extraits de conscience 57

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Clarté. Clarté en soi. Je nettoie. J’expulse ce qui obscurcit. Clair. Je me veux clair. Je deviens clair. En clarté tout s’apaise.
La clarté – la paix. La joie.

Mettant à profit les sournoises pressions lancinantes des conditionnés, des conditionnelles…je me déconditionne.
Je laisse les emprises sectaires ou les méprises perverses me débarrasser de mes intrus, arracher mes défauts – purger mon mal.
Je comprends enfin, je discerne enfin, que toute pression, surtout hostile, permet de faire sortir mon mal.
Vous me faites suer – et j’en tire grand bien, grand soulagement.
Je laisse les pressions, autres que musculaires…car elles me purgent.

Je perçois enfin que le Monde, par ses pressions sur moi, me permet d’exprimer (au sens verbal, et au sens d’un citron qu’on exprime : qu’on presse) mes bonnes choses et me purger des mauvaises.

Le champ de mon esprit farceur, espiègle, aimant s’inquiéter pour se donner sens, pour se poser héros, se jouer justicier, se trouver important, prend prétexte des défiances, des offenses, des défenses, de tout, pour s’animer en prétentions pouvant alimenter son aigre goût pour le danger.

Comme si vivre ne suffisait !
Comme si mourir ne suffisait.
Je fais de mon Espace un havre de paix, lieu de tranquilité, place d’honnêteté, un domaine de gentillesse, un des endroits de l’Amour.

Oui, philanthrope, oui amant du Monde, plus que ton Esprit c’est tout ton Espace que tu peux libérer, que tu peux nettoyer.

Mais ?!?…Je suis TROP SERIEUX.

Trop sérieux !! Et ça date de…1990 quand j’ai commencé à penser aux… »choses divines ».
Pourtant, en vérité et souvent je m’amuse et « délire » mais…sériesement…Parce que…J’AIME le Monde et prend le fait d’exister et toutes ses conséquences, tout ce que cela entraine, au SERIEUX. Indépendemment d’idées de dieu ou autre.
Trop sérieux…
Et par le fait, par suite, je me sens, m’imagine, trop…responsable : trop…influent…
Ce n’est pas tant moi que je prends au sérieux, que l’existence, la Réalité. Trop sérieux.

Je ne veux plus m’attarder pour des atermoiements spéculatifs.
Je vis ma vie, je fraie mon parcours dans ces matières, dans ces espaces.
J’élance mes volontés.
Suivent les individus philanthropes qui le veulent.

L’Amour pose des limites,
la haine ne pose pas de limites.
C’est là le possible attrait – le piège.

Aimer est la seule façon utile et efficace de vivre que j’ai trouvée.

Ce qui m’importe vraiment ? Ce que je deviens, ce que devient le Monde, et ce que je deviens avec le Monde, et ce que devient le Monde avec moi.

Je n’ai de savoirs qu’étreintes, de limites que cicatricielles ou émues, respectueuses – en-deçà.

Est-ce de se savoir mortel que mon esprit, insensiblement, cherche la mort ?
De condamné il traque le crime ?
Mes regards sur le Monde accouchent les visages de mes intérieurs.

Tant que tu ne regardes pas vraiment le Monde tu t’en caches.

Ô Monde, toi et moi sommes donc les deux hémisphères d’une même conscience ?

Je savoure ce que je vis et cela devient encore plus savoureux.
L’existence est moins mystérieuse que ses Plaisirs…

Profiter pleinement de MAINTENANT.

Que les morts et mortes soient remerciés pour le rappel qu’ils constituent : de ne pas prendre la vie trop au sérieux, ni trop s’y attacher – ni s’en trop encombrer.

Profiter de ce qui EST et non de ce qu’on imagine.

T’obséder de ce que tu réprouves c’est lui donner trop de place en toi.

On ne peut mieux découvrir ses forces qu’à partir de ses faiblesses…

La myopie est intéressante car elle est censée être due à la forme de l’oeil, qui fait qu’une image imprécise parvient au cerveau. Mais comment se fait-il qu’il ne sache pas la corriger ?
Parce qu’il ne connait pas la véritable apparence de la réalité ? Il traite l’information telle qu’elle lui parvient ?
D’autre part, l’image « imparfaite » tendrait à prouver qu’il y aurait une perception appropriée, parfaite et objective de la réalité…
L’oeil serait capable de percevoir la réalité telle qu’elle est vraiment…

Pour comprendre les hommes, partez du « oui » et envisagez le « non ».
Pour comprendre les femmes, partez du « non » et tentez le « oui ».

Le côté inattendu, abrupt et définitif de l’événement (ou…du NON événement) que constitue la mort de Nathalie, confère à tout, et m’emplit, d’une sensation-idée de dérisoire. Un sentiment de dérisoire, et pour moi je me donne l’impression de ne pas pouvoir être autre chose qu’emprunté, joué, faussé…Maladroit. Inopportun. Alors que c’est peut-être plutôt la mort qui est tout cela.

Encore trop de jeu, trop de semblants !!…Je suis DUR. Pas méchant, dur. Donc je ne veux plus cacher ma dureté, ma MINERALITE.

Mais si je ne vis pas encore pleinement ma dureté, c’est par maladroit égard pour autrui, mal approprié respect : je me réfère encore à ce qu’autrui va, ou peut, penser de moi.
Il y a en cela de la vanité et…un excès d’abnégation, d’altruisime.
Soi !

Cette étrange course que personne n’aime gagner et que tous remportent : la mort.

Ha ! On s’en raconte des choses !…On s’en donne des beaux rôles…

Les sagesses, les diététiques, les plantes, les religions, les croyances, les morales, les lois, les philosophies…on est sa propre vérité. Je suis ma vérité. Une fois vraiment lucide, je suis ma vérité. Ma vérité ? Pas même ! Pour moi je seul sais.

Je suis mon propre trou noir au lieu d’être mon soleil.
Mais heureusement je suis aussi mon soleil et je choisis d’être soleil plutôt que trou noir.

Le Monde peut m’étreindre parce qu’il veut que je l’embrasse et non que je l’étrangle.

Vivre totalement c’est exister et disparaître aussi pleinement que simultanément.

Les larmes ne lavent rien.

Je ne m’importune plus pour rien. Les efforts inutiles ou non indispensables sont…gaspillages. Je cesse de M’importuner. Au contraire : je pouffe de ces traces parasites que j’acceptais ou créais. S’occuper de son Aise. Les désirs, les volontés et les plaisirs sont Honnêtes !

L’univers est énergie. L’énergie est…destruction. Donc exister c’est aller à l’encontre de l’univers. Exister c’est RESISTER.
Mais le mieux est de résister de façon optimale : sans se gaspiller.
Résister sans se gaspiller c’est tout l’art d’utiliser les adversités.

Un très bon moyen de diminuer le nombre des obstacles est de ne s’en point créer.

Ceux qui veulent des guerres spirituelles sont des assassins.
Il est capital de choisir à quoi on emploie son esprit.

Ne pas être trop exigeant avec soi-même; la vie s’en charge.

Quand on se crispe en nous-mêmes sur quelque chose (idée ou sensation, ou autre) on le fait par peur, ou détestation ou autre, et ce faisant on émet en soi une décharge, une part d’énergie agressive, destructrice, et constrictrice. C’est cela qu’il est préférable de maîtriser et de ne pas commettre tant que ça n’est pas indispensable.
De fait, au lieu de crisper l’énergie, de la faire se resserrer, mieux vaut soit la laisser, soit la pousser doucement, vers là où elle tend spontanément ou sinon vers là où on préfère.

Comment vivre, c’est : quoi faire ?
Aider la Vie, aider l’Amour, aider la Paix, aider la Joie, aider le Plaisir – aider l’Aise.

La vérité c’est : MAINTENANT.

Si je veux porter, et être porteur, le mieux est de porter des paix, des amours et des joies.

La Réalité m’est tout, la Réalité met tout. Et le dissout. Et le dix sous ? Et le dit sous. Sous la peau, sous l’appeau.

Je me veux éclaireur : chercheur, découvreur et ouvreur de nouvelles pistes.

Je m’applique au Monde, qui s’applique à moi. Appliquons-nous et essayons d’être Aise. J’essaie de dialoguer affectueusement avec le Monde.
Ne pas faire semblant.

Savoir se donner au Monde. Si on ne fait que prendre on finit par empiéter sur autrui.

Ne pas confondre garde et geôlier.

Coins et recoins, de l’esprit, du coeur
où s’embusquent les sournoises haines,
plus poisseuses que pétrole sur un littoral.
La peur, arachnéenne menace,
qui fait de notre esprit sa toile
et tisse son cocon autour de nos plaisirs.
La peur, cette étrangère à la main froide
et au regard de flammes.
La peur, graine de faiblesse plantée au fond des entrailles.
La peur qui nous vomit quand on devrait s’avaler.
La peur qui seule mine l’espace entre soi et le Monde.
La peur est le corps de notre soumission,
de notre résignation, de notre fuite.
La peur est notre mort, notre douleur, notre négation.
La peur nous vole.

Pas de peur ? Pas de peur.

La peur est notre mort, mais si on la vit, si on décide de la vivre, de la rencontrer…elle se dissout.

Laissant les manipulations, les hypocrisies, les sournoiseries et les méchancetés à elles-mêmes, elles se dissipent, dissolvent. Moi je vis pleinement MON ESPACE, n’intervenant que si indispensable : quand la gêne est dangereuse.

Pas de sagesse.
Folie prétentieuse, et stupidité apeurée…
Possibles et impossibles,
plaisirs et déplaisirs
désirs et aversions, volontés et abandons.
Amours et destructions.
Vies et Morts.

Ta peur c’est ta mort.

Ce que tu perçois n’est pas forcément ce que tu ressens. Ce que tu ressens n’est pas forcément ce que tu veux entretenir, ou n’est pas forcément ce qu’il est préférable d’entretenir.

Je vais. Choisissant parfois où je veux aller, choisissant systématiquement là où je ne veux pas aller.

Je suis contacts.

Pas de double action. Pas vouloir vouloir, pas avoir peur d’avoir peur.

Je ne prétends pas connaître quelque vérité, je sais juste ce que j’aime, ce que je n’aime pas, et je découvre ce qui advient continuellement.
J’essaie de vivre cela, au mieux – si possible en ne nuisant pas.

Je ne sais pas – je cherche respectueusement.

J’essaie de préserver l’Aise.

Espaces et Mouvements…
Où me sens-je davantage ? Voilà qui est important.
Tu es d’autant plus accessible à autrui que tu es crispé, figé…

Si j’aime la mort ? D’une certaine façon…oui. Me méfie de l’éternité…
Y’a un bouton « stop » ? Je prends.

Je trouve en moi les germes de ce que je retrouve plus tard.
La méchanceté n’est qu’une façon de procéder, un mode d’actualisation que je ne fais pas mien.
Je ne me consacre plus à la méchanceté (ne m’y suis jamais vraiment consacré; très loin de là); non plus à la peur (m’y suis jamais vraiment consacré non plus; sauf par exemple à l’adolescence où je l’ai cherchée afin de la repousser, la vaincre); non plus à la perversité (m’y suis encore moins consacré); non plus à tous les autres gaspillages (auxquels je me suis beaucoup consacré)

Je deviens ce qui peut prendre soin de soi et s’améliorer – par l’Aise.

Il y a une part de notre personne-conscience-mémoire qui est en colère vis à vis de la Réalité, du fait de l’Existence, de son histoire personnelle, et qui, ne voulant ou ne pouvant ou n’osant diriger cette colère contre le Monde, la retourne contre soi-même, générant des idées méchantes, agressives, angoissantes, ou se saisissant des idées d’autrui.

Un des moyens d’accéder à davantage d’Aise, et plus fondamentale, est de se débarrasser de notre colère, et ne plus se laisser corrompre, pervertir, par celle d’autrui.

Un des problèmes de se crisper c’est qu’à force on peut devenir ce sur quoi on se crispe, ou au moin s’en obséder.

Il est étonnant de constater qu’à force de vouloir aimer et ne pas haïr, c’est la haine qui, par contraste, défaut et déduction, finit par nous instruire. Comme un portrait en creux.

On n’existe pas par le « non » mais par le « oui »…

De même que le pain rassis peut-être un délice pour l’affamé, de même la haine peut-elle paraître suave au frustré d’amour. Et qui se nourrit de haine croît en méchanceté.

On s’encombre de ce qu’on refoule.
Tout ce qu’on évite, dénie, contourne, devient d’autant plus perceptible et gênant – patent.

La vie se meut. La crispation s’oppose au mouvement.
Quel que soit le souci, la crispation l’accroît.
Les mouvements existentiels et les mouvements vitaux sont expansifs, « exocentrés », tandis que la crispation est mouvement régressif, égocentré.
Le mouvement spontané, initial, du soi répand, disperse, diffuse tandis que la crispation condense, concentre, reflue.

Dans l’esprit clair, ce qu’on prétend cacher devient saillant, ce qu’on veut isoler se répand, ce qu’on veut éviter s’impose. Ce qui constitue l’esprit semble être vivant et préférer la liberté.

Ma haine c’est mon amour interdit…

Je pars du début, du fondamental : je suis et il y a : ESPACES et MOUVEMENTS.

Se crisper sur quelque chose c’est occuper notre espace avec; c’est le retenir dans notre espace.

Du réveil à l’endormissement je me harcèle, plus ou moins sporadiquement, de méchantes idées – non miennes – que j’ai fixées en moi. Ces épouvantails psychiques, exhibés par les religions, qui permettent de représenter les sourdes angoisses, les moisissures psychiques, de beaucoup d’individus.

D’ailleurs, plutôt que traquer ou attendre ou redouter les idées anxiogènes, méchantes, je trouve plus utile d’observer les mouvements et les ressentis à l’origine de ces idées…
Savoir mettre à profit les difficultés.

Avoir le temps d’être vaniteux est la preuve qu’on ne vit pas encore vraiment dans la Réalité, mais trop dans nos pensées égotistes : preuve qu’on n’est pas encore assez orienté vers le Monde, et qu’on est trop orienté vers soi.

Essayer de se mettre en accord avec ses idées est encore en être la dupe.
Les idées, au mieux, permettent de désigner une direction; mais elles ne sont pas un but, pas un aboutissement – faute de quoi on en fait des pièges.

Il semble approprié que l’espace que je suis s’arrange afin d’être aise, afin que l’espace plus grand dont il fait partie s’arrange également vers plus d’aise.

Intéressant de constater que la colère refoulée puisse générer de l’inquiétude.

C’est vraiment étonnant ces constatations si simples : je suis un Espace, qui contient certains « points » pas forcément localisés à un endroit précis mais plutôt qui émergent selon les circonstances extérieures et /ou selon mes mouvements intérieurs à cet Espace, et qui provoquent des crispations, con-centrations de mon Espace, autour d’eux.
Tous ces points de l’Espace peuvent être formulés en, ou même SONT, des idées. Ces points sont semblables à des noeuds qui créent eux-mêmes des noeuds à partir de sensations, informations avec lesquelles ils entrent en « contacts ».

Et si je dénonce ces noeuds, dissous leur concentration d’énergie(s) alors ils ne créent plus de crispations : je ne me crispe plus.

Vraiment, l’Aise de vivre dépend de ça : Espace et Libres mouvements : Soi.

Mais…après, le fait de savoir cela fait qu’on commence à influencer la spontanéité de nos mouvements, de notre être : on commence à COMPOSER l’erreur de se vouloir être, alors qu’on est. Donc on commence à se dédoubler.

Néanmoins, libérer ses mouvements, faire en sorte de leur éviter les contraintes, semble approprié…

Je m’engage résolument VERS cela. Libres mouvements…
Dès que nos mouvements commencent à être contraints, par nous ou autrui, on commence à…moins optimiser.

Quels mouvements, et selon quelles modalités (orientation, vitesse, ampleur…) me font devenir le mieux aise ?
Les réponses sont mes optimisations.

Trouver sensitivement la mise en équilibre, la mise en phase entre les mouvements issu de soi et les contacts avec le reste du Monde, la plus propice à une aise non forcée.

J’ai vu mais tû
ces êtres apeurés
raccrochés par toutes les dents
de leur épouvante au soupir
de l’espoir.
Touchant autant qu’agaçant.
Eperdus du virtuel
cramponnés à l’hypothétique
à en mépriser le réel concret
l’esprit abîmé dans les méandres
de leurs archaïques prédécesseurs,
égaré dans un rigorisme simpliste
aussi fatal que servile.

Il peut être délicat , quand on s’efforce d’être de plus en plus philanthrope en actes et esprit, de ne pas pour autant perdre la nécessaire capacité d’être agressif et violent en cas de nécessité physique.
En clair, comment ne pas perdre la « niaque » (gniak) quand on essaie d’être de plus en plus philanthrope, et même de mieux en mieux aimer le Monde ?

Savoir orienter ses énergies et non les refouler ou dissoudre.
Orienter. Vitesses et Orientations.

Ne pas confondre protéger et piéger.

Qui s’appuie sur la haine s’y enfonce.

Qui prend la haine pour repère s’y enferme.

Ce qu’on saisit par l’esprit se saisit de nous : les idées qu’on manipule nous manipulent.

On peut choisir, voire décider, les émotions et les intentions de nos mouvements.

Tout mouvement se fait dans, et donc avec, le Monde…

Les rapports entre colère, haine, méchanceté, désirs sexuels, frustrations, volonté de domination-pouvoir sont très délicats à étudier…Je préfère éviter, du reste.

Des connaissances, oui, mais pour faire quoi ?

Tant que tu as de la haine, que tu conserves de la haine, tu en produis.

Une idée n’a d’autre pouvoir dans ton esprit que celui que tu lui donnes ou accordes.

Envisager le Monde comme une menace constante c’est faire de notre Espace une menace constante.

Se crisper sur la peur, par la peur, l’entretient, voire la renforce.
Si la peur se produit, se décrisper, se laisser être, sans s’occuper d’elle et s’occuper plutôt de ce qui nous est vraiment utile et de ce qui nous plaît.
Laisser la peur à elle-même. Ne pas s’en occuper; s’occuper de ce qui nous intéresse; si la peur nous déplaît, car si elle nous plaît alors autant s’y intéresser vraiment…

Ne pas confondre le refus de sa propre colère ou de celle d’autrui, avec la peur. Les ressentis peuvent se ressembler et tromper.

Faire le C.O.M.P.T.E bon. La Colère, l’Orgueil, la Méchanceté, la Peur, la Tristesse et l’Egoïsme rendent le Monde pire. Aussi, ne pas s’y consacrer permet de ne pas aider à rendre le Monde pire.
Au moins, ne pas s’y consacrer en soi; et si on doit y faire face de la part d’autrui, agir en sorte de ne pas y céder, de ne pas s’y adonner.
Laisser ces choses à elles-mêmes.

Tant que tu es ton ennemi, tu envisages de l’ennemi partout.

Tant que tu t’interdis de respirer totalement c’est que tu considères tes idées plus sures que le Monde.

S’occuper du Monde – ses Présences, dont soi – plutôt que de nos pensées.

On n’échappe pas au Monde; en tout cas pas vivant. Donc le mieux est de composer avec : orienter ce qu’on devient avec lui, dans le sens de notre aise.

J’essaie d’aimer le Monde, en toutes ses beautés, en essayant de ne pas porter à préjudice, et en tâchant de dissoudre les pièges et autorités aussi hypocrites que sournois qui encombrent mon esprit.

Nier la haine fragilise l’amour.
Nier la peur inquiète le courage.
Nier la mort empoisonne la vie.

Une volonté de pouvoir pour amour,
avec la haine pour point de fuite…
Ou jouer avec la haine pour créer des issues à l’amour.

Les extrêmités des mouvements.
Leurs longueurs, leurs contenus.
Souvent les extrêmités sont concentrées et se dissolvent peu à peu en continuations, nouveaux mouvements.
Observer les mouvements est déjà un décalage, une désynchronisation.
Il semble que la conscience soit décalée par rapport aux mouvements, bien qu’animée et fluente elle-même.
Positionnement de la conscience par rapport aux mouvements énergético-physiologiques, les mouvements de soi.

En ce qui concerne soi, se demander comment faire pour s’améliorer, pour ne pas être ceci ou cela, est absurde…
Comment faire ? FAIRE.
Comment s’améliorer ? S’AMELIORER.
Comment ne pas mentir ? Ne pas mentir.
Comment être gentil ? Etre gentil.
Etc…
Comment faire pour aimer ? AIMER.

Je veux de nouveau m’amuser.
Première chose à faire ? A soi, à autrui, à tout ?…
PARDONNER. Aimer et pardonner.
Puis rectifier, si nécessaire.

Je n’ai pas de parti, sinon l’équité.
Pas de religion sinon vivre.
Pas de divinité sinon la Réalité
Pas de vérité sinon moi
Pas de sagesse sinon le plaisir
Pas de trésor sinon l’amour
Pas d’amour sinon l’Existence
Pas de limite sinon la Liberté.

Chances. Chances sont les noms de ces facilités qui embellissent et réjouissent ma vie. Chances sont les parcelles de contacts dont nos trajectoires étincellent parfois.
Chance est ce corps exempt de plaintes. Chances sont les plaisirs, trajets si féconds. Chance est ton nom, ô Monde aux radiances de bonheurs.

Ta peur d’une ou plusieurs divinités, c’est ta peur de vivre.
Ma peur vis à vis d’une hypothétique divinité c’est : une peur de cruauté, de méchanceté, de non liberté, de perversité, d’injustice, d’iniquité.
Et la peur d’être piégé éternellement.
Et même, sans prétention, la crainte d’être LA divinité dans toute sa solitude.
Et je n’aimerais pas être estimé non valable, estimé ne méritant pas de vivre.

Je me débarrasse de ces cadres psychiques qui m’aliènent. Et j’essaie de vivre – libre et respectueux de ces Réalités merveilleuses, de ce Monde.

Je lâche mon dernier lien : l’orgueil.

Des limites qu’on s’impose ou accepte, tout n’est que peur et orgueil.

La malhonnêteté est excès.
L’effort est excès.

Je pense qu’il y a un Miracle plutôt que rien, à 52,5% contre 47,5%.
Les 5 points qui font la différence sont : la Réalité, la Vie, le Plaisir, la Conscience, l’Amour.

Je continue d’attendre ce qui ne viendra sinon la Fin – MA Fin.
Chaque fibre, ma peau, ma viande, la moindre de mes cellules est gorgée du plaisir d’exister : de cette rencontre déchirante entre ici et ailleurs, entre moi et autre – autre à soi.
L’effort est mon mensonge.
L’effort est mon mensonge.
L’EFFORT EST…MON MENSONGE.

Je cherche encore une Vérité définitive, impossible puisque tout évolue continuellement. Les seules vérités sont les mouvements universels et les faits ponctuels immédiats qui adviennent dans et par ces mouvements.
Cette dialectique pénible entre les mouvements que je suis et deviens, et les forces de crispations, figées et figeantes qui composent une part de mon esprit.
La dialectique entre les mouvements que je SUIS et les idées que j’AI.

J’admire les Réalités et essaie de les respecter, de ne pas être méchant vis à vis d’elles.

Je me bats avec des débris d’hypocrisie, je me refuse des soulagements évanescents.
L’absence de limites me draine vers des revers obtus.

Je déteste ce qui interdit les plaisirs,
ce qui mutile les beautés,
ce qui dérobe les bonheurs.

Le Monde (les gens ou les choses) n’introduit pas de mauvaises choses en moi, il ne fait que révéler, par ses pressions, les mauvaises choses qui sont en moi et que j’ai composées par moi-même (spontanément ou du fait des contrariétés qu’il a néanmoins produites en moi)
Oui : sauf en cas d’agressions physiques (maladies ou coups) sinon le Monde ne me crée pas de problèmes, il ne fait que révéler ceux qui sont en moi.

Utiliser les forces de vengeance à autre chose que la vengeance.
Ce sont en fait des forces de contre-attaque, de réaction par rapport à des contrariétés.
Employer ces forces à améliorer notre situation et nous améliorer nous-mêmes; plutôt que de les employer à des fins destructrices, agressives, méchantes.
Ne pas se venger : AMELIORER.

Je ne sais pas ce qu’il en est de l’intelligence entre les individus, mais la cognition n’est pas que l’intelligence.

Traîner ses erreurs comme des plaies est aussi nuisible qu’inutile; mieux vaut s’en servir comme d’indications permettant de s’améliorer.

S’occuper des faits, et prioritairement ceux qui nous concernent directement au lieu de se créer des problèmes avec les pensées.

Aimer soutient.

S’extraire de l’esprit des « comptes à rendre », de la tournure d’esprit, de l’approche existentielle qui consiste à imaginer « devoir rendre des comptes ». Se libérer de cela.

Il n’y a d’authentique humanisme que dans le désintéressement.

Il y a, très souvent, une telle distortion entre ce qu’on pense être et faire, et ce que les gens en perçoivent et estiment, qu’il est vraiment inutile de se mettre mal à l’aise pour eux.

Commencer à partir de la faiblesse permet de ne pas se gaspiller et on ne peut que progresser; tandis que commencer à partir de la puissance c’est courir le risque d’être excessif, de se gaspiller et de devoir s’affaiblir ou ne pas pouvoir progresser.

Ne pas se vaincre d’idées mais se gagner de présences.

Le jugement, quel qu’il soit, ne change rien à l’affaire.
Seuls comptent les intentions, les actes, et ce qu’on en apprend.

Le plus sûr moyen de progresser est de partir de rien…
Pour cela, abandonner l’emprise sur soi et se laisser devenir le mouvement de disparition des énergies d’emprise-contrôle. On sent alors que se dissolvent et nous abandonnent des crispations d’énergies – dont des idées. Et on peut avoir l’impression de rentrer en soi…

Tant que tu es crispé c’est que tu as peur. Or, tant que tu as peur tu te crées des raisons d’avoir peur.
La peur est une idée; or, tu peux choisir les idées dont tu décides de t’occuper et celles que tu décides de laisser à elles-mêmes.

Savoir recycler l’énergie de colère ou méchanceté ou agressivité ou orgueil, qui nous parvient d’autrui. Voilà qui est éminemment utile et important.
Il s’agit notamment de pressions, et fréquences vibratoires, qu’il s’agit d’exploiter, de mettre à profit, au lieu de s’en laisser corrompre, au lieu de s’en mettre en colère.

Tant que je ne suis pas dans un environnement de guerre réelle, alors les causes de mes problèmes, le plus souvent, sont en moi : ressentiment, vindicte, colère, méchanceté, orgueil, peur,…

Ne pas laisser les pensées être les principales consommatrices de notre énergie-soi. Se plonger dans les sensations et les actes qui SONT connaissances.

Ne jamais faire de ses capacités cognitives un désavantage, mais bien au contraire, discerner clairement les avantages qu’elles procurent.

A ce titre, ne pas se complaire à laisser notre conscience là où on n’aime pas, où là où elle ne se plait pas.
Tendre vers l’Aise…

Jugement ? Juger ? Tout dépend des références, des repères, des valeurs qu’on décrète comme servant à établir un jugement – par comparaison. Car un jugement est une comparaison par rapport à un ou des repères.

Or, jusqu’à preuve indubitable du contraire, toute valeur est un à priori, est arbitraire; car la réalité ne semble avoir ni repère, ni valeur ni intention : elle est juste quelque chose qui existe, un ensemble d’actualisations parmi des possibilités.

Chacun est pris dans sa propre spirale, son tourbillon, son vortex.

C’est étonnant : j’ai acheté récemment « Ecrits de Maître Guan – les 4 traités de l’Art de l’Esprit » (il y a pourtant assez longtemps que je ne lis plus d’ouvrages « spirituels » – de philosophie à mystique) et ce qui est exposé dans l’introduction concorde assez précisément (mais pas totalement) avec une de mes visions de la réalité. Notamment sur la nécessité de se réapproprier soi, ses énergies et ce que les Chinois nomment le Qi.
Ce type de concordance, de confirmation, de convergence, par les livres, de mes propres découvertes, ou des aides concommitantes, a très souvent eu lieu depuis…1990. Très souvent. A tel point que je me demandais parfois, si je n’étais pas « guidé ».

Autrui ne peut toucher en toi, en l’Espace que tu es, que ce qui y est, et ne peut y déposer que ce que ton Espace accepte et donc apprécie…
Tu peux choisir ce que tu contiens en tant qu’Espace.
Donc si autrui provoque quelque chose en toi c’est parce qu’il y touche quelque chose.
Ce qui n’est pas en ton Espace ne peut y être touché.

Encore une fois : Tout c’est Trop.

Et finalement, autrui, même malveillant, peut t’être utile en cela : t’aider à trouver en toi ce qui est néfaste, nuisible : en le touchant.

C’est pourquoi, là encore, il est préférable de ne pas se crisper quand quelqu’un touche – énergétiquement – quelque chose de notre espace-être, mais au contraire ressentir et aller au bout de la sensation, pour bien la localiser et l’identifier et…la laisser se dissoudre, en laissant se dissoudre la crispation qu’on avait établie autour (parfois depuis des années !…)

Je ne m’occupe plus que d’une chose : le mouvement. Les Mouvements.

J’aime le Monde aussi parce qu’il n’offre pas de solution miracle, pas d’absolu – et c’est aussi en cela qu’on peut le considérer miraculeux et absolu. Ha ha.

Le sommeil nous prouve que hors de toute atteinte physique, la décrispation totale nous libère et nous révèle.

Attendu que nous sommes mortels, et qu’en plus nous pouvons mourir à tout instant, sans savoir quand, il est donc hors de question de se gaspiller, de perdre son temps.
Donc, continuellement s’occuper prioritairement, et si possible uniquement, de ce qui est important SELON nous (et non « pour » nous…); et si rien ne nous importe alors de ce qui nous plait (qui d’ailleurs peut correspondre à ce qui nous importe) et si rien ne nous plait, alors de ce qui nous convient….

Simplement discerner que l’esprit peut avoir des tendances perverses : il peut parfois chercher à produire des idées nuisibles.
Le corps ne cherche pas le mal; le corps fonctionne et tend simplement à s’épanouir. C’est l’esprit qui peut être pervers.
Une fois qu’on a discerné cela, on peut ne plus en être dupe, ne plus s’en laisser manipuler, ne plus y être aliéné. Une mauvaise idée nous vient, on la laisse et on s’occupe de ce qui nous intéresse.

J’aime trop le courage pour m’en prévaloir sur des actions qui n’en sont pas.

Etonnant comme c’est le manque qui m’a peut-être le mieux appris sur le présent, le manque qui m’a peut-être le mieux appris à aimer ce qui est présent.

Le gentil dur ne fait de mal que si on s’y, ou le, cogne…

Un homme ça sait reconnaître des limites, et ça sait en poser.

C’est à toi, Monde, que je veux donner mon mieux.

J’aime tant le Monde et la Réalité (qui sont certains) que je ne veux plus les minimiser au profit de quelque chose d’incertain.
Ou encore : j’aime tant le Monde, qui est certain, que je ne veux pas le sacrifier au profit de quelque chose d’incertain.

Ou encore : j’aime tant le Monde, qui est certain, que je ne veux pas lui préférer quelque chose d’incertain.

On ne peut remplir que le vide. Le Monde, comme une existence, c’est le remplissage d’un vide ?

Seule chose à FAIRE : fluidifier ses Mouvements; sachant que stase et crispation sont erreurs.

Je suis une émergence : une éruption qui peut se choisir poussée, aspiration ou saisie.
Et…toute l’Existence est ainsi.

Savoir laisser les choses se faire, laisser aller, afin de ne jamais se piéger au terrible piège de vouloir TOUT CONTROLER : afin de ne pas devenir un monstre, un monstre totalitaire, un trou noir…!

Tant que, par ton emprise, tu limites ton esprit, tu enfermes ton monde.

Le coeur indique ce qui est nécessaire, au moins pour les mouvements d’inspiration et d’expiration. Savoir discerner et comprendre les besoins du coeur.

Les humains et leur orgueil…Plus ils se dilatent…plus ils sont creux.

Si ta conscience n’est pas claire c’est qu’elle est encombrée de choses importunes.

Que dire de ces variations, de ces alternances, de ces tout devenant rien, et de ces riens qui livrent tout ?

Opacité, obscurité, agitation ou crispation de la conscience – de l’Espace cognitif – révèlent un ou des problèmes. Toutes ces manifestations sont, ou sont dues à, des crispations.

Se dépenser est inapproprié et excessif. Utiliser ce qui s’actualise, en l’orientant selon ce qui nous libère et contente : voilà comment vivre.

La peur de méfaire parce que je sais que j’ai une part de haine – pour partie issue de la vindicte et pour partie spontanée – voilà ce qui me sape, depuis au moins 2002.

Cette haine est essentiellement due à de la colère – que j’ai produite suite aux différentes contrariétés depuis que je vis.
C’est pourquoi tout ce qui stimule ma colère ou en rajoute me provoque un malaise car, ne voulant pas en faire pâtir autrui, refusant d’agresser autrui, je rumine ma colère, ou la retourne contre moi : sous FORMES, oppressantes, d’idées agressives, déplaisantes; sous formes de pressions et manipulations psychiques; pouvant prendre pour ce faire des exutoires : des sujets-objets permettant de focaliser ma colère, d’en devenir les porteurs, les représentants, les « causes ».
Il me semble que ce que je décris ne concerne pas que moi, mais beaucoup d’humains, sinon tous…
Le rapport à autrui, et à l’existence, n’est-il pas dépendant de la façon dont on traite, gère, notre amour et notre colère ?…

Je réalise bien comme ma colère est sous-jacente à beaucoup de mes actes…me manipulant sournoisement, notamment en prenant l’apparence de l’affection ou de l’amour…Voilà la cause de ce décalage entre ce que je voudrais, ce que je fais et ce que je ressens…

Et je pense que l’essentiel de ma colère est dû à l’erreur qui consistait à croire que le Monde me donnerait tout ce que je désirais le plus : l’amour et le succès en musique; alors que je n’ai quasiment rien fait pour les obtenir.

Il n’y a peut-être pas de vérité à trouver, mais tu peux chercher et trouver ce qui te CONVIENT; voire ce qui CONVIENT A L’ENSEMBLE dont tu fais partie.

Intéressant de noter que les seules dernières choses qui me bloquent encore, qui me font me crisper sont : des choses dont je ne veux pas qu’elles pénètrent dans mon Esspace Cognitif, et d’autres dont je ne veux pas qu’elles sortent de mon Espace Cognitif.
Dans les deux cas parce que je les estime nuisibles, néfastes à moi et/ou au Monde.

Il y a 3 défauts dont il est hautement préférable de ne pas se laisser contaminer par autrui : la méchanceté, la malhonnêteté et la stupidité.
En présence de ces comportements (qui souvent n’en forment qu’un) de la part d’autrui, ne pas agir de même, ne pas adopter à notre tour ces comportements.

Je ne suis plus cet ennemi absurde, à chasser, mauvais, quelque ombre de neurones. Ce mesquin de chaleur, ce minuscule se gonflant de vide.
Non, tel ne suis plus.

Dans mon esprit, depuis toujours, le soi est (un) intérieur alors que l’altérité est extérieur(e) (au soi).
En refusant que quelque chose d’extérieur à moi, mais faisant partie du Monde dont je fais partie, entre et surtout reste dans MON Espace Cognitif, je me crispe et me retrouve…enfermé…par rapport au Monde.
Je m’enferme moi-même, je me piège, me crispe, et donc…me dénature. Comble !

Pourquoi ça ne me dérange pas forcément de mourir ? Parce que je n’ai rien à perdre. Pourquoi n’ai-je rien à perdre ? Parce que je ne suis pas amoureux.

Les scientifiques ont cette qualité magnifique : ce qu’ils ne savent pas ils ne l’affirment pas, et ce qu’ils savent ils le prouvent.

On se soumet à ce pour quoi on se crispe…

L’erreur est de s’identifier et s’affirmer par rejet d’autrui, au lieu de s’épanouir soi.

Se crisper sur une idée c’est l’intégrer en soi et s’y aliéner.
La laisser et ne pas se crisper c’est rester libre vis à vis d’elle, qui finit par se dissoudre.

Je vais à la recherche de ma haine, je la traque. Des localisations plus compactes, serrées.
Une part de moi veut ou aimerait agresser les beautés du Monde. Pourquoi ? Pour le flétrir. Pour l’abîmer et lui faire mal. Pourquoi ? Pour la colère – la vengeance – et aussi parce que…la destruction est une façon d’exister. Au même titre que l’amour existe, la haine aussi.

Je vais vers ces options de haine, de destruction, tapies en moi. Je vais vers elles de tout mon amour, de toute mon admiration pour le Monde. Afin de me les révéler, et par là les libérer et par là m’en débarrasser.

Qu’elles se dissolvent ces énergies rongeuses, ces danses rageuses –
ces danses…gereuses.

Le déni de réalité est un des pires mensonges, une des pires erreurs, un des pires égarements.

Mouvements, aspirations et expirations, je modèle aussi.
Je façonne mes désirs et mes aversions. Motivés par ma prostate, ma vésicule séminale.
J’adviens. J’adviens de tout ce que je viens. Je vais de tout ce que j’adviens. Je vis pleinement tout cela que j’adviens, de stase à extase.

Tant que tu ne te révèles pas vraiment tes troubles, ils te sapent et te manipulent.
Dès que tu commences à vraiment honnêtement t’en occuper, ils perdent de leur emprise sur toi.
On ne règle pas un problème en le niant, mais au contraire en commençant par l’identifier précisément et totalement. Sans malhonnêteté, et donc sans complaisance non plus.

Simplement veiller à faire de l’Espace que je suis un Lieu agréable : de paix et de plaisirs.

Toute crispation est altération.

Dans les rapports à autrui, ni ajouter ni enlever, ni plus ni moins, et dans le doute s’abstenir.

La vérité c’est que je continue de faire semblant de vivre. Je ne m’occupe pas des Réalités, des choses qui sont; je m’occupe de mes idées. Je ne m’occupe pas de l’Espace dans lequel j’adviens, ni de l’Espace que je deviens, je m’occupe de mes pensées.

En fait, au lieu de VIVRE LES MYSTERES DES CHOSES QUI EXISTENT, je m’enferme dans le fonctionnement réflexe de mes pensées.

JE SUIS UN CONTENU qui se révèle; et qui peut choisir, pour une grande partie, ce qu’il révèle.

L’Existence est Révélations. La Conscience est Rencontres.

Ce que je peux vraiment et efficacement faire, pour m’améliorer ET améliorer le Monde, c’est améliorer l’Espace que je suis.
Assainir, pacifier, embellir et réjouir mon Espace.
Assainir : en dissoudre les présences déplaisantes endogènes, et laisser les exogènes se dissoudre d’elles-mêmes.
Pacifier : ne pas me gaspiller. Seulement vivre selon l’indispensable que m’indiquent mes battements de coeur.
Embellir : veiller à ne m’occuper et produire que des choses douces, belles, respectueuses.
Réjouir : rire et faire rire.

Je suis ma seule certitude, donc en cas de doute je ne me fie vraiment qu’à moi.

Vivre ? La plénitude d’adorer ses manques.

Les Réalités c’est : tous et toutes ensemble. L’erreur c’est de vouloir rejeter, vouloir créer des ségrégations.

Combattre quand ce n’est pas indispensable, c’est se complaire à faire exister la guerre.

Une partie de toi est Aise, et ton malaise est le reste de ta vérité.
Etudier ton malaise peut mener à ta plénitude, mais…tout c’est trop. Mais…tu n’es pas tout.

C’est pourtant simple : tu es Aise et Malaise. L’un comme l’autre te renseignent.

C’était bien ça mon problème : je n’admettais pas le malaise, je le refusais. Plus exactement je le niais. Erreur. Du malaise peut survenir ou résider, au moins pour un temps, en moi.

Et finalement quel est mon problème ? J’opprime ma liberté.
Je suis liberté et je m’opprime, en grande partie par respect excessif d’autrui, dont un respect de l’hypocrite bienséance qui asservit et convient à tant de gens…

D’accord. Je suis un Espace – de possibilités, que j’ai restreint par respect d’autrui. Je cesse. Maintenant cet Espace que je suis et deviens, je le vis totalement, car je respecte vraiment autrui. Qu’autrui fasse de même à mon égard et tout ira bien.

Tout ce que j’ai découvert par moi-même :
Libres mouvements
Ne pas crisper
Tout peut être utile
Pas d’excès.
Tout c’est trop.
Transformer la colère en actualisation constructive.
Ne pas faire semblant.
Vitesses et Orientations.
Honnêteté
Pas de gaspillage.

Tout peut être utile : notamment les contrariétés et les malaises – pour s’améliorer.

Partant de ces seules idées ci-dessus tu peux t’occuper des faits et sensations…

Ne pas chercher des mots ou des idées dans le Monde – dont soi – mais des faits et des sensations. Et ne pas transformer les faits et sensations en mots et idées.

Mes efforts continuels pour m’améliorer sont ma première façon de célébrer cette Réalité.

Si des efforts sont nécessaires, les seuls qui vaillent sont pour aimer, construire, et protéger.

Que nous soyons uniquement matière n’enlève rien à la grâce d’un sourire.

La crispation est indication, mais la maintenir est erreur.

Dans le domaine de l’énergie comme dans celui de l’esprit, crisper révèle plus que laisser…

Je continue de penser, et être motivé, qu’il y a une vérité à trouver…
Alors qu’il y a les choses de la Réalité, et des façons que je peux trouver pour (les) vivre au mieux : de façons qui me conviennent.

Le savoir est puissance (potentialité de pouvoir mais pas forcément pouvoir, qui est la conjugaison de la puissance et de la force – ou intention) et la puissance est dangereuse.
Or, depuis longtemps j’ai assimilé, identifié, aimer le Monde à : acquérir du savoir.
De fait, mon amour pour le Monde a fini par me rendre dangereux vis à vis de lui…Un comble !

Je suis un Espace, partie du Monde.
Si cet Espace se pose le mal pour limite, cet Espace devient le mal.
Si cet Espace se pose l’ouverture bienveillante, gentille, tendre, pour limite, cet Espace s’améliore et le Monde aussi.

En avant dans la Liberté.
A présent je me garde bien
d’énoncer quelque précepte que ce soit.

Le mal c’est l’excès.

Haïr quoi que ce soit est un piège néfaste, car la haine n’a pas de cible : la haine prend tout pour cible; elle s’étend à tout.

La prochaine sagesse devra être drôle.
Nous en avons fait le tour des austérités pontifiantes, des suffisances ascétiques; ou tout au moins, nous en avons assez, et nous connaissons leur charge de pénibilité inquiète, et leurs effets morbides.
La prochaine sagesse devra être drôle, car toute sagesse qui n’est pas drôle n’est au fond que mortification.

Merveilleux humains, qui depuis toujours, accordent une place aux poètes. Célébrations des Réalités.

Atteindre ou retrouver une voie déjà établie, aussi « bonne » soit-elle, ne m’intéresse pas. Au mieux ce serait un lot de consolation, un deuxième prix. Non. Ce qui m’intéresse c’est d’ouvrir une nouvelle voie. Oui, je me veux et sens, et vis ECLAIREUR.

Quelle absurdité ! C’est la peur de méfaire qui me fait mal faire !…

Il ne s’agit pas de frimer, mais d’avoir…une ESTIME Existentielle : estimer, rendre justice, rendre honneur, rendre grâce, célébrer les Réalités.

Tu as mangé une prune mauvaise alors tu arrêtes les prunes ?…

Chercher le crime pour conclusion, vilaine erreur.

Agir non par dépit, désillusion, abandon, résignation, mais par résolution, intention, volonté, envie, désir.

Mes problèmes sont uniquement d’ordre mental : je me crispe sur des idées, EN des idées; car je crains que « quelque chose » de mauvais soit, ou pénètre, en moi et me nuise – des « forces contraignantes », in-formatrices : des idées.
Ne pas se crisper : libres mouvements, bienveillants.

Ma religion ? Le Monde.
Ma prière ? L’Amour.
Mon rite ? La Gentillesse.
Ma profession de foi ? L’Honnêteté.
Mon temple : la Planète.

Bonheur quand l’humain collabore avec la nature…

L’esprit cherche mais le corps sait.

Le bonheur n’a pas de nom. C’est pour ça qu’on a beau l’appeler il ne vient pas; et quand il est là on ne sait comment le retenir. Sauvage ? Oui, comme le bonheur.

Ce que l’orgueil d’autrui provoque en toi c’est…ton propre orgueil.

Ce que tu bloques, ce sur quoi tu te crispes, c’est cela que les gens perçoivent.

Ne pas insister, ni s’attarder, sur ce qui nous déplait, si ce n’est pas indispensable.

D’une certaine façon je pense que la seule façon de se trouver une dignité en étant un être vivant est de ne pas avoir peur de la mort, ou au moins refuser d’en avoir peur.

En cas de contrariété, s’occuper à trouver une solution, au lieu de ruminer sa colère ou son ressentiment.

M’intéresser à W. Reich.
« Amour, travail et connaissance sont les sources de notre vie. Ils doivent donc la gouverner ».

S’intéresser à la KOMBUCHA, champignon qui se nourrit de sucre, de plantes (thé, etc…). Même principe que le KHEFIR.

Si tu as des problèmes avec la gentillesse et la méchanceté, l’amour et la perversité, tu peux te demander simplement si tu veux être un traître…Ta réponse résout le problème.

Ce qu’on ne libère pas nous capture.

Oui, par l’agape pouvoir orienter les mouvements de son Espace…Ha ha bienveillante Joie.

En vérité, ma haine est mon gardien, mon policier, et mon soldat : la pointe de mon Amour…

Par pousser, tirer ou laisser, l’Espace que je suis peut s’améliorer, voire s’optimiser.
Sans oublier de rire de lui-même.

Arrive un moment où il semble que pour devenir meilleur dans un domaine il faut laisser un autre…

Si tu ne perçois pas le Monde c’est que tu ne l’aimes pas.

Commencer par rire de soi.

Il s’agirait donc de ne pas se contrarier…puisque cela nous éviterait la colère…

Crispé ? Qu’est-ce que je retiens ?
Décrisper.

Si tu ne fais que prendre, tu deviens trop, énorme, incommode et tu accapares; si tu ne fais que donner tu t’affaiblis, tu indisposes et tu empiètes.

J’avais identifié cette brisure potentielle…Non, jouer l’horreur rend sinistre même la lumière. Je m’éblouis pourtant de ce Monde qui m’est ouïes et regards.
Empiéter, voilà le chemin du crime. Le mal est toujours forcé.
Aspire à la prudence, j’expire avec précautions…

C’est la sensibilité qui est le véritable idiome du Monde.
Le corps pour bouche, la poitrine en oreilles.

Toujours cette vindicte qui me rôde, m’érode, me hante et me ante (greffe) à des idées méchantes.

Les besoins nous instruisent : se comporter, au niveau de la conscience et vivre, comme on mange (savourer), comme on dort, comme on respire, comme on défèque, comme on urine et comme on boit…

La frustration est la première et principale cause de la méchanceté. Supprimer la frustration c’est supprimer la méchanceté.

Désirer ce qui nous convient et ne pas désirer ce qui ne nous convient pas, réduit déjà de beaucoup la frustration. Puis savoir ne pas s’acharner à désirer ce qui est hors de notre portée.
Que tes désirs soient toi, plutôt que toi tes désirs.

Si tu ne laisses pas ton Espace exister, l’Espace ne te laisse pas exister.

Se libérer. Libre on est aise.

Commencer de la faiblesse, de la fragilité, de la douceur, de la lenteur, de la délicatesse, c’est se proposer le Monde.

Mon problème ? Mon premier et ultime problème ? Je cherche le pouvoir. Or le pouvoir est dangereux.
Je ne veux pas être dangereux. Je veux être Aise; et si possible et nécessaire aider l’aise du Monde.

C’est par la faiblesse que je trouve le meilleur de moi.

Tant que je ne ris pas de mon orgueil j’en suis sinistre.

J’ai du mal à regarder la magnifique fragilité sans avoir des serres pour iris.

Se bloquer sur ce qu’on n’aime pas c’est comme si on l’aimait…

Il ne s’agit pas de s’entêter à avoir raison ou se conforter, pas de chercher à se covaincre ni s’auto-persuader, il est plutôt question d’essayer de s’améliorer par la bienveillante honnêteté, l’humble efficacité, et par suite de participer à l’amélioration du Monde.

Quel que soit ton volume, ton espace, tu peux veiller à ce qu’il ne soit pas importun.

Il ne s’agit pas de s’entêter à avoir raison ou se conforter, pas de chercher à se covaincre ni s’auto-persuader, il est plutôt question d’essayer de s’améliorer par la bienveillante honnêteté, l’humble efficacité, et par suite de participer à l’amélioration du Monde.

Quel que soit ton volume, ton espace, tu peux veiller à ce qu’il ne soit pas importun.

Attablé au restaurant-salon de thé de la Fondation Bemberg, Hôtel d’Assezat.
Superbe et grand hôtel Renaissance. On mange sur une terrasse surplombant la cour. Très agréable. Poulet Basquaise correct mais servi un peu chiche. 9,90 €.

Toute technique est aliénation.
Toute forme est piège. Toute crispation gêne le mouvement. Les mouvements me composent et me décomposent.
Vouloir sentir le mouvement c’est déjà le contrarier, l’entraver.
Ce qui modifie le mouvement c’est : la Rencontre.
Contraindre le mouvement c’est la gêne. Le mouvement ne veut pas la gêne, n’est pas gêne.
Libres mouvements.

Les mouvements appropriés sont Aise, les mouvements inappropriés créent gêne et turbulence de l’Espace.

Etre, plus que faire; ressentir, plus que penser. Tout peut être utile.

Tant que tu fonctionnes selon des mots, tu es manipulé par des idées, tu n’es que mots et idées.
Quand tu te libères de l’emprise manipulatrice des mots et des cellules des idées…tu commences à vivre, au lieu de fonctionner.

Ne pas vivre selon des mots ou idées, mais selon LES MOUVEMENTS – intérieurs, et extérieurs, à soi.

Voilà vraiment ce vers quoi je vais m’orienter…jusqu’à ce que je l’oublie (donc…jusqu’à demain ?!…) : me libérer de l’emprise des mots et des idées et m’occuper uniquement
des mouvements – sensations, ressentis, actes, événements…

Et pas d’effort, aucun. Etre. Effort prouve contrariété.

Ce pour quoi tu te crispes…te domine.

Quelle qu’en soit la cause, le Rire est la voix du Bonheur.

Tout ce dont on est conscient – dont on PREND conscience – correspond à un ralentissement de notre (ou nos) mouvement par rapport à celui (ou ceux) du Monde. La conscience est crispation…

La meilleure façon de rendre grâce et justice à cette Réalité est d’en jouir, car exister est avant tout JOUISSANCE.
Aller au bout de l’Aise, vivre l’Aise – voilà la seule Raison inattaquable, et finalement celle à partir de laquelle se construisent et dérivent toutes les autres raisons. AISE.

Des entrées, des sorties, mais un seul passage.

Personnellement on progresse davantage à partir de ce qu’on est, plutôt que de ce qu’on sait. Il est donc capital de veiller et choisir ce que l’on devient, continuellement.

On n’est complet qu’avec le Monde; on n’est conscient qu’en s’appliquant au Monde.

En refusant d’être méchant, non seulement on n’augmente pas la méchanceté dans le Monde mais en plus on la diminue.

Extraire cette détestation putride qui stagne quelque part dans mon esprit guettant occasions pour cibles.

Qui cherche vraiment atteint une source. Laquelle ? Soi.

Tant qu’il n’y a pas d’atteinte physique par autrui, alors le problème ne vient pas de l’extérieur mais est intérieur : en soi.
Réaliser cela.

Il n’y a qu’en s’appliquant à ses problèmes qu’on peut les résoudre vraiment; la dissolution et la construction étant très efficaces pour cela.

Avoir le respect et l’humilité de se dire qu’on ne serait pas capable de vivre la vie d’autrui…

Etudier Chris KILHAM, medecine hunter…

Vivre est un équilibrage continuel entre recevoir et donner, prendre et laisser, inspirer et expirer, pousser et tirer…Si tu ne fais que prendre tu voles, si tu ne fais que donner tu te voles. Cela en libres mouvements.

Je suis un espace dans lequel entrent des choses, des mouvements, et dont sortent des choses. Les ressentis de ces présences, entrées, sorties, pauses…voilà qui constitue ma réalité, mes réalités.

A ce titre je suis inquiet depuis longtemps de mon potentiel de nuisance, de ma capacité à nuire, que fort heureusement je ne mets pas en application. Mais cela me tourmente – par humanisme…et par frime.

Honnêteté est sans effort. Dès qu’il y a effort il y a…quelque chose d’autre que l’honnêteté.

L’honnêteté est immédiate; la malhonnêteté est effort.

Les musulmanes voilées (ou pire) : ces pauvres femmes en deuil d’elles-mêmes…
Ces femmes contraintes, par des hommes, d’être en deuil d’elles-mêmes.

Ne pas chercher une voie, chercher ce qui convient.

L’Amour n’a pas forcément de but, alors que la haine en a toujours : détruire et faire souffrir; c’est pourquoi tant que tu as de la haine en toi elle peut te manipuler, créer le trouble.

Patience et mansuétude sont les protecteurs de l’amour pour autrui, de l’agape. Patience, mansuétude, ainsi que prudence et ruse.
Ne pas oublier que nous voulons – presque – tous et toutes…être aimés.

Autrui n’est pas comme tu veux, mais tu peux être comme tu veux.

Pour éviter l’excès : l’énergie minimale. C’est cela retrouver le début.

Quand l’amour n’est pas évident son effort peut le devenir.

Bon…J’en suis donc arrivé au point où…la seule démarche qui semble me convenir est…la FAIBLESSE.
Commencer de l’énergie-soi minimale.
Je vais donc – ainsi.

Je ne veux pas être le commencement de choses méchantes – oui; mais on est continuellement un commencement : on commence continuellement.

Et moi, je ne suis pas à chercher les coups, aussi, peut-être ?
Si mon esprit, aussi vaste et multiple soit-il, ne se laisse pas vivre, qui vivra ? Ha ha ! Vivre – quel miracle merveilleux.

Aimer sans rire c’est comme le sexe sans plaisir !

Réaliser que quand quelque chose nous met en colère c’est contre soi qu’on ferait mieux d’être en colère : être en colère de se mettre en colère, ou être en colère d’avoir fait des choses qui justifient qu’on soit en colère contre soi. Et se rectifier.

Je ne peux être libre si je bloque mon esprit.

Existence est Création est Mouvement. Crispation est Refus de Création est Haine.

Mouvement Libère, Crispation aliène. Mouvement permet, Crispation empêche, Mouvement aide, Crispation nuit. Mouvement aime, crispation déteste.
Mouvement produit, Crispation détruit. Mouvement donne, Crispation prend.

La conscience étant un décalage d’une partie de la Réalité vis à vis du reste (vis à vis d’elle-même), vouloir augmenter sa conscience revient à vouloir augmenter le décalage, donc…la possibilité…d’inadéquation – l’erreur. De même, vouloir crée le décalage par rapport à être. Pourtant, nous sommes quelque chose assimilable à la volonté : nous sommes un processus dynamique, un dynamisme – un mouvement.

Oui, et c’est décidé, ma conception de l’Existence se résume à : Espaces, Mouvements, Aise et Malaise. Je suis Espaces contenant des Mouvements qui sont Aise ou Malaise; si Aises, je les jouis pleinement, si Malaises je m’y applique afin de les dissoudre et être de nouveau Aise.

C’est une chose de savoir se battre, c’en est une autre de se battre.

C’est une chose de savoir se battre, c’en est une autre de se battre.

Tout peut être utile; même les défauts, même la colère, même l’angoisse, même la peur – le tout est de savoir les utiliser. Tout peut être utile.

Il semble que toute la matière – c’est à dire les différents états de l’énergie : du plus condensé au moins condensé – adopte spontanément, de soi-même, une structure organisationnelle permettant le plus long maintien possible de son existence.
L’existant s’optimise afin d’exister le plus longtemps possible…sauf les êtres humains, qui parfois, trop souvent, sont auto-destructeurs ou détruisent autrui.

L’esprit est un processus dialectique, parfois dichotomique, animé par le déséquilibre, l’interrogation, l’accusation, l’agression. Il lui est donc difficile de trouver la paix ou l’équilibre…sauf à comprendre que tout ce qu’il produit le révèle, mais en partie seulement. L’individu n’est pas son esprit, ni l’esprit l’individu : tout est…approximation mouvante, évoluant continuellement.
Rien ni personne ni définitif – sauf la mort…qui n’est rien; rien qu’un passage, une transition d’un état condensé à une dissolution complète.

Pour vivre, le plus sage, le plus approprié semble être de collaborer avec le Monde et de ne diverger que si indispensable : quand les contrariétés nous mettent en péril ou nos déplaisent vraiment.
Dit autrement : laisser tout advenir et ne résister que si on l’estime indispensable.

En fait, vis à vis de l’Existence – dont soi – il convient de se demander non « qu’est-ce que ça veut dire ? » mais tout simplement : « qu’est-ce que ça dit ? »
Et ça, ça change tout…

Par rapport à la méchanceté, à la perversité, à la sournoiserie – au Mal – ce qui est approprié c’est de ne pas créer de TENSION entre soi et autre chose. C’est la tension qui est stimulante. Si tu ne crées pas de tension et refuses celle venant d’autrui, alors tu ne t’orientes pas vers le Mal, et lui non plus ne peut t’atteindre.

Pas de TENSION. Percevoir cela.

Quand on produit une idée méchante ou inappropriée, le mieux ne semble pas de la contrer ou annuler par une autre idée mais de changer notre fréquence vibratoire, notre structuration psychique, de modifier les forces que nous faisons agir sur nous-mêmes.
En effet, toute idée est et crée une force qui manipule notre énergie-être. Il est donc approprié de libérer notre énergie-être, et de se choisir une fréquence vibratoire qui nous convienne.
Tout est mouvements, et on peut maîtriser les mouvements qui sont en nous, afin qu’ils soient agréables ou au moins, en cas de maladies infectieuses ou accident, le moins désagréables possible.
Tout est énergie-mouvements, et on peut, en soi, les optimiser.
Tout dépend de l’optimisation des mouvements : il s’agit de ressenti et non de pensée. Même s’il faut y penser pour le faire.

Ainsi, identifier les crispations qui nous manipulent et changer les forces qui les constituent. Il s’agit de ressentis et d’actes, non d’idées.

La Réalité est en mouvements, aussi, tout ce qui tend à faire cesser les mouvements va à l’encontre de la Réalité. N’arrêter ses mouvements personnels, et tenter d’arrêter les mouvements de la Réalité, que si rigoureusement indispensable.

Aimer n’est pas qu’aimer; c’est aussi refuser de haïr.

Tout est Mouvements, crisper est erreur, orienter est possible – aimer améliore et optimise.

Avoir toujours à l’esprit de protéger le Monde, la Réalité, et si possible de les améliorer.
Jamais de les dégrader. Protéger et améliorer.

Ce que j’ai découvert : aimer améliore le Monde, l’optimise; et : éviter l’absolu, l’excès, préserve.

TOUT change continuellement.
Tu as une idée puis tu es déjà autre quand tu décides d’agir, puis autre quand tu passes à l’acte, puis autre quand tu ressens les effets de tes actes. Et celui que tu es maintenant est déjà différent de celui (ou celle) que tu étais au début de cette phrase.

Ne pas réagir à la contrariété par la colère mais par la persévérance, ou la réflexion : que faire d’utile, propre à améliorer la situation ?

Pourquoi la frustration et son dépit, le manque et son ressentiment, la tristesse et sa vindicte, veulent-ils se payer de méchanceté ?
Non. Seule l’amélioration continuelle procure une solide continuation : un sursis valable.
La sagesse est un orgueil mais l’efficacité est la beauté même, en plus de la puissance.

Je pourrais résumer ce que j’ai découvert de la vie, par :
Espaces, Mouvements, Orientations, Vitesses, Utilités, Efficacités, Amour et Plaisir.
Et on peut les mettre en regard :
Espaces – Orientations
Mouvements – Vitesses
Utilités – Efficacités
Amour – Plaisir

Et pour ce qui s’agit de savoir vivre, tout peut se résumer : cherche l’utile, trouve l’efficace.

Tu peux te poser cette question : d’où viennent les mouvements qui t’animent ? Le sens-tu ?

L’esprit, ensemble de processus réflexes procédant à partir de structures formées par l’idiome principal employé et des souvenirs marquants, s’impose à la conscience, et à l’individu, par la peur, la plupart du temps.
L’esprit s’impose par la peur.

Etre à chaque instant aussi humble que quand on va chez le dentiste…

Les soucis sont inutiles et nuisibles; donc inutile d’en produire ou d’en accepter. Inutile de se soucier. Agir.

En toute situation, que chaque personne qui peut faire des efforts les fasse, sinon la situation ne fait qu’empirer.

Je perçois que je suis constamment dans, et par, l’Emprise : à essayer de contrôler ce que je suis, pour le préserver.
Mais ce faisant je me crispe et par suite crispe mon environnement.
On cesse la crispation en cessant d’intervenir sur l’espace que l’on est : en cessant de…s’émettre, en se laissant être. Pas de poussée de soi, ni de retenue, ni de traction.
SE LAISSER DEVENIR.

Tout ce qui existe fait partie de…tout ce qui existe. Aussi, vouloir enlever ou refuser ou rejeter quelque chose est aussi inapproprié qu’impossible.

Toute chose qui existe, existe du fait d’une limitation, qui est à son origine et qui s’applique à elle. Tout est…limite.

Toute idée est une crispation, donc une limitation par rapport aux mouvements initiaux constituant les ipséités des réalités.

C’est pourquoi le savoir n’est qu’une formalisation, une condensation, des flux des réalités. De même, percevoir c’est « participer de », c’est être, c’est aussi (se) circonscrire.

Tout ce qui existe existe du fait d’une crispation-condensation; de même, toute crispation produit forme et existence…indéniable.
Sinon…tout est…Espace…? Vide ?…Et mouvements.

Aussi, fondamental est le type de limites, limitations, crispations, que tu choisis ou qui te manipulent.
Une très connue et très répandue est la peur.

Puisque les possibilités existent, ainsi que les capacités de choisir parmi elles, les libertés existent.

Que vivent les pluralités. Que vivent les MOUVEMENTS.

Je choisis pour limites, non la peur, mais l’Amour – l’admiration bienveillante – l’Humour – la magnification par le rire – et le Respect – la considération admirative bienveillante.

Savoir ne pas s’arrêter à la crispation. Savoir ne pas se crisper.

De fait, notre conscience, et notre esprit, sont notamment capacités de crispation. Et tout ce qu’on perçoit d’autrui ou plus généralement de nous-mêmes ou de notre environnement, peut nous inciter à nous crisper, ou exercer une action de crispation sur nous. Savoir rester libre par rapport aux crispations de soi ou d’autrui…voilà un…secret.

LIBRES MOUVEMENTS.
Tant que la Résistance par rapport à l’ensemble de notre Espace n’est pas indispensable, ne pas résister.

Choisir ses limites.
Beaucoup se donnent comme limites ce qu’ils nomment leurs divinités : en fait un ou des noms qu’ils attribuent à l’ensemble de leurs peurs et de leurs résignations et soumissions face à ces peurs et face à leurs ignorances.

Ainsi, parfois, être courageux ne consiste pas forcément à faire tout ce qu’on pense pouvoir plaire à notre ou nos divinités, mais au contraire à être capable d’être en désaccord avec, et à l’affirmer, l’exprimer.
Et encore, cette existence, cette réalité peuvent nous indiquer que la meilleure façon de traiter toute hypothétique divinité est de…la laisser tranquille.

Se soumettre à l’ignorance ou à la peur c’est fuir et nier l’Existence et la vie; alors que l’Existence et la vie sont dé-couvertes, révélations et rencontres, continuelles – continuellement. Et de fait, la vie est par elle-même au-delà de la peur.

Rester crispé sur une idée, sur une sensation, sur quoi que ce soit, c’est devenir cette chose et se limiter à elle.

Tout est Espaces. Tout est Mouvements. Tout est Limites. Tout peut être utile.

Peut-être que…le prix de notre vie (s’il y en a un) c’est…notre histoire…? Intéressant.
Chaque vie a un prix : son histoire.

Tout c’est trop. Indispensables limites et oublis…

Se servir de sa propre énergie pour s’animer et se ressentir permet de l’empêcher de nuire à autrui.

A tous les malheurs que nous avons évités, accaparés que nous étions par nos bonheurs. Et vice versa. Et vive la vie !

Toute ma vie n’aura été qu’une errance entre deux vides : de la naissance à la mort, de l’apparition à la disparition.

Au niveau de l’esprit la crispation, comme le rejet de l’altérité, semble toujours inappropriée et trouble l’esprit. Pourtant l’individuation existe…elle est une LOCALISATION d’un espace dans l’Espace plus grand du monde. Ainsi l’esprit individuel semble être un LIEU – comme le corps, mais avec une frontière entre le soi et « l’autre » moins marquée que le (reste du) corps.

La conscience et l’esprit c’est l’espace singulier, localisé, qui se con-centre, crispe en un ou plusieurs lieux, entraînant ainsi modifications des mouvements de l’Espace total et produisant des formes.

Devenir suffit; faire c’est mîmer le devenir.
Aussi, résolument se décrisper et choisir ses Vitesses d’actualisation et Orientations d’actualisations.

Je laisse les crispations se faire en moi, je ne les provoque pas, je les laisse se défaire, me contentant, quand je l’estime nécessaire, de choisir mes Vitesses et Orientations.

Ressentir ses énergies-mouvements…
Par énergies-mouvements je signifie : les températures, vibrations et déplacements de et en soi.

Quand on ne vit qu’un peu on gaspille beaucoup.

Je m’acharne trop sur moi, oubliant de célébrer l’Existence, de magnifier la Vie.

Les trois plus grandes valeurs, selon moi : la Gentillesse, le Courage, et l’Honnêteté.

Explorer son espace, continuellement. Et si possible, explorer le reste de l’Espace.

Mon esprit a le réflexe de se choisir des exutoires : des sujets sur lesquels exercer son agressivité, sur lesquels décharger sa colère.
Il me semble préférable d’exploiter ce réflexe à des fins plus utiles et constructives : utiliser ses capacités d’analyse, de discrimination, d’association, à résoudre des problèmes, plutôt qu’à en créer ou en conserver.

Tous ces gens qui en proclamant « Dieu » ne font que nommer leur servilité.

Professer une religion ? Absurde ! Ce serait vouloir faire rentrer le Monde dans la cage minuscule d’un livre.
Ce ne sont plus les livres qui m’animent, bien qu’ils me manipulent encore un peu.
Je veux me désaliéner totalement de tout livre, de tout enseignement.

Tant que je peux faire vivre la paix je fais vivre la paix – je ne réponds pas aux dérisoires provocations ou à ce que je prends pour provocation.

Gare à l’amour quand la frustration le prend pour alibi.

La haine qui se couvre d’amour peut être d’une suave et trompeuse sensation pour la frustration.

Mieux vaut se donner les moyens de l’honnêteté.

Refuser que nos pensées soient pour nous des impedimenta.

Ce qui me trouble et entretient mon doute c’est le fait que le mal est un concept, une idée, un commentaire, un AVIS : le mal est un qualificatif, pas un substantif. De fait, rien ne permet de savoir que je fais le mal : il n’y a que des actes, sur lesquels on ajoute après-coup des jugements, des opinions – mais les faits, comme le Monde dans son ensemble, n’ont pas de morale, et surtout ne SONT pas moraux.

De fait, le plus fondamentalement et strictement, tout ce que j’expérimente et fais ne peut être commenté qu’en fonction de ce que j’en ressens : plaisir ou déplaisir, cela me plait ou me déplait.
Dès lors, comment estimer que ce que je fais est mal si j’en ressens plaisir ?

On voit bien là que toute éthique n’est qu’un ensemble de pensées, d’idées : une structure psychique qui structurera mes actes et pensées et même ressentis si je décide ou suis contraint d’y souscrire d’y…adhérer.

Or, l’être qui souhaite et essaie d’être le plus franc possible, sait car il le constate, que tout change continuellement et que l’esprit peut n’être alors qu’une crispation immédiate à un instant, qui peut être différente l’instant suivant.

Toute morale est un choix, d’un être, et les êtres changeant, les choix peuvent changer.

Si l’on estime que le seul critère d’appréciation, de discernement est donc la sensation – le plaisir et le déplaisir – alors on en vient à un individualisme, un personnalisme : pour l’individu tout est choix personnel, en fonction de ses ressentis.

Aussi, afin de produire des limites, on prendra pour repère non le plaisir – qu’on prendra comme valeur première et fondamentale – mais le déplaisir : la douleur. La douleur, qu’on désignera donc comme le mauvais, le néfaste – confortés en cela par le fait que spontanément la douleur est toujours la marque du traumatisme, d’une agression qui nuit à ce qui l’endure….
Sauf…dans l’accouchement, dans la mise au Monde…pour les Humains. Intéressant…

On désignera donc la douleur pour ce qu’elle EST et non pour ce qu’on en estime : la douleur est l’indication que l’on atteint un mode d’actualisation dangereux, le plus souvent nuisible.

Malgré tout, le choix de désigner quelque chose comme MAL crée une gêne, car cela crée une enclave dans l’Espace des Possibles, un territoire interdit dans les champs de nos libertés, et une entrave aux libres mouvements qu’est chaque individu. Le Mal nécessite et crée une crispation du soi, non seulement par rapport au mal mais aussi dans le soi lui-même.

Pourtant, on verra ainsi que notre rapport à la Réalité, et même : la Réalité elle-même, pourra être amélioré par…une restriction d’elle, une limitation.
Ce qui rejoint que la Réalité, pour exister, a besoin de limites : la Réalité EST limites; limites du tout. Tout c’est trop; l’excès c’est le néant.

On revient au fait que tout n’existe et ne vaut que par les limites…
Tout peut être utile.

De plus, en décrétant des valeurs parmi un Monde amoral on s’en fait quelque peu…le démiurge. Tout au moins on le remodèle à notre avantage : on en fait la preve de notre qualité. Le « moralisme » n’est pas forcément « innocent », pas forcément altruiste, ni désintéressé, il y entre parfois une part non négligeable de…vanité, de frime, de valorisation…de soi.

Je refuse de rallier, rejoindre, quelque voie établie que ce soit. Cela serait se résoudre à devenir un pantin, un automate réduit à évoluer dans les limites d’un ou quelques esprits autres que le sien propre. Ce serait s’annihiler.

Peut-être peut-on dire que chaque individu est son propre assassin…Ce qui éclaire notre Monde et nos vies d’une façon…intéressante.
Ainsi je suis le type qui tue moi. Comme si chaque individu était le « tout » qui s’est focalisé sur une partie, sur certaines qualités pour les détruire, pour tuer cette partie – pour la manifester, aussi; on peut inverser le concept.
Mais chaque individu serait son propre ennemi : la perversité qui fait mourir ses qualités – en les faisant vivre aussi. Chacun serait son propre assassin.

Je refuse de rallier quelque voie que ce soit, d’adopter quelque mode de conduite autre que ce que je construis continuellement à partir de ce que je découvre des Réalités. Je veux trouver mon Efficacité. Je veux vivre ma seule Efficace.

Il semble que quand on s’efforce d’accroître et améliorer ses capacités de conscience, les deux hémisphères cérébraux se mettent à fonctionner davantage en synergie; mais ce faisant, cela peut entraîner des discordances entre le gauche plus rationnel et structuré par le langage, qui aura tendance à vouloir tout rationnaliser, structurer et contrôler, et qui sera plus discriminant, et plus agressif, et l’hémisphère droit plus sensitif et intuitif et pls libre et libertaire.

Pour travailler au mieux, ne pas considérer cela comme un travail mais comme servir. Servir, au lieu de seulement travailler.

La haine existe-t-elle, ou n’y a-t-il que des formes différentes d’Amour ?…

Un bon moyen d’être satisfait est d’essayer d’être efficace, car sitôt qu’on essaie on commence à le devenir plus qu’avant (ce qui n’implique pas forcément réussite, cependant) et c’est déjà une satisfaction…Utilité et Efficacité.
Vitesse et Orientation, Utilité et Efficacité. Voilà tout ce qui peut suffire pour se choisir une conduite, un mode de vie : un Savoir-Vivre – un ART de Vivre.

Ma colère…Ma sournoise, poisseuse, entêtante, entêtée, colère…Ma rage tapie…C’est elle qui me crispe.

La méchanceté est colère, et la colère est énergie accumulée, non actualisée : elle est soi non épanoui, non libéré.

Dans une Réalité aussi vaste et diversifiée il peut être vicieux de chercher des limites.

Tant que tu n’aimes pas tu ne peux être totalement honnête, donc ne peux vraiment être toi, donc tu fonctionnes, davantage que tu ne vis : tu n’es alors pas vraiment dans le Monde, mais plutôt « à côté ».
Se vivre c’est aimer.

EN AIMANT ON PERCOIT ADEQUATEMENT.

Par l’amour on rend justice aux gens.
En aimant on perçoit adéquatement.

Tant que tu agis par peur de quelque jugement que ce soit, tu n’es pas honnête, et donc ne peux être fiable.
Seule l’honnêteté te permet de vraiment te connaître et peut permettre au Monde de te connaître, et ainsi tu peux t’améliorer si nécessaire.

La première et plus fondamentale des Libérations est d’abandonner la peur, de ne plus avoir peur, de cesser d’être peur, de lui refuser l’accès en nous.

Obéir à une autre autorité que soi c’est n’être qu’un pantin.
Il reste à devenir un soi digne de sa Liberté.

Les gens qui me lancent et relancent à propos de religion, de foi, de divinité, m’agacent. Je ne m’occupe plus de cela et ne veux plus m’en occuper. Cela me parait être surtout du domaine de l’imaginaire, du spéculatif, plus qu’autre chose. Du coup, ils me donnent l’impression d’être comme un ancien junkie qu’ils viendraient relancer : « Hé, t’en veux ? Alors, t’en as ? T’en veux… ». Vraiment. Aussi agaçant que dérisoire et pitoyable.

De même, tous ces gens qui veulent s’offusquer que tu sois toi-même, que tu sois vraiment franc…Se libérer d’autrui aussi, pour être vraiment soi.

Tant que tu crains quelque divinité que ce soit, imaginaire, hypothétique ou autre, tu ne peux être vraiment libre.
De même, tant que tu n’es pas en paix, donc au clair, vis à vis du concept de divinité, tu ne peux être vraiment libre.
Clarifier son esprit, avoir les idées claires vis à vis de tout concept de divin.
Dissoudre la peur, et se désaliéner, de toute divinité.
Théiste, théophile, athée, ou agnostique, se libérer de toute divinité et vivre selon SOI (sachant que ce Soi peut être d’accord avec des idées attribuées à quelque divinité de religion ou autre) : voilà ce qui rend hommage au Monde – devenir autre chose qu’un pantin ou imitateur.
Ouvrir et créer de nouveaux espaces (plutôt que « voies ») – de libertés.

Quoi qu’il en soit , mieux vaut veiller à ne pas faire de la peur sa divinité.
De même, veiller à ne pas ériger ses valeurs en divinité.
Il n’est pas nécessaire d’outrer les choses, de viser un absolu. Les Réalités se suffisent à elles-mêmes, inutile de prétendre en rajouter.

Et ne pas oublier : tout peut être utile.
Et tu es humain.
Refuser toute nuisance et s’appliquer résolument à les faire cesser, mais tant que tu peux pacifier sans nuisance mieux vaut pacifier.

Pour être satisfait de ta façon de te comporter vis à vis des croyants religieux, il peut être utile de clarifier tes idées vis à vis de leurs divinités.

Ne pas faire de confusion ou d’amalgame : ne pas prendre la peur, ou inquiétude ou dégoût, de la mort pour peur d’une hypothétique divinité, ni vice versa (prendre une hypothétique divinité pour une peur ou dégoût de la mort)
Ne pas prendre ses émotions, sentiments et idées vis à vis de la mort, pour ses émotions, sentiments et idées vis à vis d’une hypothétique divinité.

Bien souvent la divinité des gens est leur sublimation de la mort.
Du reste, à bien des égards et souvent, on pourrait dire aux croyants : « Ta divinit c’est ta mort, ou l’idée que tu te fais de ta mort »…

Vaincre la peur, la dissoudre, mais en veillant à ne pas en devenir orgueilleux.

Taquiner la perversité c’est déjà commencer à la commettre.

Je savais qe la chose la plus à craindre de ma part, de moi et en moi, est la colère; c’est pourquoi consciemment et inconsciemment, et instinctivement, je me suis orienté vers la peur et manipulé par elle, « cadré » par elle – la peur de méfaire, la peur de nuire, puis par extension : toute peur – afin de maîtriser, juguler ma colère.

D’où : la peur métaphysique, le soupçon inquiet paranoïaque : « le théome » – la peur de dieu. Je me suis ainsi construit un dieu qui fasse peur; facilement inspiré en cela par la plupart des textes religieux, surtout monothéistes moyen-orientaux.

Mais mon vrai propos, défi, et projet constructif est de maîtriser ma colère, et de la recycler, la mettre à profit constructivement. Exploiter l’accumulation d’énergie qu’est la colère…

Recycler ma colère, et ne plus en produire.
La colère est accumulation d’énergie, par sa non-libération, et dilatation de soi par orgueil.

Qu’il y ait ou non une ou des divinités, les êtres humains sont des êtres humains – dans toutes leurs puissances et toutes leurs faiblesses.

TU DEVIENS; tu n’as pas besoin de vouloir ou faire puisque tu deviens.
Tu es mouvement, tu es tension vers quelque chose – continuellement. Tant que tu ne réalise pas cela, tu t’égares et gaspilles en actualisations superflues de toi : en volontés, en efforts, en attitudes….Bien réaliser que : TU DEVIENS tout ce que tu es potentiellement de volontés, de désirs : de tensions d’actualisations; de MOUVEMENTS.

Donc aucune crispation, aucune résistance EN TOI n’est utile. Tu peux libèrer tes potentiels et devenir LIBRES MOUVEMENTS.

Il est étonnant qu’on soit presque autant fasciné par ce qu’on aime que par ce qu’on déteste, voire plus parfois. Peut-être qu’on aime aussi ce qu’on déteste, mais d’une autre façon. La détestation comme autre modalité de l’amour…?

Je réalise que les recherches et études que je fis sur les religions, à l’aide de livres, m’ont rendu prétentieux, orgueilleux. En effet, quand on s’interroge sur une ou des divinités, censées donc être la puissance et la connaissance par excellence, et qu’on cherche les informations dans des livres présentés comme étant « la parole de Dieu » ou inspirés par lui, le piège facile (dans lequel…beaucoup de gens tombent, semble-t-il…) est d’imaginer qu’on se retrouve investi d’une mission, qu’on est désigné, choisi, favorisé par la ou les divinités. On peut en venir à croire qu’on « sait des choses très importantes », que « les autres » ne savent pas.
En fait, un des pièges quand on essaie d’obtenir des informations sur une ou des divinités est de finir par se prendre un peu pour cette ou ces divinités.
De toutes façons, il y a presqu’inévitablement projection de soi dès lors qu’on se passionne pour un sujet, quel qu’il soit.
Le risque, pour qui cherche une divinité, peut être de finir par se prendre pour elle, ou au moins se croire meilleur qu’autrui, supérieur à autrui.

Personnellement j’ai étudié cela surtout pour découvrir, connaître et comprendre l’intelligence et la volonté qui avaient présidé à la création de ce Monde, ainsi que pour trouver une justice qui me paraîtrait valable…Tout cela pour…apprendre à vivre correctement par rapport à ce Monde et même cette Réalité.

Mais j’y ai découvert surtout un système de pensées, aliénant, oppressif, sectaire, mençant, agressiff; dans presque tous les ouvrage, en tout cas monothéistes. Et dans tous les cas j’ai découvert des outils d’aliénation psychique et physique, fondés sur la peur, la menace et l’autoritarisme voire la violence.
Mais j’y ai aussi trouvé de la sagesse pratique, voire de l’amour.

Tant que tu ressens comme une privation le mal que tu ne fais pas, tu restes dangereux.
La quantité d’efforts que l’on dépense pour ne pas commettre de méchanceté révèle la quantité de méchanceté qui est en nous.

Je vis et raisonne toujours selon cette illusion qu’il y aurait une façon de vivre, une voie, une technique DEFINITIVE permettant d’être Aise et bien agir en toutes circonstances. Mais d’une part il est impossible de toujours bien agir, et d’autre part tout évolue continuellement, dont soi.

Par rapport à la méchanceté, à la perversité, le fait de présenter des excuses en soi-même ou de culpabiliser, est une façon de transférer, de projeter, les énergies néfastes générées en nous par nos actes, paroles ou pensées : c’est une façon de s’en débarrasser, de ne pas les endurer, de s’en déresponsabiliser en créant comme une dichotomie dans notre esprit : une dialectique entre deux parties de notre esprit.
Ce sont en fait des hypocrisies d’une illusoire utilité et donc fallacieuse efficacité.
Alors qu’au contraire, endurer les énergies néfastes qu’on a produites, faire face aux énergies méchantes qu’on a en nous, et les transformer et se transformer soi-même en énergies gentilles, affectueuses et constructives, voilà qui est plus difficile mais vraiment utile et efficace.

L’amélioration de soi ne s’obtient pas par une démarche velléitaire, le pleurnichage, l’irresponsabilité, la malhonnêteté, la sournoiserie, l’orgueil, l’aliénation, l’infantilisme, la complaisance, la résignation, la détestation, la colère, la fuite, la méchanceté, la peur, la lacheté ou l’égoïsme; elle s’obtient précisément, et notamment, par l’inverse de toutes ces choses. L’amélioration de soi se gagne par la résolution, la ténacité, la persévérance, la dureté, la résolution vis à vis de soi, la responsabilisation de soi, l’honnêteté, la franchise, l’humilité, la liberté, le sevrage, la maturation, la sobriété, l’inflexibilité, la compassion, la paix, la mansuétude, l’engagement, la gentillesse, le courage, la bravoure et l’altruisme.

La Réalité est un phénomène prospectif, dynamique, positif, PERFORMATIF : des possibilités-potentialités qui s’actualisent continuellement, d’elles-mêmes, sans qu’il soit nécessaire d’intervenir. C’est pourquoi, le pouvoir, en termes de conscience et d’actes qu’elle rend possibles, est la capacité d’empêcher une actualisation, ou d’en provoquer une « non-naturelle ».
Le pouvoir est une capacité d’intervention volontaire consciente.
C’est en cela que résidait ma perversité : pour me prouver que j’avais le pouvoir de contrer la méchanceté de contrôler le mal, je commençais à produire des idées méchantes, pour les arrêter avant même de les avoir complètement pensées. Ou alors j’allais en limite de l’acte méchant pour bien confirmer, en m’arrêtant avant de le commettre, que j’avais effectivement le pouvoir.
Mais…(comme je l’écrivis le 21/08/14) taquiner la perversité c’est déjà (commencer à) la commettre.

Et aussi le mal (la méchanceté, la perversité) se renforce de toute complaisance à son égard.
En soi, la meilleure façon de dissoudre, vaincre, le mal est de ne pas s’y consacrer, ne pas s’y appliquer, et dès qu’il commence à se produire en idées, changer d’idées.
Mais cela demande une résolution totale et inflexible; donc pas de colère, pas de ressentiment, pas de vindicte, pas de rancoeur…donc transformer toute énergie de ce type en soi, et transformer toute énergie qui pourrait les produire : savoir exploiter toute contrariété, pour ne pas en produire d’énergie nuisible, mais au contraire optimiser notre énergie, sa vitesse et son orientation.
Considérer toute contrariété comme UNE OCCASION DE DEVENIR MEILLEUR.

On pourra réaliser et effectuer cela en percevant la Réalité (dont soi) pas uniquement en vision et pensées, mais bien en énergies-mouvements à percevoir et avec lesquels composer continuellement.
Ainsi, la Réalité (dont soi, toujours) est un volume, un Espace, qui se modifie et qu’on peut modifier volontairement, par des mouvements qui la composent.

Il est donc approprié d’essayer de trouver en quoi, et en quelle mesure, le soi peut intervenir volontairement – sur soi et sur lui-même.
C’est du reste un des stupéfiants mystères de la Réalité : la conscience en tant que capacité de la Réalité à se distinguer d’elle-même, tout en continuant à en faire partie.

Même les choses que l’on abhorre il est préférable non de s’en renfrogner ou mettre en colère mais au contraire de s’en servir de motivation pour s’améliorer. La détestation n’est ni utile ni efficace, car soit elle fait se crisper, soit elle pousse à produire des énergies néfastes, soit les deux.

La morale, et sa loi, ne nous sont pas inhérentes, ne sont pas fondamentales, ne sont pas ontologiques, elles ne sont qu’aliénations mentales : des structures psychiques insérées dans l’individu par les idées – et constituant ensuite une partie de son esprit – par l’environnement dans lequel il a grandi et par l’environnement dans lequel il évolue au moment de ses choix. Car, fondamentalement, tout est question de choix (ou parfois non-choix) de l’individu par rapport à des possibilités.
En effet, tout est possibilités et choix que l’on fait parmi ces possibles, selon nos désirs, nos aversions, nos capacités (et incapacités) et les pressions extérieures à nous.
Aussi, tout dépend de l’empathie ou antipathie de l’individu vis à vis de tout ce qui existe – dont soi.
Ainsi on peut peut-être classer toute l’Humanité en : ceux qui l’aiment (la Réalité), ceux qui y sont indifférents, et ceux qui la détestent. Parmi ceux qui l’aiment, ceux qui veulent préserver la Réalité, ceux qui n’ont aucune envie, ceux qui veulent l’améliorer, et enfin ceux qui veulent (paradoxe !) la détruire. Parmi les indifférents on trouve les mêmes quatre catégories; de même parmi ceux qui détestent l’Existant (sauf que là le paradoxe est parmi ceux qui détestent la Réalité et veulent pourtant la préserver !…par sadisme, pour perpétuer la souffrance dont elle s’affecte elle-même, par exemple)

Tout est question d’intention : vouloir améliorer, préserver, laisser ou nuire. C’est tout. Voilà les faits; la morale n’est qu’une coercition artificielle qui nie, ou veut nier, la Réalité. La morale est ainsi une forme de déni de réalité, ou d’hypocrisie, qui par là même s’empêche de vraiment CONSTATER ce qui constitue la Réalité, elle est une forme d’idéalisme, de prétention intellectuelle qui, se mentant sur la réalité ou raisonnant et agissant à partir d’à-prioris, ne peut donc véritablement ré-agir pertinemment vis à vis de la réalité.
Pour parvenir à une véritable efficacité par rapport à la réalité, il est nécessaire de prendre des décision pertinentes, qui ne peuvent être prises elles-mêmes que grâce à la perception la plus juste, la meilleure acuité, donc à partir de la plus grande honnêteté, vis à vis du réel – donc sans l’intermédiaire, le filtre, « l’obstacle », de préjugés – donc sans morale.

Pour soi et en soi, le plus utile et le plus efficace n’est pas de se créer une police et un juge intérieurs, mais de canaliser et orienter toutes ses énergies vers des buts et à des fins constructifs, notamment en transformant et exploitant nos énergies initialement destructrices telles que : la pulsion de mort ou assassine, la colère, la tristesse, etc…

La culpabilité, la honte et la peur ne sont qu’hypocrites auto-apitoiements, égocentrisme et narcissisme masqués, et faiblesses d’abandon et résignation.

Une erreur nécessite de se rectifier, pas de se lamenter; on doit en devenir plus fort, pas plus faible. Pour soi comme pour autrui.

Mouvements existentiels, élans vitaux, volonté de liberté, et…peur d’un châtiment, créent une provocation à méfaire, ou au moins transgresser des interdits (fussent-ils pertinents ou non)
Mais la volonté de liberté, issue de l’amour de la liberté, bien comprise, et judicieusement vécue, implique la liberté d’autrui, donc son respect. Et comprendre que le châtiment n’est pas justice mais vengeance – et est inutile, surtout dès lors qu’on a affaire à des individus « irrécupérables » – permet de s’en désaliéner, de ne plus agir par rapport à lui.

J’aime la possibilité que toute cette existence soit stochastique; contrairement à ce que voudraient asséner les conjecturales croyances.

Ce que je fais, et que fait probablement la plupart des gens, c’est m’évaluer et me décider dans l’instant, à partir de ce que j’étais AVANT cet instant – parfois même longtemps avant !…
Je ne peux donc – « moi-du-passé » – avoir d’avis totalement judicieux ni être totalement pertinent, puisque je ne SUIS PLUS le même que le « moi-du-passé ».

De même, les paramètres environnementaux, les Réalités ont changé depuis « avant maintenant ».
De fait, je ne VIS pas mon présent, J’INTERPRETE le présent à partir de mon passé, je recompose, reformule le présent et donc, forcément, perds d’autant en adéquation, en concordance.

Cela est dû au fait que, moi comme beaucoup d’humains, vivont selon « l’avoir » (j’ai des connaissances, j’ai des idées, j’ai des préjugés ») au lieu de vivre selon « l’être » : je suis présent, je suis sensations, je suis ressentis, je suis désirs et aversions – même si toutes ces choses sont en décalage du fait du processus de la conscience qui est temporel, il en reste qu’elles sont immédiates, et qu’il est préférable et plus efficace d’agir et réagir selon l’immédiateté de ce que l’on est; plutôt que selon le passé qu’est ce que l’on a.
D’autant que tout ce que l’on a EN SOI on l’EST.

Mais vivre l’immédiateté de ce que l’on est – vivre « JE SUIS », ou plus exactement puisque tout est dynamico-performatif : JE DEVIENS – demande moins une confiance dans le Monde qu’une confiance…EN SOI.

Vivre l’immédiateté de sa Réalité, de son Espace Existentialo-Cognitif, nécessite, pour atteindre l’efficacité, d’être confiant en soi, d’avoir-être confiance en soi – donc, d’être fiable.
Cela requiert donc non seulement de connaître mais surtout d’ETRE ses limites : ses Valeurs, sur lesquelles on sait qu’on ne transigera pas. Cela signifie : connaître et ETRE SES NON. « Non je ne veux pas cela ni ne le ferai – à moins peut-être d’y être contraint ».
Car dans les rapports à autrui et même à soi, ce qui est très important ce sont les limites qu’on se compose, ou accepte.

Se faire confiance. J’ai confiance en moi. Je suis confiant en moi; je peux vivre ce qe je deviens immédiatement, car je suis tot ce dont j’ai besoin pour réagir et agir.

En colère ? Non, frustré.

On peut eviter de produire une idée, mais surtout on peut éviter qu’elle se fixe ou demere en nous : en ne nous crispant pas dessus; en ne nous en occupant pas.

Tout peut entrer dans ton Espace Existentialo-Cognitif, mais parmi les choses qui sont en ton pouvoir l’important est ce que tu gardes en toi, ce que tu laisses aller ou se dissoudre, et ce que tu émets.
On n’expulse pas une idée : soit on l’entretient, soit on ne l’entretient pas, et on la laisse se dissoudre.

Chercher l’Utile, Atteindre l’Efficace.

Il n’y a pas de voie, il y a juste : Ce qui se produit et Ce qu’on fait.
Le reste n’est que commentaires.

Laisser la colère, la tristesse, la peur s’évacuer – sans forcer, sans les commettre en acte; simplement laisser les énergies, accumulées depuis des années, se dissiper hors de mon corps.

Préserver ma dilection pour les Réalités, pour l’Existence.

Je cesse de me cacher en quoi que ce soit, de me réfugier derrière quoi que ce soit, et je me libère et révèle à moi-même – pour me rectifier et améliorer en quoi c’est préférable.

Se servir de son acuité, surtout celle de notre haine, de notre colère, pour chercher ce qui vivifie et non ce qui tue, ce qui fait plaisir et non ce qui fait souffrir, ce qui édifie et non ce qui détruit. Chercher la dilection, et non la dérilection.

Cette façon que j’ai de concentrer mon esprit en formulations adressées de façon solennelle à moi-même, par lesquelles je m’énonce mes grands principes et valeurs que je veux respecter et ne pas transgresser, et qui me soulagent immédiatement et systématiquement des soucis que je me suis créés…c’est EXACTEMENT LA MEME CHOSE que des prières. C’est le même principe : l’esprit se projette en des formulations (qu’il estime être) « d’absolu » et de valeurs qui lui sont fondamentales, et il s’abandonne en ces formulations performatives, qui le soulagent inévitablement car, ce faisant, les crispations d’énergies qui le gênaient , il les projette ou actualise, leur donne forme, tout en les trans-formant en la formulation de ses idéaux (personnels ou acceptés), et tout cela avec un abandon ou une tension éperdue…C’est exactement ce qu’est une prière.
Je cesse cela. Je traite directement les énergies, MES énergies, internes à mon Espace strictement organique, et les arrange selon ce qui me convient.

J’ai encore « trouvé », réalisé, quelque chose qui semble pertinent pour ce qui est du Savoir-Vivre et même de l’Art de Vivre, mais…qu’importe, non ?!…Car, je trouve des choses, j’en ai trouvées, beaucoup, mais…tout évolue, tout change, dont moi – et en plus j’oublie, ou n’ai pas à l’esprit…
Et finalement j’en suis toujours à…composer avec les Réalités, avec ce que je suis dans l’instant…Et puis une technique n’est qu’une technique : quelque chose que l’on « greffe » à la Réalité, à nous, ou surimpose…Un artifice.

Mais…si ! C’est tout de même utile de chercher et de faire des efforts (un effort n’est jamais perdu ! surtout si on « sait » et qu’on ne fait pas d’effort mais plutôt actualise ce qu’on est vraiment – afin de DEVENIR MIEUX.

Donc…ce qui me gêne ce n’est pas la frustration – le manque – c’est plutôt : le fait que je n’ai pas de BUT, pas d’objectif, pas de projet (pro-jet) véritables. Donc mon énergie-être n’a pas d’objet auquel s’appliquer, pas de forme en laquelle s’actualiser, pas d’orientation…Donc, soit mon énergie-être se gaspille, s’étiole, soit elle s’accumule, se transformant en colère, et donc haine…Phénomène qe l’on retrouve chez beaucoup d’individus, et qu’il est nettement préférable de modifier.
Et il est possible qu’il en soit de même pour beaucoup de monde, surtout une fois sorti du travail qui canalise les énergies, qui les « objective »…

Heureusement, j’ai au moins mon Grand Oeuvre : mes carnets d’en-train. Et ma musique, et mon projet politique, et mes photos…et ma musique, toujours, plus ou moins en arrière-plan…Mais…rien de « dévorant », d’absorbant, d’exaltant, excitant…Heureusement que la conscience me fascine, passionne et anime.

J’en reviens à : que ressens-je, que veux-je, que fais-je ? A quoi consacré-je mon actualisation ? CELA c’est la liberté, et vivre : ce choix et ces possibilités.
UTILITE-EFFICACITE / VITESSE ORIENTATION LIBERER LES MOUVEMENTS

La conscience est une capacité de structuration des Réalités qui sont Espaces, Mouvements et Matières.

Si être éveillé ne te sert à rien, autant rester endormi.

Identifier en soi les « catalyseurs », « capteurs » : ces présences autour desquelles les énergies composant l’esprit se resserrent, se crispent, formant des idées – néfastes. Les identifier et, plutôt que s’actualiser par leur influence, les dissoudre, ou recycler : les formuler en sujets plus bénéfiques.

Ne pas faire, de ce que nous détestons, notre limite.

Mérite de vivre qui est prêt à en mourir.

J’optimise ce que je deviens : mon Espace.
Je veille à ce que tout ce qui, de ma personne, est en mon pouvoir vive pour la paix, la dilection, la joie.

Peut-être que la seule sagesse véritable c’est : savoir mettre à profit les contrariétés.
Tout est là : soit on est d’accord avec l’Evénement que l’on vit, soit il nous contrarie (parfois parce que nous le contrarions). Si on est d’accord, on laisse faire, si on est contrarié on résiste.
Savoir mettre à profit les contrariétés. Et il y en a…TOUJOURS, car la résistance fait partie de l’actualisation de la Réalité (dont soi).

Il n’y a pas de problèmes il n’y a que des solutions qu’on n’a pas encore trouvées ou pas appliquées.

Ce qui, le plus, rend les choses difficiles c’est de ne pas s’en occuper.

La Fleur du Jour et ses arômes Nouveaux de Surprises à Mystères.

S’occuper prioritairement de ce qui se passe dans notre strict espace physiologique personnel. Ressentir le plus possible et tout décrisper.

Se sevrer de l’aliénation pan-psychique : des influences psychiques de l’environnement. Ne pas être une fourmi soumise aux phéromones de la fourmilière.
Liberté, indépendance, autonomie, émancipation, désaliénation, affranchissement, sevrage.

Introduire un juge, un tribunal, la menace d’un châtiment, en soi, c’est cela le procédé théiste, le virus du « théome » qui crée un psychisme dichotomique : une sourde schizophrénie paranoïde inquiète.
Un individu libre c’est avant tout quelqu’un qui n’a besoin de rien ni personne pour lui indiquer ce qui convient et ce qui ne convient pas.

Fondamentalement, n’obéir à rien ni personne d’autre que soi. Donc…ne pas obéir.

Pour se désaliéner, se sevrer, se libérer, il est approprié et efficace d’aller de l’avant, continuellement, sans revenir en arrière, physiquement et psychiquement, et n’avoir qu’un objectif et ne faire confiance qu’à : LA LIBERATION.
Tout ce qui tend à intégrer ou réintégrer quoi que ce soit est aliénation.
Donc : SOI et rien d’autre. Droit devant à Sa Vitesse et Son Orientation : Soi.

Faire allégeance à quoi que ce soit est désaveu de soi, abandon de la liberté, et lâcheté.

Je ne suis le lige que de la Liberté, de la Dilection, de la Beauté et du Plaisir.

Ne tolérer AUCUNE pression, aucune contrainte, physique ou psychique.
Se ressentir et ne céder à aucune pression : faire uniquement ce que l’on veut et qui nous plait.
Ne même pas résister aux pressions : simplement les laisser à elles-mêmes, ne pas s’en occuper, ne pas s’y intéresser. Sauf si des individus en viennent à vouloir porter la main sur nous ou nous créer des obstacles tangibles; auquel cas il conviendra d’agir pour soi d’abord et si possible pour la paix – donc le plus possible avec mesure appropriée et judicieuse.

S’aliéner, s’obséder, d’une idée, personne ou objet, c’est s’en faire l’agent…
D’une façon ou d’une autre on se fait l’agent de ses idées.

Les idées sont emprises et crispations. Mieux vaut libertés et mouvements.

Identifier ses crispations et les dissoudre – en se décrispant, se relâchant, se laissant devenir.

Se bloquer ou crisper envers qui ou quoi que ce soit est inapproprié. Surtout psychiquement et pneumatiquement : on n’expulse pas les choses de l’espace de la conscience – elles se dissolvent ou s’en vont si rien ne les retient : donc si on ne les retient pas, si on les laisse à elles-mêmes.

Je trimballe encore les spectres méchants sournois et pervers sculptés par ma peureuse hypocrisie et mon prétentieux égoïsme, dans les recoins vacants de mon encéphale. En ces lieux obscurs et austères j’ai entassé les crasses de mes tristesses, le pus de mes désarrois et l’infection de mes dépits.
Je ne suis plus disciple, ni ne le serai. Un disciple c’est un travesti de l’âme. Et comme je doute même de l’âme…Un disciple est un travesti de l’esprit, qui prend l’imposture pour identité : une substitution.

J’en suis encore à vivre selon…les MOTS ! Les mots et les idées. Mes idées, plus exactement : les idées qui sont dans mon cerveau s’intercalent entre moi et la Réalité, même entre…moi et ce que ce moi (ou Soi) peut ressentir de lui-même…Voilà la difficulté. D’autant plus tenace et retorse que mon esprit est plutôt rapide…Et puis…pour changer son esprit…il faut en avoir l’idée…! C’est pourquoi je réfute celles et ceux qui prétendent supprimer l’esprit : il faut une idée pour le faire et pour continuer. Ils s’illusionnent donc. On peut arrêter l’esprit, en partie, mais…à partir d’une idée, et en restant crispé…du fait de, et par, et sur, une idée.
Il appert donc, de l’expérience avec la Réalité, qu’il est préférable de COMPOSER…avec TOUT ce qui compose la Réalité. Il semble inapproprié de vouloir séparer, cloisonner, la Réalité.

RESSENTIR TOTALEMENT L’IMMEDIATE REALITE QUE NOUS DEVENONS, sans nous restreindre.
Pourtant…notre vraie Dilection nous mènera à nous réorienter parfois, voire à réorienter une partie du Monde, afin de ne pas nous nuire ni à autrui. En effet, la Réalité est Mouvements Totalement Libres, mais de fait, elle n’a pas forcément le recul créé par la conscience, qui permet de faire des choix et donc de s’optimiser.
La Réalité ne fait pas de choix, elle ne fait que s’actualiser selon et en ce qui est le PLUS POSSIBLE. Or, le plus possible n’est pas forcément le mieux.
D’où l’intérêt du choix, d’où l’intérêt de l’esprit.

Mais l’esprit est un processus composé de souvenirs et d’une capacité de structuration des perceptions (surtout et principalement à partir de souvenirs, informations déjà acquises), et une capacité de discernement et choix à partir de structures établies en lui : des référentiels : des formes auxquelles il attribue des valeurs selon ses affinités, utilités, etc…
Il est donc capital d’avoir le plus de référentiels possibles, afin notamment d’avoir de l’amplitude dans les choix et non être psycho-rigide et borné.

Le Monde n’est pas idées, le Monde est énergies-mouvements. Ce sont les humains qui en font un ensemble d’idées – notamment par leur création et emploi des mots.
Le Monde est Espaces, Mouvements et Matières. Ensuite, les humains produisent les idées, à partir des mouvements des énergies-matières de leurs cerveaux.

En présence ou perception de certaines personnes, je me crispe, crispe mon espace, car je me dis : « ils vont le contaminer, le corrompre ». Or, précisément, c’est en pensant cela que JE crée le problème, tout seul, que JE ME contamine et corromps avec mon idée de leur présence , que j’insère et fixe en moi par ma crispation.
Voilà l’erreur à ne plus commettre.

Plusieurs fois j’ai fait des rêves prémonitoires, parfois explicites, parfois symboliques. Mais certains donnent l’imression que ce que je vais vivre est déjà en projet dans mon cerveau…
Quelqu’un, dont je fis une poupée, qui, de colère, finit par m’asséner en le répétant plusieurs fois de façon insistante : « T’as pas d’esprit… ».

La colère est une des motivations, consciemment et inconsciemment, de beaucoup d’êtres humains. Une colère fondamentale, envers la Réalité, composée par toutes les frustrations, contrariétés, humiliations – réelles ou imaginaires – endurées par les individus depuis leur naissance.
C’est précisément CELA : la colère, qu’il est judicieux de transformer, recycler : employer à des fins pacifiques et constructives.

Comment dissoudre la colère ? Par la faiblesse, la décrispation, le relâchement de l’emprise : par la faiblesse.

Peu importe ce que tu es, ce que tu sais, ce que tu peux; ce qui compte c’est ce que tu fais. Et cela vaut pour tout le monde.

La Réalité étant un flux, ce que tu en bloques s’accumule…

Il y a en nous une capacité…d’ATTENTION, observation, qui semble simultanément unie, impliquée (à soi et à la réalité) et distante, détachée…
D’autre part, il y a l’ensemble des capacités de perception, qui semblent reliées à l’Attention, et enfin un…espace de « température-énergie », généralement centré dans l’abdomen (mais pouvant se déplacer ailleurs dans le corps, voire même hors du corps) qui peut être perçu mais qui semble être lui-même capacités de perception.
Ce lieu de température-énergie – disons : « le foyer » – semble être ce que l’Attention devrait surveiller prioritairement, car il semble être l’indicateur principal et le plus pertinent de l’ETAT de soi. C’est un espace à la fois sensitif (de type température tactile et vibratoire, un peu « irradiante ») et émotif.
Cela semble vraiment être le Lieu et Fondation du Soi : le Socle; d’où provient la Source du Mouvement vital aussi. Bien que cette source puisse aussi donner l’impression de venir du dos (vers les omoplates)
Veiller sur le « Foyer »…

Si par rapport à un sujet, la seule chose que tu tendes à faire est ruminer des pensées défavorables, alors mieux vaut cesser et te consacrer activement à un autre sujet de façon favorable et constructive : mieux vaut changer ton orientation.

Un bon moyen de diminuer énormément la colère est d’arrêter d’être orgueilleux et frimeur.
Arrêter l’orgueil et la frime.

Ce coincement qui fait de mes yeux des nébuleuses : l’envie de me venger…Me venger de cette Réalité qui…ne m’a rien fait; et j’en voudrais précisément un drame !…Effronté de mon orgueil, arrogante stupidité de ma suffisance égocentrée.

Ce sont mes croyances – mes idées préconçues – qui influencent majoritairement mes ressentis émotionnels de la Réalité.

Cet instant, où je fertilise mon présent avec les scories de mes passés, ces échappées dont le seul caractère constant est la furtivité. Je m’amuse encore.
Malgré mes chagrins, malgré mes orgueils – malgré ces excès de tentatives, mal placées ces ébauches, mal abouties ces tensions. Ho que me vaut de me tourmenter pour une volonté de moi ? Une volonté, c’est un moi qui s’expulse en lui-même pour tenter d’agripper le Monde qui est de-là, de-çà, au-delà. Je vois bien à présent que je me trompe d’efforts, m’égare dans mes méandres cérébraux.
Je repars de mon zéro. Je ne fais plus d’efforts : je deviens.

Au même titre que ma foi est devenue honnête et solide du jour où j’y ai admis et même inclus l’athéisme, peut-être que de même, mon amour ne sera honnête et solide que du jour où j’admettrai et y incluerai ma haine, ou tout au moins perversité…
Après tout, il s’agit, foi et amour, un peu du même type…d’idéal.

Rien n’est vraiment totalement pur dans le vivant; ne serait-ce que parce que le vivant est composé, composite.

Je thème – sans version d’essai.

Se venger est erreur car on poursuit le crime, et on s’en emplit.
Et pire erreur encore : se venger sur B de ce que A nous a fait…

Pour vivre, l’Utile est de Percevoir; et l’Efficace est…de percevoir…autre chose que soi.

Frustration et humiliation, voilà le méphitique marécage d’où émane ma colère.
Vengeance, plus que tristesse, est la voix de mes soupirs, et le grondement dont je déborde a pour revendication l’avilissement de ce que je ne joins pas. Mais je veux, choisis et préfère au-delà : je protège, je sers et je construis.
Améliorer. Libérer. Célébrer.

Je veux : ME VIVRE PLENITUDE DE MON DEVENIR IMMEDIAT.
Gentils et Admiratifs Mouvements Libérés.
Espaces et Mouvements – Utile et Efficace.
Tout c’est trop.
Gentil et Constructif.
Décrispé.
VITESSES et ORIENTATIONS.

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