P1120678

L’Aise c’est en soi.
Le Bonheur c’est au-delà de soi.

Notre dignité c’est d’aller à l’encontre :
à l’encontre de la tristesse et produire la joie,
à l’encontre de la méchanceté et produire la gentillesse,
à l’encontre de la violence et produire la douceur –
à l’encontre de la tragédie et produire la comédie.
La comédie des Plaisirs.
Donner une vie au Bonheur.

L’art c’est avant tout une question d’éveil.

QUE SE PASSE-T-IL ?
QU’EST-CE QUE VIVRE ??????

Oui, nous êtres humains sommes une porte sur l’Infini –
véritablement.
Les êtres humains sont des germes de divinités.

J’ai loupé ? Oui…mais je ne sais pas qui…

La tristesse est presque une mort : une agonie de l’esprit.

Je veux bien être théophile,
mais je pense qu’au-delà même de toute hypothétique divinité,
la vérité ultime c’est : un gigantesque coup de pot.

De la misère au mystère
il y a une mise de terre…

Ne pas faire de l’amour une faiblesse.

Cette impression que ma vie ne serait qu’un long aveu…

Refouler l’amour produit la haine.

Ô Vie, Ô Existence
vous qui m’avez trouvé
je vous ai cherchées
je vous ai rêvées
jusqu’à ce que vos vérités m’éveillent.
Eveil entre deux nuits.
Me suis-je induit à vous aimer jusqu’au meurtre ?
Ou m’avez-vous conduit à l’indomptable faiblesse ?
Voluptueux espace comblant les chairs.
Quels délices que vivre –

Pour vivre mieux, être efficace,
pour être efficace trouver l’utile,
pour trouver l’utile être sincère,
pour être sincère être courageux,
pour être courageux, aimer
pour aimer, observer
pour observer, être curieux.

Sais-tu pour quoi tu tomberais
ô petit prince de haut vol ?
Connais-tu tes failles
ô gravisseur de stupeurs ?
Qu’est-ce qui te briserait
à quel sujet n’es-tu pas fiable ?
Des réponses ? Non…TOI. Aussi.

Entre donner et recevoir
ne pas fuir ce qui pousse
ne pas opprimer ce qui se rétracte.
Les Libertés, comme les Vies, circulent.
Ne rien laisser nous contracter
et notamment ne pas craindre
d’atteindre sa fondation :
le ressort de notre respiration.

Communions ô frères et soeurs de poussières, d’eau et de chaleur.
Nos histoires pour creusets subtils ?
Cesser de vouloir trouver l’explication.
Qu’il est bon de ne pas souffrir.
Ô Merveilles, Ô Délices, Ô Mystères
les Miracles ont des visages stupéfiants.

Se forcer c’est se gaspiller.

T’aimes la femme – c’est joli.
Faire confiance – on sera pas volé
sur le compte; au bout.

Prendre attire et effondre.
Donner remplit et construit.
Ne pas donner finit par prendre.

La beauté, n’est-ce pas – et le dard on le met où ?
Les crocs c’est dans la bouche – ou dans le coeur ?

Tu aimes la mort ? Un peu, mais…elle viendra me chercher.

Je suis de mauvaises réponses à des questions salement posées.

Qui es-tu, toi qui dors derrière les yeux ouverts ?
Partir loin pour mieux se trouver ?
Et s’égarer de chaque découverte.
Le Monde trouvera un aveu
à chacun de mes noms
et je l’entendrai me tourner en dérision.

Il n’y a de vérité que de formes – le reste est principe.

Curieuse ville Rio : contrastée et un peu sauvage,
artistique et mercantile, parfois plaisante mais jamais tranquille.
Des attraits indéniables mais toujours à l’affût.
On y a un peu l’impression d’être dans une embuscade
dont on attendrait qu’elle se déclare.

Rio fait partie de ces villes pas encore mégapoles
(pas comme Bangkok ou Le Caire par exemple)
mais déjà déshumanisées à force d’être trop peuplées
de ces humains avides de survivre et empressés de soumissions.
Elles s’affalent sur la Terre, se vautrent sur le Globe
ces cités de désert masqué, ces outrages à la Nature.
Chaque rue est une plaie, chaque jardin un rictus.
On n’apprend pas à vivre dans ces théâtres amers,
juste à s’inoculer du lendemain de rancoeur – à regret, à reculon.

A Rio,
sous l’exhibitionnisme narcissique de mâles culturistes
plus mals que virils,
on perçoit une vindicte agressive
probablement provoquée
par le sourd système de castes économiques bien tranchées.

De même, ne pas s’y tromper :
les corps ne sont ni libérés ni épanouis –
juste poussés dehors par la moite chaleur.

En même temps on peut penser qu’ils soient attachés aux libertés,
mais sans ce qui en constitue la vraie chair :
l’extravagance véritable, qu’on ne retrouve pas, tel un mythe perdu.

La Capoiera c’est le hip-hop des arts martiaux.

Les couleurs sont, dans le meilleur des cas,
tout ce qu’il reste à la Vie pour manifester ses tensions sensuelles,
car pour ce qui est des formes
elle a imposé à ses bâtards scrupuleux – les humains –
pour leurs constructions le tranchant péremptoire des besoins.

Mais…la Vie se meut, et en cela les humains lui restent fidèles :
de la reptation à l’envol,
ils ont la frénésie opiniâtre de fourmis aveugles au présent.

Les humains savent rarement jouir
car le Plaisir est Immédiat.

Difficile de reconnaître
que ce sont nos aliénations qui nous permettent la Liberté
puisqu’elle ne devient réelle, effective,
qu’en tant que Résistance.

Le matte a la saveur du café sans en porter les cendres.
Il s’agit d’une infusion, non d’une immolation.

Sous la pluie, et surtout un gris ciel,
le Brésil redevient une campagne anonyme.

Flanqué sur l’océan et métastasé sur les collines,
Rio ne devrait pas exister;
tout comme le Brésil.
Ce sont deux offenses cupides et stupides à la forêt, à la nature,
à…la Santé.

Du reste, toute l’Amérique est une fièvre :
un cauchemar glaçant même à 40°,
une empreinte poisseuse jusqu’au fond des eaux.

Vraiment je préfère l’agonie alerte de l’Europe
et la sénilité tranquille de l’Asie,
à l’adolescence accablée de…l’Ameriga :
cette entité s’étirant péniblement
du Mexique, terre cramée à la terre de feu.

Toujours ici, en ces pays tous semblables sous leur joug d’inutile,
exaspérés d’atteindre la dangereuse frivolité occidentale,
toujours cette impression d’impasse, cette sensation de ruelle sans issue.
L’Inde est plus sale mais moins salissante.
Crade existence…?

Pourtant, partout continuent ces naïvetés tentées que l’on nomme…la Vie.

Sur la route entre Rio et Ouro Preto.
La terre en ces lieux déborde,
en collines éruptives comme des bulles telluriques d’un bouillon géologique.
Des terres oranges, rouges, roses, ôcres,
d’où les verts émergent,
pour peu qu’on ne les tronçonne d’asphalte utilitaire.

Pourquoi la végétation me paraît-elle fragile ?
Pourquoi la vois-je en sursis, en future disparue ?
Le Brésil est-il une réserve pour le XXIIème siècle ?
Un avenir planifié ?

Les collines font des vagues, et les arbres écument leurs sêve.
Un océan figé.

Athéisme pourquoi pas ?

Karma ?
Cela en soulage d’imaginer une justice.
Mais la justice n’est qu’une opinion.

Je suis donc au Brésil, terre de braises et de chimères,
où le fantasme opprime le réel et où le concret sue le mythe.
Suer ou tuer c’est un peu pareil vers ce tropique.

Je médite vaguement, mollement,
dans la Pousada do Mondego qui date d’au moins 1747.
On dira ce qu’on voudra :
le luxe a ceci qu’il est moins sinistre que la misère.
Sans parler du confort.

Il y a toujours quelque chose pour te rappeler
que tu n’es pas dans un paradis.

Il y a 3 sortes de pouvoirs sur cette planète :
la Force, la Beauté, et l’Intelligence.

L’âge ? Il n’y a toujours – qu’à en rire.

Farceuse existence où l’on se peaufine pour produire un beau cadavre ?
On s’améliore pour optimiser le dommage.
Petites bulles tentant de jouer dans le maelström de l’évier qui se vide.
Je me suis jeté dans un foutraque semblant de volonté,
là, dans ce village-pour-payer, Ouro Preto,
et déguste tranquillement un café
à côté de la place où fut écartelé un homme
qui avait incité ses congénères à se libérer.
Ô Tirandentes,
que ce qui reste de ta conscience soit en paix et en joie.

Pas forcément capter la beauté du lieu,
mais la beauté AVEC le lieu.

Le Brésil est en lutte.
Une noble lutte, constante,
contre sa propre torpeur qui le guette,
prête à l’engloutir définitivement.
C’est sur ses orteils tendus que survit le Brésil à la déréliction.
Mais O Brasil est également puissant de sa véritable beauté :
un socle invisible et indicible
que nul ne saurait nommer
mais que tous chantent, dansent et vantent.
Il y a un mystère Brésilien.

Un idiome et des habitudes,
voilà tout ce qui constitue un « pays d’origine »;
et une famille et des amis, dans le meilleur des cas.

J’aimerais avoir l’odeur du maracuja :
ça correspond bien à la perception que j’ai de moi.

Des collines vertes,
comme autant de vagues kakies
pour un océan de rocs et végétaux :
le Minas Gerai s’étend,
piège à nuages malgré ses modestes sommets.

Je veux écrire n’importe quoi, me dire n’importe qui –
foutre de mystère,
folie inconnue sur laquelle on rampe, court et rit.
Mourir c’est toujours plus tard et encore trop tôt.

A l’étude, apprentissage, pourquoi ces fiertés ?
Qu’imagine-t-on ? Que prétendons-nous
par ces attitudes ces formes plaquées
sur nos souffles, sur nos mouvements ?
Ces danses qu’on inflige à notre coeur –
lui qui ne demande qu’à courir on le fait boiter;
lui qui veut danser on le place aux arrêts, le met aux fers.
La folie c’est de se croire sage, et pire : de se vouloir sage.
Libérer les plaisirs, on oubliera les douleurs – ou les amoindrira.
Se libérer ? Tout simplement advenir – sans forcer.

Dépasser cette sournoise complaisance
de faire de belles phrases au fond sinistre.
On le sait que la douleur est l’acide qui nous ronge,
mais on peut choisir le plaisir pour azimut de nos errances.
La lumière, cette amie impartiale bondit de lieu en lieu
laissant les couleurs pour traces.

J’ai toujours été en décalage :
écartelé entre mon refus de m’abandonner
et mon envie de me dévouer.
Englouti dans mes flatteurs fantasmes
je n’émerge qu’en déconvenues.
Mon erreur c’est le dépit –
le Monde ne me doit rien.
Assez ! Je ne veux plus que célébrer
glorifier – le reste n’est que pleurnichages
et niaiseries. Le Monde ne mérite qu’admirations.

Cher, ce restau-route.
Mâchez bien, ça m’aidera à digérer.

Je suis perdu dans ce Monde, je suis égaré.
J’y suis éperdu, j’y suis bagarré.
Je ne sais rien de tout ce bleu au-dessus
de nos têtes, de ce rouge dans nos corps
ni du vert des forêts, ni du blanc de l’écume.
Qu’y puis-je si ma poitrine se soulève
et raisonne d’un tambour émotif ?
J’apprécie jusqu’à ta salive acide
ô machoire du réel.
Je suis donc un des estomacs du Cosmos…
Et deux de ses yeux, de ses oreilles, narines
et orifices excrétoires.
Ô Univers je saurais ce que tu me veux
en découvrant ce que je veux
– si tant est que nous veuillons.

Admiration est ce qui m’emplit.
Vivre libère, et libérer c’est dissoudre l’emprise.
Dissoudre toute emprise que l’on ressent en soi.
Décrisper.

Je suis déchiré entre les serres de la frime et les griffes de la vindicte.

Les peaux.
Des milliers de peaux.
Cuirs émotifs,
douceurs de reflets solaires
sur chairs gorgées d’eau sanglante.
La sueur pour rosée,
l’évaporation de l’intime –
les plages donnent l’organique en spectacle cru.
Les vagues atteignent, bouleversent et bousculent.

Tandis que le soleil se rappelle à mon souvenir
du dessous de la peau jusqu’au bout des poils,
je ne sais toujours rendre hommage aux chairs.
Je ne sais encore orienter mes mouvements au mieux,
je ne sais doser mes intensités.

A la Pousada dos Geranios,
dans ce Paraty d’expositions,
je retrouve mon mythe sud-américain,
mon western des antipodes,
dans une maison toute d’âges, pierres et bois.
Une taverne de flibuste,
une auberge de contrebande,
mais érigée d’honnêteté.
Le Brésil me sait.
Il m’abandonne à mes songeuses vérités et rebelles valeurs.
J’ai le nom d’un drame,
où je voudrais épeler Merveille.

Je deviens marron – c’est un excès.
La soupe de petit pois manque de me brûler.
Tout me fuit-il ?
Je ne parviens pas à atteindre une adéquation –
de ton, de teint, de temps : de toi.
Sans cesse se repousse ce qu’il me semble trouver.
En vérité je veux une minéralité de l’instant.
Une minéralité et une Source.
Je ne suis sûr de savoir
si je préfère tendre le piège ou m’en échapper.
De longtemps j’ai l’aveu pour faux-semblant,
ou le faux-semblant pour aveu.
Qu’il est bon de n’être à terme…
Le crime est moins insistance que mépris.

Les délices des voir, des ouïr, des sentir.
Tant qu’on ne jouit pas on passe à côté.

Le Brésil ?
Une terre immense, florissante, dangereuse.
Une sorte de matrice, ouverte,
épaisse de tellurisme et poisseuse de hargne diffuse.
Un théâtre austère où tout prétend briller.
Le Brésil est le fils androgyne de la pluie – et du soleil.

L’honnêteté, comme la vérité, ne souffre pas de restrictions.

Le sommeil est tardif et hiératique
en cette petite ville de Paraty.
L’océan rend moite jusqu’aux idées,
tout s’étuve.

Manger est bien la consommation profonde du Monde :
le pouvoir par les dents,
embrasser en morsures,
écraser les saveurs et s’en pénétrer;
alors ce qu’on domine nous remplit.
Manger est l’amour du Fauve – la dévotion prédatrice.
Sinon ?
Cela ne devient qu’un ennui nécessaire,
une déviation implacable.

Manger.
Enfin mon coeur s’avoue estomac.
Après tout, vivre est une longue digestion.
Non ?
Et toutes les épices de nos soucis,
les piments de nos tourments.
Ainsi te revoilà, ô mon appétit.
J’ai toujours été bouche, lèvres, langue, nez et crocs.
Le reste c’est pour gagner le Festin.

Quand j’estime préférable de ne pas ingérer je ris de moi !

Tonnes de cendres,
rus de larmes,
ouragans de frissons,
des espaces à rendre à eux-mêmes.
Curieuse blague – vivre.

Et maintenant, quoi d’autre ?
Et à cela nous ne sommes absolument pas préparés.
Comme si on ne pouvait dépasser l’hédonisme,
dans ce qu’il a de plus crû et à la fois de plus artificiel et superficiel.

Dans le même ordre de considérations :
quelle profondeur peut-on donner à la beauté ?

Tragédie ou glorieuse mascarade ?

ADVENIR SINCEREMENT.

J’aime quand le café a un goût de terre;
du reste, il ressemble à de l’humus.

Je ne sais exactement où je commence
ni vraiment ce que je suis.
Je me retrouve après des dépassements.

Cesser l’écriture toute de simagrées et d’euphémismes.
Je veux que la plume écorche,
que les mots fouissent
et que les phrases irriguent
l’esprit affamé de réel.
Vivent nous.

Qu’est-ce qui me tient ?
Moi.
La répétition de moi.
Tout est rapport entre le Vide et « Autre Chose ».

J’aime les lumières colorées
et les ambiances nocturnes.
Et les odeurs.
Et les forces du jour.

Quel monde – quels bonheurs !

Le Brésil est un pays qui a plus que d’autres conscience de vivre sous le ciel.
L’azur impose ses humeurs et ses rythmes.
L’eau et le soleil sont partout :
le soleil dans la pluie – tiède –
et la pluie lave le soleil.

Si tu te focalises sur l’erreur tu vis dans l’erreur.

Or, souvent l’erreur est en toi, et non dans le Monde…

Ô Monde, tu n’as pas systématiquement raison,
je n’ai pas toujours tort.

Danser.
Danser les énergies, danser les espaces.
Danser.
DANSER SON SOUFFLE.

Trouver une harmonie heureuse…une danse – de vie.

Le désir est une bouche à 2 maxilaires :
bienveillance et malveillance.
D’étranges agressivités accompagnent jusqu’à la tendresse.

On reconnaît difficilement les débuts,
on redoute les fins
et le Monde nous fait pendant.

Le Brésil,
l’empire de Nature où l’humain est incongru –
encore plus qu’ailleurs.
Le vert s’impose, s’expose.
Le ciel brûle, le ciel coule.

Tant que tu te limites par peur tu n’es qu’un aliéné hypocrite.
Si tu te limites par dilection alors tu es fiable.

Si certaines personnes ont la profondeur d’un dé à coudre
c’est peut-être par peur de se noyer – en elles-mêmes.

Au restaurant Tarzan…
Les mini-chutes dans les collines au-dessus de Paraty.
La vie chaude.
Difficile d’approcher avant d’aller trop près.
La vie c’est le Plaisir qui s’informe –
l’extase qui s’ébat.

Je suis un roquet –
du genre qui dort léger et veille lourd…

Tout de nos corps est expressions.
Je ne sais ce que j’exprime.
Quelque chose comme un caillou qui voudrait.
Qui voudrait chanter.
Un arbre qui danserait.

Le Brésil est un peuple fort, fier –
dangereux;
qui prend le plaisir pour un surplomb.
Un peuple de mélanges,
ou le net paraît louche.
Un peuple de beautés
où le mensonge n’est pas forcément utile
du fait de la violence à peine tapie.
Un pays où la peur est une veine du coeur –
comme partout sur cette planète.
Peut-être le Brésil est-il trop riche…
Du coup, sa pauvreté le hante,
comme ces cauchemars qu’on aime,
qu’on veut garder dans un recoin précieux de la mémoire,
une impasse fameuse de notre encéphale –

Le Brésil est peut-être trop riche de sa population,
de ses humains –
pour vraiment avancer.
Un peu comme ces gens trop brillants –
qui s’abîment.
Peut-être.

Dans la forêt amazonienne, tout est Vie sur la Vie avec la Vie.
Quand on demande la forêt Amazone on demande une chambre avec Vie.

Je voyage en grande partie pour l’excitation du départ :
pour la jubilation lors du trajet vers l’aéroport.
Et l’ambiance magiquement réaliste
ou réalistiquement magique
qui règne dans ces échangeurs célestes.

Dans tous les pays les poules ont le même accent –
de curiosité anxieuse.

Les chemins apparaissent,
les pieds s’y risquent,
les yeux y jouent,
et l’on ne sait déjà plus ce qui a passé.

Il y a donc un âge qu’on n’atteint pas.

Je vous laisse les mensonges qui créent des catacombes pour le vice,
je vous laisse vos joutes murmurées et vos tournois de regards.
J’abandonne vos pouvoirs de détresses et vos forces inopportunes.

Adieu à mes hypocrites considérations
fi de mes simulations d’inquiétude
foin de mes rancoeurs égoïstes
adieu mes mortifères compromissions
– adieu ma haine orgueilleuse.

Du minéral j’ai la dureté douce,
de l’eau la profondeur impalpable
de l’air la force insoupçonnée
du vide la présence impondérable.

C’est vrai que je suis faux.
Je me trompe sans cesse de vérité.

Le Désir est Merveilleux;
le tout est de ne pas en faire une horreur,
ne pas en faire une prédation,
ne pas en faire une force de destruction.
Du reste, il en va de même pour toute énergie.

Vos beautés, mesdames ?
Moins une question de volumes que de courbes.
Les galbes.

L’Amérique sub-étatsunienne paraît se caractériser par une torpeur sournoise,
moite et insidieuse :
un vertige tiède tout de langueur
d’où l’activité surgit en incongruité.

Enfermé en soi, orienté vers soi,
on rumine ses idées, on se rumine,
jusqu’à se fermenter,
jusqu’à s’enivrer de ses travers,
jusqu’à s’aliéner dans ses contradictions.
Le Monde est toujours là : au dehors de soi.
Il suffit de s’orienter vers lui.
Car quand on s’égare dans le Monde on se retrouve,
tandis que quand on s’égare en soi on perd le Monde.

Est-on plus seul loin de chez soi ?
Je ne sais.
Pas forcément.
On a peut-être un peu moins de recours.

Soudain je décide de RIRE de mes défauts,
de mes erreurs mesquines,
de mes piteuses colères.
Monstre de pacotille, haine de verroterie.
Qui pensé-je donc impressionner
sinon mes jalousies timorées.
En fait pour bien vivre on peut mieux mourir.
C’est en libérant tout qu’on découvre tout.

Une odeur de chien et de vieille fumée de cigarette imprègne l’air
et les murs jaunes maculés de giclures même plus suspectes.

J’ai été courant d’air à Copacabana,
chat à Ipanema,
chien à Lapa
et je ne sais encore.

Dans le sobre on touche au vrai.

Le Soi est Résistance.

Oui le Scenarium est un de ces lieux
où l’on a l’impression de vivre un rêve éveillé :
quelque chose d’intemporel, d’insaisissable
et pourtant présent.
Une sorte de décalage bien en place –
droit dans son lieu –
inconnu.
Une date imprécise, un lieu improbable, un fait imprécis.
Que reste-t-il ? Le Scenarium.
Une place de mystère – célèbre.
Peut-être un lieu important du Monde :
un endroit crucial.

L’intelligence de l’humilité
et la stupidité de l’orgueil.

Le Monde se résonne de ci de ça de là
et sa destruction l’accompagne,
comme une confirmation,
et son apparition est constante.
Jouons-nous à perdre ?
L’espace pense en lumières .
La colère est un enfermement – la trop facile erreur.
Colère, mère des erreurs.
Calme, père des sagesses.

Je ne sais ce qu’est être heureux.

C’est faux :
je ne suis pas l’assassin aux yeux de foudre,
pas le voleur de joie,
pas le briseur de paix.

Je suis le danseur boîteux
le chanteur bègue
le peintre aveugle et le sculpteur manchot.
Mon nom pour dépôt ancestral
que je n’ai su transmettre
je parcours des places que moi seul trouve
et que tous connaissent.

Ailleurs, devient donc mon maître mot de sagesse.
Pour éviter le crime, placer son attention ailleurs.

Le Brésil est ambigü,
par sa festivité sur le fil du rasoir.

Rio ressemble à une écume incrustée sur la terre,
ou des champignons de béton
qui auraient proliféré entre la mer et la montagne.

Ni vos culs ni nus.

Etonnant ce grand spectacle délirant où tout s’efface,
où l’on crève les uns après les autres,
après que la matière se soit remuée bizarrement
dans l’espace de nos corps.

De tout cela aurai-je un ultime souvenir,
une résurgence lors de mon arrêt ?
Que sera-ce ?
Je me souviens de la forme de lèvres, mon amie,
et vaguement celles d’autres, ailleurs,
plus bas mais pas plus profond.

Je déteste le fait de m’être créé des peurs
pour me sentir vivre en l’absence de sexualité.

A vouloir maladroitement gagner deux secondes on perd un quart d’heure…

Le Jazz est un de mes meilleurs amis.

Avant de prétendre bien faire, commencer par faire.

Innombrables merveilles
foisonnant délices, vous
connaissez-vous tels ?
Le Plaisir s’ignore-t-il ?
Ce Monde est-il un exorcisme,
un exercice, un exutoire,
une éxécution – une catharsis ?
Comment célébrer les caresses
de vivre ? Comment glorifier
l’agréable ? Miraculeuses
splendeurs, stupéfiantes extases.
Que dire pour décrire la continuelle
jubilation de respirer,
la fondante étreinte de manger,
la suave libération d’uriner, de déféquer ?…
Ô Monde, à quoi servent les mots
s’ils ne peuvent te rendre hommage ?
Vive le Monde, vivent les Réalités.

Ce qu’on bloque mentalement finit par nous bloquer.

Les vertus de ces existences
les virages de nos vies
visages têtus, virus sauvages…

Ma peau sous mes propres doigts
lisse frontière, tiède membrane
sanglante limite, et du vide autour.

Déféquer sur l’émail, le papier en attente.
Un local dédié à l’indispensable.
L’excrétion règne autant que l’intromission
– même davantage.

Abandonner les gênes inutiles.

Le fait qu’un individu te contrarie ne signifie pas forcément qu’il a tort.

Hoooo !…Les hypermarchés…Toutes ces lumières, toutes ces couleurs,
tous ces gens, tous ces sons…
Réalisent-ils le bonheur ?
Connaissent-ils le miracle ?
Sont-ils bien au fait de notre incommensurable Chance ?
…Plénitude.

Pas de perfection, et c’est tant mieux.
Mourons joyeusement, voulez-vous ?
Joyeusement !

Souvent il n’est pire égarement que de croire savoir.

Pour avoir de bons fruits,
laisser les bourgeons puis les fleurs s’épanouir
en les surveillant juste pour les protéger…

La Sagesse c’est l’Art de Doser…

Nous sommes entièrement libres.

La conscience veut jouir.

Et on ne régule pas efficacement en punissant mais en instruisant.

Où est ma folie, où est mon monstre ?
Où sont mes flammes, où sont mes crises ?
Suis-je en rage, en nage, en page, en sage ?
Mon bonheur farceur, mon malheur tendre.

Ce qui réagit le plus à l’orgueil c’est…l’orgueil…

Rien n’est plus encombrant que la haine.

Solitude du célibat…

La magie des heures sans attente –
celles au-delà des allées déconvenues
celles des Vénus non zèlées.
La magie partout, au coeur des nuits.
Oui la nuit tout devient confidentiel
et on se quitte émus de s’apprécier.
Nos visages sont d’autres aventures
aussi des paysages des insondables,
des inconnus, des mystères dont les ombres
parfois entraperçues répondent aux frissons
qu’ailleurs on nomme désirs.
Ailleurs, toujours ailleurs le Désir
et encore ici. Toujours ici.
Le corps histoires, le corps messages,
le corps Révélations.

Le bonheur nous travaille
alors que c’est le travail le bonheur.

On néglige,
tait et oublie trop
tous ces plaisirs
aussi furtifs qu’innombrables,
qui sont pourtant la vraie trame de notre vie,
qui constituent à eux seuls le bonheur indicible d’exister.
Tous ces regards, ces sourires, ces soupirs, ces rires,
ces plaisanteries, ces contacts, ces émois…
On vit myriades.

Si on ne s’ouvre pas on s’enferme.
Si on ne sort pas on rentre.
Si on n’observe on s’observe.

Jouir, sans réifier autrui.

Un poème sur la défécation ?
Du lyrisme rectal, de l’envolée anale ?
Des odeurs, des bruits, des frictions ?
Le profond chant des sinuosités intestinales.
De la santé, ô solide excrétion
plus qu’une aise quand bien te passe
mais ton blocage grand nombre agace
ta version fluide, elle, nous terrasse.
Et de la santé, précieux étron, tu es champion.

L’intérêt premier de l’art est de STIMULER.

Donner avec gentillesse; et recevoir avec vigilance.

Notre existence c’est un peu :
« il est vivant ? Alors il jouit encore.
Il est mort ? Alors il ne souffre plus. »…

Le plaisir est une voie, la douleur une limite.

Qui n’a pas confiance en soi est faible;
qui a trop confiance en soi s’affaiblit.

S’il y a lieu je dirai…
« j’ai essayé d’être respectueusement libre ».

Qu’elle est étrange cette misère mienne
qui permet…ma richesse.

Le temps a raison…de tout.

Bonjour…
Je suis plein de choses.

En plongeant dans le Réel
je retrouve TOUT – sans attache,
sans refuge, sinon moi.
Plonger.
Abandonner tout,
et ainsi tout nous retrouve
et on retrouve tout.
Je n’ai jamais eu peur.
Presque.
Vivent les Plaisirs.
Que dire ? SOI. SOIT. SOI SOIT.

Honnête sans compromission.

Que serait la Beauté sans le danger ?

Rien ne réagit plus à l’orgueil que…l’orgueil.

L’oubli, le sommeil, et la mort…

J’ai fouiné aux secrets…
baste ! Je m’égare et disperse
encore aux rongeuses méchancetés
aussi stupides que nuisibles.
Aller vers l’Aise – et sinon, la bâtir !

Chance qui brille et éclaire
les chemins de bonheurs présents
mais insaisissables – comme tout s’échappe.

Je ne discerne qu’une sagesse admissible : le Rire.
Jubiler de vivre.
Retrouver l’exaltation fondamentale,
l’émerveillement suprême,
la jouissive stupéfaction,
l’admiration initiale.
Dans ces mélanges foutraques d’oeillades et d’étrons,
de chevelures et d’urines,
de galbes et glaires –
les inestimables trésors de nos corps de misères.
Sommes-nous fous de souffrir au-delà du derme !
Décidons les Plaisirs.
Décrétons les extases.
Imposons les Bonheurs.

On ne dompte pas son Fauve en le fuyant,
en le niant, en le subissant ou en se bloquant à cause de lui;
on le dompte en le contrôlant : en l’investissant –
en contrôlant ses orientations, vitesses et intensités,
ses aspirations.

Je continue donc,
cette poursuite un peu infâmante.
J’ai la beauté partout au fond des yeux,
de la cornée à la rétine.
J’attrape des courants d’air,
les reflets rebondissent sur ma peau.
La parole n’est vraie que libre,
quand c’est elle qui s’exprime
et non notre encéphale de trop.
Boursoufflé, distendu d’inutile,
ma masse avide de sucre et de sang
logée sur mes épaules.
Je jaillis de nouveau des entrailles parisiennes,
sous un soleil vaporeux.

Tout de moi est frappé au coin de la tristesse,
finalement : du manque qui encombre,
d’une sorte de vie assassine –
comme chaque.
Le sens c’est un songe d’épiderme,
une profondeur de viande,
un but de tripes.
Digérer explique, éjaculer répond,
après avoir tendu.
La réplique du bonheur.

Appelle-moi du vide et j’irai pour t’effleurer.
S’effeuille le Monde,
accolades, accoudoirs, sombre et poussoirs,
boudoirs et caves inutiles.
On stocke presque ? Nous oeuvrons, aussi.
Je trébuche, parmi mes doigts,
par-dessus mes paumes,
en-deçà de mes pieds.
Je ne serai donc un aspic !
Pas plus qu’une outre à désarroi.
Ramasser des perles, sonder
débris, râcler des gorges,
sans apostrophes.
Fini danger.

Sans vivre avant. Absurde.
S’en vivre d’autant. Cent vivre avenant.
Maintenant j’ai donc un début
d’oreille; retrait d’un oeil.

Alors donc mourir ? Sans regret.
Filer. J’entends tous les autres.
Me voilà bien puni d’être moi-même ?
Tu peux arrêter de me faire ricaner
on a inventé des allumettes – pour tous.
Prout…C’est bien, prout.

Je ne savais pas,
il y a longtemps,
que je cherchais à capturer.
Je ne me savais pas chasseur.

Maintenant ça va presque.
J’arrive à ce nouveau versant ?
J’aurais envie d’avoir envie ?
Sans blague est peut-être mon apostrophe favorite.
Ou ma conclusion.
Je ne prends pas n’importe quel murmure.
Si tes soupirs ont une saveur qui ne m’inspire.

Curieuses nos résistances…Hein ?

Puiser.
Puiser encore.
Les battements au creux des côtes.
Et je pense à untel, et j’oublie ça.
Ma colère ne se mérite pas.
Mon orgueil s’est refusé.
Mon esprit ? C’est un peu vif, savez-vous ?
Figurez-vous une audition .
Entendez-vous des visages , des mains :
des sauvages, en somme.
Comme ceux plaqués aux parois des siècles,
des millénaires, dans les grottes là-bas.
A-t-on vécu de pierres ?
Les belles histoires que voilà.
Des épousailles, des vraies.

Je n’ai rien de cette part que j’eus voulu.
Rien à redire je n’ai pas essayé.
Toujours semblant, toujours simule.
Mourrai-je d’un vieux palu
dans un jeune dispensaire, au sud,
en l’Afrique ? Aucune importance.

Célibataire ça n’est que ça : n’avoir aucune importance.
N’être d’aucune importance.
Me complais-je à cette disparition ?
Très probable.
Je voudrais pas tricher.
Je ne vous imite pas.
Pourtant, même mes erreurs ont peu de goût.
Finalement.

Quand on affleure c’est peut-être plus simple ?
Je ferme mes yeux pour remonter.
Je ferme mes yeux pour émerger.
Au long des silences.
Au loin les je-ne-sais-pas-quoi.

Amusant : ne pas être aimé est une liberté dont on se plaint.
Arrête de pleurer, crocodile ?
Je ne me plains même pas.
Et je ne pleure.

Que tu veuilles te convaincre et satisfaire d’espoir hypothétique,
libre à toi,
mais il est préférable que tu ne me tiennes pas rigueur de ne pas vouloir faire de même.

Deux choses nous définissent :
ce qu’on fait, et ce qu’on s’interdit.

Amour Soupçons et Nihilisme.
– Dilections.

Se focaliser davantage sur ses qualités que sur ses défauts.

Les longueurs , comme les langueurs
les hauteurs de leurs auteurs
la vie cependant, la vie et ses pendants,
qui trouve le rire atteint la rive
– l’Autre Rive, flexible.
Flexible félicité.

Sur la cuvette, stable alliée,
j’évacue l’inutilisable
dont émanent de peu flatteuses fragrances.

Les contrariétés inutiles peuvent nous rappeler de nous concentrer sur l’utile…

Ne pas attendre d’autrui qu’il ou elle nous ressemble.

Erreur que de transformer les limites en pièges.
Qui se piège dans une limite prouve qu’elle est nécessaire pour lui.

Qui peut ne pas dégrader peut préserver.

Aux passages, aux instances
aux conjectures sur conjonctures
aux sutures comme soupirs
à tout ce qui a le sang rouge
des semblants et troublants
hommages. Hommages sans rage.

Nous voulons retentir le Merveilleux
acquiescer aux Bonheurs,
savourer nos intermèdes organiques.

Etonnons-nous !…

Abattre toutes nos cloisons invisibles
qui font de nos rues des labyrinthes froids.
Libérer nos dilections et retrouver les Rencontres.

M’applique le Monde sur lui-même.
Je suis certes Révolution – du Monde sur lui-même.
Un souvenir décide, se fraie un chemin – parmi d’autres.
Parler ? De quels mots ? Avec quelle expérience ?
Même hors de Réalité – c’est une idée qu’on craint.
Peur de soi ?

A partir d’ici – ICI – je ME vis.
Je m’occupe de moi.
TOUT ce dont je suis conscient je le vis sans entrave,
SANS AUCUN MENSONGE.
Plus aucun mensonge de compromission, de soumission – NON.
SINCERITE TOTALE
VIVENT LES REALITES !

J’aime ce qui ne prétend pas
être uniquement honorable ni digne,
et qui justement se joue des frontières
pour mieux révéler les aspects qui peuvent se moquer
et remettre en cause notre ridicule orgueil.

Il n’y a qu’une richesse : la Santé
Le reste c’est du luxe.

Pusilanimité n’est ni pacifisme ni sagesse :
seulement…couardise.

Ne pas faire ce que veulent les gens,
faire ce que l’on veut,
tout en les respectant.

TOUT PEUT ETRE UTILE –
TOUT EST INSTRUCTIF.

Respect et estime de soi suffisent.
La fierté et l’orgueil sont des excès –
aussi inutiles que nocifs.

Coopérer avec les Réalités – pour les Aises.
Ne plus se gaspiller pour des actes inutiles.
S’actualiser utilement.

P1070970

 

Célébrons le Monde et ses jouissives Beautés,
ses Réalités gorgées de plaisirs,
ses pulpeuses vérités de joies.

Des entrevues de faux-semblants
affrontements de pacotilles
partitions bien réglées
pour concerts de simulacres…
Non ! Fi ! Fi de toute la frime.
Agir selon les nécessités
et se rire de la gloriole.
Accomplir l’utile
non pour la reconnaissance
mais pour l’amélioration – du Monde.
Humble collaborateur de Vies.

Une femme n’est pas un homme raté,
ni un sous-homme, ni un objet pour homme.

Cette chaleur qui rend les corps prêts à déborder,
à s’épanouir en éruptions de chairs.
Ces cuisses si pleines et douces
ces seins tout d’opulence, aux matières somptueuses :
ces textures d’extases.
Les peaux, marbres de vie
les silhouettes en tornades organiques
toutes ces pulpes telluriques :
des vérités tangibles, prodigues bonheurs
prodiges hédonistes.

D’où viennent ces beautés qui jaillissent ?
A quel moment l’hommage devient-il crime,
l’admiration offense ?

L’ignorance,
et nos tâtonnements
pour la détourer
impriment nos profondeurs
dans les arcanes de la disparition.
Mes erreurs identifient mes progrès –
Moi ? Révélations.

Essorant mes suées colériques
je trouve une sobre vérité : aimer.
Dilections !

A cultiver la patience, on récolte la paix.
A privilégier la paix on produit meilleur.
Par l’humilité et la joie on subjugue l’offenseur.

J’accours en chaque battement de coeur.
J’accouche en tout flottement de leurre
– de l’heure.

Je trouve ce que je cherche – à m’y commettre.
Plusieurs fois égaré, que puis-je retrouver ?
Perdu sans m’abandonner
mi-porte mi-loquet
du vide à l’ouverture
je m’échappe – n’est-ce pas ?
Mon meilleur acteur est spectateur
et mon meilleur spectateur improvise
si peu, tellement, parfois
essayer encore – voilà un intervalle.
Ton mouvement t’efface.
Encore rien dire ? Progresser.
De belles verticales, bleues
des murs de surplomb
nous filons, métronomiques
métronomes – mais trop comiques ?
Mais trop sommés ?

Nous passons du ciel à la terre
et pourtant nous sublimons.
Je veux vous célébrer
fantômes de merveilles
bonheurs accablants
et n’ai que des mots, des creux,
pour flatter vos organismes friables.

Je veux dépasser le fatal
m’envoler du rictus
passer ces écueils terminaux
qui me borderont un jour
et libérer ce qu’on sait seulement
ne pas prononcer.

Quoi qu’il arrive, c’est dans ta tête que tu le traites…

Là où ton coeur n’a jamais été
tu me trouveras.

Entre les éclairs, lumières rebelles
s’immiscer concret, palpable,
goût de peau, de souffles, d’intérieur,
retrouver des audaces fidèles
accentuer les voies et les voix
jusqu’à s’obtenir – dissert de plaisirs.

Tandis que les rais de lumière s’estompent
s’extirpent des murs et des portes de nouvelles douceurs
de nouveaux appétits – la nuit s’apprête.

Il est des odeurs qui ne se révèlent qu’à fond de narine :
quand on a inspiré complètement, profondément.

Je n’ai pas toutes les réponses;
et ne les veux pas forcément.

Une eau de vie, de framboise…
une « framboise »…chez Paul
rue Charonne, c’est un peu…
siroter du venin régénérant,
de l’élixir de choix…
Un dissolvant de plaisirs, n’est-ce pas ?
Une force liquide, mi-rage, mi-rêve
un songe d’éther, d’une sueur de terre.

Ainsi donc l’amour se porte
avec la haine en holster…?
Quelle douce joie
la victoire sur la tristesse.

Le regard braisé – plutôt que flamme.
Spiritueux sur palais
langue échauffée
l’oeil…l’oeil, encore lui.
Quelque part au visage
l’ivresse c’est ne plus filtrer ?
On ne filtre plus, on flirte encore…

Est-il pire médecin que celui, ou celle, qui croit tout le monde malade ?

Moi, si on veut parler de divinité, je suis panthéiste : tout est divinité.

Avant d’aller vers le plaisir on fuit la douleur.

Après tout
la haine est la réplique
de l’amour qu’on refoule.
Si on se fait forteresse
le Monde se fait bélier
et la vie nous assiège car nous sommes Révélations
et nous pouvons choisir ce que nous révélons.

Un repère dans ce Mystère : Soi.

Me voici donc…
Crime et juge, aidant ou accablant
l’aggravation comme l’amélioration
je suis…ma voie et ma voix.
Je puis être le piège de ces solutions
ou les issues de ce dépérissement.
Je présente des options – j’en crée.
Je suis un fléau – celui de la balance de mon Monde.

Le fourbe soulagement du soumis : plus jamais.
La fallacieuse tranquilité de l’aliéné : plus jamais.
La paix sans soi : plus jamais.

Qui se retient trop se vole à autrui et à soi-même.

Ma misère…c’est de n’avoir pas besoin – de toi;
de n’avoir pas vraiment d’envie,
de ne vouloir peut-être rien.
Mon élan est velléité, mon désir désoeuvrement.
Ma misère…c’est mon trésor : moi;
ou au moins ma conscience.
Ma misère : ma fortune.

Les couleurs, les formes, les lumières
les bruits, les odeurs, les voix, tout frissonne.
Mon ignorance heureuse, stupéfait, immergé.

Je file vers l’Inconnu, à plus de 200 km/h,
droit vers les Mystères des Possibles,
diminuant mes ignorances de seconde en seconde.
Le jaune et le vert, couleurs de l’été, sont partout par la fenêtre.

Les champs, les rails, les horizons, les nuages, les toits,
le ciel et ses bleus sans douleurs.
Je suis heureux aux pleins de moi-même.
Je ne veux rien à haïr.
Je veux les simplicités des aises sans violence.
Je veux marcher ces opportunités que je fais miennes,
engager ma vie en toutes mes vérités uniquement
et sans arrière-pensées.

Je n’ai jamais voulu de vos vies fatales.
Vos aigreurs insidieuses me révulsent.
Si mon vivre vous éblouit apprenez à ouvrir les yeux.
Je ne cesserai que quand les mouvements auront quitté mes muscles.
La solitude a cette qualité de nous inciter à incarner nos réponses.

Qui veut le pouvoir est dangereux.
Qui ne veut pas le pouvoir est imprudent.

L’humour est peut-être la plus belle création des humains.

C’est quoi mon…équivalent féminin ?…?

La solitude est une folie.

Je déteste qu’on attende de moi de l’espoir :
ce piètre médicament pour une maladie incurable.
Un peu blême le sauf-conduit
un peu fade le digestif.

Il y a un feu ? Avec deux cailloux, par exemple.

Je garde l’espoir comme ultime lancer au-delà des corps épuisés.

Dans les relations humaines, ne me plait pas :
« viens me dompter, que je te domestique »…

Un goût d’imprécis inestimable
succulent comme un soulagement
la présence diffuse du bonheur
on sirote les mystères en cilant d’extase.

Le temps éloigne plus que l’espace.

Je t’aime comme dix milliards de framboises.

J’ai encore l’oeil prédateur
toujours ma vision pour appétit
une gloutonnerie occulaire.

Le plaisir n’a pas toujours raison,
ni la douleur toujours tort.

Fini les objets de chair
les attentes cruelles sous oeillades biaisées
les filtres envenimés de débits assassins
revenir aux fibres : perceptions et ressentis
désirs et aversions, mouvements sans mensonges.

Regarder le monstre dans les yeux.

La réalité vicieuse ?
…Tous les peintres ne deviennent pas aveugles…

Je visite ces endroits, à l’envers et contre rien, sinon la terre.
Rien n’a la force émergente du matin.
La naissance d’une journée
l’émergence des actes, des sons,
l’irruption du manifeste.

Je ne suis pas musicien, pas peintre, pas philosophe, pas écrivain;
je suis…artisan de moi-même.

Pourquoi mon esprit se transforme-t-il de source à mâchoire ?
La vengeance…Le sombre brasier de la vengeance.
Et les reptations des soupçons.
Changer ! Résolument je ne fais vivre que mon meilleur.

Les mots, les idées…ce n’est pas là que « cela se joue »,
ce n’est pas là l’essentiel.
Les mots ne sont que l’haleine du discours
plus profond qui se danse par les formes,
qui s’affirme par les sensations.
Les mots, les idées ne sont que des petites criques,
d’arbitraires ports d’attache.
Je veux la haute mer, le plein océan,
le grand large – la grande marge.
J’y vais. Je rejoins ce qui n’est pas mots,
pas discours mais dialogue.
Je reviens, je retrouve : moi,
sensibilités singulières des Réalités.
Mouvements.

Je donne au Monde mon plaisir qu’il demande,
et j’en prends le plaisir qu’il lui convient de m’accorder.
En fait, j’équilibre les mouvements,
quand et où nécessaire,
en sorte que les Réalités et moi soyons aises.
Je préserve mes aises.

Qui donne des gages s’appauvrit…

Le crime est un pouvoir –
c’est un de ses deux attraits, avec le plaisir qu’il peut entraîner.
Et ce sont deux points communs, avec tout autre type d’activité.
Sauf qu’il propose une plus grande part de liberté…

Je reste collé

Le premier avantage des vacances c’est le temps, pas l’espace.

Les musées sont les cathédrales dédiées aux dieux humains.

Les intermèdes du plaisir
interludes de bonheur.

Que suis-je ?
Un Espace où les Réalités se font échos.
Je suis un ensemble d’échos du Monde, un reflet.
Mon espace se remplit du Monde
et le déforme selon mes reliefs intérieurs,
mes présences internes.

Si tu es tombé c’est que tu étais debout.
Seuls les rampants ou gisants ne tombent pas.
Si tu as trébuché c’est que tu avançais.
Seuls les statiques ne trébuchent pas.
Savoir se relever et continuer d’avancer.

Toujours moi petit garçon.
Pas de salaire.
S’il y a lieu j’essaierai de ne laisser tomber personne.

Ainsi je partis de ces tourments endémiques.
J’ai toujours refusé d’être contagieux
clamais-je entre deux embuscades.
Mon appellation n’était pas d’importance.
Si c’était une trace d’intérieur, davantage.
Je me retrouve donc entre mes interdits
et mes admirations chahuteuses.
Trouver c’est comme choisir :
se priver avant d’obtenir –
Si je décide d’aller à gauche
qu’on ne me trouve pas à droite.

Pas de tiroir ni coffre-fort
pour ranger la vilainie.
Plus épais le blindage
plus aigüe la mêche –
Alors on porte, tranquillement
car sûrs de nos valeurs
et on va ailleurs qu’au détriment.

Et en cas d’apostrophe
notre occupation seule, doucement,
fait aussi office de réponse.

Que veux-tu donc curieux chasseur ?
Quelle traque étrange que tes errances…
Toujours une lame sous la table ?
Allons…meilleure est l’assiette.
Aimons joyeusement.

J’essaie d’épanouir cela
puisqu’il semble.

Dira-t-on assez à quel point les humains sont merveilleux ?
Non. Jamais assez. Je veux le ressasser.
Le monde le confirme;
surtout si on évite la complaisance pour les contre-exemples.

Découvrant comme mes replis gênent des déploiements,
mes sombres polluent des lumières, je m’étonne.

Des idées pour collets

Qui vit avec des fantômes étouffe les vrais humains.
La peur de haïr empêche d’aimer.
L’obsession vis à vis du vice entrave la vertu.
Qui n’épanouit pas son espace, s’expose à ce qu’autrui y empiète.
Qui ne vit ce qu’il aime, risque de mourir de ce qu’il déteste,
ou au moins vivre ce qu’il réprouve.

La haine révèle les mensonges de qui prétend aimer.

La haine est une nostalgie…
d’elle-même.

Notre haine est notre refus destructeur d’une part du Monde.
Destructeur et geôlier.

Si on veut aimer, on veut construire, célébrer et libérer.

Il semble que plus on aime le Monde plus il nous révèle.

Rouge. Comme la sève des humains.

La Gentillesse : vertu primordiale.

Parfois, une défaite par rapport au Monde peut permettre de se gagner soi-même.

Trop accorder au Monde c’est empiéter sur soi, c’est se voler à soi-même.

Ressentir vraiment cet espace privatif, ce lieu singulier, cette entité corporelle que l’on est, et la devenir et épanouir continuellement selon ses possibilités et plaisirs – tant qu’on n’empiète pas sur autrui – en tout cas, pas contre sa volonté.

Tant qu’on ne s’émerveille pas on ne vit pas.
Si tu ne vis pas tes victoires tu risques de mourir de tes défaites.
Si tu ne vis pas ta gloire tu risques de mourir de ton humiliation.
Si tu ne vis pas tes richesses tu risques de mourir de ta misère.

Pas d’hésitation : l’amour ne se gaspille pas, ni ne s’épuise.

Simplement : ne pas être ce qui nuit au bonheur.

Gé du mal a ne pa considéré kon a le nivo intelectuel de son ortograf.

Curieux comme c’est parfois en voulant éviter certaines choses qu’on les provoque.
Peut-être par défaut de sincérité…

Pour être libre ? Il suffit de se vouloir libre;
donc, de ne se soumettre à rien.

Nous sommes de terre et les Réalités sont Sources; que faisons-nous croître ?
Nous sommes sources et les Réalités sont de terre : de quoi les irriguons-nous ?

Ces vents qui me décalent
ces tremblements qui me bousculent
ces glissements qui m’ébranlent
ces échos qui me révèlent
ces émergences qui me rejoignent…

D’accord, j’ai donc un vilain, depuis toujours, en moi.
Pas trop gros, pas trop vilain, mais rusé comme je sais l’être…
Je vais le recycler en gardien discret.
Vive le Monde.

Il est dangereux celui qui ne rit pas de lui-même.

Qui ne rit ne vit.

Prendre toute contrariété comme une incitation à s’améliorer.

Méconnaître la douceur, l’abandon et la faiblesse,
c’est méconnaître la force, la puissance et le pouvoir.

J’ai envie de rire et pleurer de bonheur et de malheur –
c’est donc ça VIVRE ?!?…

L’Espace…! N’est-ce pas…

…Vaut mieux en rire…

Il semble que là où on se crispe le Monde insiste…

Vivant ! Jusqu’à la mort.

Le Fauve comprend et tolère qu’on le réfrène;
mais il déteste qu’on le nie et alors se venge.

L’idéal c’est l’interaction libre de soi et des Réalités.
L’emprise indique problème…

Vouloir excessivement le pouvoir sur soi est un égoïsme vis à vis des Réalités,
qui répliquent en conséquences.

L’excès nuit systématiquement.

Il est surprenant autant que paradoxal de réaliser qu’être seul est…excessif.

Je suis finalement comme beaucoup de monde :
je parviens difficilement à me résoudre au bonheur d’exister.

Je m’arrêtai lorsque je compris que je ne dormirais plus.

Sophie Blasphème. Joli nom.

En finirai-je de mes mensonges à moi-même ?
De mes farces sémantiques.
Peur de me retrouver piégé ?
Allons, la seule façon d’être libre est de se piéger dans la vie.

L’amour peut être aveugle mais il ne doit pas être sourd.

Ô liqueur de ma vie : ADRENALINE.

Tous et toutes des artistes du Mystère.

S’il a existé, est-ce que Jésus tuait les moustiques ?

Quoi d’autre qu’un funambule ?

Je suis une farce
appliquée à ne pas rire d’elle-même.
J’ai ce goût de me déguster en refus
je m’humilie de fiertés inappropriées.
Je traque les ombres
pour me repaître de marges
à savourer les vérités cachées.
Ces hontes fondamentales –
vengeances pathétiques.
Je ne veux pas admettre les limites
aux beautés – partielles.

Ô Monde, Ô Matières, Ô Réalités
comme vous me poussez
vous me révélez éruptivement;
Ipséité, Conscience, Réalités et Amours
mes trésors insurpassables.

Mon amour n’était pas prédateur
mon coeur devint cage
en réponse aux murs invisibles.
Jamais nous ne nous sommes rejoints.
Est-ce la liberté qui déchire nos contacts ?
Tous mes désirs étaient au-delà.
Non j’écris pour ne rien dire.

Vos corps sont la fuite du Miracle
qu’est-ce donc qui remplit les espaces ?
Tous ces vides pour socles.
Me découvrir chose
jusqu’à admettre de vous refuser objets.
L’essentiel de ma vie s’esquive
intangible et accessible seulement
par la disparition. Oui ?

Vivent les mouvements – libres.
Je ne pleurerai pas – il y a mieux à faire :
S’EXTASIER –

Les 3 premiers, les deux derniers…

Tant que tu n’es pas ton meilleur et plus fiable ami
tu es ton pire et plus sournois ennemi.

Tant que tu n’es pas ton meilleur tu t’exposes à être ton pire.

Ce à quoi tu t’accroches te retient.
Tout ce que tu produis te révèle.

Mieux vaut une claudication honnête qui cherche à se redresser,
plutôt qu’une fausse rectitude qui ne se remet pas en cause.

Curieuse romance nôtre
ô chères Réalités.
De flux, de flous, de fous.
Féminités de finesses
de douces beautés, vulnérables puissances
absolus accessibles vous m’enseignez
comment mieux vivre.

Se servir de notre esprit comme d’un gouvernail et non comme d’un étau.

Qui s’occupe exclusivement de l’utile ne se gaspille pas et atteint à l’efficace.

Ho ces jours que l’on regarde à peine
où pourtant se cisèlent nos bonheurs bègues.
Ces heures et lieux que l’on dilapide
Nous : trop accaparés de mesquineries
trop pleins de vide, trop à côté
sans trouver notre coeur.
Vivre ne s’apprend, vivre se bredouille.

L’absolu est le danger, l’excès sa voie.

Si tu n’es pas aise c’est que tu n’es pas sincèrement toi.

Trop de mâchoire dans la bouche
trop de crocs parmi les dents
trop d’embuscade dans l’accueil
trop d’appât sur la tendresse
trop libidinales les dilections.

Ma colère sait toujours où taper.

Tant que c’est pas le malheur c’est le bonheur.
Que les contempteurs du plaisir sont bizarres…!

Toujours trop de fierté…

Ce qui est propre et qu’on veut salir.
Ce qui est lisse et qu’on veut flétrir.
Ce qui est digne et qu’on veut avilir…

Le centre de la conscience c’est vivre,
et la nature de la vie c’est LE PLAISIR.
Vivre c’est jouir.
Souffrir c’est être malade.

Miraculeux instants, de chairs, de souffles :
émotions jusqu’aux commotions.
Extases qu’on ne sait dire, de ne pouvoir les retenir.
Agréables diffusions, pénétrant et pénétrés, tout se répand.
Répandez-vous, répandez-vous…clame la voie de l’Univers.
Répandez-vous prophétise la nouvelle Aube.
Se répandre.

Exister libère, vivre épanouit.
L’activité de l’Univers c’est la Libération – de soi.

Prêter trop attention à autrui, c’est en accorder insuffisamment à soi.

La lumière va en ligne droite…et grâce à sa rapidité elle ricoche partout…

Comment te rendre honneur
ô Monde de plaisirs et puissances ?
Les proies peuvent s’échapper.
La vie peut se transmettre.
On peut donner le plaisir.
On peut changer, on peut améliorer.
Allons-nous vers notre perfection ?

Je ne les taperai pas,
mais ne déroberai plus ma part de roc
si leur comportement les mène à s’y cogner.

Ce qui importe : que saisis-tu, que pousses-tu, qu’attires-tu ?
Tout est là.

L’Art c’est la Célébration de la Beauté.

Ne pas se faire iceberg dans l’océan.

Ta divinité s’appelle Espoir; la mienne : Réalités.
Tu peux te rassurer : l’Espoir est une Réalité.

« On finit mal !… »
Il vaut peut-être mieux s’user.
Difficile d’évoluer sans abandonner.

On est attaché par ce à quoi on s’attache.
En rejettant on s’exclue.
En refusant on s’enferme.
Ce qu’on refoule nous enferme.

La tristesse est un hôte qui vient sans qu’on l’invite
mais qui ne reste que si on le retient.
Vivre c’est construire, édifier et se relever quand on tombe.
Et tu le sais : on peut choisir à quoi on se consacre.

Puis-je faire autre chose que me tromper ?

Votre transit va bien ? Alors…si le roi va bien, le sujet aussi.

S’il y a piège il y a issue.

On se trompe, les divinités sont : tout ce qu’on veut protéger.

NE PAS FAIRE SEMBLANT.

Mes motivations croissent
telles des plantes de marécages
et parmi elles aussi quelques soifs bestiales.
Quelle vilainie ma rage, grossière et injuste.
J’ai tort – mais profondément.

Quand on exclut de notre Monde un individu,
on s’exclut soi-même d’une partie du Monde.

Nous N’AVONS pas de pouvoir, nous SOMMES pouvoir.

Arrêter de rôder aux alentours de la méchanceté, ou de la traîner.

Rien ne sait mieux fournir des alibis à l’hypocrisie que la lâcheté.

Une erreur est une mauvaise orientation, pas une greffe.

Eperdue, j’aime te retrouver.

Arrivera un jour sans remède…

Célébrer le Monde augmente son bonheur.

Absinthe absence.

Peut-être n’y a-t-il que celles et ceux qui se brûlent les ailes qui méritent de voler.

Lâche.
Quoi ?! La douleur serait plus forte que toi ?
On meurt à la fuite. On s’arrête à la soumission.
Non, plus rien ne nous arrêtera car nous sommes admiration et extase.
Nous naissons de notre propre ventre.
Certes la vérité jaillit mais elle n’est pas forcément le mieux.
Alors nous intervenons.
De nos émois.
Je ne saurai jamais dire ta beauté, alors tu ne me répondras pas..
Faut-il être fou pour idéaliser des poils, aspirer aux nymphes –

L’Automne est la saison où il commence à être tard plus tôt.

J’ai tellement ma misère
posée furtive et acérée
au-dessus de tes étincelles oculaires.

Mon ventre, mes frissons piteux,
ma peur glissante plus qu’une ombre
pires trahisons de souffles supendus
je ne suis pas monté
de n’avoir pas plongé.
Foutaises ! Ni haut ni bas.
Nos routes organiques éloignent
ce qu’elles pourraient rapprocher.
Est-on libres dans la distance ?

Etonnant comme vouloir se vivre mène à reconnaître nos mensonges.
Tout n’est que dissimulation tant qu’on ne s’exhibe pas aux Mystères,
tant qu’on n’accueille pas ses Réponses au Monde.
Pour la jouer facile
je vais me coucher sur un testament.
Pas nouveau, ni ancien – juste une anticipation.

Par désoeuvrement et remugle de mes désirs
j’ai joué tes chairs, manipulé tes lueurs
sans jamais voler ce qui te manquerait.

Pas de méchanceté – nous n’en sommes plus au grossier.

En vérité nos chairs
jamais elles ne m’ont déçu.
L’esprit est pervers de son génie
des boucles offrant des libertés
des noeuds d’ouvertures.
Comme une chaussure a pu être un salut
car j’avais décidé de la poser sur mon crâne
un chef de semelle.

Je suis un avorté
je me préfère en reflux – éjaculatoire.

Parce que tu me tues à m’aimer
je refuse de t’étrangler.

Je suis mon cauchemar merveilleux
mon rêve sinistre
agonie pittoresque, naissance confuse.

Tous tes plis, tes suées, viscosités mélifères
tes odeurs sont un aspect.
Je ne me retrouve guère que dans mes aisselles.
Et mon entre-jambes.

Je je je je…Ca – Nous.
L’univers est mon corps
je suis sa pulpe – une miette.

Les oppressions, les froissements
ces glissements vilains
ces sournoiseries épidermiques
reptations viscérales
mieux vaut foncer sur eux,
aller en elles – refuser tout enfermement
cesser toute crispation de soi.
Je ne retiens plus rien de moi.
Il n’y a qu’en découvrant
qu’on peut savoir
donc par la rencontre et non la fuite.

Bienvenue aux Réalités.
J’essaie de ne vous point nuire.
On peut pas se détourner et suivre.
Choisir ses plaisirs.

Nous humains les portons chaque jour :
Amours et Beautés sauveront les Réels.

L’humain a deux noblesses : le Courage et l’Humour.

Un compliment non fait est une fleur qu’on empêche d’éclore,
et peut-être un fruit dont on prive le Monde.

Que de respirations chevauchées.
Que de soucis et contrariétés inutiles.
Alors qu’en vérité RIEN ne me soucie.
Retrouver cette force mienne :
l’absence de souci.

Admettre que le pire est possible et essayer de vivre le meilleur.

Sang comme en terre.

Le plaisir est l’optimisation de la matière.

Indispensables Beautés…

Cet esprit que je suis
que j’existe comme on peut suivre
qui me meurt comme on peut vivre
ne me laisse qu’écume pour identité :
des ombres farceuses…

D’accord : le truc c’est que la flamme et l’eau sont amoureuses.
Plus tu brilles plus l’ombre t’accompagne.

Je ne t’envisage que comme un tas de viande neuve,
tiède jusqu’au chaud,
aux odeurs entre grotesque et ridicule
au regard de tes prétentions à de la dignité.
Tu ne m’intéresses qu’en tant que forme de peau,
derme et épiderme, remplie de sécrétions :
glaire, mucus, cyprine, morve, glaire cervicale,
flux menstruel, urine et autres selles.
Ce sont toutes ces molécules qui de toi pour moi constituent l’intérêt de ta personne.
C’est précisément ce que tout le Monde cache qui me paraît seul intéressant –
et ensuite, une fois cela reconnu on peut enfin entamer un dialogue
utile car honnête.
Mais ce sont tellement mes frustrations qui s’expriment…
pleines de rancoeurs, de colère et d’orgueil…
Tu es magnifique, splendide, merveilleuse –
le reste n’est que dépit.

Quel est tout ce dépit, toute cette rage, tous ces relents de colère ?
Rien que de vilaines émissions d’orgueil.
S’occuper d’autre chose que manifester un malhonnête excès de soi.

Une des meilleures façons d’aider le Monde est de
cultiver au mieux notre Espace Singulier.

Rire est une sagesse accomplie.

Nom : Chance
Prénom : Plaisir
Profession : Divinité.

L’esprit semble chercher un sujet pour représenter ses peurs,
donner forme à ses capacités de préservation du moi,
d’inquiétude, de panique, d’angoisse :
une idole phobique.

Ô Mystère,
insondable course, béante de nos manques,
masquée de nos peurs qu’on tourne en fanfaronnades,
en esbrouffes piteuses.
L’arrogance exhibée,
plastronnée en des petits individus honteux et effarés.
Commencer un récit, maintenant ou ailleurs, pour tenter –
tout n’est que tentative.
Essayer de révéler encore ce qui nous éclabousse pourtant,
ce qui nous jaillit, ce qui nous avère –
ce dont on appert.

Deux hémisphères pour un balbutiement,
une ébauche d’hommage –
une trace obstinée.

Bien à toutes, bien à tous.
Tant de merveilles à célébrer.

…Ce sont des montagnes…
qui protègent des bonheurs –

L’Immédiat constitue la Totalité de ton Savoir –
tu peux agir au mieux en conséquences.
Dilections, Libertés et Joies.
Vivent les Réalités.

P1080870

 

Vous êtes belles
de toutes vos chairs bombées, souples et chaloupées
de vos plénitudes hédonistes
de vos ondes gorgées et vos gorges ondoyantes.
Belles.

Ne pas se venger ni chercher à se venger –
chercher comment célébrer et rendre hommage !
De soi maîtriser l’assasin.

En vérité ?
Je me mange et me digère.
Peut-être que je me mange le jour et me digère la nuit ?
Ou l’inverse.

Danser m’est tellement instructif…
Et tout cela en plaisir.
Le Monde est pistes de danse.

Inutile de parler aux pantins,
ils ne peuvent comprendre.
Vu que je refuse de ramper,
nous parlerons quand tu te mettras debout.

L’amour est-il le fourreau de la haine ?

La force du humble est d’être prudent.
La faiblesse de l’orgueilleux est d’être imprudent.

J’ai chassé, traqué, pisté,
jusqu’à ne plus trouver que moi
pour proie omniprésente.

L’hédonisme égoïste m’incite à l’égoïsme hédoniste.

Manger l’esprit ? L’assimiler ?…
Le mange feu…

Les archers.

Qui trop prend doit donner,
qui trop donne doit recevoir.

Ce qui nous piège ? La PEUR.

La divinité fantasme – le fantasme divin.

Que sera l’amour
quand les corps auront disparu ?
Où sera le frisson
quand les nerfs se sont dissous ?
Et qui rira quand nous ne serons plus ?

Les embusqués des soupirails…

Autant on se perturbe de la présence d’autrui,
autant on se maintient sous son influence.

Peut-être qu’une pensée, ou philosophie, qui nécessite plus d’une phrase est inutile.

Rien ne peut Tout – et tant mieux.

Finalement, est-ce qu’on ne fait pas que courir derrière sa pisse et devant son étron ?
Ha ha je glisse sur mes positions.
Nous sommes libres et cherchons un écueil pour le confirmer.
Je m’étonnerais presque de vouloir vos odeurs si le nez ne trônait au centre du visage.

Sommes-nous les limites de Tout ?

La haine n’a pas de limite, alors que l’amour EST limites.

Etrange Amour
qu’on élève comme une fleur
carnassière, qu’on accrédite de frissons
et use de larmes.

Qui a peur de l’enfer ne mérite pas le paradis.

Le ciel s’invite chez nous
et l’infini gonfle notre ténuité.

Ce qui t’identifie le mieux :
tes désirs et tes peurs.

Je suis le lâche et le traître ?
Celui qui a traqué les corps pour trouver les esprits et planter les coeurs ?
NON. Non, je suis celui qui réinvente le fourreau et la pointe.

Si on hésite face à la méchanceté
c’est qu’on abandonne déjà la gentillesse.

ON NE S’AMELIORE PAS EN FAISANT SEMBLANT.

La vie, le temps, l’âge ?
Que se passe-t-il sinon des impacts d’invisible
sur nos peaux si belles, des murmures dans nos chairs,
des frissons courant dans nos veines ?…
Nos poumons répondent à nos ventricules
et plus loin là-bas mais pas si bas, plus haut que la terre,
d’autres morceaux de nous vibrent jusqu’à nous bousculer
et se rire des clous maladroits de nos prédecesseurs,
leurs palissades dérisoires, leurs digues vilaines…
Ho je t’ai fait mal, d’une volontaire inconscience.
Puisse mon venin avoir été volatile
et mon égoïsme moins cruel qu’un fer à souder.
Je regrette.

Ma misère ? Je n’ai pas de trésor.
Ma richesse ? Le bronco qu’est mon corps.

Je me reconnais si peu et si rarement
dans ce qui reste en traces de moi.

Saisissant la farce de moi-même
je décide de ne plus courir
après le fantôme d’un moi de supercherie.
Arrêter de m’en faire pour le mythe de moi,
cette imposture importune.

Entre cette porte trop proche et la fuite dérisoire j’éclate –
de rire.
La peur ? Elle t’aime.
La peur ? Elle ne m’étreint plus,
je la pénètre et qu’arrive-t-il ?
Le monde et moi nous retrouvons en ce lieu : le baiser.

Les amours ne se gaspillent que si on ne les partage pas.
Les amours ne s’usent que si on ne s’en sert pas.
Idem pour les connaissances et les sagesses.

Une des principales erreurs est de prétendre savoir.

Si les gens te scrutent c’est parce que tu es remarquable.
Autant l’être pour une raison valable, édifiante : utile.

Le plus fréquent gaspillage de soi est la malhonnêteté :
l’hypocrisie ou l’orgueil, la frime.

Ne pas devenir ce qu’on réprouve.

Donner du leste au mal en soi,
savoir lâcher la bride,
sinon, à le tenir trop près, trop serré,
il ne peut que nous mordre….

Ne pas considérer autrui comme un objet de jouissance,
comme de la chair à jouir…
Ne pas se faire d’autrui un exutoire.

Certes je suis sapé par la tristesse,
mais je m’interdis la colère, la rancoeur ou la déprime.
Je savoure ce qui est, au lieu de me lamenter sur ce qui n’est pas.
Je jouis de l’existant au lieu de souffrir de l’inexistant.

Tellement de causes de plaisirs.
Une forme de nuage, la douceur d’une feuille de bananier,
des milliers de couleurs, se sentir exister…

Jouer de ses doutes, taquiner ses peurs,
rire de ses aplombs aussi magnifiques que dérisoires
face aux vents abrasifs de l’existence.
Finalement on ne perd qu’une fois : la dernière définitive –
d’ici là on gagne toujours,
voire on triomphe.

Le seul souci c’est LE CORPS.
Tout le reste est accessoire : des outils.

Le vrai son de l’émerveillement c’est le RIRE.
Demandez aux enfants.
Le chant de l’Aise c’est le Rire.

Me voici d’options imprenables,
méticuleusement prétentieux
scrupuleusement hyppocrite.
Tant mieux le Monde !
Sevré de mes chimères ?
On veut tous s’épargner
alors on condamne les autres
se grâcier par procuration –

Ces réalités d’horizons
dont on fait des murs inutiles.
Ces libertés qu’on assassine d’austérités.
Assis par dizaines dans ce métro
à s’exiger solitudes
farouchement en face.
Tellement de mensonges
dans nos sociétés humaines :
simulacres, attitudes, postures,
refoulements, hypocrisies,
compromissions, complaisances,
habitudes…

Où est ma livrée de chair ?
Quelle curée de sexe ?
Où est le tas à pétrir ?
Quelle entité bourrer ?
Où peut aboutir le mélange
de mon admiration et de mon mépris ?
Qui réceptionnera mon action de sincérité
et ma réaction à leurs hypocrisies ?

Tant que tu ne reconnais pas tes faiblesses
elles restent en embuscades contre tes forces.

Comment offrir mes admirations ?
Stupéfactions, jubliations, délices,
vous êtes mes réponses aux voix du Monde.
Les plaisirs sont plus solides que je les pense.
Les joies valent plus qu’ailes de papillons.
Ô rivières farouches qui me parcourez,
vides ouverts aux plénitudes.
Les grincements de dents de mon orgueil tentent de broyer les réels fruits.
Je ne suis pas assez de lèvres pour vous réceptionner, ô missions de bonheurs.
Mais à tout le moins je vis tentatives.

Vouloir être sans défaut est un gros défaut.

Je suis avec le plus de gens possible contre le moins de gens possible.

Chatouillé d’égoïsmes disparates
je reconnais en moi le domestique,
le fauve, le chercheur, le monstre, le protecteur;
je trouve les empreintes du Monde
sur les rivages de ce continent imprécis
que j’accapare sporadiquement pour identités.
Qu’il est doux ce nuage qui frisonne de mes ventricules
et s’étend par mon abdomen.
L’expansion pour peau je continue ces mutations qui me prolongent
en ce toujours même différent.
La vengeance pour dernière figure ?
Figé par ce vilain tour…
J’abandonne la vindicte
comme on quitte un sarcophage cruel.
Aucun mal ne vous veux, ô splendeurs
qui présentez les possibles.
Positions de mes mystères
tant que règne l’intelligible
je ne perçois que des murs.
Le dicible pour mirage
j’en viens aux rires, sourires et rencontres attentionnées.
Si je ne raisonne plus en vengeance,
je résonne du Monde en nos meilleures exaltations.
Plus aucun effort ne me tiens
je vais ma vie, je vais mes espaces, je me répands.
Je sourds de toute mon ouïe, et m’applique de tous mes yeux.
Dénouer, décrisper – déjouer !
Ne plus rien cacher, ne plus rien simuler.
Vivre révèle.

Des drogues ? Non merci.
Je ne prends ni analgésiques, ni sédatifs, ni anxiolytiques.

La vindicte cherche victime.

Construire nos bonheurs
en gouttes de pluie face au soleil :
disparition qui resplendit
la révérence en arc-en-ciel –
Vapeurs de nouveaux départs…

Bien sûr que ça sert à rien ?
Je pense me faire bien pour elle…
Je reste en chantier fragile
et me donne l’impression d’être la cure
d’un malade inoculé de lui-même.
Qu’importe j’aurai la farce d’honneur
de ne m’être pas trop mordu.

Cette vie pourrait difficilement être mieux, mais, aussi, difficilement pire.

Qui prétend à tout n’arrive à rien.

Que fais-tu de l’espace que tu es ?

Oh les vertus de rire de soi…

Le roi qui mérite tous égards –
qui se voudrait épanoui
et que l’on maintient renfrogné
le portier dernier
aux impérieuses exigences
celui qui soumet tout discours
qui a raison de toute émotion
celui qui plie tous les princes
et soulage tous les vivants –
dans quel mépris le tenez-vous !
Moi je l’adore et lui rends hommage
je savoure l’assise de son pouvoir
et tout mon être frissonne de son empire
je l’honore et il me dispense l’aise
je le considère et il me libère
je libère et alors je jubile :
de sa présence je me savoure
autre noeud de ma conscience
lui, l’authentique et l’ultime :
l’Anus.

Si tu as du mal à t’orienter vers la gentillesse
c’est que tu t’orientes vers la méchanceté.

Si l’on veut que l’amour soit fort, il est utile de savoir être faible.

Ne pas donner d’amour c’est se plaindre de la soif à côté d’un fleuve.

La seule façon de gaspiller l’amour est de ne pas le donner.

On ne peut vraiment libérer qu’en ne saisissant pas.

Qui se gouverne par l’interdit a envie de le transgresser.

Cet odieux mélange d’amour et de colère qui rôde en moi;
qui m’agace à jouir quand je voudrais admirer,
et mépriser quand je voudrais aimer.

Ne pas faire de la paresse un argument.

Perdu pour perdu
je ne me gagnerai pas de haine
je ne casserai pas les grâces.
Qu’importe ! Je ne touche que ma farce
et tant se joue de mes forces.

Est-ce une folie de refuser le vent
de remonter le tapis roulant
d’aimer à contre-courant ?
Ho oui ? Alors tricotez vos camisoles
et couchez-vous dedans.

La seule façon de préserver est de ne pas saisir ?
Jouer sa vie, tricher son coeur et y gagner seulement la mort.
D’accord puisqu’ainsi cela peut continuer.
L’amour fuit les mains
se dépose furtivement sur des cornées
file de lèvres hautes et lèvres basses
salive et cyprine pour océans
les poils en écritures secrètes
déchiffrées en chatouillis.

Le tout est de ne pas vous piéger
ô mystères à traines jouissives.
Les putains célestes que personne
ne rétribue et que tout le monde consomme.

Qu’ai-je à dire de tes merveilles ?
La seule identité de la vérité est le Plaisir;
tout le reste est mensonges – et s’y retrouve.

Le seul crime est de refuser le plaisir.
On ne m’y prendra plus.
C’est d’accord Ô Réalités, je veux être votre protecteur.

Le seul crime est de refuser le plaisir.

Ho ! Vous en proposez ?…J’en ai.
Le patchwork, savez-vous…Le patchwork.

Merci à ceux et celles qui nous ont libéré du nazisme.

Je chancelle de mes désirs
titube par mon orgueil
chaque idée claudique de fourbe.
L’absence résonne de rancoeur
la simulation pour affront
la vengeance pour ombre à l’hommage.
Cessant de me complaire
je choisis résolument l’heureuse Célébration
relâchant l’étreinte égoïste
je m’oriente d’un épanouissement libérateur.

Mon erreur était de chercher la plénitude.
Erreur, car la plénitude c’est l’Amour…uni à la haine :
les 2 ensemble – le Tout.
Donc je ne cherche plus la Plénitude, je cherche l’Aise :
l’union agréable de moi au Monde.

Aimer vivre c’est privilégier l’Aise.

Mon orgueil a gravé ses empreintes
de ses griffes persistantes
camisoles sur la joie
vigilances intranquilles
ravageant mes possibles calmes.
L’orgueil est ce feu sournois
dont nul ne se réchauffe
mais tous se consumment.
Jaillir les eaux de Joies.

Chercher la Vie et non la Mort,
la Construction et non la Destruction,
la Joie et non l’Affliction,
la Paix et non l’Affrontement,
la Célébration et non la Flétrissure,
le Réel et non l’Imaginaire.

Tant que tu n’affrontes pas tes peurs tu es leur pantin.

La poésie, seuil de la folie.

Si tu ne respires pas ton Amour tu l’étouffes.

Si tu ne joues pas ta vie elle se joue de toi.

Si tu ne reconnais pas ta folie tu ne reconnaitrais pas ta sagesse.
Si tu ne dépasses pas ta folie tu n’atteindras pas ta sagesse.

J’ai voulu atteindre les fondations
et j’ai trouvé des rivières dangereuses.
D’accord. J’apprends à nager et naviguer.

NE SE SOUMETTRE A RIEN.
A rien ni personne. Sinon on n’est plus qu’un pantin.
Et surtout refuser de se soumettre à la méchanceté ou à la peur.

Ne pas laisser notre altruisme aller jusqu’à nous trahir.

Puisque je n’avais pas le bonheur, je le refusais.

J’aime le Monde : je pars en EXPLORATION.

La réalité contient en elle sa destruction.

Ce Monde est tellement beau…

Si le bonheur est vivant il n’est pas immaculé…

L’esprit est une puissante graine,
mais rien sans le champ du corps.

Ne sait vraiment que celui ou celle qui agit en conséquence.

Et maintenant je retourne solitude,
vers ma solitude, dans ma solitude, par ma solitude.

La peur nous vole à nous-mêmes.

La perversité c’est chercher par la corruption.

Vivre comme un éperdu ? Non. Comme un retrouvé.

D’une certaine façon, c’est ce qu’on n’a pas qui nous libère.

La perfection est un piège parfait pour les orgueilleux.

Aux ombres comme aux lumières.
Parcourir, ne jamais revenir
péremptoire tel un décès
abrupt, telle une vie,
mon psychisme d’effervescence
petille de-ci, s’enivre de-là.
Je m’accouche en sevrage.
Quels bonheurs que ces choses –

Fleurs de mon antre
panthères de mon esprit
à l’affût de vilainies possibles.
Embusqué vindicatif
harceleur du beau
misères d’une misère
les doigts encore pour serres
les yeux acérés les oreilles carnassières
suis-je encore ce pitre de la haine !…
Mais de moins en moins.

La fleur assassine
la fleur fusil…

Trouver le goût de chaque instant
se délecter de son sorbet temporel.
Tu fonds, mon plaisir
tu t’évapores, mon bonheur
et l’on ne se ride que de peines, douleurs et soucis.
Le plaisir ne flétrit pas
– si tant est que l’amour y préside.

Ce que je traquais m’a débusqué.
Je m’expulse à présent des méandres sournois.
Obscure crapule, éclatante trahison…
Je récupère consciemment les dispersions
de mes engagements.
Je récupère mes dispersions.
Je réassemble, ce m’en semble…
Quoi qu’il en soit me dissémine.
Je m’avance – là ?

Si la paix dépend de soi, savoir être prompt à la libérer.

Ho tellement de crimes à vous admirer
l’évaluation réifiante, l’affection hargneuse.
Je vous ai scrutées, ô victimes splendides
enivré de ma colère, enseveli d’orgueil.
Vos beautés fragiles, coeurs vulnérables :
vos vies accessibles.
Trop de fauves en mes yeux
trop de traques au fond des oreilles.
L’affection intranquille de vilainie.

On veut rarement le pouvoir par altruisme.

Tous ces esprits qui proposent des pièges
qui tendent des embuscades
qui incitent à une union servile :
l’unité des pantins.

Le début de la liberté c’est soi.
Je suis le début de la liberté.
La fin de la liberté ? La soumission.
Que nos existences soient insoumises !

Rivé à rien, planté en tout
quelles racines ? Qu’est-ce que percevoir ?
Qu’est ressentir ?
Comment décrire ce que l’on ressent d’exister.
L’impression d’être bords –
intérieurs et extérieurs.

UN PEU DE MAUVAIS POUR EVITER PIRE.

Le goût du bonheur
fragrance diffuse insaisissable
des environs fantômes.

Vilainie fantôme qui ressurgit
aux abords d’une beauté.
Je déteste mes venins.

Célébrer les chairs ! Célébrer les corps ! Célébrer les individus !

Dénouer ce qui nous noue. Libérer nos énergies.

Juste une autre douleur
bordée de plaisirs
dans cette distance
qu’on nomme Univers ?
Un plaisir hanté de douleurs ?
Une curieuse farce
pour apprendre à rire
un certain éveil
pour s’endormir –

Le Mystère et son écho
notre Ignorance
voilà une solidité
face aux marteleurs de crédulités
les maniaques d’hypothétique.

La vie est toujours jeune.

Je m’adresse à toi, Ô Univers
Ô Mère, Ô Père, Ô…infanticides.
Je ne vous blâme pas
je vous félicite, vous admire
et vous remercie.

Ô Univers, par ta voix je marche
par ta vue j’entends.
Ô ma belle Réalité
qu’il est étrange notre coït…

…J’aurai été aise…
Le bonheur…c’est à plusieurs.

Le monstre qui ravale ses crocs
ronge ses griffes et urine son venin…
Le prédateur qui fuit ses proies
le fauve qui s’incline face aux faibles…
Moi.

Mes sensations pour support
j’évolue dans tous ces mouvements.
Se prendre au sérieux
c’est étrangler les Rires.

Espaces et Mouvements
Orientations et Vitesses
On ne peut tout faire.
Aussi, mieux vaut bien faire peu
que mal faire beaucoup.
Donc s’occuper de ce qui nous importe
et rire de notre orgueil.
Gentillesse envers autrui et envers soi.
Donc, pour soi, sincérité.

Ce nuage…
dont les gouttes sont nos vies
et les pluies nos histoires.
Tous ces possibles
que n’étouffent que nos peurs
que pervertissent nos rancoeurs.
En vérité, sauf le malheur
tout est bonheur.

Notre intelligence nous abrutit
notre sagesse nous rend fous
et nos sensibilités nos occultent.

En vérité ô humaine, ô humain
il n’y a pas que toi qui vit en toi.
Avant tout le Mystère veut s’épanouir
et tu es une de ses innombrables tendances.

Je ne suis que le déchet de ce qui veut
en moi – le précipité.
Dès que JE le Monde se coince.

Nos moments vécus
à même la peau
– instants tannés.
Cuirs de lumières.

Il n’y a d’amour véritable que libre.

J’ai trouvé des lames
où je voulais des plumes.
Sans étreinte
j’ai développé des constrictions.
J’aurais préféré le nectar
j’ai raffiné jusqu’à l’acide.
Mais halte à ma frime
mon crime n’est que prétention
ma haine que snobisme.
Et même cela est faux.
Puisque je ne hais pas.
Vive ce Monde.

Tu t’imagines faire des choses
et tu te retrouves face à tes manques
plein de tes refus comme boursoufflé de désirs.
Alors…alors ?
Alors je cesse ce que je n’aime pas, je cesse ce qui me déplait.
Je laisse mes malaises à eux-mêmes et j’épanouis mes aises.
Me riant de l’absolu je libère mes plaisirs.
ME VOICI.
Vivent les Réalités.
Jouir d’exister. ME VOICI.

Aimer c’est aussi savoir éviter;
choisir de s’orienter mieux.

Plus tu es puissant mois tu dois agir.

La beauté est un triomphe.

DSC01814

 

Laissant les crispations à elles-mêmes
je redeviens évidences sans gaspillage.
Doucement lucide je me libère :
mes dilections s’extasient.
L’utile j’intègre.
Epanouir révèle, épanouir : libère
épanouir soulage, épanouir jouit – épanouir : Soi
Enfin mon bonheur ? Je suis Aise
– pas malaise. Me voilà en vérité.
Je suis Aise.

Tout ne serait que PEUR ?
La Peur, ses mascarades et forfanteries.
Recommencer continuellement…à fuir ?
J’abats mes murs, ils me pèsent trop.
Je tombe les boucliers qui me ralentissent.
Me voici nu – enfin le Monde me reconnaît
la Réalité me retrouve – je la joins.
Je suis sans détour.
Mon goût : celui de l’aube.
A présent jouissons d’ici.

Et je t’aperçois : reine de chair
impératrice de formes
hérault certain de la Vie.
Que vous êtes belles…
Les femmes prouvent la Vie.

Si tu as du mal à aimer la situation tu peux déjà essayer d’en rire…

Les échos sinueux et poisseux
les ombres imperceptibles
le danger contenu :
tout ce qui m’accompagne
en derme dissimulé…
c’est encore moi.
Peur, Orgueil, Colère et Méchanceté.
Pas le nier, pas l’éliminer totalement
folie que se nier.
Alors je m’arrange – pour tout me vivre au mieux.

En vérité ? Je ne suis ni peur, ni orgueil
ni colère ni méchanceté.
Je suis une part d’univers –
qui peut s’émerveiller.
Je m’émerveille et célèbre : les Mystères.

Quel est donc ce Mystère dans lequel nous existons ?

Les rues, en enfilades enivrantes
comme circonvolutions de mon cerveau.
Sont-ce des échoppes ou mes neurones ?
Perdre ? Peur de perdre mon esprit ?
Perdre moi ? Me faire dérober moi-même ?

S’abandonner ? Qu’est-ce ?
Laisser quoi ? Seul ce que je serre ou qui me sert m’est conscient.

Aller sans rancoeur ni vindicte.

Etonnant comme on devient le gardien de ce qu’on déteste.
Et le traître de ce qu’on aime ?

Enveloppé de réel,
entre marécages cruels et champs impossibles,
je joue de mes oui et de mes non.
Qu’importe ma folie tant qu’elle ne bave pas ses corruptions.
Les triangles moelleux et humides,
à jouer la haine, placer sa colère,
investir sa mesquinerie.
Non.
Cesser le héros des orgueils, et libérer le simple débutant.

Chère hôtesse Indigo…
Tes lèvres ont les yeux pour confirmer tes émissions aiguisées précises.
Tes coquetteries à la solidité impérieuse affirment tes forces conquérantes.
J’apprécie ton extase sans simagrées.

Je vais à la rencontre de mes malaises :
j’entre dans la cellule où j’ai enfermé mon Fauve –
noble fauve, libre par mon existence,
lui le premier, l’Initial.
Enfin le Fauve libre, empli de tous mes amours possibles,
mes volontés constructives et bienveillantes,
toutes mes admirations, tous mes enthousiasmes,
toutes mes joies : toutes mes dilections.

Ne rien se cacher,
sinon c’est autant qu’on place en embuscade.
Se révéler à soi.

Tellement heureux que tout puisse être voie, ou non.

Tandis que mes dards sournois
se font jour par jeu pervers
je ne m’interroge presque plus.
Je parle encore pour cerner quelque chose
mais ça se dissipe vous savez.

Qui n’essaie de faire vivre les meilleures de ses vérités
risque de faire vivre les pires de ses mensonges.

Entrer dans le Jeu
au prix du jeu
et ne perdre que le jeu
et rejouer et gagner
une nouvelle Mise.
Relancer, oui.

Que ressens-je ?
Que veux-je ?
Que fais-je ?
Que puis-je ?
Qu’arrive-t-il ?

Tout ce qu’on bloque nous bloque.

Varanasi a des milliers de ruelles.
Presque toutes vont…ailleurs.
De chaï en soie, de bijoux tocs en commerces tics.
Les bouches pleines de bétel mentholé,
l’encens et la boue, le sang et la bouse.
Des chèvres, des singes, des vaches
et pourtant des humains.
Ruelles secrètes ouvertes à tous,
dédale de dalles, de cailloux, de crasse,
de flaques glauques.
Tout en éclaboussures.

En haut d’un guest-house à 20 crachats du Gange – mère Ganga –
je me rapproche d’une soupe de coriandre et ail frit.
Chaude – tant mieux pour le brouillard frileux.
La mixture n’a pas le goût de coriandre mais la plante y surnage.

D’en haut, les maisons visibles sont bleues, grises, marrons,
oranges, roses, ôcres, briques,
ciment et poussière.

La poussière est l’ombre de l’Inde;
la fumée son sillage.

Et maintenant les sadhus.
Maintenant ? Hier. Demain. Encore.
Sont-ils orange de maintenir, sont-ils bleu de fuir ?
La barbe pour lichen sur leur visage de cuir, de cuivre,
de coeur brûlé…

Drapés dans leur voyage, couverts d’errances,
ils glissent des pas, le long du temps, le long du Gange.
Ils posent des pas – sur le Temps.

La soupe se termine sur une foison d’ail. Pas de plainte.

Les sadhus encore ! Les Babas.
Comme nous, clowns d’une tragédie,
sévères de cette farce.

A Varanasi la rive opposée à la ville est nue.

Vide. Un grand rien.
Une absence.
Vacuité en regard du fourmillement.

Un petit toit, orange, bordé de bleu en l’intérieur.
Un balcon de lumière.

Même les arbres s’accrochent.
Aux murs, aux façades, aux escaliers.

Soudain les singes jaillissent.
Prestes, alertes, agiles, ils bondissent de toit et toit,
de demeures en demeures.
Singes verts, kakis : ils sont l’espèce des sommets.

Faire danser les pigeons dans les airs est un sport ici.
En évitant les cerfs-volants, autre passion des Varanasiens
comme de tous les Indiens.
Siffler, siffler, et ils tournent, tournent, virevoltent.
Les cerfs-volants comme les pigeons.

La pluie rôde, parfois frôle, quelques fois heurte.
Ses mains grises et froides enserrent Varanasi.
A l’abri d’un petit restaurant je griffonne quelques impressions,
légèrement abruti.

Mes 2 limites ? Un amour égoïste et une haine altruiste.

La vérité des organes :
vitesses en amplitude du coeur, et des poumons.

L’oubli qui me dissout plus sûrement que l’acide.
Le passé à peine une ombre au présent.
Je ne reste pas, j’éclate en bulle inconstante.
Je me refuse – pire qu’un fou ! celui qui s’accepte trop ?
Ai-je donc peur de moi ?
Non, je me vante d’interdits, me rengorge de refus.
Ca n’est pas vraiment important ce que j’écris, sais, découvre –
tant que je me ressasse d’inconfort.

Oui c’est cela : je refuse de me mourir –
c’est en cela que je ne me vis pas.
J’y vais.
Sans plus d’amarres, plus de retraits, plus de retard :
c’est bien ainsi je ne me vis plus timidement,
je ne sourds plus, j’éruptionne.

Source. Un autre passant. Et deux autres en sens inverse.
Qu’importe. Si ! Cela importait.
Mais plus maintenant.

Ma main sur mon crâne. Les cheveux.
Musique. Contemporaine.
Non ! Je tourne encore autour du pot.
Je gravite de ma frime.
Direct : au vrai.

Crever. La chair qui pourrira.
Les boyaux atteints ? Un cancer ? Une sclérose ? Alzheimer ?
Quelle sera ma loterie ?
Pas maintenant.
Agréable corps. Jouir.
Le plaisir appelle la vie, qui cherche le plaisir.

On se trompe.
On se trompe, tout le temps.
Cela vérifie bien nos libertés.

La température s’est rehaussée.
Varanasi prend une atmosphère plus cordiale.

Un chaï pris dans un antre cru, aux murs marron terre.
Comme une alcôve onirique.

Les anciennes prédictions, que je refuse,
comme autant de poisons semés par le passé.
Les prophéties de discorde que j’essaie de déjouer.
A présent mon seul livre de référence est le Monde :
le Monde aux pages innombrables.

Le Monde est un conte au narrateur insaisissable;
une fable à la narratrice mystérieuse.

Je cours après un refus obstiné,
animé d’une insatisfaction obsessionnelle autant que voulue :
je me persécute à l’aide de moi-même.
Je m’inflige.
Orgueilleux idiot vain.

Sans effort je me retrouve, je m’atteins, me commence.

L’amour libère et révèle;
la haine crispe et obstrue.

L’Inde c’est un rêve éveillé;
et l’essence des rêves c’est…Varanasi.

Poétique de l’avilissement.
Redevenir ces tas de viande,
frénétiques, obscènes et avides.
Parfois.

Crédulité et sectarisme borné, sont parmi les principaux fagots dont sont faits les bûchers.

Si tu tues pour des idées
tu prouves seulement que tu es un assassin.

Seul…d’un amour jamais trouvé.

L’amour libère et ouvre l’espace;
la haine piège et ferme l’espace.

Les corps de couleurs passent.
L’aube et ses obscurs clairs
ses formes qui se dessinent
et les ténèbres qui se rencognent.
Un nouveau jour ici
tire la nuit là-bas – ailleurs.

Un soleil aux contours oranges
point sa timidité imparable.

Un quai à la petite cohue, d’ordre invisible.
Des trajectoires d’histoires.
La Grâce émerge par la faiblesse.
Je suis presqu’en avance sur hier.
C’est la poussière qui donne la couleur.

La lenteur des trains Indiens…
Comme des caillots poussifs
le long des veines ferroviaires.
On en cherche le coeur,
on ne trouve que les organes qu’ils irriguent :
les villes.

C’est dans la nuit que je suis le plus exilé,
que je me sens le plus en voyage,
loin de chez moi.
Rien n’a cette saveur aux sous-jacents relents d’inquiétude
que la nuit étrangère procure.
L’ivresse taquine de la nuit lointaine…
Toujours plus forte dans les trains –
comme cet interminable Ahmedabad-Dwarka.
Qu’il est loin l’océan…

Des gens dans le compartiment d’à coté claquent des mains leur joie :
de vivre, d’exister…de ne pas trop souffrir –
de jouir même, peut-être.

Quel est donc cet extrême que je pressens doux ?

Le train redémarre pour une dernière étape.
La nuit joue de nouveau son rôle de dangereuse protectrice,
de baume fatal.

Comme toujours c’est aux limites que je vais chercher ma liberté :
renifler les espaces d’outre-moi.
Aux embruns de l’Inde je calmerai ma flamme.
Je n’ai plus de questions, je trie les réponses.
Sachant que mes solutions se dissolvent, je m’agite moins :
je tends à ne plus précipiter ?

La mort ne sait pas choisir. Alors elle prend tout ? Ha ha !!

Vive la Vie ! Vivent les Vies !
Et les trains qui filent dans le noir exotique.
Et les océans qui se méritent.
Et les sérénités qui se gagnent…du délai.
Et les Aises qui se nomment en frissonnant dans chaque particule vivante;
au creux des muscles, au fond des os.

Là-bas un feu brûle.
Orange dansant dans les ténèbres.
Virevolter dans le sombre.

Je n’ai pas réussi l’Amour : celui mouillé du couple.
Je n’ai pas atteint l’autre chair qui se donnerait.
L’autre chair : ce rivage de reconnaissance,
d’altérité concordante.
Je n’ai pas su où construire les ponts,
quand tracer les chemins.
Pas vu d’espace propice et propre à me séduire,
à accueillir mes exigences maladroites.

Tellement absorbé dans les Réalités
et accaparé par leurs échos en moi…!
Je ne cherchais pas car le Monde me trouvait –
Je ne triche plus car le Monde me joue.
Je reste un joker sans mise.

22h20. Un chaï. Dans un rad bleuté,
à l’angle d’un carrefour de Dwarka.
Brûlant. Le carrefour, le rad’ ou le chaï ?
Allons ! Un village de bout de la Terre,
un bar de bout du Monde…
se doivent d’être calmes.
Les fous ne vont pas au bout du Monde,
mais au bout de leurs cauchemars –
c’est peut-être leur sagesse :
toucher le fond, là où la lumière hésite.

Les murs sont bleus.
On est pourtant loin de Jodhpur,
le train me l’a assez fait comprendre…
Trois accès, quelques tables et bancs frustes…
Humain, quoi !…

Je mastique mon viatique
ou je m’astique mon viatique ?

Rien ne vaut l’ouverture de l’océan : sa puissance de liberté.

Des choses qui ont existé.
Des bonheurs effacés.
Des soirées pleines d’issues
à présent disparues.
Des instants partagés – dissipés.
Ainsi vont les réalités
elles existaient peu, elles n’existent plus.

Heureusement ressurgit la joie
reviennent les plaisirs
et s’installent de nouveau
les bonheurs – d’exister.
Nous : nous êtres humains
faisons vivre de merveilleux Bonheurs.

L’Humour est la dignité des êtres humains.

Le fort qui parvient à se passer de sa force
celui-là est puissant.

Ce n’est pas le conflit qui anime la matière, c’est la LIBERATION.

Ce qui nous renseigne le mieux sur nous-mêmes ?
Nos désirs et nos peurs.

Tant que tu ne vis pas l’Indicible tu ne fais qu’observer des idées.

Le bonheur c’est…s’intéresser.

Ne craindre ni ce qui est certain ni ce qui est hypothétique.

L’esprit s’encombre de ce qu’il repousse,
et s’enferme dans ce sur quoi il se crispe.

Ne pas rendre vulnérable l’amour et pourtant le répandre…
voilà la subtilité…

Même l’amour peut avoir ses excès.

Trouver.
Quelque chose qui vaille la peine de mourir.
…VIVRE.

Quand je taquine mes marges
quand je persévère dans ces frimes…
Quand je me joue, me simule, me feins.
Quand je provoque…
Non. Tout cela n’est qu’excès.

Dommage…mais j’aurais pu faire pire !

La Beauté et l’Amour m’ont appris à vivre.
L’Amour est la Voix de la Beauté,
et la Beauté est la Voie de l’Amour.
La Beauté est le Regard de l’Amour.

Tu as la saveur de ces remèdes inaccessibles,
élixir hors d’atteinte.
Hélas aussi, tu tiens en réserve quelque exécration tenace,
une obstination à interdire ce qui te déplait du Monde.
Hanté par un soupçon scrupuleux,
tu arpentes tout territoire humain
d’un pas contraignant d’huissier fébrile.
Que n’abandonnes-tu l’inquiète passion contrite
pour l’Amour libéré, les dilections inconditionnelles,
les Découvertes d’inaliénations ?
Allant ! Qui bien vit bien meurt.
L’Aise est libre; sinon elle se libère.
Tant que tu es forteresse tu es prison.
Tu te fais enclave, tu te fais exil.

Ho mon doux criminel…
Au goût d’offense béate
et d’admiration sauvage.

Par manque mon amour s’est dilaté jusqu’à la haine.
L’amour est ouverture, et limites…je balbutie –

Tout ce qui n’est pas admiration est égarement.

Je t’aimerai donc par l’absence.

Partir de sa force c’est s’affaiblir;
partir de sa faiblesse c’est s’édifier.

Le superficiel pour regard
le furtif en ouïe ?

J’ai fui certains de mes bonheurs
pour éviter de te les cracher à la gueule
ô monde aux incertaines prévenances.
Je me raconte mieux de rage,
je t’accouche plus aux extrémités.

J’ai peut-être atteint quelque vérité
comme on enfile un piège
ou se révèle de libertés à trancher.
J’ai tes noms par des regards
et je voudrais toucher des odeurs.

On se trouve mieux en dialoguant avec le Monde…
On agit mieux en dansant avec lui.

A trop se vouloir protecteur du Monde, on se rend traître de soi.

Nous sommes étranges :
nous courons après ce que nous n’avons pas,
et ce faisant, nous fuyons ce que nous avons…

Mes rêves ont parfois été les graines de mes réalités.

Nos imperfections nous cisèlent
nos faiblessess nous tracent.
Fuyantes révélations et abstruses connaissances.

Je m’imagine plus que ne suis.

L’amour : honnêteté parfois risquée.

L’art est reformulations du Monde.

Qu’ont-il donc à critiquer d’autrui ce qu’ils ne trouvent en eux ?

Oui, je me branle la conscience.

Je suis l’albédo de ma Réalité –

Là, mes pitoyables aigreurs,
ces graines trop profondes pour pousser vers le clair,
accoucher du limpide.
Et j’ai encore des phrases pleins les neurones,
du figé pleins les courants,
arrêter des flux dont je devrais seulement m’amuser,
moi qui n’ai pas de plaintes au long des nerfs,
j’ai pris de pervers détours à m’écarter des plaisirs.
Je n’étreins pas le plaisir ?
Pauvre fou je m’isole en suspensions
j’étrangle tout ce qui contacte
je gronde tout ce qui m’effleure.
Je ne sais que menacer ce qui m’admire,
que défier ce qui m’aime.
Je suis une implosion qui refuse de se vouer.

J’aime puer – qui sait ce que les odeurs révèlent ?
Bien des veines, des heurs, des chances,
des boules de mystères, des bulles pour comprendre la vie.
Je ne crains que vos fragilités.
Le coeur à porter pour s’emporter,
un cerveau qui déporte et tout importe.
Il n’y a qu’au tranchant de phrases lancées vers le vide
que pistes éventuelles s’inventent
aux ciments de mes volontés.

Je veux sillonner mes viandes
atteindre mes disparitions
sans résidus.
Rage pour seule valable agonie.

Il n’y a qu’en faiblesse que j’atteins mon vrai.

Au réveil. Suis-je hier qui ressuscite ou demain qui apert ?

L’amour vilain.
J’ai en moi, aussi, un amour vilain :
d’admiration destructrice,
de baisers qui mordent
et caresses qui déchirent.
Les mains qui fouillent à étrangler
les yeux qui scrutent les fonds
jusqu’à la pulpe où se trouve
le sensible : la présence fragile
la vie trouvée éperdue.

C’est plus facile d’être un homme.

Tous ces non qui enfouissent mes oui.
Qu’elle est belle l’Existence,
qu’ils sont beaux ces corps splendides,
corps informant l’inexplicable.
Ma langue se répand là où mon cerveau s’assêche.
Suffit, cohérence agaçante.
J’ouvre ce qui peut l’être,
huis de mon encéphale,
fenêtre de coeur,
la seule vérité est le corps.
J’affine mes révélations avec l’amour,
ce feu sans douleur,
cette lumière qui ensemence jusqu’aux ténèbres.
File ô mon poids superflu,
détacher les serres mesquines.
Nos dermes s’inscrivent de contacts,
les rencontres envahissent les lieux que pulsent nos organiques singularités.

Telles rivières, tels fleuves,
on s’assemble, se rassemble,
océans extatiques, vagues jubilatoires.

La peur est un autre versant des jouissances.
Je sens enfin ces merveilles poindre , de toutes leurs tensions,
toutes leurs émissions.
Tes jouirs révèlent mes formes.

Monde, ô Monde, j’essaie de te célébrer.
Ô Réalités, j’essaie de vous célébrer par des mots,
mais c’est dans mon corps que je peux le mieux vous rejoindre et vous louer –
dans les corps.
Vivre est Plaisirs et Amours.
Donner rejoindre – jouir.
La peur, la méchanceté, la douleur, sont épices –
épices au Grand Banquet des Apparitions.
Nous voici enfin.
Maintenant freine déjà maintenant.
Pardonner est avancée,
aller est trouver,
vouloir est aimer,
jouir est retrouver,
sauver est libérer,
et les possibles s’amusent.

Risquer pour réponse ?
On fera mieux ô irraisonnées.
Belles, que vous magnifiez !

On le sait bien que vivre est glisser sur une lame,
autant goûter le tranchant.
Je ne vous laisserai pas –
pas plus que nous nous laissons.
Je décide de nous vivre heureux, ô Réalités :
d’exister nos extases, nos plaisirs nos joies.

Le seul danger de la croyance est de s’imaginer savoir ce qui est divin.

Je m’agace de mes faux-semblants,
m’exaspère de mes refoulements.

Si je me contracte c’est que je me trahis –
sinon je deviens.

J’avance en rempart
pour préserver le Monde,
dans ma quête de ses Consciences.
Me crisper me gêne;
sinon je me répands plaisirs.

Tuer ce qu’on déteste…?
Peut-être sommes-nous chacun et chacune ce que nous détestons.
Peut-être suis-je ce que je déteste.
Ou ce qui me nuit.
Suis-je ma mort ?
Suis-je ma maladie ?

Je ne veux plus de cibles exutoires.

Qui vise trop l’universalité risque fort de louper son humanité…

Vivre à construire les libertés, les amours.

Etre plus prompt à pardonner qu’à condamner.

Tant que tu ne vis pas ton animal tu te mutiles,
tu t’amputes de toi-même.

Le mal : l’intention de faire souffrir ?

Rire est la seule sagesse, la seule noblesse, la seule dignité.

Si tu ne discernes pas le Monde c’est que tu te regardes.

Les yeux en viseurs
les oreilles en radar
la mâchoire derrière le coeur
et des serres pour accueillir le bonheur.
Pourquoi la vengeance est-elle mon ombre ?
Trop d’orgueil. Pas d’orgueil pas de vexation.

LE MONDE M’EST ET JE DEVIENS LE MONDE

Peut-être nos vies sont-elles des purges ?…

Clochards…Les vies en marges…

P1100601

 

Ô Monde de Plénitudes, animé par le Manque…
Ne pas faire d’un bien un mal : ne pas être pervers.

Les sirènes des peurs écholocalisent
nos récifs acérés et nos gouffres resserrés.
Percevoir ce que nous révèlent ces ténèbres.
Tout m’informe, tout me révèle et tout peut se découvrir par moi.
Je t’aime, Mystère fatal.
Ma dilection se raffine des caresses que sont nos rencontres,
en cette étreinte momentanée nichée fragile et forte
au sein de tes substances.
Notre idylle étrange, nos rapports curieux, ont ce nom qui se lance…
EXISTENCE.

Je suis mon départ.

Depuis les illusoires terrasses de rancoeurs
je ne peux envisager que sournoises misères et sombres éclats :
ces perspectives erronnées font des fleurs,
des pistils et des pollens de tenaces poisons.

Non, je n’ai plus de porte :
tout est agora éperdue comme effrontée.
Nous sommes les champs, nous sommes les cirques,
et plus ne m’affole de nos farandoles – j’en raffole.
Je continue mon obstination vers le grand sommeil.
La grande dissolution se poursuit, se mordant les queues pour s’en mieux régurgiter.

Je veux juste ne pas être un couteau – pas une hache !
Un tournevis peut-être.

Rivé par tous mes fluides aux grands courants somptueux,
je retrace l’Univers en chacun de mes éparpillements.

C’est à la sauce qu’on reconnaît…quoi ? Le goûteur ?
Fini les vices pour pimenter, et tout devient saveurs.
Je rebouche mes gouffres et les solides profondeurs se révèlent.

Encore bien des bordées, de toutes parts et toutes autres;
encore bien des efforts rétribués de détentes.

Trop de lumières aveugle, trop de ténèbres égare –
les secondes cisèlent-elles les premières ?

C’est content. Content que je vais.

Fragiles, Délicates – Vulnérables…
Ô Beautés !…

Parmi les lests de nos mouvements on trouve la peur et l’orgueil.

En frontières, dessins qui tracent des interdits,
sinuent des atermoiements, des ambiguïtés,
des paradoxes.

L’amour est inquiet aussi.

Finalement je ne discerne qu’une réalité pour m’esquisser en ce Monde : la Sincérité.

La peur révèle les contours de l’amour que tu te portes,
la peur révèle tes goûts, révèle tes valeurs :
elle révèle tes limites – que tu peux ou non dépasser.

Tant que l’on se soumet on n’est qu’un pantin, on fonctionne.
Vivre vraiment c’est être libre.
En conséquence, notre vie correspond à la quantité de liberté que l’on se donne.

Qui n’est pas unique maître de ses décisions n’est personne.
Qui n’est personne n’est qu’un pantin ou un objet.

Encore cette rengaine, secrètement hargneuse,
marmonnant, grondant, fredonnant ses massacres,
au fond de mes tunnels carnés.
Toute beauté est un fruit,
à nul autre pareil,
gorgé pour la bouche,
somptueux pour la langue,
suave pour le nez,
rempli pour l’oeil.
Vivre est un arôme.
On en cherche l’origine,
on en trouve des étapes.

Le coeur est un bord.

Je rends hommage à ces monuments de la vie,
ces temples de la chair que sont les Femmes.

Mon évolution psychique, et par suite ma vie ?
Beau parcours.
Totalement superflu et inutile mais beau parcours.
Avec des tours de force aussi ridiculement énormes
que résolument ineptes.

La foi ?
Une divinité ? Des divinités ?
Je ne sais.
Je veux protéger; c’est tout ce que je sais.
Protéger cette Réalité.

Tout va de l’avant;
vouloir revenir en arrière est l’erreur illusoire et aliénante.
On ne peut que continuer;
donc il importe de s’orienter convenablement.

Savoir se méfier de celui qui braque le projecteur,
parce que lui ça le met dans l’ombre…

A force de forces, j’obtiens ce jour, en mes hémisphères.
Une levée de brume pour un ciel viscéral.
La dilection se sent fragile,
par son refus des remparts,
des travails de coursives.

Je tente d’ouvrir une nouvelle session
dans les clapots qui détourent mon histoire,
dans l’océan de ces réalités qui se subliment.
« Dans », « dans », tout est dedans avant la sortie.
Dans le Monde, dans la matière, dans le corps,
dans le cerveau…
dans des mots qui, passé les lettres, sont vides.

Un secret de la vie consciente et de l’Aise – de l’Art de Vivre :
je m’occupe de ce qui est en mon pouvoir
et je laisse le reste.
Comprenne qui peut.

Tout est tellement Précipitation –
dans tout ce que ce terme peut signifier.
Précipitation.

Ma tristesse me taraude en sarcasmes moraux,
en taquineries infâmes,
dont la misère n’égale que la lâcheté.

Je suis cette rivière, charriée d’elle-même,
lourde des limons du passé
et déjà chargée des scories du présent.
Des scories dans l’eau ! Tiens donc !
Esthétiser la verbalisation du réel mène parfois à de pompeuses absurdités.

J’ai en moi une mâchoire sans dent : l’Autre-mâchoire…
L’outre-mâchoire ? L’autre-mâchoire ?
Des sortes de strangulations arachnéennes,
enfouies dans l’indicible.
Des strates fatidiques.

La ligne suspendue et quotidienne d’un métropolitain m’expédie,
boulet laborieux, vers un port ferroviaire.

Je suis donc satisfait de ce spectacle qui m’accomplit ?
Je trouve donc d’autant plus que je cherche moins ?
Se déposséder, ainsi ?
Ca ne sera pas difficile…

Quelle belle sécurité que l’Orgasme pour goût favori…

Je ne fais pas de mon cerveau un pilori,
pas de mon esprit un piège,
pas de mes lexiques des embuscades.

Ce sont précisément tous mes manques qui créent en moi des espaces d’amour.
Plus précisément : JE fais de mes béances affectives et sexuelles des havres de dilection et de gentillesse.

Qui rend des comptes mentalement n’est pas son propre esprit.

Toutes ces frimes, poses excessives, toutes ces hypocrisies,
danses vilaines…
tous ces mensonges à vrai dire…
tous ces gaspillages, toutes ces déformations.
Cesser.

Se donner des airs, des poses, des attitudes, des importances…
Foin de tout cela !
Chercher l’Utile trouver l’Efficace –
pour nos dilections constructives et gentilles.

Tout est question d’effacement, n’est-ce pas ?
Cesser de se gaspiller ? Aurais-je peur de m’user ?
Ha ha !

Je n’ai rien à étreindre…
juste moi à éteindre…

Encore trop l’égoïste, au fond des yeux.

Je ne sais si je t’aime, car une part de haine hante mon amour.
Comme la moisissure fait du raisin un nectar enivrant ?

Le moi n’est qu’une partie, mentale, psychique, du Soi total : le corps et toutes ses facultés.

Je reprends ma place, ô Monde.
Mes dilections, mes volontés,
mes plaisirs et mes désirs.

Libérer l’Amour, sinon il nous enferme.

Qu’il est rapide l’Amour;
et quelle dextérité la Sagesse.

Ne pas faire de la sensualité un piège ni un appât.

Mettre de la distance, ô mon amour –
jusqu’à te libérer d’espace.

Humilité oui, humiliation non.

Cesser la lâche allégeance aux structures psychiques
inquiètes autant que serviles.
Rompre l’aliénation aux coercitions sourdes et sournoises.
Un être, un individu, un esprit – une liberté.
Fini les soumissions aussi lâches qu’hypocrites.
Vives voix et face à face, sinon…foin !

Savoir se redresser le moment venu

Je te voyais, et les empêchements te rendaient proie à mes yeux.
Ou était-ce une furie pour les goûts des viandes ?
J’aurais pu d’autres fêlures, d’autres atteintes perfides,
mais mes plus précieuses identités veillaient.
En somme étroite, quels sont ces combats que je mène ?
Que veulent ces efforts dont je m’érode ?
Préserver ma bulle psychique de mes absolus dardés ?
Je confonds encore mon esprit et le Monde.

J’y vais.
J’y vais dans ces réalités aux multiples profondeurs.
Je deviens ces tout sauvages et impétueux de désirs.
Je les songerai peut-être.
Ces crimes sans victime,
et toutes mes inutilités se dissiperont d’elles-mêmes.
Je suis las de mon pire orgueil : l’humilité bienséante.

Redécouvrir les vertus d’une saine colère : la colère envers soi.

J’essaie de ne plus mentir, j’essaie d’être Gentillesse;
je suis prêt pour les Grands Tout – car j’aime; et veux aimer.
Risible ? Puissé-ce.

C’est en me révélant mes bornes que je me crée Importance.
Gentillesses, Libertés, Humours et Beautés.

Ho qu’elle me manque la crudité de la chair, l’obscénité de l’amour :
l’admirable beauté de la viande humaine.
Eperdu d’admiration je reste perdu dans l’inabouti, le non-atteint,
le jamais obtenu.
Je mourrai en retrait.

Possibles qui tapissent certaines profondeurs floues
jusqu’à l’apparition fatale.
Pourquoi tant me soucier d’infime ?
Pour débuter un amour, ébaucher une tendresse,
que rien ne recueille.
Je suis ma seule issue.

Chercher le mal travaille pour lui.

Tout est Mouvements.
Vivre selon,
avec la Gentillesse pour gouvernail.

Qui danse ?
Quelle est la musique ?
Qui la joue ?
Mes spermatozoïdes martèlent le rythme,
du fond des gonades ?
Qu’est-ce qui me révulse ?
Qu’est-ce qui se cabre ?
Quand commence le…CHANGEMENT ???…
Où est mon début ?

J’ai trouvé parmi quelques rengaines qui rythment mon existence, les clefs d’horizons honnêtes et dégagés.

Le charmant tellurisme de ton merveilleux sourire,
réhaussé de tes joyaux occulaires
me rendent à toujours admirateur
de la Réalité et de son audacieuse prunelle : la Vie.

Poser mes fondations ? Farce tragique.
Construire sur une rivière !
Etablir par l’Océan ?…
Vous me parlez rarement mieux qu’avec votre corps.
Et j’en découvre qu’être parfait c’est vivre,
alors qu’il est préférable d’éviter la perfection…

Nous sommes refuges des Sublimes.

Il y a bien en moi ce guetteur sinistre,
surgissant de tréfonds aigris,
en soubressauts vindicatifs et sournois.

Ce que tu n’apprends pas tu ne fais que le subir.

Croyance ? Le fantôme ? L’épouvantail ?
Le fantôme épouvantable ?
Les faits, plutôt.
S’occuper des faits, et laisser les idées fantasmatiques.

Etre humble c’est ne pas s’excéder.
Identifier son espace.

Ne se soumettre à rien ni personne.

La Source que je vis ne s’étreint plus.
S’écoulent des choses, et d’autres,
et tout ce qui me renvoie à mes vides me fait vomir leur trop-plein.

Les plis de sa veste, indigo bleu, produisent du relief dans ce tube de métro.

J’essaie de ne pas souiller la place, n’est-ce pas…
Cette place.

Je ne veux plus fuir.
Fuir ce que le Monde m’assène en réponse à ce dont je le pénètre.

J’admire.
Je contemple.
Je ne brime pas, je ne bafoue pas –
dans les limites de ce que je ne refuse pas.

Peut-être sommes-nous des cultures vivrières…
Quelque chose nous aurait créés
pour se repaître de nos actes, paroles, idées, émotions :
de tout ce qu’on vit et produit…
Ca ne me dérangerait pas.

Que confier à qui se trahit soi-même ?
Quel crédit accorder à qui se trahit soi-même ?

La dent de la vengeance,
qui, du fond de l’oeil, scrute admirativement la chair palpitante.

La vengeance, ce grinçant combat,
cette pente si commode.
Ho non, que non ! Pas de vengeance.
Améliorons nos Réalités.

Ta peur est ton maître.
Qui n’a pas de peur n’a pas de maître.

Même si on pouvait résumer l’Existence à :
« je vais détruire tout ce que tu aimes »,
nous pourrions l’empêcher,
ne serait-ce…qu’en aimant toujours davantage…

Etre libre c’est choisir.
Choisir c’est S’ORIENTER.

Ce jumeau prêt à bondir,
cette ombre assassine,
cette rumeur vilaine,
ce clône retors…c’est aussi moi !…
Siamois. Le haineux siamois.

Refuser d’être méchant n’est pas faiblesse.
C’est une puissance plus grande que l’abandon à la nuisible destruction.

Vivre vraiment ? C’est assumer sa liberté,
ou sinon se libérer.

Les mâchoires cérébrales,
serres encéphales et leur volonté d’étreinte.
La vengeance à l’ombre du coeur,
la réplique spectrale
tout cela aussi érige des miradors,
des bagnes et des cloisons psychiques donc existentielles.
Toutes ces déjections qui nous vivent.
Je le discerne à présent, le courant retors,
le garrot déguisé en caresse.
Je vois la flèche dans le regard,
et la griffe sur l’empreinte.

CE QUE TU SAIS NE VAUT QUE CE QUE TU EN FAIS…

Si tu te repères par rapport à tes limites tu n’es que limites.
Mieux vaut se repérer par rapport à ses possibles.

Tant que tu fuis tu ne peux percevoir pertinemment.
T’unir à ton espace te mène au Discernement,
à la Connaissance et à l’Efficacité :
la Compétence dans l’Art de Vivre.

Vivre chaque instant selon la crucialité d’un enjeu de vie ou de mort…

Tant que tu vivras ton souffle te sauvera.

Qu’importe les rumeurs, les chuchotis,
les petites rigoles acides et salivaires.

J’aperçois peu à peu l’étendue de ma misère,
rivée à même ma fortune,
et dont le nom résonne de siècles d’âpreté :
solitude.
Je t’aime, étroite chambre, ouvrant sur la plus vaste liberté.

Quoi qu’il en soit, il s’agit de réguler l’espace que l’on est,
sans s’en crisper.

Ainsi donc l’annihilation en embuscade,
tapie dans les viscères…

La prosopopée…activité favorite de certains et certaines…

Ressentir l’Existence, de toutes ses fibres. TOUTES.

Ho que les chairs sont magnifiques
quand les humains les épanouissent.

Le mouvement est dû à un DESEQUILIBRE.
Ainsi même, on est vivant par déséquilibre.
On n’atteint l’équilibre qu’avec la mort,
et même alors on se dissout.
MOUVEMENTS.

Ho suis-je donc cette petite chose qui se veut tant…

Si ridicule d’inutile, si gaspillé d’orgueil,
si perclus de maladresses…
Ho oui je vis, victime de moi-même.

Aimer c’est Faire Vivre le Bonheur…

S’éveiller c’est libérer l’espace que l’on est –
l’erreur alors est la crispation.

Se souvenir que quelque chose vit et veut vivre, en et par nous –
indépendant du moi et antérieur à lui.
Savoir laisser ce quelque chose : le Fauve.

Pourquoi la mort s’attache-t-elle tant à ma vie ?
Pourquoi le fourbe hante-t-il l’épris d’honnêteté ?

La sauvagerie pour sauver mon civilisé ?
L’amour ne danse pas sur les rasoirs.

Faire de ma haine la gardienne des trésors,
et de ma violence la force de mon amour…
J’accomplis le sage quand il se tait.

Savoir profiter de ce que l’on a dans l’immédiat,
car…on n’a que ça.

Ho Beautés carnées-incarnées.
Volumes délicats jusqu’à l’agressivité,
pleins pour se vider – quelles frontières !

Ainsi donc la solitude jusqu’au fond des os,
et le mensonge d’un avenir meilleur
en mirage récurrent
enjolivant jusqu’à finalement les souiller
les méandres de mon encéphale…
Trois petits points pour ponctuer une tragédie.
Trois grains de poivre à épicer une misère.
Ainsi donc ma vie n’aura été qu’une marche vaguement têtue,
sinon entêtée, sur des voies asphaltées stériles d’être vierges,
vierges d’être inutiles, inutiles d’illusions.
Quant aux illusions, elles sont ces fruits
dont on découvre qu’ils sont répugnants une fois qu’on s’en est gavé :
les hypocrisies sociales.

Merci aux gens qui nous ont précédés –
et sans autrui on peut peu.

Plus tu portes l’Amour, plus traînes la haine ?

Des mots qui bloquent et qui débloquent.
Images sages et mirages.
Aller c’est vivre, à laisser ivre.
Placer à ne pas frimer,
soustraire à ne pas gonfler,
hauts les jours, ô l’ennui.
En nuit ? Non pas.

Je m’en veux trop de ce Monde.
Je réussis à faire de mes frustrations un trésor.
De mes manques je déborde de fertilité étrange.
Je fais de mon mal votre bien.
Farceur !

Qui se sanctuarise se piège.

S’occuper de l’inutile c’est nuire à l’utile.

Vengeance est le nom de ce qui me sape, de ce qui me tord, m’égare et m’encombre.
Vengeance c’est la rage à l’affût, la violence prête à bondir.
Vengeance fait mentir mon amour,
vengeance corrode mon admiration,
vengeance aspire à mes refus
vengeance est la facture que je réponds aux dons de la vie.
Vengeance est la folle rumeur qui monte de l’abime de ma solitude
vengeance est mon inadmissible injustice
vengeance est un réflexe que je me désapprends.

La Sagesse ? C’est l’Art d’Aimer.
Vivre ? C’est continuer.

Que sais-tu du réel, sinon que tu en es un coeur,
des yeux, des oreilles : un lieu sensible ?

Ainsi donc me surgissent à la gueule mes vanité et prétention :
tous ces sucs d’orgueil.

Qui se crispe opprime la Réalité –
qui opprime la Réalité se crispe.

RIRE EST TOUJOURS JEUNE.

Enchaîné mais l’esprit libéré
on est plus libre que sans chaîne mais l’esprit aliéné.

Simplement : les Espaces, les Mouvements
et à l’intersection : le Corps de Sensations.

Cette grondante Vengeance
qui m’incite à faire de toi un objet :
Mon objet – de plaisirs.

Parfois, la Vie, le Plaisir, la Beauté, le Bonheur,
ne survivent que si…on les épargne.

Qui se bat contre des idées se bat en fait contre soi-même.

La Vérité c’est le Plaisir.
L’Existence est glorification du Plaisir.
La douleur c’est l’erreur, l’anomalie.

Ta Liberté, finalement, c’est :
de quoi t’occupes-tu par choix ?

J’ai couru des mirages
en les croyant miens.
J’ai voulu récupérer
ce qui s’enfuyait.
Je veux vivre ce qui meurt.
J’imagine libérer ma colère
au nom de ma paix.
Tout m’a toujours fui
sinon ce qui ne m’importe –
jusqu’à ce qui m’emporte.

Le plaisir gonfle ses formes
partout dans les années d’odeurs
jusqu’à celles de sécheresse.
A rire s’emporte et s’allonge
tout ce qui se trouve, et au-delà
nulle résignation : de l’encore.
Tout est affaire d’autre chose que la colère.
Je vous laisse à vos peurs,
je vomis les miennes,
à cracher chimères et dissoudre
blafardes obsessions.

Plus on est crispé, plus on est accessible…

Que cherches-tu monstre discret ?
Pourquoi te cacher fauve secret ?
Le danger bien trop près
te réveille déjà prêt ?

Atteins-je avec rage les limites bienséantes ?
J’ai la colère pour deuxième sang
la vengeance en troisième main.

Comment brûler le feu vilain ?
Cesser tout contrôle : se devenir.

Nier quelque chose c’est l’enfouir en soi, s’en pénétrer.

Ha Patrick, mon plus vieil ami,
éternels ados que nous sommes…
nous serons pourris avant d’être mûrs !

On chante ses louanges,
on danse ses sagesses
mais c’est toujours le désordre
qui nous libère et nous emmène
plus loin et mieux
jusqu’au maintenant de joie facile.

Les mots me suivaient,
un peu farceurs, un peu taquins,
parfois glissants pour aider à se rétablir.
L’idiotie me prenait des airs d’issue confort,
puis je reprenais mes extrêmes :
une prise en trop, un pas d’excès.
J’ai bien compris le théâtre du vocabulaire
mais j’essaie encore d’établir un dictionnaire.
Ainsi donc Aise et Malaise sont l’identité de ma Présence.

Si on ne se cache pas, faire en sorte de n’avoir rien à cacher.

Moi ? Soi ?…Que devenez-vous, ô Mouvements ?…
Réponses merveilleuses.

Je suis une émission : un départ,
toujours pris de court,
puis un passage, continuel,
dont l’aboutissement ne dure.
Le définitif je ne le connaîtrai pas.

L’égarement et le gaspillage
c’est quand je n’accomplis pas mon Aise,
quand je boude mon plaisir de vivre,
quand je rate mon confort d’identité.

D’une certaine façon, le Monde est la plus subtile des cruautés.
De l’horreur nous sommes le rachat; de la beauté le crachat.
Nos vies pardonnent-elles ?
Nous dévisageons l’impossible,
identifions les possibles.
Nous voici : discernements.

Se cacher c’est vivre moins.

Cruciale différence :
le perfectionniste se bat dans sa tête,
contre lui-même,
tandis que le consciencieux compose et oeuvre avec le Monde concret.

Plus tu es conscient, plus tu éveilles le Monde.
Mieux tu es conscient mieux tu éveilles le Monde.

Je ne veux pas être sage par peur et soumission, mais par Amour et Liberté.

Je veux juste aller tranquille,
danser peut-être dans ce que formule ma volonté,
esquissent mes désirs,
gravent nos percussions entre Monde et moi.
Comment dissoudre mes collets psychiques dans lesquels je me piège ?
Ne plus être proie du désagréable ? Irréaliste rêve.
Tout est là, dont une partie nous plait et une autre non.
Aise de ci, malaise de çà.
Le début approprié : ne pas se gaspiller.
Moindre effort, puis l’utile,
donc l’orientation et la vitesse adéquates.
Aller –

La vraie sagesse n’est pas sage :
elle s’assagit quand indispensable.

Plaisir et Amour me manquent
et leur manque affadit la beauté et tout contact.
Leur absence crée un vide au coeur de mes réalités.
L’absence de plaisir et d’amour m’assêche d’une soif destructrice,
leur néant instille la rage sourde,
le crime veilleur, l’horreur rôdeuse.
Prêt ? Prêt à quoi sinon à une vilainie ?…
Non. Même cela c’est faux.
Je veux juste que le Monde et moi soyons aises.

Ne pas oublier, ou négliger, de s’aimer soi-même.
Quel qu’il soit, ton commencement c’est toi.

Puisque tout change continuellement, il n’y a pas de Voie.
Il n’y a que la rencontre des mouvements et des espaces : Soi.

Tant que tu veux un ennemi, tu es ton ennemi.
Tant que tu te crispes tu es crispation.
Ta première prison et ton pire geôlier c’est toi.
Libérer ses mouvements.

Les dangers que tu imagines, tu commences à les créer.

Ce n’est pas tant être fayot le problème,
c’est être hypocrite.

Toute pensée est crispation.
Penser crispe.

Ce n’est pas parce que tu souffres que tu dois faire souffrir.
La souffrance ne te donne aucun droit de faire souffrir.

Le piège de l’esprit c’est la crispation.

Ne pouvant adorer tes vulnérabilités
comme je l’eus voulu
j’en ai frôlé le danger
jusqu’à un miracle autre.
Inaccessibles bonheurs en miettes de plaisir
j’ai trouvé la sublimation : transcender.

Peut-être que l’Univers t’accepte en lui d’autant que tu l’acceptes en toi…

Connaissance n’est pas réalité mais RAPPORTS à la réalité.

Trop de griffes dans mes mains ?
Trop de crocs dans mon coeur ?
Trop de dards dans mes yeux ?

En vrai : c’est ta vie alors te fais pas trop chier.

La colère rigidifie.
Libérer le bénéfique.

Au 16 489ème jour de mon agglomération élémentaire,
je suspend mon nez au-dessus de quelques gouttes de mescal.
Un « minéral » au fumé discret, par derrière, en rideau distant.
Le mescal n’est pas eau de feu, mais jus de cendre :
la fin du feu.
Après tout que redoute-t-on de nos frissons apeurés ?
Ainsi donc la douleur devrait nous finir ?
Souffrir nous terminer ?
Non certes, l’existant est victoire.

J’ai vu le garrot de la croyance,
destiné à bloquer l’hémorragique angoisse,
étrangler en fait le soi.
J’ai entendu l’épaisseur du croire,
mécaniser ce qui aurait pu vivre.
J’ai discerné des prisonniers psychiques
ne s’ouvrir que pour tenter de capturer.
En tout cela je n’ai vu que la peur somnambule
voulant inoculer ses cauchemars aux éveillés qui l’éblouissaient.
Et j’ai perçu que la méchanceté est une erreur trop orgueilleuse.

L’Aise prouve l’adéquation.
Le Plaisir confirme l’épanouissement.
L’Amour optimise.
Tout n’est pas exprimable
et c’est heureux.

Chevaucher le Fauve, plutôt que l’enfermer ou nier son existence.
Chevaucher le Fauve.

La bride doit être plus petite que le cheval…

S’il y a un diable, autant l’affronter;
s’il y a une divinité autant la rencontrer.

45 ans. De la patine mais pas encore d’usure.

Il y a toujours de la crasse sur les bottes…

Vivre son meilleur et composer avec ce qui advient.

Nathalie…j’ai souvenir de ta voix
charbonneuse de gourmandise
une voix basse et sombre
d’une suie de jouir.
Le noir et tes seins
où le crabe avait mordu.
Et nous marchions
entre deux horaires, entre deux portes
et tu craignais le retard
– louper ta mort ?
A qui je parle ?
A du papier, à des traces
des impacts enfouis dans des glaires ?
Ca se dissipe, n’est-ce pas ?…

Et les peurs se vomissent
jusqu’aux dénis qui se moisissent
la charogne en point de mire
tout le lisse qu’on admire.

Le DECALAGE.
Diminuer le Décalage.

Nos sociétés humaines
ne sont pas mystères.
Consommateurs – jusqu’aux prédateurs.
De coeurs comme de corps
de bouffes comme de touffes.
Gênant que l’amour frustré soit si prompt à bondir
sur l’amour vulnérable.
La fragilité agace la violence.
Mon défaut : me gaspiller.

Parvenu à ce stade, je m’étonne.
Je perçois davantage de la part des humains :
des voix comme autant d’étreintes
plus ou moins ferventes, plus ou moins bienveillantes,
mais jamais amènes – ou si peu.
Le brouhaha moins confus
se révèle surtout en mesquineries,
jalousies et venimeuses étroitesses.
D’inutiles agressivités encombrent
et entachent les merveilles d’espaces
que nous pourrions consacrer exclusivement à la paix,
à la douceur, à la bienveillance, à la joie, à la compassion –
à l’amélioration.
Je m’étonne : tant de médiocrité…
Moi aussi je suis médiocre,
mais au moins essayé-je de n’en point éclabousser sciemment autrui.

Etre hyper-sensitif, voire hyper-sensible ne consiste pas à
en…hyper-souffrir.

Toujours se souvenir que : TOUT PEUT ETRE UTILE.

Deux absolus cohabitent en nous :
l’amour et la destruction.
Et les deux sont fascinés et désirent la Beauté et le Magnifique.

NE PAS DEVENIR CE QU’ON REPROUVE.

Tes intriguantes caresses
tes évidences secrètes
face à tout sauf moi
d’accord pour ce bonheur
je ne contrarie plus ta croissance
je retourne aux célestes voyages
et aux chantiers d’extases.

EXPERIENCE…

Sots orgueilleux que nous sommes.
C’est la frustration qui anime notre si terne amour-propre.

Demain l’été –
jusqu’aux bords infimes apparaître
par les bouts ultimes disparaître.
Je suis l’heureuse affirmation
ce que l’amour n’a pas
ce que la haine n’est pas
sans rejet, rancoeur, ni mépris
j’avance une option de différences :
le plaisir pour solutions renouvelées.

C’est AVEC les Réalités qu’on peut,
si nécessaire, améliorer les Réalités –
dont soi.

P1070226

 

Je nettoie.
En clarté tout s’apaise.

Un soleil qui accroche ses étincelles à toutes les formes,
qui excite les pulpes et rend les galbes chatoyants.
Les horizons ondulent, les végétaux stridulent d’insectes.

Le champ de mon esprit farceur, espiègle,
aimant s’inquiéter pour se donner sens,
pour se poser héros, se jouer justicier,
se trouver important,
prend prétexte des défiances, des offenses, des défenses,
de tout, pour s’animer en prétentions
pouvant alimenter son aigre goût pour le danger.

Comme si vivre ne suffisait !
Comme si mourir ne suffisait.

Tous et toutes là, dans ce maëlstrom complet,
curieusement lent aux glissements foudroyants.
On vient après et on chevauche dans le retrait,
pourtant sur la frange.
Les plaisirs pour saveurs à tout ce sable,
et toutes ces pluies souveraines.
Souveraines les porteuses de grâces qu’on nomme femelles.
Les onctuosités en personnes.

La sublime émergence de la vie se nomme chair
et elle signe : Femmes.

Vivant je ne me cache pas. Vivre n’est guerre.

Qui prétend savoir obstrue le Monde;
qui ne sait pas le révèle.

Si mon monde veut me coincer et s’il y parvient,
je refuse qu’il me trouve haineux.

Tout c’est trop.
Preuve en est : la haine n’a pas de limite alors que l’amour si.

Salutations.

La poésie de sentinelle.

Des bulles d’excès en moi,
du ciment dans la poitrine,
un marais fébrile autour du coeur
des sables mouvants là où s’affaissent mes idées.
Je n’arrive pas à me vomir, ni à m’éjaculer,
ni à retrouver mes émissaires émerveillés,
mes lumières dans les mystères.
Oui je ne connais rien de plus beau que la jeunesse :
sa luxuriance, ses débordements somptueux et pleins,
ses états sans retraits, ses combles, et ses odeurs…les respirations du plaisir.

J’aurais des mains pour toutes ces faces,
des doigts aux surfaces,
des entrées gratuites, des sorties fécondes.

Maintenant j’écris mes plaisirs.
C’est « j’ai » qui décide.
Inutiles tourments graphiés.
Je n’ai de savoirs qu’étreintes,
de limites que cicatricielles ou émues,
respectueuses – en-deçà.

J’écris inutile mais cela plaira peut-être.

Des arbres tant vus, le long des voies.
Des graffitis, des apostrophes, et je croise les jambes.

Ma chemise sent hier. Pas douché, pas nettoyé d’avant.
Une bise tendre sur une joue d’adolescence, féminine à s’en évanouir.
Colline, nommée par sa mère. Une sorte d’amie.

La gare j’y arrive. Le temps d’écrire déjà je me lève.

La poésie de sentinelle…

Esprit ? Il n’y a pas de guerre,
il n’y a qu’une maladie, dont les symptômes sont la colère et l’égoïsme,
et la cause : la peur.

Seules les pressions du Monde peuvent révéler ce qui se cache en moi.

Est-ce de se savoir mortel que mon esprit, insensiblement, cherche la mort ?
De condamné il traque le crime ?
Mes regards sur le Monde accouchent les visages de mes intérieurs.

Tant que tu ne regardes pas vraiment le Monde tu t’en caches.

Ô Monde, toi et moi sommes donc les deux hémisphères d’une même conscience ?

Le plaisir est honnête.
Vivre c’est s’épanouir
en compagnie même de la mort.

Espaces, Mouvements, Plaisirs, Amours.

Je savoure ce que je vis et cela devient encore plus savoureux.
L’existence est moins mystérieuse que ses Plaisirs…

Pff ! C’est absurde, Nathalie !…
Tu es morte, et moi je continue…
Te voilà morte !…
Nous ne parlerons plus.
Nous ne nous promènerons plus.
Tu ne te méprendras plus sur moi.
Je ne te provoquerai plus.
C’est fini. Tout est fini : NOUS est fini.

Tous et toutes éperdus et effrénés
dans cette course à la défaite.
Plaisirs. Plaisirs !

Voici qu’il ne reste plus que charogne et pestilence à venir,
de ce qui fut notre compagnie !
Et pour qui écris-je ?
Quand bien même cela serait pour la gloire – aucun intérêt.
Et je m’en voudrais de faire fortune de ton cadavre Nathalie.
Quelques personnes pleurent, vont pleurer, effarées :
stupéfaites de cet enlèvement.
Notre vie c’est ce dont d’autres diront pour nous : « c’est fini ».
C’est fini Nathalie. Tu es finie.
J’appréciais ta présence : forte, chaude, vive, impétueuse parfois;
si suffisante certaines fois – semblable à moi, somme toute.
Un cadavre de plus ça ne fait pas de différence;
ça n’est même pas un vivant de moins,
vu toutes les naissances qui ont eu lieu depuis ton trépas.
Et toutes ces éjaculations lancées, élancées, balancées.

Je déverse tout Nathalie.
Tu t’es bien faite enculer, Nathalie !
Tu t’es bien faite démonter !
Et tu ne détestais pas
que cela se fît avec quelques grossièretés émises à propos,
quelques injures à résonner au fond de tes entrailles gourmandes.
Echapper à un cancer de la mamelle pour crever d’un asthme opiniâtre !…Raté ?

Ma colère est peut-être mon meilleur hommage,
mon plus vrai…je ne sais pas.

Je ne verrai plus tes décolletés mignons par dessus une table de cantine.
Tu ne me feras plus remarquer avoir changé de chaussures
pour qu’on puisse aller se promener.
Tu n’éviteras plus scrupuleusement les gros pavés –
tes chevilles n’en ont plus rien à faire.

Sinon de ne t’avoir dit « au revoir » – ! – sans regret, Nathalie.

Vincennes refleurira,
les écureuils sont rapides et tu es tranquille.
Merci NataK

Je marche…sans savoir quoi. Ce soir…

On ne peut mieux découvrir ses forces qu’à partir de ses faiblesses…

Pour comprendre les hommes, partez du « oui » et envisagez le « non ».
Pour comprendre les femmes, partez du « non » et tentez le « oui ».

Cette étrange course que personne n’aime gagner et que tous remportent : la mort.

Ha ! On s’en raconte des choses !…
On s’en donne des beaux rôles…

Les sagesses, les diététiques, les plantes,
les religions, les croyances, les morales, les lois, les philosophies…
on est sa propre vérité.
Je suis ma vérité.
Une fois vraiment lucide, je suis ma vérité.
Ma vérité ? Pas même ! Pour moi je seul sais.

Le Monde peut m’étreindre parce qu’il veut que je l’embrasse et non que je l’étrangle.

Vivre totalement c’est exister et disparaître aussi pleinement que simultanément.

Les larmes ne lavent rien.

Exister c’est RESISTER.

Un très bon moyen de diminuer le nombre des obstacles est de ne s’en point créer.

Ne pas être trop exigeant avec soi-même; la vie s’en charge.

La vérité c’est : MAINTENANT.

Savoir se donner au Monde.
Si on ne fait que prendre on finit par empiéter sur autrui.

Coins et recoins, de l’esprit, du coeur
où s’embusquent les sournoises haines,
plus poisseuses que pétrole sur un littoral.
La peur, arachnéenne menace,
qui fait de notre esprit sa toile
et tisse son cocon autour de nos plaisirs.
La peur, cette étrangère à la main froide
et au regard de flammes.
La peur, graine de faiblesse plantée au fond des entrailles.
La peur qui nous vomit quand on devrait s’avaler.
La peur qui seule mine l’espace entre soi et le Monde.
La peur est le corps de notre soumission,
de notre résignation, de notre fuite.
La peur est notre mort, notre douleur, notre négation.
La peur nous vole.

Pas de peur ? Pas de peur.

La peur est notre mort,
mais si on la vit, si on décide de la vivre, de la rencontrer…
elle se dissout.

Pas de sagesse.
Folie prétentieuse, et stupidité apeurée…
Possibles et impossibles,
plaisirs et déplaisirs
désirs et aversions, volontés et abandons.
Amours et destructions.
Vies et Morts.

Ta peur c’est ta mort.

Je suis contacts.

Je ne sais pas – je cherche respectueusement.

J’essaie de préserver l’Aise.

Espaces et Mouvements…
Où me sens-je davantage ? Voilà qui est important.
Tu es d’autant plus accessible à autrui que tu es crispé, figé…

Si j’aime la mort ?
D’une certaine façon…oui.
Me méfie de l’éternité…
Y’a un bouton « stop » ? Je prends.

De même que le pain rassis peut-être un délice pour l’affamé,
de même la haine peut-elle paraître suave au frustré d’amour.
Et qui se nourrit de haine croît en méchanceté.

On s’encombre de ce qu’on refoule.

Ma haine c’est mon amour interdit…

J’ai vu mais tû
ces êtres apeurés
raccrochés par toutes les dents
de leur épouvante au soupir
de l’espoir.
Touchant autant qu’agaçant.
Eperdus du virtuel
cramponnés à l’hypothétique
à en mépriser le réel concret
l’esprit abîmé dans les méandres
de leurs archaïques prédécesseurs,
égaré dans un rigorisme simpliste
aussi fatal que servile.

Ne pas confondre protéger et piéger.

Qui s’appuie sur la haine s’y enfonce.

Qui prend la haine pour repère s’y enferme.

La lumière ce matin est légère comme timide. Elle effleure.
Je me réveille avec une idée, presqu’une impression,
de perte, de disparition, d’absence.

Comme toute rivière, on ne s’immerge jamais deux fois dans le même métro.

Nier la haine fragilise l’amour.
Nier la peur inquiète le courage.
Nier la mort empoisonne la vie.

Comment faire ? FAIRE.
Comment s’améliorer ? S’AMELIORER.
Comment ne pas mentir ? Ne pas mentir.
Comment être gentil ? Etre gentil.
Comment faire pour aimer ? AIMER.

Et l’on avance,
chaoteux ou chaotiques,
cosmiques ou comiques,
trahis ou tragiques,
fourbes et flous,
fous et fous.
Des tuyaux gastriques,
des vésicules capricieuses,
des glandes facétieuses…
La vie serre nos viscères,
l’avis sert, nos vices errent.
Je veux de nouveau m’amuser.
Première chose à faire ? A soi, à autrui, à tout ?…
PARDONNER. Aimer et pardonner.
Puis rectifier, si nécessaire.

Je n’ai pas de parti, sinon l’équité.
Pas de religion sinon vivre.
Pas de divinité sinon la Réalité
Pas de vérité sinon moi
Pas de sagesse sinon le plaisir
Pas de trésor sinon l’amour
Pas d’amour sinon l’Existence
Pas de limite sinon la Liberté.

Chances. Chances sont les noms de ces facilités qui embellissent et réjouissent ma vie. Chances sont les parcelles de contacts dont nos trajectoires étincellent parfois.
Chance est ce corps exempt de plaintes.
Chances sont les plaisirs, trajets si féconds.
Chance est ton nom, ô Monde aux radiances de bonheurs.

Ta peur d’une ou plusieurs divinités, c’est ta peur de vivre.

Des limites qu’on s’impose ou accepte, tout n’est que peur et orgueil.

Je continue d’attendre ce qui ne viendra sinon la Fin – MA Fin.
Chaque fibre, ma peau, ma viande,
la moindre de mes cellules est gorgée du plaisir d’exister :
de cette rencontre déchirante entre ici et ailleurs,
entre moi et autre – autre à soi.
L’effort est mon mensonge.

J’ai gagné l’Eperdu :
je ne te gâcherai plus ô mon Amour.
Vivre de nous, vivons –
je t’admire. Nous explosons, Monde,
oui, oui oui et encore
OUI.

Je te perçois la force frèle d’une herbe haute,
je tremble de ta fragilité,
mes frissons sont tes ondulations.
Tes beautés me débordent.
Sans couleurs, cent couleurs.

Je suis au bout du monde :
où mon encéphale bouscule des vides,
des absences, des riens;
où je perturbe mes chaos.

Je me bats avec des débris d’hypocrisie,
je me refuse des soulagements évanescents.
L’absence de limites me draine vers des revers obtus.
J’en glisserais à piéger de haine les jubilations d’amour,
à souffrir les dermes délicieux.

La solitude se jette au Monde,
en papillon sur la seule flamme des ténèbres,
le seul lieu de la nuit.

Je tends d’un meurtre pour cette mort,
un crime pour aboutir.
L’amour n’est pas complet ?
Dévore, mon envie, dévore.

Complétude, plénitude, satiété :
à se vider. Manquer, rater,
aspirer : à s’enfouir, pourvu qu’on goutte,
qu’on lèche, qu’on râpe son sort sur l’entourage.

Je déteste ce qui interdit les plaisirs,
ce qui mutile les beautés,
ce qui dérobe les bonheurs.

Délicieux Monde. Magnifique Monde.
Monde de Plaisirs. Monde de Joies.
Monde de Beautés. Monde de Bonheurs.
Monde de Libertés. Célébrer ce Monde.
Avant tout, célébrer ces Merveilles.

Ô Monde, mon unique amazone,
walkyrie de mes vérités.

Aimer soutient.

Le plus sûr moyen de progresser est de partir de rien…

J’avance. N’est-ce pas ?
Ma colère est le pire jus de mon esprit :
elle imprègne ce qui de moi se frotte aux parois du Monde.
Je file. Je vais changer ailleurs.
Volontiers un train de nuit, bientôt.

Parfois une émergence : volonté de crime
pour ne plus tergiverser. N’est-ce pas !

Des heures de lumières…des minutes de nuits.

J’aime trop le courage pour m’en prévaloir sur des actions qui n’en sont pas.

Et l’on s’écoule,
sans heurts nous faudrait-il,
et pourtant des chahuts, des chaos –
oh les K.O, et on se relève.
Toujours rivières, petites fontaines, autres puits.
On s’accorde, on désaccorde, on s’engouffre.
J’ai maintenant.
Je suis pendant.
Placer des mots ou emplir des sons ?
J’aime.
Flamme.
Tout de vêtir, tout de remparts, tout de cercles.

Ô toi, tu cesses donc d’étrangler ?…

Mon coeur…
Je suis ces battements qui articulent ici et plus loin,
maintenant et au-delà.
D’entrées à sorties, m’emplir et vider,
d’à fond je vais.
Tout m’imprègne et j’emprunte le Monde.

Les humains et leur orgueil…
Plus ils se dilatent…plus ils sont creux.

Je voudrais être au creux de toutes tes fentes,
olfactif et tactile, tendu et distendu,
admiratif et recueilli : témoin de tes chairs.

J’ai une mâchoire, quelque part au fond de moi; acérée d’embusquée.
Serres et crocs agacent mon coeur,
je me bats contre ce qui se débat :
un autre, un peut-être, un parfois.
Le furtif, le sournois, le rôdeur…
Grincent certains rouages – roués.
Tintinabullent…les chaînes – les barbelés.

Les beautés qui me narguent
de ne jamais coïncider.
Pauvre petit médiocre de moi
dont l’outrecuidance seule est grande.

Je n’ai rien d’innocent – n’est-ce pas ?
Je n’ai rien de coupable ?
Qu’est-ce qu’une erreur ?
Un plaisir loupé ?
Je dépose volontiers mes livrées de chair
chez le tailleur pour dames
– mais rien n’y fait.

Je suis encore trop lâche.
Pas le courage de bien vomir
mes aversions.
Ma mort sera égoïste n’est-ce pas ?
Pourtant je m’encombre encore – d’autrui.
Evident : altruisme et humanisme sont les seuls progrès.

Après les absences et les néants
c’est d’interdits qe se renfrogne mon Amour.
Au péril de moi – rien d’autre ! –
je vais aux Rencontres des Réalités.
De tous mes instants, mais pas tous mes lieux.

Je suis juste une expérience et ma vie est un protocole ?

Pourquoi ça ne me dérange pas forcément de mourir ?
Parce que je n’ai rien à perdre.
Pourquoi n’ai-je rien à perdre ?
Parce que je ne suis pas amoureux.

Les scientifiques ont cette qualité magnifique :
ce qu’ils ne savent pas ils ne l’affirment pas,
et ce qu’ils savent ils le prouvent.

On se soumet à ce pour quoi on se crispe…

Vivre ? La plénitude d’adorer ses manques.

Les abords…
l’orgueil en bandoulière.
Des échos, frémissements.
Ce corps hanté promène, promène.
Des tensions, tendances, poussées.
Pas de perfection, pas d’absolu
pourtant je m’agrippe à des envies d’abouti.

Je n’arrive nulle part.
Tout au plus des étapes
je ne prétendrai pas jalons.
Je sursois à ma haine
mais suis en sursis avant sa morsure.

Des vieilles lunes, des vieilles lubies,
des vieux rites, des vieux rituels,
des vieilles croyances, des vieilles habitudes,
des vieux mythes, des vieilles conjurations,
des vieilles superstitions. Des poussières cérébrales,
cendres synaptiques, chimères gliales.

Le mal c’est l’excès.

La prochaine sagesse devra être drôle.
Nous en avons fait le tour des austérités pontifiantes,
des suffisances ascétiques;
ou tout au moins, nous en avons assez,
et nous connaissons leur charge de pénibilité inquiète,
et leurs effets morbides.
La prochaine sagesse devra être drôle,
car toute sagesse qui n’est pas drôle n’est au fond que mortification.

Je traîne ma misérable solitude, de place en place.
Les fantasmes ouverts de l’enfance
ne rêvent ni ne jouent plus
dans la cour de mon crâne.
Le bonheur c’est d’être ensemble.
Le reste c’est, au mieux, un peu de paix,
vague et sursitaire.
Il semble peu probable que je trouve
la chair replète, alanguie et offerte.
Les routes, toutes les routes
– des chemins aux autoroutes –
ont ce charme des mystères transitoires;
transitifs, où l’on fouille, transis,
les sillons des possibles.

Tu as mangé une prune mauvaise alors tu arrêtes les prunes ?…

Ma religion ? Le Monde.
Ma prière ? L’Amour.
Mon rite ? La Gentillesse.
Ma profession de foi ? L’Honnêteté.
Mon temple : la Planète.

Bonheur quand l’humain collabore avec la nature…

L’odeur des pins en été…C’est la transpiration du bonheur.

L’esprit cherche mais le corps sait.

Le bonheur n’a pas de nom.
C’est pour ça qu’on a beau l’appeler il ne vient pas;
et quand il est là on ne sait comment le retenir.
Sauvage ? Oui, comme le bonheur.

Ce qu’on ne libère pas nous capture.

En vérité, ma haine est mon gardien,
mon policier, et mon soldat :
la pointe de mon Amour…

Commencer par rire de soi.

Là où traînent tes sens rôdent tes désirs,
louvoient tes colères.
Savoir ce qu’on veut
c’est avant tout savoir ce qu’on ne veut pas.

Quelles sont ces pointes, ces reptations saillantes,
ces sourds échos sans couleur ni température précises…?
De la haine, de la vindicte, savez-vous ?
Oui ? De la frime !
Grotesque.

Si tu ne fais que prendre, tu deviens trop, énorme,
incommode et tu accapares;
si tu ne fais que donner tu t’affaiblis,
tu indisposes et tu empiètes.

J’avais identifié cette brisure potentielle…
Non, jouer l’horreur rend sinistre même la lumière.
Je m’éblouis pourtant de ce Monde qui m’est ouïes et regards.
Empiéter, voilà le chemin du crime.
Le mal est toujours forcé.
Aspire à la prudence, j’expire avec précautions…

C’est la sensibilité qui est le véritable idiome du Monde.
Le corps pour bouche, la poitrine en oreilles.

Toujours cette vindicte qui me rôde, m’érode,
me hante et me ante à des idées méchantes.

Que tes désirs soient toi, plutôt que toi tes désirs.

Si tu ne laisses pas ton Espace exister,
l’Espace ne te laisse pas exister.

Elle a la force mystérieuse
des tisons qu’on ne peut éteindre.
Son sourire donne récompense
et sa discussion honore.

Commencer de la faiblesse, de la fragilité,
de la douceur, de la lenteur, de la délicatesse,
c’est se proposer le Monde.

Quel Espace es-tu
ô toi que l’on rencontre ?
Un noeud coulant
pour oreilles trainantes ?
Un oeil retors
pour offenses fielleuses ?
Y aura-t-il un écho
en tes recoins ?
Ou ensemble, enfin,
es-tu vivant ?

Te voudrais-tu vengeur stupide ?
L’arme d’une prolongation de crime ?

L’orgueil de la méchanceté,
sa poissarde séduction
te vautres-tu en elle ?
L’ombre est toujours venimeuse
si…tu produis le poison,
si tu sécrètes le vilain.
Si on rôde…ou maraude.

Tant que je ne ris pas de mon orgueil j’en suis sinistre.

J’ai du mal à regarder la magnifique fragilité
sans avoir des serres pour iris.

Ce pour quoi tu te crispes…te domine.

Quelle qu’en soit la cause, le Rire est la voix du Bonheur.

Des entrées, des sorties, mais un seul passage.

Extraire cette détestation putride
qui stagne quelque part dans mon esprit
guettant occasions pour cibles.

Qui cherche vraiment atteint une source.
Laquelle ? Soi.

Si tu ne fais que prendre tu voles,
si tu ne fais que donner tu te voles.

Ces malheureuses femmes, contraintes par des hommes,
forcées de cacher leurs cheveux ou tout leur visage,
ces femmes contraintes d’être en deuil d’elles-mêmes.

Toulouse ville heureuse,
où pas une rue qui ne recèle une belle femme.
Partout elles sont, vont et viennent,
aussi nombreuses qu’inattendues,
toutes nobles de beautés et rebondies de vie.
Toulouse la féminine.

Quand l’amour n’est pas évident son effort peut le devenir.

Aimer sans rire c’est comme le sexe sans plaisir !

C’est une chose de savoir se battre,
c’en est une autre de se battre.

La Liberté c’est Soi.

L’esprit s’impose par la peur.

Etre à chaque instant aussi humble que quand on va chez le dentiste…

A tous les malheurs que nous avons évités,
accaparés que nous étions par nos bonheurs.

Toute ma vie n’aura été qu’une errance entre deux vides :
de la naissance à la mort, de l’apparition à la disparition.

Devenir suffit; faire c’est mîmer le devenir.

Quand on ne vit qu’un peu on gaspille beaucoup.

Les trois plus grandes valeurs, selon moi :
la Gentillesse, le Courage, et l’Honnêteté.

Tous ces gens qui en proclamant « Dieu » ne font que nommer leur servilité.

Gare à l’amour quand la frustration le prend pour alibi.

La haine qui se couvre d’amour
peut être d’une suave et trompeuse sensation
pour la frustration.

Mieux vaut se donner les moyens de l’honnêteté.

Je veux vivre ma seule Efficace.

Servir, au lieu de seulement travailler.

La haine existe-t-elle,
ou n’y a-t-il que des formes différentes d’Amour ?…

Ma colère…
Ma sournoise, poisseuse, entêtante, entêtée, colère…
Ma rage tapie…

Quoi qu’il en soit ,
mieux vaut veiller à ne pas faire de la peur sa divinité.
De même, veiller à ne pas ériger ses valeurs en divinité.

Taquiner la perversité c’est déjà commencer à la commettre.

Chercher l’Utile, Atteindre l’Efficace.

La conscience est une capacité de structuration
des Réalités qui sont Espaces, Mouvements et Matières.

Si être éveillé ne te sert à rien, autant rester endormi.

Ce qui, le plus, rend les choses difficiles c’est de ne pas s’en occuper.

La Fleur du Jour et ses arômes Nouveaux de Surprises à Mystères.

Je ne suis le lige que de la Liberté, de la Dilection, de la Beauté et du Plaisir.

Je trimballe encore les spectres méchants sournois et pervers
sculptés par ma peureuse hypocrisie et mon prétentieux égoïsme,
dans les recoins vacants de mon encéphale.
En ces lieux obscurs et austères
j’ai entassé les crasses de mes tristesses,
le pus de mes désarrois et l’infection de mes dépits.
Je ne suis plus disciple, ni ne le serai.
Un disciple c’est un travesti de l’âme.
Et comme je doute même de l’âme…
Un disciple est un travesti de l’esprit, qui prend l’imposture pour identité :
une substitution.

La Réalité étant un flux, ce que tu en bloques s’accumule…

Il n’y a ni sagesse ni amour avec la peur
mais soumission et hypocrisie.

Ce coincement qui fait de mes yeux des nébuleuses :
l’envie de me venger…
Me venger de cette Réalité qui…ne m’a rien fait;
et j’en voudrais précisément un drame !…
Effronté de mon orgueil,
arrogante stupidité de ma suffisance égocentrée.

Cet instant,
où je fertilise mon présent avec les scories de mes passés,
ces échappées dont le seul caractère constant est la furtivité.
Je m’amuse encore.
Malgré mes chagrins, malgré mes orgueils –
malgré ces excès de tentatives,
mal placées ces ébauches,
mal abouties ces tensions.
Ho que me vaut de me tourmenter pour une volonté de moi ?
Une volonté, c’est un moi qui s’expulse en lui-même
pour tenter d’agripper le Monde qui est de-là, de-çà, au-delà.
Je vois bien à présent que je me trompe d’efforts,
m’égare dans mes méandres cérébraux.
Je repars de mon zéro.
Je ne fais plus d’efforts : je deviens.

Après tout, il s’agit, foi et amour, un peu du même type…d’idéal.

Je thème – sans version d’essai.

Je veux :
ME VIVRE PLENITUDE DE MON DEVENIR IMMEDIAT.

DSC01926

 

Ne pas vouloir dans sa tête, vouloir dans ses actes.

Les pensées en mâchoires poisseuses ne sont que torture
qu’on s’inflige pour concrétiser, formaliser, nos spectres :
spectre de la mort, spectre du mystère, spectre de l’inconnu,
spectre de nos soumissions,
spectre de nos remords, spectre de nos regrets,
spectre de nos culpabilités, spectre des punitions,
de sanctions, condamnations,
spectres de nos colères, spectres de nos déceptions,
spectres de nos chagrins,
spectres de nos peurs,
spectres de nos frustrations, spectres de nos désirs,
spectres de nos désarrois,
spectres de nos bonheurs, spectres de nos malheurs,
spectres de nos amours,
spectres de nos ignorances, spectres de nos savoirs,
spectres de…NOUS-MEMES.

A défaut de faire l’Amour, faire l’Humour.

Qu’il est étroit ton monde si tu t’empêches de vivre.
De même, qu’il est étroit le monde de l’égocentrique.

Etre quelqu’un c’est être en décalage par rapport au Monde.
Et même par rapport à soi.
Moi est un décalage.

Bienvenue à la Réalité.

Curieusement plus on s’obsède des règles
plus on tend à se rapprocher de leurs transgressions.

Je veux devenir PRIMESAUTIER.

NOUVEAU !

Certes je ne te hais pas,
mais…méfie-toi de mes sourires.

Transsudation séreuse vaginale ?

Mes légères interventions
empreintes de maladresse
me plongent dans une légère houle.
Un peu de n’importe quoi
aux écarts de mes errances.
Moins égaré et pourtant également moins trouvé.
Voici donc un moi dont je me bascule,
dans des ici et des maintenant.
Je chronique désormais.
Quelques traces de ce qui m’a soulevé.
Je joue des coudes au comptoir du réel.
J’ai enfin jeté bas les dernières farces d’un orgueil.
Mais rien de plus opiniâtre en mon sac que mon amour pour tout.
Que des gifles soient retours de mes tentatives griffues de caresses,
je ne trouve plus à y redire.
Poussons-nous donc ?
J’ai toujours l’écho hargneux de mes pitoyables colères
aussi pleutres qu’indues.
Foin du perverse. Foin du pervers.
La méchanceté même plus semelle.
Nous dialoguons ? Avec enthousiasme !
Je soigne mon haleine.
Propos comestibles, diététique émerveillée.
Je ne creuse plus, je jaillis bienveillant.

Le fait est que c’est avec la divinité,
que j’ai traquée pendant plus de 20 ans,
que j’avais à régler mes comptes.
Mais je n’en veux à rien ni personne.
Ma colère est aussi indue qu’inutile.
Et j’en ai fini des exutoires.
Bonjour Réalités. Avec un S, comme Splendeurs.

La fidélité ? C’est un délai…

Ô mon mal…Ma douleur…
A ressentir ou à commettre…
Ma colère, active ou réactive.
Réactive toujours.
Colère ? Mauvaise réponse.
Ainsi donc mon histoire ne sera pas un puéril fantasme
d’ignorant vaguement mégalomane et sûrement vaniteux…?
Ainsi donc je reste confiné dans les fragiles remparts de ma chair;
Ainsi donc mon lit sera toujours trop vaste.
Ainsi donc la mort sera ma seule rencontre totale…
là encore « égotée » : MA mort.
Parvenir à ne pas basculer dans l’aigreur,
ne pas m’enliser dans le dépit,
ne pas rebondir en acrimonie,
ne pas finir méchant sera donc ma seule victoire.
Bien encore dérisoire singularité.
Je fais le choix : la gentillesse, le plaisir, la joie.

Je ne veux plus ce vilain pittoresque
ces embuscades cérébrales
ces sables mouvants mentaux
ces étaux psychiques mûs d’orgueil.
Ma frime a monté ses murs
a cloisonné mes honnêtetés.
Je déteste toutes ces chimères haineuses
tous ces rejets préjugés, pré-condamnés
et pré-exécutés.
La haine, amour dévoyé…
je ne me vengerai pas,
de rien, du tout.
Briser ce mythe de moi, ces fantasmes sournois,
ces velours venimeux, ces nuages abyssaux.
Bien compris : je trébuche, c’est ce qui me fait avancer.
Sporadique, je claudique…
Pathétique ? Non.
Sardonique ? Non.
Tragique ? Non.
Magnifique ? Rire.
Maintenant je ne ramasse plus mes défauts,
ne ramène plus mes erreurs.
Mon absence de perfections pour miracle,
je prolonge.
Je t’aime, Monde.

Quant à la colère,
autant en faire mon carburant
mais non mon volant.

Tout c’est trop.

Les caresses détestées dans l’encéphale restent des caresses.
Détester c’est aimer à l’envers.
Cesser le crime, cette réplique à la mort.
On ne réplique pas à la mort, on vit !

Comment ne pas se prendre pour centre du Monde
quand le Monde nous place au centre de notre Monde ?

S’éveiller, donc se révéler, et ensuite se cacher,
c’est comme sortir d’une prison pour entrer dans une autre.

Je suis ce rateau de colère,
une lame rouillée à la suée bizarre.

La vie c’est la haine qui s’immisce dans l’amour.

Aussi mystérieux que profond et vaste :
le Plaisir de Vivre.

Le néant semble impossible,
serait ce que nous hurle l’Univers.
Et pourtant…
Mais l’herbe pousse, les étoiles se créent, sécrètent, secrètes…
Il y a plus de corps qui se redressent qu’il n’y en a qui se couchent.
Je me dissous de ce dont je me pénètre,
et je pénètre ce qui se dissout.
Plaisir est ton nom, farouche mystère.
Plaisir ourlé de douleur.
Le Plaisir illumine, et toute ombre douleur…
Pas de complaisance, ni d’hypocrisie :
les Plaisirs sont sagesses
qui se fraient leurs voies dans les blocs du Monde.
Le vrai Plaisir est la réponse du Monde aux pertinences de l’individu.

Tant que tu raisonnes en guerrier tout t’est combat…

Et tant que tu es orgueilleux tout peut t’offenser.
L’orgueilleux est sa propre offense.

Je me libère en Emerveillement.
Je m’abandonne à l’Admiration,
je me retrouve dans l’Extase
simple d’Exister.

Et la possibilité d’aimer ce qui est.

Je suis un métazoaire, et fier de l’être.

Je danse, d’un maladroit émerveillement,
foulant le volcan de ma colère,
émoussant les griffes de ma haine,
je danse parce que vivre danse –
le citoyen, ce sociopathe, marche, ou court.
Le vivant danse, car c’est l’imprévisible qui l’anime
et l’inconnu qui l’accueille.
Je danse.

J’y oeuvre. J’y…VIS.

Ces dégoûts préconçus, ces rejets établis.
Je m’égare d’inutile, je m’applique à des imaginations,
je concède à des chimères.
L’utile est pourtant toujours présent, et je recèle l’efficace.
Enfin, j’oriente mes sens vers les faits non vers des idées.
Faire d’une idée un départ, éventuellement,
mais pas un but, pas une destination.
Si on réalise que ce qu’on atteint n’est toujours qu’une idée,
alors c’est qu’on est égarés dans l’imaginaire.

Je suis triste de mon Fauve
que les hypocrites interdits enferment;
à le faire macérer jusqu’à un monstre inavouable.
Comment laisser vivre le Fauve que je suis ?
Cette part absolument enthousiaste, totalement libre ?
L’accompagner au lieu de le réfréner.
Car le Fauve n’est pas un monstre.
Le Monstre c’est l’affreuse métamorphose
que fait naître le bûcher des hypocrisies
et des jugements biaisés, des arguments spécieux.
Le Fauve est une Source et non un feu.

Tous les contempteurs (et les contemptrices) du plaisir sont des pervers.

Foin des audiences par en-dessous,
des influences sournoises,
des camisoles psychiques enfilées des uns aux autres.

Intérieur cru.

…TOUT –

Ô Délicates caresses du réel sur la peau de mon visage,
sur cette proue de mon vaisseau de chair.
Et ces jeunes qui jouent au foot sur une herbe gorgée de Printemps.
Ils assurent, les Humains !

On découvre le Monde à proportion de ce qu’on en veut.

Le Fauve et le Gardien.

Ce que tu crispes n’est pas toi,
ce qui te crispe n’est pas toi.
Le vrai toi est libres mouvements.

Tout ce que la peur occupe en toi,
c’est autant de moins que tu es.
Oui, la peur te vole toi.

La peur et l’orgueil sont les plus gros parasites que l’on porte en soi.

Danser sur l’évanescente limite,
la frontière diffuse,
la frange étrange entre moi et autre.

Vivre c’est occuper pleinement l’espace qu’on est,
sans s’y bousculer, sans s’y laisser bousculer,
et sans en bousculer autrui.

Avec tout individu, ce qui peut être difficile
c’est de trouver les bonnes questions;
pas d’y répondre.

Détester encombre et crispe.

Le bonheur de converser avec des gens intelligents :
qui font passer l’ouverture d’esprit et l’honnêteté
avant la dilatation de l’ego.

Pas de sagesse de l’esprit sans connaissance du corps.

Savoir c’est contenir…

Je suis, et le Monde est.
Je suis; c’est ma seule vérité,
alors je ne me cache pas : je suis.

J’existe; c’est ma seule vérité.

Je salue les fragiles beautés
bouleversé d’admiration
aux limites de la rage de frustrations.
Je salue les odeurs et les chaleurs
les venues, les grâces, les volutes capilaires.
Je salue ces bords, abords, tours et contours.
Salut à vous beautés éblouissantes,
beautés émouvantes, beautés bouleversantes.
Salut aux Mondes !

NE PAS FAIRE SEMBLANT.

Quelle est cette gueule infâme ?
Ce gouffre sous-jacent enfoui dans mes sombres opacités…
Ce chuchoti de danger, cette hargne diffuse…

Ô ces beautés qui jouent les laideurs,
ces sucres qui s’évacuent en acides.
Je préfère nettement cette puissance étonnante de la tendresse,
la solidité insondable de la gentillesse.

JOUIR DE SOI.

Emerveillements. Savourer les Sensations de Vivre.

Je n’autorise mes feux qu’à réconforter.
Sinon j’essaie d’être source potable
et brise stimulante.
Enfin, on me trouve terre dure,
mais fertile et solide.

Les réponses ? Le Monde.

De mes douleurs j’apprends l’humilité.

Je ne tue pas l’espoir, je me désillusionne.
Nuance.

Non, je ne veux plus me gorger de mots, me rengorger d’idées.
Je veux rencontrer la Réalité dans les étreintes de nos Présences.

Dès qu’il y a trouble des mouvements c’est qu’il y a problème, erreur.

Ni presser ni retenir : juste devenir.

La force d’une idée n’est autre que celle que tu lui confères.

Ce que tu ne vis pas de toi c’est autant que tu abandonnes au néant.

L’individu qui cherche avec persévérance devient expert traqueur;
or, quelle plus séduisante cible que…l’amour ?…

L’amour s’épanouit si on le libère
la haine s’accroit si on l’imite.

Le déni de la réalité est un des pires pièges…!

Il semble que quelque chose veuille vivre :
ce quelque chose qui existe.
Cela aussi est à prendre en compte.
Savoir laisser exister.

D’abord quelque chose existe.
Puis ce quelque chose se condense en…moi.
Et moi refuse de disparaître dans un abandon au grand tout.
Moi considère exister surtout par et dans la Résistance :
la différenciation d’avec le Tout;
car moi considère qu’il est inutile qu’une entité singulière existe
si c’est pour n’être qu’un lieu ponctuel d’un grand tout impersonnel et indifférent.
Les richesses, les valeurs, proviennent des singularités : des moi.

Cette extase venimeuse,
et cette plénitude dangereuse de la haine de ne pouvoir aimer :
de la méchanceté vengeresse et de l’admiration amoureuse.
L’appétit insatiable et la diète préférable.
Quand je me place au-delà de l’amour et en deçà de la haine,
c’est là que je me sens déchiré de plénitude.
Moi et mon histoire m’ont mené là :
entre l’amour et la haine;
mais je veux choisir uniquement l’amour.

Je te ressens comme un deuxième coeur.

Le Monde n’a d’autres murs que ceux qu’on érige,
d’autres frontières que celles qu’on décrète.

Le Monde m’existe mais je suis une existence du Monde.

Une fois l’alerte identifiée la peur ne sert à rien.

La soumission à quoi que ce soit, est une trahison de soi,
puisque soi est la seule chose dont l’individu puisse être certain.
Se soumettre c’est abandonner la Réalité.
Qui aime sa Réalité, s’aime, et donc…
ne se soumet à rien.

Qui se veut uniquement fort s’affaiblit.

Soi est une Présence, Moi est une Orientation.
Le plus important est l’Intention.

Ce qu’on repousse…nous repousse.

Conscience mal appropriée est égocentrisme.

Ma religion ? VIVRE.

Ô ma misérable tristesse,
tu es ma source de tout poison
tout venin, toute destruction.
C’est toi qui me sapes, toi qui m’ébranles.
C’est toi qui me mutes en colère.

Tristesse tu es la cause véritable de mon trouble.
Tristesse, tu es le sel de ma soif de vengeance !

Mépris et Vengeance sont les deux yeux de mon serpent de mer :
la part de haine entêtée qui me hante.

Rester fasciné par son pouvoir c’est déjà en abuser.

Ce n’est pas parce que tu es savant que tu n’es pas ignorant,
ni parce que tu es intelligent que tu n’es pas stupide.

En avant vers l’Inconnu et le Mystère,
avec Liberté, Amour, Honnêteté et Courage,
au lieu de se garer piteusement
pelotonnés dans une cage d’idées aux murs faits de mots.

Le vice des monothéismes
c’est de fabriquer un problème
pour pouvoir ensuite se prétendre solution.

Aimer libère, haïr opprime.

L’esprit est un prédateur :
avant tout il chasse et il tue ou cherche à dominer.

Ne pas se laisser manipuler par ce qu’on réprouve.

Je dévorais tes succulences
au lieu de surveiller mes atmosphères.

LA PEUR TE VOLE…TOI.

Croyant, moi ? Non, ça va : je suis adulte.
Pas croyant : chercheur.
Chercheur de quoi ? De consciences.

Se libérer des peurs :
elles ne sont que prisons d’idées,
aux murs de mots,
remplies par les échos de nos servilités.

Je n’accorde plus d’attention aux persiflages des pyromanes d’esprit.

Ô Réalité, Ô éblouissante et incisive Réalité,
Ô Univers innombrables dont nos corps sont la pulpe…
Ô Réalité – je t’admire.
Je t’admire comme tu le mérites :
libre, rebelle, sauvage et farouche,
comme la Beauté qui ne s’offre qu’à celles et ceux qui la subjuguent.

En vérité, moins je pense de façon théiste, mieux je dors…

La solidité furtive de l’instant
la force transitionnelle –
L’espace dans lequel j’évolue communique
– je suis réponses.

Les sources sont palpables mais insaisissables –
comme les fonds, comme les flux.

Que crains-tu, être de vides et de souffles ?
Des intrus, des lacets, des trappes ?
Qu’elle est belle la Liberté dont nul ne connaît les pas
et qu’aucun ne peut chausser.
Mouvements. Mouvements de jubilations.

L’identité est un Lieu Sensible Immédiat Evolutif.
Libres mouvements.

J’AIME.

Et je t’aime comme un vaccin !

En cessant de me tâcler
je marcherai plus stable.

Quand tu te mets le mal en limite tu risques fort d’aller vers le mal.

Nous sommes tous et toutes des variantes de l’Amour.

Ce n’est pas parce que l’esprit est en phase avec lui-même qu’il a forcément raison.
Mais comme on sait : il n’y a pas que la raison.

Religion ? Sevré.

Plus tu te crois ou veux puissant, plus tu te fais encombrant.

TOUT EST UTILE.

Ne pas faire de ses limites des faiblesses,
mais au contraire en faire des forces.
Et ne pas faire de ses forces des faiblesses.

Une fois qu’on a reconnu l’éventualité du pire…vivre le meilleur.

A présent je danse
tout en décalages –

Plusieurs fois diversités
des félicitations sont apparues.
Tant de félicités se sont fait jour
et l’on redécouvre qu’une jouissive part d’une limite s’amuse dans les débuts.

Des ignorances, des pouvoirs, des libérations,
comme vous êtes merveilleux, merveilleuses. Splendides.

Et je ne me menace plus de ma claque.

Je me donne, sac, outre, outrancier
je diffuse des options, des autres, des inconnus,
des impromptus.

Arrêter de boucler.
Si je prends tout – prétentieux –
tout me pèsera. Ha ha !

Se coincer comme un pet en emboûchures.
Jouer les embuscades de neurones
pour pisser sa frime
ni trop sage ni trop glauque –
n’est-ce pas, de vous à moi
ou autre chose.
Ca m’est suffisamment bien d’être moi.
Tiens je me joue acteur.

L A PURGE.
Je me vide de toute Présence INTRUSE :
Présences désagréables.

Au bout de moi-même :
là est mon véritable début –
le commencement de ma vérité.
Là il n’y a plus de confusion entre moi et autre.

Au bout de moi-même je me vis;
en deçà je me sous-vis.

La Liberté n’est pas son propre concept mais ses propres actes.

Détester ne produit rien de profitable.
Détester dégrade le Monde.
Par contre, aimer produit du profitable.
Aimer améliore le Monde.

On ne rattrape pas le présent, il devient.

Je suis comme tout le monde :
paumé, ébahi, stupéfait et ignorant;
mais je refuse de me fondre dans l’esprit de quelqu’un d’autre :
loi, morale, religion.

On ne peut s’appuyer que sur ce qui nous résiste.

TOUT PEUT ETRE UTILE.

Beauté Douceur Gentillesse
Planète Sol Boue Pluie
Insectes Ciel Champs Manger
Boire les rivières
Chemin disant mille ans
ô hauts héros, et ronds hérons
des opposés et des inverses
le vert le roge le jaune
Chanter danser bouger
Qu’est-ce qu’on aime ! On aime –
Voir tout ce bleu jouir toutes ces chairs
Magnifiques magnifiques, merveilleuses
Planètes aux étoiles
je chemine. Je vais – je tends.

Inspirer : se rencontrer;
expirer : exprimer.

Se pourrait-il…
que mes douceurs absentent les monstres
que mes joies soient des demeures
ques mes enthousiasmes consolident le Monde ?
Se pourrait-il que je sois le début de bonheurs ?

Je veille à vivre le RUDE AMOUR DE MA MINERALITE.

Se pourrait-il…
que mes douceurs absentent les monstres
que mes joies soient des demeures
ques mes enthousiasmes consolident le Monde ?
Se pourrait-il que je sois le début de bonheurs ?

C’est l’intention qui peut faire de l’erreur une faute.

Ho mes espaces, mes centres, mes extrêmités,
mes profondeurs et mes surfaces.
Ho mes volumes et mes hauteurs.
ESPACES et MOUVEMENTS
nous voici donc, pleins d’élans.
Je veux diffuser la Joie,
au-delà des aigreurs, des rictus, des ricanements.
Je lance mes volontés vers Heureux.
L’Aise est Choix.

J’ai l’impression que la puissance est comme le profit :
plus tu en as, mieux il vaut le redistribuer au Monde…

Il semblerait que : plus tu as de puissance, plus tu peux te passer de résister…

Tant que je ne suis pas malheureux, je suis heureux.

Ne pas confondre humilité et peur…

Améliorer, pas venger.

Quelles merveilles que les Amours.

Pas de résignation.
Pas de colère.
Pas de vengeance.
Et pas de complaisance pour le reste.

Pas d’amour pour moi donc…
Aucun de toute ma vie…
Je fais sans.
Dommage.
Je vis sans.

DSC02079

 

EBAUBI S’EBAUDIR.

Rien ne crée plus de défauts que se vouloir parfait.

C’est la fragilité qui m’a révélé l’Amour.
La faiblesse m’a enseigné la puissance.
Vraiment.

Parler de divinité ? C’est s’éloigner du sujet.
Quel sujet ? La Réalité.

Si tu ne perçois pas clairement le Monde
c’est que tu es trop orienté vers toi-même.

La liberté est une des plus rapides capacités de la conscience.

A la saint Modeste, lâcher du leste.

Ne pas faire du plaisir une douleur.

Je suis super bien rivé sur la ligne de départ
de la non-course dont je deviens de plus en plus perdant.

Je vais au bout de ma Présence
sans plus fuir mais rencontrer
– c’est cela : vivre.
Je communie si j’aime
sinon je laisse.

Commencer du Mystère.

Peur de dieu : manque de soi.

Humilité n’est pas humiliation.

La peur te vole toi.

Si tu n’es pas ton Unique Maître tu n’es qu’un pantin.

Dis-moi ce qui te manque et je te dirai ce qu’est ta divinité.

Dis-moi ce qui te manque, je te dirai ton idéal.

C’est aujourd’hui
aujourd’hui que je cesse
je cesse définitivement de fuir
mes monstres de mon espace
mes monstres, une part de moi.
Je me sens pressé ? Oppressé ?
Quelle est donc cette pression ?
Que suis-je, que deviens-je, que fais-je ?
Une culpabilité ? Un doute ?
Une émotion ? Un sentiment ?
Un désir ?
Un étau d’habitude.

Mon psychisme me coince
entre défaut et qualité
entre erreur et découverte.
Je vais au bout de moi
mon cerveau engourdi
de mauvaises habitudes.
La perfection est le piège
de soi à soi.
La peur fait qu’on se crée la peur de la peur –
qu’on sécrète la peur de la peur.
La douleur engendre la peur.
Puis la peur devient un délicieux supplice.

Eviter l’éréthisme…

Ensemble, ô Monde.

Je nous fais attention, chère planète.

Toujours plus, toujours mieux…
et finalement, jamais ce qu’on a.

…Aussi…Je suis tellement triste, aussi…

Ô ma méchanceté, ô ma colère,
ô ma colère acerbe, aigre et modulable.
Ô ma délectable mort aux accents de frissons.
C’est au bout du coeur que l’on se trouve enfin prêt.

Je suis en sevrage du tribunal psychique.

Tant que c’est la peur qui te fait agir bien, tu n’es pas sincère.

Ô Espace, corps des Libertés.
Vive…NOUS !
J’annihile mes poisons
et dispense mes bonheurs.
Dispenser nos Bonheurs.

Tu sors ton monstre ?
J’aurais tendance à considérer que tu as raison, mais il te reste à le ranger. A le manger ?

Avoir peur de ce que tu détestes c’est commencer de lui donner raison.

Je vis extase, je jouis existence.
Ô bonheur, dont la fragilité n’est pas le moindre délice.
Ô Plaisirs, doux chemins de vérités plaisantes.
Ma douceur jaillit, ma douceur émane.
Mes belles, mes grâces, mes adorations.
Tout ce qui vit vibre, fusionne,
s’adonne, merveilles s’exposent,
se posent, transposent.

Transparences, mon honnêteté pour identité
je me déploie vers le Monde, vers moi,
vers tout ce qui existe.
Je ne contourne plus mon coeur
et il ne s’étouffe plus.
Oui : quitte à mourir je meurs de vivre.
C’est bien de cela dont il s’agit.
Et quitte à vivre, je vis d’apparaître, de me révéler et d’exister.

Ce que tu caches, tu l’abandonnes à l’absence.

De toi, tout ce que tu ne libères pas te piège.
En rejetant tu t’exclues.

Que deviendra ma solitude si j’atteins un futur décrépi ?
Que me vaudra ce célibat qui m’accompagne de naissance ?
A quel trépas me mènera mon solliloque existentiel ?
Finir au fond d’un dispensaire africain ou indien,
au fond de quelque savane démunie…
Ou me répandre lentement dans une clinique grise ou plus sinistrement pastel…
Je ne sais !
Et ce qui m’importe c’est MAINTENANT,
où je commence enfin à voir clair
car mes sournoises attitudes mentales et physiques
s’effondrent une à une sous les boutoirs de mon honnêteté :
mon affection complète pour ce Monde et cette Réalité.

Non je ne danse plus au quadrige serré
des croyances serviles autant qu’aliénantes.
Je ne me cache plus dans l’ombre
de quelque mythe ou concept.
Je sais enfin que mon piège c’est moi,
et plus je suis lucide vis à vis du Monde plus je trouve réponses appropriées.
Je ne sais, ne suis pas certain, si le Monde me répond,
mais tout devient de plus en plus pertinent et approprié dans mon histoire,
dans mes vécus, dans mes expérimentés.
De fait, j’essaie de ne pas me gaspiller d’inutile ou mal approprié,
et essaie de faire exister ce qui me paraît préférable.

Je sais que la colère est piège.
J’essaie de ne plus y tomber.

Ma minéralité…
Je ne l’écoute pas assez.
Les pans minéraux de mon être,
ce Roc présent dans l’ombre de la pensée « bien-comme-il-faut ».
Cette part dure de moi,
impartialement…subjective,
honnête, sans molesse ni démagogie, ni hypocrite considération.
Cette colonne marmoréenne en moi,
qui observe le Monde, impavide,
et lui est si semblable en son caractère implacable, irrémédiable…
Mon Minéral c’est ce qui de TOUTE chose du Monde, constate honnêtement :
« ainsi tu es ça »…
Consommateur, vous avez dit consommateur ?…

HONNETE JE ME LIBERE.

De la fontaine de mon honnêteté j’ai retrouvé ma Source : je me retrouve.
Je m’écoule, irrigué du Monde, et l’abreuvant en retour.
Produire des fruits succulents
remède aux affres qui engloutissent.
Marcher, danser, parler et chanter
rire et faire rire
entretenir et conforter l’Extase.
Le danger est juste la rigueur de ces discours du Réel.
Je veux juste
que nos paix ne se fassent guerres
que nos guerres vainquent les guerres
que nos Présences célèbrent l’Heur.

Réalités, Ô Réalités…Bravo.

Et puis…ma colère
carie opiniâtre
dans ma gourmandise.
Un peu gâté n’est-ce pas ?…

Je veux trop…rien !

Je remercie aussi les grands oubliés, les grands méprisés :
l’Oubli, le Sommeil, et la Mort.

On s’obstrue de ce qu’on rejette.
Par contre, refuser le mal est préférable.

Alors…au concert des voix
aux symphonies des voies
je me réunis sobrement tranquille
humblement satisfait.
Me dépouille des habitudes
me révèle au nouveau
tant de mystères en ouvertures
et j’abandonne le neurone assassin
comme on lâche un stylo assassin.

Je ne m’inocule plus la peur
en perfusion intraveineuse
ancrée dans le bulbe, en rôdeuse
malfaisante, en khôl venimeux.

On se trimballe, on se bringueballe, on se bouscule…
on s’aime.

On n’est jamais mieux asservi que par soi-même…

De tout instant je fais expérience
de toute expérience je m’améliore.

C’est alors que je cessai de n’être pas et que je commençai d’être.

Qui s’appuie sur la méchanceté s’y enfonce.

Nous sommes tous tellement empreints d’attitude…

Oui, ô soeur, ô frère : l’essentiel est : QUE FAIS-TU EXISTER ?

Le GOÛT discret de la Réalité : à l’intersection du toucher, de l’ouïe, de la vue, de l’odorat…et de la pensée.

Je n’ai qu’une richesse : être conscient.
Je n’ai qu’une sagesse : aimer.
Je n’ai qu’un savoir : ressentir.
Et mes volontés sont : aimer, rire, jouir, partager.

Non seulement le soleil de ma conscience
n’éclaire qu’imparfaitement l’adret de ma personnalité,
mais en plus mon ubac reste quasiment inconnu.
J’entame quelques reconnaissances sur l’ubac de moi-même…
Excursions stupéfaites sur mon ubac;
sans pensées si possible.

Ô merveilleux Monde,
me voici donc de toutes mes chairs,
de toutes mes pulpes,
de tous mes jus,
de tous mes orgasmes étranglés,
de toutes mes douleurs appuyées :
me voici de toutes mes qualités
et tous mes défauts,
de toutes mes erreurs
et toutes mes vérités.
Me voici, Monde – NOUS voici ! DIALOGUES !
Mes Réalités sont Dialogues.

P1140643

 

Et le plein et le vide
et la joie que grignotte la destruction
et la beauté que l’on ne voit pas
et la beauté qui transcende
et la grâce qui subjugue –
Célébrer, célébrer encore
cette Réalité si foisonnante.

Savoir se méfier des minorités qui voudraient s’imposer en majorité,
des irrespectueux qui exigent le respect,
et des fascistes qui prétendent la liberté.

La nudité est une de nos seules vérités.
Or…nous la cachons. Ridicules menteurs.

Je vise à constituer un spicilège.

Ces flaques, ces lacs, ces rivières, ces fleuves,
jusqu’à ces océans, de nos rencontres.
Ces nuages précipités, ces condensations allègres,
de nos rencontres.
Vagues, brumes et brouillards;
tâtonnements tentatives, écarts et maladresses,
folies de sagesses et suspicions de tendresses.
Nous gérons l’infini, au rythme de nos saccades;
nos pulsations campent de fières individualités.
Mon serpent transmute son venin en miel.
Qu’ils sont farouches nos bonheurs !…

Aux fleurs, aux roses, aux menues violettes qui rehaussent les sous-bois.
A ce pull blanc, si bien manufacturé, qui me tient chaud.
A cet étron dont le départ me soulage.
A ce robinet hygiénique qui déjà ne coule plus de l’autre côté de la porte.
A tout ce qui vient, va et repart sur sa propre lancée.
Oui à tout cela qui est, dont les fragments sont effarés,
à moi fraction, les salutations enjouées de la stupéfaction extatique.
Vive le Monde. Soit la Réalité – soient les Réels, soient le choses et plus encore –

Le coeur n’est pas sage, le cerveau n’est pas honnête.

Je ne veux RIEN.
Pas véritablement rien, mais rien véritablement…

Qui agit pour récompense n’est que mercenaire.
Qui agit par peur n’est que pantin.

La limite est le sacrifice par amour.

Le pire c’est la méchanceté.

Etre trop gentil envers autrui c’est ne pas l’être avec soi.

Le soi est un Fauve surveillé par un moi.

C’est par une résistance qu’on améliore les choses.

Thaïlande. Bangkok 7h53 terminus de bus.
Que suis-je venu faire ici ?
Découvrir leurs frénésies.
Arpenter leurs labyrinthes.
Dévorer leurs nourritures.
Me frotter à leur soleil…
Sonder leurs vies.

Pas dormi de la nuit.
La Chao Phra Ya comme du sang prêt à jaillir
de ses artères urbaines.
Le ciel passe du gris d’horizon
au bleu incertain sans qu’on sache vraiment où.
Un dôme camaïeux.

Assis près d’une soupe – légumes –
que je sirote, je picore ce qui s’égrenne
devant et en moi.
Je m’éloigne peu à peu,
de mes pièges, de mes miroirs,
de mes poubelles, d’autres chausses-trappes mentales.

L’esprit s’encombre de ce qu’il rejette.

Chaque instant est une vie.

C’est toujours le bon moment.

Et soudain je suis là :
l’éveil me propulse de nouveau sur ce monde,
dans l’intervalle ambigü entre moi et autre.
Comme rempli d’une journée à digérer,
que je défèquerais dans la prochaine nuit
qui m’abreuverait d’un nouveau départ.
On m’inséminerait ?

La nuit passée fut hérissée et agitée de musiques
aussi récentes que simplistes,
avec une base rythmique marquée en pilonages
évoquant les frénésies copulatoires…
Seule l’aube apporta l’orgasme.

Des planches de bois sous les pieds,
tôles ondulées au-dessus de la tête
et tout mobilier issu de forêts,
j’attends un porridge mélangé de fruits.
Je compte atteindre un village situé de l’autre côté de cette ile – Ko Chang –
côte est, dans une baie face à 3 petites iles.
Petit village de pêcheurs, annoncé non touristique,
par Kiddo un connaisseur de l’ile rencontré hier sur le ferry.
Un type aussi ridé qu’attachant. Une chaleur de marin.
Normal pour cet homme qui a été, notamment, mécano et navigateur pour Isabelle Autissier qu’il admire.

Au fil des ans je me suis formé un véritable bezoar psychique :
un encombrant agglomérat de haines, colères, rancoeurs,
dégoûts, frustrations, envies de vengeance, angoisses métaphysiques, tristesses…

Car…l’Emprise c’est la peur, ou l’orgueil, ou la méchanceté.

Sur la route de Ko Chang à BKK le soleil fait tout briller,
spécialement les couleurs claires,
mais même le sombre des herbes grillées semble irradier.
Horizon de crêtes régulières à l’est.
Je vise Ayutthaya,
ancienne cité royale ou impériale, mythique,
dont l’aura séculaire m’attire.
J’y escompte un marché de nuit
et autres friandises existentielles.

Je traîne un rhume Bangkokien en ombre entêtante.
Agacements sinusaux.

Courir après quelque chose
ou fuir autre chose
ça reste s’éloigner de soi.

Tant que tu n’es pas ton unique maître tu n’es qu’un pantin.

Dans le train roulant à la nuit tombante, bientôt 18h00.
De nouveau ce frisson d’incertitude, c
e chiffonnement abdominal,
le fourmillement du centre,
que je ressens depuis l’enfance
quand je suis entre deux destinations,
dans l’élan d’une liberté d’abandon,
d’une résolution communiée.
Je suis dans l’inconnu et m’y enfonce davantage,
avec une conviction sourde, muette,
issue de la stupéfaction admirative.
Nul ne m’attend là où je vais,
nul ne me sait.
Rien que moi en racines plus ténues,
un passage qui fait toute la présence.
Je longe un mur, puis des plantes et la lumière s’estompe :
le soleil sombre.
Les verts sont encore verts, les bleus encore bleus –
en témoigne ma chemise, un peu plus sale qu’hier,
plus sale d’aujourd’hui.
Du vent, spasmodique par la fenêtre, le train trotte enfin.
La France a moins de bidonvilles,
et la Thaïlande moins que les Philippines.

La Thaïlande sent un peu le fumé – consummé ? –
mais moins que l’Inde.

Il n’y a que les nourrissons, les vieillards et les abrutis qui n’ont pas de dents…

La soupe épaisse : phô Paa : pô paa

Je m’avançais, et avance encore vers de chimériques traces de pseudo-aventures, en quête de simulacres d’héroïsme qui m’habiteraient parce qu’ils ont depuis longtemps colonisé l’enfant que je n’ai jamais cessé d’être.
Car quel est donc cet adulte qu’on cherche à m’imposer depuis ma naissance ?
Qu’est-ce que ce présomptueux et péremptoire Monsieur-Je-suis ? Ce monstre de conformisme servile et suffisant ? Ce bouffon sociétal, grotesque de mimétisme et pathétique d’orgueil ?…Que vivent mes singularités ! Je vis singularités.

Je vois et vis les disparitions de mondes qui prennent tous, peu à peu, la forme de l’unique prototype occidentalo-consumériste : la voiture pour se rendre au boulot et remplir le frigo pour regarder la télé avant de faire des enfants pour péréniser le business.

Il nous reste maximum 200 ans de ce régîme.

Je m’avançais, et avance encore
vers de chimériques traces de pseudo-aventures,
en quête de simulacres d’héroïsme
qui m’habiteraient
parce qu’ils ont depuis longtemps colonisé l’enfant que je n’ai jamais cessé d’être.
Car quel est donc cet adulte qu’on cherche à m’imposer depuis ma naissance ?
Qu’est-ce que ce présomptueux et péremptoire Monsieur-Je-suis ?
Ce monstre de conformisme servile et suffisant ?
Ce bouffon sociétal, grotesque de mimétisme et pathétique d’orgueil ?…
Que vivent mes singularités ! Je vis singularités.

Je vois et vis les disparitions de mondes
qui prennent tous, peu à peu, la forme de l’unique prototype occidentalo-consumériste :
la voiture pour se rendre au boulot et remplir le frigo
pour regarder la télé avant de faire des enfants
pour péréniser le business.

Il nous reste maximum 200 ans de ce régîme.

Parcourir les landes,
filer sur les rails,
porter mon corps
au devant de nouveautés éloignées,
aller trouver ailleurs, autre chose,
m’asperger d’inconnu,
m’immerger en mystères,
rendre au Monde son défi,
enjamber les continents,
relier les possibles,
étendre mon identité à d’autres témoins,
vivre d’autres fins,
s’appuyer sur d’autres terres
et aborder d’insoupçonnés débuts,
placer mon quotidien dans l’extra-ordinaire,
inséminer de mes soifs indicibles l’inhabituel propice,
voilà comment j’effleure le voyage,
j’esquisse le vagabondage.

Le drapeau thaïlandais flotte
en ondulant comme un poisson,
dans la brise alerte de cette gare
éclairée d’une lumière blanche de 9h00,
ce pâle qui va jaunir,
ce frais qui va bouillir.

Je ne suis pas actes, je suis commentaires.
Je spécule ma vie pourtant si péremptoire.
Tout m’est spectacle et je me veux encore acteur.

Un vieux train déglingué, aux peintures lépreuses,
occupe lourdement une des voies.
Bleu, blanc et sale.

Dans ce plein du monde, ce plein de moi,
l’ironie veut que je sois mû par des manques,
des absences.

Tous ces tatoués, ces tatouées…
Je n’ai pas besoin de tatouage,
je suis déjà tatoué à moi-même.

Je vis à la marge :
tant pour le bord extérieur que pour le bord intérieur.
Finalement je m’amuse, ou m’use,
à sinuer entre licite et illicite,
arbitraires, copieusement péremptoires.
Mais gare :
ce sont rancoeurs et dépits qui font pousser griffes, crocs et dards,
et qui les dissimulent sous la douceur des apparences.
Qui aime vivifie.
Aimer c’est se donner.

La peur te vole toi.
L’orgueil ment avec arrogance.
La méchanceté torture.
L’humour vivifie.
L’amour fait merveilles.

Plus souvent debout que tombé.

Les peureux vivent dans leurs peurs,
les courageux vivent dans le Monde.

L’excès isole.

Y’a pas besoin de stupéfiants : TOUT est stupéfiant…

L’existence est une harmonisation de mouvements :
un équilibrage de forces.

Ce que l’esprit saisit saisit l’esprit.

L’esprit aussi parfois a besoin de vomir.
l est préférable de ne pas réingurgiter ce qu’on a régurgité.

Rien ne nous touche plus que ce qui est déjà en nous.

La haine est un abcès de l’esprit.
La peur est une graine à frissons,
qui ne pousse que si on l’accepte,
et à quoi la malhonnêteté sert d’engrais.
La colère est une braise inextinguible
que l’on peut choisir d’attiser ou non par l’intention.

Ce que l’esprit forme forme l’esprit.

Me définir ?
…AMATEUR ?

L’enfer c’est la méchanceté.

La haine s’empare, l’Amour libère.

Qui se crispe cache quelque chose.

Ne pas se leurrer :
c’est la méchanceté qui joue avec la méchanceté.

Ta peur est ta limite.

Quoi ? Les forces des réalités…

Qui joue avec une limite veut la dépasser.

L’emprise étrangle. La liberté respire.

Le monstre était apparu peu à peu,
créé par les coups de la vie
qui avaient transformé son cristal initial
en chatoyant verre pilé, aussi étincelant qu’acéré,
aussi séduisant que fatal.
Ayant pelé une à une les peaux sociales,
les oripeaux conformistes,
il parvint au cobra véridique :
à la pulpe reptile.
« J’ai juste l’amour affamé » soupirait-il.
« Du coeur ne me reste que les dents ».

Mais plus loin,
dans les entrailles de la sauvagerie,
plus profond encore que la passion prédatrice,
s’annonce un oiseau discret,
un flagrant secret,
les ailes du libre. Le mystère outre –

TANT A ADMIRER.

Le courage naît de l’affection,
de l’amour, de la curiosité et du savoir.
La croyance et la haine, trop souvent ne sont que des fuites
et ne produisent qu’un dévoiement abandonné à la destruction.

Le courage c’est…SOI.

La vie est d’abord de faire vivre la gentillesse
puis de ne pas faire vivre la haine.

Ebaubi puis ébaudi.

Ton courage c’est toi.

P1090222

 

Parmi des possibles
l’étreinte de mon esprit…
Choisir : le plaisir pour écho.

L’esprit chasseur
le désir exutoire
j’ai si souvent fait
les mauvais non
et les faux oui.

Je ne sais même pas
si je cours après
ou fuis devant

Telles hyènes à l’affût
nous guettons les faiblesses.

On ne trouve pas forcément
ce qu’on cherche
mais on est rejoint
par ce qu’on rejette.

Flûte, flûte enjôleuse
je pose encore
sur la sellette mentale
je joue l’esbrouffe
dans la parade des mots.

Non. Il est…non. Je veux relater.
Relater cette sarabande d’instants
qui unit mon lever à mon coucher,
sous chaque nouveau soleil.
La Terrre est peut-être
moins ronde que mes obsessions.
Ha ha ! Moins lourde aussi.

Ce que je m’invente pour m’occuper.
Ce dont je m’occupe pour m’inventer.

Je suis des saveurs, j’émets des saveurs
auxquelles le Monde réagit.

Selon moi, aimer le Monde
c’est l’admirer jusqu’à l’obscène.
Rendre hommage aux humains
c’est admirer jusqu’à l’os :
de la voix à l’os,
du mouvement à l’odeur.
Mais je pavasse…

L’amour et la haine
ont une frontière commune
et c’est le vice qui taquine
à passer et repasser cette limite.

La colère me hante
Sporadiquement dangereux
Fantômatiquement sournois
Aigre source, astre froid
irradiant ma poitrine.

Alors que mes larmes n’ont plus d’yeux pour s’épancher,
mon esprit se découvre partiellement affliction.
Je rejoins peu à peu, mollement, le clan sinistre des vaincus :
celles et ceux qui n’ont pas su lutter.
Par manque d’idéal, par manque de conviction,
par manque d’envie, par manque d’affection –
par manque, tout simplement.

Je t’ai vue donner
dispenser tes merveilles
à l’averti admiratif.
L’opulence de tes formes
trésor furtif et complice.
Partage, partager, partageons.
Tant que les mots caressent
écrivons et parlons prodigues.

Eviter de professer ce que l’on est.

Qui trop pense, mal se dépense.

Sur le chemin de moi-même.
Entre défrichages et redécouvertes.

Ô Vie, un jour tu me quitteras ?
Tu me déposeras, ou me jetteras ?

En partant du fort, on va vers le faible;
tandis qu’en partant du faible on va vers le fort.

Tu es là, je suis là : nous sommes.

Qui s’appuie sur la méchanceté s’y enfonce.

L’amour ne contraint pas.

Le reste de toi c’est le Monde.

Quel que soit ce Mystère qu’est l’Univers,
ne jamais oublier qu’il te fait vivre et qu’il te tue.
Vivre c’est mourir.

Qui s’appuie sur la gentillesse
trouve une solidité avec laquelle édifier.

Mon esprit fut ce piège tissé de complaisance,
tendu entre suffisance et dépit :
une…salutaire fosse à orgueil,
au fond de laquelle j’ai pu contempler toutes mes lâchetés,
mes égoïsmes, mes malhonnêtetés.

Je suis à présent au sortir d’un poisseux cocon de défauts.
Chrysalide incertaine je titube mes ébahissements.
Voici donc la vérité toute simple :
le Monde est un ensemble dont l’hétérogénéité assure l’homogénéité.
Non ! Je fais encore des pitreries scripturaires !

Tu cherches un exutoire ?
En fait tu voudrais légitimer ta méchanceté.

La conscience, profondeur de la Réalité, peut se propager.
Donc : choisir à quoi on la consacre.

Si tu ne fais pas vivre le meilleur de toi
tu risques de faire vivre le pire.

Quelque chose, en moi, derrière, guette.
Entre surplomb et affût.
Subitement tendu, palpitant, débordant de rage –
iconoclaste.
Une sorte de mâchoire psychique, d’étau intellectuel.

J’abandonne une frime ? Je relève une farce?

Ensemble te voici Monde.
Submersion ma vie, immersion.
Goûts, saveurs, désirs,
tendances, volontés, amours,
toutes ces beautés, toutes ces merveilles,
tous ces miracles.
Emplir, vider, dedans, dehors,
et tout est dedans, et plus dedans encore.
Plus de dents en corps.
Plaisir la voix du Monde.
Plaisirs les voies du Monde.
Vois, les voies, les voix.
Contacts. Contacts. Contacts. Ensemble.
Tendresse.

Où sont tes peurs, quels sont leurs corps,
quelles sont tes peurs, où sont tes horreurs ?
Quelles sont ces inquiétudes ? Connais-tu tes blocages ?
Puis : quel est ton monstre ?
Es-tu plusieurs ?
Que veulent tes crocs ? Griffes-tu ? Lacères-tu ?
Veux-tu déchirer ? Déchiqueter ?
Libère les mouvements, libère les énergies, sinon ils t’enfermeront.
Ne pas vivre c’est mourir.

Non, non, parlez du concret,
des faces du réel. Mon pantalon, noir,
d’une fibre fragile, un peu comme peureuse.
Je suis de ces gens dans ce compartiment.
Notre silence, réciproque.
Notre absence aux autres.
N’y aura-t-il bientôt plus de vie,
que sur des écrans ?
Est-ce la haine que tu veux faire vivre ?
Est-ce la méchanceté que tu diffuses,
infuses…confuses ?

Oui je suis une des voix du dialogue qu’est mon existence.
La question n’est pas « est-ce que je deviens meilleur ? »
mais : « est-ce que je vais mieux ? »

Le bonheur n’est jamais en retard.

Je n’aime pas l’orgueil parce qu’il EMPIETE.

Nationaliste, intégriste, fasciste…
dès qu’il y a du « iste », résiste.

Pour vraiment être méchant il faut insister.
Le gentil assiste, le méchant insiste, le stupide persiste.

Qui s’arrête sur le mal s’y consacre déjà.

CRISPATION EST ERREUR.

J’aimerais voir la Beauté
des trésors dénudés.
Les chairs compactes d’aspirations
luisantes d’offrandes
frémissantes de célébrations.

Pouvoir croquer à dents tendres.
La langue aux limites ?
A lécher les contours
quelque interdit sans douleur
transgression sans violence
un goût d’absolu éperdu ?

Taquiner est la danse du vice.
Je m’égare d’inutile.
De colère je me mens
d’orgueil me substitue
remplacé de complaisances.

Ce qui ne s’épanouit pas se pervertit.

Si l’instant ne t’est pas une rencontre
et découverte des mystères de l’inconnu,
cela indique que tu es égaré
dans tes erreurs et préjugés.

La plus fondamentale des entraves à la liberté c’est la soumission.

Ce qui était pertinent hier ne l’est plus aujourd’hui.

Aux longs instants si vite passés
aux courts moments si interminables
je dédie les cellules mémorielles
que le Grand Ballet Cosmique
disperse aux confins de ma galaxie cérébrale.

Aux corps jamais étreints
aux galbes jamais palpés
aux chairs jamais pressées
aux peaux jamais flattées
je dédie l’âcre saveur
de ma solitude ambrée le musc sévère et singulier
de l’isolement – libre.
Cette liberté, dont les cordes
ne sont nulle part et les piquets partout.
Mon coeur est lourd par ce qu’il est vide.
Il est léger parce qu’il est libre.
Ce qui fait ma force fait ma faiblesse :
je ne veux rien.
Mon Amour ? Mais c’est le Monde.
Mon Désir ? Mais c’est la Réalité.
Ma Jouissance ? Vivre.
Mon Orgasme ? Exister.
Ma Fin ? Commencer.
Mon Début ? Mon Battement.
Lequel ? Celui-ci.

Liberté et Amour.

Plus tu es conscient plus le Monde est conscient.

Il n’est pas rare que les gens qu’on apprécie le moins
soient ceux qui nous ressemblent le plus…

Le mouvement s’initialise dans le coeur et prend sa substance dans le souffle.

Nous sommes malades de nous-mêmes et tentons de contaminer autrui.
Soignons-nous !

La Réalité S’ECHAPPE.
Et tant mieux !

Mon cerveau m’indique ce que je veux faire,
mon coeur m’indique ce que je peux faire;
et mon souffle m’indique comment le faire.
Discerne qui peut…

Ce que tu détestes te révèle autant que ce que tu aimes.

Ô Monde, stupeur initiatique.

Pourquoi te consacres-tu à ce qui te déplaît ?

SAUT DANS LE MONDE.
Je saute dans le Monde.

Dans la liste pleine de détours
qui pourrait sommer mes erreurs
je prends garde à…Quelle farce que moi-même !

Vois : l’énergie circule.

Dès que tu ne ressens plus le Monde
c’est que tu es dans ton idée du Monde.

Si tu ne t’amuses pas du Monde tu l’aggraves.

Je suis immédiat.

Je ne savais pas qu’expliquer ou définir peuvent enfermer.

Penser quelque chose c’est commencer à le vivre.

Se sevrer de toute aliénation;
sans colère, sans orgueil, sans tristesse.

Qui se bat contre des idées se bat en fait contre soi-même.
Mieux vaut se consacrer aux faits.

Les gyrovagues…

L’Existence est complète; ce n’est pas sa moindre qualité.

Et sur les austères plages de la fatalité,
nous apposerons nos rires entiers,
nos coeurs exubérants, et nos désirs exquis.
Les grèves de sable n’arrêteront pas nos mains éternelles.
Nous sommes et serons une des légitimités de l’incroyable,
faisant de l’impromptu notre séant et de la misère une autre ressource.
Peu à peu ils se construisent, les Bonheurs,
et les Fantaisies sont leurs Protections autant que leurs Grâces.

Savoir dépasser le concept du divin
comme on remonte une ancre pour repartir sur l’Océan du Mystère.

Simultanément j’aime et m’en fous.

Etre libre…

Théisme ? Paranoïa céleste.
L’Ombre sournoise de psychismes aliénés.
La peur pour règle et l’arbitraire péremptoire pour déchet de discours.
La paranoïa céleste : « je suis vu, je suis jugé ».
Détestable servilité, pitoyable veulerie,
sournois totalitarisme.

Je rogne.
Rogne ma haine qui n’est que hoquet d’étreinte contrariée.
Toutes ces caresses – ho non, pas de lyrisme dissimulateur !
Je suis un rictus, partagé entre rire et sanglot.
Mais assez de coquetterie ! Quelle extase que cette Réalité !

Quel est le nom de ta plaie, farceur ?
Que pèse ton manque ?
Et où sont les ombres de ta saveur ?

Comme on s’amuse !…
Comme on s’occupe.
Comme on fuit au lieu de rencontrer –
la Réalité.
Hé bien ! Me voici, Ô Réalité ! Je vais à ta Rencontre.
Mieux : je suis à ta Rencontre.

Cette impression que mon existence est la purge de moi-même.
Ou encore que je m’éjacule.
Mon histoire est mon expression,
au sens où l’on exprime un citron :
le Monde me presse et je me jute.
Je suis un pénis et le Monde un vagin ;
mais las, je me sens rarement phallus.

Quel est ce prédateur derrière la lisse apparence du chercheur ?
Du venin en place de salive pour des mots décors,
des phrases paravents et des pensées enfouies de coulisses marécageuses ?
On a beau – on ne se découvre qu’après.

Le présent n’est que le lieu de l’éblouissante lucidité,
l’aveuglant discernement qui nous omet une part de l’essentiel,
peut-être, toujours.

Quel bonheur : toujours quelque chose s’échappe.
L’escapade fait le tri.

Je me retrouve là où la mort m’a ignoré et la folie loupé.
Triste par défaut de rencontre.
Obèse de cette cure de moi-même.

Ma gentillesse se tord et se hérisse.
La rage en lisière.
Me redéployer, m’épanouir –
libérer mes mouvements.
Aimer dans le désert est une mâchoire
d’autant plus mordante qu’elle reste invisible.
Mais gare : la méchanceté se renforce de toute complaisance à son égard.

Ho, il me plaît, malgré tout, malgré ce trop pleutre – parfois – moi,
ce monstre, sarcasme moral dont je me drape,
enfermé en moi-même entre retenue malsaine, tendresse obscène,
et furie de contrariétés.
Si l’on est ce que le Monde fait de nous, alors je me colle à lui,
pour rictus morveux, apostrophe poisseuse à ses suintantes hypocrisies.

Ho que je déteste l’obscénité de la mortifère pudeur :
la camisole honteuse imposée par les ancêtres mâles dominants
pour s’assurer leurs commodes gynécées.

Empêcher la chair de jouir
n’est-ce pas tuer son enfant chéri,
son rejeton terrible : l’esprit ?
Libres mouvements !

Quel Monde ! Quel Monde ! Quelle…chose…
Et alors maintenant il va m’agresser
parce que je ne suis pas assez,
ou parce que je suis trop…
Des lucioles électriques orangées sur les bords
et plus blanches vers le coeur bordent le départ de ce train.
Nouveau train, nouveau jour, nouvelle nuit.
Le peu de végétation qui s’étire.
Illusion d’optique.

Je n’ose tout simplement pas l’intégralité de la liberté qui m’anime.
Par prudence, mêlée de respect.

Quelque part New Delhi ennuitée.
Quelque part Ukerewe sous un trait de lune;
probablement quelques chiens qui hurlent,
ont hurlé ou hurleront.
Quelque part des ombres sur des murs.
Ailleurs une aube qui se prépare,
sur une ligne de frontière partant du nord au sud.
Ailleurs une aube qui déjà se démène.
Des corps qui s’agitent, des coeurs qui s’emballent,
des têtes qui s’ébrouent, des mains qui s’ouvrent,
des jambes qui se jettent sur un chemin, sur une route.
Une fôret qui accueille, une montagne que l’on quitte.
Un requin a faim, le reste a peur.
Tout a faim.
La planète a faim.

J’ai connu des vagues.
Des îles qui n’en étaient plus.
Des bateaux faits main.
Est-ce que vraiment on pêche ?

Est-ce que vraiment on meurt ? Ca ne m’est jamais arrivé.

Comme elle est longue mon éjaculation.
Le mot n’est pas très heureux pour l’événement,
pour l’aventure.
Mon émission. Oui c’est mieux.
Mon émission.

J’ai bien des âges et en commence un nouveau.
Un autre, un différent.
Je n’ai pas de nom. Pas vraiment.
Un patronyme.
Pas plus choisi que ma naissance,
que mon sexe, que ma taille, que mon cerveau.
Pour faire il faut avoir été fait.
4 verbes qui se suivent !
pour une vérité qui ne nous appartient pas.

Tout s’enfuit.
« Tout fout l’camp »…C’est donc ça la seule vérité ?
« Ha ! Par là c’est l’inconnu… »
Déjà pas si mal qu’il y ait du connu.
Vous en avez, vous, du connu ?
Parce que moi, pas beaucoup.
A vrai dire je n’ai aucune richesse.
Je ne suis riche de rien.
Pourtant je suis plein.
Plein de vie. Plein de sang.
Plein d’espace. Plein de ces choses qu’on drape dans des mots,
pour mieux les ranger sur les étagères du connu, du classé,
de l’identifié.

Je ne veux plus ce regard mien qui saisit la Réalité à la gorge,
cette vue qui dévisage.
Je veux…Rencontrer.
Je ne vais pas au procès,
je ne vais plus au gibet.
Je vais à cela qui advient.
J’avance vers les lèvres de l’indicible.
Ma vie, baiser qui se repousse.
Comme il est libre ce bonheur.

De nouveau je me demande si je ne préfère pas la nuit au jour.
Pourtant j’aime l’obscène,
et c’est le jour qui est obscène;
la nuit est plus pudique…
Mais la nuit rejoint les possibles alors que le jour accomplit.
Mais la nuit est comme les yeux des femmes,
alors que le jour est comme les muscles des hommes.
La nuit est une échancrure, quand le jour est une main. De main…

Le Monde est fécond et gravide de potentialités,
et l’humain est inséminateur et accoucheur de ces potentialités.

Le Monde n’a pas toujours raison; ni l’humain.

Je t’ai vue,
faces parmi les faces, visage parmi les visages,
image de la vie, et ta voix, tes sons.
La Grâce est ce discours parfait,
qui laisse sans voix, ou éperdu, bredouillant.
Déjà le bitume t’éloigne,
les neurones se fractionnent, l’info se disperse.
Déjà le souvenir ment au passé.

Une farce boursoufflée, me voici.
Une ombre dérisoire se prenant pour un soleil.
Peu m’importe si ce défaut m’est commun
à tant d’autruis tout aussi excessifs.
Je veux au moins m’améliorer,
mais mon danger intérieur me surprend toujours,
puis me fascine, pour mieux m’entraîner dans ses erreurs.
Tant que je serai fasciné par mon pouvoir,
je m’exposerai au risque d’être l’instrument
et la dupe de ses pires tendances.

Filent ou pèsent les serres,
traînent les crocs, langueurs
de râles qui s’attardent
au fond de la gorge,
au coin du larynx,
à surplus d’abdomen.

La tentation ?
Réponse de lâche à une faiblesse.
Opportunisme d’égoïste.

Je me veux las de ces snobismes pervers que je prétends méchanceté
mais qui ne sont que prétentions d’apprenti-médiocre.

Soit je ne veux pas faire, et je fais quand même,
moins mal que bien;
soit je prétends faire et j’escroque le réel
à coups de semblances et vanités.
Fort heureusement le vrai a toujours une réplique.
Je ne suis pas à court de leçons reçues du Monde –
juste des stupeurs longues à amortir…

Grande dissolution,
s’éparpille tout ce qui semblait fugacement constituer ce moi
qui ne se découvre qu’en s’attardant vers sa disparition.
Mon apparition coïncide avec ma dilution.
M’inspire ce qui m’aspire, et m’expire.

Me diras-tu, de ta voix imparable, que mes erreurs t’ont fait vivre ?
Entendrai-je ce dont mon orgueil m’a privé ?
Faudra-t-il que l’on se batte pour qu’enfin nous nous aimions ?
Et chasser n’est plus l’adresse de mes arrière-fonds, ou peut-être.

Comme mes travers m’aident à me rectifier…
Voilà bien le risque.

Je suis à fleur d’explosion :
gorgé de cette outre-vie qu’on nomme plaisir,
investi de ce pollen du corps…
Je t’arpente en spermatozoïde, ô charnelle planète.

Un danger,
face auquel mon coeur et mon amour de tripes ne se flatteraient pas de chimères
et autres vagues grésillements synaptiques…
Non. Il n’est jamais sage d’appeler, ou courir, au danger.

Il m’est difficile de dépasser le chaos de mes erreurs,
de mes ignorances, de mes illusions et de mes fantasmes,
pour aborder quelque vérité qui ne s’effriterait pas
à mesure que je commencerais de l’appréhender.

Je m’essaie d’aller au Monde avec l’honnêteté fragile d’un papillon.

On est toujours pris de court, n’est-ce pas ?
Ce n’est jamais le bon moment.
Quand la Liberté nous bouscule,
quand l’Imprévisible nous bascule,
on est pris au dépourvu, et tant mieux.

Quelle inconscience d’égoïsme que de t’avoir prise pour suave friandise.
Cruauté ordinaire d’une grossièreté aussi sournoise que ta subtilité est honnête.
Le transport d’une ténébreuse rage aux abords d’une grâce si claire.
L’amour s’arrête aux contreforts de l’horreur.
Je vais mieux : je vomis mes dissimulations, mes fermentations, mes pourritures.

Le fil de la vague est parfois peu différent du fil du rasoir.
De fait, il s’agit dans les deux cas du fil de la lame.

Tout se déploie, à cheval entre apparition et disparition.
Nous vivons dans cet écart entre création et destruction :
transformations continuelles, transports.

Le Soi, comme le moi – l’Humain, en somme – est Empreinte du Réel.

Admire-les.
Tous et toutes.
Admire-les : ainsi tu les verras vraiment.
Tu peux les admirer dans l’intervalle des quelques battements de coeur
où jaillit leur immensité de chairs, de cellules, de soleil et de survie.
Où l’existence a un nom les humains en gravent quelques lettres.

La Vitesse !
La Vitesse est l’articulation de l’Etre.
Et l’Orientation son Propos.
D’abord la Vitesse…

Le Mal est un Amour dangereux.
Amour…mais dangereux.

Des soupirs ? De farce.
Des tristesses ? De désoeuvrement.
Les jointures, les reliures, les ouvertures, partout…
J’aime l’obscène.
Pourquoi ? Parce qu’il met à jour les hypocrisies et les sensibilités.
Parce que la chair est le début et la fin des êtres vivants;
et la chair encore fait le tout, le tour.
L’esprit ? L’humeur de la chair.
Les émotions ? Les frissons de la chair.
Les sentiments ? Souvenirs de la chair.
La volonté ? Elan de la chair.
La chair c’est ici, c’est maintenant;
ni ailleurs ni plus tard.
La chair est vérité et n’a que deux mensonges :
l’orgueil et la honte.
Risibles.
Nous sommes risibles tous et toutes,
plus prompts à plastronner notre orgueil,
notre arrogance, notre vanité, vis à vis d’autrui,
qu’à révéler notre vraie affection.
J’essaie d’aimer ce Monde car…je l’aime;
et l’admire.
Seul l’Amour ne se trompe pas.
L’Amour reconnaît, découvre, accueille, libère.

Ô Danseurs et Danseuses de l’Indicible,
coincés dans le labyrinthe des idées.
Enfermés dans un esprit construit avec des matériaux
pour la plupart imposés par d’autres.
Sinon casser notre esprit, du moins ne plus en être dupe,
ne plus nous y restreindre, ne plus nous y soumettre systématiquement.

Tu n’es pas qu’un esprit, tu n’es pas qu’une voix :
tu es UN, constitué de multitudes.
Je suis NOUS : je suis vous je suis eux –
je suis nous; nous sommes moi.
Je suis divers. Je suis multitude. Je suis FOULE.
Je suis NOUS.

Tracer les contours de la carte…
Non. Certains territoires je ne veux pas.

Le Plaisir est le seul culte qui puisse être sincèrement rendu.

L’opposé d’un extrême…est un extrême…

Finalement, ce que j’ai découvert
c’est que les vérités sont moins à trouver qu’à…construire.

Je suis un dilemme irrésolu.

Tu t’encombres de ce que tu rejettes.

Ce qu’on ne donne pas au Monde c’est comme si on lui volait.

Quand quitterai-je l’inutile et le gaspillage de moi-même ?

Je tâtonne.
Tout ce que je trouve fait étape,
me pose en transit de moi-même,
sur le tarmac de mon corps,
au comptoir de mes neurones,
et je n’oublie que l’essentiel :
ce que je perçois le plus confusément.

Quoi ? Encore des mots ?
S’enfermer dans des idées, des concepts vieux ou moins vieux ?
Une outrecuidance d’éternel ?

Je sens un énervement,
mon exaspération, mon agacement, ma rage.
Je sens mes volontés d’étreindre,
je sens mes errements d’agressivité,
je sens…mon pathétique égoïsme.

Est-ce mon foie, mon intestin;
mes facia, la mort, un cancer de haine ?
Est-ce une agonie s’accélérant qui rongerait, userait, saperait ?
Quoi qu’il en soit, mon seul mal est un vice –
mon vice : ne pas me libérer de moi.
Aussi je l’annonce : c’est à présent le Monde qui m’arrêtera ?
Non, trop lâche;
la sournoise hypocrisie du transfert de responsabilité.

Egaré ?
Alors revenir à l’Immédiat : à ce qui ne rajoute pas.
Ho ! Je ne saurais dire.
Et tant mieux !

Pièges de l’esprit :
la deuxième vague qui accuse la première,
le précédent se retourne vers le successeur,
l’orgueil s’accuse…
Stop ! Vivre l’Amour, début continuel…

Chaque journée est faite de réponses aux questions que je suis.

Cette horrible tension sournoise vers la méchanceté.
Cette reptation, cette agressivité qui prend le crime pour plaisanterie.

Mieux vaut un léger mal qu’une lourde hypocrisie.
Mieux vaut une petite méchanceté qu’une grande sournoiserie.

Les trois meilleurs alliés de la méchanceté, du mal, sont :
la complaisance, l’hypocrisie et la lâcheté.

Je rôde dans les méandres de mon cerveau,
et dans les couloirs et champs du réel,
en quête aussi d’une proie, exutoire.
Du réel ?
Tout est fréquences, fluctuations,
et mes émotions, désirs et intentions produisent des formes,
en moi.

Je m’endure, pour m’adoucir.
S’endurer, en durées, pour s’adoucir.

Méchanceté, colère, hypocrisie et orgueil,
forment un nuage nuisible, néfaste, lourd, poisseux, opaque, étouffant…
qu’il convient avant tout de ne pas produire ni entretenir.

L’individu est une des extrémités singulières d’un vaste volume dynamique :
la Réalité.

Toute question est un départ,
toute quête un voyage,
et toute réponse…
une étape.

Mon encéphale est aussi une langue du Monde.
Mes idées, concrétions d’émotions,
de sensations, désirs et aversions,
sont possibilités d’intelligible pour le fouilli si clair du Monde.

Pas un dard, l’affection
ni l’amour un rostre.

Sans préjugés, essayer de faire au mieux.

Assis dans ces toilettes de mon professionnel,
de mon alimentaire,
j’y soulage mon alimenté,
entouré de plaques beige clair rayées, rainurées,
qui couvrent cette cellule façonnée pour l’aisance intime et sanitaire.

Je joue, me joue, encore,
de cette présence sourde et tiède derrière les globes oculaires.

Nous sommes Amour et haine.
Le mieux est d’arriver à être davantage Amour que haine.
Nous sommes des effarés, éblouis,
perdus et éperdus.
De l’espace stupéfait,
de la matière qui hallucine.
Des jouissances qui s’inventent –
comme elles se découvrent.

Des éclairs de vengeance
en foudre importune
dans mes ciels d’admirations
mes cieux admiratifs.
Lueurs qui déchirent.
Comme ils sont piètres les mots.
Juste : « Passe-moi le sel ».
J’ai beaucoup d’affection pour cette Réalité
pour CES Réalités.

Le restaurant m’accueille
en ses murs aux pierres des siècles passés.
Ici en ailleurs d’hier, mais en maintenant chaud orangé.
L’impression d’être sur un bateau du passé;
corsaire improbable, né du refus d’être pirate,
non pour servir quelque prince
mais pour être plus proche d’un respect de la vie.

Le désarroi, ce constat primal sans fard, fait aussi partie du plaisir de vivre.

Je te pénètre, Monde.
Je dose ma poussée,
je n’excède pas mon volume honnête.

Ce que je veux, ce que je peux, ce que je fais;
et ce qui m’arrive.
C’est tout.

L’amour n’est pas l’absence de la haine,
mais sa mise en minorité.

Courir pour fuir la mort ne m’intéresse pas.
Je préfère marcher avec la vie.

L’automne d’aujourd’hui peuple la vision de bruns à jaunes vaporeux et frisquets.
La calvitie végétale se confirme.
Un train, de nouveau, me draîne vers Paris.

Les vivants vieillissent mais la vie reste jeune.
QUE FAIS-TU VIVRE ?

L’humilité libère,
l’orgueil aliène.

Je suis chaos et cosmos.

J’ADMIRE
NOUVEAU
CONSCIENCE PRAGMATIQUE.
TENDRESSE.

Joie et Beauté !

L’Amour est parfois inquiet.

En clair, je veux vraiment quitter les starting-blocks
et enfin partir de la ligne de départ.

JE SUIS LE MEILLEUR COMMENCEMENT DE MA REALITE.

P1070513

 

Par le Mouvement
il y a des Sauts.

Libre Vide
Evidence arrive sans force
Maintenant n’existe plus –

Mots escales dans l’indéfini
ne m’échouent plus
Le Monde ne veut se nuire
comme je vais – plaisirs

SILENCE
Silence is a celebration
A celebration of Earth
Silence is a celebration of the noisy World
a celebration of the shiny blind Reality
– for Reality is not blind
Reality is Seer
And Hear – and Fear and Spear…
And Dear.

L’orgueil c’est l’excès de soi,
la peur c’est le manque de soi.

Comédie…
Tous ces appels au comédien :
les échos de rire, les pressions sinistres.
Nous jouons la comédie avec nos émotions,
avec nos idées; au lieu de nous vivre vraiment, sans fard.
Cesser de se draper d’attitudes, cesser les affectations,
les ostentations.
Devenir ce qui se révèle, sans forcer,
sans faire semblant, sans simuler.
Juste : s’épanouir de ce qui émerge.
Ne choisir que par refus :
refuser ce qu’on n’aime pas, ce qu’on désapprouve.
Pour le reste : ne pas se contraindre, ne pas se contrarier.

Sillons fertiles invisibles.
Traces, tendances jamais à court.
J’ai du rien plein les aunes,
du plein dans les augures.
Que ne produis-je davantage de tous ces possibles.

Faire vivre la liberté est la seule danse qui m’excite.
Epanouir les possibles m’anime d’inextinguible.

Ne plus sacrifier à l’inutile.

Seul en mon Espace
seul maître des choix
Seul en mon Espace
à contempler ce qui s’y passe
passe et s’efface, avec ou sans trace
échos – de sourires ou menace
échos en cet Espace, ou simple passage.
Liberté que les mots craignent
Liberté que tant de cerveaux redoutent
Liberté que tant d’esprits refusent
Liberté que tant de corps ignorent.
Liberté corps de l’identité
le reste n’est que prison.
Liberté le corps.

Plus aucun affairement au souffle,
plus de restrictions !
Inspirer le réel.

La croyance est la plus sournoise des prisons.

Arriver à RIRE de toute cette comédie,
aussi tragique soit-elle,
sans en ricaner,
voilà de la Classe…

Que sont toutes ces choses m’environnant ?
Que sont toutes ces choses me peuplant ?
Que se passe-t-il ?
Des mouvements,
des pressions, des aspirations,
des vibrations, des agitations,
des frissons,
des contractions, des dilatations,
des suspensions, des expansions…

Le plaisir en acheminement.
Un vagabondage sensitif,
une déambulation sensible,
errance dermique et épidermique,
à pieds de rétines, foulées de tympans.
J’entame la danse avec la Réalité –
le Monde pour musique.
Dansons ô Réalité ! Dansons !

L’aberration de douter de soi fait être pire que seul
puisqu’on n’a même plus soi.

Dans les yeux le pus mental
dans les globes les ordures encéphales.
Masquer, cacher, refouler, crisper ?
C’est toujours dissimuler le mal,
le protéger plus que s’en protéger.

LE FAUVE N’EST PAS UN TRAITRE.

Toutes les religions substituent à l’individu
des lois et préceptes qui prennent sa place
gouvernent à sa place, et deviennent lui;
le reléguant au fin fond de quelques frustrations et manifestations compulsives.

Le Plaisir n’a pas toujours raison.

Le cerveau S’OCCUPE.

Toute crispation est gaspillage de soi.

Et si les idées étaient les défécations de l’esprit ?…

Je suis à jour de mes errances,
à point de mes saisies.
Au jeu de mes facéties je me délivre.
Je n’ai plus à faire, je deviens.
Je n’ai plus à vouloir, je tends
plus à désirer, j’aime.

Quelque Chose existe, qui se raffine,
se raffine, s’affine et transforme.
Je ne gâche plus le Miracle
je ne boude plus l’extase
je ne fuis plus mon Merveilleux.

Se libérer du jeu des idées entre elles
sortir de la valse inquiète et sournoise
de ces cercles reptiliens enserrant le soi.
La mémoire est la geôlière.

Pousse ,pousse sur l’obstacle.
Pousse sur le flou.
Habite ta violence, pénètre ta violence
porte et emporte ta violence.
Ainsi tu ne seras pas violent,
ainsi tu ne seras pas manipulé,
par ta violence, par ton flou, ton indécis.
Pénètre, et pousse, tes doutes.
Scrute tout de toi, tes élans comme les échos qu’autrui provoque en toi.
N’aie d’autres limites que ton Amour.

Ta spécificité je la trouve admirable,
magnifique, belle,
glorieuse pour le Monde.

Sarcophage d’interdits hypocrites
enserrant le coeur, opprimant l’Amour.
Folie des peurs, des peureux.
La mort plutôt que vivre,
l’enfer en lieu de plaisir,
le pervers qui nie le vrai,
le sain bafoué dans la poitrine.
Le soupçon de se tromper, de méfaire,
la peur de méfaire et de nuire à ce qu’on aime, admire.
Le rapport à l’erreur grave,
qui serait fruit de notre désir et de notre ignorance –
ou seulement de notre désir, volonté, envie.
Et je t’aime, Monde,
dans l’incertitude inquiète, soupçonneuse et sceptique,
d’être ton assassin autant que ta victime,
puisque je suis ton témoin que tu tues.
De mon univers, tout se joue en moi.
Et je voudrais libérer tous les plaisirs qui peuvent mener aux erreurs.
Aux excès ? On ne peut s’excéder.

Ô Coeur, j’éplucherai jusqu’au bout l’oignon qui te fait pleurer.
Couche par couche.

L’Amour n’est pas un Jeu.
L’Amour est Source fertile.
L’Amour est Printemps perpétuel.

Je traque l’étau d’aliénation qui enserre mon coeur,
jusqu’à ses plus profondes racines pour qu’elles se consumment,
s’évaporent au soleil de ma sincérité,
consummées au feu de mon honnêteté.
Dans les moindres recoins embusqués
j’irai traquer les sournoises et hypocrites inhibitions,
provoquées par la mortifère pudibonderie.

Le corps est terre de liberté
le sexe est outil d’amour,
le tout nous permet d’entretenir,
réparer et étendre un Monde
de bonheur.
Le sexe n’est ni une plaie
ni une arme.
La honte du sexe et de la nudité est une folie
aux innombrables conséquences funestes,
fatales, morbides, tragiques, horribles.
C’est la honte du sexe et du corps qui est honteuse.

Refuser de vivre est le crime que nous inculque la pudibonderie.

Les limites de l’Amour sont les débuts de la haine.

Une étrange parade de masques d’incertitudes,
idoles d’elles-mêmes.
Une histoire écrite de sperme de sang de larmes et de cendres.

Amour comme Liberté regroupe la diversité dans le singulier.

Chance et chaos.

J’aime moins la crispation que le fluide, la fluidité.
Comment célébrer la Réalité,
comment féliciter le Monde,
comment glorifier l’Existant ?
Quels compliments ? Quelles caresses ?
Vivre mon derme « bravos »,
mes vues délices, mes ouïes…
Tout est si extatique.

Je cherche à atteindre…

Rationnel ???Le Monde n’est pas une réponse.

Contrôler jusqu’à ton ombre, orgueilleux.
Des instants, des opportunités.
J’ai envie de tout ? Non.
Nos limites nous certifieraient ? Ou presque.
Comme elles sont fraîches.
Rivières. Sommes-nous fleuves ?

Je suis établi de mystère.
Je ne me fonderai plus sur mon ignorance.
Savoir c’est quoi ? Savoir c’est pouvoir prédire.
Savoir c’est un passé qui connaît ou permet de connaître
une partie de l’avenir.
Cherché-je à me tuer ? A me nuire ? A me coincer ?
Suis-je fondamentalement mon ennemi ?
Après tout, je me tue d’être moi-même. Je me meurs.
Ou je suis mon remède, ma cure, mon traitement.
Ou ma sentence, ma punition.
Je suis ma solution; ma résolution.
Mon euphorie et mon échec.
Je suis une si merveilleuse instance…

Nouveau jour.
De nouveau des possibles,
des découvertes, des révélations,
des libérations, des progrès.
Clair, lumière, respiration, l’air sur les muqueuses,
le corps qui se dilate, les poumons se gonflent.
Rien de trop, et des manques pour espaces.
Si j’arrive à ne plus me gaspiller je serai enfin content.
Salut à la matière !

Ô Espace…
Contenu déplaisant ? Je repousse.
Contenu plaisant, je laisse advenir.
Tout sait.

Cultiver son Espace, voilà tout…

Je porte à la fois ton amour et ta haine
dans la même main la caresse et le crime.

L’éveil n’est pas solitaire
l’éveil est une rencontre
une surprise, une stupeur.
J’arrive avec tout le reste
et ne cesse de m’étonner.

Je ressens le besoin comme l’envie
d’inspirer, d’expirer, de vouloir ?
La Réalité n’est pas malveillante
mais elle a faim. Et soif. Et veut se perpétuer.
Veut ? En tout cas elle le fait.
Tout ce qui vit est conscient.
Tout ce qui est conscient sait,
à hauteur de son ignorance
et vice versa.

Faire c’est semblant, libérer c’est devenir.

ON N’EST LIBRE QUE NU.

Les larmes effacent des illusions et font briller des vérités.

On a souvent plus peur des idées que des faits.

Ô vies ! De toutes ces danses
ces pas esquissés, gagnés maladroits
et ratés superbes – à la joie !
Notre transcendance est porter le plaisir.

Je prends mon envol, mon élan
sûr de moi car toute incertitude
m’est autre. Sans compter mes balourdises.
Je suis un réel de liberté
une tension pacifique
un réseau de tendresse.
Quelques ombres de crimes
me polluent furtivement
mais je sculpte le Monde
de mes volontés, mes désirs.
Importent peu les mots,
j’exporte ma Bienveillance.

Le poison du crâne
qui me rend plaie
que je suce ou sirote.
J’essaie de partager
mon mieux, mon préférable.
Bâtir le bonheur
c’est bien cela : Vivre

Tant qu’on te voit trop
c’est que tu draines trop, vers toi.
Dialogue de l’Existence !
Pas monologue narcissique.

Et pas de théorie; que de la pratique
et ce qu’il suffit de mémoire.

Le Monde est magnifique
et les Humains peuvent l’améliorer !
C’est une des rares choses que je sache.

J’expulse ce qui m’encombre.
Je suis en colère et n’ai pas à l’être.
J’expulse tranquillement, doucement,
pacifiquement ma grondante colère.

Finalement, c’est de moi dont j’avais peur.
Je déteste ma colère.
Ma colère qui me harcèle
de vilains soupçons sur moi-même.
Je me refuse à rendre la méchanceté,
le vice, le mensonge à autrui
qui pourtant m’agresse parfois de ces horreurs.
Du coup, je retourne mon agressivité
contre moi, avec ruse opiniâtre
et vice délétère…
Je déteste ma méchanceté.
Tant mieux : je la dissous.

En fait, mon Fauve c’est l’Amour :
l’Admiration Bienveillante.
Le culte rendu au Corps par l’Esprit.
Donc le Chant du Corps
puisque tout est Corps.

La crispation est l’erreur
l’arrêt, le piège
et l’Emprise l’attrait qui y mène.

J’émerge d’un flux, d’une multitude.
Fruit d’un chaos, charrivari moi-même,
je me développe, probable comme incertain.
Indécis, temporaire, une résidence précaire,
un aléa psychique,
un écho d’échos d’échos d’échos.
Une résilience heureuse, un affront d’existence,
une vacation cosmique.
Quels stupéfiants miracles que tous ces concrets en transit.
Voyages messieurs, étapes mesdames.
Sols et horizons pour des joies.
Améliorer nous ravive.
S’inventent en nous les décisions.

Retour aux vrais fondamentaux :
le miracle jouissif de vivre
en bonne santé, sans manque physique.
L’aventure quotidienne des ouvertures
emplies d’imprévus rencontrés, découverts.
La chance du plaisir
je me vis message et réplique.
Je suis un jaillissement.

Sortons !
Sortons de ces prisons
aux murs d’autant plus amers et solides qu’ils sont insaisissables.

Fin du Monde ?
Mais enfin : la vie c’est la faim des temps.

Etre libre c’est irréductiblement oser être soi.

Que celui qui joue le cow-boy…s’occupe des boeufs.

Je souffre de façon impalpable : le non-amour.

Dieu ? C’est mal poser la question.
Le Monde ? Vivre répond.

Le poison de la servilité
qu’on aperçoit souvent au fond des yeux.
Un nectar suave de haine
se distille goutte à goutte
chaque jour une goutte
chaque seconde raffiné
pour produire du vitriol à la liberté
de l’éther contre les vérités
du chloroforme pour la raison.
Glorifiés soient les insoumis.

Poisons…ou déjections.
Par où évacuer nos étrons cérébraux ?
Pour un esprit vorace, glouton
comment et où déféquer
les crottes d’idées, les diarrhées mentales ?
L’esprit est aussi son propre lieu d’aisance.

L’humble magnificence du pissenlit : sa beauté que tout le monde connaît et ignore.

Quand on frelâte l’amour, on raffine la haine.

Un édifice tient par sa base, pas par son sommet…!

Prendre le mal pour repère c’est commencer à s’y soumettre.

Nous sommes tous et toutes des miraculés du néant.

Ho la méchanceté est l’usure
l’usure du doux, du bienveillant.
Une mâchoire retorse de n’avoir
pas eu assez à mâcher.
Je connais mon amour
je sais que la haine l’aiguise
que la frustration l’a ciselé
le rendant tranchant parfois.
Je libère, je libère peu à peu
mon Affection pour…tout.

On peut être excessif avec l’amour :
en oubliant de s’aimer soi-même.

J’ADVIENS VOLONTES.

Des danses comme des matches
des joies disparates et tant mieux
le venin rarement loin
mais le remède au plus proche
je suis ma solution, tu es ta solution
il n’y a de problème qu’autre
donc je n’ai pas de problème
j’aime et j’essaie d’aimer
et mes faiblesses me relancent
pour mieux aimer
de mes erreurs j’apprends à mieux vivre
à mieux aimer, à mieux partager l’aise
Propageons le bonheur – par choix.

Le sommeil pour vraie vie ?
Le rêve pour vrai moi ?

Ce qui me force n’est pas moi.
Ce qui gêne n’est pas bon.
Ce qui gêne est non pertinent.
L’Aise est pertinence.

Je ne sais pas ce que je serai.
Je sais à peine ce que je ressens;
ni même ce qu’est savoir.
Je n’ai que moi;
je m’arrange pour me sentir le mieux possible.
C’est tout ce qu’il me semble sincèrement possible.

Je cherche ce qui m’est le plus intensément agréable :
alors je suis totalement sincère.

Vivre c’est découvrir.

L’amour serait une forme d’esthétisme moral :
une admiration altruiste faite de tendresse et bienveillance.

Se libérer de l’obéissance et du jugement.

Tout ce qui te perturbe te révèle;
à toi d’agir en conséquence, pour t’améliorer.

Je suis un début du Monde.
Rester au début c’est ne même pas commencer.
Ne pas commencer c’est ne pas exister.
Mouvements, je deviens…

Qui croit porter le Monde porte en fait son propre orgueil.

Ô cirque de moi-même
parade étrange, procession bigarrée
Je n’ai pas que des clowns.
Ne pas outrer la source…
Je ne fais plus semblant
je ne sais me soigner qu’en m’expurgeant.
Ni complaisance ni hypocrisie.
Je vais affectueusement, abandonnant mes erreurs.

Je n’ai plus envie d’aller à l’école,
sauf celle de la Vie.

L’Amour c’est l’Intensité.

C’est l’union qui fait la plénitude,
pas le rejet.

La méchanceté est gaspillage…

Je ne connaîtrai pas ton goût
ô vilaine horreur
je ne prêterai pas mon corps
à tes outrancières dérives.
Suis-je le seuil du crime ?
Non, plutôt son vis à vis.

Le chiffonnage intestinal,
soudain, en fantôme frileux.

Sensations, Emotions, Intentions. Tout est là.

L’Amour non manifesté, l’amour retenu,
est gaspillé.

Ma haine pour fourreau de mon amour ?
Ma haine, cendre de mon amour ?

La confusion est le danger qui guette l’amour.

Je ne sais de la Réalité que ce que j’en ressens.

Ainsi donc me voici…
Avec ce volcan que parfois j’éructe
suavement égoïste, sournoisement.

QUOI QU’IL EN SOIT, TOUT CE QUE J’EPROUVE…
C’EST MOI.
Ainsi donc…me voici…
Salut à toi ô Réalité.

Si vivre t’est difficile c’est que tu t’y prends mal.

Ne vous abusez pas, madame :
je veux bien courir avec vous –
pas après…

Je ne suis pas la seconde d’avant…

Si une idée te fait rejeter les gens,
peut-être vaut-il mieux rejeter cette idée.

Soit tu te perds en toi-même,
soit tu te trouves dans le Monde.

Je libère et cultive l’espace que je suis.

Tout le monde n’est peut-être pas fou, mais…
chacun son délire.

Horribles séductions des crimes…
Eblouissantes ténèbres sournoises.
Magnifiques abords acérés :
un duvet sur crocodile
des caresses à la hache
et du baiser tronçonneuse.
Peut-être rien ne veut-il plus se souiller
que l’amour immaculé, la tendresse intacte ?
La propreté est suspecte :
pas conforme à la vie.
Trouver des soupapes à la rancoeur.

La vengeance ne profite qu’à la douleur et au crime.

Précipitation…
Trop vite, trop loin…Trop fort.
A côté, en avant en arrière, jamais ici, ou si rarement.
Il n’y a pas de maintenant, il n’y a qu’ici ?
Comme tu es belle, Réalité.
Si sauvage, si honnête, si dure et si offerte,
si accessible et si insaisissable.
Si douce et si violente, si vivante et si mortelle,
si plurielle…
J’arrive aux jours où je m’accouche.
Les terrasses de mes heures à venir frémissent au fond de mon coeur,
au bord de mon esprit.
La Vie est ton discours Ô Réalité,
la matière ton corps, les sensations tes spectateurs,
et l’esprit…
ton écho.

Quelle joie que ce mystère qui m’éveille
chaque jour de révélations en rencontres.
Voyage d’étonnement, chemins de stupeurs
de carrefours en ponts à bâtir
de dérives en sillons que l’on trace
pour semer l’enthousiasme de demain.
Je suis une naissance
je nais un être
je suis une Vitesse et une Orientation
partant du statique et de l’inconnu
et tendant d’affection vers le bonheur.

Qui s’aliène à un ou des livres
devrait peut-être se faire étagère.

Quel que soit le pouvoir, quelle que soit l’autorité,
s’en libère celui ou celle qui sait leur signifier : non.

Ô Liberté : je m’écrie mon non.

P1080299

 

L’excès révèle le criminel.
Qui sans cesse cherche, ne cherche-t-il pas avec une arme ?

Utiliser la tentation c’est adopter le vice.

Taquiner la méchanceté c’est inviter le Méchant.

Cette carapace d’ignorance que je fissure au boutoir de mes erreurs,
cette fausse sagesse que rectifie ma vraie folie.
Je suis toujours à l’entrée, encore au début – on est sans cesse au commencement.

Tant que tu n’es pas ton seul maître, tu es ton premier tourment.

La perfection c’est presque.

Nous sommes moins que ce que nous prétendons,
mais plus que ce que nous savons. Ha !

Je suis mon pire ami et mon meilleur ennemi.

Etre est savoir, mais savoir se substitue à être.

Une attaque de nature.

Printemps revient, Printemps retour.
Beaucoup d’oiseaux sifflotaient ce matin à mon réveil.

Manier le doux humour.

Ô Pensée, je me hante de tes éclats
de tes rumeurs, tes échos et murmures.
Mais tu ne seras plus jamais mon maître
car tu n’es pas moi.

Se délester de l’infantilisante aliénation paranoïaque théiste.

Un Homme c’est quelqu’un qui ne traite qu’avec l’indubitable.

Je fais avec ce que je suis. Autre chose serait mensonge.

Lent comme la sagesse…

Je laisse les rêves au sommeil,
mais je vois à peu près ce que je ne veux pas.

J’ai la rage de la vérité : pour mieux pouvoir mordre
et inoculer ma colère issue des frustrations.

En fait , j’aimerais être un animal de garde.

N’oublie jamais : la Liberté.
Je ne fais supporter à la Liberté rien d’autre qu’elle.

Mon coeur est un trou noir; c’est mon cerveau le soleil.
Mais la poubelle est si proche de l’étagère que la clef semble un couteau
et la plume un marteau.

L’Amour a ses limites que l’horreur dessine et la peur martèle.

Les digues que j’oppose à mes vagues ne font que m’enfermer
et les rendent plus sournoises.

Mieux vaut peu, bien fait, que beaucoup mal fait.
Mieux vaut peu, bien vécu, que beaucoup mal vécu.

La colère nous altère, comme le citron fait cailler le lait.

Je suis ce qui manque au Monde,
et le Monde est ce qui me manque…

Foin des oraisons castratrices et normatives !
Foin de l’oppression psychique sournoise des uns envers les autres.
La Liberté ? C’est moi.

Je reviens enfin à ma seule vérité indubitable : moi.

En résumé : mieux un vrai humain qu’un faux dieu.

Et dans l’orée de mes indécisions
j’engouffre quelques fins.
Tergiversations enclines à l’hostile,
du poison plein le brouillard,
qu’il est difficile parfois d’être vraiment soi.
Mon esprit boite, je me claudique,
avec l’amour trop court
et la haine mal taillée.
La haine rebelle…
Mais l’Amour n’est pas que docile !
Je me veux temps
d’étendre mes rires. Je renais.
Je suis en colère contre moi-même.
Quel doux brasier.

L’affectation cache quelque chose.

Sinon ? Se suicider.

La tristesse rend victime, la colère rend bourreau.

Comment veux-tu te connaître
si tu ne vas pas au bout de tes émotions ?

Ô Humain, quelle Sources veilles-tu à être ?

Mes douleurs, mon orgueil, mon égocentrisme : ma colère.

C’est ta folie qui sauvera ta sagesse,
et c’est ta sagesse qui te sauvera de ta folie.

La réalité n’est pas juste.
La notion de justice est totalement étrangère à la matière
qui, par exemple, s’autodétruit par cancer en un enfant de 5 ans,
comme elle peut s’agresser dans un viol, ou rouiller en un vieux clou.

Humilité n’est pas humiliation.
Pacifisme n’est pas pusillanimité..
Rire de soi élimine les excès de soi.

La prudence peut préserver
mais se soumettre à la peur c’est renoncer à soi.

Une sagesse qui ne s’amuse pas n’est qu’une austérité.

Ô Poésie du Silence
la Réalité ne peut être contenue
dans des mots.
Un geste excède un dictionnaire
et un sourire réinvente l’idiome.

Trop gardien devient geôlier, voire bourreau.

C’est en faisant que tu sauras quoi faire.

Ô merveilleuse Réalité, aussi jouissive que fatale.

Et je suis parti
d’un équilibre furtif
d’une joie précaire
et pour l’Amour de l’Amour j’ai aimé.

Je suis juste des mots,
d’oublis posés ou envolés,
de ces saccages accompagnés,
de graves hirsutes je n’ai pas voulu plomber.
On ne me trouvera pas au bal, sur la ligne des fiers,
des flammes, des foules.
Ou bien si, peut-être oui.
On ne trouve pas grand-chose dans les mots,
on y projette plutôt, se scrute,
tente d’y polir quelques escarpements de nous-mêmes,
des reliefs d’imprécision.
Voici mes honnêtetés; elles ont goût nectars.
J’implose de pluriels, je vois les pluriels, je veux les pluriels,
je vis les pluriels.

A l’arrière, quelques estompés,
des estomaqués.
Ecarlate, un vrai rire – t’ai-je vue boiter ?

Voilà, ça m’est plus heureux, plus –
non, pas plus heureux : autre chose, d’écrire ainsi.

Savoir n’est pas rien puisque choisir fait tant.

Je n’ai plus vos rivières, je n’ai plus vos enfers,
je n’ai plus vos impasses, car je suis, ce jet, cette place.

Je veillerai juste à bien me savoir taire,
à simple silence, à humble spectation.

Penser égare, parler prétend,
alors qu’agir trouve et accomplit.

Etouffer un compliment c’est étouffer la Vie.

La véritable sagesse est : L’HUMOUR.
Etre toujours sage n’est pas sage.

Je suis mon propre piège.

Humilité, pas humiliation.

A lutter contre ses défauts, ne pas perdre ses qualités…

Ne pas bouder le bonheur.

N’y a-t-il que les émotions et les sentiments qui peuplent vraiment le Monde ?
Tout le reste n’étant que décors – plus ou moins plaisant et intriguant ?

Le chant des tressaillements
les danses des désirs
le rectum qui se vide
de l’intestin rempli
un pas vide de sens
impavide d’essence
ne pas jouer c’est mourir bête
vivre grave c’est vieillir deux fois…
Il reste à naître !

Se cacher c’est s’interdire soi-même.

Qui cherche le mal le trouve.

Qui fait le mal s’en remplit.

Il est sournois l’orgueil…

Je leur laisse leur morale de psychopathes
ennemis du plaisir, de l’admiration et de l’Amour.

Las…Toute société humaine s’appuie sur l’inhibition
et donc sur l’hypocrisie qui en résulte.

Qui rejette le Monde n’en est-il pas que déjection ?

Tes défauts valent moins que tes qualités.

Ici chante, ici rit, maintenant crie, maintenant pleure,
ici la joie, ici la tristesse.
Ici et maintenant j’essaie de célébrer l’Existence.
Je ne me briserai plus :
je suis un vaisseau qui a brisé l’esquif qui le transportait
et coupé l’amarre qui le retenait.

Ô vent réel, ô vent vrai…
Ô Réel, ne plus t’empêcher d’exister.
Je cherche encore la borne du crime, le mur devant la sale.
Non je ne les cherche plus.
Je ralentis pour ne plus bousculer.
Je veux AIMER.

La seule vérité est la sincérité,
la seule sincérité est la surprise.
Surprise parfois douleur parfois plaisir Miracle je peux choisir
Alors je choisis le plaisir
car il est la chair de l’amour.
Et je choisis l’Amour parce qu’il est le Souffle du Bonheur.
Le Bonheur c’est la Réalité
qui se perpétue en Aise.

Le mal attaque rarement de front,
il préfère la guérilla, la guerre d’usure,
dissimulée et sournoise.
Sinon on l’identifierait et il perdrait.

Mieux vaut perdre à se trouver que gagner à se nier.

Aux ombres de mes mensonges
j’oppose le vide de mon ignorance
et ma claire sincérité.
Ne restent que des ruines
et des lambeaux de ce que je fus.
Tout va, se dissout et disparaît.
Tout vit de Liberté et la Liberté est
mourir ? Dispersion, au moins.
Je suis donc seul et ne me saoûlerai
pas de chair, d’odeurs intimes.

Ma souffrance est sourde, et muette
mais elle cogne, gratte, sape, ronge
je m’use de tout ce que je ne suis
tout ce que je n’ai.

Voleur par dépit, minable par misère.
Non, pas voleur, juste…taquin du mal.
J’ai taquiné le mal, qui m’a giflé
en douceur, en retour, avec gentillesse.
Que tu es belle ô Vie
que tu es magnifique Ô Réalité.

Quel Miracle que la Réalité !
Quel Extatique Miracle…

Dans cette comédie, chacun sa tragédie.
Dans cette extase chacun sa douleur.
Mais au-delà…JOIE. Stupéfiante
et inaltérable Joie. Enthousiasme est le coeur
qui fait vivre – tout.

Intéressant :
orgasme vient du grec « organ » :
bouillonner d’ardeur,
et « orgè » qui signifie…
« accès de colère ».

Quelle est cette violence dont se tisse mon Amour ?
Mon oeil s’aiguise à mesure que s’approche la Beauté,
et la Grâce m’enflamme,
mieux qu’une bise sur quelque braise cachée.
Bien des heures à distiller…
Nectar ou poison, la réponse s’extirpe des circonstances,
hors les griffes de mon zèle.

Passion sans chair accouche d’émotions délétères.
Je continue d’aller chercher le solide,
aux extrèmes plus qu’au début,
afin d’offrir un refuge à mes préférés possibles.
Suite je viens à mieux : RIRE est le choix de mes allocutions.
Je fais un piètre clown dans mon uniforme bouclé jusqu’aux dents.
Chaussures, chaussures…peut-être mes meilleurs témoins.
Des allées, survenues et bienvenues. Des avenues.
Je vais.

Ce sont les RUES qui m’apprennent à vivre. Les rues et les femmes.

En Fleur est ce genre de mec que la vie taquine
à coups de talents avortés et d’espoirs forcés.
Un fantasme issu de lui-même,
sale comme un jugement,
étincelant comme un aveu.
L’éclat du vrai.
La risée du plaisir.

On se gaspille dans l’idée de réalité
au lieu de s’occuper de la Réalité.

J’abandonne les spirales spéculatrices,
les dédales de pensées, les méandres d’idées,
et pose mon être paisiblement
sur les rugueux mais solides chemins de pierre,
sur les rampes de la terre,
où, loin des fallacieuses ailes psychiques,
les spécieux véhicules mentaux,
j’investis humblement mon esquif carné
aux gréments tendineux et voiles pulmonaires.
Le sang est ma seule ancre et les contacts mes seuls océans.
Au bastinguage de mes sens j’adresse un salut admiratif
à la Réalité qui n’est lointaine que par ma fuite.
Or, je ne fuis plus – nous nous rencontrons.

Sous les franges suspectes
le mépris prêt à se repaître.
Ma méchanceté n’est que sordide réplique.
Plus on veut s’extraire sa méchanceté
plus profond elle se réfugie.
Brûler ses racines à la Lumière
de la sincérité, du discernement non feint.
La méchanceté ne meurt vraiment
que si l’on en découvre les racines.

Ma méchanceté n’est que fruit de la vexation.
Ma vexation n’est que mon orgueil qui se câbre.
Mon orgueil n’est que mon Amour sans réponse.
Mon amour sans réponse n’est que résultat
de mon orgueil passé et de ma torve satiété actuelle.
Je n’ai rien mais tout m’est.
Le Monde m’est, sans plus de place pour autrui.
Je

Je ne sais qu’après
et loupe souvent le pendant.
Quelle fuite que cette vie !

Je ne sais qu’après
et loupe souvent le pendant.
Quelle fuite que cette vie !

Je vais en ce Monde qui vient.
Refusant d’imposer la douleur
nul excès.
Oui je me dessine en limites.
Oui me sculptent les non.

Lent fut mon réveil…
et pas encore total d’ailleurs…

Pas d’excès de soi.
Au pire : du mensonge.
Heureux de n’être pas
criminel.

La méchanceté peut passer en toi,
mais toi seul décide de l’y maintenir ou non.

Dans cet Espace qui me développe
un lieu plus concentré se déplace
un lieu palpite, plus intensément :
Source et Estuaire de ce Moi.
En ce Lieu, changeant, inconstant,
PULSATOIRE
se révèle soluble et tenace entêtement :
Mon VIVRE.

Vivre est comme voler en avion :
l’avion doit quitter le sol pour s’envoler.
De même, il nous faut quitter l’instant
abandonner notre position continuellement.
S’accrocher, tenir, SE CRISPER
voilà l’Erreur d’où tout découle.
Ne pas faire du désir une poigne
une étreinte, un piège, une emprise
mais que le Désir redevienne : le Mouvement.

Mouvements libres
s’épanouissent mes énergies
je commence l’Aise.
M’entreprends Evénements.
Si sauvage, si farouche, si libre
l’Amour sagesse de toutes ces folies.

Ce n’est pas une question
d’être en accord avec des idées
mais d’évoluer en équilibre avec des forces
en mouvements sincères, sans crispation.

C’est le sens qu’on attribue qui piège;
pas le mouvement, qui est sans arrêt.

En cet Univers Oui
notre distinction est le Non.

S’acharner jusqu’à l’infime
fait trébucher sur les poussières
et louper l’océan.

Ce n’est pas l’Amour qui cherche à se battre,
qui provoque ou même cherche à se prouver.

Il me reste encore tant de servile hypocrisie à recracher.
Me purger de la soumise peur et expulser le pus de l’orgueil.
Noble Sincérité qui mène au puissant Courage.
Alors je ne me cache pas : je suis.

VIVRE EST COMMUNIONS JOUISSIVES.

P1110861

 

Toutes ces fragilités, toutes ces délicatesses,
toutes ces forces et toutes ces faiblesses,
comme vous êtes belles choses du Monde.
Soleil, oeil impavide.
Seule l’honnêteté me libèrera de mes monstres,
en consumant de clarté ces épouvantails de la pensée.
Désolé, je ne suis pas un être certain, pas un être définitif.
Je suis un homme de sable; au coeur de pierre.
Pas même ! Je ne suis qu’une porte, du Monde sur lui-même.

Soudain le tambour froid résonne.
Qu’est-ce donc qui me cabre l’intérieur ?
La saoûle obéissance ou la venimeuse révolte ?
Enfin la fin de cette sale illusion : la méchanceté.

Ne pas se faire mouche dans le pot de lait…

Ta dureté peut être le tranchant de ta bienveillance…

J’aime bien cette femme :
je ne sais pas si elle est quelqu’un
mais au moins elle est de plein pied quelque chose…

Je commence par la faiblesse.

L’orgueil et la provocation sont des complaisances…

Les rapports entre plaisir, respect et liberté…

Présenter ses excuses n’est pas un sauf-conduit.

Ta Réalité te révèle…
Ma Réalité me révèle.

Ressentir c’est la chair, penser c’est la chimère.

La difficulté est là…

Ô Mouvement, en quoi te crispes-tu ?
En quoi te gaspilles-tu ?
Ô Mouvement, quelle est cette danse que tu t’acccordes avec le Monde ?
Ô Mouvement, dévores-tu ?
Ô Mouvement : bienveillance ou malveillance ?

Ô Mouvement, qu’est-ce qui t’anime ?
Ô Mouvement, qu’est-ce qui t’oriente ?
Ô Mouvement, qu’est-ce qui te crispe ?
Ô Mouvement…QU’ES-TU ?

Ô Mouvement, si tu te tords, tu seras tord.

Ô Monde, je veux annihiler mon crime,
inexister mon horrible.
Ne consacrer mon dangereux qu’à protéger ce que j’admire.

La poésie est la philosophie des esthètes.

Dans cette existence
ce n’est pas forcément le plaisir qu’on cherche
mais la douleur qu’on fuit…

La solitude : comment l’absence peut-elle peser aussi lourd ?…
On ne souffre pas du néant !…?
Appoggiature…

La vérité trouvée en marge de l’erreur,
comme l’amour dans l’ombre de la solitude…

Les rêves sont les coulisses des existences humaines.

La colère cherche des victimes,
le calme trouve à épargner.

Le Soi est nudité.

Douter de soi c’est renforcer l’adversaire.

L’humain est un être décalé, qui se poursuit.

Quel que soit l’espace dont je dispose,
s’il y a le moindre mur c’est sur lui que je m’acharnerai.

Vouloir être parfait est un piège de l’orgueil qui masque la haine…

La haine accompagne l’amour frustré,
plus près que les dents n’entourent la langue…

L’ERREUR C’EST L’EXCES.

Ô Humain , le Monde vient se servir en Toi,
pour utiliser ce que tu as raffiné à partir de ce qu’il t’a fourni.
Qu’as-tu en toi ?…
Quel accueil et quel logement peux-tu proposer, en toi, au Monde ?

Oui, Humain, Humaine : quel Espace fais-tu de toi pour accueillir le Monde ?…

Ce qui saisit peut agresser;
ce qui est saisi peut être agressé.

Ma Réalité me révèle.

Les paroles ne sont que du vent.
Seuls les sots se battent pour du vent.

AIMER C’EST S’UNIR…

L’Energie est Présence.
Le Soi est Mouvements
Aimer unit.

Quelle saveur te fais-tu dans la soupe du Monde ?…

…on peut aussi dire :
cette doucereuse horreur de la vie…
ou cette horrible douceur de la vie…

Obéir à une autre autorité que soi
c’est s’exposer à trahir ce qui nous est le plus important.

La force de l’inertie contre le pouvoir du soi…

SI TU NE REGNES PAS SUR TON ESPACE INTERIEUR TU N’ES QU’UN JOUET.

Le protecteur ne doit pas devenir geôlier…

Amusant : on n’a pas de mot d’argot pour « vivre ».

Les mots des gens méchants sont leurs prisons;
pourquoi y entrer ?…

Essaie ce que tu veux,
fais ce que tu peux.

Face à la méchanceté, ne pas devenir méchant.

Le moi est une incartade.
Une incartade de la matière.

L’Humour est l’hommage du Cerveau à l’Amour du Coeur.

Volutes et tourbillons, brise de paix, tornades désirs.
Je suis un nuage qui cherche sa terre,
un fleuve en quête d’estuaire –
mon extrêmité vers un contact. Contacts.
Ô moi, rempli d’inutile et amputé du mieux.

Monde, je t’aime sans savoir.
Ignorant ce que cela signifie.

Ces années de chasteté et de célibat ont fini
par faire de moi un amputé du sentiment,
un mutilé de l’affectif –
toujours prêt à se trouver des palliatifs mentaux,
des compensations. Je m’occupe –
de n’avoir pas le coeur occupé.
J’ai le coeur vide donc je me remplis le cerveau.

Consciousness junkie

Varanasi, où le dédale des rues retrouve le dédale de l’esprit.

Une idée ne fait pas cuire les nouilles…

NE PAS ETRE DUPE DE SOI-MEME.

JE SUIS UNE IPSEITE.

Certains parlent de qui a le plus grand dieu.
Or dieu est une incertitude.
Donc certains parlent de qui a la plus grande incertitude.
Ha ha !

Tu peux voir, sentir, toucher, entendre le Monde,
mais ses saveurs ce sont les sentiments.

Je sais juste que je suis un fauve et un conducteur.

A jeun de mes erreurs,
je m’ouvre précautionneusement
au dialogue de l’Existence.
Je suis en Evidence.

Quand j’étais petit, déjà j’aimais,
dans un mélange d’affection, d’admiration et de mépris un peu inquiet,
un simple bout de grillage délimitant un petit jardin ou un petit terrain abandonné,
dans une ville.
Parce que j’y voyais la volonté, la présence,
la force des humains qui l’avaient placé et avaient délimité cet espace.
Je ressentais la chaleur de la vie humaine
dans ces arrières-cours vaguement crasseuses,
incertainement tranquilles.
Partout où l’humain avait forgé la réalité
pour en faire son habitat,
sa niche au creux du grand mystère
improbable qui pourtant nous éclabousse continuellement,
partout où je percevais l’entêtement misérable à survivre,
la résistance pathétique d’une pauvreté qui ne voulait pas s’avouer
et faisait figure en pâle théâtre,
partout où s’accrochait cette résistance qui se voulait dignité
et que je pressentais déjà simple fatalité transie.
Je jouissais à l’étouffée,
je savourais la peur diffuse arc-boutée contre la disparition.
Déjà ce n’était pas vraiment ce qu’on nous nommait beauté –
les chairs éclatantes, les couleurs resplendissantes,
les poses, les attitudes et les déclarations –
qui m’émouvait, ou en tout cas pas uniquement, non…
Non, c’était les traces.
Les traces de l’humain et non l’humain lui-même
qui me fascinaient et me touchaient.
Et si possible les traces éprouvées,
érodées, corrodées, usées…
Un pan de mur lépreux, deux briques cassées,
un couteau émoussé dans le caniveau,
des herbes opiniâtres
sur de maigres petites mottes de terre sêche
dans un triangle engrillagé en bout de rue et bas d’immeuble.
Une porte ouvrant sur un mur.
En somme tout ce qui affirmait l’absurde au lieu de le trahir.
C’était déjà cela que j’aimais, et c’est toujours cela que j’aime.
Et que je cherche partout et viens trouver, à son paroxysme,
en Inde.

L’Asie « fait avec » alors que l’Occident « cache avec ».

Oui j’ai de l’affection pour la saleté,
même la crasse :
elles me paraissent plus sincères,
me sont plus spontanément familières.
Elles n’ont plus rien à cacher puisque derrière il ne peut plus rien y avoir.
Tandis que la propreté est artificielle,
sent la dissimulation, suinte la honte et le malaise.
La propreté n’est pas honnête.
Peut-être que l’honnêteté n’est pas propre ?

Comment la vie pourrait-elle être propre puisqu’elle est mélange ?!

A la vérité je me retrouve :
ce Monde me suffit bien.
J’aurais voulu en exploser
à l’intérieur du sexe d’une femme,
mais peut-être a-t-il été trop jaloux, ou est-ce moi ?
L’harmonie est une surprise.
Tant doucement –

L’Inde est une preuve, un témoignage –
un testament.

Alors je retrouve ces variations de fréquences,
ces ondulations intérieures qui déforment – non !

Tant que tu veux un ennemi tu le crées.

Débarcadère du temps,
aux quais bondés de choses vivantes,
d’objets pneumatiques plus ou moins gourds.
Des articulations phoniques,
des postillons de planète.

L’heure qui mène à la nuit est emprunte de nostalgie;
une mélancolie diffuse la hante.
Des images fugaces, hirsutes,
des sons prompts à griffer les oreilles,
des couleurs imprenables, tel est le jour.
Quel coeur fait vivre le Monde ?
Au-delà de l’usure tout est-il transformations ?

La vie est-elle la meilleure des tragédies
ou la pire des comédies ?

Ma Réalité me révèle Mouvements complets avec le Monde.

Ce n’est pas l’Amour qui se fourvoie,
c’est la haine qui prétend sournoisement.

Admirables veines, canaux de mes chairs assoifées.
Vivre je t’aime.
Exister je jouis.
Savoir se trompe :
prétend figer la Réalité dans un état.

Défraîchi le visage
affaissé le rivage
le ciel prend des nuages
quand se tournent les pages.

Ô Monde je t’écoute avec les yeux
et je te vois si peu, de ne pas te regarder.
Ô Monde tu es mon vrai visage.
Je ne fais que chercher mes yeux
égarer mes oreilles et fuir ma bouche.

Ô Monde, t’embrasser fait danser.
Ô Spectacle de ma vie,
stupéfactions sidérantes jouant à oui et à non.
Ô Monde, arène de mon sort.
Ô Vie, tu es belle comme le Courage.

Je ne veux pas d’une sagesse de renoncement.

Assez !
Je ne veux que les chants des choses,
les danses des gens,
et les cris dévorants de l’espace.
Le temps saura toujours notre mesure
et définitivement allongés entrerons-nous dans le mythe de l’éternité ?

Assez de mes vérités déjà ruines dans leur énoncé.
Assez de ma sagesse qui ne serait pas heureuse.
Je ne veux plus parler que de mes fleurs,
des terres, des plaisirs et des fruits du Monde.

Il n’y a que l’enthousiasme,
à rosée de joie,
pour recoller les morceaux du volcan organique.
Le tellurisme complet :
de la sueur au sperme,
de la face aux fèces.
Je ne veux que l’obscène
à répliquer à l’hypocrisie névrotique des peuples.
Je ne vois que mensonges dans vos traditions,
que hontes stupides dans vos morales.
L’humain est, en partie, un refoulement mesquin.

Quand donc libèrerai-je mon coeur dans le sillage de mes yeux ?
Quand le Monde me verra-t-il comme j’aimerais le voir ?
Mais il ne demande que cela le Monde :
mon admiration totale, pour dévorer mes excès.

Monde : je veux te faire plaisir.

Les spectres agressifs et mesquins que ma colère a créés
récurent ma paix et ma douceur.
Davantage un sage de folie qu’un fou de sagesse, je puis.
Je lève un nouveau départ :
j’ai trouvé mon levain et me suis suffisamment pétri.

En nous, plus il y a d’idées moins il y a le Monde.

Couleurs de murs tranquilles.
Je sirote une soupe. Sans cuillère.

Ce sera, ce sera, puis je ne serai plus.
Liberté seule pertinence

Ce qui contraint tes Mouvements te domine.

Le combattant fait le conflit,
le constructeur fait le chantier,
l’amoureux fait l’Amour,
le pacifique fait la paix,
l’admirateur fait la Beauté…

Nous aidons la liberté à créer ses formes et voies.

Beauté, je te belle, aime, sure sauvage.
Sauvages nous.

L’Amour est le Contact.

Pas forcément facile la Réalité :
cette impression d’être constamment devant une porte fermée
dont la clef se dissout continuellement dans notre main.
Devoir construire avec du sable sans eau ni ciment
et un vent perpétuel…

C’est le second Miracle : vivre est jouissif.

Tant que tu te mens sur toi-même, tout ton Monde est faussé !
Et tant que tu es ton ennemi ton Monde te combat.

Tant que tu es ennemi ou conflit,
tu produis de l’ennemi et du conflit dans ton Monde.

Si tu aimes, saches abandonner le pouvoir…

Qui ne fait que donner finit par tout perdre – dont soi.
Qui ne fait que prendre finit par dérober.

Si tu ne trouves la divinité dans le Monde,
à quoi bon la chercher dans les livres ?

Ô Mon Esprit,
toi mon plus fidèle miroir,
toi qui contiens mes esplanades,
mes arrières-cours
et mes caniveaux,
qui charries mes diamants
comme mes déjections,
c’est par toi que je suis un
et par toi que je suis deux
et par toi que je suis d’eux
et par toi que je suis tous.

Ô mon Esprit
c’est finalement bien toi le Fauve miraculeux,
le danger superbe
et l’ami magnifique.
Ô mon Esprit
c’est définitivement toi que je dois LIBERER.
Ô mon Esprit…c’est à moi que je parle.

RIRE !
Rire !
Hommage au Rire,
à sa Liberté, à son Intelligence,
à sa Lucidité, à sa Sincérité –
à sa Vérité.
Rire dissout l’orgueil,
rire subjugue la colère,
rire stupéfie nos prétentions.
Rire est la vraie transcendance,
issue de l’immanence de nos tripes.
Rire est la fulgurance du corps.

Tu sais…j’ai envie de dire que…
passé mes 18 ans je n’ai fait que m’abîmer.

Ô Délicatesse !…Le secret c’est…

Ô Délicatesse !…Le secret c’est…

Dangereusement je t’aime.
Ô Beauté : dangereusement je t’aime.
Ô Réalité, dangereusement je t’apprécie.
Ô Monde, fatalement tu m’es.

On sait avant de savoir
mais on ne sait qu’après avoir su.
On sait sans pouvoir, on peut sans savoir.
Tout s’échappe – tant mieux.

Evidence et vie danse.
Et vie dense et vide dense.
Evidence et vie dansent.

Je suis.
Le monstre seulement je maîtrise –
ce qui nuit au Monde; ce que le Monde repousse.

Gare ! L’Amour brimé, l’Amour refoulé devient haine.
Laissons vivre l’Amour.

Ne maîtriser que la méchanceté.

Quand on voit des défauts, chercher plutôt les qualités.

LE MAL N’EST PAS VIVABLE.

Savoir aussi redevenir du sable dans le vent.

J’accepterais vos caresses si vos ongles étaient moins aiguisés……
Et vos baisers si je n’y devinais les crocs.

Quand les mots surgissent…ce n’est plus moi.

P1140095

 

Entreprendre le Monde…

Si j’arrive à ne plus prétendre
serai-je encore de désirs ?
Et s’il n’y avait que quelques mots
quels seraient-ils ?

L’oeil de mon second suit
et rejoint le flux de mon premier.

L’obstacle
à la masse pesante, sombre et mate
l’obscur attracteur poisseux et grave
c’est cela dont je dois me débarrasser.
Cette présence opaque et obnubilée
qui parfois sourd en mon esprit
c’est cela – la maladie théiste
qui soit asservit soit pousse au crime
soit les deux ou alors…
le dépassement amoureux ;
et la Liberté s’incarnant.

Toutes ces chairs onctueuses
que le soleil ramène à la surface
toutes ces offres à jouir
parsemées au clair des allées

Ne pas se contraindre : ni forcer ni retenir.
Cela se sent : ne pas agiter le Mouvement intérieur,
ne pas troubler la Limpide aise calme intérieure.

Ton esprit est un fleuve
alimentant l’Océan humain
la Mer du psychisme humain
dont chaque individu est un rivage.
Sache donc purifier ton esprit
le pacifier, le calmer, le rendre doux
sinon tu pollues l’Océan…

Le Mal anime le Mal :
les défauts se reconnaissent entre eux.
L’orgueil excite l’orgueil.
Débarrassé de ton orgueil
tu ne seras plus agacé par celui d’autrui.
Le Mal anime le Mal.
Dissoudre son propre Mal.

Comment se débarrasser de son orgueil ?
En s’évaluant par rapport à soi seul
et non par rapport à autrui.
Connais-toi toi-même
et laisse autrui à lui-même.
Ton seul mètre-étalon, ta seule référence
doit être toi-même.
A cet égard sois sans complaisance aucune.

Parfois, moins aide plus.

Un lion qui combat tous les chiens ne gagne qu’épuisement.

Tant que tu considères le Monde malade
il peut te contaminer.
Tant que tu combats
ton Monde est une guerre.

Tant que je serai mégalomane,
je me poserai des méga-problèmes.

L’Amour est au-delà du bien et du mal
car il n’est pas conflit.
Il est pacifique bienveillance affectueuse.
Là où il y a conflit, là peut surgir le mal.

Ce vide qui permet –
Obtenir même des miettes.
Ramasser les caniveaux
écoper les soupirs
la Vie gonfle ce qu’elle remplit
et flétrit ce qu’elle quitte.
J’aime une farce futile
ou une garce gracile.
M’animent l’humide et l’inspir
le sec et l’expir
le sexe est le pitre ?
Forces, Formes et farandoles…

Planquez-vous, voilà le mec gentil……..
Et sa femme !……..

Tu es Mouvements, et tout est affaire de Déplacements…
Alors vis ce que tu aimes ! Vraiment.

Je sais immédiatement
et je découvre immédiatement :
ma Réalité est immédiate.
Ainsi je me libère de tout inutile
et je suis.

Si vivre t’est difficile c’est que tu te trompes.

Face à tout adversaire
se décrisper
afin d’échapper à son aliénation.

Les laisser à leurs angoisses
à leurs pièges, à leurs aliénations.
Rompre toute amarre, tou tlien
s’étendre librement, se laisser.
S’épanouir : je suis un Mouvement
je ne veux aucun joug
je ne veux aucune obéissance
je veux et cherche l’Amour, la Bienveillance
le Respect, la Liberté, la Paix, et le Plaisir.

Et mon pire geôlier : moi.
Mon pire ennemi : moi.
Mon pire obstacle : moi.
Mon pire adversaire : moi.
Ma première et dernière prison : moi.

Rejette toute croyance.
Ni croire ni espérer ni attendre.
Pas croire mais savoir
pas espérer mais vouloir
pas attendre mais oeuvrer.

Trouve ta vie
sens ta température
explore tes frissons
frémir est ton baiser au Monde.
Ressens !

En vérité je suis un Lieu
de jaillissement continuel
une métamorphose
une transformation
une mue, une mutation.
Je suis une Source
avec le Monde pour nuée
et pour champ à irriguer.

Je suis Orientations et Vitesses.

Tant que l’Intérieur et l’Extérieur ne sont pas une seule chose, il y a difficulté.

Tant que ton esprit sépare
l’Extérieur de ta Conscience de l’Intérieur de ta Conscience,
alors tu es en difficulté avec toi-même.

La prétention du trou noir
l’orgueil nihiliste
et la méchanceté qui couve
sous les cendres de mon amour
Mais…assez de pitoyable complaisance
exaspérante suffisance geignarde.
Vivre est l’opportunité ultime
améliorer le champ du réel.
Naître le possible et féconder
le fertile Mystère, le prodigue Inconnu.

Volutes d’os, sang et tissus
je vais où suis.
Le monstre au crâne
me taquine, percute, bouscule.

Fais-toi de beaux et bons souvenirs
car ils pourront, aussi, constituer refuges.

Tu peux te méfier autant
de la quête de perfection que du crime.

Quand tu ressens du malaise du fait d’autrui, ralentis ; car bien souvent le fait de prendre conscience d’autrui nous fait accélérer nos rythmes, et notre fréquence, d’actualisation. C’est cela la perturbation physique que provoque autrui, donc : récupérer TON rythme, TA fréquence, TA Vitesse.

La pensée et les mots sont, et constituent, un mode de traitement de la Réalité.
Mais la Réalité n’est pas pensées, ni mots ; elle est Espace et flux d’énergies.

A présent je veux, je dois, me désaliéner de toutes mes références textuelles mystiques. TOUTES.
Certaines m’ont permis d’évoluer favorablement, bénéfiquement, de façon constructive, certes, mais TOUTES ont constitué des LIMITES, des MURS, et des cloisons dans mon espace intérieur psychique, et TOUTES ont aliéné ma pensée et donc ma liberté et mon être.
Je veux et sens à présent que le mieux est que je me libère de l’emprise de tous les textes mystiques qui m’ont aidé mais aussi aliéné. Je veux cesser d’être un élève, un disciple, un soldat, un adepte, et que je devienne enfin un humain LIBRE.
Libre de pensées, paroles et actes.

Se désaliéner, libérer, extraire, extirper, débarrasser, détacher de l’aliénation mystique omniprésente (en moi et TRES répandue dans le Monde psychique et physique humain, sournoisement comme explicitement – dans les sociétés) et devenir uniquement ce que je suis, en toute humilité et simplicité : un humain aussi stupéfait qu’ignorant, aussi respectueux de la Réalité qu’amoureux d’elle et de lui-même et de sa propre liberté : devenir un être humain AFFRANCHI.

Lentement. Sans précipitation, sans forfanterie : comme un sevrage, une désintoxication.

Se débarrasser notamment de ce mélange poisseux de crainte, suspicion, superstition, symbolisme, interprétation, ségrégation, discrimination, complexes, soumission, lâchetés, compromissions, etc…

La colère pousse à la méchanceté
qui cherche l’horreur qui veut provoquer l’horrible.
Je refuse l’horrible.

J’aimerais un truc…qui consumme.
Au moins de temps en temps.
La vie en quelque sorte ?

Si tu n’es pas honnêtement toi-même, à quoi bon vivre ?

Le poison c’est l’excès.

A quoi sert l’esprit ?
L’esprit est pour le Mouvement-Etre
ce que la bride est pour le cheval :
qui se sert mal de la bride épuise le cheval,
ou le fait s’égarer, ou l’aliène ou l’empêche d’avancer…

Etre, faire, et tracer, sa propre voie, son propre chemin.
Tracer un sillon avec le soc de la bienveillance et semer la Liberté.

L’Univers : ce grand sac de sable en train de se renverser,
dont on s’accorde à trouver jolies les collisions.

Se libérer de son imaginaire.

Clarifier la Conscience
Désaliéner l’Attention
Optimiser l’Intention

Quoi quoi quoi ?
JE SUIS UNE PARTIE DU MONDE. QU’EN FAIS-JE ?…

Comment vivre ?
De soi, ni ajouter ni retirer – sauf si nécessaire.

Penser aux sentiments fatigue, y réfléchir égare.
Forcer les sentiments mène à l’erreur, les retenir afflige.
Ni forcer ni retenir : pas contraindre.
En soi, ni ajouter ni enlever.

Tant que tu n’as pas identifié la faiblesse tu te trompes quant à la force.

Les rêves n’ont qu’un intérêt :
t’inciter à agir pour les réaliser.
Sinon ils ne sont qu’un des pires poisons :
des narcotiques vaporeux qui t’aliènent en t’illusionnant,
tout en te laissant oisif et frustré.

Ce que l’on cherche nous habite.

Les horizons d’au-delà des paupières

Le Monde est Présence.
Chaque être vivant est conscience.
Chaque conscience est présence.
Chaque présence est Monde.

Suis-je le dernier monstre
d’un souvenir de moi ?
Une complaisance supplémentaire…
Plutôt quand le tigre se fait papillon
le léopard goutte de rosée.

Qu’une vie ? C’est déjà suffisamment de mystères…

Hargneux amour contrarié.

Le plaisir donne corps à l’Amour.
Le Plaisir c’est le corps de l’Amour.

Mon admiration gronde « je pourrais te tuer ».

Ô Vie ! Ô Existence…
Ô Miracle sensible, merveille fauve
que seraient tes sourires sans tes dents ?
Tes caresses sans tes griffes ?
C’est pourtant de mon venin
que je veux faire un élixir
de vie – à nouveau,
de bienveillance courtoise et amusée.

Pourquoi ces errances d’assassin ?

A chaque fois que tu te diminues,
tu laisses la place à la malveillance.
Et chaque fois que tu t’excèdes
tu risques d’empiéter sur le domaine de la malveillance.

Y a-t-il quelque chose, davantage qu’un mythe,
derrière ces façades opaques constituant notre réel ?
Sommes-nous sur scène, en coulisses ou dans le public ?
Ai-je vraiment vraiment du venin…non, métaphore risible.
Suis-je dangereux ? Non.
Suis-je libre ?
Oui, par delà mon être imposé, et fatal :
du sorti je m’assortis.
Oui : cela que je suis est libre.

Danser aux sons du vide
rire à l’espace
et se faire mieux.

Finalement, un des défis dans cette existence est…
de ne pas tuer ce qu’on aime… !

Commettre le crime c’est l’ingérer ;
à toi ensuite de l’expulser.

Ce poisseux mélange de frustration,
tristesse et colère qui me colle,
me pèse, sourdement, sournoisement…
Cette présence qui déforme mes courbes si je n’y prends garde.
Ce flou maussade, sorte d’automne intrus au cœur de l’été…
Je ne veux plus m’exaspérer de lui ;
je le dissous peu à peu et recycle ses énergies.

Encore et toujours je choisis, privilégie et me revendique de l’enthousiasme,
de la joie, du plaisir, de la liberté, de l’émerveillement, de la bonne volonté
et de la Bienveillance.
Même si le Monde qui me fait vivre me tue,
ce Monde qui me fait jouir et souffrir.
J’estime que pour ma part je n’ai pas à me plaindre du Monde.
Vraiment pas.

Oui, une des difficultés dans cette existence
est de parvenir à ne pas nuire à ce (ceux) qu’on aime.

Veiller à ne pas transformer ses qualités en défauts.

La haine, fille de la vengeance, dois-je du regard m’ôter le chasseur ?
De même que ma foi n’est complète et honnête qu’avec le doute,
de même ma passion pour le Monde ne serait complète qu’avec la haine ?…

Paradoxe, l’acuité de la haine trouble le reste de mon être.
La violence m’est une autre forme de caresse,
issue du fond de l’obscur, surgie de la rage :
un amour viscéral pour…le pouvoir de détruire.
C’est absurde. La haine est aussi un orgueil de lâcheté.
Bien souvent la haine ne se permet que par la lâcheté, la trahison,
car face à une vraie résistance le discours change…et…
disparaissent les manifestations hargneuses.

La haine n’est qu’un autre horrible fascisme.
Fascisme ordinaire de la facile destruction.

Tenter la vérité jusqu’à m’écorcher sur les faits, me violer d’honnêteté.

Les idées adventices.

Tant que je ne communierai pas avec le Monde
je serai d’autant moins compétent dans l’ART DE VIVRE !

L’excuse n’est pas une caution.

Je me croyais doué en tout,
je me découvre bon en rien

Que ressens-tu du Monde et que lui donnes-tu à ressentir ?

C’est un tel DELICE de vivre !…

Ho, les fluctuations de la Réalité, qui nous plissent et nous accomplissent…

Le CALME est un des ressorts de l’Efficacité.

Le mensonge pèse dans mes yeux.

IL N’EST D’AMOUR VERITABLE QUE CELUI QU’ON FAIT VIVRE : QU’ON MANIFESTE.

DSC02833

Je suis un chant
dont les profondeurs ne se révèlent qu’après
l’affleurement de ses soupirs
l’effleurement de ses morsures
et l’étreinte aveuglée de lumière
de ses désirs.
Sourd à moi-même, je sourds de moi-même.
Je suis à toujours
cet inconnu de la seconde d’avant
trouvé égaré dans la seconde d’après.
Tant que je ne suis pas la Liberté
je fonctionne une machine
j’accomplis un esclave.

La Liberté se reconnaît :
un goût sans venin
dont les larmes sont d’Amour
une joie translucide
sans excès qui obstruent.
La Liberté se reconnaît.
Comprenne qui peut.

Solitude, au gel inextinguible
famine sourde et poisseuse…
Solitude, voix qui ne parle qu’à elle-même
et altère tout le reste.
Solitude, douche abrasive
empreinte corrosive.
Solitude, planète de la Liberté
et mausolée pour l’amour.
Solitude, la pire des meilleures amies.
Solitude : voilà les contours du moi.

Se méfier de qui nie sa haine…
Et l’aiguillon de la haine est la colère.
Dissoudre et recycler la colère est judicieux.
Savoir recycler sa colère…

L’amour jusqu’au monstre,
en carie du cœur
un goût d’horreur qui hante
des esquisses de crimes furtifs
autant de scories d’inassouvi.
Les plus suaves poisons
ne proviennent-ils pas de fleurs ?

Superbes corolles assassines
nectars vilains et envoûtants…
je recèle aussi quelque piège
espiègle à cruel, snobisme vicieux.
Le vice c’est le goût de la frontière
l’arôme de l’atteinte.

En vérité ne me parlez pas de valeurs
si je n’ai rien et ne suis qu’immédiat.

Que le Monde veille aussi
puisque je m’éveille –
Je connais la Délicatesse
c’est là ma Force.
J’ai pris le parti de la Fragilité
c’est ma Puissance.

Qu’est-ce qui fait cogner mon cœur si fort ?
Pourquoi ce son sourd et froid ?
Une peur. Toujours cette peur de méfaire.
Le froid provient du vide entre mon ignorance et ma crainte de nuire – à moi ou au Monde.

Je ne sais comment traiter l’Absolu.

Ce rapport entre Amour et Vérité me fascine jusqu’à la brûlure
car la haine est toujours en embuscade, en contrepoint de l’Amour
L’Amour pour acteur
avec la haine en doublure ?…

L’Amour ouvre la porte
mais qu’est-ce qui la franchit ?…

Ho, garder les portes…

La danse de l’Amour et de la haine
autour du moyeu de la Vie : le Plaisir.

C’est ton cerveau qui soulagera ton cœur,
c’est ton cœur qui sauvera ton cerveau..

Le Monde me danse
et me fait marée :
sac et ressac, mise en sac et leurre en vrac :
maintenant, ici

Ni forcer ni retenir
le flux, l’élan, le Mouvement
quelle intervention dans l’Evénement ?
La Liberté ne doit pas être gaspillage.
Désirs eux-mêmes opportunités ?
S’agit pas de comprendre
mais aider, ce qu’on aime, à vivre
si nécessaire.

Je surfe la Vague du Réel,
le Mouvement Existentiel me porte,
et je m’oriente selon mes capacités,
et selon ce que j’aime.
Au large des abus, des excès.

L’espoir : la dernière pioche…
Laissons Dieu tranquille.
Le plaisir n’est pas une joie inerte.

Le bien-être c’est ce qu’on ressent.
Le bonheur c’est ce qu’on partage.

La purge se poursuit.
La chasse…aux erreurs
les excavations de masques
et autres fards complaisants
compensations et comparaisons.
Le moi pour début.

NUS DANS LA PLAINE !…
mon cri de ralliement

Tu le sais : on est tous et toutes
vautrés dans ce Monde, à se réveiller
plus ou moins vaguement, en vrac
dans le Réel, à tenter de se relever
se raccrocher, une direction, un appui
une valeur, une stabilité ?
Tous et toutes projetés
dans l’Inconnu
dans le Mystère,
qui nous compose et nous décompose
nous porte, apporte et emporte.
Nous sommes tous et toutes
à la fois brises et déchets
rivières fangeuses
et cristaux célestes
avec notre amour de tripes
nos sentiments visqueux
et notre cœur de sable.

Je sais juste que s’il y a
un dieu, une déesse, ou plusieurs
je les défendrai
d’avoir osé, d’avoir tenté, d’avoir permis
le Monde
Toujours est-il
que la seule réponse est péremptoire : Mouvements.

Personne n’est coupable
car toutes les origines s’échappent
à elles-mêmes. Tout est Mystère
et le Mystère a pour prénom : Mouvement
et pour nom : Chance
Mouvement Chance
tel est le Baptême du Réel.

Où est le venin ?
Quels sont les crocs ?
Quelle victime s’avère
à l’ombre dérisoire de sa honte ?
Tout ce qu’on s’interdit
on le donne à la haine.

L’Amour ne nuit pas
mais l’idée flétrit.
Seul le Mal doit se cacher
seul le crime doit reculer.
Eviter les impasses.

Pourquoi ma colère ?
Pour m’être abusé moi-même,
pour avoir joué le jeu de dupes
de doctrines faites pour conditionner
pour avoir triché qui plus est
dans cette mascarade hypocrite et refoulée
pour avoir distordu ma vérité
pour m’être corrompu et compromis
je m’égare.
Je me suis fourvoyé.

Il est temps que je vive mon minéral
ma vérité tranchante et rugueuse
comme cette lime du temps qui m’use
inexorablement et au meilleur pire.
Un démiurge subtilement cruel
aurait-il fait mieux que mon existence ?
Oui. Oui. Oui !
Assez de complaisance !
Je n’ai à me plaindre que…de rien !
Bravo à mon Existence.
Mais je peux mieux faire.
C’est cela le poids de la Liberté :
la responsabilité de soi-même…

Pas de colère donc…
mais quelle issue à mon exaspération ?
…L’Art ?…

Je suis une forêt
où rôde une Bête
abrupte et farouche
aux baisers corrosifs
et aux caresses profondes.
Oui je rôde et maraude
entre crime et douceur
griffe et duvet
alternant crocs et lèvres
sur le cou aux artères somptueuses
de mes amours palpitantes.

De nouveau à naviguer
dans la houle de mes tripes anxieuses.
C’est le relâchement des forces crispées
agacées si longtemps par les compensations.
Expert que je fus dans l’art de m’abuser
me réconforter aux méandres sournois
de mon encéphale bilatéral.
Dénouer et laisser se dénouer les nœuds
libérer et laisser se libérer les énergies :
vivre et laisser vivre.

Le flou, que je ne crée plus, se dissipe
la vraie clarté se révèle
les vides et les pleins alternés
reliés par les fulgurances des Désirs.
Libérer c’est l’audace de l’Existence
Libre jeu farouche de la Vie.
Et, toujours, partout, Quelque Chose aime…

Si tu fermes les portes de l’intérieur
tu finiras par les défoncer de l’intérieur.

Laisser vivre l’Amour –

C’est décidé Ô Monde :
entamons un Dialogue libéré
je t’écoute car t’entends
te regarde car te vois
te réponds car tu m’appelles
te donnerai ce que tu me veux.

Oui, Monde, je te donnerai ce que tu me veux
dans les limites du refus de te nuire
dans les limites du respect que te vaut
mon Admiration éperdue.
Je te cherche moins car tu me trouves
– je refuse de me cacher –
je te trouve pour t’avoir cherché
et stupeur fébrile :
je ne savais pas que mon cœur est l’impact de tes baisers.

Mais finalement : que veut-il ce Monde
de strates et surfaces, dont nous faisons leurres et faux-semblants ?
Que me veut ce Réel ? Se récupérer ?
Avant de prétendre Volonté, perçois déjà Energie.

Chacun est malade de Soi.
Le tout est de choisir
si on fait de sa vie une guérison
ou pas.

La vérité est solide car on ne peut rien lui substituer ;
sauf à mentir.

La frustration c’est le vide
là où on a l’idée du plein.

Le vice c’est la doublure de l’Amour.

La liberté totale est impossible.
La liberté commence par une limite.
Mais le désir est sans limite.

L’ennemi c’est l’excès.
L’OBET !…
Tout est Objet :
pour la conscience, pour l’esprit
pour le désir, pour la volonté
pour les émotions, pour les sentiments…

Un artiste ? C’est un psychopathe qui a réussi
Sinon il y a les esthètes bredouillants…

J’abandonne tout simulacre,
toute convenance pathétique,
entre artifice et masque minable.
L’opérette sinistre des planqués piteux
les attitudes grotesques des orgueils illégitimes
le fard névrotique et honteux plaqué sur la palpitante réalité
en emplâtre putride et opprimant…
Je ne joue plus ! Vous pouvez garder vos fonctionnements
vos procédures et vos doctrines et fanatismes
je reprends Ma Vie !

Je gronde à couvert
dans le maillage des neurones
au secret de mes ténèbres vascularisées.
Je continue d’éplucher mes chimères
me soulage de mes flatteries risibles
m’ébroue lentement de mes fantasmes puérils.

« Lentement ! » me crie mon urgence.
J’ai malmené mon esprit
à en bousculer mon cœur.
Fourvoyé de moi-même
je titube maintenant
hors de mes outrecuidances
hypocrisie essorée, vicieux filtré.

L’heure de mon vrai
commence à luire…

Le départ. Départ pour le Costa-Rica.
Un départ. Départ…mis d’autres,
après d’autres, avant d’autres.
Notre vie n’est-elle pas que départs ?…
J’ai tellement comprimé, retenu, repoussé, refoulé, interdit, renié, crispé, que je suis davantage un frein qu’autre chose.
Du haut du RER j’aperçois le tapis de braises d’une ville luisant dans ce reste de nuit.

Quand intervenir sur le déroulement de notre existence ?
Dans quelle mesure ? Pour quoi faire ?
Sommes-nous autre chose que la conjugaison de nos organes ?…
Existe-t-il un « Soi », méta-entité issue de nos organes,
ou se servant d’eux ?

L’aéroport et son effervescence tranquille.
Les hôtesses ont un côté infirmières des airs…

Et cesse d’être ton ennemi !

L’argent peut acheter les fantasmes, pas les rêves.

Dans San José, ils ont un casino
qui tourne au bénéfice de la Croix-Rouge.
Super idée.

Si tu ne vis pas Ton Aise, qui le fera ?
Dialogue et danse avec le Monde.
Tant que tu ne le feras pas, tu ne vivras pas :
tu fonctionneras seulement.

Oui : VIS LES ENERGIES, EN LIBERANT L’AMOUR…

Puerto Limon
ville carrefour de bout de route :
face à la mer.
Atmosphère moite
sur la peau et dans le crâne.
Des coyotes salés
tout au long des rues.
De la salsa aux oreilles.
Assis dans un bar restaurant
ici ou près d’ailleurs.
Mes doigts sentent la goyave.

Du pus à vider, plein le cerveau
conditionnements liberticides
doctrines moribondes
croyances putrides et sans issue
mensonges vicieux et douceâtres.
A se fuir on ne rencontre que sa haine.
La vie ne parle pas par négation.
L’Existence dit oui, l’Existence est oui.
Vis les énergies, qui circulent
qui vont, viennent, environnent, repartent.
Les Mouvements, partout le temps.
Vis les Energies.

L’Existence t’a fait marin
au cœur de son Espace.
Surfer sur la frange de son maintenant.

Je ne suis pas le venin
mais j’ai les crocs,
pas le serpent mais l’étreinte.
A l’affût, en surplomb de la haine
je guette l’interdit
pour mieux m’en différencier.
Mais les fréquentations rapprochent.
Le baiser maudit aux accents d’affront.

Bienvenue à l’audace
c’est dans les limites qu’on trouve les réponses.
C’est aux limites qu’on reprend…
son Souffle.

Immergé dans l’océan, enfin,
l’Atlantique Caraïbe. Délice.

Nice color for a lighter.

L’obscénité n’existe que dans le regard
moribond que la mortifère honte porte
sur les glorieuses magnificences du corps.
La chair est splendide,
la honte est monstrueuse ;
et la pudeur une aliénation perverse.

Toujours violence derrière les pupilles
la rage en fond de cornée.

Narquois et sarcastique.
Je suis le narcastique, et le sarquois.

J’adore l’océan
toujours une porte vers un ailleurs.

La conscience et rencontre.
Rencontre entre l’ici et l’ailleurs
entre les limites et l’infini,
entre l’amour et le crime.
Finalement, la conscience est la seule frontière.

Solitude et tristesse
sont les semelles du moi ;
cela ne l’empêche en rien
de marcher, courir et danser.

Ho la couleur de la transparence
ho le volume de tes seins
derrière le comptoir cash-misère.
Ho la voix des espaces
chantant la stupeur libre
et le stupéfiant plaisir.
L’âge des sons et le suave nectar des illusions.
L’âge des sons, la caresse des reflets
rebonds de lumière, nuages de bonheurs,
rebords des couleurs et places des éclats.

Tout ce que l’oeil peut avaler
et l’oreille embusquée capturer.
L’instant est un goût
dans une bouche furtive
sur une langue volatile
aux papilles éperdues.

La Vie c’est la Beauté qui tranche.
La Beauté c’est la Vie qui raccommode.

La Vie est une petite fille
qui ne sait pas vieillir,
qui ne sait pas mourir,
qui ne sait rien hormis le désir
et jouir du rire de ses entrailles.

Je suis le fléau de la balance…

J’ai été au bout de chemins
qui ne menaient nulle part,
au fond de tant d’impasses
stériles et indolentes,
leur façon d’énigme m’attirait
pour un voyage de l’inutile.

J’ai à peine abordé les chemins
gorgés d’étapes et replets de destinations,
peut-être sacrifié le tout
au moins que rien.
Je ne suis que réponses indécises
à des tiraillements et autres murmures
un flottement dans la transe
minérale de l’esprit.

Repousse tout ce qui te force à te contracter, à recroqueviller tes énergies, à écraser ton Amour.
Clarifie ta Conscience, Désaliène ton Attention, Pousse ton Intention et vis les Energies en libérant ton Amour !

Des forces en présence
toute présence force
toute force présente
appuyer, pousser, repousser
convergences, divergences, contacts
conscience par différences.

Toutes attitudes gaspillages
presque toute pensée aussi
vrai Savoir, utile, immédiat
sans idée mais perception connaissance.

L’Amour est L’Animal.
Le plus sauvage, le plus honnête,
le plus direct – le plus libre.
Tout le reste est camisole.

Toujours un élément provoque la condensation.
Apprendre à vivre
c’est apprendre à aimer le Monde
et à être aimé par le Monde
apprendre à jouir et faire jouir
apprendre à détruire tout mensonge
pour laisser s’épanouir le vrai.
C’est ne plus être interprète
mais simplement Ce-Qui-Vient.
Sans forcer ni se faire forcer.
Ni forcer ni se faire forcer
voilà bien la danse de la Vie.

Monde complet
d’horreurs et bonheurs
fleurs et épines
semences et poisons
cyprines et venins.
On cherche ce qui nous ouvre les yeux
et trouve ce qui n’existe pas.

Mais peu à peu j’y arrive :
je me repais d’évidence
je parviens à l’Extase
celle qui effraie les aliénés.

Inutile de jouer le dangereux
comme tant s’y enlisent.
Celui qui cherche le Doux
porte le Fauve en secret
une crainte mystérieuse
le précède et le suit.

Stupeur, Amour et Pouvoir
un seul espace aux contours facétieux.

Je ne laisse pas étrangler l’Evidence.
L’Immédiat qui ne demande
qu’à jouer et s’épanouir.
Adieu les moribonds
adieu les aliénés
adieu votre camisole !

Trop de prisons dans leurs regards
trop de procès et trop de geôles
prêts pour le toujours et encore
en vengeance de leurs jamais.

Trop faufiler, trop ramper, trop mourir
nos vies sont trop, de nos manquements
à nous-mêmes, trahisons piteuses
à fuir nos organes gorgés.
Je ne veux plus de morale
je n’admets plus que la douceur des corps.

Vous pouvez garder votre violence
aussi tapie que hargneuse
vos arrogances de parade
masquant la peur et la honte.

Je vomis vos religions, morales et conduites.
C’est ma vie que je rachète
à la diète de vos conventions putrescentes.

Je ne crois plus rien
je sais mes émotions
je suis mes mouvements
et des énergies m’ont – pour un.

J’ai boudé mon plaisir ;
on ne m’y reprendra plus.

Se libérer des autres.
Puis se libérer de ce qu’ils nous ont inoculé :
leurs pièges, leurs croyances, leurs peurs,
leurs servilités, leurs aliénations et soumissions.
Puis se libérer de ses propres défauts
de ses chimères et ses mensonges
et être enfin Cela-Qui-Devient :
un Mystère qui se lève d’instant en instant
de souffle à souffle, battement à battement.
Etre une pulpeuse Liberté frémissante.

Ô Existence, quand oublieras-tu
de me vivre, quand te souviendras-tu
de me tuer ?
Non, pardon, ce ne sont là questions
qu’un amoureux pose à son amoureuse.

Ô Existence,
que mes regards soient tes réponses
et mes paroles tes chemins.

La vie n’est ni pudique ni chaste ni honteuse.
Toutes ces folies ne sont qu’hypocrisie et jus d’orgueil.

Parrita, 14h00 restaurant de bord de route.
Serveuse sympa avec décolleté plaisant :
seins lourds et tendance oblongs.
Barbe de 4 jours pour moi et direction Dominical,
petit village sur la côte Pacifique.
La Liberté du jour a un goût d’asphalte surchauffé.
J’attends tranquillement mon repas.
J’essaie de dissoudre mes dernières bribes de croyances :
les ultimes traces d’infantilisme.
Ce besoin puéril de se vouer à un saint
après avoir quitté le sein.
Est-on jamais vraiment sevré ?
Ha ! Mon repas s’annonce par 2 coups secs sur un comptoir de bois.
Je mange au comptoir, quand possible. J’adore.

Morale des Dominateurs
inoculée de générations à générations
Donc une conduite de privation
de refus, d’interdit et de peur
afin d’enlever à la majorité
les voies de sa liberté
déposséder les individus d’eux-mêmes.

Toute morale, plus profonde et sournoise
que tout loi, sert à maîtriser l’énergie –
mouvement libre des individus.

Tout est affrontement, domination
aliénation et soumission
dans les sociétés humaines.

Avoir décrété ou accepté
une autorité distincte
fut la pire erreur,
– avec celle du troc,
en lieu et place de l’autogestion et du partage.

Agressivité et égoïsme
ont construit les sociétés
et finissent pas les détruire.

J’ai le bâton, pas la sucette
j’ai le sel, pas l’océan
une petite vision, pas de toucher.

Il n’y a pas de Voie
pas de ligne de conduite
pas d’absolu ni de chemin :
tout est affaire de CHOIX
d’instant en instant
de souffle à souffle
de battement à pulsion.
Tout est affaire de choix.

Ce n’est jamais seulement un individu
que tu regardes mais le Monde incarné
en un endroit et un instant
palpitant de qualités et de défauts
de peurs et de courages, d’amours et de haines.
C’est tout cela un Humain.

Sur quoi se resserre ta conscience ? Quelle part du Monde étreins-tu ?

Tout semble jeux de forces
qui nous poussent à focaliser
créant des objets dans notre conscience
produisant une forme du Monde, en nous.

Cela n’a aucun sens ?
Si. Le désir produit du sens.

La misère est moins artificielle.
Elle me semble plus proche
d’une certaine vérité
moins frivole, plus…fondamentale.
Quelque chose ne ment pas
dans la misère.
Et quelque chose y brille,
s’y acharne, survit, inaccessible
à la richesse aux sourires de verre brisé.
Quelque chose par-delà
fragilité et solidité.
Peut-être le principe de la Vie elle-même.

Chaque existence est-elle la démonstration de ce que peut être l’Amour ?

Sentir la Vague de l’Immédiat.
Surfer avec le Mouvement perçu
de tout ton corps conscience.
Je sors du Costa-Rica
ainsi la Vie :
certains partent, d’autres arrivent
de jour en jour, seconde à seconde.

Le Réel fait des plis, parfois
qu’il est préférable de ne pas soulever.
Pas tout découvrir, pas tout révéler.

Le Secret est le vrai Temps du Monde.

Suis-je davantage que la seule expression de mon génome ?
Suis-je parvenu à une plus-value par rapport à mon capital de départ ?
Autre chose qu’une page écrite qui se lit, un film qui se déroule ?

La soupe de l’Univers
qui se mange lui-même
le bouillon des vies
qui s’engloutit dans la bouche
béance d’où sorte d’autres vies.
On ne sait quand ça commence
ni quand cela se termine
tout se découvre subitement
tout apparaît en disparaissant.

L’étonnement initie mon amour
stupéfaction mon début continuel.
Retenir fait mon erreur.
Vivre est confus mais lumineux.
Heureux mélange jouissif si possible.
Contracter m’isole, crisper m’égare,
accrocher m’éloigne.

Ne pas revenir sur soi libère.

L’Art de Vivre c’est l’Art de ne pas se gaspiller…

Je cesse de refuser les faits
on fait une grande partie de son monde
et le reste est collision à la ronde
retour à mon motif : on vit ce qu’on est
et on est ce qu’on veut et veut ce qu’on aime.
On aime ce qu’on est et on est ce qu’on vaut.
On vaut ce qui sort du Monde, ce qui sort du lot.
On est aussi résultante, résultat, résistance
et vieux tas, de l’histoire du temps déroulant l’espoir.

Il y a plein de choix et on se déplace
il y a plein de places et ça nous échoit.
On peut se construire et on peut s’établir
le désir est dans la boîte et on invente le sens.
Il y a des repères et on crée des valeurs
juste un paquet de sable mais on y pousse un cœur.

Mais je ne veux pas
cracher dans la soupe
je veux avant ça
passer à la loupe
tous les ingrédients
qui me font client.

Je le naître aujourd’hui
de m’aime moi oui vis.
Premier !
Mon Amour cannibale
aux crocs hurlants
et mains poisseuses
de sang.
Vérité pressante
enfin comprise : je suis fugace.

Oui, pour être quelqu’un au lieu
de quelque chose il faut pouvoir choisir.
Pour pouvoir choisir il faut se connaître.
Pour se connaître il faut se révéler.
Pour se révéler il faut s’abandonner
à ce que l’on produit, exprime, manifeste.
Laisser être sans forcer ni retenir.
Aucune contrainte sur les émanations.
Alors on découvre, alors on sait
alors on peut choisir et être libre.

On échappe au conditionnement
car le vrai mouvement, initial, viscéral
est libre – il EST ; et on est CELA.

Ma foi n’est devenue honnête et complète
que quand j’y ai reconnu une part d’athéisme,
de même mon amour n’est devenu honnête et complet
que quand j’y ai reconnu une part de crime.

J’ai fait tomber mes murs, explosé des parois
et maintenant je suis égaré
au-delà de moi et avant autre chose
dispersé dans l’inconnu
qui commence par mes viscères
et s’étend jusqu’à ton sourire.

J’ai voulu vivre et je longe la mort
être libre et me suis banni
j’ai voulu m’égarer et ai trouvé des fugitifs
des murailles de semblants
et des rochers tremblants.

La vérité c’est que le miracle est
encore plus merveilleux.
Le Mystère est un Délice qui doit s’accepter,
sous peine de devenir supplice.
Et il n’y a qu’une personne qui sait :
Soi.

La folie est la sagesse des fous,
la sagesse est la folie des sages.

La crue lumière de l’honnêteté
révèle l’entrelacement vital :
horreur et beauté, douceur et cruauté
la dent sous les lèvres, la griffe au bout du doigt.
Transformateurs, filtres et égaliseurs
l’alchimie s’avère notre utilité :
transformer le venin en baume
devinant notre remède fatal.
Il est toujours l’heure de commencer.

Je n’ai aucune envie véritable.
Oui, la vérité c’est que je n’ai
aucune envie, pas d’envie.
Paumé ? Non, bien au contraire :
trouvé. Ce sont les autres qui sont paumés
la preuve : ils courent après quelque chose.

Alors que moi je n’ai aucune envie,
car je suis trouvé : je trouve le Monde,
il me suffit et je n’ai donc aucune envie supplémentaire.

Ô Monde, je te gâche !…… ?

Sentiments ?
Ô Humains…
la mer des événements s’est retirée
et il ne reste rien.
Peut-être pas même une rive.
J’ai un couteau, une hache…
Recommencer à zéro ?
Qu’ai-je donné sinon de l’ambigu ?
De la fuite, du saumâtre, du flou…
Et qu’ai-je retiré de tout ?
Des épars, des épaves
d’autres miettes, d’autres poussières

Mais j’ai tout de même tenté, aussi,
de tracer un petit sillon velouté
pour y semer cet éclat étrange
que la chance nomme parfois
Lumière.

Améliore-toi et ton monde s’améliorera.

Les limites ? Oui, des limites.
Mais…plus on se met des bornes, plus on cogne dedans.

Attention aux pets qui ne font pas de bruit :
c’est qu’ils ont quelque chose à se reprocher.

La haine est un appétit
et je ne suis pas rassasié…

C’est par l’énergie qu’on s’améliore,
mais grâce à ce que révèle la faiblesse…

Se cacher ? Comme un rat ou un méchant ?
Haha ! Morale de lâches, discipline de résignés,
mode de demi-vie, pseudo-sagesse servile…
Je laisse les planqués à eux-mêmes
et moi je remplis mon espace.

Tous ces sacs de viscères,
trimbalant constamment leur crotte
et leurs centilitres d’urine,
si fiers de leur corps tout juste bon
à produire morve, glaires, bile et autres sécrétions.
Tous ces fatras de viande
planquant plus ou moins leurs odeurs
de peur et de digestion.
Comment, en réaction, ne pas les mépriser ?
Comment ne pas ricaner de leur outrecuidante arrogance ?
Toutes ces attitude
mêlant dans une même grotesque sarabande,
conformisme servile planqué et hargneuse pseudo-personnalité.

Ne fais pas ce que tu désapprouves.
Ne sois pas ce que tu réprouves.

NE SOIS NI NE FAIS CE QUE TU DESAPPROUVES.

Chercher, puis chercher, puis chercher
et se trouver curieusement assassin
mais continuer, et s’avérer éperdu.
Eperdu d’admiration – un des faisceaux de l’Amour.

La vérité ? Mais la vérité est minérale, mon cher…
Sèche et rugueuse car de sable.
Elle souffle, tempête de désert.
Ensuite la chair est humide
mais la chair ment, car comme toute viande
elle ne veut qu’une chose : manger.
Manger quoi ? L’objet.
L’objet de sa faiblesse qui construit sa force.
Son manque et son excès : un croisement
d’amour et d’indifférence.

La haine est le vice suprême :
elle tue ce qu’elle aime.

DANSE, mon frère, DANSE, ma sœur
DANSE sur l’Energie, sur ton tempo-vitesse,
sur son rythme de crête et creux.
DANSE avec les Mouvements des forces.
DANSE sur et avec le Monde.

Dès qu’on n’est plus dans la stupeur on commence à s’égarer ; dès qu’on n’admire plus on commence à gâcher.

Dès qu’on n’est plus dans la découverte, on commence à se perdre.

Prétendre savoir quoi ?
Savoir c’est commencer à se tromper.
Croire c’est commencer à se mentir.

Je vais aux limites
puis je découvre
essaie de saluer
l’éclat des merveilles
et sirote mes excès.

Quelle folie que mes sagesses
anciennes et fondées – fondatrices.

Folie maintenant ;
Je m’étonne juste
du rapport entre plaisir et amour.

Beauté en premier jalon
partout au départ
je nous continue
vous me rappelez
L’Intruse méchanceté…

Dès qu’on n’est plus étonnement…

Les hommes s’imaginent héros et les femmes princesses ?…

A présent je me refuse
à prendre le vice pour drain.

« La vérité vous affranchira »…
et la liberté vous rendra à vous-mêmes…

Je ne suis pas méchant,
ou en tout cas m’efforce de ne pas l’être.
Mais je pourrais être comme le Monde :
cruellement indifférent.

Je suis aiguillonné par un sulfureux mélange d’idéalisme et de vice.

Si tu deviens comme ton adversaire alors il a triomphé –
quand bien même tu le vaincrais.

Autarcie ou audace…
Problème de poésie
juste des mots
des mots justes
mais au moins aperçus
furtifs, émerveillés
le miracle immédiat
pourtant continuel
le nouveau maintenant.

L’intention de détruire :
sa présence identifiable.
Une résonnance plus mate
un écho plus étouffé, plus sombre –
débuts de crampes maxillaires…
Tout de mouvements
donc des orientations à choisir
des étreintes passagères, minimales.

Je suis Préférences du Monde.
Je suis Sécession d’avec le Monde
pour le meilleur : Plaisirs Bienveillants
Conservations et Constructions
Bienveillants. Extases Emerveillées
Prouvent l’Evidence :
Conserver et améliorer l’Amour.

A écouter le Monde on entend peu
En les entendant on les écoute peu…

La Parole du Monde est d’abord une Vitesse.

Abandonner l’idée aliénante
d’un sens du Monde, ou projet ou but.
Possibilités s’accomplissant ou non
voilà tout.

J’ai vu tous ces aliénés
encore plus geôliers que simples copieurs.
J’ai vu tous ces geôliers, ces geôlières
toujours prompts à vous sceller sous les verrous
de leurs rancoeurs, de leurs peurs
et de leurs pathétiques volontés de pouvoir.

L’art est aussi volonté de pouvoir.
L’artiste se voit, se croit, se veut démiurge.

Ce qui n’est pas avec le flux obstrue.
Ce que tu arrêtes devient accessible.

Qui ne sait découvrir grâce à ses adversaires,
au mieux ne trouve qu’à moitié.

A défaut de faire ce qu’on veut
on fait ce qu’on vaut.

Savoir vivre c’est aussi
savoir se donner en spectacle…

Une des caractéristiques du questionnement est le rebond :
quelle que soit sa réponse, une question produit une autre question.

Où commence le sein
où finit le saint ?

Dans les horizons qui commencent
au bout des semelles je plonge.
Des élans me glissent, m’attirent
m’engouffrent hors abîmes et hors moi.

Couleurs et formes qui essorent
ma pulpe mystérieuse au jus fertile.
Heureux de rien d’autre.

Misère frontière cruelle
seuil des monstres prompts.
Pourtant l’orgasme demeure.
La chair est l’huis du jouir.
Seulement retenir…l’Assassin.

C’est la proie qui réveille le chasseur,
c’est la cible qui révèle l’assassin
la merveille qui trouve le monstre.

Fourbe, vile et sournoise – cruelle
ma haine est la pointe de mon amour
mes dents devancent mes lèvres.
J’embrasse pour prélever
j’arrache de mes baisers
et mon œil est l’antre
d’hôtes interdits.

Etre plus puissant ou plus fort ne signifie pas forcément être meilleur.

L’admiration, comme le zèle, peut être dangereuse.

Tu es une Clarté pouvant repousser l’Obscur…

Le refoulement génère plus de vices qu’il n’en empêche.

Liberté :
L’ignorance égare,
La connaissance aliène.
Liberté.

Les griffes de la haine
ses tentacules sournois
et ses lâchetés sourdes
ses remugles mesquins
ses iniquités piteuses
toutes ces semences de guerres
et terreaux de conflits
ne peut s’en extraire
s’en extirper, s’en désaliéner
que celui ou celle qui a quitté
l’identité de frime
le je d’orgueil et suffisance
le moi d’attitudes et séductions…

Tant qu’on peut te vexer
tu es encore l’erreur de toi-même
et d’autrui.

Mes goûts, sinon mes choix, m’ont dépouillé du peu
de mes illusions, sottes chimères.
Mais je l’avoue je n’aime
la vérité que sèche, aride
pour mieux rôder aux buées
de la chair, humeurs des corps
les fluides qui font vivant.

RIS DE TOI Soeur, RIS DE TOI Frère.

Ô Lumière, Sucre de toutes les couleurs
Epice aux flammes pour les rétines.
Jeux de Plein dans une détresse de Vide.
Amuse, réjouis, égaie, émerveille
éveille extirpe et révèle
appelle mes meilleurs
apaise mes vilains
regarde en mes vues
et ris de mes injonctions.

Lumière chatoiements du Temps
Eclats des Espaces.

Moi, mon environnement – nos circonstances…

J’ai des reflets, parfois,
comme d’autres couleurs.
Des exotismes d’outre-viscères
ou précisions occultes.
Mirages sans persévérance
ou autels pour une nuit.
Que deviennent les neurones ?
Souvenirs et rencontrent bousculent.
Déchets et apostrophes vestibulaires…
Il reste tant à commencer :
voilà bien aimer.

Ramifications austères ou prodigues
Administrations mystères qu’on endigue
les alertes vibrent partout.

Ce qu’on aime on le veut ?
Ce qu’on veut on le vit ?
Ce qu’on vit on le devient ?
Ce qu’on devient c’est le Monde ?
Le Monde c’est l’Amour ?

Incandescentes libertés.
Fluides sauvages, experts sanguins
Tendre la peau du tambour
Extirper, puiser, adoucir.
Souple encore, jusqu’au bout.
Bout inconnu, retiré, évanoui.
Jusque pour nom de mes débuts
Jusqu’en trouvaille afin.
Je m’appuie sur rien
et pourtant j’avance !

Vivre se réapproprie…

DSC09747

HUMOUR.
Esthète sublime, Art
au même niveau que la peinture, la musique,
la sculpture, la poésie, l’écriture, le cinéma…
Humour !

je suis mystique mi-raison.

L’appel du Crime au sein de la fibre,
entre la langue et les dents.
Le Crime au creux du sang ?
Frisson versatile, piège suavement acéré…
le Crime – n’est qu’un puits d’échec.

Je me fais penser à un ordinateur
fasciné par son interface, plutôt que par ses applications…

Le monstre à l’affût derrière les dents…
Le crime en appui sur la langue –
l’envie d’en finir avec le correct.
Se choisir coupable, pour empreinte de liberté
ou aveu cruellement égoïste de dépit ?…
Certaines fréquences ont un goût :
la saveur d’une liberté qui ne peut se trouver qu’en-deçà,
s’accomplir qu’en s’abstenant,
une flamme qui ne consume car ne consomme –
mais éclaire d’éclats sombres et de scintillements effilés.
Oui l’au-delà comporte des manques,
oui il est des absences dont on se comble –
oui le refus recueille.
Veuillons garder.

…..C’est moins aux médecins de chercher les malades,
qu’aux malades de trouver les médecins…..

Ha les attentions chausse-trappes…

L’excision est vie sciée…

La vraie Fibre du Courage, et son Coeur – son Mystère – c’est l’Amour.

La merveille des rivières, le miracle des fleuves…
Voir ces étendues d’eau, ces volumes gigantesques,
avancer pesamment tout en délivrant le sang à la terre,
irriguant la matière pour permettre cette folie impromptue : la vie.

Si tu tombes pour remonter quelqu’un, qui vous remontera ?

On retrouve toujours le Plaisir.

D’où vient que le Plaisir est si spontané ?
La jouissance si initiale ? L’aise si originelle ?
C’est la douleur qui est anomalie,
bien qu’elle soit toujours environnante,
témoin concomitant de notre existence.
Ombre sourde qui parfois nous mord au plus profond.
Le double Miracle : d’abord exister, et en plus jouir.
Je veux remercier pour tous les plaisirs.
Rendre grâces à la Grâce.
Offrir grâce aux Grâces.

Merci ô lumière, joie de mes yeux, caresse de mon épiderme ;
merci chaleur, paix de mon derme.
Salut à toi ô Monde.

La femme c’est l’art de l’homme.

Qu’est l’envie ? Tension d’étreindre.
Je n’ai besoin des gens que comme décor.
Des corps des scènes du théâtre de ma vie.
Décor de mon existence.
Pour la réplique c’est autre chose…
Peu de comédiens, de comédiennes suscitent mon intérêt, stimulent mes goûts…

J’ai pour moi la curiosité – et le Monde pour me titiller.

Je ne les méprise pas, ces…rampants de la conscience,
qui n’ont que l’agressivité et la sournoiserie
pour tenter vainement de s’extraire de leur pénible gangue
de peur, d’orgueil et de servilité :
la médiocrité pour haleine et l’ombre pour identité.

C’est pourquoi nous éclairons, nous « flashons »,
nous autres « bizarres », « différents »,
« spéciaux », « à part », « fous ».
Nous ardons, de vivre,
quand les autres moisissent de fonctionner.

L’Amour…On ne fit jamais une vraie histoire d’Amour.
Aimer ne se conjugue pas au passé.

Je rends grâce
de ce que les simples satisfactions des besoins soient si délicieuses,
sources de tels plaisirs.

Cet aiguisé qui rôde continuellement,
au parapet de mes yeux,
cet affût du pire, la lame déjà tirée avant même que d’avoir bougé…
certes « cela » s’alimente à l’incandescente colère,
mais c’est plus profond, plus initial.
De l’irraisonné, un sourd tellurisme…
Une haine de la Beauté pour ce qu’elle est ;
griffer l’immaculé, lacérer le virginal.
J’ai finalement toujours eu « ça »en moi.
J’ai toujours été, aussi, l’exact opposé de ma gentillesse,
le contrepoint de ma tendresse.
Si l’Amour est le goût du sang, faut-il la haine pour l’apprécier ?
Heureusement, Chance est aussi ton Nom, Ô Mystère.
Heureusement je t’admire, heureusement j’admire – ce Monde !

A chaque instant je suis un départ.
Ma destination est le Monde.
Tu es un départ.
Ta destination c’est le Monde.

Ô Monde Vaginal…
Quelle chance d’être pénis.
C’est en phallus que je vais à ta Rencontre.

Le Monde est une voile tissée de deux fils :
la douleur et le plaisir,
et gonflée par le vent de la volonté.

Le jour nouveau, et sa clarté d’impondérable miracle,
l’évidence impertinente, une contrainte arrachée au néant.

…Suis-je (sommes-nous) davantage qu’un velléitaire indécis et présomptueux ?
Sans parler d’un imaginatif coincé par le mythe de lui-même
et tentant tant bien que mal de compenser ses manques
par des enthousiasmes plus ou moins résolus,
qui finalement persistent à le laisser dupe de lui-même – pour son moindre mal.

Pas de souci : j’ai excellente santé et moral.
Simplement…je rase plus près…

Cela existe encore, cela vibre toujours.
Oui tu persistes, et Plaisir. Plaisir. Plaisir…

Pessimiste ?
C’est pas le pessimisme qui a produit ce Monde…

Je n’ai rien d’autre que moi-même
pour alimenter le feu qui m’anime…

Oh les esclaves que nous sommes !
De fait, mais avant tout de fond : de nature.
On obéit, et on enseigne à nos successeurs,
à obéir, se soumettre, ne pas remettre en cause :
on leur inculque la même soumission, la même servilité.
TOUS on se sait exploités et on ne fait RIEN pour changer cela.
Parce qu’on se rencogne, se renfrogne, se pelotonne
dans un précaire, misérable et pathétique petit confort
qui nous aliène et nous enferme.
En vérité d’une façon ou d’une autre
on a la vie qu’on mérite, le monde qu’on mérite.

Tu seras éprouvé sur tes faiblesses, non sur tes forces.

De fait, le Monde pèse là où il peut…

On te complimentera moins sur tes qualités
qu’on ne te blâmera pour tes défauts.
On oubliera de te féliciter pour tes réussites,
on n’omettra pas de te réprimander sur tes erreurs.

Tu seras jugé sur tes échecs, non sur tes victoires.

NE CACHE RIEN…mais ne montre pas tout.

Ô Monde, tu es la Voile et l’Océan,
le Souffle et le Rivage –
je ne suis que l’étrave;
sinon l’entrave.

Le venin pour mensonge d’amour
Pff ! Stop ! Le sinistre ne mène qu’à lui-même.

La chair est heureuse.
La viande jouit – le sang rit.
La chair est heureuse.
C’est l’esprit qui boude.
La chair est folle, c’est sa sagesse.
L’esprit se croit sage – il croît en folie.
L’esprit se croit sage, c’est sa folie.

La chair est le fruit de l’esprit.
L’esprit est le scrupule de la chair.
Et son humour.

Secteur poétique.

Depuis que j’ai arrêté toute drogue,
je n’ai plus ce feu auquel je me faisais cuire
délicieusement, consciencieusement et avec jubilation.
Je n’ai plus cette flamme aussi facétieuse que finalement fidèle…
Ce goût de célébration par la combustion,
cette offrande du Monde à lui-même
par l’office de mon corps et l’autel de ma conscience.
Je n’ai plus de festin liturgique,
plus de rendez-vous avec des vertigineuses jouissances…
Quoique…
Je n’ai plus ni flamme, ni feu, ni âtre, ni spirale ascendante…
Je n’ai plus ce feu…
N’ai-je donc finalement rien trouvé de MIEUX ?…
Si ! Le stupéfiant Monde.
Mais…qui peut paraître plus fade puisque sans… »exhausteurs de goûts ».
Mais il n’est pas plus fade. Non.
Il est juste, dans tous les sens du terme, plus SOBRE.

Ouverture ! Ô Vide tout autour.
Clarté d’absence, opportunités grâce au rien :
ce Tout sans substance.
La Liberté c’est la dédicace du Vide.
Le Vide c’est le Début –

Et le Mouvement, au cœur,
dialectique entre le Vide et l’Impossibilité du Néant,
que nous affirme cet Univers.

Je ne sais si je préfère me vider ou me remplir.

Est-ce sur la lumière que s’appuient les oiseaux ?
La terre est-elle une chair qu’irrigue l’artère ouverte du ciel ?
Est-ce l’amour qui palpite au creux de la peur ?
Est-il nécessaire de se louper pour trouver le Monde ?
Doit-on manquer le Monde pour s’atteindre ?
C’est le Plaisir la Trace de Dieu-Déesse.
Pervers sont ses contempteurs.

Des importances, en mots ?
Des tatouages pour mon être ?

Pourquoi tous ces efforts, tous ces soucis ?
Pour finir tout vieux, tout faible,
rongé comme une merde par les mouches du temps ?
A se plaindre de ses douleurs, de ses chagrins, du passé enfui…

Non ! Tous ces efforts, tous ces soucis servent
et sont pour améliorer le Présent qui construit le Futur
et cherche à planter des racines dans la terre du Bonheur.

Quel âge j’ai ? L’éternité moins 42 ans. Pile.

Débarrasse-toi des attitudes
comme tu te débarrasserais d’une ombre malfaisante.

Quelles sont ces difficultés qui n’en sont point ?
Mon regard est déjà ailleurs,
mon ouïe s’envole sur d’autres fleurs,
moins vénéneuses…
Ho comme il est temps
que je ne laisse plus ma vérité se transmuter en mensonge
dans le creuset mesquin de l’envie et de la jalousie
qu’autrui fait chauffer à mauvais dessein.

« Je crois » est une sottise,
« je sais » est une folie ;
il n’y a que JE SUIS.

Chercher…
Y a-t-il un ailleurs que le méat ?
Autre chose que l’éjaculation ?
Pour qui s’interdit les copulations récréatives…

Peut-être sommes-nous des dieux venus ici pour mourir,
ou même pour souffrir. Lassés du plaisir…

Peut-être que ce Monde est tout simplement horriblement parfait.

La bonne vieille envie de chier !…
Celle qui nous vient du fond des âges
comme du fond des tripes.
La bonne vieille envie de déféquer,
qui anéantit toutes nos tentatives de réflexion,
qui annihile nos circonvolutions séductrices.
La bonne vieille envie de chier
qui nous ramène aux vraies valeurs :
la chair, ici et maintenant,
pleine de besoins avant que d’envies ou désirs…
Merci !

Je n’ai plus qu’un livre : le Monde.
Le reste ce sont des fascicules…

Gagner sans vaincre : voilà la victoire.

Cette navrante et agaçante complaisance
mélancolique et névrotique de notre époque,
où tant d’occidentaux, bébés surgâtés,
obèses d’orgueil et de suffisance indécente,
d’égocentrisme aveugle et d’égoïsme tapageur,
osent se plaindre,
ajoutant à la morgue de leurs récriminations inadmissibles
une neurasthénie aussi viscérale que convenue.
D’horripilants enfants gâtés, moisis d’opulence.

Elles ont la fraîche vigueur des vagues,
quand d’autres n’ont déjà plus
que le goût saumâtre de l’écume.
Et je suis la plage sans âge,
la grève sans trêve, le rivage…sauvage.

La Vue ne Voit que quand elle TOUCHE… !…

Le goût de Vivre !
Le sucre acide et l’amertume sirupeuse…
Astringent plaisir, ho le sel du jouir qui draine l’eau des caresses.
Le piment. Le piment d’un oui, le piment d’un non.
Et la volonté oignon à peler, au cœur d’Inconnu.
Ce plein qui nous vide.
Vivre c’est s’occuper, s’occuper à évacuer.
Combler maintenant.
Je te remercie Monde. Je te remercie.
Je te remercie pour mon absence de plaintes.

Le cœur pour temps et les poumons pour espace,
la vie me conte et me compte.
Varanasi et ses ghats d’ôcre pâlis par les âges commence à me tarder.
La pesanteur minérale, l’errance que la conscience fait tituber…
Ô Varanasi, belle sépulcrale et joyau fangeux,
folle de tes sagesses, et accomplie de renouvellement pérenne.
Varanasi…

Se désenfler…

Une des meilleures façons de gagner du temps est de ne pas en perdre.
Une des meilleures façons de gagner de l’énergie est de ne pas en perdre.

Nos vies sont des meurtres
et totures nos fallacieux plaisirs ?
Ce serait complaisamment oublier
les extases stupéfaites de s’éveiller
à chaque instant le goût d’infini
du présent et la symphonie éternelle
de l’espace.
L’Absolu est l’ambition du Mystère.
Nous gagnons tout dans notre perte totale.

L’adolescence a raison.

Si tu cherches vraiment,
tu ne trouveras pas forcément ce que tu veux,
mais ce qu’il te faut…

Mon histoire tient beaucoup du fantasme…

Merci pour l’Elan, Ô Grand Mouvement.
Merci pour l’Evénement dont tu me permets acteur et spectateur.
Alors je te dis, Ô Grand Mouvement :
faisons mieux, faisons meilleur, faisons plus drôle,
plus jouissif, plus gentil, plus heureux.
Epargnons la Beauté, Ô Grand Mouvement,
dans nos bords et débords.
Ne tuons ni ne violons, ne mentons ni volons ;
pour le reste, c’est à nous deux que nous serons voies et impasses,
débuts et fins, plaisirs et douleurs,
et quand tu m’abandonneras, Ô Grand Mouvement,
puissé-je ne pas me plaindre, ne pas avoir à me plaindre,
puissé-je ne pas te renier.
Quand tu me laisseras, moi minuscule
sac de sable à l’odeur et au goût de glaire et d’entrailles,
puissions-nous avoir parcouru un peu d’inconnu,
un peu d’ailleurs, un peu d’autre, un peu de nouveau,
et puissions-nous être des amis dont les larmes ne peuvent éteindre la lumière.

…je prends ma part et je vais essayer de mieux faire.

P1100033

 

Encore se réchauffer les rétines aux spectacles de la ville ;
encore se papillonner la sensibilité aux lumières des rues…
Muser (m’user ?) aux chatoyances automnales des artères parisiennes.
Paris, en automne et en hiver, a des éclats nocturnes sucrés –
pour qui n’en est pas exclu, sinon c’est l’aigreur.
Une atmosphère qu’on ne retrouve pas le reste de l’année.
Magie de Noël ?…

La Liberté va sur 2 jambes,
la Volonté et le Désir,
et a 2 bras : la Discipline et l’Effort.

Tant qu’on a la santé on a accès au bonheur.
Vivre c’est le bonheur. Souffrir c’est survivre.

Le jour où il n’y aura pas de lendemain.

Ce que je fais ?
Je m’occupe avec le mythe de moi-même.

L’Humour est la 3ème voie :
après la haine et l’Amour, l’Humour.

Départ. Ô Départ.
Tu es cette impression de davantage brûler les ponts derrière soi.
Bien que je ne sois encore que balle de Jokari :
je reviens d’autant plus vite que je suis parti loin.

Un nuage…qui ne se condense que si nécessaire…

Ho ces milliards de pistes…

Le solitaire est toujours sur une île,
un pont d’exil entre deux destinations fuyantes.
C’est le vide qu’il transporte,
l’absence qu’il apporte.

Une vérité qui ne repose pas sur la liberté,
et surtout qui n’y mène pas,
n’est qu’une aliénation.

Je prendrai mieux les compliments
quand les ongles seront moins bien aiguisés pour la caresse…

Varanasi, Gange des initiés.
Rues fourmillantes et ruelles labyrinthiques.

Les idées sont petites, les actes sont grands.
Ideas are small, acts are big.

Quel bonheur de vivre,
quand on est suffisamment hors de l’horreur.

Si c’est pas le bonheur c’est au moins de la bonne contrefaçon.

Vivre ça déjà…

La fierté est un snobisme

Cette grande Mêlée m’embrasse
ou m’embarrasse, je ne sais.
Danse cosmique pour seul support,
suis-je une distance, un bail, un délai ?
Non. Tout cela est encore à côté; j’écris ailleurs.
Revenons au but.
L’intention placée, le mot fiché droit.

Le soleil, la lumière, l’ouverture immense.
La mer, haut séant. New York – sur l’océan.
J’aime que cela existe; et puisse exister.
J’aime la présence fuyante et les portes des possibles.
La liberté c’est par la destruction.
On ne peut agir sans participer de la destruction, sans la favoriser.
Quoi qu’on fasse.
Même la construction passe par la destruction.
Tout est paradoxe et déséquilibres vers un équilibre à ne pas atteindre.
Ho je parle pour rien.

Endors-les.

Crie pas au rat.
Savoir ne pas céder.

Aujourd’hui que j’aborde un nouveau Monde
où l’Horizon se définit par « je sais » ou « je ne sais pas »
et le sol sous mes pieds a la solidité de mes réactions sensitives…

…Ouaip ouaip…La sagesse est l’erreur de la sagesse.
Et haha !…

C’est souvent cela, dans les rapports humains :
les gens adoptent et se comportent en attitudes –
au lieu d’être, simplement, directement, vraiment eux-mêmes –
et se critiquent d’attitudes à attitudes;
s’égratignant les attitudes réciproques –
mais sans vraiment en être conscients,
sans savoir ce qu’il en est réellement de leurs agissements et d’eux-mêmes,
immergés dans ce jeu de masques, de pantomimes orgueilleuses,
oscillant entre refoulements et péroraisons.
Beaucoup se passe de carapace à carapace,
de muraille à muraille, de rempart à rempart…
de prison à prison.
Et la plupart se toisent du fond de leurs cellules réciproques,
du haut de leurs donjons d’aliénation.

Un enfant c’est quelqu’un qui croit qu’il ne sait pas;
un adulte c’est quelqu’un qui croit qu’il sait.

La foi…La Grande Paranoïa, le Sournois Infantilisme,
le Misérable Besoin de Protection, de Reconnaissance,
la Mesquine Soif Egocentrique…

le Plaisir et la Douleur sont le regard du Monde;
tout au moins de la Conscience.
L’oeil du Plaisir et l’oeil de la Douleur…

Le Moi est immédiat. Au-delà c’est On…
Comprenne qui peut.

La lyse…

Libère-toi ! ou tu aliènes le Monde…

Ta focale, mon pote, maîtrise ta focale ou ton azimut ou ton viseur…

…la Joie affleure sous la Réalité – elle est toujours présente et possible.

N’en fais pas une question de fierté : sois honnête. La fierté est rarement à sa place.

L’humain est un être bancal – c’est ce qui le fait avancer.
Bancal. D’où la canne religions, drogues, jeux, etc…

Plus gros le livre, plus confus son propos.

Peut-être que nous sommes des dieux, ou Dieu éparpillé.

La Liberté est une Discipline.
Comprenne qui peut.

Un dernier pour la route ? Un denier pour le doute.

L’Humeur est un choix.

Je suis mon premier INCONNU.

LE SOURIRE EST LE VISAGE DE LA LIBERTE.

J’aime la crasse. Pourquoi ?
Parce que la vie est sale.
Belle et sale.
Salement belle ?
Magnifiquement sale.
Mais qu’importe puisqu’elle est belle.

La conscience ? Un reflet qui court après lui-même…

Je cherche…l’EVIDENCE.

Quelle est cette colère en moi ?
Ces braises sous un sourire de cendres.
Une lave froide serpente dans les nerfs, les veines, les synapses…
Prendre garde à ne pas s’alimenter d’aigreur,
à ne pas sourdre de frustration.
Rire de soi, encore – voilà le Grand Oeuvre.

Je n’ai pas appris à jouir.
Je ne connais que la flamme de la fiole
et les volutes cannabiniques.
Et quelques spasmes disparates,
éperdus comme gaspillés,
vautrés dans un rien renouvelé,
fidèle de continuité.

Il me reste encore bien de l’inutile
dont me débarrasser, avant
d’atteindre le suc.
Non. Cesser les phrases chantilly.
Ce fruit qu’est l’Existence
me rend ver, ou…
quelle euphorie, ô Monde.
Quelle euphorie que ce jaillissement.
Feu de réel je suis de ton bois.
Euphorie !

Des étreintes, et des relâchements.
Des élans et des affaissements.
Allers et retours. Toucher et touché.
La lumière s’étend et ouvre.

Si la Terre a soif, les hommes ont faim

Drapé du Monde je fantôme,
chimère et musarde
un pot-pourri d’atomes
mon corps est ma mansarde
on peut croire que j’y chôme
mais plutôt je m’attarde
ô Monde tu es la claque
dont je me caresse.

L’Amour est le Coeur du Courage.

Premier à écouter, dernier à parler.
Dernier à parler, premier écouté.

Les tripes se finissent aux yeux ?
Au bout des cornées ?
Tu veux quoi ?
N’as-tu de feu qu’en bas de l’abdomen ?
Ne veux-tu tendre qu’en érection ?
Le coeur vicié est plus dangereux qu’une lame cachée dans le lit.

Que se passe-t-il ?
Quelque chose ne va pas…
Je disparais.
Tout se polit.
Peut-être que rien n’a jamais eu d’importance pour moi.
Ou tout glisse.
« Tout fout l’camp » fut une des dernières émissions
sensées de feu mon grand-père par alliance.
J’aimerais ne pas me gaspiller.
Ne plus rien consacrer à ce que je déteste.
N’avoir d’autre crime que l’amour – le vrai.
Comment se repaître ??…
Un seul moyen de dépasser, se libérer :
aller de l’avant, continuer sans jamais s’arrêter.
Jamais.
Peut-être n’est-il d’autre crime que celui causé à soi-même :
ne pas se vivre totalement.

La question-problème est :
en quoi suis-je vraiment Compétent ?
Je n’ai pas de réponse certaine, assurément dicible.

Ô Déesse-Dieu, je suis le meilleur Jouet que tu pouvais m’offrir.

L’humilité, mon pote. Pour bien chier sur la perfection !…

S’ancrer à des mots ?
Encrer ses démons ?
La vie pour distraction divine ?
Suis-je inconciliable, inaliénable ?
Suis-je mon tourment ?
Seul de tenter le Soi ?
Cette part qui me manque est aussi ma Liberté.

Ca m’entends-tu ?
Qui est cet ensemble ?

Le je est une erreur ? Qui altère le Monde ? Le je modifie la réalité ?
Mais la réalité ne vaut-elle pas que par le je ?
Sans je, comment la réalité s’apprécierait-elle ?
Si elle ne peut s’apprécier, quelle différence entre être et ne pas être ?
Le je est donc la meilleure des erreurs ?
Le Monde existe pour se tromper ?

Chercher la maîtrise et déboucher sur l’abandon ?
Chercher soi et découvrir ça ?
Se vouloir règle et se trouver jeu ?
Le plaisir autre et la douleur nôtre ?
Mais la Paix en notre pouvoir ?

Le poids existentiel le plus encombrant n’est-il pas celui de la frime ?

Il n’y a qu’en se confrontant à la réalité qu’on peut apprendre et progresser.

Le problème de la vieillesse c’est qu’on peut pas le résoudre.

Ô Réalité qui me vis et me tues ?
Que croire de ton Amour s’il n’est éternel ?
Ma mort est-elle l’orgasme que je te procure ?
L’usure, prix de notre étreinte ?
Que mesure le nombre des années ?

Savoir, au-delà même de toute erreur, que l’Amour améliore la Réalité, et tenter de le faire vivre.

Par la pensée je suis DEUX,
par la sensation je suis UN.

Surfer ? Et rarement – c’est heureux ? – nager à contre-courant ?
Surfer la Vague Réalité, voguer au Souffle du Réel ?
Garder un gouvernail ? Le désir pour gouvernail ?
La Liberté à la barre ?

Etre sait; faire croit ?
Je suis – une partie du Monde.
Soit tu ES, soit tu SIMULES.
A toi le choix. A toi de Voir.

Cesse ! Que veux-tu encore croire
quand tout peut s’arrêter
dans l’instant ?

Merveilleuse Réalité qui fait que tout système corrompt,
toute technique exclut, et toute vérité se trompe…

Le Dao ne porte que les humbles…

Oh le goût des cendres et la caresse du vide
n’éteignent les danses des étincelles
ni ne valent les vagues des sourires –
miels des yeux, liqueurs des voix.
C’est quand je suis en retard de moi-même
que je sens la précipitation de l’absurde.
Je n’userai plus mon honnêteté.
Le plaisir apprend à mentir –
si l’on ne veille. Si l’on ne veut.

Et j’ouis, et j’ouis, plaisirs et déplaisirs,
ces corps absents, ces organes dérobés,
peaux invisibles et souffles d’outre-lumière.
Présences en-deçà, au-delà de réponses.
Dialogues à la marge, apostrophes limites.
Comment l’absence peut-elle taquiner ?…

Je me dandine autour du poteau de ma fierté.
Ha, fort heureusement je ronge cet axe des fous,
cette chaîne de gravité.
Je m’échappe des pelisses absurdes, des panoplies sournoises,
des uniformes mortuaires. C’est vivre que je veux –
pas disparaître, pas cacher, pas me nier !

Dieu c’est le Manque.
La Compensation c’est l’Humain.

L’amour-propre nous salit !

Oh certes la Vie est belle,
ou tout au moins peut l’être, mais…
d’un autre côté, pourrait-elle être pire ?
Sans tomber dans la franche grossièreté.
Pas sûr…
Tant de choses nous échappent, se font malgré nous,
nous laissant spectateurs atterrés et effarés,
et la douleur, et le vieillissement qui nous dépossède inexorablement,
et les pertes et morts des êtres chers et de nous-mêmes pour finir…
Belle la vie ?
C’est un choix.
Qui nous promeut artistiques héros,
esthètes hérauts.

Mais certes, la vie est stupéfiante de grâce,
d’équilibres, d’originalités, de puissances,
de beautés et laideurs physiques qui constituent d’autres beautés.
Quelque monstrueuse qu’elle puisse être, la vie est magnifique.

La plus sure façon de gagner du temps c’est de ne pas en perdre.

Ô Beauté, te voilà, discours clairement mystérieux de ce Monde énigmatique.
Ô Beauté c’est de l’infime étincelle d’une cornée que tu relèves la terre effondrée.
Ô Beauté, le Miracle a un visage, et si tu n’es que luciole, la Sagesse n’est qu’une ombre.
Beauté, tu es l’heur du temps, impermanence éperdue et absolu retrouvé,
souvenir d’un endroit envers et contre rien.
Beauté, tu es le Don inconditionnel et la flamme de l’amour,
raison des yeux et folie du coeur.
Ô Beauté, tangible au-delà.

Celui qui triche avec le Monde s’abuse lui-même.

Energie, Présence insaisissable au-delà du plaisir,
tu es en tout, et nous, précipités de toi, tentons l’union impossible
entre le Soi individuel, affranchi, et le Tout totalitaire.
Energie, Coeur et Corps du réel.
J’apprends à m’éclairer de ta lumière secrète,
me chauffer à ta flamme continuelle.
Ô Energie, par toi, jamais on ne peut rien.
Seuls les morts ne peuvent rien.
Car vivre c’est pouvoir. Vivre EST Pouvoir.

Est parfait ce qui ne l’est pas…

P1050075

 

Je vigile

Tiers-Monde, Mondialisation…Tiers-Mondialisation !

Tu vois le Monde ou tu te regardes.
Tu entends le Monde ou tu t’écoutes.

Goût du Monde, goût du Monde, je sais bien que je suis de pierre.
Mon intime est minéral, et sans larmes, par-delà mes tristesses – anciennes.

Fulgurances de rêve, dans un ici discuté, à coups d’ailleurs.
En finir la morale, en laisser – non je fais encore semblant !

A présent 14h54 d’un train pour Paris.
Le ciel nous sourit en flammes camaïeux bleu.
Après m’être promené en femelles présences –
cette fraîcheur pulpeuse, vérités hormonales
Le vain, les marges étirées, je m’obstrue de riens,
les pupilles égarées éperdues et poursuivies – poursuiveuses.

Enveloppé d’été, joues de chaleur, pressions qui rendraient flasque.
Chair de poix. Coincés dans des igloos de soleil,
de banquises tièdes en bises incandescentes.
L’eau est l’obsession du feu.
Les rivières, veines sans fatalités, cours de joies – la joie au long cours.
Les sanctuaires sont au-delà, arbitraires infinis.
Une partie de l’amour est privation.
Et je flaque mes pieds dans le plat du manque ;
le vide pour nid de la liberté.
Finalement on se battit davantage des riens.
On élimine peu à peu, on enlève, pour que Reste…
Après tout on suffit. On suffit.

L’ALAMBIC…
Une goutte,
distillat d’Amour, perfection de pureté, issue des miracles.
Les incompréhensibles tendus ô goutte qui perle…
te laisser ton sursis, préserver la liberté du Beau.
Ne pas piéger, ne pas coincer – ne pas clouer !

D’accord tu chasses, tu traques. Maintenant tu le sais.
Mais pas tout le temps et pas jusqu’à épingler.
Juste débusquer…Virevolte le papillon.
Je sais maintenant que je vis pour des étincelles,
je gratte pour de l’insaisissable.

Je suis le Veneur qui ne tue pas.
Je discoure pour frôler les bribes,
envisager des caresses sur les crêtes des furtifs.
La Vérité est tant de pluriels.
Temps de pluriels.
Je suis l’Incandescence de mes lieux.
Je vis pour l’Incandescence. Eruption.
Mon frisson est volcanisme.

Je décide de fouetter mon inutile.
Pour trancher mes simulacres.

C’est agréable d’aimer cet Univers car son étreinte nous dépouille,
nous épouille, nous fripouilles.

Ô que Vive le Mots Insoumis.
Que vivent les – Mots – Insoumis.

L’Amour ne traque pas, n’impose pas.
Bienveillante Présence de Bien-Etre en Communion.
S’il y a malaise ce n’est pas d’Amour mais de…malice ; ou d’orgueil.

Je ne sais plus si je réponds ou suis appelé.
Quelque chose se déplace et je le bride encore trop.
Je ne me suis pas libéré.
Seuls le Mouvement, l’Attention et le Désir sont authentiques,
car purs de toute manipulation, et de toute norme.
Le Mouvement que je suis, sans origine précise ni destination définitive,
JE-Mouvement ne souffre aucune Intervention :
aucune maîtrise, aucun contrôle.
Cela est valable car je me suis à la fois forgé et épuré depuis des années.
Pour arriver à la Liberté : Moi-Mouvement ni poussé ni retenu.
J’y vais !

Cesser la Bienséance, cesser la Frime, cesser…l’Attitude.

Laisse. Laisse à sa place.
Savoir est Fermeture.
Ignorance est Ouverture.
Laisser l’Affection, la Bienveillance apparaître et s’épanouir c’est « bien faire ».
Laisser vivre le plus agréable du Monde.

Je n’apprends que de l’Interdit.
Je n’ai toujours appris que du Défendu.
Car on ne commence qu’avec une Limite,
ne démarre qu’à un Obstacle, ne naît que d’une Frontière.
C’est l’Inaccessible qui m’instruit.
Le sanctuaire est mon Ecole.
Le licite est mon Corps, l’illicite est ma Vie.
Je croîs du Bonheur de l’Intouchable.
Finalement ma vérité est semblable au Soleil :
elle m’éclaire et me chauffe mais hors d’atteinte.

Il n’y a de Poète que le Monde.
Aux hommes les balbutiements.
Mais, après Tout, seule l’imperfection peut parler de la Perfection.
La Beauté est la vision de l’aveugle, l’ouïe du sourd, le discours de l’aphasique.

Ces étincelles du bonheur, à recueillir sur l’extrême d’une cornée.
Le rire des yeux.
Vide saturé d’un regard. Pommettes et mèches…vouloir serait décapiter.
L’absolu est la réponse d’un autre chose.
A présent j’avance. Rien n’empêchera Jouir. Et le Plaisir est Foyer.
Il s’agit alors et alors, et alors, de ripailler, festoyer, investir et révéler. ALLONS !

Plaisir n’est pas Aboutissement mais Début. Début !
Et quel début ! Il nous accompagne jusqu’à nous déposer. Ensuite…

La délicatesse, ho la délicatesse.
La tendresse pleine de la fragilité.

J’accorde mon intérieur avec l’extérieur,
mon intime avec l’altérité,
le proche avec le distant ;
alors il n’y a plus de séparation,
alors se fait jour l’évidente clarté.

N’oublie jamais que cet Univers est une échappée belle.

Lorsque mes yeux s’opacifient
pour me faire entrer dans l’observation close de moi-même,
j’entre dans le retrait du Monde,
l’espace racorni de la séparation : l’erreur.
Le rentré en dedans : le renfrognement de la conscience…

Je suis encore victime des idées.
Pantin bouffon de moi-même et abâtardi d’autrui.
Ma docilité est aussi sournoise que mon orgueil est crispé
et mon désarroi affectif insidieux.
Ma frustration est le serpent de moi-même.
Je suis mon propre bourreau ; tortionnaire par miroir.
Mais…je me dégage – j’ai trouvé mon départ en atteinte de moi : l’Attention.
Mon attention est au bout de moi-même et au départ de l’Autre.
Finalement et initialement elle est cette Frontière que j’ai toujours cherchée :
cette entrée perpétuelle reliant le Présent au Futur en une Communion plénière.

Je commence à discerner que le non est inutile – l’Univers est oui.
Il n’y a que du oui et les choix pour orientations.

D’où me vient cette satiété distraite, diffuse et intranquille ?
Satiété ou renoncement, obtention ou abandon ?
Peut-être y a-t-il de moins en moins de –

Energie : chaleurs et remous,
activité tellurique de mes viscères, en mes viscères.
La flamme va plus profond que la lance,
le désir remue plus que la volonté.
Mon oeil véritable est dans le ventre, sous le nombril :
c’est là que je cligne d’émotion, frissonne du Monde,
là que tout Autre me résonne.

Je me cherche d’autres cavales à mon organisme, que le plaisir, le jouir, l’éjaculation.
Ejaculer. N’en plus faire une fin exclusive.
Le cinéma dans la tête, je l’éteins et en sors.
Reste que le Monde peut être vaginal si tu te vis phallus.

Je ne suis pas moral, je ne suis pas légal, je ne suis pas amour,
je ne suis pas même désir : je suis Curiosité.
Soif dans la chair.
Mon sérieux est de frivolité car je refuse la fébrile liqueur glacée du chagrin.
C’est en lisière que vous me croiserez,
et aux profondeurs que nous pourrons installer une rencontre.
On est vraiment que ce qui nous brûle – le reste n’est qu’évaporation.
Et le vent ? Si tu veux c’est pour éviter les cendres.
A présent je suis prêt à t’arpenter, Monde,
puisque c’est toi mon Identité.
Mon corps est le tambour,
les souffles sont shamans et le Monde joue, frappe, caresse et percute.
Je sais écrire inutile, mais à sertir le joyau sourire,
la gemme cornée et les perles incisives.

Avec autrui je m’encombre.
Ou alors à 2.
Seul, tout est compris.
La Muse hors d’atteinte ; son Lieu.
Juste éviter les plaintes…
Oui trop souvent je m’encombre, je m’obstrue –
ha ha je suis mon obstacle.
Quelle farce que Soi sous les ombres de la frime !

Jusqu’à maintenant
la frustration aura été ma plus fidèle compagne.
Mais là non plus
je ne ferai pas de la poésie la classe d’un miséreux,
la grandeur d’un malheureux.
Le bonheur c’est le chemin d’un corps sans incident,
avec le sommeil quelque part.
Rien ne peut s’appartenir, tout s’est antérieur.
Ho si je pouvais me faire hanté rieur !…
Ce sermon qui sort confusément : ne plus louper.
Je suis une Source, je fais jaillissement –
seul l’Immédiat correspond vraiment.
Mais laisser l’absolu au règne factice des ruminations.

J’accueille et ne proscris plus.
On ne trouvera plus de digue en moi.
Seule une forteresse de chair et d’os,
qui fort heureusement ne servira jamais – grand souhait.
Quant au Monstre, j’ai chassé cette toile à régner
des recoins frimeurs de mon imaginaire.

Ce n’est pas sur le drame qu’on dresse la table des convives du Miracle.
Ce n’est pas d’horreur que l’on pare ce qui se suffit de nudité.

Dès à présent j’aurai la fraîcheur du soulagement d’été.
Encore un peu et l’on ne se souviendra que de mon rire.
Chance, Mouvement et Rire sont 3 dimensions idoines pour les astéroïdes humains.
La constance des nuages n’aura rien à m’envier.

Je veux être ce qui précède la brise.
La frange de cette page à lire autant qu’écrire.
Je serai une de vos plumes pour ce poème qui s’envole.
La main, ma main, mes mains, tout cela commence.
Allons enfants de la partie.

Ce Coeur…
Est-ce une peur, est-ce une impatience de vivre ?
Ces battements qui sont autant de clignements d’yeux
enfouis pourtant à fleur d’allant…
Ce coeur qui bat, d’un rythme parce qu’il en faut un,
une mesure importée, un tempo déporté.
Ce coeur qui est le vrai étranger
dans un dédale qui sans lui ne serait que minéral.
Ce coeur qui qui est la vraie singularité
de ce sable différencié.
Ce coeur, et moi ;
mon coeur et soi…

C’est à verser que l’on tente de se vivre.
Se cramponner est une pitrerie désastreuse.
La paix du sac vidé.

Tout gêne de l’excès.
Folie ? ce qui ne se partage pas.
Je viens poser mon coeur.
Au bout. D’un exposé.

Je ferme les livres et débute une écriture.
Car je commence à vouloir balbutier.

Pas malheur.
Suis un bonheur qui se voudrait exhaustif.
Faut pas qu’ça m’ronge !…

Je suis ? Oui ; aussi du verbe suivre.
Parfois je ne vis qu’au rendez-vous des rêves.
Me plante en graine de matelas et croîs en molle chaleur douce.

Une sorte de musique…la Vie !

Je ne m’empèse plus du Monde.

Je parle – encore – beaucoup trop.
Commets, par stérile communion.
Je me force encore, par refus de la solitude,
par dégoût d’un vide trop prononcé,
une trop prégnante absence d’étreinte.
Je retrouve, plaisamment, la puissante audace du Matin,
son émotion tremblante, sa levée de vague,
la montée de sève de la lumière.
Non je ne commettrai plus « faute de mieux ».

De vide et de rien je bâtis ma Demeure,
au ciment du manque la consolide,
et pour faîte y place la Volonté.
La girouette attentive ?

Baromètre de mon Monde : moi.
Indicateur de pressions et températures :
mes chairs, mes viscères, mes chères cellules.

Je ne me forcerai plus, ne me retiendrai plus :
je laisse au Monde le soin de me border –
mais pas pour le soleil, non : pour l’allant.

N’oublie jamais qu’à tout instant, maintenant, des humains sont heureux,
pleins de joie et de santé. Le vivant s’épanouit.

De la Beauté s’échapper, de la Grâce se désaliéner,
les pensées et les mots abandonnés à eux-mêmes,
la Liberté ne commence pas avant.

Sois ce que tu VEUX être.

L’épopée des entrailles…
S’émouvoir et toujours se mouvoir, même statique.
Aimer et se mouvoir, aimer se mouvoir, c’est cela s’émouvoir.
Emu par ton Elan, et mû par cet Elan, tu vas…
Un tambour de chair.
Je résonne un endroit du Monde.
Echos, seulement suite à écho je sais.
Un Monde Musique.
Un état d’instabilité –
Suis-je haut parleur ? Amplificateur ? Transformateur ?
Cure soeur ?

Le moi est une crispation.
Je coagule. Je précipite. Je condense.
Oui : qu’on danse !
Moi est Crispation.
Jusqu’au grand relâchement –

Les pseudo-rieurs,
à la joie fallacieuse, feinte et caquetante,
ces contrefaçons de rire,
grinçantes et lugubres,
accompagnées de rictus aussi forcés que funèbres…
épidermiquement cela me révulse.
Meubler le silence de ricanements,
la plupart du temps malveillants jusqu’à l’obscène…
ça n’est pas de mon goût.
Non, je ne vais pas au menuet des simulateurs,
ne danse pas la gigue des faussement enjoués.

Leur simulacre de légèreté,
plus gluante et fardée qu’une agonie de seiche…
Leur hilarité n’a de contagieuse que la poisse et l’aigreur.
Non, messieurs dames, en vérité triste compagnie,
ne me comptez pas au rang des dupes de vos simagrées.
Je vous laisse à votre cour fétide,
votre tribune languide, vos fêtes aigrelettes et biaisées.
Un sérieux vrai, amène et pacifique est décidément moins pesant et pénible
qu’une fausse joie hargneuse et hystériquement racoleuse.

Tant qu’il y a Interdit il y a Erreur…..

La vie est l’éjaculation du Soi.
L’ex-tase. Vivre est ex-tase, existence extatique.
Jaillissement, éruption, transformation.
L’Evolution continuelle.
Pas d’autre permanence que l’impermanence.
Observer – tout en l’étant – le Changement Continuel…

Deux moteurs et guides : l’attention et la curiosité.
En fait, pour être toujours stimulé,
cherche à chaque instant ce qui t’intéresse.
Et focalise-toi prioritairement dessus.

Le Changement m’anime,
Modification qui se meut. Je suis une lisière ;
le front d’une vague partie d’une rive évaporée,
et tendant vers un rivage se dissolvant.
On ne saisit qu’un écoulement.
Notre vie est caresse, en définitive…

J’embrasse cette Face de Monde sur ses mille détails.
Innombrable est le Nom de ses lèvres.
Ô Monde c’est d’agonie que tu me fais vivre.
L’heureuse farce ! Me tuer est l’Existence que tu m’offres.
Haha !…Quelle étroite vision, quel horizon claustrophobe que ces 2 dernières assertions.
Certes non ! on ne connait jamais sa mort ; tout au plus la devinera-t-on.
Mais avant il y a tout le Maintenant.
Je veux apprendre à exploser.
Je me savoure Big Bang.

Vis ce que tu aimes. Sinon c’est une aberration.

Sur la frange du Mouvement
ni au-delà ni en-deçà…
Le Mouvement – Soi !

Oh l’étrange, les mystérieux,
l’ignorance qui parfois nous concède témoins.
Je ne veux plus obstruer cette fenêtre ouverte de mon corps.
Je veux être ce visage que l’Univers – oui – vient chercher sur mes faces.
Pourtant…
Je suis ma propre erreur. Mon crime et mon excuse.
Je m’abuse, ruse et m’amuse.
J’adore ce creuset où je me raffine.
Ce foyer aux flammes de vent, translucides.
Cet Univers s’alchimise, je participe du Grand Oeuvre.
C’est davantage que nous faisons naître.
Ma pierre philosophale, mélange de Curiosités se frotte aux éclairages,
aux énoncés, déclarations, choix et hypothèque.
On ne perd rien, alors pourquoi si chiches ?
On ne découvre qu’en enlevant.
En le vent sont des voix, aussi.
Je découvre. Découvrir. Découvertes…

Une danse, sans lien, parmi les voiles du Monde, sur la piste de l’Espace, au rythme du Temps : Liberté.

Imprégné de Présences, sculpté aux rencontres, je vais ces organes, prolonge ces chairs, guette ce sang.
Je suis un regard en arrière, un intempestif retour, bref : je fais un retard.
Soi est l’affirmation du Monde. Infinitif caméléon, il prend son sujet à désir. Quand il n’y a plus que Volonté sans vouloir, le choix forme les mains, le désir est derme, la jouissance prend l’épiderme pour clef. Clefs des chants de la Terre.
Nous sommes tous et toutes des Etrangers car la Terre nous a exilés d’Amour. Il n’y a d’Amour que Libre, et de Liberté que séparée.
Solitude est le poème de Liberté.
Solitude poème Liberté.

Comment se prétendre seul avec une telle planète ?!
La conscience, amour sans simagrée…

le Savoir vaut ce qu’on en fait.

Dira-t-on vraiment la poésie de la féminité ?
L’emploi des couleurs, la volonté de variations,
la volonté d’être belle, d’être Beauté.
Cet engagement de l’être à s’ériger icône du Monde.
Certaines féminines, certaines femelles,
certaines femmes illuminent la Terre,
en phares indiquant l’essentiel,
remettant en question la signification, bousculant le rationnel,
caressantes guerres et jubilatoires apostrophes…
Le Monde sans femmes ne serait qu’un outil.
Avec la femme il est l’Infini à bâtir,
l’Au-delà à ériger.
Et des mignardises pour ciment…

Dans les forêts de bétons
je trace mon chemin sur les sinueux bitumes.
Il nous faut reprendre du début : l’Elan.
Les impulsions du Moi, et les acquiescements du Monde,
ou les refus.
Le Monde est moins un ring qu’une piste de danse.

L’âpreté jaune et spirituelle de l’Inde
ou la luxuriance verte et sensuelle de la Thaïlande ?…

Ma conscience est un spectacle.
Je peux diriger ce spectacle, par ma volonté.
Volonté jet du coeur.
Connaissance est une langue oubliée,
un idiome des âges.
Je m’inocule dans le Monde qui m’instille…l’altérité.
Des mystères à l’Univers, nous voilà.
Du possible à l’oeuvre.

Reptations tubulaires dans le métro.
Glissements dans des entrailles de béton ;
transit qui nous expulse sur des quais de gare
ou dans des rues…
puis des rivières boulevards jusqu’aux fleuves à venues capitales.

Le plaisir électrochoc de chaque matin.
Le big-bang de l’aube.
Se sentir exister, la sensation de vivre !!!…

Ô ce Miracle de massages des organes intérieurs,
et ces caresses aux limites du fantomatique, de tout le corps :
c’est cela vivre.
Je suis un volcan, je fais un foyer,
je vibre d’un soleil et le reste gravite.

Ô frères et soeurs,
nous ne jouissons pas assez du présent,
cette matrice qui nous touche à l’intérieur par l’extérieur,
cet événement qui relie et fond l’ailleurs dans l’ici.
Trop nous nous contentons de fonctionner,
tant que ce n’est pas trop déplaisant,
poussé et ballotté par l’actualité,
et notre intensité se dissout dans la contingence.
Au lieu d’être une ligne continue, nous nous égrenons
en chapelet de pointillés,
n’appliquant notre lucidité qu’à de vagues et furtifs repères
constitués de murs, désagréments et oppositions.

Je veux cesser la farce de moi.

Tandis que s’enfonce le train
dans le noir rampant de la nuit qui sourd du jour,
je me regarde et ma journée,
et je ne vois qu’inconscience,
oubli de l’essentiel,
focalisations inutiles et paroles mal à propos.
Une vie à côté,
droite dans ses erreurs,
et obèse de narcissisme.

Ho j’essaie,
j’essaie l’autre.
Jouir de soi c’est trop souvent mourir le Monde.
Je suis une vérité qui n’est vraie qu’avec le Monde.
Je suis un point de l’Univers,
et comment parler de rectitude
si je ne choisis un autre point dans le Monde
pour tendre une droite ?

Prendre garde à ne pas se lasser de l’Autre,
et à ne pas le lasser en retour.
Non moins non plus.
Non plus non moins.

Je n’ai jamais eu qu’une ombre, la solitude.
Et une arène pour encéphale.
C’est curieux comme je n’arrive à me satisfaire de l’Aise.
Le bonheur est partage,
tout le reste n’est qu’ingrédients.

A qui la faute à qui la dose ?
Les petites gens ce sont ceux qui refusent la grandeur aux autres.

Je suis au régime sec de l’Existence :
ni sexe, ni drogue, ni jeu, ni illégalité (pour l’adrénaline) …
juste le face à face, tendu, sans relâche.

Retrouver la vague initiale que tu es,
le souffle primordial qui te pousse ô esquif,
et aller de l’avant,
en t’orientant à la boussole de ton désir
et au sextant de ton Aise.

Vous ne savez comment dire, peut être,
ou vous ne savez comment faire ?
Qu’est-ce que je ? Il parait plus simple en paysage.

La simplicité, la facilité, embruns du Monde libéré de notre étreinte.
Ne pas se bercer d’illusions, mais ne pas se moisir d’erreurs.
Les fausses vérités sont plus nuisibles que les vraies erreurs.
Il n’y a pour preuve que la sanction du corps : lui sait.
Que la tête soit corps et non spectateur.

Mal de tête du théisme ?
Aspirine de l’Anarchie.

Ne laisse jamais aucune peur te dominer ni manipuler.

Je suis Savoir mais j’ai l’ignorance.
Oui le savoir ne vaut que ce qu’on en fait.
Je cours à l’évanescence.
Il faut désincarcérer la Vie, le Soi,
de la prison du mental.
Je me rends compte que les frontières de mon royaume sont mentales :
des idées.
Alors qu’elles doivent être des sensations.
Au bout de moi ? un plaisir ;
pas une idée.
D’ailleurs mes idées sont pour mes poches,
et un corps n’a pas de poches.

Je ne suis pas de ces gens qui puent la propreté,
Avec un goût de savon derrière les oreilles
et du parfum sur le sexe.

Je suis las de cette prétention
de monstre que j’affecte en moi-même.
Briser cette lame de vice que la frustration m’aiguise.
Je ne suis pas fourreau pour la cruauté.

L’urgence du n’importe quoi. Ballet stressé.

Les flatteries à soi-même…

Ô Bonheur.
Bonheur doucement incandescent en mon creux, dans mon ventre.
Les coups d’outre-coeur dans ma poitrine.
C’est à chaque instant que ça se vit, et se transmet.

La seule spiritualité digne de ce nom c’est…la DESALIENATION.
Désaliéner son esprit de toutes les croyances,
toutes les traditions, coutumes, morales, lois,
bienséances, convenances, normes :
TOUS les CARCANS mentaux, toutes les chaînes psychiques,
toutes les cordes qui font de nous des pantins
d’un système de pensées donc de fonctionnement.
Toutes les camisoles mentales qui nous volent à nous-mêmes.

Je sais bien que je suis un goinfre gnostique :
un glouton de la connaissance.
Je me bâfre d’informations,
j’engloutis les savoirs,
ne les appréciant que le temps de leur passage sur la langue de mes rétines
et dans la glotte de ma compréhension.
Puis je les défèque du temps qui passe.
Ma compréhension vaut digestion
et me laisse tendu vers d’autres mets,
affamé d’inconnu comme de confirmation.
Un goinfre !

N’oublie jamais de sourire ; quitte à te forcer.
La Puissance du Sourire.

Qu’ai-je le goût de cette Force ?
Ces étreintes continuelles de mon encéphale sur le reste du corps.
La tonitruance du métro, les néons qui succèdent à l’obscur des tunnels.
Je m’obsède.
Obsède de n’avoir rien d’autre à faire que ce que je déciderais.
Et ne décide rien.
Je veux sans objet, je m’exaspère hors d’atteinte,
m’agace à repousser tout début véritable.
En vérité je n’ai pas encore commencé.
Je n’en finis pas de commencer.
Je trépigne mon présent.
Je remercie quand même la froide montée qui m’avertit de tout excès d’orgueil.

On dirait que je n’ai de goût que pour des extrêmes, que je me refuse.
A beau titre !

Je m’avance.
A la rapidité implacable qu’est la lenteur pleinement consciente.
Je n’ai pas besoin de regarder, je suis vue,
pas besoin d’écouter, suis ouïe,
pas besoin d’agir je suis action,
pas besoin d’être – je SUIS.
Je ne sais pas – je suis.
Pas besoin de savoir puisque je suis.
Quand je sais – je m’arrête,
m’écarte sur le savoir, « ce qui est su » –
je ne suis plus : alors, « quelque chose A ».
Je suis un Mouvement continuel.
Mais je ne dois plus chercher à me percevoir
sinon, ce faisant je vais à rebours de moi-même
et ne perçois plus le Monde.
M’appliquer au Monde !

Se percevoir c’est pour quand on est isolé :
dans une chambre, un lieu CLOS.

…Il ne reste que l’HUMOUR – à cultiver.
L’humour et son icône : le Sourire.

Face,
face à l’adversaire, quel qu’il soit.

Ô ma Soeur, Ô mon Frère,
abandonnons nos penchants mélancoliques
pour la tristesse, l’inquiétude sourde, la peur,
et célébrons ce champ fertile et fantasque qu’est l’Existence.
Faisons des fourmillements de la vie les racines de rires inextinguibles.
Manifestons le rire et sa fraîcheur de vague.
Soyons les véritables soleils nouveaux
pour les ténèbres de l’abattement, du renoncement, du désarroi et de la terreur.
Ne nous bâtissons pas sur l’érosion de l’absence
mais sur la Puissance de notre Présence.
Mais avant cela nous abattrons les austères et morbides édifices de la croyance,
avec les boutoirs de nos grains de connaissance.

Notre savoir minuscule sera toujours plus solide et meilleur refuge
que l’immense fantôme qui nous englue depuis des millénaires.
Que les menteurs se gavent de leurs mensonges s’ils le veulent,
nous leur préfèrerons toujours la frugalité d’une vérité dépouillée de toute frileuse peur.
Du reste, la vérité n’est pas frugale, elle est satiété continuelle.

Je me mets en vacances de moi-même. Je ne contrôle plus RIEN.

Rire, mon pote.
Cultive la fréquence et vibration RIRE.

Les choses SONT, c’est tout.
C’est nous qui donnons de la valeur.
Alors RIS.

Haha…On va tous crever !…
C’est parfait.
Le fait de pouvoir mourir à tout instant et inévitablement, peaufine le délice de vivre
et la mort n’est pas le ver dans le fruit mais plutôt la cerise sur le gâteau.
Le moteur d’intensité pour ressentir la vie c’est la mort.
Le feu de la vie c’est la mort. La vie c’est l’eau.

Bla bla blah !…
La vérité c’est qu’on essaie tous et toutes de s’en sortir le moins mal possible,
sinon le mieux,
et que pour le reste : advienne que pourra !

Watashi-Gong et Watashi-Do :
chaque geste est un Lieu.
Et vivre est un Parcours.
Comprenne qui peut…

Trouve l’Extase du Vivre ; la Grâce de l’Existence.
Alors tu seras heureux.

Habité non habitué, libre non libéré, précis non précisé, je tente, parfois…

une myopie du coeur…

Réalise que le plaisir est rarement absent……
Le Plaisir est rarement absent…

Savoure et célèbre en le savourant –
la partie de Plaisir qui constitue chaque instant-lieu de ta réalité…

Le plaisir vrai est une optimisation de toi –
il te prouve que tu es en accord avec toi-même
et en harmonie avec le Monde.

Hors la maladie, si tu n’es pas Plaisir tu es erreur.

Allez allez ondes délicieuses,
ondulations suaves frissons telluriques qui mouvez mes entrailles,
soulevez et distendez mes fibres.
Partagé entre vagues et rivage je n’attends rien,
je n’espère rien – je préfère.
Quant à croire…
l’obstination éperdue ne m’est plus que farce pathétique.

Si tu boudes le plaisir, le plaisir te boudera.

Pourquoi s’empêcher de vivre ? Folie !
Folie de la peur sociale…folie de l’orgueil.

Joue pas « tapis » systématiquement…

Je serais tenté de dire, parfois…:
tout ce qu’on fait c’est s’occuper entre 2 éjaculations.
S’agiter entre 2 secousses…
Se remuer entre 2 spasmes.

J’ai détourné mon regard de splendeurs offertes languides,
parce que le mieux est parfois en-deçà
et que le monstre peut rôder derrière l’admirative pupille.

De plus en plus ouverte, de moins en moins de battants.
Gonds de nerfs, serrures verbales, le reste en courants d’air.
Tout me meut sans m’émouvoir, ou l’inverse…
Je bouge sur moi-même, sur ma base.
Le plaisir est ma prière –
j’abandonne le culte ; dépasse la foi.
Se réapproprier.

Ni forcer ni retenir : ni pousser son Energie-Etre ni la tirer.
Ni s’augmenter ni se diminuer :
les Mouvements simplement et spontanément honnêtes sont Soi
Ainsi le vrai Soi qui est Mouvements n’a pas besoin de vouloir,
il EST Volonté.

Je vais.
Allant d’élan. Evident comme Immédiat.
Je ne me suis rien d’étranger,
et pourtant inconnu se découvrant
et se reconnaissant, disparaissant d’apparaître.
Un Lieu de l’Espace.
Un coeur du Corps – un chaos du Cosmos ou un cosmos du chaos ?

Différence entre fascisme et communisme ?
Le fasciste dit : « Reste chez toi ».
Et le communiste dit : « Sors de chez moi ».

Une sagesse ? Jouir sans nuire.

Il est temps que je sois digne de moi.

Salut à toi, de nouveau, ô merveilleuse Existence
aux milliers de crocs aussi pervers qu’acérés.
Beauté venimeuse au sucre fielleux
et aux fondations chausses-trappes.
Ô Monde,
de toi il faut aimer chaque élément
comme on se délècterait d’une cerise sur un hameçon.
Est-ce ton goût véritable que l’on connait
lorsque plus on t’aime plus on souffre ?
Ton sang est-il un acide définitif ?
Je tente ce voeu :
quelles que soient tes lèvres,
elles me trouveront Sourire.

C’est presque drôle :
on ne peut être déçu que par ceux qu’on aime,
trahi que par nos proches,
et jugé le plus souvent par ceux qui en sont le moins dignes (et capables)

Notre vie est notre médecine,
notre traitement.

Cette haine qui obombre ma conscience,
c’est un mélange de colère et d’orgueil
Mélange aussi poisseux que rance,
et délétère…

Une tristesse qui menace,
entre échappée, étreinte, déréliction,
son froid intestinal agace.
La colère est un meurtre qui se cherche,
une horreur en maraude.
Non, j’adore manquer du luxe essentiel :
l’Amour.
Mais j’en souffre, aussi.

La liberté c’est les moyens qu’on se donne.

Colère, ô colère…
tu es cette gemme captivante
qu’il est préférable de ne chasser ni enchâsser.

La liberté a un prix : la Solitude ?

…Rien à brûler !…
Comme je m’incendiais naguère,
vivant d’incandescence psychotrope,
mais au moins ma combustion était jouissive.
Maintenant…je suis en suspens,
suspension dérisoire entre rage stérile et désarroi emprunté.
Je suis un sorbet sans bouche,
une bougie en plein jour,
mais…si l’entrée en moi-même m’a privé d’autrui,
mes erreurs ne sont que les sanctions de mes mensonges.
Mes mensonges ne sont que les relents de mes compromissions
et mes compromissions que les images de mes trahisons de moi-même.

J’ai encore bien des oripeaux à tomber,
mais bien des alvéoles à bomber.
Fini de se complaire pantin de mes chimères,
de mon imaginaire et de mes frustrations.
Car je suis devenu Temps et Espace :
mon prénom est Ici et mon nom Maintenant.

Abruti d’illusions, de chimères et de moi-même,
je crois toujours que tout va « me tomber tout cuit dans le bec ».
Erreur. Fatale erreur.

aSC09854

Que vais-je chercher derrière les murs ?
De rails en routes, chemins et voies aériennes,
océans de départs, tous ces absolus de transit…
Noël n’a pas fini de sonner que je tends vers des iles mythiques…
De nouveau ressurgit de mes profondeurs ce « matin de la N10 »
où s’est faite jour, en mes 6 ans de matière,
la racine inexpugnable du voyage, du départ,
et l’amour intangible de l’Horizon.

La solidarité tacite des voyageurs…

L’audace…qui desserre les étreintes.
Ces multitudes que je suis, ces graines subites –
certaines que je ne laisse pas éclore,
car la lisière de leur poussée m’est vague désagréable,
ombre inquiète…

Je suis ce qui m’existe.
Le bonheur du rivage de chaque instant.
Vient la vague de mes envies
lécher le sable de cette frontière toujours présente :
DEVANT.
Des cristaux de souvenirs pour sel…

Hong-Kong.
Le manque de sommeil commence.
Cet état où plus rien n’a vraiment d’importance ;
où tout se lisse dans un flou ouaté autant qu’ambigu :
un écho fait de lointain fantomatique et de proximité fébrile.
Une pesanteur au lieu imprécis.

Saphir.

Le ballet bigarré des jeepneys…
Le bonheur pour fontaine ; tu sais : celle qui monte l’eau aux yeux.

5h00 du mat.
La nuit darde une vague lumière
sur quelques jeunes qui plongent
pour des pièces, des « pesos ».
Le ferry se remplit peu à peu
au rythme lent des Philippins.
es moteurs en-dessous,
les coeurs au-dessus.
Ferry métallique
du genre qui fait 200 morts en 10 minutes,
et quelques lignes
dans un encart de 5ème page du « Monde » ;
si notre pathétique politique ne prend pas trop de place.

Des visages de cuir, de cuivre ;
des peaux qui sourient au soleil,
qui se maquillent de ses baisers.

La Beauté est le Sens du Monde.
? Son Orientation et sa Raison.
La Curiosité est une issue gigogne
de cette matière qui fourmille.
On ne peut pas aimer le Monde pour ce qu’il n’est pas,
car il est tout.
Ne pas l’aimer pour ce qu’il ne fait pas, il fait tout.

On ne se trompe pas avec le Monde,
on le trompe.
Mais il n’y a que nous qui soyons dupes.

La lumière commence à déchirer le ciel,
et les coqs embarqués s’en alarment.

Le jour a ouvert l’espace.
Le Monde est plus vaste en lumière.
Le karaoké s’égosille tout seul
à l’autre bout du pont supérieur : la télé chante.
Une paire de collants bleus un peu boudeurs vient se rassoir à côté de moi. Quelque chose a mordu à une ligne lancée à l’arrière du bateau
par un des marins.

Ha…égaré. Je suis…je ne sais où et J’ADORE ça !
Dans l’inconnu, vers l’inconnu, par l’inconnu.

Un nouveau port

Ces vagues, subites ou de fond,
les chevaucher ou non…
Ce que je suis est du passé
de sa rencontre avec l’instant mouvant
nait ou non le désir qu’on peut
alors chevaucher par l’intention…
Les choix.

Tu vois, ou tu te montres ?
Tu entends, ou tu t’écoutes ?

Ferai-je mieux ?…

Nouveau bateau et l’océan pour ouverture.
Bohol et les « collines de chocolat ».

La mer est verte.
Emeraude embrumée, hostilité tapie,
omniprésence de danger discret.

Semaine étrange, comme suspendu ;
suspendu dans un brouillard invisible mais sourdement palpable :
les atermoiements de mon indécision ;
et quelques chimères compensatoires…
Un bonheur solitaire – une solitude de bonheur.

Comment ne serais-je pas plein de moi-même ?
Boursouflé de vide, que je comble lourdement de narcissisme maladroit.

Je suis un vicieux : je m’entiche de l’impossible.
« J’aurai raison du vent » crie ma poésie.
Je n’ai même plus la patience d’être fou.
La Sagesse n’a pas de fond de commerce !

La soupe ! La Grande Soupe dans la Marmite du Monde.
On se mijote, ou se michetonne.
Pleines rasades de ces existences, curées de présences.

On a beau prêter attention on ne voit pas avancer la nuit..
La lumière s’éteint peu à peu et tout à coup la nuit est là.

Il faut savoir REMONTER le flot…

Me débarrasser de Papa-Dieu-Père Fouettard
que je garde embusqué et crispé dans mon cerveau
comme une araignée dans sa toile synaptique !
Sauf le respect et la gratitude que j’ai pour Déesse-Dieu.

Nouveau jour, nouveau rivage.
Un bateau pour une île, un corps pour un mouvement.
De l’eau, des vagues, de l’écume, et toujours l’horizon,
semblable et différent : l’Ailleurs tracé d’une ligne,
l’au-delà perspective.

Les états d’âme ne servent à rien ;
même pas pour lest –
ni pour l’ouest.

J’écoute pour l’Entendre, la Présence du Monde.
Je l’écoute avec ma propre Présence.
Des interpénétrations, des reconnaissances tactiles,
des positionnements réciproques.

Magnifiques étendues, aux ouvertures innombrables.
Les couleurs.
Le vert est la chatoyance de la chevelure de cette planète.
Le bleu de ses yeux sans paupières, liquide et aérien.

Je voulais commencer en écrivant
« ces tristesses qui hantent nos vies et ces peurs… »
mais il faut aller plus loin, dépasser le constat mortifère
jusqu’à atteindre l’étonnement infini, l’émerveillement indomptable,
l’admiration souple et inflexible, la fusion libérée, l’harmonie dynamique :
le Miracle accordé.

Je réussis jusqu’à maintenant
à faire de la solitude une petite île fertile et pleine de recoins agréables,
de surprises et d’occupations ;
et non un vilain rocher hostile et aride.

Cultiver le meilleur de ce que nous sommes et avons,
et laisser le reste à lui-même, en compost pour les récoltes du bien-être.

Je ne suis moi qu’AVEC le Monde.
Je ne suis soi que PAR le Monde.

Le Monde veut JOUIR.

Adieu au dieu Constricteur
adieu au démiurge Venimeux
adieu à la foi qui refoule
adieu à la soumission paranoïaque

La liberté a le Monde pour Visage
et nous pouvons être ses pieds et ses mains.

J’ai vu des hommes bien plus virils que n’importe quel macho,
et qui pourtant préféraient se poser en femmes.

Ces hommes qui aiment les hommes
et qui se font femmes pour mieux les sentir…
Parfois combles d’hommes mais ersatz de femmes.
Ces humains qui te confirment que l’essentiel est au-dessus de la ceinture.

Ce que tu donnes ne coûte rien ? Tu es sans prix…

Où y’a mammaire y’a la mère.

Je ne me piègerai plus de mot, ne m’enfouirai plus de phrases.
Les mots seront mes jouets désormais,
des balles pour un ping-pong avec le Monde.
Oui le Monde mérite un M.
Tandis que je suis déjà content du « m » de moi.

L’océan des couleurs, la forêt des formes et le volcan du corps –
les braises de la pulpe.
Des allumettes plein la chair, des grattoirs plein la peau.
Je déteste les voiles contraints, contrits : constricteurs.
Je hais la masculine inégalité imposée au féminin.

Nouveau jour nouveau Miracle.

Cette façon que j’ai de me contracter,
comme un anus qui voudrait empêcher sa crotte de tomber…

La mauvaise volonté, tienne ou d’autrui, est un feu.
Veille à ne pas l’alimenter et tu le contrôleras…

L’émotion : la Liqueur de Sensations,
le Distillat du Sensible.
D’aucuns s’en nourrissent ?…..

Rien jamais pareil
Trait du bonheur
Sale miracle
Propre embuscade

Farce féroce. Je ris sans que mes lèvres bougent ;
m’esclaffe luette immobile.

Le vrai talent n’est pas un don mais une récompense : celle du travail.

Faire de la musique
c’est du modelage, de la chimie,
de la sculpture, de la peinture
et de la chasse.
Un mélange de tout ça.

J’oriente mon ouverture
vers des vides sentis ou supposés.
Je me remémore l’ignorance
constant inconnu
perpétuel mystère continuelle excitation
et des échos viscéraux
comme incertains de haine.
La frustration est l’alambic maudit.
Distiller le sucre Affection
en alcool d’horreur…
Non. Je remonte au Bonheur.

Il n’y a de salut que dans le Rire.
Mais ni sardonique ni cynique :
pas le grincement des orgueilleux.
Non : la gerbe viscérale, l’éruption flagrante
comme le frisson des tréfonds.
Car dans une société humaine qui nous inflige agressif orgueil,
ostensible vanité et misérable peur,
la réponse la plus saine
face au venin dont on tente de nous submerger
est de s’ébrouer de rire.
Ces attitudes, ces poses ne doivent être que terreau
pour les fleurs de nos esclaffades.
Et certes nous ne ricanerons pas –
ce qui ne serait que reproduire le haineux mépris tout d’intolérante stupidité –
non ! nous rirons en ondes sismiques
propres à tomber les murs de mort qu’érigent les dérisoires superbes.
Vivre de bonne heure à transmettre le bonheur.

Ces automatismes frileux,
ces crispations égocentriques à horizons mesquins,
s’ils/elles veulent faire de la médiocrité une loi
je me ferai bandit,
et si leur vérité est normative
je serai le pire des menteurs.

Ainsi parmi ces convenus je serai d’un bond parti.

Le bonheur c’est tant que le plaisir l’emporte sur la douleur.

Il n’y a pas de destin,
il y a soit une histoire qu’on accepte
soit une histoire qu’on se forge.

Dieu ? Nous en sommes des commentaires.

La Grâce du Vent et de ses filles les feuilles d’arbres,
dans leur danse légère de fantômes joueurs.

Défonce-toi à la Volonté, enivre-toi de ton projet !

La charge du bonheur.

Si tu ne te sais pas heureux c’est que tu souffres.
Si tu souffres c’est que tu as peur.
Si tu as peur c’est que tu ne te possèdes pas.
Si tu ne te possèdes pas, à quoi bon vivre ?…..

Je veux juste…NE PAS FAIRE SEMBLANT DE VIVRE – !…

…et je continue, cette course, dont ce rejet,
opulence de surfaces, des textures –
tactiles, sonores, olfactives –
finalement le feu de mon attention :
coeur de mon être la curiosité,
j’engouffre dans mes manques des expressions furtives du Monde :
j’occupe mon Vide.

Tout mêlé ce miracle dont je suis la saveur.

Si le pessimiste a raison, ça ne change rien.
Si l’optimiste a raison ça peut tout changer…!

Toute une vie de compensation : des occupations
pour ne pas se retrouver bloqué face à l’absence, au manque –
remplir le vide.
Les filles, par exemple,…
depuis mon plus jeune âge elles m’intéressaient…
comme des friandises que j’eus volontiers consommées.
Leur viande avec toutes leurs textures,
leurs galbes, leurs formes, leurs odeurs, m’intéressaient,
me plaisaient sinon me fascinaient.
Des chevelures, des croupes, des fesses, des seins, des minois, des voix…
Mais à force de non-dits, non-faits, non-accomplis – de part et d’autre –
j’ai fini par m’éloigner de ce désir qui dès le départ déjà était fantomatique.
Et le temps, ce sprinter immobile, m’a aidé à construire d’autres mondes.
Des jardins sans rose, peut-être,
mais après tout la rose c’est beaucoup d’épines pérennes pour quelques pétales fugaces.

Arrête d’être raisonnable tu vas te faire mal…

La Loi ? L’Humain.

On ne parle pas assez du Bonheur d’exister.
Les Sensations de Vivre
(dès lors qu’on n’est ni malade ni accidenté ni…torturé !)
Le feu délicieux du Plaisir de se sentir vivant.
L’orgie des cellules, l’orgasme continuel de la respiration,
l’Aise moitié glaise-moitié rivière de notre viande.
Les danses de nos mouvements.
Le Miracle de cette Existence
(dont nous sommes si chanceux qu’elle ne soit pas pire
pas plus douloureuse SYSTEMATIQUEMENT, fondamentalement)
mérite une louange quotidienne –
quelques secondes, au moins, pour tant de jours…

Comment retranscrire mon admiration et ma gratitude pour la Réalité ?
Il y a toujours un Mystère, en retrait comme en point de fuite.
Un vagin comme un phallus ?
J’aimerais améliorer le Monde – par mon affectueuse Force,
que mon Energie stimule constructivement la Planète.

J’aimerais dépasser l’éjaculation pour paroxysme.
Dépasser et trouver autre chose que l’érogène pour horizon paroxystique.

Le grand Frisson de Vivre est plus que sexuel.
TOUT LE CORPS EST ESPACE DE RENCONTRE HEDONISTE.

La chair est la pulpe du Miracle.
La senteur est l’intimité du Mystère.
Tu as le goût de la limite sans fin.
Je suis las de transformer mes sensations en idées,
de réinterpréter et formuler obligatoirement l’indicible
des rencontres
de mon corps avec le Monde.
Toute sensation est Discours, tout stimulus langage, tout contact verbe :
le Ressenti est Logos. Logos véritable.
Les mots sont détours, déviations, illusions,
simulacres jusqu’à l’erreur ou pire le mensonge.

Vivre est Danser.
Les chaleurs pour tempi, les impacts pour temps,
les désirs et volontés pour pas, et les actes du Monde nous emportent.
Je veux le Monde Salsa.

Le mental, le monde des pensées est Artificiel,
un simulacre piégeant, une prison au milieu de notre espace,
un siphon qui engloutit l’océan de notre conscience,
une flamme aussi insidieuse que venimeuse
qui fascine et retient le papillon de notre attention.
Un monstre de gravité qui attire tout à lui,
qui fait s’effondrer – sur LUI, pas même sur soi,
car finalement la pensée ne pense que pour elle-même
et non pour l’individu qui pense –
sépare et éloigne du Monde.

Le Sens du Vivre, du Soi, est DE L’AVANT,
vers le Monde, vers l’hors de Soi.
La pensée va à l’inverse.

Peut-être n’y a-t-il de vérité que dans l’outrance…

Le chemin de ronde que parcourt l’Amour,
en lisière de la Haine ;
à longer l’horreur pour mieux scruter le Bonheur
en taquinant la Liberté.
Le Miracle a des relents d’interdits,
des saveurs de décisions, des fragrances de choix
et tout exhale les limites ouvertes.
Ô Tendresse, ce n’est pas la fleur qu’on mange…
La Beauté est le sillage de Déesse-Dieu.

Oui : savoir Ecouter avec les yeux, et Voir avec les oreilles.

Du vague, ne sais pas,
manque de chaleur, d’entrain, d’intention, d’objectif
mais je vais chercher tout cela dans la ville, dans Paris, dans la foule –
dans l’Autre.

Du foulard à la burqa :
ou comment se faire imposer
de porter sa féminité en flétrissure.

Un à-priori ? La paix.
Et le danger…

Il faut manger son souffle.

J’ai envie de manger du feu.
Embrasser de la lave.
La drogue, holocauste de moi-même, me manque.

Inventons l’EROS N’ROLL !

Ne laisse pas le poil cacher l’éléphant.

Le venin d’autrui est un autre nectar
dont nous ferons aussi du miel.
La Beauté est la chair du Bonheur.
Le petit volcan d’un téton –
féminin tellurisme sensuel.
Mes sens phalliques
et ma pensée vaginale –
jusqu’à l’éjaculation de MOI.

Attraper ces formes qu’on dit lèvres,
ces éclats soyeux nommés cheveux,
les rebonds pleins…
J’étrangle encore mon chant,
de ma folie acquise, contamination de la raison d’autres.
Mon célibat est probablement la retranscription d’une trop haute estime de moi-même.
Mais mon esthétisme, tant physique qu’intellectuel, se révulse et renfrogne
à la seule idée de tout compromis qualitatif.
Ce sera « elle »
ou rien.

Les Femmes c’est la PULPE.
Les Hommes la Peau ;
et les Enfants la Graine.

Seules comptent les rencontres.
Je suis la dernière personne à rencontrer –

Je suis cette cloche aux battants du Monde.
Un beffroi dans l’alerte imprécise,
hanté par un terme qui ne concerne que les autres –
et toujours les autres en définitive.
Etrange qu’on ne soit témoin ni de notre début ni de notre fin.
La mémoire a besoin de lendemain, c’est son paradoxe.

Je dispose mon théâtre,
dispense mon acteur ;
et les souffleuses me taquinent.

Des expéditions dans l’Inconnu,
long-cours du Mystère
dans l’esquif de mon corps.
Ouvertures, déplacements et le chatouillis du ventre.
Une tête lourde de s’avachir sur elle-même,
je me suis trop vautré en moi-même.
De face je tombe pile, et pile je m’efface.
Je veux maintenant déraisonner.
J’adore me réapproprier cet impromptu.
La beauté n’est pas ce qu’on nous a dit.
Une sagesse non hilare ne serait pas une sagesse…?
En tout cas un sage qui ne rit pas de lui n’est pas un sage.

Des mâchoires aux creux des muscles, au sein du mental,
du scélérat plein les incisives.
Je n’ai pas de destination et cela exaspère ma dérive.
J’ai encore trop de suffisance, carré méprisable et inculte
irrigué par le grêle ru de ma colère.
L’encre encore sauve mes nerfs, ou plus.
Non, je ne m’immole plus au barbecue des drogues ;
non je n’holocauste plus ma vie au brasier mensonger,
ne ronronne plus sous les caresses tièdes et languides des euphories anesthésiques.
Je conchie les drogues – je n’ai plus cette mollesse,
je ne suis plus cette faiblesse, j’ai quitté cette lâcheté.

Si je suis fort c’est d’une vraie force : moi ;
si je suis joyeux c’est solidement.
Je ne dois – rien. A nul ne dois !
Je ne suis le courtisan d’aucun dealer.

Tant que tu n’es pas UN tu t’égares…

Mener à quoi les mouvements ?
Arrêter de se mentir d’échos.

Je sais moi.
Et encore…
A peine –
et à plaisirs.

Ne sacrifie pas ton enthousiasme bienveillant sur l’autel de l’indifférence
maussade.

Une vérité de bien-vivre ?
Ne souffre pas d’idées .

Plaines lumineuses, vertes bienvenues, clairières, vallées…

Tous ces échafaudages de paille
dont nous nous servons pour nous édifier,
barattage de notre sang dans le corps sidéral,
ce beurre sous le soleil du temps
Nous sommes des lucioles ébahies dans le brasier du temps,
des chandelles effarées sous la flamme des jours.
Notre seule dignité est le Rire –
savoir rire de l’anéantissement.
Pouffer le néant, s’esclaffer fatalement.

Je sais de toujours que ma vraie force est minérale.
Non, je ne sais que ce Mouvement impalpable,
la précipitation statique.

Car ce que tu SENS est le dialogue HONNETE entre toi et le Monde.
Ne PENSE pas ta Vie, RESSENS-la !

La Beauté parle à la Beauté ;
la Beauté réveille la Beauté

Chance, Ô Chance…
voilà le Nom des Origines…

En trop je m’ourdis de colère par la vexation du Monde.
Le Monde m’a vexé ? Non. Je me suis vexé du Monde.
J’ai encore bien du pus à m’expulser.
Mon orgueil, aussi pitoyable que faux, est la fierté d’un danger.
Non. Moins d’inutile m’ouvrira à plus de Clarté.

Un roi, une vertu, une voie, un…gain ? L’HUMOUR.

Mon ombre ne sera plus vengeance.
Ma rumeur n’est plus vindicte.
Murmures sans venin, plus de sapin pour mes ruminations.
Choisir c’est partir, vouloir c’est quitter.
Abandonner l’horreur sourde.
J’ai d’autres directions que l’extinction.
On n’écrit qu’au passé puisque le lecteur est après.
Mais ensemble nourrissons le présent.
Sensuel…Il y a germinations et il y a fruits. Ne pas confondre.
La poésie est l’avant-dernière marche.
Après on naît.
Le malaise est le poids de l’erreur.
La poésie est en marche. Alors on sait.
Quand est-ce qu’on fait ? Quand on est.
Pour être il faut naître. Pour naître il faut mourir l’orgueil.
Ensuite plus rien ne faut.
Je me vois enfin car je ne me regarde plus.
Enfin nous nous découvrons…
« Tu ne feras pas de la fierté un défaut » dit le pro-fêtes.

J’irai un jour manger dans le vieux quartier de Bang Lang Puh à Bangkok.

DSC01627

Ô Réalité, tu te répands par moi.
Tu m’invites à ces danses sur les rythmiques des coeurs,
dans les mesures des souffles.
Aller à chaque bout, jusqu’à la pause,
puis le nouveau départ…

Verts, bleus, ciels – matière.
Mes yeux m’apportent le Monde jusqu’aux tripes.

Je jouis de plus en plus,
de mieux en mieux,
et mes mots effleurent,
artifices phoniques.

Mieux vaut commencer doux et finir par devenir un fauve,
que commencer comme un fauve et finir par filer doux.

De l’humour, de l’humour, de l’humour !…

Seul l’humour s’élève, au-dessus de tout.

Le secret du Bonheur c’est…
pas-le-Bonheur.

Les regrets c’est ce qui enterre les lâches ;
et les timides sont des lâches trop orgueilleux pour se l’avouer.

L’Honnêteté est la seule Lumière ;
et l’Humilité le seul Espace.

La Dimension du fruit

Le bonheur,
aussi indicible que délicat, qu’offre un fruit mûr à point
qui se donne sans résistance quand on le cueille.
A peine un infime temps d’arrêt
dans la courbe menant de la branche au panier.
Minuscule « tic ».
L’extase en drupe : ces prunes, vertes jaunes, rouges et violettes
que le vent nous délivre quand c’est Maintenant.

Ces perles de soleil dont le sucre est l’humeur de la terre.

…parce qu’après le Baiser rien ne rapproche plus que le Rire…

Aller aux abords…
Etendre sans sabords.
La chaleur m’est vivant.
Le ciel clair
et je n’ai pas de visage…

Encore trop
en obstacle
le Sensible…
Je ne danse pas assez –
sur les portées du Monde
aux mélopées des courants d’air.

La pensée est décalée,
la sensitivité est centrée.

Les séismes en moi…
les spirales, les tornades de pressions et dépressions,
les poussées et les aspirations…

La lumière…c’est l’or du néant, la flamme du vide –

– Vous connaissez la différence entre un fou et un génie ?
– Non.
Moi.

Le sable qui s’émeut, l’eau qui s’excite et l’air qui s’amuse…
La Vie !

C’est millimètre par millimètre qu’on vit vraiment ;
et non centimètre par centimètre ou pire : mètre par mètre.

De ces jours, la nuit nous rattrape aux matins.
L’été se transforme peu à peu en introduction de l’automne.

J’ai juste légèrement envie de pousser sur toi
autant que tu pousses sur moi, Monde Amphitryon.

L’armée du bonheur.
Le meurtre sympathique.
L’horreur enthousiaste.
Le jeu de la pitié.
Le coléreux amour.
La hache délicate.
Le viol courtois.
La farce sentencieuse.
Le délire pragmatique.
L’enfance sénile.
…Tout cela n’a-t-il pas déjà fait partie du réel ?…

Dans les galeries souterraines parisiennes
je termite mon début de journée.

A l’abri dans le chaud,
la mer jaune derrière les paupières,
face au soleil.
Ce nouveau matin,
ces rayons pour starting-blocks d’un nouveau jour.

Le champ est ouvert.
Tout vert ?
Non, transparent, translucide ;
aussi omniprésent qu’invisible,
aussi prégnant qu’impalpable…

Tout ETAIT tentatives.
On ne peut écrire qu’au passé – lecteur légiste.

Le corps c’est le possible atteint.

La constriction sociale…
que l’on crée et à laquelle on se soumet –
plus ou moins.

Animer la chair
sans égoïsme
célébrer la vie
sans défaitisme
soutenir la pulpe
des délices.

Eclats par ci, senteurs par là
lumière rivière
séant océan.

Une belle, blanche bordée de bleu…

Je dépose mes regards
en caresse sur la joue du Monde.
Glisser la douceur, sans pression

Caresse
la griffe du Monstre…

Des couleurs dans le translucide

En vérité ? Ne baise pas une femme dont tu ne ferais pas la mère de tes enfants.

Agréable journée. Un chat noir a déjà disparu,
quand le manège se remet à tourner.
Elle regarde la photo qu’il a prise d’elle…Ils repartent souriants.
Je bois ce thé étrange – le vent taquine les pages du carnet…
Elle est petite à devoir s’aider des mains
pour monter dans le carrosse du manège.
Rousse, sa mère blonde assise en face d’elle.

Libre
c’est la Liberté qui vient manger
C’est le coude sur la table
que je savoure cette soupe raviolis
Mon coude est le pilier
de mon plaisir.

Il n’y a pas une Voie
il y a maintenant
et ce qu’on aime.

Il y a la tentation
de la frime
et il y a plus simple
simple.

Je t’aime Monde

C’est évident ainsi
moins comme ça
mais parfois je préfère
comme ça.

Dévoiler déplisser décoincer décrisper développer.

La vérité ?…Le bonheur est toujours là.
Le bonheur est omniprésent : c’est un choix.

Danses des Energies

Et si je n’étais vraiment un Moi
que dans cette sourde colère
aux monstrueuses griffes toujours détournées,
aux crocs rentrés, aux venins ravalés…?

Quelque chose s’amuse en cet Espace de clair-obscur

Le bonheur a plusieurs cordes à sa harpe.

Eviter l’humour poignard…

Nous voulons porter le sourire,
cet étendard du bonheur,
sur la Terre.

Les drogues te prennent plus que tu ne les prends…!

Ce que je cherche ? L’HORIZON.

Ca vous étonne que j’aime la raie alitée ?

En cas de décès d’un être aimé :
face aux douleurs que nous rencontrons dans l’existence,
essayons de ne pas faire de notre amour une source de tristesse.

Le cynisme est le pus des aigris.

« Pour vivre heureux, vivons cachés » ?
Morale de blatte ! Philosophie de rat.

Ne porte qu’un sourire…

DSC01274

Qu’est-ce qui est Présent ?
Quoi, la Conscience, cette Présence,
immédiatement et simultanément,
en moi et en face de moi ?

Il y a un Espace
rempli d’Energie :
des Présences Mouvantes
qui font Pression
les uns contre les autres.

De fait, il y a
d’instant en instant
un Placement Optimal :
un Ordonnancement, une Structuration du Tout :
cet Espace-Présence que je suis.
L’agencement de Soi se sent et sait immédiatement
AVANT que l’on puisse Se disposer adéquatement.
Se placer, Mouvoir, disposer
selon le ressenti le plus adapté
agréable, approprié, efficace, propice.

Etudie tout ce qui est en Toi et privilégie ce que tu préfères ;
immédiatement et continuellement.

Tu dé-couvres
que tout est obstacle
tout occulte, encombre
la Conscience qui est Clarté :
sois toujours plus Clair, plus transparent
plus Espace pour Présence
ni Lourde ni Obscurcissante…
!!!

Dissous tout ce qui encombre
éclaircis l’obscur
transparence l’opaque
ouvre le dense.

Reste ma solitude;
cette plaie béante
qui part du cerveau et va jusqu’aux roustons
en brûlant froidement le coeur.
De l’encéphale au scrotum !

Mais qu’importe !
Il faut faire de la tragédie un engrais et non un désherbant !

Dans un joli bateau
aux voiles de toi.

Ne joue pas avec la queue du tigre…

Faire de l’Humour mon honneur !

Il est fréquent qu’on se permette de dire aux autres ce qu’on devrait se dire à soi-même.

Les murmures ont des oreilles…

Des fois tu vis, une fois tu meurs.

Je suis content :
la Vie me nettoie de toutes ces erreurs,
et toutes ces prétentions, et tous mes mirages
et toutes mes chimères.
Elle ne cesse de me dire :
« Ainsi ! Puis autrement, et encore autre ;
mais de grâce : cesse de te gaspiller en théories
et abandonne tes leurres d’absolu,
car rien ne demeure et tout va sans cesse d’apparition en disparition.
N’aie aucune fierté, aucun orgueil car tu n’as pas choisi de vivre
et si tu continues ta vie tu arriveras
à la vieillesse qui te dépouillera inexorablement de tout. »
Oui la Vie me dit : « je t’écorcherai l’âme jusqu’au vide.
C’est vers le néant que tu vas.
Alors, essaie de profiter : frotte les bords du précipice.
Et n’aie pas l’ambition des fous. »

Mais !…je lui réponds…:
« Peut-être, suave panthère.
Mais m’intéressent davantage la chaleur des entrailles,
les odeurs intimes, et tout ce que le vent fait danser.
M’exaltent les possibles, le courage et l’amour de la liberté.
Ce ne sont pas tes grimaces ni tes crocs qui gâteront le festin dont tu me combles,
ô Vie.
Tant que nous serons Deux, Toi et moi, je t’aimerai, ô Existence ! »

Ce vide, ces espaces, peuplés de vent, où se déplace la lumière.
Le monstre, facile, tapi au sein de nous, est méchanceté, fascisme –
essentiellement égoïste.
L’immensité des nuées. Le nuage est la barbe du ciel.
J’essaie de ne pas me laisser ralentir ou entraver
par le boulet fiévreux de mes intestins.

Toute manifestation de la nature,
dès qu’on y applique vraiment notre conscience vigile,
est au-delà de la beauté ; nous impliquant dans la Présence.

Ce mélange de peur et d’orgueil,
qui constitue et anime tellement d’humains…
ce cocktail grotesque et pathétique
qui les pousse à n’être que des masques, furibonds,
hautains et méprisants ; tout de débile agressivité…
Je le refuse et le refuserai toujours ! Je souris.

Le lion n’a pas à répondre aux rats,
ni l’aigle aux poules…!

On peut raconter ce qu’on veut,
on est tous et toutes chauds comme les étoiles
et froids comme l’espace.
Notre coeur est essentiellement fait de carbone.
Dis bonjour à la lame – dis au revoir à la flamme.

Hoo…la danse COSMIQUE…Conscience est Jouissance.

P1020797

J’ai suffisamment tendu l’arc,
je peux à présent lâcher la flèche.

Ne te trompe pas, humain, humaine,
la liberté n’est pas un droit, mais un devoir…

Vivant : l’Infini ou presque.

Faire est si souvent « à côté » – l’erreur accaparente.
Etre ce dont Il S’Agit…
J’actualise cette part de l’Univers que je suis.

Jazz is music ; all the rest is pop

Lumière jaunissante dans ce train,
avec couleur dominante bleue,
ce qui nimbe le tout d’une vapeur verdâtre diffuse.
L’enthousiasme n’est pas énorme mais il veille,
présence sourde et lourde,
derrière la ligne de démarcation des yeux.

Le train file un trait sifflant,
un glissement sur l’acier dans une nuit humidement froide
qui colle encore pesamment sur tout objet-sujet.

L’Inde se rapproche.

…Oui ! Mais cela ne vous dispense pas d’être heureux…

La Braise…
Partir de la braise en Soi
et à l’aide du Souffle allumer la Lumière de la Présence –
en Soi puis dans le Monde.

CE QUE TU NE DEPASSES PAS TE RETIENT

L’horreur de ces gens qui n’ont pas la force de mourir
et qui n’ont plus la force de vivre…

Ta Sagesse est une Fleur dont ton Fauve est la Couleur…
A vous deux vous êtes un Parfum, une Fragrance du Monde.

Je butine, le Monde, d’impact en impact.
Des sources profondes,
de sombres petits puits subits s’apparaissent –
ma paresse ? –
et remontent, libèrent, de l’inattendu, du souvenir,
du poids enfoui – des trésors d’inavoué,
des fortunes de honte, ou alors tout autre chose.

Température, un tiède insaisissable,
et des frissons qui taquinent tant le derme que le moral encéphale.

Je commence à débrider mon Fauve…
J’aime son Honnêteté Curieuse, ses lignes droites – toujours droites –
des directs, ses démarrages.
Ses bondissements.

Il y a en moi quelque chose qui bondit,
toujours prêt à fondre. Lui mon Fauve,
Ca ma Bête.

Se jouer, se mentir…
et l’on s’obscurcit,
plus sûrement qu’à coups de rochers.

Je veux écrire ici ; et tu me liras là-bas. DE là-bas.
Tu apercevras, peut-être, des lueurs, distingueras des traces.
Tout ce qui se veut présent te semblera fuites.

A côté. A côté, mais je ne veux plus cristalliser.
Je souris ce vieux piège, qui me hante encore.

Je flatterai ?…Ma main sur des revers,
des pelisses à soulever, toisons à fouir.

Non ! Je joue au beau ! Le bel écriveur !…
Me nectarise de facilités, exhibe un fond de commerce grand guignol :
du clinquant de simulacre ; du strass d’authentique ?
presque du strass de stress ?…

J’arrive en gare.

Un brouillard givrant nimbe ce nouveau début.
La pieuvre du froid, innombrables tentacules,
étreint tout ce qui vit, pique toute chair – surtout bipède.
La nuit est sa complice, le vent son sbire.
L’heure n’est pas à errer.

Noël vide les transports en commun.
Beaucoup restent au chaud, au nid, à préparer.
Noël nous rappelle au moins ça :
Aimer c’est vouloir être ensemble heureux,
ou au moins contents.

Il n’y a que l’Instant et je ne suis qu’une Immédiateté.
Il n’existe qu’un Lieu Immédiat dont je suis une partie.

Je cours mes neurones
et refuse de devenir un champ de haine
auquel me poussent certains et certaines.

Humilité et Honnêteté sont les 2 pieds pour bien danser sur la vie.

Les échelles, les marchés, les niveaux,
l’écuelle qui appelle de son raclement clair.
Marcher voir entendre, il ne fait pas chaud,
il n’y a juste aucune discontinuité
entre la sensation calorifique du corps et la présence extérieure.

Nous sommes un grand repas qui s’articule,
un festin qui dialogue ;
juste parfois une curée qui s’apostrophe et se pille.
La grande maison se meuble de courants d’air.

Que fais-tu ? Tu te donnes en représentation ou tu vis ?

Je ferme ma Gueule (béante) et je pose mes pieds par terre.
Bien à plat.

Alors des fois mes manques me font me jouer de tout.
Et malgré moi j’aspire toujours plus, pour combler mes vides abyssaux :
je veux mieux, je veux autre, je fais à côté, je dérape – j’au-delà.

Ce petit garçon qui traîne entêté,
qui a fait de la bouderie, du dépit surtout, une muraille invisible –

C’est presque le bonheur, mon pote :
le bonheur moins une.

Océan, miroir frissonnant,
Psyché fébrile, incandescent de soleil,
qui mieux que toi sait ce qu’est le Mouvement,
ce que font les Rythmes ?…

Océan, hôte définitif
invitant à tous les départs
et détenteur de tant de conclusions.

Quelque chose qui est.
Explosion immergée dans une Pression.
Je suis un Océan, qui vague par vague, encontre le Réel.
Le rivage du réel où je m’écrase, m’écroule,
avec une lenteur de bolide, une douceur implacable.

Je m’étreins encore trop, me crispe autour de soucis inutiles.
Et je suis encore trop prédateur, prédateur de la faiblesse,
de l’incertain, du doute.

Bref : je suis encore un Empêcheur de Vivre.
N’empêche pas de vivre,
n’entrave pas le plaisir,
n’emprisonne pas l’Amour.

Petites abeilles nous collectons le nectar de l’iridescente fleur Soleil.
Le Pollen du Temps.
Le Miel de notre Histoire.

Je me tartine l’Univers.

Parfois tu es la vague, parfois tu es une goutte.

Je t’aime tellement…
Ton odeur est la rosée de mon jardin,
ta chevelure la rivière de ma forêt,
ton cuir chevelu l’humus de mon amour.
Ta peau a la douceur précieuse des brises inaccessibles,
et tes dents sont les plus pures gemmes que le rire fait étinceler.

Le Jour est éclatant mais la Nuit est belle.

Je ne sais rien – j’ai juste un peu d’expérience.

Il n’y a pas de voie ; la voie c’est le passé.

Nous sommes la drogue de Dieu-Déesse.
La drogue divine
We are God’s dope.

Il y a quelque chose qui va,
qui nous gonfle, comme des montgolfières
et finit par nous abandonner,
s’expirant hors de nous.
Entre les deux, elle fait de nous des caisses de résonnances fébriles
et nous permet l’incarnation du Possible.

Ô Inde, ce quelque chose c’est ton Silence –
ou ton fourmillement ;
la Limite est ton Hygiène…?

L’Inde…
La présence continuelle, le Temps d’une preste torpeur :
c’est le chat qui sommeille, l’eau qui dort…

Les aigles à filer le ciel, les corbeaux « vahas » à percuter les tympans.

Je me simplifie. Je le fais ou pas.
Je suis une empreinte du monde,
une voix jusque dans mes mutismes,
un coeur jusqu’à ma mort,
un sexe pour compas, la chair en boussole.
Je suis tout ce que le monde peut se toucher à travers moi.
Je suis une fibre du canevas terrestre.
Nous sommes un jeu absolu.

Ô Monde je suis cette farine dont tu te crêpes.

Quand il faudra sortir la plante, il sera temps de ne plus m’arroser.

On vit continuellement son dernier instant…
mais il y en a un dont on ne se souviendra pas.

On peut se préserver d’un gros tigre,
et on meurt de quelques minuscules virus…

J’attends l’Express…

Ce n’est pas arrêter qui est difficile mais ne pas reprendre…

La musique fait parler le silence et danser la matière.

La musique est la voix du silence.

Les Etincelles du Miracle : ces individus aperçus furtivement,
parfois, dans l’avalanche de la vie urbaine…

On ne doit pas les larmes aux morts
on doit le sourire aux vivants.

DSC01513

« Gentil n’a qu’un oeil »…
Peut-être, mais la méchanceté aveugle.

Paroles de fou ?…

La furtive nouveauté de l’instant,
le plongeon dans l’ignorance immédiate
qui pose de nouvelles faces sur les friables statues de l’avant…

(Les lourdes valises de connaissances s’avèrent vides
et l’on s’avoue las d’avoir couru sans cesse
sans avoir franchi guère plus d’un pas.
Ce n’est pas tant la route qui est longue
que le chemin entre deux véritables progrès)

Saurai-je délivrer tes vagues de douceur ?
Tes reflets mordorés, un sang qui se répand
dans un monde de sillons,
les artères pour la soif des organes.
Viande…viandes pulpeuses,
à se submerger de tes odeurs viscérales,
ô monde d’entrailles fleuries.
Ecraser ou épargner, la caresse ou broyer –
le feu nous frissonne, l’eau nous foisonne…
La flotte, la flotte
Nous refuser l’absolu fait de nous les Humains –
avoir dépassé celles et ceux qu’on ne nomme plus,
mais pour qui personnellement je garde quelques gratitudes
au fond de ma poche encéphale.

Cette joueuse fébrilité de mon mental…
Imagination qui taquine en frange,
sur les lisières, à la marge.
Ces contacts qui n’en sont pas et en sont quand même…
Ces influences sourdes et ourdies..

Je commence enfin à prendre possession de mon chapiteau de chair,
sang et or dans le yeux et les oreilles.
Sous mes doigts la soie des réelles –
glisser jusqu’aux interdits.

Tout est localisations de flammes – location d’âmes.
Vacations…

Je suis mystique mi-raison.

Remplir, vider, dedans, autour,
je suis mon bonheur, mon geais et mon projet :
mon « j’ai ! ».

Mais si je suis vraiment cela,
alors c’est un frimeur ce que je suis :
il peut mais ne fait pas, il vaut mais ne paie pas.

Plus à fond, encore, au bout,
de moi qui suis mon monde.
Mais alors, à fond…de destin ?
Non. A fond de lieu, à bout de temps,
aux limites du souffle, aux frontières des chairs.
Je ne verserai plus l’obole aux rats,
planqués et rongeurs, non !
Maintenant c’est moi que je vis.
Aux frontières des chairs et soif de franchir !
Sus à l’opportune….

A fond de moi ! Je suis monde.
Et le monde abonde…

J’erre une espèce de fébrilité
dans des sous-sols peu orthodoxes.
Je muse dans des couloirs,
je ruse hors des boudoirs,
bref, je m’use dans ce mouroir.

Facile et difficile…J’ai opté pour le sourire.
Sourire à ces trop nombreux emplâtres grimaçant
et préférer danser adroitement parmi toute ces convenances tordues,
ces impeccabilités hirsutes.

Il est temps de remettre à leur place ce qui n’est pas moi,
et arrêter de prêter mon tranchant
aux quenottes émoussées de lâchetés aussi diverses qu’unique et uniforme.

Je ne donnerai plus de goût aux insipides
Je vois les gouffres et je ne les comblerai plus

De même, c’est à bon escient que j’emploie le silence en mes terres…
Sinon je me remplis, à tout le moins, de vents mélodieux,
de courants audacieux, d’harmonies taquines,
de thèmes solides dans une souplesse continuelle..
Et je m’étonne régulièrement de ce rire qui est au centre
– au coeur ?

Beautés, Désirs et…Altruisme.

Ce que tu ne donnes pas au monde, le monde te le prend.

Par ce dont tu ne le remplis pas, ton monde t’oppresse…..

Mon Ouverture-Présence, voilà ma Conscience :
Espace-Clarté
dans un Obscur.

Mouvement elle continue.
Trop vers mon intérieur
m’opacifie mon environnement ;
tout en m’amenant à ma dimension….

Trop vers l’extérieur,
trop s’éloigner (de ma chaleur)
amenuise ma connaissance
me dépossède proportionnellement
de mes prérogatives.

A la périphérie m’est mieux
Les limites de mon corps
ma peau est la frontière
et la rive de moi île dans l’océan de l’univers.

Sur ma Peau – je suis – l’Univers lui-même..

L’Univers gonfle et pousse
une bulle – moi de lui –
en moi, depuis mon obscur
à s’éclairer à la rencontre du monde.

Parfois, selon, derrière la peau
ou dessus ou un peu devant,
en elle, cette bulle – alors –
tout sait suffisamment..

Je ressens et savoure
pleinement l’énergie
dont me remplit l’air que j’inspire,
et j’en dispose optimalement,
à fond de mouvement et à vitesse optimale,
d’abord dans la pause
entre inspiration et expiration,
puis pendant l’expiration…

L’adversité c’est aussi – surtout ? – l’indifférence affectée,
le mépris hautain, l’individualisme retranché,
le conformisme sectaire…
Je vais à l’encontre de tout ça :
je crée le contact et bouscule le convenu…
Volontairement.
En dépit de l’exaspération et du dégoût qu’ils m’inspirent.

Ce que l’on s’aime, on le récolte…

C’est moins la Solitude que l’EFFORT qui est le prix de la Liberté…

le coup ne partira pas des yeux

Je suis mon repère,
ma loi, mon refuge, mon aide, mon témoin.
Moi seul !

« Arrête de faire semblant »
ai-je envie de me crier,
mais mon coeur s’est tant rétréci de solitude,
qu’il ne lui reste que les dents, que l’espace des crocs…
Heureusement non !
Mais je dois vomir, suer, déféquer et abandonner mes chimères…
Et m’appliquer au monde – de tout mon Etre !!!…
Quant aux larmes que j’aurais pu verser
(mais mes yeux sont secs comme la mort)
je les transmute en rires – les gemmes de mon Grand Oeuvre,
l’Art de Moi : mon Projet.

La vie des seins et leur auréoles ;
la vie de saintes et leurs aréoles.

Ha ! Ce temps du bonheur
qui donne l’impression de passer plus vite que le temps du malheur.

Ce goût de trop peu et cette teinte d’inachevé
que le célibat plaque sur tout moment vécu…

Je souhaite à la Terre une Beauté immarcescible.

Ainsi…je repars dans le voyage de l’Existence,
dans l’Océan du Monde,
puisque je n’ai nul port où m’arrêter.
Je hisse la grand-voile de mon adoration
pour « Ce qui est », ma sensibilité pour gouvernail,
ma volonté pour boussole et la joie à la barre !

Affectation :
vu la façon dont vous parlez,
vous semblez penser que tout le monde vous écoute,
mais heureusement il n’en est rien.
Personne ne vous écoute ;
malheureusement tout le monde vous entend.

Ces sacs et ressacs d’émotions
charriant des envies en écume,
avec des crêtes d’idées –
voilà ce que chaque instant nous surfons, vagues du réel…

La réalité n’est stricte, rigide et définitive
que dans les amputations qu’elle pratique,
par les atteintes fatales.
Tout peut se modifier sauf les drames…

La haine est ridicule…

Le vent de la réalité,
le gouvernail de la volonté,
le pilote du désir…tout
cela anime l’esquif « Moi ».

J’essaie de vivre plus qu’à moitié !

Ma sensibilité, MES sensitivités NUES,
je vais, au monde – CONTACTS…
Continuité, sensations, émotions,
repousser les oripeaux des peurs, le fardeau des orgueils,
pour éclaircir le chemin.
Clair…Clarté…Présence…
Ne pas construire le flambant pont Colère entre moi et autrui.
(Se) Refuser la discorde, et sinon, la laisser à elle-même. Refuser ses graines.
Ne poussera pas en moi l’animosité.

Quel est donc cet horizon vers lequel je m’entête ?…
L’obstination ne serait-elle pas mon seul but – finalement ?…
Je tends, mais vers quoi ?
Tout est libre, ouvert, mais je ne veux…rien ?
Si ! Je veux sentir le plus, et le plus loin et vaste possible.
Je veux juste que la Combustion qu’est ma vie soit
la plus plaisamment intense possible.

Je pars au Souffle du Cosmos, aux vents du Monde…
J’essaie…
Tout en gardant la main sur le gouvernail de ma volonté.

Dorénavant, conter l’immédiat.
D’un dialogue de deux hommes
aussi volumineux que sympathiques : bonhommes.
« Bastille » bleutée d’aube automnale.

Mon bonheur est un grill.
Il se consume d’autant plus qu’il se réalise.
J’atteins parfois l’heureux simple.
J’ai plus de rires, en mes tripes, que de sanglots.
J’y travaille.

Le spectacle humain – dont moi – me secoue d’allégresse.
Et même l’irritation j’en ferai un chatouillis.

Ni regard courant d’air, ni vision massue ;
juste ouvrir les portes oculaires du donjon cérébral.
Ventiler le castel…

Quelque chose…
Indicible, dont le toucher débouche
sur de l’impalpable pourtant ressenti.
Quelle beauté au-delà des formes,
douceur au-delà du toucher,
saveur sans goût…
Quelle merveille que la conscience !

Veille toujours à ne pas te corrompre à cause d’autrui.
Ce n’est pas à l’aigle d’apprendre à ramper,
mais au ver d’apprendre à s’élever ;
ce n’est pas au lion d’imiter le rat
mais au rat de gagner en superbe.
Le léopard ne jappe pas !

Amertume amertume, je t’aime…
Car tu évoques – voire provoque –
les palpitations semblables à celles de l’inquiétude jusqu’à l’angoisse.
Et tu nourris d’un froid sous lequel se couve un feu vrai comme un tranchant, une flamme aussi discrète qu’acérée.

Je ris ! Je ris de mes ignorances,
de mes dénuements face au monde phénoménal.
Je ris, car je me vois cerné par mes ancienne croyances,
aussi scrupuleuses qu’arbitraires et compensatrices,
censées rassurer, expliquer, conclure.
Conclure l’Infini ! Ou peut-être le Fini.

En tout cas, à présent seules jouent juste à mes oreilles,
et clair à mes yeux,
les mélodies des faits éprouvés et prouvés,
manifestes, et ne nécessitant aucune interprétation,
aucune spéculation.
Tout le reste n’est que vacarme abrutissant,
radotages aliénants d’aliénés,
ou murmures sournois,
tout emprunts de veule dictature et de pitoyable angoisse :
des chimères ensuées de peur qui se paradent vérités
pour duper client infantiles et serviles.

Je préfère ta soeur.

J’adore les corbeaux.

Je suis ce lieu de confluences, de convergences.

Je cesse de cabotiner !…?…

Les cendres tièdes au fond de la langue,
les cendres frileuses qui crépitent dans la salive…
cette bouche sans vraie morsure…
c’est aussi cela parfois le vide,
l’absence, l’anamour et le rappel des ivresses
à votre mauvais souvenir.
Le gigue rampante de la drogue.

Un idéal à l’incandescence aléatoire.
Plus j’y suis plus je m’en vais ;
et plus j’y vais moins j’en suis…

Le rime pour faire des éclaboussures
sur ces pans trop nets, de réalité mal lisse –
qui me glisse.

Le venin c’est de vouloir appliquer son mourir à l’ensemble du monde.
C’est flétrir les sanctuaires pour…Non !
La haine est un versant que je – me – refuse !

Et s’il n’y a pas de Dieu…
alors je crois que c’est mieux.
Faut pas m’en vouloir
si je suis un peu trop
minéral au niveau du cardia.
J’ai mangé plus de sable
que de caresses.

Je sais maintenant un peu danser,
dandiner mon corps de viande et os,
secouer un peu ce sang qui se cache
et ne se révèle que pour se plaindre,
dans l’anomalie.

Il ne me reste plus qu’à –
je veux lâcher mes attelles d’excessif sérieux,
cet empressement empesé,
qui se pervertit en affection obséquieuse pour ce monde ;
ce monde qui file, sa mue pour strip-tease,
mais sa nudité dérobée, sa pulpe enrobée…

Je sors mon arc-en-ciel de la cave des préméditations.
C’est mon débit qui est mon rythme,
systole mon métronome, diastole ma croche,
respiration ma mesure.

Lumière j’emplis, clarté je peuple.
Mon Nom est Ici,
mon chant Maintenant.
Monde, Sources nous nous accompagnons.
Il est temps de commencer le Jeu.
Commençons à jouer –
il n’y a qu’ainsi que nous ne perdrons pas !

En chacun-chacune cherche,
avant tout, ce qui peut te plaire.
Les qualités, les beautés, les réussites :
trouve les Trésors d’autrui.
C’est ça qui compte.
Qu’importe la merde, ce qui compte c’est l’anus qui l’a émise…

Nous sommes, aussi, les poètes de l’horreur…

Cette soupe où je mijote ; ce piment qui m’irrite –
et ce sel que je gratte – je gratte pour assaisonner
ce festin qui me consomme…

Caresse, érode, caresse, érode…
Ô Monde, ambigu et plein, ton accouchement me tue…
Non ! Ton accouchement me porte, et me transporte.

S’APPUYER sur le RESSORT du RIRE…!…

P1050610

Je voudrais de l’Intensité;
quelque chose qui brûle…
de l’Amour ou de la drogue.
L’ivresse – sa combustion – me manque.
Les champignons pour leur extase à l’anxiété sous-jacente,
le cannabis et ses volutes intérieures,
l’alcool même, pour son âtre de tempête…
Limite le vol, pour sa froide adrénaline…

Oui, l’Intensité est là – vivre EST Intense.
Mais…parfois je voudrais pouvoir jeter un vrai pont,
de chair, de moi à…Autre,
ou mieux : pouvoir me projeter…

La part sauvage…

Vivre à satiété, et non par le manque

Devoir s’identifier au vieil homme qu’on est devenu,
ça, ça doit être difficile et dur. Cruel.
S’admettre, sinon se reconnaître, en lui…

La poésie pour ultime science,
l’Humour pour première philosophie,
et l’Amour en art nouveau…?

Je veux
une fleur
qui n’aurait
pas de nom.

Je mange la braise du monde
le feu du monde
par le souffle à ma bouche.

Je sais maintenant
que la conscience c’est
la vie dans le sable

c’est la matière qui s’engendre
se duplique – qui s’Infinise.

De la terre qui se fuit
pour mieux se trouver
et s’arrête pour mieux s’éloigner
ce sont les distances
pour créer l’union ;
le miracle de marcher
sur soi-même.

Je suis, non J’AI de la conscience
et je veux faire de ce ru
un océan
et de cet océan étendre l’eau
à l’univers entier.
Je veux être champ de bonheur
un astre de Jubilation
un ciel de Plaisir.

Je veux je peux JE SUIS –

Parmi les épices que mêle la Conscience aux ingrédients du Réel,
il en est une, suave, à savoir doser :
l’Imagination.

L’erreur éclaire le sage et aveugle le sot.

Le monde et moi copulons,
lui vagin moi phallus,
et l’orgasme qui marque la fin,
l’aboutissement,
est par nous sans cesse repoussé,
au long du vent et au gré de mes pas.

Le monde est une bouche, que je nourris et baise
continuellement – je m’applique sur les lèvres-monde,
tant vivre c’est baiser, embrasser.

I should stop playing on the edge…

Oeuvrer pour l’amélioration du monde
sans chercher la reconnaissance.
La rugosité brute et mate, réelle, du but,
et non le strass clinquant de la reconnaissance.

Célèbre et savoure la Beauté.
Elle est le Corps de l’Amour.

(La Vérité serait ma religion)

Se vivre de se savoir goutte dans l’Océan de Conscience.

Force et Beauté. La Beauté est fragile, la Force est Dangereuse.

La perfection est un luxe dangereux dont je me passe…

Je ne crois pas, et je sais peu ;
je prends des chemins,
m’engage dans des directions et atteins des endroits,
des environnements, des places…

Je m’égare, en fait…

S’agissant de la conscience, c’est vraiment :
allume la Lumière, ne l’éteins pas ;
et rallume-la lorsqu’elle est éteinte…

Compte tenu de ce qu’est la Conscience,
on pourrait nommer cet Univers…Narcisse.

DSC09747

 

Ils n’aiment pas Dieu, ils ont peur de leur propre enfer. Nuance.

…and sentence will be served…

Et un jour il n’y a subitement plus que…du VIDE,
et on ne peut plus s’appuyer, ni planer : on meurt.

Et s’il n’y avait pas de coulisses au théâtre du monde ?

La maladie en chinois se dit… »bing » !

Liberté a 2 prénoms : Doute et Discipline…

Femmes…j’ai fait de vous cette terre d’inaccessibilité,
dont les rives continuellement repoussées constituent mon frisson.

Ce n’est pas tant votre visage que j’aime que la distance qui m’en sépare,
ni tant votre corps que les odeurs que je lui envisage.

Autant le dire j’ai fait de vous un Dieu visible,
avec votre corps pour liturgie interdite
et votre coeur pour prophétie d’absence.

J’ai mes réponses, mais…je n’ai plus mes questions !…
Hé !

Ce n’est pas que Déesse soit morte,
c’est que Déesse ne doit pas nous empêcher de vivre !

Etre son propre WWW, sa propre… »adresse » :
Wild Wandering Wondering.

Je commence à…RIRE.
Vraiment rire, de toute cette FRIME que nous SOMMES.
Risiblement pathétiques de frime, orgueil, prétention et vanité !…

Oui…
Plusieurs fois par le passé j’ai ri de l’absurdité
de nos comportements affectés d’animaux
se donnant des airs et de l’importance,
et du tragique grotesque de nos pathétiques histoires,
coincés que nous sommes entre misère et hystérie. Ha ha !
Et pourtant on frime !!!

Rire, et non ricaner.

Honnêteté et Patience sont les 2 jambes du sage ;
Silence et Humour sont ses 2 bras.

A force de me placer, jouer et être « un peu avant la frontière »,
ne finis-je point par être…un peu avant la vie ?…

– C’est quoi le problème ?
– J’touche pas au coeur…
– Ah…Et comment tu pourrais ?
Par la drogue. L’alcool et la drogue. Tu peux pas savoir comme ça me manque. Et être entouré de misérables hyènes qui, si je les tapais, reviendraient comme des chiens scrupuleux pour laper leur misère…Ca aide pas. Et puis, en plus, je pleurniche encore, l’air de rien, vers « Grand PapaMaman Céleste » et ça…c’est pitoyable. En fait, je m’agace, m’afflige et…m’inflige. Mon faible bonheur a des relents de formol.

Laisse tomber l’amour-propre.
Dans un monde de boue et de chairs,
sang et organes,
l’amour se DOIT d’être sale ;
s’il veut exister, survivre.

Mais l’amour-propre, laisse-le partir avec la rince de la douche,
dans le maelström des toilettes.

C’est vrai qu’on peut considérer la scène de l’Existence
sous l’angle du théâtre des horreurs quotidiennes,
mais il y a longtemps que j’ai changé de loge,
passé à un meilleur balcon :
la stupéfiante merveille non dénuée d’humour.

Ce matin a été un bon étrier pour la journée.
Le réveil déjà,
précédé d’un rêve filou,
m’enjoignit facilement de venir sans trop tarder
mêler mon crouton à la soupe du monde.

Ensuite, il ne fallut pas longtemps à la poisseuse puanteur du métro,
émaillée de visages austères,
dépressifs ou furibonds sur cols rehaussés,
pour m’accueillir complaisamment.

Mais, avant cela, dans l’imparable rectitude d’un couloir tapis roulant,
un humain, un homme je le jure, me bénit d’un chaleureux « Bonne journée »,
à moi adressé par les ailes gracieuses d’un sourire
auquel ne manquait même pas l’incisive en or pour être complet.
J’ai tâché de lui répondre par une rasade de ma cuvée « Spéciale Humanistes »…

D’instinct elle m’agace la débiteuse de malheurs :
à déblatérer soit pour faire détour de ses crasses,
soit directement de petits vides hérissés d’accents toniques
pour convaincre d’importance.
C’est dans ce train que je réalise n’être qu’un pauvre parmi les miséreux

D’instinct elle m’agace la débiteuse de malheurs :
à déblatérer soit pour faire détour de ses crasses,
soit directement de petits vides hérissés d’accents toniques
pour convaincre d’importance.
C’est dans ce train que je réalise n’être qu’un pauvre parmi les miséreux – et encore en dois-je une bonne part à mes parents.
Coincé entre le « Killian » (probablement à adoraaaables tâches de rousseur) de l’un, et la Audrey (aux couettes pas encore trop empruntes de sébum) de l’autre.

Harnaché de récits dérisoires : en plein pittoresque du médiocre.

En somme, je réalise être mêlé à la poussière
inepte qui frange par le bas le mur abscons de l’humanité.

A peine sorti de la grasse adolescence,
on guette le premier cheveu blanc,
qui – les plus avertis l’auront noté – ne vient jamais seul ;
parlez pas de malheur.
Puis on saute aux rides, les sillons du champ qui nous enterre,
puis…on se cherche une raison d’y croire, de vouloir ;
pour bien se convaincre qu’on subit pas et que si on vit c’est par courage.

Mais le fond de notre pupille dans le miroir n’est pas dupe;
bien pour cela qu’on ne le fixe pas…

Pressé ce petit pus sémantique, je veux revenir au départ : le rire.
Ou tout au moins le comique.
Comique de notre grand cirque, farce de notre vaniteuse parade.
Aux rires, citoyens ! Aux larmes, citoyennes ! Fermez vos bas haillons…
Et sans mauvais esprit, bien sûr.

Ca s’échappe pour être présent,
ça ralentit pour que tu t’y croies
puis ça s’évapore sans que tu n’y puisses rien –
puisqu’alors tu n’es plus rien. Ca ? La vie.

Et parce qu’elle est amère, elle te fait aimer le sucre ;
et par son indifférence implacable te convainc d’amour.
Superbe tricheuse !
Et on lui rend ces élans qu’elle nous oblige,
et on lui fait face toujours par le travers.
C’est simple la vie ;
ça se complique quand on veut en faire un moyen.

Sans l’humour, l’humain ne quitte la glaise que pour retourner au limon.
Passe du fermenté au pourri, avec un intermède frelaté plus ou moins long.
Mais avec l’humour, l’enfer devient outil du bonheur,
la vie un meurtre hilare,
et l’amour une indispensable mauvaise blague.

PAS IMMOBILE LE SILENCE…

A vivre comme un génie, il faut veiller à ne pas mourir comme un con.

12h48 Nathalie K nous sort : « la Malveine ».

L’Humour est le Roi ; la Gentillesse est la Reine.

De quoi se plaint-on ? La solitude c’est le poids de Soi.

De chaque réveil garder la neuve fraîcheur.

« Surtout pas l’éternité » ferait un beau titre de livre ou de chanson.

DSC00831

La vie est cette graine d’improbable
qui pousse au terreau des incertitudes,
et que nous taillons de nos doutes
en posant nos volontés pour tuteurs.

J’ai pas besoin d’écrire une fiction;
la réalité est le plus terrifiant des Paradis.

La Vie…Nos vies !
Champs labourés par le soc du besoin et l’araire des désirs.
Parfois remonte à la surface ce qu’on pensait enfoui
sous les sédiments des heures, dans les strates des ans…

Mais à présent la lune
surnage son encrier.

Ensuite j’atterris – je ne dors pas
pour commencer une nouvelle et première journée
chez Barata, la Mère sans âge.

Depuis tant d’années je me pratique,
m’essaie à constituer un Dictionnaire Existentiel –
un Lexique du Monde.

Mon premier contact avec l’Inde fut olfactif.
Une odeur de décor fumé.

Quels sont donc ces soupirs qui hantent les circonvolutions de cette ville encéphale ?
Ai-je le monde à ma portée ?
Suis-je ce rire qui joue à cache-cache derrière toutes ces dents ?

J’ai bien choisi ce Lassih nature

Je suis le Taquin,
celui qui fait de son esprit un joker.

J’ai tellement joué à la bulle qui ne veut pas éclater,
tellement cendré les braises et soufflé les bûches.
Ma flamme est mon Amour, mon noeud ma friandise,
ma chasse mon festin et la peur ma délicate curée.

Je picore les grains d’angoisse, je mouds l’anxiété.
Je joue petit puisque moi, mais à perdre tout puisque Moi.

Ce toit m’entoure de statues.
Bronzes animaux, fixités sauvages, immobilis transits.
Ainsi d’un kangourou qui m’observe de toutes ses oreilles,
me scrute brut de fonderie.

Mes défis sont dérisoires, égomaniaques.
Des assertions autour de mon nombril,
des questions pour mon orgueil.

Je rampe petit à petit
du fond de ma paresse vers mon oeuvre écrit.
J’empoigne la masse de mon cerveau et la pointe de mon oeil;
j’affûte le rabot de ma langue.

Errer ! Errer sur les ficelles du mondes. Encore.
I’m wandering and I’m wondering…

Indescriptibles ces dédales d’existences,
ces enchevêtrements de trajectoires,
ces cacophonies de semelles…
Je sais juste que dans leurs trames je me sens vivre
Vivre sans mourir.
Là sont mes vagins, alors mes étreintes.

Le puzzle pour identité,
loteries fouettent mes désirs.

Cette ville n’existe plus fourmilière mais érupte tellurique,
frétillement fiévreux d’un champagne poisseux de survie,
effervescence anthropomorphe.

La chaleur me donne l’impression de fusionner avec le monde.
La frontière entre l’intérieur et l’extérieur s’estompe
à mesure que s’imposent les degrés.

Une nouvelle aube, le même nouveau soleil,
un premier cri de premier de premier oiseau,
un chaton d’abord, sa mère ensuite –
son père vers d’autres chattes.

Une marque de Shiva, en goutte de sang sur le troisième oeil,
je patiente mon petit déjeuner.

J’infuse lentement mon thé noir miel gingembre,
tandis que se diffusent des souvenirs…

Ils devraient apprendre à mûrir leurs poires.

En Inde, tu te demandes quand les choses ont été neuves…

Ils sont si nombreux…
Leur nombre finit par constituer une aberration d’innombrables lumières
sous les ténèbres d’un soleil prêt à chauffer leur peau, comme leurs os.
Leur cendre comme leurs urines.

Chante mon pilote.
Chanson d’amour, « very lovely »,
avec ces pointes nasillardes, folklore muqueux
au long d’une route droite pour mieux être sinueuse par ses rencontres.

Agra.
Assis à un angle, je vois la vie.
J’entends les énergies.
Je sens des restes de citron et de goyave sur ma main droite.

La nuit met du relief aux lumières.
Le silence hisse sa tête parfois, subrepticement.
Un policier taxe une allumette à un conducteur de rickshaw,
pour se curer les dents,
repart d’un pas nonchalant empesé de la conscience de son pouvoir.
Une sirène bleue…elle est déjà passée.
Une envie lancinante de déféquer me titille le fondement.
J’ai un nouveau but : trouver un endroit pour lâcher mes déchets.
Je me mets en route.

Le plus étonnant en Inde : tu te demandes quand les choses ont été neuves…

De qui te caches-tu ô humain ?

Et pourquoi offres-tu la peur et la honte comme armes à ton auto-mutilation ?
Anonymat, castration, rancoeur, angoisse…
voici la litanie rédigeant la facture que tu acceptes.

Ainsi tu recouvres ta vie ? Tu existes sous la couche ?
Un vivre troglodyte. Une fuite de reptations.

Avec cette touche de vanité pour conclure le maquillage.

Comme tout événement important,
ce train s’est fait attendre, désirer en heures,
puis il a surgi et rebondi en quelques secondes.

Lentement à présent, lentement, et en mol balancement
il nous charrie à travers la terre Indienne,
vers Varanasi l’indatable.

Parfois s’élève et nous suit sillage
le bas et sourd mugissement de la motrice.
L’annonce d’un village ou d’un autre train.

Je n’ai pas encore vu le Gange.
Ganga le dispensateur de vies et le collecteur de morts.
Ganga, intestin et trachée du nord Indien.

Les pires ennemis sont invisibles :
les maladies, les traîtres, la vieillesse et la folie.

Rampants et insidieux, veulerie inexorable.
Dignes humains qui les repoussent.

J’adore ! Je suis complètement trouvé de perdu,
égaré d’ici et j’aime ça.
Anonyme, variable, disponible, alerte et mobile.
Dans le flot de la vie humaine.
Peut-être aimerais-je travailler pour Interpol…?

Je me retrouve dans la danse des femmes, la gigue perpétuelle.

Plusieurs jours à concentrer ma vie
et à m’amuser au miroir de mes fantasmes.

Je suis un dieu de corridor,
un commandant de songes,
capitaine en rêveries.

Bien des émotions, diffuses, ont infusé mon épiderme,
se sont distillées avec mon derme.

Reste un somptueux cognac de souvenirs,
un détergent contre les mascarades religieuses
et le poisseux vernis de leurs ogres.

Je ne veux plus de place aux délires.

Quelques nouvelles éparpillées, égarement bien à point,
au point, en évitant les à-côtés.

Dans le bruit, sur les odeurs, avec la lumière,
par les corps, les couleurs s’exclament, le soleil s’esclaffe.

J’allume un bâton d’encens, pour répondre à une goyave.
Cette petite place kaléïdoscope.

Je me suis tracé une flamme rose entre les sourcils, au dessus des yeux – flamme de justice, flamme résolue et flamme d’Amour.

Un bébé pleure vers l’inconnu.

Le rose est ma couleur. Comme le bleu.

Ecrire c’est peindre le vent; signer sur la rivière.

Un arbuste, une vache, des briques, nul n’est à sa place.

Je vois la Vie : une danse. Des sanctuaires.
Des gardes, des soldats, des policiers…

Je vois la Vérité, plus pulpeuse que la dernière orange,
plus sucrée que la canne, plus somptueuse que le lait de la mère,
et la volupté ne manque pas de l’aiguiser.

Plaisir est LE Médium.
Immergés en notre modélisation; nos desseins animés,
étreintes de nos volontés.

Finalement heureux d’une vérité d’organes :
une paix de troubles frissons,
de tensions délicates et poussées d’énergie localisées.

Le lendemain, je te vois partout.
Tu fais vivre la Beauté. Tu portes la Grâce :
te rebondis de lumière, volumes pleins se moquant de l’excès,
formes acérées en suave miel céleste.

Ô couleurs, autant de plumes pour l’oiseau Femme.

Merveilles sont des indicibles que l’on voit, ouït, sent et touche.

Au creux de l’homme, haut de ses cuisses, la troisième main,
celle qui en se desserrant, en s’ouvrant projette, répand et dépose
le Germe de Vie.
L’homme se tend vers la femme.

C’est cela aussi le miracle Indien, le surprenant pluralisme,
la diversité fantasque, la liberté humble,
le courage pulpeux et la fierté de la braise –
par-delà les cendres des millénaires.

Vivre de s’arrêter sur le bord d’une route
pour déguster des arachides chauffées salées
en buvant du tchaï à petites lampées.

Prendre le temps d’apprécier…
Oui, saisir, empoigner cet impalpable de nos poumons,
cet indicible de nos semelles, ces croissances dans nos tibias,
communier l’évaporation décisive.

Commentaires, commentaires, nos visions, nos frissons,
les lumières que nous libérons, les agrandissements, les ouvertures –
et nos résistances aux étreintes du finir.

Nous atteignons les âges d’après,
par les toujours versatiles.

Je ferme mes appétits en hommage(s) aux succulences
qui jusqu’à me larmoient.

Caresser la peur dans le sens du fil,
atter le pressoir et déjouer la vis.
Aux murs de nous apprendre à sauter.

J’ai rendez-vous avec tout de suite au masque massif, massue.
Epauler les fontaines survient donc ma découverte, ma trouvaille…

Rien de plus précis que les vagues – rien de moins dit.

(On n’abuse pas du bonheur)

La poésie, parfois l’art d’écrire trop loin – risquer dans l’avant…
bouffonnerie imbue, tentative spécieuse.

Je suis cet homme qui marche,
depuis des années, des kilomètres,
des soleils, des lunes, étoiles,
champs et rivières, chants et rizières.
Je suis cet enfant qui continue d’aller,
depuis la maternelle;
ce petit rêveur du bord de la Nationale 10 –
celle qui mène de Maurepas à Burgos,
puis à Dar es Salaam, puis au Caire, Bangkok,
Guatemala ciudad, Phnom Penh, Saïgon,
Delhi, Mumbaï, Srinagar, Dahanu…

Un peu plus à l’ouest sous le soleil;
pour tâter de son swing…
Un puncheur, sans aucun doute,
prompt au K.O de l’imprudent, du présomptueux.

Je te longe Océan, bas séant,
joue avec le bord de nappes de tes vagues.
Ta frange blanche n’a pas encore léché mes pieds,
tes implacables vagues ne m’ont pas encore nappé, ni drapé ton sel.

Tu bordes mon chemin, manges ma route…
avant la nuit je m’immergerai en toi;
avant que glisse le soleil derrière ton dos crêté mobile.

Déguste cette soupe épaisse et suave de tomate beurrée.
Chaude au point d’acceptation.

Certes Océan tu ne fais croître de tomates ni fruits mais…
en ce monde, rien n’a tout.

Ce soir la lune a cette couleur que je lui préfère :
blanche laiteuse, immaculée, qui rend ses cratères bleutés,
indigo clair. J’adore.

Ma limite crée un phare dans l’océan du tout,
et derrière ce phare se dessine un monde que je connais.
Quant à mon doute, il est ma canne blanche d’aveugle
que je suis face au Mystère de l’Existant.

Indéniablement cet univers est érotique;
Eros dansant funambule sur les pieds de Thanatos.

Et les danses ont des bras envoûtés
par voiles, soies et floutées couleurs.
Ombres ou transparences, aux yeux ma place
belles sont les demeures charnelles,
les ouvertures à fruit pulpeux.
La folie des femmes exhibe la sagesse aux hommes.
La faiblesse des hommes atteste l’amour aux femmes.

Il me semble que seule l’ignorance peut sertir la beauté du monde.
Inexprimable comme indécis coule mon regard du monde.
Des profondeurs affleurantes sourd mon éloge.
Les comètes sont parfois rapides comme une paire de sandalettes.

Je sais à présent, après un (petit) furtif iris en coin
que je n’ai pas besoin d’être plus que vivant.

L’Inde c’est chaud, bruyant, sec, sal…issant,
subtil, étrangement profond, étonnamment absorbant,
polissant sinon nivelant…l’Inde c’est un éléphant qui marche;
c’est sous les pieds d’un éléphant qui lentement s’écrase sur le sol…

L’Inde ce sont des aigles, ou autres rapaces,
souvent, dans le ciel, des grandes ou des petites villes.

L’Inde ce sont des envols de cerfs-volants, matin et soir.
Les Indiens aiment les cerfs-volants;
les cerfs-volants aiment les Indiens.

L’Inde c’est Shiva sur le bateau,
Ganesh dans le taxi, Saï Baba à la caisse,
Anuman sur le rickshaw et…
des enfants qui mendient; aussi.

Moins charmeur que charmant,
plus seigneur que saignant.

Je ne cours plus au siphon,
ni même ne veux certifier que l’évier se vide,
mais sois certain que je vais nager !

J’extirpe de mes tréfonds quelques bribes d’irréfutable –
aussi belles qu’inutiles. Des narcisses scripturaires, en fait.

Le bonheur de préparer des crêpes.
Le plaisir de casser les oeufs.

En bordure de temps…

Le temps est un sprinter de fond…

DSC01669

 

La vie lance et bâtit des ponts dans le vide :
les corps.

Allons ! Faisons d’une prière deux coulpes !…

EXISTER LE MONDE !…

L’impression que les idées sont des grumeaux dans la pâte cosmique.

Entre certaines personnes, l’Amour c’est…Hors taxe ou TTC ?
Il y aura une cérémonie religieuse ?
Non non juste un mariage fiscal, euh…civil…

DSC00945

 

L’égoïste seconde la mort.

A côté du bonheur, tu connais ?
C’est pas mal, dans le genre vicieux…

Je ne veux pas me résigner,
je refuse de me « caser » pour placer quelques actions (de bourses…)
sur le marché du génome.
Je veux l’amour, pas un investissement génétique.
Je cherche une communion, pas une transaction.

Faites l’Humour, pas la guerre.

– T’es croyant ?
– Non, je suis adulte.
– T’as une religion ?
– Le plaisir.

Grandes fêtes populaires :
« la nuit des gamètes »
et « le bal du génome ».

Fantastique fantaisie
sans fantasmes ni fantômes,
le monde s’enfante.

Ah l’humour !
Mais je préfère l’humour qui pétille à celui qui fait tâche.
Pour une fois je préfère l’effervescence au gras.

Pour écrire des choses utilement agréables,
il faut faire l’humour à la page.

Soi : cet Autre qu’on écoute trop et qu’on ne voit pas assez.

Certains creusent leur propre tombe;
moi j’essaie de bâtir ma vie.

Charmante…religieuse…..

Les humains c’est comme les bateaux :
ils sont tous beaux;
ensuite faut voir les conditions et qui est à la barre…

Ne boude pas ton plaisir…

L’adversaire…à s’améliorer soi-même

La musique est un baril de pets dont le jazz est l’étincelle.

Le musicien est sculpteur d’invisible.

Je n’ai pas besoin de stupéfiants car l’existence me stupéfie.

J’ai enrichi mon épitaphe :
– La Vie est un Jeu de dupe
dont l’Amour est un as
et l’Humour le joker…

Je n’ai pas…
les ambitions de mes moyens…

DSC01291

 

C’est peut-être ça un sage :
un homme perdu dans sa liberté,
celle qu’il s’est acquise.

Mais en tout cas J’AIME cette sensation,
expérience entre hébétude désemparée,
abandon et joie…circonspecte –
et dans l’expectative.

Soleil
ou trou noir.
Grand large ou petit rocher
petit vent ou grand mur.

Je veux
mais danser sur toi
monde
avec vous ondes fréquences.

Je n’aurai eu que 3 femmes dans ma vie : les Moires.

Amusant que le Chevalier d’Eon ait été enterré dans…
le Middlesex !…

Je nous aime. Oeuvrons à rire.

L’Univers est un METABOLISME.
Puisque tout est énergie en transformation :
tous les événéments participent d’une digestion.

Un dimanche et son goût de liberté narquoise.

C’est une des ironies de la vie :
se réveiller – momentanément –
pour bien réaliser…qu’on va s’endormir
– définitivement.

Sur les marches, dans le métro à Châtelet,
quelqu’un a écrit avec ce qui semble être du sang :
RARE.

Il n’y a AUCUNE raison de SUBIR.
Pas même l’Amour.

Ô
que les égareurs et les imposteurs perdent de leur superbe.

TOUT EST DUEL…

Quand je suis rentré dans la petite salle,
j’ai été accueilli par des moribonds et moribondes
en chaise roulante et une vieille et poisseuse odeur de pisse,
chaude et brumeuse.
Et tout ce piètre monde ânonnait mécaniquement un « notre père ».
C’était sinistre, minable, pathétique, et déprimant jusqu’au grotesque.

Et on en est tous là : s’acharner à vivre le plus longtemps possible
pour venir s’échouer dans ces marécages de l’humanité.
Rancir dans la déliquescence…

Au moins n’ont-ils pas l’air de souffrir.
Mais n’ont pas non plus vraiment l’air de vivre…
Quelque chose entre le minéral et le végétal :
des espèces de mollusques, vautrés sur leurs fauteuils.
Dieu meurt dans les hospices…

Mais Dieu vit entre les cuisses.

RIRE ! Rire, rire, rire ! S’amuser, rire, jouir.
Toute autre consigne n’est qu’hypocrisie malsaine
ou véritable psychose masochiste morbide.

Il n’y a que 2 intelligences : la Science et l’Humour.
Et encore : l’Humour est la Science de la Classe;
la véritable Classe.

Vivre est mon jeu, mon sport, ma science, et mon délire.

Danser : le meilleur mouvement au meilleur moment.

Ne fais pas SEMBLANT de TE vivre,
VIS TOI vraiment.
Ne mime pas ta vie, tes actes :
ressens-les vraiment, SOIS-les totalement

Ah la Vie ?…
Grande Histoire,
Bel Effort et…
Sacré Délire…

Vis comme tu pisses, mec :
regarde où tu vises, mais après lâche tout !

Savoir maintenir ouverte la 3ème main : l’esprit.

La dialectique du Fauve et du Domestique…

La mort c’est la facture du myocarde.

Je préfère être un petit quelqu’un
qu’un grand personne.

Fugace comme un instant de bonheur offert par un oiseau.

Rectification Friedrich :
il n’y a pas d’Eternel Retour,
il y a un Continuel Départ.

La Beauté est la politesse du monde.

La vie est naturelle, la nature est vitale

Je me suis probablement pris les pieds dans quelque pli de mon intestin,
n’ai pas ôté mon phallus de mon œil
avant de vouloir prétendre critiquer mes congénères.
Je suis cette petite chose dont les échos s’amenuisent
à mesure que sa friable identité se précise.
Difficile exercice que la confession par l’humour, le joyeux aveu.

Ne suis-je que circonvolutions hypocrites autour de ma prostate ?
Qu’une farce séminale ? Une mauvaise foi dans l’odyssée…jaculatoire ?

La pensée est un feu, qu’on alimente de souvenirs.
Un funambule sur les cordes tendues des sensations.
Une étreinte sur le vent du monde; palpation du mystère.

DSC00432

 

J’ai donc abandonné
la farce mélancolique
au long de l’errance ma vie.
A présent je suis passé
par des excès modérés
tempérés
je ne pratique plus la flagornerie
sur mes austères refoulements
mes honteux hypocrites dénis.

Je suis une thèse
dont je n’écrirai la conclusion.

A défaut d’Amour, je sais l’Humour.
Faire vivre le rire.

Certains religieux sont des maquereaux de la foi.

L’angoisse ou le mascaret de l’âme tourmentée…

Me dilater jusqu’à repousser mes horizons.
Etre moi par-delà la dissolution de mes frontières.
S’échapper du vagin-psychique.
S’échapper du vagin.

Bienvenue aube hors d’ailes
bienvenue lumière inexpugnable
qui ramène matières et souffles

Si la coriandre m’a le goût de l’adolescence,
le persil m’a le goût de l‘enfance.

Tu n’as qu’une chose dans cette vie : TOI.

Quand les anges dérapent –

Quand les anges se prennent les pieds dans la gouttière –

L’oeil pénis, l’oreille vagin.
Le pénis occulaire, le vagin auriculaire.

L’un est avale et Lautréamont…

Pans de mouvements
d’électrons qui rampent
je m’obscurcis moi m’obstrue
toujours quelque chose devant, en trop
Y’a sans cesse un excès
dans mes manques ou mes fuites.

Je ne suis que crispation
un flux qui s’étrangle
explosion qui se fige
je n’existe qu’à contre-courant
un baiser discordant
un refus tergivers…

Minuscules enfants furtifs de l’Eternel Infini…

Mystères perpétuels de l’Espace, de l’Energie,
de la Matière et du Mouvement.

« Il » est un véhicule dont « je » peux être pilote.

Jouir ? Mais ne peut-on trouver d’autres buts ?…

Trouve le « beat » et…DERAPE !…

Arrêtez avec la cellulite !…
Un cul sans graisse c’est une tartine sans beurre.

Brûler la vie par les 2 bouts…pas forcément.
Mais plutôt : brûler les 2 bouts par la vie.

Que ferai-je pour toutes ces fois où j’aurais pu pleurer ?

Libère-toi et sois PONCTUEL…avec (de) toi-même…

On naît ce qu’on est ?

Le fauve et l’Ouvrier…

Nous sommes tous et toutes tellement nous-mêmes…!…

L’horreur frissonneuse de l’étron grêlé par le banquet des mouches.
Est-ce que tu veux mon bonheur, Monde ?
Est-ce que tu me parles ou est-ce moi qui radote ?

La littérature ou le mensonge admirable. Une édifiante illusion.

Un nourrissant, rassasiant, mirage.

Je n’ai jamais été en vacances du réel.

Oui, mais comment quoi ?

J’aimerais assez être une fourmi vivant en communauté sur un arbre dans Paris

Conscience et attention…
Le veilleur veille.
Le combattant combat.
L’amoureux aime.
Le bâtisseur bâtit.
Et le rieur rit.

En fait je suis un introverti désinhibé.

Ce qui me plaît dans la vie
ce n’est pas de flatter l’animal domestique
mais de jouer avec le fauve.

C’est bien ça la Vie :
c’est « in », c’est « ex »,
et entre les 2 c’est primable.
Inexprimable.

Défriche ton chemin et laisse-les somnambuler dans les ornières.

Je dépasse la stupéfaction
du direct en pleine face asséné par la réalité-existence,
suivi de l’uppercut de la solitude.
Je me relève et commence mes gesticulations
sur le ring de l’Existence.

La Vie est ma religion.
La Joie, ma profession de foi
et l’Humour son héraut et son héros.
Quant à l’Amour, il reste cette prière…

C’est quoi un humain ?
Un singe habillé.

Du beau, du bon : du bonheur.

Je suis mon propre vice.

L’humour est la seule vraie classe.

Les jardins secrets sentent le moisi.

Un compliment tû c’est une fleur qui ne s’ouvrira jamais.

L’Italien Mozart est là.

Ciel, lumière et vent, je m’ai encore pour trésor à nous moissonner.
Ce corps qui balbutie maintenant à bégayer demain de s’être mordu d’hier.
Mes veines s’envisagent encore bien des croisements,
s’imaginent tant de rigoles.
Mes artères charrient ce « ça » que le monde se plait à maintenir moi.
L’été a l’esprit plus clair – mieux nourrissant.

Qui veut voir loin ménage ses montures…

Nous les humains sommes le sel de la Terre…
Le problème c’est qu’elle est à vif…

Non plus Amère, mais encore Acre
– et toujours Apre.

La justice : métaphysique des faibles ?

J’ai touché, des doigts, un pigeon en plein vol.

Moi ? Doué pour tout, bon à rien.

TANAOKA
mot Himba
pour désigner l’instant crucial
où tout bascule.

La poésie ne vaut que si elle est une philosophie coquette.
Ou encore : l’ultime métaphysique.

Je ne cultive pas le mystère, je le moissonne.

DSC00016

 

Quand on n’a pas ce qu’on veut,
on profite de ce qu’on peut…

Mon bien-être n’a pas de bords,
voilà pourquoi ce n’est pas le bonheur.

Me ballade. Me lave de vent et de soleil.

RIS POUR LES MORTS !

Plaisir planant
Infuse diffuse
Déplacements faciles
non retenus.
L’aise par le vide, soit
et le vide sert aussi
à contenir, être rempli.
De quoi, pour quoi ?
Que resserre ?

Il y a des gens qu’il suffit de repérer…
t’es pas obligé de marcher dedans.

L’humour est l’outil du sage et l’arme de l’humaniste.

Tous ces gens qui se contentent du caniveau,
quand nous avons l’Océan à disposition…

Aise solitaire. L’Amour pour prix de la Liberté…?

J’y viens…

Moins tu fais…plus t’as à faire !

L’art se nique.

Je m’engage sur cette voie…L’INCONNU.

Je suis un homme quantique…

Au début on n’y croit pas, et ensuite…on n’y croit plus !

Automne. Enfin et déjà,
avec ses relents mélancoliques
et ses flamboyances alarmantes
si l’on ne s’en méfie.

Vivre : le passe-temps des Dieux ?

Dans ce monde que nous drainons, que nous asséchons,
je ne trouve plus que des haillons d’Amour
pour me préserver du froid de l’indifférence affectée.
Nous n’échangeons plus que des guenilles de sentiments,
nous arrachant nos nippes d’émotions.
Nous nous retrouvons nus d’affection, surchargés d’orgueil,
infatués de prétention, boursouflés de suffisance,
obèses de vanité.

Je cisèle ma flamme
sur mes rêves ignifuges.

Serions-nous les rescapés du bonheur ?

La Conspiration du Plaisir
La Conspiration du Bonheur

Vivre c’est SAVOIR aller trop loin…

Survivre est notre religion;
jouir notre credo,
prudence et gratitude notre prière.

Ce Dieu que tant de gens cherchent, c’est TOUT : la Réalité.
La Réalité est Flux Sensibilité (et Volonté)
J’appelle Liberté sa Nature, et Amour son Essence.
Sans oublier que cet Amour contient aussi la Haine.
Je nomme Désir son Mouvement.

l’Humain en tant que « chercheur-de-ce-qui-manque »…
L’Amant de l’Absence.

Ha l’hérédité !…
Comme on n’a pas les mêmes gènes, on n’a pas les mêmes plaisirs.

Peu à peu nous nous débarrassons des chaînes de la farce
Notre fol Amour de la Vie
notre irréductible passion pour l’Existence
rongent les maillons de l’Aliénation.

Peu à peu le toutou
quitte la niche assignée
pour redevenir le loup
aux crocs cueilleurs de fruits.

Le sauvage maîtrise sa machine
l’aigle dompte le cobra
et le loup encore accepte le mouton
pour sa laine.

Cette bombe, sournoise et venimeuse,
tapie au fond de nous,
que nous créons et alimentons
au goutte à goutte de nos rancoeurs,
frustrations, colères, dépits, tristesses…
C’est elle qu’il faut désamorcer.
Et toutes ces (ses) énergies qu’il faut recycler.

Le Plaisir : Non.
La Folie : Peut-être.
La Liberté : Encore.

Ainsi est la Vie qu’il arrive que le « bourreau » de l’un soit la « victime » d’un autre.

Tout de même…
je cherche une discipline, voire même : une obéissance.
Servir puisque je ne suis pas capable de ME servir.
Je suis une sorte de limace boursouflée de velléités.
Je sape mes fins en enterrant ou ne déterrant pas mes débuts.
Du coup, souvent, je vacille entre un trop plein qui m’agace de ne plus me satisfaire, et un grand vide de possibles, que mon manque de motivations rend
aussi inaccessibles que provocateurs.

Je dois me débarrasser
de cette volonté d’atteindre la perfection
du flux cosmique qui se chantonne en rivières,
se murmure en vents et s’épelle en arbres majestueux.

Je suis un humain,
cette merveille d’indéfinissable,
et l’on n’est pleinement humain que dans l’imperfection,
la précipitation, la maladresse et les atermoiements,
bref : tout ce que l’on nomme choix
et qui est si souvent une façon de manquer le complet.

Etre humain c’est ESSAYER.
Tenter de construire la valeur
des gouttes d’éphémère dans l’océan éternel.

L’humain c’est l’animal encombré de lui-même.
Le rien qui veut dompter le tout.
Et humain c’est se savoir vivant l’instant d’après.
Etre à côté par vouloir être sûr d’être dedans.
L’humain c’est la marge de l’Univers.

Et moi, peut-être plus encore,
ai-je voulu connaître les frontières, les lisières :
la périphérie de l’Amour.

De nouveau, pour la 13ème fois j’émerge de l’Inconnu
pour accoster l’Un-peu-plus-Connu.
De l’absence à la présence masquée.
Oui j’ignore, oui je ne sais pas, oui je suis un égaré et oui…
j’aime ça !

Je garde la GRATITUDE pour…ABSOLU MYSTERE.

La nuit.
Présente à toutes les fontaines qui jaillissent à plus haute voix,
mon âme à son tour s’extirpe de la diurne gangue sociale.
Maintenant l’errance n’a plus à se cacher,
et mes griffes de nouveau pénètrent
l’ignorance.

Carré magique : Besoin Plaisir Désir Amour.

Ce minéral de mes cœurs qui s’adoucit en fleurs malicieuses.
En reste des épines embusquées sous les plus délicats pétales.

Non, décidément, je raisonne encore trop en fonction de termes,
je m’anime trop selon des limites. Et pas les miennes !

Nous ne sommes, qu’un CORPS.
Le reste…remplit les églises.

Seul
face à mes actes manqués,
mes refus, mes inaccomplis,
mes alibis dérisoires.
Seul en eux.
Rempli d’iceux.

Des petites culottes sparadraps pour secrètes blessures de l’âme.

Je sens ma pensée comme un caillot obstruant la veine de ma Vie.

La Solitude est l’ombre de la Liberté.

Ne cherche ni coupable, ni réconfort, ni attention :
trouve ton meilleur mouvement.

Et maintenant…

L’humain : l’être incomplet…
C’est là sa CHANCE.

Nul poids pesant plus que l’absence :
la solitude.

Certes, c’est avec enthousiasme que j’opte pour le Grand Rire –
que je rejoins le Grand Rire.

Et il est bien entendu que nous ne disons pas tout…

Il est temps de Rire de nos Pitreries :
notre Contenance, notre Affectation,
notre Délire, aussi hypocrite que consensuel.
Ne soyons plus de pitoyables blattes
effrayées par la lumière de l’Existence,
dont l’astre de la Conscience.

Je vomis la Gravité.
Je défèque la tristesse.
J’urine la colère.

Faisons d’AUTRES CHOIX.
Dansons d’autres attitudes.
Sensations pour mélodies et émotions pour rythme.

Le grand Adversaire Intérieur : la Gravité.
La Gravité : force fatale à l’astre noir et aux sombres satellites

Notre Résistance révèle notre Etre.
Là où commence notre résistance, là commence notre être.
Notre résistance révèle les limites extérieures de notre être.

Ô mes amis, mes amies, qui de nous éteindra la lumière en partant ?…

elle a l’air…amheureuse.

S’il manquait une goutte, l’océan n’existerait pas…

Ce que j’aime de la Vie : elle ne fait pas de prisonnier !

J’aime bien être moi. La preuve : j’en crève.

Le cadavre de nous-mêmes.
L’ombre de notre lumière, le givre de notre soleil,
glace de mes meilleures fièvres ?
C’est là : l’ensemble de toutes nos souffrances.
Cette partie de moi qui n’est plus ou qui agonise
et que je traîne, partout, tout le temps…

Je me souviens…
Le soir venant, j’entendais la Vie qui me susurrait :
« Tu dois revenir. Reviens… »

Dis-moi ce que c’est que vivre et je te dirai si « j’arrête deux secondes »…

Tard le soir
J’entends la galère
la rame persévère
et le cœur s’accélère.
Mon ombre aux allures
sottes et désinvoltes
prêche quelque doctrine
qu’on saurait révolte.
J’acère mes mots
ces fils rasant
ces tranchants échos.
J’affine ma parade
m’engonce hors mes simulacres.
Enfin trouvée l’escapade
aux allures d’affront
aux murmures effrontés.
L’Amour…Ta gueule avec l’amour !
Ces murailles de chair
trépieds de fesses et seins escabeaux.
Vous les femmes vous êtes nombreuses
sur qui j’éjaculerais de bonheur.
Comment vous exprimer mieux
mon contentement contemplatif ?
Je me suis façonné
une nouvelle vague
et maintenant je surfe
je glisse je dévale.

Une sorte d’amour qui ne BASCULE pas,
qui ne parvient pas à naître.

Quand on est seul,
chaque matin on se réveille en soi uniquement
et on se lève face au vide.

Notre vie est un long réveil de nous-même.

Je raille…hors tout destin.
Je vague à bonds, vagabond, dans ce vent impalpable,
dans ces courants, ces corridors,
je suis un plouc, qui s’applique, qui s’explique et qui rapplique.
Je n’ai que ma main pour expulser mes couilles,
que ma bouche grillagée pour en aller mon cœur,
que mes pieds détournés pour exiler mon seul linceul.
Ecope, écope mon ventricule, souquez ferme, les bronchioles.
Nous arrivons en plein élan, jusqu’à l’ici de maints tenants.
J’en ai assez du Grand Sommeil, je veux m’ouvrir et m’emporter.
Je est musique, je suis dense et volatile, je sont avenir, je serai hier, je MEUS.

Je saute de pierre en pierre, haletant et saccadé,
dans le ruisseau de cette tragi-comédie, cette farce lacrymale et hémophile.
Je continue ou suis continu, continué, poursuis poursuivi,
je m’active, dérive, archive et m’enivre de clarté, de lucidité aux 4 vents,
aussi stupide d’amour que sérieux d’humour,
et ne laisse pas l’ombre de ce qui est passé ternir ce qui vient.

Il n’y a qu’un rite de passage : la Séduction;
qu’un seul rite, la Beauté,
et qu’une seule connaissance et Mystère en même temps :
l’Amour.

Quand j’ai envie d’écouter un vrai whisky pour oreilles,
parce que j’ai écumé tous les autres sodas,
je me mets Iggy Pop.

DSC00850 (2)

 

Il n’y a que le plaisir qui vaille, c’est la pure vérité.
Le reste est frelaté.

Ne vous inquiétez pas : l’orgasme n’est qu’une question de timing.
Je vais vous apprendre à être à l’heure.
Je vais vous apprendre à être ponctuel.

Fantastique. J’aime percevoir. Etre conscient.
Déambuler dans le château du plaisir,
à travers les corridors sensitifs,
jusqu’au seuil d’alarme,
la douleur, noirs et aigus récifs.
Flirter suavement avec la monolithique tristesse :
la mort.

NUS DANS LA PLAINE

Le prix est le même, c’est la monnaie qui change.

Somme toute le futur est la marge du présent…

Pratiquons la Vagabondanse…
la Vague Abondance.
Oui : Vagabond danse.

Et toujours cette quête de l’Exceptionnel, du Miracle…
Une déchirure dans l’écran convenu de la Réalité.
Quel prix pour de nouvelles routes ?
Gratuit ! Gratuit, mais plus léger…
Plus simple.

Et ce support sur quoi s’appuyer,
la base, le SURF pour moi Surfeur de la Vague Existentielle
c’est l’Amour. Oui – Surfer la Vague Existentielle sur le Surf de l’Amour.

Je suis la vague, je suis le surf, je suis le surfeur,
mais…je ne suis pas l’Océan.
Et tant mieux !

En finir avec tous les Refoulements.
L’époque de l’apprentissage des disciplines fondamentales est révolue.
Intégrés les murs, assimilés les tuteurs.
Peut-être les briserai-je.

Peut-être
seuls les Monstres sont Libres.
Peut-être
seule l’Horreur est-elle Vraie.
Je sais bien que je pense cela, pour part.
Mais.

La douleur en eau salée pour la soif de bonheur.

Peut-être ai-je trouvé mon Amour trop tôt :
la Conscience.
La Conscience et le Monde.
Le Clown et son miroir déformant.

Et toujours cette ATTENTE.
Faute de mieux, faute d’idées, faute d’envie,
faute d’aspiration, faute d’inspiration,
faute de courage…

Se flatter de penser guetter,
être à l’affût d’une opportunité,
d’une esquive…

La Vérité est que je n’ai pas envie de me ramasser la face dans le caniveau,
de vaguement somnoler mes hivers sur des quais de métro
et des pas de porte glacés.
Pas envie de devoir quoi que ce soit
à des égoïstes hypnotisés d’orgueil égocentrique,
fanatisés de médiocrité intellectuelle.

Je joue donc la Prudence, dans ce monde d’indifférence hostile.

Et puis je suis plus velléitaire que quoi d’autre.

L’Honnêteté du Plaisir.
Oui : Se Vivre Honnêtement Complètement.
Qui sait comprenne…

Je me sens Sisyphe de ma vie,
avec ce volume, cette présence,
sensation centrale du contact
entre moi et le monde.
Cette surface qu’il me semble préférable de pousser…

Une façon de couleur.

Jouer habilement sur la crête entre qualité et défaut.

Transcendance ? Non.
Mais transe en danse, oui
Vive la Transe en Danse !

Fils d’hier, Père de demain,
je suis la Famille de mon monde.
Les émotions, leurs secrets et leurs mensonges sont ma généalogie.

Si tu n’as que le rire pour maux tu as le mot pour rire…

Doute d’être un Traître
dans un monde Beauté.
Rien de plus tentant
à briser que le cristal.
Non ?

Le Jeu de la Vie – les Règles de la Mort.

La Musique est DEVANT ; c’est le Futur.
La Sculpture c’est le Présent et l’Ecriture c’est le Passé.

Avoir trouvé et être sur le chemin de la liberté
et personne avec qui y cheminer.

Pourquoi cherché-je un corps ?
Parce que le corps est le Vrai Point de Rencontre, de Contact.

Le Moi comme poste avancé et reculé de la Liberté.

Honnête comme un chat…

Malgré l’Univers pour encrier et ma Vie pour plume,
je n’ai jusqu’à maintenant que griffonné
quelques vagues saillies.

Je ne me satisfais pas de n’être qu’un ŒIL.

Tant d’efforts pour devenir courant d’air entre des murs.

Deux de Pique.

Cette magnifique et paradoxale course contre le Grand Stop que sont nos Vies…

Surfer en apesanteur
sans doute ni peur.

Kind Addiction…

Abandonne les miroirs, gamin.

Rester insensible devant la ferme opulence d’une poitrine féminine ?

8h00 du mat. Encore trop GRAVE…

Peut-être que j’aimerais être une bête, dans ces sauvages contrées urbaines.

Un chien chez les fauves – ou un lion parmi les moutons.

Déjà l’impression parfois d’être un aigle entouré de poules.

Pourquoi j’aime les femmes ?
Parce qu’elles sont subtiles.
Il est indigne de traiter grossièrement des êtres subtils.

Ne pas se tromper :
l’angoisse est l’Appel de la Liberté.

Mon domaine c’est l’humain. Je suis.

J’enterre mieux : je dissous mon crédule.
Fini la crédulité.

Je préfère la plaine de l’honnêteté aux pseudo sommets de la croyance.

Chacun sa courbe, mec…

Le bonheur est un ennui vicieux ?

La Sagesse ? Jouir sans nuire.

Ne pas négliger les artistes :
ils sont les antidépresseurs de l’âme.

DSC00427

 

Tous et toutes des visages de l’Amour…

Ce n’est pas au bout du monde qu’il faut aller mais au bout de soi.

Aube épine ?

Où y’a d’la gêne y’a pas d’plaisir mais…
Pour qu’il y ait du gène faut du plaisir.

Je ne suis le cow-boy d’aucune walkyrie

Surfeur existentiel, à fleur de vague
je joue avec les récifs coralliens de la colère.
Colère due au ressac de toutes les petites contrariétés

Mot d’ordre pour une société ?
« Instruction et anarchie » !

La devise de mon pays, de ma planète :
« Amour et Liberté – Donner pour Edifier ».

Chaque individu est un message.
Et la vie est DIALOGUE.

Nous sommes les vacances de Dieu…

L’amour c’est un truc de pauvre

Ma chair, nous avons les maux de la faim.

Que cherche-t-on dans cette viande mamelonnée,
cette poussière rebondie, cette boue fendue ?

Peut-être que grâce à cette identité fessue
on peut enfin malaxer l’être, pétrir l’âme.

Elle laisse un veuf inconsolable à millions.

On ne sait pas vivre.
Trop souvent on ne fait que fonctionner.

Jouis de toi.

Ne pas chercher la mort
mais au contraire trouver la Vie.

Le folklore féminin :
petite culotte, écharpe, soutien-gorge…
Le folklore femme.

Bâtir le monde…
Et…les cathédrales ne sont pas signées…

Pour un théâtre de l’impertinence…

Le rire c’est toujours ça de pris sur le malheur.

La curiosité est mon moteur car l’étonnement est mon carburant.

J’ai le goût du crime dans la bouche.
Et dans les mains.

Ce feu délicat dans la chevelure des arbres
avant qu’ils deviennent chauves, c’est l’Automne.
Conçu dans le froid de l’hiver
je suis né dans l’entrée au vieillissement de la nature.

Chacune et chacun est le CŒUR de son monde.

La Solitude recommence ses constrictions autour de mon cou.

Entre Dieu et A-dieu : Vivre (est la Troisième Voie)

Dompter le serpent.
Et apprivoiser l’Hermine…

L’Amour et ses maladresses…

DSC01720

 

Certains et certaines ont un petit vélo,
d’autres une araignée au plafond,
moi j’ai un oiseau sur le toit.

Seul
tel un sabre sans fourreau
je ne suis que dangereux

Liberté j’essaie de te vivre

Dieu dort dans nos coeurs.

La pensée entre toile d’araignée et dard de scorpion,
le scorpion qui finit par retourner son arme contre lui-même.

A croire que je ne prends le temps de vivre que quand je dors;
et encore : mes nuits sont courtes.

La solitude sera-t-elle la réponse à mon plus beau désir ?

Des heures et des minutes
Paysages abrupts aux sauvages visages

Manger une goyave à l’angle de Arakasha Road.
En rejeter les graines une par une
pour chaque rayon du soleil qui s’éloigne.

Laisse leur le sucre de l’espoir
et garde pour toi l’âcre réalisme.

Je m’apprends de plus en plus à savourer,
à chaque inspiration, le nectar pernicieux
de la frustration que distille mon coeur en toute pulsation.

C’est finalement sur le manque que je fais une pause.

Ces déroutes qui nous envoûtent
ces folies qui nous délient
(Ombres nous rendent moins sombres)
ce venin délétère
l’aspic de mes tendons
ma fibre aux couleurs d’abîme
reflètent le tout drapé d’ironie.
Est-ce un sourire en commission ?
une misère à la commissure ?
Ma connaissance est un slip verrouillé
un caleçon sans entrebâillement.

L’ironie aux frontières du sarcasme et du sardonique,
voilà bien mon ton préféré.
Faire osciller une feinte désinvolture légère,
entre sarcasme et sardonique (ta sœur)

Les 2 lignes latérales qui dessinent la perspective
de ma vie sont la vieillesse et la solitude,
se rejoignant en un point à l’horizon;
point qui est peut-être le mur face auquel j’arriverai un jour.

Quand j’entends son coeur
je suis prêt d’exploser
j’ai envie d’être plus grand que l’univers.
Entendre un seul des battements de son coeur
me fait penser : « c’est bon, j’ai vécu ».

Elle, au goût de myrtilles des bois.
C’est une gigue dans ma moelle,
une farandole autour de mon coeur.
A fleur de monstre je gerbe ma rage en bouquets
pour les pieds de cette femme.
J’ai vu la foudre furtive dans ses cheveux.
L’honneur d’être un grain de soleil dans ses yeux.

J’ai cette lame, au fond, qui pourrait être mon amour,
ce fil qui rampe de circonvolutions,
un spectre d’horreur qui racle ses pieds acérés
le long du chemin soyeux de ta chair.
Des chaînes amoureuses de leur fantôme.
Méfie-toi de mon venin, distillat de ma faim,
de mes obscurs extrêmes,
mais au-delà, je mets une goutte indicible,
pour toi, pour ton vivre.

Cette lueur que mon corps balbutie,
cet écho de rosée dans l’aridité du vide, c’est toi.

La liberté qu’on te donne n’est pas ta liberté.

La perfection, ce monstre insatiable,
tapie au coeur de l’humain.
Etre avisé et vigilant dompteur.

Cette sourde haine qui me rôde et que je hante.
Venin mélancolique pour griffes sirupeuses,
ronronne la pourriture au fond des cellules
et le fil du poignard me sourit plus franc.
Un sursaut de définitif, une vocation d’irrévocable,
la glace est l’ambroisie du sang.

Le temps est la limite de l’espace et l’espace est la frontière du temps.

L’arbre tombe plus vite qu’il ne pousse

Si tu ne sers pas la vis,
c’est le vice qui te dessert.

La politesse c’est l’hygiène civique.

Qui n’a pas encore perdu peut encore gagner
et qui n’a pas encore gagné peut encore perdre.

la parole est semence du réel;
et nous sommes des semeurs et semeuses.

Dans cette fête.
Nouvelle et si ancienne.
Continuelle ?
Ces existences griffonnées d’entrevues,
corridors et champs fertiles.
Il y a des mots et des gorges qui les émettent,
des lèvres qui les articulent.
Nos corps qui dansent –
sur des partitions de désirs,
de simulations et d’attitudes.
Tous ces pieds qui foulent le plaisir des rencontres.
Non décidément ce n’est pas maintenant que j’écris hors des marges.
Fronde syntaxique, étymologies limites.
Prenez ces détours aux atours sans retour.
Du velours pour la rétine,
du faisceau succulent aux pupilles.
Un goût : des caresses,
des oreilles aux ongles,
des racines aux fesses.
Nous avons un monde à ne pas détruire
avant de continuer à le bâtir.

Savoir se donner sans se faire prendre.

Un corps sans odeur c’est comme un plat sans sauce !

Ecoute la scène;
pas les corridors ni les coulisses –
ni les spectateurs.

Croiser quasi-simultanément
une bonne soeur en noir
et une jolie petite fille avec un bras en moins

La diagonale du vide.

Quelques traits, sur du bois, sous de la fumée.

Verre plein : je le vide.
Verre vide : je me plains.

Parfois je m’homéopathise à la haine. Mais l’Amour reste mon remède.

La liberté est un effort.

Ah Arnaud C, cher frère-ami,
qu’il est loin déjà et pourtant si proche,
le temps où nous nous fabriquions
des petites niches, aussi précaires qu’artificielles,
de liberté, à coups répétés de nocturnes inhalations cannabiniques.
Nous longues et fiévreuses discussions,
émaillées d’humour sans pitié ni retenue,
nos errances au pied du mur.
Je pense à toi en bulle ambrée,
orange marron rouge et noire, chaude et confinée,
un boudoir d’âme.

Que sais-tu de la haine, toi ?
Ce rouage qui grince au fond de chaque muscle,
qui affleure sur la rive des caresses.

Ne pas être à la fenêtre mais à la porte.

1h du matin passé.
Sound system dans ce bar du nord de Paris.
L’imagination m’impressionne dans un pub de port,
quelque ancien comptoir quelque part loin.
Eau gazeuse et 2 rondelles de citron.
Une fille s’est évanouie, furtivement.
Peau brune, chaude et douce.
Hypoglycémie. Relents cannabinés et voix qui portent,
parfois, doucement pour être…ramassées.

Les secondes soyeuses, mon élan,
viscéral, d’horizon pulmonaire – territoire alvéolaire.
Des nuages aux arbres,
je suis une vue maladroite, une optique gourde.
Dans l’interstice organique je savoure mon incongruité.
Je salue, loue et remercie Celui Qui Donne de Justes Limites.

Vivre : quel poème !
Mon frisson est encore fugace
pour le règne de dissolution.
Inspiration départ
haleine itinéraire
Je m’assourdis au dialogue
m’occulte des œillades :
Débile
Reconnaître le pire : soi
et accueillir le monde.
Délivrer notre méticuleuse parade
étrange.

Le vent maintenant
Le courant d’aujourd’hui
a déjà englouti hier
et amoncelle ce qu’il disperse
en rivage de demain
Le bien-être en plasma
où baignent mes coquines cellules.
Vivre est un goût de soleil
assaisonné de glace
Nous flambons notre mèche jouissance.
J’aime presque tout.

L’Eveil…
Vivre comme dans la jungle.
En danger, à l’affût, toujours prêt.

Tu es le coeur
qui fait trembler les ténèbres
Tu es la Vie
dans ses plus forts frissons
dans sa plus indestructible fragilité.
Tu es ce qui justifiera éternellement
l’Univers en son entier –
l’excuse pour toutes ses horreurs.
Tu es cette perle
d’un vaste bijou que nous connaissons
partiellement
Tu es la sève d’Yddragsil
la fraîcheur qu’envie le vent
et la limpidité que poursuivent
les rivières.

Dieu : l’Infime Grand Séparé.

Je tente un « théâtre de l’espiègle »,
entre ironie et sardonisme.

Dans la vie il faut savoir aller trop loin.

La poésie seulement belle n’est qu’un paon.

Je suis 2 des 4 lèvres du Baiser de la Vie.

P1020890

 

A bout de coeur, à bord de souffle
échoué sur le rivage de moi-même
et repris par maintenant
à l’écume dissolvante.
Je me résonne au réel
je suis ce qui n’a jamais été et ne sera plus.
Témoin.
Je contemple ma poussée
et pousse ma contemplation.
Tressaute et se saccade l’existence,
en mon espace.
Je coupe un à un mes préceptes,
ongles qui lacèrent encore mon épanchement.
L’univers m’éjacule,
je suis sa poupée érogène.
Ma paix est ardente, fébrile, possessive.
Je me dévale, falaise et engoulevent.
Je m’écharpe aux récifs de mes nerfs.
Rebondir, de cette danse effrénée qui m’expectore.
Je deviens peu à peu l’aube perpétuelle de mes ténèbres.

L’Infini m’embrasse,
l’Eternité me professe
en prolepse du néant.
A présent je traque de toutes mes fibres
le plaisir du rire et le rire du plaisir.
Et dansons ! le réel nous tourbillonne.

L’ennui c’est le bonheur qui s’est égaré.

Je suis en crue et je m’endigue.
Gare !…

Le goût du manque, ton absence pour baigner mon coeur,
voilà ce qui m’anime.
Le sable de nos idéaux, l’argile amour et quelques gouttes de ci,
de çà, de là et d’ailleurs.
Cette plénitude, cette réalité miroir brisé dont chacun marmonne les étincelles.
En lisière comme au fond STOP !
Il y a quelqu’un à remercier !

Cette fièvre acérée, ce frisson verre pilé que l’on nomme anxiété.
Me restent, parfois, ces froides palpations et souffreteuses palpitations.

Le baiser du vide…
Du vide aux lèvres d’absence.
Les sourdes injonctions de la solitudes,
apostrophes de la vacuité.
Je me dissémine de liberté,
me disperse absolu, me dissous intégral.
La beauté s’arrête au nombril ?
Je suis ma dette et mon salaire.
Mes choix pour viatique, continuer secoue mes veines,
irise encore mes nerfs;
ma faim a toujours un goût d’abdication et ma soif de terreur.
Je traque ma vie; aussi résolu que tendre.

Ce fauve embusqué en moi, toujours prêt à lacérer.
Ce reptile qui glisse parfois sous la caresse.

Le coeur de ton instant
trouve…

Avec les mots nous confectionnons des ponts de singes pour relier nos âmes.

Ces récifs pour le libre esquif de la conscience que sont la concupiscence et la peur.
Sans cesse gonfler les voiles de l’acte au souffle de l’intention,
tenant résolument le gouvernail taillé dans le bois du Savoir.
Les vagues du réel, l’étrave du coeur, l’écume des atomes…
Je ne lance plus l’ancre de mon amour dans l’abîme fluant des heurs.

Moi je suis la porte d’à côté.
Celle qu’on n’ouvre pas, parce qu’elle fait peur,
ou alors qu’on ouvre par inadvertance mais dont on n’ose franchir le pas.

Laisser aux orpailleurs religieux leurs baumes à paillettes
et leurs châteaux de mirages.
L’espoir est toute la substance de l’autel sur lequel ils sacrifient Vérité et Liberté.

Etre sapeur pompier et pompier de sa peur.

Il y a de la glace dans la flamme;
du givre sous la couverture…

Vicieux, et masochiste de l’âme,
femme, peut-être n’aimé-je rien tant que le poids de ton absence,
le venin sourd de ton néant,
le nulle part de ton corps,
la plaie sournoise du vide.
L’étreinte de la solitude et la caresse de ses doigts glacés.

Il est des sources d’amertume auxquelles il est préférable de ne pas s’abreuver.

La solitude…
Quand tu n’as que les murs pour couleur et tes soupirs pour horizon.

P1010675

 

Amour
Gravir quelques marches
Pour ce soleil fuyeux
joueur de lumière
Aux rayons affûtés
nos âmes cibles.
Je me dissipe volutes
Une évidence s’aime mystérieuse
Se volupte en altérités.
Vivre
début qui nous échappe
à tout permettre
aspirer l’inconnu suprême
être fait avoir
les impérieux possibles
filent innervés.

Nous sommes surfers sur la vague de l’Existence.

Le bonheur peut avoir l’odeur du pin sous le soleil et du pain dans la nuit.

Au bout de moi
A l’extrême de mon être
Passé la connaissance
et l’hédonisme cabré
commence ce flux-toucher
au goût d’absolu.

J’ai des trahisons pleins les globules
de suaves accointances tendancieuses.
Ne serais-je pas celui qu’il se croit ?
Facile : je souffle un chaud effroi.
Fais-je de ma vie une rectitude débile ?
Je joue au chat avec ma liberté souris.

Les femmes seraient nues…
si les hommes le méritaient.

L’Amour est cette flamme de l’un
qui manque aux ténèbres de l’autre.

Le sourire du loup;
le dompteur de serpent.

Danseurs et danseuses de la vague.

Egrener les mots
en semence (futile ?) de mon âme.
Le champ du monde
est disponible. Je le sillonne,
d’un élan précaire d’ambiguë
désinvolture.
Reste ce goût de possible.
qui agace les gencives de mon coeur
et dont l’innaccessibilité
risque de frelater mon Amour.

Il me manque…un trou;
pour y déposer tous mes trésors.

Tel la source d’eau
qui s’accomplit dans son élan
et ne se refuse pas.

Des vagues de sensations
le ressac de la colère
l’écume du chagrin
sur la grève minérale du corps.

L’Amour serait-il mon supplice de Tantale ?

4h29

Au jugé des touches
délicates et indélicates
de ma vie sporadique
Satelliser autour d’interdits
Fragrance d’indicible
récurrence de crimes enfouis
le nom de l’oubli s’accumule
et se résorbe en plainte obscure
clignote l’étincelle du vice
en quasar maudit du soi
identité du monstre
on ne joue bien qu’avec le tranchant

(Coquetterie d’un songe proscrit)
(Pulsion de l’âtre et idolâtre)

La parole est séminale
Dans le spasme je déclame
Pollen nos actes, nos pensées
Me voici arbre et fruit
Enrobé de nuit
je sécrète des lueurs
Malice de la vérité
rien ne se sait avant son issue
Surgissement impromptu vivre
Intransigeante
ma lucidité me tient lieu de compagne.

Dormir pour mourir sa plaie
La solitude à vif
Je me suinte en offrande
L’homme est Un érection
La femme est une aspiration
De cette aube incongrue
J’opte pour le bien-être.

Face à l’océan du péremptoire
Je me sale aux embruns du doute
Coquetterie sagace car
je sais le oui imparable.

Les mots étouffent la Vérité.

L’humain dieu faillible ?
Divin précaire.

Des doigts chauds sur un membre froid
plus agréables que des doigts froids sur un membre chaud…

Une histoire d’Amour entre une biche et un loup…

La frontière c’est la douleur…

L’intelligence est un érotisme.
Erotisme de la lucidité

Le goût particulier que prend la mort dans l’Amour ?

Il arrive que dehors
je cherche des feux
sur quelques routes crépusculaires.

Les poèmes sont incantations;
des artefacts de la réalité, des palimpsestes.

Cette affreuse présence de la solitude.

Les illusions constrictrices.
Dénouer les noeuds.

Eveil…
Tous porteurs du trou noir.
Toutes fouisseuses du soleil
La mémoire pour grabat
Droit devant par le jaillissement
Puissance de l’Intention.
AIMER.

Surtout ne pas avoir l’alarme à l’oeil.

Le baiser des fauves.
Mon âme reste chatoyante.

L’Amour est peut-être
le fermoir du collier de perles dont se pare la Reine des cieux.

Le bonheur,
une minuscule robe bleue sertie de milliers de cheveux.

J’ai vu des fleurs mais je cherche encore le parfum.

L’ouïe de mes soupçons se dilapide,
je maîtrise le flux, le fouet. Chat à neuf queues
qui me dira le mystère de mon psychisme :
d’associations d’idées. Je suis.
Lentement,
au rythme de mes battements de coeur,
qui sont – rapport à mon « je ne veux pas mourir tôt » – trop rapides.
Ce qui compte vraiment c’est la vérité,
l’authenticité de mes tripes mises sur le papier,
coagulées dans une encre plus fidèle,
plus fiable que l’ombre diaphane de mes synapses.

J’essaie de capturer les formes de la beauté,
les courants d’air de l’amour.

Il y a plus d’amour dans une femme qui montre sa beauté
que dans un homme qui lui demande de se cacher.

Dieu s’est fait humain pour échapper à l’Enfer de la Perfection.

Des machines à bonheur ?

Par l’Amour, pour l’Amour ?

Un livre c’est comme une école :
il faut savoir y entrer et surtout savoir en sortir.

Jouer la vie à pile ou farce ?

Nous sommes la frontière
entre l’île de la matière et l’abîme de l’infini.
Face au mur et face au gouffre,
la troisième voie : l’Amour.
Le calme est notre bain lustral.
Cesser notre horreur-friandise.

Un faux rire ou un vrai sanglot ?

Quand tu bois la tasse
même quand tu touches le fond
tu peux te souvenir que tu es
un Surfeur Céleste, une Surfeuse Céleste :
ta propre vague, ta propre planche
et Surfeur, Surfeuse.

Des météorites, des comètes pénètrent la nébuleuse contractée que je suis.

La parole c’est l’autre odeur de l’être

Explorateur, l’Infini me circule.

DSC01294 (2)

Je suis une éruption.
Surtout pas de poésie !
Pas de rimel linguistique,
pas de fard syntaxique;
juste le phare de l’intransigeante acuité
braqué sur la route de la réalité.

Une exaspération se rumine en moi

Les notes sont des lucioles
pour les pupilles de mes oreilles.
L’oeil de mon oreille se pénètre
d’incandescence musicale.

Je…taquine.

Début d’année ou de journée.
J’égrène quelques parcelles de ma conscience,
mon éparpillement se concentre
en quelques mots, griffonnés.
Pour moi-même : théâtre et acteur de ma présence,
de ma solitude, de mon arbitraire réalité.

La noblesse de rire.

La solitude
cette sourde compagne
se fait de plus en plus présente.

Dieu est fragile…

Au-delà des rages dessicatives,
des colère telluriques,
des excès de manque,
surplus de frustration,
trouver l’élan de l’affirmation vitale,
et S’ETRE ASSEZ !

Seuls 4 crimes :
le meurtre, le viol, le vol et le mensonge.

Une fois authentifié ces transgressions,
repose tes livres saints sur une étagère,
où ils prendront la poussière,
et si tu les rouvres ils te parleront de poussière…
Les cigales du passé hantent la garrigue d’aujourd’hui.
L’aube dans le dos je m’initie au zénith.
Je marche de plus en plus lentement, la terre tourne.
Se dérobent les visages des secondes
dans la foule implacable du temps.

Admettre qu’il me serait préférable d’apprendre
à déguster ma douleur même.

Je veux écrire solide.
Paver la littérature.

Le désir, sirocco du plaisir
attise le feu vital

Papillon dans la toile de l’arachnéenne fatalité
mon identité se convulse en sensations,
formes disparates d’une unité irréductible.

J’ai un snobisme : le goût pour la haine.
Je m’en fais un luxe dont je me flatte l’âme.
Et cette haine je l’applique sourdement,
et sournoisement à ma propre personne.

Je distingue bien la part de romantisme
voire de poésie
qu’il y a à s’immerger
dans certaines croyances,
mais je m’y refuse.

Les cendres d’hier encombrent mes pas.
L’allée aux élans est cimentée d’éphémère.

La foi en Dieu,
surtout celui qu’on nous propose,
n’est jamais qu’un grand pari.
Nous voulons être des convives, non des limiers.

On vieillit pour mourir sans regret ?

Quelque chose
s’est définitivement brisé en moi,
du fait de la solitude.

Le coin de la solitude s’est enfoncé en moi,
son venin s’est inoculé
et teinte de tristesse
tous mes sentiments et émotions.

C’est l’amour et l’enthousiasme qui se sont fêlés,
sous les coups répétés de la solitude.

J’ai maintenant une fracture en moi,
DE moi, avec laquelle je dois vivre.
Vivre mon moi fracturé.
Heureusement que j’avais dès la naissance
une bonne dose d’optimisme et d’enthousiasme.

Sur le champ de bataille de l’existence,
je dis aux forces de l’anti-vie :
j’ai esquivé et encaissé beaucoup de vos coups,
mais ça y est :
maintenant j’ai une plaie.

Nous sommes libres…en quelque sorte.

Je préférerais mourir usé que flambé.

Dieu est…
ce qui manque ?

Quelques mots qui viennent…
De ce rugissement péremptoire qu’est la réalité.

L’espoir n’est qu’un hochet,
à l’usage des humains pas encore sevrés ?

Ami…Oui c’est exactement ça :
ami…chemin.

Ce monde et notre vie pour autopsie de Dieu ?

Des éclats d’âme, du vrai sporadique, de l’identité furtive.

Je suis une énergie à dépenser entre 2 sommeils…

Je me shoote au psychisme.

Hé bien ! Que nous veut-il ce contrefait ?

Les frissons de ton prénom
disparaissent au coin
de quelque neurone frileux.
La flamme se répand ailleurs,
là où le vide a su créer
suffisamment de présence
pour combler mon aspiration.
Toi ou rien.
C’est ton absence que j’aime,
tes détours, ton impossible,
et ta fuite incapable.
Je t’aime potentiellement,
insaisissable, inconnaissable.
Ta fragrance diffuse d’un éventuel quelque part,
tes allures d’inabouti permettent à mon élan d’être infini.
Idéal ? Je suis mon issue.

Cette existence, courte vie ou longue mort
voilà le jeu divin que nous nous offrons :
le long mourir.

Je pratique…
une certaine forme d’absent théisme.

Le mystère demeure…?
Les sensations pour échos,
reflets…ou plutôt EMPREINTES de moi.

De la poussière qui surfe la lumière,
de la bave et du glaire pour nectar
au calice de nos corps.
Le rire en morale,
nous pouffons devant Dieu
et déculottons notre révérence.

Pour ce qui est de l’Amour,
je préfère mourir avec mon rêve
que vivre avec ma résignation.

Le monde a des atours acérés d’hameçons pour l’âme.
Se repaître de nos coeurs serait le délice de quelque(s) démiurge(s)
à l’arrogante indifférence, au cynisme blasé, et sadisme péremptoire
prenant la subtilité pour prétexte et la nommant Amour ?
Sommes-nous l’eau du bain de Dieu ?
Et la vie, siphon.

Il y a quand même un NOM DE DIEU de miracle…

Ce que je cherche ?
Une pertinente épitaphe.

S’actualiser continuellement
au paroxysme.

Prendre garde que la connaissance ne mène à la morgue…

La grâce d’un mouvement
bicyclé surmonté d’un torse vert
et couronné d’une blonde chevelure accrocheuse de soleil.

La classe impeccable et tranchée du corbeau.

La vie est belle loin des bombes…

Comme j’ai pas d’acmé j’ai de l’acné.

La conjecture du tigre…

Mon coeur glas de ma vie
Marque d’apostrophes la route
implacable vers le rien.
Pas de prisonnier au festin
de l’absurde à la carte
Le possible se récure avec délectation
(Ni miette ni trace : disparition)
Des os pour les curieux
Crânes hagards et fosses mesquines
Merci pour ce pourquoi pas complet
L’éternité ne serait-elle chiche ?
Nos âmes se défèquent
Plaisir hygiénique
Douleur septique
Nos corps interstices
de l’Impossible.

Confluences et secousses
m’animent et me composent.
Suis-je autre qu’un agrégat ?
je suis ce lieu
où l’univers aboutit à lui-même
engloutissement explosif
surgissement introspectif
l’essor d’un naufrage.
Dérisoire conquête de l’irrémédiable
Une parfum de fantaisie règne.

La colère m’est encore liqueur
suave nectar de haine nébuleuse
en petites inhalations incisives
pulsions constrictrices et lacérantes.
Obsessions pernicieuses, réactions épidermiques
Le cerveau pour dard
l’idée en épine
le venin sérum du néant
m’aura révélé la cicatrice
de l’Amour.

Ma liberté a le goût de mon âme.

 

DSC00720

 

 

Et je continue d’aller,
animé par ce petit spasme
dont ne sais si c’est un rire
ou un sanglot.

Le bonheur domestique

Les hôtesses sont les infirmières des airs.

Aux grands mots les intermèdes…

Angkor le Bayon.
Petit dédale de pierre,
visages granitiques pour langueurs minérales.
Marrons, gris, verts, chromatique temporelle, le temps qui passe.
Au centre du temple, un homme en blanc se dit prophète, « du pays de l’avenir ».

Les dents sur la pierre,
à gratter du futur,
je m’exsude la santé à chercher l’Idéal;
et je reste sur le BESOIN.

Ciel indigo, pour carence affective,
ciel indigo pour absente perspective,
ciel indigo…

Plat horizon liquide, étale frontière bleu sur bleu nappé de blanc.
Que dire, qu’écrire ?
Les mots n’ont d’autre âme que le souffle qu’on leur insuffle
et la réalité à l’inverse de l’humain ne se gargarise pas de phonèmes arbitraires.
J’ai trouvé que l’absence motive ma présence, le manque mon excédent.
Nous parlons de présence et d’altérité, de démiurge implacable au fol amour.
Dieu s’ennuie et c’est ce constat que notre vie rumine.

Que me sert d’avoir gagné mon âme si j’ai perdu le monde ?
La vérité est que j’ai cherché une issue
– sans vouloir me l’avouer –
une échappatoire, une sortie
mais il n’y en a pas,
ou alors je n’ai pas su ou pas pu la trouver.
Mourir donc ? Mourir paraît-il…
Quelques cendres de plus sur cette planète de poussière, sable, eau et vent.
Oiseaux, poissons, fruits, de tout et plus encore,
la plénitude se conclut par le vide.
J’aboutis à l’excès.

L’inactivité m’exaspère;
je n’y ai plus goût.

Quelques roses, des pétales
pour éclairer tes nuits
iridescences inutiles mais inévitables
indispensables parcelles sensibles
traces d’un ici pour ce maintenant
qui fuit dans nos artères
par nos coeurs que nos baisers accélèrent.
Elle n’a pas de prix cette ignorance
que nous salarions de nos vies.
Choisir l’acceptation
l’événement continue de nous
éblouir, plein de ténèbres au
fond des yeux étincelants.

Aise, c’est la motivation
Bien-être la Voie
Plaisir le moyen
Equilibre c’est la place
Entre excès et manque
La vie consomme
se dissipe le présent
continue l’existence
un élan anime tout.

Suite à la stupéfaction de mon être
face à l’existence,
tel un instrument dans l’orchestre de l’univers,
je veux me mettre au ton de la vérité
afin de participer à l’harmonie,
à la symphonie céleste.

Les charmeuses de serpent…

 

DSC02994

 

Je suis un rônin de l’Amour.

Ta peau a la douceur d’un premier duvet de Printemps.

La mort est une mauvaise idée.

Mystère : je l’accompagne.

Un grand élan secouant dans ses bois un loup hilare…

Perfectionniste obsessionnel
j’avais également la superstition obstinée des enfants.
Une sorte d’animisme…

Aimer. Jusqu’à vomir mon coeur.

J’avais l’Amour en friches.

Curieux poisson…

L’Amour papillon
couple d’une journée
ultime
virevoltes et étreintes
totales.
Entre une aube et un crépuscule,
S’éveiller, s’unir planant
Traits d’union d’une date
Les ailes s’emportent jusqu’au coucher.

Quelle audace le bonheur !

Le perfectionnisme tente la faute…

Pleurer pour éteindre le feu morbide de la tristesse ?
Non, rire : placer dans un laps le joker du jeu vital.

Une grande inquiétude sourde,
intangible, mais bien présente dans mon corps.
Comme si on me « chiffonnait » l’âme.

L’anxiété c’est comme un chiffonnement,
des tripes, le ventre ou le corps broyé et refroidi et fébrile,
A L’INTERIEUR sans savoir pourquoi ni d’où ça vient…
Très pénible.
L’impression d’avoir un être invisible,
intangible en moi qui me chahute,
me froisse et me chiffonne.

Que dire de l’angoisse ?
Cette froissure de l’être,
ce chiffonnage de l’intérieur,
effondrement et oppression insaisissable
de l’âme.
Une dilatation d’une radiance froide,
dans le ventre et la tête.

Et cette impression d’être en retard
pour quelque chose inconnu, inaccessible.
Une impression d’être un évier qui se vide.
Un froid, une froideur à la place du ventre et du coeur.
Une espèce de « grippe retournée » vers l’intérieur.
Une oppression auto-générée.

Quand crient les corbeaux…

Du rire aux larmes ?
Non, j’ouvre le chemin
qui va de l’alarme aux rires.

Une brute sensible
ou une sensibilité brutale ?

Je ne connais pas de « petite vie »,
je ne connais que l’Immensité,
vécue plus ou moins chichement.

Tu penses, tu penses, tu parles
et puis tu t’arrêtes devant un lilas en fleur,
et tu abandonnes avec joie tous les mots.

Pressé de jouir je prends tes jambes à mon cou…

Les pétales du pommier jonchent le sol à ses pieds.
De petites touches de soie roses et blanches
sur la moquette verte du gazon.

Les bourses ou l’envie !…

Tes lèvres sur mon front
Roses pétales d’Amour.

Maintenant que la fécondation de ses fleurs est accomplie,
le vent souffle et fait tomber les pétales du pommier proche

Les pétales jonchent le sol, en partant du tronc.
C’est beau, on dirait une constellation,
une galaxie d’étoiles roses et blanches
sur fond d’espace vide vert.

De longues attentes, vacuité docilement peuplée de musique FM.
Des jeux de société, en marge d’une société de jeux.
Les échanges verbaux lestés de l’inertie de l’attente,
de la patience posée en traitement curatif.

La médication du vide, la pesanteur quasi-sourde
pour remède au « je ne sais quoi ».

J’ai presque la crainte,
un vent fantôme hantant mes reins et mon échine
– mon estomac aussi –
de ne plus être INTERESSE par quoi que ce soit.

Mais NON !
J’aime ! J’AIME la Vie,
même son absurde, même SES inanités,
j’aime sa glorieuse aberration.
J’AIME !

Baise-moi ou je te tue
ou
Tue-moi ou je te baise…

Alternance de pluie et d’éclaircies.

Se remet-on de ce voyage avec soi-même ?
Une croisière en chambre avec soi révolté…
Chacun et chacune, enfermés,
continuons à affronter nos portes.
Nous a-t-on mis à décanter…?
Un dressage d’êtres sauvages ?

Après l’excès d’amour-propre,
est-il grand temps que je passe à l’amour sale ?

Son plaisir c’est marcher (elle aussi)
Elle déambule dans tout le parc
avec un manteau-cape des épaules aux mollets
et un pantalon rouge.
Je lui ai parlé : visage assez brillant, cheveux gris, des yeux vifs.
Elle aime marcher, elle déambule toute la journée dans le parc…

La force du point d’interrogation tel un serpent dressé,
un naja au-dessus du point essentiel.

Je me dissémine, comme dit Simone…

Je guette la mouette railleuse de ma vie-océan.
Des vaguelettes, du ressac,
probablement une farce galante et implacable.
Sommes-nous les fossoyeurs du rire ?
Je n’ai même plus l’aiguillon du doute,
ni l’amertume aux aguets
de mes tours mes détours mes atours.
oh je fais le joli en me parant de mots,
mais cela encore n’est que crispation prévue
et docilement contrôlée.
Je suis mon propre geôlier
et triture cyniquement mais sourdement les clefs
que je cache parfois dans mon sexe
et parfois dans mon cerveau.
Pourtant j’apprends la vérité improbable du bonheur,
le narcotique du plaisir.
Je ne sais merci qui;
je n’enfouirai plus la vérité dans le suaire des 4 lettres
D-I-E-U.
Je suis bien content mesdames messieurs et vive le bien-être.
Vive l’aise.

Encore tenter de décrire l’indicible anxiété :
un effondrement intérieur, des sables mouvants organiques,
un fantôme dans la maison.
Un âtre froid.
Un rétrécissement de la sensibilité, une condensation des nerfs.
Une peur sourde, qui pousse en avant, toujours plus loin,
la gravité d’un ailleurs inaccessible.
Une agonie sans gisant.

Tant que les pétales de fleurs et les fruits seront mes amis,
j’aurai accès au bonheur.

Je n’aime pas avoir à me nourrir d’absences et de départ.
Las, la communion humaine, les rapports humains exposent à cela :
Une absence, une rencontre, un départ-séparation.
Ne pas se laisser choir dans la tristesse ou la mélancolie.

Des pieds, des pas, des allées, des venues.
Pièces vides ou peuplées de rien.
Un ici qui s’étire en quête d’un quelqu’un.
Déambule, incertain, presque velléitaire de l’indispensable.
Contact plus loin, plus près plus audacieux et plus convenus.
J’évolue dans un rien animé de souffles barbiturés.
Permissions, restrictions, régression limite scolaire.
Une faim qui me dépose une ceinture de graisse sur les lombes.
Un vendredi pour aujourd’hui,
toujours ce neuf que l’on rhabille
sans vouloir avouer qu’hier n’a en somme jamais existé
ailleurs que dans notre impuissance.
Mais tout cela écrit est encore frime,
déclarations incantatoires et ostentatoires.
Parce que le bien-être ne hurle pas,
nous divaguons en marmonades pitoyables qui devraient nous faire rire
si nous avions l’honnêteté de notre vie.
Je suis un cheval sans cavalier
qui participe à la grande course vers la haie.
Je suis un coq que la basse-cour réveille.
Je suis un éveil qui cligne de l’âme
et je vous emmerde d’amour mal repu.

NOUS ou pamphlets amoureux.

Oui je suis un humain.
Un de ces êtres perdus en eux-mêmes.
Un de ces vendeurs de gratuité, acquéreurs d’inanité.

Dans quoi affiner mon Amour des scories de la haine ?

Somme toute, le passé a le goût de nos artères.

La Vérité c’est ce qui ne vieillit pas.

J’adore VIVRE. Que vous dire de plus ?
Je suis amoureux de ce volcan dans mon abdomen,
de tous ces décors et protagonistes autour de moi.
Amoureux ? Je le suis.

Je cherche la foule car elle recèle l’imprévisible.

Des sourires pour imprécations
et des corps nus pour une libido morbide;
la publicité est une subversive prostituée.

Je me suis coûté cher…

Tu imagines cacher ta fragrance d’âme
sous des paroles obséquieuses,
empesées de sagesse sentencieuse,
mais tu ne fais que fuir ton véritable objectif :
trouver quelque chose à écrire.
Quelque chose digne d’intérêt.
Pas si simple…

Qu’est-ce qui est essentiel dans cette vie ?
Donner du bonheur à autrui, et à soi.
Donner du bonheur.

Je parie que la Mort a les lèvres fraîches.

Je suis le rôdeur du bonheur; maraudeur d’extase.

Pauvres poètes : parler de l’Amour avec la mort en haleine…
Que nenni ! Avec l’haleine de vie !

IVRE de moi-même.
Etre à jeun ? Le dégrisement viendra.

La perfection est épicée d’erreurs.

Ca s’enfile et ça défile et ça ne tient qu’à un fil…

C’est la nuit que je trouve à la colonne Vendôme
toute sa puissance incantatoire de monolithe manufacturé.

Sarabande de faits et de mots pour petit moi saltimbanque.
Non : encore esbroufe de nanti ruiné de soi-même.

Pauvre marin égaré
Au long cours de la solitude
Pour moi ton visage
Se fait doux rivage.

L’Opéra des ombres…

J’ai un instinct d’ange heureux.
Je me lasse vite des appâts rances.

Les damnés du bonheur.
La fêlure du coeur.
L’anespoir ou le crépuscule résolu.

De par ma myopie
je ne vois bien que ce que je peux embrasser.
C’est amusant.

J’émonde l’immonde pour être en phase avec l’onde du monde.

J’inscris des mots.
Autant de traces.
Des lettres, des signes.
Nécessairement des souvenirs :
tout évolue.
Je n’ai plus rien à dire car le début est perpétuel et partout.
Sûr qu’il a fallu une mort,
une fin pour que tout cela commence.
Boucle.
Spirale plutôt.
Spirale.

Dieu est Femme.

Une bise viscérale.

Le ciel est invincible.

De nouveau rôde l’angoisse-anxiété
comme un requin dans mes viscères.

Nul ne sait d’où vient le Vent
(le Vent Cosmique, l’Elan Universel)
ni ce qu’il est…

La fulgurance d’une fleur tombée sur le bitume.

Toujours la solitude qui me hante et m’étreint,
et ma curiosité, comme palimpseste de remède,
en compagne fidèle.

le livre de la peur

L’amicale des contrevenants.

DSC01885

 

Peu m’importe le trou :
donnez-moi les bords.

Je suis un indéfectible heureux.

Ainsi : j’aime le « rituel » quotidien du retour
à la maison par transports en commun.
Toute cette grande transhumance
des humains franciliens,
qui semblent trop souvent rivaliser
de morosité et d’humeur maussade…

Simple et heureux.
Bonheur simple…Simple bonheur.

Avec de-ci de-là
les échos funestes de mon an-espoir,
je longe la colère, frôle la haine,
mais animé de ma résolution résignée
– ou bien serait-ce ma résignation résolue ? –
je poursuis ma dérive de la vérité continue.

Je suis une aire spatio-temporelle
qui va de l’avant,
et et est constituée d’hier et aujourd’hui.
Au-delà, que ce soit hier je ne sais plus,
ou demain je ne sais pas.

Ecrire un roman dont le héros s’appelle : Cendres.

Un homme libre c’est un homme qui choisit ses limites.

Fus-je un démon aux ailes de Paradis ?

Je sais davantage
ce que je ne suis pas que ce que je suis.

Humains d’Amour égarés

Les Jambes des Femmes sont les piliers du Ciel.

Dieu a froid.
L’Amour humain le réchauffe.

Nous voyons Dieu en FACES.

La perfection n’est pas complète.

La Vérité se perfectionne…
Le point NECESSITE.

L’Homme solide la Femme

La vue pénis, l’ouïe vagin.

Oubli.

Où commence la chair ?

Arrêter de chercher la phrase fatale.

L’Humour de la mort.

Amour, Amour :réponds quand on t’appelle.

Elle aurait pu aimer le pire.

Où aller ? Là où tu me manques

Mais Dieu non plus veut qu’on l’oublie.
Alors il écrit un poème en espérant qu’on n’oubliera pas l’Amour :
le Monde.

L’Humain est l’asymptote de la fonction Dieu.

 

DSC00121

 

Flûte, perle et encore.
Ris sur mes pas soeur tandis que j’escorte tes tressautements.
J’aligne supports, portes et m’emporte le devant des aventures.
Fouir plutôt que fuir,
aimer amer pour rincer ce qu’il nous reste.

Le reflet de la lune sur l’aile noire de l’avion.

J’assiste à un orage par-dessus les nuages.

Etre, Avoir, Présence !…Tu manges déjà tes oreilles…

La Peine qui mourait de l’Amour.

le moine et le bourreau

Le corps va jusqu’au sang.
L’esprit jusqu’au rêve.

Vietnam lentement opiniâtre…

La peur appelle le souffle,

Mentir et voler, toujours le couple « infernal ».

Sucré ou salé, la soif de vivre.

Hirondelle.

La mélancolie est le rire de la haine.
Le rire est le cri de l’amour.

Le rire est la provocation de l’Amour.

« My friend, boum boum madame Vietnam ? »

debout les mains derrière la tête penchée, furtive merveille.

L’Amour…L’Amour est la LIMITE de la LIBERTE.

Le Rire pour seul discours ?…

Le laps…

Pourquoi la colère ?

La Classe, intelligence du ridicule ?

 

DSC02470

 

La vie humaine…
virtualité fatale.

Entre vocation
et croque-au-sel.
Courroucés, courroucés.

Le problème avec la drogue c’est qu’elle est :
une amie qui vous veut du mal
et une ennemie qui vous veut du bien.

Quelque horizon espiègle que j’allais chercher
au coin d’un décolleté courtois…
Loquace était mon âme, et prodigue en soupir exaltés.
Mais il s’agit de redresser l’axe de mes penchants
et perdurer dans la voie souple de la Vérité.

Encore errer. Errer.
Errance.
Mû par cette claudication de l’âme.
Agité, instabilisé, par la sournoiserie de mon esprit bâtard,
déchiré entre la servilité d’une sagesse polie et policée
et l’alerte effronterie du n’importe quoi.

C’est un dimanche gris d’août,
où le jazz sauve les âmes.
Le grand prêtre se nomme : Charlie MINGUS.

J’écoute « Charlie Mingus plays piano »
en dégustant certaines de mes photos esthétiques…
Je jouis.
Allongé sur mon lit,
avec la folle détermination de la mollesse abandonnée.
Suavité…

Tout le jour, tous LES jours, TOUTE MA VIE, je tends…
vers le sommeil.

Le but et le sens de la vie ? Etre continuellement le plus utilement présent possible.

Quand je l’entends chanter
j’ai l’impression qu’on cherche à me badigeonner de margarine rance.

La guêpe, pour l’acuité de sa haine.
La certitude vague d’un ressac féminin,
titille, flatte, frelate et se relate
sur mes naseaux incandescents d’indécence.
Ou l’inverse.
Je saigne des possibles, j’essème mes inutiles,
tente de les circonscrire, dans un phonème.
J’aimerais être le proverbe de mon âme,
le précepte sans échec pour mieux rire.
Rire, rire pour retrouver la saveur du placenta,
l’intimité d’un autre fluide.

Fille j’ai bifurqué il y a trop longtemps.

Trop de pas assez et suffisamment de manque –
juste ce qu’il faut de déplacé…
secouez vigoureusement, langoureusement
(aussi) dans le shaker de l’échec.

Je m’essuie à répétition, me rince sans relâche.

J’ai de l’amertume plein les fibres,
et même mon miel fait frissonner.

Je voue mon âme et tu me dames.
Non j’encore après.

C’est pas de l’amour c’est du latex !

Les serres du doute m’invitent à leur étreinte constrictrice,
une plongée dans les abîmes venimeux de la langueur,
les abysses moribonds de la mélancolie.

Bref, chacun de mes résolus battements de coeur est un bond
alerte, vif, enjoué et déterminé
par dessus le suintement putride de la haine à la fièvre glacée.

La Vie est une farceuse.
La mort a un goût d’âme camphrée.

Je suis l’anableps des bas-fonds.

Les perfections somnambules.

Un jour où l’on n’a pas ri est un jour méconnu.

Vivre sensuel et sans cible.

Mon bonheur n’a pas d’écho.
C’est cela la solitude.
Est-ce un mal ?
L’humain vit de brisures,
a besoin de la chute
pour se sentir grand,
et mourir pour se savoir vivant.

Chacun joue à ronger son bonheur concret
avec l’acide d’un idéal inaccessible car illusoire.
Autre chose, ailleurs, autrement,
c’est la ligne d’horizon de tout humain –
qui leur fait oublier le miracle sous leurs pieds,
dans leurs mains.
Cette part de divin qui les ronge.
L’humain meurt d’être Dieu.

S’il te plait, femme, fais un effort :
je veux un accueil, pas un écueil.

Vivre : le bonheur qui fait pleurer…le malheur qui fait rire.

Le passé n’existe pas.

La Vérité est l’idiome de Dieu.

c’est l’oeiI du géomètre qui bande.

Ne pas faire de la quête éthique une étiquette…

 

DSC00065

 

Docte ignorance…

Parmi un tas de faux jetons
c’est le vrai qui paraît faux…

Un instant de violence.
Un instant de violence pure,
totale, absolue.
Juste une fois.
Jusqu’à en mourir.

Schizophrène ipséité…Je rigole ailleurs…
de mon rictus-cactus d’ici.

L’odeur de son regard…
et le son de sa peau.

Il est toujours plus tard.

 

DSC01411

De l’arrangement subtil
de quelques cheveux sur le front.

Ma vie est l’histoire d’un freinage.
Des tombeaux ouverts de la folie
au tombeau fermé de la sagesse.

Quelque chose,
quelque part,
pour m’y répandre…

J’ai encore du monstre plein les veines.
C’est le requin qui rôde
derrière chacune de mes dents,
la tarentule au fond des yeux
et l’aspic dans le cœur.

Les humains…
Leur amour est une envie,
un appétit,
leur admiration une girouette,
leur amitié un contrat strangulateur
(résiliable et conjoncturel)
et leur fidélité un non-sens organique,
une incapacité pulpeuse.

Reste qu’il n’y a qu’eux
pour vraiment animer ce monde,
lui donner du goût;
mais…
quelle convulsive et tortueuse amertume…

La Vie, la Voie ?
Inspir-Expir –

Le monde n’est peut-être pas dual
mais il risque d’être duel
si nous n’y prenons garde…

Ce que nous sommes ?…
Mais mon ami, nous sommes la mort de Dieu.

j’irai au bout de mon éveil…

Toujours je ne connais pas,
mais encore : j’adore.

Le corps :
intermédiaire entre Dieu…
et le néant.

Renoir : le pragmatisme velouté

La vie : se répandre en une apocalypse de douceur.

Je ne « m’occupe » pas, je VIS.

L’impression que le bouton des urinoirs
me connaît mieux que quiconque.

Nous sommes tous et toutes des prostituées
et l’Etat est notre maquereau.

Ne crois rien, mec.
Sache et agis,
ou alors ignore et cherche.

Fini respire,
fini inspir et fini expir.
Finies visions et finis oiseaux.
Finis enfants et finis repas.
Finie désaltération et finis mouvements…
Voilà la mort.
Finis contacts !

Apprend, tu sauras prévoir,
mais la règle première est :
l’imprévu.

 

DSC01020

Etre le frère de l’araignée.
Haïe pour sa beauté inacceptable;
l’intelligence de son intolérable esthétisme.

tout faire pour que la mort ne me prenne pas vivant.
Tu parles ! Cette vie c’est la mort qui s’amuse.

Les fleurs tombées au sol,
petits soldats de la Beauté
abattus et laissés pour compte
sur le champ de bataille de l’hystérie urbaine.

Le « oui » s’adresse au vivant,
le « non » à la vie.

Le savoir sans pouvoir est inutile,
le pouvoir sans savoir est dangereux…

des milliards de vies que nous n’aurons pas…

Combien de personnes sur cette terre
continuent de vivre
parce qu’elles n’ont pas le courage de mourir ?

Fidèle comme la soif.
Sur le côté gauche du bonheur.

Haïr la vie pour ce qu’on l’aime…?

DSC02078

 

Lorsque je vais pour pénétrer une femme, je suis au bord d’elle.

Il faut que j’arrête de penser
à la grimace après le sourire,
la griffe après la caresse.

A quelques encâblures d’une folie apaisante,
j’hésite à carguer les voiles de l’abandon.
Une déroute dans cet océan de sombre lumière et pâles ténèbres.

Esthète idéaliste, amoureux d’absolu.

La Vie : jeu de dupes, où l’Amour est un as.

J’aimerais bien être une bonne carte dans la main de Dieu,
lors de la partie finale qui l’opposera à Satan.

Le sel est au beurre ce que le miel est à la tartine.

Le problème dans cette vie
c’est que vacuité rime avec acuité.

C’est pas parce qu’elle a des attraits et atours
qu’il faut faire arrêt ou détour.

L’humeur c’est la couleur du regard que l’on porte sur la vie.

Ma chair, vos désirs sont désordre…

Une des meilleures façons de découvrir la haine ?
Chercher l’Amour.

Débordement.

On ne se lasse de rien…
Sinon de la douleur…

Hélas…encore du goût pour le plaisir FIEVREUX de la haine…

Peut-être que le goût de la liberté
c’est…la tentation…
aux forts relents d’interdit.

Je sais, j’ai trouvé
Mais j’ai encore le goût
De l’éjaculation bafoueuse
Le spasme transgresseur
A convulsions nihilistes.
Je m’absous au vice
Je m’épanche retors
En animant la faiblesse
Avec ma haine avortée
Cynique hautaine et méprisante.
Je me rince dans l’autre.
Je vis ma mort c’est sûr.
La liberté par tentation
On vit ce que l’on est
On vit ce que l’on aime
Et l’on aime parfois se haïr
Quelles sont les lois
de la jouissance ?

Effondrement et explosion.
Effondrement…

On n’est pas innocent dans les rêves
car il n’y a pas de rêves innocents…

La haine à fleur de peau
Le rictus au coeur
Et la caresse au coin des crocs
Je sursite sur un banc
Alternance de brise et tempête
Crépuscule d’une heure
Aube de l’ombre
L’avance m’a échoué là
Jusqu’au prochain ressac
Frémir le minéral
A fond de souffle
au bord du sang
Silhouette lumière poussière
Un chapeau sur un ange
canotier céleste douceur
Une main qui replace un slip
Le doigt sous l’élastique
La grâce en peu de mots
Viellir est une vitesse
Des chaises pour le Temps
Des arbres pour l’espace
Et nous par là, parfois
Sourire…

Les adultes ?
des enfants qui ne savent plus s’amuser.

Des moments où l’existence jubile
au creux de notre sein, c’est cela le bonheur.

Est-ce Judas qui a cru s’y fier ?

la vie est un tarot de dupes où l’Amour est l’Excuse.

Quand on met la barre trop haut,
on se la prend dans la figure.

Tu as la beauté d’une feuille d’automne
et tes formes ont la plénitude des fruits de l’été.

Je ne m’abandonnerai pas au joug
de quelques langueurs résignées et palliatives
qu’on nous exhibe complaisamment
en lieu et guise d’Amour.
Je n’ai pas l’outrecuidance
de vos compromissions saumâtres.
Je préfère l’aridité salée de l’unique solitude.
La langue bafouée de mon coeur gonflera
sans honte ni vergogne, d’autant qu’elle saura se délecter
du suave venin de la réalité.

parfois nos vérités sont des erreurs.

 

DSC01880

 

1h50.
Le bonheur peut parfois être simple comme…
Se raser en écoutant du jazz.
Wilkinson et Parker : alchimie parfaite.
Davis Gillette, équation du bonheur ?

Are you sinking like a ship,
or thinking like a sheep ?

Ce que tu nous fais en peinture c’est du Bacon…
sans les oeufs.

Deux grosses têtes sous un même toit finissent par se faire des bosses.

Il était bientôt 5h00 du matin
et il y avait déjà et encore
des gens en train de discuter
autour d’une table à l’intérieur,
tandis que des oiseaux chantaient à l’extérieur.
Rien que pour çà la vie mérite d’exister et vaut le coup.

Life is God’s dope.
La Vie est la drogue de Dieu…
et…nous sommes ses dealers ? ?

La vie est la meilleure des thérapies.
La preuve en est qu’après on n’est plus jamais malade…

Faire des enfants…
Le comble de l’altruisme ?

Je ne prie pas rarement. Ma vie est ma prière.

Les humains sont les alchimistes du miracle ;
capables de transmuter leur enfer en Paradis.
La Vie !…

Ne serait-ce que pour les rires des enfants, ce monde mérite et vaut la peine d’exister.

Tristes rêveurs
ou joyeux cauchemardeurs ?

L’humanité c’est l’Infini morcelé.

Un adulte c’est un enfant qui se prend au sérieux.

Nous ! Les horloges saignantes…

Je suis dans la position de l’homme
qui a gravi l’escalier menant à la liberté absolue
et qui s’est arrêté à l’avant-dernière marche.
Son corps, trop lourd, trop alourdissant,
l’empêche d’aller plus haut
mais son regard se porte au sommet.
Son esprit voit, connaît et voudrait aller au bout,
mais son corps le laisse écrasé en dessous, en deçà…
trop loin.
Les yeux rivés sur l’absolu,
coincé dans le « presque »,
il est en fin de compte encore moins libre
qu’à son départ en bas de l’escalier.
Et il n’est pas question de redescendre.

Pauvre poésie !
On n’en finit pas de mutiler et outrager ton malheureux cadavre.
Putrescence et déréliction sont tes derniers élans.
Soyons lucides et honnêtes :
Rimbaud fut ton bourreau,
et les surréalistes (« ! ») tes fossoyeurs.

Pour le miracle des pieds nus
d’une fillette courant dans l’herbe ensoleillée,
on s’échapperait du Paradis.

Le temps passe vite.
On ne trouve déjà plus de nèfles
et je n’en ai pas mangé une seule.

Ma vie est un enfer. Mais je préfère un enfer choisi à un paradis imposé

Comment être sage dans ce monde
dont chaque élément est une apostrophe impérieuse de la folie ?

La ténèbre est l’ombre nécessaire à l’esprit
pour supporter la crudité de la lumière.

 

DSC02128

Suivre un chat noir
Dans le trou des Halles
Pour arriver à un bar
Où le jazz s’encorde
Et les âmes s’accordent.

La Vérité humble et légère
Plus qu’une mousse sur la bière
En milieux et intérieurs
Croisée des apparences
Ou abouties simulations
S’épanche en vigilances
Carnassières et acérées.
La nudité pour étendard
Rallions le panache velouté
de la chair.

Le rire interdit est-il le seul authentique ?

Plaisir crû hanté
Douleur cruantée

Cherche-toi une autre blessure ;
c’est pas moi qui te ferais mal.

J’ai cru à cru
que Dieu – la célèbre hypothèse –
te donnerait à moi, et me donnerait à toi.
Mais rien. Le néant.
Le néant et ses scrupules de vertiges.

à cause du sexe les adultes errent…

Dieu n’est pas un refuge contre la mort,
mais une ouverture sur la vie.

Il faut parler l’Amour.

L’avis des saints et leurs auréoles.
La vie des seins et leurs aréoles.
Une chaussure fleurie de femme dans une vitrine,
une remontée de soutien-gorge noir…
Que cherche-t-on dans la vie ?
Qu’est-ce que l’émotion ?
L’Eveil, nous cherchons l’Eveil Extatique et Eternel…
ou fatal.

MELPOMENE : muse de la Tragédie.
Son nom signifie « celle qui est mélodieuse »…
Elle était initialement la muse du chant.

On est libre jusqu’au besoin.

Le diable me dirait… »Je suis tout ce que tu n’as pas le droit ».

Le monde et sa farouche candeur.
La vie et sa candide fureur.

Je vous ai prêté le temps, l’espace et leur intersection : le corps. Qu’en avez-vous fait ?
Je vous ai également prêté l’amour et la vie, que LEUR avez-vous fait ?
Ainsi je me suis présenté à vous, que m’avez-vous fait ?

Va-t’en, toi et ton cancer psychologique !

Les enfants peuvent tout connaître instantanément, parce qu’ils ne savent rien.

Le Temps c’est une petite fille qui disparaît au coin d’une rue.

Je suis une clef, qui n’a pas encore trouvé la serrure qui lui correspond, afin qu’ensemble nous ouvrions la porte de l’Amour qui donne sur le Royaume du Bonheur.

Le péché me manque…

DSC00364

 

Notre coeur peut être si ténébreux,
que nous ferions de l’éternité
un écoulement infini de larmes froides,
transformant nos veines en caniveaux banquisaires,
nos souffles en blizzards de cruautés
– prisons dont l’habitude ne serait que le premier verrou.

J’aime jouer avec le mal.
Frôler les frontières interdites.
Sentir, cette impression d’avoir une braise
plus ou moins grosse au niveau de l’estomac
et de laisser les objets de tentation souffler dessus
pour aviver l’incandescence,
et maîtriser le tout (sans en avoir l’air)
juste assez pour éviter l’embrasement total
de mon corps et de ma pensée.
Voilà ce que…j’aimAIS !
Voilà ce que je ne dois plus aimer.

Ce qui coûte le + cher dans un monde de mensonge ?
La Vérité, bien entendu.

Monsieur, je n’ai d’autre engagement que d’être libre !

Une curiosité ;
peut-être une envie,
un caprice, bref :
une femme.

Ah !…nous qui sommes tous et toutes des étoiles…
Si notre mort pouvait être un flamboyant coucher de soleil…

Tout çà c’est pisser dans la brume.

Le poète est un fou qui apprivoise la beauté.
Le poète est un fauve qui amadoue la beauté.

 

DSC00086

 

La timidité est la paresse de l’orgueil.

La Vie est une Farce, mais on ne sait pas rire.

A force de pas manquer d’air, ils finiraient par en faire manquer les autres.

Savoir que je vais t’appeler ce soir,
me met les tripes dans un feu de glace.
L’impression d’avoir avalé un papillon de cristal.
A l’idée de t’appeler, j’ai des cloches dans le ventre.
J’ai le sang qui tintinnabule.

A côté de toi
j’ai l’impression d’être une tornade
qui voudrait embrasser une flammèche ;
une vague rôdant autour d’une étincelle.
J’ai l’impression d’avoir une fougue volcanique
pour ta fragilité de givre.
J’avais envie de te sauter dessus ;
de te toucher presqu’à t’en donner des coups de poing.
Envie de tout casser sauf toi,
et pourtant l’impression que tout est indestructible,
et toi seule plus fragile qu’un premier flocon.

Ô ma plus belle des femmes.

L’humour c’est le manche plus aiguisé que la lame.

La feuille de coriandre a le goût…
de l’adolescence.

Si je devais choisir la saison pour mourir
je choisirais…le Printemps.

L’Automne…
Les hommes et les femmes : la fanfare et la parade.

Le Vice.

Locataires de la vie, ou propriétaire de la mort ?

Cannelle s’adressant à Gingembre :
Tu sais tricher mon nu.
Déploie (pour moi) ta baguette magique
Ô Merlin de mes entrailles
Enchanteur de mes profondeurs
(Redresse ton bâton)
Ton pénis tend mon pénitent
(Et) viens en pèlerinage
Sur mes terres sucrées.

Serti d’émoi, serti de mon émoi
Moitié moi – moite émoi.

Non seulement la vie n’est pas un jeu,
mais en plus,
tu n’as pas intérêt à rester sur la touche.

Polaris la Femme Prisme.
Elle me sussure : je t’engorge.

Le problème c’est que c’est la tragédie qui doit nous apprendre à rire.
L’horreur est notre instructeur pour la vocation de clown.

Face à l’immensité de l’espace, l’esprit ça sert d’os…Ah ah ah.
Dans la chair de l’acte, le Souffle ça sert d’os. Hi hi hi…

Leurs ricanements grincent la mort.

Célèbre dicton :
La sagesse ? Poil aux fesses…
La connaissance ? Poil à la panse…
Et Dieu ? Poil aux yeux ?

Bangkok la désordonnée, Bangkok la « survivreuse ».
Bangkok l’inextinguible.
Mon âme se transvase, via la mousson, des cieux aux caniveaux,
et tranquille se disperse ou s’évacue, c’est au choix,
au long des artères, veines et autres capillaires d’asphaltes.
Je me dépose fondamentalement sur les marches d’un autre temple bouddhique
et à chaque goutte supplémentaire s’affaisse davantage mon inclination
pour cette fosse ingénue de sable, pierre et ciment.

Et de nouveau se pose l’interrogation
Dieu est-il grave ? Jésus est-il sinistre ?
La sagesse a-t-elle le goût faisandé de la moribonde mélancolie ?
Qu’est-ce que la joie, et où se trouve-t-elle ?
Dans l’insouciance ?
Mais l’insouciance mène à l’inconséquence qui entraîne l’injustice.
Justement, tiens, la joie n’aurait-elle pas quelque lien mystérieux avec la justice ?

Le bonheur c’est partager l’amour.

C’est quand tu te places hors du monde, que tu n’es pas à ta place.

« L’ennui avec le commencement
c’est qu’on y est rarement préparé.
Pour moi je pense pouvoir dire que
tout a débuté le jour de mon départ en Tanzanie ».

La beauté (la Grâce) est aux enfants
ce que l’eau est aux nuages :
leur nature essentielle.

L’Océan : cette frontière entre l’angoisse et la sérénité absolues.

Derrière l’océan
Un château de nuages
Au donjon de soleil.
Forteresse d’eau et de lumière.

Ô Femme
Ami agile, amant fragile…

L’œil jamais ne débande…

 

DSC09765

 

Les Aboutis…

Vérité cherchée : Amour trouvé.

L’osmose; être en phase,
être la fibre de l’Instant : dans la Réalité.

J’ai tellement été un bourreau
ignorant qu’il était sa propre victime !…

Il ne suffit pas d’être un humanoïde,
il s’agit d’être un HUMAIN.

Il n’y a qu’une seule culpabilité face à la vie : l’accepter.

Par la Vie, pour la Vie !

ELIMINE LES ECHARDES DE TA VIE !

Le temps est séparation.

Ne faut-il pas laisser son mystère à la beauté ?

Il y a tout ce qu’on ne dira pas,
ce qu’on n’écrira pas…
tout ce qu’on ne verra ni n’entendra :
il y a la Vérité Ultime;
et toutes nos imperfections qui la définissent.

La Vérité est-elle que la beauté est faible
et la puissance (méchante ?) cruelle ?
Donc la beauté seule ne peut pas faire,
et la puissance seule fait mal.

Je sais…que j’apprends.

COMPLETER la femme

Corps de boue pour âme debout.
Corps debout pour âme de boue.

Plutôt que poète, je suis prosateur concis.
Un prosateur aphorique et adepte-amoureux du rythme.

Je suis déjà en retard

Je suis en proie à la certitude ?

Ni croire ni espérer ni attendre : SATISFAIRE.

Respecte tout le monde, ne crains personne.

La vie est un phénomène duel, et comme beaucoup de duel cela risque de se conclure par au moins un mort…

Le pasteur avait un nom de chat.
Nous lui avons pardonné jusqu’au piège.

Le vice c’est un certain goût de la liberté.
Ou le goût d’une certaine liberté.

L’artiste est un chasseur.
Il traque la beauté, sous toutes ses formes,
quitte à la produire par lui-même.
Très souvent avec le fantasme altier de vouloir l’immortaliser.
L’artiste peut ainsi devenir le taxidermiste de la Beauté.

Si je devais me définir, je dirais que je suis un goût.
Une saveur. Je suis une saveur.

Je veux être un ouvrier de l’Amour.

Le travail c’est la guerre intelligente. La lutte sainte.

L’Amour c’est la beauté de la Puissance dans la puissance de la Beauté.

Je ne suis pas un sportif mais je pratique beaucoup les bars parallèles…

Et alors ?! On est tous à vif, c’est pour çà qu’on meurt.

Vive la vie !…architecture de la Vérité.

Titre pour un livre : « N’oubliez pas de vous réveiller en partant ».

Je me satisfais de ces contacts brefs et superficiels.
A la limite de l’énervement, en marge de l’excitation.

Je l’ai déjà écrit ailleurs, mais :
la perfection est un chat ;
si je pouvais n’être qu’une souris…

le bruit d’une petite cuillère qu’on met dans un bol…

Si je ne peux avoir mon idéal, qu’au moins je le sois.

Elle cache sa fragilité avec courage, énergie et classe,
qui lui confèrent une vraie dignité.

L’art est une manière à la fois directe et détournée
de prouver que les humains ne sont pas tous égaux…

Chaque humain a 2 yeux : un pour l’Agneau, l’autre pour le Loup.
Un pour la proie, un pour le Fauve –

Prenez tous la claque et mangez !

On décide alors de n’avoir aucune limite
car on a appris que la vie nous en donnerait suffisamment,
dont une infranchissable.

De toute manière, les contraintes on n’a rien trouvé de mieux
pour faire se révéler les potentialités humaines.

Un père sévère : persévère.
Impair sévère : persévère.

Ce monde c’est l’Amour tel qu’il peut vivre en fonction des égos.

Chaque matin, les rivières des bus
viennent grossir d’alluvions humains
les fleuves des trains, qui à leur tour se déversent
par les deltas des gares dans l’océan parisien ;
le métro et ses lignes constituant les différents courants
qui animent l’immense fluide vivant.

Faire l’Amour : du plus éloigné vers le plus loin.

La loi !…
La loi c’est l’Autre.

 

DSC01654

Toutes les routes finissent à la mer.

Il n’y a qu’une laideur : la méchanceté.

Je vous parle du présent, cet éternel recommencé.

Titre : « Tout là-haut sous nos pieds »

J’écris à l’imparfait du subjectif.

Encore est le vin d’éternité.

Je cherche une femme pour trouver un nom à ma solitude.

On ne prend qu’une fois un coup de vieux :
quand les enfants se mettent à vous dire « monsieur ».
C’est çà vieillir : devenir un monsieur, ou une madame,
pour les enfants.

Le secret du bonheur c’est de savoir dire « oui ». Le secret de la sagesse c’est de savoir dire « non »

Tous les gens sont beaux mais ne savent pas forcément l’être.

Le plus drôle dans notre histoire
c’est qu’on ne peut jamais en raconter la fin.

Une guerre n’est bonne que quand elle est finie.

Je préfère courir un idéal que tenir une résignation.

Soit on suit soit on fait suivre.

WC avec vue sur l’amer

Quand tu cueilles des prunes, ne pense pas aux confitures

Danse sur le Temps, chante dans l’Espace…

Je me demande si Dieu sait ce que je vais faire

Vive la boue !

Nous sommes un départ,
COMMENCEMENT.

 

DSC00818

 

L’aisselle droite n’a pas la même odeur que l’aisselle gauche.
Je préfère la droite…
Quoique…

Quand je la vois je grandis…

Je rève d’orgasmes telluriques,
d’éruptions solaires, de projections océanes.
Non de crachats mesquins
concluant des secousses fébriles.
Des étreintes à broyer le granit,
des fusions nucléaires,
des cris dignes d’une naissance universelle,
d’une explosion originelle et primordiale.
Et tout cela, nus dans la plaine,
sous le regard igné de l’implacable borgne céleste.
Mortels éveillés, quittant la nuit pour l’Oubli,
à l’aube du néant étreignons notre poussière,
debout dans la cendre.

Notre vie a un goût de jamais
et notre mort des accents de toujours.

L’humanité,
cette valeur insondable
qui procure la juste fierté d’être un animal
dit humain,
cette humanité n’a ni couleur ni son ni odeur.
Composante de la vérité,
elle est comme elle,
insaisissable
et comme elle inaltérable.

Abriter d’un sourire…

Attention à vos regards :
les yeux sont les doigts du coeur.

Entre croire et espérer
il y a, redoutable et fascinant,
séduisant, capricieux, malicieux,
séducteur : douter.

L’inspiration est épidermique
car lorsque je ne parviens pas à trouver
le mot exact,
j’ai l’impression d’avoir une épine dans la chair;
une écharde dans le bulbe.

Nous sommes les enfants du Jaillissement.

Le cerveau est le fruit gâté de la réalité
et le rêve la gâterie fruitée du cerveau.

Le suicide agresse le corps,
mais vise l ’âme.
C’est en cela qu’il est la plus grave des apostrophes
à Dieu.

Tant que c’est pas le malheur, c’est le bonheur.

Ma quête scripturaire ?
Arriver à trouver puis fixer les formules précises
qui se trouvent à l’intersection de l’idée et de l’émotion,
entre concept et frisson.
La sentence organique
ou la chair syntaxique.

Ne soyez pas cyniques, soignez clinique.

Virage dedans – la joie.

Lâche tes remords
et tiens tes promesses.

L’écriture est la sculpture absolue;
celle qui met en relief l’intérieur des êtres humains.
Ecrire pour manifester le secret,
en cela la littérature touche au sublime.

La différence entre ce que l’on voudrait être et ce que l’on est : voilà la faiblesse.

La pressure-réaliste…

Allons ! Un peu de coeur au ventre : la Vie sert aux viscères.
Diaprées.

La jeunesse n’est pas un statut chronologique
mais un constat existentiel !

Prier Dieu c’est l’insulter
et s’insulter soi-même.

Je quitte sans regret l’affreux domaine de la Haine.
Dans ce cloaque pétrifié j’ai croisé les yeux de l’iceberg.

Le temps, c’est le goût de la mort
que l’on savoure jusqu’à l’ultime nausée,
le dernier haut le coeur.

Le temps est la plus contraignante des libertés.

Maintenant que l’inutile est avoué, l’essentiel reste à faire ….

Suave misère.
Du pâle éclat de l’incertitude

La Vérité vieille et nue, personne ne l’invite à danser

Vieillir, ou l’esthétique du pire

J’aime les femmes, pour leur capacité à transformer la fragilité en force.

Peintre de ma vie,
j’ai le chagrin pastel et le souci fusain.
Plaisir acrylique je travaille l’huile du bonheur.

La vie : effroi extatique
et extase effroyable.

La frontière….jamais atteinte et constamment franchie

Par foi Eros tique…
et parfois Héros tiquent.

Un bilan, un constat, une forme d’exorcisme
pour d’anciens démons
qui, loin de me déchirer,
ont plutôt lissé les ailes de ma liberté.

Pas besoin de drogue,
je suis mon propre délire.

Le monde entier est Femme,
mais la femme n’est pas tout….
il y a l’homme – aussi.

Le présent est futur immédiat.

L’essentiel est ce que tu es, non ce que tu as. Vivre fait être avant d’avoir. Apprends à te satisfaire de toi-même.

J’aime la vie parce qu’on y est perdu.
Pourquoi j’aime être perdu ?
Pour deux raisons contradictoires.
Parce qu’alors on n’a plus que soi comme répère,
comme point de ralliement et d’attache.
Alors on se sent vivre.
Et au contraire,
parce que lorsque l’on est perdu, on n’existe plus.
A peine un détail dans la fresque mouvante du monde.
On se dilue et on se sent vraiment faire partie du monde.

Drapé de futur, le passé pour oreiller,
je m’endors au présent.
Réveil. Debout !

Pourquoi ne faudrait-il être que deux pour célébrer la chair ?

La nature sait, la nature fait,
la nature sait faire.

Il n’y a pas de chef puisqu’on obéit tous.

Elle danse comme une poupée
sur une petite musique.

Il ne me manque rien. Cela se passe.
Il suffit de s’assoir sur le bord du chemin
quand on est fatigué d’avoir progressé.

Arc en ciel, couronne céleste. Tiare divine.
J’aime l’arc en ciel, fils du Soleil et du nuage.
Enfant d’eau et lumière.
Je l’aime pour le trésor gratuit
de son impeccable beauté ,
de sa grâce inextinguible.

Savoir vivre c’est savoir user.

– Tu te donnes bonne conscience
– Pas du tout. C’est toi qui te laves les mains dans une eau pas propre.

La mémoire : où l’espace et le temps se confondent,
là quelque part dans le cerveau.

L’Autre belvédère :
l’haleine du Sphinx ou Conclusion ?
Bréviaire du superflu.

Ce que je sais c’est que l’on méconnaît le monde….

Une nouvelle : la nuit les statues du Louvre s’animent.
Une statue disparaîtra car mangée
sacrifiée à une autre.

Le monde c’est Dieu dans la boue.

L’idée de la peur qui ouvre…

 

aSC09997

 

Tout est trop grave pour s’en tirer par un rire.
Reste l’Amour et son mystère.
Savoir vivre c’est savoir manger sans laisser de reste;
et si possible arriver à partager avec autrui.

Que l’esquif de ton âme suive le vent,
avec ton coeur pour voile.
N’utilise l’ancre de l’esprit que lorsque tu veux t’arrêter.

Tous ces misérables croyants transis de peur,
ce n’est pas le Paradis qu’ils nous offrent,
c’est leur Enfer qu’ils nous imposent.

J’aime cette fille comme jamais j’ai aimé qui ou quoi que ce soit.
Elle est un second coeur pour moi. Le premier que je reconnaisse,
dont j’écoute chaque battement, attentif à chaque pulsation.
Rien n’est plus important qu’être allongé à ses côtés,
qu’elle me raconte sa vie, son corps.
Et quand elle s’offre à moi je suis le plus riche des hommes.
Elle m’est plus vitale que l’eau, plus précieuse que le pain
et je préfère étouffer plutôt que de manquer de son souffle.

Je suis le Temps : Celui qui hante la Vie pour exorciser la Mort.
Saluez mes 2 hérauts, dans l’ordre du soleil :
à ma droite Déjà, à ma gauche Bientôt.

J’érecte où d’autres éructent.

La seule unité de temps valable et digne de ce nom,
est celle de la durée du spasme orgasmique.
L’instant entre 2 contractions : voilà l’unité…

Entre chance et échéance, reste la déchéance ?

J’ai été trop loin sur la voie solitaire.
Maintenant le monde est devant moi…
mais les femmes sont derrière.

Quand tu sais pas quoi faire : ris.

Je finirai de manger ma vie,
après y avoir planté les dents
du merveilleux défaut qu’est la gourmandise.

La drogue c’est l’enfance morbide…

Croire aide à vivre,
savoir : à mourir.

La vie s’écoule par la plaie du temps.

Le principe de la mémoire c’est d’être le corps de la sensibilité.
Le principe du souvenir c’est d’être une cicatrice.

La mémoire est un corps pour l’émotion
et le souvenir une cicatrice.

Je crois que je suis heureux
mais sans vouloir l’admettre,
parcequ’on nous inculque, de façon insidieuse,
l’insatisfaction.

Dernières paroles :
« Oh…je ne savais pas que le coeur bat si fort… »

Les peintres nous apprennent à regarder, pour voir,
et les musiciens à écouter pour entendre.
J’attends les artistes qui nous apprendront
à caresser pour toucher
et humer pour sentir.

Ces attitudes méticuleusement négligées,
désinvoltes avec application

Violence restreinte

Nous sommes les enfants du feu.
Les fils de la flamme.

Ce ne sont pas les enfants qui sont durs à élever :
c’est l’élévation qui est dure à enfanter.

J’entretiens avec la mort
les rapports de l’impuissant avec sa maîtresse :
sublime et sublimée.

Je me joue parfois le roi déchu
en quête de rédemption infernale.

Parfois je me place au-delà du cynisme :
dans l’offense désinvolte.

On chevauche l’éternité
jusqu’à ce qu’elle nous dépose
au jour de notre mort.

Je poserai sur tes lèvres
un baiser furtif léger et fragile :
la buée d’un souffle
sur une vitre ensoleillée.

J’aime l’humour de la corde qui se rompt
lors d’une tentative de suicide par pendaison.

La mort : la froide au manteau de larmes.

J’ai le cerveau avocat.

Amour, velour et compassion.

Ecouter son coeur, et lui donner la volonté pour destrier, et la discipline pour armure.

Soit il y a un Paradis, soit je suis en Enfer.

Mon âme se crie dans le miroir du coeur :
« Méfie-moi de toi ! »

 

DSC00058

 

La salle d’attente est pleine d’attente
et accessoirement de passagers.

Je n’abreuve plus ma haine
aux tétines putrescentes du désespoir.
Résonnons d’un immense rire
qui éclabousse les berges glissantes de la raison.
Que nos lèvres fécondent la Terre Promise du Sens.
Pour le reste, le silence sera notre ultime aveux.
Esquif du jour et ancre de la nuit,
la Vérité ne nous échouera
que sur les incontournables récifs du Temps.

Tant que je m’aimerai
j’aurai tous les prétextes réactionnels de me haïr.
Tant que je me haïrai
j’aurai toutes les ressources pour mourir.

Préparez plutôt de l’étoupe avec la corde que vous me destiniez.
Et ensemble réjouissons-nous au foyer de l’ignorance !

Dieu émit : « Débarrassez-moi de l’horreur ».
Le Diable dit : « D’accord mais paie-moi (quel sera mon salaire ?) »
Dieu dit : « Je te fais maître du monde éxutoire, maître-d’œuvre de la création »
Le Diable dit : « Oui mais ce n’est pas assez (suffisant pour moi) Je veux la liberté de choisir mon profit, mon dû »
Dieu dit : « Que veux-tu ? »
Le Diable dit : « Je veux la chair »
Dieu dit : « Non…(pas çà)
Le Diable dit : « Je veux les âmes »
Dieu dit : « Non »
Le Diable dit : « Alors garde tout. Je ne fais rien »
Dieu dit : « Tu peux prendre le désir »
Et le Diable s ‘en alla satisfait.

Il faut que la fleur meure pour donner le fruit.
Il faut que la graine meure pour que pousse l’arbre.

L’Amour ne combat pas, il désarme.

La mort, immatérielle, achète la vie à la matière.
Sa monnaie d’échange ? Le plaisir.

J’aime les concubins complices suspects et concupiscents.

20h49 : la nuit est tombée et personne pour la ramasser…

Quand la Terre a soif, les Hommes ont faim.

J’aime la peau
La poésie
Les vers de terre
L’éther amer

Soleil radieux !
Les obsessions meurent,
ou elles vous tuent.

Je rêve d’étreintes paroxystiques ;
d’émeutes fusionnelles…

Ecume je (ne) suis (qu’)écume,
ce qui compte (c’)est la vague qui me porte…

Entrant et sortant, à peine au souffle,
on me trouve au détour d’un acte,
une anecdote aussi éphémère qu’infidèle.
Mais je suis LA dans l’instant, et en tant que partie je suis le tout.
Ainsi, subrepticement, je suis Eternel.
De cendre et d’étincelle je suis l’Eternité.

En somme, c’est le cas de le dire,
le polythéisme, tant décrié, est plus optimiste
que le monothéisme qui clame l’éternité de la solitude.

Le monde est un théâtre pour l’Homme,
et l’Homme un théâtre pour l’Infini

C’est intéressant de ne parler qu’au présent.

Tu penses donc tu erres.

Que penser d’un monde qui a réussi à pousser Norma Jane BAKER au suicide ?

Etre…l’avocat des damnés…

J’accomplis rarement un acte moral avec un esprit vertueux.

J’ai les dents de l’amer plantées en l’âme de fond.

Pas besoin d’être le meilleur, il suffit d’être le bon.

J’aime la mort.
Il n’y a qu’elle qui puisse me satisfaire complètement.
Je sais ce que je cherche :
ce n’est ni une femme, ni de l’argent ni de la gloire.
Non, ce que je cherche c’est un REPAS ETERNEL.
Un assouvissement pérenne de ma faim existentielle.
Et seule la mort pourra me rassasier.

Mais !…je suis vécu ! ?

J’ai vu : des mains tenant tes morts…

L’art est fixation temporelle, cristallisation du Plaisir.

Profitant de mon trouble, elle me cherchait, me provoquait,
avec l’opiniâtreté d’une mouche sur une plaie…

Pauvre aveugle de naissance !
Ton handicap était indispensable
puisque tu es né cécité…

Je n’aurai plus de chagrin d’amour
mais j’ai encore l’amour du chagrin…

…plus seul qu’une balle dans un crâne suicidé.

 

DSC01433

 

Notre chance c’est l’imperfection.

Le rêve est la lumière de la nuit.

Je suis le fou du roi, la tangente est à moi.

Mettre un enfant au monde
c’est prêter la vie
et donner la mort…..

Il sera bâti par des traîtres !
La main tirant à l’encolure, vautrés dans l’aisance.
Grands connaisseurs.

Séparons-nous
avant que ce soit l’habitude, plus que l’amour,
qui nous fasse éclore côte à côte au matin.
Lorsque la vie, fidèle à elle-même,
s’évaporera solitaire de nos deux corps distincts,
nos ultimes souvenirs, à l’un comme à l’autre,
resplendiront de corps éclatants et vigoureux.
Oui, c’est sans amertume ni égoïsme que je te dis :
tu ne partageras pas mon agonie.

Je suis l’horloge des lettres et des mots
qui m’amènent à la frète ultime,
de guitare ou d’horloge.

Nous asservissons l’amour.

Un autre corridor ?
Non, un carrefour !

C’est à mourir de rire
mais je préfère rire de mourir.

Parfois, on serait tenté de penser
que la vie n’est qu’une suite de contrariétés infamantes.

Fongible l’humain ?
Non pas.

La vérité ne jouit que du mensonge ?
L’offense enfin réveille l’amorphe merveille ?

Je dis vague et surnage
au-dessus de ma cage,
comme une dague
sur le cordage de ma potence.
Là c’est une page blanche qui commence.

Notre existence quotidienne finit par bâtir
une gangue autour de notre sphère de perception
après nous ne voyons plus que le décor de nos habitudes.
Ainsi nous échappe le merveilleux….

Rêveries de postérieurs aussi immaculés qu’indécents.

Pour gagner la sève, les dents suffisent ;
pour gagner le sang, les crocs s’imposent.

Entre Dieu et l’animal : l’Homme.

Encore un rétréci du bulbe dilaté des glandes.

Il faut que la fleur meurt pour que le fruit naisse.

Tu peux te jouer de ton intelligence,
tu n’échapperas pas à ta folie.

 

DSC01373

 

Parti comme un fou dans les champs,
tu loues ton âme pour mourir un peu plus facilement.

Quelle voile lèvera-t-on pour émanciper la virginité ?

J’ai vu mes frères, statues de boue, emplis de fiel et de nectar.
J’ai vu les humains érigés Dieux pour l’éphémère.
J’ai vu mes soeurs, portes d’ici, issues de là, subir le monde sans un soupir.
J’ai vu mes mains, seules innocentes, livrer au coeur son impuissance.
J’ai vu mon âme faire face à Dieu, en étincelle pour cieux de glace.
J’ai vu ce que les autres ont vu, redécouvert à chaque instant.
J’ai vu la peur d’être un aveugle à cause d’un coeur trop imposant.
J’ai vu des bouches en flétrir d’autres pour le plaisir de la douleur.
J’ai vu la soif qui justifie, j’ai vu la faim qui accomplit.
J’ai vu que tout peut sembler beau, mais l’Essentiel est Au-delà.
Contact….Pour un autre monde : celui que vous êtes.

Enceintes du réel, révélez vos oubliettes !

L’homme : cet insoumis à lui-même…

Il est dans les choses, de l’indicible que tous perçoivent.
Quand la terre s’émet en brume, entre pierre et goutte,
l’oeil devient l’ultime huis de l’âme.

Les espions du futile s’acharnent
à inscrire sur support siliconés
les apparitions désordonnées du refus humain.
Les convenances divines universelles
ont trop longtemps comprimé nos pères;
les fils d’aujourd’hui explosent.
Et tant pis si l’hémoglobine est l’encre de la colère.
Les boucheries s’automatisent,
les abattoirs se raffinent,
alors les charniers se déplacent sur les trottoirs
et les champs font pousser la carne.
L’addition prend forme mais nul n’est solvable.

L’homme sans peur est le seul homme libre véritable.

Le coeur comprimé explosera
en débauches exhibitionnistes
et la candeur deviendra hargne.

On ne peut donner sans prendre ni construire sans détruire.

Tout est pour le mieux dans le pire des mondes,
car tout est pour le pire dans le meilleur des mondes.

 

DSC01802

 

Humains et singes…
Les plus primitifs ont les arbres,
les plus primaires des maisons.
Tout est stable.
Même le moindre mouvement semble
plus être le fait de l’esprit que de la matière.

Du rythme, du choc, de l’interaction,
du déroulement, du souffle : la Vie.
Laisser s’imprimer nos corps
sur la trame infime du vent,
qui va qui vient et n’est jamais vraiment.

Il court, elle court. Unis, loin de l’excès,
la gravité pour eux n’est plus fatalité.
La prairie est verte comme le ciel des roses.
Là-bas, à l’horizon que l’on se crée,
apparaît la silhouette du Lutin.
Chaque oiseau, telle une épice,
vient rehausser la saveur du spectacle dont nos yeux se délectent.
Enfin, frères et soeurs, nous savons jouir.
C’est avec la vraie joie,
pas celle qui fait du rire un alibi,
que nous nous apprêtons à une nouvelle élévation.

J’ouvre à l’espace les larges battants du bien et du mal.
Ligne hasardeuse sur fait offert;
ça va ça vient et l’on se perd.
Spectres câlins qui frôlent nos tentes.
Jaillissent les points pour des bouquets d’odeurs hantées.
On s’est trompé sur la beauté
et certes les globes sont les derniers
à savoir croire la capturer.
De l’un à l’autre elle est union,
déjà finie comme un frisson.
Comment voulez-vous qu’elle s’arrête
puisque c’est elle qui tout anime.

L’actualité me dépose là;

Couvrir l’explosion du « il y a »

On apprend vite mais on SAIT trop tard…

 

aSC09990

 

Maintenant s’éloigne progressivement pour entrer dans la mémoire.

Quand la pluie tombe et qu’on est sous les toits,
c’est le désarroi qui nous rassure,
c’est l’angoisse qui nous exalte;
et dans le son de chaque goutte distincte des autres
c’est l’écho de notre solitude que nous écoutons.

L’espoir : inepte abîme évanescent,
débiteur d’une aurore qui ne paraîtra jamais.

……car, hormis l’amour,
l’humour est tout ce qui reste à l’âme lucide
pour tenter d’éclairer les ténèbres de ce monde futile.

Vous savez, l’ordre : cette phase contraignante du désordre….

Froid comme le bistouri
et aigü comme la douleur,
je me mets à disséquer
le vif de nous autres.

On peut toujours dire « non »,
on ne peut pas toujours dire « oui ».

Oh il y a des soirs où l’on se perd
En une conjecture bizarre
Il y a des nuits où l’on se dit
Qu’il est déjà trop tard.
Au dessus de la plage
Les nuages.

La mort est la cerise sur le gâteau
et non le ver dans le fruit.

A force d’être tout le monde
t’es plus personne

La haine est électrique
L’amour est nucléaire

Si tu prends tu perds tout.
Si tu laisses tu gardes.

Enlevez la peur du monde et cherchez Dieu alors…
Hypocrites ! Leur Dieu est la peur et leur prophète la douleur.
Pourquoi l’instinct de survie
qui nous fait endurer l’existence
comme on s’enfonce dans les sables mouvants ?
Plus on s’agite, plus on s’enfonce.

Encore plus qu’à l’armée, s’interroger en religion c’est désobéir.

La beauté est prisonnière du crime
et les humains sont esthètes.

A force de nier ses adversaires on finit par approuver pire.

On se contente de peu
Quand on devient vieux
On apprend à apprécier
Ce qu’on va quitter

On apprend rien, on ne découvre rien.
On se reprend, on se recouvre.

Y’a rien à espérer, c’est pour çà que j’ai la foi.

Je ne conçois pas la vie autrement qu’une errance.
Nous sommes les témoins vivants de l’autopsie d’un meurtre.

On devient adulte quand soudain il fait frisquet sur les rêves d’enfant.

Nostalgie : absinthe des souvenirs.

La mémoire donne sa couleur au sang ?

Que faire d’autre qu’errer, mon frère ?
Construire quoi, alors que je me désagrège.
Espérer quoi, si mon souffle me fuit ?
Un jour, il ne reviendra plus
et alors j’aurai juste le temps de réaliser
que j’étais davantage cette parcelle d’espace
offerte et possédée par tous,
que ce corps qui en dépendait.

En quête de stabilité, d’équilibre,
je me rends dans le monde, l’observe, le subit,
puis revenant à moi-même
je comprends que toute valeur est vaine.
Plus beau est le fruit, plus laide sa pourrissure.
Alors, jetant mon amour au feu de deux cuisses,
un soir de fête, j’abandonne tout
au souvenir d’une étincelle extase à vie.
Depuis ce n’est que fuite et refus.

La femme Afrikaine est un trône d’or et d’airain,
sur lequel l’homme vit vautré et avachi.

Une voiture déglinguée, recouverte de l’âme d’une poussière d’âge et d’aventure.

Itinéraire de passage…..

Prière païenne.
Le revoilà ce chien humain.
Passager de l’existence, il file comme un remord parmi les âmes,
rabotant de ses pieds alourdis par les milles, le socle maternel.
Suspendu à son souffle,
il erre sans but,
faisant de sa vie même, une offense à la morale laborieuse.
Pour s’être voulu fidèle
le voici qui se répand en débauche délibérée,
face à l’Eternel,
pour une ultime prière païenne.

Alors,
ivre de la frustrante ignorance,
il bredouille dans le brouillard de son illusoire conscience :
« JE me TIENT face à Dieu….son concepteur ».

La forme ne nous appartient pas,
n’ayant créé ni le vocabulaire, ni la syntaxe.
Tâchons au moins de récupérer le fond….

Aux extrêmes d’un désir on mesure l’Empire du Néant.
Mais il y a mieux !
Face à lui-même l’humain veut encore triompher.
Emotion, nous ne sommes qu’émotion.
Avec le souffle en navette, entre ici et….Jamais !
Ainsi je parlerai.
Que les grains se taisent et les graines écoutent.

Perte et fracas : l’intitulé du monde.
Fuite du trou vers les bords,
mais on s’enfonce, frère.
Sombre le tableau engloutissant la palette
et tout spectateur avec lui.
Voici la fin –

Vautré en fauteuil, inconfortable,
je traque la synapse originale.

J’ai tout brûlé au feu des fous.
La danse ascensionnelle de « suave le joint »
entraîne à sa suite mes soucis d’esthétisme futiles.
Dans l’arrière cour populaire d’un quartier identik,
mon squelette prend l’air par voie épidermik.
Mais pourquoi écrire ?
Cet orgueil de vouloir laisser sa trace,
sur une planète qui s’effrite aussi sûrement que le sablier s’écoule ?

L’esprit est un luxe dont l’homme s’est embourgeoisé.
Ainsi consomme-t-il aujourd’hui
un hamburger grassement aseptisé,
en lieu et place d’une cuisse d’antilope fraîchement tuée.

Retour à la cour.
L’Afrik continue.
Il me souvient de nuits
dont la solitude faisait parler les pierres.
Où le moindre ruisseau s’ordonnait orchestre symphonik.
Qui m’expliquera la conscience des humains ?
Nos ancêtres voulaient nous le cacher,
mais c’est le mal qui nous rend bons.
A ceux qui vaincront : l’étoile du matin pour parure éternelle.
Aux autres, les affres du Midi. Les affres ou les honneurs…
Ne rien cacher, tout exprimer.

Trop longtemps réprimés les humains se révèlent enfin.
Fureur, angoisse et révolte sont le terreau des générations futures.
Déjà l’embryon se débat.
La Terre est compost.

La laideur est la beauté non apprivoisée.
Et la beauté est la laideur domestiquée.

Il y a dans le monde quelque chose d’invisible,
d’intangible, d’inaudible, d’inodore et dinosaure.
C’est pourtant cela qui nous fait vivre…

La mort et l’espoir…
Sac et ressac de l’âme.

Projeter ton autocritique sur de la poussière,
que ta soif d’honneur et de reconnaissance anime inutilement,
est-ce là la marque de ta divinité ?
Pardonne-moi, j’ai compris et aujourd’hui je suis mort.

Le corps est la poussière qui se jouit d’elle-même;
l’esprit est l’âme qui se joue d’elle-même.

Laissez une chance au monde.
Porte l’amour en couronne perpétuelle.
Frisson céleste tel est le Fils de l’Homme.
Hommes frères ouvrez l’huis du coeur
et fermez l’antre du néant.

J’aime l’Afrik car chaque aurore semble y être la première d’un monde encore vierge.

Et les enfants unis en tribus de violence
dansaient autour du feu originel et terminal.
Leurs cris résonnaient
sous le chapiteau de la nuit étincelante,
se mélant aux harangues des hauts-parleurs
diffusant une musique primaire
faite de bouillonnement métalik,
en écho à la lave remplissant leurs veines.
Et leurs coeurs explosaient
à la face de l’Ennemi momentanément vainqueur
comme autant de volcans organiques
fiers de la honte qu’éprouvait à leur égard la vieille Terre génitrice.
Le monde était devenu un écran gigantesque
où prenaient forme et s’agitaient tous les cauchemars
des ancêtres qui l’avaient détruite;
paralysés qu’ils étaient par la peur
d’affronter leur conformisme strangulateur.

Le temps c’est ce quelque chose qui n’a pas fini de commencer.

 

DSC09724

 

Ici tout est en suspens.
On ne connaît pas la paix,
car on ne connaît pas la guerre.

L’Afrique est un enfant éternel
animé d’une jeunesse millénaire.
L’Afrik n’a jamais vieilli depuis sa naissance,
car les stigmates de l’âge sont cendres
et poussières de ténèbres,
or l’Afrik est lumière.

Un oeuf-continent que couve jalousement l’oiseau-soleil.
Ici on n’attend pas,
on est.

L’homme doit-il retourner à l’animalité pour être lui-même ?
Qu’est-ce qui fait la valeur de l’humain ?

Courir au vent c’est pleurer dans la mer.

Qu’est-ce qu’il y a ?
T’es pressé ?
Tu vas où ?
Alors…calme.
Ecoute, ou regarde.
Touche, peut-être, mais pas de cris,
s’il te plait, pas de peur.
Sèche ta sueur froide
à la chaleur de tes tripes, s’il le faut.
Si tu veux plus,
apprends à ne pas avoir à répondre.

Tandis que mon sens s’éparpille
en réponses aux appels du monde,
ma volonté se distille
dans le fluide des désirs,
pour se révéler en son nectar ultime :
la communion.

Où sera l’Amour
quand sera morte la chair ?

La vie pour unique complice, en ultime témoin.
Sentir cette absence bruisser d’un frisson permanent ;
et savoir. Savoir que ma fibre est trame cosmique ;
et pourtant : demain peut-être sans moi.

La perméabilité de la Vie, voilà ce qui me fascine.
Son imprégnation dans le flot universel.
Les humains avaient, étaient, mais se séparèrent.
Nous pouvons saisir ou relâcher la matière dont nous sommes issus.
Nous pouvons posséder, thésauriser, arrêter ou dynamiser,
fertiliser, rendre ce qui ne s’appartient pas, à la carrière stellaire.

Se droguer c’est vouloir contrôler cette parcelle d’extase
qui irradie au plus profond de chacune de nos cellules.

Pour tenter de marquer ce temps qui s’enfuit,
nous faisons de nos corps des empreintes.

Instantané. Un oiseau ouvre le ciel.

Ruines et cendres seront toujours les briques de demain.

Il faut des cendres pour être debout

Dans le désir se trouve la vérité.
Au fur et à mesure que l’on creuse, on apprend.
Par le désir nous entrons dans l’événement,
nous nous diluons en lui;

Tuons l’idée de profit,
son sang tintera plus qu’il ne coulera.

Nous n’aimons pas les mouches
car elles se posent sur nous
comme sur une merde ;
nous rappelant notre humilité.

Au vestiaire du monde
je laisserai ma dépouille,
parure d’impudeur,
rendue en guenille ;
et le tailleur alors dira :
“ J’aurais dû le laisser nu ! ”.

Il faut se manger soi-même.
Savoir se consommer.

Tout est devant l’homme,
excepté lui-même.

Regarde, regarde, jamais ne te lasse.

Au moins ne soyons pas cupide avec la mort.
N’espérons pas avoir une suite…

Exil
le rêve en premier coeur.

La lune a la couleur qui donne la fièvre aux hommes.

Ne jamais s’atteindre, toujours se repousser ?

Dans le désir se trouve la vérité.

Versez-nous de l’aube au crépuscule et de l’aurore à chaque instant.

Vouloir être quoi ?
Un cachet d’aspirine
Qu’on pourra distribuer
A des paumés absurdes
Englués dans leur Vie ?

Pour ne plus avoir peur
Pour ne plus avoir honte
De ces compteurs de cul
De ces cutters de cons
Le sang coûte trop cher

L’envie est en vie
Et vice versatile
L’envieux étant vieux
Que lui reste-t-il ?
A haïr ses désirs
On se frustre de soi
A l’abri de l’alter
ADRENALINE

Au début nous étions
dans l’état de sommeil
pour ainsi dire.

D’un appel au passé
Il ne m’est rien resté.

En rêve infini
la Vie se projette
dans le coeur multiple du vivant.

Il y a quelque chose caché devant.
Devant la beauté, devant la forme.

Du serpent au félin, un pas : la griffe.

Chaque instant vécu laisse un goût de rêve,
et c’est déjà avec amertume que l’on se le repasse sur la langue du cerveau.

Le souvenir est le sang de l’âme.

Une femme…
pour…
que mon appel aboutisse.
Pour m’aimer ailleurs.
pour me donner sans dispersion.
Pour mon coeur,
pour qu’il se batte ailleurs.
Une femme POUR car je suis SANG !

La Vie est une lésion irrémédiable
dans le continuum spatio-temporel de l’Identité.

L’oeil de la baleine écoute le monde.

tel l’aveugle pressentant le silence du gouffre,

L’enfant s’approcha du vieux
et lui prit la main :
– Qu’est-ce que tu fais ?
– Je me souviens. Et toi ?
-J’oublie.
Ils se quittent.

Fasciste je ferai ton bonheur…

Il sortit de la nuit pour se mettre à jour.
Il sortit du jour pour se mettre à nuire…
Il sortit de l’ennui pour se mettre à jouir.
Il se mit en joue pour sortir l’amour,
et sortit de l’amour pour se mettre une balle.

J’aurais aimé être un Indien.
Un fils de la plaine et du vent.
J’aurais eu les ruisseaux pour école.
Serions-nous nazis sans la mort des Indiens ?…

Si c’est écrire, c’est pour aller droit.
Direct au coeur ! Là où ça touche.
Ca résonne, frère ?
Ou est-ce que ça raisonne…

J’ai vu un vieil orang-outang dans un rocking-chair,
qui me toisait d’un air narquois, sa clope au bec.
J’avais pas de dés, alors on s’est regardés.
Il avait connu Babylone à l’heure de sa première splendeur,
et s’était grisé dans la Tour de Dispersion du serpent Baal.
En ce temps là la lumière était orange,
et l’Image aimait à se mouvoir parmi les hommes.

Au fil des rues bétonnées je dérive en ondes saccadées.

Un homme, et tout est à refaire….

Moi aussi j’ai été fier, fort, viril;
agile, beau, la peau lisse, l’oeil vif,
le poil coloré, le sexe dur et dressé
La main puissante,
les reins solides, les jambes robustes.
Moi aussi j’ai régné
sur l’empire que confère la jeunesse.

Mais aujourd’hui je suis sec,
courbé, cassé,
fragile, faible,
honteux, blanc,
perdu, soumis,
désabusé et dépouillé.

Et j’attends toujours…

L’Etre vivant a une mauvaise conscience,
hypocrite et frustrée :
l’homme.

Du rire aux pleurs
la larme rappelle.
Au choix le frisson
Au refus l’attente.

Trop tard le peut-être
Jamais de dommage

Hanter la tête
Comme un sirocco
Blizzard des âges
Visages bizarres

S’évaporer plus que tomber

Plus froide que la lame
Mais si loin du meurtre :
la pensée vraiment libre.

La bête que tu confesses
Te tient éveillé

Elle n’avait pas peur de mourir seule;
dans une fuite rejoindre ses aïeuls.
J’aime les égarés,
ceux qui ne font pas semblant de savoir ce qui se passe.

 

DSC00370

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *