extraits de conscience 9

Pour un vicieux (tordu) comme moi,
quoi de mieux que se dire :
« je suis amoureux de Dieu » ?…
Il est invisible, imperceptible
et en même temps omniprésent,
il m’est étranger, tout en m’étreignant continuellement.
Il est l’absolu, inextinguible et inaccessible.
Il est la réponse, toujours repoussée, à la soif du encore plus.
Il est par delà tous mes fantasmes.
Il est la compagne parfaite puisqu’il me laisse libre et ne me dérange jamais.
Il est ma sublimation sans jamais pouvoir me décevoir puisque toujours au delà.
Néanmoins, je ne peux pas le serrer dans mes bras…

Notre vie a un goût de jamais et notre mort des accents de toujours.

Mortels éveillés, quittant la nuit pour l’Oubli, debouts dans la cendre, étreignons notre poussière, pour enfin à l’aube du néant, épanouir notre misère.

L’humanité, cette valeur insondable qui procure la juste fierté d’être un animal dit humain, cette humanité n’a ni couleur ni son ni odeur. Composante de la vérité, elle est comme elle, insaisissable et comme elle inaltérable.

Ma devise : ni croire (mais savoir. Bof…) ni espérer (mais vouloir), ni attendre (mais accomplir)

Entre croire et espérer il y a (un verbe) redoutable et fascinant, séduisant, capricieux, malicieux, séducteur : douter.

Nous sommes les enfants du Jaillissement.

Détermination (résolution) : vigueur, résolu, ferme, strict.
Doute.
Résolu, ferme, dans sa connaissance. Oui ! L’heure n’est plus à douter.

De plus en plus, je ressens une véritable gratitude pour la mort. Quelle paix, quel soulagement !…

Ni croire, ni espérer, ni attendre mais connaître, être déterminé, accompli.
Connaissance, être déterminé, accomplir
Connaissance-cerveau
Détermination-coeur
Accomplissement-main

Le suicide agresse le corps, mais vise l ’âme.
C’est en cela qu’il est la plus grave des apostrophes à Dieu.

Tant que c’est pas le malheur, c’est le bonheur.

Ma quête scripturaire ?
Arriver à trouver puis fixer les formules précises
qui se trouvent à l’intersection de l’idée et de l’émotion,
entre concept et frisson.
La sentence organique
ou la chair syntaxique.

Ne soyez pas cyniques, soignez clinique.

Virage dedans – la joie.

Lâche tes remords et tiens tes promesses.

L’écriture est la sculpture absolue;
celle qui met en relief l’intérieur des êtres humains.
Ecrire pour manifester le secret,
en cela la littérature touche au sublime.

La grande différence : avant je ne doutais pas.
Du jour où j’ai eu la révélation de Dieu, je me suis mis à douter de moi.
Moins je doute de Dieu plus je doute de moi.

La différence entre ce que l’on voudrait être et ce que l’on est : voilà la faiblesse.

La jeunesse n’est pas un statut chronologique
mais un constat existentiel !

Prier Dieu c’est l’insulter
et s’insulter soi-même.

Pourquoi la honte ? La honte du plaisir.
La peur ? Peur de mourir.
Plaisir nous REVELE CREATURE

Il n’y a aucun soucis à se faire. Tous nos troubles ne sont que problèmes de pacotille. Il n’y a que la mort qui soit digne d’inquiétude; ou à la rigueur la maladie.
Si l’on est en bonne santé ou pas gravement malade, il n’y a donc aucune raison valable de s’en faire.
De même, tant qu’on n’est pas vieux, la mort ne nous menace pas, donc inutile d’y songer. Et lorsque l’on est vieux il est trop tard, donc…profitons maintenant et toujours de la vie.

Se débarrasser de la coqueterie.
Il faut vaincre le narcissisme. Il semble être tellement fort qu’il faut procéder par étape.
C’est notre narcissisme qui nous sépare de Dieu; ou de l’essentiel, pour ceux qui préfèrent. Notre autocontemplation, notre nombrilisme tellement forcené qu’il en est indécent (?!) finit par former un écran entre nous et l’Autre.
Cet écran c’est un miroir où nous projetons toutes nos prétentions, notre orgueil, notre égoïsme. Le pire étant peut-être que l’image que nous renvoie ce complaisant miroir est une icône mensongère (pléonasme me direz-vous…)
Il nous faut vaincre le narcissisme. Commencer par éliminer le mensonge, puis l’orgueil, puis la frime, puis la fierté. Une fois ce laborieux travail accompli, il nous reste à nous débarrasser de la coqueterie.
Enfin, nus, nous sommes de nouveau nous-mêmes : les enfants de la Vérité.
Rien n’est plus puissant, rien n’est plus beau que la Vérité !

Détermination. Résolution. Energie. Conviction. Vigoureux-résolu-ferme.

Cela me revient. Ce que je cherchais c’était la connaissance.
C’est toujours l’objet de ma quête d’ailleurs.
Mais si avant c’était, inconsciement, pour le pouvoir, aujourd’hui c’est soit pour la Vérité – et nourrir l’appétit de ma curiosité – soit pour une raison que j’ignore; soit sans raison, par un processus lancé qui se perpétue.

Or, une fois qu’on a fait le deuil de l’Absolu, on peut se satisfaire de tout.
Et c’est peut-être cela le plus triste et le plus pathétique : cette satisfaction….
Je la refuse; peut-être pour mon malheur.

Mon « credo » : ne pas mentir, ne pas douter et ne pas se plaindre. Gentillesse, Détermination et Vigilance.

Avouons-le et réjouissons-nous,
ce monde est résolument insaisissable :
les petits plaisirs comptent parmi les plus grands
(ce monde fait sans arrêt la pirouette)

La frontière….jamais atteinte et constamment franchie

L’essentiel est ce que tu es, non ce que tu as. Vivre fait être avant d’avoir. Apprends à te satisfaire de toi-même.

J’aime la vie parce qu’on y est perdu.
Pourquoi j’aime être perdu ? Pour deux raisons contradictoires. Parce qu’alors on n’a plus que soi comme répère, comme point de ralliement et d’attache. Alors on se sent vivre.
Et au contraire, parce que lorsque l’on est perdu, on n’existe plus. A peine un détail dans la fresque mouvante du monde. On se dilue et on se sent vraiment faire partie du monde.

Différence entre l’homme et Dieu ? L’homme est dans l’espace et le temps est dans l’homme alors que Dieu est dans le temps et l’espace est en Dieu.

D’où la différence entre désir et volonté :
le désir c’est le temps qui emporte l’homme hors de lui-même,
qui le projette.
La volonté c’est l’homme qui tente de se projeter dans le temps.
Voilà pourquoi il est préférable de cultiver la volonté
plutôt que le désir.

Ne même plus chercher à apprendre, puisqu’apprendre c’est acquérir,
acquérir signifie avoir.
Or il faut ETRE.

Drapé de futur, le passé pour oreiller,
je m’endors au présent.
Réveil. Debout !

Contrairement à ce qu’on pourrait croire c’est le malheur que l’on recherche.
La mort et le mourir nous fascinent et nous terrassent.
C’est pour celà que nous mourons.
Nous appelons la mort au lieu d’accueillir et célébrer la vie.

Le but premier de l ’art, l’essence même de l’art est la communication.
Je pense que moins les humains communiquent vraiment
plus l’art est omniprésent pour compenser.
Mais il ne se contente pas de compenser,
il démontre, énonce, dénonce.

Il n’y a pas de chef puisqu’on obéit tous.

Il ne me manque rien. Cela se passe.
Il suffit de s’assoir sur le bord du chemin
quand on est fatigué d’avoir progressé.
Une histoire d’amour ? J’en doute .
Trop basiquement compliqué.
Trop pathétique.
Trop mesquin.
Pas assez d’action.

Savoir vivre c’est savoir user.

La mémoire : cette « chose » où l’espace et le temps se confondent,
là quelque part dans le cerveau.

La femme, par sa fragilité, sa délicatesse, sa « faiblesse »
oblige l’homme à adoucir sa conduite, son comportement.
Mais en même temps c’est celà qu’elles aiment :
ce côté dit « viril », composé de rigueur, détermination, force….rigidité.
La femme force l’homme, qui veut se mettre à sa hauteur et son rythme,
force l’homme à RALENTIR et à « doser » moins grand, moins fort son énergie.

Passionnant, continuer sur cet axe de réflexion.
Lui permet également de canaliser et focaliser son potentiel existentiel
(essentiellement composé d’énergie) dans un but GENTIL, généreux : d’AMOUR.
(Transformer le coup en caresse)

D’ailleurs tout celà se retrouve synthétisé dans…l’acte sexuel.

Ne pas profiter de l’instant présent,
en étant omnubilé par ce qu’on pourrait avoir d’autre
ou se dire « il manque quelque chose »
c’est comme si tu étais en train de manger un bon plat,
genre du canard à l’orange,
et au lieu d’en profiter, tu te dis :
je mangerais bien de la blanquette de veau !…
Non, profite de ce que tu as. Ici et maintenant !

Si je rencontrais Dieu,
j’en viendrais à lui dire qu’il s’est trompé.
Or, d’après moi (!) l’erreur porte sur les 3 « choses » qui caractérisent la vie : manger, se reproduire et mourir.
Il n’aurait pas dû inclure ces 3 choses dans la vie,
et surtout pas les rendre fondamentales.
Or, c’est ce qui est…
A étudier…!

Assiduité, Maîtrise, Concentration, Canaliser.

Ce que je sais c’est que l’on méconnaît le monde….

A partir d’aujourd’hui j’essaie de dresser un petit bilan quotidien de ce qu’il faut améliorer.

Etre plus perfectionniste. On ne peut rien négliger.

Tout de même étrange : ça fatigue les rapports psychiques…
De façon profonde, plus insidieuse.
Et ça provoque un certain abattement, ou de la colère après.
Voire….

L’énergie qui anime et constitue cet univers, est assimilable à la volonté.
Le vouloir.
Mais un vouloir sans égoïsme,
qui ne cherche pas à se condenser en un soi,
mais qui accomplit (sans cesse, sans s’arrêter)

Le monde c’est Dieu dans la boue.

Voir : distingue, met en face soi et l’autre.
Alors que les autres sens sont plus fusionnels.
Les yeux qui se ferment pour mieux apprécier
en cas de plaisir ou de refus d’une idée, ou peur, etc….

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