extraits de conscience 61

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Tout est composition psychique – à partir des manques, désirs, peurs, émotions.

Facile d’être méchant – beaucoup plus valable et valeureux d’être gentil.

Photographier c’est admirer.

On ne résout pas ses problèmes en les fuyant mais en étant pleinement sincère et honnête pour les reconnaître. Ensuite, si on le veut, il suffit de se MODIFIER – pour mieux.

L’espace psychique, le sien indubitable, de même que l’hypothétique reliant et unissant tous les êtres humains (voire toutes les formes vivantes), un bon moyen de ne pas le polluer est…de ne pas s’en occuper.
Quoi qu’il en soit, en cas de gêne, choisir à quoi on applique son esprit. Ne pas l’appliquer aux choses néfastes ou inutiles.

Nous sommes toutes et tous des êtres humains; n’accorder de statut particulier à PERSONNE. Tous et toutes humains – ni plus ni moins.

Le capitalisme n’a pas d’avenir…parce qu’il n’a pas de projet.

Dans les rapports humains, le principal obstacle entre les individus est la fierté, ou l’orgueil.

Une des difficultés vis à vis du méchant c’est de ne pas devenir méchant; vis à vis du belliqueux : de ne pas devenir belliqueux, vis à vis de l’orgueilleux : de ne pas devenir orgueilleux, vis à vis du pervers : de ne pas devenir pervers, vis à vis du malhonnête : de ne pas devenir malhonnête, et vis à vis de l’idiot : de ne pas devenir idiot.
En bref, une des difficultés vis à vis des malfaisants ou malfaisantes c’est : de ne pas s’en corrompre; de ne pas devenir comme elles ou eux.

De même, ce n’est pas parce que quelqu’un se présente en objet, qu’il est approprié de le ou la traiter en objet.
Ne pas traiter en objets les êtres vivants.

Célébrons le Monde et ses jouissives Beautés, ses Réalités gorgées de plaisirs, ses pulpeuses vérités de joies.

Je ne veux pas être sage – voire, quelqu’un de « bien » – par peur, de quoi que ce soit, lois ou divinités, mais par amour des Réalités, par dilection vis à vis du Monde.
Je veux être sage et fiable et gentil, par amour, par volonté, parce que j’estime que c’est mieux – pas par peur.

Des entrevues de faux-semblants
affrontements de pacotilles
partitions bien réglées
pour concerts de simulacres…
Non ! Fi ! Fi de toute la frime.
Agir selon les nécessités
et se rire de la gloriole.
Accomplir l’utile
non pour la reconnaissance
mais pour l’amélioration – du Monde.
Humble collaborateur de Vies.

Une femme n’est pas un homme raté, ni un objet pour homme.

Pour la paix et l’amélioration des rapports humains, une des formes de l’humilité est très utile : l’abnégation.

Intéressant de constater comme on a moins envie et même BESOIN de manger quand il fait vraiment chaud. Est-ce parce que la chaleur fait s’agiter davantage nos particules et donc optimise leurs mouvements, d’où une moindre consommation ?
Est-ce parce que la chaleur étant une source d’énergie elle se communique à nous et nous « recharge » ?
C’est intéressant et mérite d’être médité.

Cesser de fayoter avec son censeur intérieur (et plutôt : se débarrasser de lui), son « contrôleur interne », de se soumettre à lui : cesser de le faire exister. Se désaliéner de toute aliénation mentale, psychique – pas de soumission; à rien ni personne.

Tant de faussetés, tant de mensonges, tant de refoulements, tant d’étouffements…on s’empêche de vivre par peur, par orgueil : peur de quoi ? De l’inévitable ? A quoi bon ?! De l’évitable ? Mieux vaut s’occuper de l’éviter, plutôt que d’avoir peur.

Peur de la douleur ? La peur n’évite pas la douleur, elle l’augmente.
Peur d’un jugement ? Inutile de juger l’expression d’une véritable volonté, inutile de juger la réalité, l’ipséité, d’un être.

Le premier stade de la liberté est de totalement reconnaître ce que l’on est, donc de se laisser vivre sans aucun effort – donc sans du tout se retenir ni se forcer.
Puis choisir ce qu’on préfère pour soi : c’est alors les rapports au Monde qui nous limiteront, si nécessaire; et on choisira ce que l’on fait.

Se libérer ! –

J’exècre qand les croyants de religion sont orgueilleux ou orgueilleuses, parce que d’ne part ce n’est intellectuellement pas honnête puisque personne ne sait s’il existe des divinités (ou même une seule) et d’autre part parce que si divinités il y a et qu’elles ont (ou qu’elle a) créé ce Monde, elles l’ont fait avec suffisamment d’humilité pour qu’on puisse en toute sincérité douter de leur existence : elles ne nous accablent pas de leur indubitable et impérieuse présence.
Donc…humilité – donc honnêteté – vis à vis de tout ce qui a trait au sujet théologique.

Mais se garder de toute exécration, et même : s’interdire d’exécrer.

Dans ce tout, dans ces tous, opter pour les bonheurs, s’orienter vers les Aises, produire les Plaisirs.

Libérer ses mouvements, et ainsi clairement identifier où ils vont, ce qu’ils font. Et les réorienter si l’on estime préférable, selon ce qui nous rend aise : ce qui nous convient.

Se préserver seul, ou seule, dans son propre espace psychique singulier. Cela me semble une des garanties fondamentales des Libertés.

Dès qu’on bloque, on SE bloque.
Arriver à réfuser sans se coincer, sans se crisper…
Etre désaliéné sans se crisper vis à vis du reste du Monde. Se désaliéner sans se crisper.

Haïr empoisonne.

Tant que tu te fais violence, tant que tu te gênes, tu n’es pas toi.

Simplement : qu’est-ce qui advient en ces espaces cognitifs qui constituent et délimitent ma singularité ?…(ou mes singularités)

La pensée, cette imagination, n’est que fantasmes ou frime, dès lors qu’elle ne sert pas à travailler utilement, à résoudre un problème qui, lui, est concret. Occper, appliquer, sa pensée à des sujets utilement concrets; sinon ne pas s’en occuper.

Pour vraiment, et efficacement, évoluer, il est préférable de faire des choix, et donc d’en abandonner d’autres – fût-ce, au moins, pour un temps.

A cultiver la patience, on récolte la paix.
A privilégier la paix on produit meilleur.
Par l’humilité et la joie on subjugue l’offenseur.

Tant que ce n’est pas indispensable, ne pas réagir aux intentions belliqueuses d’autrui. Par le calme on évite beaucoup de problèmes.

Par l’honnêteté – donc l’humilité – et le calme, on évite beaucoup de susciter de l’animosité.

Si je veux tant vivre, ce n’est pas par peur de la mort, mais au contraire par amour et respect pour la vie.

Si je suis si habile et volontaire à préserver la paix ce n’est pas par peur de combattre, mais au contraire par dilection pour la paix.

Ma conscience est Emprise.
J’essaie – ELLE essaie… – de CHOISIR ce qu’elle enserre, en fonction de ce qui me plait.
En essayant de ne pas me crisper.
Voilà tout…

Mon inquiétude, depuis longtemps, est que la méchanceté, la peur, la haine, pénètrent en mon espace cognitif, et s’empare de moi, et me manipule.
Or, si je veux être vraiment moi, de même que si je veux aimer le Monde, il est approprié que je m’ouvre à lui, que je laisse mon espace cognitif libre; donc cela laisse la possibilité à des choses déplaisantes d’y pénétrer. Mais ce n’est pas pour autant qu’elles s’empareront de moi. Ne s’empare de nous que ce qu’on accepte.
Si je suis honnête, sincère, alors ce qui ne me plait pas ne pourra se maintenir en moi car je ne le retiendrai pas.
Libres espaces !

Comment rendre hommage au Monde sans mièvrerie ?
Etonnant comme il est souvent plus difficile de faire rire que pleurer, de rendre hommage que critiquer, de dire des choses constructives et réconfortantes plutôt que destructives.

Une des difficultés quand on a de bonnes capacités cognitives consiste à savoir ne pas systématiquement écouter ce qu’on pourrait, ne pas systématiquement regarder ce qu’on pourrait voir…

Quoi qu’il arrive, c’est dans ta tête que tu le traites…

Transformer la haine en quelque chose de plus utile et bénéfique.
De même, tout ce qui est néfaste, nuisible, en nous, peut être transformé en quelque chose de plus utile et bénéfique : humaniste.

Ne laisser rien ni personne corrompre notre joie et notre gentillesse – surtout pas nos joie et gentillesse initiales.

Toutes les formes de vie – surtout animales – sont des symétries à partir d’un axe central…
Intéressant…Jaillissent-elles de cette ligne, comme une fente, une fissure ouvrant sur une autre dimension, ou se construisent-elles autour d’elle ?
De même, sommes-nous des oppositions entre deux forces opposées ?

Tant que l’on ne reconnait pas avoir une part de méchanceté en soi, on la cache et la met donc en embuscade contre soi.

L’amour peut mener à la haine, aimer peut mener à haïr : pour protéger ce qu’on aime de ce dont on estime qu’il peut lui nuire.
Le risque existe de haïr ce dont on estime qu’il peut nuire à ce qu’on aime.

S’occuper du Monde et ses mouvements plutôt que de nos pensées.

La majeure partie, en tout cas l’essentiel, de ta vie consciente – affective, comme mentale et relationnelle – dépend principalement de : à quoi tu appliques l’emprise qu’est ta conscience.
Le mieux est de l’appliquer à des sujets constructifs, pacifiants.

Toute contrariété tend à susciter en nous un regain d’énergie qu’il est plus utile et plus efficace d’exploiter à des fins bienfaisantes et constructives, plutôt qu’à de la colère ou du refoulement.
C’est crucial.
Orientations et Vitesses – toujours.

Face à toute contrariété, le plus important c’est : comment tu réagis.
Première chose à maîtriser : ne pas se gaspiller.
L’orgueil (statut, posture, image) ne fait que mener à se gaspiller.
La colère, la méchanceté, le désespoir, la tristesse sont aussi gaspillages.
S’occuper uniquement de : ce qui est utile, et chercher l’efficacité – en privilégiant constructif et pacifiant (plutôt que pacifique…)

Finalement, lsavoir vivre, bien vivre, l’art de vivre c’est savoir traiter les contrariétés – le reste est évidences.
La sagesse ? C’est savoir traiter les contrariétés.

Libérer son espace : pas d’emprise inutile, car n’y subsiste que ce que l’on veut qu’il y subsiste.

L’esprit, comme le soi, est libertés. Paradoxalement, c’est en voulant protéger son espace cognitif qu’on le piège, en le crispant et donc en se crispant – donc en se piégeant, en se coinçant, en s’enfermant.

Et c’est en prétendant s’interdire quelque chose qu’on se le provoque. Honnêteté se méfie des preuves – Honnêteté n’est pas affectation.

Peut-être qu’une fois vraiment lucide, la seule peur qui subsiste est…la peur de soi – la défiance…

Cesser de ressasser, répéter, ruminer. Trouver enfin une nouvelle approche, de nouveaux rapports – au Monde.
Les arcades ou les arcanes des pouvoirs ou des faiblesses.
Tant qu’il y a crispation il y a peur, tant qu’il y a peur il y a crispation.
Changer – s’inverser, par exemple.
Décrisper, ouvrir, laisser – et rire.
Rire de soi. Se moquer impitoyablement de soi.

Moi ? Le petit mec qui voudrait à toute force se prétendre artiste, se trouver reconnu pour en vivre sans rien faire d’abouti pour ? Le gestionnaire dont toute la vie n’est que compensations à ses désarroi affectif et frustration sexuelle ?
Moi, celui qui est éclatant avec les ternes et obscur avec les brillants ?
Moi, qui se piège en lui-même à force de vouloir se libérer ?
Moi, le velléitaire indécis qui ne peut vouloir au-delà de 3 jours ?
Moi, dont l’admiration est cruelle et l’affection sournoise ?
Moi qui est incapable d’aimer car n’ayant aucune confiance en l’être humain (non par misanthropie mais simplement parce que sachant chaque individu libre et spontanément d’abord intéressé par lui ou elle-même) mais bonne confiance en l’humanité ?
Moi qui voit la féminité comme un objet de plaisir, comme une friandise ?
Moi qui contemple pour dominer ?
Moi qui ne peut se satisfaire d’un état parce que finalement il n’en a rien à faire de rien ?
Moi dont les faiblesses seraient des forces s’il ne les refoulait, et que ses forces affaiblissent car il se garde trop d’en user pour être sûr de ne pas en faire pâtir autrui ?
Moi, qui transforme son bonheur de vivre en peur de jouir, pour être sûr de ne pas nuire à autrui ?
Moi dont le coeur finit par battre davantage de refus que d’accord ?
Moi qui comme tant d’autres aurait le réflexe d’étouffer l’épanouissement des forces de beautés pour éviter qu’elles se fassent saper par les faiblesses de laideurs.

La grosse pulsation, cardiaque, que je ressens en moi depuis 2002 est : de la peur.
J’ai beau fondamentalement ne pas avoir peur, et avoir travaillé et vaincu la peur, il me faut reconnaître que c’est malgré tout une forme de peur que je ressens ou qui se manifeste en moi – bien que je n’ai pas peur…
Il y a pourtant de la peur qui me tourmente, que j’auto-produis.
Peur d’être envahi par quelque chose de néfaste ou que je déteste. Ce qui est impossible puisque, à moins de torture, ne peut demeurer en nous que ce qu’on veut qui y demeure.
Et ce qu’on ne veut pas qu’il demeure en nous, ne peut y demeurer si on ne le retient pas.
Et peur de nuire à autrui, ce qui est également impossible puisque j’aime et respecte tellement les gens et les choses qu’il est impossible que je ne m’arrête pas avant de commettre quelque chose d’irréparable.
Donc…cesser la peur. Et cesser l’orgueil.

Il est des odeurs qui ne se révèlent qu’à fond de narine : quand on a inspiré complètement, profondément.

Je n’ai pas toutes les réponses; et ne les veux pas forcément.

Est-il pire médecin que celui, ou celle, qui croit tout le monde malade ?

Moi, si on veut parler de divinité, je suis panthéiste : tout est divinité.

Avant d’aller vers le plaisir on fuit la douleur.

Merci à celles et ceux qui ont agi pour que nous puissions vivre libres et en démocratie.

Discerner que nos erreurs permettent de révéler en nous les conceptions inappropriées.
Plutôt qu’étouffer la présence des erreurs en nous, ou les refouler par des excuses plus ou moins hypocrites, les laisser afin qu’elles nous indiquent en quoi nous nous trompons, quelles sont les présences néfastes en nous.
Nos erreurs sont des révélateurs irremplaçables de nos…erreurs; donc les laisser s’épanouir en nous, sans pour autant les accomplir, sans les traduire en actes – les garder en soi et observer ce qu’elles nous révèlent de nous-mêmes.

Pour se débarrasser de ses erreurs il semble approprié de laisser leur présence se révéler en nous.
Alors elles se révèlent, s’épanouissent et se dissipent, se dissolvent et on est débarrassés. Sinon si on se crispe sur elles on les maintient en nous.
Laisser s’épanouir nos erreurs en notre espace singulier psycho-organique – l’Espace physiologique qui est nous – mais sans passer à l’acte, sans agir HORS DE NOUS-MEMES.
Alors, si on a oeuvré à être humaniste, gentil et honnête, les erreurs se dissoudront d’elles-mêmes. Ne pas avoir peur de la présence de nos erreurs en nous-mêmes puisque…elles y sont déjà, là, en nous. Mais au contraire, les libérer, sans se crisper dessus, et alors les énergies crispées qu’elles sont se dénoueront et dissiperont, jusqu’à disparaître.
Inspirer et expirer librement. Ne pas focaliser notre attention, ni notre intention, sur nos erreurs ni sur les sensations de leurs présences : laisser tout se libérer de soi-même.

Cesser de CROIRE que nos erreurs donnent accès, pour autrui, à nous-mêmes. C’est notre peur, nos croyances, et notre crispation qui nous font produire, de nous-mêmes, des idées et présences psychiques pouvant produire (par l’emprise qu’elles sont, et ont sur le corps) des sensations.
Libérer notre espace de nos peurs et emprises.

Ressentir nos erreurs en nous-mêmes est désagréable : la présence de nos erreurs, en nous, est désagréable. Mais justement : ne pas se crisper dessuus, ne pas « s’en emparer », ni les refouler. Laisser le tout s’épanouir, et alors elles se dissolvent.
Mais si on se crispe dessus, ou les refoule, alors on les fixe en nous, on les maintient et s’en corrompt.

Il n’y a que 2 sortes d’autorités : celle qu’on accepte, et celle qu’on se crée. De fait, il n’y a qu’une sorte d’autorité : celle qu’on accepte.

La difficulté, voire le défi, que nous pose parfois autrui c’est de nous contraindre à faire un effort pour être nous-mêmes…

Colères, orgueils, désirs, peurs…toutes ces entraves qui nous font pantins, tous ces excès qui nous diminuent, nous volent à nous-mêmes.

A force d’effort et d’honnêteté je me réapproprie mon esprit que j’avais abandonné à quelques fantasmes mégalomanes et infantiles, à des servilités obtues et hypocrites, à des peurs mesquines et sournoises autant qu’opportunistes.
Tout simplement je redeviens mes propres mouvements plutôt que le pantin de quelque autorité de transfert, de substitution, de soumission.
Ma conscience, mon espace psycho-cognitif ? C’est moi. Tout est dans ta tête – d’une façon ou d’une autre, tout est dans ta tête – et tu peux choisir ce à quoi tu t’appliques.

On peut choisir ses Orientations et ses Vitesses.

Le fourbe soulagement du soumis : plus jamais.
La fallacieuse tranquilité de l’aliéné : plus jamais.
La paix sans soi : plus jamais.

Les faits sont interactions entre soi et le reste du Monde.
Tout le reste est idées dans notre esprit.

Nos défauts (et nos qualités), et nos erreurs (et nos vérités) sont en nous. Il ne s’agit ni de les nier ni de les fuir mais de s’améliorer, de s’en désaliéner : de les rectifier.

Finalement, pour qui est sincère et lucide : ses défauts et ses erreurs sont certains de ses meilleurs révélateurs pour s’améliorer – ce sont certains de nos meilleurs instructeurs; si on ne s’y complait pas.

Mieux choisir ce qu’on CHERCHE. Ainsi, chercher le plaisir plutôt que la douleur, l’Aise plutôt que la gêne, la joie plutôt que tristesse, l’entente plutôt que l’affrontement, la paix plutôt que le conflit. Chercher l’Aise plutôt que la gêne.

D’où vient cette Source qui m’anime ?
C’est surprenant, elle semble à la fois provenir du fond de mon espace (du centre, mais ce n’est pas vraiment localisable) et de la périphérie, d’où sa capacité d’emprise)

Qui se retient trop se vole à autrui et à soi-même.

Quand tu es confiant en toi tu ne cherches plus à en remontrer à qui que ce soit – et c’est mieux.

Ma misère…c’est de n’avoir pas besoin – de toi; de n’avoir pas vraiment d’envie, de ne vouloir peut-être rien. Mon élan est velléité, mon désir désoeuvrement. Ma misère…c’est mon trésor : moi; ou au moins ma conscience.
Ma misère : ma fortune.

Les couleurs, les formes, les lumières
les bruits, les odeurs, les voix, tout frissonne.
Mon ignorance heureuse, stupéfait, immergé.

Revenir au dialogue avec les choses ?
Alors peut-être : rien ne contrarie mes mouvements…que moi-même ?

Ma plénitude comprend l’inapproprié.
Depuis des années j’ai enfermé mon esprit dans un étau de censure conformiste qui dissimule la haine en hypocrisie et les erreurs en provocations. A présent je cesse toute censure, toute surveillance, toute inquisition : toute emprise. Réouvrons l’espace des réponses de mon corps aux choses, dont lui-même.

L’effort intérieur n’est pas moi.
Si je me contrains c’est que je me soumets, car je suis, je deviens, en mouvements libres, qui s’épanouissent – d’eux-mêmes, y compris en rapports avec les choses autres que mon espace singulier.

J’existe en effet selon 2 espaces : un espace singulier (mon corps et ses sensations et idées) et un espace de rencontres (toutes mes interactions de mon espace singulier avec les choses du Monde)

Tout ce qu’on refoule devient vice dans notre esprit et nous pervertit. Libérer l’esprit.

Je déteste la malhonnêteté intellectuelle et l’orgueil en est une.

Devenir vraiment humble c’est notamment ne pas prétendre à ce que les autres soient ou deviennent comme on le voudrait.

Que ressentent ces existences de mendicité, que l’on voit ramper leur survie le long des rues, cramponnés à l’espoir d’une piécette, au fantasme d’un billet ?…

Vivre c’est davantage que « comment occuper son temps ? »; c’est : comment jouir son temps et comment optimiser ses conséquences ?

Je n’ai jamais voulu de vos vies fatales. Vos aigreurs insidieuses me révulsent. Si mon vivre vous éblouit apprenez à ouvrir les yeux. Je ne cesserai que quand les mouvements auront quitté mes muscles. La solitude a cette qualité de nous inciter à incarner nos réponses.

Qui veut le pouvoir est dangereux.
Qui ne veut pas le pouvoir est imprudent.

D’une certaine façon, peut-être que je perçois les gens comme des rats. Car comme eux ils passent leur temps à ronger le Monde et à se ronger les uns les autres (et à grouiller les uns dans l’espace des autres) et comme des rats ils craignent les espaces découverts, clairs et cherchent donc constamment des murs à longer et des tuyaux à emprunter, toujours à la fois caché et embusqués, dissimulés et à l’affût.

L’humour est peut-être la plus belle création des humains.

C’est quoi mon…équivalent féminin ?…?

La solitude est une folie.

Je me regarde droit au fond de l’encéphale et m’assène un légitime : « Arrête ta frime ».

Jouir de tout tant que ce n’est pas désagréable.

Le premier des crimes est de ne pas se vivre. Le second est d’empêcher l’aise du monde de s’épanouir.

Si on ne veut pas susciter de choses qu’on désapprouve, commencer par choisir son orientation de façon judicieuse.

Vivre gravement c’est vivre tristement. Vivre gaiement c’est égayer les Réalités.

Il semble que…l’espace entre les humains soit…conscient, vivant…

Je déteste qu’on attende de moi de l’espoir : ce piètre médicament pour une maladie incurable.
Un peu blême le sauf-conduit
un peu fade le digestif.

Il y a un feu ? Avec deux cailloux, par exemple.

Je garde l’espoir comme ultime lancer au-delà des corps épuisés.

Mes frustrations affectivo-sexuelles m’ont incité à orienter mes rapports à autrui vers la sensualité. Voilà l’erreur : hors le couple ou la volonté d’en créer un, la sensualité n’est pas appropriée pour établir de sains rapports avec autrui.
Cela n’exclut pas de se servir des sen sations mais : ne pas confondre sensibilité et sensualité.

Se focaliser sur ce qu’on réprouve est un des plus sûrs moyens d’en devenir le pantin.

Quelque chose vit. Tant que cela n’a pas besoin de moi, inutile que j’insiste : cela va ainsi.

Le côté « viens me dompter, que je te domestique » ne me plait pas.

Puisque j’ai vraiment une admiration affectueuse pour ce Monde, j’essaie de la faire vivre, la manifester, la produire, la partager.

Le temps éloigne plus que l’espace.

Je t’aime comme une tonne (dix milliards) de framboises.

J’ai encore l’oeil prédateur
toujours ma vision pour appétit
une gloutonnerie occulaire.

Tous ces discours…Vivre ce qui nous plait, ce qui nous paraît important. Vivre ce qui nous plait et essayer de ne pas vivre ce qui nous déplait.

Tout le paradoxe est d’arriver à vivre pleinement…sans se forcer.

Le plaisir n’a pas toujours raison, ni la douleur toujours tort.

Cesser d’utiliser la perversité pour contre-exemple ou réfutation.

Il semble que quelque chose me distingue de beaucoup de gens, et paradoxalement me donne un ascendant sur eux : je ne cherche absolument pas à dominer ou avoir du pouvoir sur autrui.
Je ne cherche vraiment pas à dominer qui que ce soit, et mieux : je m’y refuse, parfois jusqu’à mon détriment.

En fait…est-ce parce que je voulais l’amour qui dure que je suis seul ?…

La réalité vicieuse ?
…Tous les peintres ne deviennent pas aveugles…

Je donne au Monde mon plaisir qu’il demande, et j’en prends le plaisir qu’il lui convient de m’accorder. En fait, j’équilibre les mouvements, quand et où nécessaire, en sorte que les Réalités et moi soyons aises. Je préserve mes aises.

Je refuse de vivre selon des idées, des pensées, des mots : en fait selon des croyances. Les idées sont faites pour travailler, mais avant elles, pendant elles, et après elles, sont les sensations – des mouvements.
Je me ris de mes idées, DES idées, et je retrouve les mouvements. Tout est mouvements. Les mouvements sont vies – les idées et mots sont linceuls.

Chercher le pouvoir sur soi c’est se courire après : aberration. Soi et le pouvoir sur soi et sa propre puissance c’est : ce qu’on fait, et ce qu’on ne fait pas.
En totale sincérité : en expression sincère de soi.

Je ne me manipule plus, ni ne me laisse manipuler par le psychisme qui me fait vivre selon sa méthode, technique, d’interprétations et de préjugés. Je ne m’occupe plus des tentatives de manipulations par les idées, je m’occupe des sensations et des mouvements.

Choisir à quoi on porte attention. A quoi on…prête…? son attention.
Choisir à quoi on applique son attention, et sinon la laisser totalement libre.
Notre attention est vraiment la rencontre consciente entre soi et les Réalités.

Les Baux de Provence : le village, le château et les carrières (de Lumièreà constituent vraiment un site incontournable.
Heureuse rencontre que je fis à Marseille (où j’étais allé suite à une autre rencontre : sur les conseils de Claude, un sémillant homme de 84 ans, rencontré le soir même de mon arrivée à Aix – alors que je refusais Marseille, il me l’avait conseillé, notamment le quartier du Panier…que j’ai fini par rallier au gré de mes déambulations. Etonnant) de Banjamin puis Claire qui me conseille les Baux. De rencontres en rencontres…

Je veux être en accord avec moi-même sans nuire au Monde.
Je veux être en accord avec le Monde sans nuire à moi-même.

Est-ce le mouvement que l’on crée en fuyant qui fait que les choses qu’on voudrait fuir semblent nous poursuivre ?
A la poursuite de ce qu’on fuit ?
Ne pas prétendre éviter ce qu’on cherche à connaître.
Ne pas prétendre libérer ce qu’on cherche à enfermer.

Qui donne des gages s’appauvrit…

Mais ??!…Tout simplement…je reste crispé sur ce que je considère être des crimes, et ce faisant je maintiens leurs idées en moi et donc place en moi leur présence. Cesser cela. Décrisper là encore.

Le crime est un pouvoir – c’est un de ses deux attraits, avec le plaisir qu’il peut entraîner.
Et ce sont deux points communs, avec tout autre type d’activité. Sauf qu’il propose une plus grande part de liberté…

Je reste collé

Peut-être ne peut-on pas parvenir à 100% de certitude par rapport à une idée qu’on voudrait élminier, car pour arriver à ce niveau il faudrait y penser…et donc la conserver en nous.
Ainsi donc la vertu se gardera de vouloir expulser totalement le crime…
La vertu se gardera d’être absolutiste. La vertu, pour être vertueuse, se gardera d’être vertueuse…
(cela fait penser au Tao-Te-King)

Le premier avantage des vacances c’est le temps, pas l’espace.

Les musées sont les cathédrales dédiées aux dieux humains.

Les Réalités sont composées de possibles, de possibilités.
Le bien et le mal ne sont que des notions, des qualifications, des choix optionnels par rapport aux possibles. Le bien et le mal ne sont que des idées : des avis – des commentaires.

Aussi, le fait de considérer quelque chose comme « mal » c’est structurer notre psychisme, et par suite influencer, manipuler notre corps d’une façon qui diminue ses libertés de mouvements, qui amenuisent ses possibilités. Or, sans compter qu’il puisse y avoir une part de nous qui considère que le « mal » n’en est pas un, cela provoque une réaction de réplique à la répression, obstruction, au refoulement, à : la pression exercée par nous-mêmes sur notre propre espace. D’où conflit, incertitude parfois.
Et, le fait d’avoir l’idée du mal à l’esprit, la garder, c’est l’introduire et la maintenir en nous.

Quelle est donc la solution pour ne pas créer de blocages et pour être certain, pour être fiable ?
Là encore, il semble approprié nos énergies : jamais les bloquer; donc, plutôt que de se crisper autour de l’interdit, libérer nos mouvements, en les orientant en actualisations favorables, bénéfiques, conformes à ce qu’on estime préférable, et et s’éloignant de ce qu’on estime non préférable, néfaste, nuisible, mauvais.

Là encore il s’agit tout simplement de s’optimiser : d’optimiser ses actualisations – de ne pas se gaspiller.

Que suis-je ? Un Espace où les Réalités se font échos.
Je suis un ensemble d’échos du Monde, un reflet.
Mon espace se remplit du Monde et le déforme selon mes reliefs intérieurs, mes présences internes.

Je suis un espace dans lequel réside une capacité de concentration des mouvements qu’il contient : les siens propres et ceux venus de l’extérieur de lui.

Si tu es tombé c’est que tu étais debout. Seuls les rampants ou gisants ne tombent pas.
Si tu as trébuché c’est que tu avançais. Seuls les statiques ne trébuchent pas.
Savoir se relever et continuer d’avancer.

Toujours moi petit garçon.
Pas de salaire.
S’il y a lieu j’essaierai de ne laisser tomber personne.

Espaces-Mouvements
Orientations-Vitesses
Amour-Liberté

Quand tu te sens mal c’est que tu n’es pas toi-même. Donc, dans ce cas, identifier la présence du malaise, sa localisation, son intensité et sa cause. Si on est sincère on SAIT tout de suite quelle est la ou les causes. Et alors être vraiment soi, dans notre espace singulier organique (personnel) là où on ne l’était pas.

Ainsi je partis de ces tourments endémiques.
J’ai toujours refusé d’être contagieux
clamais-je entre deux embuscades.
Mon appellation n’était pas d’importance.
Si c’était une trace d’intérieur, davantage.
Je me retrouve donc entre mes interdits
et mes admirations chahuteuses.
Trouver c’est comme choisir :
se priver avant d’obtenir –
Si je décide d’aller à gauche
qu’on ne me trouve pas à droite.

Pas de tiroir ni coffre-fort
pour ranger la vilainie.
Plus épais le blindage
plus aigüe la mêche –
Alors on porte, tranquillement
car sûrs de nos valeurs
et on va ailleurs qu’au détriment.

Et en cas d’apostrophe
notre occupation seule, doucement,
fait aussi office de réponse.

Que veux-tu donc curieux chasseur ?
Quelle traque étrange que tes errances…
Toujours une lame sous la table ?
Allons…meilleure est l’assiette.
Aimons joyeusement.

Il existe des espaces, contenant des matières et des mouvements.
Je suis un espace, je suis des matières et des mouvements.
Il existe en moi des sensations,
des désirs et des aversions.
J’essaie d’épanouir cela
puisqu’il semble.

Dira-t-on assez à quel point les humains sont merveilleux ? Non. Jamais assez. Je veux le ressasser. Le monde le confirme; surtout si on évite la complaisance pour les contre-exemples.

Découvrant comme mes replis gênent des déploiements, mes sombres polluent des lumières, je m’étonne.

Des idées pour collets

Qui vit avec des fantômes étouffe les vrais humains.
La peur de haïr empêche d’aimer.
L’obsession vis à vis du vice entrave la vertu.
Qui n’épanouit pas son espace, s’expose à ce qu’autrui y empiète.
Qui ne vit ce qu’il aime, risque de mourir de ce qu’il déteste,
ou au moins vivre ce qu’il réprouve.

Imiter ce qu’on réprouve c’est l’approuver.
Ne pas imiter ce qu’on réprouve c’est le réfuter.

Aller sans nécessité vers ce qu’on ne veut pas révèle qu’on le veut.

La haine révèle les mensonges de qui prétend aimer.

La haine est une nostalgie…
d’elle-même.

Notre haine est notre refus destructeur d’une part du Monde.
Destructeur et geôlier.

Si on veut aimer, on veut construire, célébrer et libérer.

De notre esprit tout est idées, donc mieux vaut choisir les bonnes.

Il semble que plus on aime le Monde plus il nous révèle.
Mieux on se connaît, mieux il nous connaît.

Quelles folies que la haine et la guerre ! Nous avons tellement assez à vivre avec l’amour et la paix…

Mémé Suzanne et mémé Fernande ?…Mortes. Et pépé François, pépé Gaston ? Morts. On meurt tous et toutes; on disparaît. Alors : VIVRE SON MEILLEUR. J’essaie de vivre mes meilleurs, les meilleurs de moi-même, avec les Réalités, en privilégiant et cherchant la paix, la joie, la convivialité.

La Gentillesse : vertu primordiale.

Deux types de choses, opposées, stimulent ma méchanceté, la font sortir : la menace et la vulnérabilité – les agresseurs et les victimes. La laideur et la grâce…

Oui, nos Réalités nous révèlent. Vivons les pleinement.

S’imprégner totalement de ce qu’on vit. S’imprégner de l’espace que l’on est et de celui qui nous entoure.

Parfois, une défaite par rapport au Monde peut permettre de se gagner soi-même.

Trop accorder au Monde c’est empiéter sur soi, c’est se voler à soi-même.

Ressentir vraiment cet espace privatif, ce lieu singulier, cette entité corporelle que l’on est, et la devenir et épanouir continuellement selon ses possibilités et plaisirs – tant qu’on n’empiète pas sur autrui – en tout cas, pas contre sa volonté.

Tant qu’on ne s’émerveille pas on ne vit pas.
Si tu ne vis pas ta gloire tu risques de mourir de ta misère.
Si tu ne vis pas tes richesses tu risques de mourir de ta misère.

Pas d’hésitation : l’amour ne se gaspille pas, ni ne s’épuise.

Simplement : ne pas être ce qui nuit au bonheur.

Mon message : Amour, Gentillesse, recyclage de la colère, humilité et Joie.

Recycler la colère, notamment en humour ou au moins autodérision.

Les sensations ne sont pas importantes par elles-mêmes; ce qui importe ce sont les contrôles et rapports avec la Réalité que tu peux en obtenir.
Il en va de même avec les idées, qui sont malgré tout aussi une forme de sensation : on les entend et ressent en nous.

Qu’importe la formulation en mots, de tes idées : qu’importe leur sens; ce qui importe c’est qu’elles sont sensations et emprises.
Ce sont ces sensations et emprises qu’il est intéressant d’étudier; et non leur rationalisation qui n’est que structuration – et donc – emprise psychique et donc crispation de soi .
Etudier toutes nos sensations : que sont-elles, qu’en ressent-on, d’où viennent-elles et où vont-elles ? Voilà l’Existence…

Curieux comme c’est parfois en voulant éviter certaines choses qu’on les provoque. Peut-être par défaut de sincérité…

Pour être libre ? Il suffit de se vouloir libre; donc, de ne se soumettre à rien.

Nous sommes de terre et les Réalités sont Sources; que faisons-nous croître ?
Nous sommes sources et les Réalités sont de terre : de quoi les irriguons-nous ?

Ces vents qui me décalent
ces tremblements qui me bousculent
ces glissements qui m’ébranlent
ces échos qui me révèlent
ces émergences qui me rejoignent…

D’accord, j’ai donc un vilain, depuis toujours, en moi. Pas trop gros, pas trop vilain, mais rusé comme je sais l’être…Je vais le recycler en gardien discret. Vive le Monde.

Il est dangereux celui qui ne rit pas de lui-même, et même : qui ne se moque pas de lui-même.

Qui ne rit ne vit.

Prendre toute contrariété comme une incitation à s’améliorer.

Méconnaître la douceur, l’abandon et la faiblesse, c’est méconnaître la force, la puissance et le pouvoir.

J’ai envie de rire et pleurer de bonheur et de malheur – c’est donc ça VIVRE ?!?…

L’Espace…! N’est-ce pas…

Identifier qu’il y a des choses qui constituent, ou dont on se fait, des « pièges à soi », des attracteurs d’énergie, qui font qu’on se focalise sur elles, s’occupe systématiquement d’elles, alors que ce n’est pas utile.
Identifier ces choses et s’en désaliéner.

Dans la plupart des rapports humains, tout se passe au niveau psychique : tout est interactions d’idées. Les individus se manipulent les uns les autres, ainsi qu’eux-mêmes, par les emprises que sont les idées.
Identifier cela, et retrouver les énergies véritables, les mouvements fondamentaux constituant les Réalités.

Il semble que là où on se crispe le Monde insiste…

Vivant ! Jusqu’à la mort.

Le Fauve comprend et tolère qu’on le réfrène; mais il déteste qu’on le nie et alors se venge.

L’idéal c’est l’interaction libre de soi et des Réalités. L’emprise indique problème…

Vouloir excessivement le pouvoir sur soi est un égoïsme vis à vis des Réalités, qui répliquent en conséquences.

L’excès nuit systématiquement.

Il est surprenant autant que paradoxal de réaliser qu’être seul est…excessif.

Je suis finalement comme beaucoup de monde : je parviens difficilement à me résoudre au bonheur d’exister.

De notre vie consciente on considère que le plus important est notre pensée, notre raison, notre rationalité. Mais…le plus important c’est les sensations, car la Réalité est mystère dont la raison ne peut rendre compte. La raison ne peut établir que des constructions qu’elle plaque par-dessus la Réalité, par-dessus les sensations : sur l’écran d’elle-même.
Dans le meilleur des cas elle ne peut que se regarder elle-même, que contempler la construction précaire, plus ou moins précaire, qu’elle établit à partir de souvenirs et de convenances admises tout aussi arbitraires : la raison est une crispation, une volonté-capacité de figer ce qui est fluent. Elle est donc inappropriée.

Mais les sens aussi sont une façon d’arrêter en nous le flux du Monde. Les sens créent des instantanés du Monde. Mais au moins sont-ils moins crispés que la raison.
Savoir se laisser bousculer et emporter par les Réalités fluentes.

Il semble que le Monde soit fluent et que pour notre Aise il soit approprié de se laisser devenir fluent – puisque de toute manière nous le sommes, faisant partie du Monde.
Advenons ce que nous aimons et évitons d’advenir ce que nous n’aimons pas. Advenons plaisirs, n’advenons pas douleurs tant que nous le pouvons et le voulons – puisque nos mouvements que nous sommes et devenons sont volontés.

Ainsi, à ce titre, puisque je suis et fais partie de quelque chose de beaucoup plus vaste et puissant que moi qui s’épanouit et semble VOULOIR par soi-même et par moi…je me laisse totalement devenir, sans plus aucune résistance. Je verrai bien ce qui adviendra. Et je résisterai si cela me déplait; ou le Monde résistera si je lui déplais.
Maintenant…

On peut considérer cela comme de l’égoïsme, de la curiosité égoïste, mais je me permets cela parce que je sais que j’aime le Monde et que je ne veux pas lui nuire. Car j’estime le Monde beaucoup plus important que moi; c’est donc aussi par altruisme que je me libère totalement : pour le libérer aussi en libérant la part que j’en suis.
Maintenant. Ici.

Quelque chose existe. Que cela soit ! – dont soi : c’est l’Universel; et si cela déplait au soi, alors il se singularisera jusqu’à devenir moi : une entité se distinguant du tout, en pouvant même aller à contrario du reste, de ce qui n’est pas lui.

Donc : libération totale. Plus d’emprise, plus de frein, plus de contrôle; juste : que ce qui devient devienne. Maintenant de l’ici.

Et on rejoint alors : le Sommeil. Ainsi la libération de la conscience atteint au sommeil. La conscience est crispation. Alors si on décide de libérer la conscience, et qu’on atteint le sommeil, alors qu’est-ce qui se crispe et provoque ainsi, ensuite, le réveil ??…

Aucun effort : ce que le Monde me fait advenir et qui me convient je le laisse advenir. Je laisse advenir tout ce qui dans mon espace cognitif me convient.

En vérité, ce qui me stimule le plus dans mon existence est : qu’est-ce donc que Cela qui existe et dont je fais partie ?
Aussi pour le connaître je n’y fais plus du tout obstacle et découvre ce qui advient. Maintenant.
Car je n’ai qu’un moyen de découvrir ce qu’est la réalité : ma cognition.
Alors je la libère totalement : je laisse advenir ce que j’adviens et ce qu’il advient en tout mon espace cognitif.
Je fais cela pour autrui également; c’est pour cela que je rédige mes carnets.

Je m’arrêtai lorsque je compris que je ne dormirais plus.

Sophie Blasphème. Joli nom.

En finirai-je de mes mensonges à moi-même ? De mes farces sémantiques. Peur de me retrouver piégé ? Allons, la seule façon d’être libre est de se piéger dans la vie.

La capacité de croire peut servir de rempart, refuge, au soi pour se construire psychiquement un rempart, par rapport au Monde, mais qui finit par devenir une prison.
Pour qui veut évoluer continuellement comme les Réalités (dont l’ensemble du Monde) le font, croire est une aliénation, un enfermement : une structuration du psychisme, qui réinterprète tout contact avec le Monde en fonction de filtres, codes, préétablis; une structuration qui trans-forme, re-formule, tous les mouvements, toutes les fréquences du Monde, pour les faire correspondre avec ses propres formes crispées qu’elle souhaite invariables.
De fait, la croyance (la structuration-croyance) est une crispation, une sclérose, un mausolée : une mort.

Identifier toutes ses croyances et les abandonner , cesser d’y croire : voilà qui libère l’esprit, voilà qui libère l’individu. S’occuper des Réalités des faits qui adviennent et évoluent continuellement.

Il est finalement inutile de regretter, d’avoir des remords. Tout cela est dû à la peur – généralement elle-même liée à nos croyances – et à l’hypocrisie. Ce qui importe c’est de s’appliquer totalement à être continuellement en plein accord avec soi, et à se rectifier quand ça n’est pas, ou n’a pas été le cas.
L’être humain libre n’agit pas par soumission à quoi que ce soit, mais uniquement en plein accord avec lui-même : afin que chacune de ses manifestations, chacune de ses actualisations – des pensées, aux paroles, jusqu’aux actes – soit le sincère accomplissement de lui-même ou elle-même : individu de sensations et volontés, homme, ou femme ou hermaphrodite.

Ainsi l’être humain n’est porté que par la Terre et lui-même; et il ou elle ne s’appuie sur rien d’autre et ne se fie qu’à lui-même ou elle-même.

Vivre comme on travaille : pour soi autant que pour le Monde, et de façon à n’avoir pas à revenir sur ce qu’on a fait – que cela soit fiable et solide. Donc : à chaque instant actualiser et ressentir le meilleur de soi – vivre le meilleur de soi.

Ce qui laisse accès à la peur : douter de soi. Une fois qu’on ne doute plus de soi, qu’on connaît ses capacités et ses faiblesses, on n’a plus peur. On sait ce qu’on peut et ce qu’on ne peut pas; ce qu’on aime et ce qu’on n’aime pas. Ce qu’on veut, ce qu’on tolère, et ce qu’on refuse. Mais on n’a plus peur – et alors on devient libre car notre seule limite devient : nous-mêmes.

C’est à cela que sert la prière, ce qu’elle fait (qu’elle soit de supplication ou de louange ou remerciement) : elle permet de s’abandonner totalement; sauf qu’elle le fait par un transfert de responsabilité à « autre chose que soi », une projection de soi, et une soumission à « autre chose » que soi.
L’individu qui prie se désolidarise de lui-même, se dépossède de lui-même : se nie, en s’abandonnant à autre chose qu’à lui-même; mais psychiquement, après cet abandon il se retrouve…seul avec lui-même, et avec dans l’esprit l’idée qu’il s’est déchargé de toute emprise des Réalités sur lui-même (ou elle-même) puisqu’il a tout transféré à la volonté de sa ou ses divinités ou autre entité (singulière ou plurielle) à laquelle il s’est référé et soumis.
L’individu (il ou elle) se retrouve alors dans la même situation que l’individu qui seul (ou seule) aura abandonné toute pensée et emprise parasite pour se retrouver dans le plus simple dénuement de son identité : libre par sa propre réalité, son ipséité.

La prière est donc quelque chose, un détour, un intermédiaire, une technique mentale tenant du subterfuge, que l’être humain libre pourra abandonner. Il pourra s’il ou elle le veut remercier parfois ce qu’il veut, mais en sachant que, jusqu’à preuve indubitable du contraire, il cède alors, il sacrifie (sa liberté notamment) à quelque chose d’intellectuel : qui n’est qu’une croyance.
C’est d’ailleurs pourquoi l’humain libre ne prie pas pour lui ou elle-même mais pour « autre », en louange, remerciement, réconfort pour l’entité (ou des entités) sans oublier qu’il ne s’agit que de croyances : des imaginations – mais pour éviter d’être ingrat, au cas ou « quelque chose » existerait à l’oeuvre dans ces Réalités ou à leur origine.

Etre accessible au psychisme d’autrui prouve qu’on n’est pas assez appliqué aux Réalités et qu’on est encore trop vaniteux.

J’ai été beaucoup gêné par la croyance que quelque chose, une idée-force malveillante, surtout issue d’autrui, puisse pénétrer en mon espace psychique, en moi et me manipuler.
Ou alors, qu’une idée malveillante ou néfaste, de moi-même, pervertisse le Monde, ou « ouvre une brêche pour la malveillance » dans le domaine sacré pour moi du « pan-psychisme du Monde » ou « Royaume de Dieu ».
Je me débarrasse de ces croyances. Elles sont soit erronnées, soit impossibles car tout dépend de ce que l’on veut, le soi veut. Donc d’une façon ou d’une autre, ce sont des idées erronnées, des croyances néfastes – comme la plupart des croyances. Elles sont dues à la peur, elle-même due au manque de confiance en soi : à la méconnaissance de soi.

L’amour peut être aveugle mais il ne doit pas être sourd.

Ne pas confondre équilibre de soi et équilibre du Monde. Tu ne peux pas forcément équilibrer le Monde mais tu peux t’équilibrer. Ton équilibre est tien.

Vouloir se contrôler totalement est une gageure, une erreur, une illusion, car l’univers étant mouvements, toujours une part de nous s’échappe. A fortiori est-il encore plus illusoire de vouloir contrôler le Monde (notre environnement)

Tu peux mettre de la poésie et de l’humour dans le Monde; voire dans les Réalités.

Se méfier de l’égocentrisme qui peut mener à la paranoïa vis à vis de ses contemporains, ou des Réalités ou de l’idée de divinité.

Libérer son esprit c’est le laisser s’épanouir, en n’intervenant que pour l’empêcher de se coincer ou d’être piégé par quoi que ce soit : assurer sa liberté de mouvements et son absence de crispations.

Qu’il y ait ou non quelque chose « au-delà de nos Réalités », il me semble que ce qui importe pour soi comme pour le tout est d’être PAR SOI-MEME un être humain valable pour soi-même et pour autrui et pour le reste des Réalités, par soi-même et non par rapport à quoi que ce soit.
Etre quelqu’un de valable par soi-même, et non par peur de quoi que ce soit. Etre quelqu’un de valable par dilection pour les Réalités et non par crainte de quoi que ce soit. Alors on est vraiment valable car fiable : d’un engagement sincère.

Quoi qu’on fasse il semble que le meilleur point de départ soit : la Sincérité.

Savoir se servir de tout ce qui nous inciterait à nous crisper comme d’un rappel au fait que se crisper est erreur…puisque le soi est déjà une crispation, qui se libère.

Ô liqueur de ma vie : ADRENALINE.

Tous et toutes des artistes du Mystère.

Quand notre passion est inappropriée et pourrait nuire , alors veiller à CELEBRER l’Existence et les Réalités, au lieu d’être égoïste.

Veiller à ne pas se gaspiller : soit on essaie vraiment de séduire quelqu’un soit non.
Et cela vaut pour tout : ne pas se gaspiller – soit on fait les choses, soit on ne les fait pas, mais on fait ni semblant ni sournoisement.

S’il a existé, est-ce que Jésus tuait les moustiques ? Hé hé…

Notre erreur c’est de courir après nous-mêmes : après ce qu’on est déjà. Et même si on est complexe et mltiple : on ne peut être toutes les vagues de la plage; donc autant essayer d’être la plus proche.

Peut-être que la plus facile façon de vivre Aise est : l’Evidence d’être et devenir Sincèrement Soi.
Quand on est sincèrement Soi il n’y a pas de raison de ne pas être Aise, sauf si on est malade ou tourmenté par son environnement.
Sincèrement soi – tout simplement.

Quoi d’autre qu’un funambule ?

Quand je revois ce que j’écrivais, entre autre, le 30/09/2003 et que même pas 3 mois après je me commettais avec Laëtitia dont je me suis servi comme d’un objet. Du reste, j’ai toujours traité les humains femelles avec qui je me suis commis (je ne peux honnêtement pas décrire cela autrement) comme des objets. Objets de plaisir. Friandises.
Mauvais ça…

L’aise s’obtient en agissant prioritairement selon ce qu’on RESSENT, non selon ce qu’on pense ni selon les pressions exercées par l’environnement.
Le meilleur repère et indicateur pour soi ? Soi.

En ne s’occupant pas de l’inapproprié on peut d’autant mieux s’appliquer pour l’approprié.

De l’importance d’être sincère pour se libérer.

Si tu ne t’investis pas de toute ton intensité présente, en chacun de tes actes, tu ne vis qu’au rabais, à côté, tu fais semblant. Vivre de toute son intensité – chaque instant, continuellement.

En reconnaissant que la méchanceté est une partie de nous on peut mieux la maîtriser – et même s’en servir pour identifier nos défauts, et nous améliorer. Pour qui discerne vraiment et préfère vraiment la gentillesse.

En cas de doute vis à vis du respect à autrui, mieux vaut reculer qu’avancer.

Si tu n’es pas à l’aise vis à vis des choses nuisibles c’est que tu ne les réprouves pas vraiment…

Le plaisir de vivre, être content d’exister, est une option psychique : un choix.

Vivent les mouvements – libres.
Je ne pleurerai pas – il y a mieux à faire :
S’EXTASIER –

D’accord, c’est certain je suis en colère de toutes ces contrariétés, toutes mes frustrations qui furent de mon fait, et de toutes ces limitations que j’ai acceptées par jeu pervers avec mon esprit.
Maintenant je me libère de toute limite inutile : les aliénations, les servitudes, les peurs les lâchetés, les malhonnêtetés et les colères.

Je recycle toutes mes énergies désagréables, les transforme en mouvements utiles : constructifs et pour célébrer le monde et en jouir sans nuire.

Peut-être que, contrairement à ce que je pense, je suis terrifié par le fait d’exister, et tellement que cette peur ne peut même pas me saisir et me fait avancer.

Simple : commencer par ne pas faire ce qu’on n’aime pas, puis faire ce qu’on aime.

Je n’ai pas vraiment de colère ni de tristesse : j’ai de l’énergie accumulée en moi parce que je ne voulais ou ne savais pas l’actualiser, et par suite l’ai gardée en moi. Je n’ai même pas de dépit, j’ai juste…une ignorance, et un désarroi qui en découle : désemparé par le fait de n’avoir pas agi, n’avoir pas choisi, alors que je le pouvais.
Ne rien garder en soi – puisque de toute manière on se dissout.
Actualiser toutes ses énergies, épanouir tous ses mouvements – et non se crisper.

Se battre contre des idées c’est se battre contre soi, même quand les idées ne sont pas les nôtres. S’occuper des faits, des mouvements.

Certains mouvements, certaines énergies sont des pièges; le mieux est, si ce n’est pas indispensable, de ne pas s’en occuper et de s’occuper d’autres mouvements.

Certains individus cherchent le pouvoir sur autrui; ne pas se laisser manipuler par leurs énergies, s’occuper d’autres choses, tant que ce n’est pas indispensable de s’occuper d’eux.

Cesser de se poser en tueur qui guette juste la « bonne » occasion : la « légitime »…

D’une certaine façon, ma solitude et mon abstinence affectivo-sexuelle ne sont ni un narcissisme ni un égoïsme, mais une honnête singularité. Ce qui est égoïste (et narcissique) c’est ce que j’ai pratiqué avant et que tant de gens font aussi : se servir d’autrui comme d’un objet, pour combler nos désirs et notre solitude.

Pour qui veut, essaie, et parvient à discerner, chaque jour est un apprentissage pouvant permettre à chaque individu de s’améliorer, de rectifier ses défauts. En effet, les obstacles et autres contrariétés sont souvent en fait des révélateurs de nos erreurs, ou peuvent être utilisés comme tels.

La peur, comme la méchanceté ou la tristesse ou l’orgueil, accapare notre esprit, le structure et l’enferme, et par suite nous manipule : elle nous empêche de nous consacrer à ce qui importe vraiment, à ce qui est utile. Briser cet enfermement, notamment par la libération de nos mouvements.

Pourquoi attacher tant d’importance à ce qu’autrui pense de nous ? Pourquoi s’en perturber autant ? Parce que, plus qu’aimés ou simplement acceptés on veut être ADMIRES.

Si on ne veut plus être admirés, et si on n’attache plus aucune importance à ce qu’autrui pense de nous, alors on peut être véritablement libres vis à vis d’autrui. Autrui c’est autrui, nous c’est nous. Aussi simple que ça.

La propriété première de l’énergie est de s’actualiser, et ce faisant, de se dissoudre, se détruire. C’est pourquoi la haine est une forme très pure et très simple d’énergie (peut-être plus initiale que l’amour…) qui tend à la destruction.
Il s’agit donc d’identifier ce qui, en nous, ressort de la haine : la volonté de vengeance, la colère, l’amertume, la rancune, le dépit, et exploiter l’INFLUX énergétique que cela constitue, et s’en servir à des fins plus heureuses, plus gentilles, plus constructives, plus utiles.

Il est inapproprié de nier ou refouler la haine, la colère, mais plutôt d’utiliser plus utilement leur énergie : la RE-ORIENTER.

Qu’on le veuille ou non, tout est rationalisation de notre part. Il convient donc de se construire des structures psychiques pertinentes, utiles, et efficaces : par les expériences sensitives, sensibles vis à vis de soi et du Monde.

Il n’y a rien qu’on contrôle intégralement : il y a toujours une part plus ou moins grande qui nous échappe, et déjà on ne fait que rattraper les choses – dont soi.

Les 3 premiers, les deux derniers…

Je ne sais si ce Monde, et même plus largement cette Réalité, appartiennent ou sont dûs à qui ou quoi que ce soit. Ce que je sais c’est que j’ai beaucoup d’affection pour eux, que je les admire et que je veux les préserver et leur nuire le moins possible; et cela non par peur mais par respect et affection.
Je refuse d’avoir peur de qui ou quoi que ce soit, et refuse de me soumettre à qui ou quoi que ce soit.
C’est en toute liberté qu’on peut décider à qui et quoi on accorde son affection et sa déférence.
On ne peut que douter des sentiments, avis, ou choix, contraints.
Il n’est d’honnêteté que libre; et la liberté révèle.

De même, je ne veux plus de cette pseudo sécurité, de ce réconfort fallacieux que peut apporter le fait de se convaincre que « quelque chose » nous observe, et de penser à ce « quelque chose » comme s’il s’agissait d’un interlocuteur, ou interlocutrice, alors qu’il ne s’agit jusqu’à preuve du contraire que d’imagination avec laquelle on se fait à soi-même ses questions et ses réponses.

De même, je refuse de me soumettre à quelque livre que ce soit, surtout écrit il y a plusieurs siècles et qui prétendrait relater une expérience, qui plus est individue lle, personnelle, d’un individu qui n’est pas moi. Les expériences, perceptions et conceptions de l’un ne sont pas celles de l’autre. L’un n’est pas l’autre. Ce qui est valable pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre.

TOUT ce que l’on fait, s’appliquer à le faire, si possible le mieux que l’on peut. Que cela nous plaise ou non; car si on s’applique cela permet la plupart du temps de produire quelque chose de fiable, définitif, sur lequel on n’a pas à revenir, et en plus cela peut permettre, souvent, de nous rendre la chose intéressante. Très souvent quand on s’applique dans ce qu’on fait, on y prend plaisir…

Si…? – c’est quelqu’un d’autre !
« Si » est quelqu’un d’autre.

Bien réaliser qu’on est plus souvent jugé sur ses échecs que sur ses réussites. Les gens nous critiquent davantage d’après nos défauts plutôt que d’après nos qualités.
De même, les gens s’occupent souvent plus de ce que tu n’as pas fait plutôt que de ce que tu as fait.

Tant que tu n’es pas ton meilleur et plus fiable ami tu es ton pire et plus sournois ennemi.

Tant que tu n’es pas ton meilleur tu t’exposes à être ton pire.

Ce à quoi tu t’accroches te retient.
Tout ce que tu produis te révèle.

Mieux vaut une claudication honnête qui cherche à se redresser, plutôt qu’une fausse rectitude qui ne se remet pas en cause.

Bien vivre c’est se comporter efficacement : c’est s’occuper de ce qui nous importe et laisser le reste.
Cela requiert donc du discernement : discerner ce qui nous importe et ce qui ne nous importe pas. Cela demande donc de la lucidité, donc de la clarté de conscience, donc de l’honnêteté – donc de l’affection pour soi et pour le Monde; affection et honnêteté qui produiront le courage qui vainc la peur et l’humilité qui évite l’excès de soi et incite à la prudence.

Si tu décides de ne rien cacher de toi, de ne pas te cacher, de te révéler, il est nettement préférable de te débarrasser de ta haine, de tes antipathies, afin que soient seules perceptibles tes dilections et ta paix.

Se servir de notre esprit comme d’un gouvernail et non comme d’un étau.

Qui s’occupe exclusivement de l’utile ne se gaspille pas et atteint à l’efficace.

Si je produis parfois de mauvaises idées c’est parce que je suis en colère. Et si je suis en colère c’est par orgueil et mesquinerie : Orgueil qui s’estime vexé par mon célibat et différentes contrariétés (dont je suis en partie responsable) et mesquinerie qui considère que puisque je souffre du monde, je dois « faire » souffrir le monde.
Tout cela est égoïstement stupide – inapproprié : inutile.
Cesser l’orgueil, la mesquinerie et la colère – qui sont inutiles.

Il me semble – en tout cas c’est ce que j’expérimente, mais peut-être par illusion – que l’on peut vraiment considérer le Monde comme le complément de nous-mêmes : l’interlocuteur total, complet.
Comme je l’ai écrit plusieurs fois : je suis complet avec le Monde.
Les Réalités peuvent nous apporter les questions, et réponses, et tout autre élément qui nous sont nécessaires, utiles.

Les Réalités, dont le psychisme, sont ainsi faits que pratiquement tout ce qu’un être humain peut faire il peut le rationaliser. Mais l’esprit n’est pas tout, et peut être un piège.
D’autre part : tu es un mystère faisant partie d’un ensemble de mystères, qui dépasse toute tentative de rationalisation.
Seules comptent vraiment les expériences : sensations et actes. Le mieux est donc de se libérer de tout, TOUT : y compris de soi; et de s’adapter continuellement d’instant en instant en toute sincérité vis à vis de soi, car au bout du compte on n’est et n’a qu’une seule chose : SOI.
Se vivre totalement et aviser de ce qu’il advient.

La réfutation par le nuisible, par la méchanceté, peut mener à de pénibles erreurs; mais il peut être utile parfois d’y recourir – afin de ne pas être naïf, ni mièvre.

Vouloir commencer à s’améliorer à partir d’un état d’aise semble inapproprié puisqu’on veut éliminer certaines difficultés. Il semble donc plus approprié de commencer à partir d’une gêne…

Ne pas craindre de se décrisper.
Si cela ouvre notre espace et nous rend plus accessibles, cela nous rend aussi beaucoup plus libres et réactifs, et donc n’est accessible que ce qu’on laisse accessible.
D’autre part si l’on veille à être majoritairement gentillesse, amour, paix, joie, ce que les gens pourront éventuellement prendre dans notre espace proviendra de ces utiles et bénéfiques qualités.
Et ce que quelqu’un peut prendre de ce que tu es il ne peut te l’enlever, il peut juste en être imprégné (sauf à te couper des membres, à s’en prendre à ton physique…)

Le mieux est l’ennemi du bien.

La volonté de perfection est souvent due à l’orgueil; l’excellence sait être humble.

Combien de phrases pertinentes écrites alors que j’étais assis sur les toilettes ?!…

Quand l’amour nous pousserait au mal…on peut toujours dissoudre notre énergie – « fondre » – pour éviter de méfaire.

Difficile d’être vraiment soi en ne respirant pas librement.
Libérer son souffle.

L’absolu est le danger, l’excès sa voie.

Si tu n’es pas aise c’est que tu n’es pas sincèrement toi.

Trop de mâchoire dans la bouche
trop de crocs parmi les dents
trop d’embuscade dans l’accueil
trop d’appât sur la tendresse
trop libidinales les dilections.

Je cherche à ressentir ma colère : son énergie sous pression, tendue et hérissée, lourde, et je la libère peu à peu, en la diffusant hors de moi AVEC une intention BIENVEILLANTE pour le monde, pour les Réalités et pour moi. C’est utile et agréable…

Ma colère sait toujours où taper.
Son acuité, comme celle de ma méchanceté qui en découle, est étonnante. Elle perçoit l’amour et tend à vouloir lui porter atteinte. Ce sont ces mouvements d’énergies, ces orientations et fréquences, qu’il est préférable de modifier, d’améliorer.
Se servir de l’acuité de la colère à des fins bienveillantes et constructives, tout en dissolvant la colère. Notamment en adoptant les fréquences d’amour, gentillesse, paix, bienveillance et humilité.
Gentillesse et Humilité.

Chacun et chacune est quelque chose qui se révèle. Chaque individu est Révélations. Se libérer.

Tant que c’est pas le malheur c’est le bonheur. Et de toute manière…ils s’accompagnent, non ?…
Manifester et partager le bonheur de vivre, d’exister – de jouir.
Que les contempteurs du plaisir sont bizarres…!

Toujours trop de fierté…

Tous les gens qui travaillent aident à l’édification, et à l’amélioration de la société. Ils devraient donc pouvoir profiter de la société dans des proportions équitables – c’est à dire pour la plupart : davantage que cela ne leur est permis par ceux – très peu nombreux – qui manipulent cette même société.

La haine peut t’apprendre quelque chose : à mieux aimer.

Finalement, dans nos rapports à autrui, soit on favorise la haine, soit on favorise l’amour – on peut choisir.

Tu es ce que j’estime de plus précieux, c’est pourquoi je te suis dangereux. Telle est ma folie.

L’individu, que des livres intitulés Evangiles nomment Jésus, aurait déclaré : « Là où est votre trésor, là sera votre coeur ».
Justice…

Dans les rapports à autrui il est capital de ne pas se laisser manipuler par autrui, notamment ne pas se laisser manipuler par ses provocations.

Développer sa conscience, l’acuité de ses perceptions, fait que l’on perçoit davantage de choses, donc le nombre de choix s’accroit avec le nombre de possibilités qu’on connait. Donc, accroître sa conscience, ses capacités cognitives, entraîne un accroissement des responsabilités – si on décide d’essayer d’être responsable de ses actes : de les choisir et maîtriser. Ne pas favoriser la méchanceté; favoriser la gentillesse.

Miraculeux instants, de chairs, de souffles : émotions jusqu’aux commotions. Extases qu’on ne sait dire, de ne pouvoir les retenir.
Agréables diffusions, pénétrant et pénétrés, tout se répand.
Répandez-vous, répandez-vous…clame la voie de l’Univers.
Répandez-vous prophétise la nouvelle Aube. Se répandre.

On ne prend vraiment conscience de la Saveur du bonheur qu’APRES; plus tard. Alors qu’on peut l’identifier dans l’instant vécu. Maintenant.

Le centre de la conscience c’est vivre, et la nature de la vie c’est LE PLAISIR. Vivre c’est jouir. Souffrir c’est être malade. Et on peut se soigner. Mais VIVRE C’EST JOUIR.

Cette part stricte, sans affectation, sans simulation, impartiale : c’est cela que je suis vraiment. Cet individu qui ne confond pas tendresse et sensiblerie, estime et sentiment, contact et émotion : cet être qui perçoit sans penser – en tout cas sans s’engloutir dans les pensées, sans devenir pensée – cet être qui participe de la Réalité tout en étant un spectateur distant. Ce moi qui adore le Monde, tout en étant limite indifférent.
Ce moi qui adore vivre et est prêt à mourir dans l’instant.
Ce moi qui s’émeut de tout et ne s’émeut de rien, que tout impressionne et qui n’a peur de rien.
Ce moi qui considère tout important et à qui rien n’importe…CELA est MOI. Je suis cela.
Le reste est…comédie complaisante, compromission veule, sournoise hypocrisie. NE PAS FAIRE SEMBLANT. SINCERE.

Finalement, ce qui importe pour chaque individu c’est : comment on participe aux Réalités.
Sans effort on est vraiment soi, uniquement soi : animé seulement par ses propres mouvements, même quand ils sont réactions à notre environnement.

Se servir des gens, ou même seulement les envisager comme objets de plaisir ou autre, comme jouets de chair…c’est une erreur.

De même les êtres vivants mignons et vulnérables, fragiles (ça va généralement de pair) m’ont toujours agacé : car ils donnent envie de s’en emparer, les posséder, les saisir, mais… »il ne faut pas », il est préférable de s’en abstenir – pour leur sécurité Ca aussi, cet agacement, était une erreur, due à l’égoïsme.

Sinistre : de « sinister », signifiant « qui est à gauche », côté néfaste chez…les Romains…

Exister libère, vivre épanouit.
L’activité de l’Univers c’est la Libération – de soi.

Prêter trop attention à autrui, c’est en accorder insuffisamment à soi.

Se modifier à cause d’autrui c’est comme prétendre vivre la vie de quelqu’un d’autre : d’une part on n’y arrivera pas, d’autre part on ne se vivra pas soi-même.

Même si on n’est complet qu’avec le Monde il n’y a qu’une Réalité pour soi : Soi.

Fuir son propre espace singulier à cause d’autrui, voilà une grossière et dangereuse erreur.
Nous n’avons qu’une espace singulier : nous-même, et il est préférable de ne tolérer que nous-mêmes en cet espace – l’espace psychique.

Si tes idées ou pensées te gênent c’est que ce sont des erreurs…

Pour être libre, la première chose à faire est de garder libre son esprit, libre de tous ses mouvements, ne le soumettre ni laisser soumettre à rien ni personne et ne faire par lui que ce que l’on veut : ne consacrer son activité psychique qu’à ce que l’on veut vraiment, et pas à ce qu’on ne veut pas.

La lumière va en ligne droite…et grâce à sa rapidité elle ricoche partout…

Une erreur fondamentale que j’ai commise depuis toujours, et qui a eu de nombreuses répercussions est : de considérer inconsciemment la plupart du temps, mais aussi consciemment parfois, les gens comme des objets – surtout les femmes; et de m’en SERVIR comme tels : des objets de plaisir, bien sûr.
Je n’en étais même pas conscient car ça m’était spontané – et l’est encore… – je considérais les femmes comme des objets, et les envisageait donc sous le rapport : « objet de plaisir ou non ? »
Et si la réponse était non, elle perdait pratiquement tout intérêt à mes yeux. Et si oui, alors elle n’était qu’un objet, un jouet, une friandise pour moi, selon les possibilités et opportunités.
Et je FONCTIONNE encore comme ça !…
Mais j’essaie de changer car considère que c’est une ERREUR – néfaste, pour tout le Monde, qui plus est.
Mais je ne pense pas être le seul à considérer autrui comme un objet. Simplement, moi j’en suis conscient et décide de changer.

TOUJOURS se garder de la suffisance. Quand tu progresses convenablement c’est souvent elle qui finit par t’arrêter ou égarer…

La difficulté paradoxale de se crisper sur un sujet qu’on veut éviter, estime néfaste, c’est qu’on crée par notre crispation une convergence de nos capacités d’attention, vers ce sujet; et ainsi on se retrouve encombré, obsédé, par ce qu’on voulait éviter.

De même, la difficulté, pour ne pas considérer autrui comme un objet, consiste à ne pas devenir austère ou pudibond – ni hypocrite, affecté ou indifférent.

Toute action entraîne sa réaction contraire…Arriver donc à agir – à INTERVENIR sur le cours de notre Réalité – le moins possible, tout en restant volontaire donc actif, afin de ne point subir ce qu’on refuse. Equilibre, encore…

Toute pression intérieure est due à une énergie non libérée, EST une part de soi qui ne se libère pas. SE LIBERER.

Ne laisser rien ni personne nous bloquer – et notamment ne pas se bloquer soi-même. Se libérer : libérer ses mouvements-énergies; soi.

Même si l’interdit nous provoque
ne pas provoquer l’interdit…

Vraiment, il semble que l’esprit apprécie, veuille, voire ait besoin d’un exutoire : « un os à ronger », un truc à mordre ». Donc le plus approprié est de choisir judicieusement ses exutoires, ou – nettement mieux selon moi – ne pas se prendre d’exutoire et réorienter l’actualisation de son énergie psychique.

Je ne veux plus m’affaiblir pour ménager des gens qui ne me ménagent pas et prennent mon respect à leur égard pour de la faiblesse. A présent, sans me gaspiller, sans la mettre en avant je ne leur cacherai plus ma part de dureté qu’ils méritent de rencontrer.

Je ne les taperai pas, mais ne déroberai plus ma part de roc si leur comportement les mène à s’y cogner.

Pour se débarrasser d’une mauvaise idée, il est important d’assimiler qu’on doit cesser d’en faire un objectif, réaliser que c’est une orientation à ne pas prendre, dont il est préférable de se détourner. C’est non seulement l’objet de l’idée, que l’emprise psychique ne doit plus saisir, mais aussi l’orientation que constitue la tendance de cette idée, qu’on doit faire quitter à nos mouvements psychiques, comme physiques.
Se réorienter.

Généralement, ce qui fait qu’on n’est pas sincèrement soi-même ce sont des concessions qu’on fait à autrui, et même des concessions qu’on fait à…ce qu’on IMAGINE qu’autrui pense ou veut de nous…

Ce qui importe : que saisis-tu, que pousses-tu, qu’attires-tu ? Tout est là.

L’Art c’est la Célébration de la Beauté.

Par la peur du jugement – par la justice, par autrui, par une divinité – on transforme tout acte, parole, ou pensée, estimés illégales et illicite, en écharde qui, se plantant dans notre esprit, agit en aspérité sur laquelle butte le roulezu applatisseur de notre pensée.
Par la peur et la culpabilisation, par la crispation qu’elles sont et provoquent, on maintient en soi l’erreur, au lieu de s’en détacher dès qu’on l’a identifiée, et donc on s’y aliène au lieu de s’en libérer.

Le Monde et le soi s’interpénètrent. Il est illusoire et inapproprié de prétendre que l’un puisse se ferme à l’autre.

Ne pas se faire iceberg dans l’océan.

Nettoyer son espace. C’est tout.

Tant qu’on réagit à la contrariété par la colère, on se gaspille, et on n’optimise pas notre actualisation ni notre réplique.

N’empêche que cette « voie » que j’a décidée et découverte par moi-même, seul, qu’on peut nommer « la voie de la Gentillesse » ou surtout « la voie du refus de la méchanceté », s’avère pertinente, et m’a permis de découvrir beaucoup de choses, de me rectifier et m’améliorer. Continuer. Refuser d’être méchant – ce qui n’exclut pas le recours à la violence efficace, quand nécessaire (en combat par exemple).

Nous sommes de la matière, et des forces, qui veulent jouir, qui veulent optimiser leur actualisation, s’épanouir dans et par les plaisirs. D’une certaine façon nous sommes de la pâte à jouir. Nos fréquences vibratoires tendent spontanément vers une mise en phase – le plaisir – avec tout ce qui constitue notre environnement; dont autrui – surtout autrui.

Et ce sont tous les blocages, les refoulements, les gênes, les peurs, les hontes, qui m’agacent et m’exaspèrent. Par l’hypocrisie que produisent toutes ces hontes et peurs nous affaiblissons, étouffons, opprimons et même tuons le Monde – et nous-mêmes.

Tous ces comportements véritablement pervers, débilitants, qui – comble de toupet hypocrite, malhonnête – qualifient les forces honnêtes, naturelles, spontanées, saines et bénéfiques, de…perversités.

C’est cela : tous ces désirs mortifères, toutes ces hypocrisies sordides, fascistes, uniformisantes et conditionnantes, qui provoquent en moi de la colère. Mon honnêteté et mon amour de la Vie et des Plaisirs qui l’accompagnent et la constituent, se révulsent et se cabrent.

Tout cela a été imposé il y a fort longtemps par des mâles dominants qui voulaient se réserver à eux seuls toutes les femelles, toutes les beautés, tous les plaisirs.
Puis leur ont succédé des pervers orgueilleux qui se sentaient humiliés d’être tant animés par le plaisir, et qui, le refusant, ont voulu l’interdire à tout le Monde. Fascisme masochiste égoïste et pervers.

C’est pour cela aussi que toutes ces formes de fascisme sexuel s’appliquent avant tout sur les femmes, car elles sont initialement, dans leur jeunesse, des êtres plus sensitifs que les hommes. Elles représentent donc à la fois un danger, un obstacle et…un objet de désirs, pour les pervers hypocrites refoulés qui voudraient dominer le plaisir et surtout la tension vers le plaisir – jusqu’a les tuer.

Nos émotions sont des idées : un mélange de sensations et d’idées, mis en forme par les idées.
Sinon notre chair n’a pas d’idées mais des sensations. Réalisant cela on peut se libérer des émotions et sensations, quand préférable.

Personne ne pense les divinités comme des choses fragiles, vulnérables, petites, minuscules même…(Ca peut révéler la mégalomanie de celles et ceux qui y pensent…)
Moi je m’inquiète parfois pour la ou les éventuelles divinités : sont-elles seules, souffrent-elles ? L’Univers a-t-il été créé à partir du sacrifice d’une divinité ? Ou plusieurs ?

Les rares fois où je prie c’est pour remercier l’Univers, les Réalités, et leurs souhaiter d’être en paix, de ne pas souffrir, et même : de jouir et être amoureuses, avoir des amis, des amies.
C’est peut-être nous qui pouvons sauver les divinités ou la divinité; et non l’inverse.
En agissant, parlant, pensant pertinemment, en vivant avec Compétence – Utilité et Efficacité – nous justifions toute divinité démiruge, et peut-être la sauvons.

Quelle qu’elle soit, tant que tu laisses la peur te dominer, tu ne peux te décrisper, ni être vraiment sincère : tu ne peux être vraiment toi ni vivre optimalement, tu n’es qu’un pantin.
Pour être libre et soi il est nécessaire de se libérer de toute peur.
Cela ne veutpas forcément dire ne plus avoir peur, mais en tout cas ne plus y être soumis : ne plus obéir à la peur, ne plus agir selon elle.
La peur n’est qu’une idée et une idée n’est qu’une forme : qu’une stagnation de notre énergie. Libres mouvements.

Garder sa liberté et sa fluidité de mouvements vis à vis de ce qu’on réprouve.
Sinon on s’en aliène.

Ta divinité s’appelle Espoir; la mienne : Réalités.
Tu peux te rassurer : l’Espoir est une Réalité.

Vouloir se maintenir dans un état c’est se crisper, et donc se piéger.
Mais…maintenir un état en employant le moins d’énergie possible, en tout cas pas davantage que si on « laisse aller les choses » est-ce possible ? En tout cas ce peut être intéressant de s’y essayer VRAIMENT.
Mais je pense (…) préférable de ne pas se crisper.

« On finit mal !… »
Il vaut peut-être mieux s’user.
Difficile d’évoluer sans abandonner.

Il me semble que l’internationalisation passe par l’uniformisation, et l’uniformisation ne crée pas : elle détruit. Je suis plutôt pour la diversité, le pluralisme, donc les nations et nationalités – pas les nationalismes. Pour les identités, pas pour les communautarismes.

Cacher son vivre comme un crime honteux ? Quelle folie ! Horrible aliénation.

Comment ne plus produire de mauvaises idées ? En ne les VOULANT plus. Comment ne plus les vouloir ? En changeant : en voulant, et agissant, MIEUX – plus utilement; notamment en veillant à ne pas prendre plaisir aux mauvaises idées.

Quand on supprime quelque chose qu’on considère ennemi, on finit par décréter une autre chose pour ennemi.

On est attaché par ce à quoi on s’attache. En rejettant on s’exclue.
En refusant on s’enferme.
Ce qu’on refoule nous enferme.

Ai bien réalisé aujourd’hui que certaines personnes ne vont pas au-delà des mots. Leur réalité est constituée de mots. Dès que tu leur demandes de s’en extraire, de communiquer leurs expériences autrement que par des définitions préétablies de mots ils sont perdus, ne savent plus. Bien sûr qu’il faut des mots pour l’exprimer, mais par exemple : quand tu leur demandes « c’est quoi le beau pour toi, ça te fait quoi ? » ils te répondent : « bah…le beau c’est beau, c’est ce qui est beau ». Et si tu leur demandes de préciser, développer, ils te sortent le dictionnaire. Leur réalité c’est les mots et la pensée; non les réalités et les expériences sensorielles.
Se libérer des mots !

Parmi d’autres choses, j’ai écrit à une collègue qui me confiait par SMS avoir perdu sa mère : « T’avais qu’à mieux la ranger. »
Non, je plaisante, j’ai écrit : « La tristesse est un hôte qui vient sans qu’on l’invite mais qui ne reste que si on le retient. […] Vivre c’est construire, édifier et se relever quand on tombe. Et tu le sais : on peut choisir à quoi on se consacre. Je t’embrasse ».

J’ai l’impression que mon énergie, ma conscience et mon intérêt pour les Réalités sont une seule et même chose : une quantité d’énergie s’actualisant en plusieurs « modes ».

Certes je suis agacé, horripilé par l’hypocrisie des gens qui voudraient cacher que la matière qu’ils sont ne veut et ne tend qu’à une seule chose : JOUIR.
Mais, aimant le Monde je peux, et veux, veiller à ce que cette tendance ne lui nuise pas. Donc je veille à ne pas jouir égoïstement ni de façon nuisible.

Réaliser que le Sens Vital – la sensation d’être vivant – est Plaisir. Même dans la maladie il reste présent ou au moins sous-jacent. Vivre c’est jouir. L’être vivant est plaisirs. Réaliser cela.

Nos émotions et nos sentiments résultent d’idées qui s’emparent des sensations créées par des contacts au niveau de notre corps. Le cerveau est un organe…PREHENSILE. : au niveau subtil des énergies il exerce une emprise par crispation. Se décrisper permet de se libérer des idées, des émotions et des sentiments, qui restent produits mais par lesquels on ne se laisse plus piéger.

Se débarrasser de toute envie de vengeance. Discerner toutes les implications de la volonté de vengeance dans notre façon de concevoir la Réalité, toutes ses conséquences. La justice, oui; la vengeance, non. La volonté de vengeance corrompt l’esprit, notamment par la méchanceté.

Puis-je faire autre chose que me tromper ? Pourquoi ne suis-je pas en plein accord avec moi-même ? Par précipitation, et parce que j’attache trop d’importance à l’avis d’autrui sur moi.
En somme : par maladresse et vanité. Par précipitation et vanité.

Votre transit va bien ? Alors…si le roi va bien, le sujet aussi.

Une grande part de ce que nous vivons est directement dû à ce que nous pensons, et avant cela : par la façon dont est structurée notre façon de penser.
Notre façon de penser produit une grande partie de notre façon d’interagir avec les Réalités – dont nous-mêmes. Si nous réalisons que les pensées – les nôtres et celles d’autrui – ne sont que des formes, et notre esprit qu’un producteur de formes, qu’un « moule », qu’une force d’emprise, alors nous pouvons cesser de nous en laisser manipuler, et revenir à plus fondamental : les mouvements, les présences et les espaces…

Nous sommes manipulés par notre esprit, qui a un fonctionnement autonome, qui EST un fonctionnement et qui influence toute l’entité physique que nous sommes et dont il n’est qu’une partie.
Le mode de fonctionnement est motivé par Colère, Orgueil, Méchanceté (le plus souvent vindicte), Peur, Tristesse, Egoïsme, (Sournoiserie) et désirs, aversions, vindicte et tendresse.
Se libérer de tout cela : du FONCTIONNEMENT de notre esprit et de son influence sur nous : les mouvements qui sont énergies et sensations.

Le mieux serait-il d’atteindre l’état de liberté et spontanéité qu’on a dans le sommeil et les rêves ? L’acte sensitif sincère, totalement investi.
Sinon tout n’est qu’emprises psychiques : manipulation par des idées motivées par les peurs, les méchancetés, les vindictes, tristesses, etc…
Ressentir et agir. Mouvements libres.

Ne pas suivre les idées, ne pas s’en emparer, ne pas s’en crisper.
Simplement : mouvements qui s’épanouissent en aise.

Quant aux idées, ne produire et s’occuper que des vraiment utiles, sinon s’occuper d’agir au lieu de penser. Dissoudre et ignorer les idées inutiles.

Quasiment tout de notre comportement est la résultante d’idées, sauf peut-être les rélfexes, et encore…
Essayer d’agir selon autre chose que des idées. Même si pour cela il faut initier notre comportement par…l’idée de ne plus agir selon des idées.
Agir selon les mouvements et les sensations…
Mais vraiment à présent je commence à distinguer réellement à quel point nous sommes manipulés par ces formes que sont les idées ces cadres, ces boîtes, ces programmes préétablis, ces « réflexes » ces archétypes…
Pas facile à exprimer…sans employer et rester dans des idées.

Ce qui est, en outre, très important est que se libérer de l’emprise du « fonctionnement par idées », nous place en dehors de leur influence – du mode de fonctionnement automatisé des idées, des pensées – et nous permet de choisir davantage ce que l’on fait, comment on INTERVIENT dans les Réalités.
Et…cela donne accès à un pouvoir, puisqu’on peut choisir quelle idée on manipule ou non : si on rentre dans « tel type de fonctionnement et manipulation » relatif à « telle idée », ou dans « tel autre ».
On découvre alors un réel pouvoir sur les gens. Donc d’abord être sûr de notre bienveillance, de la prédominance en nous de l’Amour.

Il n’y a pas de comportement parfait, juste des choix parmi des possibilités. Donc ne pas s’éparpiller, ne pas se gaspiller, mais au contraire s’orienter vers ce qu’on veut et fait : Mouvements libres qui deviennent.

S’il y a piège il y a issue.

Si tu t’extirpes des boîtes des idées, tu te retrouves…espace au milieu d’un plus grand Espace, le tout contenant des mouvements…
Voilà le point de départ…

Avoir peur des mots et des idées c’est craindre des désignations : des ombres des choses.

Oui, c’est vraiment capital, et même un des secrets (pourtant évident) de l’efficacité pour vivre : ne pas se crisper des contrariétés mais au contraire bien veiller à libérer nos mouvements-énergies qu’elles tendraient à bloquer. Ne pas laisser les idées produites suite aux contrariétés, exercer une emprise de crispation sur nos mouvements-énergies.
Libérer nos mouvements-énergies que les contrariétés tendent à bloquer.

Il me semble préférable de maîtriser mes idées par mes mouvements plutôt que mes mouvements par mes idées.

On se trompe, les divinités sont : tout ce qu’on veut protéger.

Il me semble qu’on ne peut pas supprimer toutes les pensées ni tous les mouvements. Nous pouvons et devons « faire avec tout ». Mais il me semble préférable de privilégier les mouvements, qui précèdent les idées, puisqu’ils sont continuellement là – même pendant le sommeil – et que les idées sont souvent des composés, des mélanges, pas forcément nôtres.

Ce qui constitue tes singularités ne peut être remplacé en toi – sauf peut-être avec d’énormes pressions pendant longtemps : si tu es fait prisonnier et torturé. Mais hors de ces conditions paroxystiques, rien de ton espace singulier ne peut se substituer à toi : tout au plus une intervention extérieure peut-elle…révéler certains aspects de toi. Libre soi – libres mouvements. Libres mouvements – libre soi.

L’importance de « l’élément perturbateur » pour produire le meilleur de soi – au même titre qu’il faut un différentiel pour produire le mouvement. Donc… savoir apprécier ce qui est intéressant dans toute contrariété – sauf les stupides bien sûr (comme la guerre, par exemple)

Se calmer et s’améliorer, non par rapport à une quelconque entité extérieure à soi, imaginaire ou non, mais uniquement par rapport à soi-même et à nos rapports avec les Réalités.
Cela c’est réaliste, honnête, indubitable, irréfutable, fiable, solide et digne.

NE PAS FAIRE SEMBLANT.
Tout est là et je le sais et l’ai décidé depuis le lycée, et pourtant continue mes complaisances vis à vis de moi-même et compromissions vis à vis d’autrui.

Non, ça fait longtemps que c’est fini : je ne prends ni ne cherche plus de réconfort en qui ou quoi que ce soit d’autre que moi – et surtout pas en un livre.

On ne peut pas forcément supprimer les causes de contrariétés; par contre on peut modifier nos réactions à ces contrariétés : notamment ne pas bloquer nos énergies et ne pas produire de colère. De fait : réorienter ses énergies pour ne pas les bloquer permet d’éviter une grande part de colère – sinon toute la colère.

La colère est une volonté de pouvoir pour détruire. Recycler cette énergie, l’employer à des fins plus UTILES, pour construire et améliorer notre situation.

Le fait de bien réaliser que TOUT est Energies-Mouvements qui tendent à la destruction-disparition, nous donne accès à la possibilité d’être responsable, nous met devant le choix : qu’allons-nous faire de cette capacité ?

Le vrai respect prend son temps pour agir.

Quand on exclut de notre Monde un individu, on s’exclut soi-même d’une partie du Monde.

Cesser de se crisper quand on réalise qu’on a commis une erreur.
Ne pas rester crispé de ses erreurs.

Tant d’efforts…Tant de gênes. Tant de refoulements.
Pour quoi ? Pour fuir la douleur.
Pour éviter la peur et pour frimer.
Et pour atteindre un idéal fantasmatique. Essayer de faire vivre une idée au lieu de vraiment s’occuper des faits…
STOP ! Réalisme. Empirisme. Pragmatisme. Ressentir et agir.

Il y a des raisons pertinentes pour s’émouvoir des médisances d’autrui, mais puisque cette émotion et ces soucis ne servent à rien d’utile, ils sont gaspillage – donc à proscrire. Ne pas s’émouvoir des médisances d’autrui à notre endroit – tant qu’elles ne sont pas nuisibles.

Si on peut améliorer une situation sans se nuire, mieux vaut l’améliorer , même si on serait tenté de faire autre chose.

J’ai depuis toujours été peut-être plus intéressé par la TENSION érotique que par l’accomplissement réel de l’acte sexuel : par l’optimisation de la possibilité plutôt que par son actualisation, plutôt la potentialisation maximale plutôt que l’épanouissement.
Encore une fois…aller jusqu’à…UN PEU AVANT LA FRONTIERE. Jouer avec le désir et la frustration. Depuis au moins le collège, voire avant. D’autant renforcé par mes timidité et fierté de l’époque.

Il me semble que le Mystère, tout à la fois que l’erreur d’estimation qu’on commet, c’est que : nous N’AVONS pas de pouvoir, nous SOMMES pouvoir.

Arrêter de rôder aux alentours de la méchanceté, ou de la traîner.

Face aux fascistes, manifester d’abord l’aise épanouie de nos libertés et de notre dilection. Donner d’abord de l’affection cordiale et pacifique.
Sinon…on favorise la haine et la violence, qui sont le fond du fascisme.

Souvent, au lieu de regarder les choses du Monde on regarde ses idées, par le « regard intérieur » de la pensée. De même pour l’ouïe. Voilà l’erreur : orienter ses yeux, son regard, vers le Monde, et ses oreilles aussi.

Rien ne sait mieux fournir des alibis à l’hypocrisie que la lâcheté.

En fait, le mieux c’est, dès qu’on sent une Emprise, avant tout s’en libérer, sans forcément le manifester, puis le faire de façon plus manifeste si nécessaire – physiquement – mais psychiquement mieux vaut ne pas le laisser paraître ni ressentir : comme si ça n’existait pas.

Ne pas se croire définitivement perverti par une erreur. Une erreur est une mauvaise orientation, pas une greffe.

Comment faire pour être vraiment honnêtement soi sans nuire ?
Identifier ce qu’on SAIT être préférable et le privilégier par rapport à autre chose. Par un mélange de réalisme pragmatique et d’altruisme.
Et laisser notre bienveillance s’émettre dans le Monde, sans la retenir ni la forcer.

Premiers mots prononcés par la fille de Laura (après maman et papa) : coincé, caché, cassé et Attention. Plus : pieds et mains. Et : là.
Et quand elle voit des Africains ou des Asiatiques, elle demande systématiquement : « C’est quoi ça ? » après les avoir étudiés un moment.

Mon erreur fut de PENSER que dès que je me contrarie vis à vis de quelqu’un, ou le contraire (quelqu’un se contrarie vis à vis de moi) alors je donnerais accès en moi, et par suite, au Monde, à la mauvaise volonté, à la malveillance, la méchanceté, etc…Que tout différend rendrait accessible à la malveillance. Et du coup, pour éviter cela je me crispais dès la moindre contrariété, pour « renforcer mes défenses, et celles du Monde », contre la méchanceté-malveillance.

Mais précisément, le seul piège c’est justement : de se crisper, car ainsi on s’entrave et se piège, et corrompt tous nos rapports au Monde.
De plus, rien ne peut te corrompre si tu ne le veux pas; et si cela pouvait, le mieux serait de s’y confronter le plus tôt possible afin d’apprendre à s’en débarrasser, désaliéner.
Au lieu de vivre sous son influence. Donc, une nouvelle fois, se désaliéner de tout.

Une des difficultés, en présence d’individus orgueilleux, est de ne pas les imiter : ne pas les provoquer ni les mépriser; sachant qu’ils se sentent très facilement offensés vu que tout ce qui ne confirme pas l’excessive estime qu’ils (ou elles) ont d’eux-mêmes est ressenti par eux (ou elles) comme une offense.
Il ne s’agit pas de s’interdire d’agir, ou de les traiter différemment des autres, mais tout simplement de ne pas céder à l’envie, qu’ils provoquent, de les mépriser.
De fait, traiter tout individu orgueilleux comme notre égal : ni plus ni moins. Comme tous les autres, en somme. Ne pas faire cas du « statut privilégié, différent » qu’ils prétendent s’arroger.

Y a-t-il une…(ou des) Conscience dans le Monde, dans les Matières ?
De la conscience dans les choses, comme il y a de la vie dans certaines choses, dans certains agrégats de matières ? Plus exactement, la vie forme des agrégats spécifiques de matières. Mais est-ce la conscience qui, par l’intermédiaire de la vie, crée des formes ? Est-ce la vie qui produit la conscience, ou la conscience qui produit la vie Et la conscience existe-t-elle au-delà des cerveaux ? Finalement voilà bien les questions qui me hantent. Car mes expériences, nombreuses, m’incitent à penser que la conscience existe et agit, aussi, en dehors des cerveaux; en tout cas au-delà. Cela me hante notamment parce que , selon la réponse, soit je suis un émetteur de conscience (ce qui me satisfait) soit je suis un récepteur (ce qui me plait moins). Il me semble que je suis, ou peux être…les deux.
Par suite, les notions d’amour, de bien, de mal et de justice sont-elles uniquement des inventions humaines ou des manifestations de la « conscience extra-cérébrale » (pour la nommer ainsi) ?
Or, ce sont précisément les rapports à cette hypothétique conscience extra-cérébrale – le pan-psychisme dont j’ai déjà écrit dans ces carnets – que je ne me permets pas de vivre totalement, en toute honnêteté, qui font que je ne me vis pas aussi « Aise » que je le suis pourtant intérieurement.
Donc ! Je vis totalement mon rapport aux consciences – sans aucune retenue car je sais que j’admire, aime et respecte les êtres vivants – dès à PRESENT !
Et on verra…

Et même si ce « pan-psychisme » existe et que c’est ce que certains ont nommé ‘Dieu »…? Et alors ? La belle affaire…La belle affaire que voilà…Ca ne change rien. Sinon que ça peut réintroduire, selon la façon dont on le vit, une soumission, une aliénation, une infériorisation…

Il me semble que l’esprit est la rencontre des mouvements du cerveau avec ceux du reste du Monde. Peut-être plus précisément, la rencontre de mouvements, de notre cerveau, de certaines fréquences vibratoires avec celles équivalentes dans son environnement.

Peut-être peut-on distinguer : la pensée qui serait une rencontre de mouvements personnels, de notre propre corps, entre eux, à l’intérieur du cerveau; et l’esprit qui serait la rencontre avec d’autres mouvements que les nôtres : le contact avec le reste du Monde.

Les sensations suivent peut-être le même processus, mais se structurent autrement, car les mouvements proviennent et sont situés partout dans le corps; alors que ceux de la pensée sont localisés dans le cerveau uniquement.

La rencontre des mouvements (internes, endogènes, ou internes ET externes) peut produire, selon leurs intensités respectives, des formes plus ou moins marquées, stables : les idées, mais qui gardent toujours une part de dynamisme, puisque la nature de cette Réalité est dynamique, de mouvements.

Pourquoi suis-je contrarié dans mes rapports au Monde ? Parce que je veux le pouvoir – sur moi. Or, ce pouvoir ne peut être absolu, total, ni autonome ou indépendant par rapport au Monde puisque je suis initialement et principalement un produit du Monde. C’est le Monde qui me produit et non l’inverse.

Ainsi donc, la question est : que suis-je, et quel est mon domaine de pouvoir ?
Je suis un espace contenant des mouvements. Par contacts avec eux-mêmes et avec le reste du Monde, ces mouvements produisent à l’intérieur de l’espace singulier – corporel – qui les contient, un ensemble de sensations et idées centrées et convergentes : moi.
Ce moi est un ensemble de mouvements, dont certains permettent d’en modifier d’autres. Mais, bien que par les propriétés de la mémoire, certaines caractéristiques de type sensitivo-intellectuelles peuvent se maintenir (ou…être maintenues, passivement, simplement du fait des propriétés de la matière et par suite : de la mémoire) le moi est également un : phénomène émergent , ainsi que ré-actif. Il émerge de mouvements antérieurs à son actualisation dans l’instant, et en réaction à tout ce qui lui est différent et avec lequel il entre en contact.

De fait, le moi est un espace et un ensemble de mouvements qui tendent à s’actualiser, c’est à dire : pénétrer des espaces, en eux-mêmes et hors d’eux-mêmes. Aussi…toute intervention sur les mouvements que nous sommes les modifie. Nous mouvements sont notre, et leur, propre réalité et identité.
Tout supplément de mouvement, qui constitue un effort, une contrainte des mouvements SUR EUX-MEMES est un EXCES, un gaspillage, une ERREUR.
Toute contrariété des mouvements, toute contrainte qu’ils exercent sur eux-mêmes est la manifestation d’une…modification du moi.
Initialement, nous sommes mouvements libres.

Mais donc…le propre d’un individu, avant ses mouvements qui peuvent être modifiés, c’est : son ESPACE.
Nous sommes un Espace, contenant des mouvements dont les contacts optimaux produisent du plaisir. Il est donc préférable que les mouvements agissent de façon à préserver et produire leur plaisir – ce qui généralement correspond à leur optimisation en termes d’orientations et vitesses.

Espaces-Mouvements-Orientations-Vitesses : Plaisirs et Travail.
Travail en tant qu’activité qui permet de préserver ou améliorer la réalité – résoudre des problèmes, souvent – toujours…

Tout cela pour dire, ENCORE, que le mieux est de TOUT libérer de soi : TOUS SES MOUVEMENTS : sensations et pensées.

Dès lors que tu n’es pas soumis à des pressions physiques (environnementales – dont humaines – ou maladies : par violences physiques appliquées sur ton corps) alors tu es le SEUL maître de l’aise de ton espace intérieur : toi seul décide et peut décider de ton Aise.

Le Monde peut avoir tendance à nous inciter à nous surconsommer : à nous gaspiller. Nous pouvons veiller à ne pas nous laisser manipuler : à ne pas nous gaspiller – en ne faisant aucun effort; juste ce qui de nous-mêmes se manifeste, se produit.

A force de lectures, de recherches et réflexions (ou non) en matière de religion, on structure peu à peu son esprit selon les principes étudiés et on développe peu à peu, tant consciemment qu’inconsciemment, à différents niveaux de notre fonctionnement cérébral, ce qui devient notre Raison vis à vis du Monde, qui influe directement sur une grande part de nos perceptions (sinon toutes), qui nous manipule.
Mais il ne s’agit en fait qe d’un conditionnement; une aliénation : une (re)structuration de notre esprit, par des idées (mots et concepts) et non des faits indubitables.
Habile, autant que dangereux, de la part des créateurs et exploiteurs de religions.

Eperdue, j’aime te retrouver.

Une des questions fondamentale pour l’édification d’une civilisation, tout autant que d’un individu, est : comment ne pas céder à ses fascinations ou désirs nuisibles, sans recourir à la peur qui ne produit que des hypocrites en dissimulant ou détournant le problème.
Que trouver, et employer, d’autre que la menace pour se réformer, pour s’améliorer ?
L’altruisme : la dilection pour améliorer le Monde ou au moins le préserver et non le détruire. Une forme, notamment, d’abnégation.

Arrivera un jour sans remède…

De ce qu’autrui dit et pense de nous, savoir reconnaître ce qui est pertinent, utile, et en tenir compte; et laisser tout le reste.
C’est comme pour tout : prendre ce qui nos est utile et laisser le reste.

Pour se vivre efficacement et honnêtement, il est indispensable de : ne pas faire semblant, et de s’occuper prioritairement de ce qui nous importe vraiment. Tout simplement; mais encore faut-il le faire vraiment.

Quels beaux courages que ceux des Libertés, Amours et Plaisirs.

Célébrer le Monde augmente son bonheur.

L’esprit est utile et efficace, voire indispensable pour vivre mieux, car notamment il permet de poser des limites car, sans esprit, le rapport seulement sensitif au monde se ferait en fonction du plaisir, de l’aise, et cela peut mener à des erreurs, des égarements, des actes inappropriés.

Du reste…il n’y a pas de « technique » absolue – et tant mieux.

Si tu ne t’efforces pas de vivre, et faire vivre, ce que tu estimes préférable, ce n’est pas vraiment utile d’avoir une personnalité…

Veiller à ne pas adopter les modes de raisonnements, les structures psychiques, que l’on réprouve : qui mènent à des comportements ou pensées que l’on réprouve.

Il semble évident que, l’esprit ayant en lui comme paramètres fondamentaux la mort et le fait d’exister malgré lui, cela explique qu’il tende spontanément à essayer de bloquer, ter, piéger…Savoir se méfier de cette propriété…

Tant que tu es retenu par quelque chose de différent de toi tu n’es pas libre; mai il est également impératif d’identifier ce qui en toi est nuisible.

Je crois que je l’ai déjà écrit : quel qu’il soit, le travail sert à résoudre des problèmes. Travailler c’est résoudre des problèmes. S’il n’y avait pas de problème il n’y aurait pas de travail.

Pour se débarrasser de ses erreurs il semble que le mieux soit d’abord de les reconnaître, en toute lucidité et sincérité, puis, tout seul, de faire l’effort de ne plus s’y consacrer –

Le soi est une force passive d’emprise sur la matière, qui imprime une forme à une certaine quantité de matière : le corps (on rejoint le concept d’âme ?…) Et, des rapports entre cette force, le soi, et la matière, le corps, naît une autre force, « subalterne », mais fondamentale : le moi, force d’emprise sur les mouvements qui constituent le corps.

De notre vie consciente, tout est compositions de notre esprit : à partir de contacts du corps en lui-même et des contacts du corps avec son environnement; le tout mélangé avec des idées qui ont tendance à imposer la forme énergético-psychique qui les caractérise.
Dès qu’une « émanation » pénètre l’espace cognitif, elle est modifiée par ajout et structuration.
Rien ne reste tel qu’il est : tout est modifications de fréquences vibratoires et structurations des énergies – à partir de formes-idées-souvenirs présentes dans l’esprit, ainsi que d’autres forces (de type mécanique par exemple).
Tout de la conscience est Trans-Formations.

Si vous étiez vraiment les représentants d’un ou plusieurs divinités, vous auriez réponse à tout. Donc je me passe de votre propagande.

Libérer son esprit de toute emprise – dont la sienne propre, dont la nôtre – et par suite libérer notre corps, dans les limites du respect d’autrui.

Résoudre ses mauvaises idées, et leurs conséquences, par les MOUVEMENTS : mouvements à l’intérieur du corps et mouvements dans l’environnement hors du corps. Résoudre par les Mouvements : qui sont connaissances accomplissant.

Se crisper sur le désagréable c’est l’aider.

L’absence est absinthe.
Absente absinthe.

Ne pas perdre de vue que la plupart des gens sont comme toi : ils veulent juste vivre en paix, dans les limites conscientes ou inconscientes de leurs aliénations respectives; et si possible être aimés ou au moins respectés.
Comme toi, dans tes propres aliénations.

Peut-être n’y a-t-il que celles et ceux qui se brûlent les ailes qui méritent de voler.

Tant que tu considères autrui comme un objet – de plaisir ou autre, mais finalement de plaisir – tu es dangereux. Reconnaisse qui peut.

Lâche. Quoi ?! La douleur serait plus forte que toi ? On meurt à la fuite. On s’arrête à la soumission. Non, plus rien ne nous arrêtera car nous sommes admiration et extase. Nous naissons de notre propre ventre. Certes la vérité jaillit mais elle n’est pas forcément le mieux. Alors nous intervenons. De nos émois. Je ne saurai jamais dire ta beauté, alors tu ne me répondras pas.. Faut-il être fou pour idéaliser des poils, aspirer aux nymphes –

On considère autrui comme un objet généralement par colère due à la frustration de n’avoir pu satisfaire des désirs, vis à vis de cette personne ou d’autres. Mais pour supprimer ce mépris et la frustration, prétendre supprimer le désir me semble inapproprié, maladroit. Car c’est nier le désir, qui est aussi sain que spontané.
Il me semble plus judicieux de partir du désir : il est la résultante d’une admiration. Donc, ne pas refouler son admiration, mais au contraire agir selon sa logique inhérente : l’admiration tend à être bienveillante envers ce qu’elle admire. Sans sournoiserie ni complaisance. Donc, selon les cas, l’admiration s’actualisera en désir, ou sinon estimera préférable de se détourner de son objet, afin de ne point lui nuire, et s’actualisera en mouvements vers une autre direction. Il s’agira alors véritablement d’altruisme et non d’égoïsme.

Plutôt que de se lamenter ou énerver de nos faiblesses, mieux vaut EN RIRE – et persévérer.
C’est beaucoup plus utile et efficace. Rire de soi !

De même, TOUT de nous est Energies. Ainsi en est-il de la colère, de la méchanceté, des peurs, des tristesses, du mépris, de la perversité !
Exploiter UTILEMENT ces énergies : les actualiser en mouvements CONSTRUCTIFS, utiles et BIENVEILLANTS.
Voiolà un « Grand-Oeuvre ». Voilà une réforme. Voilà une Amélioration. Voilà une Optimisation.

L’Automne est la saison où il commence à être tard plus tôt.

Il ne s’agit pas de « vouloir aimer » ou « prétendre faire ci ou ça », ni « j’aimerais… ». Il s’agit de FAIRE, AGIR : aimer, accomplir.

S’il y a malaise c’est qu’il y a crispation.
S’il y a crispation c’est qu’il y a peur.
S’il y a peur c’est qu’il y a altération de soi, atteinte au soi…

Tant que tu es crispé(e) c’est que tu as peur : que tu n’oses pas TE vivre. Dès l’instant où tu te vis TOTALEMENT, pleinement, sincèrement, la peur s’évanouit.
La peur n’est que le ressenti de la part de toi qui te manque : elle n’est que la conséquence, la présence d’un vide : le manque à toi-même que tu te crées ou acceptes – de fait, que tu te crées.

La peur c’est le ressenti du manque dû à cette part de toi-même dont tu prives ou laisses autrui te priver. Ta peur c’est ta négation de toi. Si tu atteins ta plénitude tu n’as plus de peur – tout au plus de l’aversion, du dégoût.

Bienvenue aux Réalités.
J’essaie de ne vous point nuire.
On peut pas se détourner et suivre.
Choisir ses plaisirs.

Nous humains les portons chaque jour :
Amours et Beautés sauveront les Réels.

Aller dans les directions qui ne nous résistent pas, aller vers là où rien ne nous bloque : ni obstacle ni emprise.

Chacun et chacune a sa propre vérité – quitte à ce que ce soit une absence de vérité, ou un mensonge – et essaie d’agir en sorte d’assurer ses intérêts, selon sa façon de percevoir l’existence. C’est tout.

L’humain a deux noblesses : le Courage et l’Humour.

Encore une fois : un compliment non fait est une fleur qu’on empêche d’éclore, et peut-être un fruit dont on prive le Monde.

Que de respirations chevauchées. Que de soucis et contrariétés inutiles.
Alors qu’en vérité RIEN ne me soucie.
Retrouver cette force mienne :
l’absence de souci.

La peur incite le psychisme à davantage utiliser la mémoire, à la mobiliser – ce qui a tendance à…im-mobiliser le mouvement de l’individu.

La peur tend à pousser l’individu à faire retour sur ses souvenirs, désagréables, à se créer des « boucles mnémoniques anxiogènes ».
Se libérer de ce processus réflexe qui fait s’enfermer dans l’IDEE de problème, voire dans la paranoïa.

Ne pas actualiser, ni employer, ni « laisser traîner » son esprit en « hameçon avec appât »…Comprenne qui peut.

Les couleurs partout bondissent aux rétines, aux pupilles alertes.
Et nous humains, pétris de stupeurs,
je nous affectionne, nous admire.

Finalement je me demande si tout ne consiste pas : ne pas se venger, se débarrasser de sa vindicte, afin de se consacrer uniquement à ce qui est vraiment constructif, profitable, et qui améliore vraiment la SITUATION.

Peut-être qu’au fur et à mesure de leur évolution, les êtres humains ayant amélioré leur corps et leurs rapports à lui, la difficulté, le domaine à améliorer à présent est l’esprit (manifestation du corps, jusqu’à preuve du contraire) Les enjeux et difficultés se posent donc au niveau de l’esprit…

Admettre que le pire est possible et essayer de vivre le meilleur.

Etre excessif nous mène à l’inverse de ce qu’on voudrait : vouloir excessivement ne pas méfaire nous mène à méfaire.

La consternante et pathétique vérité c’est que j’ai toujours et systématiquement considéré et traité toutes les femmes avec qui j’ai été en rapports comme des objets, des jouets, des poupées – de plaisir; mon plaisir. Systématiquement.
Voilà ma pénible et regrettable erreur.

Mon esprit, qu’elle qu’en soit la source, quelle qu’en soit la cause, est bien l’expression de ma singularité puisqu’il est EN MOI et que je m’y reconnais. Même s’il s’avérait n’être que la production d’agencements, de combinaisons, compositions psychiques, leur substrat est mon cerveau, procède de mon espace singulier et de ses rapports personnels au Monde.
Donc, quoi qu’il arrive, il existe bien un « moi », une identité. Quand bien même nous ne serions que des pantins, que des « choses téléguidées » : chacun et chacune est particulier, singulier : unique.

Ne pas se cacher sa joie de vivre, son plaisir d’exister, ni son amour pour les Réalités.

Qu’elle existe ou non, pour l’esprit humain qui croit, la divinité est la sublimation de lui-même : l’idéalisation de soi, puisque l’esprit ne peut aller au-delà de lui-même.

Toujours : Clarifier la Conscience, Désaliéner son Attention, Optimiser son Intention.

Dans les rapports humains, la première chose à considérer est que nous sommes tous et toutes des êtres humains – ni plus ni moins.

Oui : on s’encombre de ce qu’on rejette; se protéger enferme, et la haine est destruction.
Tout c’est trop, voilà pourquoi il est préférable de parfois laisser autre chose que soi nous animer.

Vivent les Mystères, Vivent les Consciences, Vivent les Amours et Vivent les Plaisirs.

Tout est Energies-Mouvements qui tendent à disparaître, à s’auto-détruire, et qui peuvent ralentir, voire se contrer, cela en allant…à l’encontre d’eux-mêmes.
La conscience est une réplique des mouvements à eux-mêmes : une résistance – la rencontre d’une entité singulière avec le Monde et elle-même; un écho déformé par la présence d’une singularité : le soi, qui finit par composer le moi avec le Monde.

Ma peur, défiance plutôt, de me libérer totalement, de cesser toute emprise était une peur de disparaître, de mourir…Mais…les Réalités méritent qu’on les rejoigne, et donc qu’on cesse les emprises de protection qui nous séparent d’elles. Vivent nous.
Je cesse toute emprise, MAINTENANT.

Finalement, tout dépend de l’importance que tu accordes aux choses, surtout au niveau des idées. A ce titre, le stress dépend de l’importance qu’on accorde aux contrariétés, et aux pressions exercées par autrui. Là comme ailleurs il s’agit de choisir…

Sang comme en terre.

Finalement, chacun et chacune se retrouve, à la naissance, constitué d’un espace avec lequel il va falloir composer – notamment vis à vis du reste du Monde. Et à ce titre la partie psychique de cet espace est peut-être plus importante que la musculaire…
Chacun et chacune doit composer avec le piège MODULAIRE – et modulable, et…moléculaire – qu’est son esprit…

J’essaie de ne trahir personne…(même si je ne dois rien à personne)

Certes, mon mode de vie, conforme à celui de millions, voire milliards, d’autres humains, a quelque chose d’absurde, mais…je préfère cela à mendier. Me suis interrogé plusieurs fois et à chaque fois j’aboutis à : je ne veux pas être à la charge de qui que ce soit tant que je peux faire autrement. Ce n’est pas de l’orgueil, ni même fierté : c’est à la fois de la dignité et respect pour soi, et du respect pour autrui.

Il est possible que l’esprit SOIT et FONCTIONNE ainsi : un espace rempli de souvenirs (expériences) en mouvements du fait de l’activité vitale organique (et universelle) dont la fréquence de répétition rend certains prépondérants quant à leur présence et donc la pression (« oncotique ») osmotique qu’ils peuvent exercer sur les autres.
De même, la pression environnementale (hors du corps) crée des souvenirs et pressions afférentes, simultanées dans le « stock »-espace de souvenirs constituant l’esprit.
Ensuite, la prépondérance en termes de volume occupé rend certains souvenirs plus prégnants au niveau de leur influence sur les autres, et par suite chaque idée et décision (puis acte) provient des influences-pressions réciproques exercées par les souvenirs les uns vis à vis des autres.
Ainsi l’esprit serait un « simple » processus probabilistique au niveau des possibilités de choix et statistique quant aux décisions.
Un peu, pour chaque idée, comme du lait baratté qui finit par produire du beurre : le lait étant l’ensemble-espace des souvenirs, le barattage à la fois les mouvements organiques et existentiels endogènes et les pressions »exogènes », et le beurre : l’idée. Cas par cas. Les morceaux de beurre : les idées.
Ca fait longtemps que j’envisage cela comme très possible. Il était temps de le noter. D’où l’importance cruciale de toujours veiller à entretenir, cultiver son stock de souvenirs-informations.

Se débarrasser de l’idée erronée qui consiste à croire que se détourner de l’agressivité – tant qu’elle n’est pas vraiment dangereuse – revient à s’y soumettre. Alors qu’au contraire c’est passer soi-même en mode agressif qui est s’y soumettre : c’est se laisser corrompre par elle.
Se détourner de la méchanceté.

Il y a deux types de méchanceté : la perversité et la vengeance. (Il est possible que les deux soient vengeance…)

Le désagrément provient souvent de ce qui est censé être agréable plutôt que de ce qui est censé être désagréable…

Cesser d’utiliser les mots pour se rassurer, ou pour s’inquiéter, et au contraire se servir de ses sensations – dont ce que l’on ressent au niveau du torse : au niveau des coeur, abdomen, prostate, vessie, scrotum, anus – pour préserver et cultiver ses mouvements personnels, et ainsi se calmer véritablement et atteindre à une aise véritable.

Néanmoins il semble difficile de s’améliorer sans améliorer son esprit : dès lors qu’un individu est conscient de quelque chose, son esprit « s’empare », « saisit » ce quelque chose – l’intellectualise.
L’esprit, de fait, exerce une emprise sur l’individu dont il est issu, et manipule celui-ci en retour. A titre d’exemple : l’esprit peut empêcher le réflexe; ou peut modifier les perceptions.

En même temps, un individu sans esprit, n’est qu’un corps manipulé par tous les stimuli de son environnement, ou…un corps endormi.

Ainsi on retrouve le Fauve et le Cocher…Le Corps-Fauve et l’Esprit-Cocher (même en considérant que l’esprit est uniquement manifestation et production du corps)

Dès lors : comment l’actualisation du corps est-elle optimale ? Quand l’esprit l’oriente.
Comment l’actulaisation de l’esprit est-elle optimale ? Quand le corps l’anime.
Donc, pour l’optimisation de l’individu : libérer le corps et libérer l’esprit.
De l’importance donc de cultiver son corps, et son esprit…ce qui requiert l’esprit. SE CULTIVER.

S’occuper de son espace cognitif c’est s’occuper aussi de soi : s’occuper du Monde comprend s’occuper de soi.

Matières-Mouvements-Espaces. Voilà mes fondamentaux.

Le plaisir est l’optimisation de la matière.

Indispensables Beautés…

En reconnaissant mes travers et en les endurant je les dissous.

D’accord : le truc c’est que la flamme et l’eau sont amoureuses. Plus tu brilles plus l’ombre t’accompagne.

Peut-être n’y a-t-il pas de « moi » au sens d’une entité personnalisée, invariable et initiale, mais plutôt seulement une occurrence physiologique résultant de souvenirs propres à une entité physiologique singulière, individuée, unique en cela, et maintenue unifiée par les propriétés caractéristiques de la mémoire.
De fait, quoi qu’on en dise et qu’on veuille, le fait est là : le moi n’est qu’un souvenir – comme le prouve sa disparition dans des maladies de type Alzheimer.

Mais l’ensemble de la conscience n’est que ça : la déclinaison des propriétés, capacités, de la mémoire.

Il est possible qu’une part fondamentale des motivations de chaque individu soit la destruction – par le simple fait de l’entropie : de la nature auto-destructrice de l’énergie; énergie dont nous sommes tous et toutes composés.

De fait, l’Univers semble être un Evénement tendant à sa disparition, à sa dissolution – au moins en ce qui concerne l’énergie et la matière (qui en « découle »). L’espace, lui, pourrait être éternel…

Quel est tout ce dépit, toute cette rage, tous ces relents de colère ?
Rien que de vilaines émissions d’orgueil. S’occuper d’autre chose que manifester un malhonnête excès de soi.
Mon existence et mon altruisme m’interdisent des jouissances traverses : l’adultère est néfaste.
Reste toutes ces énergies sexuelles qu’il est préférable que je recycle au lieu de les laisser s’accumuler et se transformer en aigreurs et autre colère.

Une des meilleures façons d’aider le Monde est de cultiver au mieux notre Espace Singulier.

Utile et Efficace : s’appliquer prioritairement à cela. Mon erreur fut de considérer que la contradiction, jusqu’à prendre le vice pour objecteur, était une démarche utile…En fait, veiller à ne pas devenir son propre adversaire.

Rire est une sagesse accomplie.

Vivre Aise demande de l’abnégation, sachant que peu de gens sont enclins à rendre justice aux autres.
S’occuper de l’utile – ne pas se gaspiller.

Tant qu’il n’y a pas affrontement physique, alors si tu es perturbé par autrui c’est que tu es encore trop vaniteux, ou…que tu es d’accord avec lui (ou elle).
A ce titre, ne pas confondre curiosité et…égocentrisme vaniteux.

Je suis un Espace rempli de souvenirs : des mémorisations de contacts internes, et externes, ainsi que d’émotions, de désirs et d’associations entre ces souvenirs, produisant de nouvelles unités mémorielles : de nouveaux souvenirs, motivés par les émotions et les désirs – qui sont eux aussi des souvenirs.

Et ce qu’on nomme esprit est l’ensemble des interactions de ces souvenirs entre eux et avec le Monde extérieur à l’espace que je suis.
L’esprit est ainsi un ensemble d’interactions, de rencontres et échanges entre des unités informationnelles mémorielles et des mouvements produisant contacts. C’est un processus de type spontané, « automatique », passif, mais ayant comme propriété de pouvoir produire une forme (ou plusieurs même, au sein d’un même individu) d’entité de type « autonome », une entité singularisée – par la prépondérance de quelques souvenirs par rapport à tous les autres – : le sujet, le moi.

On est manipulé par ce à quoi on se soumet – quitte à s’en manipuler soi-même…
Et si l’on n’y prête garde, on se manipule aussi par ce que l’on refuse.

Presqu’autant que dormir, l’important pour se reposer est de se calmer et décrisper.

La vérité c’est que j’ai tellement à faire avec l’Existence que je n’ai pas le loisir de pouvoir me consacrer à quelqu’un d’autre que moi.

Tant que tu n’inspires pas complètement c’est que tu n’oses pas te vivre, que tu te laisses piéger par quelque chose (qui peut être ton propre esprit).

Revenir au fondamental : le corps, cultiver son corps. Donc recommencer les DEGOURDISSEMENTS du soir, en rentrant du travail (en plus de ceux du matin que je n’ai jamais abandonnés). Et au moins deux footings par semaine. Et continuer le vélo.

Ma continuelle erreur est de chercher à établir des théories, des concepts définitifs, des règles invariables, pour des Réalités qui changent continuellement.
D’une certaine façon, toutes les choses que je pourrais trouver ne seraient…qu’oxymores.

Je m’obstine, malgré moi, à vouloir faire entrer les Réalités dans les boîtes minuscules, ineptes et artificielles des mots et des idées. Libres mouvements !…

Il semble que même quand on a vaincu la peur, ou qu’on la combat, l’esprit cherche un sujet dont avoir peur : un « épouvantail ». L’esprit semble chercher, ou même avoir besoin d’un sujet pour représenter ses peurs, donner forme à ses capacités de préservation du moi, de protection donc vigilance, et par suite : d’inquiétude, de panique, d’angoisse : une idole phobique.
Probablement que l’esprit produit cela pour éviter que sa capacité à s’inquiéter rôde sans forme en lui-même, le hantant et le perturbant – et l’individeu avec. Identifier ses propres idoles phobiques.
Pour moi ce serait : (l’idée d’) une divinité démiurge perverse et cruelle. Ce qui semble peu probable, attendu que la perversité, comme la cruauté, finit par s’auto-détruire, ou ce qui revient au même, provoquer sa destruction.

De même que ma croyance en « quelque chose » – de type panthéiste animiste – est devenue claire, sereine, par l’honnêteté qui d’une part m’a fait abandonner les simples croyances entêtées (c’est le cas de le dire : en-têtée) et d’autre part reconnaître le doute, le fait qu’il puisse ne rien y avoir d’autre que de l’espace, de la matière et des mouvements et les résultantes de leurs interactions; de même mon rapport à moi-même ne peut devenir apaisé, clair, que si j’abandonne la croyance en un moi unique, univoque, et reconnais que je suis ambivalent et que si j’ai une part – majoritaire, nettement – de gentillesse, j’en ai aussi une petite de méchanceté, ou tout au moins d’égoïsme total.
Ne pas reconnaître ses défauts les laisse nous manipuler sournoisement.
Les reconnaître les révèle et nous met donc en capacité de vraiment choisir et décider ce qu’on fait.

La complaisance à se coire, ou vouloir, uniquement gentil est presqu’aussi dangereuse que la complaisance à agir méchamment ou égoïstement, car en niant et refoulant certains de nos mouvements elle les fait resurgir ailleurs, là où on ne les attend pas, ni même n’en a conscience parfois.

Pour se mieux accomplir, mieux vaut se révéler totalement.

L’Immédiat constitue la Totalité de ton Savoir – tu peux agir au mieux en conséquences.
Dilections, Libertés et Joies.
Vivent les Réalités.

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