extraits de conscience 53

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Parmi des possibles
l’étreinte de mon esprit…
Choisir : le plaisir pour écho.

L’esprit chasseur
le désir exutoire
j’ai si souvent fait
les mauvais non
et les faux oui.

Je suis boursoufflé d’orgueil, de suffisance, de prétention…
Je veux me désenfler.
Je dissous ma méchanceté,
et me libère de l’emprise qu’est mon esprit.

En colère et triste.
D’où ma méchanceté.
Je dissous ces vilaines énergies.

Contrairement à faire semblant,
vivre vraiment ne laisse pas de temps
pour des pensées inutiles.

Moi ? Ma Vitesse. D’abord. Puis, mon Orientation.

Vouloir est l’erreur : Vouloir crispe l’énergie-être.

L’amour et la haine
ont une frontière commune
et c’est le vice qui taquine
à passer et repasser cette limite.

La colère me hante
Sporadiquement dangereux
Fantômatiquement sournois
Aigre source, astre froid
irradiant ma poitrine.

Ma colère : ma réponse inappropriée
à ce qui me contrarie.
Colère : excès grossier d’énergie mal déployée.
Ma colère me gaspille. La colère est gaspillage.

La colère est, d’une façon ou d’une autre, due à une frustration : une énergie non épanouie.
Les solutions proposées sont : soi supprimer le désir (ce qui est aussi hypocrite qu’irréaliste, ou alors mortifère) soit de s’y livrer totalement (ce qui mène aux excès, aussi dangereux qu’égoïstes)
La solution la plus réaliste et appropriée semble être : de s’occuper totalement de l’Immédiat, de tout son être-énergie car…le désir ou le vouloir ne sont pas forcément…omniprésents.

La colère provoque la colère. Elle est une fréquence vibratoire, énergétique, de soi, qui est très communicative, qui influe très facilement sur la fréquence d’autrui. La colère reconnaît la colère. La colère est un excès de soi, et provient d’un excès de soi. La source de la colère est, très souvent, l’orgueil et son inévitable conséquence : la contrariété. Personne ne se contrarie plus vite que l’orgueilleux ou l’orgueilleuse.

Le corps a raison, car il sait. Il participe immédiatement de la Réalité. Le corps sait, alors que l’esprit croit, imagine, interprète.

Libre Mouvements, Libres Vitesses, Libres Orientations.

Cesser toute simulation.
Tant que je peux me dire : « je mens ! »
alors autant que je m’abstienne.
HONNETES MOUVEMENTS.

Tant de mensonges :
hypocrisies et prétentions
donc gaspillage – léthal.
Libres mouvements !

Quand on ne simule plus on ne se gaspille plus.

Complet avec le Monde
Actuels Mouvements
En Espaces – Décontracté.
Honnêtes Vitesses, Gentilles Orientations.

Rien de conscient n’aime être maîtrisé;
c’est pourquoi j’abandonne l’Emprise.

Gare au tyran ou au tueur derrière la volonté.

Je suis – je deviens – donc : inutile et absurde de vouloir être.

Je suis un Espace, animé par une Source : Sa Source. Cette Source est un Jaillissement, dont la Vitesse et la Densité (intensité) déterminent la Fréquence Vibratoire de l’Espace-Individu.
Cette Fréquence vibratoire caractérise, et conditionne, l’atmosphère interne, l’humeur, et l’aptitude active et réactive de l’Espace Individu.

Cette Source EST Mouvements d’Actualisations Expansives. L’erreur est de Vouloir, Vouloir Maîtriser cette Source. Erreur puisqu’elle est-devient, spontanément.
Il est donc intile et inapproprié de vouloir qu’elle fasse ce qu’elle fait, ou de vouloir la transformer.
La propriété de cette Source est de s’unir à son environnement : de communier avec le Monde.

Quand la Source est honnête elle s’émet dans l’Espace et dans le Monde et le ressenti général de l’Espace est agréable (hors maladie ou traumatisme physique, bien sûr).
Dès lors qu’il y a volonté, tentative d’emprise, la Source, le Mouvement, et par suite l’Espace, sont contrariés et la gêne commence.
Donc : supprimer toute Emprise.
Le Monde, dont soi, SAIT.
Sait ce qui convient et ce qui ne convient pas. Ce qui convient est et génère Aise, ce qui ne convient pas est et génère Gêne.

L’égocentrisme de la conscience, qui fait que l’individu s’obstrue lui-même, est la mauvaise orientation du Mouvement-Etre, qui au lieu d’être spontanément Prospectif et Expansif devient, par l’intervention inappropriée de la volonté, régressif et contractant.

Je ne m’occupe pas des défauts d’autri; je m’occupe des miens.

Peu de choses nous tourmentent autant que ce que nous nions de nous-mêmes et ce que nous rejetons d’autrui.

Ce que je prétends être une expansion de ma conscience est plus souvent une dilatation de mon ego…

Je n’écris pas très utile…Je sais juste que je fais partie de quelque chose qui se produit et que ce quelque chose agit en moi, et par moi, en fonction de goûts et dégoûts, créant continuellement des circonstances et conditions plus ou moins propices à l’épanouissement de mon être. En résumé : ça paraît, puis ça disparaît. Ca se forme, se transforme et se déforme.

Les choses sont simples : je cesse de me compliquer l’existence. J’abandonne tout ce qui me gêne.

Certes, la frustration (et l’orgueil qui en est une des causes, mais aussi…l’altruisme, le respect d’autrui) est à l’origine de ma colère, mais surtout la tristesse, due à la solitude est la vraie cause de ma colère et de toutes mes compensations psychiques et toutes activités compensatrices qe je me suis créées ou données pour combler le manque, le désarroi, la détresse affective. Tout cela me hante, me pèse, me colle, m’encombre et m’accompagne.
Mais…je suis « de bonne composition », ai bon caractère, ai (et avais…) de l’enthousiasme pour l’Existence, et…je n’ai pas à me plaindre d’icelle. Donc…je ne me plains pas, mais il est vrai que c’est pénible. Je souffre. Peu, mais continuellement depuis…34 ans au moins.

Alors que mes larmes n’ont plus d’yeux pour s’épancher, mon esprit se découvre partiellement affliction.
Je rejoins peu à peu, mollement, le clan sinistre des vaincus : celles et ceux qui n’ont pas su lutter. Par manque d’idéal, par manque de conviction, par manque d’envie, par manque d’affection – par manque, tout simplement.

Chaque jour le Monde change, chaque instant la Réalité se modifie. La seule voie que je distingue est : l’adaptation continuelle aux circonstances, avec gêne et aise comme repères.

Généralement, l’énergie émise au-delà du corps est gaspillée. Savoir s’occuper de l’Espace personnel, rester dans les limites du corps.

Les seules richesses valables sont la santé et les rapports humains.

Soit tu t’enfermes en toi-même, soit tu t’ouvres au Monde – dont tu fais partie.
Soit tu te regardes, soit tu vois le Monde – dont toi.

Est-ce que vraiment tu aimes si tu ne laisses pas vivre ? Est-ce que vraiment tu aimes si tu contrains ?
Oui j’ai cherché des limites, et donc je les ai dépassées. J’ai cherché des limites, pour repères, pour fondations, et j’ai découvert l’Emprise.
Et toujours animé par ma passion – fût-elle sensitive ou curieuse – j’ai découvert l’Excès.
Et derrière, toujours dissimulée, dangereux fantôme, l’envie de pouvoir. Oui (comme tant d’autres) je veux être maître, et au-delà de moi-même, être en pouvoir de maîtriser le Monde, au moins pour être sûr de pouvoir lui résister quand il me déplaît.

Je me suis égaré. Quelle est ma vérité ? Je veux célébrer le Monde, et même : la Réalité.
Alors je dois d’abord laisser s’actualiser le Monde et la Réalité. Le plus possible compte-tenu de ce qui ne me gêne pas.
Ensuite apparaît la question : quand résister ?

Tant que tu n’épanouis pas ton espace-corps, tu ne peux être Aise. Le tout étant de s’épanouir sans opprimer.

S’occuper des RESSENTIS, non des idées.

Le premier de nos adversaires, voire ennemis, est en nous : c’est une partie de notre esprit. L’identifier et ne plus s’en laisser manipuler.

L’Aise prouve l’adéquation; la gêne prouve l’inadéquation.

Il n’est pas approprié de rationaliser le Monde (ou chercher à le rationaliser) il s’agit de vivre la Réalité, la ressentir, communier avec elle et aller dans les orientations propices à notre épanouissement et à celui du Monde.

Pourquoi suis-je si scrupuleux à vouloir être « irréprochable » ? Pas par altruisme, mais au contraire par égoïsme et orgueil : pour préserver et favoriser MES intérets.
Si j’étais altruiste je serais beaucoup plus occupé à vraiment faire attention au Monde (ce que je fais tout de même; n’exagérons pas…) au lieu de faire attention à moi à l’aide ou à travers le Monde…

Estimer le Monde (dont soi) au lieu de SE surestimer.
Contempler le Monde au lieu de se contempler.

Tu cherches le conflit, l’agressivité, la méchanceté, l’admiration, ou tu cherches la paix, la cordialité, la gentillesse, l’estime mutuelle ?
Voilà la question dont la réponse explique ton comportement.
Méchanceté ou gentillesse ?

DE QUOI T’OCCUPES-TU ? La réponse explique…tout. A quoi tu te consacres, t’appliques ?

Je ne veux pas détester – je veux aimer.

Gentillesse et Honnêteté. Voilà tout ce qui permet de bien vivre, en fonction du possible.

D’ailleurs, si tu n’es pas honnête avec toi-même, tu ne peux être lucide et ne peux donc discerner ce qui est utile pour te réformer et t’améliorer.
Et si tu n’es pas honnête avec autrui tu crées des causes de discorde, et tu crées des bases non fiables de rapport avec autrui.

CE QUE TU ALIENES T’ALIENE.

Est-ce que tu rends l’Existence plus agréable ou plus désagréable ?

Ce n’est pas parce que beaucoup de gens se trompent qu’ils ont raison, ou ce n’est pas parce que beaucoup de gens croient en une erreur que ça la change en vérité.

Je ne veux pas avoir raison ou tort, ni le pouvoir; je veux que mon épanouissement favorise l’épanouissement de mon environnement.

Une partie de moi est en colère et veut gâcher.

La perfection : une idée aussi prétentieuse qu’excessive. Un piège pour fat.

Quand tu es frustré, le tout est de veiller à ne pas développer une morale ou une philosophie de frustré.
De même, si tu nanti, ne pas développer une morale ou philosophie de nanti.

Bref, éviter de professer ce que l’on est. Ha ha !

La haine c’est l’anti-réalité. Moins on s’y consacre moins elle nuit.

Se libérer de toute Emprise, physique, psychiqe, toute oppression, toute tyrannie, toute manipulation. Ne pas la tolérer et ne pas s’y soumettre.

Moins tu consacres à la méchanceté moins elle a de pouvoir en toi.

A quoi te consacres-tu ? La réponse est ce que tu vis.

Oui nous sommes ensemble
oui chaque personne peut décider
ce qu’est son espace interne.
Oui je veille à être une Source agréable
de paix, de pertinence, de sagacité
et d’humour, pour le Monde – dont moi.

La crispation est erreur et cause d’erreurs.

Une fois que tu as supprimé tout narcissisme, toute affectation, tout mépris, tout orgueil, toute fatuité, toute vanité, tu te retrouves vraiment libéré – notamment vis à vis d’autrui. Et tu disposes d’une grande quantité d’énergie que jusque là tu gaspillais à ces activités, à ces processus, ces procédés, parasites.

Qui trop pense, mal (se) dépense.

Sur le chemin de moi-même.
Entre défrichages et redécouvertes.

Je suis complet avec le Monde
dans lequel nous sommes tous et toutes ensemble.

Qu’est-ce qui t’importes ?
A quoi te consacres-tu ?

Ô Vie, un jour tu me quitteras ?
Tu me déposeras, ou me jetteras ?

Si tu suscites la haine en ton espace,
ou si tu l’y acceptes, tu devras la digérer.
Si ta source est désagréable, ton espace aussi.
Si tu rends désagréable la Source que tu es, ton espace s’en ressentira.

Je suis un Espace, animé d’une Source, et contenant des Mouvements.

Chacun, et chacune, son Espace.

Je veille à ce que mon Espace soit agréable.

En partant du fort, on va vers le faible;
tandis qu’en partant du faible on va vers le fort.

De même, pour pouvoir être il faut commencer, et pour commencer il faut partir de ne pas être. Pour être il faut partir de ne pas être.

Tu es là, je suis là : nous sommes.

Qui s’appuie sur la méchanceté s’y enfonce.

D’instant en instant, dans la Présence Immédiate, je discerne ce qui est vraiment en mon pouvoir et je m’y consacre prioritairement.

On ne peut vivre sans nuire.
On peut limiter notre part de nuisance.

L’amour ne contraint pas.

Ne forcer que si indispensable; sinon, laisser devenir.
Du reste, on commence par la faiblesse, bébé, et on y retourne, vieillard.

On est ce qu’on sait : c’est intégré en nous. Mais on se manipule par ce que l’on croit.

Il est peu efficace de suspendre la conscience; il est nettement préférable qu’elle fasse partie du Mouvement général de l’individu.

Te consacres-tu à imiter les défauts d’autrui ou à éliminer les tiens ?

Je veille à ne pas faire entrer la haine dans le Monde, donc à ne pas détester.

Certaines personnes veulent capter ton attention, s’accaparer ton esprit : que tu te consacres à elles et à leurs préoccupations. Ceci revient à devenir comme elles, voire devenir elles.
Tu peux décider si tu te consacres à elles ou non.

Emprise, arrêt, suspension de la conscience ou de la pensée sont un même procédé : la crispation; qui n’est pas profitable.

Le reste de toi c’est le Monde.

L’importance de l’intention, pour toute chose.

Quel que soit ce Mystère qu’est l’Univers, ne jamais oublier qu’il te fait vivre et qu’il te tue.
Vivre c’est mourir.

Plutôt ressentir : plus agir, moins penser.

Un ami proche, Arno, me confie sans que je lui demande, que l’antibiotique Flagyl lui crée comme effet secondaire de l’anxiété, voire de l’angoisse. Ce que j’ai moi-même constaté lors de mon traitement contre l’amibe ramenée d’Inde.
C’est intéressant : il semble qu’il y ait un lien entre état de la flore intestinale et…état psychique.
A prendre en compte. Pour penser mieux, manger mieux.

Discerner notre méchanceté, et la dissoudre immédiatement ou la recycler en activité plus bénéfique, permet de diminuer énormément notre impact nuisible sur le Monde et nous-mêmes.

De l’activité psychique tout procède d’idées, et donc de formations-compositions d’unités mémorielles (souvenirs de toutes origines) en structures plus ou moins actives, qui influeront sur l’individu par le biais des processus émotionnels, intellectuels et décisions.
Mais jusqu’à preuve du contraire il n’y a rien « d’autre » : il y a uniquement des comportements d’un certain type de matière (cérébrale en l’occurrence) selon des capacités qui lui sont propres, et éventuellement d’autres capacités de type « émergentes ».

Donc, par le fait, tout est CHOIX; arbitraire et subjectif surtout. Et pour ces choix, soit l’individu accepte des influences de nature « extérieures » à lui (paroles, idées lues ou autres) soit il les refuse.

C’est pourquoi, arrivé à un certain stade d’évolution et de discernement, il me semble préférable de veiller à conserver son autonomie, sa spécificité, sa singularité et donc à agir uniquement subjectivement.
Cela pour permettre à l’individu de se découvrir lui-même, et pour assurer le pluralisme des possibilités, des accomplissements et donc les libertés.

Discerner en soi le processus « autonome » de censure, qui nous aliène et manipule, et…s’en désaliéner. Laisser le censeur à lui-même.

Veiller à ne pas être un cuistre.

J’essaie d’être gentil, honnête, respectueux et humble.

Discerner puis dissoudre sa méchanceté rend l’individu meilleur.

L’humilité c’est aussi savoir ne pas être excessif et savoir laisser vivre une part de ce que nous n’aimons pas et de ce qui nous échappe, et de ce qui nous dépasse.
Etre humble c’est savoir se limiter.

Comme je t’aime Ô Monde
comme je t’admire
et te suis reconnaissant.

A partir de cet instant, je fais cette expérience : je cesse toute Emprise. Je laisse mon Espace s’accomplir; et n’interviens que si cela semble indispensable : pour éviter le meurtre ou le viol ou éventuellement toute autre violence physique.

Je me suis aliéné à…une part de moi-même.

Qui s’appuie sur la gentillesse
trouve une solidité avec laquelle édifier.

Rejeter fait ressortir, met en évidence.

Encore et encore : la méchanceté se renforce de toute complaisance à son égard.

Mon esprit fut ce piège tissé de complaisance, tendu entre suffisance et dépit : une…salutaire fosse à orgueil, au fond de laquelle j’ai pu contempler toutes mes lâchetés, mes égoïsmes, mes malhonnêtetés.

Je suis à présent au sortir d’un poisseux cocon de défauts.
Chrysalide incertaine je titube mes ébahissements.
Voici donc la vérité toute simple :
le Monde est un ensemble dont l’hétérogénéité assure l’homogénéité.
Non ! Je fais encore des pitreries scripturaires !
Peut-être : le Monde est une Conscience s’exprimant par des milliards de voix différentes, et pour chaque individu l’Existence est un dialogue.

Les consciences éveillent.
A quoi nous consacrons-nous ?

J’essaie de me consacrer à la Paix et à l’Aise.

Tu cherches un exutoire ? En fait tu voudrais légitimer ta méchanceté.

La conscience, profondeur de la Réalité, peut se propager.
Donc : choisir à quoi on la consacre.

Pour supprimer ma méchanceté (qui se traduit, essentiellement, par du mépris et de la suffisance) il est nécessaire que je dissolve ma vindicte, donc dissoudre ma colère, donc dissoudre mes frustrations, donc être vraiment au fait de mes désirs et volontés, donc bien me consacrer à…MES MOUVEMENTS spontanés, initiaux, personnels, singuliers.
D’autant que mes Mouvements sont, le cas échéants, modifiés du fait de leur participation aux Mouvements du Monde, dont les Mouvements d’autrui.

Plus tu es conscient, plus ton Monde l’est aussi.

Me débarrasser de ma méchanceté, donc de ma vindicte, donc de ma colère, donc…de mon orgueil qui fait que je m’excède moi-même de toute contrariété.
Donc, veiller à rester humble : être honnêtement soi, en toutes circonstances, ni plus ni moins.

Recycler, réemployer toutes ces énergies (méchanceté, colère, vindicte) qui sont des actualisations inappropriées de soi, des gaspillages. Recycler en actualisations plus utiles et pertinentes : constructives.

Le plus important : ce à quoi tu te consacres.

Se soucier du jugement d’autrui sur soi ? Que craint-on ? Etre mésestimé par des sots, ou percé à jour par des gens dignes d’intérêt ? Ni l’un ni l’autre, si l’on est honnête; donc pas de problème.

Il faut faire les choses de façon à ce qu’il n’y ait plus à y revenir, et non pour s’en débarrasser.

Pour moi l’essentiel est de savoir si je suis bienveillant ou malveillant, et ce qui m’est important, et ce à quoi je consacre mon être physique et psychique.
Je suis bienveillant, la liberté et la gentillesse me sont importants, et je me consacre à la paix et à la connaissance. Je suis…gnostique : la connaissance peut améliorer les humains, voire les sauver (au sens de trouver un remède à la mort, ou leur épargner de commettre des erreurs funestes)

Peut-être que : où que tu ailles, quoi que tu fasses, tu ne vas pas vraiment loin ni ne fais vraiment grand-chose si tu ne vas pas au bout de toi-même ou ne t’accomplis pas.

Non. Il n’y a qu’une chose qui vaille vraiment : vivre au mieux l’immédiat.

Quand je sais je me trompe, quand je crois je me trompe, quand j’ignore je me trompe. Finalement il n’y a que quand j’aime que j’ai l’impression de ne pas me tromper, et même souvent d’avoir raison.

Si tu ne vis pas ce que tu es de plus beau, si tu ne fais pas vivre ce qu’il y a de mieux en toi, alors c’est peut-être le pire que tu vis et fais vivre…

Si tu ne fais pas vivre le meilleur de toi tu risques de faire vivre le pire.

Quelque chose, en moi, derrière, guette. Entre surplomb et affût. Subitement tendu, palpitant, débordant de rage – iconoclaste. Une sorte de mâchoire psychique, d’étau intellectuel.

Ce n’est pas l’arrêt le problème, c’est la crispation.

Ce que je refuse et veux refuser, c’est de me consacrer à la méchanceté. Donc…hé bien, je ne m’y consacre pas. Et si ça m’arrive, je me rectifie dès que j’en prends conscience et tâche de ne pas continuer de m’y consacrer. En clair : j’abandonne la méchanceté. Pour moi le mal c’est la méchanceté. Donc je ne me consacre pas à la méchanceté; j’abandonne la méchanceté.

L’impression qu’il y a tant de concordances entre moi et le reste du Monde. C’est pourquoi j’écris à présent, pour éloigner cette tendance aussi strangulatrice que prétentieuse.
J’abandonne une frime ? Je relève une farce? Je veux avant tout ne pas nuire – on aura compris.
Compris ? Enfin je ne t’entrave plus, jaillissement mystérieux, jouissif et autre.

Cela se produit. J’en suis. Des espaces aux profondeurs mirifiques, des mouvements du plus lointain au plus intime. Fluide et souple au ieu de crispé et rigide.

On ne fait pas assez aux gens les compliments qu’ils méritent.
Comme je l’ai déjà écrit : un compliment non fait, est une fleur qu’on empêche d’éclore, et peut-être un fruit qu’on supprime. Cela fait plusieurs années que dès que je sens un compliment je le fais. Et je SAIS que c’est bon.

Je discerne bien à présent la méchanceté qu’il y a en moi, pour partie spontanée et pour partie résultante de colères dues à des frustrations et orgueils. Je me rends bien compte que la méchanceté est en fait, au moins pour partie, une des vraies motivations de certains de mes actes et comportements.
Le plus étrange et troublant, et tentant, étant que souvent méchanceté et affection se mélangent pour former un désir ambigü mais excitant.
Je veux vraiment discerner, identifier puis dissoudre ou recycler, ma méchanceté. Voilà qui est fondamental pour se désaliéner de soi-même.
Tout le monde est tellement en colère…par contrariété, voire frustration. Et la colère veut se venger, et la vengeance veut la méchanceté, et la méchanceté veut le crime.

Répliquer ou même réagir aux rodomontades et autres provocations c’est être au même niveau.

Tout est Mouvements – Savoir se mouvoir…

Casser de soi toute habitude, tout rituel, tout préjugé, toute…aliénation : toute CRISPATION.

Clarifier la Conscience : Décrisper l’Espace
Désaliéner l’Attention : Se libérer des Contacts
Optimiser l’Intention : Libérer les Mouvements.

L’essentiel est : que fais-je exister ?
Méchanceté, honnêteté, gentillesse, moi. Que suis-je en train de faire exister ?

Savoir entendre, percevoir les mélodies et rythmes du Monde, et…danser dessus. Le Monde est une boîte de nuit, avec d’innombrables pistes…

Les Indiens Mashco-Piro, vivant dans la forêt péruvienne, isolés et libres, commencent à sortir à cause des exploitants de pétrole et gaz…
Inadmissible horreur !

Pour ne pas détester, quelqu’un ou quelque chose, il faut avant tout que cette chose ne…soit pas détestable. Ce qui en fait revient à : ne pas correspondre à NOS critères personnels de détestation. C’est donc subjectif, c’est, là encore, …un choix.

Ensemble te voici Monde.
Submersion ma vie, immersion.
Goûts, saveurs, désirs, tendances, volontés, amours, toutes ces beautés, toutes ces merveilles, tous ces miracles.
Emplir, vider, dedans, dehors, et tout est dedans, et plus dedans encore. Plus de dents en corps. Plaisir la voix du Monde. Plaisirs les voies du Monde. Vois, les voies, les voix. Contacts. Contacts. Contacts. Ensemble. Tendresse.

Le stress, comme la frime, à laquelle il est souvent dû d’ailleurs, n’est que gaspillage – de soi.

Où sont tes peurs, quels sont leurs corps, quelles sont tes peurs, où sont tes horreurs ? Quelles sont ces inquiétudes ? Connais-tu tes blocages ?
Puis : quel est ton monstre ? Es-tu plusieurs ? Que veulent tes crocs ? Griffes-tu ? Lacères-tu ? Veux-tu déchirer ? Déchiqueter ?
Libère les mouvements, libère les énergies, sinon ils t’enfermeront.
Ne pas vivre c’est mourir.

Ne pas savoir apprendre gràce à son adversaire, son contradicteur, c’est se priver d’une des plus utiles sources d’informations…

Et si Déesse-Dieu n’était que la limite que nous posons à nos capacités ?
Déesse-Dieu limite…On retrouve El-Shadaï de Génèse…
Mais c’est une hypothèse à propos d’une autre hypothèse…

Tant que le plaisir n’est pas libre, est-ce la douler qui l’est ?
Farceur de moi-même, avec mes tiroirs cérébraux et mes embuscades mentales.

Non, non, parlez du concret,
des faces du réel. Mon pantalon, noir,
d’une fibre fragile, un peu comme peureuse.
Je suis de ces gens dans ce compartiment.
Notre silence, réciproque.
Notre absence aux autres.
N’y aura-t-il bientôt plus de vie,
que sur des écrans ?
Est-ce la haine que tu veux faire vivre ?
Est-ce la méchanceté que tu diffuses,
infuses…confuses ?

Oui je suis une des voix du dialogue qu’est mon existence.
La question n’est pas « est-ce que je deviens meilleur ? »
mais : « est-ce que je vais mieux ? »

S’accorder prioritairement sur nos mouvements organiques, qui forment le fondement de notre singularité et manifestent nos spécificités. Les mouvements organiques participent du Mouvement Général Cosmique; ils en font partie mais en sont distincts : ils sont propres à l’individu; même s’ils peuvent être influencés par le reste du Monde, et le sont.
Début de l’individu : ses mouvements organiques.

Je suis un Espace de Mouvements. Cet Espace ne peut s’optimiser que s’il est pleinement conscient de ce qui le constitue, de ce qu’il contient; donc s’il est clair, limpide, donc sans crispation, sans dissimulation, sans fermeture. La sincérité totale, au sein de cet Espace, est donc indispensable.

Libres Mouvements – Aucune cripsation. Car le Monde se régule, donc le Monde rend conscient la partie individuelle qui s’actualise de façon excessive.

LIBRES MOUVEMENTS.
Comprendrez-vous ? Discernerez-vous ? Sentirez-vous.

Abandonner toute crispation, et porter son attention sur les malaises résidant au sein de notre Espace singulier; et si l’on est sans crispation – totalement sincère : SOI – les malaises se révèleront et se dissoudront en même temps. Car le Monde est dynamique : en Mouvement continuel, donc sans crispation, car la crispation gêne voire bloque le mouvement.
LIBRES MOUVEMENTS.

Si tu as peur ou refuse que quelque chose entre en ton Espace, tu te crispes, te bloques, et donc t’enfermes : tu deviens prisonnier de ce que tu refusais. Comble !
Alors que si tu es libres mouvements et espace ouvert, tout peut passer dans cet espace mais n’y restera que ce qui plaît à cet espace, que ce qui lui convient; le reste ne pourra se fixer et sera évacué ou sortira de soi-même.
ESPACE DE LIBRES MOUVEMENTS.

Tu es occulté par ce que tu dissimules. Tu es piégé par ce à quoi tu te fermes. Tu es bousculé par ce que tu repousses. Tu es encombré par ce que tu rejettes.
Si tu détestes, la détestation s’installe en toi. Ce que tu crains te hante.
Ce que tu saisis te saisit.

Si ton Espace est libre, n’y subsiste que ce qui lui plaît et ce qui lui correspond.
Sans oublier que tout évolue, donc ton Espace aussi.

Les idées sont des formes : des forces constrictrices de la matière-énergie psychique – des crispations. Libérer les énergies, libérer les mouvements – se libérer des idées.

Discerner ce qui en nous nous gêne; l’observer, l’exposer à notre conscience, jusqu’à ce que cela se révèle, s’épanouisse (en se libérant de toutes les crispations dont on l’a entouré) puis…se dissolve, devienne autre chose : jusqu’à ce qu’on s’en libère.

Puis faire de même avec l’ensemble de notre Espace : physique (notre corps) et cognitif : l’ensemble de ce qu’on perçoit.

Il s’agit…d’inspecter notre Espace total, et…le ménage se fait de lui-même.
Ce qui n’est pas approprié à notre Espace n’y reste pas – dès lors que cela est révélé par la sincère conscience.

Faire face à ses gênes, en toute liberté; ne pas les fuir, ne pas les dissimuler.

Abandonner toute crispation et redevenir libres mouvements nécessite : le courage. Or, la source du courage est…l’amour. Vivre c’est rencontrer la Réalité, à partir de la totalité de soi, et à partir des contacts entamer le dialogue.
La peur est crispation, jusqu’à l’arrêt, des énergies-mouvements : la peur est piège.

Mais libres mouvements ne signifie pas abandon ou sumission au Monde; cela ne signifie pas fatalisme ni passivité. Au contraire, libres mouvements c’est l’optimisation de l’univers par l’individu, et de l’individu par l’univers. Il s’agit d’une rencontre et d’un dialogue constructifs et continuels entre soi et le Monde, entre le singulier et le total.

Trop penser c’est localiser continuellement une grande partie de l’énergie-être pour l’activité cérébrale.

Il est préférable de répartir notre énergie-être harmonieusement, de façon équilibrée, dans l’ensemble de notre espace. Un excès dans un endroit crée obligatoirement un déficit, un manque, dans un autre.

Le bonheur n’est jamais en retard.

Je ne me donne plus qu’une consigne : vivre selon mon Aise. Je prends mon Aise comme unique critère d’appréciation de la pertinence de mes actes.

Maintenant que j’ai vraiment conscience de ce que je fais et de pourquoi je le fais, et que (par suite ?) j’en connais et contrôle les conséquences, il me semble que le bien, les actions bienveillantes, ne sont pas vraiment un choix, l’expression de ma vraie intention et sensibilité (quoique…si, souvent…) Alors que le mal, la malveillance, oui. L’impression que le bien n’est pas volontaire, et résulte juste d’une disposition et d’un processus, d’actualisation, naturel et spontané. Alors que le mal, la malveillance me semble résulter d’un choix, être volontaire, et l’expression d’un vrai désir personnel.
Le bien serait indépendant, pas un choix, aliéné et aliénant, alors que le mal serait dépendant de moi, un choix, libre.

Plus précisément : j’ai l’intention aussi de faire le bien, mais il est naturel, normal, et impersonnel; tandis que faire le mal peut être un vrai choix, n’appartient et ne procède que de moi, est personnel et libre.
Comme si la seule façon d’être libre, de se désaliéner de l’accomplissement du Monde, serait de faire le mal.
C’est cela qui me fascine et me laisse en suspens.

Pour tout ce qui est en notre pouvoir nous avons le choix. Nous SOMMES le choix.

De l’activité sexuelle ôtez la motivation du mépris, que reste-t-il ?…

Je suis. J’abandonne le mépris. Tout est forces s’exerçant sur nous; forces issues de nous-mêmes, ou de l’environnement.

Espaces-Mouvements-Honnêteté-Respect

Occupe-toi de ton Aise. En respectant ton Aise tu respecteras celle d’autrui.
Comprenne qui peut.

La vie intérieure n’est qu’esprit, pensées idées. Or, tu peux choisir tes idées, ou leur absence.

L’énergie est sa propre destruction. L’énergie est une capacité qui se dissipe, se dissout, à mesure qu’elle s’actualise. Elle est crispation qui se détend. Elle est une propriété qui tend vers la disparition d’elle-même.
Tandis que l’Espace est invariant. Sans activité et insaisissable, il est, par suite, inusable.

C’est ainsi l’ensemble des rapports entre Espace et Energie qui constitue tous les phénomènes de notre Existence, de la Réalité.

Le plus étonnant étant que via notre conscience, qui est constituée et procède des mêmes éléments, nous pouvons choisir et contrôler ces rapports entre Espace, perpétuel, statique et insaisissable, vide, et Energie, impermanente, mobile, accessible, remplie…

Je n’aime pas l’orgueil parce qu’il EMPIETE.

La Vie est éperdue – c’est en cela qu’elle m’émeut, et me meut.

La méchanceté provient généralement de la volonté de vengeance qui elle-même provient de la colère, qui, elle, est une actualisation maladroite, non optimale, de l’énergie; le plus souvent suite à une contrariété.

La contrariété est un obstacle, et l’énergie au lieu de la contourner, bute dessus, s’obstine, se bloque, crispe, et donc s’accumule, ce qui a pour résultat de l’altérer, la corrompre, la vicier.

On peut veiller à préserver la liberté de mouvement de l’énergie, veiller à ce qu’elle ne stagne pas – pour quelque raison que ce soit – que l’énergie ne s’arrête pas, ni ne soit contrainte.

Une des solutions capitales dans l’existence est de savoir négocier les contrariétés, bien négocier les contrariétés : ne pas se gaspiller.
On peut veiller à ne pas se fatiguer ni corrompre à cause des contrariétés.

Toute contrariété, qu’elle soit due à un objet ou un sujet, est un obstacle vis à vis de notre énergie-être.
On doit donc identifier le plus vite possible si cet obstacle est vraiment une gêne, puis si on peut le supprimer, puis comment ne pas se gaspiller ni corrompre à cause de lui.

Il me semble que l’énergie qui nous anime est, comme toute énergie, sa propre destruction mais n’est pas destructrice : elle n’a pas de volonté de détruire.
Par contre, notre volonté, par sa nature même (puisqu’elle aussi est énergie), comporte une part d’intention destructrice.
C’est probablement dû au fait que la volonté est une capacité de choix entre les deux potentialités de l’énergie : la construction (ou au moins la conservation) et la destruction. La volonté est une capacité de choix entre : actualiser les capacités constructives de l’énergie ou les capacités destructives – sachant que les deux types de capacités sont concomittants et simultanés dans l’énergie. Ou plus exactement : l’énergie est une capacité de PRESSION et on peut utiliser cette pression pour écraser, dissoudre, détruire, ou pour édifier, assembler, construire.

L’énergie est une capacité de pression-tension : pression par tension d’un endroit (point) vers un autre.
Or, une des choses qui rend possible cette tension c’est…l’absence d’obstacle : le VIDE.

Toujours se méfier de la volonté-quête de pouvoir qui motive beaucoup d’actes, dont la quête de connaissances…

Nationaliste, intégriste, fasciste…dès qu’il y a du « iste », résiste.

Cher scrupuleux, chère scrupuleuse, inutile de trop craindre : pour vraiment être méchant il est nécessaire d’insister. Donc l’idée méchante peut vous venir mais tant que vous n’y cédez ni n’insistez en sa faveur, vous ne risquez pas d’être méchant…

Intéressant d’ailleurs : être méchant demande finalement plus d’efforts qu’être gentil.

Pour vraiment être méchant il faut insister. Le gentil assiste, le méchant insiste, le stupide persiste. Ha ha !…

Philocalie…Joli mot, qui signifie… »amour du beau » en grec.

Plutôt que de te mettre en colère à cause des désagréments causés par autrui, apprends à partir de ces mêmes désagréments ce qui est convenable et ce qui ne l’est pas.

S’occuper de son Espace personnel : tout ce qui y vit, tout ce qui y est ressenti, tous les mouvements.
Nous sommes des Espaces.

Simple : le principal problème de ton Espace, son principal obstacle, c’est toi.
Pourquoi ? A cause de ton orgueil : tu voudrais que le Monde soit selon ta volonté; et en plus tu ne fais rien pour que ce soit le cas.

Savoir vivre c’est s’occuper d’être efficace – voire compétent – vis à vis de l’Immédiat.
Se consacrer, consacrer tout son être à l’Immédiat.

Qui s’arrête sur le mal s’y consacre déjà.

Hélas, et néanmoins, c’est grâce à mes erreurs et défauts que j’ai appris, et apprends, certaines des choses les plus utiles.
Aussi, au lieu de se morfondre et culpabiliser, mieux vaut s’appliquer à apprendre et s’améliorer.

De même, il m’apparaît que la plupart de mes problèmes sont ou ont été de mon propre fait.

Finalement on n’a que deux gros défauts en nous : une part d’orgueil et une part de méchanceté. Interdépendante d’ailleurs.
Si on arrive à dissoudre cela…on se sent bien et on se libère.

CRISPATION EST ERREUR.

Un des problèmes de cette société est que nous sommes tous et toutes des orgueilleux, donc inévitablement vexés, et échaudés, donc constamment sur le qui-vive, suspicieux, remplis de rancoeurs et de préjugés; susceptibles et excessivement fiers.

Un dieu bourreau ? Si cette aberration existait il ne faudrait pas compter sur moi pour l’aimer ou le vénérer. Je n’ai que faire d’un dieu bourreau.

De même, l’idée d’un dieu juge me paraît aussi grossière qu’inconvenante, ne serait-ce que parce que, par le fait, il se retrouverait premier, et peut-être même unique, coupable.

Si l’instant ne t’est pas une rencontre et découverte des mystères de l’inconnu, cela indique que tu es égaré dans tes erreurs et préjugés.

Tant que tu n’es pas totalement sincère tu ne peux te connaître et tu n’es pas fiable.

Orgueil : se prétendre autre chose que ce que l’on est.
Méchanceté : intention de nuire.

Orgueil et méchanceté encombrent et font se gaspiller.

L’erreur sur, et dans, laquelle je persiste c’est : vouloir rationaliser TOUT ce que je vis et TOUT ce qui existe; même malgré moi. Donner raison, logique, et explication à TOUT; et des explications que je puisse trouver et comprendre.
Et même, au-delà, mon erreur est de vouloir CLASSER et ORDONNER le Monde selon…MOI, selon mes idées, mes goûts et mes choix. (Tant de gens font ça…)

Alors que je ne suis qu’une partie du Monde; et que ma raison n’est qu’une des innombrables façons de STRUCTURER des énergies et fréqences du Monde. Sans m’en rendre compte, je suis un peu un…fasciste vis à vis du Monde; voire un totalitariste.

CRISPATION EST ERREUR.
De fait, ne pas se crisper même sur cette idée…Héhé.

En fait, mon erreur est de chercher à…m’établir un…DOGME.

Libres mouvements – Crispation est erreur. Complet qu’avec le Monde.

Finalement si je me refuse à me vivre totalement c’est à cause de ma part de colère contre moi-même.
Or…je ne suis pas en colère contre moi; ça aussi c’est une illusion.

Aimer c’est s’appliquer à ce qui nous plaît.

Si tu n’es pas sincèrement toi tu ne fais que semblant de vivre.

La plus fondamentale des entraves à la liberté c’est la soumission.

Ce qui était pertinent hier ne l’est plus aujourd’hui.

L’efficacité nécessite de discerner le « maintenant » propice pour une intervention.

Vitesse puis orientation. Sans vitesse : rien; sans orientation : grand risque d’égarement.

Ressentir sa propre Vitesse et l’optimiser : ni trop vite ni trop lent.
Mais à choisir, privilégier la lenteur qui permet généralement plus de clarté et donc de discernement.
Tu es Mouvements, donc Vitesse et Orientation – que tu peux choisir et optimiser.

Pour nous débarrasser de nos aliénants préjugés, cherchons les qualités des gens et non leurs défauts.

Dès que j’ai conscience d’être
en présence de certaines personnes,
immédiatement mon esprit
commence à se crisper,
en formes défensives et en formes
de préjugés défavorables pour ces personnes.
Il semble que à la fois la crispation se fait par une ou des forces constrictrices commençant et agissant depuis une périphérie et se resserrant sur une ou des idées; et en même temps la crispation semble se faire à partir d’un ou deux points qui attirent vers eux des forces constrictrices.

Il semble qu’il en soit de même pour toute idée méchante ou agressive : il y a à la fois des « points de gravité » qui attirent, qui font se condenser l’esprit ou le condensent, et des forces qui se resserrent sur des idées ou images.

Il semble donc indiqué de – se – décrisper les forces de types « périphériques » et dissoudre les points d’attraction.
Ne plus faire de son esprit une force d’emprise (mais c’est peut-être impossible et/ou contre-indiqué car cela semble être sa nature même : l’Emprise) et en dissoudre les points d’attraction.

Le point de départ est aussi la reconnaissance par la mémoire, la mémoire de protection, de préservation.

Je déteste toute hypocrisie et je ne veux plus rien y sacrifier.
Surtout cette horrible et inhibante hypocrisie sexuelle qui règne et aliène dans nos sociétés. Ce mélange mortifère de honte, et de peur vis à vis de nos organes génitaux, qui font qu’on les cache et qu’on refoule et étouffe leur liberté et expression, et les nôtres avec.
Cette hypocrisie sexuelle qui fait que l’on passe son temps à se refouler, se cacher, se couvrir, s’étouffer, nier nos désirs. Cette hypocrisie, cette malhonnêteté pleine de honte, de peur, de soumission à des archaïsmes issus de l’époque des tribus de singes anthropoïdes avec leurs mâles dominants qui ont édictés ces règles assassines, afin d’assoir leur pouvoir.
Nus, nous sommes nus. Et emplis de désirs sains, beaux et tendres, qui ne veulent pas forcément s’accomplir en actes sexuels mais au moins en démonstrations des émotions splendides provoquées et des hommages normaux, naturels et affectueux qu’elles éveillent.

Libres Mouvements !

La vie c’est être miséreux entouré de richesses, et non richissime entouré de misère. Faut-il qu’on se trompe…Surtout certains !

Etre gentil, doux et pacifique, ce n’est pas être niais, mou ou lâche. C’est plutôt être souple, ne répliquer que si indispensable, et sinon ESQUIVER tout en sachant exploiter l’énergie émise à notre encontre…

S’occuper des mouvements d’énergies, des ressentis et des émotions – pas des idées. Avant tout : les mouvements d’énergie.

Liberté et Amour.

Plus tu es conscient plus le Monde est conscient.

Il n’est pas rare que les gens qu’on apprécie le moins soient ceux qui nous ressemblent le plus…

La difficulté de toute limite morale c’est que comme il s’agit d’un choix donc un positionnement intellectuel, il peut être difficile de les maintenir, du fait même de la nature impermanente de l’esprit qui change continuellement.
De là à créer l’obligation rigide, inamovible, le recours est évident. Mais même cela n’est pas une solution fiable puisque c’est toujours la sensibilité qui choisira d’obéir ou non à une obligation.
Il s’agit donc, pour toute valeur (dès lors qu’on en veut une) et par suite pour toute éthique, de se fonder sur quelque chose qui pourra sinon durer (puisque rien ne dure) du moins accompagner l’évolution de l’individu, être synchrone avec lui. Donc…la sensibilité, les sensations. Et donc faire confiance au plaisir, car spontanément rien ne cherche à nuire à son propre plaisir (même les masochistes). Or, ce faisant, le risque d’égoïsme, d’unilatéralisme, est grand.
La sécurité dépendra donc d’une part d’altruisme, donc se (dé)vouer à une force de « transcendance », c’est à dire une loi. Mais cette loi devra satisfaire l’esprit (la pensée, voire les sentiments) et tenir compte (sinon satisfaire) des tendances, tensions, désirs, du corps.

Le choix devra donc être fait en fonction des fondements de l’éthique personnelle : le plaisir ou la douleur.
Plaisir pour tous et non uniquement pour soi. On ne peut prétendre la valeur du plaisir si notre plaisir se fait par la douleur d’autrui.

Le mouvement s’initialise dans le coeur et prend sa substance dans le souffle.

Nous sommes malades de nous-mêmes et tentons de contaminer autrui.
Soignons-nous !

Je suis complet AVEC le Monde, et à chaque instant il y a un point de contact optimal entre moi et le Monde, un lien dans mon Espace Existentiel (mon corps, plus toute ma sphère cognitive sensitive et mentale)

Mais…dès que l’on trouve quelque chose de pertinent à propos du fonctionnement du Monde, on en fait une technique, on crispe cette chose et on se crispe et…on re-commence à s’aliéner et s’égarer, se tromper…

La Réalité S’ECHAPPE. Et tant mieux !

Mon cerveau m’indique ce que je veux faire, mon coeur m’indique ce que je peux faire; et mon souffle m’indique comment le faire.
Discerne qui peut…

C’est à celui qui peut faire l’effort, de le faire. Il vaut mieux se réjouir d’être capable de faire l’effort que s’énerver.

Quoi qu’il ait été, hier t’a préparé à aujourd’hui. Surtout si tu as fait, et fais, preuve de sagacité.

Ce que tu détestes te révèle autant que ce que tu aimes. De même pour ta façon de traiter l’un et l’autre.

Ô Monde, stupeur initiatique.

Pourquoi te consacres-tu à ce qui te déplaît ?

Si tu ne te désaliènes pas de l’état d’esprit que te suscite quelqu’un qui te déplaît, alors tu n’es que son jouet.

Ne pas laisser ce qui nous déplaît dominer notre humeur ou nos pensées.

Focaliser toute l’énergie de son éventuelle agressivité et envie de combattre, sur des activités constructives, édifiantes, utiles pour la communauté humaine, et non égoïstement destructives.

Si ton esprit se crispe malgré toi sur un sujet, alors il est préférable de te mettre au clair par rapport à ce sujet, puis de décrisper ton esprit et veiller à ce qu’il ne se recrispe pas.
La crispation est erreur et enfermement.

Je constate que ma frime procède d’une préméditation qui a pour origine des ruminations à partir de mes orgueils et honte ou volonté d’en remontrer ou ne pas apparaître en sitation de faiblesse.
La seule façon qui m’apparaît pour éviter ma frime est la spontanéité par rapport à l’immédiat en m’orientant vers le Monde, en toute gentillesse et bienveillance. Le…SAUT DANS LE MONDE.
Je saute dans le Monde.

Dans la liste pleine de détours
qui pourrait sommer mes erreurs
je prends garde à…Quelle farce que moi-même !

Vois : l’énergie circule.

J’essaie et essaierai toujours de m’améliorer. Pour s’améliorer il faut apprendre, et pour apprendre il faut se débarrasser de ses erreurs et défauts, et accueillir ce qui est utile et pertinent.
Donc : humilité pour pouvoir accueillir, faire place aux informations utiles.

Pour se désaliéner de soi-même et d’autrui, il est indispensable de se débarrasser de TOUTE frime.
Laisser parler les faits, sans en rajouter.

Réétudier la gravitation quantique à boucles et Carlo Rovelli et Lee Smolin (et Abhay Ashtekar…)

Dès que tu ne ressens plus le Monde c’est que tu es dans ton idée du Monde.

Si tu ne t’amuses pas du Monde tu l’aggraves.

Toujours surveiller ce qu’on aime ce n’est pas aimer, c’est vouloir posséder, et par suite tyranniser.

Je suis immédiat.

J’abandonne tout ce qui en moi est croyance, et ne me réfère plus qu’à ce que JE SUIS : mon Espace Cognitif, sensitif et intellectuel…Mon expérience du Monde.

Aucune croyance; uniquement les Savoirs issus des expériences que j’ai vécues, et mes goûts.

Je vis uniquement en fonction de : ce que je ressens et ce que je sais.

Je suis un Espace, dans un Espace.
Je suis un Espace constitué notamment de Mouvements; et cet Espace essaie de s’optimiser.

Je ne savais pas qu’expliquer ou définir peuvent enfermer.

Penser quelque chose c’est commencer à le vivre.

Se sevrer de toute aliénation; sans colère, sans orgueil, sans tristesse.

Qui se bat contre des idées se bat en fait contre soi-même. Mieux vaut se consacrer aux faits.

Il est possible que l’idée de la mort nous pousse à dualiser notre rapport au Monde : le Bien est la vie et tout ce qui s’y rapporte; et le Mal est la mort et tout ce qui s’y rapporte.
Alors qu’en fait il y a : Ce qui Existe. La Réalité. La Réalité qui est l’ensemble des Choses qui existent et veulent s’épanouir. Tout veut s’épanouir.
Voilà une…vérité : TOUT VEUT S’EPANOUIR.
Ou plutôt : TOUT TEND A S’EPANOUIR.

Les gyrovagues…

La pensée est un foisonnement composite, avec une part de contrôlé et une part d’aléatoire, animé continuellement d’un mouvement productif et d’un processus associatif de composition et assemblage d’idées, informations et sensations.

L’Existence est complète; ce n’est pas sa moindre qualité.

Et sur les austères plages de la fatalité, nous apposerons nos rires entiers, nos coeurs exubérants, et nos désirs exquis. Les grèves de sable n’arrêteront pas nos mains éternelles.
Nous sommes et serons une des légitimités de l’incroyable, faisant de l’impromptu notre séant et de la misère une autre ressource.
Peu à peu ils se construisent, les Bonheurs, et les Fantaisies sont leurs Protections autant que leurs Grâces.

Savoir dépasser le concept du divin comme on remonte une ancre pour repartir sur l’Océan du Mystère.

Si tu ne te respectes pas ou si tu te respectes trop, tu auras du mal à respecter convenablement le Monde.

La gentillesse ne peut pas s’exprimer par la méchanceté.

La personne que je suis est essentiellement due à mes erreurs. Je suis principalement la résultante de mes erreurs et de mes réactions à ces erreurs.

Vis à vis de son propre esprit, le mieux n’est-il pas de se dire : je ne discute pas avec les frimeurs ni les hypocrites ni les méchants.

J’ai du mal à trouver le juste équilibre entre trop me contrôler et être désinvolte. D’autant que simultanément j’ai beaucoup d’affection pour cette Réalité, et en même temps rien n’a d’importance pour moi.
Simultanément j’aime et m’en fous.

Etre libre…

Ce qui me trouble c’est que je ne sais pas quand je nuis au Monde. Je ne sais pas, sauf cas extrêmes, auxquels je ne me livre pas.

Mon psychisme s’est choisi, pour partie volontairement et pour partie par éducation, des interdits et des ennemis, qui lui permettent de se définir le Mal, mais cela est subjectif : c’est un choix.
Même si on peut considérer que faire sciemment souffrir autrui est mal…ça reste un jugement personnel; d’autre ne pensent pas forcément pareil.

Vouloir c’est se rendre prisonnier de l’illusion qu’on a de soi.

Nous avons, par notre volonté, une influence sur la Réalité. Il est donc indispensable de se débarrasser de toute vindicte à son égard, dissoudre toute intention de vengeance à l’égard de la Réalité. Car, étant tous et toutes contrariés, nous avons, consciemment ou non, tous et toutes une vindicte en nous.
Et il me semble que la volonté de vengeance explique une part des « ambiances » qu’on peut trouver dans le Monde…

A noter que dans certains cas l’émotion et l’humeur consécutive qu’on ressent du fait d’une personne…sont en fait les siennes.

Ce que j’aime dans le matérialisme véritable, et qui constitue sa force, c’est qu’on ne peut honnêtement pas le réfuter. En effet, le matérialisme véritable (non dogmatique) est tout simplement un pragmatisme : les faits, et rien que les faits; les expériences. Pas de spéculations, pas d’imaginations, pas de croyances, pas d’envies, pas de désirs, pas de sensibilité, pas de traditions, pas de dogmes, pas de goûts – juste : les faits.
Le matérialisme c’est l’humble honnêteté existentielle.

En toutes circonstances, si tu peux faire l’effort qui permettrait d’améliorer les choses, alors il est préférable que tu le fasses.

Le Monde, comme l’individu, est composé de possibles; la plupart initiaux, d’autres composés ou encore émergents, qui se réalisent ou non, selon une dialectique entre l’intérieur et l’extérieur, entre le particulier-singulier et son environnement.
L’accord entre l’intérieur et l’extérieur compose et caractérise l’Aise.
Cet accord est Equilibre entre les fréquences des Energies du singulier (sujet) et celles de son Environnement.

Les Mouvements sont Epanouissements spontanés de possibilités passant de la virtualité à l’actualité.

Sur les Mouvements peuvent s’appliquer des Forces, qui sont d’autres Mouvements, coercitifs par rapport aux premiers. L’orientation spontanée des Mouvements est une Tension Expansive, une Expansion : un éloignement ou étirement par rapport à un point initial (ou…précédent). A l’inverse, les Forces sont des Contractions, des Involutions, des Con-centrations.

Bien que constituées de parties de l’Energie qui EST la Réalité, les Forces semblent… »différentes ». Elles ne sont pas libres, ni Libertés, mais tout Intentions. Elles sont…Choix. Là où l’Energie est Ensemble de Possibilités, chaque Force est Actualisation d’UNE possibilité à l’exclusion de toutes les autres.

L’étonnant, et question, est : qu’est-ce qui fait ce choix, et comment y parvient-il ? Quelle entité choisit, et comment parvient-elle à séparer une partie de l’Energie du Tout-Energie ?

Je pense que c’est une Attraction-Gravitation qui provoque cela, et qu’elle est due au Manque-Vide.
Ce qui pourrait signifier et impliquer que les Forces ne s’appliquent pas « de l’extérieur » mais sont « auto-générées » par Ce sur quoi elles s’appliquent.
Cependant, il semble que des éléments déclencheurs, des stimuli extérieurs au sujet provoquent cette ré-action d’attraction.

A ce titre, et par extension, la Conscience implique (et est) une dialectique entre deux « éléments ». La conscience est une ré-action.
Un c’est la mort ou le sommeil
Deux c’est la conscience (et la Vie) car il y a ECHANGES (d’Energies) donc Activité.

Grâce au chocolat Côte d’Or, j’apprends que Daniel Herrero a écrit dans « l’esprit du jeu » : « Reste toi-même car c’est dans l’authenticité que l’on puise ses forces ».
Et André Gide a dit : « Toute connaissance que n’a pas précédé une sensation m’est inutile ».

Se départir, se débarrasser, du réflexe et de la volonté de se créer ou choisir un exutoire…
Non. La réalité est un Tout.

Toute actualisation des possibilités que sont les Energies qui constituent la Réalité doit être constructive, et non destructive.

De fait, inutile de s’inquiéter : l’inquiétude n’est que gaspillage, dilapidation d’Energies; et inapproprié de se mettre en colère, la colère étant gaspillage, destructeur qui plus est.

Ni inquiétude ni colère. Mais à la place : optimisation de l’actualisation par des choix et orientations judicieux.

Une fois qu’on s’est débarrassé de la démarche exutoire ou volonté de vengeance, on se trouve davantage désaliéné d’autrui, de soi, et de la méchanceté.

Pas d’exutoire.

Que veux-je ? A quoi servent mes efforts ? Je veux Vivre Aise. Que signifié-je par cela ? Je veux que les ressentis de tout mon Espace me soient agréables. Que faut-il pour cela ? Que je sois en accord avec moi-même et avec mon environnement.
Pour être en accord avec moi-même, il me suffit d’être totalement sincère vis à vis de moi.
Pour être en accord avec mon environnement je dois ne pas l’opprimer ni en être opprimé. Cela passe par un équilibrage des présences physiques (volumes occupés) et des fréquences énergétiques (poussées réciproques des mouvements d’expansion propres à chacune des entités en présence)

Question : me sens-je bien, suis-je Aise ? Oui.
Quand ce n’est pas le cas, pourquoi ? Parce que je refoule ce qu’une contrariété -une pression, oppression – provoque en moi. Oui, pour éviter de me livrer à l’agressivité voire à la méchanceté, je refoule l’énergie qui est stimulée, provoquée, en moi par l’oppression.

Solution : LIBRES MOUVEMENTS des Energies.

Or, le plus souvent je me sens opprimé, oppressé par la frime, l’arrogance, la prétention : l’orgueil d’autrui. Car l’orgueil d’autrui cherche à nous en IMPOSER.
De plus, l’orgueil est à l’opposé de l’humilité que j’essaie d’atteindre et cultiver depuis des années.
Mais je me livre moi aussi encore à l’orgueil, même si c’est souvent par réaction à une provocation.
Je veux découvrir comment libérer mes énergies stimulées par les provocations d’autrui : les libérer pour ne pas les refouler, ni les consacrer à de la destruction (agressivité, méchanceté) sans pour autant me soumettre, subir ni servir la méchanceté.
Là encore : quand il y a non-Aise, malaise, c’est qu’il y a Crispation.

Théisme ? Paranoïa céleste.
L’Ombre sournoise de psychismes aliénés. La peur pour règle et l’arbitraire péremptoire pour déchet de discours. La paranoïa céleste : « je suis vu, je suis jugé ». Détestable servilité, pitoyable veulerie, sournois totalitarisme.

Chaque instant est une Rencontre, de Quelque Chose qui devient un Soi avec Quelque Chose qui devient Autre. Chaque instant est simultanément une Fusion et une Séparation.
Et chaque jour est une Vie complète.

A chaque instant, la question fondamentale est simple : suis-je Aise ? Si non, je m’applique à améliorer; si oui, je savoure et si possible partage.
Le reste n’est que posture : crispation.
Décrisper !

Je décide d’aborder la Réalité et l’Existence de la façon suivante : je ne m’occupe que de ce qui est strictement en mon pouvoir.
Il s’agit donc déjà d’identifier ce qui est strictement en mon pouvoir. Et en fait c’est…ce que je SUIS : mes énergies et leurs Mouvements (ressentis et actions)

La vérité est que je jouis…de m’empêcher de jouir. Et je jouis mais m’empêche de jouir.
Stop ! JOUIR !!!

Etre ne se fabrique pas, être c’est : quelque chose arrive spontanément, sans forcer ni retenir.
Et…je suis Aise.

A chaque instant une seule question : comment me sens-je ? Aise, je laisse; malaise, je modifie.

De fait : QUE suis-je, et QU’est-ce qui est en mon pouvoir ? Répondre pertinemment à ces deux questions c’est VIVRE SINCEREMENT. En y rajoutant : QUE veux-je ?

Vivre c’est répondre sincèrement à ces 4 questions : que suis-je, que puis-je, que veux-je et que fais-je ?

Que suis-je ? Des mouvements.
Que puis-je ? Influencer certains de ces mouvements.
Que veux-je ? Optimiser ces mouvements.
Que fais-je ? Je dose et oriente ces mouvements.

Vis à vis d’autrui je cherche juste à être quelqu’un dont on puisse se dire : « Ha ! Il me respecte. Et si je ne l’importune pas il ne m’importunera pas ».

Quel est ce prédateur derrière la lisse apparence du chercheur ? Du venin en place de salive pour des mots décors, des phrases paravents et des pensées enfouies de coulisses marécageuses ?
On a beau – on ne se découvre qu’après.

Le présent n’est que le lieu de l’éblouissante lucidité, l’aveuglant discernement qui nous omet une part de l’essentiel, peut-être, toujours.

Quel bonheur : toujours quelque chose s’échappe. L’escapade fait le tri.

De deux rôles je ne préfère pas le méchant car il n’est qu’une dégradation du gentil.
La méchanceté ce n’est que flétrir et frelater la gentillesse.

Il semble que quand on est excessif en une chose on finit par provoquer son inverse.

Que se passe-t-il ? Je ne sais pas ce qui est, mais je ressens et peux m’orienter selon ce qui m’est agréable ou non.

La méchanceté c’est comme la cigarette : pour arrêter il faut forcer son esprit à se consacrer à autre chose.

Arriver à bien distinguer entre « ce qui arrive » malgré nous, et ce qui est en notre pouvoir, ce qui dépend de nous. Même si on peut intervenir sur beaucoup de choses, il est utile de bien discerner ce qui spontanément et initialement arrive sans nous ou malgré nous, et ce qui arrive par nous ou avec nous.
Discerner en fait : ce qui est moi et ce qui n’est pas moi. C’est le début fondamental de toute recherche sur la Réalité.

Si tu ne t’appropries pas Ton Espace alors tu n’es plus qu’un espace.

J’essaie de faire vivre ma bienveillance et mon ouverture d’esprit.

Quoi ? Je suis Aise.

La tentation de l’emprise, du contrôle, vient de ce que j’ai l’impression de n’être vraiment moi que quand je résiste.

Je n’ai pas besoin de me faire agir puisque je suis ce que je deviens.

Ainsi mon existence est un équilibrage entre « que suis-je » et « qu’est le Monde », « que puis-je » et « que peut le Monde », « que veux-je » et « que veut le Monde », et « que fais-je » et « que fait le Monde ».

Je suis un Espace. En cet espace je suis Mouvements et Sources de Mouvements.
Cet Espace et ces Mouvements sont Expansifs. Dès que je commence à les crisper, je commence à flétrir la Réalité : qu’on appelle cela crime, ou erreur.

Dissoudre toute crispation de notre Energie-Etre, de Soi. Libres mouvements dans l’Espace sans limites fixes.

Plus je me veux séparé du Monde moins je suis pertinent.

Mes deux types d’erreurs principales ssont : erreur de positionnement de mon attention, et erreur d’orientations de mes mouvements (par exemple : crispation)

Une des grandes erreurs est de vouloir (consciemment ou non) que le Monde soit totalement comme on le veut.

Etre dans l’observation, simplement; pas dans le jugement.

Je ne vois qu’une façon d’être vraiment Aise : être sincèrement moi en rectifiant ce qui est désagréable en moi.

Une part de colère m’habite. Or, la colère est contagieuse : elle éveille ou interpelle la colère chez autrui; et elle cherche un exutoire, continuellement.
Je veux donc dissoudre ma colère et ne pas en produire de nouvelle.
Simplement : veiller sur l’actualisation de mon énergie-être. Veiller sur sa vitesse et son orientation, pour les rectifier si nécessaire.

Je suis en colère à cause de ma frustration affective, émotionnelle et sexuelle.
Et ça, c’est vraiment pas facile à résoudre, car je ne trouve personne qui me plaise ou qui soit non engagée, ou à qui je plaise.

Afin de me gaspiller le moins possible et être le plus possible en phase avec la Réalité, je n’interviens que pour l’indispensable; sinon je laisse faire.

Ce qui est sûr c’est que quelque chose arrive – dont nous-mêmes – sans nécessiter aucune intervention de notre part.
Dès lors, sachant que toute intervention de notre part, sur nous-mêmes ou sur le Monde, est une augmentation de l’actualisation-dépense-combustion de nous-mêmes, il convient de réfléchir sur le bien-fondé de notre intervention.
Je vois d’emblée 2 cas-raisons : pour optimiser notre actualisation (se vivre le plus agréablement possible) et pour préserver ce qu’on aime du Monde. Aise et Affection, en somme.

Intéressant cette tendance qu’on retrouve chez beaucoup de gens de chercher à légitimer leur recours à la haine, à la méchanceté, à la violence : comme des gens cherchent à se justifier pour pouvoir être des monstres.
La quête de la légitime horreur. Qu’on retrouve dans les déclarations aussi stupides que cruelles, du genre : « les violeurs faudrait les violer, ou les caster ». Ou encore : « laissez-moi avec ce salopard et vous verrez ce que je vais lui faire… ».

Tout défaut a deux effets néfastes : sa conséquence directe et son influence corruptrice.
Savoir se garder des deux.

Le Monde est fécond et gravide de potentialités, et l’humain est inséminateur et accoucheur de ces potentialités.

Le Monde n’a pas toujours raison; ni l’humain. D’où la nécessité et l’intérêt du dialogue entre les deux.

Ne plus produire de colère c’est bien mais comment se débarrasser de celle accumulée ?
Tâcher de la ressentir en la faisant affleurer pour ensuite la disperser…m’apparaît maladroit, risqué.
Et elle surgit toujours au dépourvu; en envie de vengeance.
Je crains que la colère accumulée ne devienne constitutive de la personne…D’où le danger. Et ce que l’on constate chez beaucoup de gens.

Je place mon attention dans l’interprétation et le jugement, au lieu de la placer dans la perception. Voilà l’erreur et la maladresse.

Mes éclats de colère sont aussi rares que maladroits – intempestifs quasiment à chaque fois : mal à propos, disproportionnés (en fait pour compenser tous ceux que j’ai préféré retenir, et qui eussent été légitimes et appropriés) et ils me rendent glouton de possibilités d’agresser.
Il y a bien de l’orgueil, bien de la stupidité et bien de la niaiserie dans ces écarts grossiers que je m’octroie outrageusement.

Du reste, la colère est une hargne bornée, têtue, encombrée de rage obscurcissante.

La tentation ? Réponse de lâche à une faiblesse. Opportunisme d’égoïste.

Je me veux las de ces snobismes pervers que je prétends méchanceté mais qui ne sont que prétentions d’apprenti-médiocre.

Soit je ne veux pas faire, et je fais quand même, moins mal que bien; soit je prétends faire et j’escroque le réel à coups de semblances et vanités. Fort heureusement le vrai a toujours une réplique.
Je ne suis pas à court de leçons reçues du Monde – juste des stupeurs longues à amortir..

Grande dissolution, s’éparpille tout ce qui semblait fugacement constituer ce moi qui ne se découvre qu’en s’attardant vers sa disparition. Mon apparition coïncide avec ma dilution. M’inspire ce qui m’aspire, et m’expire.

Contrairement à ce qui est prétendu, et surtout pratiqué, l’esprit est le champ commun qui relie tous les humains. Par contre, le corps les distingue, les sépare.
Tout au moins c’est la réalité de celles et ceux qui y ont accès et qui en sont conscients. Tous sont inclus mais tous ne sont pas éveillés.
Je ne veux plus nier ça; même un peu.

Ne pas cacher sa clarté ni sa paix ni son amour.

La vérité, comme la sagesse, qui y est liée, est aussi rapide que mobile. Du reste, pour être rapide il faut être mobile…Ha ha !…

Me diras-tu, de ta voix imparable, que mes erreurs t’ont fait vivre ?
Entendrai-je ce dont mon orgueil m’a privé ?
Faudra-t-il que l’on se batte pour qu’enfin nous nous aimions ?
Et chasser n’est plus l’adresse de mes arrière-fonds, ou peut-être.

Comme mes travers m’aident à me rectifier…Voilà bien le risque.

Je suis à fleur d’explosion : gorgé de cette outre-vie qu’on nomme plaisir, investi de ce pollen du corps…Je t’arpente en spermatozoïde, ô charnelle planète.

Un danger, face auquel mon coeur et mon amour de tripes ne se flatteraient pas de chimères et autres vagues grésillements synaptiques…
Non. Il n’est jamais sage d’appeler, ou courir, au danger.

Il m’est difficile de dépasser le chaos de mes erreurs, de mes ignorances, de mes illusions et de mes fantasmes, pour aborder quelque vérité qui ne s’effriterait pas à mesure que je commencerais de l’appréhender.

Je m’essaie d’aller au Monde avec l’honnêteté fragile d’un papillon.

Tant que je n’établis pas en moi-même le monde que je veux, je risque d’autant moins de le voir en dehors de moi ».

On est toujours pris de court, n’est-ce pas ? Ce n’est jamais le bon moment. Quand la Liberté nous bouscule, quand l’Imprévisible nous bascule, on est pris au dépourvu, et tant mieux.

En cas de contrariété, se focaliser sur ce qui est possible, sur les ouvertures et non sur ce qui est impossible, sur les obstructions, les blocages.
Une contrariété n’est pas un arrêt mais une occasion d’envisager les choses autrement.

Il ne s’agit pas de choisir entre bien et mal, mais plutôt de parvenir à l’Aise. L’Aise étant la façon optimale de s’accomplir : trouver et épanouir l’actualisation optimale de soi. Cette actualisation étant optimale en partie parce qu’en adéquation avec le reste du Monde : avec ce qui n’est pas soi.
Car l’erreur est de s’imaginer indépendant du Monde, séparé de lui. Non : chaque individu est une PARTIE du Monde, AVEC le Monde et non séparé de lui.
L’Aise se trouve donc d’une part dans un équilibre et comportement intérieur, interne, et d’autre part dans un équilibre avec le Monde, extérieur, externe.

L’Aise est un équilibre, donc la base et la dynamique se trouve en deux endroits : en soi-même et dans le Monde.

Je commence à vraiment comprendre comment les humains FONCTIONNENT, ou en tout cas comment JE fonctionne.
Je suis de l’énergie – ensemble de possibilités latentes, virtuelles, potentielles – qui s’actualise. L’actualisation se fait par pressions de l’espace, plus ou moins rempli de matière. Ces pressions, dues à la gravitation exercées par les objets-sujets sur lesquels ces pressions s’exercent, ou à une intention qui reste à définir (le moi ?) et localiser (dans le corps, hors du corps, les deux ?), constituent quoi qu’il en soit une Emprise.
Cette Emprise s’exerce quasi-continuellement, consciemment ou non, volontairement ou non.

Une part de cette Emprise-Actualisation est spontanée, et une autre part est réactionnelle : en réaction à d’autres énergies, forces, qui s’appliquent sur l’individu. De fait, une partie de cette Emprise réactionnelle est donc constituée d’une Intention de Revanche, Vengeance. Et bien qu’elle ne s’applique pas forcément sur le sujet ou objet responsable, l’Intention Vindicative demeure : la Vindicte est une part de l’Actualisation de la plupart des individus.
C’est pourquoi on peut constater partout des phénomènes tels que les boucs-émissaires, les souffre-douleurs, et les agressivités « inexplicables ».
Une part de chaque individu cherche un Exutoire : une victime expiatoire (sans forcément y mettre de religiosité)

C’est bien cela qu’il est préférable d’éliminer de soi : la recherche d’exutoire. Non : utiliser l’actualisation de son énergie-être à des fins plus utiles et constructives et bienveillantes.

Notamment, employer l’énergie-être ainsi épargnée pour les perceptions.

Le dialogue entre le Soi et le Monde s’accomplit aussi au sein du Soi lui-même, puisque le Soi est constitué d’une partie du Monde, et qu’une part de cette partie reste libre, indépendante, échappant au Soi.

Tout se déploie, à cheval entre apparition et disparition. Nous vivons dans cet écart entre création et destruction : transformations continuelles, transports.

Le moi est une composition fabriquée, produite, par une entité plus vaste, impersonnelle bien que singulière puisqe circonscrite à l’unique corps.
Cette entité, le Soi, est animée par des mouvements spontanés intérieurs et par ceux provenant de l’extérieur, du reste du Monde – tout ce qui n’est pas le corps de l’individu.
Ainsi le moi est – issu d’ – un processus réactif du Soi : l’ensemble des réactions du Soi à son environnement et à lui-même, le Soi, en fonction de stimuli internes et externes (qui finissent donc par stimuler, les uns comme le autres, l’intérieur du volume corporel, de la peau jusqu’aux os, des pieds au cerveau…) et de goûts et aversions, REAGIT et se contracte en un ensemble de forces qui s’appliquent en FORMES sur l’Energie-Etre. L’ensemble de ces formes, notamment par leurs conséquences et productions, produisent le moi.

Ainsi, le moi, si fier de son identité qu’il voudrait autonome, est essentiellement une RESULTANTE, un ré-action, et qui plus est : d’un ensemble de processus en grande part aléatoires.

Le Soi, comme le moi – l’Humain, en somme – est Empreinte du Réel.

Admire-les. Tous et toutes. Admire-les : ainsi tu les verras vraiment.

La Vitesse ! La Vitesse est l’articulation de l’Etre. Et l’Orientation son Propos. D’abord la Vitesse…

Le Mal est un Amour dangereux. Amour…mais dangereux.

Essayer tout simplement de vivre ce qu’on SAIT immédiatement être le mieux, le mieux à faire.
C’est à cela que sert le discernement, la conscience, sinon l’Eveil.

Quel est mon « problème » ? Ma détestation de l’agressivité et de la méchanceté.
Donc, déjà, veiller à ne pas m’y adonner moi-même. Comment ne pas être agressif, déjà ?…Etre le moins crispé possible, le plus détendu possible.
De nouveau : SE DECRISPER.
La crispation révèle toujours un problème.
Continuellement, essayer d’accomplir, et épanouir, le meilleur de soi afin de commencer à faire exister le Monde que l’on veut.

Dès qu’il y a crispation il n’y a plus complète honnêteté…

J’aime l’obscène. Pourquoi ? Parce qu’il met à jour les hypocrisies et les sensibilités. Parce que la chair est le début et la fin des êtres vivants; et la chair encore fait le tout, le tour. L’esprit ? L’humeur de la chair. Les émotions ? Les frissons de la chair. Les sentiments ? Souvenirs de la chair. La volonté ? Elan de la chair. La chair c’est ici, c’est maintenant; ni ailleurs ni plus tard. La chair est vérité et n’a que deux mensonges : l’orgueil et la honte.
Risibles. Nous sommes risibles tous et toutes, plus prompts à plastronner notre orgueil, notre arrogance, notre vanité, vis à vis d’autrui, qu’à révéler notre vraie affection.
J’essaie d’aimer ce Monde car…je l’aime; et l’admire.
Seul l’Amour ne se trompe pas. L’Amour reconnaît, découvre, accueille, libère.

Une de mes interrogations fondamentales est : le Monde est-il conscient, au-delà des consciences des individus ? Est-ce que je suis « immergé » dans de la conscience ou pas ?
Et est-ce que, si conscience il y a, elle a une (ou des) intention ?

Du fait que mon psychisme tend à interpréter tout ce qu’il perçoit, dans le sens d’une rationnalité, elle-même issue de sa (ma) façon d’être conscient, je peux m’illusionner moi-même et considérer que le Monde est conscient…Mais je n’en suis pas sûr.
Par contre, il me semble que l’actualisation de l’énergie, qui constitue le Monde, a tendance spontanément à s’actualiser (sans parler d’intention : ce peut être un processus issu des propriétés intrinsèque de l’énergie) de façon optimale : de façon à pouvoir DURER le plus possible, à retarder sa dissolution, disparition (si tant est qu’elle puisse disparaître, ce qui n’est pas sûr, me semble-t-il, selon la thermodynamique…?) complète.

Mais là encore l’approche qui me paraît la plus honnête, et donc la plus apte à trouver ce qui est pertinent, c’est de s’en tenir aux faits, à la pratique, à l’expérience : pragmatisme que je nomme (pour éviter tout « isme » dogmatique) IPSEITE.

Or, que constate-t-on ? Si l’on regarde le Monde, sans les humains, il…fonctionne, de façon presque automatique, sans forcément, objectivement, manifester d’intention mais semblant plutôt s’accomplir par, et du fait de, ses propriétés.
Les propriétés de tel élément (vivant ou minéral) interagissent avec les propriétés de son environnement et, d’instant en instant, ce qui est le plus plausible, possible, d’arriver, s’accomplit.
Ce qui a le moins d’obstacle, d’entrave, et qui est poussé par la dynamique de sa propre émergence…arrive. Tout simplement. Et les choses arrivent parce que le Monde est dynamique car constitué d’énergie qui est un ensemble de possibilités s’actualisant en fonction de ce qui est propice à leur actualisation, ce qui les rend possible ou ne les empêche pas.

Ainsi un rocher, après érosion, finira par tomber de la falaise, et un lion terreur de la savane finira terrassé par une maladie ou une infection contractée lors d’une de ses chasses. Du fait du vent qui fait osciller l’arbre, un oeuf tombera et se brisera avant maturité. Dans un comportement affolé, chaotique, sans préméditation, un zèbre mordra à l’oeil le crocodile qui le tenait, ce qui sera la seule possibilité de s’en libérer, car du fait de la douleur le crocodile lâchera prise (vu dans un reportage télé il y a longtemps)

Ainsi le Monde, en dehors de l’humain, est une grande concaténation : une succession de conséquences peut-être inévitables, car dues seulement aux propriétés spontanées de la matière. On peut donc considérer que le Monde – hors humain – est ordonné, au sens de : régulier et prévisible car invariable (même les catastrophes pourraient être prédites, si l’on avait toutes les informations nécessaires ?) En ce sens on peut dire que le Monde est un Cosmos. (Il y a cependant tout un pan de la réalité qui se constitue continuellement d’EMERGENCES : de constitution de nouveaux agencements de la matière, et par suite de nouvelles propriétés)

L’humain par contre, bien que constitué de matière dont les propriétés sont stables et limitées, et donc prévisibles, semble pouvoir introduire de l’imprévu, et se libérer de la concaténation, aller au-delà d’un simple comportement concaténatoire, déterministe.

Cela peut mener à la question : y a-t-il une fatalité ? Une seule option d’actualisation de l’ensemble de la matière constituant le Monde et même un seul accomplissement possible de la Réalité ? L’ensemble de la réalité comme un processus implacable et inévitable ?
On peut le considérer si la réalité est l’accomplissement de ses propriétés intrinsèques.
Mais, d’une part, une hypothétique intention, qui serait à l’origine de la réalité, ne pourrait exister car sinon elle se retrouverait prise elle-même dans des propriétés de matière et donc ne pourrait véritablement choisir, d’autre part, la réalité est constituée d’une immense quantité de mouvements qui se perturbent les uns les autres et qui produisent de faits des milliards de possibilités différentes au sein d’elle-même, et dont beaucoup se produisent simultanément, parfois en convergence parfois en divergence. Mais peut-être à chaque fois, ce qui se produit est-il la seule chose qui PUISSE finalement se produire, compte-tenu de toutes les conditions qui se suivent et se conditionnent les uns après les autres.
Mais pour l’humain cela n’est pas forcément un problème, dans la mesure où sa capacité de conscience lui permet d’avoir des choix multiples. Même dans le cas où les choix s’avèreraient illusoires car sa décision serait matériellement inévitable, il n’y a dans les faits et dans son esprit pas de différence pour lui : il a les possibilités de choisir ce qu’il veut; même si ce qu’il veut et en fait une concaténation de propriétés de la matière, qui lui échappe totalement, qui se fait malgré lui.

De fait, on en vient à réaliser que le sujet de la Liberté n’est pas tant une question de connaissances que de capacités par rapport à des possibilités.

En admettant même que l’ensemble de la Réalité, ou des Réalités, soit un accomplissement inévitable, implacable, et que chaque événement le constituant (du plus infime mouvement d’électron au plus grand mouvement de galaxie) soit l’unique possibilité, l’humain, par les capacités de sa conscience, a pourtant la possibilité d’orienter ses propres mouvements (pensées, décisions, paroles, actes) selon sa volonté. Et même si ce choix s’avérait n’être qu’une illusion et n’existait pas en vérité, par exemple si sa volonté n’était elle aussi qu’un processus implacable, inévitable et indépendant de tout « moi », il en resterait que l’humain a l’expérience, et l’idée, de la possibilité du choix. Donc, qu’elle soit illusoire ou non, par rapport à ses propres capacités, l’humain a à sa portée un ensemble de possibilités, qui constitue une liberté, ou au moins l’équivalent d’une liberté; ce qui pour lui revient au même puisqu’il n’a pas les capacités d’assumer plus de pouvoir sur lui-même.

On peut réaliser par là que le sujet de la liberté est en fait un concept mal posé.

En effet, le plus objectivement, la liberté consiste en : la capacité de varier ses activités.

Ainsi, plus on peut varier ses activités plus on est libre. Or, l’humain, grâce à sa conscience, expérimente – que cela soit illusoire ou non – la possibilité de varier ses activités. Mais ce choix se fera en fonction de : ses goûts, ses dégoûts, ses volontés, les circonstances, etc…
Ainsi, même si ces « paramètres », goûts, dégoûts, volontés, désirs, s’avéraient inévitables et entièrement imposés à lui, ils constituent néanmoins une grande part de son identité, et c’est précisément cette identité qui en retour peut choisir ensuite, en fonction d’elle-même (puisque la conscience fait partie de l’identité et l’identité influe sur la conscience) et des circonstances, parmi les possibilités qui lui sont accessibles.

Ensuite, tout ce qui existe, de par son ipséité même, est une condition : une forme et pas une autre, et par suite, un conditionnement, une limitation. Et toute limitation peut être considérée comme la négation de la liberté. Mais la conscience, dont l’humain a la capacité d’expérimenter une des modalités possibles (il y en a peut-être beaucoup d’autres), crée un espace dans l’espace, un réel dans le réel : la capacité de choix.
Un réel peut-être uniquement psychique, dans sa tête, qui ne serait qu’échange électro-chimique au sein de son cerveau, mais qui peut avoir des répercussions concrètes : se traduire en actes; et actes volontaires.

Ainsi, la conscience, même si elle n’était qu’un phénomène matériel, psychique, crée une double singularité au sein même de la matière : une véritable dichotomie, par l’émergence d’une partie d’Univers modifiée, par l’emprise qu’est la mémoire, qui crée une sorte de mini-enclave au sein de la matière (enclave constituée précisément par « l’objet » de la mémoire, et avant cela, par la mémoire elle-même), et par l’entité même du phénomène de conscience qui est lui aussi une mini-enclave plus vaste que la seule mémoire, reliée à la mémoire, décalé par rapport au reste de la matière car il crée une temporalité malgré tout distincte, même si faisant toujours partie du tout dont il ne peut s’extraire. (En effet, la conscience perçoit toujours avec un décalage dû au traitement qu’elle constitue, et par suite nous fait traiter le « passé » du Monde, et non son immédiateté stricte : les sens perçoivent quelque chose avec un léger temps de retard par rapport à l’immédiateté, puis la conscience traite ces stimuli, nécessitant un nouveau délai et donc accroissant le décalage entre l’instantanéité du fait et sa prise de conscience par l’individu) Par là même, et ce faisant, elle fait émerger une nouvelle réalité au sein de la réalité : une différence, de la diversité, un DECALAGE de l’Univers par rapport à lui-même; (et c’est précisément ce décalage qui est le lieu, la possibilité et le commencement d’une liberté. Mais j’en reparlerai plus tard) et comme cette diversité peut acquérir une certaine forme d’autonomie ou de détachement par rapport à l’ensemble dont elle est issue, là encore, initialement et fondamentalement, véritablement, elle crée…de la liberté. Elle fait passer une activité psychique matérielle, mais impalpable, spéculative à ontologique, à de l’activité concrète, musculaire, tangible, ontique. La conscience est, au moins pour elle-même, une liberté, car, bien que constituée de matière, elle est elle-même un espace différent du reste de la matière qui n’est, par elle et en elle (au sein de la conscience) plus univoque ou bivalente, mais plurivalente, plurivoque.
Ainsi la conscience est ontiquement, par elle-même, créatrice; et créatrice, notamment, de libertés.

En outre, certains scientifiques performants en termes de résultats, nous présentent la matière, dans ses aspects fondamentaux, comme incertaine, aléatoire au moins en partie; ce qui ajoute au possibilité de non déterminisme, et donc aux libertés.
De plus, ils sont de plus en plus nombreux à commencer de discerner un lien entre la réalité telle qu’elle est expérimentée et…l’expérimentateur lui-même, via…la conscience, justement.

De fait, les réalités peuvent aussi apparaître comme des dialectiques : des dialogues entre conditions et libertés, forces contraignantes et forces libératoires, entre mouvements et immobilisations, entre dynamique et statisme.

Aussi, même si la conscience et le soi n’étaient que des illusions, ces seules illusions mériteraient qu’on s’y attarde et s’y intéresse, car elles ouvrent des espaces (même si ce n’était qu’en elles-mêmes), et créent des possibilités, qui accroissent le nombre de possibilités qui, sans elles, constituent le Monde.
Or…nous pouvons expérimenter que la conscience et le soi ne sont pas des illusions; et quand bien même elles ne seraient peut-être pas ce que l’on en pense, elles permettent, néanmoins, à la matière de produire des actualisations que sinon elle n’aurait pas.

De plus, pour hypothétiquement arriver à tout prévoir, confirmant le concept de déterminisme total, il faudrait une capacité de mémorisation et de traitement de toutes les composantes de l’univers; c’est à dire des capacités nécessitant notamment plus d’énergie que l’univers lui-même en contient.
Une conscience qui serait capable de connaître simultanément toutes les composantes de l’univers, serait pour ce faire forcée de recourir à ne forme ou une autre de mémoire, donc de crispation d’énergie, qui rendrait ses mouvements mêmes impossibles. (Ou alors c’est cela « l’énergie sombre » dont des scientifiques émettent l’hypothèse)

Mais ce n’est pas parce qu’on n’en a pas la connaissance qu’une chose n’existe pas.

L’énergie en tant que mouvements a besoin d’espace vide, caractérisé par une absence d’obstacles, de frottements : de contraintes, de résistances.

Il est possible que l’ensemble de l’Univers, dont le Monde, sont semblable à un petit sac de billes qu’on renverse et donc chaque bille se retrouve de fait animé d’un mouvement qui lui est propre, mais dont la vitesse et la trajectoire pourraient être connus, en fonction des conditions de départ, et seraient de fait totalement prédestinés, prédéterminés, et inévitables car univoques, conditionnés.

La question est donc moins de savoir si tout est prévisible que de savoir si tout est inévitable.
Et c’est c’est là que, de nouveau, la conscience se présente comme des possibilités de changements de directions, de choix, qui semblent contredire le concept « d’inévitabilité » de la réalité. Des possibilités de changements, qui se traduisent par des faits : on peut faire une chose, puis son inverse : aller à gauche, ou aller à droite; aller à gauche puis finalement revenir sur ses pas et aller à droite.
Ainsi, que le choix soit réel ou non, qu’il y ait déterminisme ou liberté, l’expérience pour l’individu, compte-tenu de ses capacités cognitives, est la même. Ainsi, la liberté se caractériserait par une capacité de CHANGEMENT plutôt que de choix. De fait, si on peut faire ce que l’on veut, qu’importe si c’est par choix ou déterminisme : le résultat est le même, on fait ce qu’on veut.
Ainsi l’inquiétude qui pourrait naître de l’idée ou réalité d’un déterminisme implacable n’est qu’une idée maladroite ou complaisante, plus qu’un fait, car dans les faits l’humain, compte-tenu de ses capacités, ne pourrait prétendre à plus de pouvoir, plus de liberté, et dans les faits également il peut obtenir tout ce qui est en son pouvoir; et enfin, pour exister il est inévitable d’avoir une condition, un ensemble de limites, qui par suite nous limitent et nous conditionnent.
Ainsi le problème qui se pose à qui serait trop absolutiste vis à vis de la liberté est de se vouloir totalement indépendant de toute autre chose : détaché du reste de l’Univers; ce qui, jusqu’à preuve du contraire, est impossible. L’Univers existe, préalablement à ce qu’il produit…de lui-même : ce qu’il transforme.
Ainsi la liberté n’est pas une indépendance totale, qui la nierait elle-même, car toute existence suppose une dépendance (à des conditions existentielles, pour toute matière, et à d’autres éléments, externe à l’entité, pour tout être vivant matériel) mais plutôt une capacité, volontaire, de modifications de l’Univers par lui-même, par une de ses parties.
La volonté étant l’expression des capacités d’un état ponctuel de l’Univers : l’actualisation de certaines de ses potentialités : une libération de possibles jusqu’alors simplement virtuels.
La liberté dépend donc de la volonté et de la diversité : diversité de volontés désirs, goûts et aversions, qui induisent une plus grande variété de changement, de choix.

La liberté existe donc bien mais en tant que production : elle est elle aussi conditionné par des réalités lui préexistant et la composant.

De même, du fait de la diversité des éléments dans l’univers et dans notre Monde, les interactions de ces éléments créent d’immenses quantités de combinaisons, de possibilités, qui sont autant d’options pour une capacité de discernement et de choix : pour une conscience.

Maintenant il est utile d’appeler à la méfiance par rapport à tout raisonnement. La réflexion, même celle du fou, étant produite par une pensée qui est une FORME, une structure, va structurer à son tour toutes les idées, et toutes les choses qui pourraient s’en suivre : leur imprimer sa forme. De fait, la pensée, étant un processus déterminé (a sens de : conditionné et limité) ne pourra tendre qu’à émettre des raisonnements, des schémas qui tendront eux-mêmes à être « fermés », déterminés, et donc la pensée, en tout cas celle qui se veut rationnelle, ne peut qu’aboutir à une idée de déterminisme, puisqu’elle procède d’un processus déterminé, conditionné, et fini.

Alors que l’expérience nous prouve qu’il y a de l’imprévu, de l’imprévisible et de l’émergent, continuellement. Mais la pensée, en tout cas la rationalité, la raison, ne sont pas appropriées pour l’énoncer.

Finalement, toute pensée ne fait qu’imprimer et reproduire sa propre structure, sa forme.
Le processus de la pensée est un moule. C’est pourquoi dans le domaine de l’esprit, deux choses sont capitales (cas de le dire !…) : la largeur, ouverture, d’esprit et la souplesse. Là encore gare aux crispations et aux…exiguïtés.

Ô Danseurs et Danseuses de l’Indicible, coincés dans le labyrinthe des idées.
Enfermés dans un esprit construit avec des matériaux pour la plupart imposés par d’autres.
Sinon casser notre esprit, du moins ne plus en être dupe, ne plus nous y restreindre, ne plus nous y soumettre systématiquement.

Tu n’es pas qu’un esprit, tu n’es pas qu’une voix : tu es UN, constitué de multitudes.
Je suis NOUS : je suis vous je suis eux – je suis nous; nous sommes moi. Je suis divers. Je suis multitude. Je suis FOULE. Je suis NOUS.

D’une certaine façon, tant qu’on est en bonne santé, et pas prisonnier, alors…pas de problème. Au pire, quelques soucis.

Pour continuer ce que j’écrivais ce matin : si le monde peut être qualifié de cosmos, la conscience s’en démarque grâce à une part de chaos. Et à l’inverse, si le monde peut être qualifié de chaos, la conscience s’en démarque grâce à une forme de cosmos.

Si un état d’esprit ne te plaît pas, autant ne pas te crisper dessus ou dedans ou par lui. Il suffit d’en changer car tu es MAITRE de ton état d’esprit.

Ce que tu peux améliorer c’est à toi de l’améliorer et à personne d’autre.

Une seule question, une seule chose : DE QUOI TU T’OCCUPES.

Toujours trop de frime…Rire de soi et relâcher son Emprise : se décrisper.

Jamais de soumission, jamais de résignation, jamais de fatalisme.
Toujours de la rébellion, de la résistance, de la volonté !

La sensation de vivre, cette présence immédiate et continuelle, c’est elle et autour d’elle que l’on doit – se – décrisper.

L’erreur est de vouloir être.
On n’est pas, on DEVIENT.
L’erreur est de vouloir s’arrêter, figer, crisper, retenir, alors que TOUT, de nous et du Monde, est MOUVEMENTS : devient.

Je suis un Mystère à moi-même. Prétendre partir d’un autre fondement est un illusoire mélange d’orgueil et d’aveuglement.
Je suis Mystère, TOUT est Mystères.

Appréhender, aborder, la Réalité, dont soi, sans aucune idée, mais avec seulement les sensations et les ressentis. Le faire ! Pas penser la Réalité, l’Existence, mais la RESSENTIR.

Que veux-tu, que peux-tu, que fais-tu ?

Je veux te célébrer ô Existence. J’essaie de te célébrer, par ma vie, par mes actes, par tout de moi.

Une part de nous est violente et méchanté. C’est cette part qu’il est préférable d’identifier, canaliser et appliquer et consacrer à des tâches bienveillantes et constructives.

Je me rends vraiment compte que la méchanceté est une part d’énergie de nous-mêmes, qui cherche continuellement – consciemment ou non – à s’appliquer sur quelque chose. Continuellement. Et par suite, elle in-forme une part de notre psychisme, le menant à interpréter à sa façon une partie de ce que l’on perçoit, et qui corrompt aussi, pour partie, notre volonté.

En résumé : le mal c’est la méchanceté, la méchanceté c’est l’intention de nuire illégitimement, et la méchanceté se renforce de toute complaisance à son égard.
Donc, ne voulant pas favoriser la méchanceté, je veille à ne pas être complaisant vis à vis de la méchanceté…ni par laxisme, ni par…excès de zèle, affectation ou ostentation.

Le truc c’est qu’on est tous acteurs et actrices parce que parmi tous les choix qui composent chaque instant de notre vie (sans même parler de ce qui nous échappe…), on sélectionne puis on interprète, on se lance, on joue.
Et dès qu’on décide d’agir on joue, on est comédien car on doit décider ce qu’on veut faire et comment le faire et on donne forme à ce qui n’existe…ra que si on l’accomplit : quelle interprétation de soi on produit.

Même si on décide de ne pas agir, de ne rien faire, arrive un moment où la poussée existentielle, le mouvement de la Réalité, nous bouscule et alors on fait un choix et on joue. Et même avant on jouait : le non-jeu, la non-action.

Cela vaut à chaque fois qu’on est conscient de ce qu’on fait, car la conscience nous rend duels : un observateur et un observé (ou au moins le monde, qui est observé) donc on n’est pas UN, mais (au moins) 2.

Se regarder vouloir être naturel, spontané, est impossible.
Soit on est-devient l’acte et on ne se perçoit pas ou peu, soit on s’observe être-devenir et alors on est emprunté, surfait, affecté…sur-joué.

Pour être spontané…il est nécessaire de ne pas avoir conscience de soi; sinon, dès qu’on a conscience de soi on est 2 et on joue et ne peut être spontané.

Donc dès qu’on décide ou sait qu’on va jouer, on peut décider de jouer le meilleur de soi.
Et là aussi, encore, tout est question de dosage entre emprise et décrispation, entre contrôle et laisser (ad)venir.

Finalement j’ai trouvé quelque chose à affronter…: ma méchanceté.
Ne pas l’appliquer à qui ou quoi que ce soit mais s’en occuper en face à face.
Et en fait : la trans-former, la recycler.

Les valeurs, TES valeurs, sont importantes car elles constituent ce d’où tu pars et sur quoi tu t’appuies et à quoi tu retournes en cas de doutes et problèmes.
Tes valeurs sont ta base; par rapport à l’immédiateté mouvante. Elles sont tes repères.
Mais il n’est pas utile d’y retourner constamment. Elles te permettent de choisir l’orientation originelle de ton mouvement, l’intention fondamentale, et elles constituent ta solidité, ta consistance-substance énergético-spatiale (…)

Toute volonté est Emprise; toute Emprise est Crispation; la crispation a tendance à entraver le Mouvement existentiel.
Le secret du pouvoir c’est de ne l’employer que quand tu l’estimes indispensable; sinon c’est gaspillage, abus, et ça peut être néfastement perturbateur.

Finalement, le dialogue avec soi-même (s’interpeler et s’interroger avec des « tu », aborder les sujets d’au moins deux positions différentes, voire opposées) que j’ai arrêté depuis longtemps…a du bon. Il permet de se révéler des choses que sinon on se cache ou ne voit pas. Et le monologue finit par tourner en rond et être encore plus narcissique que « l’auto-dialogue ».

Tracer les contours de la carte…
Non. Certains territoires je ne veux pas.

Avancer. Ne pas s’arrêter.
Vouloir est erreur car volontés nous sommes.

Le paradoxe absurde c’est que j’ai cultivé ma conscience et ma volonté depuis des années alors que je n’ai aucune envie véritable. Ma seule volonté est d’être maître de cette volonté; ce qui est un vicieux oxymore.

Fragilité et Délicatesse, je ne tourne pas mon admiration en agression.

Le Plaisir est le seul culte qui puisse être sincèrement rendu. Ma religion ? Plaisir.
Mais je me garde d’en être extrêmiste.

L’opposé d’un extrême…est un extrême…

Soyons honnête : ma colère n’est pas légitime. Pourquoi suis-je en colère ? Parce que les contrariétés irritent mon orgueil. Parce que je suis contrarié. Qu’est-ce que l’orgueil ? L’orgueil c’est considérer que le Monde est fait pour nous satisfaire, que le Monde doit nous satisfaire.

Dès lors que l’on comprend que le Monde n’est pas là pour nous satisfaire, il n’y a plus d’orgueil. Les contrariétés peuvent subsister; mais c’est bien à NOUS de les résoudre. Sinon ? S’en accommoder.

J’ai l’impression que, consciemment ou non, beaucoup de gens cherchent une « légitime colère », pour se sentir « en droit » de se venger, jouer « le mec, ou la fille, bien », et en fait pour être méchant « en tote impunité ». Beaucoup de monde cherche un exutoire, et non la justice.
Mais dès que tu as bien discerné que la colère, légitime ou non, est néfaste, nuisible, alors tu ne cherches plus sa légitimité mais sa dissolution.

Comment dissoudre la colère, et comment ne pas la produire ? Ne pas se crisper et ne pas retenir l’énergie. Donc, dans tous les cas : ne pas se crisper.

Savoir gouverner c’est 3 choses : savoir laisser faire, savoir contraindre et savoir résister. Pour cela, savoir prêter attention, savoir discerner les choses pertinentes et les moments propices, et savoir déléguer.

Tant que tu te focalises davantage sur ce qui te déplaît plutôt que sur ce qui te plaît dans les gens, tu participes d’un processus agressif, nocif et destructeur.

Rendre hommage aux gens, de leur vivant. S’occuper prioritairement des qualités et beautés de chaque individu, et non de ses défauts et laideurs.

Qu’émets-tu dans le Monde et à quoi te consacres-tu ? Voilà à quoi il importe prioritairement de veiller et s’appliquer.

Bien réaliser comme beaucoup de gens cherchent un exutoire, souffre-douleur ou punching-ball…
Ne pas se chercher d’exutoire; et ne pas non plus retenir ou accumuler son Mouvement-Energie-Etre.

Vitesse et Orientation : tout est là.
Vitesse et Orientation de l’actualisation de notre Energie-Mouvement-Etre singulier.

Quel type de Source, d’émissions, es-tu pour ton Espace ? Aigre, réconfortante, gênante, vive, douce ?…

Finalement, ce que j’ai découvert c’est que les vérités (ou sagesses) sont moins à trouver qu’à…construire.

Je suis vraiment irrésolu : une énigme irrésolue, et un choix, ou dilemme, irrésolu.

C’est finalement très simple (de toute façon ça l’est puisque : des choses arrivent) : je m’occupe exclusivement de ce qui est vraiment en mon pouvoir; le reste, je le laisse.

Tant que tu ne vas pas au bout de tes malaises, ils empiètent sur tes Aises.

Tant que tu ne vas pas au bout de ton honnêteté, ta malhonnêteté l’encombre.

(comme je l’ai déjà écrit) Ce que tu rejettes t’encombre. Ou plutôt : tu t’encombres de ce que tu rejettes.

La difficulté tient à ce que c’est l’esprit qui se crée des problèmes et c’est à lui de les résoudre; lui seul peut les résoudre.
De fait, l’esprit doit apprendre à ne pas se nuire à lui-même. L’esprit doit apprendre à se libérer de lui-même.

De par mon esprit, je suis une part des consciences du Monde.
En conséquence, si je veux que le Monde s’améliore, je dois déjà m’améliorer moi-même.
Donc mon esprit doit veiller à se débarrasser de toute méchanceté, malhonnêteté, sournoiserie, ségrégation, vice, etc…

Tant que je n’aurai pas pris la pleine mesure de mes faiblesses je ne pourrai pas vraiment connaître mes vraies forces.
En partant de la totale faiblesse on ne peut que progresser.

Je veux vivre selon ce que je ressens davantage que selon ce que je pense.
Mais tout ressenti entraîne pensée, et toute pensée…entraîne…ressenti.
Le tout est de SE DECRISPER.
Libres Mouvements.

Je suis mon passé mais je deviens mon présent.

C’est le rapport à MA méchanceté qui me perturbe encore. Outre le fait que je ne SAIS rien – je connais des choses, c’est tout.
Tant que je ne reconnais pas la méchanceté comme étant une part de moi, voire une composante de moi (comme de tout le monde) je ne peux las maîtriser et je ne peux me connaître vraiment pour m’optimiser.

Etre aussi sa part de méchanceté ? Pas l’accomplir, mais être, en soi, aussi, sa part de méchanceté ? Ne pas la refouler, ne pas l’ignorer : savoir s’en servir sans lui obéir ni s’y soumettre ?…

Se révéler à soi-même sa propre méchanceté (sans en faire pâtir qui que ce soit) : discerner sa méchanceté.
Fort heureusement : j’en ai peu.

Toute pensée, toute philosophie, toute mystique, est structure et structuration psychique.
Il en est que j’apprécie et d’autres non.

Il semble indéniable qu’il y ait, objectivement, une influence de notre ETAT D’ESPRIT, de notre psychsime, sur notre monde : sur notre Espace Existentiel et Cognitif : ce que l’on ressent, pense et vit, ce qui nous arrive. Indépendemment et a-delà (bien sûr) du fait que nous – notre psychisme – interprètons tout selon nos structures mentales personnelles, singulières.

Donc…PRUDENCE, dont humilité, respect, et surtout GENTILLESSE.

Ce qu’on ne donne pas au Monde c’est comme si on lui volait.

Encore de la crispation due a stress : c’est à dire à une mauvaise façon, inappropriée, de vivre les contrariétés, la Réalité. ME DECRISPER !

Quand quitterai-je l’inutile et le gaspillage de moi-même ? Quand m’occuperai-je exclusivement, ou au moins prioritairement, de ce qui est important pour moi, et de ce qui est en mon pouvoir, laissant le reste à lui-même et à d’autres ?

Egaré ? Alors revenir à l’Immédiat : à ce qui ne rajoute pas.

Ni méchanceté, ni colère, ni rejet. Aucune crispation.
Libres mouvements.
Libres mouvements. Pas même se concentrer sur Vitesse ou Orientation.
Non. Lâcher tout. Libres mouvements.

Taquiner, je ne taquinerai plus. Je ne taquine plus. Cette horrible tension sournoise vers la méchanceté. Cette reptation, cette agressivité qui prend le crime pour plaisanterie.
Ho oui j’ai taquiné; et je me suis taquiné. Encore des façons de ne pas traiter le réel.

Le calme indique la pertinence; le calme confirme la pertinence.

Comme l’impureté dans le contenant permet à la bulle de se former, de même c’est l’INTRUS, l’importun, l’impertinent qui fait que se crée dans l’esprit une ou des pensées. Si l’on ne s’y crispe pas, la pensée se dissout et l’importun intrus (il n’y a d’intrus qu’importun) est éloigné de l’Espace Singulier par les Mouvements de la Réalité.

Voilà l’erreur, erreur qu’ils/elles cherchent à provoquer en autrui : se crisper sur l’intrus qui pénètre en notre Espace Singulier; alors qu’il suffit de le/la laisser à lui-même et laisser les mouvements du Monde le sortir de notre Espace.

Laisser l’intrus à lui-même, et ainsi il se retrouve de nouveau hors de notre Espace Cognitif Singulier.

Mieux vaut un léger mal qu’une lourde hypocrisie. Mieux vaut une petite méchanceté qu’une grande sournoiserie.

Les trois meilleurs alliés de la méchanceté, du mal, sont : la complaisance, l’hypocrisie et la lâcheté.

Je rôde dans les méandres de mon cerveau, et dans les couloirs et champs du réel, en quête aussi d’une proie, exutoire.
Du réel ? Tout est fréquences, fluctuations, et mes émotions, désirs et intentions produisent des formes, en moi.

Je m’endure, pour m’adoucir.
S’endurer, en durées, pour s’adoucir.

Méchanceté, colère, hypocrisie et orgueil, forment un nuage nuisible, néfaste, lourd, poisseux, opaque, étouffant…qu’il convient avant tout de ne pas produire ni entretenir.

Les idées agressives, méchantes, sont plus encombrantes que les pacifiques et gentilles; et elles sont d’une pénible opiniâtreté.

De notre vie consciente, beaucoup dépend initialement de notre ETAT D’ESPRIT : de notre humeur et de nos émotions et volontés. Donc…optimiser tout cela.

La réalité s’actualise : se faisant, elle se révèle et une partie d’elle – le soi – se découvre et peut, dans certaines mesures variables, et selon les cas, se modifier. C’est cela vivre consciemment.

L’individu, le soi, est une des extrémités singulières d’un vaste volume dynamique : la Réalité.

Juste simple. Pourquoi ? Parce que l’Aise est simple, le plaisir est simple. Je ne parlerai pas du bonheur qui est un peu plus complexe.

Toute question est un départ, toute quête un voyage, et toute réponse…une étape.

Mon encéphale est aussi une langue du Monde. Mes idées, concrétions d’émotions, de sensations, désirs et aversions, sont possibilités d’intelligible pour le fouilli si clair du Monde.

Je me suis commis pendant des mois dans un pitoyable mélange d’orgueils et de peurs, aussi refoulés que profonds : des garrots de soi-même.
Exister c’est fonctionner, vivre c’est fonctionner…et résister, parfois.

Le jour où je cesserai de fayoter vis à vis d’un ou une ou des hypothétiques divinités, sera un BEAU jour.
Peut-être aujourd’hui…
Fayoter pour être bien vu ? Pour éviter la fessée de l’enfer, pour gagner le jardin du paradis, pour faire plaisir, pour se planquer ?…

Mon seul rapport à l’éventuel divin sera (et est depuis longtemps, du reste) : un remerciement quand l’idée de gratitude me viendra, quand j’en aurai, produirai, l’idée.

Mais cesser de fayoter. Surtot vis à vis d’une simple hypothèse. Et même ! Même si ce n’était pas qu’une simple hypothèse mais une réalité, ne pas fayoter. Se libérer et s’améliorer pour soi et pour le Monde; sans prétention, ni racolage. Mais si certains veulent fayoter, libre à eux.

Si l’on se prétend des aptitudes alors il s’agit de les prouver, en s’en montrant dignes; sinon mieux vaut se revoir avec lucidité, pour tout le monde.

Dieu-Déesse, YHWH…c’était…une idée dont j’avais fini par faire une présence, à force de m’en convaincre, de m’en contraindre; par désirs, frustrations, fantasmes, lectures et expériences étranges et interprétées dans le sens d’une confirmation.
Ce qui sous-tendait cette croyance ? L’acceptation et intégration, au fond de mon psychisme, du…jugement, d’un jugement, de la légitimité, normalité et réalité d’un jugement sur tout mon être.
J’étais influencé en cela par le fait que dès l’enfance nos actes sont jugés, par notre entourage (famille, école, tout le monde) et que notre environnement social insiste pour que nous soyons conscient de ce jugement, et le prenions en compte, et nous y soumettions, et agissions en fonction de lui. Ainsi, on nous forme à être des coupables, des justiciables, dès la plus petite enfance : estimer tous nos actes, nos paroles, et même nos pensées à l’aune d’un jugement, à la fois moral et physique (sanctions, punitions,…) On se construit donc toujours par rapport à un « regard » continuellement posé sur nous, scrutateur, qu’on finit par intégrer en nous, dans notre fonctionnement psychique : on devient alors son propre gardien, juge et bourreau.

De fait, probablement, du plus ancien temps où j’ai été conscient, j’ai dû prendre conscience que j’étais jugé : par mes parents « c’est bien, c’est mal », par l’entourage à l’école ou partout : « là t’es bien, là tu es mal, tu fais bien, tu fais mal », par les professeurs…par tout le monde. Tout le temps ou presque. Jugements et sanctions la plupart du temps.
Ainsi, sans m’arrêter vraiment dessus, je me suis développé et construit par rapport au fait d’être jugé et observé constamment; j’ai fini par intégrer en moi le jugement, comme « bien fondé ». Et j’ai trouvé cela normal, et « la norme du bien ».

C’est pourquoi, quand la Bible et d’autres livres (ils le font quasiment tous, finalement : présenter une façon ou une autre d’être jugé) m’ont présenté un dieu comme étant non seulement créateur (d’où mon admiration « objective », sincère) mais aussi juge, et même bourreau (d’où, consciemment ou non, ma crainte, mais aussi ma fascination et mon admiration) je l’ai accepté, adopté et…m’y suis soumis; là encore…à lui et à son jugement.

A noter que, de meme qu’au sein de la famille, le père est souvent perçu comme « l’entité » de la plus grande sévérité et de la sanction, de même présenter une divinité masculine, la rapproche de l’entité mascline, du père archétypal et très réel inscrit et enfoui dans notre psychisme, jusque dans le plus profond de nous

De même, consciemment ou non, mon psychisme (comme celui de beaucoup de gens sur cette planète, soumis aux mêmes normes mentales, au même type de repères) s’était donc construit sur l’idée centrale et fondatrice que…finalement, la seule rationalité, raison, justification, qu’on pouvait donner à ce monde c’est : juger; juger si toute chose et surtout acte est « bien » ou « mal ».
Car une raison c’est estimé comme étant… »bien », raisonnable, une rationalité c’est « bien »; l’iverse étant jugé « mal ».

Tout est jugement : le plaisir c’est bien (ou mal pour certains), la douleur c’est mal…

Alors…qu’il n’y a pas de jugement; il y a juste : des choses, qui existent. Et ensuite notre esprit y surimpose un jugement (qui est une classification) ajouté, extérieur…artificiel.

Mais tout ces jugements ne sont…qu’AVIS; car la Réalité, elle, existe – sans jugement : indépendemment de tout avis.
Les choses existent sans avis, sans jugement, avec leur seule ipséité comme substance.
Le Monde n’est pas moral, il existe, rien de plus.

Quitte à produire des idées, veiller à ce qu’elles soient la manifestation ou la retranscription de la réalité, et non des créations chimériques ou arbitraires, nilatérales, partiales, artificielles.

L’orgueil est vraiment une surévaluation de soi : vraiment une sur-dilatation de notre être. Veiller à revenir à notre strict volume-espace singulier.

Utiliser toutes les énergies de la colère pour oeuvrer gentiment et constructivement.
De même, cesser de s’occulter soi-même, ou d’être son propre adversaire.

Faire de son mieux avec la Réalité présente, quel qu’ait été l’instant précédent. Seul existe l’instant Présent.

Je ne me gaspille plus : je m’occupe uniquement de ce qu’est MA Réalité : donc je m’applique à ce que je RESSENS, à tout l’Espace constitué par les Mouvements et ressentis qui constituent mon Existence, ma Réalité, mes Expériences : mon IPSEITE.

Difficile à exprimer : cela rejoint le « non-agir » taoïste, mais prête à confusion du fait du sens des termes.
Je dirais : j’existe. Me faire exister est une surconsommation de moi-même : un gaspillage. Je deviens; me faire devenir, vouloir devenir est erreur et gaspillage. Cela se RESSENT.
Quand on se fait devenir, on « en rajoute », on s’ajoute à soi-même : on se gaspille ; la dépense supplémentaire se ressent, est perceptible, comme une dilatation en nous-mêmes.
N’intervenir, donc se faire devenir, que lorsque nous l’estimons indispensable parce que l’univers sans notre intervention serait, selon nos valeurs (ce qui nous importe) inadmissible.
Sinon, simplement devenir : sans forcer ni retenir; sans emprise, sans crispation.

Ne pas oublier que nous ne nous sommes pas fabriqués (impossible) ni même choisis. Au mieux nous pouvons nous réapproprier et nous améliorer.

La conscience est une des propriétés de la mémoire. Mais la mémoire est un processus involutif, alors que la Réalité est évolutive.
C’est pourquoi, afin d’éviter de se faire piéger par le fonctionnement de la mémoire, il est approprié de veiller à avoir une actualisation évolutive, et non involutive : ne pas se laisser piéger par la mémoire qui nous ramène en arrière, sur nos erreurs, doelurs, etc…
Evolution, pro-spectif, pro-duction…

Je ne me cherche plus car je me trouve.
Jouissance ma vie, puissance mon monde, merveille de tout.

Je joue, me joue, encore, de cette présence sourde et tiède derrière les globes oculaires.

Oui, c’est important, tout est mouvements, mais il semble préférable d’orienter sa conscience en évolution plutôt qu’involution.

Je cesse de chercher à trouver ou établir des lois; mais je conclus en disant : Tout est affaire de quantité…Mouvements et quantités, dans les Espaces.

L’erreur que je continue de faire est de faire une estimation des choses selon un jugement en fonction d’une morale préétablie.
Or, cette morale n’est pas forcément mienne : je n’en approuve pas tout.
J’ai une approche morale, qui se traduit par des jugements, de l’ensemble de la Réalité.
L’implicite derrière tout cela, motivant et provoquant, guidant, ce fonctionnement , est celui d’un principe premier, initial, qui serait fondateur et même créateur, de la Réalité : on retrouve le die juge, le père sévère, le gendarme démiurge.

Lourde erreur…J’aborde la Réalité – dont moi-même, d’un point de vue moral, préétabli; et au-delà : selon un MODELE, une NORME à laquelle il faut non seulement adhérer mais surtout se CON-FORMER.

Ainsi, je RE-MODELE (ou tente de le faire) la Réalité et moi-même selon un idéal péremptoire, arbitraire, absolu, distinct d’elle et de moi. J’essaie de soumettre les faits aux idées. Des idées d’autrui, et vieilles voire archaïques, en plus.

Il est plutôt préférable d’entrer en contact spontané avec la Réalité, selon ce qu’elle est, et ce que je suis; et valider ou non, selon l’efficacité et l’utilité des FAITS.

Ensuite seulement, je pourrai établir une estimation pertinente, mais qui ne sera pas de type moral, mais de type PRAGMATIQUE.

Les premiers critères d’appréciation – après l’approche strictement sensitive et factuelle – de la réalité (dont soi) seront donc l’utilité et l’efficacité.
Ensuite, éventuellement, si des choses nous sont importantes, et qu’on veut les protéger, on pourra commencer à se créer des valeurs; et de ces valeurs une Ethique : un ensemble de préconisations pouvant permettre de préserver ces valeurs.

Le fait est que j’aime la Réalité, que je nomme IPSEITE. J’aime Réalité, j’aime Ipséité.

Une fois que j’aurai vraiment admis que je ne suis pas une entité faite d’un seul bloc mais au contraire constituée d’un ensemble de différents goûts, désirs, volontés, idées, alors cet ensemble se vivra mieux.

Je ne suis pas moi – je suis NOUS.

Et ce NOUS ce…ge-noux, n’est pas parfait et ne veut pas l’être.

Le fait est que j’ai du mal, vraiment, à accepter de ne pas tout maîtriser de moi; accepter que tout s’échappe et que je ne puisse être un peu moi-même qu’après coup, à postériori.
Mais cette volonté est une erreur qui veut quelque chose d’impossible, et en plus quoi qu’il en soit…je SUIS tout ce qui est moi. Tout ce qui échappe au moi…est qand même le moi.
C’est donc une stupidité de ma part. Mais c’est ma conscience qui voudrait tout maîtriser, ou au moins c’est mon esprit qui voudrait….jusqu’à aller à rebours de l’actualisation de la Réalité. Impossibilité et stupidité. Je suis ce qui est moi.

Vouloir être c’est commencer à devenir deux. Et deux moi entrent en conflit car chacun veut le pouvoir. Alors que l’individu est un ensemble composé, composite, mais singulier : une assemblée.

L’utilité et l’efficacité, pertinentes ? Occupe-toi de ce qui devient, pas de ce qui fut.

Le psychisme a comme réflexe, parmi ses processus spontanés, du fait de ses propriété de « préhension », constrictrices, d’emprise et de contrôle, de se choisir une, ou des, victimes, coupables, ennemis : des exutoires.
L’esprit se cherche et se réserve toujours un exutoire. C’est de cela dont il ne faut pas être dupe, à cela qu’il faut ne pas céder.
Pas d’exutoire. Aucun.

Je suis composé de gentillesse et de méchanceté, de paix et de colère, d’emprise et de laisser, de l’un et de l’autre. Je suis NOUS.

Utile et Efficace, ainsi la Compétence Existentielle.

Ce qu’on rejette nous encombre; et ce qu’on retient aussi.

Ma colère est une énergie agressive et destructrice qui, comme je refuse de l’appliquer à autrui, se retourne contre moi, de façon insidieuse, par une emprise contre moi-même, une coercition psychique. Je cesse cela. Je dénoue et dissous ma colère, et ce qui veut s’en manifester je l’emploie à des tâches constructives – je m’en sers comme carburant pour agir.

Je ne peux tout maîtriser de moi : il y a tojours une part, plus ou moins grande, qui s’échappe, une autre qui se rebelle. Et tant mieux !
Cette réalité est si vaste, si complexe. Aussi, j’essaie de devenir de façon à ce que la majorité de moi, et ma globalité, soient gentilles et honnêtes, et le moins nuisibles possible.
Vitesse et Orientation, Utilité et Efficacité, Quantités…avec pour tout cela l’Aise en repère.

Oui c’est bien ma colère que je dois libérer (sans l’appliquer, sans m’en « saisir ») sur laquelle je dois relâcher et cesser mon emprise, afin qu’elle se libère. Sans prendre aucun exutoire.
A force de chercher à être conscient j’ai fini par débusquer ce que beaucoup enfouissent au fond d’eux/elles-mêmes, dans leur « inconscient » notamment, ou dans leur non-conscient : la colère.
Je dois à présent la supporter et m’en…sevrer.
Le psychisme est rusé : il utilise la peur, la menace, l’énervement, l’emportement, la contrariété, pour…conserver et enfouir la colère…
Je relâche mon emprise sur ma colère, sans lui donner d’exutoire; ainsi elle se dissout, se dissipe.

La vérité probable, c’est qu’à travers cela je ne fais que chercher à me procurer des émotions : à m’occuper intensément.

Espace de mouvements, je deviens.

S’occuper prioritairement de ce que l’on EST : ce qu’on ressent, ce qu’on fait, ce qu’on peut et ce qu’on veut.

Tu n’es pas tu deviens, continellement. Tu deviens Espace de Libres Mouvements.
Si tu t’arrêtes ou te cripses, tu deviens une chose qui tend vers l’inerte.
Laisser sortir de soi ce qui nous encombre. Libres mouvements. Libres Mouvements de soi et d’autrui.

La vérité est que le soi n’est pas prémédité : il est un Immédiat qui devient continuellement; se découvrant et connaissant à la fois simultanément avec son actualisation et en même temps avec toujours un décalage.

Libres Mouvements.

Tant que je me contrôle je m’empêche de m’actualiser. Le Monde, la Réalité et le soi sont Liberté dans les limites des possibilités. Donc…libres mouvements. La réalité se régule. Et si j’aime la réalitéé je la laisse s’actualiser, s’épanouir, et je n’interviens – donc me contrôle – que si je l’estime nécessaire, indispensable.

Le problème n’est pas l’objet ou le sujet de la colère mais bien la colère elle-même. Car la colère est un excès d’énergies, lui-même dû à un refoulement : de l’énergie que, pour une raison ou une autre, on n’a pas laissé s’actualiser.
Donc : Libres Mouvements – pas de crispations.
A noter ce défaut du psychisme et de la colère : ils se cherchent des coupables et des victimes (des coupables comme AUTANT de victimes…) Des coupables pour « légitimer » le recours à la violence et des victimes pour se venger. Mais ce qu’ils veulent c’est s’appliquer : dominer – jusqu’à détruire.

Nous sommes Amour et haine.
Le mieux est d’arriver à être davantage Amour que haine.
Nous sommes des effarés, éblouis,
perdus et éperdus. De l’espace stupéfait,
de la matière qui hallucine.
Des jouissances qui s’inventent –
comme elles se découvrent.

Il n’est pas question de bien ou de mal, mais de bénéfique ou nuisible.
Or, initialement et spontanément, je ne dispose que d’une sorte d’information : le toucher-contact, qui se décline en 4 (ou 5 si on distingue goût et odorat) sens : vue, ouïe, toucher, odorat, et de deux types d’informations : le plaisir et la douleur.
Le plaisir entraîne Aise, la douleur malaise.
Je ne dispose que de l’Aise et du malaise pour apprécier mon rapport à la Réalité – dont moi-même. Ce sont des informations singulières, personnelles, egocentrées.
Quand bien même je suis en contact et même communication avec autrui, les seules informations dont je dispose sont…EN MOI; et par là, elles constituent une part de MA Réalité immédiate, une part de Moi.

Aussi la question est : pour savoir comment ME vivre je peux me contenter de tout ce qui constitue mon Espace et que je peux ressentir; mais tout ce que je ressens me permet-il de savoir agir de façon pertinente vis à vis d’autrui ?
En résumé : puis-je être informé, par mes seules informations personnelles, par le contenu de mon Espace Cognitif et ce dont j’en ai conscience, que je nuis (ou suis bénéfique) à autrui ?
De fait, les seules choses qui m’importent vraiment sont : mon Aise et mon malaise; même quand je suis altruiste…c’est parce que j’y trouve mon Aise; même si j’y trouve du malaise, j’y trouve mon Aise puisque je VEUX le faire. En effet, on ne veut que ce qui nous rend Aise – même dans le cas du masochisme.

Le vouloir, la volonté, le désir sont les expressions d’une concordance, d’une reconnaissance par le soi de quelque chose hors de lui, ou en tout cas à atteindre. La tension du vouloir est un effort de ralliement : soit rejoindre, soit se faire rejoindre ou amener à soi.

Ainsi, la seule cause honnête pour laquelle je ne ferais pas quelque chose vis à vis d’autrui c’est parce que j’en ressentirais du malaise.
Aussi, la question est : le malaise d’autrui (si je lui nuis) provoque-t-il systématiquement mon malaise ? En sorte que je sois averti, que je sache que je lui nuis.
Il me semble que oui : si je suis vraiment, honnêtement, attentif, alors je discerne que quand je nuis à autrui, quand je lui nuis et (donc) surtout lui cause du malaise, j’en ressens aussi du malaise.
Cette…communion est probablement due au fait que la Réalité est un Espace constitué de tout ce qu’elle contient – donc nous. Nous sommes donc les membres distincts d’un même corps.
Reste que…nous ne sommes pas toujours conscients quand quelque chose nous nuit. Mais, au moins, s’occuper de ses propres Aise et malaise semble être un mode d’existence, un comportement aussi honnête qu’utile et efficace.
Dont actes…Aise et malaise…

Le malaise ne survient pas toujours, qui nous permettrait d’identifier à coup sûr le mal-approprié.

Oui, extirper de soi la colère et la vengeance; notamment parce qu’elles influencent notre psychisme : nos pensées et jusqu’à la façon dont notre psychisme CONSTRUIT « sa » représentation de la Réalité, qui devient donc la nôtre. Or, la colère et la vengeance veulent la violence, la douleur, l’affrontement, l’agression, le combat, le pouvoir, la destruction, et modèlent, ou influencent, donc notre conception du Monde qui perturbe à son tour, ou peut même se substituer pour partie à nos perceptions, dans des formes qui prétendent justifier le recour à ces ré-actions vindicatives.

La conscience est une capacité de form-ation, form-alisation : une capacité de préhension, une véritable emprise.
Il est donc crucial de veiller à ce sur quoi s’exerce cette (ton) emprise : quel sujet SAISIT ta conscience, à quelle part d’énergie ta conscience applique-t-elle son emprise, quelle énergie in-forme-t-elle ?

Décréter ennemi un sujet ou objet c’est se priver de cet objet ou sujet : c’est se diminuer le Monde de ce sujet ou objet…Décréter quelque chose ennemi c’est diminuer d’autant ton propre Monde…

En finir avec la…paranoïa théiste. Et avec son corollaire : la peur du juge, jugement. Qu’il y ait ou non « quelque chose » qui nous observe et, pire, nous jugerait, n’est pas vraiment le problème. Le problème est l’auto-soumission, l’auto-aliénation, l’auto-limitation, l’auto-censure que cela entraîne : tant que l’on agit par peur d’un jugement, on n’est pas vraiment sincère, on ne peut donc vraiment se connaître et donc on ne peut vraiment, si nécessaire, se rectifier, s’améliorer. De plus, de même, on ne peut être libre.

Le désarroi, ce constat primal sans fard, fait aussi partie du plaisir de vivre.

Comme déjà écrit, la seule directive quotidienne est : agir en sorte d’être CONTENT de soi.
Si l’on est content de soi, la journée ne peut être complètement gâchée, quoi qu’il arrive.
Voire même : si l’on est content de soi, alors quoi qu’il arrive…on peut être satisfait.

Faire un effort c’est se contrarier, c’est ne pas être vraiment soi, c’est – se – mentir.
L’honnêteté ? Aucun effort. Soi ? Aucun effort…

En fait ? Par amour pour elle, j’ai voulu cacher la Réalité, tout en refusant de me cacher.
Mais, bonheur, la Réalité ne veut pas se cacher et elle est suffisamment puissante pour ne pas nécessiter de l’être.
Mais…il reste bon, parfois, de protéger les fragilités, les délicatesses, les subtilités…

Tu veux te désaliéner et être vraiment toi ? Alors…AUCUN EFFORT.
L’Emprise, contrôle de soi, est effort…
AUCUN EFFORT. Libres mouvements.

Tout est Mouvements. Tes Mouvements créent pressions sur le Monde, et les Mouvements du Monde créent pressions sur toi. Ainsi, tout est équilibrages de pressions.

Aimer ce n’est pas une posture, c’est oeuvrer – continuellement. Par un équilibrage des forces quand nécessaire.

Difficile de bien faire beaucoup de choses à la fois, alors j’essaie d’en faire peu mais après les avoir bien choisies.
Je choisis la paix, la gentillesse, la bienveillance et la douceur. (Longanime ?) Je me consacre à ça.

Oui, quitte à intervenir dans la Réalité, dans l’Existence, je ne veux me consacrer qu’à la Paix et la Gentillesse, et m’appliquer à les préserver et les cultiver.

La respiration peut être…un filtre de ce qu’on admet ou transforme en Notre Espace et de ce qu’on émet ou transforme dans le Monde.

Pour progresser, faire primer ce qu’on VEUT sur ce qu’on peut.
S’occuper de ce qu’on VEUT, s’appliquer à ce qu’on veut, puis voir si on peut : si « ça passe ».

Quand ton Espace personnel, intérieur n’EST pas comme tu le veux, ou au moins comme tu le préfères, alors tu peux POUSSER, avec l’Energie de ce que tu veux, pour la mettre dans ton Espace : pousser dans ton Espace ce que tu veux. Trouve et sens l’énergie que tu veux, de ce que tu veux, et pousse-la en avant, dans ton Espace, puis dans le Monde.

Je te pénètre, Monde. Je dose ma poussée, je n’excède pas mon volume honnête.

Ce que je veux, ce que je peux, ce que je fais; et ce qui m’arrive.
C’est tout.

S’il y a Déesse-Dieu, il-elle prend soin de lui-elle-même; et sinon il-elle peut demander de l’aide.

Gentillesse ou méchanceté : savoir ce que tu préfères, puis choisir et essayer de le faire vivre et de l’aider.

Le Monde prend soin de lui-même, et s’il a besoin, ou le veut, il sait le demander.

L’amour n’est pas l’absence de la haine, mais sa mise en minorité.

Tant que tu te débats avec des idées c’est que tu n’es pas honnête ou pas bienveillant.

Courir pour fuir la mort ne m’intéresse pas. Je préfère marcher avec la vie.

Qu’y a-t-il ? Qu’est-ce qui me plait ? Qu’est-ce qui m’intéresse ? Que veux-je ? Que fais-je ? Que m’arrive-t-il ? (On peut oublier « que puis-je » qui s’impose de lui-même)
C’est de cela dont il est plus utile et efficace de s’occuper. Le reste est gaspillage. Car le début de toute intervention de ta part, c’est toi.

Les vivants vieillissent mais la vie reste jeune.
QUE FAIS-TU VIVRE ?

L’idée d’absolu est un piège qui nous fait louper et mépriser ce qui existe vraiment.

L’humilité libère, l’orgueil aliène.

Quant à Déesse-Dieu…s’ils existent, ils me semblent à protéger. Par notre gentillesse et notre humilité.

Mais en tout cas, quoi qu’il en soit, la Réalité existe, de tout ce qu’elle contient, et si on l’apprécie alors…on peut la respecter : par les faits, plutôt que dans les idées.
A nous de choisir ce que nous faisons vivre. Tu existes, spontanément, et si tu interviens, autant que ce soit pour faire vivre ce que tu veux. QUE FAIS-TU VIVRE ?

La Réalité n’est pas un mot ni une idée mais un ensemble de faits. Aussi j’essaie de me consacrer et appliquer aux faits, selon les sensations et expériences que j’en ai et non selon de idées. (Même si c’est à partir d’une idée que je décide cela…mais une idée générée par les faits)

La Réalité est en Mouvements continuels, alors que la pensée est un ensemble de forces qui fige le passage du Monde (ou au moins le ralentit, car la pensée elle-même reste un phénomène dynamique) dans notre conscience, par les idées. La conscience elle-même est une force constrictrice, in-formante, une emprise, une étreinte, qui va à l’inverse du mouvement existentiel.
LIBRES MOUVEMENTS.
Tout est Mouvements, agréables ou désagréables. L’agréable prouve une adéquation, une pertinence, le désagréable prouve l’inverse.
Le pouvoir est crispation, la crispation piège et arrête tout.
C’est pour cela que l’Univers est dynamique. Il ne peut exister qu’à partir d’un dynamisme.

Les mouvements créent, épanouissent et valident des possibles; tout ce qui les contrarie fait s’accumuler en un endroit des possibles qui finiront par trouver une (ou des) autre issue pour s’épanouir, s’accomplir, DEVENIR – en mouvements.

Ce qui n’est pas possible n’existe pas mais on peut créer du possible, et du possible peut se créer lui-même, par compositions, mélanges, trans-formations; sans compter le fait qu’il est dit que l’espace-univers serait en expansion.
Comme c’est étonnant : tout est dynamique, évolue, et on peut encore modifier ce tout.

L’Aise semble être mouvement et le malaise crispation.
Libres mouvements.
On veut la connaissance pour avoir le pouvoir. Mais le pouvoir est crispation – et la crispation est fatale.
Ce qui existe manifeste une limite, une limitation; car, sans limite, il n’y a pas de commencement, de fondement, donc…rien.
De fait, TOUT procède à partir d’une limite.
Une limite physique, puis les humains établissent une ou des limites idéelles, psychiques, qui vont en retour poser des limites à leurs actes, mais non pass absolues car non fondamentales, mais fabriquées, composées.

Tout être existe par des limites, qui permettent à tout son potentiel d’avoir un début, une fondation à partir de laquelle prendre appui pour, ou non, s’épanouir, s’actualiser.
De fait, cette ou ces limites déterminent les ORIENTATIONS des mouvements de l’énergie de l’individu.

Or, toute idée est…limitation, car toute idée est une, et pas une autre. C’est une forme, une structuration unique d’énergie, qui est exclusive, puisque différente, de toute autre.

Plus il y a de limites moins il y a de possibles; et en même temps tout possible semble exister, au moins en partie, grâce à une ou des limites.
Mais ne pas se laisser piéger par la pensée qui est in-formation, emprise.
Le plaisir est une amélioration, mais il est nécessaire de savoir doser et équilibrer les énergies, faute de quoi on risque l’excès et l’excès détruit, nuit.
Les mouvements sont possibles et s’optimisent par des équilibres, des quantités. Tout est quantités. La qualité dépend des quantités qui la composent.
Nous pouvons célébrer la Réalité qui peut produire des plaisirs, qui peut être plaisirs. Nous pouvons nous célébrer. Le plaisir est toujours une optimisation de la Réalité, tandis que la douleur est sa destruction.
Il y a douleur quand on nuit à la Réalité. Il y a plaisir quand on la libère, et quand on l’optimise.
Le plaisir est Evidence, est naturel, est Nature.
Les plaisirs sont épanouissements de possibles. Les épanouissements sont plaisirs.

Ne pas vouloir qu’une part de nous-mêmes nous échappe c’est nous condamner à nous piéger nous-mêmes. L’Univers lui-même est ISSUE, échappée.
Libres mouvements permettent –

Ma devise politique vaut aussi individuellement : Libre(s) et Solidaire(s)

Libres mouvements permettent – (car ainsi, individu et Monde peuvent communier)

Aberrant de vouloir être puisque je suis une volonté qui devient.
Mieux vaut devenir totalement.
Tout tend à s’optimiser.
Il est heureux que j’affectionne le Monde.
Mais soit je laisse tout faire et alors c’est un fatalisme qui demande confiance (en ce que « tout ira pour le mieux » : confiance en la Réalité) et résignation à laisser faire sans intervention. Soit je décide d’agir en fonction d’idées, dont je sais qu’elles ne sont pas intégralement ou pas forcément miennes.

De toute manière, la Réalité, étant un phénomène dynamique, est donc quelque chose qui échappe à toute emprise totale; et pourtant l’emprise existe. L’emprise est ré-action, à l’action qu’est la spontanéité du mouvement existentiel : c’est la réaction d’un sujet, d’un particulier par rapport au général, au Tout – même si c’est en continuant de faire partie du Tout dont on ne peut s’extraire.

De fait, la liberté et la diversité se garantissent par les individus, les singularités. Spontanément, tout semble se réguler pour assurer la plus longue actualisation possible, pour assurer l’existence la plus longue.!!!

Oui, il est aberrant de vouloir, puisque je suis volonté et la somme de tout ce que j’ai vécu, de ce que je peux, de ce que je veux et de toutes les interactions possibles, et même des possibilités émergentes qui pourront émerger et ne sont pas encore connaissables.

Je suis chaos et cosmos.

Vivre son Aise semble le plus approprié.
Et inutile de tout intellectualiser.
Pas d’effort : ne pas se gaspiller.
Libres mouvements, je deviens avec le Monde.

Je veux essayer de tout expliquer car cela me donne l’impression de comprendre, et que si je comprends je sais, et que si je sais j’ai le pouvoir, le contrôle – et que cela peut donc me permettre de me protéger : d’échapper à ma douleur et à ma destruction.
C’et bien l’angoise existentielle et le refus de mourir qui créent une angoisse qui cherche à se libérer et soulager dans toutes mes réflexions. Ou alors, plutôt, c’est mon admiration, ma fascination, pour ces Réalités dans lesquelles j’évolue. Ou alors, les deux. C’est plutot l’admiration – du moins en conscient – et l’angoisse en inconscient ? Une angoisse ET une vraie affection pour l’Existence, pour la Réalité.
Mais finalement, comme la Liberté me paraît préférable, et que je la préfère, à l’emprise, alors…je me libère. Je cesse toute emprise; je ne fais plus d’efforts sur moi-même (pas même…pour…me libérer ! Ha ha) je ne me gaspille plus. D’autant que je contiens plus d’affection et de bienveillance que de haine et malveillance.
Libres mouvements –

J’ADMIRE

Mon rapport à la Réalité est un mélange de Communion et de Résistance, pas une soumission de peur. Car j’expérimente que la liberté, le choix la singularité, la résistance, la communion, l’affection, l’Aise, le Plaisir, améliorent cette Réalité : non seulement elles maintiennent et confortent la Réalité mais en plus elles l’augmentent, l’optimisent et même l’améliorent et la rendent plus agréable. Même : elle créent, font émerger et composent du NOUVEAU.

En fait, consciemment ou non, je ne peux admettre de mourir, malgré moi, contre ma volonté, contre mon être; donc je tente de contrôler cette Réalité que j’expérimente puisque c’est elle qui me fait mourir. Et comme j’en ai connaissance par la conscience, je tente donc de contrôler la – ma – conscience. Mais…contrôler totalement c’est stopper tout – et donc mourir; provoquer la mort qui sinon arriverait plus tard.
Donc, puisque j’apprécie cette vie, il est préférable que je la libère : pas d’emprise, pas d’effort – pas de gaspillage. Libres mouvements.
Pas de gaspillage. Je me réapproprie ma vie, mon existence, en choisissant de me libérer. Je me mets, et suis, d’accord.

CONSCIENCE PRAGMATIQUE. TENDRESSE.

Maintenant je réalise bien que je suis (un peu) un monomaniaque de la conscience : totalement obnubilé par ce phénomène, à qui je consacre quasiment l’exclusivité de…mes capacités. C’est peut-être, aussi, une forme de narcissime, mais pas vraiment car je ne le fais pas pour m’admirer ou m’observer, mais suis tout de meme obligé de partir…de moi, comme base d’observations et recherches.
Ca a des côtés obsessionnels mais je pense que c’est, aussi, compensatoire. Ma conscience – moi – à défaut d’autre sujet qu’elle juge digne d’intérêt, se prend elle-même pour objet d’étude et d’intérêt.
C’est ma façon de me trouver une occupation et un interlocuteur vraiment intéressant; et même de l’affection…
Sauf que c’est un piège : egocentré, monomaniaque et exclusif de quasi tout le reste.
En conséquence, je décide de ne plus m’occuper de ma conscience, et de m’orienter vers le Monde, d’AGIR – sans retour sur moi. Vers le Monde !

Pour ce faire, je ne persévère plus dans les réflexions et pensées : je les abandonne. Je me consacre à m’orienter vers le Monde, à agir, et sinon à ne faire aucun effort.
Soit je laisse être, devenir, soit si j’interviens c’est pour des actes mais plus pour des pensées.
Je m’extirpe de la prison Pensée.

Le…PSYCHEOMANE (ou psychomane) essaie de décrocher !…Donc…il doit cesser de prendre sa drogue, en l’occurrence : cesser de…réfléchir.
Je cesse tout effort de mon psychisme. Je laisse ma conscience, ne m’en occupe plus.
Certes ma conscience c’est moi, donc : je ne m’applique plus à moi. Je me laisse devenir. Aucun effort.

Joie et Beauté !

L’Amour est parfois inquiet.

En clair, je veux vraiment quitter les starting-blocks et enfin partir de la ligne de départ.

Tout le Monde a une part de méchanceté, plus ou moins grande, en soi. Or, la méchanceté cherche…des victimes. Et si on peut les déclarer coupables afin de s’estimer en droit d’appliquer ce qu’on présentera comme une (pseudo)justice, en fait vengeance, en fait…notre méchanceté, alors c’est d’autant plus facile.
Cela explique une grande partie des difficultés relationnelles entre les gens.

Ce n’est pas d’une idée dont on a peur, ce n’est pas contre une idée qu’on se bat, mais on craint ce qu’elle fait réagir en nous et on se bat contre ce qui génère l’idée qui nous déplait.
En fait, les idées qui nous gênent révèlent ce qui nous déplait…en nous.

L’humilité c’est aussi vivre l’instant au lieu de tendre vers plus, ailleurs, ou autre chose. Ici et maintenant.

Tu peux modifier la fréquence des énergies qui entrent dans ton Espace Cognitif, tant qu’elles ne sont pas de l’ordre du (macro-)physique, tels des coups par exemple. Tu peux modifier les fréquences des énergies pour les rendre moins gênantes. Cela se fait par…ré-organisation des fréquences, et si nécessaire équilibrage entre tes fréquences initiales et les nouvelles entrantes. Cela se SENT.

Il est indispensable que toutes et tous nous maîtrisions notre colère. Je la maîtrise en grande partie – depuis des années. Qui maîtrise sa colère maîtrise une grande part de sa propre « atmosphère intérieure »…

S’occuper d’idées c’est s’occuper de l’ombre des choses au lieu des faits, ou encore affronter des projections et interprétations au lieu des faits et individus.
S’occuper d’idées c’est se complaire dans les commentaires au lieu d’agir.

C’est par la douceur et la gentillesse qu’on transforme l’agressivité et la méchanceté. Sans oublier prudence et équilibre.

Individuellement comme collectivement tout dépend de l’équilibrage entre emprise et laisser. A qui appliques-tu ton emprise, et que laisses-tu devenir ?

C’est merveilleux comme on peut s’améliorer et comme on peut améliorer notre Réalité – pour quelque part infime que ce fût; et ça peut être beaucoup.

A noter que l’emprise est généralement agressive, tandis que la paix, la gentillesse tendent au relâchement de l’emprise, au laisser-devenir, laisser faire. D’ailleurs il n’y a emprise que quand il y a contrariété…Donc veiller à choisir de quoi on se contrarie. Cette propriété de l’emprise (de la conscience, en fait) est utile pour le travail, la concentration.

Tant que ce qui te déplait en autrui te perturbe, alors, au moins pour partie, tu es à sa merci. Quelque chose d’autrui peut te déplaire, mais tu peux te réguler afin que cela ne te perturbe pas. Ca c’est important.
Ne pas devenir mal aise à cause d’autrui. Protéger son Aise.

Il n’est pas question de s’humilier mais de ne pas favoriser la méchanceté – donc savoir ne pas provoquer ni se laisser manipuler par la provocation.

Le plus honnête et pragmatique est de dire que j’ai développé en moi un esprit extrêmement honnête et donc tendant vers une impartialité et une équité. Et, en conséquence…ce que je perçois du Monde me fait apparaître comme…le responsable, la CAUSE des difficultés, contrariétés et problèmes qui se manifestent dans mes expériences quotidiennes du Monde.
Pourquoi suis-je la cause ? Parce que, dans la plupart des cas, j’agis, parle, pense avec PRECIPITATION. Je n’agis pas à ma vraie, spontanée, SINGULIERE Vitesse d’actualisation. Du coup, j’agis par préjugés, poncifs, selon les archétypes-formes (psychiques puis, par conséquent, physiques) mis en place et motivés par les motivations primaires que sont les émotions de défense : peur, méfiance, suspicion, rejet (je suis pourtant , cependant, quand même très ouvert et très large d’esprit), vengeance, égoïsme, vanité, narcissisme, etc…
De plus, j’ai, comme tout le monde, une quantité de colère accumulée, qui voudrait se décharger, se venger, s’appliquer à quelque chose ou surtout quelqu’un (comme font beaucoup de gens) puisque ce sont surtout les gens qui nous contrarient.

Mais en plus, cet esprit impartial en moi ne rencontre pas forcément, ni souvent, son équivalent en autrui. Et par suite, alors que je fais mon possible pour accomoder autrui, je n’ai pas forcément l’impression qu’autrui fasse de même pour moi. En tout cas, je n’ai pas l’impression qu’autrui fasse autant d’efforts que moi pour améliorer le Monde (au niveau de son ambiance, son atmosphère) ou au moins ne pas le dégrader. Mais cela est finalement très subjectif jusqu’à l’egocentrisme.
Non, ce qui pourrait me gêner c’est que je perçois et expérimente les difficultés que me posent mes efforts mais j’en perçois et surtout expérimente moins les intérêts et améliorations que cela m’appporte.
Ce qu’on pourrait résumer par : « quel gain pour tous mes efforts finalement ? ». Car…je vis moins bien qu’avant, moins agréablement – qu’avant…2002, et qu’avant 2005 et même qu’avant 2012 (fin 2011) : j’ai moins l’esprit tranquille qu’avant toutes…ces préoccupations, connaissances ou en tout cas idées, tous ces efforts.
Mais…en vérité…je deviens…MEILLEUR. Plus FONDAMENTALEMENT : plus impartialement et plus honnêtement pertinent dans mes choix – actes et paroles et même pensées. Mais la période de transition (car finalement c’est bien de cela dont il s’agit) entre « avant » et maintenant et après, est…un peu pénible. Mais j’y parviens : je prgresse.

Pertinence : Utilité, Compétence : Efficacité.
Discerner et respecter sa Vitesse pour être en phase immédiate avec la Réalité, dont soi.
Discerner et choisir son Orientation pour Optimiser notre propre TRANSITION spatio-temporelle.
L’Amour libère et améliore; car il réconcilie.

JE SUIS LE MEILLEUR COMMENCEMENT DE MA REALITE.

Je suis un Espace que j’essaie de cultiver afin d’être un Lieu de Liberté et de Bienveillance.

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