La réponse à cette question, consciemment ou inconsciemment, détermine en grande partie tout le reste.
En ce qui me concerne, j’adore la Réalité et l’Existence (Réalité : tout ce qui existe; Existence : l’ensemble des faits de vivre et les interactions du Vivant – dont moi – avec la Réalité dont il fait partie)

Je dois donc définir mon Ethique, et pour cela définir et exposer mes VALEURS.

Pragmatisme et Ipséité.

Mais…se créer une éthique n’est-il pas aussi une autre façon de se créer un code pour…se programmer et se glisser dans une nouvelle aliénation ? Encore chercher involontairement (ou non) une…obéissance, une autorité à suivre…un aliénation ! Une autre façon de se réfugier dans le « fonctionner » au lieu de se réapproprier le vivre.

Le paradoxe taquin de notre condition est que nous sommes aliénés et manipulés par notre esprit, mais c’est aussi par lui que nous pouvons nous désaliéner et améliorer : en reprogrammant notre esprit, en changeant nos structures et fonctionnements mentaux. C’est le but de l’Ethique.

Les fondations de cette Ethique seront : Ipséité (de l’individu) et Equité (dans les rapports de l’individu à autrui)

Le soi sincère ce sont ses Mouvements libres : sans AUCUNE CRISPATION.
Tant que je ne vis pas ainsi, je ne peux vraiment me connaître, ni donc m’améliorer si nécessaire.

IPSEITE et Pragmatisme : les faits et rien d’autre. Fini les spéculations et surtout fini les extrapolations.

Tout Mouvement forcé est gaspillage.

Finalement, de toutes mes recherches j’ai découvert la Sincérité, et ai décidé de m’en équiper pour continuer mon chemin : la voie que j’ouvre.

Arrive un moment , si tu persévères sincèrement, où tout ce que tu as appris, étudié, est derrière toi, dans le passé, et tu te retrouves dépouillé et pratiquement ignorant : toi et le Monde.

Si tu décides de continuer la recherche, à avancer, la prudence et l’humilité sont indispensables – pour toi et pour autrui.

Prudence, donc vitesse optimale, donc bien souvent : lenteur; humilité donc pas d’excès de soi. Tout cela c’est, encore, le non-gaspillage.

Le piège, le risque, c’est qu’on ne sent vraiment le Pouvoir que…par rapport au Mal, à la méchanceté : que ce soit parce qu’on lui résiste ou parce qu’on lui cède.
D’où dilemme…tentation.

Clarifier la Conscience et Libérer les Mouvements. Voilà tout.

Tant que tu t’observes tu es deux, et tant que tu es deux tu es conflit.

Par contre, ressentir clairement ce qu’on ressent, voilà le commencement indispensable de tout comportement pertinent.

Toute la différence réside entre s’observer et ressentir…

S’observer est conflictuel, ressentir est essentiel.

La pensée peut être une aussi redoutable amie qu’ennemie. Il est donc indispensable de s’en désaliéner, de s’en affranchir.

Je ressens en moi une sorte de nébuleuse morbide, mélange glauque de colère, frustration et méchanceté spontanée, avec une part de volonté de pouvoir.
Une sorte de boule d’énergie négative, « d’anti-monde » prête à se retourner contre tout le monde, moi y compris.
C’est cette Nébuleuse que je veux ressentir, pour bien la discerner et ensuite la dissoudre, notamment du simple fait de son inanité.
Il me semble que la plupart des gens sont concernés par ce que je décris de moi ci-dessus. Qu’ils en soient conscients ou non.

Que veux-je ? La paix, la joie, et l’amour. Donc : je CHERCHE leurs vibrations, leurs fréquences vibratoires…En moi !

Dès lors que l’on n’est pas un criminel, il n’y a de malaise que celui qu’on accepte.
Le criminel c’est l’assassin, ou le violeur, le menteur ou le voleur.

Ressentir son malaise afin d’en révéler l’inanité et ainsi s’en débarrasser.
Quant aux idées désagréables, les laisser à elles-mêmes, et ainsi…elles s’annihileront réciproquement; car le mental est un processus dialectique.

Et puis…savoir apprécier (oui…) les saveurs de nos gênes, de nos malaises : de nos névroses.
D’autant que cela aide à les dissoudre. Plutôt que se crisper vis à vis d’elles.
Bref : EVIDENCE = VIVRE SES AISES.

En fait, il y a une part de moi qui est plus dure, plus farouche, plus dangereuse et cachée, que je dois clairement identifier puis mettre en harmonie avec le reste, dès lors qu’elle ne nuit ni à autrui ni à moi.

Je dois libérer mon Fauve, dans les limites du respect d’autrui et de moi. Et ce Fauve n’est pas dangereux, il est juste libre, impétueux et farouche. Il ne devient dangereux que quand il est contrarié; par hypocrisie : il adopte alors affectation, ostentation, ou excès de zèle.

Je veux (et non « dois ») régler mes divergences avec moi-même; rien ni personne d’autre !

Avoir tout simplement la sincérité et le courage d’aller à la rencontre…de soi ! Sans aide ni recours puisqu’il s’agit de soi seul !

La vérité est que je suis en colère de mes frustrations, et que refusant d’appliquer ma colère à autrui, je la retourne contre moi via mon esprit. Ainsi je me tourmente par la pensée.
Je cesse cela.
D’abord je cesse d’être agressif ou méchant vis à vis de moi-même, je cesse de me tenter, de m’offenser, de me PROVOQUER.
Et ensuite je laisse mes pensées (surtout les mauvaises) à elles-mêmes afin qu’elles s’apaisent, en réalisant leur stupidité et leur inanité.

Ne pas se cacher, oui, mais ne pas trahir non plus.

Peut-être que notre esprit est un fou qui utilise sa folie pour trouver sa folle idée de raison.

Quitter le monde des idées et revenir au Monde des Mouvements – qu’elle nous ont fait oublier.

Ce qui compte vraiment, pour toi comme pour le Monde, c’est ce que tu fais vraiment intentionnellement; car c’est de l’intention que procède la force de tes faits.

Maintenant je pars à la découverte du Monde et de moi, avec une intention gentille, constructive, et pour la Liberté et l’Amour.
Animé par ma Gentillesse et mon Amour j’étudie le Monde.

C’est simple, il suffit de se demander : « que veux-je ? ». Et de s’appliquer à vivre sa réponse.
Je veux être un Espace agréable, et aider le Monde s’il en a besoin pour s’améliorer.
Donc, je cesse tout ce que je produis de désagréable en moi : je ne m’y applique plus.

Je suis un Espace que je veux agréable. Donc je jouis de ce qui y est agréable et j’élimine ce qui y est désagréable, ou le transforme pour le rendre agréable.

Stop ! Départ : je suis Espace et Mouvements.
Tout est Nouveau…

Certaines limites sont préférables.
Des limites éthiques alors ? Oui. Car le Monde n’est pas parfait, ni nous non plus, mais nous pouvons l’améliorer et nous améliorer nous aussi grâce à lui.

Se cacher c’est s’interdire soi-même. Or, l’interdit provoque l’envie. Peur et honte interdisent l’humain. Par suite, soit il disparaît (son être véritable il l’anéantit) soit il réagit avec excès.
Espace clair et libres mouvements.

Peur et honte sont les deux principales et premières causes qui empêchent l’individu de se vivre.
La première chose à faire est donc : de ls refuser et les expulser hors de soi (sans les transmettre à autrui, bien sûr)

JE SUIS ESPACE ET MOUVEMENTS.
Je clarifie ma conscience qui est la limpidité de mon Espace, et je libère mes Mouvements qui sont mes actualisations et les empreintes des rencontres entre le Monde et moi.
Sans peur ni honte – car en respectant moi, et autrui.

CLARIFIER MON ESPACE – LIBERER MES MOUVEMENTS.

J’ai en moi un mélange aussi pesant et poisseux que nuisible de défiance (plutôt que peur), d’orgueil, de colère, de honte, de méchanceté, de sadisme, d’indifférence, d’agressivité, de frustration et de tristesse.
Bien le discerner pour le dissoudre en prenant conscience de son inanité et de sa nocivité pour moi et autrui.

Les combats de l’esprit ne sont que frime. Le mieux est de ne pas s’y livrer.
Faire ses choix, agir et avoir le courage, la sincérité et l’humilité d’en supporter les conséquences; en veillant à ne pas être un méchant égoïste.

CULTIVER EN SOI LA GENTILLESSE ET LA JOIE.

Qui cherche le mal le trouve.

Qui fait le mal s’en remplit.

Bien faire mais sans absolutisme, car la Vie et la Réalité détestent l’absolutisme, qui est contraire à la Liberté.
Et bien faire par rapport à MON Ethique. Pas celle d’un ou une autre, pas celle d’autrui.
Le tout étant de se constituer une Ethique valable.

Folie orgueilleuse de se vouloir ou croire responsable du Monde, ou infaillible.

Le Soi peut devenir libres Mouvements gentils. Et que les erreurs puissent servir à améliorer !

Les enfants ont la vérité, et la vérité la sagesse. Mais pas vraiment. Et tant mieux !

Il y a une part qui nous échappe…et tant mieux !

Il est sournois l’orgueil…

Clarifier l’Espace : c’est clarifier sa conscience, et discerner clairement tout ce qui vient à l’esprit et les motivations qui nous animent ou ne nous animent pas. C’est être au clair vis à vis de soi. C’est être clair, sans partie cachée, obscure, refoulée.
CLARIFIER L’ESPACE.
LIBERER LES MOUVEMENTS.

Libérer les Mouvements que l’on est permet de mieux les discerner, identifier et comprendre; qu’ils soient psychiques, pneumatiques ou physiques. En dehors du pneumatique qui est organique et vital, tout le reste des mouvements a une cause psychique. Donc clarifier son esprit : connaître tout ce que contient notre esprit, et trier entre ce qu’on aime et ce qu’on n’aime pas, et ce qui est profitable et ce qui est nuisible. Pour tout cela :
LIBERER LES MOUVEMENTS.

Je suis Espace, Source et Mouvements.
En fait, la Source s’échappe, l’Espace, sensible, y réagit et tout cela génère les Mouvements. (Du reste, pour être sensible, les mouvements sont nécessaires)

Les orgueilleux s’identifient réciproquement. Les semblables se reconnaissent.

Etre humain c’est aussi avoir des défauts et lutter seul contre eux pour s’améliorer, sans s’en remettre à qui ou quoi que ce soit.

Tant qu’on n’est pas sincère on dissimule le mal, ou le protège, on le thésaurise, même : on le crée.

Diantre ! Je viens de réaliser. Ma colère ne vient pas de mes frustrations. Non. Car ces frustrations sont les résultantes de mes choix de vie et de ce qui m’échoit.
Non. Ma colère vient de toutes les hypocrisies que les gens me forcent à adopter pour me forcer à être conforme à LEURS propres hypocrises et refoulements et inhibitions et rejets et hontes !
Les gens me forcent à être hypocrites et à simuler et dissimuler, alors que depuis longtemps déjà j’ai décidé de vivre en toute sincérité et que peu de choses sont mauvaises.
Halte ! Je cesse toute hypocrisie; toute hypocrisie sociale, hypocrisie et mensonges sociaux.

Les gens et les morales et les religions me forcent à vivre dans la peur et la honte, et donc me poussent à adopter l’hypocrisie comme comportement, puisque moi je me suis débarrassé de la peur depuis longtemps, et que j’ai décidé d’être sincère depuis longtemps.
Et qu’ils me poussent à avoir honte par la culpabilisation.
Ha ha ! Folie de leurs peurs et honte. Je leur laisse.
C’est fini pour moi. Je sais ce qui est mal. Ce qui est mal c’est la douleur physique et contraindre les gens à faire ce que l’on veut alors qu’ils ne sont pas nuisibles au bonheur, qu’ils ne nuisent pas à l’Aise, qu’ils ne nuisent pas au PLAISIR, qu’ils ne nuisent pas à la légitime paix.

Je leur laisse leur morale de psychopathes ennemis du plaisir, de l’admiration et de l’Amour.

Je suis IPSEITE : un Esthète Amoureux Pragmatique.

Je suis Espace, Source et Mouvements.

D’un message adressé désagréablement, savoir discerner et prendre en compte l’information pertinente, et laisser les aspects inutilement déplaisants.

Le dérisoire de notre condition peut nous mener à notre grandeur, et le tragique peut nous faire créer l’humour, car la Vie est Résistance et l’Humain est Insurrection.

Ce sont les difficultés qui nous apprennent le mieux à vivre – si on ne s’en altère pas.

Il semble qu’arrive inévitablement un moment où l’individu qui veut se libérer tout en respectant ses valeurs (son éthique) en vient à s’affronter lui-même psychiquement.
Il s’agit alors, là comme ailleurs, de GARDER LE CAP : s’orienter en fonction de ce qu’on aime et veut, en toute sincérité, en se gardant le plus possible de l’Emprise.

Il ne s’agit d’ailleurs pas de s’affronter mais d’être UNIVOQUE : ne pas balancer.

Traiter la peur et la colère comme des SIGNAUX : l’indication que quelque chose ne nous convient pas. Mais une fois l’information traitée, ne pas les adopter pour comportement.
Peur et colère sont aussi maladroites que dangereuses.
Percevoir le signal, puis l’éteindre immédiatement.

Ton pire ennemi est en toi : ton monstre. Savoir comment l’aimer, le laisser vivre sans le laisser nuire, tel est le défi de celui/celle qui veut être sincère et se libérer.

Une fois ton monstre identifié, savoir le laisser vivre dans les limites du respect d’autrui et de soi; sachant que ce soi est composé, pour partie, de ce mosntre.
Le Soi est un Fauve à 2 têtes : un constructeur et un destructeur…

Oui, une part de chaque individu est destructrice et s’entretient et se renforce avec toutes les frustrations, colères, refoulements, orgueils et peurs de cet individu.
Puis certains éléments « éveillent » cette part.

Le soi sincère sait ce qu’il veut et surtout ce qu’il ne veut pas. Car vivre c’est accomplir des « oui ».; et être un humain, éveillé et libre, c’est choisir ses « non ».

Quel Espace décides-tu d’être ? Quelle Source décides-tu d’être ? Quels Mouvements décides-tu d’être ?

Je me décide Espace de Liberté, Source de Paix, Mouvements d’épanouissement.

Depuis le lycée j’ai cultivé mon auto-contradiction intérieure, mon propre contradicteur, dans un souci d’objectivité, d’honnêteté, d’impartialité.
Mais savoir ne pas transformer son contradicteur interne, en adversaire systématique et acharné. Savoir faire taire, ou ignorer, sa contradiction interne.

Ce n’est pas avec la pensée qu’on peut vraiment s’équilibrer, mais avec les sensations…Dans le lieu et l’instant, en partant du corps et de ses ressentis.

Car la pensée veut FIGER les choses par et dans des idées, arrêtées.
Alors que les sensations suivent la Réalité évoluant continuellement.

Las…Toute société humaine s’appuie sur l’inhibition et donc sur l’hypocrisie qui en résulte.

Il n’y a que la cessation de toute Emprise sur soi qui puisse nous révéler totalement à nous-mêmes et nous désaliéner.
L’erreur c’est l’Emprise sur soi. L’erreur c’est la crispation.
Tu peux vivre tes Mouvements; le Monde te détournera de l’erreur si tu es Mouvements véritablement libres (car tu seras en harmonie, sinon en phase, avec lui).

Je communie avec ce que j’aime, j’évite ce que je n’aime pas.

Dans mon Espace personnel je ne veux et n’accepte que la Gentillesse, la Liberté, la Paix, et la Joie. C’est cela Veiller.

Réaliser à quel point l’orgueil est en grande partie responsable de nos malaises…et l’abandonner, comme on quitte un vêtement désagréable et inutile.

Il est fou celui qui n’est, ou ne se veut, que sage.
Est ignare, qui se croit savant. Dangereux, qui se croit inoffensif. Perdu, qui jamais ne s’égare. Déjà mort celui qui ne se vit.

Qui rejette le Monde n’en est-il pas que déjection ?

Ô Réalité je veille et m’applique à faire du couple que nous formons toi et moi, une expérience d’amour et de recherche, par la gentillesse et la sincérité.
En tâchant que mes qualités surpassent mes défauts.

Clarifier l’Espace et la Source, et libérer les Mouvements, en toute Gentillesse et Sincérité.

En déhors de toute maladie, la seule solution pour résoudre les problèmes ou difficultés de ton Espace Intérieur c’est TOI.

Tant que tu ne décides pas seul de ce qui est en ton Espace, ou que tu ne le nettoies pas toi seul, tu n’es pas libre.

Tant que tu cherches ou attends, pour ton Aise et ton Espace, l’aval d’une autorité autre que toi, tu es aliéné.

Eliminer en soi-même ce qu’on reproche à autrui.

Savoir ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas, et vivre en conséquences.

La Réalité est un Mouvement continuel; donc toi aussi.

L’Amour n’est pas Emprise. L’Amour est Liberté et Libération.

Tes défauts valent moins que tes qualités.

Tu ne peux être bien, aise, tant que tu ne t’es pas débarrassé de ton pire défaut – que d’ailleurs, souvent, tu discernes immédiatement chez autrui.

Ici chante, ici rit, maintenant crie, maintenant pleure, ici la joie, ici la tristesse.
Ici et maintenant j’essaie de célébrer l’Existence.
Je ne me briserai plus : je suis un vaisseau qui a brisé l’esquif qui le transportait et coupé l’amarre qui le retenait.

Ô vent réel, ô vent vrai…Ô Réel, ne plus t’empêcher d’exister. Je cherche encore la borne du crime, le mur devant la sale. Non je ne les cherche plus.
Je ralentis pour ne plus bousculer. Je veux AIMER.

Pas encore !…J’AIME ! Enfin. J’aime et édifie l’Aise, sans plus me sacrifier et en veillant à ne pas abimer. Mais…vivre abime. Alors je veille à ne pas être méchant : ni envers autrui ni envers moi.
Gentillesse, Joie, Paix et Humour.

La seule vérité est la sincérité, la seule sincérité est la surprise. Surprise parfois douleur parfois plaisir Miracle je peux choisir
Alors je choisis le plaisir
car il est la chair de l’amour.
Et je choisis l’Amour parce qu’il est le Souffle du Bonheur.
Le Bonheur c’est la Réalité
qui se perpétue en Aise.

Ne pas avoir confiance en soi c’est se nier.

Dès lors que tu veux te désaliéner et te libérer, ton esprit devient ton adversaire, des plus sournois; même s’il peut aussi t’aider. Mais au bout du compte je réalise que je préfère me désaliéner, affranchir et libérer de mon esprit.

Mais se combattre soi-même est FOLIE !

En fait : faire les choses c’est c’est se surfaire, se surjouer.
Etre et non se faire être.
L’Aise est l’optimisation de la Vie.

L’AISE EST L’OPTIMISATION DE LA VIE.

Puisque tu aimes la Vie, vis-toi prudemment mais au maximum, car sinon il n’y a que la mort.

O ESPRIT, CE QUE TU SAISIS TE SAISIT, CE QUE TU REJETTES TE POURSUIT.

Finalement mon (seul) problème est qu’une partie de moi aurait des velléités de vouloir se venger du Monde, et le reste de moi s’y oppose (avec raison) et en est gêné.
Et comme la vengeance cherche à faire mal elle est tentée par le mal.
Mais je ne veux pas me venger. D’abord parce que je n’ai pas de raison valable de vouloir me venger, et ensuite parce que la vengeance n’est que destruction.
Et je rejette et réfute la voie de la destruction.

Le mal attaque rarement de front, il préfère la guérilla, la guerre d’usure, dissimulée et sournoise. Sinon on l’identifierait et il perdrait.
Comprenne qui peut.

Mes carnets sont vraiment utiles.
Pour trouver des phrases pertinentes il est nécessaire de s’exprimer, se purger, puis expurger.

Pourquoi tout n’est-il pas plaisir ? Même une brûlure pourrait être agréable, toute sensation pourrait être agréable. Rien ne s’y oppose.
Cela tend à prouver que la douleur est bien le signe que quelque chose de MAUVAIS est en train de s’accomplir, quelque chose contraire au bien-être de…l’Univers lui-même; quelque chose qui brise son harmonie.
Le mal c’est donc agir pour produire la douleur volontairement. Le mal est donc, avant tout, une intention : une idée.

Ce qu’il se passe c’est que certains individus s’approprient la méchanceté, l’agressivité, l’orgueil, ostentatoires, le fascisme et le prosélytisme, tout cela sous couvert et au nom d’une religion, une simple croyance, assez fruste et sommaire, et que beaucoup de gens également les investissent de tous ces travers, projettent et transfèrent sur eux tous ces (et leurs propres) défauts.
Certains individus deviennent ainsi de véritables poubelles morales, psychiques, émotionnelles, intellectuelles, ce qui les rend aussi incommodes et incommodants que perceptibles.

Se méfier car l’orgueil, la colère, la méchanceté sont communicatifs.

Si tu ressens quelque chose de désagréable et que malgré tout tu t’orientes vers elle, c’est bien pour en être incommodé et/ou pour l’affronter. Le mieux est de ne pas t’y intéresser, pour ne pas te gaspiller.

Tant que tu n’es pas au clair vis à vis du concept de dieu, cela reste un problème. Il faut…régler les problèmes vis à vis du « père absolu » puisque créateur. Régler ses comptes avec le divin. Tant que tu es lié à l’idée de dieu, par la peur, ou le ressentiement ou toute autre émotion défavorable, tu lui restes éliéné.
Seul un rapport volontaire, consenti, libre, et favorable peut permettre et l’aise et la liberté, et la véritable affection le cas échéant.
Sinon…ce n’est finalement qu’un ennemi de plus, ou au moins une autre cause de gaspillage puisque jusqu’à preuve du contraire ce n’est qu’une idée.
Et même si dieu (ou déesses ou dieux et déesses, ou autre chose) était prouvé et avéré, le rapport au divin est et doit rester un CHOIX.

Mieux vaut perdre à se trouver que gagner à se nier.

Pour les gens qui s’occupent du sujet divin, il est utile de bien se mettre au clair : quelles sont nos idées sur le divin et qu’est-ce que nous en aimons, et qu’est-ce que nous n’en aimons pas ? Puis comment se place-t-on par rapport au divin ?

Personnellement, ayant lu la plupart des textes « officiels » de toutes les religions (juive, chrétienne, musulmane, taoïste, bouddhiste, hindouiste dans ses différentes variantes) et ayant particulièrement apprécié la Bible (Ancienne et Nouvelle Alliance) j’avais un rapport au divin fortement emprunt de notion de justice et d’image tutélaire paternelle.

Ainsi pour moi, dieu, bien que j’en sois venu à en envisager une part féminine, donc dieu-déesse était…un Juge-Père. Le rapport au divin était celui du…prévenu face à son juge, dans un jugement permanent qui serait l’Existence.

A présent je sais que je rejette et n’aime pas : l’idée d’enfer (aussi grossière que monstrueuse et infâmante pour quelque chose qui se voudrait divinement intelligent) l’idée de jugement (dérisoire, et sentant trop sa revanche, voire sa vengeance), l’idée partiale, sectaire et communautariste de « peuple élu », « vrai croyant », « sauvé », « né de nouveau » et autres fadaises partiales, arbitraires, étroites et mesquines.

Je n’aime pas non plus l’idée égocentrique et paranoïaque d’une divinité témoin de tous nos faits, gestes, pensées et paroles. Une divinité voyeuse. Peeping God…
Je n’aime pas l’idée d’un (ou plusieurs) être de perfection, exigeant de ce qu’ils ont (éventuellement) créé, la même perfection aussi absolutiste que bornée et…orgueilleuse.
Je n’aime pas l’idée d’un divin qui se mêle de la vie privée, et au-delà : d’un divin qui se mêlerait de la vie des gens.
Je n’aime pas l’idée d’avoir à rendre des comptes à quelque chose qui serait en tout point meilleure que moi. On se compare, éventuellement, de semblable à semblable, sinon c’est de la suffisance, de la condescendance compassée.

Il y a d’autres choses qui me déplaisent, mais je n’en tiens pas rigueur.

Enfin, la vénération, comme l’amour, ne s’exige ni ne s’impose; au pire elle se mérite.

Ma conception du divin serait une entité de conscience, composée de masculinité et de féminité, qui créerait des possibles…Voire, qui serait ces possibles. En fait, je n’ai plus vraiment d’idées par rapport à du divin (je n’en ai jamais vraiment eu, d’ailleurs. Du temps où je lisais des livres à ce sujet, je me contentais d’observer ce qui y était exposé : dans la plupart des cas, des projections anthropocentristes, anthropomorphes, inquiètes autant que mégalomanes) Cette notion me paraît…maladroite, déplacée, mal venue; et présomptueuse autant que fantasmatique.
Je préfère l’honnêteté, sincère, et humble, de constater qu’il existe « des choses » : la Réalité, mais peut-être LES Réalités; et que parmi ces choses il y a la Conscience (ou DES Consciences) qui me semble être un ensemble de propriétés de la Réalité, très intéressantes et prometteuses : qui permettent d’améliorer cette Réalité.

Et peut-être que « tout cela », la Réalité, est le divin – qui pour moi serait dieu-déesse. La Réalité en tant que divinité me paraît la seule conception à peu près acceptable. Mais…par définition, par principe, la notion de divin me paraît présomptueuse et révélatrice de l’esprit qui l’émet : à tendance mégalomaniaque, qui tend souvent à la mythomanie, ne s’embarrassant pas de mensonges et prétentions pour tenter d’accréditer ses simples idées. Ce que je préfère éviter.

La dernière chose c’est que si quelque chose est volontairement à l’origine de cette Réalité que j’expérimente, je le ou les remercie sincèrement.

Donc…je vis l’IPSEITE PRAGMATIQUEMENT.
Je ne veux m’occuper, tant que possible, que de ce qui me plait; sinon ce serait masochisme et hypocrisie.

Je reste theophile (qui aime le divin) car je trouve très agréable le PLAISIR, et le Monde est magnifique, et la Réalité fascinante, et si quelque chose est volontairement à l’origine de cela, j’y décèle sinon de la gentillesse et bienveillance, au moins une grande subtilité – et j’admire la subtilité.

Enfin…la logique peut expliquer beaucoup de choses, voire peut-être tout…mais je n’en suis pas dupe.

Celui ou celle qui ne remet jamais en cause sa divinité n’en reste qu’une marionnette. L’éventuelle marionnette qui commence à tirer sur ses fils est déjà mieux qu’une marionnette.

Je refuse de choisir entre l’idée divine et moi. Je choisis moi ET l’idée divine. Et à moins qu’il me soit prouvé par les faits que choisir, à mes dépens, l’idée divine ou le divin hypothétiquement existant, permettrait d’assurer le bonheur d’une multitude, de la Réalité, je choisirais moi. Car entre moi et une idée, fut-elle une idée magnifique ou ambitieuse, je choisis moi.
Par simple honnêteté, sincérité, raison et évidence : un bon « tiens », vaut mieux que deux « tu l’auras ».
Faire avec ce qui est plutôt qu’avec de l’imaginaire.

Se dévouer, se consacrer, oui, mais au réel, au concret; pas à l’hypothétique, pas à l’imaginaire.

Quelles que soient nos croyances bien en identifier les motivations, puis les comparer avec nos propres valeurs sincères, en toute honnêteté. Sinon notre moi véritable risque d’être bafoué, et avec lui une partie de ce Monde et de cette Réalité.

Le mieux étant encore de refuser les croyances et de s’occuper des faits concrets.

Je suis IPSEITE PRAGMATIQUE.

Pour conclure : si un livre t’est plus important que toi-même, si un livre te domine, alors tu peux te ranger sur une étagère, dans une bibliothèque.

De même, transférer toutes ses peurs, toutes ses méchancetés, toutes ses colères, toutes ses rancoeurs, toutes ses rancunes, toutes ses volontés de vengeance, toutes ses volontés de pouvoir, toutes ses violences, toutes ses intolérances – d’une certaine façon : tout son mal – dans un concept absolutiste voulu divin, est une dangereuse erreur pour autrui et pour soi.

A noter que l’enfant, de 0 à 5 ans, est totalement aliéné à, et par, ses parents, et est…totalement heureux.
C’est après, à partir du moment où il veut être libre, qu’il commence à s’affranchir, que les choses se compliquent.

Le paradoxe est que : la liberté requiert, nécessite, des efforts, alors que l’aliénation non.

Combattre sa propre aliénation provoque obligatoirement une gêne, un malaise, mais si on cherche sincèrement et courageusement, avec constance et humilité, on se libère et le malaise finit par se dissiper car…c’est nous qui le créons.
Car on ébranle ce que l’on est en remettant en cause une partie de ce qu’on est – de ce qu’on…ETAIT.

Arrive un moment où l’humain qui se veut désaliéné, pour être vraiment libre se doit de déclarer : « AUCUN MAITRE ». Et de vivre en conséquence : selon ses propres choix.

Penser au divin ce peut aussi être dû au fait que, inconsciemment ou non, on commence à s’imaginer ou se vouloir à son niveau…être soi-même divin. Prétention et mégalomanie; orgueil. La volonté absolutiste est orgueil.

Croire c’est être crédule.

Enfin, en ce qui me concerne, si le divin existe, et que majoritairement il/elles (eux, elles) me plaît, alors je me tiens disponible dans la limite de mes capacités et envies, pour l’aider et le soulager, dans les limites de ce qui m’est acceptable.

Mais maintenant je préfère ne plus m’occuper du divin car plus je pense au divin moins je m’occupe de la Réalité, qui elle est indéniable, et des humains. Or je veux me consacrer à l’indéniable – pas aux spéculations – donc au Réel et aux humains.

Enfin la divinité est comme un parent ou un professeur : il faut savoir lui dire « non, sinon on reste aliéné dans une condition infantile, infantilisante et aliénante.

C’est étonnant comme l’agressivité peut côtoyer l’admiration.
Par suite, par rapport à ce que j’admire, je ne l’admire que si je m’en trouve digne, et le trouve digne de moi, sinon j’en détourne mon attention.

J’ai commencé depuis plusieurs mois et même années à tenter de me désaliéner, notamment de mon esprit.
Or, je découvre – je l’avais…oublié, tellement « évident » que je ne le voyais plus – que mon esprit comporte une grande part occupée par « dieu » et que cette part contient de l’auto-conviction, de l’auto-persuasion, de l’auto-suggestion, de l’arbitraire – dont de la croyance – de la peur métaphysique, « transcendantale », de la servilité, de l’humiliation, de l’hypocrisie, de la volonté de pouvoir, de la discrimination, de la prétention, de l’orgueil, de la malhonnêteté, de la méchanceté, de la volonté de vengeance…

Finalement…tout ce que j’ai refoulé depuis des années du fait de mes tentatives d’être en adéquation avec ce qui est prôné comme étant censé plaire au divin, ou ce que l’on (ou moi) imagine plaire à la divinité.
En fait, d’une grande partie de ce que j’ai refoulé, nié ou négligé de moi, en m’accaparant, m’absorbant, vers un idéal..intellectuel.

Oui, il semblerait que si on n’y prend garde, l’esprit, la pensée, opprime voire tue la chair, le corps – dont il est pourtant (jusqu’à preuve du contraire) une production, une émanation.
Peut-être parce que tout pouvoir tend à être et surtout devenir égocentrique et égoïste. Sauf s’il est motivé par l’amour, qui se prouve par des actes, donc…du corps.

J’essaie à présent de me servir de ma colère, agressivité, méchanceté, et de leur acuité, pour traquer mes erreurs et me corriger Utile et pas sot…Autant utiliser son côté potentiellement nuisible à des fins concrètement constructives.

TOUT est Mouvements. Un mouvement est caractérisé par une énergie (dont cinétique) une orientation, une vitesse et une fréquence vibratoire.
On peut intervenir sur ces éléments, pour se calmer et s’améliorer; et gagner en efficacité et en aise.

La sincérité n’est pas qu’intellectuelle. Si tu ne vis pas la plénitude de tes perceptions et ressentis, tu ne peux être sincère.
Tant qu’il y a un malaise en toi c’est que ton être n’est pas épanoui, que tu n’es pas sincère vis à vis de toi-même.

J’aurais passé tant de temps à améliorer (voire développer ?) mes capacités cognitives, tout cela pour en venir à les restreindre ? Aberration ! Je veux plutôt être perception, SANS appliquer d’Emprise, surtout sur ce que je perçois. Cela passe donc par le dialogue : dialogue des énergies…Dialogue pacifique et gentil.

Je veux vraiment me débarrasser de la complaisance; c’est à dire, en ce qui me concerne : de mon AFFECTATION. J’ai un comportement affecté.

Mon erreur est de continuer à chercher une technique de vie : un mode d’emploi.
LIBRES MOUVEMENTS !

Tant qu’on ne vit pas le dialogue qu’est l’Existence, dialogue entre soi et le Monde, alors on ne vit qu’un monologue égocentrique.

En finir avec l’idée même de transcendance : tant qu’il y a transcendance il y a obéissance, soumission, aliénation servilité : rabaissement du soi.

Et en finir avec l’Emprise. L’Emprise résulte de la peur de la méchanceté, du fascisme, du mensonge, dissimulation.
L’Amour n’est pas Emprise.
L’Amour est Mouvements Libres d’Epanouissement. Pas contraintes. L’Amour libère, il n’impose pas.
Abandonner l’Emprise.

Tout ce que tu bloques en esprit se dépose en toi, au moins en partie.
Ce que tu bloques avec l’esprit te bloque. Ce que ton esprit pénètre, te pénètre.
Le mal-venu ne reste pas dans le mouvement continuel : il ne peut s’y maintenir.
C’est quand on se crispe que les choses peuvent se fixer en nous.

Tous les excès sont nuisibles.

Accompagner d’arrogance sa libération est le piège dans lequel tombent les orgueilleux, les prétentieux et les vindicatifs.

Efficacité dans l’Art de Vivre, c’est la pertinence; et la pertinence c’est l’équilibrage des énergies, des mouvements, entre soi et le Monde.

Se servir du mal comme repère est une dangereuse et vicieuse erreur, car le mal est déjà dans la méchanceté.

TU ES, spontanément, continuellement. Aussi, te FAIRE ETRE, provoquer, contraindre, te forcer, faire un effort, pour être, est une erreur folle, affectée : un gaspillage. Au mieux c’est faire les choses 2 fois : penser à penser, faire le mouvement d’être un mouvement. C’est comme si tu disais : « je dis que je dis qu’il fait beau ». Comme si tu répétais deux fois chacune de tes phrases.
Tu es; inutile de te faire être.
Comprendras-tu ? Réaliseras-tu ?

Le Mouvement Libre du Soi sait et se suffit. Folie que de le forcer ou retenir. Folie que la contrainte, folie que l’Emprise.
C’est comme proclamer : « je veux être vivant ! » alors que tu es déjà vivant Ou penser : je veux penser ! alors que tu penses. Ou « je veux uriner » alors que tu urines…

Il ne s’agit plus de manipuler et élaborer des constructions intellectuelles, pour se rassurer ou s’occuper, et s’enfermer en elles comme réalité, mais – presqu’à l’opposé – de s’occuper de trouver l’Utile (ce qui peut entretenir ou améliorer l’Aise de soi et du Monde) et l’Efficace : ce qui permet de parvenir à, ou obtenir, le but recherché : l’Utilité pour la Compétence dans l’Art de Vivre.
Ipséité – le réel expérimenté, rien d’autre – et le Pragmatisme : développement, grâce à l’expérience, d’une Sagesse pratique, réaliste; et peut-être d’une Ethique – afin de donner des limites permettant de transmettre cette Sagesse.
Mais…toute Ethique tend peut-être déjà trop vers le théorique, vers l’idéal : et donc l’intellectuel, voire le spéculatif.
Oui, il me semble préférable d’éviter de parler d’éthique, et de s’en tenir à un simple et unique Pragmatisme : motivé, de fait, uniquement par : cela me convient ou cela ne me convient pas; et même, plutôt : cela me sert ou cela me dessert.

La gratitude envers un éventuel Créateur-Créatrice, pour ne pas être ingrat, est encore une idée : rien qu’une idée. C’est encore s’égarer, se gaspiller dans de la pensée, au lieu de s’occuper de l’indéniable : les faits, les snesations, dont les ressentis.
Quand l’envie te prend de remercier le Monde parce que tu te sens bien, profite plutôt encore plus de ton bien-être, savoure encore davantage ton aise, au lieu de te gaspiller en pensée et du coup moins RESSENTIR le plaisir d’exister.
De même, en cas d’erreur, s’occuper à mieux agir et se réformer, au lieu de se gaspiller en excuses par la pensée.
En finir avec l’égarement dans la pensée, le gaspillage par les idées : la virtualisation de l’existence.

On se gaspille dans l’idée de réalité au lieu de s’occuper de la Réalité.

De même, cesser de vouloir valider ses découvertes par des idées préétablies. Dans la mesure où tout est Mouvements il n’y a donc pas de vérité définitive à trouver ou atteindre, mais uniquement une pertinence de nos propres mouvements, se vérifiant par la survie de notre individualité, et si possible son Aise, dans l’ensemble des Mouvements constituant la Réalité.

Ainsi nos seuls ressorts et motivations sont : l’Utilité et l’Efficacité, permettant la Compétence pour Vivre; pour l’Art de Vivre Aise.

Je n’écoute plus les voix – miennes ou d’autrui – je perçois les Mouvements : oui, la Réalité ne parle pas, elle se meut.

Les idées sont des formes qui s’emparent des Mouvements spontanés, initiaux, qui eux ne sont que développements de l’Energie-Soi.
En s’emparant des Mouvements, les idées réorientent les Mouvements et imposent une actualisation qui peut être totalement différente du Mouvement initial spontané qui, lui, est la résultante des forces internes du Soi en contact avec les forces, extérieures à lui, du Monde.
Abandonner les idées, relâcher tout effort en soi, et devenir par nos Mouvements.

Je ne sais qu’après
et loupe souvent le pendant.
Quelle fuite que cette vie !

Tant que tu vis en fonction d’un jugement – que ce soit la loi ou le regard d’autrui, ou une divinité – tu te dissimules, tu n’es pas vraiment sincère, tu ne peux donc connaître ce qui constitue vraiment ta Réalité, et tu ne peux donc ni être libre, ni vraiment aise, ni t’améliorer.

En finir avec tout Jugement, et Vivre la Rencontre qu’est l’Existence, la Rencontre Dialoguée, sans forcer : ni dissimuler ni excéder…

Je vais en ce Monde qui vient.
Refusant d’imposer la douleur
nul excès.
Oui je me dessine en limites.
Oui me sculptent les non.

Tous mes propos dans ces carnets n’ont peut-être finalement aucune pertinence, aucune validité, aucune utilité, puisqu’en définitive je n’ai pas réussi à obtenir ce qui me semblait m’être le plus important : l’amour avec une femme, une vie de couple et si possible de famille.
J’avais ce désir depuis au moins l’âge de…8 ans ou même 7 ans, voire avant. Depuis toujours en fait.
Mais, en vérité…avais-je vraiment ce désir ? Mon histoire, et le peu d’efforts que j’ai fait pour réaliser ce but, semblent prouver que non. Les stratégies d’évitement, de fuite même parfois, que j’ai adoptées, semblent aussi le réfuter.
J’ai l’impression que je considérais « la » femme, et à fortiori « MA » femme, comme un…OBJET, plutôt que sujet, qui m’était dû; et qui m’arriverait sans que j’aie rien à faire pour. Comme le succès musical, du reste – autre fantasme, dû lui aussi à l’émerveillement provoqué dans le petit garçon que j’étais, par l’aventure jouissive des Beatles, découverte au même âge, 8-9 ans.
De même, la vision des films m’avait inculqué, aussi profondément qu’inconsciemment – et consciemment – que l’amour était une évidence, et inévitable, aussi naturelle que…grandir, devenir adulte.
Donc j’ai grandi en étant convaincu que l’amour et le succès m’échoieraient.
Et oui : je considérais, inconsciemment, la femme comme un objet qui me serait remis par… »la vie », les circonstances.
Mais, fort heureusement, les gens sont plus difficiles à saisir que les objets. Et mon illusion, couplée à de la fierté sinon de l’orgueil, m’interdisait de faire des efforts pour « obtenir » une femme.
Puis-je dire que j’ai été victime des illusions imprimées en moi par les films, la société et l’éducation qui fait de nous des petits rois égocentriques à qui tout est dû et servi, offert ?
…Oui…au moins en partie…
Lent fut mon réveil…et pas encore total d’ailleurs…

L’Activité me précède
me projette et m’attire.
Je la rejoins comme la deviens.
Actualisent ces Mouvements
le Jaillissement mon Soi.
Devient, devient, devient…

Pas d’excès de soi.
Au pire : du mensonge.
Heureux de n’être pas
criminel.

Deux, c’est bien le moins
que puisse être la conscience.
De même, nul n’est seul
que s’il le veut.

La méchanceté peut passer en toi, mais toi seul décide de l’y maintenir ou non.

Dans cet Espace qui me développe
un lieu plus concentré se déplace
un lieu palpite, plus intensément :
Source et Estuaire de ce Moi.
En ce Lieu, changeant, inconstant,
PULSATOIRE
se révèle soluble et tenace entêtement :
Mon VIVRE.

Vivre est comme voler en avion :
l’avion doit quitter le sol pour s’envoler.
De même, il nous faut quitter l’instant
abandonner notre position continuellement.
S’accrocher, tenir, SE CRISPER
voilà l’Erreur d’où tout découle.
Ne pas faire du désir une poigne
une étreinte, un piège, une emprise
mais que le Désir redevienne : le Mouvement.

Tant que tu tentes de te libérer en sachant plus ou moins consciemment ce que tu vas trouver, tant que tu cherches tes désirs en fait, tu ne peux trouver…que le passé.
Alors que le véritable présent est l’INCONNU du Futur qui s’accouche en toi.
Si tu veux vraiment découvrir, tu dois TOUT ABANDONNER : plus de désirs, plus d’idées, plus de savoirs. Et cet abandon ne peut être qu’IMMEDIAT : un SAUT – dans le Vide, ou au moins le Mystère.

Mouvements libres
s’épanouissent mes énergies
je commence l’Aise.
M’entreprends Evénements.
Si sauvage, si farouche, si libre
l’Amour sagesse de toutes ces folies.

Ce n’est pas une question
d’être en accord avec des idées
mais d’évoluer en équilibre avec des forces
en mouvements sincères, sans crispation.

C’est le sens qu’on attribue qui piège;
pas le mouvement, qui est sans arrêt.

En cet Univers Oui
notre distinction est le Non.

S’acharner jusqu’à l’infime
fait trébucher sur les poussières
et louper l’océan.

Ce n’est pas l’Amour qui cherche à se battre,
qui provoque ou même cherche à se prouver.

Le premier défaut que nous inculquent nos parents ou ceux qui en tiennent lieu est : la servilité. Le reste n’est que déclinaison de ce poison initial, inoculé sous prétexte d’une fébrile affection.

Il me reste encore tant de servile hypocrisie à recracher. Me purger de la soumise peur et expulser le pus de l’orgueil. Noble Sincérité qui mène au puissant Courage.
Alors je ne me cache pas : je suis.

VIVRE EST COMMUNIONS JOUISSIVES.

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