extraits de conscience 56

DSC02944

 

Vivre efficacement c’est simple : QU’EST-CE QUE TU VEUX ?
Il suffit de répondre puis aviser. Qu’est-ce que tu veux ? Et après t’avises.

Ne pas vouloir dans sa tête, vouloir dans ses actes.

Cesser toute hypocrisie (notamment les convenances et autres bienséances – si nécessaire, ne leur concéder que le silence, l’abstention). Mais attention : pas d’hypocrisie mais pas de complaisance non plus.

Tout ce que tu ne gaspilles pas en colère (par exemple pour des motifs futiles comme les contrariétés, les provocations d’autrui, ou leur irrespect) te sera disponible en cas de vraie nécessité (tentative d’atteinte physique, danger réel)
Moins on est orgueilleux moins on se met en colère. Moins on se met en colère plus on est efficace.

Finalement peut-être n’aurai-je passé ma vie qu’à me créer des occupations pour combler la vacuité que créait en moi l’inanité de ce qu’on exigeait de moi depuis l’enfance et après.
Je me suis créé des occupations, des « missions », et même des dangers, pour compenser le manque de stimulation que la société policée, convenue, conformiste et hypocrite tentait de m’imposer comme mode de vie. L’imaginaire face au monde.

La réaction instinctive classique à toute contrariété est l’agressivité, qui par la contre-attaque qu’elle constitue a permis à beacoup d’individus de survivre. Ainsi la contrariété entraîne agressivité, colère, volonté de vengeance. C’est de la manipulation par ces réflexes dont précisément il est préférable de se désaliéner.
Qu’une contrariété stimule, soit, mais il est préférable de ne pas laisser la stimulation produire en nous de la colère : ne pas transformer son énergie en colère, mais simplement en supplément d’énergie permettant d’être plus lucide, plus réactif, plus performant : plus efficace. Sans se crisper, ni appliquer trop d’emprise.

Mourir peut paraître fascinant voire attirant, mais jusqu’à preuve du contraire mourir arrête tout, mourir c’est s’arrêter.
Vivre est donc plus intéressant car c’est là que tout arrive, tout advient, tout se passe.
Et à ce titre, vivre raisonnablement, sagemment, est aussi efficace que logique; mais sans excès : ne pas chercher à être trop sage, trop prudent, sinon ce n’est plus vivre c’est seulement fonctionner.

Aimer la Réalité, tout ce qui existe, tout ce qu’on expérimente, stimule, optimise et magnifie l’existence, le vécu et même la Réalité elle-même.

Les pensées en mâchoires poisseuses ne sont que torture qu’on s’inflige pour concrétiser, formaliser, nos spectres : spectre de la mort, spectre du mystère, spectre de l’inconnu, spectre de nos soumissions, spectre de nos remords, spectre de nos regrets, spectre de nos culpabilités, spectre des punitions, de sanctions, condamnations, spectres de nos colères, spectres de nos déceptions, spectres de nos chagrins, spectres de nos peurs, spectres de nos frustrations, spectres de nos désirs, spectres de nos désarrois, spectres de nos bonheurs, spectres de nos malheurs, spectres de nos amours, spectres de nos ignorances, spectres de nos savoirs, spectres de…NOUS-MEMES.

Bien identifier que nos préoccupations manipulent nos pensées, produisent une emprise sur notre psychisme et par suite influencent nos perceptions de la Réalité, dont nous-mêmes.
Puis règler nos préoccupations ou au moins les identifier clairement, se mettre au clair vis à vis de chacune d’elles; pour ensuite ne plus être dupes de leur influence.
Mais le mieux est de dissoudre toute préoccupation, tout souci : ils alertent, soit, mais ensuite ne servent plus à rien, voire plutôt nuisent.
Le grand manipulateur de notre conscience, de notre personne, c’est la PEUR. La peur est le grand manipulateur.

Ce n’est pas une question de « qu’est-ce qui est bien ou mal » ni « qu’est-ce qui est juste ou injuste » mais : « qu’est-ce qui est APPROPRIE (et qu’est-ce qui ne l’est pas) et qu’est-ce qui est EFFICACE, qu’est-ce qui « marche » ?

Réalisme, Empirisme, Pragmatisme.

La culpabilité motivée par la peur d’un châtiment n’est ni efficace ni sincère : l’individu tente de se justifier, d’acheter son pardon auprès de l’autorité qu’il admet, à laquelle il se soumet, en prétendant admettre, avouer, sa culpabilité, mais en fait, souvent, il refoule ses véritables motivations, ne cherchant pas à vraiment identifier et étudier ses erreurs.
Ce n’est pas sincère, c’est un marchandage, c’est de la veulerie, du fayotage.

Le vrai regret, le vrai remord, n’essaie pas de se justifier, ne cherche pas forcément un pardon : c’est la prise de conscience par l’individu, du caractère néfaste, inapproprié de son acte.
Cela ne peut se faire vraiment, sincèrement, qu’en absence de peur, et en toute lucidité que seules procurent la liberté et l’honnêteté.

Choisir pour quoi on se dépense, on intervient dans son actualisation. N’intervenir que pour ce qui nous plait ou pour ce qui est indispensable; sinon, laisser « les choses » se faire.

S’occuper de ses défauts et non de ceux d’autrui.

Et cesser de prendre autrui pour exutoire de notre colère, de nos frustrations, de nos volontés de vengeance.
Ni exutoire ni vengeance.

A défaut de faire l’Amour, faire l’Humour.

Le mal c’est la méchanceté. La méchanceté c’est l’intention malveillante.

Il est possible que les concepts de divinités développés par des individus soient les formulations de leurs fantasmes vis à vis de la mort.

Qu’il est étroit ton monde si tu t’empêches de vivre.
De même, qu’il est étroit le monde de l’égocentrique.

Tout est équilibrages de mouvements. Tout est mouvements.

De fait, il me semble intéressant, sinon pertinent d’essayer de n’être que mouvements. Je suis mouvements. Mes idées mêmes, et mes paroles, comme mes actes, sont mouvements.

Je ne veux pas bien faire du fait d’une autorité; je veux bien faire parce que c’est mieux, et que cela permet de me rendre meilleur, pour moi et pour le Monde.

Etre quelqu’un c’est être en décalage par rapport au Monde. Et même par rapport à soi. Moi est un décalage. Ha ha !

C’et une part de notre paradoxe : nous sommes une part de choses libres, qui doivent restreindre leur nature initiale, leur liberté, afin de devenir des entités distinctes et donc encore plus libres – mais plus libres grâce à une discipline.

En effet, la Réalité, LES REALITES sont des choses en mouvements, spontanément existantes et en mouvements : tout est Emergences, sans autres contraintes…qu’elles-mêmes, que ses propres limites ontologiques, physiques, matérielles.
Et en modifiant son mouvement initialement expansif, centrifuge, et en accroissant le caractère centripète, égo-centré de son mouvement, l’entité individuée, singulière, fait émerger, crée, une conscience identitaire singulière, qui par son décalage même par rapport au reste de la Réalité, crée un accroissement d’entropie, de liberté : le soi.

Mais ce faisant, le soi crée, et même EST, une Emprise sur lui-même : la conscience-volonté.

C’est alors cette emprise qu’il est préférable de relâcher, diminuer, tant qu’elle n’est pas indispensable (par exemple : pour échapper à un danger)

Se débarrasser de toutes les structures psychiques que les lectures d’ouvrages théo-logiques incrustent en nous, et pour le fait ont incrusté en moi.

Chaque individu est un Espace d’Expériences de la Réalité.
Je suis ainsi un ensemble de mouvements : sensations, idées, actes.
Je peux améliorer, par choix, par volonté, mes expériences du Monde : mes RESSENTIS.
Je peux décider de m’appliquer prioritairement à vivre des ressentis agréables. Je rends ainsi l’Espace que je suis plus agréable et donc améliore le Monde. Rendre son Espace agréable…

Vraiment : réaliser que tant qu’on n’est pas malade notre Espace est sain, donc… »ça va ! ».

J’aime ce Monde et je m’aime, donc j’essaie de rendre agréable l’Espace que je suis.

Bien ! Considérant qu’une grande part de ce que j’ai vécu était la résultante de manipulations, ignorances, illusions, préjugés : manipulations, à présent je cesse tout emprise, tout savoir, tout préjugé et je démarre de ZERO : l’ignorance et la découverte stupéfaite de l’Existence.
Maintenant !

Je suis un ensemble de mouvements. Mais il y a en moi beaucoup de blocages, crispations. Afin de libérer les mouvements que je suis il semble approprié d’aimer le Monde : d’être une conscience gentiment attentive à tout, bienveillante.
Et il semble important de réaliser qu’une partie de l’énergie que je suis est de nature sexuelle : au sens érotique et même érogène du terme.
L’énergie sexuelle est un sens, une sensitivité, une sorte de toucher qui n’a pas forcément besoin d’être en contact charnel appliqué.
Si on est bienveillant, gentil, il me semble que l’on peut libérer totalement cette énergie, car elle ne s’actualisera pas en actes inappropriés, puisque cette énergie ni le reste de notre conscience n’est pas égoïste ni méchante ni en quête de vengeance.
Libres mouvements.

Je me libère totalement, mes mouvements se libèrent tous.
Et le Monde saura me signifier les limites préférables. Si je ne suis pas hypocrite ni complaisant : si je suis totalement HONNETE.

Bienvenue à la Réalité.

Curieusement plus on s’obsède des règles plus on tend à se rapprocher de leurs transgressions.

Par rapport à l’équilibre, on constate avec une balance que quand un fléau s’abaisse, un autre s’élève…quand une partie descend une autre s’élève.

Je suis tellement volontaire vis à vis de ma conscience que je fais d’elle une emprise trop forte. En effet, certes, toute conscience est crispation, emprise, mais moi à force de vouloir être conscient, et même : vouloir être conscient d’être conscient, je suis excessif dans ma crispation, emprise.
DECRISPER !
Laisser la conscience se vivre, et en fait l’influence d’autrui a plus de possibilités d’être prégnante si on est soi-même crispé, si notre conscience est déjà trop crispée.

Je veux devenir PRIMESAUTIER.

J’essaie de faire de mon mieux pour que « ça » continue, et que « ça » soit le plus agréable possible.

Les deux choses dont je suis sûr, pouvant le constater continuellement, qu’elles valent la peine de vivre et qu’elles améliorent l’Existence sont : la Gentillesse et l’Admiration – ce qui peut se résumer en un mot…Amour. Hé oui…

Il en va de la conscience comme de la plupart des choses : mieux vaut chercher la qualité que la quantité. Plutôt qu’être plus conscient, mieux vaut être MIEUX conscient.

Où je vais ? Honnêtement devant : à la rencontre de la Réalité.

NOUVEAU !

Certes je ne te hais pas, mais…méfie-toi de mes sourires.

Non ! Aucune idée n’est bonne à suivre pour conduite; sinon peut-être : ne pas se gaspiller. Et encore…

Veux-je du mal à qui ou quoi que ce soit ? Non. Donc inutile de me tourmenter à cause de mes pensées parfois agressives.

Gentillesse, Utilité, Efficacité, Honnêteté.

Plus je découvre plus je suis étonné par mon influence…Plus m’apparaît l’importance d’être gentil, bienveillant, humble, calme…

Il serait peut-être temps d’être drôle, petit malin.

Détester et prendre pour limite ce qu’on déteste, c’est dans les deux cas s’en aliéner.

Ce que j’ai fini par vraiment réaliser c’est que quand autrui stimule ou provoque de la colère en moi, la meilleure chose à faire est de ne pas me mettre en colère, ne pas céder à la colère, ne pas passer en mode colère : ne pas m’actualiser en colère.
Au contraire : veiller à rester paix, calme, respect, affection, afin de réagir et agir MIEUX.
Le traitement de la colère est crucial. Car colère égal méchanceté, et l’accès à l’horreur humaine commence.

La fidélité ? C’est un délai…

Nous ne sommes pas forcément volonté, nous sommes un espace d’énergies s’actualisant. L’actualisation est inévitable, elle est un processus dynamique évolutif. C’est ce que nous sommes. Certaines de ces actualisations se font selon des MODES, dus à des structures présentes, préexistantes à l’instant immédiat (le corps, les souvenirs, les expériences) Ces structures sont physiques, soit de type musculaire, sensitives, cutanées, soit psychiques (les idées, pensées, mots, souvenirs, impressions, etc…)

Ainsi, nous sommes d’instant en instant la résultante de la rencontre entre un Etat singulier préexistant à l’instant et des contacts immédiats avec son environnement auxquels s’ajoutent les modifications internes indépendantes des impacts de l’environnement.

Les idées, souvenirs, tout ce qui constitue la pensée, sont des forces, structurées en formes, qui à leur tour peuvent structurer l’actualisation des énergies localisées dans le cerveau et donc influencer, voire créer, la perception de la Réalité que l’individu expérimente.

La principale difficulté, le plus gros obstacle, est que nous sommes davantage en train de traiter les idées que nous avons à propos du Monde, plutôt qu’en train d’essayer d’être vraiment en contact avec le Monde – dont nous-mêmes.
Nous vivons dans, et avec, notre pensée au lieu de vivre dans et avec le Monde.
Une façon de contrer cela est de cesser de s’orienter vers nos idées, et de nous décrisper totalement afin de simplement rencontrer ce qui advient, ce qui se produit, ce qui se révèle – dont nous-mêmes.
Qu’est-ce qu’il y a ?

De même, aimer permet de communier avec les Réalités. Et aimer c’est…SE DONNER. Se donner aux réels.

Le fait est que, dès le réveil, mon esprit cherche « un os à ronger » : cherche un sujet pour créer un affrontement intellectuel.
Il semble qu’il en soit de même pour la plupart des gens.
Or, non seulement c’est une démarche agressive, qui produit des énergies destructrices, désagréables, mais en plus ce sont rarement des sjets vraiment utiles, ni des pertinentes remises en cause de moi-même; plutôt des ruminations mesquines et à tendances obsessionnelles.
Changer cela. Soit une activité psychique non agressive, soit sur des sujets utiles.

De toute manière l’activité psychique est une sorte de prédateur qui cherche, pour le moins, à vaincre. Mais qu’au moins les victoires ou combats soient utiles.

La grande tentation de la méchanceté, comme de la colère, c’est le POUVOIR.
Quel que soit le rapport qu’on établisse avec la méchanceté ou la colère, on ressent une impression de Pouvoir sur la Réalité ou une partie de la Réalité. Pouvoir appliqué ou subi.
Or, toutes les formes vivantes sont, consciemment ou non, fascinées, intéressées par le pouvoir; ne serait-ce que parce qu’il peut permettre d’assurer la sécurité : la première priorité de tout individu.
Abandonner la méchanceté et la colère c’est abandonner ce pouvoir ou au moins cette impression ou même seulement cette idée de pouvoir. Mais s’y adonner ce serait appliquer un pouvoir néfaste. D’autre part, le pouvoir aliène, et enfin garder et appliquer son énergie à autre chose que la méchanceté ou la colère est beaucoup plus utile, et efficace.

La méchanceté et la colère donnent l’impression de pouvoir car elles nous placent en position de choisir, puis de maîtriser les actes : est-ce que je fais, puis si oui, qu’est-ce que je fais ? Mais il n’y a pas qu’elles : c’est le propre de la conscience de mettre en position de choisir.

Ainsi donc, si on aime le Monde on n’essaiera pas de le détruire, donc on se refusera à la méchanceté ou à la colère.

L’esprit est un processus analytique qui scrute et inspecte tout et a besoin d’un ennemi : un sujet-objet pour formaliser le danger, l’adversité, l’agression, la méchanceté. S’il ne s’en présente pas « d’objectif », l’esprit s’en choisira un arbitrairement, généralement un objet-sujet inhabituel, différent : un « Autre ».
Il est capital de se désaliéner de ce processus et ensuite de le dissoudre. Ne plus utiliser son énergie psychique de cette façon.

Reste qu’une de l’esprit TEND à s’appliquer en emprise agressive.
Il est préférable, et utile, de réorienter cette part et de lui soumettre des objets-sujets plus utiles. Utiliser l’acuité et la force de la part prédatrice, agressive, de notre esprit pour nous consacrer à des occupations utiles et constructives.

Il y a les faits, les choses de la Réalité, et ce dont on les complète : amour, gentillesse, paix, affection…ou autre…On peut choisir le complément que l’on est et apporte au Monde.

Oui : que fais-tu exister, et qu’empêches-tu d’exister; à quoi résistes-tu ? Voilà ce qui constitue une existence et une identité.

Tant que tu ne libères pas ton esprit et que tu ne te libères pas de lui, tu ne peux être vraiment toi-même ni être libre.

Tout c’est trop.

Vivre au mieux c’est ne pas se gaspiller. Toute l’énergie-soi qu’on dépense en ruminations, habitudes, méchancetés, acrimonie, c’est du gaspillage.
S’actualiser prioritairement, et si possible uniquement, en ce qui nous est indispensable et en ce qui nous plait. Quand on se consacre à quelque chose qui n’est pas indispensable et qui nous déplait alors on commence à se gaspiller.
Ne pas se gaspiller c’est…être vraiment SOI.

Les caresses détestées dans l’encéphale restent des caresses.
Détester c’est aimer à l’envers.
Cesser le crime, cette réplique à la mort. On ne réplique pas à la mort, on vit !

D’instant en instant, continuellement, s’intéresser vraiment à ce qui nous plait dans l’espace de notre expérience consciente du Monde – dans notre Espace Cognitif – au lieu de faire semblant ou de se laisser manipuler par nos habitudes ou défauts ou autrui.

Si tu te laisses faire ce que tu n’aimes pas alors que ce n’est pas indispensable, alors tu aides ce que tu n’aimes pas, tu détruis ta liberté, et tu te nies toi-même.

En toute honnêteté, donc sans intervenir, j’adviens, avec la Réalité. Je vis et étudie ce que tout mon Espace Cognitif devient. En toute honnêteté.

On confère un pouvoir sur nous à ce qu’on prend pour limite…

Je suis encore à croire que je redécouvre des chemins balisés et surtout approuvés par des précurseurs bien intentionnés, savants, sages, prophètes ou autres…Alors que je découvre un pan unique, singulier, de la Réalité : MA Réalité; en tout cas MON Expérience de la Réalité.

FAIRE EXISTER CE QU’ON AIME.

Nous sommes un nuage vibratoire, de mouvements, qui peut se condenser autour d’un point sensible « préféré », pour choisir et influencer sa propre vibration globale, en fonction de lui-même et de son environnement.
Les idées sont des structures créant et appliquant des formes aux mouvements, mais fondamentalement nous sommes des mouvements fréquentiels qui peuvent, au moins en partie, s’autogénérer ou choisir.

Il y a vraiment une analogie entre : nous, notre conscience, et la synthèse modulaire musicale. En effet, nous sommes des fréquences émises par un oscillateur, notre coeur, et qui peuvent être modulées par des enveloppes, les pensées, qui modifient nos fréquences vibratoires. De même que les sensations peuvent être des types d’ondes : square, saw, triangle, sinusoïde, etc…
Cela me paraît vraiment approprié comme analogie…

Je veux simplement être Aise et que les gens soient Aises avec moi.
Dissoudre de notre esprit les préjugés qui nous manipulent !

Tant que tu ne te manifestes pas honnêtement c’est toi et le Monde que tu bafoues et prives.

Ce qui, parfois, m’empêche d’être totalement honnête c’est…autrui; autrui que dérangent les vérités que mon honnêteté peut manifester.
Vivre aise c’est équilibrer soi et le Monde.

Etre soi c’est ne rien empêcher de la part de Réalité que l’on est; tant qu’elle ne nuit pas au reste de la Réalité.

Je deviens : quelque chose qui advient, et ne se connait que partiellement et après s’être actualisé. Je suis un présent qui ne connait que son passé et avance continuellement dans le futur…qui se présente.

Comment ne pas se prendre pour centre du Monde quand le Monde nous place au centre de notre Monde ?

S’éveiller, donc se révéler, et ensuite se cacher, c’est comme sortir d’une prison pour entrer dans une autre.

La vie c’est la haine qui s’immisce dans l’amour.

Toute forme est concentration d’énergie qui tend peu à peu à se dissoudre, en s’actualisant.

Aussi mystérieux que profond et vaste : le Plaisir de Vivre.

Le néant semble impossible , serait ce que nous hurle l’Univers.
Et pourtant…Mais l’herbe pousse, les étoiles se créent, sécrètent, secrètes…Il y a plus de corps qui se redressent qu’il n’y en a qui se couchent.
Je me dissous de ce dont je me pénètre, et je pénètre ce qui se dissout.
Plaisir est ton nom, farouche mystère. Plaisir ourlé de douleur. Le Plaisir illumine, et toute ombre douleur…Pas de complaisance, ni d’hypocrisie : les Plaisirs sont sagesses qui se fraient leurs voies dans les blocs du Monde.
Le vrai Plaisir est la réponse du Monde aux pertinences de l’individu.

Je commence à vraiment me guérir de ce que je nomme le théome : les obsessions anxieuses vis à vis des concepts de divinités. Les idées théistes et leurs perverses influences sur les comportements : paranoïa, refoulements, hypocrisies, malhonnêteté, partialités, ségrégations, sectarismes, xénophobies, soumissions, croyances, rituels, manipulations, inhibitions, mensonges, dépersonnalisations, aliénations, prétnetions, orgueils…

La première et plus importante chose à faire vis à vis de ce qu’on n’aime pas est de ne pas s’en corrompre : ne pas s’altérer, ne pas devenir méchant – ou pire – par la faute de ce qu’on n’aime pas.

Si tu as des idées ou aspirations pour de l’absolu, il est plus pertinent, utile et efficace de les accomplir dans le réel indubitable, tangible : par des actes vis à vis du Monde.

Je SAIS comment vivre, bien vivre, mais…j’oublie; j’oublie et je m’égare : je m’occupe de choses qui ne m’intéressent pas ni ne me plaisent, au lieu de m’appliquer à ce que j’aime.

Tant que tu raisonnes en guerrier tout t’est combat…

Et tant que tu es orgueilleux tout peut t’offenser. L’orgueilleux est sa propre offense.

Oui vraiment, tout est là : que ressens-tu, que veux-tu, que fais-tu ?
Et au minimum : QUE VEUX-TU ?
Voilà la question et donc la direction fondamentale de l’individu : que veux-tu ? Donc que fais-tu, de quoi as-tu besoin, etc…
QUE VEUX-TU ?

Cette envie, ou pire ce besoin, de se raccrocher à quelque chose via l’adoration ou la prière, ou la croyance c’est précisément cela que j’estime préférable de détruire en soi. Ne se raccrocher à RIEN (notamment parce que tout se dissout) ou sinon : au Monde, au concret, aux faits indubitables, aux actes, aux sensations. Mais ne pas se réfugier dans les pensées, l’imaginaire.
Cesser cette aliénation puérile et misérable autant que malhonnête.

Souvent, la plupart du temps en fait, je suis conscient de choses autres que celles dont il serait mieux que je sois conscient…Simplement parce que j’oublie de m’occuper de ce que je veux.
L’essentiel est ça : que veux-je ?
Vivre ses réponses c’est SE vivre.

De même que le corps est une FORME (qui est) une structuration de la matière le constituant, de même la pensée est un ensemble de forces structurantes dont les Formes sont les idées.
Ainsi est-il approprié de ne pas être dupe de ces forces qui s’exercent sur notre énergie-être singulière, et de s’en désaliéner : s’en servir (si nécessaire) mais ne pas s’en asservir. Tout est là. La conscience est un ensemble de forces structurantes qui impriment des formes, des structures à notre énergie-être surtout au niveau de son actualisation cérébrale : la conscience est une enveloppe qui in-forme notre être. Chaque forme possédant et produisant des propriétés, capacités, particulières, entraînant des réactions et actions spécifiques.
Discerner cela et savoir que l’on est aussi autre chose : un ensemble d’énergies-mouvements, un ensemble de possibilités latentes et d’autres émergentes, des potentialités et même des possibilités inconnues qui peuvent émerger. Nous sommes n espace d’énergie particulier, singulier, dans un (ou plusieurs) plus grand espace d’énergies; et notre existence, ainsi que notre identité, est l’ensemble des interactions entre ces espaces d’énergies.

Que ton COMPTE soit bon ; ni Colère ni Orgueil ni Méchanceté ni Peur ni Tristesse ni Egoïsme.
Je veille à ce que mon COMPTE soit bon héhé…

Les êtres humains sont plutôt spontanément, initialement, bons, et non mauvais.
Rares sont les gens initialement mauvais. Sinon le Monde serait bien pire qu’il n’est.
La méchanceté n’est pas active mais le plus souvent ré-active, ré-actionnelle, et…ré-actionnaire. Oui, la méchanceté est plus souvent une réaction qu’une action.

Je me libère en Emerveillement.
Je m’abandonne à l’Admiration,
je me retrouve dans l’Extase
simple d’Exister.

Une des erreurs de vouloir tout contrôler de soi et de sa conscience est qu’on se paralyse soi-même, se gêne soi-même, s’aliène soi-même, et on modifie notre rapport à la Réalité, et donc notre expérience de la Réalité, et on inflence même parfois la Réalité elle-même.
N’intervenir sur ce qu’on est que qand c’est indispensable par rapport à ce que l’on ressent, veut et fait.

Je n’ai pas une perception de moi-même en tant qu’adulte.
Je ne me vois pas adulte, ne me considère pas adulte, ne me pense pas adulte, ne m’estime pas adulte. Vraiment. Je me sens toujours comme quand j’étais au CP ou CM1, enfant, ou maximum adolescent, comme au lycée; simplement plus grave, plus sérieux, plus soucieux, plus préoccupé, plus lourd, plus présomptueux, plus prétentieux. Plus lourd et plus sérieux.

J’ai ce défaut de : quand quelque chose m’apparaît ou m’est présenté comme une frontière, une limite, un mur, je vais taquiner ses environs, voire me cogner systématiquement dedans, volontairement. Je taquine les limites – notamment parce que je les ressens et les vis comme des limites, des restrictions, de moi-même.

Ma méchanceté peut stimuler celle d’autrui, et la méchanceté d’autrui peut stimuler la mienne.
Transformer l’énergie de ma méchanceté en énergie bienveillante et agir gentiment et constructivement avec. Voilà un vrai secret.

Il m’apparaît que j’ai trouvé quelque chose de vraiment pertinent, utile et efficace, avec la gestion de la méchanceté. Mais ne pas s’obséder de ça.
Pas d’excès. De fait, notamment, ne pas rechercher la perfection. Il semble que la méchanceté soit un des modes de l’énergie-soi. Le tout est de ne pas s’y complaire, ni de s’en aliéner ni s’y soumettre.

Prendre un autre repère que soi, éventuellement, pour un temps mais pas pour toujours sinon on n’est pas soi.
Arrive un stade pour l’individu où il devient préférable d’abandonner tout guide, tout manuel, tout enseignement, sauf à n’être toujours qu’un disciple, sauf à demeurer le pantin d’un autre que soi, sauf à…se nier; sauf à se trahir.

Que ce soit une réalité ou une chimère, toute divinité, tout concept de divinité est aliénant et oppressant : cela nous maintient toujours en-dessous de quelque chose, inférieurs, moins biens, et soumis. Les éternels seconds.
Ce n’est pas une question d’orgueil mais de Liberté, d’amplitude laissée et donnée au réel.
Le plus important ce n’est pas le meilleur, ou le plus puissant, c’est tout : tout, tous et toutes – l’ensemble des détails, tout ce qui est et tout ce qui peut être, et tout ce qui advient et adviendra.
L’essentiel et le plus important est que Quelque Chose existe. Qu’importe à présent sa cause, son origine, puisque maintenant cela existe. Et quel que soit le sujet ou objet dont on parle, cela fait partie d’un ensemble toujours plus vaste – et de fait, l’infini et l’éternité sont envisageable, mais là encore ce qui compte c’est l’accessible, l’expérimenté, ce qui est.
Et la possibilité d’aimer ce qui est.

Je suis un métazoaire, et fier de l’être.

Porter une affectueuse attention au Monde, c’est cela l’aimer.
Sachant qu’on fait aussi partie du Monde.
Ce qui ne va pas c’est que je me perds dans mes pensées au lieu d’observer et aimer la Réalité.
S’orienter vers le Monde plutôt que vers soi, vers ses pensées.
Se trouver dans le Monde plutôt que se perdre dans ses pensées.
Porter un regard affectueux sur TOUTE la Réalité change tout.
Quel que soit le sujet ou objet, tu peux choisir le type d’attention que tu lui portes.

Se figer, se crisper, ou se laisser enfermer dans un ETAT : une certaine fréquence vibratoire, une certaine émotion, une certaine idée ou groupe d’idées, c’est là l’erreur, là le piège.
Laisser l’énergie-mouvement-soi évoluer, et si nécessaire choisir l’état que l’on veut : notre FORME : notre structuration énergétique, notre type de fréquence vibratoire, et veiller à ce que notre esprit – l’apparition des idées et le type d’idées – soit libre.

Vivre avec le Monde et non exclusivement avec ses idées.
Vivre avec le Monde cela signifie ressentir sa propre existence, faisant partie du Monde; être pleinement soi donc pas uniquement pensées mais aussi sensations. Ressentir la Réalité, au lieu de seulement la penser.

Je n’ai pas de regret par rapport à ma démarche d’investigation de la Réalité, initiée depuis mes 16-17 ans, et mon rapport vis à vis d’elle.
J’ai été et demeure sincère, honnête, avec toujours comme procédure la quête de la vérité, du vrai en tant qu’information validée par les faits et l’expérience.
C’est justement mon honnêteté, tantôt consciente, tantôt non consciente, qui m’a notamment mené jusqu’à l’hôpital psychiatrique.

Je suis content d’où j’en suis existentiellement, intellectuellement, mais il me reste encore beaucoup à m’améliorer.
J’y oeuvre. J’y…VIS.

Ne pas se laisser piéger par les Emprises du Monde (nôtres et d’autrui) : les colères , les peurs, les méchancetés, les orgueils, les égoïsmes, les malhonnêtetés…
Voilà une utile et louable façon de vivre.
Se libérer des Emprises…

Tout est équilibrages d’énergies, rapports de forces…Emprises. Se libérer des Emprises.

Que gagné-je à me CRISPER physiquement ou intellectuellement ?
…Rien. Au contraire, j’y perds : je m’enferme dans des préjugés, des idées préconçues, des croyances, des postures, des attitudes, toutes choses qui corrompent mes expériences de la Réalité et moi-même, voire même qui altèrent la Réalité.

Alors que si je me décrispe : je deviens pleinement moi-même, tout de moi se révèle, j’oppose moins d’obstacles, moins de filtres au Monde que du coup je perçois plus pertinemment, plus utilement, plus efficacement, et je suis plus disponible pour agir et réagir.

Je choisis le type de Source que je suis : ce que j’émets, ce que je produis, et ce que je manifeste. Veux-je être aigre, acide, froid, doux, agréable, etc…

Et que veux-je d’autre ? Me consacrer à percevoir la Réalité; pas forcément à y penser. Percevoir.

Une des difficultés pour se rectifier est de parvenir à réaliser qu’on se trompe.
Et pour réaliser cela il faut que notre conscience soit fractionnée : au moins une partie qui agit et une autre partie qui observe, estime et juge. Et qu’ensuite la partie qui était en train d’agir accepte les observations, remarques, de la seconde et veuille bien changer.
De fait, la conscience, comme l’esprit et comme l’individu dans son ensemble, est un ensemble de sous-groupes plus ou moins indépendants, plus ou moins autonomes : une constellation de sous-entités qui à elles toutes constituent l’individu – sans compter toutes les parties inconscientes, inconnues, et celles « végétatives », qui TOUTES concourrent à la constitution et au comportement de l’individu.

Le problème est donc : quelle part de nous-mêmes dirige, décide et donne les instructions ? Et bien souvent c’est la part « morale » de l’individu.
Or, cette part est très souvent la moins authentique, la moins propre, la moins initiale, la moins véritablement représentative de l’individu. La part morale est très souvent une construction, structuration, psychique, une norme mentale établie par la société et implantée dans le psychisme de l’individu via l’éducation et toutes les interactions sociales.

On réalise cela quand on essaie et parvient à se désaliéner, devenir plus singulièrement et personnellement conscient.

Le psychisme peut alors devenir le lieu de différents, voire conflits, entre le moi social – « étranger » au véritable soi, même si celui-ci peut approuver certaines des normes – et le soi authentique, a-moral, a-culturel.
D’autant que la plupart du temps les normes morales tendent à réfréner, voire refouler, interdire, les mouvements naturels, spontanés, honnêtes du soi, notamment les désirs, les pulsions, les émotions…

Peut-être n’est-il donc approprié que de : vivre ses mouvements spontanés, et de ne les retenir que si A L’EXTERIEUR DE SOI, le Monde s’y oppose, y résiste. A ce moment là on choisit : on change de mouvement ou on le maintient. Donc : pas d’entraves personnelles, internes, avant que le Monde ne s’y oppose, et si cette opposition est pertinente.

FAIRE CE QUI NOUS CONVIENT…et nous nous accorderons en paix. Faire ce qui nous convient. A présent je fais ce qui me convient.

Je n’ai pas les réponses, qui ne produiraient que de nouvelles questions.
Si je me laisse capter par des choses qui me déplaisent c’est, la plupart du temps, parce que je ne me consacre pas assez à celles qui me plaisent.

Je n’ai que mon honnêteté et mon choix d’essayer de privilégier la gentillesse.

Si j’aime le Monde alors je vis AVEC lui, et j’équilibre ce que je peux équilibrer quand nécessaire, et essaie de vivre ce qui me convient.
Laisser les énergies, et les équilibrer quand nécessaire, avec une intention affectueuse.
Espaces et mouvements…je n’interviens pour équilibrer que si nécessaire.
Oui : VITESSES et ORIENTATIONS…

Peu pourront te révéler autant tes vraies erreurs et failles que tes adversaires. Peu de choses te révèlent aussi bien qu’une adversité, une contrariété ou obstacle.

Les Réalités ne sont pas ce qu’elles ont été ni ce qu’elles seront –
Les Réalités DEVIENNENT.

J’ai suffisamment à faire avec ce dont je suis certain : mon corps, mes sensations et le Monde, et je me consacre à ça…

La divinité révérée par un individu n’est peut-être rien d’autre qu’un concept révélant le niveau de rabaissement et de négation de soi que cet individu est prêt à accepter d’autrui ou à s’infliger à lui-même.

Ces dégoûts préconçus, ces rejets établis. Je m’égare d’inutile, je m’applique à des imaginations, je concède à des chimères.
L’utile est pourtant toujours présent, et je recèle l’efficace.
Enfin, j’oriente mes sens vers les faits non vers des idées.
Faire d’une idée un départ, éventuellement, mais pas un but, pas une destination.
Si on réalise que ce qu’on atteint n’est toujours qu’une idée, alors c’est qu’on est égarés dans l’imaginaire.

Oui, dans nos rapports à autrui, beaucoup dépend de la façon dont nous traitons la Colère, l’Orgueil, la Méchanceté, la Peur, la Tristesse et l’Egoïsme : nôtres et d’autrui.
Bien équilibrer le C.O.M.P.T.E….

Ne pas se crisper sur une mauvaise idée, ou à cause d’elle, mais plutôt simplement se réorienter.

Je suis triste de mon Fauve que les hypocrites interdits enferment; à le faire macérer jusqu’à un monstre inavouable.
Comment laisser vivre le Fauve que je suis ? Cette part absolument enthousiaste, totalement libre ?
L’accompagner au lieu de le réfréner. Car le Fauve n’est pas un monstre. Le Monstre c’est l’affreuse métamorphose que fait naître le bûcher des hypocrisies et des jugements biaisés, des arguments spécieux.
Le Fauve est une Source et non un feu.

Tant que je ne m’occupe pas exclusivement de ce qui est vraiment utile, je me gaspille et m’égare d’autant.
Bien se répartir dans son espace cognitif.

Les perceptions produisent en nous, plus ou moins de ressentis. Il y a le ressenti spontané : cette sorte d’écho de sensation qui est suscité en nous par le contact avec l’objet-sujet de la sensation; et il y a le ressenti que notre conscience produit quand on a pris conscience de la sensation : ce dernier ressenti est déjà plus d’ordre intellectualisé.

Mais toute sensation, pour devenir consciente (pour qu’on en soit conscient) doit passer par le psychisme, donc commencer à être formalisé par le psychisme, donc commence à être interprêté en idée(s). De fait, il n’y a aucune sensation, même nouvelle, qui ne puisse être intellectualisée, traduite en pensée. Mais en même temps, l’intellectualisation des pensées est tout à fait arbitraire, artificielle.

On ne peut vraiment décrire le goût d’une framboise, par exemple; bien qu’on puisse en rédiger un livre.
Ce qui prouve bien que transcrire les sensations en idées puis mots est nécessaire, mais les sensations et les paroles sont deux domaines d’expériences et de consciences nettement distincts.

Faire des pensées des sensations ou des sensations des pensées est une confusion classique que beaucoup d’entre nous font.

Avoir l’idée de s’orienter sensitivement vers le Monde pour le percevoir en sensations dans un premier temps et dans un second temps être attentif aux RESSENTIS que suscitent en nous les sensations-contacts. Sensations et ressentis ne sont pas la même chose, et je suis tenté de considérer que les ressentis sont plus importants que les sensations (même s’ils dépendent d’elles…et en sont constitués) Mais les ressentis vraiment sensitifs : pas ceux créés, fabriqués, par les préjugés mentaux.

Ainsi, le rapport optimisé au Monde est : que sens-je ? Puis que ressens-je ? Puis que veux-je ? Puis que fais-je ? Puis qu’arrive-t-il ?
Puis on recommence.

Je ne sais si quelque chose de divin existe – au moins au sens classique de ce terme déjà tellement orienté, tellement connoté, tellement pré-défini…!
Mais je sais que je me suis beaucoup conditionné, avec la Bible surtout. Et que tous ces genres de textes, étant rédigés par des gens partisans et eux-mêmes conditionnés entretiennent ces formes de pensées et exploitent l’envie d’adoration, de gratitude, et même de soumission, de peur, existentielles, traduites notamment par une défiance vis à vis de tout, dont…soi-même.

Alors j’essaie de me libérer, me désaliéner, me déconditionner, pour redevenir moi-même et non un disciple – être sous influence – et re-découvrir le Monde en toute honnêteté.

Puisque la quête du plaisir est spontanée et naturelle, et que ne pas rechercher le plaisir entraîne douleur, et que chercher la douleur c’est chercher le mal et chercher le mal est perversité, alors tous les contempteurs du plaisir sont des pervers.
Tous les contempteurs (et les contemptrices) du plaisir sont des pervers.

Cesser de s’occuper des choses inutiles et des choses déplaisantes et dont il n’est pas indispensable de s’occuper : c’est cela ne pas se gaspiller. Et c’est stupéfiant comme cela libère, simplifie et améliore l’existence. Si cela me déplait et qu’il n’est pas indispensable que je m’en occupe, alors je ne m’en occupe pas; je m’occupe d’autre chose.

Par exemple, qu’est-ce que percevoir ? Chaque jour je peux redécouvrir le fait d’exister et les rapports à la Réalité : je ne sais pas comment percevoir, je ne sais même pas que je peux percevoir…Tout se révèle, NOUVEAU.

Foin des audiences par en-dessous,
des influences sournoises,
des camisoles psychiques enfilées des uns aux autres.

On avance continuellement, on va de l’avant. Il n’est donc pas approprié de regarder en arrière, même en cas d’erreur. On est tout ce qu’on a vécu, on sait, on contient tous les enseignements de notre histoire : on peut donc se rectifier si nécessaire, et continuer notre existence.

Maîtriser et abandonner les Colère, Orgueil, Méchanceté, Peur, Tristesse et Egoïsme dans les actes, ET dans les pensées : dans le Monde psychique…
Ce qui importe ce sont les ACTES.

JE PEUX FAIRE EXISTER CE QUE JE PREFERE DE MOI.
Voilà mon idéal. Moi ? La rencontre de soi et du Monde.

Intérieur cru.

Ton problème ce n’est pas autrui, ton problème c’est TOI.
Parce que c’est toi que tu peux améliorer, et ce sont TES actions et TES réactions : TA REALITE c’est TON ESPACE. Tant que TU ne PRODUIS pas le calme en toi, tu ne peux être calme. Tant que TU n’es pas le SEUL maître en ton Espace singulier, tu ne peux être libre ni aise; ou alors de la fallacieuse aise du pantin, de l’esclave.

Depuis 25 ans ma vie est INTEGRALEMENT et UNIQUEMENT…COMPENSATION.
Je ne fais, et n’ai fait, que compenser mes manques affectifs et sexuels.
Tout ce que j’ai fait, TOUT, je l’ai fait pour compenser mes manques, remplir mes vides. Tout. Et…j’estime ne pas être le seul.
Et j’estime…préférable de ne pas compenser. De vivre pleinement mes manques et ne faire que ce dont j’ai VRAIMENT envie. Mais pas pour compenser, mais pour…accomplir. Pas pour combler un vide mais bien pour apporter au Monde, ajouter au Monde.

Dès qu’on est réveillé notre esprit enserre quelque chose : il crée et forme une structure, qu’il adopte pour s’en faire un support et un point d’attache – une limite et repère.
Il est donc important de veiller à ce que cette forme ne soit pas motivée par la peur, ou la méchanceté.

Et tout le reste du temps que dure l’état vigile, il est préférable de ne pas être dupe de ces formes, ces structurations que prend l’esprit.
L’esprit est une emprise, une étreinte.

Il n’y a pas de voie, ou il y en a des infinités. Mais il y a soi et il y a le Monde. Et il n’y a pas de soi mais des infinités de soi – et des infinités de Mondes.
Il y a le Lieu en devenir de l’Expérience; et tout cela évolue continuellement.

Considérer autrui comme un objet c’est n’être soi-même qu’un…collectionneur.

Tant de gens essaient d’en remontrer aux autres, et tant se permettent de juger, et tant prétendent savoir ce que pense autrui…que du coup, en conséquence, nous vivons dans un Monde humain, d’idées et mots, en grande partie constitué de faux-semblants, d’attitudes, de postures, de prétentions et provocations.
Dès qu’on identifie cela et qu’on s’en désaliène – notamment en abandonnant les Colères, Orgueils, Méchancetés, Peurs, Tristesses, et Egoïsmes qui en sont à l’origine – on redécouvre le Monde, et on le découvre beaucoup plus simple.

Ne pas s’actualiser en Colère ni Méchanceté ni Peur ni Tristesse ni Egoïsme, permet de libérer de l’Energie-Soi-Temps pour s’actualiser autrement, EN AUTRE CHOSE, SE VIVRE autrement. Notamment : PERCEVOIR MIEUX les Réalités : Soi, Autrui et le Monde.

L’intérêt que représente autrui c’est aussi d’être ce que tu n’es pas et de ne pas être ce que tu es.
Très utile, finalement, pour se repérer…

Une des rares choses que j’ai découvertes et comprises c’est que l’Existence est plus agréable quand…on l’aime, quand on aime la Réalité : quand on l’accueille sans préjugés, quand on essaie de dialoguer avec elle, et qu’on ne lui résiste que quand on estime indispensable de lui résister.
Sinon je n’ai aucune certitude ni aucun repère – mis à part le fait que j’existe et que je réprouve la méchanceté et considère la gentillesse comme la meilleure des valeurs-qualités.

Tant que tu n’es pas strictement honnête, toute ton expérience est faussée.

La seule occupation, le seul interlocuteur, qui me satisfasse vraiment et puisse me satisfaire est LA REALITE DANS SON ENSEMBLE : TOUT MON ESPACE COGNITIF.
Tant que je m’égarerai sur du particularisme, sur du ponctuel, au lieu de M’OCCUPER DE TOUT CE QUE JE PERCOIS IMMEDIATEMENT, je serai « à côté », égaré, je me fourvoierai.
S’occuper de TOUT son Espace Cognitif et non d’une (petite) partie seulement, mentale qui plus est. TOUT.
C’est bien cela mon erreur : je restreins, contracte, ROGNE, ma conscience, mon Espace Cognitif et mes rapports à lui.
…TOUT –

La justice n’a pas à être sévère car, encore une fois, justice n’est pas vengeance. La justice doit être judicieuse, pertinente; utile et efficace : appropriée.

Si tu te crispes à cause de ce que tu n’aimes pas, de ce qui te déplait, tu t’en manipules toi-même, tu t’en rends toi-même victime.

De même, se crisper à cause de croyances commence à leur conférer une forme de Réalité en nous.

En résumé, pour se désaliéner, se libérer, il est indispensable de s’affranchir du « surveillant interne », du « juge intérieur » : de toutes ces structures psychiques en notre esprit, qui constituent une part de notre psychisme, et qui surveillent, contrôlent et manipulent tout ce que nous faisons, pensons, disons et même sommes, constamment.
Se libérer de ce META-MOI, ne plus s’y soumettre.

Ce META-MOI est un mélange, une composition constituée d’instinct de préservation, de réflexes de survie, et de règles dont notre environnement nous a « imprégné » consciemment ou non.
A quoi s’ajoute ausi de la vanité. C’est pourquoi les moyens d’action de ce META-MOI sur le soi sont le plus souvent la peur, la menace, le conformisme, le grégarisme, la servilité et l’orgueil.

A ce titre, se débarrasser des fantasmes phobiques qui peuvent naître des interactions entre le moi et le méta-moi.

Le piège à esprit, et par suite piège à soi, piège à être, c’est la CRISPATION. Discerne qui peut.

Ne JAMAIS oublier les motivations et modalités premières de ce Monde : les efforts pour survivre et la pulsion génésique de reproduction – ce qui entraîne que toutes les espèces et individus sont volontairement ou non, consciemment ou non, initialement en compétition.

Cette existence, pour toute forme de vie, est faite d’efforts pour : survivre, se préserver et se reproduire.

Ce Monde n’est pas un Monde d’idées c’est un Monde d’actes et de faits – difficiles. Un Monde où chacun et chacune doit compter avant tout sur soi pour se préserver.
Il est donc inapproprié d’être idéaliste, mais réaliste, et humaniste.

Bien que pas infaillible, la meilleure source de connaissance de ce qu’il se passe, pouvant donc permettre la possibilité de faire les choix les plus pertinents est : ce que l’on RESSENT.
C’est en fonction de cela que l’on doit prioritairement vivre. C’est cela qu’on doit prioritairement vivre.

Qu’est-ce que je perçois ? Qu’est-ce que je ressens ? Qu’est-ce que je veux ? Qu’est-ce que je fais ? Qu’est-ce qu’il se produit ?

Se venger est inapproprié et augmente les nuisances, mais plus encore se venger d’une personne sur une autre est une incongruité aussi stupide que dangereuse.
Or, c’est ce que font beaucoup de gens : contrariés par les uns ils se vengent sur d’autres.

Crisper son Espace Cognitif c’est crisper et piéger d’autant la part de Monde, d’Univers, de Réalité qu’il est. Au moins dans une certaine mesure : celle de notre rapport aux Réalités.

Cesser de rendre des comptes à notre autorité morale, à notre Méta-Moi.

La simplicité, l’humilité et…l’amour de soi c’est aussi savoir laisser le Monde s’accomplir sans intervenir, en s’occupant uniquement de soi. Pas excessivement, bien sûr, sinon on bascule dans l’égoïsme.
Mais…trop de prévenance pour le Monde finit par être une trahison de soi.

Oui c’est quasi systématiquement la frime, vanité, orgueil, qui me fait adopter des attitudes, des postures : me vivre avec affectation…

Fusionner avec l’honnêteté de soi. Juste : CELA QUI EST MOI, CELA QUE JE SUIS.

Dans les rapports humains beaucoup d’individus agissent en fonction de désirs, aversions, envies, jalousies et tentatives (réussies ou non) de manipulations par les idées, exprimées verbalement ou non.
Quasiment tout est volonté de pouvoir, d’emprise.
Une fois que tu discernes cela, tu peux t’en dégager, et te libérer (si tu n’es pas piégé dans un système fasciste)

Cette quête de pouvoir, cette volonté d’emprise sur autrui est « paradoxalement » très mesquine : sans classe, ni prestige, ni grandeur.
Juste une hargneuse, étroite et obscure envie de dominer, sans plus de projet qu’une vaniteuse envie d’être admiré(e) et craint(e). Là encore, juste de la masturbation égotique psychique.

Si on s’égare, si on (s’)oublie tellement , c’est à cause de tous ces tiraillements, ces harcèlements aussi intempestifs que mesquins dont nous pourchassent « les autres »…

Ton Existence est ta Destruction – et ta Construction.
Tout ce que tu vis avec quoi tu ne te ressens pas en plein accord est gaspillage de toi.

Une des vraies questions fondamentalement importantes est : pourquoi ne vivé-je pas davantage selon ce que je ressens, sais et veux ?
Les trois réponses immédiates sont :
parce que je ne suis pas univoque : je suis simultanément plusieurs sensations, plusieurs ressentis, plusieurs envies et plusieurs idées, dont certaines contradictoires.
parce que j’oublie : d’instant en instant et de jour en jour, je n’ai pas toujours à l’esprit ce que je sais, ce que je veux, ce que j’aime.
parce que je suis influencé par mon environnement.

Tout cela fait qu’il n’existe pas vraiment de moi permanent ni précis : il y a plutôt un ensemble de possibilités plus ou moins influencé par des tendances – structures – plus ou moins constantes mais pas définitives.

De fait…je suis un être quantique. Et plus je suis conscient, et connaissant, plus je suis quantique : un mouvement…probable, une identité…statistique.

Peut-être que ne trouve vraiment la Vérité – la Réalité – que celui qui est prêt à en mourir.
Vivre, en somme…?

On découvre le Monde à proportion de ce qu’on en veut.

Le Fauve et le Gardien.

Si tu es totalement honnêtement toi, alors ce n’est pas toi que tu bloques et ce n’est pas toi qui te bloque.
Ce que tu crispes n’est pas toi, ce qui te crispe n’est pas toi.
Le vrai toi est libres mouvements.

De fait, pour libérer mon vrai moi de tous ses faux-moi je dois libérer ces faux-moi.
Libérer tout.

Tout ce que la peur occupe en toi, c’est autant de moins que tu es.
Oui, la peur te vole toi.

La peur et l’orgueil sont les plus gros parasites que l’on porte en soi.

Je suis Espace constitué en partie de mouvements.

Ces mouvements sont caractérisés par des fréquences vibratoires.
Identifier les fréquences de la Colère, de l’Orgueil, de la Méchanceté, de la Peur, de la Tristesse et de l’Egoïsme – le COMPTE est bon…- permet ensuite de modifier ces fréquences et d’en choisir d’autres.
Etre des mouvements agréables.
L’AISE !…

La colère, même subite, est une accumulation d’énergie non encore actualisée. Si on ne bloque pas notre énergie-soi…on n’EST pas (en) colère.
Mouvements !

Danser sur l’évanescente limite, la frontière diffuse, la frange étrange entre moi et autre.

Vivre c’est occuper pleinement l’espace qu’on est, sans s’y bousculer, sans s’y laisser bousculer, et sans en bousculer autrui.

L’efficacité s’obtient en se focalisant sur l’utile.
Tout ce qui s’écarte du strict utile est gaspillage…
S’occuper de l’utile.

Dans les rapports humains il est capital de savoir faire abstraction de certaines connaissances afin de rester appliqué au strict utile.

Pour la colère, l’énergie s’accumule du fait d’une crispation de soi consécutive à un stimulus physique ou psychique désagréable ou estimé tel.
Arriver à ne pas se crisper des contrariétés.
Sachant que la crispation peut également être due à la volonté d’emprise d’autrui sur nous : à l’énergie qu’il/elle exerce sur nous, et qui comme toute force appliqée nous crispe, nous structure – au moins partiellement.
Il est donc capital de veiller à ne pas se laisser manipuler par les énergies-intentions d’autrui.

Tant que tu restes élève ou disciple il t’est difficile d’être libre ou content de toi puisque tu te réfères à quelqu’un ou quelque chose d’autre.

Si ton affection ou ton attention pour autrui t’affaiblit, c’est que tu l’appliques à mauvais escient : à ton détriment.

Si tu n’es pas à l’aise c’est que tu n’es pas toi-même, ou que tu nuis au Monde.

Avec tout individu, ce qui peut être difficile c’est de trouver les bonnes questions; pas d’y répondre.

Détester encombre et crispe.

Vraiment, notre expérience de la Réalité et du Monde qu’elle contient est très influencée par nos interprétations de nos perceptions; interprétations qui créent des préjugés et réflexes en nous; ces préjugés influençant nos rapports au Monde et donc nos perceptions, donc nos expériences du Monde.

Donc vraiment veiller à ne pas penser nos perceptions, ne pas interpréter, ne pas préjuger de nos contacts à la Réalité.
Ne pas vivre dans notre tête mais dans notre chair (même si, bien sûr, notre tête fait partie du corps, de la chair) : aborder la Réalité non selon les idées mais selon les faits, donc selon les sensations et ressentis débarrassés le plus possible de l’influence des idées.

Quelle part de ton énergie-être et en train de s’actualiser ? Voilà ce qui est important ?
Quelle est la nature de ton énergie-être qui s’actualise, et en quoi s’actualise-t-elle ?
Ce peut être par exemple de la colère qui s’actualise…en humour, ou de l’enthousiasme qui s’actualise en activité physique, de l’énergie destructrice (toute énergie, par nature, l’est…) qui s’actualise en pensées…

Que perçois-tu, que ressens-tu, que veux-tu, que fais-tu, qu’arrive-t-il ?

Vivre efficace ? S’occuper de l’utile, et laisser le reste.

Dommage qu’au 21ème siècle, et avec tant de connaissances acquises, pertinentes, il y ait encore tant de superstitions et de crédulités.

Que crains-tu donc du psychique ?
Les paroles, comme les idées, tiennes ou d’autrui, ne valent que ce que tu en fais.

Les paroles, comme les pensées, tiennes ou d’autrui, sont des forces, d’ordre psychique, qui ne valent que ce que tu en fais.
Comprenne qui peut.

Détester encombre et crispe. Or, le Monde n’apprécie pas d’être encombré ni crispé.

Qui aime le Monde peut essayer de le préserver et si possible l’améliorer. C’est ce que j’essaie; en commençant par moi.

Tout ce que j’empêche d’exister c’est autant d’univers en moins.

On considère rarement de façon pertinente. Considérer mieux…

Se départir de cette volonté, consciente ou non, que le Monde soit comme on le veut. Se départir de cet égocentrisme, de cet égotisme. Ce qui n’empêche pas d’essayer de s’améliorer, si on veut, en commençant par s’améliorer soi-même.
Mais le Monde, et les gens, ne sont pas CE qu’on veut – et tant mieux !

Ha le bonheur de converser avec des gens intelligents : qui font passer l’ouverture d’esprit et l’honnêteté avant la dilatation de l’ego.

Tous les problèmes proviennent de la contrariété des énergies-soi. Si on libère les énergies-soi il n’y a plus de colère, plus de tristesse, donc plus de volonté de vengeance ou d’abattement. Libres mouvements. En cas de contrariété, ne pas se bloquer mais insister ou se réorienter; mais ne pas se bloquer.

Ne pas confondre les mouvements des énergies avec les mouvements des idées…A moins d’arriver à leur efficace fusion.

S’occuper du Monde et non de ses idées. Vivre dans le Monde au lieu de vivre dans sa tête.

Pas de sagesse de l’esprit sans connaissance du corps.

Je disparais à mesure que j’apparais; autant que j’apparaisse vraiment.
Faire vivre ce que je préfère de l’Espace que je suis. Et ne pas faire vivre ce que je n’aime pas ou estime nuisible.

Je commence avec le plaisir de mon Espace, et je laisse les choses désagréables à elles-mêmes afin qu’elles se dissolvent d’elles-mêmes : je ne leur consacre rien; je ne les entretiens pas.

Dès le réveil l’esprit cherche et « saisit » un objet sur lequel appliquer sa capacité d’emprise : sa « saisie ».
Il est donc judicieux de choisir ce sujet. Ou sinon de totalement laisser faire – afin que l’emprise se dissolve d’elle-même.

A ce titre c’est étonnant comme on peut rapidement prendre une mauvaise habitude, et comme par contre il peut être long de s’en débarrasser.

Le soi est un ensemble de « foyers d’emprise » qui structurent une entité plus ou moins homogène et harmonieuse : le soi.

Plus on est conscient plus on peut se garder de la suffisance…

La substance de ton Espace c’est ton souffle. La trame ce sont tes sensations ?

Je reviens au souffle : à son importance fondamentale, physiquement, donc psychiquement.

Libérer son souffle, sa respiration : la débarrasser de notre emprise, de toute intervention : la laisser s’épanouir d’elle-même. Juste : observer son souffle.
Inspiration – pause – expiration – pause, et de nouveau…

Et étudier les rapports entre souffle, conscience et Réalités…

Mon souffle est en effet strictement personnel, peut-être la chose qui m’identifie le plus, qui m’est le plus intime, le plus authentique.

Ne pas laisser la stupidité d’autrui te pousser à devenir toi-même stupide.

Des courants, des ombres et des murmures. Des ratés, des excès, des oublis. Dormir, rendormir – cesser. Commencer, recommencer – encore parler. Causeries. Causes tout court. On s’aime suffit.

Ne pas assumer ses erreurs est un des meilleurs moyens de ne pas s’améliorer.

Quitte à mourir, mourir en aimant, voire mourir d’aimer, n’est pas le pire des…choix !

De chaque instant, axer (et non forcément focaliser) son attention sur le lieu le plus pertinent : celui à partir duquel on peut obtenir les informations les plus utiles.
Ca, c’est capital !…Et INTERESSANT.

Le THEOME (mot que j’ai créé) : maladie psychique caractérisée par une obsession angoissée vis à vis du concept d’une ou plusieurs hypothétiques divinités, et qui généralement incite les individus qui en sont affectés à mépriser voire détester ou considérer comme impur ou égaré tout autre individu qui ne partagerait pas cette obnubilation, ces croyances.

Le théome peut parfois se transmettre d’un ou plusieurs individus à un ou plusieurs autres.

Le théome se présente avec des niveaux d’intensité variables mais influence quasi systématiquement, de façon plus ou moins marquée, tout individu qui en est affecté.

Il est à noter que le théome, dans ses phases aigües, peut pousser des individus qui en sont affectés au meurtre ou aux pires exactions, qu’ils justifieront le plus souvent par leurs obsessions.
Le théome peut aussi provoquer chez les individus affectés d’autres excès comportementaux rendant la vie sociale difficile voire impossible pour l’individu et/ou le reste de la société (phase maniaque, phase logorréhiques, etc…)

Savoir c’est contenir. Contenir c’est pouvoir protéger.
Savoir c’est contenir…

Tout ce que tu sacrifies à la complaisance vis à vis d’autrui, c’est autant que tu gaspilles définitivement.
Tout ce qu’on gaspille en attitudes, en postures, pour complaire à autrui – ou à soi – c’est autant de soi qu’on altère et autant de soi qu’on empêche d’exister.

Je suis, et le Monde est. Je sais et je ne me cache pas. Si le Monde sait, inutile de me cacher, et s’il ne sait pas c’est qu’il ne le peut, donc inutile aussi de me cacher.
De toute manière, je suis, alors je ne me cache pas.
Je suis; c’est ma seule vérité, alors je ne me cache pas : je suis.

Je suis en train de cesser de penser, ou vivre, par autrui ou selon autre chose que moi.

Bien qu’encore habité par ce mythe ou fantasme, je pense qu’il n’y a pas de « voie » à atteindre. Il n’y a qu’exister, vivre, et ce qu’on veut ou non par rapport à ça, et ce qu’on fait – d’instant en instant.

J’existe; c’est ma seule vérité.

Je salue les fragiles beautés
bouleversé d’admiration
aux limites de la rage de frustrations.
Je salue les odeurs et les chaleurs
les venues, les grâces, les volutes capilaires.
Je salue ces bords, abords, tours et contours.
Salut à vous beautés éblouissantes,
beautés émouvantes, beautés bouleversantes.
Salut aux Mondes !

TOUT ce que j’expérimente (pensées, sensations, ressentis, émotions, sentiments, envies, aversions, etc…) TOUT cela est DANS MON ESPACE, dans l’Espace que JE SUIS.
Cet Espace peut maîtriser dans une très grande part, majoritaire voire totale ,ce dont il s’occupe, à quoi il s’affaire.
L’Espace que je suis peut choisir dans un premier temps de décider de ce qu’il fait de son contenu – que cela soit autoproduit , ou venu de l’extérieur de lui.
Puis l’Espace que je suis peut choisir ce qu’il fait de ce qu’il contient : choisir la part d’énergie-soi qu’il consacre aux différentes choses qu’il contient.

C’est là qu’intervient la possibilité de ne pas se gaspiller.
Tout ce qu’on consacre à une chose en soi – que ce soit activement ou à l’inverse en le refoulant ou niant – c’est autant qui entretient cette chose.
Donc, bien choisir à quoi on se consacre, de quoi on s’occupe, à quoi on s’applique : pour quoi on SE DEPENSE.

Beaucoup de difficultés proviennent de différends entre le soi et le moi. Les deux sont des entités composites et influencées par l’environnement et par l’évolution continuelle de la Réalité.
Mais le soi est fondamental : composite organique, formé de différents organes, avec un patrimoine génétique, qui détermine une structure physique fondamentale.
Mais surtout le soi est : Cela qui existe : quelque chose de produit par le Monde, et qui s’échappe à soi-même. Une entité singulière.

De même, le moi est composé de toutes les productions issues des interactions entre le soi et le reste du Monde, et du soi avec lui-même.

Le soi ne se connait pas. C’est le moi qui connait le soi, le Ca.
Le moi est une émanation, une production du soi, mais le soi spontané, immédiat et fusionné avec le reste de la Réalité, n’a pas de retour sur lui-même : le soi ne connait pas, il EST, il devient – c’est tout.
C’est le moi qui connait, à rebours et avec retard, avec décalage. Et le moi doit assumer lui-même et aussi les implications du soi dans le Monde.

De fait…inutile de se préoccuper du moi ou de le chercher. Ce qui est utile à étudier c’est le soi. Mais inutile pour le moi de se retourner sur lui-même puisqu’il EST déjà retour sur lui-même : le moi SAIT. Sait ce qu’il en est de lui-même.

Ce qui importe c’est : que perçois-tu, que ressens-tu, que veux-tu, fais-tu, qu’arrive-t-il ?

Ca ne semble pas être en se crispant que l’Espace que je suis peut le mieux traiter ce qui est en lui, mais au contraire en étant le moins crispé possible. Ainsi les choses désagréables ou nuisibles se dissolvent ou ne restent pas, ne font que passer, et ce qui est agréable peut s’épanouir.
Au moins en ce qui concerne les idées.

Mais se dé-crisper nécessite une confiance…en soi : en CELA-QUE-JE-SUIS, et en son environnement.

Décrisper son Espace.

Laisser son souffle totalement libre, et ne pas essayer de le relier à la pensée, ni de l’influencer en aucune sorte. Laisser le souffle libre. Libres mouvements.

Je n’arrive pas encore à me libérer de moi-même, de mes erreurs, de mes excès. Quand y parviendrai-je ?
Quand je le ferai.
Je suis, je n’ai donc pas besoin de vouloir être.

Je n’ai pas ta mort en projet. Je n’ai pas ta souffrance pour envie. Je ne joue pas ta vie, et ton esprit n’est pas mon jouet. Je ne te veux aucn mal, ô être humain.

Je suis, depuis longtemps, un Espace de VRAIE Paix, alors pourquoi ne suis-je pas EN paix ? Pourquoi cette intranquilité ?

Parce que j’ai encore l’idée d’un jugement, et donc d’un absolu à atteindre pour être sûr d’être gracié…
Horrible aliénation !!!
VIVRE ! VIVRE ! C’est à dire épanouir le Bonheur, le Plaisir, l’Aise d’Exister. J’ai déjà tant écrit là-dessus…!
JE SUIS et J’AIME CE MONDE et J’ESSAIE DE LE RESPECTER.

Ce que je suis devient, ne fait pas. Je ne fais pas, je deviens.
Je ne me force plus du tout : je suis ce que je deviens.

Il y a longtemps que j’ai re-trouvé l’honnêteté. De fait : tant que je fais semblant je ne suis pas Aise. Ne plus faire semblant. Tout simplement.

NE PAS FAIRE SEMBLANT.

Quelle est cette gueule infâme ?
Ce gouffre sous-jacent enfoui dans mes sombres opacités…
Ce chuchoti de danger, cette hargne diffuse…

Ne pas faire semblant c’est simplement devenir soi : ne rien ajouter, ne rien enlever à cette volonté que je deviens, à l’aise que je préfère.

Tant qu’on agit par rapport à un jugement, réel ou hypothétique, on n’est pas sincère, donc pas honnête, donc pas soi-même, donc pas à même de se rectifier et améliorer si nécessaire.
N’avoir d’autre référent que soi : ses propres valeurs, et ensuite étudier comment le reste de la Réalité s’en ressent.

Tant qu’il y a de la peur en toi, tu es dans la peur.

Etre moi c’est exister sans faire semblant : accomplir uniquement notre volonté-mouvement-singularité. Sachant que cette volonté-mouvement est en interactions avec son environnement et évolue continuellement.
Etre moi c’est ma volonté qui devient manifeste.

Plus tu fais des choses une affaire d’ego, plus tu te rends accessible à l’ego d’autrui.
FAIRE LES CHOSES POUR ELLES ET NON POUR SOI.

Abandonner tout ce qui concerne l’ego, la fierté, l’orgueil, la vanité. Ne réagir aux aux agressions d’autrui que si elles constituent un danger réel, sinon laisser et rester ainsi hors d’atteinte.
C’est l’ego, avant tout, qui rend accessible à autrui.
C’est l’orgueil, avant tout, qui rend accessible à autrui.

Finalement, les deux grandes émotions agressives répandues dans le Monde sont : la peur et la colère.
Donc, veiller à ne pas les avoir en soi, et à ne pas les entretenir.

Je me lance dans le Monde, en toute honnêteté de moi. Si je suis vaincu, au moins aurai-je vécu, et tenté de faire vivre, une Liberté et une Honnêteté : les miennes. Et une Bienveillance et une Admiration : les miennes.

Ô ces beautés qui jouent les laideurs,
ces sucres qui s’évacuent en acides.
Je préfère nettement cette puissance étonnante de la tendresse, la solidité insondable de la gentillesse.

Abandonner les messages de type : « je te le dis mais je ne te le prouve pas », « je te le propose mais je te l’interdis ».
Abandonner à elle-même cette perversité.

L’erreur est de n’être à l’aise que quand la Réalité corrrespond à ce qu’on apprécie, est en accord avec ce qu’on apprécie, approuve. Dès qu’un élément qui nous déplait arrive, cela nous déstabilise et nous crée un malaise.
Cela prouve bien qu’il est préférable de trouver l’Aise EN SOI ET PAR SOI : vivre, épanouir, son Aise.
JOUIR DE SOI.

D’autre part, laisser la Réalité s’actualiser tant qu’elle n’est pas indéniablement dangereuse.
Donc se désaliéner des préjugés.

Finalement, pourquoi se préoccupe-t-on de ce qu’autrui pense de nous ?
Pour nous préserver ? Ca n’empêche rien (ou quasiment rien)
Par amour-propre ? Absurde de trouver son identité dans l’avis d’autrui.
Par orgueil ? Dangereux excès de soi.
Non, il s’agit juste, le plus souvent, d’une habitude, issue d’une association entre vanité-orgueil et instinct de préservation…
Que d’énergie-soi gaspillée ! Que de complaisance concédée !…
Se libérer de ce qu’autrui pense de nous. Les laisser à leurs avis et s’occuper plutôt d’agir honnêtement sans faire semblant.

Dès qu’il y a crispation, cela crée également une tension ailleurs, cela enlève quelque chose quelque part : comme une nappe, si tu crispes ou tire un côté, ça enlève d’un autre.

Emerveillements. Savourer les Sensations de Vivre.

Non, non et non : ce n’est pas en se crispant qu’on peut se révéler, se connaître et s’améliorer; mais au contraire en se décrispant, détendant le plus possible.

Faire les choses non pour soi mais pour l’amélioration qu’elles apportent à la Réalité.
Agir non pour soi mais pour améliorer la Réalité. On évite ainsi la vanité.

Se libérer du cloisonnement, psychique et par suite physique, comportemental, dans lequel le théisme, les croyances peuvent nous piéger : la pré-conception et l’appréhension (dans les deux sens du terme) de « l’Autre ».

Toute croyance est aliénation mais surtout la croyance religieuse ou simplement théiste qui (s’)affirme pour vérité certaine et incriticable ce qui n’est qu’un postulat hypothétique, une spéculation.

Comme cette aliénation est très souvent motivée, constituée ou renforcée par un mélange de peur, de servilité, de résignation, de soumission, d’abaissement voire de négation de soi, de conditionnement, et d’orgueil…mieux vaut laisser les théistes à eux-mêmes, car leur psychisme inquiet n’a de cesse, trop souvent, de chercher à embrigader autrui dans leurs phobies chimériques – ne serait-ce que parce que sinon ils devraient remettre en cause et eux-mêmes et leur existence manipulée, conditionnée.

Ils sont hélas nombreux celles et ceux à qui la liberté fait plus peur que la servitude…
Et cela explique, en grande partie, le Monde.

Par contre, ne pas avoir non plus la prétention de penser pour autrui.

Vivre sa liberté et laisser les esclaves consentants à leur aliénation, tant qu’ils n’essaient pas de l’imposer à autrui.

Il y a la Réalité, les Réalités, et les façons dont on les traite.
Nous pouvons choisir nos réactions, et nos rapports aux Réalités.

Autrui peut rarement et difficilement introduire un problème dans ton esprit, sauf si tu l’acceptes; et dans le cas où il y parviendrait, les effets et pouvoirs sur toi ne sont que ceux que tu acceptes, voire provoques ou crées.
Par contre, il peut réveiller, stimuler, un problème déjà présent en toi.
Tes problèmes sont en toi; ceux d’autrui sont en autrui. S’améliorer soi.
« Chacun sa merde ! » comme dirait l’autre…

Ce que pense autrui de toi n’a aucune importance. Ce qui compte c’est ce qu’on fait : la pertinence, l’utilité et l’efficacité de nos actes. Le reste n’est que vanité et confrontations d’orgueil.

Se mettre en colère à cause de quelqu’un c’est lui consacrer plus qu’il mérite.
Se mettre en colère à cause de quelqu’un c’est se gaspiller pour cette personne. Hors de question.

Tout ce que tu consacres à une personne c’est autant que tu lui accordes. Il est donc judicieux de veiller à ne pas se gaspiller pour autrui. Ne consacrer aux gens que ce qu’on estime qu’ils méritent, ou qui est nécessaire. On évitera ainsi de se gaspiller et on pourra consacrer davantage à ce et ceux qu’on aime.

Le travail ce n’est pas se démener pour soi, c’est oeuvrer pour la communauté humaine.
On ne travaille pas pour soi mais pour l’Humanité.
Vu sous cet angle, les choses sont bien différentes.

C’est la rancune, en grande partie, qui fait que l’on occupe son esprit à propos d’une personne, suite au désagrément qu’elle nous a causé. Même si l’on n’est pas rancunier. Se débarrasser, donc, de toute rancune, de toute tendance à la rancune. Régler les problèmes et sinon laisser : ne pas se gaspiller.

Ma lourde erreur, mélange d’égocentrisme, de paranoïa, d’orgueil, d’aliénation religieuse et d’idées aussi fantasques que mégalomanes, fut de considérer que TOUT ce que je pensais, toutes mes idées avaient une influence concrète sur le Monde. Surtout mes idées méchantes, violentes, agressives, injustes…

Or, comme tout le reste, l’esprit n’est qu’une partie, projective, de notre être, et a une part de totale et irréductible liberté, variable.
Notre esprit n’est pas totalement, ni (donc) exactement, nous, et nous ne sommes ni totalement ni exactement notre esprit.

L’esprit est un ensemble d’actualisations, de structurations d’énergies faisant partie de l’ensemble des énergies nous constituant. Ces structurations (processus) et les structures générées (« productions ») sont dues à des mouvements, et forces, intérieurs, ainsi qu’extériers : des souvenirs, des stimuli, des désirs, des aversions, ainsi que des phénomènes imprévisibles notamment émergents (activités neuronales, etc…)

Ainsi donc, le soi et le moi, sont des compositions temporaires issues des interactions d’une entité physique singulière, le corps, avec lui-même et avec son environnement.
Le soi et le moi sont des conjonctures, des conjonctions, des contingences, des correspondances, des conjectures.

J’ai l’impression que, souvent, plus les gens friment moins ils devraient; moins ils ont de raisons valables de le faire.

Continuellement, chercher la paix et les moyens de l’obtenir et la maintenir.
Etre un émetteur et un chercheur de paix, pas d’affrontement ou de discorde.
Continuellement être un facteur de paix, même dans le conflit, et privilégier la paix, la vraie paix : l’Aise.

Ne pas oublier que nos pensées, qui font suite à nos perceptions, sont toutes interprétations et constructions, en grande partie automatiques, réflexes, à partir de structures préétablies, préconçues.

Ce qui rentre en toi, de psychique, n’y reste que si tu le veux. Il n’y a donc pas à s’en soucier.
Par contre, ce qui est en toi, ce que t conserves et ce que tu produis c’est cela qui est important et conséquent.
Il est donc judicieux de surveiller et améliorer cela et abandonner les mauvaises choses : habitudes et idées nuisibles.

Tu es un Espace et tu peux décider (sauf en cas de traumatisme physique : accident, maaladie, agression) de l’atmosphère qui règne en cet Espace et de ce qui en émane.
Cela dépend des émotions, sensations, sentiments et idées que tu y entretiens.
Cela passe par la gestion, le traitement, l’équilibrage des mouvements qui peuplent et constituent cet Espace.
Tu es un Espace qui peut s’équilibrer pour et par l’Aise.

Je n’autorise mes feux qu’à réconforter. Sinon j’essaie d’être source potable et brise stimulante. Enfin, on me trouve terre dure, mais fertile et solide.

Moi, et le Monde. Ce sont les choses qui arrivent. Ce sont ces événements qui constituent les Réalités, et que je rencontre de souffles à souffles.
Je suis complet avec le Monde. Les Réalités sont les réponses aux questions que je suis.

Je ne me cache pas. Je ne cache plus rien. Voilà le début du mensonge : la dissimulation.

Les réponses ? C’est le Monde.
Que te dire d’autre ?…
Les réponses ? Le Monde.

De mes douleurs j’apprends l’humilité.
De mes tristesses j’apprends la haine car elles me révèlent l’impuissance, qui humilie la conscience….que je suis.
De mes colères j’apprends la mansuétude qui me mène à la justice qui me mène à l’honnêteté, qui me mène à l’efficacité.
De mes colères j’apprends aussi le respect.
De mes tristesses j’apprends aussi à relativiser mes valeurs, mes goûts pour le Monde, à éviter les excès d’adoration ou d’admiration inconditionnelles ou absolues.
De mes peurs j’ai appris la liberté et le courage.

Ton point de départ efficace pour vivre c’est ta Vérité. Ta Vérité c’est ton Aise. Ton Aise c’est toi. Toi est complet avec le Monde. Le Monde est ton Parcours. Ton Parcours est l’ensemble des Mouvements qui te constituent. Tes Mouvements sont les Dialogues entre toi et le Monde.
L’Aise c’est quand toi et le Monde êtes d’accord. L’accord c’est quand les parties collaborent à produire du contentement partagé.

Et si le Monde me déplait, je peux refuser de lui complaire.

A force de refuser systématiquement et scrupuleusement la moindre chose à cce qu’on désapprouve, on lui confèresur nous et notre Monde un pouvoir, car on le sanctuarise dans notre esprit et nos agissements.
Donc là encore : ne pas se crisper.

Toute crispation est piège, lien. Tant que tu es crispé tu es piégé. Ce qui te crispe te coince.

Ce n’est pas l’instant passé ni l’instant futur qui existe, mais uniquement l’instant PRESENT : l’Immédiate Réalité.
C’est cela qu’on peut vraiment vivre, c’est cela qu’on peut utilement et efficacement ressentir et traiter.

Je ne nie ni ne tue l’espoir, je désillusionne – c’est très différent, nuance.

Je ne tue pas l’espoir, je me désillusionne. Nuance.

Puisque vivre c’est aussi mourir, et qu’on ne peut vivre que soi, autant se vivre totalement.

Ce sont finalement l’orgueil, l’inattention et l’égarement – tout ce par quoi on se gaspille – qui génèrent la peur qui fait qu’on se crispe, et donc ne se vit pas pleinement et se gaspille.

L’orgueil c’est quand on se surestime et s’attache trop d’importance.
L’inattention c’est quand on n’est pas présent au fait d’exister.
L’égarement c’est quand notre conscience est accaparée par autre chose que ce qui constitue nos véritables rapports au Monde et à nous-mêmes : les sensations et ressentis. C’est généralement quand on est absorbés dans et par nos idées.
La peur c’est la crainte d’être détruit.

Non, je ne veux plus me gorger de mots, me rengorger d’idées.
Je veux rencontrer la Réalité dans les étreintes de nos Présences.

La pertinence et l’efficacité est dans la paix des Mouvements.
Dès qu’il y a trouble des mouvements c’est qu’il y a problème, erreur.

Ni presser ni retenir : juste devenir.

Il n’y a qu’en ne s’opposant en rien aux contacts de la Réalité qu’on peut le mieux la connaître et choisir nos actes en conséquences. Ne pas faire obstacle, s’ouvrir à la Réalité, dans un premier temps, puis choisir ce qui nous convient.

L’angoisse peut être due à des refoulements, qui nous « travaillent » dans l’inconscient jusqu’à ce que le trouble émerge dans le conscient.

Mais peut-être l’angoisse peut-elle être due à un MANQUE. Imaginons un héroïnomane qui se réveillerait amnésique : son corps lui rappellerait impérieusement le manque, mais l’individu ne saurait pas CE qu’il lui manque. Il subirait les affres du manque sans en connaître la cause, l’objet. C’est très semblable à l’angoisse, dans certains cas…

L’angoisse pourrait, parfois, être due à un manque : quelque chose qu’on aurait refusé, ou loupé.
Intéressant. Se demander en cas d’angoisse : qu’est-ce qui me manque ?…
Très intéressant…et pertinent.

Mon inquiétude vient d’un soupçon fondamental vis à vis du Monde : puisque le Monde peut me nuire, et qu’au final il m’est dit qu’il me tuera ou qu’en tout cas j’en mourrai – je finirai par mourir de vivre – je me refuse à une confiance absolue en ce Monde, en…ce qui existe…en moi !
Car j’estime préférable d’anticiper l’éventuelle agression.
Mais…c’est une erreur. D’abord parce que cela pousse à vivre constamment dans la défensive donc la crispation, donc moins libéré, moins libre, moins soi.
Et ensuite, parce que cela empêche de percevoir le Monde tel qu’il est puisqu’on filtre tout à travers notre soupçon, notre défensive.
De fait, on s’altère soi et on altère le Monde. Et en plus, en se crispant, on se rend moins réactif à une véritable agression.

Aussi, hors d’un environnement indubitablement dangereux, hostile, il semble plus approprié de se décrisper, d’être dé-tendu, souple, calme, ouvert, d’aimer et de s’occuper du Monde, sans préjugés.
Appliquer son attention et son élan vital – son Mouvement – à…TOUT ce qu’on perçoit : notre Espace, notre Monde.
Et réagir selon les nécessités et nos goûts et volontés. Volontés que nous devenons et sommes continuellement.

Ne plus vivre dans la menace mais dans…l’affection, l’amour, la fascination, le désir : la VOLONTE. Je veux ou je ne veux pas.

De fait…le PLAISIR semble plus judicieux que la douleur pour atteindre la pertinence.
Car le Plaisir indique une adéquation, alors que la douleur indique une inadéquation.
Même dans la création, dans l’émergence, de quelque chose de nouveau : le plaisir révèle un équilibre approprié et bénéfique, constructif : qui permet la conservation et l’amélioration de ce qui existe – et qui jouit de cet équilibre, de cette répartition des mouvements, forces.

Ne pas se laisser piéger par le soi-disant plaisir sadique, cruel : le plaisir qui provoque de la douleur n’est pas un plaisir, c’est une nuisance, malveillance, destructrice, une pratique égoïste.
Le plaisir authentique produit uniquement du plaisir.
Le plaisir n’est pas perversion, puisqu’il recherche et EST optimisation, conservation et amélioration de ce qui existe. Le plaisir n’est pas perversion mais peut y mener, car étant générateur de structures organisationnelles de la matière (de ce qui existe) il offre des choix, qui, prolongés, poussés dans une certaine direction, peuvent s’avérer néfastes.

La force d’une idée n’est autre que celle que tu lui confères.

Ce que tu ne vis pas de toi c’est autant que tu abandonnes au néant.

Je peux décider de l’émotion, des sentiments et des idées qui dominent en moi.

L’individu qui cherche avec persévérance devient expert traqueur; or, quelle plus séduisante cible que…l’amour ?…
D’où, se rappeler fréquemment que l’on admire et aime le Monde, et donc qu’on ne prend pas l’amour pour cible.

De fait, quand tu te sens trop ou en trop…tu peux DONNER. Donner de la gentillesse, de la joie, de l’humour, de la fantaisie, de l’humilité…

Beaucoup de monde est formidable dans sa tête, moins le sont dans les faits.

Ce qu’on retient nous renforce, et par suite on le renforce aussi…

Essayer de ne pas provoquer et pardonner les provocations de mots d’autrui.

Une de mes principales erreurs est de penser et réfléchir mon existence au lieu de la vivre et ressentir.

L’amour s’épanouit si on le libère et la haine s’accroit si on l’imite.

Le déni de la réalité est un des pires pièges…!

Si tu attires l’attention c’est peut-être parce que tu es encore orgueilleux…

Se débarrasser du sournois orgueil de vouloir être parfait.

Il semble que quelque chose veuille vivre : ce quelque chose qui existe.
Cela aussi est à prendre en compte. Savoir laisser exister.

D’abord quelque chose existe. Puis ce quelque chose se condense en…moi. Et moi refuse de disparaître dans un abandon au grand tout. Moi considère exister surtout par et dans la Résistance : la différenciation d’avec le Tout; car moi considère qu’il est inutile qu’une entité singulière existe si c’est pour n’être qu’un lieu ponctuel d’un grand tout impersonnel et indifférent. Les richesses, les valeurs, proviennent des singularités : des moi.

Cette extase venimeuse, et cette plénitude dangereuse de la haine de ne pouvoir aimer : de la méchanceté vengeresse et de l’admiration amoureuse.
L’appétit insatiable et la diète préférable.
Quand je me place au-delà de l’amour et en deçà de la haine, c’est là que je me sens déchiré de plénitude.
Moi et mon histoire m’ont mené là : entre l’amour et la haine; mais je veux choisir uniquement l’amour.

Je te ressens comme un deuxième coeur.

Le Monde n’a d’autres murs que ceux qu’on érige, d’autres frontières que celles qu’on décrète.

Le Monde m’existe mais je suis une existence du Monde.

Une fois l’alerte identifiée la peur ne sert à rien.

La soumission à quoi que ce soit, est une trahison de soi, puisque soi est la seule chose dont l’individu puisse être certain. Se soumettre c’est abandonner la Réalité.
Qui aime sa Réalité, s’aime, et donc…ne se soumet à rien.

Si on aime sa Réalité, son Existence, alors le mieux est de la vivre TOTALEMENT, en tâchant de la protéger de la nuisance.

Vivre certainement : s’appliquer à ce qui est certain – la présence inamovible des faits concrets, en privilégiant l’agréable et évitant le désagréable, et en protégeant ce qu’on aime.
Voilà ce qui est libre, puisqu’on le choisit et qu’on peut le refuser, et honnête puisque notre existence, nos choix et nos faits ne sont constitués que de…vérités, de Réel.

Se garder de faire d’un individu ou d’une chose l’incarnation de ce qu’on réprouve. Pas d’exutoire.

Vouloir améliorer la Réalité, soit, mais prétendre que toute la Réalité devienne ou soit telle qu’on le veut, ou que l’on sait ce que doit être la Réalité, sont deux horribles erreurs : aussi orgueilleuses que fascisantes – destructrices.

Moi : je suis les résonnances du Monde avec lui-même, en mon espace corporel singulier. Je suis une singularité. Le moi n’est pas une illusion, mais, notamment du fait du mouvement ontologique (et ontique) universel, il échappe à toute emprise absolue, et évolue continuellement.
Le moi-je suis- labile, fluent.
Le moi est un lieu singulier, d’expériences singulières : une composition, immédiate et fluente, de contacts et interactions de tous les éléments présents dans, et constituant, l’espace singulier qu’est mon corps.
Composite et fluent, le moi n’en existe pas moins.
Vivent les singularités !

De fait, un de mes dégoûts, un de mes refus, est de sentir en moi autre chose que moi : la contamination psychique, le vol d’identité, la substitution de moi.

Mais ce moi est actions : une actualisation continuelle de son corps, de son énergie-être, et réactions : les modifications de ce même corps suite aux contacts avec son environnement.

Pour être soi, il semble donc approprié de vivre pleinement ce qu’on aime et ce qui nous rend aise et ce qui nous convient; et ne pas s’occuper du reste, qui passera de lui-même. Vivre pleinement tout ce qui se passe instantanément, dans l’immédiat de notre espace singulier cognitif.
Et il n’y a pas de priorité : il y a le Lieu Immédiat où l’on se ressent exister. C’est cela soi et moi : le soi de l’espace singulier, et le moi écho de cet espace en lui-même – la conscience – qui forment…l’IPSEITE de l’individu.

Le soi, chose existante, n’a pas de conscience; c’est le moi, décalage, écho, et retour sur lui-même du soi, qui génère et est conscience. Et, bien qu’imparfaite, notamment puisque décalée temporairement par rapport aux faits, la conscience est une ouverture qui rend possible les choix, les libertés, pour ce qui sinon, sans la conscience, ne serait qu’une activité fluente imperturbable.
La conscience est…le chaos actif dans le cosmos passif.
Difficile à exprimer.
La conscience c’est la Liberté émergeant du simple fonctionnement.

La conscience c’est le mouvement sensible et volontaire, là où n’existait que passivité mécanique.

De tous les possibles nous essayons d’actualiser et conserver les agréables, et produire des améliorations.

Attention : vouloir trop c’est bloquer le Monde. De fait, vouloir – la tension, poussée, q’est vouloir – est déjà un excès de soi.

Soi avec le Monde. Je suis complet avec le Monde.

Se crisper par rapport à ce qu’on refuse c’est s’y enfermer.
Bien veiller à être libre vis à vis de ce qu’on refuse.

Qui se veut uniquement fort s’affaiblit.

Accomplir son existence, acte par acte, au lieu d’y penser; ainsi on sait.

S’agissant de la conscience, tout est Emprise : traitement de l’Emprise. Sachant que l’élément déclenchant est réactionnel : l’emprise première est une réaction à un contact.

Soi est une Présence, Moi est une Orientation.
Le plus important est l’Intention.

Ce qu’on repousse…nous repousse.

Conscience mal appropriée est égocentrisme.

Je sais peut-être uniquement que je peux rencontrer les Réalités si je suis honnête; et alors, rencontrer les Réalité semble me permettre de m’améliorer.

Ma religion ? VIVRE.

C’est décidé : je laisse mon esprit – cette partie de moi cérébrale, psychique – à lui-même, et m’occupe uniquement de ce que je fais de mes bras, mes jambes, mon tronc, ma tête et mon sexe.
Je vais !…
Et en fait, je laisse tout mon corps complètement libre, totalement à lui-même, car tout mon corps, et au-delà : tout mon Espace Cognitif c’est MOI. Je vais !…

Plutôt que de se crisper à cause de ce qui nous déplait ou contrarie, mieux vaut persévérer dans l’utile et s’appliquer à y être efficace. Telle est ma sagesse.

Ô ma misérable tristesse,
tu es ma source de tout poison
tout venin, toute destruction.
C’est toi qui me sapes, toi qui m’ébranles.
C’est toi qui me mutes en colère.

Ne pas chercher la colère; ne pas chercher après sa colère.
Se détourner de se colère; sans orgueil ni affectation.

Tristesse tu es la cause véritable de mon trouble. Tristesse, tu es le sel de ma soif de vengeance !

Dès que je me crispe à cause d’un individu je crispe aussi cet individu.

Tout peut être jouissif, TOUT. Tu peux le décider, le choisir : jouir de tout – pas de tout le Monde – de tout ce que tu vis. Même la douleur, certains arrivent à la transformer en plaisir.
En tout cas tu peux décider, à tout instant, que ton existence est jouissive. Tu peux au moins essayer vraiment : même en poussant un wagon au fond d’une mine avec une cheville cassée et une carie dentaire. Faire le choix du Plaisir, enthousiaste et épanoui – affirmatif.

Aimer vraiment la Liberté c’est n’intervenir que pour la protéger d’un danger concret certain; sinon, laisser faire.

Le panthéisme est détesté par les monothéistes, parce que selon lui tout est divinité; il porte donc en germe l’idée que le dieu lui-même auquel se réfèrent les monothéistes, et qu’ils veulent absolu, ce dieu lui-même n’est qu’une victime du « quelque chose » réel, de l’existence qui lui échappe à lui aussi : victime de la…Fatalité.

Veiller à ne pas faire vivre ni représenter ce qu’on désapprouve.

Ne pas faire semblant. C’est ça vivre vraiment.

Mépris et Vengeance sont les deux yeux de mon serpent de mer : la part de haine entêtée qui me hante.

Les émotions et sentiments défavorables confèrent une force particulière aux sujets auxquels ils se rapportent, dans l’esprit de la personne qui les produit,
En clair : haïr renforce dans ton esprit ce que tu hais.
Donc, raison supplémentaire pour ne pas haïr.
Et haïr obstrue la perception.

Il y a un côté tellement farce à notre existence : rien ne nous appartient vraiment, nous sommes imposés à nous-mêmes, mélange de forces et de faiblesses, et tout se dissout dans le vide de l’Espace. Farce.

La faiblesse est la force de l’amour, et la force est la faiblesse de la haine.

Tant que la méchanceté d’autrui te crée un malaise c’est la preuve que tu as toi-même en toi une trop grande quantité de méchanceté, ou que tu lui es trop soumis ou qu’elle te fascine.
Si tu vaincs ta propre méchanceté tu sauras comment traiter celle d’autrui.

La méchanceté est en relation avec la force, la volonté de puissance, la volonté d’emprise, la destruction…qui sont des composantes de la Réalité…
Le tout est de savoir à quoi on emploie ces qualités-propriétés-capacités (y compris la destruction) : à des fins favorables ou défavorables, pour nuire ou pour favoriser, pour construire ou détruire, pour la vie ou la mort…Gentiment ou méchamment, pour bienveillance ou pour malveillance.
Tout est Intentions et Choix.

Alors que la gentillesse peut être puissante, mais spontanément elle est à l’opposé de l’usage de la contrainte, de la volonté de pouvoir ou de destruction. Au contraire, la gentillesse est pour et par la Liberté, la construction.

D’où les difficultés et ambiguïtés qui peuvent se révéler dans les choix et positionnements entre méchanceté et gentillesse…

Et finalement, parmi les choses qui vraiment me passionnent il y a : VAINCRE MA MECHANCETE, la dominer, ne plus en être le jouet – en dissoudre toute emprise sur moi.
Et même, la dissoudre, car contrairement à ce qu’on peut penser, il me sembe qu’on n’en a pas besoin.
En cas de nécessité, la quête d’efficacité peut se passer de méchanceté. Par exemple : casser une articulation d’un agresseur, non par méchanceté mais parce que c’est le meilleur moyen de le mettre hors d’état de nuire; c’est un meilleur raisonnement.

Transformer la méchanceté en efficacité constructive, et non en nuisance malveillante. Voilà une excellente démarche existentielle.

L’orgueil et son fruit le mépris sont parmi les meilleurs agents de la méchanceté. L’orgueil, le mépris et…la peur.

Un des secrets de la vie est que :…tout le monde est fâché avec tout le monde. Les griefs sont partout et tout dépend de la façon dont les gens équilibrent leurs rancoeurs.
Ce qui fait la qualité des rapports entre les gens est la quantité de pardon et d’abnégation que chacun et chacune est prêt à produire dans ses rapports à autrui, et…à soi-même.

Se crisper, cela signifie que l’on considère que TOUT dans notre environnement et même en nous-mêmes est dangereux et hostile. Ce qui : soit est vrai mais alors être crispé nous rend moins réactifs et moins efficaces, soit est faux et donc inutile de se crisper.
Donc vraiment : SE DECRISPER. Libres mouvements.

Rester fasciné par son pouvoir c’est déjà en abuser.

Ce qui est subversif, fondamentalement, c’est de se demander si finalement ce qui nous pose problème dans nos rapports à autrui c’est…notre altruisme.
Car c’est par altruisme qu’on se limite par rapport à autrui, et qu’on crée la morale qui est un mur d’interdits.
L’égoïste « pur », « absolu », ne se préoccupe que de lui, et s’il est suffisamment malin, ne fera de concession à autrui (donc ne se limitera par rapport à ses propres désirs) que pour éviter toute représaille, toute nuisance personnelle.

« Gentille Honnêteté »
Voilà mon écusson, ma devise…

La méchanceté est une orientation et une actualisation, de soi, mal appropriée, inadéquate, non judicieuse. La méchanceté est une nuisible actualisation de soi.

Ce n’est pas parce que tu es savant que tu n’es pas ignorant, ni parce que tu es intelligent que tu n’es pas stupide.

Vraiment : essayer de ne pas être ce qu’on réprouve. Pas répugnant, pas sournois, pas hypocrite, pas égoïste, pas malhonnête, pas fasciste…

Vraiment, l’approche et explication strictement matérialiste du Monde me paraît de loin la plus réalistement honnête et la plus probante – puisque justement elle apporte des preuves concrètes et indubitables, et non des spéculations et simples croyances.
Tout semble effectivement être actualisations des propriétés de la matière. Cela est expérimenté, vécu continuellement et quotidiennement.
Ensuite, y ajouter l’idée d’une quelconque transcendance fait entrer non plus dans le domaine des faits probants et prouvés (éprouvés) mais dans celui des spéculations, de l’imagination et des fantasmes.

Et même s’il fallait revenir à un hypothétique commencement qu’on prétendrait expliquer par un ou des êtres, alors ceux-ci se verraient à leur tour poser la question : « qu’êtes-vous et d’où venez-vous ? Quelle est votre origine ? »

C’est pourquoi dans le cas où une ou des divinités existeraient, elles ne seraient que des étapes et non des aboutissements, des nouvelles questions et non des réponses finales.

En avant vers l’Inconnu et le Mystère, avec Liberté, Amour, Honnêteté et Courage, au lieu de se garer piteusement pelotonnés dans une cage d’idées aux murs faits de mots.

Tant que tu privilégies d’autres référents que toi tu n’es pas toi : tu ne TE vis pas – tu n’épanouis pas la part de Réel, singulière, que tu es.

Le vice des monothéismes c’est de fabriquer un problème pour pouvoir ensuite se prétendre solution.

Voilà une des principales difficultés face à la méchanceté : ne pas devenir méchant(e); ne pas se laisser corrompre. Choisir de ne pas être, ni devenir, méchant ni méchante.

De même, il est capital de dissocier puissance de méchanceté.
La méchanceté est faiblesse; au moins vis à vis de soi : le refus d’essayer d’améliorer une situation, un état; alors que la méchanceté ne fait que DEGRADER.

Voilà une des difficultés vis à vis de la méchanceté : elle provoque, incite à vouloir être méchant à son tour, pour la punir (trop souvent le principe de la punition est la vengeance, donc la méchanceté) et si on s’empêche d’être méchant, alors par maladresse on se refoule et on peut finir par développer…de la peur, de l’anxiété vis à vis de ce envers quoi on s’interdit d’être méchant. Car on en vient à redouter de se mettre en colère : on finit en fait par développer une peur…de soi ! On en vient à percevoir ces sujets-objets comme des causes de refoulement, refoulement d’une énergie violente comme la réplique et la méchanceté.
C’est ainsi qu’on finit par conférer un statut et un pouvoir à des choses qui, soit n’en ont pas, soit auxquelles on ajoute du statut et du pouvoir : le pouvoir de nos énergies refoulées.

Donc ne pas laisser la méchanceté nous crisper ni refouler. Ne pas se crisper ni refouler vis à vis de la méchanceté, mais choisir judicieusement son orientation et son actualisation.

Si quelqu’un veut t’oppresser, tu peux faire le nécessaire pour te préserver, tout en ne lui accordant pas le statt d’oppresseur qu’il convoite, qu’il (ou elle) voudrait s’arroger : c’est juste un importun ponctuel; même s’il recommence. Juste un importun, pas un oppresseur; et tu fais ce qu’il faut pour arranger ta situation en laissant cet individu à sa mauvaise volonté.

Les Libertés ne sont pas des idées, ce sont des ouvertures et des mouvements qu’on…produit.

La pensée c’est un potentiel, la sensation c’est le réel…

Aimer libère, haïr opprime.

Je suis…un CELEBRATEUR : je célèbre ce qui existe. Ce que j’apprécie je le protège, ce que je n’apprécie pas j’essaie de l’améliorer ou au moins pas l’aggraver.

Vivre son Aise au maximum, voilà la seule sagesse qui me paraisse cohérente et acceptable. De fait…ne rejoint-elle pas toutes les sagesses…?

L’esprit est un être vivant. L’esprit est un prédateur : avant tout il chasse et il tue ou cherche à dominer.

C’est décidé : pour 24 heures je laisse TOUT advenir, sans JAMAIS intervenir (sauf si mes actes concrets, aux implications physiques, sont indéniablement nuisibles)
Voyons voir ce qu’il se passe. Car je sais que je pars de : J’AIME LE MONDE.

Je veille toujours scrupuleusement, systématiquement, à ne rien faire ni révéler qui puisse aider à renforcer ce que je n’aime pas; car je veux vraiment préserver ce que j’aime.

Mon erreur est de vouloir maîtriser tout mon esprit alors que, comme le reste de mon corps, il y a une part « végétative », et une part autonome, indépendantes de ma volonté.

Pour laisser TOUT advenir, je me laisse advenir : je ne me contrains en rien. RIEN.

En fait, le raisonnement inadéquat qui me manipule est : si « quelque chose » (divinité ou autre) m’observe, pour me juger notamment, je déteste cela donc je provoque ce « quelque chose » par des émissions psychiques de méchanceté (des idées de méchanceté) – mais ce faisant, peut-être que je nuis au Monde; ce que je me refuse à faire.
Soit rien ne m’observe et alors je ne provoque pas, donc n’émets pas de méchanceté.
Mais si je suis vraiment moi, alors dans un cas comme dans l’autre je veux refuser d’émettre de la méchanceté. Dont acte. Il n’y a plus de problème.

Ne pas se laisser manipuler par ce qu’on réprouve.

Je dévorais tes succulences
au lieu de surveiller mes atmosphères.

Ce qui m’agace le plus est la perversité de mon esprit qui cherche et crée des problèmes, alors que je n’ai pas de problème. C’est agaçant. C’est pourquoi je décide, plutôt que de chercher à maîtriser mon esprit rebelle (d’autant plus rebelle qu’on cherche à le maîtriser) je décide donc (c’est à dire…la part majoritaire de cet esprit qui m’habite et qui constitue de façon plus ou moins satisfaisante mon « moi », décide…) de laisser mon esprit totalement libre.

Je libère tout de moi : mon esprit, mon corps, mes sensations.
Je suis suffisamment conscient et lucide pour, par le jeu des équilibres de forces, de mouvements, en moi et vis à vis du Monde, choisir l’actualisation de moi la plus pertinente, la plus judicieuse.

Tout est Mouvements. Le problème c’est quand on crispe. De fait, tu peux veiller à libérer tes mouvements, à ne pas les crisper.

A choisir entre améliorer et dégrader, qui ne choisit pas d’améliorer favorise la dégradation. Améliorer ou dégrader.

L’esprit, et le reste du corps, sont à leur mieux et produisent le meilleur d’eux, quand ils sont libres; et notamment libres d’eux-mêmes. Libres mouvements – telle est l’aise et l’optimisation.

En dehors des agressions physiques, des accidents et des maladies, il n’y a rien à craindre. Les mots et les idées ne sont qu’effigies de vent, totems intangibles.

Si tu as du temps à consacrer inutilement à ce qui te déplait, c’est que tu n’aimes pas vraiment.

Encore une fois : LA PEUR TE VOLE…TOI.

Arrêter ces jeux pervers de l’esprit qui consistent à : jouer à se faire peur et accepter les peurs d’autrui

Croyant, moi ? Non, ça va : je suis adulte.
Pas croyant : chercheur.
Chercheur de quoi ? De consciences. Consciences sensibles et intelligentes, dans ce Monde déjà.
Mais en fait…même pas. Je suis chercheur de…sagesse…de SAVOIR VIVRE, pour aimer cette Réalité et la respecter, et en profiter au mieux : l’optimiser, la célébrer.

Ho allez, un peu « croyant » qand même, car entre rien et « quelque chose », je penche plutôt vers le « quelque chose » mais sans certitude, et peut-être uniquement matériel : n événement fortuit qui constituerait la Réalité. Quoi qu’il en soit, j’aime beaucoup cette Réalité que je ressens et expérimente.

Je cesse d’accorder quoi que ce soit aux peurs des gens car souvent ils ne veulent ou ne peuvent s’en débarrasser. C’est d’ailleurs un des vices de la peur : on s’y habitue et ensuite, de prison on s’en fait une forteresse – qui nous tient toujours enfermés.
A force d’y être confrontés, on y prend goût.

Se libérer des peurs : elles ne sont que prisons d’idées, aux murs de mots, remplies par les échos de nos servilités.

Je n’accorde plus d’attention aux persiflages des pyromanes d’esprit.

Ô Réalité, Ô éblouissante et incisive Réalité, Ô Univers innombrables dont nos corps sont la pulpe…Ô Réalité – je t’admire.
Je t’admire comme tu le mérites : libre, rebelle, sauvage et farouche, comme la Beauté qui ne s’offre qu’à celles et ceux qui la subjuguent.

A l’échelle d’une nation, comme d’un individu, la quête de pouvoir absolu est un piège qui crée des pièges, et rend dangereux les gens qui s’y adonnent.

Plutôt que vers le fait d’être conscient j’oriente maintenant mon être vers les sensations et les actes.
Mais, en fait, j’abandonne toute Emprise et me laisse aller…à la rencontre de CE-QUI-ADVIENT : la Réalité.

Je ne me définis pas comme croyant, car être croyant c’est vivre comme un croyant donc vivre comme un immortel. Car le plus souvent les gens ne demandent finalement qu’une chose au concept de divinité : leur donner l’espoir d’une vie après la mort; l’espoir de ne pas être que mortel, l’espoir d’une survie.
Or, je me vis comme ce qu’il semble bien que je sois : un mortel.
Et être croyant c’est manipuler sa vie en fonction de seules idées dont on n’a aucune preuve certaine. C’est aussi présomptueux, voire prétentieux dans certains cas, que malhonnête.
Or, je m’applique à essayer d’être humble et surtout honnête.

Si l’orgueil d’autrui te met encore en colère c’est que tu es toi-même encore trop orgueilleux.

Ce qui tend à me prouver que les divinités ne sont peut-être rien de plus que des idées, c’est que depuis que je me désaliène des manipulations de mon esprit et des esprits d’autrui, et qu’à ce titre je remets aussi en questions les idées de divinités, beaucoup de gens, de type croyants, se crispent psychologiquement, et je ressens des pressions de type psychique, pour…me maintenir dans l’emprise « théo-psychique ».

D’ailleurs, souvent, beaucoup trop souvent, la seule défense des croyants est la violence – verbale et/ou physique – pour préserver leurs croyances, tant ils savent qu’elles ne reposent que sur des idées, non prouvées, de simples concepts, des traditions acceptées ou imposées sans vérification de leur bien-fondé, de leur honnêteté, de leur véracité. La seule défense de beaucoup de croyants, croyantes, est la violence car ils se retrouvent vite à cours d’arguments puisqu’ils n’ont précisément que des idées, des acceptations et résignations intellectuelles, et non des faits, non des preuves indubitables. Aussi, pour éviter de se remettre en question, ce qui pourrait les amener à faire s’effondrer l’édifice plus ou moins commode auquel ils se rattachent, ils préfèrent tenter de faire taire leurs contradicteurs.
On constatera très facilement que les scientifiques, qui eux disposent de preuves indubitables et éprouvées, n’ont pas le même défaut. De même, les sceptiques, les agnostiques, les athées sont moins violents, voire pas violents du tout.

Et les concepts de divinités qu’on nous propose (ou inflige parfois, ou afflige) sont beaucoup trop de types anthropomorphes et anthropocentristes et mesquins pour mériter la valeur dont ils prétendent se prévaloir.

Il y aurait le Dao…Mais ne quittons pas un concept-boîte pour un autre, et occupons-nous du réel : des faits, non des idées.

D’ailleurs : on peut vivre ou exister sans idées; pas sans faits.
A ce titre, le sommeil – perte de conscience et d’idées – est très probant; voire…révélateur ?

D’ailleurs, les deux fois où j’ai TOTALEMENT perdu le sommeil pendant plusieurs jours d’affilée – il m’était impossible de dormir – furent deux fois où j’étais tourmenté, où JE me tourmentais avec des types de type théiste ou en rapport.

En vérité, moins je pense de façon théiste, mieux je dors…

Qu’on ne s’y trompe pas : il n’y a rien de déicide ni nihiliste dans ma démarche et mes propos. Bien au contraire : c’est par affection, admiration, respect et révérence, pour le Monde d’abord, puis pour l’éventualité d’une ou plusieurs divinités, que justement je suis précis , méticuleux, scrupuleux, prudent et surtout honnête, afin si possible – et si je le peux – d’écarter tous les mensonges, erreurs, illusions, fantasmes qui trahiraient, corrompraient, et peut-être même nuiraient au Monde, et à d’éventuelles divinités.
Ce sont mon amour du Monde, des humains, de la Réalité, et ma théophilie qui motivent mes choix.
Car je suis théophile : j’aime le concept de divinité, singulière ou plurielle, en tout cas au moins masculine ET féminine. Théophile car fondamentalement « -phile » : AMOUREUX.
Amoureux de CE-QUI-EXISTE; c’est à dire, pour ma part, ce que je peux percevoir. Qu’on ne me demande pas d’affirmer ce que je ne sais pas, ce que j’ignore, ce dont je ne suis pas certain : ce que je ne peux…PERCEVOIR.

Quant à des idées de « pari divin », ça ne m’intéresse pas – je n’aime guère les jeux de chance, et quitte à être joueur, ou même autrement, je ne me fie à, ni ne m’appuie sur, la chance.

Je veux agir gentiment et honnêtement non par une quelconque peur, mais parce que j’ai constaté, compris et apprécié ces valeurs que sont la gentillesse et l’honnêteté.

La solidité furtive de l’instant
la force transitionnelle –
L’espace dans lequel j’évolue communique
– je suis réponses.

Participer honnêtement de la construction et de l’épanouissement de l’Immédiat Espace : il n’est alors pas nécessaire d’intervenir puisqu’on devient au mieux.

Etre discernant c’est SAVOIR de son être ce qu’il en est de la situation, et de l’état immédiat ce qui nous convient le mieux, et pouvoir aussi choisir efficacement.

J’essaie de participer de la prégnance de l’Evénement global immédiat, mais si la Vérité c’est d’être seulement un lieu dans la vague, alors je préfère me libérer de cela et être dans l’erreur – peut-être – mais riche et fertile de nouveautés profitables à l’ensemble.

Cet insupportable orgueil, qui fait que l’on prend des poses, des postures, des attitudes, par rapport aux autres…! Même si ça peut être justifié, parfois, s’en débarrasser ! Cesser toute attitude, ne plus faire semblant – dès lors que nos agissements ne sont pas indéniablement inconvenants, bien sûr.
Ne pas faire semblant : elle passe par cela la vérité de soi, et la Liberté.

Les sources sont palpables mais insaisissables – comme les fonds, comme les flux.

Que crains-tu, être de vides et de souffles ? Des intrus, des lacets, des trappes ?
Qu’elle est belle la Liberté dont nul ne connaît les pas et qu’aucun ne peut chausser. Mouvements. Mouvements de jubilations.

Toute crispation se répercute au-delà d’elle-même.

Le soi est présence émergente – le moi est orientation.
Les crispations participant de leur établissement sont spontanées, actives et réactives, et il n’est pas nécessaire de les accentuer.
Décrisper = Laisser. Libres mouvements.

Ne pas trop se préoccuper de l’aise d’autrui, sinon on y gaspille la sienne.

Si tu te crispes à cause d’autrui, peut-être ne pourras-t jamais te décrisper.
Et si tu te crispes à case de toi, c’est que tu n’es pas toi.

Tu noteras que les interventions d’autrui envers toi tendent la plupart du temps, voire veulent, modifier ou même arrêter tes mouvements.
Savoir tenir compte de cela.

Pour me sentir vivre plus intensément j’ai pris la nuisible et détestable habitude de provoquer dans mon esprit la méchanceté : la haine et la perversité. D’une certaine façon « j’appuie » mon esprit sur des pensées néfastes pour rebondir vers des idées plus bénéfiques, généreuses, bienveillantes…
Cette technique viciese qui consiste à taquiner le monstre pour être sûr d’être du côté du bienveillant…Cesser cela !

De même, discriminer et accabler certains individus pour se poser soi-même en individu vertuex et sage…Cesser cela.

Je provoque ma colère et ma haine (et mon inquiétude, mon dégoût) pour ressentir le blocage qu’elles provoquent en moi puisque je ne veux pas leur laisser libre-cours, et surtout pas les manifester.
Et je provoque ce blocage car il suscite en moi une petite décharge de peur : la peur de me mettre en colère, ou la peur d’être méchant – la peur de méfaire.
Puis, malgré tout, je savoure cette petite quantité de peur, avant de lutter contre elle.

Je joue à me mettre en colère, à détester et à m’inquiéter. Pour l’intensité que j’en ressens.
J’ai l’impression que beaucoup de gens font de même. Cesser cela. Pas de vice, pas de perversité; car à force on se crée des associations d’idées – déplaisantes voire néfastes – automatiques.

Une des plus importantes choses sur lesquelles veiller vis à vis de la méchanceté, de l’agressivité, de tout adversaire, est de ne pas laisser capturer, aliéner, son attention.
Toujours garder sa propre conscience, dont son attention, LIBRE vis à vis de la méchanceté.
Plus on laisse son attention être captée, plus on laisse une possibilité d’être accessible à la conscience d’autrui.
N’accorder de l’attention à toute adversité, et à fortiori, à toute méchanceté, que si c’est strictement indispensable; et ne lui accorder alors que le strict minimum, en veillant à rester libre.
Sinon, ne rien accorder à la méchanceté.

Ne pas laisser piéger son attention, ni la piéger soi-même.

Ne pas se modifier pour le méchant, sauf si c’est indispensable ou utile; sinon bien veiller à rester soi malgré les pressions malveillantes : ne pas se corrompre ni faire semblant; sauf pour ne pas révéler quelque chose qu’il est vraiment préférable de dissimuler – mais sinon ne pas dissimuler, sauf en cas de danger physique certain, bien sûr.

L’identité est un Lieu Sensible Immédiat Evolutif. Libres mouvements.

Le jour où vraiment tu ne voudras plus faire semblant tu abandonneras toute attitude et alors…tu entreras dans la Liberté.

Finalement…ne pas en vouloir à celles et ceux qui provoquent notre orgueil, notre colère, notre méchanceté, notre tristesse, notre peur car…si nous sommes suffisamment compétent dans l’Art de Vivre, ils peuvent nous aider à nous améliorer, à diminuer nos défauts.

Douter de toi peut affaiblir ton Espace…
J’AIME.

Et je t’aime comme un vaccin !

En cessant de me tâcler
je marcherai plus stable.

Quand tu te mets le mal en limite tu risques fort d’aller vers le mal. Beaucoup d’humains sont attirés par les limites.

Savoir se méfier de la rationnalité qui peut utiliser la mémoire pour revenir en arrière sur elle-même pour se justifier, et peut faire que le moi ne compte que sur ce processus pour valider et légitimer son présent et la Réalité dans laquelle il évolue – créant ainsi des distorsions en lui-même et dans la rationalité elle-même.
Le principal est présent : espace entre immédiateté et futur.

Nous sommes tous et toutes des variantes de l’Amour.

Savoir se méfier du fait que notre esprit est un ensemble de structures in-formantes regroupées en une méta-structure qui cherche à se valider. Ainsi ce n’est pas parce que l’esprit est en phase avec lui-même qu’il a forcément raison.
Mais comme on sait : il n’y a pas que la raison.

Religion ? Sevré.

Plus tu te crois ou veux puissant, plus tu te fais encombrant.

U-TI-LI-TE. Un seul mot pour savoir vivre efficacement : UTILITE. Si tu t’occupes uniquement de ce qui est utile alors tu ne te gaspilleras pas et tu seras efficace.

Pour se libérer de ses défauts, on peut discerner les idées néfastes enfouies dans notre esprit, en nous, et ne plus s’y « attacher », ne plus s’en « saisir », ne plus les entretenir non plus.

Je suis le centre émotionnel, et la source émotionnelle, principaux, de mon Espace Cognitif.
D’où l’importance de mes choix et orientations.

Ne pas être en accord avec soi est la première cause de malaise.
Une fois que tu te discernes tu peux choisir honnêtement en fonction de ce que tu préfères. Mais tant que tu n’es pas honnête avec toi-même, tu ne peux être aise.

Il est beaucoup plus utile, et par suite, efficace, de traiter toute adversité, tout obstacle, avant tout comme un révélateur pour s’améliorer.

Je suis un Espace, qui est d’autant plus agréable qu’il est libre. Et je peux choisir l’atmosphère de mon Espace strictement singulier : l’atmosphère en mon corps – je peux la choisir, et il semble préférable de la laisser indépendante de toute chose autre que ce que je ressens comme étant vraiment moi.

Dissoudre toute emprise d’autrui sur soi. Accepter ce qui nous convient, laisser le reste: les aider si nécessaire, surtout s’ils le demandent, mais se désaliéner d’autrui. Toi c’est toi, moi c’est moi.

Finalement, en moi, la seule difficulté c’est : traiter ma méchanceté. Tous mes rapports à autrui sont influencés par ça.

Or, je ne suis pas méchant; mais mon esprit cherche des limites pour s’exercer, se confronter, et la méchanceté est ma plus importante limite : ce que je trouve le plus néfaste dans l’humanité.

TOUT EST UTILE. Alors éviter d’agresser en premier.
Résister si indispensable. Judicieusement choisir à quoi et pour quoi on résiste.

Je fais une pause, question « carnet de recherche »…

TOUT EST UTILE.

L A PURGE. Je me vide de toute Présence INTRUSE : Présences désagréables.

Oui, la PURGE. Je me purge : je pousse,,.jusqu’à ne plus le sentir, le pousser pour l’expulser, hors de moi jusqu’à ce que je ne le sente plus en moi, je pousse sur tout ce qui, en moi, me déplaît.

Je PERSEVERE à me PURGER : jusqu’à retrouver mes centres sensitifs, sensibles, vivants, débarrassés de tout ce qui les manipulait : les structures sclérosantes, aliénantes et manipulatrices : la haine, la peur, la tristesse, l’orgueil, la méchanceté, la vengeance, le mépris, l’hypocrisie, la complaisance.
Je redeviens ces LIEUX SENSITIFS, HONNETES, qui savent ce qu’ils ressentent vraiment, qui ne le cachent plus, ne le nient plus, qui savent si ce qu’ils ressentent leur plait ou leur déplait.
Et je choisis en accord avec ce qui me plait.

Tout simplement : ne pas participer DE ce qu’on réfute, réprouve, refuse, n’aime pas. Ne pas participer de, ni à, ce qui nous déplait.
Laisser à elles-mêmes les choses qui nous déplaisent.

Au bout de moi-même :
là est mon véritable début –
le commencement de ma vérité.
Là il n’y a plus de confusion entre moi et autre.

Au bout de moi-même je me vis;
en deçà je me sous-vis.

C’est notre modulation de notre volonté qui détermine le plus ce qu’est notre rapport à la Réalité.
Notre modulation de notre Energie est la principale cause de notre façon de ressentir la Réalité, dont nous-mêmes.
Ainsi, le mieux est qu’initialement notre Energie soit la plus libre possible : avec le moins possible d’emprise s’exerçant sur elle.

De fait, chaque chose que tu détestes est un obstacle que tu conserves et qui encombre les mouvements de l’Espace que tu es.
Si tu ne conserves aucune détestation, aucun objet de détestation, rien de t’encombres. Même les intrusions d’énergies d’autrui qui te déplairaient ne pourront rester en toi si tu ne te crispes pas sur elles, si tu ne te figes pas en détestation.
Pour cela, tu peux choisir que chacun de tes Mouvements soit pleinement honnête : c’est à dire constitué uniquement de lui-même, sans ajout d’acune autre force influençante (volonté, idées…)
Le meilleur de chaque Mouvement est une Sensation d’Aise qui, parmi toutes les possibilités qu’elle produit, peut privilégier celle qui lui convient le mieux et ainsi progresser.

Peut-être le soi est-il libres mouvements et que toute emprise est le rapport de ses mouvements avec le Monde. De fait, le soi-mouvements peut réagir selon ce qui lui convient : ce qui lui provoque la plus grande aise, ou au moins le moins de gêne.
Cesser de se crisper, de se coincer.
De fait, MOI est le dialogue de soi avec le Monde.
Le Soi que je suis, et deviens, préfère un dialogue pacifique, agréable et constructif : améliorant le Monde, dont soi.

Un des secrets de la liberté et de l’aise est : ne rien détester; ne pas se crisper sur les choses qui nous déplaisent, ne pas se crisper pour les choses qui nous déplaisent.

Je vais au bout de moi car ainsi cette part de Réalités que je suis se sera épanouie, et avec elle, à proportion, l’Univers.

Le Monde est tellement diversifié et se compose de tellement de possibilités et de possibilités de choix, que même si tout était déterminé et déterministe comme un simple DVD en train d’être lu, il n’y aurait aucne différence pour les individus singuliers que nous sommes. Femmes et hommes, ou autres, nous pouvons choisir, essayer, changer, tenter, inventer, toutes les possibilités que nous sommes et devenoons, et les interactions avec le reste du Monde.
Du fait des Espaces, des Mouvements, et des innombrables possibilités et entités singulières, les Libertés ne sont pas des idées : elles sont des faits qui s’accomplissent. Preuve en est : on peut même s’échapper à soi-même, se changer.
La Liberté n’est pas son propre concept mais ses propres actes.

Détester ne produit rien de profitable.
Détester dégrade le Monde.
Par contre, aimer produit du profitable. Aimer améliore le Monde.

Ainsi, essayer d’aimer ce qui nous déplait ne signifie pas se forcer pour qe ce qui nos déplait finisse par nous plaire, mais plutôt cesser de détester, et cesser de rendre notre Espace désagréable en présence des choses qui nous déplaisent.
Aimer ce qui nous déplait c’est rectifier et améliorer notre Espace qui a été dégradé par la présence de ce qui nous déplait, voire : le plus souvent par L’IDEE suscitée en nous par la présence de ce qui nous déplait.

On ne rattrape pas le présent, il devient.

Je suis comme tout le monde : paumé, ébahi, stupéfait et ignorant; mais je refuse de me fondre dans l’esprit de quelqu’un d’autre : loi, morale, religion.

On ne peut s’appuyer que sur ce qui nous résiste.

Toute la question est : comment utiliser mon énergie de destruction ?
En effet…toute énergie est un mode d’actualisation, de transformation d’elle-même, entraînant une destruction de l’état précédent qui devient l’état actuel qui deviendra l’état suivant.

Donc : soit l’énergie se conserve (thèse scientifique admise partout) soit elle se dissipe et détruit définitivement, mais dans un cas comme dans l’autre, il y a disparition d’un état, donc équivalent à une destruction.

La question est donc : comment utiliser ma transformation à des buts utiles et bénéfiques pour le Monde ? Comment me transformer ?
Sachant que ma transformation est ma disparition.
Le mieux que je perçoive est : me transformer, en phase avec le Monde, afin que nous produisions ensemble de l’Aise.

De fait, il est envisageable que le SOMMEIL soit l’état parfait pour l’individu vis à vis du Monde et de lui-même. Etonnant. Le rêve sans sommeil. Un état sans conscience emprise. Juste une conscience qui soit…l’action de la matière localisée en un endroit singulier. L’action et non la ré-action.
Action…

JE CHERCHE L’AISE. Je la cherche et la protège, et la produis. J’essaie de conserver et accroître l’Aise. C’est tout.

Il n’y a pas de voie ou de technique de vie absolue; il n’y a que l’ETAT PRESENT, dont on peut essayer de profiter au mieux et produire le meilleur.
En tout cas : juste un état présent. A nous d’aviser…

TOUT PEUT ETRE UTILE.

Sur quel sujet appliques-tu l’emprise qu’est ta conscience et pourquoi ? Tes réponses révèlent la nature de ton état de conscience, de ton psychisme, et plus généralement d’une partie profonde de ton être.

Discerner au-delà de l’obstacle pour être plus efficace et pour ne pas s’y piéger.

Mon esprit célèbre ce qu’il ressent.
Mon esprit est content d’exister.
Mon esprit se réjouit de ne pas beaucoup souffrir.
Mon esprit exulte que le Monde existe.
Mon esprit jouit du fait que mon corps ne souffre pas.
Mon esprit est émerveillé par les Réalités.

Soit tu aimes le Monde, soit tu ne l’aimes pas. Si tu aimes le Monde alors vouloir le détruire, lui nuire, est méchanceté, et ça on peut considérer que c’est une faute.
Si tu n’aimes pas le Monde, alors si tu ne veux pas le détruire ce n’est pas une méchanceté ni faute, et si tu veux lui nuire, le détruire, ce n’est pas une faute non plus pour toi puisque tu ne l’aimes pas.
De fait…ceuix qui n’aiment pas ne sont selon eux-mêmes coupables d’aucune faute, ne PEUVENT essentiellement être coupables d’aucune faute.
Il n’y a que si on aime qu’on peut commettre une méchanceté. Il n’y a que les êtres amoureux qui ont des limites, puisque ceux qui n’aiment pas n’ont aucune limite puisqu’ils n’ont aucune valeur : que rien n’a d’importance pour eux.
Seul l’amour crée des limites – pour préserver. Peut-être que seul l’amour crée. Peut-être que la LIMITE qui a permis un commencement EST (ou fut) l’Amour.

Je ne pense, ni veux, qu’on puisse gâcher l’amour.

L’Amour libère et veut libérer.
C’est ce rapport entre Amour et Liberté qui peut créer des risques.

Un bon moyen de ne pas méjuger est de ne pas juger du tout. Héhé.

Discerner toutes les idées qui nous encombrent et cesser de se crisper dessus. Alors notre corps se décrispe, on se libère de notre propre emprise – constitué de peur, orgueil, colère, méchanceté, égoïsme, habitudes, etc…et on redevient les mouvements de notre énergie-singularité – et on redécouvre l’Existence.

Au-delà des idées, discerner TOUTE crispation de soi, et cesser cette crispation : ne plus « plisser », « coincer », crisper, notre être. Redevenir fluide, fluent.

De même, choisir sur quoi notre conscience se crispe, applique son emprise : ne pas subir systématiquement, passivement, ses choix, ses habitudes.

De fait : ne RIEN laisser nous crisper.
CONTINUER NOS LIBRES MOUVEMENTS.
La crispation est erreur.

Certains individus veulent capter notre attention, pour nous manipuler.
Ne pas se laisser capter, sans se crisper : rester fluent, continuer libres mouvements désaliénés, sans crispation, sans arrêt.

Tout ce que tu consacres à ce que tu n’aimes pas peut lui permettre de se renforcer, au moins en toi.

Savoir sur quoi s’appuie l’esprit, ce vers quoi il tend et ce sur quoi il se crispe. Choisir si nécessaire, sinon laisser devenir, laisser s’accomplir.
La crispation indique un problème. Ne pas se crisper, nonobstant tout problème éventuel – ne pas se crisper. Fluent.

Inspirer jusqu’au plus profond et au plus ample de soi; puis laisser s’expirer.

Inspirer : se rencontrer; expirer : exprimer.

Deux choses déterminent grandement tout ce que tu vis et ressens : les sujets auxquels tu appliques l’emprise qu’est ta conscience, et décrisper tout le reste de ta personne.
En résumé : sur quoi te crispes-tu ? Moins tu te crispes plus tu es libre, réactif et peux être efficace.
Ne pas se laisser piéger aux crispations auxquelles voudraient nous contraindre certains individus. De fait : ne pas se crisper d’autrui; et bien choisir pour quoi on se crispe.
Une grande part de nos rapports à la Réalité dépend de cela.

Tout est mouvements des énergies.
Tout ce qui tend à supprimer le mouvement tend au minéral, au piège ou à la mort.
Vivre, et surtout vivre efficacement, c’est équilibrer les mouvements.

Beaucoup de notre état général – au moins psychique – de notre atmosphère interne, dépend du type de fréquences-vibrations qu’on produit en soi, et de celles d’autrui qu’on admet en soi.
Finalement…la conscience est, notamment, une emprise. Beaucoup donc dépend de ce que saisit notre esprit, et de ce qu’il place profondément en lui, et de ce q’il place en ses centres (car il y a plusieurs centres puisqu’il y a plusieurs niveaux)
Ce que saisit notre esprit et pourquoi.

Il n’y a que deux types de choses qui nous révèlent vraiment : nos DESIRS et nos VOLONTES. Parfois ils coïncident et convergent, parfois non.

Finalement, l’horreur commune à toutes les religions (à l’exception du shivaïsme cachemirien, du tantrisme et du taoïsme) c’est le rapport perverti au plaisir : la peur, la honte et la haine du plaisir. Quelle affreuse horreur !… Quelle horrible erreur…

Tant que tu crains pour ton Espace intérieur c’est que tu n’es pas vraiment toi-même.

Se crisper sur ce qu’on n’aime pas, sur ce qu’on réprouve, c’est déjà commencer à s’y soumettre, à l’aider, à s’y aliéner, à le renforcer, à l’installer en soi, à s’en constituer.

C’est précisément par amour et admiration pour le Monde et tout ce qu’il contient (ou presque), et pour moi-même, que je refuse de me soumettre à quelque croyance que ce soit : à toute idée non indéniablement prouvée en faits; sinon ce serait trahir le Monde et son ou ses éventuels créatrices, créateurs.
Alors quoi ? Il suffirait de quelqes mots, assortis parfois de quelques menaces, dans un simple bouquin, pour qu’on se soumette à un ou des êtres hypothétiques évoqués par ce bouquin ou d’autres ?
Ha ha ! Piètre plaisanterie que voilà. Imaginez ce que penserait de vous un éventuel général ou un patron s’il savait qu’en son absence un simple prospectus, quelques mots, suffisent à vous « retourner », à vous conditionner et vous faire accepter et vous soumettre sans preuve à n’importe quoi ?…Il se méfierait de vous, pour le moins, me semble-t-il.
Et il aurait raison.

Ne pas faire des agressions par autrui des occasions de s’en altérer mais au contraire pour s’améliorer.

Se pourrait-il…
que mes douceurs absentent les monstres
que mes joies soient des demeures
ques mes enthousiasmes consolident le Monde ?
Se pourrait-il que je sois le début de bonheurs ?

Je veux produire de la gentillesse et de l’enthousiasme émerveillé. Et je m’efforce à cela.

Je veille à ce que ma joie soit sans affectation, à ce que ma gentillesse soit sans ostentation. Je veille à vivre le RUDE AMOUR DE MA MINERALITE.

Plutôt que veiller à ne pas commettre d’erreur – ce qui finit par être une aliénation qui pousse à la fate – peut-être vaut-il mieux veiller à agir utilement , et par suite efficacement, et veiller à ne pas s’acharner dans les éventuelles erreurs.
C’est l’intention qui peut faire de l’erreur une faute.

Ho mes espaces, mes centres, mes extrêmités, mes profondeurs et mes surfaces.
Ho mes volumes et mes hauteurs.
ESPACES et MOUVEMENTS
nous voici donc, pleins d’élans.
Je veux diffuser la Joie, au-delà des aigreurs, des rictus, des ricanements.
Je lance mes volontés vers Heureux.
L’Aise est Choix.

Savoir se sortir du niveau où l’adversité, la contrariété, tend à nous coincer. Savoir préserver ses mouvements, et évoluer vers un niveau d’actualisation constructif.

Une des difficultés en présence d’esprit destructif, agressif, est de ne pas l’imiter, sans pour autant s’en croire meilleur ou supérieur, sans suffisance, ou à l’inverse sans s’en croire inférieur, sans s’humilier ou laisser humilier.

La crainte, pour qui s’identifie trop – uniquement – à son mental (qui sert la partie structurée de l’esprit) peut être de croire que des idées peuvent prendre le contrôle de son esprit.
Mais cela ne pourrait intervenir qu’avec son accord; et de plus, un individu n’est pas que son esprit, et encore moins seulement son mental. Il y a les sensations, les ressentis, les émotions, les désirs, les volontés, les mouvements, les interactions avec soi-même et avec le Monde, etc…

Ce que ton Espace contient importe énormément moins que ce qu’il FAIT : comment il s’actualise…
De fait, qu’importe ce que tu AS fait, seul importe ce que tu DEVIENS – car seul existe le PRESENT.

Au lieu de vraiment orienter mon attention vers la Réalité, je la porte vers mes idées de la Réalité, et notamment les idées que me suscitent mes perceptions d’autrui.
Je me laisse détourner de la Réalité, ou m’en détourne moi-même, par des idées, souvent égocentriques.
Beaucoup de gens font de même.
Je peux cesser cela, je peux m’améliorer : m’orienter uniquement vers les FAITS de la Réalité, vers ce qui M’EST VRAIMENT IMPORTANT. Et non vers des préoccupations mesquines, d’orgueil, etc…

J’ai l’impression que la puissance est comme le profit : plus tu en as, mieux il vaut le redistribuer au Monde…

Il semblerait que : plus tu as de puissance, plus tu peux te passer de résister…

Arrive un moment, quand tu t’améliores, où tu atteins un stade à partir duquel le niveau de méchanceté ne dépend plus que de l’intention – qu’on lui consacre.

Plus tu t’imagines avoir de responsabilités…plus tu t’imagines avoir des responsabilités.

Je veux CHANGER !…Abandonner toutes ces habitudes, ces boucles, ces blocages, ces névroses, ces scrupules, ces cogitations et spéculations : cesser d’être victime de moi-même.

Donc : je vais DE L’AVANT.
Je deviens continuellement. Je ne m’arrête plus intellectuellement ni ne reviens en arrière.
J’avance, je progresse, JE DEVIENS.

Ne pas oublier que du début à la fin, au bout du compte et en vérité, on est des enfants. Des enfants de la Terre.

Toute énergie-soi qu’on tilise inutilement est gaspillage de soi. Discerner l’utile et l’inutile est capital.
Quoi qu’il arrive, qu’on le veuille ou non, on se dépense : on s’actualise continuellement. Donc tout ce qu’on ajoute de nous à notre actualisation doit être utile, sinon c’est gaspillage.

Ne surtout pas confondre la Réalité des faits, tactile, et le monde des idées, pensées.

Je ne me gaspillerai plus pour autrui : je ne consacrerai plus rien de moi à des gens et des choses dont je sens, devine, sais, qu’ils ne le méritent pas, que ça ne sert à rien. Je ne me gaspille plus; pour rien.

Préserver la paix requiert gentillesse, calme, humilité, abnégation, mansuétude et honnêteté.

Espaces et Mouvements : toujours là. S’occuper de cela : des Espaces et des Mouvements…

La majeure partie de notre activité consciente est psychique et est constituée par (et de) des processus automatiques « parasites » : qui gaspillent notre énergie.
Ce sont des habitudes, des partis-pris, des préjugés, des présupposés, des croyances, des réflexes, et des occupations liées à des soucis. Tout cela mobilise nos capacités de conscience, cognitives, et nous distraient, nous détournent de ce qui est vraiment important : que se passe-t-il ?

Ne plus s’occuper de tout ce qui est idées et mots et qui n’est qu’une surface, construite, composée, « artificielle »; et s’occuper de ce qui est vraiment présent : « sous la surface » des mots, dissimulé à notre conscience par les idées qui accaparent icelle.
S’occuper des Mouvements…

Ce sont souvent nos résistances inutiles qui nous gaspillent, par lesquelles nous nous gaspillons.

Je disais hier à une collègue qui me demandait si je suis heureux : « oui, je suis heureux. Tant que je ne suis pas malheureux, je suis heureux ».

Il y a toujours une orientation de notre mouvement principal qui rend notre conscience plus claire et nous permet de mieux discerner et percevoir notre espace, notre environnement.

C’est à cela qu’on peut veiller, notamment par rapport à autrui : ne pas laisser nos mouvements orientés vers des régions qui rendent notre conscience moins claire, vers des régions plus resserrées, voire hostiles ou manipulatrices.

Le plus gênant, mais qui simultanément est facteur de liberté c’est que : quelle que soit la pertinence de mes découvertes et des orientations que je prenne, je finis par oublier, par me modifier et finalement, continuellement, tout ce qui fut valable « avant » ne l’est plus autant « maintenant ».
J’oublie et je passe à autre chose.
Sauf à m’obnubiler et donc à m’aliéner.

Cependant, Espaces et Mouvements sont perpétuels, même s’ils changent.
Donc, peut-être vais-je pouvoir continuer dans mon étude des Espaces et surtout des Mouvements; avec priorité à MES Mouvements.

Ils m’amusent ces gens qui, en faisant de l’étymologie, imaginent découvrir, révéler des secrets : expliquer des vérités du Monde.
Alors que, ce faisant, ils ne font que révéler le caractère magique qu’ils confèrent aux mots, qu’ils rendent porteurs de connaissances et secrets, qu’ils décrètent comme étant les détenteurs, et même les constituant, d’une vérité ultime…Alors que les mots ne sont fondamentalement que des phonèmes usuels : des agencements arbitraires de sons, servant uniquement à un usage pratique. Cela montre l’illusion dans laquelle vivent ces individus : un monde de mots-idées.

J’appelle ça le « complexe d’Harry Potter », ou le « mythe du grimoire » : croire que la langue a en elle-même, intrinsèquement, ontiquement, des pouvoirs magiques.

On rencontre ça notamment chez les excessifs monothéistes. Abracadabra !

Attention : quand on se trouve un mode d’actualisation qui nous semble judicieux, pertinent et qui nous convient, il est important de veiller à ne pas le rendre exclusif de tout autre ou d’autrui.
Il est plus efficace d’INTEGRER, tout ce qu’on fait, au reste du Monde, ou au moins de ne pas prétendre se désolidariser « du reste ».

Les mouvements perdent de leur qualité même : le caractère fluent, dès qu’on commence à les crisper en idées.

La peur est la principale cause, et le principal moyen, d’aliénation. Vaincre la peur c’est redevenir libre.

Plus tu es conscient plus tu es clair. Plus tu es clair plus tu es perceptible. Plus tu es perceptible plus tu attires.

Arrêter son esprit sur un sujet, c’est s’y crisper, c’est commencer à s’y piéger.
D’une certaine façon on devient ce que l’on pense.

Ne pas confondre humilité et peur…

Améliorer, pas venger. Amélioration, pas vengeance.

Le grand piège, la grande illusion c’est de croire qu’on vit « POUR » : « pour » faire quelque chose. Le piège anxyogène d’avoir constamment à l’esprit la pensée « intéressée » : vivre POUR quelque chose.
Alors que, tout simplement, on existe et on peut, si on veut, faire de chaque instant ce qu’on veut ou ne veut pas, on peut ou ne peut pas. On existe – de là on peut ou non aviser.

Les émotions créent des points de rappels, des points de pesanteur dans la mémoire, qui ensuite perturbe le fonctionnement du psychisme en « ramenant en arrière » les réflexions, les pensées.
Cela peut créer des causes d’anxiété, surtout quand on oublie consciemment les sujets, mais que la mémoire se souvient qu’il y a une difficulté.
Savoir se libérer de l’emprise impérieuse de la mémoire. La laisser à elle-même, et ce qui est vraiment utile resurgira de lui-même à l’esprit.

Lancer par-ci, par-là, aussi, au-delà et s’amuser. Sinon c’est qu’on se prend aux pièges des sinistres, aux trappes des méchants, aux noeuds des sournoises. Sinon c’est qu’on est un de ces individus qui essaient d’emprisonner l’existence, d’assassiner la joie, d’asservir les plaisirs, d’opprimer les corps.
Laissons les contempteurs à leurs tourments s’ils s’y complaisent. Pas même : joies, plaisirs, gentillesses, douceurs, rires, danses, jeux et chansons.
Quelles merveilles que les Amours.
Quelles merveilles que les Amours.
Libres merveilles.

Vivre c’est exister immédiatement, dans le présent, et donc laisser le passé. Du passé il reste en nous ce qu’il a, à l’époque modifié.
Inutile d’aller chercher notre passé, il est en nous.

Tant que tu es le jouet de ton esprit, tant que tu acceptes d’être le pantin de ton esprit, tu es le pantin de tes peurs, de tes colères, de tes tristesses, de tes orgueils, de tes rancunes, de tes frustrations, de tes méchancetés, de tes égoïsmes, de tes égocentrismes…

Tu peux CHOISIR à quoi tu te consacres : à quoi tu appliques ton attention, tes sensibilités, tes volontés, tes pensées. Tu peux CHOISIR de quoi tu remplis ton Espace intérieur, et ce que tu en produis.

Un des dangers sous-jacents à toutes les croyances religieuses, car finalement un des fondements intellectuels, dialectiques, du concept de croyance religieuse est : le NIHILISME.
Qu’on ne s’y trompe pas : affirmer la primauté d’une simple idée – non irréfutablement prouvée – sur le Monde réel indéniable, et prétendre préférer cette idée au Monde c’est…mépriser, voire nier le Monde. C’est d’ailleurs une partie du discours, plus ou moins explicite selon les cas, de beaucoup de religions. Et par suite, preuve des implications nihilistes qui peuvent sous-tendre les croyances religieuses : on va trouver chez certains excessifs religieux des comportements nihilistes : mépris de la vie, dse individus, crimes suicidaires, attentats, auto-mutilations, sévices à soi-même, etc…

Cette impression que je peux avoir : que ma vie est simplement la preuve que je suis la victime de moi-même. Que ma vie soit ma façon de me tuer. Comme si j’avais décidé avant de vivre : « c’est ainsi que je vais me tuer ».
Ou sinon, que ma vie est un traitement – psychiatrique, notamment.
Une cure…La cure…Mais ce serait aussi complaisant qu’égocentrique, cynique et rationaliste de façon présomptueuse. Pervers.

Comment faire pour ne pas se crisper ?…
Ne pas se crisper.

Pas de résignation.
Pas de colère.
Pas de vengeance.
Et pas de complaisance pour le reste. Ha ha ! Surtout : ni résignation ni vengeance.

Pas d’amour pour moi donc…Aucun de toute ma vie…Je fais sans. Dommage. Je vis sans.

Les commentaires sont fermés